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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 17:45

 

 

Source : www.reporterre.net


 

BREVES - Center Parcs à Roybon : le président de la région Rhône-Alpes demande la suspension des travaux

mardi 2 décembre 2014

 

 

 


Mardi 2 décembre 2014

- Center Parcs - Dans une lettre adressée au préfet de la région Rhône-Alpes, et que publie Reporterre, le président de la région Jean-Jack Queyranne (PS) demande la suspension des travaux du Center Parcs à Roybon (Isère). M. Queyranne souligne les "incertitudes juridiques liées au projet".

.

Lettre à télécharger ici

PDF - 349.3 kolien

- Center Parcs - Les opposants au projet de Center Parcs dans la forêt de Chambaran ont déclaré avoir bloqué temporairement les travaux lundi. Mardi matin, expliquent-ils, « à 10 heures un huissier est venu, accompagné des gendarmes, pour constater l’occupation de la maison forestière de la Marquise ». Les militants ont aussi annoncé une marche aux flambeaux autour du chantier, samedi à 18h.

Lundi les élus iséroises du PCF ont expliqué qu’il faut « repartir vers un processus de concertation », en demandant un référendum.

Le maire de Grenoble, Eric Piolle (EELV) a qualifié le village de vacances « un projet préhistorique en termes de modèle global. C’est du bâtiment financé par la défiscalisation pour un modèle environnemental désastreux, pour un tourisme qui n’est pas le tourisme de demain avec des emplois qui ne sont pas des emplois de qualité ".

 

 

                                                                          *******************************

 

* 1.500 personnes ont manifesté dimanche dans la forêt de Chambaran, contre le projet de Pierre et Vacances. Une partie des opposants s’est installée dans une maison forestière, à 150 mètres du chantier.

. Contexte : A Roybon, en Isère, le massacre de la forêt a commencé.
. Communiqué de Non au Center Parcs des Chambarans.
. Voir la video : http://youtu.be/1rrhFtEpcE4

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

 

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 17:30

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

Entretien 02/12/2014 à 11h30

« Le numérique détruit de l’emploi... au sein du numérique »

Mathieu Deslandes | Rédacteur en chef adjoint Rue89

 

Un homme devant un ordinateur (Audrey Cerdan/Rue89)

 

Il y a deux fois plus d’informaticiens au chômage qu’il y a cinq ans. Vous avez bien lu : des informaticiens. Des gens qui, plus jeunes, ont écouté le conseiller d’orientation, et ont suivi le parcours qui devait les préserver du chômage. Selon les méthodes de comptage, ils sont entre 45 000 et 55 000.

Au même moment, des chefs d’entreprise affirment en chercher, des informaticiens, et avoir du mal à en trouver. Alors quoi ?

Régis Granarolo, président du Munci, une association d’informaticiens qui dissèque chaque mois les statistiques du secteur, nous aide à y voir plus clair.

Rue89 : Depuis des années, on encourage les jeunes à se tourner vers l’informatique. Quand on voit la progression du chômage dans ce secteur, on se demande quand même si ce n’était pas une erreur.

Régis Granarolo : La pensée unique qui fait de l’informatique un eldorado est un gros mensonge. Certes, les jeunes qui ont un bac +3 ou un bac +5, les ingénieurs, n’ont pas trop de souci à se faire. Mais pour les autres, le chômage augmente fortement depuis 2008. Chez les bac +2 ou +3, le taux de chômage atteint 14%. Ce qui fait que je suis assez circonspect quand je vois toutes ces nouvelles écoles, ces « académies du Web » qui délivrent des diplômes de niveau bac +2 (même si leurs directeurs assurent qu’ils ont un bon taux d’insertion).

Vous dites que les jeunes ingénieurs informaticiens n’ont aucun souci à se faire. A partir de quel âge les ennuis commencent-ils ?

Dans l’informatique, on est considéré comme vieux à 40 ans. Une étude de l’Apec (elle porte sur les cadres, mais le phénomène est vrai pour les non-cadres aussi) a montré [PDF] que 74% des recrutements dans notre secteur se font à moins de six ans d’expérience. On est le secteur qui recrute le plus entre zéro et cinq ans d’expérience, et dont le taux de plus de 50 ans est le plus faible de toute l’économie. Chez les développeurs, selon les cabinets spécialisés, 90% des recrutements se font à moins de deux ans d’expérience. Ce jeunisme est sidérant.

Pourquoi un tel jeunisme ? Les compétences évoluent à toute allure, tout le monde est vite dépassé ?

En partie. Les employeurs affirment aussi chercher chez les jeunes un état d’esprit, plus de flexibilité, de mobilité. Autre tendance : la constitution d’équipes très homogènes pour éviter les conflits générationnels. Mais la principale raison, c’est les salaires : les jeunes coûtent moins cher.

Une fois qu’ils sont embauchés, que deviennent-ils ?

Très vite, ils ont envie de devenir chefs de projet, parce que c’est prestigieux, et beaucoup mieux payé. Ils font plus d’encadrement et moins de technique. Aux Etats-Unis, les développeurs seniors sont beaucoup plus nombreux. C’est très précieux.

Ici, à la fin des années 90, il était impensable d’avoir des chefs de projet avec moins de cinq ans d’expérience. Aujourd’hui, au bout d’un an ou deux, c’est courant. C’est un système qui encourage la déperdition technique. Et implique d’embaucher toujours plus de jeunes pour renouveler la base de la pyramide.

Est-ce dans cette optique que des rudiments de code vont être enseignés à l’école ?

J’en ai peur. Une meilleure culture numérique est une nécessité, l’apprentissage du « pseudo-code » (la formalisation en langage informatique du langage naturel) et de l’algorithmique sont intéressantes, mais l’enseignement à tous du codage ne doit pas être une priorité. L’idée selon laquelle on manquerait de développeurs, et qu’il faudrait susciter des vocations chez nos enfants, est complètement folle. Hélas certains de nos dirigeants en sont convaincus.

Axelle Lemaire [secrétaire d’Etat chargée du Numérique, ndlr] et Fleur Pellerin [ministre de la Culture, ndlr] semblent complètement manipulées par les lobbies patronaux du secteur (Syntec, Afdel, France numérique, etc.) et sincèrement persuadées que des centaines de milliers de postes de développeur vont être créés. Pour examiner chaque jour depuis dix ans la situation de l’emploi dans le secteur informatique, je peux vous dire que c’est une idée complètement farfelue !

Une fameuse étude [PDF] publiée en 2011 du cabinet McKinsey, reprise partout – notamment par le Conseil national du numérique – annonçait 450 000 créations d’emplois dans le numérique sur la période 2011-2015. Au bout de trois ans, on n’a pas dépassé les 60 000.

Mais entretenir ce genre de fantasmes permet aux chefs d’entreprise d’avoir en permanence un vivier de jeunes candidats bien formés et pas chers. Ce discours est aussi un moyen de légitimer le recours à l’off-shore et à l’immigration économique depuis les pays à bas coûts, et de toucher des aides publiques pour former à la va-vite des non-informaticiens à nos métiers.

La réalité, c’est qu’il y a, en France, un sureffectif d’étudiants formés à nos métiers.

Il y a pourtant des tas d’annonces non pourvues...

Quand des SSII [sociétés de services en ingénierie informatique, ndlr] se plaignent d’avoir du mal à recruter, ce n’est pas faux ; mais elles ne disent pas qu’elles ont des critères de sélection draconiens, et oublient qu’elles ont souvent une mauvaise image (au contraire des DSI [directions des systèmes d’information] des grandes entreprises). Il est vrai aussi que de plus en plus de professionnels passent en freelance, ce qui fait autant de candidats en moins.

Ensuite, vous devez savoir que quatre offres d’emploi sur cinq dans l’informatique ne correspond à aucun poste disponible dans l’immédiat ; seulement, les entreprises constituent des CV-thèques, ou se préparent au cas où elles remporteraient un appel d’offres qui impliquerait d’embaucher.

« Informaticien » est un vocable qui recouvre de nombreux métiers. Certains d’entre eux restent tout de même très recherchés, non ?

Si la pénurie générale est un mythe, il est vrai qu’il y a pénurie de profils très spécialisés : des développeurs confirmés sur certaines technologies, dans le cloud computing, le big data, la sécurité informatique, l’informatique collaborative, les réseaux sociaux, les applis mobiles... Ceci dit, inutile de s’emballer. Le big data ou la cybersécurité représentent pour le moment moins d’un millier de recrutements par an.

Les ingénieurs systèmes et les administrateurs réseaux vont rester très recherchés pendant quelques années mais on en aura de moins en moins besoin : les réseaux sont de plus en plus auto-administrés. On peut aussi se poser des questions pour les développeurs : la tendance est à l’industrialisation du développement, à la réutilisation d’outils existants ; avec le cloud-computing, on va faire (hélas) de moins en moins de sur-mesure. Le numérique détruit aussi de l’emploi... au sein du numérique.

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

 

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 17:09

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

Emmanuel Macron, le renard et le poulailler

|  Par Hubert Huertas

 

 

 

« C’est un échec », vient de reconnaître Emmanuel Macron, le ministre de l’économie, à propos du pacte de responsabilité, et cette phrase est singulière. Elle veut dire que le cœur même de la politique de François Hollande, son fameux « cap », serait en fait une voie de garage.

Emmanuel Macron a l’air de tomber des nues : ce mardi matin, sur Radio Classique, il était en colère contre Pierre Gattaz, le président du Medef : « Je n’ai pas à qualifier l’attitude de Pierre Gattaz, s’est-il écrié. J’ai simplement à dire que dans le pacte de responsabilité, il y a le mot responsabilité. Aujourd’hui, il y a très peu d’accords de branche qui sont signés. Aujourd’hui, c’est un échec et c’est aussi le sien. »

Rappel des faits : au lendemain de son élection, François Hollande, conseillé par un certain Emmanuel Macron, alors secrétaire général adjoint de l’Élysée, décide de se lancer dans ce qu’on appelle « une politique de l’offre ». Alléger les charges des entreprises, afin de les rendre plus « compétitives », ce qui permettrait de créer de l’emploi. Vingt milliards d’euros sont d’abord investis dans le CICE, le crédit d’impôt compétitivité emploi, complétés à partir de janvier 2014, par vingt autres milliards, le tout s’appelant désormais « pacte de responsabilité ».

La promesse est celle d’un échange « gagnant-gagnant ». J’allège tes charges, et en contrepartie tu allèges mon chômage en procédant à des embauches.

Un débat s’engagera à gauche, et jusqu’au cœur du gouvernement. D’un côté ceux qui se méfient, ou qui s’indignent : le Front de gauche, la plupart des écologistes, et une partie des socialistes inspirés par les frondeurs, considèrent que cet énorme chèque, quarante milliards, le plus gros jamais signé sous la Cinquième République, en pleine période de rigueur, est un cadeau pur et simple, et un contresens économique qui oblige à pressurer les ménages, donc à réduire la consommation au moment où il faudrait la relancer.

En face d’eux, les défenseurs du pacte voulu par le président de la République. Ils se disent convaincus que le Medef est un partenaire, et qu’il renverra l’ascenseur. Dans leur esprit, les quarante milliards d’allègement ne sont pas une dépense mais un investissement. Cette politique, présentée comme « la seule possible », est symbolisée par la déclaration d’amour de Manuel Valls, applaudi debout par le patronat, après avoir lancé son célèbre « j’aime l’entreprise ». Un choix si radical qu’il provoquera une crise au sommet de l’État, avec le départ d’Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Aurélie Filippetti.

Malgré ces remous politiques, qui se sont ajoutés aux catastrophes électorales des municipales et des européennes pour l’ensemble de la gauche, et malgré l’abstention des frondeurs socialistes, le budget a été voté, avec, pour les particuliers, des économies à tous les étages, et pour les entreprises les milliards du fameux pacte.

Au bilan, malgré une rafale de déclarations publiques allant dans le sens du Medef, à propos des chômeurs dormants, des trente-cinq heures bloquantes, ou du Smic mirobolant, le patronat n’a pratiquement engagé aucune négociation sur les contreparties du pacte, il est vent debout sur le volet pénibilité des retraites, et les petits patrons viennent de descendre dans la rue.

Emmanuel Macron, surnommé jadis « le Mozart de la finance », paraît découvrir ce décor. Un Macron apparemment tout étonné que Pierre Gattaz en demande davantage, et qui muscle son discours depuis quelques jours, comme s’il avait des doutes sur la politique du baiser sur la bouche illustrée par Manuel Valls, et qu’il voulait la remplacer par un bras de fer avec le patronat.

Macron qui découvre donc, en homme de gauche, et en émule de Montebourg, la bonne vieille fable du renard libre dans le poulailler libre. Le problème, c’est que son budget est voté et qu’on voit mal comment il s’y prendra pour lancer au patron des patrons : « rendez les poules » !

 

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

 

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 16:55

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

EDF: un nouveau président sous influence

|  Par martine orange

 

 

 

La première décision de Jean-Bernard Lévy concerne l’embauche d'Anne Méaux comme conseillère en communication. Une nomination surprenante : la responsable de l’agence Image 7 est étroitement liée au désastre d’Areva. Mais ce n’est que la partie visible de l’édifice. Derrière cette décision, tous les réseaux de Gérard Longuet, qui a investi ce secteur depuis longtemps, se mettent en place pour venir épauler le président d’EDF, qui n’a aucune expérience ni connaissance du secteur.

Cela a, semble-t-il, été sa première décision. Avant même d’avoir pris officiellement la présidence d’EDF, Jean-Bernard Lévy a décidé de s’adjoindre un conseiller en communication extérieur. Il a fait appel aux services d’Anne Méaux, la présidence du cabinet Image 7. Sa mission : « conseiller le président d’EDF et la direction de la communication pour toutes les questions de communication », explique-t-elle. Montant du contrat : secret défense.

 

Jean-Bernard Lévy, président d'EDF 
Jean-Bernard Lévy, président d'EDF © Reuters

Jean-Bernard Lévy s’inscrit avec cette première décision dans les habitudes des patrons des grands groupes du CAC 40. Les services de communication interne de leur groupe, pourtant généralement fournis, ne leur semblant pas suffisants, ils s’empressent de s’adjoindre une société de conseil externe, totalement dévolue à leurs services, plus qu’à ceux du groupe bien souvent. Interrogeant quelques amis proches, certains lui auraient donc vivement recommandé de s’occuper de son image de grand patron et de s’entourer des conseils d’Anne Méaux. Jean-Bernard Lévy s’est empressé de suivre le conseil.

La décision a surpris nombre d’observateurs. Ils ne s’attendaient certes pas à ce que Stéphane Fouks, patron de l’agence Euro RSCG et très proche du premier ministre Manuel Valls, soit reconduit dans ses fonctions : il s’était trop engagé dans la campagne pour le renouvellement d’Henri Proglio à la tête d’EDF. Mais de là à désigner Anne Méaux, il y avait un pas qu’ils n’imaginaient pas que Jean-Bernard Lévy, nommé par un gouvernement de gauche, franchirait.

Même dans les milieux gouvernementaux, cette décision aurait fait tousser, selon nos informations. Car Anne Méaux n’est pas une figure neutre dans le monde du conseil.

Depuis plus d’une décennie, cette libérale convaincue s’est constitué une sphère d’influence notable dans le monde français de l’énergie, avec l’appui de ses amis de droite.

En 2004, au moment de la nomination de Pierre Gadonneix à la présidence d’EDF, elle se vantait d’être à l’origine de sa promotion à la tête du groupe public, en ayant recommandé son nom auprès de son ami, le premier ministre de l’époque, Jean-Pierre Raffarin, et d’avoir ainsi empêché la reconduction de François Roussely, défendu par Stéphane Fouks (voir l’enquête de Libération de cette époque). Pendant une période, elle a conseillé le président d’EDF « jusqu’à la privatisation » du groupe, dit-elle.

Les années ont passé et la présidence controversée d’Henri Proglio chez EDF a occulté ce qui s’est passé auparavant. Mais la présidence de Pierre Gadonneix, chaudement recommandé par Anne Méaux, a été une des plus calamiteuses pour le groupe public. Son bilan peut se lire ici, ici ou . Son aventurisme aux États-Unis a coûté plus de cinq milliards d’euros au groupe. Il est parti en laissant une entreprise souffrant de sous-investissement chronique, y compris dans la sécurité nucléaire, percluse de dettes et condamnée à augmenter ses tarifs pour faire face.

Mais c’est surtout aux côtés d’Anne Lauvergeon, l’ancienne présidente d’Areva, que le rôle d’Anne Méaux a été le plus important. Pariant l’une comme l’autre beaucoup – tout ? – sur la com, Anne Lauvergeon et Anne Méaux se sont tellement bien entendues qu’elles sont devenues amies. Ferraillant sur tous les terrains, elles ont mené ensemble une bataille ininterrompue de communication en défense d’Areva, contre les ennemis du groupe nucléaire, Henri Proglio en tête. Ces combats incessants ont permis d’entourer de fumée le reste, le plus important : la gestion industrielle et financière du groupe. Trois ans après le départ d’Anne Lauvergeon, la poussière est en train de retomber, permettant de découvrir la réalité, mise en exergue par le pré-rapport de la Cour des comptes : celle d’un groupe en perdition, qui a besoin d’une recapitalisation d’au moins 1,5 milliard d’euros. « Comment Anne Méaux ose-t-elle se présenter à nouveau comme conseil d’EDF, après avoir été mêlée de si près au sinistre d’Areva ? » s’interroge un proche du dossier.

Ces précédents ne semblent pas avoir gêné Jean-Bernard Lévy. Arrivant seul, dans un secteur où il n’a jamais travaillé, où il n’a aucune expérience, ni aucune amitié, le nouveau PDG d’EDF est pressé de se constituer des relais et des appuis. Anne Méaux est l’un de ceux-là. D'autant qu'elle est en relation étroite avec l'ancienne présidente du Medef, Laurence Parisot, une autre de ses clientes, qui, après avoir postulé à la présidence d'EDF pour remplacer Henri Proglio, a obtenu du gouvernement en lot de compensation un poste d'administrateur dans le groupe public.

Mais le contrat avec Image 7 n’est que la partie visible de l’édifice. Derrière cette décision, ce sont tous les réseaux de Gérard Longuet – auxquels Anne Meaux a appartenu, ayant été comme lui, comme Pierre Gadonneix, à Occident dans les années 1970 – qui sont en train de venir prêter main forte à Jean-Bernard Lévy, de lui suggérer les nouveaux noms de l'état-major, de l’aider à comprendre ce qu’il peut faire.

À ses débuts, avant d’être chez Matra, puis chez Vivendi et pour finir chez Thalès, Jean-Bernard Lévy est d’abord passé par le cabinet de Gérard Longuet en 1986, lorsque ce dernier était secrétaire d’État des postes et des télécommunications. Les deux hommes se sont manifestement très bien entendus puisque, lorsque Gérard Longuet est à nouveau nommé ministre de l’industrie en 1993, il offre à Jean-Bernard Lévy d'être son directeur de cabinet. Ils sont restés très proches. Ces derniers temps, Gérard Longuet tout comme Pierre Gadonneix semblent lui accorder beaucoup de temps pour lui dispenser quelques conseils et réflexions.

Néolibéral convaincu, Gérard Longuet est un fervent partisan de la libéralisation de tous les services publics. Outre les questions de défense, le sénateur UMP de la Meuse dit avoir toujours été très intéressé par les questions d’énergie. Depuis plus d’une décennie, il est un de ceux qui ont le dossier en main, donnent toutes les impulsions législatives et réglementaires. Son programme, dans le passé, était des plus arrêtés : il était favorable à une mise en concurrence totale de l'énergie, la fin des tarifs régulés, une augmentation des prix afin de soutenir la concurrence, un démontage des services d’EDF et une libéralisation totale du nucléaire en France.

 

Gérard Longuet 
Gérard Longuet © Reuters

Son équipe et lui ont investi méthodiquement toutes les places depuis cette époque pour le mettre en œuvre. Il y eut d’abord Edmond Alphandéry, très proche d'eux, nommé président d'EDF en 1994, puis Pierre Gadonneix en 2005. C’est ainsi que Philippe de Ladoucette, un ami très proche de Gérard Longuet, fut aussi désigné en 2006 pour prendre la présidence de la commission de régulation de l’énergie (CRE). Malgré des résultats contestés, celui-ci, contre toute attente, a été reconduit dans ses fonctions en 2011. Depuis, il se fait oublier, se contentant d’entériner les hausses successives des prix de l’énergie, décidées par le gouvernement mais qu’il a chaudement recommandées depuis des années.

Grâce à ses liens et son influence, Gérard Longuet a noué de solides relations et gagné de puissants soutiens dans le secteur. Ses avis semblaient si prisés que GDF Suez l’a embauché comme conseiller  en 2008, juste après la fusion avec Gaz de France, pour travailler « sur le déploiement du nucléaire en France et à l’étranger ». Ce contrat contre nature l’a bloqué, plus tard, dans ses ambitions pour devenir ministre de l’industrie, semble-t-il.

Gérard Longuet avait postulé pour devenir président d’EDF en 2004 puis à nouveau en 2009. En vain. Mais il peut aujourd’hui se réjouir d’avoir un de ses proches à la présidence du groupe public, avide de conseils et de suggestions, prêt à s’entourer d’amis. Jean-Bernard Lévy ira-t-il jusqu’à suivre toutes les recommandations qui lui sont faites ?

Au gouvernement, certains commencent à se rendre compte que Lévy n’est peut-être pas seulement ce polytechnicien soutenu par le corps des Mines. Ils se demandent si sa nomination, liée à une guéguerre entre Matignon et l’Élysée, n’a pas été une erreur, s’il n’y avait pas d’autre candidat plus présentable. Trop tard. Il fallait se poser les questions avant et s'interroger sur la stratégie plutôt que sur le casting patronal. Jamais un sujet aussi essentiel, censé être au cœur des préoccupations gouvernementales, n'a été traité de façon aussi brouillonne et inconsidérée. Il restera à la gauche les effets de tribune pour défendre « l’État stratège » et vanter les mérites « des services publics à la française ».

 

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

 


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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 16:45

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

A Roybon, Zad en formation

Photographe : Patrick Artinian

 

 

 

 

Après Notre-Dame-des-Landes et Sivens, une nouvelle Zad (zone à défendre) s’est-elle constituée ce week-end à Roybon dans l’Isère ? C’est en effet sur la forêt de Chambaran que le groupe d’habitat de loisir “Pierre et Vacances“ a jeté son dévolu pour construire un Center Parcs. Malgré l’avis négatif d’une enquête publique, le défrichage a commencé le mois dernier, entraînant des manifestations hebdomadaires des opposants au projet. Ce week-end, ils ont passé la vitesse supérieure en occupant une bâtisse et en décrétant une nouvelle Zad. Sauf que celle-ci est en dehors du site “Pierre et Vacances“ et ne devrait guère gêner les travaux.

Dès le matin 10 heures, environ 200 habitants (sur 1 400) se sont pressés sous la réplique de la statue de la Liberté, un don de Bartholdi pour honorer son ami Mathias de Saint-Romme, natif du village. Commerçants, élus ou tout simplement habitants de la commune, ils sont là pour défendre bec et ongles le projet de Center Parcs, un complexe “aqualudique“ avec 1 000 cottages, des restaurants, des magasins, promettant la création de 700 emplois (l’équivalent de 450 temps pleins). Pour eux, c’est une question de survie, un « projet vital pour la région qui se meurt », selon un élu local. Il est appuyé par une forte majorité du conseil général de l’Isère qui soutient le projet.

Soixante-seize hectares de zones humides détruites en pleine forêt du Chambaran (contre treize à Sivens), répliquent les opposants au projet qui s’étaient donné rendez-vous deux heures plus tard pour dénoncer ce GPII, Grand Projet Inutile et Imposé. Ils sont environ un millier à s’élancer sur le chemin qui doit les mener jusque sur la zone de déboisement. « Si les gendarmes nous laissent passer », affirment-ils. Les gendarmes les laisseront entrer et se dépêcheront de refermer la zone une fois qu’ils l’auront traversée. Les manifestants occuperont par la suite un bâtiment vide de l’ONF, décrétant une nouvelle Zad.

 

  1. © Patrick Artinian

    Quelque 1 000 manifestants et zadistes ont traversé dimanche une partie de la forêt de Chambaran ainsi qu'une partie de la zone défrichée, avant d’en ressortir pour occuper une bâtisse en lisière du site.

  2. © Patrick Artinian

    La manifestation, plutôt bon enfant, a débuté en bordure de la ville avant de s’enfoncer dans la forêt.

  3. © Patrick Artinian

    Une grande partie de la zone est déjà défrichée.

  4. © Patrick Artinian

    Le cortège a pu passer sans encombre la zone des travaux mais n'a pas pu y rester.Les gendarmes ont laissé les opposants traverser le site “Pierre et Vacances“ mais se sont dépêchés d’en refermer l’accès une fois la manif passée.

  5. © Patrick Artinian

    Au sortir de cette traversée dans la boue, les opposants au projet Center Parcs sont partis occuper une bâtisse en lisière du site.

  6. © Patrick Artinian

    Les opposants au projet s’étaient donné rendez-vous pour dénoncer ce GPII, Grand Projet Inutile et Imposé.

  7. © Patrick Artinian

    Les zadistes occupent un bâtiment abandonné qui se situe en dehors de la zone où doit se construire le Center Parcs. Ils ont promis de surveiller et de gêner l’avancée des travaux.

  8. © Patrick Artinian

    Les zadistes ont promis de surveiller et de gêner l’avancée des travaux.

  9. © Patrick Artinian

    Premières banderoles déployées sur la nouvelle Zad.

  10. © Patrick Artinian

    Les zadistes font la chaîne pour aménager la bâtisse. Instruments de cuisine, matelas, couvertures, machine à café, etc.

  11. © Patrick Artinian

    Première AG des zadistes. 

  12. © Patrick Artinian

    Sur la zone, des zadistes masqués ont tagué des appareils de chantier.

 

*Pour accéder à toutes les photos, cliquer ici

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

 

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 16:30

 

Info reçue par mail

 

Attac mène une mobilisation ayant pour objectif d’obtenir des victoires concrètes sur des multinationales prédatrices (campagne "Requins").
Après la victoire des Fralib sur le requin Unilever, nous nous mobilisons avec les Amis de la Terre et Bizi! pour que le requin Société Générale renonce au financement du projet de mine de charbon Alpha Coal et qu’elle s’engage à ne plus financer ce type de projet à l’avenir.

« Ensemble, empêchons la Société Générale de larguer une bombe climatique ! »

 

Samedi 6 décembre à Nîmes


 

Rendez-vous 10h, square de la Bouquerie (en bas du boulevard Gambetta)

Pour ceux qui peuvent, tenue pour se faire repérer  : pantalon noir et veste rouge, sans insigne de parti politique ni de syndicat.
L'idée est de commencer par l'agence Société Générale du square de la Bouquerie (une des rares ouvertes le samedi en centre ville) et de continuer par celles qui sont fermées mais plus passantes (Maison carrée, Monoprix) tout en tractant en chemin.


Plus nous serons nombreux, mieux nous serons entendus !


Pour ceux qui veulent préparer une pancarte et pour tout renseignements, affiches tracts, contacter :


 


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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 16:23

 

Source : zad.nadir.org


 

semaine du 1er au 7 décembre

mardi 2 décembre 2014, par zadist

 

 


Si vous voyez des mouvements de police anormaux autour de la zone, contactez-nous ! sur le numéro d’urgence au 06.43.92.07.01.


Rassemblements contre les violence policières

Listes des manifestations à venir partout en france en réponse à l’assassinat de Rémi, voir l’agenda très complet des différents rassemblements sur Indymédia Nantes

P’tit conseil technique : si vous cherchez un rassemblement par ville, faites "Control+F" pour ouvrir une barre de recherche dans votre navigateur puis taper le nom de votre ville.


Quelques collectifs contre les violences policières :

- Urgence, notre police assassine
- Vies volées, à toutes les victimes des états policiers
- Résistons ensemble contre les violences policières et sécuritaires
- Observatoire des libertés publiques
- CARILA : Comité anti-répression issu de la lutte contre l’aéroport (aux alentours de Nantes)
- Groupe de travail du 27 novembre 2007
- Collectif 8 juillet


Infos sur la répression

Enguérrand, toujours en prison suite à la manif’ du 22 février (il purge une peine de 16 mois !) est en GRÈVE DE LA FAIM ! Soutenons-le.
Pour suivre ses nouvelles, consultez les articles postés par son groupe de soutien.
Pour lui écrire : DELANOUS Enguerrand - écrou 59694 - Centre Pénitentiaire de Nantes - B.P. 71636 - 44316 NANTES-CÉDEX


Appel à matos et connaissances

- Appel à matos pour plusieurs chantiers à la Ouardine et San-Antonio (mise à jour du 10 octobre)


lundi 1er décembre

Naissance d’une nouvelle ZAD !

La ZAD de Roybon dans la forêt de Chambaran !

- Communiqué « la forêt de Chambaran est à tou-te-s »

Dimanche 30 novembre, nous nous sommes retrouvé-e-s à plus d’un millier de personnes à Roybon (Isère) pour nous opposer au projet de Center Parcs et nous réapproprier la forêt des Chambaran, volée par Pierre & Vacances (30 ct / m2). En traversant le site du chantier, nous avons montré que cette forêt est à tou-te-s, et nous avons constaté qu’elle est aujourd’hui détruite à toute vitesse pour un projet qui, en plus d’être inutile, se réalise sur argent public dans un déni démocratique ahurissant (cf. résultats de l’enquête publique).

Notre promenade s’est achevée à la maison forestière de « la Marquise », propriété abandonnée de l’ONF, que nous occupons massivement à partir d’aujourd’hui et jusqu’à l’abandon définitif du projet de Center Parcs.

Cette maison nous servira de base arrière pour organiser notre lutte pour une forêt sans Center Parcs. Cette lutte est la sœur d’autres mobilisations et l’occasion de montrer que d’autres mondes sont possibles et existent déjà.

Nous appelons toutes celles et ceux qui le souhaitent à nous rejoindre : pour une nuit ou pour la vie, une lutte sur place ou à emporter, chacun selon ses moyens.

Ce n’est que le début.

ZAD partout !

Pierre, les vacances sont finies !

- Appel à la générosité et à la solidarité de chacun.e.!

https://zadroybon.wordpress.com/2014/12/01/appel-a-la-generosite-et-a-la-solidarite-de-chacun-e/#more-241

 

 

Source : zad.nadir.org

 

 

 

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 16:17

 

Source : tantquilyauradesbouilles.wordpress.com

 

 

 

[Mardi 2 décembre] Infos et actualités

Mis en avant

Tout d’abord, longue vie à la Marquise (la MarquiZad), premier lieu occupé sur la toute jeune ZAD de Roybon. Ici, un document avec toutes les infos que l’on a reçu suite à la marche de ce week-end. Là, la vidéo du communiqué de naissance.
C’est parti pied au plancher, toutes les infos sur le site : https://zadroybon.wordpress.com/

 

Plein de choses en préparation sur la ZAD du Testet :

- toujours de la construction alors on a un besoin urgent de planches et/ou des palettes, de  baches, et de chaux pour les finitions !

-mercredi 3 décembre  de 19h à 23h sous le chapiteau derrière la maison des Bergers, la chorale de chants révolutionnaires « La Canaille du Midi » s’invite sur la ZAD Humide du Testet et ramène du rouge et des paroles de chansons à partager ! Chacun-e ramène son pich-nique pour le soir. Ami-e-s des chants révolutionnaires, de la joie et la musique: Venez nombreux !

-le programme du week end prochain (sur la ZAD) est à venir, en attendant une affiche à coller partout, à l’occasion des

journées mondiales contre les projets inutiles et imposés

:6_7_12_affiche_Testet

Pas mal de manifs en lien avec ces journées :
à Chambéry le samedi 6, 14 devant la Préfecture (No TAV France)
-les copains et copines  de Gap organisent aussi un rassemblement, tract et affiche ci-dessous :affiche 2

Et pour le reste, pensez à consulter la page Agenda, avec les RVs d’ici et d’ailleurs…en attendant la soirée de soutien de samedi prochain.

affiche soirée sivens 2_affiche soirée sivens


Un conseil citoyen s’est monté pour rédiger un rapport sur les violences et les irrégularités des soldats à Sivens. Il est composé notamment de la LDH, FNE et UNEF. Ils recueillent les témoignages, potentiellement confidentiels, par oral :

  • samedi 13 décembre (date changée le 1er décembre).

Prendre rendez-vous au 06 31 10 05 28. Possibilité également par écrit.


 

-On reçoit des textes , liens et articles en lien avec notre lutte :

 

 

[mardi 2 décembre 2014] Information et échanges sur l’autoroute Toulouse-Castres à Cambon

Mis en avant

 

 

AUTOROUTE CASTRES – TOULOUSE

INFORMATION et ECHANGES

MARDI 2 DECEMBRE 20h30

SALLE DES FETES de CAMBON

De nombreuses informations, ou idées fausses, circulent sur l’état d’avancement du projet, ses caractéristiques, le processus décisionnel, et le calendrier. Il est important que chacun s’informe au mieux des impacts et effets du projet autoroutier, qu’il soit concerné directement ou non par l’infrastructure. Chacun peut encore agir !

Une certitude : le projet autoroutier  Castres – Toulouse, s’il se réalise, modifierait de façon profonde et négative nos modes de déplacement, l’économie et le cadre de vie de nos communes, de nos territoires.

Cette réunion est organisée par des habitants de Cambon.
Elle sera l’occasion d’échanger avec des élus des communes opposées(1) au projet autoroutier. Une synthèse sur les réunions avec le préfet de région et les présidents des collectivités territoriales (Malvy, Izard et Carcenac) sera également abordée.
 

(1) Bonrepos-Riquet, Verfeil, St Pierre, Teulat, Bourg St Bernard, Bannières, Montcabrier, Saussens, Francarville, Vendine, Loubens, Le Faget, Maurens Scopont, Lacroisille, Appelle.

 

 

 

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Source : tantquilyauradesbouilles.wordpress.com

 

 


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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 17:47

 

Source : cadtm.org

 

CADTM

 

 

Série : Les États au service des banques au prétexte du « Too big to fail » (partie 8 et dernière)

Le piège de la liquidité

1er décembre par Eric Toussaint

 

 

 


À cause des politiques menées par les banques centrales et les gouvernements, l’économie des pays les plus industrialisés est tombée dans ce que J. M. Keynes appelait le piège de la liquidité. Alors que les banques centrales injectent des liquidités et baissent les taux d’intérêts, les banques et les grandes entreprises privées préfèrent garder ces liquidités à portée de la main et/ou les utilisent pour spéculer. Ajoutons que les profits réalisés ne sont pas réinvestis dans la production ou l’amélioration des services, ils sont dans leur écrasante majorité distribués aux actionnaires (soit sous forme de dividendes ou via le rachat des actions).

Pour compléter le bilan de l’action des banques centrales des pays les plus industrialisés depuis le début de la crise et résumer les menaces que leurs politiques font peser, il est important de souligner le dilemme auquel elles sont confrontées, dilemme dont elles sont responsables.

Pour le dire simplement et un peu schématiquement, les banquiers centraux se demandent pendant combien de temps ils vont maintenir la politique actuelle qui consiste à injecter massivement des liquidités dans les banques et à maintenir un taux d’intérêt réel très bas, proche de zéro et, en tout cas, inférieur à l’inflation. Ils savent très bien et depuis un bon moment qu’en menant cette politique afin de permettre aux banques (et à de grandes entreprises non financières) de se maintenir à flot, ils ont favorisé la naissance de nouvelles bulles spéculatives qui peuvent éclater à très court ou à moyen terme. La question n’est pas : éclateront-elles ou pas ? Mais bien : quand éclateront-elles ?

En même temps, les dirigeants des banques centrales savent que s’ils réduisent nettement les injections de liquidités, ils vont mettre en difficulté les grandes banques et provoquer l’éclatement des nouvelles bulles spéculatives qui se sont formées ces dernières années. Si en plus ils augmentent les taux d’intérêt, cela accroît le risque de faillites bancaires et d’éclatements de bulles. Difficulté supplémentaire, s’ils augmentent les taux d’intérêt, ils augmentent automatiquement le coût du paiement de la dette publique et aggravent le déficit des États |1|.

Bien sûr, il y a des alternatives (voir http://cadtm.org/Europe-alternative... ). Ces alternatives impliquent d’opter pour un changement radical de politique, d’arrêter de favoriser le 1 % le plus riche et d’entamer des réformes profondes au profit des 99 %. Or les banquiers centraux n’ont aucune envie et aucune intention de changer le contenu de classe de leur politique : ils sont au service du 1 % et du système qui le fait vivre.

Cela nous ramène donc à leur dilemme. Poursuivre grosso modo la politique actuelle (injection de liquidités dans les banques et bas taux d’intérêt), ou entamer un tournant sans changer de logique, c’est-à-dire réduire l’injection de liquidités |2| et aller vers une augmentation des taux d’intérêt. Le choix entre la peste et le choléra.

La mise en œuvre d’une politique conjuguant des taux d’intérêt très bas avec l’injection de grandes quantités de liquidités dans les banques privées a entraîné les effets suivants |3| :

1. Les banques sont parvenues à se maintenir à flot (à quelques exceptions notables près) car elles ont pu se procurer auprès des banques centrales les fonds qu’elles ne trouvaient plus sur les marchés financiers (réduction comme peau de chagrin des prêts interbancaires, grandes difficultés à vendre des titres d’emprunts bancaires à longue échéance – covered bonds et autres titres |4|, etc.). Par ailleurs, ce financement des banques centrales auquel s’ajoutent les aides diverses et variées des États (voir parties 1 à 3) leur permet d’avoir un accès aux Money Market Funds pour trouver du financement au jour le jour. Cet accès peut être fermé du jour au lendemain comme cela s’est produit en 2011. Bref, les banques privées dépendent complètement du soutien des États et de leur banque centrale (voir également parties 5 et 6).

2. Les banques ont poursuivi leurs activités spéculatives en les déplaçant vers les activités offrant les rendements les plus élevés : elles ont délaissé (pour un temps) le marché de l’immobilier pour se porter vers la spéculation sur les matières premières et les aliments (surtout en 2008-2009), les titres de la dette publique (depuis 2009), les obligations des entreprises non financières (corporate bonds), les valeurs boursières (depuis le début 2013), les devises… Leurs activités de trading n’ont donc pas été réduites. Les techniques spéculatives se sont modifiées et dans certains cas ont été aggravées, notamment par le renforcement du trading à haute fréquence.

3. Les banques ont réduit les crédits aux ménages et aux entreprises, en particulier les petites et les moyennes entreprises qui représentent la majorité des emplois. En 2013, les crédits bancaires ont diminué de 2 % dans la zone euro, les crédits aux entreprises non financières ont diminué d’environ 3,5 %. Les économies périphériques dans l’Union européenne sont bien sûr les plus touchées. Les banques ont durci les conditions auxquelles elles accordent un crédit à l’économie réelle (les ménages et les entreprises non financières, en particulier les PME), ce qui va à l’encontre de la volonté des banques centrales qui affirment que les banques doivent augmenter leurs crédits. Aux États-Unis, la situation est un peu différente de celle de l’Europe et du Japon dans la mesure où les banques américaines ont repris en 2013-2014 une politique de crédits hasardeux via des produits structurés contenant notamment des prêts pour l’achat d’automobiles. Elles ont également recommencé, certes dans de faibles proportions jusqu’ici, une politique de crédits hasardeux dans le domaine immobilier en 2013-2014. Au-delà des discours, les banquiers centraux (et les gouvernements) ne prennent aucune mesure contraignante pour amener les banques à délier leurs bourses envers les secteurs qui pourraient relancer la demande privée et revenir à un peu de croissance, ou du moins la soutenir.

4. Les grandes entreprises non financières privées de crédits bancaires ont recours à l’émission d’obligations (les corporate bonds) pour se financer. Les banques et autres zinzins les achètent car elles procurent en général un assez bon rendement. En cas de besoin, elles peuvent revendre ces obligations sur le marché secondaire. Les perdantes sont les petites et moyennes entreprises qui n’ont pas les moyens d’émettre des obligations sur les marchés financiers. Ce que propose Mario Draghi aux banquiers européens pour les encourager malgré tout à augmenter leurs crédits aux PME, c’est d’accroître la production de produits structurés constitués d’un ensemble de prêts à ces PME. De quoi s’agit-il : les banques qui octroient des crédits aux PME peuvent les sortir de leur bilan en les titrisant via leur assemblage dans un produit structuré (Asset Backed Securities). La BCE propose aux banques d’ensuite les déposer comme collatéral (= en garantie) auprès d’elle afin d’obtenir en échange du crédit à 0,05 %. Sachant que les taux exigés des PME par les banques oscillent en 2014 entre 5 % et 6 % en Espagne et en Italie, entre 3 et 4 % en France et en Allemagne, les banques pourraient faire des bénéfices tout à fait intéressants affirme Mario Draghi. Malgré cette proposition alléchante, les banques renâclent à augmenter leurs crédits aux PME et à accroître la fabrication de produits structurés tels que proposés par le président de la BCE |5|. Celui-ci est très déçu et il continue à faire la même proposition chaque fois qu’il en a l’occasion. Mario Draghi a fini par annoncer que la BCE allait acheter directement des ABS aux banques à partir de la fin 2014 |6|. En plus, elle va acheter des corporate bonds émis par les entreprises non financières et augmenter ses achats de covered bonds émis par les banques privées.

5. La politique des banques à l’égard des dettes publiques souveraines prend des formes contrastées et complémentaires. D’une part, elles n’hésitent pas à spéculer contre les dettes souveraines de certains pays qu’elles ont contribué à fragiliser. Pour cela, quand elles n’interviennent pas directement, elles utilisent leurs bras financiers, Hedge funds, Special Purpose Vehicle (SPV), Fonds de placement… Dans le même temps (voir la partie 6), les banques ont augmenté très fortement leurs achats de titres souverains comme sources de rendement assez élevés (il s’agit de titres espagnols ou italiens pour parler du marché le plus important), ou comme garantie et moyens de liquidité (titres souverains des États-Unis, du R-U, de l’Allemagne et des pays sûrs de la zone euro)… Selon les règles du comité de Bâle, la possession de titres souverains ne nécessite pas de réunir en contrepartie des fonds propres, du coup les banques en achètent massivement |7|. Il ne faut surtout pas être surpris de politiques qui peuvent apparaître contradictoires de la part des banques, car elles se sont spécialisées dans des arbitrages entre leurs activités spéculatives (dans la perspective d’un rendement élevé) et les autres types de placements.

6. Ceci étant dit, les banques n’ont pas réellement assaini leur bilan et elles n’ont pas diminué de manière significative l’effet de levier (voir Descente dans le milieu vicieux des banques).

7. Plus largement, la politique des banques centrales et celle des gouvernements ont eu des effets très négatifs pour la santé des économies tout en faisant le bonheur des banques, des autres sociétés financières ainsi que de grandes entreprises non financières. Des dizaines de millions d’emplois ont été supprimés, des millions de familles ont perdu leur logement, la pauvreté a fortement augmenté ainsi que les inégalités, la qualité des services publics a été dégradée de manière délibérée… et de nouvelles bulles spéculatives se sont développées.

8. Voici une liste non exhaustive des nouvelles bulles spéculatives qui génèrent des rendements importants et risquent d’éclater :

- La bulle des obligations d’entreprises non financières, les corporate bonds (voir http://cadtm.org/Les-banques-ces-co... ). Le dernier krach retentissant remonte à 1994, le précédent avait eu lieu en 1987.

- La bulle boursière en pleine expansion (la bulle précédente a éclaté en 2007-2008).

La bulle des commodities (voir http://cadtm.org/Les-banques-specul... ). À signaler qu’on a connu un mini krach des commodities lié au trading à haute fréquence en mai 2010. Le prix du pétrole a baissé de 40 % entre juin et fin novembre 2014, ce qui commence à provoquer des défauts de paiement de la part de certaines compagnies pétrolières fortement endettées. Le précédent grand krach des commodities remonte à 1981-1982.

- Certains économistes parlent d’une bulle immobilière en formation en Allemagne, voire aux États-Unis.

L’éclatement d’une seule de ces bulles peut provoquer des effets en chaîne de très grande ampleur.

Patrick Artus de la banque Natixis évoque la possibilité d’une crise financière qui pourrait être produite par un reflux des capitaux qui sont allés de manière spéculative vers l’Espagne, l’Italie et le Portugal au second semestre 2013. Les investisseurs financiers ont retiré à partir de mai-juin 2013 des capitaux qu’ils avaient placés jusque là dans des pays émergents (Brésil, Inde, Turquie, Afrique du Sud, Indonésie) et ont acheté des titres et des actions en Espagne, en Italie et au Portugal car ils offraient des rendements plus intéressants |8|. Ces capitaux spéculatifs peuvent tout aussi bien repartir comme ils sont venus si la situation se dégrade dans ces pays ou si des rendements élevés sont offerts par d’autres pays.

La nouveauté avec les bulles actuelles, c’est qu’elles se développent dans une situation de faible croissance économique, voire de stagnation, dans les pays les plus industrialisés, alors que les phases de développement des bulles au cours des quarante dernières années allaient de pair avec une certaine euphorie économique et un taux de croissance assez élevé.

9. À cause des politiques menées par les banques centrales et les gouvernements, l’économie des pays les plus industrialisés est tombée dans ce que J. M. Keynes appelait le piège de la liquidité. Alors que les banques centrales injectent des liquidités et baissent les taux d’intérêts, les banques et les grandes entreprises privées préfèrent garder ces liquidités à portée de la main. Les banques les gardent pour faire face à des coups durs liés aux bombes à retardement qu’elles détiennent dans leur bilan et aux nouvelles bulles qu’elles contribuent activement à fabriquer. Les entreprises industrielles et de services considèrent que cela ne vaut pas la peine d’investir puisque la demande privée et publique est anémique. Elles s’assoient pour ainsi dire sur un énorme tas de liquidités et/ou les utilisent pour spéculer. La firme Apple conserve dans sa trésorerie 150 milliards de dollars de liquidités à la fin de 2013. Pour donner un ordre de grandeur, cette somme correspond au budget annuel de toute l’Union européenne (plus de 500 millions d’habitants) ! Les plus grandes entreprises non-financières au niveau mondial détenaient des liquidités pour un montant total de 2 800 milliards de dollars fin 2013 |9|. Selon une autre estimation, les entreprises européennes détenaient en 2012 en liquide 2 400 milliards d’euros (soit 16 fois le budget annuel de l’Union européenne !) |10|. C’est du jamais vu. Les grandes entreprises privées ne sont pas intéressées à les investir dans l’économie productive ou/et à les prêter aux ménages et aux PME. Quant aux profits qu’elles réalisent, les entreprises privées ne les réinvestissent pas dans la production, elles les distribuent aux actionnaires soit sous la forme de dividendes soit via le rachat des actions. Aux États-Unis, en 2014, les entreprises ont redistribués aux actionnaires 95 % de leurs profits |11|.

Selon J. M. Keynes, pour sortir du piège de la liquidité, il faut que les pouvoirs publics augmentent les dépenses publiques afin de relancer la demande et, du coup, l’économie : dépenses d’investissement (on pourrait évidemment investir massivement dans la transition écologique, les énergies renouvelables, les grands travaux publics utiles, les bâtiments scolaires et communautaires), dépenses pour engager du personnel dans les services publics et pour mieux les rémunérer, dépenses sociales (santé, éducation, services sociaux), augmenter les montants des retraites et de différentes allocations sociales… Mais de cela, les banquiers centraux et les gouvernements ne veulent pas en entendre parler.

10. En conséquence de leur politique, le volume du bilan des banques centrales a considérablement augmenté. Le bilan de la BCE a été multiplié par trois entre 2007 et 2012 et celui de la Fed a été multiplié par quatre entre 2006 et 2014. Cette croissance énorme sur une période courte a servi à maintenir intacte la puissance des grandes banques privées sans pour autant sortir les économies concernées de la crise. C’est ce qu’indiquent clairement les points précédents. Au-delà des effets d’annonce, aucune mesure radicale n’a été mise en œuvre pour assainir véritablement le système bancaire. Grâce à l’intervention des banques centrales (et bien sûr aux décisions des gouvernements), les grandes banques privées poursuivent leurs activités massivement spéculatives et souvent frauduleuses, voire criminelles. Elles sont soutenues par un mécanisme de transfusion permanente de ressources (crédits publics illimités à taux d’intérêts quasi-nuls ou clairement négatifs), certaines d’entre elles et non des moindres sont simplement maintenues en vie sous respiration artificielle (crédits publics illimités auxquels s’ajoutent une injection de capitaux publics afin de les recapitaliser et des garanties publiques concernant leurs dettes).

La politique appliquée jusqu’ici par les banques centrales et les gouvernements a entraîné une très forte augmentation de la dette publique en conséquence de plusieurs facteurs qui sont liés : le coût du sauvetage des banques, le coût de la crise dont les banques centrales, les gouvernements, les banques privées et les autres grandes entreprises portent la responsabilité, la poursuite des cadeaux fiscaux aux grandes entreprises et aux grosses fortunes… Cela donne un caractère clairement illégitime à une partie très importante de la dette publique. Son annulation fait partie des propositions de sortie de crise.

L’action des banques centrales et la fonction des crises en système capitaliste

Dans le système capitaliste, une crise sert, d’une certaine manière, à remettre les pendules à l’heure : les bulles spéculatives éclatent et ensuite le prix des actifs se rapproche de leur valeur marchande réelle ; les entreprises les moins rentables font faillite, il y a destruction de capital. Le chômage s’accroît et les salaires baissent. Les crises font en quelque sorte partie du métabolisme du capitalisme. Evidemment, je ne suis pas en train de justifier les crises et/ou le capitalisme, je souhaite juste indiquer que le fonctionnement du système capitaliste implique l’éclatement périodique de crises.

Jusqu’ici, l’intervention des pouvoirs publics, qui répondent docilement aux demandes des patrons, permet d’éviter ou d’empêcher que la crise remplisse sa fonction normale de « purge » du système capitaliste sauf du côté des licenciements massifs de salariés. Alors que du côté de la majorité de la population, les victimes se comptent par dizaines de millions, du côté des responsables de la crise, il n’y a pas de véritable remise en ordre du côté du capital, les faillites de grandes entreprises sont très limitées, les banques n’ont pas apuré leurs comptes et de nouvelles bulles spéculatives se sont formées ou sont en cours de formation. L’investissement productif n’a pas repris. Les profits ne sont pas investis dans la production, ils vont directement « dans la poche des capitalistes », càd de 1% de la population.

La faible quantité de faillites bancaires aux États-Unis, en Europe et au Japon n’est attribuable qu’à l’aide apportée aux banquiers privés par les banques centrales et les gouvernements de l’UE. Les gouvernants ont considéré que les banques privées étaient trop grosses pour tomber en faillite. Le maintien d’une politique gouvernementale qui favorise les intérêts des grandes entreprises privées et qui s’attaque aux droits économiques et sociaux des populations, une demande publique et privée insuffisante et en réduction, des bulles spéculatives persistantes… sont les ingrédients d’une prolongation de la crise. Si un tournant radical favorable à la justice sociale n’est pas pris, la crise va se prolonger pendant de nombreuses années.

FIN de la série  : Les États au service des banques au prétexte du « Too big to fail »

Notes

|1| Il est important de préciser qu’une augmentation des taux d’intérêt aura des effets très négatifs pour tous les pays en développement qui éprouveront de grandes difficultés à refinancer leurs dettes et qui verront une importante quantité de capitaux les quitter pour aller chercher de meilleurs rendements dans les pays les plus industrialisés. Mais cela les banquiers centraux n’en ont cure, la présidente de la Fed l’a déclaré publiquement en février 2014. Cela peut rappeler ce qui s’est passé en 1980-1981 quand les taux d’intérêt ont augmenté brutalement suite à une décision de la Fed. De multiples auteurs ont analysé les effets du tournant que la Fed a pris en matière de taux d’intérêt à partir d’octobre 1979 (voir notamment les travaux de Gérard Duménil et Dominique Lévy. J’ai également publié de nombreux articles et ouvrages sur le sujet avec le CADTM).

|2| La Fed a entamé prudemment ce tournant à partir de décembre 2013 en réduisant le volume mensuel des achats de produits hypothécaires structurés (MBS) et de bons du trésor (US Treasury bonds). À partir de novembre 2014, la Fed a mis fin à ces achats de MBS et de bons du trésor. Par contre, la BCE et la Banque du Japon ont augmenté leurs achats de titres à partir de novembre 2014 !

|3| Je n’aborde pas ici les délits, les crimes, les manipulations auxquelles se livrent les grandes banques. Cela a été analysé dans la série "Les banques et la doctrine « trop grandes pour être condamnées »"(en 9 parties)

|4| L’émission de covered bonds par les banques en 2013 a été la plus faible depuis 1996 ! Comparé à 2011, elle a baissé de plus de 50 %. En 2011, l’émission des covered bonds s’était élevée à 370 milliards de dollars tandis qu’en 2013, elle représentait à peine 166 milliards de dollars. Voir Financial Times, « Europe covered bond issues slump », 27 novembre 2013.

|5| En 2013, en Europe, les émissions de tous les types d’ABS pris ensemble ont fondu de 38 % par rapport à 2012 (Financial Times, 18 février 2014). En 4 ans, la chute est de plus de 80 % ! (Financial Times, 3 septembre 2013).

|6| Voir http://cadtm.org/Super-Mario-Draghi...

|7| Voir http://cadtm.org/Les-banques-bluffe... et http://cadtm.org/Banques-bulletin-d...

|8| Natixis, « Où peut se localiser la prochaine crise financière ? », 26 février 2014, http://cib.natixis.com/flushdoc.asp.... Dans ce document, Patrick Artus mentionne aussi la possibilité d’une crise financière provoquée par le Royaume-Uni : « Le Royaume-Uni est un candidat possible, avec l’ouverture très rapide de son déficit extérieur due à l’asymétrie entre progression de la demande et progression de l’offre, ce qui est une cause habituelle des crises ».

|9| Financial Times, « Concentrated cash pile puts recovery in hands of the few », 22 janvier 2014.

|10| Financial Times, « European Corporate buybacks sink to 2009 lows », 2 novembre 2012. L’article se réfère aux calculs de Thomson Reuters. Selon The Economist, les entreprises canadiennes détenaient 300 milliards de dollars de cash en 2012, soit 25 % de plus qu’en 2008. Le phénomène concerne l’ensemble des pays les plus industrialisés : au Japon, en 2012, les entreprises conservaient sous forme liquide l’équivalent de 2 800 milliards de dollars, soit 75 % de plus qu’en 2007 ! (The Economist, « Dead money. Cash has been pilling up on companies’ balance-sheets since before the crisis », 3 novembre 2012).

|11| Selon Alternatives économiques, « les bénéfices des entreprises du S&P 500 sont reversés à 95% sous la forme de dividendes et de rachats d’actions », n° 340 – novembre 2014

Éric Toussaint, maître de conférences à l’université de Liège, préside le CADTM Belgique et est membre du conseil scientifique d’ATTAC France. Il est auteur des livres Bancocratie, Aden, 2014, http://cadtm.org/Bancocratie ; Procès d’un homme exemplaire, Éditions Al Dante, Marseille, 2013 ; Un coup d’œil dans le rétroviseur. L’idéologie néolibérale des origines jusqu’à aujourd’hui, Le Cerisier, Mons, 2010.

 

 

Source : cadtm.org

 

 

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 17:39

 

Source ; www.reporterre.net

 

 

Grands projets inutiles : corruption, police et gaspillage. Voici la carte des résistances

Vladimir Slonska-Malvaud (Reporterre)

lundi 1er décembre 2014

 

 

 

 

Aéroport, ferme-usine, barrage, stade, village de vacances, centre commercial… Notre-Dame-des-Landes et le Testet ne sont que deux parmi les nombreux Grands projets inutiles qui abiment la France. Sur le terrain, les opposants se mobilisent. Reporterre publie la carte de cette déferlante de béton.


- POUR PREPARER LA RENCONTRE DE REPORTERRE LUNDI 1 DECEMBRE : Projets inutiles : la victoire est possible !


GP2I, ça vous dit quelque chose ? Grands projets inutiles imposés. Tout est dit. « Ces projets constituent pour les territoires concernés un désastre écologique, socio-économique et humain, dit la Charte de Tunis, adoptée en mars 2013 lors du Forum social. Ils n’intègrent jamais la participation effective de la population à la prise des décisions, (…) s’inscrivent dans une logique de concurrence exacerbée entre les territoires et impliquent une fuite en avant vers toujours ‘plus grand, plus vite, plus coûteux, plus centralisateur’. »

Il y en a forcément un près de chez vous. De la ferme-usine des Mille Vaches à la centrale à biomasse de Gardanne, aucune région ne semble épargnée. En réaction, des citoyens se rassemblent, s’organisent et luttent. Recours judiciaires, occupation, création de Zad (zone à défendre).

« Chacun des mouvements a acquis des connaissances et des compétences, les uns sur la protection de la biodiversité, d’autres sur les problématiques ferroviaires, d’ordre juridique », écrit Attac dans un communiqué.

L’organisation est à l’initiative d’une première réunion de travail coopératif, qui s’est tenu à Paris samedi 13 septembre. « Il est de l’intérêt de tous de pouvoir mutualiser ces compétences, non pas pour créer une supra organisation, mais simplement pour être plus efficaces grâce aux savoirs que l’ont peut partager. »

Après quatre forums internationaux contre les GP2I, et une
convergence des luttes lancée en juillet depuis Notre-Dame-des-Landes, l’heure est donc au rassemblement et à la coopération.

Gaz de schiste, complexe commercial ou ligne ferroviaire. Reporterre publie aujourd’hui une carte de France, évolutive bien entendu, de ces GP2I.

- Pour toute correction ou complément,
envoyer courriel à < planete (arobase) reporterre.net >

- On nous a envoyé de nombreuses informations relatives à d’autres projets inutiles. Nous les ajouterons bientôt à cet article et à cette carte. On en indique déjà quelques-uns ci-dessous, après la carte. Merci de nous excuser de ce retard indépendant de notre volonté :)


 

Cliquer ICI pour VOIR EN PLEIN ECRAN


A quoi il conviendra d’ajouter :

- Décharge à ciel ouvert sur le site des Parrines, à Chateau-Arnoux (Alpes-de-Haute-Provence. Projet maintenu malgré un avis négatif de la commission d’enquête.

- Extension d’un supermarché à Réalmont, dans le Tarn.

- Lignes à haute tension dans la Durance, au nord des Alpes.

- Canal Seine Nord Europe : 1.300 hectares, vingt millions de mètres cubes d’eau prelevés dans les rivières et zones humides, prélèvement du fret sur les trains plutôt que sur les camions, import-export de céréales,… pour un coût de 4,8 milliards d’euros qui aura un "effet d’éviction" (termes de l’Inspection générale des finances") sur les autres investissements

- Carrière de Bedeilhac, dans l’Ariège.

- Réacteur expérimental de fusion thermonucléaire ITER, à Cadarache. 13 milliards d’euros - et des milliers de tonnes de béton - pour une éventuelle et incertaine énergie à la fin du siècle.

- Centrale à biomasse de Pierrelatte (Drôme) : elle dévore 150.000 tonnes de bois par an.

- Déviation routière en pleine zone naturelle près de Deauville, combattue par l’association Pays d’Auge nature et conservation.

- Centre de Congrès à Annecy, sur la presqu’ile d’Albigny.

- Projet de LGV (ligne à grande vitesse) Limoges-Poitiers. À voie unique. Sans possibilité d’y faire circuler des trains de marchandises. Pas rentable économiquement. Fort impact écologique. Info ici.

- Mine d’or dans la Creuse : près de Lussat. Voir le Collectif de vigilance sur les projets miniers creusois.

- Hyper incinérateur à Echillais, près de Rochefort, en Charente-Maritime. Tiens, encore avec la compagnie Vinci....

 

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Source ; www.reporterre.net

 

 

 

 

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