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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 20:54

 

Source : http://www.marianne.net

 

VIDEO - Elisabeth Badinter défend les parents homos face à la "Sainte-Famille naturelle"

 

 

 

 

Alors que François Fillon, favori du second tour de la primaire à droite ce dimanche, promet de réécrire la loi Taubira pour retirer des droits aux familles homoparentales, Elisabeth Badinter demande : "Je voudrais savoir au nom de quoi on a des leçons à donner aux autres…"

 

 

Le message est clairement adressé à François Fillon et ses partisans. Invitée de l'émission 28 minutes sur Arte ce vendredi 25 novembre, soit l'avant-veille du second tour de la primaire de la droite, la philosophe Elisabeth Badinter a défendu une homoparentalité pleine et totale face aux coups de butoir du candidat draguant l'électorat catholique :

"Pour deux raisons : un, ce n'est que justice, il y a une sorte d'égalité. Et la deuxième raison, qui est évidemment plus réaliste, c'set que je considère qu’étant donné les ravages, les malheurs, les névroses, de la Sainte-Famille naturelle, je voudrais savoir au nom de quoi on a des leçons à donner aux autres. Et moi je suis convaincue qu’un couple de femmes ou d’hommes, ou un homme et une femme, ne feront ni moins bien ni mieux que nous."

 

 

 

Ardent défenseur, avec le mouvement Sens commun issu de la Manif pour tous, de cette "Sainte-Famille naturelle", François Fillon promet lui de "réécrire" la loi Taubira qui a ouvert le mariage et l'adoption aux couples homosexuels. Son idée : remplacer l'adoption plénière aujourd'hui permise par une adoption simple, qui enlève des droits aux familles concernées.

 

>>

 

La prise de position d'Elisabeth Badinter est d'autant plus salutaire qu'en parallèle des débats de la primaire de la droite, un vent d'homophobie a de nouveau soufflé sur la France cette semaine, avec une levée de bouclier de plusieurs élus de la droite et du centre contre des affiches de prévention du VIH à destination des homosexuels…

 

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 20:31

 

 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=jG3GAlE3dgM&t=2s

 

 

Maraîchage bio sous les arbres - Denis Flores (Hérault)

 

AFAF agroforesterie

 

Ajoutée le 31 oct. 2012

Denis Flores, maraîcher bio à Vézénobres, a acheté des terres que personne ne voulait parce qu'il y avait des arbres ! Moins d'arrosage, plus de protection, plus de confort, plus de fertilité, de bons rendements : après deux années, il constate avec satisfaction que "tout ou presque pousse très bien sous les arbres." Etape suivante : le non-travail du sol !

 

 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=jG3GAlE3dgM&t=2s

 

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 20:24

 

 

Source : http://www.francetvinfo.fr

 

 

Trafic de tickets d'attente à la CAF : le reflet de la "détresse extrême"

 

 

A la Caisse d’Allocations Familiales des Bouches-du-Rhône, les files d’attente s’allongent à mesure que les dossiers s’accumulent. A tel point que certains revendent des tickets d’attente pour quelques euros.

 

 

Radio France

Mis à jour le
publié le

 

L\'éventualité d\'une fiscalisation des allocations familiales, évoquée dimanche 17 février 2013 par Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes, fait débat.

 

Des tickets d'attente revendus 4 ou 5 euros à la Caisse d’Allocations Familiales des Bouches-du-Rhône : le trafic pourrait prêter à sourire. Pourtant, il est le reflet du malaise de certains allocataires, lassés de passer de trop longues heures à faire la queue pour remplir un dossier, ou faire valoir leurs droits.

A l’appel de l’intersyndicale FO-CGT, les employés de la CAF ont d’ailleurs cessé le travail lundi 21 novembre, pour protester contre la dégradation de leurs conditions de travail.

"Un matin, je suis arrivée une heure avant l’ouverture et un homme a voulu me vendre un ticket à 5 euros, témoigne Myriam. Quand je suis allée avertir le personnel, ils m’ont répondu que ce n’était pas leur problème !"

 

115 000 dossiers en attente à la CAF

Un trafic que ne dément pas le secrétaire CGT de la CAF des Bouches-du-Rhône, Lionel Zaouati. "C’est une illustration parmi d’autres de la situation de détresse extrême de la population allocataire dans le département. Donc oui, ça existe ! Comme les files d’attentes, les gens qui patientent dès 6h30 du matin dans le froid. Il y a une situation qui est terrible !"

Dans les Bouches-du-Rhône, 40% des 390 000 bénéficiaires de la CAF ne vivent que grâce aux prestations familiales. Le moindre retard de paiement ou la suspension des droits sont donc lourds de conséquence.

115 000 dossiers sont en attente dans le département. Malgré les réorganisations de la CAF, ce chiffre est identique à celui d’il y a trois ans.

 

 

Source : http://www.francetvinfo.fr

 

 

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 20:06

 

 

GRATIFERIA (marché gratuit) de Nuit Debout

Samedi 12 novembre
de 14 h. à 19 h.
Square Antonin à Nîmes
(à proximité de La Maison Carrée)

 


GRATIFERIA
(marché GRATUIT)
…on apporte ce dont on a plus besoin,
…on prend ce qui nous est nécessaire,
…on échange, on discute de tout.

avec Animations et Goûter pour les enfants

 

NUIT DEBOUT Nîmes (30 - Gard)
SITE : www.nuitdeboutnimes.fr
tel : 06 11 41 34 4O
mail : nuitdeboutnimes@gmail.com
Facebook : Nuit Debout - Nîmes

 

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 19:04

 

Source : https://gard.demosphere.eu/rv/3649

 

 

samedi 3 décembre 2016 à 14h

 

Contre la précarité et le chômage

A l'appel des organisations, CNT 30, SOLIDAIRES 30, UL CGT Nîmes, CGA 30, NPA 30, JC nîmes, Nuit debout nîmes, CFAM, AL 30 une manifestation contre la précarité et le chômage est organisée le samedi 03 décembre à 14h00 (place Jean Robert à Nîmes).

PARCE QUE TOUT LE MONDE EST CONCERNE-E PAR LES LICENCIEMENTS, LA PRECARITE ET LE CHOMAGE, AGISSONS COLLECTIVEMENT ET DANS L'UNITE POUR LA DEFENSE DE NOS INTERETS. ENSEMBLE, NOUS POUVONS FAIRE ENTENDRE
NOS VOIX....

 

Plus d'informations: http://www.cnt-f.org/30/3-DECEMBRE-MANIFESTATION-UNITAIRE-CONTRE-…

 

Source : message reçu le 20 novembre 12h

 

 

 

 

Source : https://gard.demosphere.eu/rv/3649

 

 

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 22:37

 

Source : http://www.huffingtonpost.fr

 

 

C'EST LA VIE

"Global saumon", l'enquête choc de Thalassa et de 60 millions de consommateurs

 

La preuve par A+B que le saumon bio est plus contaminé que le saumon conventionnel.

 

25/11/2016 13:00 CET | Actualisé il y a 9 heures

Sandra Lorenzo Journaliste responsable de la rubrique C'est La Vie

 

 

Thalassa
"Global saumon", l'enquête choc de Thalassa et de 60 millions de consommateurs à regarder avant de faire ses courses

 

SAUMON - C'était en 2013, un reportage d'Envoyé Spécial jetait le trouble dans le prospère marché du saumon. Il avait ébranlé durablement la confiance des consommateurs friands du poisson à la chair rose. L'enquête diffusée ce vendredi 25 novembre dans Thalassa sur France 3, "Global saumon", ne va pas les rassurer avant les fêtes de fin d'année.

 

Deux journalistes, Isabelle Billet et Anne-Corinne Moraine sont allées visiter des fermes aquacoles en Norvège pour les saumons conventionnels et en Irlande pour les bio. Marine Harvest, l'un des piliers du secteur leur a ouvert ses portes, de l'écloserie à l'abattage. En parallèle, elles ont travaillé avec 60 millions de consommateurs pour produire des analyses indépendantes sur 25 références de pavés de saumon et de saumon fumé vendues en France.

 

 

 

Des saumons bio vaccinés à la chaîne

À première vue tout se passe pour le mieux dans ces belles fermes, aussi bien dans les fjords norvégiens que sur le littoral irlandais. Sauf que, première surprise, les saumons bio irlandais sont vaccinés à la chaîne et leur alimentation n'est pas entièrement bio. "Ce n'est pas possible", assure la responsable de la ferme interrogée.

 

La tension monte ensuite d'un cran lorsque le laboratoire indépendant auquel a fait appel l'équipe de Thalassa et de 60 millions de consommateurs dévoile les résultats des tests réalisés sur les saumons vendus en France. Les références bio sont jusqu'à six fois plus contaminées que les saumons conventionnels en métaux lourds par exemple.

 

L'alimentation des saumons change tout

Comment expliquer cette pollution? C'est aussi ce que s'attache à comprendre cette enquête. La nourriture donnée aux poissons est en cause. En voulant se rapprocher au plus près du régime alimentaire naturel des saumons, les farines animales utilisées sont réalisées à partir de poissons sauvages. Riches en protéines, elles sont, de fait, riches en métaux lourds.

Dans l'aquaculture conventionnelle, la part de farine animale est certes moins importante, mais ces saumons ne sont pas forcément meilleurs pour la santé. L'enquête évoque ainsi la présence de l'ethoxyquine, un pesticide produit par Monsanto dont on connaît très mal voire pas du tout les effets sur notre santé.

Difficile donc d'y voir très clair entre les dangers potentiels et avérés des uns et des autres. Une inquiétude que le documentaire ne parvient pas vraiment à apaiser, préférant se rabattre sur les conseils des autorités françaises: limiter la consommation de poissons gras comme le saumon à une fois par semaine.

 

 

 

Source : http://www.huffingtonpost.fr

 

 

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 21:45

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

Au procès du Flash-Ball, « deux mondes qui s’affrontent »

 

Le parquet a requis jeudi la condamnation des trois policiers poursuivis pour violences volontaires.

LE MONDE | • Mis à jour le | Par

 

 

 

 

Joachim Gatti lors du procès au tribunal de grande instance de Bobigny le 21 novembre.

 

« On ne voit ni nécessité, ni légitime défense, ni discernement, ni proportionnalité. » Jeudi 24 novembre, le procureur adjoint de Bobigny a requis la condamnation de trois policiers dont le procès se tenait cette semaine au tribunal de grande instance. Ils sont les auteurs de six tirs de Flash-Ball qui ont fait six victimes le 8 juillet 2009, à Montreuil.

Parmi elles, Joachim Gatti a perdu son œil droit à cause de l’impact de la balle en caoutchouc dont la vitesse moyenne est évaluée à plus de 300 km/h. Le procureur a requis à l’encontre de celui qui l’a blessé, ainsi qu’un autre homme au front, trois ans de prison avec sursis, autant d’interdiction professionnelle et cinq ans d’interdiction de port d’armes.

A l’encontre des deux autres policiers, dont les tirs ont surtout occasionné des ecchymoses, le parquet a requis dix mois de prison avec sursis, dix-huit mois d’interdiction professionnelle et cinq ans d’interdiction de port d’armes. Le jugement devait être mis en délibéré après la plaidoirie de la défense, vendredi 25 novembre.

« Les prévenus ont pris des risques considérables en utilisant de manière illégale leur Flash-Ball », a insisté le magistrat du parquet Loïc Pageot. Les règles en vigueur à l’époque ne les autorisaient pas à employer dans le cadre d’un maintien de l’ordre un lanceur de balles de défense, sur lequel ils n’avaient d’ailleurs plus été entraînés depuis leur première habilitation, des années auparavant.

Dans son réquisitoire, Loïc Pageot a rappelé le déroulé des faits : les quinze personnes délogées au petit matin d’une clinique désaffectée qu’ils occupaient, le repas de rue organisé le soir en protestation et, peu après 22 heures, la cinquantaine de personnes qui s’était rapprochée de la clinique. Pour éviter que les lieux soient réinvestis, la police est intervenue et a fait six blessés en l’espace de treize minutes.

Lire aussi :   Le Défenseur des droits préconise l’interdiction du Flash-Ball, jugé dangereux, lors des manifestations

 

Doutes sur le récit des prévenus

Les prévenus étaient-ils fondés à user de la force ? Les débats menés minutieusement par le président Dominique Pauthe n’ont eu de cesse de soulever des doutes sur leur récit de cette soirée d’été. Au point que le procureur s’est demandé « s’il n’y a pas eu des faux » parmi leurs dépositions et celles de leurs collègues.

La « pluie de projectiles » qu’ils ont d’abord décrite n’est plus, à force de recoupements, qu’un jet d’une à deux canettes de bière. L’attroupement offensif d’« anarchos » devient, d’après les voisins témoins de la scène, une foule plutôt éparse dont une partie reflue plus lentement qu’une autre. Les constatations faites sur place accréditent cette version, qui ne font état d’aucun bris de bouteilles ou de projectiles trouvés au sol ; d’aucun véhicule endommagé ; d’aucun blessé parmi les policiers…

L’un des prévenus a dit à la barre avoir « effectué un tir dissuasif pour rétablir l’ordre ». Un autre, qu’il avait tiré sur quelqu’un qui fuyait. Un troisième, n’avoir pas préféré user de gaz lacrymogène qui « rend inefficace l’action du policier ». Ils ont tiré parce que « c’est impressionnant, c’est dissuasif, cela fait peur », a conclu le procureur adjoint.

Le magistrat a également buté sur le fait qu’aucun des rapports rédigés ce 8 juillet par les policiers n’ait fait mention des blessés. « Comment le tireur peut prétendre ne pas avoir vu Joachim Gatti ? », a-t-il fait mine de s’interroger. Un message radio prouve a minima que le lieutenant chargé du dispositif avait été averti.

Le policier qui a blessé Joachim Gatti a aussi été pris en défaut de n’avoir pas utilisé les « organes de visée » du Flash-Ball et choisi pourtant de tirer, de nuit, sur un groupe, alors que l’imprécision de l’arme était déjà de notoriété publique. Même en visant, l’impact d’une balle lors d’un tir à douze mètres de distance peut varier de 60 centimètres. Sur les six personnes blessées, cinq l’ont été au-dessus de la zone autorisée du buste.

Lire aussi :   La «police des polices» favorable au Taser, pas au Flash-Ball

 

Une affaire-symbole jugée tardivement

Le parquet a toutefois considéré que le « manquement grave et lourd » de la hiérarchie qui n’avait procédé à aucun rappel des règles ce jour-là, constituait une circonstance atténuante. Il a aussi averti que le procès de Bobigny n’était pas celui de « l’institution policière » ou de « l’ensemble des victimes du Flash-Ball ».

Un rappel utile tant les journées d’audience se sont parfois transformées en tribune politique. Treize témoins ont ainsi été cités par les parties civiles : d’autres victimes du Flash-Ball, d’autres témoins de violences policières, à Calais (Pas-de-Calais), dans les manifestations contre la loi travail, aux abords des foyers de sans-papiers ou ailleurs.

Des témoignages parfois « superfétatoires » dira le procureur. Mais suivis avec application par le président. La marque d’une attention particulière pour une affaire-symbole qui a tardé sept ans avant d’être jugée. Dans son ordonnance de renvoi, la juge d’instruction n’avait pas manqué d’épingler l’inertie du parquet. « C’est trop long », a reconnu Loïc Pageot, jeudi.

Il a aussi prévenu que la « dérive » générale de la police décrite par les témoins « ne peut trouver dans cette enceinte » une solution.

Dans la salle, l’assistance est restée coupée en deux toute la semaine et les tee-shirts « gardien de la paix mon œil » maculés de gouttes couleur rouge sang ont semblé répondre aux hauts de marque Lonsdale – prisée par les skinheads d’extrême droite – revêtus ostensiblement par certains soutiens des prévenus.

Jeudi, la tension a atteint son paroxysme lorsque la salle a dû être évacuée puis rouverte au compte-gouttes pour s’assurer que chaque « camp » avait fait rentrer le même nombre de soutiens. Quand des policiers en civil ont eu le malheur de franchir la ligne, les protestations ont été telles – « Dehors les agresseurs » et autres « Je m’assoie pas à côté de vous » – que les plaidoiries ont été interrompues. « Il y a deux mondes qui s’affrontent ici », a estimé l’avocat d’un des policiers, Me Laurent-Franck Liénard, au sortir de l’audience. Plus tôt, le conseil des parties civiles, Me Irène Terrel, avait répété : « L’impunité crée des monstres. »

 

 

 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 21:33

 

Source : http://www.ouest-france.fr

 

Renault. Il meurt après un malaise lors d'un entretien disciplinaire

 

 

 

 

Un salarié de Renault est mort à l'hôpital après avoir fait un malaise lors d'un entretien disciplinaire.

 

Un père de famille de 44 ans, qui travaillait au Technocentre de Renault à Gyancourt, dans les Yvelines, est décédé à l'hôpital après avoir été pris en charge pour un malaise survenu lors d'un entretien avec sa direction portant sur « une éventuelle sanction disciplinaire pouvant aller jusqu'au licenciement ». Selon la CFDT, le salarié vivait « extrêmement mal » cette procédure.

Un salarié du Technocentre de Renault à Guyancourt (Yvelines) est décédé dans la nuit de mercredi à jeudi après avoir eu un malaise lors d'un entretien disciplinaire avec la direction du site.

Le salarié, âgé de 44 ans, était marié et père de famille. Il est décédé à l'hôpital Mignot au Chesnay, près de Versailles, où il avait été transporté après avoir été pris de malaise mercredi pendant cet entretien, selon ces mêmes sources.

 

Une sanction pouvant aller jusqu'au licenciement

L'entretien devait porter sur « une éventuelle sanction disciplinaire pouvant aller jusqu'au licenciement », a indiqué la CFDT, dont un délégué accompagnait ce salarié non syndiqué lors de cette entrevue. Le motif de cette sanction éventuelle n'a pas été divulgué dans l'immédiat. 

L'« entretien préalable n'avait pas pu être mené à son terme compte tenu de l'émotion et de l'anxiété ressenties, entraînant un malaise de notre collègue et provoquant son évacuation aux urgences », a précisé la CFDT dans un communiqué. 

« Immense gâchis humain »

« Notre collègue considérait cette procédure comme totalement infondée, profondément injuste et vivait extrêmement mal cette période. La lumière devra être faite sur cet immense gâchis humain et l'entreprise devra assumer ses responsabilités », a souligné le syndicat.

« C'est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de ce salarié », a indiqué une porte-parole de Renault. La direction « s'associe à la peine de sa famille, de ses collègues et de ses proches », a-t-elle poursuivi, précisant que l'entreprise avait proposé « son aide à la famille » et « un soutien psychologique à son équipe ».

Selon un représentant Sud du Technocentre, « des élus ont demandé à la direction la tenue d'un CHSCT extraordinaire demain » vendredi.

 

 

 

 

Source : http://www.ouest-france.fr

 

 

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 20:57

 

Source : http://www.lexpress.fr

 

 

Pour faire 255 kilomètres, Fillon prend l'avion

Par LEXPRESS.fr , publié le

 

 

 

 

Le Premier ministre François Fillon se rend quasiment tous les week-ends dans la Sarthe, à bord d'un Falcon de la République.

 

 

Selon France Soir, François Fillon emprunte un avion de la République à chaque fois qu'il se rend chez lui, dans la Sarthe.

Ce n'est pas interdit, mais difficilement compréhensible. Selon France Soir, le Premier ministre François Fillon prend un avion de la République, le Falcon 7X, à chaque fois qu'il souhaite se rendre sur ses terres de la Sarthe. 

François Fillon est en effet élu dans la commune de Solesmes, dans la Sarthe. Chaque weekend ou presque, selon France Soir, le Premier ministre vient se ressourcer dans son petit manoir de Beaucé. 

 
 

Pour rentrer sur ses terres, François Fillon effectue un trajet un coûteux trajet en avion. France Soir a fait le calcul: le coût des vols aller-retour effectués entre les aéroports de Vélizy-Villacoublay et d'Angers-Marcé lors d'un week-end est évalué à 27 000 euros, largement plus cher qu'en voiture ou en TGV. 

De plus, un trajet en avion n'est pas plus rapide. Un trajet en train entre Paris et Angers dure en effet 1h20, contre 1h45 pour un vol et pour un trajet en autoroute. 

Un usage de la Ve République

 

Mais François Fillon n'est pas le seul à prendre l'avion pour faire des courts trajets, 255 kilomètres en l'occurence. On sait que Nicolas Sarkozy fait pareil. Et pour cause. 

Le président de la République et le Premier ministre sont en effet tenus, "pour des raisons de sécurité", de voyager sur les avions de l'armée de l'air, même lorsqu'ils se déplacent pour des raisons privées. Dans ce cas, ils paient personnellement leur place, ainsi que celle des membres de leurs familles, sur la base d'un tarif kilométrique commercial, note France Soir

Un autre illustre personnage politique, François Mitterrand, a utilisé presque tous les week-ends le même hélicoptère pour voyager, en compagnie de sa fille Mazarine et de sa maman, entre Paris et Clermont-Ferrand.  

 

 

 

Source : http://www.lexpress.fr

 

 

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 20:34

 

 

Source : http://www.cadtm.org

 

 

Quel lien existe-t-il entre la dette et la faim ?

19 novembre par Iolanda Fresnillo

 

 

La directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI), Christine Lagarde. Image d’archive. EFE

 

Il y a quelques jours le Fonds monétaire international a mis en garde contre une dette mondiale record. Celle-ci a atteint 152 milliards de dollars durant les dernières années, soit 225 % du PIB mondial, constituant ainsi une véritable bombe à retardement qui affecte non seulement les pays périphériques de la zone euro ou les pays émergents, mais aussi la plupart des pays pauvres de la planète.

Depuis la crise de 2008, une partie des capitaux qui ont fui la zone euro ont trouvé refuge dans les pays émergents ainsi que dans les pays à faible revenu dont la croissance évoluait à un bon rythme. Le Mozambique, l’Ethiopie, le Ghana ou le Sénégal, sont, entre autres, des pays devenus attractifs pour les investissements étrangers, d’ordre publics et privés.

Les aides financières sous forme de prêts, l’apparition de nouveaux créditeurs, comme la Chine, nouveau grand créancier, ou de crédits des banques internationales voulant fuir les faibles taux d’intérêts européens, ont trouvé des clients en Afrique, en Amérique latine et en Asie. L’encours des crédits octroyés aux pays du Sud s’est multiplié depuis 2008. Certains de ces pays qui avaient vu leur dette annulée, se retrouvent ainsi à la case départ, en situation de surendettement. Il semble que personne n’ait retenu la leçon.


Les crises de la dette, les ajustements et la faim

Dans les années 80, une crise de la dette a éclaté entraînant pauvreté et inégalités en Amérique latine, en Afrique et en Asie. Les organismes internationaux ont alors fait face à la situation de la même manière que pour la crise actuelle dans la périphérie de la zone euro : austérité et plus de dettes. Le résultat a été ce que l’on a appelé plus tard la « décennie perdue », des années d’ajustements qui ont eu pour conséquence la dégradation des indicateurs sociaux dans les pays du Sud.

Au cours de la décennie 90, les mêmes politiques néolibérales ont été maintenues, le consensus de Washington s’est largement répandu et le néolibéralisme est devenu un dogme. Chaque nouveau prêt du FMI, chaque projet de la Banque mondiale, y compris les restructurations et les annulations de dette dont avaient bénéficié certains des pays les plus pauvres, sont subordonnés, jusqu’à ce jour, à l’application de plus d’ajustements, de plus de privatisations, à l’élimination des subventions, la déréglementation du marché du travail, la libéralisation des marchés financiers, la réduction des droits de douane, l’élimination des obstacles au libre-échange… En définitive, des politiques qui après des décennies de mise en œuvre ont contribué à laisser les pays sans défenses face à l’un des plus grands problèmes auquel ils doivent faire face : la faim.

En 1991, en Zambie, les crédits du FMI pour refinancer la dette ont été conditionnés par l’élimination des subventions sur les aliments et les engrais, ou les crédits publics agricoles. Des années plus tard, une évaluation de la Banque mondiale a reconnu que l’élimination des subventions sur les engrais avait conduit à une stagnation économique du secteur agricole, avec toutes les conséquences que cela implique sur la sécurité alimentaire des familles paysannes.

Un cas paradigmatique est celui d’Haïti. Dans les années 70, le pays le plus pauvre de l’hémisphère occidental avait un taux d’autosuffisance en céréales de 98 %. En 2009, il importait 82 % des céréales qu’il consommait. En 1995, le FMI a forcé le président Aristide, de retour d’exil, à réduire de 35 à 3 % les droits de douanes sur le commerce du riz. Le prêt du FMI a été la condition imposée par le gouvernement des États-Unis à Aristide pour lui permettre de rentrer dans son pays après le coup d’État de 1991.

Cette mesure a entraîné une augmentation de 150 % de l’importation du riz entre 1994 et 2003. Ce riz provient en majorité des États-Unis, il est subventionné et vendu par son gouvernement en Haïti à un prix inférieur au prix de production du riz haïtien. Aujourd’hui encore, il est plus facile et moins coûteux d’acheter du riz américain dans les marchés haïtiens que celui produit dans le pays. C’est dans les zones de production de riz en Haïti que l’on compte les plus forts pourcentages de malnutrition du pays.

Cette mesure a entraîné l’appauvrissement de milliers de familles paysannes, qui ont abandonné le travail dans les champs pour vivre dans des bidonvilles urbains. Ces mêmes bidonvilles qui en 2010 ont été détruits par le tremblement de terre et rasés il y a quelques jours par l’ouragan Matthew.

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Capture d’écran du site web www.jubileedebt.org.uk sur laquelle est représentée la dette mondiale par pays.

 

En 2006, le Mali a bénéficié d’une importante annulation de la dette de la part de ses créanciers bilatéraux et multilatéraux. Plus de 1600 millions de dettes annulés. Cet accord a été conditionné par l’adoption de mesures d’ajustement (ou de « modernisation et de croissance économique », comme on les appelle pudiquement à Washington).

Parmi ces mesures, figure entre autres, la suppression des subventions au prix du coton dont dépendaient près de 3,5 millions de personnes dans le pays. Le coton malien non subventionné a dû en conséquence entrer en compétition sur les marchés internationaux avec le coton subventionné et produit aux États-Unis ou dans l’Union européenne. Très vite, la dette a de nouveau augmenté et les paysans maliens ont continué à s’appauvrir sans possibilité de concurrencer les géants du Nord.

Au cours d’une opération « d’allègement de la dette », le Malawi a également dû suivre les instructions du FMI qui l’on conduit à la privatisation du système public de commercialisation des produits agricoles (qui permettait de conserver des stocks de céréales dans le but de faire face à des périodes de sécheresse ou à d’autres imprévus) supprimant également les subventions aux engrais.

Entre 2001 et 2005, lorsque le pays a dû faire face à une crise alimentaire, celui-ci ne disposait pas d’outils efficaces pour la surmonter. En effet, en 2002 le ministre de l’Agriculture du Malawi, Aleke Banda, a déclaré qu’en 2000, le FMI avait incité le gouvernement à vendre au moins une partie de sa réserve d’aliments afin de réduire la dette.

Le FMI a nié son implication en soutenant qu’en réalité, il avait uniquement approuvé une recommandation de la Commission européenne visant à réduire l’excédent de céréales du Malawi. Sans exercer aucune pression, a déclaré le FMI. Évidemment, quel ministre de l’agriculture africain dans l’attente d’une annulation de dette de la part du FMI pourrait ne pas tenir compte des « recommandations » de la Commission européenne et du FMI ?

Au terme du processus d’annulation de la dette sous la tutelle du FMI, en 2006, le Malawi a réintroduit les subventions agricoles favorisant ainsi l’augmentation de la production du maïs.

Et la liste ne s’arrête pas là. Dans les années 90, la Banque mondiale et ses économistes issus des meilleures universités ont recommandé à des pays tels le Vietnam, l’Ouganda, l’Éthiopie ou le Kenya d’augmenter leur production de café destinée à l’exportation. L’augmentation de l’offre a fait chuter le prix du café sur les marchés internationaux. La loi de l’offre et de la demande. Principe de base de l’économie. Les producteurs se sont retrouvés sans ressources pour s’acheter à manger, de la nourriture qu’ils produisaient pourtant avant, à la place du café.

 


La dépossession de la souveraineté alimentaire

L’on pourrait penser qu’il s’agit de cas isolés, mais ce n’est pas le cas. Depuis les années 80, la dette a été utilisée comme levier pour favoriser l’introduction de mesures néolibérales, comme la réduction du rôle de l’État et l’abandon de la souveraineté au profit des marchés, y compris la souveraineté alimentaire.

Le postulat qui consiste à concentrer les efforts sur une agriculture moderne destinée à l’exportation a détruit la capacité des paysans du monde à produire leurs propres aliments. Cette situation a ouvert les portes à l’accaparement des terres de la part des investisseurs étrangers et a laissé des millions de personnes sans accès à la terre. Dans un rapport datant de 2005, la Banque mondiale a reconnu que cette stratégie, fondée sur la promotion de l’exportation des produits agricoles de base, peut conduire à la pauvreté. Toutefois, elle n’a pas changé de stratégie.

Qu’est-ce que la dette a à voir avec la faim ? Eh bien tout semble les relier. Aujourd’hui, la dette ne constitue pas seulement une bombe à retardement pour l’économie mondiale mais également pour la lutte contre la faim. Il est plus qu’évident qu’elle draine les ressources des pays endettés, utilisées à payer les créanciers, empêchant ainsi que ces ressources soient investies dans la lutte contre la pauvreté, contre les impacts du changement climatique ou d’une sécheresse prolongée.

Mais de manière beaucoup plus invisible et sibylline, la dette est le moyen choisi pour imposer les stratégies et les mesures qui ont facilité la marchandisation et la financiarisation de l’alimentation. En définitive, la dette a joué le rôle de levier pour approfondir un modèle, le capitalisme néolibéral, qui a dépossédé des millions de personnes de leur souveraineté alimentaire.


Traduit par Trommons

 

 
 

Iolanda Fresnillo

Plataforma Auditoria Ciudadana de la Deuda (PACD) @ifresnillo @AuditCiudadana @AuditoriaBCN

 

 

 

 

Source : http://www.cadtm.org

 

 

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