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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 17:33

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Santé publique

Malgré la concertation sur la vaccination, des experts refusent le débat sur les adjuvants

par

 

 

Pourquoi la question de l’aluminium vaccinal – un adjuvant présent dans de nombreux vaccins – ne figure-t-elle pas dans les recommandations de la concertation citoyenne sur la vaccination ? Malgré les avis des jurys de citoyens et des professionnels de santé, chargés d’étudier la question, le comité d’orientation n’a pas retenu les arguments en faveur de la réintroduction de vaccins sans aluminium ou de la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les adjuvants et leurs effets. C’est ce qui transparait dans les recommandations émises le 30 novembre dernier, lors de la présentation des résultats de cette concertation nationale sur la vaccination lancée il y a six mois.

Les experts recommandent notamment l’extension du nombre de vaccins obligatoires (de trois à onze maladies), « de recourir de nouveau à l’école comme lieu de vaccination », notamment pour le papillomavirus humain, ou encore des actions de communication pour contrer les informations douteuses sur l’efficacité des vaccins [1]. Les débats sur la présence d’aluminium dans les vaccins ont été écartés des conclusions alors que les jurys les ont mentionnés dans leurs avis. Mais le comité a réaffirmé l’importance de la recherche sur de nouvelles molécules adjuvantes. « Les vaccins sans adjuvants ne fonctionnent pas, cela a été démontré par des publications scientifiques, s’est justifié le professeur Alain Fischer, président de la concertation, lors de la séance de clôture du débat. Avant d’ajouter : « L’aluminium est utilisé depuis 100 ans, et il n’y a pas d’évidence hors de France, des conséquences néfastes de ces vaccins. »

 

Les effets indésirables de l’aluminium vaccinal : un sujet tabou

De quoi faire réagir l’un des spécialistes de la question, le chercheur Romain Gherardi, qui a mis en évidence le lien entre l’aluminium vaccinal et le déclenchement d’une maladie particulièrement handicapante, la myofasciite à macrophages [2] : « Vous bloquez la possibilité de prévenir un effet indésirable. Pour comprendre cet effet indésirable, il faut l’étudier, et pour l’étudier, il faut le financer, donc admettre que les choses existent. » Les recherches sur les possibles effets indésirables de l’aluminium vaccinal sur la santé peinent en effet à être financées par les autorités.

« Le comité est sous influence de l’industrie pharmaceutique. Quand les experts sont liés à l’industrie pharmaceutique, ils sont, qu’on le veuille ou pas, sous l’influence de cette dernière », estime Didier Lambert, de l’association E3M, qui défend les malades atteints de myofasciite à macrophages [3]. Elle dénonce un « simulacre de démocratie ». L’indépendance de la concertation nationale n’était-elle pas garantie et affirmée ? L’Agence de presse médicale APM News a épluché les déclarations publiques d’intérêt des experts du comité. D’après elle, « trois médecins spécialistes ont déclaré des liens d’intérêts avec des laboratoires commercialisant ou développant des vaccins ». L’un d’entre eux n’aurait pas mentionné tous les liens avec des laboratoires. Un autre toucherait des « émoluments à titre personnel » de la société DBV Technologies pour un procédé de vaccination, dont il détient le brevet. Cette même personne détient deux brevets en partenariat avec Sanofi.

Ces liens d’intérêt expliqueraient-ils certaines conclusions de la concertation nationale ? Le Comité d’orientation a récemment répondu sur son site Internet à ces interrogations. Ce qui est certain, c’est que la restauration de la confiance dans la vaccination, objectif final de cette concertation, est bien loin d’être atteinte. « Cet exercice est un échec complet qui peint un tableau alarmant de notre démocratie sanitaire », souligne l’association Formindep. « Avec de tels défenseurs, la vaccination n’a hélas pas besoin d’ennemis. » Le rapport est désormais entre les mains de la ministre de la Santé.

 

 

Lire nos articles :

 

 

Notes

[2Romain Gherardi, chef de service du Centre expert en pathologie neuromusculaire de l’hôpital Henri-Mondor de Créteil, vient de publier Toxic Story, Deux ou trois vérités embarrassantes sur les adjuvants des vaccins. Dans cet ouvrage, il relate ses recherches et ses découvertes sur l’aluminium vaccinal, et les tentatives de certains laboratoires de nuire à sa réputation. Lire aussi notre article : Gardasil, Hépatite B, adjuvants... Les vaccins peuvent-ils aussi nuire à notre santé ?

[3L’association E3M a lancé une grande campagne en faveur de vaccins sans aluminium. Voici leur site Internet.

 

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 17:17

 

 

Source : http://www.actu-environnement.com

 

 

Le Gouvernement allège à nouveau la réglementation applicable aux élevages

MAJ le 13/12/2016

 

Un nouveau texte relève les seuils d'autorisation et supprime les contrôles périodiques pour les élevages de bovins et de volailles. Ce dernier point est contesté par le Conseil supérieur de la prévention des risques technologiques.

 

Risques  |    |  Laurent Radisson

 

 

 

Le Gouvernement allège à nouveau la réglementation applicable aux élevages

 

Un décret, publié le 6 décembre au Journal officiel, vient modifier plusieurs rubriques de la nomenclature des installations classées (ICPE). Indépendamment de quelques modifications portant sur les liquides inflammables, ce texte vise principalement à simplifier la réglementation applicable aux installations d'élevages. La réforme, qui met en œuvre les engagements du Premier ministre à simplifier la réglementation, comporte trois volets : le relèvement des seuils d'autorisation et la création...

 

La suite de cet article est réservée à nos abonnés ou en achat à l'acte...

 

 

Source : http://www.actu-environnement.com

 

 

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 16:38

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

ETA : au Pays basque, plusieurs manifestations de soutien après cinq interpellations

 

LE MONDE | • Mis à jour le | Par

 

 

Les personnes placées en garde à vue ont été transférées lundi de Bayonne au parquet antiterroriste à Paris.

 

 

 

Manifestation pour demander la libération des personnes interpellées, à Bayonne, le 17 décembre 2016.

Jean-Noël Etcheverry, dit « Txetx », militant associatif, Michel Berhocoirigoin, syndicaliste agricole, Michel Bergouignan, viticulteur, Béatrice Molle-Haran, journaliste, et Stéphane Etchegaray, un cameraman qui devait filmer sur place la destruction d’armes provenant de l’arsenal de l’ETA ont, à l’issue de leur garde à vue, été transférés, lundi 19 décembre, de Bayonne au parquet antiterroriste à Paris. Ces cinq personnes de la société civile ont été interpellées vendredi 16, dans la soirée, à Louhossoa (Pyrénées-Atlantiques) dans une opération policière franco-espagnole, présentée par Paris et Madrid comme « un coup » porté à l’organisation séparatiste basque ETA.

Lors de leur interpellation, douze pistolets-mitrailleurs, vingt-neuf armes de poing et neuf fusils d’assaut ont été découverts ainsi que des chargeurs, des munitions, des détonateurs, de la poudre d’aluminium, du chlorate, du penthrite… Le parquet antiterroriste a ouvert une enquête préliminaire avec les qualifications « d’association de malfaiteurs terroriste et infractions sur la législation sur les armes et les explosifs en bande organisée, le tout en relation avec une entreprise terroriste ».

Rassemblements et prises de position se sont succédé tout le week-end : défilé à Saint-Jean-Pied-de-Port, appel d’élus… Tous ont manifesté leur émoi et leur sympathie après l’arrestation de ces personnes qualifiées par le ministre de l’intérieur, Bruno Le Roux, « d’individus en relation avec l’organisation terroriste ETA ».

 

« C’est du cynisme »

Dès samedi, un défilé a rassemblé, à Bayonne, près de 4 000 personnes selon les organisateurs (2 000 selon la police) pour demander leur libération. Venus d’horizons très divers, les participants ont exprimé leur étonnement et ont défendu ces « artisans de la paix », des membres de la société civile qui veulent faire avancer « le processus de paix en Pays basque ». Au premier rang se trouvait le maire de Bayonne, Jean-René Etchegaray (centriste), par ailleurs président du conseil des élus du Pays basque. Il était aux cotés des députées de la côte basque, Sylviane Alaux et Colette Capdevielle, ainsi que de la sénatrice Frédérique Espagnac, toutes trois socialistes.

Nombre de maires, conseillers municipaux, des responsables CFDT, des élus CGT, des syndicalistes LAB et ELA venus de Bilbao, ainsi que des militants centristes, de droite, nationalistes, Verts ou du PS étaient à l’unisson.

« Depuis cinq ans, les Etats refusent tout processus de paix, a lancé M. Etchegaray. Les faiseurs de paix qui ont été arrêtés sont traités comme des criminels alors qu’ils essaient de jeter des ponts. Il n’y a plus d’attentats, mais pour que l’arsenal soit démantelé, il faut que les Etats acceptent d’ouvrir des portes. Cette opération [de vendredi], c’est du cynisme. A l’évidence, il y a une méconnaissance totale de ce qui se passe ici. »

Les cinq personnalités ont affirmé qu’il s’agissait de procéder à la neutralisation d’armes ayant appartenu à ETA « et de montrer que la société civile s’engage dans une démarche de paix ». En effet, alors que l’organisation ETA a décidé le 20 octobre 2011 « l’arrêt définitif et irréversible de sa lutte armée », tout processus paraît, depuis, bloqué au niveau des Etats aussi bien français qu’espagnol.

 

Militant adepte de la non-violence

Engagés dans la vie sociale et économique du Pays basque depuis des années, ces citoyens souhaitent que ce territoire avance. Agriculteur, Michel Berhocoirigoin a fondé en 1982 le syndicat paysan ELB devenu majoritaire en Pays basque en 2001, avant de poser les bases d’une chambre d’agriculture alternative. Depuis 2009, cheville ouvrière du mouvement écolo-alternatif Bizi !, Txetx Etcheverry s’est d’abord dépensé dans l’association Patxa contre l’exclusion sociale ou la toxicomanie, puis ce militant adepte de la non-violence a lancé, en 1996, le festival de musique identitaire Euskal Herria Zuzenean. Viticulteur, Michel Bergouignan a été durant vingt-deux ans directeur de la cave coopérative d’Irouléguy, avant de se consacrer à la renaissance de la pomme à cidre.

Aujourd’hui, le mouvement Bake Bidea les épaule : ce « chemin de la paix » s’appuie depuis 2011 sur des experts internationaux et sur la société civile pour mettre en place un processus de paix au Pays basque.

 

 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 13:17

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

La recherche sur les OGM est minée par les conflits d’intérêts

 

Selon une étude menée par l’INRA, une importante proportion d’articles scientifiques consacrés aux OGM est entachée de conflits d’intérêts. 

 

LE MONDE | • Mis à jour le | Par

 

 

Pas moins de 40 % de conflits d’intérêts. Le chiffre, frappant, caractérise tout un corpus d’articles scientifiques portant sur les organismes génétiquement modifiés (OGM). Voilà la première conclusion d’une étude publiée par une équipe de chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) dans la revue scientifique PLOS ONE, le 15 décembre. Seconde conclusion : ces conflits d’intérêts ont une influence patente sur les résultats de ces publications. Quand conflit d’intérêts il y a, « les conclusions ont 49 % de chances d’être plus favorables aux intérêts des industries semencières », écrivent les chercheurs.

Ce n’est pas l’intégralité de la littérature scientifique sur les OGM qui a été ici analysée, mais un ensemble de 672 articles publiés entre 1991 et 2015 sur une question bien précise. Ils concernaient l’efficacité et la durabilité de l’efficacité de certains OGM qui produisent les protéines d’une bactérie, Bacillus thuringiensis (Bt). Toxiques contre des insectes qui les infestent, les plantes OGM Bt sont principalement utilisées pour les cultures de maïs, de coton et de soja. Comme il est rare que ce type de revues systématiques inclue un aussi grand nombre d’articles, les conclusions en sont d’autant plus significatives.

Fait notable, c’est la première étude de cette importance portant sur les conflits d’intérêts dans le domaine des OGM. Directeur de recherche à l’institut Sophia Agrobiotech, Thomas Guillemaud travaille sur la chrysomèle des racines du maïs. Ancien membre du Haut Conseil des biotechnologies, Denis Bourguet est quant à lui un spécialiste de la pyrale du maïs au Centre de biologie pour la gestion des populations (CBGP) de Montpellier. Chacun d’eux se heurtait régulièrement à la question du biais dans les publications sur les OGM. « En dépit de l’ampleur extraordinaire des enjeux financiers, politiques et idéologiques liés aux cultures génétiquement modifiées », seules deux études s’étaient penchées sur la question, ont-ils constaté. Mais l’une d’elles posait aussi un problème de conflit d’intérêts. « C’est pour cette raison que nous avons décidé de faire cette analyse », a expliqué Thomas Guillemaud au Monde.

 

Lire aussi :   La discrète influence de Monsanto

 

Cause ou conséquence ?

Comment les chercheurs de l’INRA ont-ils eu connaissance de ces conflits d’intérêts ? Tout simplement en relevant ceux déclarés dans les articles par les auteurs eux-mêmes. Ainsi, ils ont retenu deux types de relations avec les fabricants d’OGM : soit une affiliation directe (les auteurs étaient des employés des groupes), soit un financement total ou partiel des travaux d’au moins un des auteurs. Il est donc ici principalement question de liens avec Monsanto – en cours de fusion avec l’allemand Bayer –, le suisse Syngenta, et les firmes américaines Dow AgroSciences et DuPont Pioneer – également en train de fusionner. Des groupes qui représentent aujourd’hui 60 % du marché des semences.

Par conflit d’intérêts, les chercheurs entendent « un ensemble de circonstances qui créent un risque que le jugement professionnel ou les actions concernant un intérêt principal soient indûment influencés par un intérêt secondaire » – ainsi que les définit l’Académie nationale des sciences américaine. En raison de ces « intérêts secondaires », donc, « les résultats étaient à 104 % plus susceptibles d’être favorables pour les articles consacrés à l’efficacité que pour ceux explorant la durabilité ». Cela s’explique par le fait que « les groupes ont plus intérêt à financer des études qui montrent que leurs produits tuent effectivement les insectes », analyse Thomas Guillemaud, tandis que les études de durabilité nécessitent davantage de temps pour une issue plus incertaine.

Impossible, en revanche, d’établir si les conflits d’intérêts financiers sont la cause ou la conséquence de résultats favorables aux sponsors. En d’autres termes, de déterminer avec certitude si les résultats sont favorables à un industriel parce qu’il a financé l’étude, même seulement en partie. Pour mettre cela en évidence, développe M. Guillemaud, il faudrait disposer de trois éléments : « Le projet avant qu’il ne commence, l’étude avant qu’elle ne soit publiée et l’étude après publication. »

 

Lire aussi :   Bayanto, DowPont et ChemGenta : vers un oligopole agrochimique

 

« Système de soutien financier indirect »

Quand les chercheurs de l’INRA soulignent les limitations de leur propre travail, ils montrent en fait que leur conclusion ne représente que le sommet de l’iceberg. Car seuls 7 % des articles contenaient une déclaration d’intérêts des auteurs. Quid des autres ? Par ailleurs, certains liens avec les industriels, susceptibles d’avoir un impact notable, sont rarement déclarés et n’ont pas pu être pris en compte. Comme par exemple le fait d’être membre du conseil scientifique d’une firme, consultant ou détenteur de brevets. Difficile d’enquêter sur chacun des 1 500 auteurs du corpus… Tout comme il était irréalisable d’explorer les conflits d’intérêts non financiers, dits intellectuels.

Cette étude sur les OGM Bt vient renforcer le domaine de recherche consacré à l’influence des sponsors sur les résultats des études scientifiques, un phénomène connu sous le nom de « biais de financement » (funding effect). Produits pharmaceutiques, tabac, sodas, sucre, certains pesticides, nucléaire et maintenant OGM : les études ont quatre à huit fois plus de chances d’atteindre des conclusions favorables au sponsor que celles financées par des fonds de source non industrielle.

Soucieux de préserver l’intégrité de la recherche, les scientifiques de l’INRA proposent une solution de plus en plus souvent évoquée pour la surveillance des médicaments, des produits chimiques ou des pesticides. Il s’agirait d’« un système de soutien financier indirect de la recherche par l’industrie : les groupes producteurs d’OGM et d’autres parties prenantes (gouvernements, organisations non gouvernementales) feraient une contribution financière à un pot commun géré par une agence indépendante ».

 

Lire aussi :   Les chefs ne digèrent pas la fusion Monsanto-Bayer

 

 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

 

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Source : http://www.lemonde.fr

 

 

L’évaluation de la toxicité des OGM remise en cause

 

Une nouvelle étude conteste les mesures utilisées pour estimer l’innocuité des OGM avant leur mise sur le marché.

 

LE MONDE | | Par

 

Manifestation contre Monsanto, le 23 mai 2015 à Lyon.

 

Les analyses effectuées sur les OGM avant commercialisation seraient-elles insuffisantes ? C’est la question que pose l’étude publiée lundi 19 décembre dans la revue Scientific Reports. Celle-ci montre en effet des différences significatives entre un maïs OGM et son équivalent non modifié, qui ne sont pas prises en compte dans les évaluations du risque conduites par les autorités sanitaires.

De fait, l’autorisation des OGM est basée sur un présupposé : le « principe d’équivalence en substance ». Ce principe, controversé, implique que, si un produit est considéré comme substantiellement équivalent à l’organisme à partir duquel il a été fabriqué, aucune étude poussée n’est nécessaire avant sa mise sur le marché. « Il est généralement considéré que les maïs OGM et non OGM sont similaires, à l’exception du gène modifié », explique Robin Mesnage, chercheur en toxicologie moléculaire et coauteur de l’étude. Les OGM ne sont alors pas testés de manière approfondie avant leur commercialisation, comme il est d’usage de le faire pour de nouveaux médicaments ou de nouveaux additifs alimentaires. « Les analyses réalisées sur les OGM afin de les déclarer équivalents en substance sont très restreintes et consistent généralement en des analyses nutritionnelles », explique Robin Mesnage.

 

Lire aussi :   La recherche sur les OGM est minée par les conflits d’intérêts

 

D’autres analyses nécessaires

L’étude, publiée par une équipe de chercheurs internationale, remet en cause l’utilisation de ce principe d’équivalence en substance en montrant qu’un OGM n’a pas, en descendant à l’échelle moléculaire, la même composition que son équivalent non modifié. Pour ce faire, les auteurs ont utilisé deux techniques de pointe : la protéomique et la métabolomique. La première permet de cartographier l’ensemble des protéines qui composent le maïs ; la seconde identifie les petites molécules issues du métabolisme de la plante (c’est-à-dire la manière dont elle dégrade les nutriments qu’elle utilise).

Les scientifiques ont conduit leur étude sur un maïs génétiquement modifié – dit NK603, commercialisé par la firme Monsanto –, associé ou non au Roundup, l’herbicide auquel il est rendu tolérant – et son équivalent conventionnel. « Dans cette étude, les chercheurs sont allés beaucoup plus loin que ce qui a été fait jusqu’à présent », explique Bernard Salles, directeur de l’unité de toxicologie alimentaire de l’Institut national de recherche agronomique (INRA), qui n’a pas participé à l’étude. En effet, les méthodes d’analyse utilisées ne sont pas mises en œuvre par l’industrie agroalimentaire ou les agences publiques de régulation pour évaluer les cultures OGM. « Notre nouvelle étude décrit la composition du maïs OGM NK603 à un niveau jusqu’ici inconnu, confirme Robin Mesnage. Cette analyse nous a permis de mesurer 840 protéines et 314 petites molécules. »

Et grâce à cette analyse poussée, les chercheurs ont trouvé de grandes différences de composition entre le maïs OGM et sa contrepartie non modifiée. « Nous avons ici de nombreuses molécules – protéines, vitamines, antioxydants – présentes en quantités différentes entre la plante OGM et non OGM, explique Robin Mesnage. Et certaines de ces molécules sont connues pour avoir des effets toxiques ou bénéfiques sur la santé. » Les résultats montrent par exemple que certaines substances dites polyamines – qui, écrivent les chercheurs, sont « selon le contexte protectrices ou toxiques » – peuvent être entre deux et près de trente fois plus présentes dans l’OGM que dans son homologue conventionnel. Les analyses effectuées par les autorités sanitaires utilisant le principe d’équivalence en substance ne prennent donc pas en compte ces différences.

 

Lire aussi :   La discrète influence de Monsanto

 

Quels effets sur les consommateurs ?

Mais pour Bernard Salles, avant de remettre en question l’utilisation du principe d’équivalence en substance, des recherches supplémentaires sont nécessaires car « une différence statistiquement significative n’est pas forcément biologiquement significative », explique-t-il. En effet, il est possible de trouver des différences moléculaires entre des organismes, comme c’est le cas de l’étude publiée dans Scientific Reports, sans pour autant qu’il y ait de conséquence biologique ou toxicologique sur les consommateurs.

« On observera probablement – ne serait-ce que pour des raisons épigénétiques – des différences entre variétés, voire entre plantes d’une même variété, car les semences auront par exemple été produites à des endroits différents, confirme Yves Bertheau, chercheur (INRA) au Muséum national d’histoire naturelle, qui n’a pas participé à l’étude. Reste à identifier si ces différences sont biologiquement importantes. » En effet, précise le toxicologue Jean-Pierre Cravedi, chercheur à l’INRA, « les techniques utilisées par les auteurs sont extrêmement sensibles et sont par exemple susceptibles de détecter des modifications subtiles des conditions dans lesquelles les plantes ont été cultivées ». La question est donc de savoir quels effets ces changements à l’échelle moléculaire peuvent avoir sur les consommateurs, humains comme animaux.

« Les conséquences potentielles sur la santé restent incertaines, admet Robin Mesnage. Cependant, ce qui est certain, c’est que la création des OGM est faite à l’aveugle. Aujourd’hui, il est nécessaire d’établir une meilleure évaluation des effets non désirés des modifications génétiques. » Pour le chercheur, ce nouveau type d’analyse en profondeur pourrait être considéré comme une première phase de l’évaluation des risques qui justifieraient ensuite une étude toxicologique plus poussée.

 

 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 12:30

 

Source : https://www.facebook.com/AttacNimes/?fref=nf&pnref=story

Source : https://www.youtube.com/watch?v=oMJjzOd0_Q0

 

 

 

#CETA : 3 minutes pour comprendre une imposture

 

https://www.youtube.com/watch?v=oOJ8pVuP2V8
Le CETA sera soumis au vote du Parlement Européen le 2 février prochain. Demandez à vos euro-députés de voter contre cet accord :
https://www.collectifstoptafta.org/…/a…/faites-le-ceta-check

 

 

 

Ajoutée le 20 sept. 2016

Il y a urgence à stopper le CETA, accord de libre-échange entre l’Europe et le Canada. Porteur des mêmes maux que son cousin le TAFTA (accord entre l’Europe et les Etats-Unis), il fait peser de graves menaces sur l’avenir de notre alimentation, de notre santé, du climat et intensifie des risques sur nos démocraties en donnant des pouvoirs démesurés aux multinationales .
Il est temps d’agir en disant NON à ce traité, signez la pétition:
http://www.fondation-nicolas-hulot.or...

Faites connaître cette vidéo en la partageant sur vos réseaux sociaux.

Pour en savoir plus :
Comment les traités transatlantiques CETA et TAFTA menacent nos choix démocratiques :
http://fondation-nicolas-hulot.org/ma...
http://www.foodwatch.org/fr/s-informe...

Sondage – Une majorité de Français opposée aux traités CETA et TAFTA : http://www.foodwatch.org/fr/s-informe...

CETA et TAFTA : un accord climaticide et anti-démocratique peut en cacher un autre : http://fondation-nicolas-hulot.org/ma...

Le mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et Etats : un danger pour nos démocraties : http://fondation-nicolas-hulot.org/ma...

Fuite TAFTA et CETA le jeu de dupes du gouvernement : http://fondation-nicolas-hulot.org/si...

TAFTA et CETA : l’Europe prête à brader le principe de précaution : http://www.foodwatch.org/fr/s-informe...

Fondation Nicolas Hulot et Foodwatch répondent à l’argumentaire de la promotion du CETA par le gouvernement : http://www.fondation-nicolas-hulot.or...

CETA : le double discours du gouvernement : http://fondation-nicolas-hulot.org/si...

Pour nous suivre et poser vos questions #CETA #TAFTA sur Facebook « foodwatch France » et « @fondationhulot» mais aussi nos fils twitter en utilisant @fondationhulot @foodwatch_fr


D'autres vidéos en lien avec le sujet : CETA et TAFTA : à quelle sauce allons-nous être mangés ?

On en parle avec Karine Jacquemart, de foodwatch : https://www.youtube.com/watch?v=K80YR...

On en parle avec Denis Voisin, de la Fondation Nicolas Hulot : https://www.youtube.com/watch?v=J4HVW...

 

 

 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=oMJjzOd0_Q0

 

 

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 12:15

Immense victoire pour les associations : les semences anciennes ne sont plus interdites en France !

 

Un grand merci aux Députés français !!!

 

Victoire de la Loi Biodiversité

 

Communiqué de nos amis d’Intelligence Verte   :

 

La Loi « Biodiversité » est une
victoire pour la biodiversité
des semences cultivées

Les variétés du domaine public
enfin libérées du carcan du
« catalogue officiel »

 

Mercredi 20 juillet, l’Assemblée nationale a définitivement voté la loi « pour la reconquête de la biodiversité », après deux années de procédure législative et de nombreux revirements dans le contenu des dispositions législatives.

En tout état de cause, la loi donne une véritable bouffée d’oxygène à la biodiversité cultivée, par le biais d’un article 4 quater qui a lui-même connu de nombreuses vicissitudes, et qui est finalement devenu l’article 11 de la loi.

(…)

Cela signifie que toutes les associations Loi 1901 pourront désormais donner, échanger et vendre des semences de variétés du domaine public *, qu’elles soient inscrites ou non inscrites au « catalogue officiel », à des jardiniers amateurs. Seules les exigences sanitaires de la réglementation sur le commerce des semences resteront applicables.

De nombreuses associations vont pouvoir bénéficier de ces dispositions et les petites entreprises qui ne pourraient jouir de cette dérogation seront amenées à créer des associations pour distribuer des variétés « hors catalogue ».

 

Les jardiniers vont désormais avoir accès à une gamme très étendue de graines, aux goûts, aux formes et aux couleurs bien plus diversifiées qu’auparavant. Il faut espérer que cette biodiversité se répandra très vite dans tous les potagers de France et d’ailleurs.

Pour mémoire, ces dispositions nouvelles interviennent dans un contexte d’érosion galopante de la biodiversité agricole.

 

 

 

Source : http://www.reenchantonslaterre.fr

 

 

 

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 12:02

 

Source : http://www.penserlibrement.fr

 

Trois minutes chrono pour coller Merkel sur le génocide du Proche Orient et le lobby militaro industriel !

guerre-proche-orient

 

En trois minutes chrono, Sahra Wagenknecht, vice-présidente du groupe Die Linke, soit la gauche de la gauche allemande, colle Merkel au mur en pointant la responsabilité et les hypocrisies du lobby militaro-industriel national dans les 1,3 millions de morts des conflits récents du Proche-Orient !

 

Voir vidéo ci-dessous (lien)

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 11:48

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Ces profs qui ont choisi de déscolariser leurs enfants

 

 

 

Chaque année, de plus en plus de parents décident de sortir leurs enfants de l'école et de se charger eux-mêmes de leur instruction. Parmi eux, beaucoup d'enseignants, rebutés par ce qu'ils ont vu de l'Education nationale. Et déterminés à expérimenter d'autres méthodes pédagogiques.

 

Huit heures du matin, un vendredi du mois de septembre. Dans la maison des Hérino, parents et enfants s'activent dans la cuisine, entre tartines, café et galettes de riz. Pourtant, des cinq membres de la famille, seul Rodolphe, 43 ans, doit partir à temps pour arriver à l'école. Il est professeur de physique-chimie dans un collège ; sa femme, Claire, est institutrice, en «disponibilité» depuis plusieurs années. S'ils le voulaient, leurs trois enfants, Martin, Marion et Antoine, pourraient aller se recoucher une fois le petit déjeuner englouti : aucun d'eux n'est scolarisé. Du tout, ni dans le public, ni dans le privé. Rodolphe reconnaît qu'il lui a fallu plusieurs années pour assumer le paradoxe : «Je vis d'un système que je refuse pour mes enfants. Au début, c'était très culpabilisant.»

 

En toute légalité

Un choix atypique, certes, mais contrairement à ce que l'on pourrait croire, pas illégal. Car si, depuis Jules Ferry, l'instruction est obligatoire, l'enseignement, lui, est libre, et chaque parent peut choisir le mode d'éducation qu'il estime adapté pour son enfant. Dès lors qu'il accède au fameux «socle commun de connaissances, de compétences et de culture» - ce qu'un inspecteur de l'Education nationale est censé contrôler annuellement -, tout est possible. En 2015, près de 25 000 petits filous ont ainsi échappé à l'appel du maître, sans même avoir besoin de s'inventer une fièvre en posant le thermomètre sur le radiateur. Sur 8,1 millions d'enfants soumis à l'obligation scolaire, le chiffre peut sembler dérisoire. Sauf qu'il est en constante augmentation : en sept ans, il a même été multiplié par deux, au point d'alerter le ministère de l'Education nationale qui se dit désormais «préoccupé» par la tendance. D'autant que, dans le documentaire Etre et devenir (1), sorti en 2014, qui retrace les parcours de familles pratiquant l'instruction à domicile, la proportion d'enseignants parmi les dissidents est pour le moins saisissante... Et un brin déstabilisante. Comment des professeurs, témoins privilégiés et acteurs principaux du système, sont-ils devenus des apostats de l'école ?

 

 

"En 2015, près de 25.000 petits filous ont ainsi échappé à l'appel du maître"

Sur le papier, Soline Lucas avait coché toutes les cases d'une scolarité exemplaire. Excellente élève, benjamine de sa promotion à la Femis, prestigieuse école de cinéma parisienne, elle se décrit comme un «pur produit de l'Education nationale». «Mais, socialement, j'étais une handicapée de la vie, assène la trentenaire en guise d'introduction. Je n'ai pas profité de cette réussite scolaire. J'ai subi du harcèlement scolaire, des moqueries. J'ai été témoin de violences ordinaires et d'humiliations auxquelles je ne voulais pas exposer mes enfants.»

Très intéressée par les pédagogies alternatives, Soline commence par se mettre en quête d'une école Montessori pour ses petits garçons. Cette méthode, mise en place au début du XXe siècle par une pédagogue italienne, favorise l'autonomie des élèves : rarement assis derrière une table, ils sont en circulation constante dans l'espace, en fonction des activités qu'ils choisissent eux-mêmes d'entreprendre. «Pour moi, c'était la panacée !» sourit-elle. Elle-même passe le concours de professeur des écoles, avec l'idée d'adapter ses enseignements dans cette direction. Double échec. Les écoles Montessori sont chères et trop éloignées du domicile familial. Quant aux résultats qu'elle-même obtient en tant qu'institutrice dans sa classe de moyenne section du XVe arrondissement de Paris, ils ne sont pas à la hauteur de ses ambitions. «Je n'arrivais pas à aller au bout de ce que je voulais mettre en place, reconnaît-elle franchement. Ils s'emmerdaient. Mais ils s'emmerdaient vraiment !» Résultat : tout le monde est rentré à la maison, Soline comprise, son congé parental en bandoulière. C'est alors qu'a débuté pour la famille Lucas une expérience pour le moins radicale.

Car ce n'est pas pour faire l'école à la maison que les enseignants rencontrés par Marianne ont claqué la porte de l'Education nationale, mais pour tenter l'aventure de «l'apprentissage autonome». Pas de programme scolaire, pas de matières séparées les unes des autres, pas de leçon, pas de contrôle, ni de notes : les enfants ne s'intéressent qu'à ce qu'ils veulent, et à leur rythme. L'idée peut sembler dingue, elle n'est pourtant pas nouvelle. Dès 1971, le penseur autrichien Ivan Illitch publie Une société sans école, un livre de référence chez les adeptes de la non-scolarisation. Farouche contempteur de la société de consommation, Illitch insiste sur les capacités d'apprentissage naturelles de l'enfant : «Ce n'est pas l'école qui apprend à l'enfant à parler, à jouer, à aimer, à se sociabiliser, qui lui apporte la connaissance d'une deuxième langue, le goût de la lecture», écrit-il.

 

"Gourou de secte"

Aux Etats-Unis, une abondante littérature documente ces théories ; l'école Sudbury, pour ne citer qu'elle, les applique depuis près de cinquante ans. En France, en revanche, quiconque se recommande de tels principes passe vite pour un gourou de secte. Car l'apprentissage autonome suppose d'accepter des situations... inhabituelles. Comme le fait, par exemple, qu'un enfant de 12 ans soit un virtuose de piano, mais sans savoir déchiffrer une ligne de texte. Même les plus détendus des parents reconnaissent d'ailleurs quelques sueurs froides : pendant des semaines, Antoine, 7 ans, ne s'est intéressé qu'à l'histoire de la Première Guerre mondiale, à l'exclusion de tout autre sujet. «Bien sûr, que nous avons des peurs, aujourd'hui encore, affirme Claire, la maman du jeune expert en poilus. Mais on a aussi la certitude que suivre les aspirations profondes d'un enfant, ça marche.»

Attablée dans le jardin de sa maison corrézienne, Claire raconte comment, malgré sa profonde aspiration à enseigner, elle a renoncé à consacrer son temps à l'Education nationale. Ingénieur agronome de formation, elle commence par donner naissance à trois enfants, puis passe le concours de professeur des écoles. Mais, devant sa première classe, le rêve se fissure. «Les élèves étaient très nombreux, se souvient-elle. Il y avait le fait d'être enfermée dans une salle, de passer le plus clair de mon temps à faire de la discipline... Et puis, surtout, de voir à quel point ils s'en foutaient.» L'expérience aidant, la jeune femme aurait sans doute encaissé la déception. Mais il se trouve que, parallèlement à ces débuts difficiles, le fils aîné du couple développe une phobie scolaire carabinée.

 

"Martin, n'a su lire qu'à 12 ans. Mais d'un seul coup, et impeccablement."

Agé de 7 ans à l'époque, Antoine est malade à la seule idée de franchir le seuil de la classe. «C'était insupportable de le laisser dans un état pareil», se souvient Rodolphe, son père. Démunis, les parents décident de «sortir» Antoine de l'école, qualifiant la décision de «mesure d'urgence». Claire demande et obtient une mise en disponibilité, qui lui permet de quitter l'Education nationale pour un temps, sans démissionner. L'année suivante, les deux autres enfants du couple rentrent aussi à la maison. «Marion avait 6 ans, et elle n'était pas aussi mal que son frère à l'école. Mais, quand elle en est sortie, j'ai remarqué très vite un changement énorme en matière de créativité, c'était manifeste.» Aujourd'hui, Marion a 15 ans ; elle fabrique des bijoux et se passionne pour le cinéma. Son frère cadet, Martin, n'a su lire qu'à 12 ans. Mais d'un seul coup, et impeccablement.

«Il s'est mis à dévorer J.K. Rowling ou Timothée de Fombelle, sans aucune forme de transition en termes d'apprentissage», se souvient sa mère. Quand il ne s'adonne pas à l'une de ses activités sportives, natation ou rugby, Martin lit aussi des livres de cuisine, dont il teste les recettes en famille. Quant à Antoine, 17 ans, il s'est formé à un logiciel d'animation en 3D grâce à un Mooc, ces cours disponibles gratuitement sur Internet. Il travaille en ce moment à ses premières réalisations cinématographiques. A les observer tous les trois, beaux comme des astres, racontant leurs projets avec enthousiasme autour de la soupe concoctée avec les légumes du jardin, on soupçonnerait presque la famille Hérino d'avoir trouvé la recette du bonheur...

 

Une lubie pour riches bobos ?

 

Ce sont les parents eux-mêmes qui tempèrent les enthousiasmes. La tribu habite en rase campagne, à quarante minutes de voiture de Limoges. Claire a passé de longues heures à faire le taxi pour accompagner ses enfants à un stage chez un menuisier ou au cours de guitare ; le prix à payer pour éviter l'isolement social. Dans un avenir proche, les Hérino aimeraient développer une pratique plus collective, constituer «une communauté éducative», selon leurs termes, qui serait accessible à tous, y compris à ceux qui vont à l'école. «Pour qu'un enfant qui souhaite apprendre le russe, par exemple, puisse être soutenu dans son élan, explique la jeune quadragénaire. On ne dit pas que la déscolarisation est le meilleur choix pour tous. Il se trouve que, moi, ça m'a passionnée, parce que ça entrait en résonance avec ma vocation personnelle. Je le vis comme un cadeau non prémédité.»

Claudia Renau n'avait rien prémédité non plus. Professeur d'histoire-géographie dans la région parisienne pendant dix ans, puis dans un Espe - nouveau nom des IUFM - pendant cinq ans, elle découvre par hasard la déscolarisation en parcourant des forums Internet. Son mari, qui de son côté y songeait depuis plus d'un an, saute sur l'occasion et lui propose de n'envoyer aucune de leurs trois filles à l'école. «J'ai mis trois ans à accepter l'idée, j'avais pour ma part de très bons souvenirs de classe, admet Claudia. Mais mon mari était convaincu qu'avant 10 ans un enfant n'est pas assez solide pour faire face à ce que l'école a de corrosif. J'ai eu envie de lui faire confiance.»

Les souvenirs de son expérience personnelle en tant qu'enseignante ont fait le reste. Alors qu'elle est en poste en zone d'éducation prioritaire à Evry, Claudia découvre une souffrance à laquelle elle-même avait échappé : celle des élèves en grande difficulté. «C'était des adolescents vifs d'esprit, mais ils avaient de mauvaises notes. Je me souviens d'un garçon en particulier, qui a vraiment vécu son redoublement comme une punition. Je l'ai défendu, mais j'ai compris que je n'étais pas crédible parce qu'on estimait que j'étais trop laxiste. J'avais de la considération pour mes élèves, mais ce n'était pas au détriment de leur travail, au contraire ! Un enfant qui a de mauvaises notes va accepter d'être orienté dans une "voie de garage" et sortira de l'école convaincu de sa propre nullité. Et c'est révoltant.»

 

"Que fait l'école pour l'égalité républicaine dans un système qui privilégie l'héritage ?"

Depuis que la famille s'est lancée dans la «désco», de longues heures de réflexion et de discussion avec son mari ont rendu Claudia incollable sur les arguments que l'on oppose le plus souvent à sa démarche. Une lubie pour riches bobos ? Plutôt un choix de vie qui oblige à réviser ses priorités : les Renau vivent à cinq dans un appartement parisiende 45 m2 que Claudia a payé avec son salaire de prof. Les autres familles que nous avons rencontrées partagent un salaire ou puisent le minimum dans leurs économies, héritage ou vestiges d'un poste abandonné. Les authentiques «riches bobos», eux, auraient plutôt tendance à contourner le naufrage de l'école en inscrivant leurs enfants dans le privé.

Parmi les remarques les plus courantes, les parents pratiquant l'instruction à domicile entendent aussi - à raison - qu'ils sont des privilégiés bénéficiant d'un haut niveau d'instruction : tous les parents ne pourraient pas suivre leur exemple. «Mais que fait l'école de cette question de l'égalité républicaine dans un système qui, de manière structurelle, privilégie l'héritage ?» interroge Claudia Renau, faisant allusion aux études européennes (2) qui pointent les graves inégalités scolaires des petits Français en fonction de leur origine sociale.

 

"Comme des chercheurs"

Interrogé par Marianne, le ministère de l'Education nationale engage à «se détendre un peu», c'est-à-dire à modérer la portée de ces expériences qualifiées de «libertariennes» et d'«ultra-individualistes». «Nous n'avons pas d'hostilité à leur égard, affirme Olivier Noblecourt, directeur adjoint du cabinet de la ministre Najat Vallaud-Belkacem. Mais l'école doit être capable de donner un cadre collectif, et de transmettre un certain nombre de valeurs aux enfants.» Du côté des «désco», personne n'a formulé le vœu de brûler l'école de la République, et les profs sont qualifiés, au choix, de «perles», de «guerriers» ou de «digues sans lesquelles le système scolaire abîmerait bien plus d'élèves encore». Cette poignée d'aventuriers intello, anticonformistes et décroissants convaincus, espèrent même pouvoir un jour faire bénéficier la collectivité de leurs réflexions.

Pour l'instant, l'Education nationale a tendance à tenir ce projet à distance, en renforçant plutôt le contrôle des familles qui pratiquent l'instruction à domicile. Pour l'institution, il s'agit évidemment d'éviter que certains parents ne partent en roue libre et ne privent leurs enfants de l'accès à la connaissance ; chez les adeptes de l'apprentissage autonome, ce «fliquage» est perçu comme une entrave à la fameuse liberté d'enseignement, inscrite dans la loi. «Il y aurait pourtant des choses à apprendre de nous, notamment sur les façons de préserver les capacités d'adaptation et d'innovation des enfants !» estime Soline Lucas. En termes d'expérience, cette maman de trois petits garçons non scolarisés en connaît un rayon : la famille vit en itinérance, dans une caravane, en mode carpe diem. «Il faudrait nous considérer comme des chercheurs», propose la jeune femme. Chercheurs ou savants fous, tous ont le mérite d'interroger les conditionnements... Et de bousculer les certitudes. 

(1) Le film documentaire Etre et devenir, de Clara Bellar.

(2) Etudes Pisa, menées tous les trois ans par l'OCDE pour mesurer les performances des systèmes éducatifs.

 

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

 

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 11:34

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Christine Lagarde reçoit les félicitations du procureur général Marin!

 
Par Michel Deléan

 

 

 

Jean-Claude Marin a requis la relaxe de Christine Lagarde, jeudi 15 décembre, devant la CJR, en défendant le droit des responsables politiques à prendre des décisions. Une position fidèle à sa carrière.

 

Le verbe est choisi, le raisonnement travaillé. Dans un réquisitoire à deux voix digne du grand oral de l’ENA, car parlant d'éthique et de politique autant que de droit, la fine fleur du parquet général de la Cour de cassation a requis – comme prévu – la relaxe de Christine Lagarde, jeudi 15 décembre en fin de journée.

L’ancienne ministre de l’économie de Nicolas Sarkozy est jugée pour négligence en rapport avec le détournement de fonds public que constitue l’arbitrage frauduleux rendu en faveur de Bernard Tapie en 2008. Quatre jours de débats ont montré d’étonnantes et multiples absences de la part de Christine Lagarde dans ce dossier ruineux, qui a coûté quelque 403 millions d’euros aux contribuables (lire nos comptes-rendus ici, , et encore là). Les charges de l'arrêt de renvoi restent lourdes. Qu’importe, tout cela n’est pas suffisant pour constituer une infraction aux yeux du procureur général Jean-Claude Marin. Un magistrat qui a traité les affaires Tapie pendant de longues années, comme chef de la section financière du parquet de Paris, puis comme procureur ajoint, et enfin comme procureur de Paris, parfois de façon critiquée, et sur fond de pressions politiques.

 

Le procureur général Jean-Claude Marin © Reuters

Le procureur général Jean-Claude Marin © Reuters

 

« Les débats ont été très riches », mais n’ont apporté « aucun élément propre à modifier les réquisitions » de non-lieu prises en faveur de Christine Lagarde, commence Jean-Claude Marin, solennel. Et s’il subsiste encore des « doutes » et des « questions » dans ce dossier complexe, « notre audience n’a pas conforté une accusation bien faible, sinon incantatoire », attaque le hiérarque, qui vise ainsi les trois juges de la commission d’instruction de la CJR. Il convient, selon lui, d’examiner avec beaucoup de précaution dans cette affaire « la frêle limite entre le politique et le judiciaire ».

 

Jean-Claude Marin le dit, « il n’y aura pas d’accusation à cette audience », c’est un « procès atypique ». On repense alors au procès de Jacques Chirac, en 2011, contre lequel il s'était prononcé en requérant un non-lieu en fin d'instruction, en tant que procureur de Paris, mais qu'il n’avait pu empêcher, et qui s'était conclu par une condamnation cuisante de l'ancien chef de l'État, en 2011.

L’actuel procureur général près la Cour de cassation (nommé en 2011 avec l’onction de Nicolas Sarkozy) dépeint l’affaire Christine Lagarde comme un dossier tortueux, biaisé dès le départ car lancé par des parlementaires, dont les qualifications pénales ont été changeantes, et qui est jugé parallèlement à un détournement de fonds publics sur lequel la justice n’a pas encore statué. Soit.

Jean-Claude Marin pointe aussi le caractère étrange du délit de « négligence », jamais reproché à un ministre. C’est une « qualification peu usuelle, et sans rapport avec ce dossier », assène-t-il. On repense alors au délit encore plus baroque de « complicité par abstention » qu’il avait fermement reproché à Dominique de Villepin, dont il avait requis la condamnation dans l’affaire Clearstream, en 2009, mais sans être suivi par le tribunal correctionnel.

Retour au cas Lagarde. « La négligence dans la conduite des affaires de l’État peut constituer une infraction, et c’est le rôle de la CJR d’en juger », concède le grand parquetier. « Mais encore faut-il déterminer précisément les diligences que l’on attend d’un ministre dans l’exercice de ses fonctions. » Or justement, dans cette histoire d’arbitrage Tapie, « on ne lui reproche pas une inaction mais une action », relève Jean-Claude Marin. Or « un ministre doit pouvoir décider ». « Sa décision » d’aller à l’arbitrage « relève-t-elle d’une négligence, ou d’un choix politique ? », demande-t-il à la Cour, constituée de douze parlementaires et trois magistrats. 

Prenant à son tour la parole, l’avocat général Philippe Lagauche déconstruit méthodiquement les charges retenues par la commission d’instruction de la CJR. Selon lui, la décision d’aller à l’arbitrage en 2007 a certes été « rapide et assez peu documentée », mais personne ne s’y est opposé, et la démarche n’est pas pénalement répréhensible...

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 22:09

 

 

Source : https://france.attac.org

 

Les dispensaires autogérés grecs

 

Résistances et luttes pour le droit à la santé

 

 

L’effondrement du système de santé est certainement une des conséquences les plus tragiques de la crise économique et sociale qui secoue la Grèce. Selon Médecins du monde, 25 à 30 % des personnes qui se présentent aujourd’hui à l’hôpital sont refusées. Fermeture de dizaines d’hôpitaux, réduction drastique des effectifs, multiplication des suicides et des maladies mentales, pénurie de médicaments, pourcentage croissant de la population privé d’accès aux soins : face à cette situation les Grecs ont réagi en créant des structures solidaires gratuites et autogérées pour prendre en charge collectivement les questions de santé.

 

Ces nouveaux dispensaires gratuits couvrent l’ensemble du territoire et ce sont des centaines de milliers de patients qui ont recours à leurs services. Un autre système de santé émerge, une résistance sociale s’organise.
Face au manque de médicaments et de matériels médicaux, désormais impossibles à importer, un réseau international de solidarité tente d’apporter son aide à ces dispensaires autogérés.
« Nous considérons notre initiative comme faisant partie d’un mouvement général de solidarité qui se développe au sein de la société grecque. Tous ensemble, nous luttons pour que les droits sociaux ne soient pas abolis et que le régime de la peur et de l’individualisme ne domine pas. Nous luttons pour établir des valeurs de solidarité, de justice et de dignité. »

 

 

 

Source : https://france.attac.org

 

 

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