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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 16:43

 

Source : www.bastamag.net

 

 

Autogestion

Coopérative : victoire des Fralib contre le géant Unilever

par Sophie Chapelle 27 mai 2014

 

 

 

 

« C’est une victoire syndicale de grande portée » se réjouissent les Fralib. Au terme de trois années et demi d’occupation de leur usine à thés et de tisanes à Gémenos, dans les Bouches-du-Rhône, les Fralib ont signé à l’unanimité le 25 mai un protocole d’accord avec le groupe Unilever. « Cet accord permet d’ouvrir de réelles perspectives de construction de notre Scop [société coopérative de production] », assurent les représentants CGT qui saluent l’investissement du ministère du Travail « dans la dernière ligne droite ». Les Fralib s’étaient jurés d’obtenir de la multinationale anglo-néerlandaise Unilever qu’elle assume toutes ses responsabilités, après sa décision de fermer l’usine de Gémenos en septembre 2010. Une fermeture qui scellait le sort des 182 salariés. L’enjeu, pour eux, relancer un projet industriel alternatif, local et écologique (voir notre reportage ici). Après de multiples rebondissements devant les tribunaux et une mobilisation sur le terrain bénéficiant d’une solidarité massive, il n’y aurait donc plus d’obstacle au plan de relance de l’activité des salariés.

Selon les Fralib, la multinationale de l’agroalimentaire a consenti à « un soutien financier au démarrage [1] et au développement du plan alternatif des salariés », grâce à une série de « mesures contribuant au développement commercial » de la coopérative. Si la cession de la marque Eléphant n’a pas été acquise, les Fralib ont cependant obtenu de la multinationale « la recherche de débouchés de production, la construction d’une marque, le renforcement de l’appareil commercial et administratif, ainsi qu’une étude de marché et une contribution conséquente au fonds de roulement ». L’accord prévoit également « la participation d’Unilever à la remise en état, au développement et à la diversification de l’outil de travail ». « Les multinationales qui se gavent, c’est fini », avaient promis les « fralibiens ». Une nouvelle étape s’ouvre pour démarrer, développer et pérenniser la production de thés et tisanes naturels par la société désormais coopérative. Sur les 182 salariés de l’usine, une soixantaine devraient à terme être embauchés dans le cadre de la Scop.

 

Notes

[1L’accord de fin de conflit prévoit le versement d’une somme de 19 180 000 euros, sous la forme d’indemnités pour le personnel et pour la mise en œuvre d’une société coopérative et participative (Scop), dont 7 millions d’euros pour le rachat du parc machine, précise Reuters.


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Source : www.bastamag.net

 

 

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 16:30

 

Source : www.mediapart.fr

 

Sous la dette publique, l'arnaque néolibérale

|  Par Laurent Mauduit

 

 

 

Le « Collectif pour un audit citoyen de la dette publique » dévoile ce mardi un rapport important. Ruinant la doxa libérale selon laquelle le pays vivrait au-dessus de ses moyens, il établit que la dette publique aurait été limitée à 43 % du PIB en 2012, au lieu des 90 % constatés, si la France ne s'était pas lancée dans une course folle aux baisses d'impôt et avait refusé de se soumettre à des taux d'intérêt exorbitants.

C’est un travail remarquable qu’a réalisé le « Collectif pour un audit citoyen de la dette publique » : dans un rapport qu’il publie ce mardi 27 mai, il établit de manière méticuleuse que 59 % de l’endettement public français provient des cadeaux fiscaux consentis ces dernières décennies, essentiellement aux plus hauts revenus, et des taux d’intérêt excessifs, qui ont découlé des politiques monétaires en faveur du « franc fort » puis de l’« euro fort ». Et ce constat est évidemment ravageur car il suggère que la politique économique actuelle, conduite par François Hollande et Manuel Valls, est construite sur un mensonge : elle tend à faire croire aux Français que le pays vit au-dessus de ses moyens et que c’est cela qui est à l’origine du creusement des déficits et de la dette.

Au lendemain des élections européennes, qui ont tourné au désastre pour les socialistes, ce rapport ruine ce qui est le cœur de la doxa libérale, à laquelle les dirigeants socialistes se sont convertis. Et il invite à un sursaut, apportant la preuve de manière très argumentée et chiffrée que la France n’est pas condamnée à une punition perpétuelle et qu’il existe d’autres politiques économiques possibles.

Ce rapport très important, il est possible de le télécharger ici ou de le consulter ci-dessous :

 

 

Ce rapport a été réalisé par un groupe de travail du « Collectif pour un audit citoyen de la dette publique », auquel ont notamment participé Michel Husson (Conseil scientifique d’Attac, coordination), Pascal Franchet (CADTM), Robert Joumard (Attac), Évelyne Ngo (Solidaires finances publiques), Henri Sterdyniak (Économistes atterrés) et Patrick Saurin (Sud BPCE). 

Pour établir sa démonstration, le rapport part d’abord des arguments qui sont le plus souvent donnés dans le débat public, pour justifier la politique d’austérité : « Tout se passe comme si la réduction des déficits et des dettes publiques était aujourd’hui l’objectif prioritaire de la politique économique menée en France comme dans la plupart des pays européens. La baisse des salaires des fonctionnaires, ou le pacte dit "de responsabilité" qui prévoit 50 milliards supplémentaires de réduction des dépenses publiques, sont justifiés au nom de cet impératif. Le discours dominant sur la montée de la dette publique fait comme si son origine était évidente : une croissance excessive des dépenses publiques. »

En quelque sorte, voilà le refrain que l’on nous serine perpétuellement : le pays vit bel et bien au-dessus de ses moyens ; et nous avons l’irresponsabilité de vivre à crédit, reportant de manière égoïste sur nos enfants ou nos petits-enfants le poids des dépenses inconsidérées que nous engageons aujourd’hui. Qui n’a entendu ces messages culpabilisants ? Les néolibéraux de tous bords le répètent à l’envi aussi bien dans le cas des dépenses de l’État, qui seraient exorbitantes, que dans le cas de la protection sociale. Ainsi la France financerait-elle son modèle social à crédit.

Les baisses d'impôt ont fait exploser la dette

Las ! C’est le premier argument que démonte utilement ce rapport en soulignant que le postulat même des politiques d’austérité est radicalement erroné. « Ce discours ne résiste pas à l’examen des faits dès lors qu’on prend la peine d’analyser l’évolution relative des recettes et des dépenses de l’État », dit l’étude. Et elle ajoute : « On vérifie aisément que les dépenses (même y compris les intérêts) ne présentent pas de tendance à la hausse. Certes, on observe deux pics en 1993 et 2010, qui correspondent aux récessions. Mais sur moyen terme, les dépenses de l’État ont au contraire baissé, passant d’environ 24 % du PIB jusqu’en 1990 à 21 % en 2008. Tout le problème vient du fait que les recettes ont, elles aussi, baissé, particulièrement au cours de deux périodes : entre 1987 et 1994, puis à partir de 2000. »

C’est ce que met en évidence le graphique ci-dessous, qui mérite d’être largement connu :

                    

Dépenses et recettes de l’État en % du PIB 1980-2012 

Les auteurs en arrivent donc à ce premier constat, qui est majeur car il établit que les politiques néolibérales reposent sur une fausse évidence : « En tendance, de 1978 à 2012, les dépenses ont diminué de 2 points de PIB, les dépenses hors intérêts de la dette (c'est-à-dire pour le service public) de 3,5 points, tandis que les recettes ont chuté de 5,5 points de PIB », dit encore le rapport.

De ce premier constat découle un second qui transparaît dans ces mêmes chiffres : s’il est faux de prétendre que le pays vit au-dessus de ses moyens car il dépenserait trop, en revanche il est exact d’affirmer que la chute des recettes – c’est-à-dire les baisses d’impôt – ont été l’un des éléments moteurs de l’accumulation des déficits publics et donc de l’endettement public.

Ce constat, Mediapart l’avait déjà beaucoup documenté dans un article que l’on peut retrouver ici : Ces dix années de cadeaux fiscaux qui ont ruiné la France. Dans cette enquête, nous révélions le rôle majeur des baisses d’impôts, dont les hauts revenus ont été les principaux bénéficiaires, dans le creusement de l’endettement public, en nous appuyant sur deux rapports publics, publiés par des personnalités incontestables. Dans un premier rapport sur la situation des finances publiques (il peut être consulté ici) publié le 20 mai 2010 et écrit par Jean-Philippe Cotis, à l’époque directeur général de l'Insee, et son prédécesseur, Paul Champsaur, nous avions en effet relevé ces constats (à la page 13) : « Depuis 1999, l'ensemble des mesures nouvelles prises en matière de prélèvements obligatoires ont ainsi réduit les recettes publiques de près de 3 points de PIB : une première fois entre 1999 et 2002 ; une deuxième fois entre 2006 et 2008. Si la législation était restée celle de 1999, le taux de prélèvements obligatoires serait passé de 44,3 % en 1999 à 45,3 % en 2008. En pratique, après réduction des prélèvements, ce taux a été ramené à 42,5 %. À titre d'illustration, en l'absence de baisses de prélèvements, la dette publique serait environ 20 points de PIB plus faible aujourd'hui qu'elle ne l'est en réalité générant ainsi une économie annuelle de charges d'intérêt de 0,5 point de PIB. »

Le rapport n'en disait pas plus... Mais le chiffre laissait pantois : la dette publique aurait donc été de 20 points de PIB inférieure à ce qu'elle était en 2010 sans ces baisses d'impôts décidées depuis dix ans.

Le chiffre mérite un temps de réflexion. 20 points de PIB en moins d'une décennie ! Autrement dit – et ce sont des experts qui travaillaient pour le gouvernement qui le suggéraient –, la France, malgré la crise, aurait presque encore été à l’époque en conformité avec les sacro-saints critères de Maastricht si ces baisses d'impôts n'étaient pas intervenues, et notamment le critère européen qui fait obligation à ce que la dette d'un État ne dépasse pas 60 % de sa richesse nationale. Concrètement, sans ces baisses d'impôts, la France aurait certes crevé ce plafond, mais dans des proportions raisonnables. Juste un chouïa...

Et dans cette même enquête, nous soulignions aussi l’importance d’une autre étude rendue publique le 6 juillet 2010, sous la signature du rapporteur général (UMP) du budget à l’Assemblée, Gilles Carrez (son rapport est ici), qui donnait des évaluations à donner le tournis des baisses d’impôt engagées en France au cours des dix années précédentes.

Ce rapport faisait ainsi ce constat (à la page 7) : « Entre 2000 et 2009, le budget général de l'État aurait perdu entre 101,2 5,3 % de PIB et 119,3 milliards d'euros 6,2 % de PIB de recettes fiscales, environ les deux tiers étant dus au coût net des mesures nouvelles les "baisses d'impôts" et le tiers restant à des transferts de recettes aux autres administrations publiques sécurité sociale et collectivités territoriales principalement. » Soit 77,7 milliards d’euros de baisses d’impôt sur les dix années sous revue. Et le rapport apportait cette précision très importante : « La moitié des allègements fiscaux décidés entre 2000 et 2009 ont concerné l'impôt sur le revenu. Le manque à gagner en 2009 sur le produit de cet impôt s'établit en effet à environ 2 % de PIB, contre 0,6 % de PIB pour la TVA et 0,5 % de PIB pour l'Impôt sur les sociétés (IS). »

En résumé, ce que mettait en évidence ce rapport de Gilles Carrez, c’est que les baisses d’impôt ont joué un rôle majeur sur longue période dans le creusement des déficits. Et que ces baisses d’impôt ont d’abord profité aux foyers les plus avantagés, notamment les 50 % des Français qui sont assujettis à l’impôt sur le revenu.

Le coût ​exorbitant de la politique monétaire

C’est donc ce travail très utile, mais parcellaire, que le « Collectif pour un audit citoyen de la dette publique » a voulu prolonger et enrichir. Additionnant l’ensemble des baisses d’impôts engagées depuis 2000 (39,9 milliards d’euros sous Lionel Jospin de 2000 à 2002 ; 12,4 milliards sous Jacques Chirac en 2002-2007 ; 22,7 milliards sous Nicolas Sarkozy), le collectif arrive à un cumul sur dix ans de 75 milliards d’euros, très proche de celui évoqué par Gilles Carrez : « Au total, de 2000 à la mi-2012, les mesures de baisse d’impôts ont représenté 4,3 %  du PIB. Elles ont souvent favorisé les plus riches (baisse de l’impôt sur le revenu, de l’ISF, des droits de succession), les grandes entreprises (niche Copé, Crédit impôt recherche) et certains lobbys (baisse de la TVA dans la restauration). Signalons en particulier que le taux marginal supérieur de l’impôt sur le revenu qui était de 65 % entre 1982 et 1985, avait baissé à 54 % en 1999. Il a été abaissé à 49,6 % en 2002, 48 % en 2003 et 40 % en 2006. Tout au long de ces années l’État s’est donc volontairement et systématiquement privé de recettes au bénéfice des ménages les plus aisés. »

Poursuivant leur audit de la dette, les auteurs du rapport s’arrêtent ensuite sur la seconde raison du creusement de la dette publique : la charge des intérêts de cette dette publique. Observant que la dette publique est passée de 20,7 % du produit intérieur brut (PIB) en 1980 à 90,2 % en 2012, ils font d’abord ce constat : « Cette hausse peut être décomposée en deux effets : le cumul des déficits primaires, et l’effet "boule de neige" qui se déclenche quand "l’écart critique" est positif (c’est-à-dire quand le taux d'intérêt est supérieur au taux de croissance). On constate que près des deux tiers (62 %) de cette augmentation de 69,5 points de PIB peuvent être imputés au cumul des déficits et un gros tiers (38 %) à l’effet "boule de neige". »

 

 

En bref, si la dette publique s’est à ce point creusée, c’est sous l’effet de deux facteurs qui se sont combinés : une pluie de cadeaux fiscaux tout au long des années 2000 ; et une politique monétaire très restrictive qui a poussé les taux d’intérêt à des niveaux aberrants, singulièrement durant la période 1985-2005.  Logiquement, le Collectif s’est donc posé la question décisive : mais que se serait-il passé s’il n’y avait pas eu toutes ces baisses d’impôts, et si, empruntant auprès des ménages et non sur les marchés financiers, la charge des intérêts de la dette avait été moins écrasante ?

Pour éclairer ces deux interrogations, évidemment majeures, les auteurs du rapport apportent les résultats des simulations qu’ils ont réalisées.

Dans le cas de la charge des intérêts, ils ont évalué les évolutions de la dette publique, si le taux d’intérêt réel n’avait jamais dépassé 2 % sur toute cette période 1985-2005. Et la réponse est spectaculaire. Dans cette hypothèse, la dette aurait été en 2012 inférieure de 25 points de PIB au niveau qui a été effectivement constaté.

 

Scénario n°1 : effet « boule de neige » 

Cet effet de 25 points est considérable : il donne la mesure du très lourd tribut que la France a payé à la politique du « franc fort » d’abord, puis à la politique de « l’euro fort ».

La seconde simulation effectuée par les auteurs du rapport, qui porte sur l’impact des baisses d’impôt, est tout aussi impressionnante. Les auteurs ont en effet cherché à savoir ce qu’aurait été l’évolution de la dette publique, s’il n’y avait pas eu ces cadeaux fiscaux – en clair, si les recettes de l’État avaient représenté une part constante du PIB (20 %) entre 1997 et 2007, cette part étant ensuite modulée pour prendre en compte l’impact de la récession. Dans cette hypothèse, écrivent-ils, « la dette aurait été stabilisée entre 1997 et 2007 (en %  du PIB) puis aurait moins progressé entre 2007 et 2012. Dans ce scénario 2, le ratio dette/PIB simulé est en 2007 inférieur de 9 points au ratio observé, et de 18 points en 2012 (graphique 12) ».

 

Scénario n°2 : l’impact des cadeaux fiscaux 

Les auteurs constatent donc que leurs conclusions rejoignent assez sensiblement les conclusions des deux rapports de Champsaur et Cotis d’une part, et de Carrez de l’autre, que Mediapart avait évoqués en leur temps.

Annulation de la dette illégitime

Pour finir, le groupe de travail a cherché à combiner les deux scénarios, celui de taux d’intérêt plafonné à 2 % entre 1985 et 2005 et celui d’une stabilisation du taux de recettes fiscales. « Le résultat est spectaculaire, parce que les deux effets se combinent, de telle sorte que leur impact n’est pas simplement la somme des deux scénarios. Le ratio dette/PIB aurait été stabilisé à 43 % au milieu des années 1990 puis aurait baissé jusqu’à un niveau de 30 % en 2007 (au lieu de 64 % réellement observés). En 2012, le même ratio serait de 43 %, largement inférieur au seuil fatidique de 60 %, à comparer aux 90 % effectivement constatés (graphique 14) », constatent-ils.

 

Un scénario global rétrospectif 

Les auteurs du rapport en concluent qu’il est fondé de parler de « dette illégitime », car dans ce système, les hauts revenus sont gagnants à un double titre : d’abord parce qu’ils sont les principaux bénéficiaires des baisses d’impôt ; ensuite parce qu’ils disposent aussi d’une épargne qui est très fortement rémunérée grâce à ces taux d’intérêt exorbitants.

Comme le disent les auteurs du rapport, la dette publique a donc été le prétexte au cours de ces dernières années d’un formidable mouvement de « redistribution à l’envers », ou si l’on préfère d’un immense mouvement de transferts de revenus puisque si les hauts revenus sont doublement gagnants, les bas revenus, eux, sont perdants, étant conviés en bout de course à supporter le poids du plan d’austérité pris pour contenir l’explosion de la dette. En résumé, ce que les hauts revenus gagnent au travers des baisses d'impôt ou de la politique de l'argent cher, ce sont les revenus modestes qui le financent au travers de la politique d'austérité.

Au lendemain des élections européennes, ce rapport est donc bienvenu, parce qu’il montre qu’une autre politique économique est possible. Quelques esprits chagrins pourront ergoter sur la pertinence de telle ou telle hypothèse prise dans ces simulations. Il reste que cette immense redistribution à l’envers est indiscutable, et que le grand mérite de ce rapport est de le montrer, ruinant du même coup l’arnaque néolibérale selon laquelle le pays vivrait au-dessus de ses moyens.

Une autre politique ! En conclusion, le rapport ouvre même des pistes, évoquant de nombreuses dispositions qui pourraient être prises, pour que la facture de la dette ne soit pas payée toujours par les mêmes : annulation de tout ou partie de la dette illégitime ; allongement substantiel des durées de remboursement et plafonnement des taux d’intérêt ; instauration d’un impôt exceptionnel progressif sur les 10 % (ou le 1 %) les plus riches…

Mais peu importe le détail de ces suggestions. L’important, c’est que ce rapport invite à débattre d’un autre avenir. À débattre donc d’une autre gauche. Et c’est cela l’essentiel : réinventer un autre futur.

 

Lire aussi

Ces dix années de cadeaux fiscaux qui ont ruiné la France

Par Laurent Mauduit

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

 

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 19:15

 

Source : www.bastamag.net

 

Procès

Des éleveurs sanctionnés pour avoir refusé d’identifier leurs brebis avec des puces RFID

par Sophie Chapelle 26 mai 2014

 

 

 

Un troupeau de brebis considéré comme « hors-circuit » et « à risques ». Motif : l’absence d’identification par puce électronique. C’est le sort réservé aux brebis d’Irène Bordel et Etienne Mabille, un couple de paysans-éleveurs dans le sud de la Drôme. Contrôlés en avril 2012 par l’Agence de services et de paiement, ils ont été sanctionnés par une suppression de 6 000 euros de primes et par des pénalités supplémentaires de 6 000 euros. « Nous refusons d’être traités comme des délinquants, témoigne Etienne Mabille. Nous revendiquons simplement le droit d’exercer notre métier sereinement dans le respect de nos animaux et de l’environnement pour des productions de qualité. » Ils ont décidé de saisir le tribunal administratif de Grenoble en vue de dénoncer les sanctions prononcées. L’audience publique du jugement sur le fond aura lieu le 27 mai prochain.

En toile de fond de cette affaire, une réforme de l’identification des moutons et des chèvres [1] initiée par l’Union européenne depuis 2005. Finies les boucles en plastique traditionnelles. Accrocher une puce RFID à l’oreille des moutons et des chèvres permettrait une gestion informatisée des troupeaux, considère la Direction générale de l’Alimentation, qui y voit un moyen de limiter les risques sanitaires. En France, les éleveurs sont soumis à l’obligation d’identifier avec une puce RFID les animaux qui naissent sur leur exploitation depuis juillet 2010. Une obligation qui sera étendue aux ovins et caprins adultes à partir de juillet 2014 [2].

 

Gestion informatisée contre liberté des pratiques

Comme Irène Bordel et Etienne Mabille, de nombreux éleveurs s’opposent au puçage électronique des élevages et se sont regroupés dans différents collectifs en Ariège, dans le Tarn-et-Garonne et dans la Drôme (voir notre reportage). « L’obligation de l’identification électronique sont les prémices d’une industrialisation des pratiques de l’élevage telles que le génotypage, les vaccinations obligatoires aussi dangereuses qu’inutiles et l’interdiction de l’utilisation de plantes médicinales à usage vétérinaire », estime Etienne Mabille. La Confédération paysanne, qui les soutient dans ce procès, rappelle qu’il existe « 14 autres pays européens où cette identification électronique n’est pas obligatoire » et préconise l’utilisation des boucles plastiques classiques pour les petits troupeaux.

Ce couple d’éleveurs a fait le choix délibéré de ne plus demander de primes pour son troupeau, afin de continuer à élever leurs brebis « librement », sans gestion automatisée. « C’est un choix personnel, nous avons d’autres activités sur la ferme comme la production de plantes aromatiques, de légumineuses et de céréales, précise l’éleveur. Mais on sait que beaucoup d’autres paysans ne peuvent pas s’en sortir sans primes. Ces contraintes ne font qu’accélérer la disparition certaine de nombreux petits troupeaux ». Plusieurs organisations [3] ont appelé à soutenir Irène Bordel et Etienne Mabille devant le tribunal administratif de Grenoble le 27 mai à 9h.

 

 

Notes

[1Voir le règlement (CE) n°21/2004. La réglementation européenne traduite en droit français par l’arrêté ministériel du 19 décembre 2005 « impose aux éleveurs ovins et caprins l’obligation d’identifier leurs animaux nés à partir du 1er janvier 2010, au moyen d’une puce électronique individuelle ».

[2Initialement prévue le 1er juillet 2013, cette obligation a été reportée d’un an.

[3Le collectif des éleveurs de la Drôme, Agribio Drôme, Institut pour la Protection de la Santé Naturelle (IPSN), Confédération paysanne, Alliance Provence, Réseau Régional AMAP PACA, Mouvement de l’Agriculture Bio-dynamique (MABD), Nature et progrès.


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Source : www.bastamag.net

 


 

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 19:06

 

 

 

Communiqué de l’association « Croco Vélo » : atelier et fête du vélo

 


« En mai, vélo il me plait ! » : avec les beaux jours, quoi de plus tentant que de ressortir son vélo pour se déplacer en ville (travail, courses, loisirs) ou pousser une pointe jusqu'à la campagne (pourquoi pas expérimenter les voies vertes autour de Nîmes ?). C'est pourquoi "Croco Vélo" propose aux nîmois un programme préalable de remise en forme ... de leurs montures (atelier diagnostic/entretien) avant la grande fête du vélo du 31 mai. 

28 mai 2014 : "Atelier Diagnostic/Entretien Vélo"

Avant les beaux jours, Croco Vélo invite les nîmois à venir à un "Atelier diagnostic/entretien vélo" à l'Esplanade (le mercredi 28 mai entre 16h et 19h, sur le terre-plein face au Palais de Justice) pour bien vérifier l'état de leur monture. Des membres de l'association procéderont au diagnostic et à l'entretien courant (gonflages, règlages de freins, etc...) des vélos, tout en  échangeant sur les attentes de leurs propriétaires en matière d'aménagements cyclables à Nîmes.

31 mai 2014 : "Fête du Vélo : Tour de ville et mini-parcours santé"

Cette année la "Fête du Vélo" est placée sous le thème : "Le vélo, c'est la santé" et sous la couleur dominante "bleu". Aussi Croco Vélo invite les nîmois à venir en bleu le samedi 31 mai à 11h à l'Esplanade devant le Palais de Justice avec leurs gilets fluo jaunes pour participer à un "Tour de ville et mini-parcours santé à vélo". Le programme visera à sensibiliser de manière festive  nos concitoyens  à l'intérêt pour leur santé d'une pratique régulière du vélo (en particulier pour leurs déplacements en ville). 

 

Prochaine rencontre/sortie mensuelle « Croco Vélo » du 1er samedi du mois : attention il n’y en aura pas en juin (à cause de ce programme très chargé … et de la Féria de Pentecôte), mais rendez-vous le samedi 5 juillet à 11h à l’Esplanade.   

 

Association Croco Vélo

1 rue Jean Baptiste Godin

30900 NIMES    tél : 06.11.23.18.40

http://crocovelonimes.fubicy.org

email : crocovelonimes@fubicy.org

 

 

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 18:29

 

 

Source :  rue89.nouvelobs.com

 

 

Tempelhof 26/05/2014 à 11h52

Il y avait un autre scrutin dimanche et son résultat est plus réjouissant

 
Clément Guillou | Journaliste Rue89

 

 

Si vous avez la gueule de bois électorale ce lundi matin, mettez vos écouteurs et regardez cette vidéo :

 

 

Ces militants sont heureux. Ils ont fêté dimanche soir, dans leur grand jardin de Tempelhof, le sauvetage de l’immense prairie qu’est devenu l’ancien aéroport de Berlin. Construit par les nazis, il avait permis aux alliés, après la guerre, de ravitailler les Berlinois pendant le blocus.

Symbole de l’histoire de la ville, il a pourtant été abandonné en 2008, comme nous vous le racontions. En 2010, il a été transformé en parc. L’espace est plus grand que Central Park.

Cliquez ici pour voir le diaporama en plein écran

Projet immobilier

La coalition SPD-CDU au pouvoir à Berlin voulait faire passer le parc de plus de 350 hectares à 230 hectares, en construisant une grande bibliothèque et un ensemble immobilier pour résoudre la crise du logement dans la capitale.

L’initiative citoyenne 100% Tempelhof, montée par des riverains pour empêcher cette privatisation d’un espace vert de la ville, a d’abord réuni 185 000 signatures nécessaires pour organiser un référendum. Puis elle a mené campagne, attaquant frontalement le maire social-démocrate Klaus Wowereit, empêtré dans le chantier d’un autre aéroport.

La proposition des défenseurs de Tempelhof a été validée à près de 65% par les votants. Dans un vote séparé, la proposition d’aménagement du Sénat de Berlin a été repoussée à 59,5%. Et la participation (46,5%) était suffisante pour valider le résultat du référendum. Réaction du maire de Berlin :

« Le référendum sur Tempelhof a accouché d’un résultat clair qui doit être accepté. Il est regrettable qu’un aménagement modéré, au service du logement, ne soit désormais plus possible mais c’est la voix des citoyens qui compte et ce vote ne doit pas être remis en question. »


Barbecue à Tempelhof, juin 2013 (Coralie Lemke/Rue89)

Skate, barbecue et jardins partagés

Nous avions publié l’an dernier un reportage sur la vie à Tempelhof :

« Le parc est investi par les cyclistes, les skateurs et les joggeurs profitent des 6 kilomètres de voie goudronnée pour faire du sport.

Sur les anciennes pistes goudronnées, des ados roulent en “ waveboard ” ou jouent à la balle. Même les blocs rouges et blancs qui servaient à organiser la circulation sur le tarmac sont utilisés comme bancs. [...]

Quand il fait assez chaud, les Berlinois en profitent surtout pour faire des grillades : une zone pour les barbecues a même été aménagée.

Non loin de là, des retraités jardinent. Un demi-hectare de terre, loin des pistes et des possibles restes de kérosène, a été transformé en jardins partagés. Pour un euro le mètre carré, on acquiert le droit de planter des légumes. »


Tempelhof, juin 2013 (Coralie Lemke/Rue89)


Les jardins partagés de Tempelhof, juin 2013 (Coralie Lemke/Rue89)

 

 

Source :  rue89.nouvelobs.com

 

 

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 17:41

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

A chaud 26/05/2014 à 17h42

Bygmalion : après les européennes, grand déballage à l’UMP

Rémi Noyon | Journaliste Rue89

 

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À CHAUD

Les européennes terminées, le grand ménage de printemps commence. L’avocat de Bygmalion vient de lâcher un gros caillou sur l’UMP, en affirmant que la boîte de communication de Bastien Millot a bien établi de fausses factures pour dissimuler des dépenses de campagne.

 

 

Rappel des faits : la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 a coûté cher, très cher. Si cher que le Conseil constitutionnel en a même invalidé les comptes, estimant qu’ils dépassaient le plafond autorisé – 22,5 millions d’euros.

Las, il semblerait même que les chiffres évoqués soient en-dessous de la réalité. Bygmalion accuse en substance l’UMP de l’avoir contraint à rédiger de fausses factures pour dissimuler des dépenses de campagne. En clair, c’est le parti qui payait plutôt que le candidat Sarkozy, soumis à un plafond. L’avocat de Bygmalion, Me Patrick Maisonneuve, évoque un total de 11 millions d’euros.

Copé a chargé ses collaborateurs

 


Capture d’écran du site de l’UMP au moment du Sarkothon

 

Ces accusations interviennent à la veille d’un bureau politique de l’UMP. Copé devait y être cuisiné par les grands barons du parti. Les déclarations de l’avocat de Bygmalion font glisser les regards et les rancœurs vers Nicolas Sarkozy.

Ces derniers jours, Jean-François Copé avait entrepris de charger ses collaborateurs, dont le tout nouveau eurodéputé Jérôme Lavrilleux, qui devrait donc bénéficier de l’immunité parlementaire... Ce lundi, Jean-François Copé a porté plainte contre X. Dans la soirée, Jérôme Lavrilleux a avoué, au bord des larmes, des « dérapages financiers », mais a tenté de protéger Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé, affirmant que ce ne sont pas eux qui l’ont poussé à maquiller les comptes.

 

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En crise depuis la bataille qui a opposé François Fillon et Jean-François Copé pour la présidence du parti, l’UMP pourrait ne pas se relever de ce mauvais pas. La droite est tiraillée politiquement entre une aile centriste, allergique au Front national, et un courant qui veut au contraire durcir le discours pour siphonner l’électorat frontiste.

Au-delà de ces discussions politiques, issues de la soudure mal faite entre le RPR et l’UDF, la droite s’écharpe sur des querelles de personnes pimentées par les affaires judiciaires.

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 


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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 17:28

 

Source : www.marianne.net

 

 

Enfin presque...

Le « Parti de l'abstention » remporte 51 députés sur 74 !

Lundi 26 Mai 2014 à 15:15 | Lu 2693 fois I 15 commentaire(s)

 

Kevin Erkeletyan

 

Oui, le Front national arrive bel et bien en tête de ces élections européennes et il ne s'agit pas de nier cette réalité. Mais si l’on réattribuait les sièges français au Parlement européen sans oublier les abstentionnistes (c’est à dire tout de même près de 27 millions de citoyens), les résultats seraient sensiblement différents…

 

20 MINUTES/VARELA/SIPA
20 MINUTES/VARELA/SIPA
Les résultats de ces européennes sont trompeurs : ils ne tiennent compte que de la minorité (43,1%) de Français, inscrits sur les listes électorales, qui sont allés voter. « C'est le principe d'une élection mon bon Monsieur », répondront les esprits les plus vifs. Certes. Mais si, par curiosité (et par malice aussi, il faut bien le dire), on réattribuait les sièges au Parlement européen sans omettre cette majorité silencieuse constituée de 27 millions de citoyens qui ne sont pas rendus aux urnes, les résultats seraient sensiblement différents…

Le « Parti de l’abstention » occuperait alors la grande majorité des sièges de la délégation française à Strasbourg : selon nos calculs*, 51 des 74 postes à pourvoir lui reviendraient. Le Front national (qui passerait de 26% à 11,2% des voix) devrait, lui, se contenter de 10 sièges et n’en laisserait que 8 à l’UMP (8,9%) et 5 au PS (5,9%). Toutes les autres listes seraient alors éjectées de l'hémicycle : ils n’atteindraient pas le seuil minimum des 5% nécessaires pour espérer obtenir un député : UDI/Modem (4,2%), Europe Ecologie-Les Verts (3,8%), Front de gauche (2,7%) et Divers gauche (2,5%).

 

*Cliquer sur le lien ci-dessus pour visualiser la répartition réelle des sièges


* à partir des premiers résultats publiés par le ministère de l’Intérieur. 
Source : www.marianne.net

 

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 17:01

 

 

 

 

 

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 16:48

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

Les indignés de Podemos créent la surprise en Espagne

|  Par Laurence Rizet et La rédaction d'infoLibre

 

 

 

Le parti populaire (PP) au pouvoir et le parti socialiste (PSOE) ont enregistré une cuisante défaite aux élections européennes. Le collectif Podemos, issu du mouvement des indignés, crée la surprise en remportant 5 sièges au Parlement européen.

Podemos (« Nous pouvons ») fait une entrée triomphale sur la scène politique espagnole. Le collectif, emmené par le professeur de sciences politiques Pablo Iglesias, a dépassé les estimations les plus optimistes (2 sièges) de tous les instituts de sondages en remportant cinq sièges au Parlement européen dimanche 25 mai. Avec plus de 1,2 million de voix, il se rapproche des écolo-communistes d'Izquierda Unida (IU, Gauche unie), qui remportent six sièges (quatre de plus qu'en 2009). Jamais un parti avec à peine six mois d'existence n'avait emporté une telle adhésion.

Ces élections étaient les premières depuis l'arrivée de Mariano Rajoy à la présidence du gouvernement espagnol et le message des électeurs est clair : ils sanctionnent lourdement le parti populaire (PP, droite) au pouvoir… et encore plus le parti socialiste (PSOE) qui l'a précédé. Le parti de Rajoy gagne 16 sièges (26,06 % des suffrages, 8 sièges perdus) et la formation d'Alfredo Pérez Rubalcaba 14 sièges (23 %, 9 sièges perdus). La claque pour le bipartisme est sévère : aux européennes de 2009, ces deux partis cumulaient 47 des 54 sièges espagnols au Parlement de Strasbourg ; depuis hier, il n'en ont plus que 30, ne recueillant à eux deux même pas la moitié (49,06 %) des suffrages exprimés. Au cours d'une conférence de presse lundi, le secrétaire général du PSOE, Alfredo Pérez Rubalcaba, a assumé la responsabilité de la défaite et annoncé un congrès extraordinaire du parti les 19 et 20 juillet, avant des primaires ouvertes. Il ne démissionne pas mais ne se présentera pas.

 

 

Podemos devient à l'issue de ce scrutin la quatrième formation politique espagnole – dépassant UPyD (4 sièges) – et même la troisième en Aragon, dans les Canaries, à Madrid, aux Baléares et dans les Asturies. Outre Iglesias, figure la plus médiatique de Podemos, les nouveaux eurodéputés sont l'enseignante et militante contre les plans d'austérité dans l'éducation Teresa Rodríguez, l'ancien procureur anticorruption Carlos Jiménez Villarejo, Lola Sánchez et le scientifique Pablo Echenique-Robba.

Une fois les résultats annoncés, qui frisent les 8 % des suffrages exprimés, les sympathisants ont laissé éclater leur joie au siège de la formation à Madrid, communauté où elle a relégué IU à la cinquième place. Au cri de « oui on peut », ils ont fêté leur victoire, même si Iglesias a lancé un appel au calme : « Pour l'instant, nous n'avons pas atteint notre objectif qui est de former une alternative de gouvernement. » La tête de liste n'a pas manqué de souligner que ces 1,2 million de voix sont un « sérieux avertissement » pour le PP et le PSOE, et a promis de travailler avec « d'autres partis du sud de l'Europe » : « Nous ne voulons pas être une colonie de l'Allemagne », a-t-il lancé.

Surprise de cette soirée électorale en Espagne, le jeune parti tourne la page de ses débuts : la présentation, il y a moins d'un an, d'un manifeste dans lequel il dénonçait la « soumission des institutions aux pouvoirs économiques » et qui voulait regagner la souveraineté populaire à une époque de « profonde crise de légitimité » de l'Union européenne. « Transformer l'indignation en changement politique » : voilà ce qu'il proposait.

L'irruption d'un nouveau parti capable de séduire son électorat inquiétait Izquierda Unida ces dernières semaines, mais des tentatives de rapprochement en vue d'une candidature unique aux élections européennes ont échoué. Podemos avait posé comme condition d'alliance l'organisation de primaires ouvertes, alors qu'IU faisait le choix de soumettre une candidature aux fédérations et à une commission de 15 dirigeants. Le jeune parti a décidé d'organiser ses propres primaires, auxquelles 33 000 personnes ont participé, votant à plus de 60 % pour une candidature Iglesias.

La tête de liste, qui a terminé sa campagne vendredi « convaincu » que « la caste (dirigeante, ndlr) et ses partis » allaient recevoir « une correction des électeurs », a tenu des meetings et réunions dans plusieurs villes, en faisant un usage intensif des réseaux sociaux et en participant à des débats télévisés. « Nous avons réussi à mobiliser ce que personne n'a réussi à mobiliser : l'illusion », a-t-il déclaré au cours de son dernier meeting devant 4 000 sympathisants réunis à Madrid vendredi 23 mai.

Dorénavant, Podemos devra décider d'intégrer ou pas les groupes européens existants. Celui de la Gauche unitaire européenne (GUE), où figure le Grec Alexis Tsipras de Syriza, a sa préférence. Iglesias a répété à de nombreuses occasions sa volonté d'entrer dans le même groupe qu'IU, qu'il a qualifié de « groupe naturel » pour Podemos.

Il devra aussi décider de son avenir politique pour les prochaines échéances nationales. Iglesias a déclaré que le défi est de se poser comme alternative aux partis dominants lors des prochaines élections générales, l'année prochaine, auxquelles le parti a « vocation » à se présenter.

Quant au Parlement européen, Iglesias a souligné que parmi les premières mesures que son parti voulait défendre figuraient la baisse des salaires des eurodéputés et la “directive Villarejo” visant à lutter contre la corruption en limitant le nombre de mandats et les salaires, en durcissant le régime d'incompatibilités pour décourager le cumul mandat/responsabilités dans le privé, et en éliminant les privilèges.

Si Podemos a mordu sur l'électorat d'IU, ce parti a néanmoins triplé son nombre de sièges par rapport à 2009 avec l'élection de 6 eurodéputés (13,44 % des suffrages) ; il enregistre aussi son meilleur résultat depuis 1994. Sa tête de liste, Willy Meyer, s'est déclaré dimanche soir « triplement satisfait », assurant que « l'objectif » d'IU était atteint : « vaincre le bipartisme ». « Nous sommes déterminés à construire un nouveau projet pour le pays, et toutes les alliances de gauche sont nécessaires pour une alternative aux politiques néolibérales », a déclaré Cayo Lara, le coordinateur fédéral d'IU, évoquant ainsi une possible alliance avec Podemos. Soulignant que Rajoy avait voulu faire de ces élections un référendum, il a affirmé qu'il n'avait « d'autre légitimité que de présenter la démission de tout le gouvernement, de dissoudre l'assemblée et de convoquer des élections générales ».

Le parti X, issu lui aussi du mouvement des indignés de 2011, n'a emporté aucun siège. Emmené par l'informaticien franco-italien Hervé Falciani, il a mené une campagne électorale beaucoup plus discrète.

Laurence Rizet avec Manuel Rico, Daniel Ríos et Ibon Uría de la rédaction d'infoLibre, journal numérique partenaire de Mediapart

 

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Source : www.mediapart.fr

 

 

 

 

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 20:34

 

Source : www.mediapart.fr

 

Frédéric Lordon: «Refaire monnaie commune»

|  Par Joseph Confavreux

L'économiste est l'invité d'«En direct de Mediapart».

 

 

Frédéric Lordon, qui vient de faire paraître La Société des affects – Pour un structuralisme des passions (Éditions du Seuil), était vendredi en direct de Mediapart. Joseph Confavreux l'a interrogé sur la passion en politique et en économie, mais aussi, à travers notamment la question d'une éventuelle sortie de l'Euro et d'un détour par les monnaies nationales, sur les mésusages de l'Europe et un possible recours à la notion de Nation, qui soit à la fois irrécupérable par l'extrême droite et susceptible de réouvrir des possibilités démocratiques.

*Pour voir l'entretien, cliquer ici

 

 

Source : www.mediapart.fr
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