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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 18:00

 

Source : www.reporterre.net

 

 

Les lobbies tentent à nouveau d’imposer les OGM à l’Europe

Noël Mamère

samedi 21 juin 2014

 

 

 

« En donnant apparemment la liberté de choix aux Etats-membres, l’accord européen leur laisse croire qu’ils seront maitres de décider de bannir les OGM sur leur territoire. En réalité, il s’agit d’un recul doublé d’un leurre » et d’« une victoire du lobby des OGM et des biotechnologies. »


L’accord intervenu sur les OGM, le 12 juin dernier, au Conseil des ministres de l’environnement, démontre encore une fois la fragilité de la position des écologistes. Comme l’affirment les Amis de la Terre, ce mauvais compromis est « un cadeau empoisonné qui ouvrira les champs européens aux plantes génétiquement modifiées ».

En donnant apparemment la liberté de choix aux Etats-membres, l’accord européen leur laisse croire qu’ils seront maitres de décider de bannir les OGM sur leur territoire. En réalité, il s’agit d’un recul doublé d’un leurre.

Une Commission européenne pro-OGM

Un recul, parce que le système d’expertise et d’homologation au niveau européen sera allégé. Les Etats seront confrontés directement aux industriels du secteur, tel Monsanto. On sait bien que, dans ce cas, les risques sont grands de voir des Etats accepter la politique des entreprises de biotechnologies, alors que l’expertise réalisée en amont permet de bloquer l’introduction des OGM

Cette nouvelle procédure va renforcer l’opacité, chaque Etat membre de l’UE négociant sans se soucier du voisin. Si les Etats ont désormais le pouvoir de bannir les OGM, ils devront le faire sur la base de motivations élargies, comme l’éthique, l’atteinte à l’ordre public, ou des motifs socio-économiques… Mais en excluant les raisons les plus évidentes : la santé et l’environnement. Comprenne qui pourra !

De plus, comme dans le cas du futur traité transatlantique - cet accord n’en est que la préfiguration –, sur la base de motifs donnés, les grands semenciers pourront se livrer à une multiplication de poursuites judiciaires.

Depuis quinze ans, le compromis qui existait entre les Etats qui refusent les OGM, comme la France ou l’Allemagne, et ceux qui les ont introduits, comme l’Espagne ou la Roumanie, s’était résolu par un blocage de fait. Avec la nouvelle réglementation, ce verrou sautera.

La commission européenne, qui a toujours soutenu de fait le développement des OGM contre la volonté des Etats, s’empresse d’autoriser un nouveau maïs transgénique : le TC1507. Alors que d’autres demandes se bousculent déjà au portillon… Et tout ça, à peine trois semaines après les élections européennes !

Le poids des lobbies

Pourquoi la France qui, sous Sarkozy comme sous Hollande, a toujours tenu une position ferme sur le sujet, a-t-elle soudain basculé en avalisant cet accord qui ressemble à une capitulation en rase campagne ? Est-ce la vision de la nouvelle ministre, Ségolène Royal, dont l’adversaire principal est « l’écologie punitive », qui s’est imposée au gouvernement, ou, comme l’explique José Bové, les changements constants de cabinets ministériels depuis trois ans qui ne facilitent pas la continuité de notre politique en la matière ?

Ne faut-il pas y voir, plus banalement et plus cyniquement, une victoire du lobby des OGM et des biotechnologies, qui mène un combat acharné contre les associations et la Confédération paysanne pour imposer la culture en plein champ ?

L’affaire est suffisamment grave pour que nous nous ressaisissions et vite...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 17:52

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

A Saint-Gobain, l’anarchique assemblée réunit les villageois « pour vivre bien »

Lorène Lavocat (Reporterre)

samedi 21 juin 2014

 

 

 

Depuis un an à Saint-Gobain (Aisne), un groupe de citoyens se réunit chaque mois pour proposer, débattre et mettre en place des « idées pour vivre bien ». Ce bel exercice de démocratie directe peine pourtant à s’étendre. L’assemblée villageoise doit composer avec les réticences de la mairie, mal à l’aise devant ce mouvement spontané.


- Saint-Gobain (Aisne), reportage

Un faible soleil de fin de journée filtre à travers les nuages. Les participants arrivent peu à peu sur la petite place, leur chaise pliable à la main. Entre deux arbres, une banderole colorée indique « Assemblée villageoise ». Les riverains sortent sur le perron, observent l’étrange affluence, mais ils n’osent pas avancer. Pourtant le rendez-vous est ouvert à tous, et des tracts ont été déposés dans les boîtes aux lettres des 2500 habitants du village.

Les habitués sont tous présents. Denis, avec sa queue de cheval grisonnante, Sandrine, enroulée dans un poncho, Jean-Marie, assis confortablement dans un siège de camping, Béatrix et sa longue jupe à fleurs, Fabien, allongé dans l’herbe...

Ils sont une vingtaine à s’installer en cercle autour du tableau paperboard. Regards alentour pour guetter de nouveaux arrivants. Mais personne ne s’approche. Denis est chargé ce soir de distribuer la parole. « De quoi on parle ? », demande-t-il.

Un conseil municipal alternatif ?

« Samedi, on a voulu aller défricher la place Saint-Laurent comme prévu, commence Arnaud. Mais la mairie nous a interdit de le faire et nous a demandé d’arrêter. » Murmures dans l’assistance. Depuis quelques mois, le sujet revient régulièrement sur la table. Les relations avec les élus (majoritairement de gauche) se tendent. Et cet accrochage n’est que le dernier d’une série d’incompréhensions et de malentendus.

« C’est vrai qu’on n’avait pas demandé l’autorisation », tempère Camille. « Ils ne veulent pas que d’autres se mêlent et participent à la vie politique », grogne Denis. « Ils aimeraient qu’on soit une association, pour avoir un cadre, analyse Charlotte, la vingtaine. Mais on n’entre pas dans les cases. » La mairie, contactée par Reporterre, répond « n’avoir aucun commentaire à faire sur cette assemblée. »

Comme les Indignés d’Espagne ou les mouvements citoyens d’occupation, l’Assemblée villageoise refuse en effet de s’organiser selon un cadre juridique, pour ne pas « s’enfermer ». Mais cette volonté anarchique déconcerte les élus, qui ne savent pas comment considérer le mouvement : comité de quartier, groupe d’opposition, réunion informelle d’habitants ou conseil municipal alternatif ?

« Vous avez une image négative de cette municipalité, tempère Jean-Marie. Elle n’est pas contre nous, elle souhaite surtout avoir des interlocuteurs. » Car l’Assemblée ne dispose ni de bureau, ni de porte-parole.

Parfois, Assemblée villageoise et conseil municipal avancent main dans la main, comme lors de la journée des Gobageosies de printemps, ou de la fête de la musique. Alors que faire ? « On pourrait organiser une rencontre avec eux, ou désigner des interlocuteurs », propose un participant.

Et surtout, « on ne doit pas perdre de vue notre objectif principal, rappelle Juliette, emmitouflée dans un pull en laine trop grand pour elle. Nous ne sommes pas là pour concurrencer la mairie dans son rôle de gestion, nous sommes là pour réaliser des idées concrètes pour améliorer la vie des villageois. »

« Comment vivre bien à Saint-Gobain »

Tout commence début 2013. Gaël et Charline participent à des débats citoyens. Ils se retrouvent avec d’autres pour échanger autour de thèmes de société. Emballés par l’expérience, ils ont l’idée d’appliquer ce modèle à l’échelle du village.

2 500 habitants, une épicerie bio, un bar PMU, et une quarantaine d’associations. Malgré les 36 % de votes en faveur de Marine Le Pen lors des élections européennes de 2014, la commune vote traditionnellement plutôt à gauche.

Surtout, depuis une dizaine d’années, Saint-Gobain bruisse d’initiatives sociales ou écologiques : festival de solidarité avec l’Afrique, Amap, Système d’échange local... Le terrain paraît donc propice. Avec un groupe d’amis, ils décident donc de lancer un rendez-vous régulier entre habitants.

La première réunion a lieu en avril 2013, au PMU du coin. « Nous étions une trentaine, tous très enthousiastes », se rappelle Béatrix. L’Assemblée villageoise prend forme, avec un leitmotiv : « Comment vivre bien à Saint-Gobain ».

Depuis, le groupe se rassemble une fois par mois, sur les places ou à l’abri du stade. Défrichement des sentiers, organisation de fêtes, verger pédagogique... Au fil des projets qui éclosent, la magie de la démocratie directe semble opérer. Des retraités et des familles rejoignent le premier cercle. Et ce qui aurait pu paraître comme la lubie anarchiste d’un groupe d’amis alternatifs se transforme peu à peu en rassemblement régulier et organisé.

Certains viennent parce qu’ils voient dans cette Assemblée le système politique de demain. « On sent bien qu’on arrive au bout d’un truc, estime Charlotte. Ici, on essaye de trouver autre chose. » D’autres apprécient surtout la rencontre et l’échange avec d’autres habitants. « Ca crée du lien social, explique Béatrix. Il y a des jeunes, des vieux, avec des opinions différentes, c’est riche. »

Des jeux pour enfants et des ateliers sur le tri

Retour sur la pelouse humide de la place de la Terrière. Sur le paperboard, Gaël tente de résumer en quelques mots les idées qui fusent. « J’aimerais bien qu’on fasse des jeux pour enfants », lance un participant. « Et pourquoi pas un jardin partagé ? », renchérit un autre. « Il faudrait planter des arbres fruitiers et des fleurs », propose-t-on aussi.

Aucune proposition n’est a priori rejetée. L’Assemblée fonctionne suivant le principe du consensus. « S’il n’y a pas d’opposition forte et argumentée, c’est adopté, explique Gaël. Car qui ne dit mot consent. » Pas de vote, sauf en cas de clivage évident.

« Nous n’avons pas vraiment réfléchi à la théorie sur la manière de faire, on expérimente, précise Fabien. On n’a pas lu de bouquins sur la démocratie directe, on s’est plutôt inspiré de nos expériences à chacun dans les associations ou dans les mouvement citoyens. »

Une fois les idées émises, place à la pratique. « Il faut partir de ce qu’on veut faire, puis seulement après, on voit comment on peut faire pour y parvenir », observe Charlotte. Ainsi, la construction de jeux d’enfants peut paraître a priori infaisable. Mais la créativité citoyenne semble avoir réponse à tout. Les normes ? « Je propose d’aller en discuter avec le bureau local de l’ONF (Office national des forêts) pour voir si on pourrait faire des jeux en bois. Un cercle de rondins, ça doit pas être compliqué », propose Fabien. Le financement ? « On n’a qu’à vendre des confitures, j’ai plein de pots chez moi ! », lance Bernard.

Pour mener à bien ces projets, des commissions se constituent. Leurs membres impriment les centaines de tracts à leur bureau, puis se retrouvent le soir en petit groupe dans un salon.

Un risque d’enfermement ?...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 


Source : www.reporterre.net

 

 


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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 17:34

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

à lire sur LAlsace.fr 22/06/2014 à 17h08

Le Pacte de responsabilité va créer... 60 000 chômeurs. Et c’est Bercy qui le dit

Signalé par Sophie Caillat

 

Le Pacte de responsabilité et de solidarité a pour objectif de créer des emplois. Or selon la direction du Trésor et son modèle d’évaluation Mesange, c’est le contraire qui risque de se produire : « Les baisses de charges et d’impôts du Pacte devraient certes créer environ 190 000 emplois à la fin 2017 ; mais les réductions de dépenses qui contribuent à son financement en supprimeront 250 000 dans le même temps. »

Au final, un solde négatif, avec la suppression de 60 000 emplois, affirme le quotidien L’Alsace, citant Valérie Rabault, rapporteure générale de la commission des finances de l’Assemblée nationale.

 

 

                                                                    ************************************

 

Source : www.lalsace.fr

 

Bilan emploi du Pacte : 60 000 chômeurs !

le 22/06/2014 à 05:00 Francis Brochet  

« Un impact récessif sur la croissance de 0,7 % par an en moyenne entre 2015 et 2017 ». Photo DL/Stephane Marc

« Un impact récessif sur la croissance de 0,7 % par an en moyenne entre 2015 et 2017 ». Photo DL/Stephane Marc

C’est le ministère des Finances qui le reconnaît : le cocktail « baisse des charges sur les entreprises » et « réductions des dépenses » détruit plus d’emplois qu’il n’en crée !

Créer des emplois : c’est l’objectif du Pacte de responsabilité et de solidarité, affirme le Premier ministre. Et il le redira sans doute demain à l’Assemblée, lors du débat sur le projet de loi de finances rectificative, qui porte une partie des mesures de ce Pacte.

C’est Mesange qui le dit

Le problème, c’est que le ministère des Finances dit le contraire : les baisses de charges et d’impôts du Pacte devraient certes créer environ 190 000 emplois à la fin 2017 ; mais les réductions de dépenses qui contribuent à son financement en supprimeront 250 000 dans le même temps. Le solde est donc négatif, avec la suppression de 60 000 emplois !

Ces chiffres proviennent de la direction du Trésor et son modèle d’évaluation Mesange. Ils sont publics depuis la mise en ligne, hier, du rapport de Valérie Rabault (PS, Tarn-et-Garonne) sur le projet de loi de finances rectificative.

« Effet récessif »

Le Pacte, écrit Valérie Rabault, aurait « pour effet de rehausser l’activité de 0,6 point à l’horizon 2 017 et de créer 190 000 emplois ». Cela pour la partie positive, les baisses de charges et d’impôts. Reste l’autre face du Pacte, les 50 milliards de réductions de dépenses de l’État, des collectivités locales et de la protection sociale : ils auraient « un impact récessif sur la croissance de 0,7 % par an en moyenne entre 2015 et 2017, et pourraient entraîner la suppression de 250 000 emplois à l’horizon 2017 ».

La rapporteure générale Valérie Rabault affirme qu’elle « soutient le gouvernement ». Mais elle réclame de veiller aux « contreparties » demandées aux entreprises en termes d’emplois, et de mieux doser le cocktail de « mesures d’économies et mesures de relance ».

41 frondeurs… et plus ?

Autant d’arguments pour les « frondeurs », qui contestent depuis deux mois le déséquilibre du Pacte : trop pour l’offre, pas assez pour la demande. Dans cet esprit, ils proposent par exemple avec Jean-Marc Germain un effort sur les emplois d’avenir ou sur les investissements, quitte à diminuer le volume de baisses des charges – en vain, pour l’instant.

La fronde avait fédéré, fin avril, 41 députés socialistes, qui s’étaient abstenus sur le plan d’économies défendu par Manuel Valls. Le Premier ministre s’est depuis juré de réduire leur nombre au minimum sur les deux textes de lois qui portent ce Pacte : le projet de finances rectificative (PLFR) présenté demain à l’Assemblée, et son équivalent sur la sécurité sociale (PLFRSS), qui arrive le lundi suivant. Mais il faudra retravailler l’argumentaire, si les experts du ministère des Finances continuent de dire que le Pacte fabrique des chômeurs…

le 22/06/2014 à 05:00 Francis Brochet
                                             
                                                                                                                                                                                                                    Source : www.lalsace.fr


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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 16:43

 

Source : www.mediapart.fr

 

UMP : l'emprunt caché de 3 millions d'euros

|  Par Mathilde Mathieu et Ellen Salvi

 

 

Mediapart révèle que le président du groupe UMP de l’Assemblée a secrètement « prêté » 3 millions d’euros au parti dirigé par Jean-François Copé, alors qu’il était au bord de la faillite en 2012. Double problème : les députés n’en ont pas été informés, et l’argent provient pour l’essentiel des caisses de l’Assemblée.

L’audit en cours à l’UMP fait ressortir bien des bizarreries financières. Ainsi au lendemain de la débâcle électorale de 2012, le parti au bord de la faillite a secrètement souscrit un emprunt de 3 millions d’euros auprès du groupe UMP de l’Assemblée nationale, d’après des informations recueillies par Mediapart. L’argent du groupe parlementaire n’est pourtant censé servir qu’au travail… parlementaire !

 

Christian Jacob a succédé à Jean-François Copé à la présidence du groupe UMP en novembre 2010Christian Jacob a succédé à Jean-François Copé à la présidence du groupe UMP en novembre 2010 © Reuters

Mais à l’été 2012, débordé par ses problèmes de trésorerie, Jean-François Copé ne s’est pas contenté d’emprunter 55 millions d’euros à un pool de banques (comme cela avait été rendu public), il s’est aussi tourné vers son lieutenant Christian Jacob, patron des députés UMP et à ce titre « héritier » d’une cagnotte de plusieurs millions d’euros d’argent public. Sans barguigner, le président du groupe a signé « une convention de prêt » de 3 millions d’euros, sans même en avertir ses troupes. En clair, dans leur dos.

A-t-il seulement mis son trésorier, Bernard Deflesselles, au parfum ? « Je n’en suis pas convaincu », admet lui-même Christian Jacob, tout en rappelant disposer d’« une délégation de signature ». « Mais j’en ai informé le triumvirat, François Fillon, Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin, dès qu’ils ont pris leurs fonctions à la direction de l’UMP (à la mi-juin) », assure-t-il.

Si le parti a commencé à rembourser, il doit encore sortir « 2,4 millions d’euros d’ici 2017 », selon Christian Jacob, qui ne précise pas le taux d’intérêt consenti. « J’ai demandé que notre prêt soit ensuite annexé à celui du pool bancaire, aux mêmes conditions », insiste simplement le patron des députés, qui affirme avoir signé « un avenant ».

Cette « surprise du chef » illustre à la fois la dérive financière du parti et l’opacité totale qui règne sur les finances du groupe à l’Assemblée, présidé par Jean-François Copé de 2007 à novembre 2010 (date à laquelle il s’est emparé de l’UMP), puis par Christian Jacob. Si les partis politiques sont tenus de publier leurs comptes et de les faire certifier, la loi ne prévoit rien de tel pour les groupes parlementaires, des structures au statut ultra-flou. Ainsi Christian Jacob refuse-t-il de répondre sur les réserves qu’il a récupérées en 2010, comme sur les fonds dormant aujourd’hui au coffre.

Alors que les députés viennent de découvrir dans Le Canard enchaîné que leur groupe aurait déboursé 5,5 millions d’euros entre 2008 et 2013 pour des prestations de Bygmalion (société de communication fondée par deux proches de Jean-François Copé et impliquée dans un vaste scandale de fausses facturations), l’histoire d’un prêt de 3 millions d’euros signé dans leur dos pourrait bien être la goutte d’eau de trop. Plusieurs élus s’apprêteraient ainsi à réclamer, dès mardi 24 juin, un audit financier du groupe UMP au Palais-Bourbon, soupçonnant des arrangements en tous genres – entre copéistes surtout.

L’existence de ce prêt paraît en effet bien étrange. D’abord, les députés versent une cotisation de 200 euros par mois à leur groupe (en tout 450 000 euros par an) et pourraient juger qu’ils sont en droit, a minima, d’être informés de leur destination…

Surtout, les fonds des groupes politiques proviennent pour l’essentiel d’une dotation versée par l’Assemblée nationale (3 millions d’euros par an pour celui de l’UMP), exclusivement destinée à « assurer leur fonctionnement » (comme le précise le site internet du Palais-Bourbon). En clair, à rémunérer des collaborateurs, organiser des journées parlementaires, payer des formations aux élus, etc. Pourquoi l’argent public de l’Assemblée servirait-il à éponger les dettes d’une formation politique ? Après tout, l’État verse déjà des subventions directes aux partis, calculées en fonction des résultats aux élections.

Questionnés vendredi soir par Mediapart sur le fait de savoir si le groupe avait le droit de voler ainsi au secours du parti, les services de l’Assemblée nationale n’ont pas encore fourni de réponse, ni dans un sens ni dans l’autre.

« Je ne vois pas ce qu’il y aurait de répréhensible, déclare pour sa part Christian Jacob. Ça n’est pas un don ! Et nous sommes tous dans la même famille politique… Il n’y a pas plus carré que ça. » Les députés ne manqueront toutefois pas d’en discuter mardi, dès leur retour de circonscription.

Interrogé par ailleurs sur les contrats passés avec la société Bygmalion, censée avoir fourni au groupe des « mini-sites » ou un kit sur « la souffrance au travail » (d’après Le Canard enchaîné), Christian Jacob se souvient de « 540 000 euros en 2012 », et « 630 000 euros en 2013 ». « J’ai résilié tous les contrats avec eux en mars dernier, assure-t-il au Parisien. Nos trois nouveaux prestataires sont environ 9 % moins chers. »

De son côté, Mediapart a mis la main sur deux factures d’Event & Cie (la filiale événementielle de Bygmalion), qui correspondent à l’organisation des « Journées parlementaires » du groupe UMP en 2011 et 2012. Elles étaient archivées sur une clef USB contenant la comptabilité interne d’Event & Cie (déjà exploitée ici et par Mediapart), et que les enquêteurs de l’Office anti-corruption de Nanterre ont récupérée à la fin mai.

Ainsi, pour les journées organisées en septembre 2012 à Marcq-en-Barœul, la facture préparée pour le groupe s’est montée à 250 009 euros hors taxe (299 010 euros TTC), alors que l’entreprise a dépensé 117 555 euros (hors taxe) auprès de ses sous-traitants.

Quant aux journées parlementaires de 2011, qui se sont tenues à Saint-Cyr-sur-Loire (la commune du trésorier de campagne de Nicolas Sakozy en 2012), elles ont été facturées 236 808 euros (TTC), d’après les propres chiffres de l’entreprise.

 

Facture tirée de la comptabilité interne d'Event & Cie 
Facture tirée de la comptabilité interne d'Event & Cie

Quand on évoque la nécessité d’un audit financier du groupe, Christian Jacob balaie. « Je crois que personne n’est là-dessus », dit-il, en proposant plutôt d’ouvrir ses livres de comptes aux députés qui en feront la demande. « Tous les relevés, toutes les factures sont disponibles du jour où j’ai pris la présidence du groupe jusqu’à aujourd’hui, promet-il. Rien n’est passé au broyeur ! » Le patron des députés refuse cependant de rendre ses comptes publics.

Quant aux relevés de la période 2007 à 2010, celle de la présidence Copé, Christian Jacob en dispose-t-il ? « Je n’en suis pas convaincu, hésite l’élu de Seine-et-Marne. Je réponds pour la période qui me concerne. »

Cette affaire rappelle décidément l’urgence d’imposer la transparence sur les comptes des groupes parlementaires, comme elle existe pour les partis politiques (avec toutes ses insuffisances). D’autant qu’au Sénat, l’argent du groupe UMP échappe aussi à tout contrôle, au point que deux juges d’instruction parisiens ont été saisis d’une information judiciaire ouverte sur des soupçons d’« abus de confiance » et de « blanchiment », élargie en avril dernier à de présumés « détournements de fonds publics » au profit de plusieurs sénateurs (comme nous l’avons raconté ici).

 

 

Lire aussi

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

 

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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 21:33

 

 

Source : zad.nadir.org

 

Infos du 16 au 22 juin

samedi 21 juin 2014, par zadist

 

 


Tant que la situation est calme, on continue les infos régulières, mais sur un rythme plus détendu d’un article par semaine, mis à jour tous les 2-3jours. Si quelque chose s’accélère, on donnera de nouveau les nouvelles en temps réel et vous pouvez écouter les nouvelles transmises par radio klaxon en streaming.

Si vous voyez des mouvements de police anormaux autour de la zone n’hésitez pas à nous contacter en appelant le numéro d’urgence au 06.43.92.07.01


Samedi 21 juin

- Le squat ouvert avant-hier a nantes "la maison de la zad" "maison du 22 février" a été expulsé après que les gens se sont fait gazés et menacer a tir tendu du flashball. Un petit résumé dans les commentaire sur l’article dans indymedia nantes.

- Sur les merdias : le nouveau préfet affiche sa fermeté : "Nous sommes dans une démarche de réalisation du projet au rythme et dans le respect d’un État de droit" En gros : la répression continue... à coups de matraques, gaze et flashball.
Henri-Michel Comet affirme que "ne pas appliquer les règles, c’est être dans le déni de démocratie". Il a pas encore compris que beaucoup de gens ont marre de se soumettre a des représentant qui ne pense que a l’intérêt du capital pervers et l’économie des asservi.
On lâche rien !

Vendredi 20 juin

- URGENT :  !! messages reçu
- (15:26) Le batiment est toujours occupé, les flics sont tendu, rdv place des volontaire de la defence passive en haut rue du cavalaire. Besoin de monde, on peut gagner !
- (15:06) :évacuation en cours du squat de la maison de la ZAD 17 rue du chapeau rouge. Besoin de renfort en URGENCE, l y a presque personne en soutien dehors !! Faites tourner.

(commentaire sur indymedia nantes, autre sources confirmé) Des GMs sont devant le lieu à l’heure actuel, et des fourgons de la BI ont décollés de Waldeck direction le centre-ville. Ca sent pas très bon, RV là bas. plus d’information a venir !

- URGENT : Hier pendent que l’état réprimais des gens qui ont manifester le 22 février dans leur tribunal une centaine de personne ont ouvert une nouvelle nouvelle maison. On fait aussi une appel urgent a leur rejoindre. Méfier vous, dehors dans les autours il y a des flics qui prennent les gens en photo.

- Un texte écrit suite a les évènement et la répression au tribunal de nantes. Et aussi reçu un lien vers 3 prise de paroles.

Jeudi 19 juin

- une autre personne avais un procès pour la manif du 22. Des photo et vidéos qui ont été versé au dossier, on voit un individu qui sort de vinci et sur d’autres photos la personne habillée pareil est démasquée. La personne à été reconnu coupable des fait et des refus prélèvement ADN. Il a 8 mois avec sursis et 1 mois avec sursis, et 4460 euros à payer pour dommages et intérets à la ville de nantes.

- parmi les 5 personnes arrêtées sur le périphérie de nantes, mardi après midi, pour vol, et association de malfaiteurs en vue d’un rassemblement armé à des fin de dégradation, entre autre, ile ont appuyé l’accusation sur le fait qu’ils ont trouvé un tract pour le rassemblement d’aujourd’hui et les armes ce sont des cadenas de moto. 4 ont refusé comparution immédiate, 1 à un mandat de dépôt. Le 5éme est dispensé de peine parceque pas en raport avec les autres, il a été pris en stop.

- Des information concernant la personne qui se est fait arrêté seul à rennes hier matin pour les suites de la manif du 22 février : La personne a refusé la comparution immédiate, interdiction de territoire loire atlantique jusqu a au procès le 10 juillet, la personne doit aller pointer tous les jours en attendant.

 !! Aujourd’hui, Jeudi 19 juin, journée de soutien aux inculpé-e-s.
Rdv devant le tribunal (TGI) de Nantes à 14h.
- Deux personnes passent en procès pour la manif, puis il est possible que certaines des 6 personnes arrêtées hier passent en comparution immédiate.
- France bleu signal sur leur twitter que 4 personnes doivent se soumettre a un jugement en comparution immédiate.

Mercredi 18 juin

commentaire nantes.indymedia.org :

Beaucoup d’informations ont circulé toute la journée mentionnant 6 arrestations.

Ce qui est sûr c’est qu’une nouvelle personne a été arrêtée ce matin à son domicile à Rennes, puis enmenée à Nantes pour être interrogée. Visiblement ce serait dans le cadre du 22 février.

Concernant les 5 autres personnes en garde-à-vue, rien ne laisse penser que c’est en lien avec la manifestation du 22.

La répression continue et n’est pas prête de s’arrêter !

Lire plus

Lundi 16 juin

Dans la lutte contre la répression :

Des nouvelles du comité de soutien d’enguerrand qui appel à un rassemblement le 19 juin

Et des nouvelles de la légal team ici

PDF - 128 ko

A Calais

appel urgent !

il y a un petit groupe de militants à Calais actuellement et beaucoup de choses qui se passent. malheureusement, beaucoup d’entre nous envisagent de quitter Calais à la fin de cette semaine. S’IL VOUS PLAÎT VENEZ !!

voici quelques-unes des choses qui se passent en ce moment ....

il y a encore quelques centaines de personnes qui occupent le centre de distribution alimentaire salam et le mercredi 18 (dans deux jours), les autorités vont probablement annoncer ce qu’ils comptent faire avec les gens d’ici. Nous ne pouvons pas deviner ce qui peut se passer après, mais il se pourrait qu’il y est de nouveau à faire face à une situation compliquée, si par exemple ils décident une nouvelle fois d’évacuer les gens avec une nouvelle fois aucune solution de remplacement....

Les trois squats n’ont pas encore été expulsé, mais les visites de l’OFII à deux des endroits pour trouver combien de personnes à l’intérieur demandent l’asile pourraient laisser penser que l’expulsion est prévue pour bientôt. Ces trois maisons sont actuellement expulsables, et le 20 juin nous allons savoir si on nous donne un délai supplémentaire, ou si elles restent expulsables. Après l’expulsion de la semaine dernière d’une nouvelle maison, il y a encore un grand besoin d’un espace pour les personnes venant à calais pour dormir et s’organiser.

Environ 30 personnes sont en grève de la faim à salam. Il en sont maintenant au 6ieme jour et les gens deviennent faibles, une personne ayant été prise en charge à l’hôpital avant-hier et qui en est sorti le soir même. Il semble y avoir un manque de soutien des associations et d’autres communautés dans salam.Un soutien pratique est nécessaire et bientôt il n’y aura pas beaucoup de gens autour pour le faire. Il n’y a pas de surveillance médicale officielle des grévistes de la faim, donc un petit nombre de personnes recueillent de l’information médicale de base tous les jours, mais ces gens partent elles aussi bientôt.

beaucoup de chose à faire mais peu de gens pour les faire...

Documents joints

 

Source : zad.nadir.org

 

 

 

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 21:32

 

Source : www.reporterre.net

 

 

Loi de transition énergétique : l’Etat satisfait EDF et le nucléaire

Hervé Kempf (Reporterre)

jeudi 19 juin 2014

 

 

 

 

La ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, a présenté mercredi 19 juin les grandes lignes du projet de transition énergétique - mais pas le texte lui-même. Reporterre le publie ce jour. Derrière les mots creux de la ministre, une réalité émerge : EDF reste maître, pour l’essentiel de la politique énergétique du pays.


C’est avec plaisir que Reporterre vous offre le texte du Projet de loi de programmation pour la transition énérgétique. Il a été présenté mercredi 19 juin au gouvernement et le sera au Conseil économique, social et environnemental :

- Texte du projet de loi à télécharger :

PDF - 1.3 Molien

Il a aussi été présenté à la presse par la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal, mais seulement sous la forme d’un dossier de presse. Les parlementaires eux-mêmes n’ont pas le texte. Jean-Paul Chanteguet, président de la Commission du développement durable de l’Assemblée nationale, s’en est étonné dans un communiqué : « Une conférence de presse ne peut remplacer un projet de loi. Le président de la commission du développement durable attend donc avec impatience le dépôt sur le bureau de l’Assemblée nationale de ce texte ».

Reporterre est heureux d’offrir à la représentation nationale le texte du projet.

On peut regrouper les mesures qu’il préconise en quatre volets : l’annonce de grands objectifs énergétiques, les mesures d’économies d’énergie, la position du nucléaire, les énergies renouvelables

Les grands objectifs

- Réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40 % en 2030 par rapport à 2020 ;
- diminuer de 30 % notre consommation d’énergies fossiles en 2030 ;
- ramener la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50 % en 2025 ;
- porter en 2030 la part des énergies renouvelables à 40 % de l’électricité produite ;
- diviser par deux la consommation finale d’énergie d’ici 2050.

Etrangement, ces objectifs paraissent en retrait de la loi sur l’énergie de… 2005, qui fixait comme objectif la diminuttion de « 3 % par an en moyenne les émissions de gaz à effet de serre de la France » et « une division par quatre ou cinq de ces émissions pour les pays développés ».

De surcroit, Mme Royal a refusé de répondre à la question posée par Reporterre sur l’évolution de la consommation d’électricité, prétendant qu’il s’agissait d’une querelle de chiffres. On verra qu’il n’en est rien, et que cet enjeu est crucial.

Les économies d’énergie

Ce point est mis en avant avec force, et plusieurs dispositifs sont prévus pour « accélerer la rénovation thermique des logements » :
- allègement fiscal de 30 % pour les travaux de rénovation énergétiques engagés d’ici fin 2015 ;
- relance de l’éco-prêt à taux zéro ;
- mécanisme de « tiers financeur » pour faire l’avance du coût des travaux aux particuliers.

Mais si ces dispositions paraissent un pas dans le bon sens, elles sont insuffisantes. Les professionnels de la Coalition France pour l’efficacité énergétique ne cachaient pas, au téléphone, leur surprise devant le texte du projet de loi, qualifié de « catastrophique pour l’efficacité énergétique ». Les motifs de mécontentement émanent de diverses dispositions techniques dispersées dans le texte, et par lesquelles les professionnels se sentent oubliés.

Deux préoccupations émergent :
- le projet met l’accent sur la rénovation des logements, alors que les possibilités d’économies dans le tertiaire, qui seraient très importantes et moins coûteuses, sont oubliées ;
- il donne la main sur l’accès au réseau à ERDF, la filiale d’EDF, alors que le coût en est jugé exagéré (générant des recettes indues pour EDF) et que les conditions de son fonctionnement font l’objet d’un vif contentieux, encore marqué par une décision récente de la Cour administrative d’appel de Nancy.

En résumé, les professionnels de l’économie d’énergie jugent que le texte donne beaucoup trop de pouvoir à EDF tant dans le contrôle des réseaux (et des prix) qu’en aval dans la mise en oeuvre des mesures. Dans un courriel dont Reporterre a pu avoir connaissance, ils soulignent que cette situation comporte le risque de « la disparition sur le sol national d’un outil industriel ».

Par ailleurs, le projet de loi contient une disposition étonnante dans son article 8 : la possibilité de sanctionner les personnes qui refuseraient le compteur électrique Linky, promu par EDF - un compteur jugé dangereux pour son atteinte potentielle à la liberté, et dont l’efficacité pour économiser l’énergie est loin d’être prouvée.

L’énergie nucléaire

Mme Royal refusait de répondre à la question sur la consommation d’électricité pour une bonne raison : dans l’esprit des nucléaristes et de leurs alliés au gouvernement, on pourrait avoir une baisse de la consommation globale d’énergie et une part plus importante des renouvelables sans baisser la valeur absolue du parc nucléaire - dont on annonce qu’il restera « plafonné » à 62 gigawatts, soit à sa valeur actuelle. La condition pour permettre ce maintien du parc est l’augmentation de la consommation d’électricité.

Et celle-ci est fortement soutenue par le texte de Mme Royal, qui promeut la voiture électrique par nombre de dispositions extraordinaires - alors que les transports en commun sont absents du texte.

L’Etat n’a pas non plus voulu reprendre la main sur les décisions d’EDF, dont il détient pourtant 84 % des actions. Pour assurer la baisse de la part du nucléaire dans la production d’électricité (qui n’induit pas mécaniquement, donc, la diminution du parc nucléaire), on passera par un système compliqué de Programmation pluriannuelle de l’énergie, qu’EDF devra respecter, notamment parce que le représentant de l’Etat au conseil d’administration y aura un droit de veto (comme si, avec 84 % des parts, il ne l’avait pas déjà !). Ce système satisfait les députés EELV Denis Baupin et Ronan Dantec, comme ils l’ont indiqué à la presse mercredi après-midi, mais pas Michèle Rivasi, députée Verte au Parlement européen, qui écrit dans un communiqué que « le projet de loi actuel ne peut satisfaire les écologistes sur le nucléaire »....

 

*Suite de l'article sur .reporterre

 

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 21:22

 

 

Source : www.agencebretagnepresse.com


Jacques Bankir répond point par point à Dominique Bussereau
Source :  
Porte-parole:
Publié le 16/06/14 6:19

 

 

 

[Notre-Dame-desLandes] —Jacques Bankir, qui fut président de Régional Airlines répond point par point à D.Bussereau, ancien ministre délégué aux transports dans une lettre ouverte.


Monsieur Dominique Bussereau
Président du Conseil Général de Charente Maritime
5 Bd de la République, 17076 La Rochelle CEDEX 9

Paris, 11 juin 2014

Monsieur le Ministre,

Vous avez été mon Ministre et j'ai eu le plus grand respect pour vous, alors que j'œuvrais à Nantes, à la fusion de trois compagnies françaises, pour construire Régional.

Mais je viens de voir votre interview dans « Ouest France, Direct Politique » s'agissant de Notre Dame des Landes et elle m'a interloqué.

Non, l'aéroport de Nantes n'est pas dangereux. Pas plus qu'un autre. Le fameux incident de l'avion égyptien que vous avez évoqué et qui a tant servi aux promoteurs de NDDL est édifiant. L'erreur de pilotage est aberrante et peut se produire n'importe où. Heureusement, les fautes de pilotage de ce genre sont rarissimes. Mais l'enquête, de notoriété publique, a mis en cause le manque de vigilance de la tour. On peut aussi évoquer l'équipement insuffisant de Nantes où l'on a gelé tout investissement sous le prétexte que l'aéroport doit déménager. Comme si l'on faisait tout pour convaincre l'opinion qu'il faut un nouvel aéroport.

Quant au Lac de Grandlieu, je suis ornithologue amateur. Et je sais que les oiseaux n'ont jamais été dérangés par les avions. Bien au contraire, l'existence de l'aéroport et l'utilisation privilégiée de la piste dans le sens qui fait passer les avions sur le lac et non sur la ville a un double avantage. Éviter le bruit des avions sur la ville (statistiquement dans 60% des cas), et préserver cette zone naturelle magnifique de constructions et immeubles. Car disons-le. Il semble bien que les calculs immobiliers font beaucoup dans cette affaire. On cimentera autour de l'ancien aéroport et sur une partie de son emprise avec tout ce que cela comporte comme conséquences sur le voisinage.

Peut-être prendrez-vous le temps de lire ce que j'ai pu écrire à ce sujet. Je ne suis ni un extrémiste, ni même un écologiste. Mais, en tant que professionnel, j'ai toujours été choqué par ce projet et par la manière dont le devoir de réserve, dans notre beau pays, parvient à laisser dans l'erreur des politiciens non avertis. Trop de consanguinité entre politiques, administration et grands industriels. On ne veut faire de peine à personne. Puis on s'entête, ne serait-ce que pour ne pas perdre la face.

Ce qui me frappe est, qu'en privé, je ne reçois que des encouragements de tous mes camarades de la profession qui, comme je l'ai fait trop longtemps, se taisent. Parmi eux, nombreux sont ceux que je n'ai plus vus depuis des années. Aucun professionnel sérieux et de bonne foi ne défend plus le projet.

Toulouse a réagi sainement en rejetant un projet tout aussi douteux. Il est vrai que c'est la gauche qui a entériné cette décision et qu'il s'agissait d'une lubie d'un ex-ministre de droite… mais la lettre du préfet qui entérine cette décision pourrait s'appliquer intégralement à NDDL.

Veuillez croire, Monsieur le Ministre, en mes sentiments les plus respectueux.

Jacques Bankir

Lire aussi
Interview Ouest France avant débat public (14 novembre 2013)
(voir son site)

Lettre ouverte à DGAC et Vinci (31 décembre 2013)
(voir son site)

Lettre ouverte à DGAC (07 février 2014)
(voir son site)

Libre opinion Les Echos (01 avril 2014).
(voir son site)

 

 

Source : www.agencebretagnepresse.com

 

 

 

 

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 21:09

 

 

Source : www.reporterre.net


 

Le stupéfiant coup de force du gouvernement pour imposer l’enfouissement des déchets nucléaires

Barnabé Binctin (Reporterre)

vendredi 20 juin 2014

 

 

 

Le gouvernement a inséré dans la loi de transition énergétique un article permettant d’accélérer l’enfouissement des déchets nucléaires. Cette mesure foule aux pieds les conclusions du débat public et les engagements de Mme Royal. Ecologistes et associations s’insurgent contre cette violation de la démocratie.

DERNIERE HEURE - En fin d’après-midi de ce vendredi, sept heures après la parution de notre enquête, l’article 35 a été retiré par la ministre de l’Ecologie du texte du projet de loi.


Dernière Heure : 18 h10 - Selon un communiqué de Denis Baupin, "Le Ministère de l’écologie a décidé LE RETRAIT DE L’ARTICLE 35 du projet de loi sur la Transition Energétique, QUI ENTÉRINAIT LE PROJET D’ENFOUISSEMENT DESCHETS RADIOACTIFS EN GRANDE PROFONDEUR."


Hier, Reporterre publiait le texte de projet de loi dont les grandes lignes - mais pas le texte lui-même - avaient été présentées à la presse mercredi par la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal.

Mais dans la nuit de mercredi à jeudi... ce texte a été modifié. Le gouvernement y a introduit deux nouveaux articles visant à accélérer la mise en oeuvre du Centre industriel de stockage géologique pour les déchets nucléaires, CIGEO, à Bure (Meuse). Comment, par qui et dans quel objectif ? Reporterre a mené l’enquête.

La chronologie du coup de force

Mercredi 18 juin, 17 h 35. Journalistes, politiques et experts intéressés par les questions de l’énergie bruissent de la présentation, quelques heures plus tôt, du projet de loi par Ségolène Royal. On cherche à comprendre comment sera réduite la part du nucléaire à 50 %, on évoque le mutisme de la ministre concernant la baisse de consommation d’électricité, on s’interroge sur l’avenir de Fessenheim, non mentionné…

Au même moment, le CESE (Conseil, économique, social et environnemental) s’adresse aux membres des commissions Environnement et Economie, qui doivent auditionner la ministre, jeudi matin. Dans un courriel que Reporterre a consulté, l’assemblée consultative fait parvenir trois fichiers, dont un document intitulé « exposé des motifs » qui résume sur 30 pages chaque article de la loi.

- A télécharger : "Exposé des motifs au CESE" :

PDF - 369.8 kolien

Celui-ci présente un nouvel article, n° 34, qui « habilite le Gouvernement à transposer la directive n°2011/70 du Conseil du 19 juillet 2011 établissant un cadre communautaire pour la gestion responsable et sûre du combustible usé et des déchets radioactifs ».

21h50. Le directeur général de la DGEC (Direction générale de l’énergie et du climat, une direction du ministère de l’Ecologie) écrit un courriel – que Reporterre a également consulté - aux membres du CNTE (Conseil national de la transition écologique). Y sont joints « les documents servant de support à la consultation », à savoir l’exposé des motifs et le projet de texte de loi.

Un autre article y apparaît ! Le nouvel article 35 « fait évoluer l’encadrement législatif du projet CIGEO de stockage géologique en couche profonde » comme le présente ce nouvel exposé des motifs :

- A télécharger : "Exposé des motifs", 21h50 :

PDF - 368 kolien

Premier constat : les membres du CESE qui ont auditionné Ségolène Royal n’ont pas eu connaissance de la version finale du projet de loi, qui intègre désormais CIGEO. Singulière consultation, où l’on cache aux conseillers un point essentiel du texte !

Deuxième constat : Entre la présentation à 13 h 00 en conférence de presse, la communication du CESE et le dernier courriel en soirée du ministère, la loi a donc été retouchée et enrichie de dispositions concernant CIGEO.

Ségolène Royal, menteuse ou soumise


- La ministre lors de sa conférence de presse du 18 juin -

La ministre s’était pourtant engagée auprès des associations environnementales à ce que le sujet des déchets nucléaires ne figure pas dans la loi. C’était il y a une semaine exactement. Le vendredi 13 juin, Ségolène Royal invitait à dîner les membres du collège des ONG du CNTE. A cette occasion, le président des Amis de la Terre interroge la ministre sur la présence, ou non, du projet CIGEO dans la loi à venir. « Elle a été très catégorique sur le sujet, en certifiant que CIGEO n’y figurerait pas. Elle nous a dit, mot pour mot : ’S’ils veulent faire le projet, ils le feront, mais ils ne le feront pas dans MA loi’’ », raconte Florent Compain à Reporterre.

Comment expliquer un tel revirement ? Selon lui, la ministre ne mentait pas, « elle avait l’air sincère ». D’où la question posée par le responsable associatif : « Qui a ainsi le pouvoir de modifier le texte après une conférence de presse aussi attendue ? »

A la sortie de son audition au CESE, Reporterre est parvenu à intercepter Ségolène Royal avant qu’elle ne s’engouffre dans sa voiture aux vitres teintées. Sa gêne est palpable, elle évite les questions que nous lui posons :

"Reporterre – Mme Royal, avez-vous introduit des articles concernant CIGEO dans le projet de loi ?

Ségolène Royal – Euh il doit y avoir quelque chose sur la réversibilité.

Reporterre – Est-il vrai que deux articles, 34 et 35, ont été introduits hier soir dans la loi ?

Ségolène Royal – Je ne sais pas, je ne sais pas. Attendez…"

Elle est interceptée par une autre journaliste. On revient à la charge :

"Reporterre – Mme la ministre, quelle est votre position sur CIGEO ?

Ségolène Royal – Je ne sais pas, vous verrez, il y a le débat à l’Assemblée. La loi n’est pas encore partie, elle va revenir en Conseil des ministres après le Conseil d’Etat.

Reporterre – Vous confirmez la présence de deux articles dans la dernière version ?

Ségolène Royal – Pour l’instant, c’est en discussion."

Deux conseillers de la ministre la suivent. Ils acceptent de répondre à nos questions. Et confirment la présence de ces deux articles sur les déchets nucléaires dans la dernière version du projet de loi. Pourquoi alors avoir assuré le contraire, quelques jours plus tôt, aux associations ? « D’autres arbitrages ont été faits ». A Matignon, à l’Elysée ? On évoque en creux le chef de l’Etat....

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 20:44

 

 

Source : alternatives.blog.lemonde.fr


 

La Maker Faire s’installe à Paris ce week-end

 

 

 
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SparkFunElectronics - Maker Faire Bay Area 2012

SparkFunElectronics - Maker Faire Bay Area 2012

Lancée pour la première fois à San Francisco en 2006, la Maker Faire débarque à Paris ce week-end (21 et 22 juin). Conçu comme un festival "fun et familial", il s'agit de l'événement phare de la mouvance du faire soi-même (Do It Yourself) - et du faire avec les autres (Do it with Others). Mais... qu'y trouve-t-on et que peut-on y faire ?

 

Bricoler, produire, construire

Qu'ont en commun un fer à souder, un pliage d'origami, une chaise de récup' et une imprimante 3D ? Réponse: un "maker", entendu comme un bidouilleur, un bricoleur, un designer, un fabricant, un artisan ou un artiste (en anglais on a des "cheese maker" des "film maker"...) Bref, quelqu'un qui fait quelque chose, qui se sert de ses dix doigts et de ceux des autres pour autre chose que pianoter un clavier.

bqvkohvcqaijopwS'il est impossible de quantifier le nombre d'adeptes de ce mouvement, il demeure qu'ils sont partout, même à la Maison Blanche où le président Barak Obama a annoncé il y a deux jours, à l'occasion d'une Maker Faire organisée dans ses locaux, que le 18 juin serait désormais la journée nationale des Makers.

Pour Bertier Luyt, entrepreneur du Fab Shop (qui propose des solutions de fabrication digitale) à l'origine de la réplication de l'événement en France, "les makers apparaissent comme des individus passionnés, des associations, des écoles, des institutions, des entreprises… qui se reconnaissent sous ce terme".

Conçu par le père du Web interactif dit 2.0, Doug Dougherty, à l'origine du magazine Make, le festival rassemble donc tous ceux qui ont envie de se lancer, de s'amuser, apprendre et mettre la main à la pâte, ainsi qu'il l'exprime dans la vidéo suivante:

 

 

 

 

La French Touch

Si une mini Maker Faire a été organisée à Saint-Malo l'an dernier, là où se situe le siège de Fab Shop, le festival organisé au CENTREQUATRE pour cette première grande édition dispose de 5000 mètres carrés et pas moins de 150 projets, conférences et concours. De l’origami à la robotique industrielle, en passant par les drônes, l’impression 3D, la réparation ou la soudure de circuits électroniques, l'idée est de redonner confiance aux gens dans leurs capacités de produire, de ne plus être de simples consommateurs. "Ils pourront y rencontrer plein de passionnés qui parlent de ce qu’ils font, qui montrent et partagent leurs expérience" insiste Bertier Luyt, bien décidé à vous faire sortir des garages et autres greniers les projets que le grand public ne voit jamais.

Si vous décidez d'y aller en famille, vous pourrez commencer par une séance d'Origami avec Florigami:

 

 

 

 

Vous pourrez continuer avec InMoov, un incroyable robot humanoïde à véritable échelle humaine de 14 kg créé par Gaël Langevin, designer, sculpteur et DIY amateur français.

 

 

 

 

Autre rencontre qui devrait vous intriguer: celle d'Arlette, une ancienne couturière toujours curieuse et fascinée par la technologie. Si elle aime communiquer avec son fils sur Skype, elle utilise un robot pour nettoyer les tapis et utilise une tablette comme dictionnaire quand elle joue au Scrabble. Mais surtout, c'est une pro de l'impression 3D:

 

 

 

 

Vous pourrez aussi rencontrer Mathilde Berchon qui sera là pour dédicacer son ouvrage consacré à ce nouveau mode d'impression. Dimanche, sur le stand de la Fonderie Île de France, vous aurez même la possibilité de visionner une partie du web-documentaire DIY Manifesto à 11h00 et de rencontrer les créatrices du web-doc tout au long de la journée.

Le CENTQUATRE-PARIS, coproducteur de cette première édition de Maker Faire Paris incube et accompagne de nombreuses start-up qui inventent et fabriquent de nouveaux produits et services. La Nouvelle Fabrique, Fablab qui y est installé depuis deux ans, animera un grand stand pour initier les publics, notamment les familles, aux nouvelles techniques de fabrication numérique.

Au total, 15 000 personnes sont attendues sur les deux jours, et les organisateurs affirment que les gens restent au moins quatre heure sur place en moyenne.

Vous savez donc quoi faire maintenant, non ?

Anne-Sophie Novel / @SoAnn sur twitter

Informations pratiques : Maker Faire - Le Centquatre-Paris, 5 Rue Curial, 75019 Paris

  • Samedi 21 juin 2014 de 9:00 à 19:00
  • Dimanche 22 juin 2014 de 9:00 à 19:00
  • Le coût d'entrée est de 15 euros pour les adultes, de 8 euros pour les enfants de 6 à 12 ans (gratuit avant 6 ans). Mais si vous ne souhaitez pas vous laisser faire, de nombreuses invitations ont été distribuées, notamment dans les magasin de bricolage sponsors de l'événement.
  • Code promo sinon si achat en ligne : makerfriend :-)

A lire:

 

Source : alternatives.blog.lemonde.fr

 

 


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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 17:30

 

Source : www.bastamag.net

 

 

Les petits paysans seraient plus productifs que l’agriculture industrielle

par Sophie Chapelle 19 juin 2014

 

 

Ce n’est pas l’industrie agro-alimentaire qui nourrit le monde, mais les petits producteurs. Ceux-ci produisent jusqu’à 80 % de l’alimentation des pays non industrialisés, rappelle l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) [1]. « Mais combien d’entre nous se rendent compte qu’ils le font avec moins d’un quart de la superficie agricole mondiale, et que cette part, déjà maigre, se réduit comme peau de chagrin ? », interpelle l’ONG Grain, dans un rapport rendu public le 18 juin. Ces petits producteurs disposeraient de seulement 17,2 % de la superficie agricole mondiale, si l’on exclut la Chine et l’Inde du calcul.

Selon Grain, plus de 90 % des exploitations agricoles dans le monde ont une superficie moyenne de 2,2 hectares. Mais celles-ci ne cessent de rétrécir. En cause, la nouvelle vague d’accaparement de terres (nos articles sur le sujet). Les phénomènes de concentration et d’accaparement des terres ne concernent pas que l’Afrique ou l’Asie. La moitié des terres en Europe est ainsi contrôlée par 3 % des plus gros propriétaires. Alors que la résistance s’organise, le rapport souligne la criminalisation des paysans, « trainés en justice, voire éliminés, quand ils luttent pour la terre ».

« Si rien n’est fait pour renverser cette tendance, le monde perdra sa capacité à subvenir à ses propres besoins alimentaires », indique Henk Hobbelink, coordinateur de Grain. Le rapport montre que les petites fermes sont plus productives que les grandes. S’appuyant sur des données d’Eurostat, Grain énonce que 20 pays de l’Union européenne enregistrent un taux de production à l’hectare plus élevé dans les petites fermes que dans les grandes [2]. « Dans les 7 pays [3] où les grandes exploitations ont une productivité plus élevée, celle-ci n’est que légèrement supérieure à celle des petites fermes », précise Grain.

Les auteurs du rapport appellent à de véritables programmes de réforme agraire qui rendent les terres aux paysans et aux petits producteurs. Elizabeth Mpofu, coordinatrice générale de La Via Campesina, s’appuie sur l’exemple du Zimbabwe : « La taille moyenne des petites fermes a augmenté suite au programme de réforme agraire et elles produisent maintenant plus de 90% des cultures vivrières agricoles, contre 60 à 70% avant la redistribution foncière ». De quoi renforcer l’idée de développer des micro-fermes en France.

Télécharger le rapport de Grain en cliquant ici.

 

Notes

[1Voir par exemple, Kanayo F. Nwanze, IFAD, « Small farmers can feed the world » ; PNUE, « Small farmers report » ; FAO, « Les femmes et l’emploi rural - Lutter contre la pauvreté en redéfinissant les rôles propres à chaque genre » (document de politique 5)

[2Voir « Large farms in Europe », Eurostat, Statistiques en bref 18/2011.

[3Estonie, Irlande, Lettonie, Lituanie, République tchèque, Slovaquie et Suède. Ibid


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Source : www.bastamag.net

 

 

 

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