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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 22:14

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

Banques : les confessions d'un ancien maître du monde

|  Par martine orange

 

 

 

 

Un ancien banquier d’affaires allemand a accepté de raconter devant la caméra les trente années de dérégulation financière, qui a mené le monde au bord de l’explosion. Extraits du documentaire Master of Universe, réalisé par Marc Bauder.

L’exercice est devenu un classique depuis la crise financière de 2008. Écœurés par leur renvoi, furieux contre le sort qui leur a été réservé, d’anciens banquiers racontent à intervalles réguliers les turpitudes du système financier, dénoncent ses pratiques et ses dérives. Même si ces récits de l’intérieur apportent des éclairages précieux sur les méthodes réelles de la finance, il y a souvent quelque gêne à lire les confessions de ces banquiers repentis. Les mêmes questions reviennent. Mais pourquoi n’ont-ils pas dénoncé les folies du système financier avant ? Pourquoi tout ce qu’ils ont connu, supporté, voire encensé pendant des années leur paraît-il intolérable, seulement à partir du moment où ils ont été chassés de ce monde ?

Le documentaire Master of Universe (Maître du monde), réalisé par Marc Bauder, qui sera en salles le 26 novembre, évite en partie l’écueil. Cherchant à prendre de la distance, l’ancien banquier d’affaires allemand Rainer Voss choisit d’expliquer les ressorts internes plutôt que d’épouser une indignation furieuse et tardive. Le but du film est de démonter les forces psychologiques, culturelles, historiques, financières qui ont conduit à la construction de ce monde à part. Un monde désormais incontrôlable, qui peut mettre à terre des sociétés entières, quand il le veut.

Dans les locaux vides d’une immense tour située dans le quartier financier de Francfort, Rainer Voss raconte ce qu’il était : un jeune de milieu modeste, arrivé au bon moment. Celui où l’informatique est en train de révolutionner le monde bancaire, offrant une voie royale aux jeunes bien plus à l’aise que les cadres installés face à un ordinateur. Celui où la dérégulation bat son plein en Europe et où les banquiers américains débarquent, tels des dieux capables « de marcher sur l’eau », sur le vieux continent avec des milliers d’innovations financières totalement inconnues en Europe. Le moment où tout semble possible pour le monde financier, à l’image de ces tours toujours plus hautes, toujours plus nombreuses ayant envahi le centre de Francfort.

Une véritable industrie financière est née alors, développant une culture de puissance et d’impunité. Pour entrer dans ce monde, raconte le banquier, « il faut être prêt à renoncer à sa vie ». On entre dans la banque comme on entre dans les ordres : il faut ne plus se poser de questions, renoncer à avoir des idées politiques, accepter de perdre ses amis. Peu à peu, la réalité s’éloigne. Les repères disparaissent. Les salariés de la banque s’installent dans un monde clos, presque concentrationnaire où le contrat d’un jour devient la chose la plus importante du monde, même s’il n’a guère de sens.

 

Le trader est devenu la figure symbolique de cette finance déchaînée. Il est l’homme qui se présente à chaque instant à la table du grand casino mondial, celui qui d’un simple clic peut faire chavirer la vie de milliers de personnes. Pourtant, rappelle Rainer Voss, le trader dans la banque est l’équivalent de l’ouvrier sur la chaîne de montage chez BMW, l’homme tout en bas de l’échelle mais muni d’une capacité d’action considérable, qui peut faire des dégâts monstrueux. Revenant sur l’affaire Kerviel, il décrypte la culture bancaire qui met une pression infernale sur les traders pour les conduire à maximiser toujours plus les profits, quelles que soient les circonstances, quels que soient les dangers.

 

 

Au jeu du grand casino, les banques ne veulent jamais perdre. Elles ont mis au point des systèmes à la nanoseconde – le trading à haute fréquence –, s’approchent au mètre près des serveurs pour pouvoir échanger le plus rapidement possible. Que valent les arguments en faveur d’un capitalisme entrepreneurial, ou la création de valeurs pour l’actionnaire si chère aux néolibéraux depuis les années 1990, quand le temps moyen de détention d’une action est désormais de 22 secondes, comme le souligne Rainer Voss ?

Dans leur recherche éperdue des gains assurés à tout coup, les banques ont redoublé d’ingéniosité pour inventer des produits nouveaux. Comme en France, les banques allemandes ont élaboré leurs prêts toxiques, yen contre franc suisse, swap sur Libor. Des produits jamais présentés à des grands groupes comme Siemens ou Daimler, « parce qu’ils ont les mêmes modèles que les banques », explique le banquier, mais « aux clients qui n’ont pas accès aux mêmes informations » comme les municipalités, par exemple. Aujourd’hui, certaines collectivités allemandes se retrouvent, comme leurs homologues françaises, piégées par ces produits toxiques. « Est-ce que les clients comprenaient ce qu’ils achetaient ? » lui demande l’intervieweur. Le banquier demande alors de couper la caméra. Il y a des secrets qui manifestement ne peuvent être dévoilés.

 

Sur une des vitres de la salle de marchés abandonnée, Rainer Voss a fait une rapide addition du coût des faillites bancaires en Allemagne : 488 milliards d’euros. La somme, sans surprise, est pour l’essentiel à la charge de l’État. Dans la panique, les États ont su trouver des centaines de milliards en quelques jours pour éviter l’effondrement des banques. Ils ont accepté de payer pour les dérives d’un système, qui a nourri une spéculation sans retenue. Mais les banques n’ont rien retenu de cette crise. « Le système ne se réformera pas de l’intérieur », insiste le banquier allemand qui ne voit « aucune chance pour que cela se termine bien ».

La crise de la dette en Europe, une crise née essentiellement des abus du secteur privé, rappelle Rainer Voss, en est l’illustration la plus frappante. Le système financier a mis des pays de l’Europe du Sud en déroute. Revenant sur l’Espagne, il décrit une infrastructure qui se détruit, un pays qui s’écroule, des gens désespérés. Mais cela ne s’arrêtera pas selon lui. Les financiers vont continuer à attaquer les uns après les autres les maillons faibles de l’Europe. Le prochain sur la liste ? « La France », dit-il. « Après, c’est game over. »

 

Le documentaire, qui sort en salles le 26 novembre, est déjà disponible sur certains sites de VOD.

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

 

 

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 18:16

 

Source : www.reporterre.net

 

 

Au Costa Rica, une formidable mobilisation a fait échouer le plus grand projet de mine d’or d’Amérique Latine

Cécile Raimbeau (Reporterre)

lundi 24 novembre 2014

 

 

 

Dans le nord du Costa Rica, une multinationale a tenté d’implanter l’un des plus grands projets d’extraction d’or à ciel ouvert d’Amérique centrale. Mais une incroyable mobilisation a permis de venir à bout de ce projet dévastateur. Retour avec Alvaro Sagot, un avocat qui a participé au mouvement, sur cette victoire exemplaire qui peut inspirer les luttes du monde entier.


- San Jose (Costa Rica), reportage

Reporterre : Comment a démarré la lutte contre le projet de mine d’or à ciel ouvert de Crucitas ?

Alvaro Sagot : La lutte contre l’exploitation minière au Costa Rica ne date pas d’hier. À Crucitas, un village du nord du pays, près de la frontière avec le Nicaragua, elle a démarré il y a vingt deux ans, dès qu’on a parlé d’implanter une mine d’or dans le coin. Au départ, les habitants ne voulaient pas qu’un projet d’exploitation aurifère se développe à proximité de leur communauté. Ils craignaient d’y voir naître une poche de pauvreté avec l’arrivée d’immigrants en recherche de travail, et tout ce que cela implique en général : prostitution, alcool, drogue, délinquance...

La mobilisation citoyenne a donc été immédiate, bien que vaine au départ : tous les permis nécessaires ont été peu à peu délivrés à l’entreprise. Industrias Infinito [filiale d’Infinito Gold, une transnationale minière à capital canadien, ndlr] a obtenu la validation de son étude d’impact environnemental, puis la concession, suivie d’un permis de déforestation du site d’exploitation.

C’est ce dernier qui a mis la communauté de Crucitas dans une grande colère. Une association écologiste de la zone, Uno Vida, a alors présenté un recours à la Cour constitutionnelle, sollicitant la protection de la forêt. Ce recours a été accepté par cette juridiction qui a rapidement ordonné la suspension du permis de déforestation en attendant la sentence.


- Alvaro Sagot -

Cependant, dans le bref laps de temps d’une douzaine d’heures qu’a duré la démarche, l’entreprise a déboisé soixante-dix hectares de forêt. Sachant que l’ordonnance serait rapidement publiée, elle avait contracté une armée de travailleurs dotés des tronçonneuses afin de couper le plus d’arbres possible juste avant la suspension...

Cette déforestation hâtive n’a-t-elle pas accentué la colère des contestataires ?

En effet, la mobilisation anti-mine a redoublé et plusieurs associations se sont unies à Uno Vida, si bien que dix-sept procès civils ont été ouverts par la suite contre le projet minier d’Industrias Infinito.

La Cour constitutionnelle a étudié ces dossiers respectifs et a fini par déclarer un non lieu. Selon elle, ce projet de mine d’or à ciel ouvert ne présentait aucun problème au niveau constitutionnel. Nous avons dû passer à un autre niveau juridique et contester la légalité du projet au tribunal administratif.

La coalition anti-mine avait encore grossi. Elle était représentée par plusieurs associations (Uno Vida, Apreflofas, Fecon...), par un groupe de professeurs de l’université à qui le biologiste Jorge Lobo prêtait sa signature, et par un groupe d’avocats dont je faisais partie. Nous demandions le retrait de tous les permis obtenus par l’entreprise.


- Arbre abattu à Crucitas -

Quels étaient vos arguments contre le projet d’Industrias infinito ?

Nous avons démontré que la validation de l’étude d’impacts environnementaux avait été obtenue à une époque où il existait au Costa Rica un moratoire sur la mine métallique à ciel ouvert. C’est Abel Pacheco (président de 2002 à 2006) qui avait décrété ce moratoire et il était encore en vigueur à la date de la validation. Le président suivant, Oscar Arias (de 2006 à 2010), a révoqué ce moratoire.

Nous avons aussi démontré que la valeur écologique du site avait été sous-estimée, notamment l’inventaire forestier. Cette étude environnementale comportait des données fausses : on y lisait par exemple qu’il y avait des mangroves et des espèces côtières, alors qu’elles ne peuvent pas vivre à cet endroit à cause de l’altitude et de l’éloignement de la mer ! Le permis avait donc été émis sur les bases d’une étude douteuse que la Cour constitutionnelle n’avait pas relevée, ou voulu voir.

Autre irrégularité : nous avons aussi démontré que l’aire du permis de déboisement ne correspondait pas à la superficie du permis d’exploitation.

Au final, le tribunal vous a donné raison...

Les procès ont duré de 2008 à 2011 et nous avons gagné ! Tous les permis octroyés à Industrias Infinito ont été annulés et la concession retirée. Au final, les juges ont même déclaré qu’à l’heure d’octroyer les permis, sous le gouvernement d’Oscar Arias, il avait existé une « orchestration de volontés ». Cette expression sous-entend qu’il y a probablement eu de la corruption. Les juges ont donc demandé au pénal une investigation sur les fonctionnaires qui ont émis les permis.

Durant ces années de lutte, nous nous sommes confrontés à un gouvernement en parfaite harmonie avec cette « orchestration de volonté » et avec l’entreprise.

Y a-t-il eu, comme on le suppute, une donation de 250 000 dollars d’Industrias Infinito à la fondation de M. Arias ? Un reportage télévisé a d’ailleurs montré le représentant de l’entreprise minière disant qu’il n’avait pas peur pour son projet car il entretenait une parfaite amitié avec le président Arias...


- Óscar Arias, président du Costa Rica de 2006 à 2010. -

Quelle forces, quelles pressions avez-vous rencontrées en face ?

Plusieurs procès en appel ont été intentés par Infinito Gold et sa filiale qui ont aussi attaqué le secteur écologiste costaricain, notamment pour injure et diffamation. L’entreprise demandait 500 millions de dollars d’indemnités à deux professeurs universitaires, dont le biologiste Jorge Lobo, parce qu’il était intervenu dans un documentaire critique du projet de mine, El oro de los tontos (« L’or des sots »). Jorge Lobo et son collègue, heureusement, ont été exonérés par la justice, ce qui a représenté notre deuxième triomphe !

La société civile n’a cessé de se mobiliser et il y a eu une importante marche de San José, la capitale du pays, jusqu’à Crucitas, avec des escales de sensibilisation dans chaque village. Au changement de gouvernement, en 2010, une grève de la faim a même été tenue par des militants face au palais présidentiel où siégeait alors Laura Chinchilla, du même parti qu’Arias. Cette présidente (2010 à 2014) a représenté le pire gouvernement en matière d’écologie pour le Costa Rica !

Mais après le jugement et l’annulation de tous les permis à l’entreprise, constatant toutes les irrégularités, les députés ont décidé de modifier le code des mines pour interdire la mine métallique à ciel ouvert au Costa Rica : ce fût notre troisième triomphe !


- Laura Chinchilla, présidente du Costa Rica de 2010 à 2014. -

Quelles leçons tirez-vous de ce combat ?

Ces procès ont montré à quel point il est important que le pouvoir judiciaire soit indépendant de l’exécutif. Ils ont démontré surtout que la société civile unie peut arriver à ses fins, qu’il ne faut jamais taire les irrégularités, même si cela coûte du temps. La justice est lente, certes, le combat a duré des années, mais il a abouti.

Sur le plan éthique, les fonctionnaires publics qui ont octroyé les permis illégaux pourraient bien être prochainement amenés à payer par de la prison. Et finalement, tout ce combat a amené l’interdiction formelle de la mine métallique à ciel ouvert dans notre pays. Cette victoire est un exemple pour toute l’Amérique Centrale où des projets miniers existent un peu partout, y compris en territoire amérindien...

Cette affaire n’est pas tout à fait finie... Infinito Gold tient tête, non ?

Nous avons obtenu l’annulation de la concession, mais un autre procès est en cours à propos des dommages environnementaux causés par l’entreprise, notamment à cause de la déforestation. Industrias Infinito a tout fait pour empêcher la nomination d’experts, en vain. Une audience doit prochainement exposer les montants calculés qui pourraient s’élever à dix millions de dollars.

Cependant, l’entreprise au Costa Rica ne possède rien à saisir. Voyant qu’elle perd, elle menace de son côté d’attaquer l’État costaricain et de lui réclamer jusqu’à un milliard de dollars de dédommagement. Elle veut recourir au CIRDI (le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements), cette instance de la Banque Mondiale supposée arbitrer les conflits entre États et investisseurs étrangers.


- Affiche de l’association Apreflofas -

Il existe bien un accord d’investissement entre le Costa Rica et le Canada. Il stipule que les investisseurs ont le choix entre : soit recourir à la justice nationale du pays où ils investissent, soit recourir à la justice internationale. Or, Industrias Infinito a recouru plusieurs fois à notre justice nationale, éliminant, d’après nous, la possibilité de recours à cette voie internationale.

De plus, dans cet accord d’investissement, il est aussi stipulé que les investisseurs doivent respecter la légalité, l’environnement et la biodiversité. Cela n’a pas été le cas. Toutefois, nous sommes inquiets, car le CIRDI semble avoir été créé pour protéger les investisseurs.

Depuis le secteur écologiste, nous considérons que nous avons les moyens de défendre les intérêts du pays. Ce qui nous préoccupe, c’est que nous ne pourrons pas participer directement à cet arbitrage qui mettra face à face l’entreprise et l’État qui, à une époque, a défendu l’entreprise...

Le gouvernement a changé en 2014, mais la nouvelle équipe aux affaires pourrait bien être tentée de négocier un accord pour éviter de mauvais points économiques au pays.

- Propos recueillis par Cécile Raimbeau


LES RISQUES ÉCOLOGIQUES AUXQUELS LE COSTA RICA A ECHAPPÉ...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

 

Source : www.reporterre.net

 


 


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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 17:59

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

RENCONTRE de REPORTERRE : Projets inutiles, la victoire est possible !

lundi 24 novembre 2014

 

 

 

Au Testet comme à Notre Dame des Landes, à Gonesse comme à Roybon, à Bure et sur le Lyon Turin, les batailles contre les projets inutiles deviennent centrales. Alors que les luttes s’intensifient et remportent des vrais succès, Reporterre organise sa prochaine rencontre lundi 1 décembre : « La victoire est possible ! » Stratégies de luttes, coordination des opposants, résistance au discours des pouvoirs : la soirée promet d’être intense.....


Autoroutes, aéroports, lignes LGV, enfouissement de déchets nucléaires, incinérateurs, stades, centres commerciaux, parcs de loisirs... La liste de « projets » d’aménagement ne cesse de s’allonger, dans une frénésie de gaspillage de terres agricoles et de gâchis économique.

Mais le rejet dont font l’objet ces grands projets inutiles témoigne de la faille grandissante entre une élite qui s’affranchit des contraintes écologiques et démocratiques et un peuple qui subit, mais réagit de plus en plus vertement.

Partout se lève une contestation vivifiante. C’est un peuple de l’écologie et de la transition qui résiste au coeur de dizaines de Zone à Défendre (ZAD) dans toute la France, en inventant de nouvelles formes de démocratie.
Et de plus en plus souvent, la victoire apparaît possible : aux anciennes luttes gagnées du Larzac ou des barrages sur la Loire répondent des succès qui s’amorcent à Notre Dame des Landes, au Testet, à St Jean de Braye, ou définitivement remportés comme à Dunkerque, contre le projet Arena - autant d’exemples démontrant que la mobilisation et la détermination peuvent avoir raison de l’entêtement des pouvoirs.

Quelles sont les stratégies gagnantes ? Comment résister au discours dominant et convaincre par des récits positifs ? Comment organiser la lutte et former des alliances ? Une coordination de toutes les luttes est-elle possible ?

Alors que les victoires semblent désormais possible face aux grands projets inutiles, c’est à ces questions que tentera de répondre lundi 1 décembre la Rencontre de Reporterre, en partenariat avec Agir pour l’environnement, qui réunira Ben Lefetey, porte-parole de la lutte pour la sauvergarde de la zone humide du Testet, Françoise Verchère, des collectifs contre l’aéroport de Notre Dame des Landes, Bernard Loup, du collectif contre Europa City, à Gonesse (Seine-Saint-Denis) Triangle de Gonnesse, Stephane Peron, contre le projet de Center Parcs à Roybon, en Isère et François Tassard, du collectif contre Decathlon, à Saint Jean de Braye, près d’Orléans...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 17:09

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

Zéro déchet

Composter, recycler, réutiliser, réduire : face aux déchets, une nouvelle devise écologique gagne les grandes villes

par Florent Lacaille-Albiges 24 novembre 2014

 

 

 

 

« Trop compliqué, trop d’habitants, impossible à gérer... » : telle est la réponse de nombreuses municipalités françaises, dont la capitale, pour justifier leur absence d’efforts en matière de recyclage des déchets. Résultat : décharges, incinérateurs et pollutions continuent de se développer. Et leurs coûts d’augmenter. Pourtant, plusieurs grandes agglomérations, de Milan à San Francisco en passant par Lorient, se sont lancées dans une politique de récupération et de recyclage de presque tous leurs déchets. Alors, zéro déchet, mission impossible ?

« Ce serait dommage que les bio-déchets qui sont composés à 80 % d’eau finissent à l’incinérateur. » C’est l’automne, et l’association « le Sens de l’Humus » organise une formation sur le compostage, à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Frédéric Géral, maître-composteur, détaille le fonctionnement et l’utilité du compost. Après une petite heure d’explications et d’observations, le public dispose de toutes les informations pour recycler ses matières organiques. Pour obtenir un bon compost, il faut respecter l’équilibre entre matière carbonée (copeaux de bois, herbe sèche, carton) et matière azotée (restes alimentaires principalement). Vous pouvez également ajouter du marc de café ou des coquilles d’œufs pour faire plaisir aux vers de terre. Évitez en revanche les épluchures d’agrumes, l’ail ou les oignons qui éloignent les bactéries.

Depuis cinq ans, le Sens de l’Humus organise des événements autour d’une compostière de quartier. Un petit baraquement de bois avec un joli slogan – « libérez les lombrics » – dans un coin de square. Ce samedi, c’est également le moment du retournement trimestriel. Une vingtaine d’habitués se rassemblent autour du baraquement et écoutent d’une oreille distraite les dernières explications du maître-composteur. À 11h, une habitante, qui vient déposer un sac d’épluchures de légumes, lance sans le savoir le signal du départ. « Allez, on commence le retournement ! » Les pelles et les fourches sont brandies. Il s’agit de vider le contenu du bac sur une bâche, avant de le remettre en place, une fois aéré et mélangé. Les lombrics vont être libérés !

Et s’il n’y avait que les lombrics : une multitude de petites bestioles grouillantes se bousculent, cherchant vainement à retrouver une place au chaud à l’abri du tas de déchets en décomposition. La face cachée de la biodiversité... Mais c’est là qu’on reconnaît un bon compost : il est grouillant et mouvant. On y trouve des cloportes, des vers de terre (de plusieurs sortes avec des noms latins différents), des larves variées et surtout beaucoup de bactéries – qui grouillent aussi même si on ne les voit pas. Le bon compost est chaud (jusqu’à 70°C) et dégage un léger fumet de forêt et de champignons.

La région parisienne à la traîne

L’opération de retournement est finie vers 13h. Les habitants se sont succédé pour déposer un petit sac d’épluchures, pour récupérer un peu du compost obtenu avec les déchets de l’année dernière, ou simplement pour discuter. Frédéric Géral est fier de cette compostière de quartier qu’il a contribué à créer : « C’est un lieu qui est intéressant écologiquement et socialement, c’est un lieu qui vit. » Désormais, une centaine de familles l’alimentent de leurs déchets alimentaires, lors des « permanences dépôt ».

Le compostage n’est qu’une des multiples façons de traiter les déchets plus durablement qu’en les incinérant ou en les déposant en décharge. Pour tous les militants en faveur d’un meilleur traitement des déchets, la collecte séparée des « fermentescibles » – les végétaux, les restes alimentaires, les cartons, les papiers et les textiles qui peuvent être traités par compostage ou méthanisation – est une étape essentielle. Ces déchets représentent en moyenne 63 % des déchets non-triés, selon l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) qui a analysé le contenu des poubelles françaises.

Plusieurs villes se sont déjà lancées dans la collecte des fermentescibles. Mais ce n’est pas en région parisienne qu’il faut chercher les meilleurs exemples de traitement des déchets. Le programme local de prévention des déchets, adopté en 2012 par la ville de Paris, évite soigneusement la question d’une collecte séparée des matières organiques et insiste beaucoup sur la lutte contre le gaspillage alimentaire. Le précédent plan, validé en 2007, précisait clairement que cette collecte n’était pas envisageable à cause d’une trop grande densité de population et de l’exiguïté des locaux poubelles.

Milan fait bien mieux que Paris

Des citoyens sont convaincus du contraire. Des militants des collectifs qui se battent contre le projet de nouvel incinérateur à Ivry-sur-Seine (collectif 3R, dans le Val-de-Marne) et contre l’usine de tri mécano-biologique et de méthanisation à Romainville (Arivem, Seine-Saint-Denis, lire notre article) sont allés voir ailleurs. Ils sont partis faire un tour dans des villes italiennes qui ont mis en place une collecte beaucoup plus sélective. En marge d’un rassemblement devant le conseil régional d’Île-de-France, Gianni raconte : « Ce n’est qu’en arrivant à Milan qu’on s’est rendu compte que la collecte des bio-déchets était tout à fait possible en zone dense. En faisant un gros travail d’information de la population et en créant des poubelles adaptées et de petite taille, la ville a réussi à mettre en place un système de tri efficace. »

Milan, malgré ses 1,3 millions d’habitants, organise cinq collectes différentes : les déchets alimentaires, les papiers, les métaux et plastiques, les verres et le reste (appelé ordures résiduelles). Encombrants, déchets électroniques et déchets verts sont pour leur part collectés en déchetterie. Et les résultats sont éloquents. Fin 2012, la ville de Milan annonçait une augmentation du volume de déchets triés et recyclés de 33 % par rapport à l’année précédente. « Tout ceci pour un coût inférieur à celui du système précédent, sans collecte des déchets alimentaires », assure Enzo Favoino, responsable scientifique du mouvement Zero Waste Europe.

Lorient et ses éco-citoyens

Lorient (212 000 habitants) est l’une des quelques villes françaises engagées dans une perspective de réduction des déchets. Serge Gagneux, vice-président de l’agglomération lorientaise chargé de la réduction et de la valorisation des déchets, présente fièrement ses chiffres. Depuis 2007, la ville bretonne a fait passer le taux de recyclage de 25 % à 44 %. La masse de déchets mis en décharge est en constante diminution. Quand on lui demande pourquoi avoir engagé cette démarche, il cite deux éléments cruciaux : les objectifs de réduction des déchets du Grenelle de l’environnement et l’envolée des coûts d’enfouissement en décharge

Cependant, pour un meilleur traitement des déchets, il ne suffit pas de développer les systèmes de collecte, le recyclage et le compostage. Il faut également limiter au maximum le remplissage de nos poubelles. Toutes les personnes interviewées le rappellent : « Le meilleur déchet et celui qui coûte le moins cher, c’est celui qu’on ne produit pas. » À Lorient, l’agglomération organise dans ce but des activités de sensibilisation à l’éco-consommation et de lutte contre le gaspillage alimentaire. Un concours scolaire pour dessiner le nouvel autocollant « Stop pub » a également suscité un regain d’intérêt pour ce petit geste écologique. Presque un foyer lorientais sur quatre affiche leur refus de la publicité, alors que 10 ans après son lancement national l’initiative de ces autocollants n’a atteint, en France, qu’un ménage sur dix.

Un annuaire du réemploi et de la récupération

Troisième leçon pour les futurs éco-consommateurs : apprenez à éviter les déchets. Prospectus publicitaires, emballages, sur-emballages et sacs plastiques. Toutes choses éphémères et inutiles : sitôt achetées, sitôt à la poubelle. Il faut donc les éviter. Un autocollant « Stop pub », un cabas, et le tour est joué ! Un peu plus dur maintenant : certains magasins acceptent de vendre en vrac dans des contenants apportés par les acheteurs (lire notre article sur cette initiative à Bordeaux). Il n’y a plus qu’à trouver la bonne adresse près de chez soi pour supprimer une nouvelle série de sacs plastiques.

Limiter le remplissage de nos poubelles, c’est aussi l’objectif des Amis de la Terre qui ont mis en ligne un annuaire du réemploi et de la récupération (consultable ici). Une multitude de petites structures y sont référencées, que ce soit des bibliothèques, des réparateurs de téléphones, ou des associations qui reprennent les vêtements (à l’exemple de cette entreprise de textile à Caen, ou des Ateliers du Bocage, près de Cholet, pour l’électronique). Alors que les appareils électroniques et les vêtements sont difficilement recyclables, ils peuvent ainsi être réparés et gagner une seconde vie. Autant d’objets en moins dans les décharges.

Quid des ordures résiduelles ?

Composter, Recycler, Réutiliser, Réduire. À ces quatre verbe, Enzo Favoino ajoute un cinquième verbe en « R » (composter se dit rot en anglais) : Re-concevoir les produits. Car, il reste toujours un petit quelque chose à « sauver » de la décharge et de l’incinération. Même à Capannori, en Italie, qui peut facilement se vanter de son pourcentage de tri de déchets d’environ 82 %, il reste des ordures ménagères qui ne trouvent pas de solution de traitement et qu’on appelle ordures résiduelles. Depuis 2010, le « Centre de recherche Zéro Déchets » travaille donc, à Capannori, sur ces « restes » pour améliorer encore le traitement des déchets.

« Quand nous sommes devant un sac d’ordures résiduelles, nous le séparons en trois catégories. D’un côté, ce qu’on pourrait recycler (papier, plastique, fraction organique) et qui se retrouve là suite à une erreur de tri. De l’autre, les objets réparables et réutilisables qui ne sont donc pas véritablement des déchets. Enfin, les objets non-recyclables. Pour nous, ce sont des erreurs de design industriel », explique Patrizia Lo Sciuto, membre du centre de recherche Zéro Déchets et coordinatrice de Zero Waste Italy. Paul Connett, chimiste américain, militant pour le Zero Waste depuis près de trente ans et également président du conseil scientifique du centre de recherche, est catégorique : « Si ça ne peut pas être recyclé, ni réutilisé, ça ne doit pas être produit ! » Le défi du centre de recherche est alors de trouver une solution satisfaisante. Paul Connett en appelle à la créativité pour concevoir des objets recyclables afin de remplacer ceux qui encombrent les étagères des chercheurs de Capannori, sans autre possibilité de réutilisation.

San Francisco : première ville sans déchets au monde ?

En 2011, les membres du centre de recherche remarquent la multitude de capsules de café dans la fraction résiduelle des déchets. Certaines capsules sont un savant mélange de plastique, de papier huilé et de café. Après usage, il est impossible de séparer les matériaux pour les recycler. À Capannori, l’étude des capsules café commence … Quelques mois plus tard, les producteurs présentent des capsules éco-compatibles, faites avec du matériel biodégradable ou compostables. Un producteur va même jusqu’à inventer des capsules comprimées – comme une aspirine. La solution idéale, pour Patrizia Lo Sciuto, puisqu’il n’y a que très peu d’emballages avec ces capsules.

Avec cette « stratégie des cinq R », le mouvement espère réduire l’incinération et la mise en décharge à néant. Zero Waste a connu ses premières grandes victoires au début des années 2000. En 2002, la ville de San Francisco a ainsi annoncé son intention de devenir la première ville sans déchets au monde en 2020. Même si ce n’est pas – encore – le cas de Milan et Lorient, d’autres villes affichent également le même objectif, notamment en Italie et au pays basque. Dans la province basque du Gipuzkoa, c’est l’opposition des citoyens à un projet d’incinérateur qui a ainsi permis de lancer l’objectif « Zero Zabor ». Paris et l’Île-de-France resteront-elles au bord du chemin ?

Florent Lacaille-Albiges

Photo : CC Geraint Rowland

 


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Source : www.bastamag.net

 

 

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 16:58

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

Un rapport franco-allemand préconise d’assouplir les 35h

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

 

Le rapport commandé par les gouvernements français et allemand aux économistes Jean Pisani-Ferry et Henrik Enderlein pour stimuler la croissance des deux côtés du Rhin contiendrait des mesures chocs.

Le rapport commandé par les gouvernements français et allemand aux économistes Jean Pisani-Ferry et Henrik Enderlein pour stimuler la croissance des deux côtés du Rhin contiendrait des mesures chocs. Selon Der Spiegel, les deux experts, qui doivent présenter leur rapport jeudi, plaideraient en faveur d’un gel des salaires en France pendant trois ans, d’une flexibilité accrue du marché du travail et d’un assouplissement des 35 heures, explique le quotidien Les Échos. Au gouvernement, on tempère ces propositions en indiquant qu’il s’agit d’une version provisoire du rapport et que rien n’est décidé à ce stade.

Emmanuel Macron, le ministre de l’économie, qui a demandé aux économistes de rédiger ce rapport avec son alter ego allemand, Sigmar Gabriel, et qui présentera des initiatives conjointes avec ce dernier le 2 décembre, déclarait la semaine dernière à l’Assemblée nationale que les 35 heures ont été «un progrès qu’il faut faire respirer aujourd’hui vers plus de flexibilité».

 

 

Source : www.mediapart.fr

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 16:46

 

 

Info reçue par mail

 

 

 

 

 

Après l’affaire des gaz de schiste...

 

 

 

 

MENACES SUR LES

 

 

 

FORÊTS CEVENOLES

 

 

 

Vendredi 5 DECEMBRE

 

 

 

à 18h30

 

 

 

 

30960 LES MAGES

 

 

 

 

 

Salle polyvalente Fernand Léger

 

 

 

Réunion publique d’information

 

 

 

Présentation

projection -débat

 

 

http://www.sosforetcevennes.org

 

contact@sosforetcevennes.org

 

 

Ne pas jeter sur la voie publique

Merci

 


 

Au programme:

 

1. Centrale biomasse à Gardanne (projet E.ON)

Approvisionnement = 30 hectares de coupe rase par jour

Quel impact global, quels impacts pour

les Cévennes?

 

2. Court métrage "Dryade"

Comment se fournir localement en bois de chauffage dans la

convivialité et le respect de la forêt?

 

3. Discussion

 

4. Documentaires:

"La dynamique forestière, un allié décisif" (13 min)

Comment valoriser les fonct

ions multiples de la forêt?

ou

"Bûcheron libre" (35 min)

Quelles alternatives à une exploitation industrielle de la forêt?

ou

"PEFC, l’arbre qui cache la forêt" (50 min)

Gestion forestière “durable” : mythe ou réalité?

 

5. Verre de l'amitié

Soupe & collation 3€

 

 

 

 

 

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 19:03

 

Source : www.lamontagne.fr

 

 

Limousin > Creuse > Guéret 23/11/14 - 06h00

Les militants de Zad 23 ont décidé d’occuper, pacifiquement, la place Bonnyaud

 

 

 

 

 

Les Zadistes creusois s’apprêtent à passer la nuit dans des tentes installées en même temps que les parapluies du marché? - photos Bruno Barlier

Les Zadistes creusois s’apprêtent à passer la nuit dans des tentes installées en même temps que les parapluies du marché? - photos Bruno Barlier

Un campement de zadistes a été monté, dans le calme, hier matin. Dans la soirée, ces opposants aux « grands projets inutiles » n’avaient pas été délogés.

S'il y a un domaine où la Creuse se défend bien, c'est au niveau de la vigueur des mouvements alternatifs. Samedi, Guéret existait sur la carte de France des manifestations en hommage à Rémi Fraisse et contre les violences policières. Ce fut cependant moins chaud place Bonnyaud qu'à Toulouse, Nantes ou même Dijon. Dès le lever du jour, une partie de la place a néanmoins accédé au rang de ZAD (zone à défendre). Les platanes de la place Bonnyaud sont-ils menacés par les tronçonneuses ? La fontaine des Trois-Grâces vient-elle d'être classée zone humide remarquable ?

Contre la mine d'or et le centre d'engraissement

« Il y a un appel à occuper des endroits stratégiques. Nous avons choisi Guéret parce que le but c'est d'aller à la rencontre des gens. S'installer sur une place de village n'aurait pas eu d'impact », justifie un zadiste creusois. Né lors du pic de la contestation contre Notre-Dame-des-Landes il y a deux ans, le collectif local Zad 23 était l'élément fédérateur ce samedi. Ses militants ont installé un petit campement sur la place, avec l'intention de « tenir le plus longtemps possible ». Dans la semaine, des rumeurs ont couru comme quoi les zadistes allaient perturber le marché hebdomadaire : « C'est absurde, on ne va pas embêter des producteurs locaux », s'agace un manifestant. On ne peut pas dire que les banderoles, le petit salon en plein air ou même le "free shop" (des vêtements gratuits) aient beaucoup détourné les chalands de leurs emplettes habituelles. Le temps fort aura été, vers 11 heures, la saynète satirique donnée par les militants du collectif anti-mines d'or, l'un des mouvements les plus représentés. Plusieurs organisations se sont agrégées à cette protestation, comme Atac 23 et Europe écologie-Les-Verts.

À côté des dédicaces au jeune biologiste tué à Sivens, des panneaux plus locaux dénonçaient tant le projet de mine d'or à Lussat que celui du centre d'engraissement de 1.400 veaux à Saint-Martial-le-Vieux. « Si ça bouge partout en France, c'est que les gens découvrent qu'il y a des grands projets inutiles qui poussent à côté des chez eux », commente Mayeul, un jeune militant.

Le commissariat étant situé juste en face, les policiers guérétois ont pu surveiller le campement de la place Bonnyaud sans trop se montrer. Tant il est toujours délicat d'évacuer manu militari des gens qui protestent contre les violences policières.

Après un repas partagé, les zadistes creusois ont reçu du soutien tout au long de l'après-midi. Lorsque la nuit est tombée, les théières ont bouillonné, les discussions n'ont pas cessé sur les places de parking « occupées » par des canapés. Plusieurs zadistes se sont préparés à passer la nuit sur place. Le climat est particulièrement clément, les forces de l'ordre semblaient impassibles, mais on peut parier que la Zad de Guéret sera éphémère : passer tout un dimanche sur la place Bonnyaud, personne ne l'a jamais fait ! Car c'est sous ces platanes, le dimanche, que l'on touche le centre de gravité du désert creusois.

Julien Rapegno

 

Source : www.lamontagne.fr

 

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 17:28

 

Source : www.mediapart.fr

 

Chine : la censure d’internet déborde les frontières nationales

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

Les censeurs chinois du web ne se limitent pas à des interventions à l’intérieur du pays.

Les censeurs chinois du web ne se limitent pas à des interventions à l’intérieur du pays. Un chercheur d’Amnesty International, Patrick Poon, en a fait l’expérience après avoir posté une vidéo destinée à commémorer l’anniversaire des manifestations de la place Tian’anmen sur sa page Linkedin, raconte l’agence Bloomberg. Il a reçu un message l’informant que le contenu était interdit en Chine et avait de ce fait été bloqué pour les utilisateurs du monde entier, et pas seulement chinois. Depuis, Linkedin a changé de politique, et laisse visibles dans les autres pays les contenus qui sont interdits en Chine. Mais les autorités chinoises maintiennent une pression sur les grandes compagnies du web pour filtrer les contenus selon leurs critères.

Lire ici le récit de Bloomberg

 

 

Source : www.mediapart.fr

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 16:53

 

 

 

Grenoble, première grande ville européenne à bannir la publicité de ses rues

 

Par Eve MOULINIER | Publié le 23/11/2014 à 06:06

 

 

Bientôt, ce genre de panneaux aura disparu des rues de Grenoble. Photo Le DL/Christophe AGOSTINIS Bientôt, ce genre de panneaux aura disparu des rues de Grenoble. Photo Le DL/Christophe AGOSTINIS

La capitale des Alpes va donc devenir la première grande ville européenne à faire démonter ses panneaux, ses colonnes et ses "sucettes".

Saisissant l’opportunité de la fin de son contrat avec la société JC Decaux, la commune de Grenoble a décidé bannir la publicité de ses rues. La capitale des Alpes va donc devenir la première grande ville européenne à faire démonter ses panneaux, ses colonnes et ses "sucettes". Le but : libérer de l’espace public, développer parallèlement des lieux d’expression citoyenne, et en finir aussi avec un modèle que la municipalité EELV/PG juge « obsolète» et « trop agressif ».
En tout, ce sont 326 panneaux publicitaires qui vont ainsi disparaître de l’espace public grenoblois, soit au total plus de 2 000 m² de publicité en moins dans la ville.
Retrouvez nos deux pages spéciales dans notre édition sud-iséroise de ce dimanche
 
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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 16:43

 

Source : www.mediapart.fr

 

Pascal Vaillant, handicapé à vie par une grenade de CRS

|  Par Jade Lindgaard

 

 

 

Blessé grièvement par une grenade de CRS, en 2009, alors qu’il marchait dans la rue, Pascal Vaillant alerte sur les dangers de la « grenade lacrymogène instantanée », une arme explosive utilisée par les forces de l’ordre dont le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, vient de confirmer l’autorisation. Mediapart publie son témoignage, alors qu'avaient lieu ce samedi des manifestations contre les violences policières à Toulouse, Nantes, et Paris notamment.

Blessé par une grenade de CRS, un jour de 2009, alors qu’il marchait dans la rue, Pascal Vaillant, 48 ans aujourd’hui, n’a pas réussi à obtenir justice. Handicapé à vie par cette blessure, il dénonce une justice peu soucieuse des victimes de violence policière. Trois semaines après la mort de Rémi Fraisse, tué par une grenade offensive lancée par les gendarmes, il alerte sur les dangers d’un autre type d’arme utilisé par les forces de l’ordre : la « grenade lacrymogène instantanée », dite « GLI », qui contient, elle aussi, une charge explosive de TNT, dont le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve vient de confirmer l’autorisation. « Elle est dangereuse, elle peut tuer », affirme Pascal Vaillant.

Alors que des manifestations avaient lieu ce samedi 22 novembre à Nantes, Toulouse ou encore Paris contre les violences policières, Mediapart livre dans la vidéo ci-dessous le témoignage de Pascal Vaillant.

 

 

Le 29 janvier 2009, des dizaines de milliers de manifestants défilent dans les rues en France pour la défense de l’emploi, du pouvoir d’achat et du système des retraites. C’est une journée d’action syndicale nationale. À Saint-Nazaire, la mobilisation est forte, entre 10 000 et 18 000 participants. Pascal Vaillant, 43 ans, menuisier spécialisé dans la construction de cabines de navires, en reconversion professionnelle dans la vente après un accident du travail non reconnu, bat le pavé. C’est sa première manifestation, dit-il. Il veut défendre la prise en compte de la pénibilité du travail dans le calcul des retraites et protester contre la politique de Nicolas Sarkozy, « qui n’avait rien d’humain », selon lui. La foule est dense, le cortège met du temps à s’ébranler. Il patiente, marche, puis rentre chez lui.

Entre 17 h 30 et 18 heures, il sort faire des courses au magasin Ed près de son domicile. Sans le savoir, il se retrouve sur la ligne de front entre les policiers qui protègent la sous-préfecture de Saint-Nazaire et des militants qui les attaquent, comme il le raconte dans l’entretien vidéo ci-dessus. Alors qu’il tente de traverser la rue, une grenade lacrymogène instantanée (GLI), une forme explosive de lacrymo, l’atteint au pied et le mutile. Il ne lui reste plus qu’une partie du pied, amputé de deux orteils, brûlé et greffé en partie. Il marche aujourd’hui avec difficulté, est reconnu invalide à 75 % et vit d’une allocation adulte handicapé (autour de 600 euros par mois).

La GLI est une arme à effet de souffle qui contient 40 grammes d’explosif et peut être lancée à la main ou à l’aide d’un lance-grenades. Une circulaire de la gendarmerie (n° 200 000 DOE/SDOPP) la décrit ainsi : « L'effet explosif produit un éclair et une onde de choc (effet de souffle) qui peuvent se révéler dangereux (effet de panique ou lésion possible du tympan). » Selon le rapport « relatif à l’emploi des munitions en opérations de maintien de l’ordre » commandé par le ministère de l’intérieur après la mort du botaniste Rémi Fraisse, 21 ans, tué par une grenade offensive lancée par les gendarmes lors d’affrontements entre forces de l’ordre et opposants au barrage de Sivens (Tarn), ce type de grenade doit être « mis en œuvre avec des mesures particulières de sécurité pour les manifestants et les membres des forces de l'ordre ». La France est le seul pays européen à utiliser des munitions explosives en opération de maintien de l’ordre.

Le 13 novembre, près de quinze jours après la mort de Rémi Fraisse, Bernard Cazeneuve a suspendu l’utilisation des grenades offensives par les gendarmes. Mais a décidé de maintenir l’usage des grenades GLI, se contentant d’en modifier les modalités d’emploi : elles doivent désormais être lancées en binôme. Pour le ministre de l’intérieur, elles sont « nécessaires au maintien à distance » et « indispensables à la gradation de la réponse ». Pourtant, le rapport, qu’il a lui-même commandé et rendu public, explique que « les dispositifs à effet de souffle produit par une substance explosive ou déflagrante sont susceptibles de mutiler ou de blesser mortellement un individu ». Le risque létal est donc officiellement reconnu mais toléré. Selon le même rapport, « comme il s’agit d’un dispositif pyrotechnique, une atteinte à la tête ou sur le massif facial ne peut jamais être totalement exclue ». En octobre 2013, plus de quatre ans après la blessure de Pascal Vaillant, un militant du mouvement Bonnets rouges a perdu une main à cause d’une grenade lors d’une manifestation contre les portiques de l’écotaxe à Pont-de-Buis (Finistère).

Selon le décompte du ministère de l’intérieur, 334 GLI ont été tirées par les CRS en 2009, tandis que les gendarmes en ont lancé pas moins de 522 en 2014. Mais ces chiffres ne reflètent pas forcément la réalité. Car aussi incroyable que cela puisse paraître, « il n'existe aucun outil de collecte des données commun et exhaustif ». Pas de recension systématique du recours à ces armes, ni des blessés.

Après sa blessure, Pascal Vaillant a porté plainte au pénal pour violence involontaire. Le tribunal de grande instance de Saint-Nazaire puis la cour d’appel de Rennes l’ont débouté, considérant que les policiers avaient fait « un usage nécessaire de la force » et respecté la procédure des sommations. Le commissaire Beauce a déclaré avoir procédé aux sommations marquant la fin de la manifestation autorisée et le début de la dispersion vers 16 h 30 puis à 17 heures, plus d’une heure avant que Pascal Vaillant ne soit victime du tir policier. Mais pour la cour d’appel, « il importe peu que Pascal Vaillant, seul ou plusieurs manifestants alentour, n’ait pas entendu ces sommations, ce fait n’étant susceptible que d’influencer la qualification pénale des infractions éventuellement poursuivies contre les émeutiers ». Le juge conclut ainsi qu’« il ne peut être reproché à quiconque le délit de blessures involontaires », car l’usage des grenades explosives « était proportionné au trouble ». Le jour où Pascal Vaillant a été mutilé, 26 policiers ont été blessés, souffrant notamment de contusions, selon la justice.

À l’inverse, pour son avocat, Erwan Lemoigne, « alors que les GLI sont des armes dangereuses, dont l’emploi ne peut être justifié que par l’inefficacité de matériel moins nocif, leur utilisation a ici été guidée par un défaut d’organisation et de commandement des services de maintien de l’ordre ».

Également saisie, la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), aujourd’hui dissoute au profit du Défenseur des droits, s’est rangée à l’avis du juge. Quant à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices, dans son rapport du 25 août 2009, elle a conclu que « les blessures occasionnées à M. Vaillant sembleraient être essentiellement dues à l’imprudence qu’il a commise en bloquant sous son pied un engin explosif lancé par les policiers ». Pascal Vaillant initie aujourd’hui une procédure au civil pour faire reconnaître les préjudices qu’il continue de subir.

 

 

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

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