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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 20:17

 

 

Source : https://france.attac.org

 

Attac transforme une agence BNP Paribas en salle d’urgence d’hôpital

samedi 26 novembre 2016, par Attac France

 

 

 

50 militant.e.s d’Attac et personnels de santé ont transformé une agence BNP Paribas en salle d’urgence pour dénoncer l’évasion fiscale et le plan triennal de 3,5 milliards d’économies sur les hôpitaux. Cette action s’inscrit dans une vague de mobilisation lancée le 2 novembre dernier et qui a déjà suscité plusieurs actions dans des agences BNP Paribas de toute la France. Elle s’achèvera par la tenue du procès de l’évasion fiscale le 9 janvier 2017 à Dax, en parallèle du premier procès d’un « Faucheur de chaises » , Jon Palais

 

 

Aujourd’hui, depuis 11 h, 50 militant·e·s d’Attac, accompagnés de salarié·e·s du secteur de la santé, occupent l’agence BNP Paribas Paris Sébastopol. Sous les yeux des employé·e·s et des client·e·s, ils se sont installés dans la banque pour dénoncer l’impact de l’évasion fiscale sur le manque de moyens dans le secteur de la santé. Ils ont transformé l’agence en salle d’urgence et ont organisé l’autopsie de ce crime social et des graves maladies que sont l’hémorragie fiscale, l’insuffisance pénale, le cancer de la dette et la fracture sociale.

Le 8 novembre dernier, les personnels du secteur de la santé ont tiré la sonnette d’alarme sur la détérioration de leurs conditions de travail et des conditions d’accueil des patients [1]. Pour répondre à ce ras-le-bol, Jean Vignes, Secrétaire Général de SUD Santé Sociaux, estime «  qu’il faut abandonner le plan triennal de 3,5 milliards d’économies sur les hôpitaux et mettre au coup d’arrêt au programme de fermeture de 16 000 de lits et de suppression de 22 000 postes dans la fonction publique hospitalière ». Murielle Guilbert, de Solidaires Finances publiques, rappelle que « 60 à 80 milliards d’euros échappent chaque année au budget de l’État du fait de la fraude et de l’évasion fiscale alors qu’avec seulement 2,5 milliards d’euros, on pourrait financer les 20 000 emplois qui disparaissent chaque année dans le secteur de la santé. » L’argent pour des conditions de travail décentes et des soins de qualité existe, il est dans les paradis fiscaux !

En faisant le lien entre l’évasion fiscale et le financement des urgences sociales et écologiques, Attac entend démontrer que des solutions crédibles existent. « Alors que la fraude aux prestations sociales représente 60 fois moins que la fraude fiscale, elle est de plus en plus traquée et stigmatisée. Les fraudeurs fiscaux, quant à eux, bénéficient d’un traitement de faveur et ne sont quasiment jamais condamnés. Nous pouvons lutter concrètement contre cette impunité fiscale : en renforçant les effectifs et les moyens de l’administration fiscale, de la police fiscale et du parquet financier qui traquent la délinquance financière mais aussi en condamnant plus systématiquement les fraudeurs et leurs complices, les banques et les cabinets d’affaire. Si des dizaines de milliards d’euros échappent encore au fisc annuellement, c’est uniquement le résultat de décisions politiques. » rappelle Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac France.

Les associations mobilisées contre l’évasion fiscale feront entendre ces revendications lors du premier procès d’un Faucheur de chaises, Jon Palais, poursuivi par BNP Paribas pour avoir participé à une action de réquisition citoyenne de chaises dans l’une de ses agences. En 2015, le collectif des Faucheurs de Chaises, composé d’Action Non-Violente COP 21, des Amis de la Terre, d’Attac, de Bizi ! avait réquisitionné symboliquement 196 chaises dans des banques participant au système organisé de l’évasion fiscale. Ces 196 chaises avaient servi à l’organisation d’un sommet citoyen le 6 décembre à Montreuil pendant la COP 21, puis avaient été rendues à la justice le 8 février 2016 à l’occasion de l’ouverture du procès de Jérôme Cahuzac. Le collectif appelle maintenant à la participation massive le 9 janvier 2017 à Dax au procès de l’évasion fiscale organisé en parallèle du procès de Jon Palais. Cet événement d’envergure nationale réunira des personnalités telles que Eva et Caroline Joly, qui seront les avocates de Jon Palais, Antoine Peillon, Edgar Morin, Patrick Viveret, des personnalités associatives, syndicales et politiques.

L’action “Attac transforme une agence BNP en salle d’urgence” en images

 

 

PNG - 350.9 ko

 

P.-S.

Photos : Attac France, licence Creative Commons CC BY-SA 3.0 FR.

 

 

Portfolio

ici

 

 

Source : https://france.attac.org

 

 

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 20:03

 

Source : http://www.lexpress.fr

 

 

Primaire à droite: La Poste touchera une commission de 750 000 euros

 

 

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le

La Poste touchera 750 000 euros de comission à la suite de la primaire à droite.

 

La Haute autorité et La Poste ont signé un contrat accordant une commission de 8% à La banque postale par laquelle ont transité les sommes récoltées auprès des électeurs durant les deux tours du scrutin.

La Poste, via sa filiale la Banque postale par laquelle ont transité les sommes récoltées auprès des électeurs des deux tours de la primaire de la droite, va toucher une commission de 750 000 euros, a-t-on appris lundi auprès de la Haute Autorité de la primaire et de La Poste. 

La Haute Autorité et La Poste ont signé un contrat accordant une commission de 8% à La banque postale, avec un plafonnement de 750 000 euros, a indiqué Anne Levade, présidente de cette Haute Autorité chargée de l'organisation de la primaire. "Les négociations avec La Poste, qui voulait au départ 10% sans plafonnement, ont duré plusieurs semaines et ont été rudes", a-t-elle précisé. 

 
 

"La même équité" pour les partis politiques

Interrogée, La Poste a confirmé le montant de sa commission. Si les socialistes décident de passer par le même canal lors de leur primaire en janvier, les conditions devraient être les mêmes que pour la droite. "Pour nous, les partis politiques sont des clients que nous traitons avec la même équité", a-t-on précisé. 

Les deux tours de la primaire de la droite ont rassemblé plus de huit millions d'électeurs qui ont chacun versé deux euros pour voter. L'opération rapporte donc plus de 16 millions d'euros à la primaire (constituée juridiquement en parti politique), auxquels il faut ajouter les 5 ME que lui avait prêtés LR pour l'aider à organiser le scrutin. 

 

Huit millions "dévolus" à la campagne de François Fillon

 

Le coût de la primaire se situe aux alentours de 8 ME (y compris la commission de La Poste), selon Thierry Solère, président de la Commission nationale d'organisation de la primaire. 

Après remboursement par la Haute autorité du prêt de 5 ME, et déduction faite des quelque 8 millions de frais engagés, il restera un solde positif de 8 ME environ, qui seront "dévolus" à François Fillon, candidat de la droite pour 2017, pour sa campagne présidentielle. 

 

 

 

Source : http://www.lexpress.fr

 

 

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 19:52

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Une primaire à 17 millions d’euros : que va faire la droite de son jackpot ?

 

 

 

Les 2 euros versés par chaque électeur lors des deux tours de la primaire financeront le scrutin lui-même, mais aussi la campagne présidentielle du vainqueur, François Fillon.

 

 

 

La primaire de la droite a fait le plein, à tous les sens du terme. 4.272.880 participants se sont déplacés au premier tour le 20 novembre, 4.380.377 au second tour le 27 novembre, selon les résultats définitifs publiés ce lundi. A raison de deux euros par votant - la contribution réclamée pour pouvoir glisser son bulletin dans l’urne - le scrutin s’avère donc une belle opération financière, avec un chiffre d’affaires de 17,3 millions d’euros environ.

Que va devenir cette manne ? Instruits par l’affaire Bygmalion, les organisateurs de la primaire ont veillé à ne pas faire transiter les fonds par le parti Les Républicains. C’est donc une structure juridique indépendante dédiée au scrutin, gérée par la Haute autorité de la primaire, qui encaissera l’argent. Le jackpot va d’abord financer l’élection elle-même. Interrogée par Marianne, Anne Levade, qui préside la Haute autorité, estime le coût de la primaire « dans une fourchette de 9 à 10 millions d’euros ». Il a en effet fallu acheter le matériel électoral, imprimer des cahiers d’émargement, payer la poignée de salariés de la Haute autorité, louer des salles dans certaines communes... A titre d’exemple, la Haute autorité va régler 750.000 euros à La Poste, qui s’est chargée de convoyer les millions de pièces de monnaie récoltées auprès des électeurs. Elle devra aussi rembourser 5 millions d’euros avancés par le parti LR pour aider à l’organisation.

 

Un virement à François Fillon début 2017

 

Comme convenu, le reliquat - soit 7 à 8 millions d’euros environ - sera transféré sur le compte de campagne du en vue de l’élection présidentielle. Mais le virement n’est pas prévu pour tout de suite. « Ce sera fait lorsque l’intégralité des sommes recueillies sera disponible sur notre compte et qu’on aura fait remonter toutes les factures », précise Anne Levade, qui estime qu’il faudra attendre le « début de l’année 2017, au doigt mouillé ».

François Fillon peut donc compter sur un joli matelas de départ dans sa course à l’Elysée, même s’il devrait dépenser bien plus. Les dépenses de campagne sont en effet plafonnées à 16,851 millions d’euros pour les candidats présents au premier tour et à 22,509 millions pour ceux qui atteignent le second tour. Il n’empêche : pendant le second tour dimanche, plusieurs ont pris un malin plaisir à souligner sur Twitter que les électeurs de gauche venus participer à la primaire avaient contribué à financer la campagne présidentielle du candidat... de droite !

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 18:25

 

Source : http://fr.reuters.com

 

 

Les policiers municipaux peuvent porter des pistolets

mardi 29 novembre 2016 15h57

 

 

PARIS (Reuters) - Les policiers municipaux et les services de sécurité de la SNCF et de la RATP peuvent désormais être armés de pistolets semi-automatiques 9 mm en vertu d'un décret paru au Journal officiel, a annoncé mardi le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Cette mesure répond à une demande formulée par les syndicats des polices municipales après l'attentat du 14 juillet dernier à Nice, qui a fait 86 morts.

Les conditions préalables à l'armement des policiers municipaux ont été parallèlement assouplies par la loi du 23 juillet 2016 prolongeant l'état d'urgence, a rappelé Bernard Cazeneuve, qui co-présidait une commission consultative des polices municipales.

Le ministre a souligné qu'il appartenait "aux maires et à eux seuls d'apprécier la nécessité d'armer les agents de leur service de police municipale".

Bernard Cazeneuve a rappelé que, face à la criminalité et la menace terroriste, "l'ensemble des acteurs de la sécurité devaient unir leurs forces".

Les polices municipales participent ainsi à une présence dissuasive aux abords des sites sensibles, notamment les établissements scolaires, depuis une instruction ministérielle du 29 juillet 2016.

La France comptait environ 21.000 policiers municipaux et 7.000 agents de surveillance de la voie publique en 2015, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur.

 

(Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

 

 

 

Source : http://fr.reuters.com

 

 

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 18:05

 

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

Filoche: «Une gauche bien à gauche peut gagner la présidentielle»

 

Par Mathieu Magnaudeix

 

 

 

Candidat à la primaire citoyenne du PS des 22 et 29 janvier, l’ancien inspecteur du travail Gérard Filoche, en tête de toutes les manifestations contre la loi El Khomri, veut rester optimiste. Il croit possible la victoire d’un candidat « de gauche » contre la ligne « Valls-Hollande ».

 

On l’a vu tempêter et manifester au printemps contre la loi El Khomri. Gérard Filoche est candidat aux « primaires citoyennes de l’unité » qui désigneront le candidat du PS les 22 et 29 janvier – les candidatures sont à déposer avant le 15 décembre et il n'a toujours pas le nombre de parrainages requis pour se présenter.

Au PS, qu'il a rejoint en 1994, cette ancienne figure de la Ligue communiste révolutionnaire se veut la voix infatigable des salariés, des acquis sociaux, de la défense du code du travail et de l'unité de la gauche. Dans la campagne des primaires, il entend « faire du Sanders ou du Corbyn » en mobilisant tous ceux qui ont protesté contre la loi El Khomri. Il appelle d'ores et déjà à l'unité pour que la « gauche socialiste batt[e] la droite socialiste dans les primaires ». Une victoire qui, dit-il, rebattrait les cartes de l'élection présidentielle. « Je n’imagine pas une campagne électorale sans une coalition, sans dynamique unitaire », dit-il à l'intention de Jean-Luc Mélenchon. « Passer par-dessus, c’est la défaite, c’est le désastre. Tout le monde pleurera le 23 avril à 20 heures quand on n’aura plus que le choix entre LR et le Front national, et quand il ne nous restera plus que 25 députés à l’Assemblée. »

 

Manuel Valls et François Hollande se livrent à une guerre ouverte au sommet de l’État en vue de la primaire citoyenne du PS des 22 et 29 janvier prochain. Cela vous étonne-t-il ?

Gérard Filoche : Les fins de règne sont toujours dramatiques. Quand il y a un échec total comme c’est le cas de ce quinquennat, ça finit par exploser. Macron candidat, Valls et Hollande qui se déchirent : le trio infernal qui a imposé la loi El Khomri se désintègre. Je me demande ce que les historiens retiendront de tout ça…

 

Vous considérez depuis longtemps que François Hollande ne peut pas être candidat à sa succession.

Hollande, j’ai fait des communiqués avec lui pour défendre le code du travail ! J’ai manifesté coude-à-coude avec lui en 2006 contre le CPE, et il dit maintenant qu’il était pour. Ça va bien ! Limite à l’hypocrisie, limite à la trahison politique, limite à la manipulation ! Il ne devrait pas se présenter. C’est le dernier service qu’il peut rendre à la gauche. Faut bien qu’il paie le prix ! Son horizon est bouché. Même ses amis le lâchent. Son bilan est catastrophique : 1,3 million de chômeurs de plus, 41 milliards d’euros [de crédit impôt-compétitivité distribué aux entreprises – ndlr] de gaspillés. 41 milliards, c’était des centaines de milliers de fonctionnaires, des infirmières dans les hôpitaux, des éducateurs pour lutter contre les décrocheurs à l’école, des enquêteurs contre le terrorisme au lieu de balancer des bombes en Syrie. Ça, c’est la gauche ! Sous la gauche au pouvoir, il y a toujours quelque chose qui a été gagné : les 40 heures, les 39 heures, les 35 heures, le remboursement de l’avortement, les congés payés. C’est la première fois en cent ans que la gauche au pouvoir fait reculer la gauche. Hollande est une tragédie dans l’histoire de la gauche, comme les Valls et les Macron qui vont avec lui. Il y a beaucoup de raisons d’être pessimiste pour l’an prochain, les nuages sont si sombres. Mais je suis persuadé qu’aujourd’hui, un Sanders ou un Corbyn pourrait gagner en France. Ce dont ce pays a besoin, ce n’est pas d’autorité mais de démocratie et de redistribution des richesses ! Ce n’est pas avec une République identitaire qu’on va résoudre le chômage. Que Hollande ou Valls soient candidats, j’aurai une très grande joie à débattre contre eux…

 

Depuis la victoire de François Fillon et sa ligne libérale-conservatrice dure à la primaire de la droite, les appels à une grande primaire de la gauche de Mélenchon à Macron ressortent.

Ça a été mon cheval de bataille pendant des mois. C’était la meilleure façon de résoudre nos problèmes, de battre Hollande et Valls, d’avoir un candidat unique, de sauver la gauche. On était sûr de gagner ! Si tout le monde était dans cette primaire, cinq millions de personnes venaient voter, et je vous jure que Hollande et Valls étaient battus…

 

Il est trop tard désormais ? 

Il faut dire à tout le monde de venir voter les 22 et 29 janvier. J’exclus Macron, car il n’est pas de gauche. J’ai lancé des appels à Marie-Noëlle Lienemann, à Benoît Hamon, à Arnaud Montebourg. Nous devons montrer que nous additionnerons nos voix, que la gauche socialiste battra la droite socialiste dans les primaires. Alors avec 1,5 million d’électeurs, et peut-être plus, il y aura un choc, la gauche liquidera le quinquennat, on donnera un nouveau visage à la gauche, on revigorera le parti, on aura un candidat charismatique, on aura une chance de gagner. Je suis plus que jamais optimiste.

 

Êtes-vous surpris par la victoire de François Fillon ?

Je pensais que Sarkozy gagnerait. Fillon, c’est la vraie droite catholique conservatrice, il ne répond pas à la société française, celle qui descend à 4 millions dans la rue en disant « je suis Charlie », celle qui manifeste contre la loi El Khomri. La société française est plus libertaire, plus athée que cette vieille tradition catho de paroisse. Les gens vont avoir le temps de le découvrir. À mon sens, sa victoire est un argument supplémentaire pour dire que la gauche peut gagner. Face à une droite bien à droite, il faut une gauche bien à gauche.

10 septembre 2016. Benoît Hamon, Marie-Noëlle Lienemann, Gérard Filoche et Arnaud Montebourg, à l'université des frondeurs du PS de La Rochelle. © DR
10 septembre 2016. Benoît Hamon, Marie-Noëlle Lienemann, Gérard Filoche et Arnaud Montebourg, à l'université des frondeurs du PS de La Rochelle. © DR

 

Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Marie-Noëlle Lienemann, vous… Comment expliquer que vous soyez quatre candidats à contester la ligne Hollande-Valls ? Vu l’enjeu, vu le contexte qui rend à peu près tout possible en 2017, même une victoire de Marine Le Pen, ne pourriez-vous pas vous unir dès maintenant ?

Je suis pour un bloc avec mes amis Montebourg, Hamon, Lienemann. Je le propose depuis cet été. Il faut un accord entre nous. J’ai dit allons ensemble à la manifestation du 15 septembre contre la loi El Khomri, j’attends encore… J’ai proposé d’appuyer l’appel des 100 qui propose cinquante mesures rose-rouge-verte et pourrait servir d’accord à nous quatre, puis de ciment avec le reste de la gauche. Marie-Noëlle Lienemann a signé, Guillaume Balas [eurodéputé proche de Benoît Hamon – ndlr] est venu mais j’entends encore Arnaud. J’ai proposé un texte commun contre le budget, une conférence de presse contre Macron-Valls-Hollande, j’attends encore, je ne désespère pas !

 

Et si vous n’arrivez pas à vous entendre d'ici au dépôt des candidatures le 15 décembre ?

Être quatre, ça n’est pas un problème tant qu’il n’y a pas de menace pour le second tour. À cette heure, il n’y a pas d’urgence. Au second tour, celui qui sera en tête battra Valls ou Hollande.

 

Qu’est-ce qui vous rend si optimiste ?

Regardez l’élection américaine. Trump n’a été élu qu’avec 26 % des inscrits et Sanders aurait pu gagner si la primaire démocrate avait été honnête. Aux États-Unis comme chez nous, le salariat se bat, il progresse. La vague porteuse, même dans le capitalisme, ce sont les CDI, pas la flexibilité. La force montante, et l’exigence, c’est un salariat bien formé, bien payé. Quand il y a une force du salariat de ce type, les possédants, les riches, la finance, ces monstres inhumains pompent, pompent, pompent. Les possédants sentent les inquiétudes et font feu de tout bois : c’est là qu’arrivent les méchants, les Trump, les Orban, les Le Pen… et les Macron.

 

Vous parlez d’un Bernie Sanders ou d’un Jeremy Corbyn français. Mais il n’y en a pas dans le paysage !

Bah si : il y a moi ! Sanders a 74 ans, j’en ai 70, j’ai tout l’avenir devant moi (rires). Corbyn était marginal dans son parti, comme moi. Donc c’est tout à fait possible. Pourquoi suis-je le meilleur ? Pas parce que je suis mégalo, mais parce que j’exprime le salariat.

 

Et les autres, Arnaud Montebourg, Marie-Noëlle Lienemann, Benoît Hamon ?

Arnaud a un côté brillant, fantasque, improvisateur et incertain. Il y a beaucoup de dossiers qu’il ne connaît pas et je ne pense pas qu’il tiendrait la route face à Valls sur tous les sujets. Moi je tiendrai, je peux enfoncer mon adversaire. Il dit qu’il faut produire les richesses avant de les distribuer, je veux justement faire l’inverse. La baisse du coût du travail, c’est une fumisterie, il faut augmenter les salaires et baisser les dividendes qui n'ont jamais été aussi élevés. Benoît Hamon, je l’aime bien mais je n’arrive pas à comprendre ce qu’il défend. C’est le moins lumineux du point de vue de la ligne. Je suis pour les 32 heures par la loi, par entreprise : si ce n’est pas la République qui le fait, c’est “Mad Max” ! Il est pour un revenu universel, je ne suis pas pour ça, je suis pour un salaire pour tout le monde. Ça me fait un autre désaccord...

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

 

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

 

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 22:04

 

 

Source : http://www.lemonde.fr/les-decodeurs

 

 

Sécurité sociale, mutuelles : que veut vraiment François Fillon ?

 

 

Le candidat de la droite veut « désétatiser » le système de santé français. Ses soutiens lui demandent de clarifier sa position. Décryptage des mesures annoncées.

 

 

 

 

LE MONDE | | Par

 

 

 

François Fillon, dans son bureau de l’Assemblée nationale, en janvier 2015.

 

Elu pour porter les couleurs de la droite et du centre à l’issue du second tour de la primaire, dimanche 27 novembre, François Fillon a été appelé à clarifier sa position sur les réformes qu’il envisage pour la Sécurité sociale.

Le président du parti centriste de l’Union des démocrates et indépendants (UDI), Jean-Christophe Lagarde, a félicité François Fillon, mais il a aussi annoncé qu’il proposerait mardi 29 novembre à ses troupes d’engager « une discussion pour élaborer un projet législatif commun (…) notamment sur (…) la Sécurité sociale ».

Si l’ensemble du programme du champion de la droite est délibérément libéral et conservateur, ses mesures touchant au système de remboursement des soins confineraient à l’abolition du système, selon certains de ses opposants, comme le communiste Pierre Laurent :

 

 

Les programmes de le droite sont extrêmement dangereux, François Fillon veut la mort de la sécurité sociale

 

 

 

Ou un vice-président du Front national, Florian Philippot :

 

Dépecer ce qui reste de Sécurité sociale : une autre "joyeuseté" du programme ...👎 L'eurosterité est leur seul horizon

 

 

 

Que contient exactement le programme du gaulliste sur l’organisation… mise en place par le général de Gaulle ?

20 milliards d’euros

C’est le total des économies que compte réaliser François Fillon, le double de ce qui était prévu dans le plan d’économies 2014-2017 du gouvernement Valls. Reste à voir où M. Fillon va trouver ses 20 milliards d’économies alors que l’Objectif national des dépenses d’assurance maladie (Ondam) pour 2017 est annoncé à 2,1 %.

 

Lire aussi :   100 milliards d’économies : où les candidats de la droite veulent-ils couper ?

 

Je veux désétatiser notre système de santé. Il faut remettre les médecins libéraux au coeur de notre système de santé.

 

 

C’est le terme qu’a utilisé le Sarthois lors du débat d’entre-deux-tours avec Alain Juppé. François Fillon veut par exemple transférer une partie de la couverture de la Sécurité sociale vers les assurances et les mutuelles, comme l’explique l’ancien premier ministre dans un document de seize pages consacré aux questions de santé.

Concrètement, seules les affections graves ou de longue durée (ALD) seraient prises en charge : accident vasculaire cérébral invalidant, insuffisance cardiaque grave, diabète, maladie d’Alzheimer et de Parkison, paraplégie… C’est ce que le candidat appelle le « panier de soins solidaires » dont sont exclus « les soins de confort et la bobologie” ».

Aux complémentaires échoirait « le reste, le panier de soins individuel ». Ce transfert au privé de la prise en charge des soins courants a suscité l’indignation de la ministre de la santé, Marisol Touraine :

 

François Fillon, les mutuelles sont des organismes privés ! Vous proposez la privatisation de la santé. Assumez le !

Le candidat concède toutefois que ceux qui n’ont pas accès à l’assurance privée puissent bénéficier d’« un régime spécial de couverture accrue ».

 

Plus grande mise à contribution des malades

Autre point majeur du programme « santé » de François Fillon, les Français seraient davantage mis à contribution. Selon la ministre de la santé, les propositions du candidat de la droite engendreraient un surcoût de 3 200 euros de plus par an pour chaque foyer (un chiffre obtenu en prenant le montant total de l’Ondam, 190 milliards d’euros, en soustrayant la part des affections de longue durée, 100 milliards d’euros, et en divisant le reste par les 28 millions de foyers français).

Cette mise à contribution passerait par :

  • une « franchise médicale universelle, en fonction des revenus » : en d’autres termes, une somme déduite des remboursements effectués par la caisse d’Assurance-maladie. Il s’agirait de fusionner la franchise qui existe déjà – pour les médicaments et les actes paramédicaux (50 centimes d’euro) et pour les transports (2 euros) – avec le ticket modérateur ;
  • un basculement des cotisations maladie patronales vers un mix CSG/TVA, deux impôts payés directement par les particuliers (la contribution sociale généralisée est prélevée à la source sur les revenus et la taxe sur la valeur ajoutée sur chaque bien ou service consommé) ;
  • une suppression du tiers payant généralisé chez le médecin, alors que la dispense d’avance de frais supplémentaires doit se mettre en place en 2017 ; une étude réalisée en Midi-Pyrénées montre pourtant que la dispense d’avance de frais est une pratique très courante : 94,5 % des médecins la proposent en dehors des cas obligatoires ;
  • un frein à l’aide médicale d’Etat, l’AME, qui s’adresse principalement aux résidents étrangers en situation irrégulière et précaire qui sont en France depuis au moins trois mois et aux ressources limitées ; mais l’opportunité de cette mesure est battue en brèche par plusieurs études et expérimentations, notamment parce que l’AME est déjà réservée aux soins les plus urgents.

 

La fin de l’« hospitalocentrisme »

Lhôpital est aussi dans la ligne de mire de François Fillon, avec un retour annoncé aux trente-neuf heures, sans contrepartie annoncée :

« L’application des trente-cinq heures et sa gestion comptable du temps de travail à l’hôpital a été une source de désorganisation majeure. »

On sait aussi que la suppression des 500 000 postes de fonctionnaires touchera la fonction publique hospitalière… sans qu’on connaisse exactement la proportion. Le candidat de droite insiste en outre sur la « complémentarité », la coordination entre public et privé, qui passe notamment par un renforcement du parcours de soins et une « médecine connectée ».

Mais cette « interopérabilité » a-t-elle des chances de convaincre des hôpitaux où les moyens seront réduits et des libéraux qui, comme le reconnaît François Fillon, « craignent une fonctionnarisation rampante qui rigidifierait encore davantage leurs pratiques pourtant déjà très encadrées » ?

Les solutions alternatives proposées comme faire retravailler des médecins retraités dans les « territoires déficitaires où ils se seraient retirés » et l’augmentation des maisons de santé sont, elles, déjà mises en œuvre.

 

Flous, renoncements et contradictions

« Nous allons remettre sur le métier tous les éléments de son programme, dont la santé », s’il est désigné candidat, avait affirmé aux Echos la semaine dernière Dominique Stoppa-Lyonnet, porte-parole santé de François Fillon. La professeur de génétique à l’université Paris-Descartes a d’ores et déjà écarté certaines propositions : « Il est possible que nous renoncions à cette franchise universelle pour revenir à un système plus classique. »

Quant à la fin du remboursement des actes courants par la Sécurité sociale, c’est un thème récurrent à droite : déjà en 2002, le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, Jacques Barrot, estimait qu’il fallait « différencier risques lourds et petits risques » et qu’il convenait « de responsabiliser les Français sur les petits risques afin de pouvoir perpétuer la solidarité nationale sur les risques lourds, c’est-à-dire être tous traités de la même manière pour ceux-ci ».

Sauf que personne n’a jamais réussi à définir la catégorie des « petits risques » : Jean-François Mattéi, ministre de la santé à l’époque, s’était d’ailleurs refusé à faire cette distinction. Dominique Stoppa-Lyonnet évoque parmi les risques légers « le désordre digestif temporaire, la grippe – encore qu’une grippe peut être dramatique », et explique au final que « tout cela sera à définir en concertation ».

D’autant qu’afin de contrôler la mise en place de cette nouvelle couverture, il faudra commencer par créer une nouvelle instance, une « Agence de contrôle et de régulation de l’assurance-santé privée », bénéficiant d’une délégation de service public, pour définir un contrat type avec les assureurs. Enfin, il faudrait savoir aussi si le monde mutualiste pourra supporter ce transfert massif de compétences sans être profondément déstabilisé : les mutuelles ont des frais de gestion quatre fois plus élevés que l’Assurance-maladie.

 

 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr/les-decodeurs

 

 

 

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 21:59

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

Les aigles australiens traumatisent les drones

Les ailes volantes survolant les mines d’or sont attaquées sans relâche par des rapaces qui défendent leur territoire.

 

LE MONDE | | Par

 

 

Pour neutraliser un drone, rien de mieux qu’un oiseau de proie. La police néerlandaise et l’Armée de l’air française, entre autes, en ont intégré à leur arsenal de prévention contre les vols d’engins malintentionnés. Reste que certains rapaces font du zèle, en particulier en Australie où des aigles ont commencé à décimer les drones utilisés par le septième producteur mondial d’or, la société d’Afrique du sud Gold Fields. Neuf drones utilisés au-dessus des mines de Saint Ives, à proximité de Kambalda, petite ville du sud-ouest de l’Australie, ont été mis hors d’état de nuire par des aigles royaux, ce qui représente selon la société un manque à gagner de quelque 100 000 dollars.

Un aigle italien

Ces appareils, des Trimble UX5 (des ailes volantes capables de voler pendant de longues minutes), sont utilisés pour réaliser des images en haute définition afin de réaliser des cartes qui permettront aux équipes de mineurs de se repérer sur ce vaste territoire. Or, engins qui évoquent furieusement des oiseaux lorsqu’ils sont en vol, sont considérés comme des intrus qui s’aventurent à l’intérieur de l’espace vital des aigles, très susceptibles dés que l’on empiète sur leur espace aérien. Equipés d’une caméra et de capteurs, ces drones ont été impitoyablement projetés au sol, les aigles femelles étant apparues les plus actives dans cette chasse au drone.

 

Un drone travesti en jeune aigle prêt à décoller sur sa rampe de lancement

 

Les opérateurs des drones ont tenté de faire diversion en maquillant leurs appareils. Mis en place à grands frais, ce camouflage a consisté à faire passer les ailes volantes pour de jeunes aigles. Le stratagème a fonctionné un temps mais, après une cinquantaine de vols, les vrais aigles ont découvert la supercherie et recommencé à saisir entre leurs serres les drones qui empiétaient sur leur territoire. Camoufler les ailes volantes en les habillant avec les couleurs de l’arc en ciel ne s’est pas avéré plus efficace. La seule parade à peu près opérationnelle consiste à faire évoluer les drones tôt le matin, un période peu propice au vol car les aigles utilisent la chaleur de l’air pour évoluer plus facilement en altitude

 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 21:07

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

La stevia au cœur d’un scandale de biopiraterie

 

Des multinationales sont accusées de ne pas partager leurs bénéfices avec les Indiens Guarani-Kaiowa du Brésil et Paî Tavyterâs du Paraguay

 

LE MONDE | • Mis à jour le | Par

 

 

 

Des plants de stevia, à Caacupé, au Paraguay, en 2012.

 

 

Aux yeux des patrons de Coca-Cola ou de PepsiCo, la stevia est un ingrédient miracle. Cette plante qui pousse en Amazonie possède des propriétés édulcorantes permettant d’offrir aux consommateurs des boissons naturellement allégées en calories. Comme le Coca-Cola Life ou le Pepsi Next qui, sous leurs emballages verts, se targuent de contenir 30 % à 60 % de sucre en moins que les boissons originales des mêmes fabricants.

Les Indiens Guarani-Kaiowa du Brésil et Paî Tavyterâs du Paraguay, qui ont découvert la stevia il y a des siècles, adoucissent leur maté avec ses feuilles fraîches ou infusées, et l’utilisent à des fins médicinales, se réjouissent eux aussi des propriétés naturelles de cette plante et ne sont pas fâchés que celles-ci soient mondialement reconnues.

A un détail près. Ils considèrent que l’utilisation industrielle et la commercialisation de leur végétal fétiche par ces géants de l’agroalimentaire et les enseignes de grande distribution constituent un cas flagrant de « biopiraterie ». En clair, que ces entreprises se sont appropriées leurs ressources génétiques et leurs connaissances traditionnelles à des fins commerciales. Aussi les Guaranis refusent-ils désormais de laisser l’industrie se partager les bénéfices de l’utilisation de la stevia à leurs dépens.

 

Usurpation de savoir

Pour dénoncer « l’usurpation de [leur] savoir », ces peuples se basent sur un rapport rendu public en novembre 2015 par des ONG et des universitaires, intitulé Stevia, une douceur au goût amer. Forts de ce document, les Guaranis se sont réunis en juillet au Paraguay pour former une « assemblée permanente » et décider de la stratégie à adopter. Ils disposent pour cela de solides appuis à l’étranger. La Fondation France Libertés-Danielle Mitterrand s’est, en effet, alliée à la plate-forme de mobilisation internationale SumOfUs, et aux ONG suisses Public Eye et Pro Stevia Schweiz, pour lancer en cinq langues la campagne de sensibilisation Share Stevia (Partageons la stevia), mercredi 16 novembre. Cette coalition exige que les entreprises qui profitent du savoir des Guaranis reconnaissent ce qu’elles leur doivent.

Ces organisations sont également à l’initiative d’une pétition internationale qui a déjà recueilli plus de 200 000 signatures. Le texte somme des sociétés américaines comme Cargill, Coca-Cola ou PepsiCo, mais également des enseignes françaises de grande distribution comme Auchan, Carrefour, Casino ou Marque Repère, de respecter les droits fondamentaux des peuples Guaranis.

« Les Guaranis sont purement et simplement dépossédés, explique Marion Veber, chargée de la mission « Droit des peuples autochtones » pour France Libertés. L’utilisation par l’industrie agroalimentaire de la stevia lui rapporte des milliards de dollars alors qu’elle est le fruit d’un détournement du savoir ancestral de ces peuples qui ne reçoivent aucun des bénéfices liés à la valorisation de cette ressource. »

Autorisée aux Etats-Unis en 2008 et en Europe début 2010, la stevia représente un tiers du marché mondial des édulcorants. On la retrouve, sous forme de glycosides de stéviol, dans les céréales, le chocolat, les confiseries, le ketchup, les laits aromatisés, les sirops, les sodas, les thés ou les yaourts.

 

Partage des avantages

L’objectif de la campagne Share Stevia consiste à créer un rapport de force afin que les multinationales concernées négocient avec les Guaranis un protocole d’accord de partages des avantages, conformément au protocole de Nagoya. Signé en 2010 et entré en vigueur en octobre 2014, cet accord sur la biodiversité vise à combattre la biopiraterie par un « partage juste et équitable » des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques de « plantes, animaux, ou autres organismes, dans un but commercial, de recherche ou pour d’autres objectifs ».

« Comme le prévoit le protocole de Nagoya, nous ne parlons pas à la place de ces communautés, précise Mme Veber. Il leur revient de poser elles-mêmes les bases de la négociation, de définir dans quel pays et dans quelle langue celle-ci sera menée, et comment elle se concrétisera. » Les contreparties peuvent prendre la forme d’un pourcentage sur le chiffre d’affaires, de redevances, de droits de licence, mais également celle d’appuis à ces communautés pour des projets de développement.

En avril, une première approche amiable avait été tentée par les ONG par l’envoi d’un courrier aux multinationales et entreprises concernées. Sans succès. Une relance, fin août, précisant que France Libertés comptait médiatiser l’affaire, a suscité quelques réactions. Comme celle de Coca-Cola, fin octobre, qui se dédouane en se prévalant d’avoir déjà « mis en place des principes directeurs pour une agriculture durable » et affirme demander à ses fournisseurs de « respecter et protéger les droits des communautés et des peuples ».

D’autres marques, comme Nestlé, ont adopté une démarche plus positive. « Sept entreprises – dont beaucoup sont suisses – ont donné leur accord sur le principe du partage des avantages, indique Mme Veber. Mais cela reste une déclaration pour l’heure, et notre objectif est de constituer un groupe d’entreprises pionnières qui pourra commencer à négocier avec les Guaranis. »

Le combat s’annonce long et compliqué. Selon le rapport de 2015, différentes multinationales se sont en effet mises à produire de la stevia de synthèse, risquant ainsi d’entraîner la disparition du marché des feuilles de stevia et de pénaliser encore les Guaranis.

 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

 

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 15:36

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

En Mauritanie, la lutte contre l’esclavage passe par Facebook

 

 

 

Aboli en 1981, l’esclavage frappe encore 150 000 Mauritaniens selon l’ONG Walk Free Foundation. Ces esclaves « travaillent sans repos, sans salaire et sont violés nuit et jour parce que pour le maître, violer une esclave, c’est un droit », dénonce Abdou Babou, membre de l’Ira (initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste). 

Malgré les risques qu’ils encourent, les membres de ce mouvement militent contre l’esclavage. Leur arme « la plus redoutable » ? Les réseaux sociaux.

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 15:33

 

Source : http://www.marianne.net

 

Il a osé

Moscovici aux Grecs : vous reprendrez bien un peu d'austérité ?

 

 

 

 

En visite en Grèce ce lundi, le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici appelle la population étranglée depuis six ans par l'austérité, à bien vouloir faire un effort supplémentaire pour recevoir sa nouvelle tranche "d'aide"…

 

 

 

Encore un effort. C’est ce que demande, sans gêne, le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici à la population grecque, dejà saignée par six ans de rigueur. De passage ce lundi 28 novembre à Athènes, où il doit notamment s’entretenir avec le Premier ministre Alexis Tsipras, Pierre Moscovici appelle en effet le gouvernement grec à adopter une nouvelle batterie de mesures d’austérité dans ses budgets 2017-2018, en échange de quoi l’Europe s’engage non pas à alléger sa dette colossale - près de 315 milliards d’euros, soit près de 180% du PIB - mais à ce que la question soit discutée à partir du 5 décembre, date de la prochaine réunion des ministres des Finances de la zone euro.

Des discussions sur la réduction de la dette grecque dont le principe avait pourtant été "collectivement" acté, rappelle , il y a 6 mois par les créanciers du pays, c'est-à-dire le Fonds monétaire international (FMI), la Commission européenne et Banque centrale européenne (BCE). Qu’importe, Pierre Moscovici tient à une nouvelle fois mettre la pression sur les responsables grecs qui ont déjà consenti, entre autres, à engager de nouvelles coupes, dans les retraites par exemple, l’une des conditions préalables au versement de la nouvelle tranche d’aide de 86 milliards d’euros de prêts.

 

 

Appels à la grève en Grèce

 

Mais pour le commissaire français, il faut aller encore plus loin. D’ailleurs Pierre Moscovici estime "totalement réalisable" un accord "ces prochains jours" sur de nouvelles réformes à mettre en place. Si bien, poursuit-il dans un entretien accordé au quotidien grec de centre gauche Ethnos, que la Grèce apparaît aujourd’hui "enfin prête à tourner la page" de la crise.

Sur place cependant, cet énième "tour de vis passe mal", explique Le pays ayant de fait été paralysé jeudi dernier pendant 24 heures par une grève du secteur public, vivement opposé à la réforme du droit de travail. Un mouvement auquel vient d’ores et déjà s’ajouter un appel à la grève du secteur privé, le 8 décembre.  

Le projet du budget pour 2017, qui doit être voté d'ici à la mi-décembre, prévoit des hausses de taxes sur de nombreux produits et services à l’instar des voitures, des carburants, de la télévision payante, de a téléphonie fixe, du tabac ou du café. Il prévoit également de nouvelles coupes dans les salaires et les retraites du public, à hauteur de 5,7 milliards d'euros.

 

 

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

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