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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 16:26

 

 

Info reçue par mail

 

 

Bonjour Amis indign-é-e-s !

Je me présente, Je suis Julien POTTIEZ, 31 ans né à Aubenas 07, (vous pouvez avoir plus d’informations si cela vous intéresse, sur les liens mentionné en fin de cet email, cependant je vous invite à consulter premièrement le PAD collectif)
( Certains d'entre vous me connaissent par email, de part les marches de la dignité)

Apres deux ans d’activisme en Espagne (ou je vivais depuis 6 ans) dans les mouvements tels que le 15M (Indignados), 25S (Rodea el Congreso), PAH (Droit au Logement) et 22M (Marches de la dignité),
Et suite à l’échec de notre révolution du 22 Mars, le résultat des élections européennes du 25 mai (Podemos en Espagne, parti citoyen dont je suis proche, mais non affilié, ainsi que les résultats du Front National en France), j’ai décidé de revenir en France avec l’expérience acquise, tant dans ces mouvements sociaux que de leurs structure, afin de répliquer le modèle que les mouvements ont créé avec Podemos.

L’objectif n’est pas de créer un parti Politique pour faire de la politique, la stratégie du mouvement est la suivante, des création de Cercles Citoyens (Locaux ou Spécialisés) qui auront pour tâche la conception d’un programme citoyen dans le domaine qui est le leur, dans un travail collectif et horizontale, non seulement travailler sur les mesures qui doivent selon eux être appliquées, mais également de travailler à une méthodologie concrète afin que ces mesures puissent être mise en œuvre dans notre société.

Chaque Cercles proposera ensuite un programme relevant de son domaine qui sera présenté par système de referendum interne au mouvement, chaque mesure approuvée intègrera automatiquement le programme de campagne du Parti NOUS.  Les mesures rejetées, auront un détail des raisons pour lesquelles les mesures n’ont pas été validées, afin que le cercle en Question puisse y retravailler et resoumettre sa mesure.  

Ce programme servira ensuite de programme présidentiel dont le candidat du Parti aura pour fonction de soumettre au referendum dans le cas d’une victoire. Le candidat sera Elu sous forme de primaires internes au Parti ou chacun sera libre de Participer.

Etant donné votre expérience dans votre domaine, en tant que collectif, c’est avec beaucoup d’émotion que je vous invite à participer afin de nous faire bénéficier de vos idées, si vous le désirez , partager votre travail ou même coordonner un Cercle, que cela soit à titre individuel ou du collectif.

Vous trouverez à cette adresse le PAD collectif de notre ligne politique ainsi que les premières idées de referendum et projets pour le début de ce programme. (Le programme devrait clairement vous plaire) https://parti-nous.titanpad.com/1

Ici Le site (en cours de finalisation): http://parti-nous.com/

Et finalement si vous êtes intéressé ou si vous avez le moindre doute quant aux raisons de mon engagement en politique, voici 6 entrées de blog qui explique La naissance du Parti NOUS.

Un résumé des deux ans d’expérience qui ont menés à l’ouverture de ce nouveau front (Assez long mais donne une claire idée de comment et pourquoi j’ai décidé de fonder ce Parti)

Partie 1: Du BEPC à l’inginérie
Partie 2: De l’ingénieur au SDF
Partie 3: Du SDF à l’ Activiste
Partie 4: De l’Activiste au Golpista
Partie 5: De Golpista à Révolutionaire
Partie 6 : Du Révolutionnaire à NOUS

Pour ceux qui le souhaite, mon contact facebook : Paul Pol
L’email utilisé est également mon contact.

Les contacts des réseaux sociaux du mouvement.
Le Blog: WordPress
Le Site: Parti-nous.com
Le Twitter: @NousParti
Le Facebook: Like!
Le G+: ici
L’Email de Contact

 

Si je pouvais vous demander une faveur, une seule, cela serait d'envoyer cet email a chaque activiste que vous connaissez, car ce programme dépend ENTIEREMENT sur la création d'un pouvoir citoyen, qui ne peut exister que par la participation active de chaque citoyens, et cela commence par les plus éveillés et conscient, les activistes que nous sommes.

Ceci n'est pas un projet de réseaux sociaux ou d'organisation de manifestations, l'objectif étant clair et défini, présenter pour les présidentielles (2017 ou 2022 tout dépend de l'avancement du projet) un programme écrit par les citoyens et le faire valider, légitimer, point par point, par référendum dans le but d'en finir avec ce contexte en utilisant sa plus grosse faiblesse: sa nécessité de maintenir une image de démocratie afin de garder sa légitimité.

Il est temps de réveiller les mouvements avec un projet concret et une méthodologie afin que nos idées puissent enfin rencontrée notre réalité.

Si nous pouvons imaginer ce monde de demain, nous pouvons le créer.

Cordialement, sincèrement et Fraternellement,
Julien

 

 

 

 

 

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 16:20

 

 

Info transmise par mail

 

 

Des citoyen-ne-s nîmois-e-s soucieux-ses de l'intérêt général dans la ville de Nîmes et de l'exercice démocratique au niveau local, se sont réuni-e-s plusieurs fois au sujet de l'enquête publique concernant l'extension du TCSP autour de l'Ecusson.  Chacun-e- a pu, à ces occasions, partager ses remarques, observations sur cette enquête, le projet. Et celles-ci sont très nombreuses. C'est pourquoi il est indispensable de les partager, les diffuser et inciter famille, ami-e-s, voisin-e-s, commerçant-e-s de proximité à se pencher sur cette enquête publique et d'y participer. Ce message est long mais surtout il ne faut pas se décourager...
 
Il apparaît clairement que le déroulement actuel de l'enquête publique ne s'effectue pas dans les meilleures conditions:
- des commissaires enquêteurs qui n'ont pas une connaissance précise du dossier (de 1200 pages environ) à cause de la précipitation dans laquelle l'enquête publique a été mise en place,
- un local exigu à la mairie (en réalité un bureau d'un agent de la mairie contraint de le partager avec le commissaire enquêteur) ne pouvant pas accueillir convenablement les nîmois-e-s, sans compter les changements impromptus de bureau sans aucune information pour rediriger les personnes,
- des horaires non respectés : il est possible de trouver portes closes à 17h15 alors que les dossiers sont consultables jusqu'à 18h00,
- des documents tels que des plans peuvent manquer à l'appel...
- des documents qui ne sont pas lisibles sur internet, notamment les légendes de plans, le nom des rues...
- des documents graphiques qui sont faux dans la mesure où ils ne correspondent pas à la réalité, notamment ceux concernant la trémie face à la Coupole, au niveau des arbres qui la bordent et la voie près des façades, si large sur le plan pour faire passer de futures voitures alors que dans la réalité... Vraiment faut aller voir sur place et prendre des photos, si vous pouvez bien sûr!
- Par ailleurs nous assistons à deux enquêtes publiques en une (un peu comme les boîtes de haricots dans les grandes surfaces!) c'est-à-dire celle sur le TCSP et celle des places (coûts des places : 7 millions HT). Normal?
 
Sans compter la période choisie, le début des vacances et des soldes (difficile pour les commerçant-e-s de se pencher sur le dossier actuellement) ...
 
Dans la presse les édiles de la ville et de l'agglo ont déjà annoncé que cette extension du TCSP autour de l'Ecusson se fera!
Un article de ML Gaillac dans le Midi libre ce samedi 5 juillet, page 8 à propos d'un vide grenier sur Gambetta est complété par un encart intitulé " Dernière saison"  qui annonce qu' "un dimanche des halles à Gambetta se poursuivra les 10 août, 14 septembre, 12 octobre. Avant de baisser le rideau, les engins de chantier envahissant le secteur dans le cadre des travaux visant à prolonger la ligne du trambus". 
  
Comment ne pas mieux influencer, décourager les nîmois-s-e-s de se rendre à une enquête publique qui bat son plein?
 
Il est possible de se taire, de ne rien faire et de continuer à subir... Qui ne dit mot consent !!!! Or, la consultation des documents met à jour erreurs et incohérences qui laissent présager des lendemains qui déchantent pour le centre ville... A moins que ces lendemains fassent déjà partie d'aujourd'hui !  La mise en place du bus chenille et le contexte de crise économique ont des conséquences graves actuellement sur le commerce de proximité du centre ville... A croire que la volonté politique de cette ville c'est d'imposer un paysage truffé de Carrefour City et de restaurants... Pour le reste, il suffit/ra de prendre le bus chenille pour se rendre dans la zone commerciale au "doux" nom anglicisé lui aussi de Family Village...ou un truc dans ce genre...
 
Aspirer à une voirie correcte qui permette à tous et toutes de circuler à pied, à vélo, en fauteuil, dans l'ensemble de la ville ne doit pas devenir un vœu pieux.  Cette demande est d'autant plus forte qu'elle a été induite par un abandon/un laisser faire/ une absence d'entretien régulier qui a entraîné sa dégradation. Mais doit-on forcément en passer par la mise en place d'un bus chenille qui va coûter au bas mot 20 millions d'euros HT et une réfection des places à 7 millions d'euros HT avec, au passage, des éclairages à la pelle alors qu'une réflexion autour de la consommation énergétique est en cours (des villes ont déjà pris la décision, minime soit, de ne plus éclairer toute la nuit leurs monuments...)?  Serions-nous devenu-e-s des animaux nocturnes?... Le premier magistrat de cette ville a déclaré il y a quelques semaines dans le "bulletin municipal", que Nîmes avait comme atout principal, hormis les monuments romains bien sûr, son sens de la fête ! Quelle magnifique vision politique ! C'est vrai que les habitant-e-s, commerçant-e-s sont à la fête en ce moment... Notre bonne ville marchandisée est, à coup de millions d'euros, uniformisée, transformée en décor à photographier, y compris ses habitant-e-s... Quel intérêt "général" sert ce projet "formidable" ou bien cette farce grotesque/sinistre? Aux habitant-e-s, aux commerçant-e-s, aux ...? Les éléments de réponse se trouvent dans le dossier de l'enquête publique...
 
Il devient indispensable, vital de s'exprimer sur ce projet au cours de cette enquête (qui se termine le 18 juillet inclus!).
Pour consulter le dossier sur internet, c'est là :
 
POUR RAPPEL:
1.    Il est important de rédiger son simple avis et/ou son propre texte avec ce que l'on a compris/perçu du dossier, du projet, en son nom propre. Les copier/coller, les lettres types seront rejetées...Il faut écrire textuellement son avis favorable ou défavorable au projet sur le cahier, car cela est décompté. cf. le rapport d'enquête des commissaires enquêteurs sur le premier projet TCSP : http://animestoi.midiblogs.com/media/02/02/3203004428.pdf 
2.    Il est possible d'envoyer un courrier postal au siège de l'enquête à Mr le Président de la commission d'enquête DGA Mobilité-Direction des investissements Transport PCSP Section 1 de l'extension Nord de la ligne 1 de TCSP avec un BHNS  Hôtel d'agglomération 1, rue du Colisée 30947 Nîmes
3.    Il est possible d'écrire plusieurs fois dans le cahier parce que les observations peuvent évoluer, s'ajouter au fur et à mesure de la prise de connaissance des documents,
4.    Il est possible d'ajouter des documents (plans, photos, articles etc...) dans une pochette à part mais bien le stipuler sur votre écrit (ci-joint tel document etc...).
 
 
INFOS, QUESTIONNEMENTS ET MATIERE A PENSER
1.    Définition d'un TCSP (d'après la Circulaire no 2001-51 du 10 juillet 2001) http://www.bulletin-officiel.developpement-durable.gouv.fr/fiches/BO200114/A0140054.htm : Le TCSP est caractérisé par la continuité du haut niveau de service offert (fréquence, régularité, capacité, vitesse commerciale...) garantissant aux clients un service de qualité, caractérisé par une bonne vitesse commerciale et une régularité de passage sur toute la longueur d’une ligne. Cette qualité de service est obtenue grâce à des emprises réservées au transport collectif, inutilisables et non franchissables par les voitures particulières sur la majeure partie du tracé, mais aussi grâce au système d’exploitation spécifique qui l’équipe (système d’aide à l’exploitation et à l’information, équipement des stations, régulation centralisée ou non). Ne sont considérés comme TCSP que les opérations réalisées par barreaux complets de plusieurs kilomètres. Il s’agit d’un système de transport public de voyageurs, utilisant une voie ou un espace affectés à sa seule exploitation, bénéficiant généralement de priorités aux feux et fonctionnant avec des matériels allant des autobus aux métros, en passant par les tramways. 
 
Le bus chenille va partager sa voie avec des autres bus, des véhicules de livraison...

 
6.    Est-ce que quelqu'un a compris l'histoire de la plateforme partagée? S'agit-il de la voie partagée ou des arrêts partagés? Si les arrêts ne sont pas partagés, où et comment vont se faire les arrêts des bus qui circulent sur la même voie que le TCSP, étant donné la présence des arbres sur les bas côté, arbres qu'il est absolument interdit par le Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur (PSMV) d'abattre?  
Les arrêts du TCSP ne coïncident pas du tout avec les arrêts des bus qui tournent dans le même sens. Au passage ce ne sont pas les mêmes bus qui tournent avec le TCSP tout le long du trajet: par exemple au niveau de la Maison Carrée et plus haut ce sont les lignes 8 et 10 qui accompagnent le TCSP, alors que en bas du Bd Victor Hugo, devant Daudet, ce sont les lignes 4, 6 et 10 (si je me souviens bien) ;nous avons eu beau chercher sur le plan, nous n'avons pas trouvé à quel niveau du boulevard se fait l'échange. 
 
 
2.    Le projet : ses objectifs : (TOME A, p11) et  son Intérêt général  (TOME A, p 18- 20)
-        maîtriser le flux automobile en organisant le report modal
-        gains environnementaux
-        gain de sécurité
-        gains de temps gains économiques et social
-        développement urbain et requalification 
 
Est-ce que l'extension répond aux critères et aux objectifs?
 
3.    Le bus chenille va rouler en contresens. Il paraît que dans les années 80, il y a eu une expérimentation avec les bus et qu'il y a eu ... un mort. L'expérimentation s'est arrêtée là. Peut-être avez-vous des docs (articles de journaux ou autres) pour informer les commissaires enquêteurs et compléter l'enquête!
Et si quelqu'un peut prendre des photos des véhicules de livraison le matin sur les boulevards surtout du côté du futur tracé de l'extension... et les ajouter au dossier. Pas gagner ce véritable contre sens!
 
 
4.    Pertinence du tracé. Quels sont actuellement les principaux points d'engorgement sur l'ensemble de la ville? Sont-ils réellement autour de l'Ecusson? N'y en a-t-il pas d'autres très importants ailleurs? C'est important de les repérer et de les comparer avec le tracé que l'on nous propose!
    Quel sera le prochain goulot d'étranglement : le boulevard Gambetta avec plus que deux voies au niveau de la trémie face à la Coupole!
 
Le bilan du 1er tronçon du TCSP sur les flux de circulation n'apparaît pas. A-t-il été réalisé au moins? Est-ce que les flux de circulation ont vraiment diminué depuis l'apparition du bus chenille? L'enquête ménage déplacement qui devrait être une base pour effectuer le choix des tracés se fera en ... novembre 2014! Cf. le bulletin de l'agglo: http://www.calameo.com/read/0017848436197e42114b6
 
Dans le rapport d'enquête des commissaires enquêteurs sur le premier projet TCSP (p39) : http://animestoi.midiblogs.com/media/02/02/3203004428.pdf, une question avait été posée :
Question : "Toujours autour de l’Ecusson, la suppression des couloirs réservés pour les lignes du réseau TanGo et donc leur cohabitation avec les V.P. va entraîner, inexorablement, une réduction de la vitesse commerciale et donc de la fréquentation des autres lignes".
La réponse de Nîmes Métropole:
"En effet, la suppression des couloirs peut entraîner une réduction de la vitesse commerciale qui peut avoir un impact sur la fréquentation mais aussi sur les coûts d’exploitation. Cette décision n’est pas donc figée et Nîmes Métropole réalise actuellement et courant septembre, avec la reprise des flux normaux hors périodes de vacances, une étude complémentaire qui prendra en compte le maintien ou non des couloirs bus en fonction des réductions de flux en provenance du boulevard Amiral Courbet suite à la modification future du plan de circulation d’AEF. Cela permettra de déterminer précisément ces impacts, et faire un chiffrage de cette perte de temps éventuelle et de ses implications". 
Où est cette étude complémentaire ? Quand a-t-elle été effectuée (si elle l'a été) et comment?  Quels en ont été les résultats?

5.    Intermodalité : TOME C p32 pas de passage par la gare et aménagement d'une voie modes doux entre le parking relais A54 et Caissargues c'est-à- dire :
-        En guise de réponse au prolongement de la ligne du TCSP de la sortie d'autoroute jusqu'à  Caissargues qui a été fortement demandé, c'est une voie piétonne et cyclable de plus de 500 m qui va être installée. Allez les habitants-e-s de Caissargues et (d'ailleurs?) toutes et tous à la marche à pied ou au vélo pour aller prendre le trambus! En revanche, le TCSP fera le tour de l'Ecusson.
-        Le TCSP ne passe toujours pas par la gare où il faudra faire 500m pour la joindre à pied de la station la plus proche. Il suffit de regarder sur le plan pour s'apercevoir que 500m c'est une distance qui relie tous les points du secteur sauvegardé piéton, aux arènes.
 

 

7.    Devinette. Combien de stations et de combien de mètres sont-elles espacées ???
Distance entre les stations : Feuchères Esplanade - Amiral Courbet 300 m; Amiral Courbet porte auguste 250 m Gambetta Coupole 470 m Maison Carré 375 m Arènes 409  puis 436 m avec l'Esplanade (vous pouvez regarder TOME A p 11). A votre avis ça va favoriser les modes doux (vélo, marche à pied) ou le TCSP? 
 
 
9.    Des chiffres et encore des chiffres : Après les 7000 voyageurs par jour, on attend toujours l'étude (et sa méthodologie) d'où ils tirent ce chiffre. Dans le TOME C p84 on nous prédit  grâce à la configuration avec ses 6 stations 12080 voyageurs/jour! 
 
10. Si vous avez des exemples de trajet qui avant nécessitait un seul bus (comme l'axe villages du sud- gare) et maintenant en nécessite plusieurs dont le TCSP, merci de les relever, les communiquer, et les diffuser... Idem pour les lignes TANGO qui ont été supprimées, raccourcies... Voir directement avec les conducteurs pour celles et ceux qui en connaissent. Dans le même ordre d'idée, creuser pourquoi la Citadine (navette qui circulait autour de l'Ecusson) a été supprimée en 2013...Des arguments justifiant cette suppression qui vont à l'encontre même du TCSP autour de l'Ecusson!  TOME C p67
 
11. Le prix du TCSP, tout un programme et un document officiel de deux pages à lire avec attention et sur lequel apparaît des chiffres complètement erronés en ce qui concerne le TCSP de Nîmes, tout ça pour bénéficier des subventions! Actuellement le TCSP coûte environ 20 millions du km. Il est évalué à moins de 3 millions d'euros le km dans ce document. 
 
D'ailleurs c'est intéressant de demander aux commissaires enquêteurs (à moins que vous ne trouviez tout dans les documents) le budget et le financement précis de ce nouveau projet...Parce que dans le dossier, ce n'est pas précisé.
 
Quel est le véritable coût de fonctionnement (dont l'entretien) de cette nouvelle ligne qui sera partagée par le bus chenille, d'autres bus, les véhicules de livraison?  Quelle va être la durée de vie de cette piste?
 
12. Ah les arbres, ces merveilleux arbres que l'on retrouve en intro, à chaque page (ou presque)... Et dire qu'avant ce n'était pas possible de les conserver... Mais que va-t-il se passer pendant les chantiers au niveau des tranchées? Surtout celles de 1,80 m. Il y a des docs qui montrent que ces tranchées finissent dans les arbres. Et pourtant on nous parle de la Charte de l'arbre. Mais pas du règlement de voirie et de son article 18 à propos de l'arbre urbain. Pour vous rafraichir la mémoire et inspirer votre écrit :
Or les travaux de voirie ne sont contrôlables qu'une fois les travaux commencés!
 
Ah et puis l'étude phytosanitaire qui va suivre où les arbres dangereux seront abattus, les autres élagués... L'élagage, on a vu ce que cela a donné les dernières fois! TOME C, p 269
 
 
13. Pour le "fun" et les fans de Jeanne d'Arc,  où elle va-elle atterrir? Quant à Auguste et sa porte, il est hors projet, pourquoi?
 
14.  Ah oui, pour info, le bus chenille roule toujours au gasoil. Quel choix pertinent n'est ce pas? C'est visionnaire quand même quand on sait que cet hydrocarbure va venir à manquer, que les prix risquent de monter ou tout du moins fluctuer?
Et pour la santé en centre ville c'est quand même le top avec l'émission des particules fines de diesel et leur effet cancérigène. Ah oui d'ailleurs dans le tome C p 232 (si si si allez voir!) on peut remarquer que les concentrations de particules n'ont pas diminué aux heures de pointe. Ça peut être intéressant de se faire expliquer ces beaux schémas par les commissaires enquêteurs...
Mais aussi d'appeler Air Languedoc pour savoir quelle est la situation actuelle de Nîmes, est-on en dessous, au-dessus des seuils d'émission, quelles sont les normes à ne pas dépasser (doses, nombre de jours). http://www.air-lr.org/ 
 
Cette question est très importante car d'après l'étude d'impact (TOME C p53) voici ce qui est noté :
 
 "Toutefois, localement et occasionnellement des heures de pointe, la fluidité d'écoulement du trafic pourra être affectée sur certains secteurs (Est de l'église St Bauille, bd Gambetta en amont de la trémie du parking Coupole, Square de la Bouquerie et accès à la cité Foulc).
Ainsi, la stratégie de régulation mise en place autour de l'Ecusson permettra  d'écouler les trafics routiers futurs, malgré une légère dégradation des "remontées de files en heure de pointe"...
 
15. Ce projet s'inscrit dans un "programme" (cf. TOME C : 75) dans lequel l'extension n'est qu'une étape provisoire à un plan d'ensemble comprenant le prolongement de la ligne qui desservira Hoche Sernam et un tramway qui desservira l'axe est-ouest. Si vous avez des éléments précis (comment sont réglées les difficultés relevées par les riverains de Faïta par ex...) merci de les relever, les communiquer, et les diffuser...L'achat de hangars à l'armée par la mairie a été évoqué, est-ce que quelqu'un en sait qq chose?
 
16. Effets sur l'activité économique, en particulier les effets sur les commerces pendant la période des travaux du TCSP TOME C p46. Lesquels auront les "reins" suffisamment solides pour résister à la baisse d'activité et aux pertes économiques qui en découleront, lesquels pourront survivre jusqu'aux indemnisations? Nous avons un bel exemple avec la rue désertique et désertée de la République que le passage du bus chenille devait redynamiser!
TOME C p63 Sombres perspectives pour le centre ville avec les effets cumulés par les différents chantiers (TCSP, Musée de la Romanité, Hoche Sernam).
17. Une p'tite dernière mais cette liste n'est pas exhaustive. Comment vont se faire les livraisons sur la partie intérieure des boulevards de l'Ecusson? Pas de problème!  Les voitures, camions(?) de livraison rouleront sur les beaux trottoirs tout neufs...

En guise de conclusion provisoire...
Etant donné les multiples erreurs et le non respect du PSMV actuellement dans le dossier de l'enquête publique, des recours juridiques sont envisagés sur le permis d'aménager qui est obligatoire pour des travaux sur l'Ecusson.

Où se déroule l’enquête ?

Le dossier intégral est consultable sur place aux heures d’ouverture :
  • Hôtel d’Agglomération de Nîmes Métropole
    3, rue du Colisée, 30947 Nîmes.
Du lundi au jeudi de 8h à 12h30
et de 13h30 à 18h15, le vendredi de 8h à 12h30 et de 13h30 à 17h.
Accessible aux personnes à mobilité réduite.
  • Mairie de Nîmes
    Place de l’Hôtel de ville, 30000 Nîmes.
Du lundi au vendredi, de 8h à 18h.
Un registre est à votre disposition pour recueillir votre avis.

Où s’informer ?

  • Expositions :
    • Hôtel d’Agglomération de Nîmes Métropole
    • Mairie de Nîmes
  • Site internet de Nîmes Métropole : www.nimes-metropole.fr (espace dédié au projet de tram’bus.)

  • Permanences de la commission d’enquête

Lieux     Dates   Heures Hôtel d’Agglomération de Nîmes Métropole Lundi16 juin 9h-12h Mairie de Nîmes Lundi16 juin 9h-12h Mairie de Nîmes Samedi 21 juin 9h-12h Hôtel d’Agglomération de Nîmes Métropole Mardi 24 juin 15h-18h Mairie de Nîmes Jeudi 26 juin 14h-17h Mairie de Nîmes Samedi 28 juin 9h -12h Hôtel d’Agglomération de Nîmes Métropole Mercredi 2 juillet   9h-12h Hôtel d’Agglomération de Nîmes Métropole Vendredi 4 juillet 9h-12h Hôtel d’Agglomération de Nîmes Métropole Mardi 8 juillet 15h-18h Mairie de Nîmes Jeudi 10 juillet 15h-18h Mairie de Nîmes Mercredi 16 juillet 9h-12h Hôtel d’Agglomération de Nîmes Métropole Vendredi 18 juillet 14h-17h Mairie de Nîmes Vendredi 18 juillet 14h-17h



 

 


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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 16:10

 

Texte d'un indignés de Nîmes

 

 

Pour vous remonter le moral avant les vacances :-) .


Ceci n’est pas une crise mais une escroquerie…

 

Il est une erreur perspective fatale à tout raisonnement « social-démocrate » : l’anomalie ce n’est pas le régime actuel du capitalisme dit ultra-libéral dérégulé et mondialisé. Ce que l’on nomme « l’ Etat Providence », le « modèle social européen », le compromis type « Conseil National de la Résistance » est la vraie parenthèse historique qui, après guerre, un temps, et parce que la société construite par le capitalisme ayant accumulé des tensions sociales colossales n’offrant d’autre issue qu’une longue guerre (I et II) d’une sauvagerie inouïe s’était en quelque sorte auto sabordée, permettant, via la destruction du patrimoine, un certain partage des richesses, une remise à plat partielle des inégalités, un hoquet vers le haut de l’étroit ascenseur social.

 

Il est retombé. La parenthèse est désormais refermée, nous sommes revenus en régime « normal », aux tendances  fondamentales du capitalisme. Celui-ci n’est pas en crise, il prospère plus que jamais. Par le consentement à la servitude consumériste et salariale il porte à très court terme des perspectives rassurantes, promettant d’assurer confort et divertissements sans cesse renouvelés à la multitude. Sa victoire est totale dans la colonisation des imaginaires et des affects. Ses contradictions mensongères ne sont pourtant aucunement résolues, c’est ce qu’il parvient à masquer le mieux.

 

Car non seulement il n’y a pas place pour tous, dix planètes n’y suffiraient pas, mais la redistribution est naturellement, par construction, fondamentalement vouée à être totalement de plus en plus inégalitaire. Il y a bien un gâteau qu’on nous fait fabriquer mais il n’est pas destiné à être partagé. La victoire mène à la destruction inéluctable, les promesses sont creuses, il n’y aura pas de compromis, nul ne créera jamais un « capitalisme à visage humain ». Il y faudrait une autre guerre…À  l’âge de l’atome, « Guernica » étant la norme à minima, c’est un pari sans issues.

 

Penser nostalgiquement à ce que l’on se raconte qu’il fût, un temps de progrès technologique et humain, nier la réalité telle qu’elle est mène à la collaboration active, cynique ou aveugle. Il n’est qu’à suivre les étapes de la fuite en avant de la pensée « socialiste ». C’est une sorte de « syndrome de Stockholm ». Prise en otage, ne voulant envisager d’échapper à son ravisseur, la social-démocratie est contrainte à l’adorer. Ne pouvant le détruire, elle s’en fait l’ardente propagandiste, ultime justification à son impuissante persistance à exister encore.

 

Il y a donc double escroquerie dont le discours sur « la crise » est le pivot essentiel. La crise c’est le capitalisme. Par ailleurs, ni « l’austérité », ni la dérégulation du travail et la déréglementation des échanges, ni la recherche désespérée d’énergies nouvelles, ni les investissements pharaoniques dans des grands travaux inutiles ne sont remèdes à la « maladie » mais aggravation évidente des causes. Il n’y aura pas « inversion de la courbe du chômage », si par hasard elle advient c’est que le travail aura été ramené à sa nature première, l’esclavage. Il n’y aura pas de « retour à la croissance », les profits n’ont cessé de croître et ils croissent actuellement si vite pour certains qu’à court terme, réellement, 1% des humains possèderont 99% des ressources et des biens, y compris les biens communs, le vivant, la terre, l’air… la « lumière ».

 

Si elle est impuissante face au dieu qu’elle a crée, avide de toujours plus de sacrifices, la « social démocratie » n’est pas inutile. Elle sert de refuge à tous les indécis, les tièdes qui n’ont pas encore compris que « ménager la chèvre et le chou » c’est inéluctablement laisser dévorer le chou. Elle fournit, contre pourboire dérisoire, les figurants et le décor, le village Potemkine, le Disneyland béat qui repeint en rose les wagons plombés dans lesquels nous montons passivement, résignés à croire qu’ils nous mènent vers l’avenir, n’osant imaginer la destination finale que nos yeux nous montrent pourtant, les SS, les nervis et les kapos, la schlague et les chiens.

 

Temporairement à l’abri de l’orage dans une paillote louée (cher) sur la plage, nous n’osons, de peur de nous mouiller, quitter l’abri, fuir dans les collines le tsunami qui arrive.

 

Seule certitude, nous allons être « douchés »…

TINA, Indigné-e-s de Nîmes

« Stop that train and leave it » (dans cet ordre...). B. Marley

 

 


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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 21:11

 

 

Source : www.agoravox.fr


 

par ZEN (son site) vendredi 4 juillet 2014 -  

Capitalisme financier criminogène

 

 

 

 Criminogène ? 
 Ah bon ? pourtant les bonnes nouvelles s'accumulent.
 Enfin, si on peut dire...
 Pour la plupart des grandes banques et des groupes financiers, l'année a été bonne : un bénéfice record pour  les 1.000 premières banques de la planète. Champagne !
 Comme en 2012, un grand cru.

 Sauf que....derrière cette façade comptable en trompe l'oeil se cachent de nouveaux risques.
 Les banques sont toujours les championnes de l'opacité.
Pire, le monde financier en général est grangrené par la fraude.
 Ce ne sont pas de dangereux extrémistes, de méchants gauchistes, de naïfs Robin des bois, de vilains complotistes ou des attérés qui l'affirment.
 Mais des économistes critiques, qui n'ont pas ou plus le nez dans le guidon des petites ou grandes affaires et ne sont pas ou plus guidés par la peur ou l'intérêt.
 Tous se sont penchés sur les mécanismes bancaires que la crise a révélés et qui ne sont pas réglés sur le fond, malgré quelques toilettages de surface, à grand renfort de bruyants G8 à l'usage de l'opinion déstabilisée.

 ____________ Paul Jorion n'est pas le seul à analyser le problème.
 Issu du sérail, le banquier Naulot, en a fait état dans un libre récent.
 Un peu plus tôt, le magistrat Jean de Maillard a montré par le détail comment la fraude est un rouage essentiel du système financier tel qu'il fonctionne depuis un certain nombre de décennies dans les échanges mondialisés. Un étude qui se heurte à une grande indifférence de la part des milieux concernés, des marchés financiers hors-sol, avec leur dysfonctionnement structurel, ce qui n'est pas étonnant.

    Un ancien trader fait de son côté une critique sans concession d'un système qu'il connaît bien, même s'il ne va pas jusqu'à remettre en cause certains fondements.
 "Compte tenu de ce parcours, le brûlot qu’il vient de publier sur « les dysfonctionnements des marchés financiers », titre de l’ouvrage, n’en est que plus éclairant sur les causes de la dernière crise et sur les motifs qui expliqueront la prochaine Car toutes les leçons n’ont pas été tirées et les risques existent toujours ; ils ont juste été déplacés des banques vers les marchés. Or, « pour être tranquille en matière systémique, il faudrait supposer que ces risques seront mieux supportés par les acteurs de marchés. On peut en douter », commente l’auteur. Rien n’est donc réglé..".

 Certains banquiers s'en prennent eux aussi à un dévoiement qu'ils ont pu observer et qu'on n'a pas fini de décrypter.


 Mais leurs voix comptent si peu... 
 Jeau-François Gayraud, spécialiste de grande criminalité, dans une analyse approfondie et sans concessions évoque, lui, le nouveau capitalisme criminel, aux déviances frauduleuses, inédites dans l'histoire, jusque dans les pratiques obscures du trading haute fréquence. La régulation, dérisoire, n'y a pratiquement aucune influence.
 Déni et aveuglement (parfois complicité) sont les attitudes générales des agents dits régulateurs ou politiques en charge de veiller à cette économie particulière, souvent souterraine, le plus souvent opaque, parfois mafieuse, jouant contre l'économie réelle, qu'elle devrait servir. 

   Franklin Delano Roosevelt aurait-il eu la même mansuétude vis à vis du gouvernement des banques, dont le pouvoir a été à peine écorné ? Roosevelt qui disait publiquement : "...Nous avons dû lutter contre les vieux ennemis de la paix – le monopole industriel et financier, la spéculation, la banque véreuse, l’antagonisme de classe, l’esprit de clan, le profiteur de guerre. Ils avaient commencé à considérer le gouvernement des États-Unis comme un simple appendice à leurs affaires privées. Nous savons maintenant qu’il est tout aussi dangereux d’être gouverné par l’argent organisé que par le crime organisé. Jamais dans toute notre histoire ces forces n’ont été aussi unies contre un candidat qu’elles ne le sont aujourd’hui. Elles sont unanimes dans leur haine pour moi – et leur haine me fait plaisir. Je peux dire que lors de mon premier mandat ces forces menées par l’égoïsme et la soif du pouvoir ont trouvé un adversaire à leur hauteur. J’aimerais pouvoir dire à l’issue de mon deuxième mandat qu’ils ont trouvé leur maître..."

__Les banques, ayant tant reçu des Etats, ne disent même pas merci, les ingrates !
 Elles continuent même à spéculer en douce, comme la plus importante de toutes, qui donne l'exemple, en toute légalité, Goldman SachsElles ne risquent pas trop d'être inquiétées : on a tant besoin d'elles ! Too big to fail and to jail...Elles ne souhaitent qu'une chose : qu'on continue à les laisser faire.
 Comme le remarquait, outré, un ancien directeur de la Banque Mondiale :
 "Les banques sauvées grâce à l'argent public se retournent vers ceux qui les ont sauvées en disant : payez vos dettes ! Leur arrogance est inacceptable " (J Stiglitz)
 Ou, comme disait son célèbre compatriote :
         « Le gouvernement devrait créer, émettre et favoriser la circulation des monnaies et des crédits nécessaires à la satisfaction du besoin de dépense du gouvernement et du besoin d’achat des consommateurs.L’adoption de ces principes doit permettre aux contribuables d’économiser le paiement d’un gros volume d’intérêts. L’argent cessera de gouverner et se mettra au service de l’humanité.  » (Abraham Lincoln)

 

 

 

 

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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 20:54

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

EDITO - La Zad n’est qu’un commencement

Hervé Kempf (Reporterre)

samedi 5 juillet 2014

 

 

Dans la lutte de Notre-Dame-des-Landes est née une formidable expérience d’alternative à la société capitaliste : la Zad. Quel est son avenir ? Assurer la victoire, résoudre la question de la terre, soutenir les terrains où l’on se bat contre la volonté folle de destruction du monde.


Quel pourrait être l’avenir de la Zad et quelles sont les questions qui se posent à ceux qui y vivent et à ceux qui s’en sentent proches par la pensée, l’amitié ou la solidarité ?

Un premier point essentiel est que la page n’est pas encore tournée, la victoire n’est pas encore acquise. Certes, Jean-Marc Ayrault n’est plus Premier ministre et l’intérêt des pouvoirs pour le projet d’aéroport est très limité. Certes, le lancement par la Commission européenne en avril dernier d’une procédure d’infraction contre la France sur le dossier de Notre Dame des Landes est un coup très dur porté aux promoteurs du projet. Certes de nombreux indices permettent de penser que ces promoteurs se fatiguent et perdent de leur énergie.

La victoire n’est pas acquise

Mais une chose frappe dans l’état actuel de déliquescence du capitalisme, c’est qu’il déploie une énergie stupéfiante pour se maintenir malgré le délabrement généralisé qu’il provoque tant dans la vie de la biosphère que dans le champ des relations humaines.

Par exemple, on aurait pu penser qu’après l’échec subi en Europe dans la tentative d’imposer les OGM et qu’au vu des conséquences néfastes de leur culture maintenant visibles aux Etats-Unis ou en Argentine, la bataille contre les OGM était gagnée. Eh bien non. A peine le front des opposants aux OGM a-t-il paru s’affaiblir que les multinationales et les zélateurs des transgéniques sont repartis en Europe à l’assaut.

Les capitalistes, les productivistes, les croissancistes, les dominants, appelez-les comme vous voulez, n’abandonnent pas un terrain tant qu’on ne leur a pas fait rendre gorge. L’impunité dont ils jouissent aujourd’hui dans la gestion du système social planétaire fait que, s’ils sont contraints de reculer face à une résistance particulière, ce recul n’est que temporaire.

Donc, l’avenir de la Zad doit rester celui de la lutte, de la vigilance, de la résistance, dans une veille d’autant plus difficile que l’adversaire semble s’assoupir et que l’attention du public se détache de l’enjeu. Pour assurer la victoire, il faut se persuader qu’elle n’est pas acquise.

Prototype d’une société à venir

Une deuxième perspective sur l’avenir de la Zad est que celle-ci approfondisse son caractère enthousiasmant de prototype d’une société à venir. Que, soulagée de la pression policière et politique – même si, on l’a vu, il faudra rester constamment en alerte -, s’y épanouissent toutes les potentialités de vie en commun émancipée de l’esprit de compétition et de cupidité qui imprègne la société dominante.

Ceux qui vivent sur la Zad sauront dire comment, au quotidien, ils explorent ensemble et rendent réelles ces potentialités.

Si je pense ici aux relations humaines, le travail sur le bien commun doit aussi porter sur un enjeu politique difficile : il s’agit de la question de la terre. Les terres de la Zad sont pour l’instant la propriété du Conseil général et leur utilisation pérenne reste incertaine.

Le partage des terres

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 20:33

 

 

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Notre Dame des Landes : Si vous avez loupé les derniers épisodes...

Nicolas de La Casinière (Reporterre)

samedi 5 juillet 2014

 

 

 

A l’occasion du grand week-end d’opposition au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, rappel des rebondissements qui ont marqué la lutte depuis un an.


Notre Dame des Landes : le nom de ce bourg campagnard de Loire-Atlantique est devenu un emblème des résistances durables aux grands projets d’infrastructures, écologiquement néfastes, opérant des alliances entre États et multinationales.

Le nom de la bourgade a été mis au devant de la scène par l’opération César* en octobre 2012 censée expulser la ZAD, le périmètre envisagé pour implanter le projet d’aéroport. La tentative d’évacuation des occupants a tourné au fiasco militaire.

Ce qui a déclenché une mobilisation nationale, avec quelque 40 000 personnes participant en plein mouillasse d’hiver, à une manifestation illégale de reconstruction des cabanes détruites.

Jean-Marc Ayrault, alors Premier ministre temporisait en annonçant le 24 novembre 2012 la création de trois commissions, chargées de réinstaurer le dialogue et de se pencher sur les questions environnementales et agricoles. Si la première d’entre elles a entériné le bien fondé du projet d’aéroport, la commission scientifique a vivement critiqué ce qui est prévu pour le déplacement d’espèces protégées, le manque de respect de la loi sur l’eau, les méthodes de compensation de la destruction de terres agricoles… Une critique entérinée par le Conseil national de protection de la nature

Le préfet a mis fin en mars 2013 à la présence policière permanente sur la Zad. Les opposants ont commencé à y lire le signe d’un éventuel abandon du projet. Mais tant que la déclaration d’utilité publique du 9 février 2008 n’est pas officiellement abrogée, le projet reste officiellement sur les rails. En attendant, le projet accumule plus d’un an et demi de retard vis-à-vis du dernier calendrier annoncé.

Que s’est-il passé depuis le rassemblement de l’été dernier ?

- Sur le plan administratif : préalables et optimiste en béton

Des arrêtés préfectoraux ont été publiés le 21 décembre 2013, ouvrant des dérogations à la loi sur l’eau et au déplacement d’espèces protégées, normalement interdits. Ils ont été présentés comme les dernières étapes administratives avant l’arrivée des bulldozers pour le début des travaux. Mais aucune tentative de démarrage de travaux publics n’a suivi.

En janvier 2014, optimiste, Nicolas Notebaert, président du consortium Vinci-AGO (Aéroport du grand ouest) annonce un début des travaux « sans doute avant l’été » (2014). Le préfet affiche alors la même échéance, omettant le « sans doute ».

En février 2014, l’État lance l’appel d’offres pour les travaux du barreau routier, prévu pour desservir le site du futur aéroport et le raccorder aux grand axes routiers Nantes-Rennes et Nantes-Vannes.

En avril, le Conseil national de protection de la nature émet un avis défavorable à la destruction du campagnol amphibie, espèce protégée présente dans la zone humide de Notre-Dame des Landes, mais oubliée par l’inventaire officiel qui a servi à l’enquête publique.

- Sur le plan juridique : recours en cours

Les arrêtés préfectoraux, loi sur l’eau et espèces protégées, sont attaqués début février 2014 devant le tribunal administratif au motif d’inventaire préalable insuffisant de la faune et de la flore, et de « l’incapacité écologique et technique » de réaliser des compensations environnementales imposées par la loi en cas de destruction d’une zone humide.

Le 10 février la cour administrative d’appel rejette d’autres recours déposés à l’automne 2012, contre la cessibilité de parcelles.

En avril 2014, Bruxelles lance une procédure d’infraction contre la France : la Commission européenne met en demeure la France de s’expliquer en épinglant la faiblesse des études de l’impact environnemental lors de la procédure d’autorisation du projet aéroportuaire. La procédure, longue, peut se solder par des sanctions financières qu’encourt l’État français. Cette décision européenne est un revers majeur pour les promoteurs de l’aéroport.

- Sur le front de la communication : lobbying et tentative de division

En février 2013, des journalistes de radio France dénoncent une publicité pro aéroport contractée par le syndicat mixte aéroportuaire pour convaincre le grand public de la légitimité du projet.

Toute l’année 2014, des articles de presse, y compris dans des médias conservateurs, multiplient les mises en cause de la pertinence économique, conjoncturelle, écologique d’un tel projet. Les termes d’« abandon du projet », d’« aéroport en fin de course », ou « dans la zone rouge » n’ont jamais autant été utilisés, notamment par les médias pas spécialement critiques.

- Sur le terrain : rumeurs et plantations

En novembre 2013, une rumeur d’intervention militaire imminente pour évacuer la Zad, avive la capacité de mobilisation régionale et des comités de soutien à la lutte contre l’aéroport, basés dans toute la France.

Le 17 novembre, un cambriolage chaparde une vingtaine d’ordinateurs dans les locaux de la société Biotope, chargée de l’accompagnement environnemental pour Vinci (dans la périmètre de la Zad où est envisagé l’aéroport lui-même) et pour l’État pour le barreau routier de raccordement aux axes routiers ouest et nord convergeant sur Nantes.

Le 14 décembre 2013, quelque 200 mirabelliers et des arbres fruitiers sont plantés dans le cadre des nombreuses opérations de remise en culture, semailles et chantiers collectifs de « Sème ta zad ! ».

Le 24 avril, l’expulsion après décision de justice de la ferme occupée de Saint Jean-du-Tertre, n’aura pas lieu. Les cinq escadrons de gendarmes mobiles requis sont décommandés. La préfecture parle d’un « accord d’apaisement ».

Dans la rue : fumées, flashball criminels et unité dans la lutte

Le 22 février 2014 a vu les rues de Nantes envahies par une mobilisation sans précédent contre le projet d’aéroport : 520 tracteurs et de 40 et 60 000 personnes. Des incidents en ville ont émaillé ce long cortège, laissant neuf vitrines cassées et plus de cinq heures de face à face et d’affrontements avec la police.

Deux syndicats de police ont mis en cause leur hiérarchie quant à l’immobilisme forcé du dispositif laissant s’installer un si long affrontement. Des tirs de balles "de défense" ont visé la tête des manifestants : trois de ces victimes, Quentin Torselli, 29 ans, Damien Tessier, 29 ans et Emmanuel Derrien, 24 ans, en perdent un œil. Cela consitue un triste record dans la répression de manifestation ces dernières années.

Suite à leurs plaintes, l’Inspection générale de la police nationale a ouvert une enquête. Deux autres plaintes ont été déposées par deux journalistes indépendants touchés par des tirs de ces armes à balles de caoutchouc. On attend qu’elles avancent...

Manuel Valls, alors ministre de l’intérieur, a dès le soir de la manifestation dénoncé la violence de l’ultra gauche, des black blocs « originaires de notre pays, mais aussi de pays étrangers ». Le préfet décerne à l’Acipa, la principale association d’opposants, le titre de « vitrine légale d’un mouvement armé », lui demandant de faire elle-même le ménage. Mais les opposants ne tombent pas dans le piège et restent unis.

Jean-Marc Ayrault demande aux écologistes de « sortir de l’ambiguité » au sujet de leur soutien à de tels opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Sans résultat non plus. Un courrier du président PS de la région Pays de Loire menace de retrait de financement les associations environnementales ou paysannes qui ne dénonceraient pas l’occupation de la Zad et les incidents de la manifestation du 22 février. C’est le « chantage aux subventions » qui se voit dénoncé publiquement. L’unité est réaffirmée après toutes ces tentatives de division.

Bye bye Mister Ayrault


Le 21 novembre 2013, Frédéric Cuvelier, ministre délégué aux Transports, martèle que l’aéroport controversé de Notre-Dame-des-Landes doit « être construit » car il « répond à une nécessité de croissance ». Un des plus véhéments partisans du projet d’aéroport, Jacques Auxiette, président PS de la région Pays de la Loire redemande à François Hollande une « évacuation sans délai de la Zad ».

Le 27 février, Jean-Marc Ayrault, encore Premier ministre, déclare qu’aucune évacuation forcée ne sera entreprise avant le traitement complet des derniers recours juridiques des opposants, selon les calendriers judiciaires.

Le 31 mars 2014, il quitte le gouvernement qu’il menait depuis le 15 mai 2012. Ancien maire de Nantes, il était le fervent promoteur de l’aéroport. Son successeur et le reste du PS sont beaucoup moins intéressés par ce qui est devenu une patate chaude politique....

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

 

 

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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 20:19

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

Tribune 05/07/2014 à 16h16

CICE : François Hollande vient de me faire cadeau de 50 000 euros

Xavier Denamur | Restaurateur

 

 

François Hollande est sympa, il vient de me donner 49 017 euros ou plutôt il m’a permis de déduire cette coquette somme de mes impôts. Je ne comptais pas dessus. Mes affaires marchent très bien, merci. Je paye déjà mes salariés bien au-dessus de la moyenne de mon secteur. J’ai refait mes banquettes, mon chauffage...

Je ne fais pas d’export et ne compte pas en faire. Je paiera 591 153 euros d’impôts à titre personnel cette année. Bref, je n’en avais pas besoin, mais un petit billet de 50 000 c’est toujours bienvenu. Franchement merci, François Hollande.


François Hollande à Paris, le 3 juillet 2014 (Denis Allard-POOL/SIPA)

C’est donc aussi ça, le fameux crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) ? Un gros cadeau qui ne se voit pas donné à des gens qui n’en ont pas forcément besoin ? Combien d’entreprises, comme la mienne ou encore plus rentables, ont touché le pactole ? Qu’en ont-elles fait ?

Le coût du CICE risque d’exploser

Cette histoire a d’ailleurs pour moi un goût déjà vu. Entre 2009 et 2012, la fabuleuse baisse de la TVA dans la restauration [PDF] m’avait permis d’empocher quelques centaines de milliers d’euros avec lesquels j’avais d’ailleurs produit le film « République de la Malbouffe » dans lequel je dénonçais les incohérences d’une des mesures les plus emblématiques du sarkozysme.

Faudra certainement que je ponde quelque chose sur cette mesure phare du hollandisme. Si au final la mesure bling-bling de l’ancien Président des riches a coûté une dizaine de milliards aux deniers de l’Etat pour des résultats médiocres voir contraires aux objectifs fixés, le coût global du CICE sauce Hollande risque d’exploser au-delà de 50 milliards s’il est maintenu dans les conditions actuelles jusqu’à la fin du quinquennat.

Sans contreparties ciblées comme je le réclamais déjà dans une lettre adressée au Président en janvier 2014, ce nouveau cadeau aura des résultats assez similaires à ce qui s’est passé dans la restauration avec la baisse de la TVA. Peu d’emplois et peu d’activité, beaucoup d’effets d’aubaine et pas mal de dividendes. Et surtout, des miettes pour les TPE, des lichettes pour les PME et des grosses parts de gâteau pour les grandes entreprises.

Du fric empoché discrètement

Après avoir amélioré ses marges de 190 millions d’euros par an grâce à la baisse de la TVA pendant trois ans, combien une entreprise comme McDonald’s va-t-elle déduire de ses impôts ? McDo qui emploie massivement des salariés au smic et s’arrangerait depuis 2009 pour payer le minimum d’impôts en France va donc réclamer un très gros chèque auprès des services de Bercy.

La France est décidément un eldorado inépuisable pour la marque du clown. D’ailleurs, le Président habitera-t-il encore à l’Elysée lorsque la publication des datas sur cette mesure, entreprise par entreprise, permettra d’en faire le vrai bilan ?

Certes, des petites et moyennes entreprises profitent certainement de cette mesure pour renflouer leur trésorerie, investir ou embaucher mais était-il nécessaire de sortir le canon à eau pour bien arroser quelques spécimens ? A moins que l’on me prouve que le doublement des bénéfices de la Poste grâce aux 297 millions d’euros de son CICE ait permis à cette entreprise d’investir, d’embaucher ou d’innover plus qu’à l’accoutumée, il n’y aura que les actionnaires et les boites largement arrosées pour croire aux vertus de ce dispositif.

L’angoisse réelle ou feinte du patronat avant la conférence sociale ne servirait-elle pas à occulter ce joli paquet de fric que les entreprises empochent discrètement avec la mise en œuvre du CICE ?

Le nouveau Président des grands patrons

En remettant à mes salariés les bulletins de paye du mois de juin que j’ai agrémenté d’une « prime exceptionnelle de CICE » correspondant à un mois de salaire de base sous certaines conditions d’ancienneté, je me suis rendu compte qu’aucun d’entre eux comme la grande majorité des salariés de ce pays ne savait ce que recouvrait le CICE. Je leur avais pourtant bien écrit :

« Suite à la réunion du début de l’année avec 75% des salariés de l’entreprise, suite à la réalisation du bilan 2013, suite au dépôt de ma déclaration d’impôts 2013 et après consultation de la déléguée du personnel, j’ai décidé d’attribuer l’ensemble du montant du CICE à l’amélioration de votre pouvoir d’achat bien écorné par des hausses d’impôts successifs et la fin (brutale et maladroite) du dispositif sur les heures supplémentaires. »

Alors qu’il serait temps d’atténuer les tensions sociales et de réduire les inégalités, d’inciter massivement à l’investissement productif et à la formation des salariés dans les TPE et PME, le gouvernement n’a pas eu le courage d’imposer des contreparties aux organisations patronales. A la fin de son mandat, le nouveau Président des grands patrons mettra certainement en avant le fait que les petits chefs d’entreprises à l’agonie n’auraient pas survécu sans ce dispositif. Une rhétorique déjà entendue et qui cette fois-ci risque de ne pas passer comme une lettre à la poste.

 

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

 

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 17:25

 

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Ajoutée le 20 juin 2014

Plénière Au-delà du capitalisme

Directeur de recherche au CNRS, économiste passé chez les philosophes. Développe un programme de recherche spinoziste en économie politique et en sciences sociales. A récemment publié Capitalisme, désir et servitude (La Fabrique, 2010), D'un retournement l'autre, comédie sérieuse sur la crise financière (Seuil, 2011) et La société des affects (Seuil, 2013)

 

 

Source : www.youtube.com

 


 

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 17:13

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

Avidité

Quand les entreprises font des profits sur la mort de leurs employés

par Agnès Rousseaux 4 juillet 2014

 

 

 

 

Accepteriez-vous que votre entreprise souscrive une assurance-vie à votre nom, dont elle serait l’unique bénéficiaire en cas de décès, le vôtre en l’occurrence ? C’est ce que les salariés du journal américain The Orange County Register ont vécu cette année, rapporte un article du New York Times, repris par Big Browser. Leur employeur a demandé leur accord pour souscrire une assurance-vie dont il serait le bénéficiaire. Margé les pressions managériales, les salariés, choqués par cette proposition, ont refusé que leur patron puisse faire des profits sur leur mort.

Cette initiative n’est pas rare, poursuit le New York Times : des centaines d’entreprises ont déjà franchi le pas. Et touchent le bénéfice de ces assurances, même de nombreuses années après que leurs anciens salariés soient partis en retraite ou aient quitté l’entreprise. Des revenus soumis à une fiscalité très avantageuse ! Leur argument : le bénéfice de ces assurances leur permet de financer des prévoyances santé et retraites. Cette démarche bénéficierait donc indirectement aux salariés... C’est oublier un peu vite que les entreprises font ce qu’elle veulent des gains obtenus sur ces assurances-vie et n’ont pas de compte à rendre à leurs salariés ni aux régulateurs.

Un tiers des 1 000 plus grandes entreprises états-uniennes seraient concernées, explique la société de conseil en ressources humaines Aon Hewitt. Ce marché représenterait 20 % des contrats d’assurance-vie signés actuellement aux États-Unis. Une loi votée en 2006 vise à encadrer cette pratique, en exigeant notamment le consentement du salarié. Mais cela ne semble pas avoir freiné l’engouement des employeurs pour ce type d’épargne bien particulier.

 

Des milliards de dollars dans les fonds propres des banques

Impossible cependant d’avoir une estimation précise. On ne sait pas qui souscrit ces contrats ni pour quelle utilisation. Reste que les banques semblent particulièrement friandes de ce produit d’épargne : cela leur permet de déclarer dans leurs fonds propres les « valeurs de rachat » des assurances-vie qu’elles ont souscrites au nom de leurs salariés. Et de renforcer leur solidité financière aux yeux des régulateurs. Bank of America possèderait ce type d’assurance-vie pour une valeur de 17,6 milliards de dollars, et la banque d’affaires JPMorgan pour 5 milliards. Ce qui révèle l’ampleur du business. Autre question : les entreprises concernées ne sont-elles pas incitées à en savoir toujours plus sur l’état de santé de leurs employés ?

En France, l’assurance-vie demeure le placement préféré des particuliers : elle représentait plus de 1200 milliards d’euros d’épargne fin 2012. Mais les contrats sont souscrits au profit des proches de la personne qui décède, pas de son employeur. Les entreprises y suivront-elles la voie tracée par leurs homologues états-uniennes ? Pas de quoi s’inquiéter, précise le directeur de The Orange County Register, défendant sa proposition vis-à-vis de ses salariés : « L’assurance-vie n’est pas quelque chose de morbide, pas plus que les personnes qui les vendent, ni celles qui en achètent, écrit-il. L’assurance-vie, de par sa nature même, a été créé pour bénéficier aux gens que nous aimons, ceux dont nous nous soucions le plus. » Un grand philanthrope.

@AgnesRousseaux

 

 

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 16:43

 

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

Libéralisations

Tisa : des syndicats du monde entier appellent à cesser ces négociations commerciales secrètes

par Agnès Rousseaux 3 juillet 2014

 

 

 

Les réactions se multiplient du côté des syndicats depuis quelques jours pour dénoncer l’Accord sur le commerce des services (ACS, ou Tisa). Un traité en cours de négociation entre une cinquantaine de pays (lire notre enquête Tisa, ces négociations commerciales secrètes qui visent à accélérer privatisations et dérégulations). En France, le syndicat Force ouvrière (FO) déplore le silence du gouvernement concernant ces négociations, qui visent à ouvrir le « marché des services » à la concurrence internationale. Lors d’une rencontre le 1er juillet avec la secrétaire d’État chargée du Commerce extérieur, Fleur Pellerin, le syndicat lui a demandé des clarifications. FO interpellera aussi le gouvernement lors de la conférence sociale, la semaine prochaine.

Le 27 juin, le Comité syndical européen de l’éducation (CSEE), qui représente 132 syndicats d’enseignants en Europe et 11 millions de salariés du secteur éducatif, a exprimé « ses plus vives inquiétudes face à l’intention de l’Union européenne d’inclure les services d’éducation dans le cadre des négociations en cours sur l’accord de libre-échange pour le commerce des services ». Pour son directeur, Martin Rømer, il y a dans ces négociations le risque « d’intensifier les pressions visant à commercialiser et privatiser le secteur de l’éducation » et « de restreindre drastiquement la possibilité pour les États (...) de limiter l’entrée des institutions et établissement scolaires privés ou lucratifs sur leur territoire et de réglementer leurs activités ».

 

Un traité qui « dépasse l’entendement »

La fédération syndicale s’inquiète notamment de l’inclusion de la « clause de statu quo », dans cet accord (selon un document dévoilé par Wikileaks) : « Les gouvernements seront contraints de maintenir toutes leurs réglementations en vigueur en matière de libéralisation, si bien que leurs successeurs n’auront plus aucune possibilité d’introduire de nouvelles mesures permettant de limiter le commerce des services, analyse Martin Rømer. Cette situation est fondamentalement contraire à tout processus décisionnel démocratique »

Pour la Confédération syndicale internationale (CSI), « le projet d’accord dont débattent des représentants de gouvernements vise à affaiblir la réglementation des services financiers et à octroyer aux fonds spéculatifs, aux banques, aux compagnies d’assurance et autres prestataires financiers de nouveaux accès sur les marchés financiers » (communiqué du 27 juin). « Les gouvernements sont en train de négocier dans le plus grand secret des réglementations financières à la baisse », dénonce Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI. « Qu’ils veuillent aider les banques "trop grosses pour faire faillite" et conglomérats financiers à poursuivre leur expansion, cela dépasse l’entendement. »

L’offre de la Commission européenne

Plusieurs fédérations syndicales internationales ont appelé à cesser les négociations de l’accord Tisa : l’Internationale des services publics (qui représente 669 syndicats du secteur des services publics), UNI Global Union (900 organisations syndicales et 20 millions d’adhérents dans le monde, dans les secteurs de la santé, des médias, des télécommunications ou des finances), IndustriALL (50 millions de travailleurs de l’industrie, des mines et de l’énergie) et l’UITA (Union internationale des travailleurs de l’alimentation et de l’agriculture, 383 organisations membres). En 2013, elles avaient déjà, avec plusieurs centaines d’organisations, affirmé leur ferme opposition aux négociations, dans une lettre adressée aux ministres du Commerce des pays concernés.

Malgré les demandes répétées des syndicats et ONG pour une plus grande transparence, voire pour l’arrêt des discussions, le mandat de négociation donné à la Commission européenne n’a toujours pas été rendu public. Pour le commissaire au Commerce, Karel de Gucht, le secret sur les négociations est un choix « stratégique ». La Suisse, la Norvège et l’Islande ont pourtant publié leurs offres initiales de négociation (lire ici). Dans ces conditions, comment savoir quels seront les secteurs qui pourront être soumis aux privatisations et à la concurrence internationale ? « Dans son offre, l’UE a introduit une série d’exceptions qui lui permettent de prendre toute mesure qu’elle juge utile dans un certain nombre de secteurs, notamment l’audiovisuel, l’éducation publique, la santé publique ou l’eau », assure, dans son langage bien à elle, la Commission, interrogée par FO Hebdo. Impossible à vérifier, tant que l’offre initiale de l’Union européenne ne sera pas rendue publique.

Les services publics seront-ils protégés de toute menace de privatisation ? Là encore, réponse sibylline de la Commission : « L’UE a introduit une réserve horizontale lui permettant de sauvegarder des monopoles et des droits exclusifs d’exploitation dans le secteur public. La réserve est libellée comme suit : "les services reconnus d’utilité publique au niveau national ou local peuvent être soumis à des monopoles publics ou à des droits exclusifs octroyés à des opérateurs privés" » [1]. La transparence, c’est aussi une question de vocabulaire...

@AgnesRousseaux

 

Notes

[1Source : FO Hebdo.


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Source : www.bastamag.net

 

 

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