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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 15:14

 

 

Source : http://www.revolutionpermanente.fr

 

 

« Une tribune politique »

Huit mois avec sursis requis contre Cédric Herrou pour avoir aidé des centaines de migrants

Publié le 4 janvier 2017

 

 

 

Ce mercredi 4 janvier, s’est ouvert le procès de Cédric Herrou, accusé d’avoir aidé des migrants. Rendez-vous au palais de justice de Nice ce matin où quelques centaines de personnes se sont rassemblées dans la journée pour exprimer leur soutien à cet agriculteur de 37 ans. Des centaines de personnes venues de la région qui voient arriver de plus en plus de migrants et qui ont l’impression que l’on marche sur la tête : un homme condamné par l’État pour aider des migrants, condamné par celui-là même qui est responsable de la misère dans laquelle vivent en France ces migrants qui ont traversé tant de difficultés pour parvenir jusqu’ici. C’est après des heures passées au tribunal, où Cédric Herrou a défendu non pas « sa » cause mais celle des migrants, qu’il a été requis contre ce dernier huit mois de prison avec sursis.

Cécile Manchette

Cédric Herrou est devenu une figure emblématique de la lutte pour l’aide aux migrants. Le New York Times dressé le portrait dans un de ses derniers numéros de ce militant activiste pour la cause des migrants. Cédric Herrou est de ceux qui ne se laissent pas intimider par l’État. En août 2016, il a été interpellé une première fois accompagner de huit Érythréens. Poursuivi en justice, il avait alors bénéficié de ce qu’on appelle une immunité « humanitaire ». Dès octobre, il était à nouveau rattrapé par la justice pour avoir installé un camp de fortune dans un bâtiment de la SNCF et pour avoir transporté depuis Vintimille 200 migrants, selon la justice. « Un multirécidiviste », ironise Guillaume Meurice dans son émission consacré à Cédric Herrou. Ce mercredi matin, il encourrait plus de cinq ans de prison et plus de 30 000 euros d’amende.

Les chefs d’accusation ? Avoir facilité le séjour et le transport d’étrangers en situation irrégulière alors même que l’État prendrait en charge la question de l’accueil des réfugiés. L’État irait-il jusqu’à dire que Cédric Herrou fait de l’ingérence ? Faut-il rappeler qu’il y a quelques mois à peine, le gouvernement a donné l’ordre de démanteler la jungle de Calais. Que depuis, on sait que la ligne est la même : fermer les frontières, augmenter les expulsions. Les centres de rétention ne suffisent pas à accueillir les migrants. Des grilles sont érigées à Saint-Denis. Des centres sont victimes d’incendies criminels. Les actes racistes, les discours anti-migrants et islamophobes prolifèrent. Et l’État laisse faire, pire ! Il met le feu aux poudres. Combien de politiciens véreux, au premier chef Eric Ciotti, président du conseil départemental des Alpes-Maritimes, député LR, peu friand des actions en soutien des migrants mais très friand des déclarations aux accents xénophobes depuis des années déversent des paroles surfant sur le pire de l’idéologie raciste et nationaliste de l’extrême droite ?

Eric Ciotti n’est pas un ardent défenseur de Cédric Herrou et le procureur de la République, Jean-Michel Prêtre, non plus. Ce dernier dénonce que le procès qui s’est tenu ait servi de « tribune politique » pour l’accusé. «  Nous sommes dans la situation d’un procès qui a été voulu, qui procède d’une stratégie générale de communication, de portage militant d’une cause et qui fait que la justice est saisie aujourd’hui de faits reconnus  ». Pour lui, les « faits » commis par Cédric Herrou sont à condamner et à assortir d’une peine lourde. 300 citoyens ont d’ailleurs déposé une plainte à son encontre et à l’encontre du conseil départemental des Alpes Maritimes pour s’être rendu coupable de délaissement de personnes – des mineurs isolés étrangers – hors d’état de se protéger. Le coupable serait donc l’État. Et c’est en ce sens que Cédric Herrou s’est exprimé à la barre « ce procès, j’espère qu’il servira de tribune pour pointer les carences de l’État  ».

Une audience qui, en effet, restera très certainement dans les annales dans la lutte pour la défense et l’accueil des migrants. Cédric Herrou a réussi à y défendre, à travers son cas, la situation de millions de migrants qui aujourd’hui sont déplacés à travers le monde souvent en raison de guerres, d’interventions impérialistes – nombreuses sont celles orchestrées par l’État français –, de la colonisation qui ont ravagé et ravagent encore économiquement, politiquement, humanitairement de nombreux pays. « Ce que je fais n’est pas un sacrifice, c’est un honneur. (…) Si on est obligé de se mettre en infraction pour soutenir les gens, allons-y !  », a-t-il répété cet après-midi. Selon le droit bourgeois, on lui reproche d’avoir agit par « militantisme » et non à « titre humanitaire », pourtant il n’y a ni faute, ni honte à avoir agit par « militantisme », bien au contraire. Parce qu’aujourd’hui c’est bel et bien la politique française vis-à-vis des réfugiés qui est honteuse et « coupable ». Une politique qu’il faut continuer de dénoncer et c’est pour cela que nous sommes solidaires de l’ensemble des militants et camarades que l’État tente d’effrayer, de dissuader, par des condamnations symboliques ou exemplaires comme il tente de le faire avec l’affaire Cédric Herrou.

 

 

Source : http://www.revolutionpermanente.fr

 

 

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 14:33

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

L’autre primaire

30 000 votants ont désigné leur candidate « citoyenne » à la présidentielle

par

 

 

Les premier et second tours de la primaire socialiste auront lieu les 22 et 29 janvier. La primaire de la droite et du centre a désigné l’ancien Premier ministre François Fillon, celle des écologistes le député européen Yannick Jadot. Le 30 décembre, une autre primaire a choisi, cette fois, une candidate. Cette primaire n’était pas organisée par un parti, mais à l’initiative d’une association, democratech, emmenée par un ingénieur en informatique et un avocat (voir ici). Débats et votes se sont essentiellement déroulés en ligne.

La Primaire.org s’est lancée mi 2016 pour désigner un candidat « citoyen » à l’élection présidentielle de ce printemps. Plus de 120 000 personnes se sont inscrites pour participer au processus de sélection. Les candidats initiaux étaient nombreux : 215 en tout ! Parmi eux, seize ont réussi à rassembler les 500 parrainages citoyens nécessaire pour se qualifier. En octobre, cinq d’entre eux, dont deux femmes, ont été choisi lors d’un premier vote. Et ce 30 décembre, 32 685 personnes ont, selon le décompte de l’association, participé au vote final. Soit davantage que lors de la primaire d’EELV, qui avait réuni un peu plus de 17 000 votants en octobre.

Les cinq candidats « citoyens » et leurs propositions ont été évalués par un système orignal de notation, avec une échelle d’appréciation : « très bien », « bien » « assez bien » , « passable » et « insuffisant » (voir ici). C’est une femme, Charlotte Marchandise, qui a finalement obtenu une majorité d’appréciations « très bien ». Elle a donc été désignée candidate du mouvement. Charlotte Marchandise n’est pas absolument novice en politique, mais presque. Elle est élue municipale de Rennes, adjointe à la santé, depuis deux ans. Elle n’est affiliée à aucun parti mais figurait comme candidate citoyenne une liste de gauches unies (EELV, Front de gauche puis fusion avec le PS).

Il lui reste désormais à réunir les 500 parrainages d’élus nécessaires pour être en mesure de se présenter à la présidentielle.

 

Cet article vous a intéressé ? Basta ! a besoin de ses lecteurs pour poursuivre son travail, faites un don.

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 14:18

 

 

Info reçue par mail

 

 

MEILLEURS VOEUX DE CRITIQUE SOCIALE ET D'EMANCIPATION POUR 2017!
 
Des informations
 
1) Atelier Philo de Nîmes ce samedi 7 janvier 2017 à 10h30 sur "L'identité personnelle, entre unité et pluralité"
2) En ligne : le texte de la conférence sur les enjeux spirituels dans le cadre de la Féria du livre de la critique sociale et des émancipations de Nîmes le 9 octobre 2016
 
******************************
 
1) Atelier Philo de Nîmes ce samedi 7 janvier 2017 à 10h30 sur "L'identité personnelle, entre unité et pluralité"
 
L'Atelier Philo de Nîmes continue !
 
Dans le cadre de l'association nîmoise Anima (http://www.zoanima.fr/anima/ ) : un atelier mensuel de Lectures critiques pour tous. Il est ouvert à tous, gratuit, sans isncription : chacune et chacun devant pouvoir avoir accès à la fabrication de problèmes philosophiques. Il est animé par Frédéric Toussaint et moi-même. Il a une sensibilité libertaire, pluraliste et ouverte. Il s'agit à chaque fois pendant 1h30 de lire ensemble de courts textes de penseurs classiques ou contemporains qui sont distribués en début de séance et de mutualiser nos questionnements et nos réflexions.

Cela aura lieu à chaque fois un samedi, de 10h30 à 12h. Où ?
Lieu artistique et culturel Le ZO
18 rue de l'Agau - Nîmes (écusson)
 
Prochaine séance :
L'identité personnelle, entre unité et pluralité
samedi 7 janvier 2017
 
 
Les extraits de textes (de l'économiste et philosophe contemporain Serge-Christophe Kolm sur le bouddhisme, du philosophe des Lumières écossaises David Hume, ainsi que des sociologues Pierre Bourdieu et Bernard Lahire) qui seront lus et discutés en séance sont déjà disponibles en PDF sur internet : http://www.zoanima.fr/les-textes-de-latelier-philo-du-7-janvier/ 
 
Séances suivantes :
Samedis 18 mars, 29 avril et 20 mai 2017.

Thèmes envisagés :
Suite identité et action - Individu
 
2) En ligne : le texte de la conférence sur les enjeux spirituels dans le cadre de la Féria du livre de la critique sociale et des émancipations de Nîmes le 9 octobre 2016
 
"Questionnements spirituels et fragilités avec James Lee Burke et quelques autres", Mediapart, 30 décembre 2016, https://blogs.mediapart.fr/philippe-corcuff/blog/301216/questionnements-spirituels-et-fragilites-avec-james-lee-burke-et-quelques-autres
 
Quelques pistes quant à une quête du sens ni religieuse, ni antireligieuse, faisant notamment son miel d’un polar où l’on retrouve le fragile policier louisianais Dave Robicheaux ou d’une chanson des Têtes raides…
 
Philippe Corcuff
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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 13:56

 

Info reçue par mail

 

Des guerres et des conflits sanglants qui se poursuivent en Irak, en Syrie, et ailleurs ; des attentats monstrueux et meurtriers en Belgique, France, Turquie, etc. ; une absence quasi totale de volonté politique pour entamer la transition écologique ; une Union européenne qui continue de punir la Grèce parce qu’elle veut appliquer quelques mesures sociales, tandis qu’elle renonce à réguler les marchés financiers et la spéculation ; des mulitnationales qui licencient massivement et brisent la vie de milliers de familles alors qu’elles font de juteux profits ; les idées et les partis d’extrême droite qui continuent de se propager un peu partout ; des centaines de millions de personnes qui continuent de mourir de faim alors qu’on pourrait sans problème nourrir correctement 12 milliards d’individus ; le harcèlement de rue envers les femmes qui continue, encore et encore ; des scandales planétaires qui restent impunis, comme celui des Panama leaks ou dieselgate ; … L’année 2016 a été une fois de plus chargée en évènements négatifs, révoltants, inacceptables ! A quand la justice sociale, la paix, la coopération et le partage des richesses ?

Si nier ces énormes injustices est impossible, se résigner à les accepter est impensable. La célèbre expression de Margaret Thatcher « TINA » (There Is No Alternative) est tout sauf vraie. En contrepied de cette triste réalité, de nombreuses initiatives porteuses d’espoirs, locales et globales, ont fleuri un peu partout sur la planète. Des individus se sont dressés avec succès contre l’injustice, des mobilisations sociales ont fait reculer des projets néfastes pour l’humanité, et des gouvernements ou des autorités publiques ont pris leur courage à deux mains et mis en œuvre des politiques en faveur des populations. Bien sûr, ces petites et grandes victoires restent partielles et insuffisantes. Prises individuellement, certaines peuvent même paraître dérisoires. Mais mises ensemble, elles montrent à quel point la volonté de changement est vivace et qu’il existe de multiples forces de propositions alternatives au système actuel, basé sur l’égoïsme, le profit et l’exploitation des peuples et de la nature.

C’est avec beaucoup de plaisir et de fierté que nous avons recensé, publié et diffusé plus de 150 Victoires en 2016. Nous vous proposons ci-dessous un petit Best of des bonnes nouvelles qui nous ont particulièrement touchées cette année. Nous espérons qu’elles vous aideront à lutter contre le fatalisme ambiant et constitueront des sources d’inspiration pour vos actions individuelles et collectives.

En vous souhaitant toute la réussite possible pour vos projets en 2017.

Solidairement.

L’équipe de Bonnes nouvelles : Philippe, Vanessa, Hélène, Brieuc, Jeanne-Marie, Caroline, Fanny & Olivier

PS 1 : Vous voulez nous soutenir ? Vous pouvez nous faire un petit don ICI. Cela nous aidera beaucoup.
PS 2 : vous pouvez également rejoindre notre équipe bénévole, en nous contactant via le site. Ce n’est pas le travail qui manque ;-)
PS 3 : bien sûr, continuez de partager nos articles, de liker notre page facebook (https://www.facebook.com/il.faut.tuer.tina/ ) , et de faire connaître cette dynamique autour de vous

 

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 22:24

 

 

BESOIN DE MONDE : action « faisons le siège des banques » ce samedi 7 janvier, RDV à 10h, place Questel à Nîmes !

Contexte :
Alors que les faucheurs de chaises ou des lanceurs d’alerte se retrouvent devant des tribunaux, l’impunité judiciaire dont jouissent les délinquants fiscaux et leurs complices est une injustice que nous ne pouvons pas accepter. C’est pour cette raison que les faucheurs de chaises ont repris leurs actions en « faisant le siège » de BNP Paribas.
Ces actions auront comme point d’orgue un rassemblement massif à Dax le lundi 9 janvier 2017 appelé par Action Non-Violente COP 21, les Amis de la Terre, Attac, et Bizi ! pour faire le procès de l’évasion fiscale avec un mot d’ordre : « Ce ne sont pas les faucheurs de chaises qu’il faut juger, c’est l’évasion fiscale en bande organisée ! »

Rendez-vous pour l’action de ce samedi :
Dans le prolongement des actions qui ont eu lieu les vendredi 9 et samedi 10 décembre 2016, à l’encontre de la BNP Paribas pour dénoncer le système de l’évasion fiscale et appeler au financement de la transition écologique et sociale, ATTAC Nîmes vous invite à participer à une action symbolique et pacifique ce samedi 7 janvier 2017 au matin.

NOUS AVONS BESOIN DE MONDE !
Rendez-vous ce samedi à 10h, place Questel (proche Maison Carrée) pour cette action de 10h30 à 12h environ.
NB : important d’être au RDV à 10h pour les préparatifs de l’action !

Voir aussi le communiqué commun au sujet de cette journée de mobilisation (avec plein d’images des actions déjà menées !) : « Multiplication des actions des Faucheurs de chaises : des dizaines d’agences BNP Paribas fermées partout en France » :

 

 

 

Source : https://france.attac.org

 

 

Multiplication des actions des Faucheurs de chaises : des dizaines d’agences BNP Paribas fermées partout en France

 

Vendredi 9 et samedi 10 décembre, une vague d’actions touche la BNP Paribas pour dénoncer le système de l’évasion fiscale et appeler au financement de la transition écologique et sociale. Répondant à l’appel lancé par le collectif des Faucheurs de Chaises [1], des centaines de militants ont mené des actions non-violentes visant la BNP Paribas.

Vendredi, une radio pirate a émis depuis une agence bancaire de Paris 20e jusqu’à l’expulsion des 25 militants, tandis qu’à Marseille 80 militants faisaient fermer l’agence de la Joliette. Fête de l’évasion fiscale à Montpellier, maternité à Saint-Denis, lecture de l’Appel à organiser le Procès de l’évasion fiscale à Limoges, machine à laver les billets à Perpignan, palmiers à Bayonne, veau d’or à Roanne, mobilisation à Tarbes, Toulon... : les militants ont rivalisé d’ingéniosité.

Depuis le début de la matinée du samedi, les actions ont repris partout en France. A Billères, une scène de paradis fiscal a été installée dans une agence, à Bayonne les militants ont fermé deux agences pour cause d’évasion fiscale, une cocktail-party s’est tenue à Lyon, des familles avec des enfants en bas-âge ont installé une crèche à Paris 20e, une grande braderie de la fiscalité s’est tenue à Paris 13e et des actions se sont tenues à Toulouse, Lille, Besançon, Angers, Annecy, Dijon, Nantes, Lyon, Montreuil, Agen, Pau, Grenoble, Caen, Tours, Saint Jean De Luz, Rouen et même l’île de La Réunion... Dans de nombreuses villes, la BNP Paribas avait fermé ses portes préventivement, ou a été contrainte de le faire avec l’arrivée des militants. Les actions vont se poursuivre tout au long de la journée.

La barre des 60 actions organisées depuis la reprise de la mobilisation le 2 novembre [2] a été atteinte samed soir. Ce chiffre symbolique rappelle qu’au moins 60 milliards d’euros échappent au budget public chaque année en France à cause de l’évasion fiscale. Le succès de ces actions non-violentes de désobéissance civile, menées à visage découvert, témoigne de la volonté des citoyennes et citoyens d’appeler les pouvoirs publics à mettre en oeuvre les mesures permettant de lutter contre l’évasion fiscale et d’engager le financement de la transition écologique et sociale.

Les Faucheurs de Chaises appellent à présent à maintenir la mobilisation en vue du procès de Jon Palais, qui sera jugé pour “vol en réunion” le 9 janvier à Dax suite à une plainte de la BNP. A cette occasion, plus de 20 organisations associatives et syndicales appellent à organiser le Procès de l’évasion fiscale, événement festif et revendicatif réunissant de nombreuses personnalités [3]. Le matin, des candidats aux présidentielles participeront à une table-ronde sur l’évasion et l’impunité fiscales.

Pour aller plus loin

 

 

Source : https://france.attac.org

 

 

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 22:12

 

 

Source : http://www.francetvinfo.fr

 

 

VIDEO. Au Royaume-Uni, les chômeurs soumis à un régime drastique

France 2France Télévisions

Mis à jour le
publié le

 

France 2 a enquêté sur le système dénoncé par le réalisateur Ken Loach dans son film "Moi, Daniel Blake", auréolé de la Palme d'or au festival de Cannes.

 

Beaucoup disent y aller la peur au ventre, comme on répondrait à une convocation du commissariat de police. Le "Job Centre" est l'équivalent britannique de Pôle emploi. Pour avoir le droit de percevoir des allocations, les chômeurs du Royaume-Uni sont soumis à un régime drastique de recherche d'emploi.

Il y a 31 règles à respecter. La première : passer 35 heures par semaine sur un site officiel à chercher du travail. Toutes les connexions et les clics sont enregistrés. Un jeune chercheur d'emploi qui n'a pas pu atteindre ce quota hebdomadaire a vu ses allocations coupées. "Je peux comprendre, mais si on me retire l'argent, comment fait-on pour vivre ?", demande-t-il. Il est également obligatoire, sous peine de sanctions, d'accepter n’importe quel emploi fourni par le "Job Centre". De même, un retard de dix minutes à un entretien peut entraîner la suspension des aides.

 

Un système dénoncé par Ken Loach

Le réalisateur britannique Ken Loach a dénoncé les excès de ce système dans son film Moi, Daniel Blake, récompensé par la Palme d'or au dernier festival de Cannes. Le gouvernement britannique, lui, défend cette sévérité, conçue pour décourager les chômeurs de rester sans emploi.

 

 

 

 

Source : http://www.francetvinfo.fr

 

 

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 18:39

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

Le faux miel envahit les rayons des supermarchés

4 janvier 2017 / Marie Astier (Reporterre)

 

 

 

Les Français consomment quatre fois plus de miel que n’en produit le pays. Mais cet aliment est souvent l’objet de fraudes qui le dénaturent, notamment par ajout de sucre. Les miels importés d’Asie sont le plus souvent en cause.

 

 

Sa couleur de soleil aux reflets d’or souligne sa valeur, sa transparence est symbole de pureté. Sucré et subtilement parfumé, nourrissant et antiseptique, il fait figure d’aliment miracle. Quoi de plus beau et bon que le miel, franchement ?

Pourtant, il arrive qu’il ne soit pas si immaculé qu’il y paraît. D’après une série de tests menés par l’Union européenne, et dont les résultats préliminaires ont été livrés en décembre 2015, 32 % des miels analysés présentaient une non-conformité soupçonnée ou avérée. En particulier, 6 % avaient été dilués avec du sirop de sucre, et 11 % avaient possiblement subi le même traitement. Pourtant, dans l’Union européenne, pas d’ambiguïté, le miel désigne un produit issu de la ruche, sans aucun ajout ou retrait de quoi que ce soit. Tout ajout de sirop de sucre est donc bien une fraude.

Les tests européens viennent confirmer des analyses réalisées en France par le magazine Que Choisir en septembre 2014 : sur 20 miels « premier prix » achetés dans diverses enseignes de la grande distribution, six présentaient des ajouts de sucre. Soit presque un tiers des produits. Fin 2013, la DGCCRF (la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), constatait de son côté après enquête que plus d’un miel sur dix avait « subi l’addition de sucres exogènes issus de la canne ou du maïs (jusqu’à une teneur de 44 %), ou d’eau ».

« L’ajout de sirop de sucre est la fraude la plus classique, car la plus rentable », confirme Éric Jamin, responsable de l’unité authenticité au sein du groupe Eurofins, un des principaux laboratoires effectuant des analyses de miel en France.

La Chine est le principal exportateur de miel dans le monde, et elle propose les prix les plus bas

Dans le milieu, la pratique est connue de tous. Et on sait très bien que ce « faux » miel, ou miel adultéré, vient principalement de Chine. « À première vue, seul un maximum de 15 % du miel chinois correspond à notre définition du miel, estime Étienne Bruneau, responsable de la commission qualité au sein d’Apimondia, la fédération des syndicats d’apiculteurs dans le monde. On sait que les miels à moins de 1,30 euro, 1,50 euro le kilo, ne passeront pas aux analyses. Si on veut des miels qui “passent” les tests les plus récents, il faut le payer au moins 2,35 euros le kilo. Et là on peut avoir du vrai miel, produit en Europe. »...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 18:24

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Choix de société

Au nom de la sauvegarde de l’emploi, la pollution aux « boues rouges » continue de sévir à Gardanne

 

par

 

 

À Gardanne dans les Bouches-du-Rhône, les résidus solides de l’usine d’alumine ont cessé depuis un an d’être déversés dans la mer Méditerranée. La question est-elle pour autant résolue ? Entre la toxicité des rejets liquides qui se poursuivent, et la dissémination des boues rouges désormais stockées à l’air libre, certaines voix tentent d’attirer l’attention sur les pollutions qui persistent. Mais la peur d’une fermeture de l’usine et de la perte de ses 400 emplois, relayée par de nombreux responsables politiques, dissuade la contestation locale, et permet à l’industriel Alteo de continuer à bénéficier de dérogations. Reportage.

C’est la plus ancienne usine du monde encore en activité. A Gardanne (Bouches-du-Rhône), à 30 kilomètres au nord de Marseille, on l’appelle respectueusement la « vieille dame ». C’est une usine de production d’alumine édifiée en 1894 par le groupe Pechiney, dans une ville minière où l’on exploite alors le charbon. A l’époque, ce combustible est nécessaire dans le processus de fabrication de l’alumine, de même que la bauxite produite dans le Var, et la soude, fabriquée à Marseille. L’emplacement de l’usine est donc idéal. Dès ses débuts, l’employeur instaure une politique paternaliste afin d’intégrer ses salariés, le plus souvent immigrés. « Les Gardannais de plus de 80 ans vous diront qu’ils sont allés se faire soigner dans le dispensaire de l’usine, raconte François-Michel Lambert, député de l’Union des démocrates et des écologistes (UDE, créée par des élus ayant quitté Europe écologie - Les Verts) des Bouches-du-Rhône. Et ceux qui sont nés il y a 40 ans se rappelleront qu’ils ont appris à nager dans la piscine construite par Pechiney. »

En un siècle, l’usine aujourd’hui exploitée par la société Alteo a construit une partie de l’espace urbain et s’est matériellement imbriquée dans la ville. Elle génère aussi un consensus mémoriel difficile à remettre en question. Or, la production de l’alumine, une poudre blanche aujourd’hui utilisée dans la fabrication des écrans LCD, des céramiques industrielles et des réfractaires – mais également dans l’armement et le matériel nucléaire – génère depuis ses débuts une masse importante de déchets. Dans le procédé Bayer inventé à la fin du 19ème siècle et toujours utilisé, la bauxite est mélangée avec de la soude et de la chaux dans des chambres sous pression. Les éléments liquides et solides sont ensuite séparés. Ces résidus solides, appelés « boues rouges » du fait de leur forte concentration en oxyde de fer, comportent aussi des taux élevés de métaux lourds, et de radioactivité.

 

De l’ignorance à l’omerta

De 1906 à 1966, les boues rouges sont stockées à deux kilomètres de l’usine, dans les vallons d’Encorse et de Mange-Garri à Bouc-Bel-Air. Un téléphérique les transporte dans des wagonnets au-dessus des maisons où habitent les salariés de l’usine. « A l’époque, nous ne savions pas tout ça. Il y avait le salaire, le logement, les colonies de vacances… L’usine, c’était toute la vie des gens qui y travaillaient et c’est encore le cas aujourd’hui », soupire Aline Frosini. Son père et plusieurs membres de sa famille ont travaillé pour Pechiney. A sa retraite, elle est revenue habiter Gardanne, mais le regrette amèrement aujourd’hui.

Depuis plus d’un siècle, une fine pollution atmosphérique – sous forme de poussières rouges et blanches – se dépose partout dans la ville. « J’ai pris conscience de ce problème lorsque je me suis intéressée aux dérogations qui ont été données par les autorités à l’usine. Les normes qu’elles imposent sont bien plus tolérantes que celles de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) [1]. » Avec les autres représentants du collège des riverains à la Commission de suivi du site [2], elle se mobilise pour que les normes soient alignées sur celles préconisées par l’OMS.

Mais sa voix est isolée et peu audible, dans une ville où trois générations d’habitants se sont succédées à l’usine d’alumine. Salariés et syndicalistes ne s’expriment pas ou très peu dans les médias sur ce sujet. L’entreprise Alteo emploie plus de 400 personnes. « On ne peut pas obliger un âne à boire s’il n’a pas soif, confie-t-elle. Nous étions dans l’ignorance totale, et aujourd’hui on nous culpabilise parce que nous dénonçons cette pollution. C’est l’omerta. »

 

Un « Lac rouge » de déchets

Les habitants du vallon de Mange-Garri, zone de stockage des boues rouges, bataillent également dans le silence. L’espace de stockage n’était plus utilisé depuis 1967, l’industriel rejetant ses déchets en Méditerranée. Il l’est à nouveau depuis 2007, lorsque l’usine obtient un arrêté préfectoral d’exploitation pour 14 ans. Dès lors, les riverains se plaignent des poussières qui envahissent leurs habitations au moindre coup de vent.

Le site de stockage de Mange-Garri. © Carole Filiu-Mouhali

La maison d’Abdellatif Khaldi est de celles-là. Nichée au cœur d’une forêt de pins, sa terrasse offre une vue imprenable sur les collines provençales. Mais il suffit de marcher quelques minutes pour atteindre rapidement un étrange lac rouge immobile. Sur plusieurs milliers de mètres carrés, des résidus de production sont entreposés à l’air libre. L’ambiance est saisissante : des arbres morts à l’écorce blanchie surgissent du lac tel des danseurs figés. Les pins qui l’entourent sont décolorés. La croûte de déchets est humide, arrosée en permanence afin de diminuer l’envol de poussières.

 

Valeurs supérieures aux normes de l’OMS

« Ce qui était jeté à la mer est aujourd’hui entreposé à côté de chez nous, s’inquiète Abdellatif Khaldi. Depuis le 31 décembre 2015, Alteo ne rejette plus en mer que des résidus liquides. Les déchets solides, les fameuses « boues rouges », sont entreposés à Bouc-Bel-Air. Nous nous sommes adressés à la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), mais rien n’a été fait. C’est un dialogue de sourds, on nous répète seulement que l’industriel a fait des progrès. » A l’automne 2015, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) réalise un diagnostic de l’influence des émissions de poussière du site. Après quatre à cinq semaines d’étude, le BRGM conclut que les concentrations en PM10 (poussières émises par les résidus) mesurées dans l’air sont inférieures aux valeurs réglementaires mais supérieures à la ligne directrice de l’OMS.

Ce point de vue tiré de Google Earth permet de visualiser l’usine (en bas à droite, le long de la voie-rapide) ainsi que l’espace de stockage.

Les riverains contestent cette étude réalisée en période pluvieuse et qui n’a pas pris en compte l’acidité des boues rouges ni l’inhalation de certains produits radioactifs. François-Michel Lambert concède : « Il y a de quoi devenir dingue quand la poussière envahit votre maison. Et je ne nie pas l’impact sur la santé. Mais comment ce permis de construire dans une forêt et à proximité d’un espace de stockage de produits industriels a-t-il pu être délivré ? » Le député a demandé à deux reprises à ce que l’État estime le montant de ces maisons pour leur rachat. Mais Abdellatif Khaldi, atteint de cancers du cœur et du poumon, est catégorique : « Je n’accepte pas d’être relogé, d’être spolié. Je veux simplement que soient appliquées les règles environnementales. »

 

« Inconvénients et atouts » des boues rouges

A Alteo, le directeur des opérations Eric Duchenne assure : « Les déchets entreposés à Mange-Garri ne sont pas dangereux car la bauxite n’est pas un produit toxique. » Depuis 2007, l’industriel a investi 30 millions d’euros dans trois filtre-presse – financés pour moitié par des subventions de l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse – qui séparent les résidus liquides des résidus solides. Objectif : les valoriser pour leur trouver un nouvel emploi. La bauxaline – nouvelle appellation des boues rouges – pourrait être utilisée pour la dépollution de cours d’eaux ou en tant que matériel de construction.

Un processus soutenu par François-Michel Lambert à travers l’Institut de l’économie circulaire dont il est président. Fondé en février 2013 par GRDF, La Poste, Ecofolio ou l’école de commerce Kedge Business School, cet institut entend promouvoir la transformation des déchets en ressources. Alteo est lui-même membre de l’institut, mais l’élu se défend de toute collusion : « La cotisation d’Alteo à l’institut représente moins d’1 % de son budget. Comme toute matière, les “boues rouges séchées” ont des inconvénients et des atouts. Il faut savoir utiliser les atouts. » Quid de la traçabilité des éléments toxiques contenus dans la dite « bauxaline » ? Le parlementaire élude la question, rappelant que de nombreux matériaux recyclés, dont le papier, en contiennent également beaucoup.

 

Pluie de soude sur la ville

Parfois, les élus locaux remettent cependant en cause la politique d’Alteo. Dans la nuit du 8 au 9 mars 2016, un tuyau de l’usine dans lequel circule de la soude chauffée sous pression a lâché. Un nuage de vapeur contenant de la soude s’est alors répandu sur une quinzaine d’hectares. Au petit matin, les Gardannais ont découvert sur leurs véhicules une épaisse pellicule granuleuse, mêlant les habituelles poussières rouges à de petits cristaux blancs. Eric Duchenne l’assure dans La Provence du 11 mars 2016 : « La soude elle-même est restée dans le périmètre de l’usine. Ce qui a survolé Gardanne, c’est de la vapeur d’eau. » Lorsque les journalistes le reprennent sur ce point, il concède : « La vapeur était en contact avec de la soude, donc il y en avait un peu… »

Les habitants se plaignent à Alteo, qui ne prévient la mairie de Gardanne que dix heures plus tard. Roger Meï, maire PCF aux huit mandats et indéboulonnable partisan des industries de sa ville, n’apprécie guère ce manque de transparence et le reproche à l’usine. Les pompiers nettoient à grande eau les cours des écoles situées à proximité, mais le souvenir reste ancré dans la mémoire des habitants. « Ce n’est pas très grave, ironise Aline Frosini. Ça ne pouvait que nous brûler ! »

Façades de maisons à Gardanne. © Carole Filiu-Mouhali

 

« Comment a-t-on pu autoriser cela ? »

Le 2 septembre 2016, l’émission Thalassa sur France 3 diffuse un reportage sur le déversement des boues rouges en Méditerranée. La ministre de l’Écologie Ségolène Royal, qui s’était déjà opposée en décembre 2015 au Premier ministre Manuel Valls sur l’autorisation donnée à Alteo de poursuivre ses rejets liquides en mer, s’interroge : « Le jour où [ces rejets seront] interdits, on dira : “Mais comment a-t-on pu autoriser ça et renouveler cette autorisation ?” C’est inadmissible. » En réponse, Manuel Valls juge que la décision de poursuivre l’activité d’Alteo permet « à l’activité économique et à des milliers d’emplois d’être préservés ». En plus des 400 salariés de l’usine, Alteo ferait travailler environ 300 personnes via la sous-traitance.

Face à la reprise de la polémique au niveau national, François-Michel Lambert, Roger Meï et Claude Jorda, conseiller départemental de Gardanne, rédigent un communiqué de presse commun en septembre 2016, estimant qu’« il s’agit maintenant de remettre le territoire, les citoyens, les scientifiques et les politiques dans une même dynamique positive pour notre Provence, positive pour la santé des habitants, positive pour la planète, positive pour le développement économique. » Au final, l’autorisation de rejeter des effluents liquides est prolongée. Or, ces derniers restent porteurs d’éléments toxiques.

 

Pollution contre chantage à l’emploi

L’entreprise Alteo sera-t-elle à même de mener les améliorations techniques attendues, pour réduire ses pollutions ? Le site de Gardanne est déficitaire de 40 millions d’euros sur trois ans, et Alteo, qui est la propriété du fond d’investissement HIG, a vendu ses deux autres sites en France et un troisième en Allemagne. Le 17 novembre 2016, deux amendements à la loi de Finance 2017 proposés par 32 députés socialistes sont discrètement rejetés. Ils visaient à supprimer le plafonnement dont bénéficie l’entreprise pour la redevance liée à la pollution de l’eau.

Selon certains calculs, grâce à cette niche fiscale, créée en 2002 pour la seule Alteo, conjuguée à de nouvelles méthodes d’évaluation de la pollution, l’usine ne devrait plus 1,8 million d’euros de taxe annuelle, mais seulement 300 000 euros. L’amendement visait à limiter cette baisse et à fixer la taxe à 500 000 euros. Les chiffres sont débattus. Pour Christian Eckert, Secrétaire d’état chargé du budget et des comptes publics, cet amendement « ferait peser un risque significatif sur l’avenir de cette entreprise qui serait très largement compromis – c’est un euphémisme. »

Ces craintes sur l’avenir économique d’Alteo et le chantage à l’emploi brandi au plus haut niveau de l’État inquiètent les voix critiquant l’usine. En 2021, les dérogations permettant à l’industriel de rejeter ses déchets liquides en mer et de stocker les boues rouges à Mange-Garri prendront fin. Malgré un soutien politique national et local, ils redoutent de voir Alteo plier bagage et laisser derrière lui plus d’un siècle de pollution.

Texte et photos : Carole Filiu-Mouhali

Photo de Une : l’usine et la ville de Gardanne. Le reportage photo complet est à retrouver ici.

 

Notes

[1Le 25 mai 2010, le Conseil supérieur de la prévention des risques technologiques (CSPRT) donne un avis favorable pour une dérogation concernant les rejets atmosphériques en dioxyde d’azote d’Alteo. Cette dérogation prend fin le 31 décembre 2018.

[2La Commission de suivi de site a été mise en place le 15 février 2016 après l’arrêté préfectoral du 31 décembre 2015 autorisant les rejets liquides d’Alteo en mer. Cette commission est composée des différents acteurs – Alteo, pêcheurs, riverains, Parc national des Calanques… – intervenant sur ce sujet.

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 18:07

 

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

Hausse des tarifs bancaires : il est toujours possible de refuser !

 

Hausse des tarifs bancaires : il est toujours possible de refuser !

L'augmentation des tarifs des banques au 1er janvier tourne autour de 13%. Mais savez-vous que vous pouvez dire non à cette augmentation ? Les explications de Serge Maître, président de l'Afub.

 

 

 

Frais de tenue de compte, cartes de paiement, retraits... Les tarifs de banques augmentent au 1er janvier. Une augmentation généralisée à quasi tous les établissements français, 13% en moyenne, "la tête dans le four et les pieds dans le congélateur", s'indigne Serge Maître, président de l'Association française des usagers des banques (Afub). Alors, les clients doivent-ils se résigner et accepter cette flambée continue ? Non, refusez, invite Serge Maître.

 

Encore une hausse, encore une grogne. Sommes-nous face à une fatalité ?

L'usager doit savoir qu'il a le pouvoir de dire non face à l'offensive tarifaire des banques. Il y a des règles à respecter. Les banquiers ne peuvent pas tout faire comme ils l'entendent. Ils doivent informer leurs clients de ces hausses et ils doivent aussi les informer que s'ils ne refusent pas dans les deux mois, ils seront présumés avoir accepté.

 

Concrètement, comment dire à sa banque qu'on refuse ?

 

Il faut réagir dans les deux mois précédant la mise en œuvre de la nouvelle tarification. Et, si la banque a "oublié" de vous rappeler qu'il existe ce délai de deux mois, il est possible d'agir à tout moment, dès que vous découvrez que cette hausse existe.

Dans tous les cas, il faut envoyer une lettre recommandée à votre banque pour dire que vous refusez la nouvelle tarification, avec copie au ministère des Finances, en invoquant l'article L312-1-1 du Code monétaire et financier. Face à la loi de la jungle, il faut opposer le droit de la République.

 

Pourquoi envoyer une copie au ministère ?

Parce que nous entendons faire bouger les lignes des pouvoirs publics. La réaction individuelle ne peut pas grand-chose compte tenu de la surdité des banques. La véritable protection des consommateurs ne peut venir que des pouvoirs publics. Ces derniers peuvent mettre en place un véritable régulateur. L'an dernier, Michel Sapin a reçu des milliers de lettres, il a donc demandé un rapport. Mais nous n'avons pas eu de suite. Il faut donc refaire pression.

 

Et les banques doivent-elles répondre à ces courriers ?

La lettre ne suppose aucune réponse. Votre banque a simplement à respecter la loi. Les banques qui répondent, c'est généralement pour dire non, pour expliquer qu'elles ne vont pas tenir compte du refus, comme on l'a vu avec la Banque postale.

 

Elles peuvent faire ça ?

Dans ce cas, il y a tout simplement violation de la loi.

 

Alors ?

Il peut y avoir des actions individuelles bien sûr, et on a vu des condamnations de banques. Mais beaucoup de clients n'iront pas jusque-là. Nous sommes donc en train de construire une action groupée.

 

Les banques peuvent-elles nous obliger à aller voir ailleurs ?

Certains employés de banque tentent de dire à leur client qu'un refus vaudra résiliation de leur part. C'est totalement faux. En pur droit, bien sûr, une banque peut clôturer à tout moment mais vu la masse de gens concernés, il n'est pas vraiment concevable que les banques se mettent à virer les dizaines de milliers de clients qui contestent. L'an dernier, environ 100.000 personnes ont contesté. Pas une n'a vu son compte clôturé à la suite à la suite du refus de la nouvelle tarification.

 

Mais que va-t-il se passer ?

Les banques ne se donneront pas la peine de virer les gens. Et puis il existe quelques établissements vertueux. Certains, à titre commercial vont dispenser leurs clients et leur faire savoir. Mais le gros lot des banques leur appliqueront les nouveaux tarifs. C'est une partie de bras de fer qui s'engage.

 

En cas de refus de l'établissement, faut-il conseiller de changer de banque ?

On nous dit qu'il faut faire jouer la concurrence mais en fait, c'est nous faire passer de la peste au choléra. La plupart des banques augmentent les frais de base, les frais de tenue de compte. Même la Banque postale est en train de remonter à marche forcée toute sa tarification. En plus, ce n'est pas si facile que ça : il ne faut pas oublier tous les gens qui ont des clauses de domiciliation des échéances : prenez les crédits immobiliers, cela concerne 9 millions de ménages. Ce n'est donc pas là que se trouve le gisement d'une régulation.

 

Qu'en est-il des banques en ligne ?

C'est agiter une tête de gondole mais les banques en ligne ne sont pas facile d'accès. Il faut bloquer de l'épargne ou alors il faut dépenser un minimum avec sa carte bancaire. Pour d'autres, il faut un minimum de revenus, 1.500 euros par exemple, alors que la moitié de la France gagne moins de 1.500 euros. De plus, c'est sans doute temporaire. C'est une alternative en trompe l'œil.

 

Les banques se plaignent de ne plus gagner d'argent. Cet argument est-il audible ?

Les bénéfices de la Banque postale, qui est une des plus mal loties tournent autour de 800 millions. La BNP tourne autour d'un peu plus de deux milliards. Elles ne sont pas dans le rouge. Alors, bien sûr, comme dans le passé, elles visent des accroissements de leurs profits de 3 à 6%. Mais ce n'est plus possible quand le PIB n'augmente que de 1%. Les banques sont totalement détachées de la réalité.

 

Quelle alternative peut-on espérer ?

Il n'y en a pas vraiment en France. La fracture bancaire n'a pas du tout été résolue. Le problème fondamental, c'est l'absence de régulation durable de la tarification. Nous sommes piégés en raison d'un taux de bancarisation très élevé, à près de 99%. C'est pourquoi nous nous tournons vers les pouvoirs publics pour demander qu'ils stimulent la concurrence. La grande distribution le fait, pas la banque. La solution, c'est soit de plafonner, comme les loyers, puisqu'il s'agit d'une dépense contrainte. Soit la prohibition de certaines tarifications. Pour le moment, les moutons qu'on tond sont laissés sans protecteur.

 

Propos recueillis par Louis Morice, mardi 3 janvier 2017 

 

 

 

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 17:34

 

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

Vallée de la Roya : un agriculteur devant les juges pour avoir aidé des réfugiés

 

 

 

 

 

Vallée de la Roya : un agriculteur devant les juges pour avoir aidé des réfugiés

Cédric Herrou, agriculteur de 37 ans qui vient en aide aux réfugiés, est poursuivi par la justice pour aide à l'entrée et à la circulation des personnes en situation irrégulière. ((Yann COATSALIOU / AFP))

Cédric Herrou est devenu l'emblème de la désobéissance civile en faveur des migrants.

 

Avec son allure de baroudeur, ses petites lunettes rondes fines, son catogan et sa barbe de trois jours, Cédric Herrou est devenu un symbole médiatique de la désobéissance civile en faveur des migrants. De figure de héros local, il est passé d'emblème humanitaire jusqu'aux Etats-Unis où le "New York Times" lui a consacré un long portrait en octobre dernier.

Prêt à tout pour venir en aide aux réfugiés qui passaient près de chez lui, à Breil-sur-Roya, au nord-est de Nice (Alpes-Maritimes), en les faisant traverser la frontière franco-italienne, il est poursuivi pour aide à l'entrée, à la circulation et au séjour de personnes en situation irrégulière. Ce mercredi 4 janvier, cet agriculteur de 37 ans doit passer devant le tribunal correctionnel de Nice, le parquet estimant qu'il n'a pas agi à titre humanitaire mais par militantisme.

La justice lui reproche également l'occupation illégale de locaux privés, un bâtiment désaffecté pour colonies de vacances de la SNCF à Saint-Dalmas-de-Tende, dans lesquels Cédric Herrou et son association "Roya citoyenne" avaient mis à l'abri des dizaines de migrants, dont de nombreux mineurs isolés. Convoqué une première fois en novembre dernier devant les tribunaux, le jeune homme avait obtenu le renvoi de son procès.

La médiatisation de son dossier avait poussé le président du Conseil départemental, Eric Ciotti, et le président de la région Paca, Christian Estrosi, à s'inviter dans le débat, et à réclamer la fermeture du camp.

Le justicier de la Roya

Cedric Herrou n'a jamais caché avoir aidé des réfugiés, bloqués à Breil-sur-Roya à cause des nombreux contrôles. La vallée de la Roya, enclave montagneuse entre la France et l'Italie, décor de carte postale, est un véritable piège pour les réfugiés qui s'y perdent facilement et les accidents ne sont pas rares. Ce chemin est devenu l'un des points de passage privilégiés après la fermeture de la frontière à Vintimille, une vingtaine de kilomètres plus au sud côté italien. Cédric Herrou n'a donc pas hésité, aidé par plusieurs habitants, à les faire retraverser la frontière pour les faire revenir sur le territoire français par un autre chemin moins surveillé. 

Cédric Herrou n'a pas hésité non plus à les conduire jusque dans des lieux sûrs pour que les réfugiés puissent se restaurer et se reposer. Le plus souvent, les migrants, des Soudanais, des Erythréens, des Tchadiens pour la plupart, qui ont traversé la Libye et la mer Méditerranée pour arriver en Europe, prenaient ensuite un train pour gagner les grandes villes de France. 

"Quand vous voyez des familles avec des bébés, des mineurs dans les rues, en situation d'hypervulnérabilité face aux réseaux en tous genre, vous faites quoi ? Vous passez votre chemin ?", disait-il à "la Croix" il y a quelques jours. 

 

"J'ai écouté mon cœur"

En août 2016, il s'est fait arrêter une première fois lors d'un contrôle avec huit Erythréens à bord de son véhicule. A l'époque, aucune poursuite n'avait été lancée car la justice avait considéré que son aide était humanitaire puisqu'il ne touchait pas d'argent, contrairement à des passeurs classiques.  

Son camarade, Pierre-Alain Mannoni, un enseignant-chercheur de l'université de Nice, que nous avions interrogé, n'a pas bénéficié d'un tel traitement. Le parquet a requis une peine de six mois de prison avec sursis. Il attend désormais son jugement. "Mon geste n'était ni politique, ni militant, il était simplement humain. Ce que j'ai fait était en accord avec mon éducation, avec les valeurs qu'on m'a inculquées. J'ai écouté mon cœur. Des gens avaient besoin de mon aide, je les ai aidés. C'est aussi simple que ça", nous avait-il dit. 

Une solidarité visiblement mal comprise par les autorités. En décembre, Eric Ciotti les a désignés comme une "poignée d'activistes", "de passeurs", de "délinquants". Le département, pourtant, a l'obligation de prendre en charge les mineurs, ce qui, selon l'association de Cédric Herrou, n'est jamais entrepris. "Je me suis mis dans l'illégalité, parce que l'Etat ne respecte pas la légalité", estime Cédric Herrou, interrogé par LCI. Ce dernier encourt 5 ans d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende. 

Sarah Diffalah

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