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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 16:26

 

 

Source : www.lemonde.fr

 

 

Nucléaire : la Belgique arrête un troisième réacteur et perd la moitié de sa production

Le Monde.fr avec AFP | 14.08.2014 à 16h37

 
 

 

La centrale de Doel, en Belgique

 

Un troisième réacteur nucléaire a été arrêté en Belgique en raison d'une fuite d'huile, a annoncé jeudi 13 août le groupe belge Electrabel (GDF Suez), qui gère les sept réacteurs du royaume. Il ne sera pas disponible avant la fin de l'année.

Le réacteur n° 4 de la centrale nucléaire de Doel, près d'Anvers, a été arrêté le 5 août. Le groupe a apporté des précisions dans un communiqué :

« Les premiers résultats disponibles indiquent des dégâts importants au niveau de la turbine de haute pression. Sur la base de cette analyse partielle, il apparaît que l'unité Doel 4 ne sera certainement pas disponible avant le 31 décembre 2014. »

Deux autres réacteurs, le numéro 3 de la centrale de Doel et le numéro 2 de la centrale de Tihange, près de Liège, sont arrêtés depuis le 25 mars. Ils avaient déjà été stoppés pendant un an, de juin 2012 à juin 2013, après la découverte de milliers de microfissures dans leurs cuves. Leur redémarrage n'est pas prévu avant l'automne.

 

INQUIÉTUDES POUR CET HIVER

La Belgique a perdu à ce jour 3 000 mégawatts, sur une capacité totale de 5 700 mégawatts de ses deux centrales. Le gouvernement ne sait pas sur quelle capacité il pourra compter à l'entrée dans l'hiver. Le nucléaire fournit 55 % de l'électricité consommée en Belgique.

La Belgique a programmé une sortie progressive du nucléaire avec une mise à l'arrêt définitive de ses sept réacteurs entre 2015 et 2025, au moment où ils auront 40 ans. Ce plan a dû être aménagé car les réacteurs les plus récents ont été les premiers à montrer des signes de défaillance, obligeant à prolonger la durée de vie des plus anciens.

Lire aussi (édition abonnés) : En Belgique, la sortie du nucléaire se lézarde

 

 

Source : www.lemonde.fr

 


 

 

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 16:11

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

Dix ans après, le fiasco des Jeux olympiques d'Athènes en photos

 

 

 

Abandoned: On the tenth anniversary of the 2004 Summer Olympics in Athens, Greece, the state-of-the-art sports venues lie empty, completely unused and decaying. Above, the canoeing and aquatics centre at the former Helliniko Olympic complex in southern Athens is now completely dried up and abandoned

Abandoned: On the tenth anniversary of the 2004 Summer Olympics in Athens, Greece, the state-of-the-art sports venues lie empty, completely unused and decaying. Above, the canoeing and aquatics centre at the former Helliniko Olympic complex in southern Athens is now completely dried up and abandoned

*Photo tirée de l'article du Daily Mail
                                                                *********************************

Source : www.mediapart.fr

 

Dix ans après, le fiasco des Jeux olympiques d'Athènes en photos
|  Par La rédaction de Mediapart


En plein marasme économique, la Grèce laisse les installations des Jeux olympiques à l'abandon. Le Daily Mail revient dix ans après sur ce désastre financier.

Ils auront coûté entre 8,6 et 13 milliards d'euros selon les sources. Dix ans jour pour jour après leur organisation, les Jeux olympiques d'Athènes prennent aujourd'hui l'allure d'un désastre financier.

Incapables de maintenir en fonction le site olympique après les crises économiques de 2008 puis 2010, l’État et la mairie d'Athènes ont laissé une partie des installations sportives à l'abandon.

Les piscines d'entraînement et les complexes aquatiques sont à sec. Les stades de beach-volley et d'haltérophilie demeurent inutiles, tandis que des herbes folles envahissent les pistes de l'aéroport desservant le site olympique au sud de la ville. 

Le Daily Mail présente ici un long portfolio de ces infrastructures devenues des fardeaux.

 

 

Source : www.mediapart.fr

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 13:12

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

Le traité commercial entre le Canada et l'Union européenne

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

La presse allemande a dévoilé le texte de l’accord commercial entre l’Union européenne et le Canada. Cet accord, négocié dans la plus grande discrétion, doit servir de modèle au traité commercial transatlantique.

Négocié dans la plus grande discrétion, le traité commercial entre le Canada et l’Union européenne a fini par fuiter dans la presse allemande. Le document mis en ligne par le site Tageschau est daté du 5 août 2014. Il est censé représenter l’ensemble de l’accord qui a été trouvé au début du mois. Un sommet  doit se tenir le mois prochain à Ottawa. L’accord doit être au centre des discussions entre les représentants de l’Union européenne et les responsables canadiens.

Cet accord est appelé à servir de modèle au traité transatlantique, discuté lui aussi dans la plus grande opacité, entre les Etats-Unis et l’Union européenne.

Ce document de 521 pages, très technique et juridique , reprend la philosophie des grands accords commerciaux internationaux signés sous l’égide de l’OMC. Le laisser-faire en est la marque. Elimination  des barrières douanières, abaissement des barrières réglementaires, suppression de tous les obstacles qui peuvent nuire aux échanges commerciaux sont préconisés à tous les secteurs.

Dans le domaine agricole – il ne nous a pas été possible à ce stade d’analyser tout le document- , l’Union européenne accepte une multiplication de trois à six des quotas d’importation de viande de bœuf , de veau , de porc, de certaines céréales en contrepartie d’une augmentation de ses exportations de fromages, notamment industriels. Des interdictions sanitaires sont possibles, notamment en cas d’épidémie animale. Le texte précise cependant qu’ « au cas où les vérifications des importations révèleraient une non –conformité des produits par rapport aux normes d’importation requises, les actions prises par la partie importatrice doivent l’être sur la base  d’une évaluation des risques et doit s’assurer que les mesures prises ne représentent pas des restrictions aux échanges plus élevées que nécessaires pour atteindre le niveau de protection sanitaire  ou phytosanitaire souhaitée ». Qu’adviendra-t-il par exemple avec de telle clause de l’interdiction du boeuf aux hormones, du poulet chloré et des OGM ?

Les responsables de la négociation vont valoir que cet accord représentera un surcroît de croissance , d’emplois et de richesses pour toutes les parties.

 

Lire le document ici

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 


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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 13:33

 

Source : www.agoravox.fr


 

Le revenu universel est inévitable

 

 

 

 

Tout dans notre société est basé sur le travail. La révolution industrielle a rendu nécéssaire le fait d'ériger le travail en valeur. De fait, le travail est inconsciemment devenu la valeur première de la société. Le pire qui peut arriver à un individu est d'être "chomeur". On tolère la réussite à condition qu'elle soit basée sur un "dur travail". Inversement on n'aime pas la réussite facile d'un individu quand bien même celui-ci a du talent. Au XXIème siècle notre société va devoir se débarasser de la valeur travail et la remplacer par la valeur connaissance. Une révolution qui nécéssite l'adoption d'un revenu universel.

La société post-industrielle est différente. En favorisant un renouvellement technologique continu et extrême, elle ne permettra plus jamais à tous de travailler. Ceci devrait déja être apparent au travers de nos taux de chomages qui ne sont en réalité que peu liés à la crise. Les révolutions liées à l'informatique et l'internet ont permis d'énormes gains de productivité. Ces révolutions n'ont pas supprimé les emplois les plus bas de gamme mais ont au contraire détruit des emplois intermédiaire (secrétariat, employé administratif). Elles ont créé inversement des emplois très qualifiés en nombre important mais négligeable en rapport de ce qui a été détruit.

Toutes les études économiques constatent ainsi une polarisation des emplois. D'un coté les emplois "bas de gamme" ne nécéssitant quasiment aucune qualification et de l'autre des emplois très qualifiés. Les emplois intermédiaires nécéssitant une petite qualiffication intellectuelle mais pas très importante sont eux détruits à grande vitesse. La société ne parvient pas à s'adapter à cette donne.

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Les emplois bas de gamme ont été paradoxalement protégés pour de nombreuses raisons :

  • Leur faible coût comparé au coût d'automatisation (ménage).
  • Leur délocalisabilité.
  • Un frein politique à la mise en place. (Caisses réelement automatiques et sans scanner, échange de documents informatisés lisibles et non de vulgaires PDF).

Ceci est en train de changer pour de nombreuses raisons. La premiére étant la baisse de coûts de certaines technologies qui rend certains remplacements envisageables. La seconde est la relocalisation de l'activité en occident suite à la hausse des coûts en asie. Parfois l'automatisation a lieu en asie comme c'est le cas en ce moment chez Foxconn. C'est le cas pour les activités très polluantes (électronique). Cette relocalisation s'accompagne d'une automatisation énorme qui fait que l'usine relocalisée crée très peu d'emplois. Les freins politiques quant à eux finiront par céder.

Voici les emplois qui vont disparaitre en quasi totalité :

  • Facteur / Employé des postes
  • Saisie informatique que ce soit lié à la comptabilité ou à d'autres activités.
  • Caissière de supermarché.
  • Femme de ménage (des premières générations de robots sont déja disponibles, ils vont s'améliorer).
  • Des centaines de milliers d'emplois dans le commerce de proximité. (e-Commerce).
  • Convoyeurs de fonds : Le remplacement des billets par un support sous forme de carte à puce est techniquement possible et fiable.
  • Employés administratif que ce soit au secrétariat ou au contrôle de gestion. La plupart de ces activités vont pouvoir être en grande partie automatisées.
  • Chauffeur routier : Si les techniques développées par Google autour de la Google Car tiennent leur promesses nous auront des voitures à conduite entiérement automatique d'ici à 2020. Le fait de supprimer le besoin bien humain de "pause" en fait une killer-app pour le transport de personnes ou de marchandises.
  • Militaire : La plupart des missions de combat sont aujourd'hui mieux accomplies par des drones ou des robots que par des humains. Cette tendance va s'amplifier.

Le progrès technique crée bien sur de nouvelles activités et de nouveaux emplois. Mais les employés de google et de facebook tiendraient tous rassemblés à l'intérieur de Bercy là où les anciennes activités industrielles créaient des emplois par centaines de milliers lorsqu'il s'agissait d'inonder le monde.

Même en élevant le niveau de l'éducation et en y incluant des cours d'algorithmique et de programmation dès le primaire (ce qui reste une nécéssité absolue, ne pas connaitre les bases de la programmation est aujoutd'hui aussi grave que de ne pas savoir compter), il ne sera pas possible d'offrir du travail à l'intégralité de la population. En réalité il est même fort probable que le taux de chômage se mette à avoisiner les 50% dans les 30 années à venir. C'est un changement radical qu'il est nécéssaire d'anticiper afin que la société puisse s'y adapter.

Refuser le progrès technique n'est pas une option valable. Cette option a été choisie par la Chine à une époque où elle dominait le monde et où ses élites n'ont pas voulu d'un embryon de capitalisme naissant (ce fut bien avant notre révolution industrielle). Alors que ses marins avaient exploré une bonne partie du sud est asiatique toutes les expéditions maritimes ont vu leur financement stoppé. Le résultat c'est que ce sont les européens qui ont dominé le monde pour les siècles suivants. Le XXème siècle a ainsi été particuliérement humiliant pour ce grand pays.

Vers la fin de la valeur travail

Dans une telle société, il va être nécéssaire de maintenir la paix civile :

Ceci nécéssite plusieurs choses :

  • D'une part de verser des allocations monétaires à ceux qui sans cela n'auront aucun moyen de subsistance. Ces allocations devront permettre de satisfaire aux besoins primaires afin d'éviter une hausse de la délinquance trop importante. Elles devront également permettre aux inactifs de s'occuper dans des activités "non marchandes".
  • D'autre part de ne pas énerver ceux qui vont payer pour les gens qui touchent des allocations. Ceci nécéssite donc qu'ils puissent avoir un revenu nettement supérieur à ceux qui ne travaillent pas. Et ceci nécéssite d'abandonner le recours à la valeur travail. Nous verrons plus loin par quoi la remplacer.

Des formes d'allocations destinées aux inactifs existent déja : chomage, rsa, retraite, ... Elles ont déja été acceptées dans la plupart des pays développés mais ont plusieurs défauts :

  • La situation d'inactivité étant vu comme une "tare" (le travail est une valeur) ceux qui les percoivent sont stigmatisés. Ceci est souhaitable dans une société ou le plein emploi est possible. Dans une société ou le taux de chomage structurel risque d'avoisiner les 50% ceci n'est pas tenable.
  • Du fait de l'existence d'emplois peu qualifiés, de nombreuses personnes qui ne travaillent pas gagnent autant que ceux qui travaillent. Ceci crée un fort sentiment d'injustice.

La seule possibilité consiste ne l'instauration d'un dividende universel :

  • Des taxes sont collectées sur toutes les activités productives ainsi que sur les revenus.
  • Ces taxes sont divisées par le nombre d'habitant et redistribuées sans autres formes de traitement. (Dividende universel).

Le DU est efficace si :

  • La personne qui ne travaille pas voit ses besoins essentiels couverts et peut se consacrer à des activités associatives non marchandes.
  • La personne qui travaille cumule son revenu du travail et son dividende universel. De sorte, elle n'a pas à se plaindre de l'assistanat, elle est assistée tout autant que quelqu'un qui ne travailles pas.

Ce dividende universel viendrait bien sur en remplacement :

  • De la retraite : Le montant distribué permet de vivre. Les personnes qui travaillent pourront placer tout ou partie de leur DU pour se constituer une retraite.
  • Des allocations chomages et du RSA : Le chomeur vit sur son DU, libre à lui d'économiser en période d'emploi le montant de son DU pour se faire un filet de protection sociale. 
  • Des aides de la CAF et allocations logement.

L'objectif n'étant pas de réduire nécéssairement le montant de la redistribution mais au contraire d'assurer le DU le plus élevé possible sans nuire à la compétitivité des entreprises. Le fait de remplacer les aides traditionelles indexées sur le revenu par un DU contribue à rendre la société plus égalitaire :

  • Tout le monde est assuré d'un revenu minimum.
  • Ceux qui gagnent bien leur vie doivent épargner par eux mêmes pour avoir un bon revenu lors de leur retraite ou période de chômage. Dès lors ils ne pourront pas tout dépenser. L'état ne dépensera pas un centime de plus pour leur retraite que ce qu'il paye pour la retraite d'un ouvrier. Pourtant ils auront cotisé d'avantage. L'indice de gini des pays utilisant le DU va donc diminuer.


Parlons compétitivité

Puisque l'on parles de compétitivité, il faut prendre en compte :

  • Que le dividende universel doit être redistribué de maniére égale et sans traitement. Contrairement aux aides sociales actuelles il ne nécéssite donc aucune administration. Il coûte donc très peu cher.
  • Il est simple et facilement compréhensible. L'état n'a plus à communiquer et à payer des assistantes sociales pour que les gens connaissent leurs droits.
  • Le DU ne nécéssite que peu de contrôle. On peut imaginer tout au plus l'utilisation d'une empreinte génétique pour identifier le porteur. Ainsi, il sera quasi impossible de frauder.

Le DU permet donc d'offrir un haut niveau de redistribution des richesses sans que cette redistribution ne coûte cher à l'état. En étant plus lisible, il offre aux citoyens une sécurité financière plus importante que les dispositifs actuels. Là où certains craignent de ne pas recevoir leur aide de la CAF à temps car il manque un document, le DU tombe tous les mois à date fixe sans qu'il n'y ait de document à fournir ni de risque de trop perçu. Cette sécurisartion est importante pour la confiance des consommateurs.

Parlons financement

A partir du moment où l'argent liquide est devenu électronique (ce qui est déja techniquement faisable), il est possible de mettre en place une taxe sur tout mouvement d'argent (analogue à la taxe tobin) qui financera le dispositif sans pour autant être couteuse à collecter, puisque sa collecte pourra être automatisée à 100%. Ainsi, le financement du DU ne reposera pas que sur le travail, tout mouvement d'argent dans la société, y compris ce que l'on appelait du travail "au noir" contribuera à financer le DU. Il n'y aura donc plus lieu de contrôler le travail, la rémunération sera automatiquement taxée. Il n'y aura également plus lieu de remplir une déclaration d'impôts, toutes les taxes pourront de manière automatique être collectées. Ainsi, les entreprises verront leurs frais allégés car elles n'auront plus besoin de passer du temps à remplir des papiers et à s'assurer d'être en règle.
En clair, la méthode de financement du DU permet à son tour aux enrtreprises d'améliorer leur compétitivité.

Des méthodes de financement additionelles peuvent également être recherchées si le montant du DU n'est pas suffisant et notamment une taxation plus importante lors des successions (à l'exception de l'outil de travail qui doit pouvoir être transmis avec une franchise totale de taxe). 

Le but est d'arriver à un financement qui permette :

  • De se loger a minima. (pas dans le luxe mais ne pas être SDF).
  • De se nourrir a minima mais sans sauter de repas. (On ne parles pas ici de manger bio)

Atteindre ces besoins primaires est important car le coût de la gestion d'un SDF par l'état est très important. De même, l'insécurité vis à vis du logement et de la nourriture est une source importante de délinquance. Plutôt que de dépenser plus en police et en justice (des budgets importants), le mieux est encore de prévenir. Couplé à la légalisation des drogues et de la prostitution, une telle mesure permettrait de diminuer le cout du maintient de l'ordre. Au final, une réaffectation du budget de la police vers le DU est donc largement productive.

 

Et la valeur travail ?

Tout ceci est bien mais bute sur la valeur "travail". Toute société a besoin de valeurs et la nôtre est fondée sur le travail depuis le XIXème siècle. Une valeur qui convenait à la société industrielle.

Au XXIème siècle, le travail va être réservé aux gens qui possèdent une compétence particulière qu'elle soit intellectuelle, physique ou manuelle.

Néanmoins certaines compétences pourront être valorisées dans le cadre d'échanges non marchands. Le fait d'avoir un DU élevé permettra justement de favoriser ces échanges non marchands qui créent une vraie richesse pour la société même si les statistiques du PIB ne les mesurent pas.

La compétence peut donc bien être la nouvelle valeur du XXIème siècle, celle qui permet justement de faire partie des privilégiés qui ont un travail. Un lien avec la compétence, la connaissance et le savoir faire, des valeurs positives qui poussent à l'éducation.

Comment réussir ce changement

Pour réussir ce changement la gauche comme la droite doivent changer leur logiciel. Le DU doit être vu comme une source d'égalité : chaque citoyen part avec une chance identique et touchera le même revenu de base. Ce revenu de base permettra la satisfaction des besoins primaires. Même si elle ne les satisfera pas tous. En couplant ce système avec une collecte de l'impôt proportionelle au flux d'argent échangés (qui viendrait en remplacement des cotisations salariales) on crée aussi un moyen de réduire les inégalités et de fournir une réelle justice sociale. Paradoxalement en ne fondant plus la société sur la valeur travail, on revalorise celui-ci. Là où dans la société actuelle, le RSAiste risque de ne pas gagner plus en travaillant, avec un DU il y aura un réel intérêt pour lui à travailler.

Il faut enfin dans le même temps cesser de favoriser l'emploi dans nos politiques économiques. La technologie détruit de l'emploi et continuera d'en détruire. Il faut favoriser cette richesse afin de collecter plus d'argent.

Et bien sur, investir le maximum dans l'éducation tout en donnant aux élèves le goût de l'innovation et de la disruption (ce qui implique l'exact inverse qu'une structure hiérarchique ou le respect des règles est la norme).

 

 

Source : www.agoravox.fr

 

 

 

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 12:46

 

Source : zad.nadir.org

 

 

Infos du 11 au 17 Août

mercredi 13 août 2014, par zadist

 

 


Tant que la situation est calme, on continue les infos régulières sur un rythme plus détendu d’un article par semaine, mis à jour tous les 2-3 jours. Si quelque chose s’accélère, on donnera de nouveau les nouvelles en temps réel. écoutez les nouvelles transmises par radio klaxon en streaming.

Si vous voyez des mouvements de police anormaux autour de la zone, contactez-nous ! sur le numéro d’urgence au 06.43.92.07.01.


ZAD AntiRep NDDL
Actuellement deux personnes sont en prison suite à la manif’ du 22 février :
Engué purge une peine de 1 an, puis Simon de 4 mois.
Pour leur écrire du courrier ou les soutenir financièrement, contactez le Comité de Soutien aux Inculpé-e-s à l’adresse suivante : Le Gué - 44220 Couëron.
Pour plus de précisions, lire l’article Comment soutenir les camarades incarcérés.

Deux autres sont en prison pour outrage et rébellion suite à l’expulsion du squat de la moutonnerie à Nantes.


Appel à matos et connaissances

- Nos potagers regorgent de courgettes. Comme on a pas envie des les perdre, on voudrait pouvoir les transformer en revigorante soupes que l’on pourra apprécier avec délices à l’automne et pourquoi pas jusqu’à l’hiver si on en fait assez. Mais pour ça on a besoin de contenant :
Si vous avez des bocaux qui trainent dans votre grenier, placard ou cave, si vous êtes gros-se consommateur-trice de jus de fruits (ceux dans une bouteille en verre à ouverture large) et que vous ne réutilisez pas les bouteilles, vous pouvez nous les apporter aux Fosses noires ou au Dôme (au fond du champ Rouge et Noir à gauche de la grande serre), on sera ravi des le remplir !

- On est quelques-un-e-s à avoir aussi envie de nous lancer dans l’aventure de "Fabrique tes pâtes toi même", si vous savez où on peut trouver du matériel pour faire ça en moyenne quantité et surtout si vous avez déjà mis en place des installations pour faire du séchage Do It Yourself et que vous avez envie de partager ça, bienvenue également au Dôme ou aux Fosses Noires.

- à la Wardine, l’aménagement de la salle polyvalente va commencer : si vous avez des miroirs, de quoi faire une piste de danse ou d’autres trucs utiles comme ça, n’hésitez pas !


Mercredi 13 août

- BikeWars :

Le collectif (et squat) le stendhal à Paris organise sa deuxieme Bike Wars, ca aura lieu le 21 septembre, d’ici la nos ateliers sont ouvert pour fabriquer son char, avec possibilité d’hébergement, tout est bien sur complètement gratuit/participation libre. On a un atelier avec tout ce qu’il faut en outils et velo, etc...

- Analyse de manière critique le mécanisme de compensation par l’offre (ou banque de compensation, réserve d’actifs naturels) telle qu’il est actuellement mis en œuvre en Crau (Bouches-du-Rhône)

- 2e DÉCLARATION DE L’ÉCHANGE CNI-EZLN Les miroirs de la résistance "Aux peuples du monde qui résistent en faisant fleurir les révoltes" Solidarité

 

Source : zad.nadir.org

 

 

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 12:13

 

Source : www.lemonde.fr

 

 

 

Maximilian Schrems : « Les termes de Facebook ne sont pas valides selon les lois européennes »

 

 

Vingt-cinq mille personnes viennent de se joindre à cet Autrichien de 26 ans pour lancer une action judiciaire afin que le géant américain respecte la législation européenne en vigueur. Entretien.
 
 

Le Monde.fr | 07.08.2014 à 21h39 • Mis à jour le 08.08.2014 à 13h35 | Propos recueillis par Grégor Brandy (Journaliste)

A 26 ans, Maximilian Schrems a déjà une longue histoire avec Facebook. En 2011, le jeune Autrichien avait demandé au réseau social, par simple curiosité, ce qu'il savait à son sujet. Facebook lui avait alors envoyé un CD avec un document PDF de 1 200 pages, contenant notamment des informations qu'il avait supprimées...

Quelques mois plus tard, Maximilian Schrems avait déposé vingt-deux réclamations à la commission de protection des données en Irlande, où Facebook est installé.

Visiblement peu satisfait de la façon dont l'Irlande traitait l'affaire, il a décidé de porter plainte, vendredi 1er août, devant la cour de commerce de Vienne et a demandé à toutes les personnes majeures de se joindre à lui pour donner plus de poids à son action. Lundi 4 août, ils étaient déjà onze mille à le soutenir.

Lire notre article : Max Schrems : "L'important, c'est que Facebook respecte la loi"

Maximilian Schrems pose avec les 1 200 pages d'informations collectées sur lui par Facebook. Maximilian Schrems pose avec les 1 200 pages d'informations collectées sur lui par Facebook. | (c) 2011 europe-v-facebook.org

Pourquoi poursuivez-vous Facebook ?

Maximilian Schrems : J'ai étudié aux Etats-Unis pendant un semestre. Et quelqu'un de Facebook est venu nous expliquer comment les lois européennes sur la vie privée fonctionnaient. J'étais le seul Européen. Et il disait : « Vous pouvez faire ce que vous voulez, rien ne vous arrivera jamais. » Il interprétait la loi européenne d'une façon qui était complètement fausse. Il disait des choses comme : « Tant que personne ne vous dit non, vous pouvez continuer à utiliser leurs données. » Mon idée était donc de montrer aux entreprises que l'on peut faire appliquer la loi européenne.

Actuellement, en Europe, nous ne faisons que nous lamenter que la vie privée ne soit pas respectée en ligne et du fait que les entreprises ne respectent pas la législation européenne. De notre côté, nous avons donc décidé de faire quelque chose au lieu de continuer à nous plaindre.

Sur quelles bases attaquez-vous Facebook ?

La liste est assez longue. Nous avons choisi les violations de la loi les plus basiques. La politique de confidentialité, la participation au programme PRISM de la NSA (National Security Agency), la fonction « Graph Search », le tracking sur les pages autres que Facebook, via par exemple le bouton « like »...

En fait, nous voulons que le réseau social se soumette à différents points de la loi, comme par exemple avoir des politiques de confidentialité compréhensibles.

Vous avez demandé un dédommagement de 500 euros par personne à Facebook. Avez-vous eu peur que les gens qui se joignent à la plainte ne viennent que pour l'argent ?

Ces 500 euros sont symboliques. Ils servent à montrer qu'il y a bien un dommage, mais que nous ne voulons pas une plainte avec des montants de réparation fous.

Les gens nous disent : "Enfin, quelqu'un fait quelque chose !"

Nous ne savons pas si les gens viennent pour cela ou non. Nous ne pouvons pas nous mettre à leur place. Les gens nous disent qu'ils vont tout reverser à la cause. Le plus souvent, ils nous disent : « Enfin, quelqu'un fait quelque chose ! » Je n'ai pas l'impression que l'argent soit le moteur de tous ces soutiens.

Y a-t-il un risque pour ces gens si vous veniez à perdre le procès ?

Le pire qui pourrait arriver, c'est de perdre et donc de devoir payer toutes les indemnités légales. Mais nous nous sommes arrangés avec Roland ProzessFinanz, un financier juridique qui prendrait alors en charge ces frais.

En échange si l'on gagne, ils prendront une partie (20 % après remboursement des frais) des indemnités.

Pourquoi attaquer la filiale irlandaise de Facebook et non le siège de l'entreprise, aux Etats-Unis ?

Facebook Irlande est responsable de l'Europe. En fait, tous les utilisateurs de Facebook, à part ceux présents aux Etats-Unis et au Canada ont un contrat avec Facebook Irlande. Comme je suis Autrichien, j'ai déposé la plainte dans mon pays.

 « L'Irlande n'a pas vraiment envie de faire respecter la loi »

Ce n'est pas la première fois que vous vous attaquez à Facebook.

En 2011, nous n'avions pas attaqué Facebook en justice. Nous nous étions plaints auprès de la commission de protection des données en Irlande. Il est possible d'aller voir les autorités et de leur demander si elles peuvent faire quelque chose. Mais si elles n'ont pas envie de faire quoi que ce soit ou si cela prend trop de temps, ou devient trop compliqué, on peut aussi attaquer en justice.

Nous sommes donc allés voir les autorités irlandaises. Elles n'avaient pas vraiment envie de faire respecter la loi. Il y avait donc ensuite cette possibilité d'aller devant la justice.

Et attaquer Facebook était-il plus simple en Autriche qu'en Irlande ?

Les lois sont plus ou moins les mêmes dans les deux pays. L'Autriche est peut-être un peu plus stricte, mais la différence n'est pas flagrante. La principale différence, c'est que l'Irlande ne fait pas respecter la loi.

Si vous ne vous garez pas au bon endroit, vous êtes soumis à une contravention. Mais si vous utilisez les données de millions de personnes à des fins qui ne sont pas prévues par la loi, il ne se passe rien, à part un avertissement. Vous recevez une lettre de la commission de protection des données qui vous dit que vous n'avez pas intérêt à recommencer.

25 000 personnes se sont associées à sa plainte

 Combien de personnes se sont associées à cette plainte ?

Vingt-cinq mille ; nous avons choisi de nous arrêter là. Ce chiffre nous paraît raisonnable et possible à gérer administrativement. Mais ceux qui le souhaitent peuvent toujours s'ajouter en tant que partie intéressée, et nous verrons ensuite si nous parvenons à les intégrer aux vingt-cinq mille premiers.

Est-ce une « class action » contre Facebook ?

C'est la version autrichienne d'une class action. Nous n'avons pas de véritable class action en Autriche. Mais nous avons des sessions qui font que cela revient quasiment au même. Les gens peuvent donc assigner leurs demandes à une personne qui ensuite attaque la compagnie au nom de toutes ces personnes.

J'aurais pu attaquer tout seul, mais Facebook aurait juste eu à corriger mes données. Si nous sommes suffisamment nombreux, nous pourrons obtenir des changements qui bénéficient à tout le monde.

25 000 personnes ont déjà rejoint la plainte de Maximilian Schrems en remplissant ce formulaire. 25 000 personnes ont déjà rejoint la plainte de Maximilian Schrems en remplissant ce formulaire. | (c) 2011 europe-v-facebook.org

Facebook pourrait vous dire : « Vous avez accepté nos conditions et nos services. Personne ne vous oblige à utiliser Facebook, et si vous n'aimez pas la façon dont nous gérons tout cela, vous pouvez partir. » 

C'est l'une de leurs positions, en effet. Le problème, c'est que ce n'est plus que Facebook qui agit ainsi mais tout l'industrie technologique. Si vous voulez utiliser des produits Google, Apple ou commander sur Amazon, vous devez accepter leurs conditions d'utilisation avec tout le temps les mêmes termes.

Et donc soit on les accepte et on participe à ce Nouvel Age, soit on revient en arrière. Ces termes ne sont cependant pas valides selon la législation européenne. On pourrait mettre dans ces conditions d'utilisation que l'on vend son âme à l'autre partie, cela n'aurait pas de valeur.

L'une des principales incompréhensions, c'est que nous ne sommes pas au Far West. On ne peut pas mettre n'importe quoi dans les termes. Même les gens qui travaillent pour Facebook ne savent ce qu'il y a dedans exactement. Nous nous sommes rencontrés pendant sept heures, il y a deux ans, et quand nous leur demandions des choses comme : « Où avez-vous obtenu l'accord pour que d'autres personnes mettent en ligne vos informations personnelles ? », leur réponse était : « On ne sait pas. »

"On ne peut pas mettre n'importe quoi dans les termes."

Mais comme vous le dites, Facebook n'est pas le seul à agir ainsi. Alors pourquoi s'attaquer à Facebook et pas à Google, à Amazon ou à Apple ?

Nous avons commencé avec Facebook. J'ai étudié le sujet, donc je sais de quoi je parle. Je suis sûr à cent pour cent de ce que je dis. Ce n'est pas forcément le cas avec d'autres entreprises. Ce ne serait pas vraiment logique de nous attaquer à une autre société si nous voulons nous servir de cela comme d'un exemple par la suite.

Avec l'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne sur Google et le « droit à l'oubli », ce seraient des signaux envoyés à l'industrie. J'étais dans la Silicon Valley en mai, quand la Cour a rendu son jugement, et les gens se disaient : « Les Européens prennent vraiment leurs lois au sérieux. » Vous n'avez pas forcément besoin d'attaquer tout le monde. Il faut juste qu'ils sachent qu'on ne peut pas transgresser la loi en Europe et s'en sortir impunément.

« Personne ne fait rien au niveau légal. C'est ça le vrai problème »

Et si vous perdez ?

J'aurais essayé. Des journalistes parlent de ce sujet, des gens s'en plaignent... mais personne ne fait rien au niveau légal. Et c'est ça le vrai problème.

Maximilian Schrems Maximilian Schrems | (c) 2011 europe-v-facebook.org

Facebook a-t-il essayé de vous contacter depuis le dépôt de la plainte ?

Non. J'ai envoyé un message et un e-mail à une des personnes de Facebook avec qui je suis en contact d'habitude en l'invitant à me rappeler si elle avait des questions. Je n'ai pas de nouvelles. Mais c'est logique. Ils n'ont pas encore eu accès au dossier. Cela prend du temps.

Savez-vous combien de temps la procédure risque de durer ?

La première audience doit avoir lieu avant la fin de l'année 2014. Mais on ne peut pas vraiment prévoir.

Aimez-vous Facebook ?

Je crois que ce que j'aime, c'est le concept de réseau social. La technologie est très cool. Je suis juste triste qu'il n'y ait qu'un monopole qui fasse fonctionner ce service et qu'il utilise ce service à ses propres fins.

  • Grégor Brandy (Journaliste)
    Journaliste au Monde

 

Source : www.lemonde.fr

 

 

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 11:45

 

Source : www.lemonde.fr

 

 

Des agriculteurs français dénoncent le « dumping » espagnol sur les fruits

Le Monde.fr avec AFP | 13.08.2014 à 13h00 • Mis à jour le 13.08.2014 à 13h10

 
 

 

 

Des manifestants au poste-frontière du Boulou, lors d'une précédente manifestation en 2009.

 

 

Ils dénoncent le « dumping économique » pratiqué en Espagne, et réclament que la France porte plainte. Environ 200 agriculteurs français ont bloqué le poste-frontière du Boulou, au sud de Perpignan, mercredi 13 août, occasionnant des bouchons sur l'autoroute A9.

Dans leur mire, les camions espagnols transportant des fruits et légumes. Menés par les syndicats de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) et des Jeunes agriculteurs, les manifestants ont fouillé les véhicules, apposant des tracts sur leurs cargaisons, comme le relève France 3 Languedoc sur Twitter.

 

Voir l'image sur Twitter

200 agriculteurs manifestent à la frontière espagnole au Boulou.Ils inspectent les camions espagnols.

 

Venus notamment de la Drôme, de l'Hérault ou encore du Vaucluse, les producteurs français s'en prennent au prix des fruits espagnols. « Quand un kilo de pêches coûte 1,10 euro à Madrid mais entre en France à 0,50 euro, il y a dumping économique », a clamé le président de la FDSEA.

 

 LES « PÊCHES ESPAGNOLES » VISÉES

Les manifestants se défendent de diriger leur mouvement contre les Espagnols. Ils rappellent que leur mouvement avait commencé à alerter les autorités françaises et Bruxelles depuis Noël. A plusieurs reprises au cours des mois précédents, les agriculteurs français ont protesté contre les « pêches espagnoles » qui feraient baisser les prix en France.

Lire le décodage : Les pêches espagnoles menacent-elles les producteurs français ?

Selon les Décodeurs, l'accusation de « dumping » n'est pas suffisante pour expliquer une baisse des prix. En effet, celle-ci ne se constate pas de manière significative sur plusieurs années, ni sur les marchés de gros, ni dans le panier du consommateur.

 

 

Source : www.lemonde.fr

 

 

                                                                         *********************************

 

 

Source : france3-regions.francetvinfo.fr


Les producteurs de fruits manifestent à la frontière espagnole

 

 

Les agriculteurs des Pyrénées-Orientales ont décidé de bloquer le péage du Boulou à la frontière espagnole pour protester contre la baisse du cours de leurs productions. Leur opération provoque un bouchon de près de 20 km en direction de la frontière espagnole.

  • Par Laurence Creusot
  • Publié le 13/08/2014 | 10:16, mis à jour le 13/08/2014 | 12:21
Les camions espagnols inspectés par les manifestants © France3 LR / Daniel Mahoux
© France3 LR / Daniel Mahoux Les camions espagnols inspectés par les manifestants

Les producteurs de fruits ont décidé de manifester à la frontière espagnole ce matin.
Arboriculteurs, maraîchers et viticulteurs veulent attirer l'attention du public sur les méventes de leurs produits.
Les quelques 200 manifestants viennent de plusieurs départements du sud-est de la France.

En cause, les pertes dues à la météo mais aussi et surtout la concurrence de nos voisins espagnols et les répercutions redoutées sur les cours suite à l'embargo russe sur les produits alimentaires.

Partis de Perpignan vers 8 h 00 en convoi, les manifestants ont ralenti la circulation sur l'A9 en direction de l'Espagne.
On comptait 14 km de bouchons vers 9 h 30 entre Perpignan Sud et Le Boulou du fait d'une opération escargot.

Les manifestants distribuent des tracts au péage du Boulou depuis 9 h 30.
Ils ont commencé une distribution de pêches et de nectarines gratuite.
Ils inspectent aussi les chargements des camions espagnols et filtrent les véhicules en provenance de l'Espagne au péage du Boulou
A 11 h 00 on comptait 20 km de ralentissement entre Perpignan Nord et la frontière.

Les manifestants bloquent les camions au péage de la frontière espagnole
Les manifestants bloquent les camions au péage de la frontière espagnole


Les manifestants expliquent qu'il s'agit d'une opération sourire visant à interpeller les pouvoirs publics quant à leur situation.
Ils ouvrent toutefois tous les camions de produits alimentaires en provenance de l'Espagne.
"Une pêche qui coûte un euro le kilo à Madrid arrive ici à 0,50 centimes" explique l'un des arboriculteur présent.
Cette manifestation intervient le jour où la commission européenne doit décider des mesures de soutiens annoncées il y a deux jours.

La distribution de pêches au péage du Boulou © France 3 LR
© France 3 LR La distribution de pêches au péage du Boulou


Le préfet des P.O. avait mis en garde les manifestants quant aux conséquences d'éventuels débordements.


Le reportage de France 3 Pays catalans

 

 

 

 

Source : france3-regions.francetvinfo.fr

 

 

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 11:28

 

 

Source : www.lemonde.fr

 

 

Qui sont les yézidis, cible des djihadistes en Irak ?

LE MONDE | 12.08.2014 à 13h03 • Mis à jour le 13.08.2014 à 07h20 | Par Sophie Gillig

 

 

Des yézidis dans la province de Dohouk en Irak le 7 août 2014.

 

 

C'est l'une des cibles des djihadistes de l'Etat islamique (EI) en Irak : la communauté kurdophone des yézidis. Avec la prise de leur bastion, Sinjar, le 3 août, 35 000 yézidis ont dû fuir dans les montagnes, sans eau ni nourriture, sous une chaleur pouvant atteindre les 50 °C. Adorateurs du diable pour certains, païens pour d'autres, les membres de cette communauté sont persécutés depuis longtemps.

Lire les dernières informations : La Syrie en guerre accueille 1 000 familles de réfugiés fuyant l'Irak

  • Qui sont les yézidis ?

Les yézidis sont une communauté kurdophone qui compte entre 100 000 et 600 000 personnes en Irak, selon les estimations. Ils font partie des populations les plus anciennes de la Mésopotamie, où leur croyance est apparue il y a plus de quatre mille ans. Leur principal lieu de culte est Lalech, dans le Kurdistan irakien, mais plusieurs milliers de yézidis habitent en Syrie, en Turquie, en Arménie et en Géorgie.

On compte d'importantes communautés en Europe, particulièrement en Allemagne, où vivent 40 000 yézidis.

  • Quelles sont leurs croyances ?

« Les yézidis ont enrichi leur religion par des apports coraniques et bibliques pour se camoufler des musulmans et des chrétiens afin de ne pas trop se faire remarquer », indique Frédéric Pichon, chercheur et spécialiste du Proche-Orient à l'université François-Rabelais de Tours. Le yézidisme est une religion monothéiste qui puise une partie de ses croyances dans le zoroastrisme, la religion de la Perse antique. Leur culte et leurs rituels se transmettent oralement, c'est pourquoi on ne devient pas yézidi, on naît yézidi.

Les fidèles de cette religion croient en un dieu unique, Xwede, qui fut assisté par sept anges lorsqu'il créa le monde, dont le plus important est Malek Taous, souvent représenté par un paon, symbole de diversité, de beauté et de pouvoir.

Comme pour les musulmans et les chrétiens, le bien et le mal occupent une place importante chez les yézidis. Présents dans le cœur des hommes, il ne tient qu'à eux de faire le bon choix.

  • Pourquoi sont-ils persécutés ?

Si les yézidis sont persécutés depuis la nuit des temps, c'est parce que les autres religions, que ce soit l'islam ou le christianisme, ont une interprétation erronée de leur culte. « En Irak et en Syrie, on les a pris pour des adorateurs du diable parce qu'ils ont fait une espèce de bricolage entre les deux religions du Livre », précise Frédéric Pichon. L'archange Malek Taous a ainsi faussement été pris pour le diable par les musulmans. Certaines pratiques et restrictions des yézidis peuvent paraître farfelues. Par exemple, les yézidis ne peuvent manger de laitue ou porter des vêtements bleus.

Ces pratiques ont contribué à créer une forme de mépris chez leurs voisins musulmans. « Les yézidis sont des adorateurs du feu, ce qui les fait apparaître comme des païens aux yeux des Syriens, complète Frédéric Pichon. L'islam n'a pas de considération pour cette religion, contrairement au christianisme et au judaïsme, qui sont tolérés. »

La tribune : « Soutenons les yézidis d'Irak, il y a un risque de génocide »

  • Quelle est la situation actuelle des yézidis ?

« La situation des réfugiés yézidis est particulièrement dramatique. Des populations entières sont dans le plus grand dénuement, ceux du Sinjar risquent de disparaître. Certaines familles rencontrées à Zakho, près de la frontière turque, ont marché pendant trois ou quatre jours », raconte Sébastien de Courtois, journaliste indépendant et producteur à France Culture, qui se trouve actuellement à la frontière turco-syrienne. « La peur panique se lit encore dans leurs regards. Les scènes de carnage qu'ils racontent sont insoutenables. Les forces de l'EI s'acharnent contre eux. Ils veulent tous les assassiner », ajoute Sébastien de Courtois.

D'après Frédéric Pichon, l'Etat islamique applique à la lettre la doctrine de l'islam conquérant. « L'EI est dans une logique de régénération de l'islam, dans une volonté de purification de la religion comme l'étaient les “Born again Christian” , les atrocités en moins », précise-t-il.

« Le problème yézidi n'est pas un problème religieux, c'est une question de domination totalitaire, renchérit Jean-Pierre Filiu, professeur des universités à Sciences Po. Une fois que l'EI en aura fini avec les yézidis, il s'en prendra à une autre minorité. »

 


Ce n'est pas la première fois que les yézidis sont persécutés. En août 2007, quatre attentats-suicides simultanés coordonnés par Al-Qaida en Mésopotamie avaient causé la mort d'environ 400 personnes, représentant l'attentat le plus meurtrier depuis le 11 septembre 2001.

Le déclencheur d'un tel carnage ? Les terroristes n'avaient pas supporté qu'un jeune garçon yézidi tombe amoureux d'une jeune sunnite, selon M. Pichon.

En 2001, 900 Kurdes d'Irak, originaires des régions pétrolières de Mossoul et Kirkouk, alors sous le contrôle de Saddam Hussein, avaient fait naufrage à bord du navire East-Sea, au large de Fréjus, dans le Var : 70 % des naufragés étaient de confession yézidie et disaient subir des persécutions au quotidien à cause de leur religion.

PS : une précédente version faisait état de la fuite de 400 000 yézidis. Selon les sources recueillies sur place par l'envoyé spécial du Monde, Jacques Follorou, le chiffre est de 35 000.

  • Sophie Gillig

 

 

Source : www.lemonde.fr

 

 

 

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 11:22

 

Source: blogs.mediapart.fr/blog/claude-hudelot


 

Simon Leys, pourfendeur clairvoyant de Mao et du maoïsme

Quand, en 1971, paraît sous l’impulsion de René Viénet Les habits neufs du Président Mao chez Champ Libre (*), que dirigent Gérard Guégan et Raphaël Sorin, ce livre-bombe signé « Simon Leys » se voit tout simplement boycotté par la presse française, à l'exception du Nouvel Obs et de dix lignes assassines signées A.B dans Le Monde, placé sous l’influence de deux maoïsants aveugles et redoutables, Alain Bouc et Patrice de Beer (1).   

Souvenons-nous camarades : toute l’intelligentsia « révolutionnaire » était alors fascinée par « le Président Mao » et par le Petit Livre rouge. Certains « maos » avaient même fait le voyage.

D’autres grands philosophes, et non des moindres, Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, s’étaient faits piégés bien avant.

Après un voyage de ceux-ci en 1955, à l’invitation il est vrai du gouvernement chinois, celle-ci avait publié La Longue Marche (2), long témoignage se voulant sans « a priori » bourré d’inepties et de mensonges.

« Aucune démocratie populaire n’a jamais poussé  si loin le libéralisme. (…) En théorie du moins, il n’existe plus aucune restriction de penser. (…) Les intellectuels chinois se trouvent désormais en mesure d’inventer à neuf une idéologie exprimant adéquatement le monde nouveau ».

Plus graves, certaines affirmations sur les condamnations à mort – qui sont « rares » - ou sur les prisons – où « on travaille d’une manière productive » - en disent long sur l’aveuglement de Beauvoir, qui s’en prend à des deux rares intellectuels français ayant vu clairement le devenir réel de la Chine : René Etiemble et David Rousset.

Encore ceci : « On reproche à la Chine un trait qui lui serait particulier : elle incite les citoyens à la délation. Il a bien du pharisaïsme dans cette critique ». Simplement, plusieurs millions de Chinois en mourront. 

Mais le sommet est atteint avec Mao : « L’extrême simplicité de Mao Zedong, la tranquille confiance avec laquelle il va et vient, sans aucune protection policière, l’apparentent, non à Staline, mais à Lénine. Il y a d’assez nombreux portraits de lui en Chine, et on y chante volontiers une ou deux chansons en son honneur : sans aucune doute il est populaire et aimé. Est-ce le lot des seuls tyrans ? »

Dix ans plus tard, c’est la rencontre mythique entre Mao et Malraux. Trois heures selon notre grand écrivain ministre. En fait une petite heure, traduction comprise, comme le démontre preuves à l’appui Jacques Andrieu dans Perspectives chinoises N°37.

Simon Leys, qui mentionne l’article, épingle le grand écrivain dans L’Ange et le Cachalot (3) : « Il en ressort que ce fameux dialogue cosmique de trois heures, qui aurait confronté deux géants de la pensée, s’était réduit en fait à un fort modeste échange de platitudes diplomatiques et routinières (…). A un moment cependant, Mao, qui mijotait la Révolution culturelle, entrouvrit soudain une perspective singulièrement provocante : il évoqua l’état de corruption « révisionniste » dans lequel étaient tombés les milieux intellectuels et culturels, mais il suggéra qu’il serait possible de mobiliser la jeunesse pour purger la Chine de cette pourriture. En quelques mots, il y avait là le programme de la gigantesque explosion qui devait bientôt ébranler la Chine entière. N’importe quel interlocuteur un tant soit peu lucide et informé eût aussitôt saisi au vol cette invitation inespérée à sonder plus avant les desseins du Grand Timonier ; mais naturellement Malraux n’y vit que du feu, et Mao, avec une exaspération qu’il ne se donnait plus la peine de dissimuler, abrégea ce bavardage oiseux ».

Puis  vient donc la déferlante de la « Révolution culturelle ».

« Le fond de l’air est rouge » disait-on.

L’imposture chinoise, soutenue par de grands intellectuels, de grandes « consciences » et de nombreux politiciens qui se bousculent au portillon (de Mitterrand à Peyrefitte), fonctionne à l’échelle de la planète.

Les uns retiennent les leçons de stratégie de la « guerre révolutionnaire » ; les autres mettent l’accent sur le potentiel paysan ; d’autres encore sont séduits par le jusqu’au boutisme maoïste incarné par son fameux slogan « on a raison de se révolter », sa volonté de lutter encore et toujours contre la bureaucratie et d’établir une société égalitaire et idéale. Vision idyllique donnée non seulement par la propagande maoïste, mais aussi par ses zélés petits télégraphistes, de Simone de Beauvoir à Maria-Antonietta Macchiochi (4), en passant par Han Suyin et Philippe Sollers…

C’est l’époque de la Gauche Prolétarienne (GP), de l’Union des jeunesses communistes marxistes-léninistes (PCMLF) et autres mouvements européens, du « Nous voulons tout, tout de suite » lancés par les maos italiens mais aussi des « maos-Spontex » et du mouvement Vive la Révolution !

Sous les apparences d’une révolution exemplaire se cachent en Chine la face noire du maoïsme et la vérité tragique des faits, que personne, ou presque ne veut voir.

Après René Etiemble et David Rousset – il faut relire certaines pages de Socialisme ou Barbarie – le flambeau hyper minoritaire de la critique est relevé dès 1967 par les situationnistes dans « Le point d’explosion de l’idéologie en Chine », signé par René Viénet (5). Comment ne pas citer ici un extrait de ce texte lumineux ?

« Les plus stupides (des débris gauchistes des pays occidentaux, toujours volontaires pour être dupes de toutes les propagandes à relents sous-léninistes) ont cru qu’il y aurait quelque chose de « culturel » où la presse maoïste leur a joué le mauvais tour d’avouer que c’était « depuis le début une lutte pour le pouvoir ». (…) Il est sûr que l’effondrement des politiques successives de la bureaucratie est la cause de l’acuité extrême du conflit. L’échec de la politique dite du Grand Bond en avant – principalement du faite de la résistance de la paysannerie – non seulement a fermé la perspective d’un décollage ultravolontariste de la production industrielle, mais encore a forcément entraîné une désorganisation désastreuse, sensibles plusieurs années (…). Quand la tendance de Mao a commencé son offensive publique contre le spotitions solides de ses adversaires, en faisant marcher les étudiants et les enfants des écoles embrigadés, elle ne visait dans l’immédiat aucune sorte de refonte « culturelle » ou « civilisatrice » des masses de travailleurs, déjà serrées au plus fort degré dans le carcan idéologique dans la rue, au service de cette tendance, l’idéologie du régime, qui est, par définition, maoïste ».

1967 : c’est très précisément cette année-là que Simon Leys commence à rédiger une chronique de la Révolution culturelle, qui sévit en Chine depuis un an, chronique qu’il poursuivra jusqu’en octobre 1969 et deviendra, en 1971 Les habits neufs du Président Mao. ( « Mais Papa, l’Empereur est tout nu », s’cria l’enfant. Hans-Christian Andersen Les Habits neufs de l’Empereur.)

Précisons ici que Viénet et Leys, à la différence de leurs courageux devanciers, lisent le chinois et peuvent éplucher toute la presse chinoise, qu'elle soit officielle, officieuse ou underground. Simon Leys, conscient de l'importance de ce travail, en a d'ailleurs dressé la liste à la fin des habits neufs. 

Un livre-bombe, malheureusement ignoré et passé sous silence. Seules quelques voix s’élèvent pour souligner la pertinence de l’analyse démontrant par a + b la seconde grande tragédie du régime maoïste.

Une de ces voix : celle de Jean-François Revel, qui préfacera plus tard les trois œuvres majeures que sont Les habits neufs du Président Mao, Ombres chinoises et Images brisées (6).

La première tragédie se nomme « Grand Bond en avant ». On sait aujourd’hui que cette « grande famine » provoquera la mort de 36 à 40 millions de morts. La « Révolution culturelle » sera à l’origine d’une centaine de millions de victimes : assassinats, suicides, mais aussi invalides, déportés et autres vies cassées, familles séparées, études et carrières brisées…

Non seulement Simon Leys décrit, avec une précision effroyable, la grande manipulation maoïste, grâce aux nombreuses sources auxquelles ce grand sinologue a accès à Hong-Kong, - qui tient à préciser ( Essais sur la Chine, p 228) « Tous les textes cités dans mon livre ont été directement traduits par moi-même » - mais il le fait avec un vrai talent d’écrivain. C’est une « plume ».

Un seul exemple : dans un de ses textes décapants, extraits de L’humeur, l’honneur, l’horreur  (7), dans le chapitre L’art d’interpréter des inscriptions inexistantes écrites à l’encre invisible sure une page blanche, il évoque les obstacles qu’un analyste de la Chine doit franchir : « Il doit interpréter le jargon communiste et traduire en langage ordinaire ces messages codés, cette langue hérissée de devinettes, symboles, rébus, cryptogrammes, allusions pièges et autres farces et attrapes. Comme ces vieillards sagaces, à la campagne, qui peuvent prédire le temps qu’il fera rien qu’en observant à quelle profondeur creusent les taupes et à quelle hauteur volent les hirondelles, il doit lire les signes annonciateurs des tempêtes et des dégels politiques, et déchiffrer un vaste assortiment de signaux bizarres : ainsi, tantôt le Leader suprême va prendre un bain dans le fleuve Bleu, ou bien, tout à coup, il écrit un nouveau poème, ou il organise un tournoi de ping-pong – pareils événements ont chaque fois des implications cruciales qu’il s’agit de mesurer et de soupeser. Il doit soigneusement noter toutes les célébrations de non-anniversaire ; dans les cérémonies officielles, il doit vérifier la liste des participants et observer l’ordre dans lequel leurs noms apparaissent. Dans les journaux, les dimensions, les caractères d’impression et la couleur des titres, aussi bien que l’emplacement et la composition des photos et des illustrations peuvent fournir des indications d’une importance décisive. Tous ces éléments obéissent, en effet, à des lois complexes aussi strictes et précises que les règles iconographiques qui gouvernent l’emplacement, le vêtement, la couleur et les attributs symboliques des figures d’anges, d’archanges, de patriarches et de saints dans une basilique byzantine ».

Tout Leys est là !

Je ne reviendrai pas sur cette critique acide et talentueuse, richement documentée, qui allait à l’époque contre tous le « main stream » ambiant. Notons d’ailleurs que Gérard Guégan et Raphaël Sorin, pour enfoncer le clou, rééditèrent l’ouvrage trois fois, - en 1972, 75, 77- avant que Gérard Lebovici ne poursuive ce qui s’apparentait encore à un combat contre la bêtise, la mauvaise foi et la cécité.

Depuis lors, le talent de Simon Leys s’est exercé avec bonheur dans bien d’autres domaines que la Chine.

Personnellement, sa disparition m’attriste d’autant plus que j’aurais beaucoup, beaucoup aimé réentendre sa voix cinquante ans après l’éclatement de la « Révolution culturelle ». (Lui-même tenait beaucoup à ces guillemets). Une voix douce, teintée d’un délicieux accent belge.

Nous nous connaissions depuis 1964.

Comme chacun sait, Simon Leys est un pseudonyme, « Leys » étant le patronyme du héros du roman René Leys écrit par Victor Segalen, , auquel il a d’ailleurs consacré un essai remarquable, L’ « exotisme » de Segalen (8).

Il se nommait Pierre Ryckmans et enseignait le français à l’Alliance Française de Hong-Kong dont mon père, Roger Hudelot, était le directeur.

Je me souviens d’un jeune homme maigre et barbichu, portant chemise de nylon blanche flottant sur son pantalon, sandales de cuir et lunettes d’intello.

Je me souviens aussi que mon père, qui appréciait tant son érudition et sa politesse, le grondait régulièrement car il lui arrivait parfois de débarquer  en retard dans les locaux de l’Alliance, qui donnaient sur Des Vœux Road, à Central.

Notre seconde rencontre date des années 74-78, dans l’un des studios de France-Culture.

En 1974, j’avais déjà réussi à convaincre Yves Jaigu, directeur de la chaîne, de consacrer un « après-midi » à l’ouvrage Révo.cul.dans.la.Chin.pop publié par René Viénet et sa bande en 10/18, sous la houlette de Christian Bourgois. (Seul le titre de l’émission avait posé problème. Pensez donc : prononcer un tel intitulé sur les ondes de France-Culture…)

Dans la foulée, j’ai proposé le nom de Simon Leys et effectué un premier très long entretien pour l’émission phare de l’époque, L’invité du lundi, puis un second.

De larges extraits de ces deux émissions ont été rediffusées l’été dernier par un producteur indélicat qui a réussi le tour de force de rendre un hommage ô combien mérité à ce grand pourfendeur….sans nommer une seul fois en ouverture ou à la fin de l’émission le producteur et intervieweur que j’étais, passons. (9)

J’espère d’ailleurs que France-Culture rediffusera bientôt ces deux émissions dans leur intégralité.

Simon Leys évoque non seulement le maoïsme, la révolution culturelle, la « bande des cinq » car il estimait à juste titre que Mao appartenait à ce funeste clan, mais aussi son amour immense d’un pays dont il connaissait l’histoire, la littérature, les arts comme personne.

Un seul autre sinologue de cette envergure, de cette ouverture, de cette culture, peut lui être comparé : c’est Jacques Pimpaneau, qui fut, pour beaucoup d’entre nous un maître, et partageait avec Ryckmans ce regard critique et lucide sur la Chine.

Ce dernier y débarqua très jeune – il avait, de mémoire, dix-neuf ans – lors d’un bref séjour avec d’autres étudiants belges au cours duquel ils rencontrèrent le Premier Ministre Zhou Enlaï. C’est ainsi que sa vie a basculé.

Les scoop médiatique qui fit sensation un peu plus tard, en 1983, c’est le face à face avec Maria-Antonietta Macchiochi chez Bernard Pivot, dans un Apostrophes d’anthologie (10). Ecrasant, magistral. France-Inter vient d’en rediffuser un court extrait au 13h. J’entends encore le rire gourmand de Pivot…

A vrai dire, Pierre Ryckmans, immense lettré auquel on doit par exemple la traduction de l’ouvrage culte du peintre Shi Tao, três tôt publié par les éditions Hermann, (11), petit livre allant curieusement de pair avec Eloge de l’ombre de Tanizaki,  Ryckmans était un grand timide. Sa courtoisie était légendaire.

Pour revenir aux années 1970, je crois me souvenir qu’il avait alors, muni d’un bagage universitaire très conséquent, espéré obtenir un poste dans une université française. Ce qui lui fut refusé, tant l’influence des « maos » et sympathisants était grande. D’où son installation dans cette lointaine Australie où il a vécu depuis et où il vient de mourir.

Déjà, en 1964, Pierre Ryckmans était marié à une jeune Chinoise tout aussi discrête et aimable que lui. Elle se nomme Hanfang. Le livre « Essais sur la Chine » de la collection Bouquins, si précieux, lui est dédié.

Comme ce modeste hommage à un immense démystificateur à qui je dois d’avoir, littéralement,  changé ma vie (12).

(*) J'ai oublié de signaler que l'image culte de la couverture était celle  du "Président Mao avec son grand manteau", image prise par Madame Hou Bo sur la plage de Beidaihe, lieu de villégiature de la nomemklatura chinoise, en 1954. Hou Bo fut "la" photographe officielle de Mao Zedong de 1949 à 1962 avant d'être évincée par Jiang Qing et de passer trois ans dans un laogaï.

PS. Je découvre à l'instant que l'ami Pierre Haski vient de rédiger un texte intitulé  Mort de Simon Leys, pourfendeur des intellectuels maoïstes français, fort bien tourné et juste. Je crois cependant que S.L avait d'abord et surtout voulu pourfendre Mao et tout ce qu'il incarnait. Qu'il ait éreinté - avec quelle verve! - les intellos maos français n'était, de mon point de vue, qu'un effet colatéral au demeurant réjouissant, tant la superbe de ceux-ci était méprisante. Il me revient un souvenir: lors d'un Salon de Mai, grand rendez-vous annuel de l'art contemporain, la bande à Tel Quel, au sein de laquelle sévissait l'artiste Louis Cane, vieille connaissance, avait choisi, au lieu d'exposer des peintures ou des sculptures, de présenter sur une très longue table à traiteaux, alignés comme à la parade, des dizaines d'exemplaires de "De la Chine", de l'innénarable Maria-Antonietta...J'ai osé dire à ce vieux ami tout le mal que je pensais de cet ouvrage inepte....avant de me faire agonir par "Loulou" et ses potes de l'époque... 

PPS. L'article de Philippe Lançon dans Libé de ce jour (12 août 2014) intitulé "Leys, mort d'un bookmaker chinois" (bon, je ne vais pas vous dire à quel film il est fait allusion tout de même, au risque sinon de me faire encore taxer de nombrilisme!) qui met l'accent à juste titre sur les immenses qualités littéraires de celui-ci enrichit notre vision. Il cite le dernier écrit de celui-ci, Studio de l'inutilité (Flammarion 2012) et rappelle aussi que le 11 décembre 1974, lors de la parution d'Ombres chinoises (d'abord en 10/18), "Libération, alors maoïste, n'en rend compte qu'en citant ces lignes de l'avant-proposn sans commentaire, dans la rubrique "A livre ouvert": "je n'ai nullement l'intention de mettre en question les accomplissements du régime mao-liuiste (la politique de Liu Shaoqi se trouve à nouveau appliquée dans tous les domaines) qui, mêm si elles n'ont pas toujours le caractère révolutionnaire que lui prêtent ses thuréféraires occidentaux, n'en sont pas moins considérables dans bien des domaines...Mon petit livre, loin de nourrir l'impudent ambition de rivaliser avec ces écrits...voudrait simplement leur servir de modeste complément..." 

La suite indique que ces phrases, ironiques, ne sont destinées qu'à parodier le style des suppôts du maoïsme, que l'auteur va ridiculiser. Mais le journal n'en dit rien." Fin de citation.

Je note que nos deux grands quotidiens, Libé et Le Monde, reviennent sur leurs propres errements à l'époque sur la question maoïste, que celle-ci soit chinoise - ici donc à propos de Simon Leys - ou cambodgienne ( voir ma note 1).

PPS. Je prends connaissance à l'instant de la nécro du Monde signée François Bougon. Classique. Ironie du sort, la mort de Robin Williams, plus "vendeuse", fait que celle de Simon Leys passe quelque peu à la trappe. Je relève ce passage: Dans la colonie britannique, il épluche, de 1967 à 1969, la presse chinoise pour la représentation belge afin de compléter son salaire d'enseignant et nourrir sa famille – son épouse est chinoise. A l'invitation du sinologue et éditeur René Viénet, proche de la mouvance situationniste, il rassemble ses observations sur la Révolution culturelle. " Une chose est certaine : sans lui, je n'aurais sans doute jamais rien publié – on pourrait dire assez littéralement que c'est Viénet qui m'a inventé ", écrit-il en 2003."

Contrairement à ce que j'ai écrit hier, Le Monde, comme Libé, fait amende honorable avec un article de Thomas Wieder.

 

                                                                        ***

 

(1)  Cf l'article de Thomas Wieder dans le Monde daté du 13.08.2014.

Cf aussi l’article  récent, édifiant, de Raphaëlle Bacqué in Le Monde : http://abonnes.lemonde.fr/festival/article/2014/07/24/le-jour-ou-le-monde-salue-l-arrivee-des-khmers-rouges_4461932_4415198.html

 Pierre Ryckmans / Simon Leys: « Le Monde m'accusa de répandre des mensonges fabriqués par la CIA » 

 (2)  La Longue Marche, Gallimard, Paris, 1957. Si je donne tant d'importance à ce livre hagiographique, c'est qu'il explique pour une part la formidable entreprise de mystification, nous dirions aujourd'hui d'enfumage, mise au point par un régime passé maître dans l'art de la propagande...(Voir à ce propos notre propre livre, Le Mao, co-signé avec le photographe Guy Gallice, Le Rouergue, 2009). 

 (3)  L’Ange et le Cachalot, Seuil, Paris, 1998.

 (4)  De La Chine, Seuil, Paris, 1971

(5)  Internationale Situationniste, (12 numéros), Librairie Arhème Fayard, Paris.

(6)  Préface écrite à l’origine pour la réédition d’Ombres Chinoises, Paris, Robert Laffont, 1978.

(7)  In L’humeur, l’honneur, l’horreur, Essais sur la culture et la politique chinoises, Editions Robert Laffont, Paris, 1991.

(8)  In L’humeur, l’honneur, l’horreur, Essais sur la culture et la politique chinoises, Editions Robert Laffont, Paris, 1991.

(9)  http://www.franceculture.fr/emission-grande-traversee-l-ombre-de-mao-archives-hommage-a-simon-leys-2013-08-30

Quel culot tout de même : s’approprier les deux seules grandes émissions jamais consacrées à Simon Leys, titrer « Hommage à Simon Leys », les signer avec « chapeau » plein d’émotions, de trémolos, et les diffuser…

(10) http://www.ina.fr/video/CPB83052216/les-intellectuels-face-a-l-histoire-du-communisme-video.html

(11) Les Propos sur la peinture du moine Citrouille-amère (traduction et commentaire sous le nom de Pierre Ryckmans), IBHEC Bruxelles 1970, Hermann, 1984

(12) Ma reconnaissance et ma dette sont  telles que je lui ai dédicacé mes deux derniers livres: Mao, la vie, la légende (Larousse, 2001), "A la mémoire du docteur Li Zhisui. En hommage à Simon Leys et Jasper Becker" (auteur de "La Grande famine de Mao"), puis, en 2012, MAO, Horizons Editions, Londres: "In tribute to Simon Leys who opened our eyes to Mao's China". 

 

 

 


 

 

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 21:36

 

Source : www.lavie.fr

 

 

Gaza

Quand l'argent de la communauté internationale part en fumée 

 
 Un Palestinien au dernier étage de sa maison , autour le quartier est complètement détruit. La photo a été prise lors du cessez-le feu de 72 heures à l'aube le 8 août 201. Un Palestinien au dernier étage de sa maison, autour le quartier est complètement détruit. La photo a été prise lors du cessez-le feu de 72 heures à l'aube le 8 août 201.

Sur les 4 à 6 milliards de dollars de dégâts dans la Bande de Gaza, après trois semaines de conflit, quelle part représente l'argent de l'aide internationale?

 

C'est sans doute une bonne partie des fonds de l'aide internationale qui est partie en fumée ces dernières semaines tant celle-ci est importante dans les territoires palestiniens.

En 2012, l'aide internationale à la Palestine s’est ainsi élevée à 711 millions d’euros. De 1994 à la fin 2011, l’Union européenne a attribué aux Palestiniens environ 5 milliards d’euros. On sait d'ailleurs déjà que 90 écoles de l'UNRWA, le service de l'ONU dédié aux territoires palestiniens ont été endommagées par les tirs israéliens. Le secteur médical, très aidé par la communauté internationale, a été aussi sévèrement touché avec 12 hôpitaux et 14 cliniques endommagés ou détruits. "Est-ce que nous devons continuer comme cela : bâtir, détruire puis reconstruire pour que cela soit de nouveau détruit?  Nous allons construire de nouveau, mais ce sera la dernière fois..." s'est même écrié le 7 août dernier le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki Moon.

C'est presque devenu une habitude. Dans la Bande de Gaza, des hôpitaux, des écoles sont érigés grâce à l'aide internationale puis endommagés ou détruits, parfois plusieurs fois au gré des opérations israéliennes. C'est le cas par exemple de l'école des Sœurs du Rosaire, un grand complexe scolaire qui accueille 750 élèves. Depuis 2005, l'établissement a été touché six fois. En 2009, lors de l'opération «Plomb durci», un missile avait traversé l'une des salles de classes du troisième étage. Le Japon, la France et les Etats-unis ont participé à sa reconstruction. Mais à peine le chantier terminé, les bombes tombées aux alentours lors de l'attaque de décembre 2012 en ont soufflé toutes les fenêtres...

En Cisjordanie, des destructions ont aussi lieu en dehors des périodes de grosses tensions. Ainsi en avril dernier, des abris destinés à accueillir les Palestiniens victimes des intempéries violentes du début d'année, et financés partiellement par des Etats membres de l'UE ont été démolis par l'Etat israélien. En 2011, ce sont 62 structures financées par l'UE qui avaient été détruites.

Tout cela vient s'ajouter à une longue la liste d'insfrastructures érigées grâce à l'aide internationale et ravagées depuis le début du conflit. Comme le port de Gaza, visé plusieurs fois par Tsahal. Ou bien encore son «aéroport international», bombardé lui aussi plusieurs fois, en ruines aujourd'hui. En 2001, c'est même un laboratoire scientifique antiterroriste palestinien, installé par l'Union européenne auprès de l'Autorité palestinienne en Cisjordanie qui fut réduit en poussières. Des centaines de millions d'euros d'argent public provenant de la communauté internationale sont ainsi partis en fumée.

Sans que cela ne choque beaucoup de monde. L’Office humanitaire de la Commission européenne (ECHO) a réclamé une fois par écrit, en 2013, des compensations financières après des destructions. Mais il a reçu une fin de non-recevoir des autorités israéliennes. En avril 2012, le Quai d'Orsay avait protesté officiellement contre la destruction par l'armée israélienne de deux citernes financées par la France dans le cadre d'un projet de coopération agricole mené dans la région d'Hébron en Cisjordanie. 

Plus absurde encore: le cas de la centrale électrique de Gaza, détruite le 29 juillet dernier. Un article du Huffington post Etats-Unis affirme ainsi qu'une société américaine y avait des parts. Son investissement y aurait été couvert par une agence fédérale, l'OPIC (Overseas Private Investment Corporation) chargée d'inciter les compagnies américaines à investir dans les endroits politiquement à risque. Or, il se pourrait que celle-ci ait aujourd'hui à débourser jusqu' à 84 millions de dollars, selon les termes du contrat, pour compenser les pertes de la société... payés par l'argent du contribuable américain.

Étonnant quand on sait que chaque année, près de trois milliards de dollars d’aide militaire sont octroyés annuellement par les États-Unis à Israël. Détruire puis reconstruire...

 

 

Coût du conflit Israélo-Palestinien

L'aide de l'Union Européenne à la Palestine en 2012


711 millions d’eurosversésparlacommunautéinternationaleàlaPalestine 227,5 millions d'eurosversésparl'UnionEuropéenne
Pays tiersUE
5 milliards d'eurosSommetotaleverséeparl'UEàlaPalestinesurlapériode1994à2011

Comparaison aide des Etats-Unis aux forces de sécurité palestinienne et aux forces militaires israéliennes en 2012

USA à IsraëlUSA à Palestine 2000150010005000
Les dégats à GAZA
Les dégats matérielles depuis le début des attaques israéliennes à Gaza
Structures menacées de démolition
16000Maisonsdétruitesouendommagées
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