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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 19:48

 

 

 

 

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La lettre d’ATTAC Nîmes
 
Novembre - Décembre 2014

   
Sommaire :
 
1/ Samedi 29 et dimanche 30 novembre (10-19h) au lycée Dhuoda à Nîmes : « HORIZONS, féria du livre de la critique sociale et des émancipations » !

 
2/ Mardi 2 décembre à 18h30 : conférence-débat « comprendre la financiarisation de la société et comment en sortir » avec Jean-Marie HARRIBEY (ATTAC France et Economistes Atterrés), dans le cadre de l’UCCN (université critique et citoyenne de Nîmes)

3/ Samedi 6 décembre matin à Nîmes: projet d’action « Ensemble, empêchons la Société Générale de larguer une bombe climatique ! » : besoin de monde !

4/ Mardi 16 décembre à 19h : prochaine réunion mensuelle du groupe ATTAC Nîmes, ouverte à tout le monde (à 18h : accueil des nouveaux, des curieux,…)

5/ Important ! Pétition européenne contre le TAFTA* (ou TTIP) et CETA* : dépassons le million de signatures contre ces projets d’accords de libre-échange ! (déjà plus de 940 000 signatures).

6/ A vos agendas : la 8e édition de Mars ATTAC, semaine altermondialiste de ciné-débats se tiendra du mercredi 11 au mardi 17 mars 2015 !

7/ Communiqués ATTAC France ou collectifs: TAFTA, évasion fiscale, Sivens/Notre Dame des Landes.

8/ A écouter : « l’état du monde en 2014 », conférence de Gustave Massiah

9/ Le coin « vidéo » d’ATTAC France :
10/Et toujours : pour recevoir les infos d’ATTAC France et les meilleurs émissions à la télé, ATTAC pour les Nuls, les lectures ATTAC, pour voir ou revoir le documentaire « Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde », pour changer de banque…
1/ Samedi 29 et dimanche 30 novembre (10-19h) au lycée Dhuoda à Nîmes : « HORIZONS, féria du livre de la critique sociale et des émancipations » ! 
 
Evènement organisé par l'association La coopérative des livres et des idées.
Au Lycée Dhuoda, 17 rue Dhuoda à Nîmes
Entrée libre – buvette
 
Toutes les informations sur : http://horizonscritiques.blogspot.fr/
 
PROGRAMME détaillé : ici, ou PROGRAMME (résumé) :
 
* Samedi 29 novembre 2014
- 11h30 : S'émanciper, une urgence et une exigence
Avec François Galichet, auteur de L'émancipation, se libérer des dominations, Ed. Chroniques sociales. Philosophe, F. Galichet propose une pédagogie de la responsabilité, condition indispensable de l'émancipation.
 
- 14h : La dette ou comment s'en débarrasser
Par Nicolas Sersiron, auteur de Dette et extractivisme, Ed. Utopia. N. Sersiron est président du CADTM France. L’audit et l’annulation des dettes illégitimes, la réduction des inégalités, la fin du pillage des ressources, sont quelques-uns des combats citoyens qu'il propose.
 
- 14h30 : Lecture-dédicace : En l'absence de Monsieur J
En l'absence de Monsieur J, Ed. de l'Atelier, est un roman de Pierre Dharreville (journaliste et écrivain) sur le procès de l'assassin de Jaurès, quatre ans et demi après les faits.
 
- 16 h : Vinci, des profits en béton !
Rencontre avec Nicolas de la Casinière, journaliste et illustrateur, auteur de Les prédateurs du béton, enquête sur la multinationale Vinci, Ed. Libertalia.
 
- 18h : 1934 – 2014 : la tentation de l'extrême ?
Avec Philippe Corcuff, auteur de Les années 30 reviennent et la gauche est dans le brouillard, Ed. Textuel.
P. Corcuff est sociologue. Son dernier ouvrage est un appel à la vigilance pour résister
aux tendances les plus régressives de notre temps.
 
* Dimanche 30 novembre 2014
- 11h : Y'en a pas un sur cent, et pourtant, ils existent….
Rencontre avec Thierry Bertrand, co-auteur de Les anarchistes, Dictionnaire biographique du mouvement libertaire francophone, Edition de l'Atelier.
 
- 14 h : Y’a bio et bio !
Rencontre avec Philippe Baqué (journaliste indépendant) et Patrick Herman (paysan-journaliste), co-auteurs de La Bio entre business et projet de société, ouvrage collectif, Ed. Agone.
 
- 16 h : Après la prison... rencontre avec un ancien prisonnier
Avec Jean-Marc Rouillan, incarcéré de 1987 à 2011 pour ses activités au sein du groupe Action Directe. Auteur de nombreux ouvrages, il nous présentera son dernier livre Le rat empoisonné, Ed. Al Dante.
 
 Les éditeurs présents : Acratie, Agone, Al Dante, CETIM, Champs social, CNT-RP, Chroniques sociales, Editions Dehors, Editions Delga, Editions de l'atelier, Editions Le Flibustier, Editions Post, Editions du Coquelicot, Editions du Sextant, Editions Rue des cascades, Editions venus d'ailleurs,  EDITONLY, Inclinaison, L'Insomniaque, Le chien rouge, Les fondeurs de briques, Le Monde libertaire, Le temps des cerises, Libertalia, No pasaran,  L'or des fous, Nouvelles éditions Lignes, Textuel, Utopia...et la participation de la Librairie Diderot

 

 

2/ Mardi 2 décembre à 18h30 : conférence-débat « comprendre la financiarisation de la société et comment en sortir » avec Jean-Marie HARRIBEY (ATTAC France et Economistes Atterrés), dans le cadre de l’UCCN (université critique et citoyenne de Nîmes)
 
ATTAC Nîmes s’associe à l’UCCN (université critique et citoyenne de Nîmes) pour cette séance.
 
De 18h30 à 20h30 :
Conférence-débat « Comprendre la financiarisation de la société et comment en sortir » avec Jean-Marie HARRIBEY, économiste  (ATTAC France et Economistes Atterrés)
 
A l'IUFM de Nîmes, 62 rue Vincent Faïta (bus ligne D, arrêt Jean Bouin) Pour le retour au centre ville il est conseillé d’organiser un co-voiturage. L’entrée est libre et gratuite, sans aucune inscription préalable.
 
Et sur le super agenda Démosphère Gard !
3/ Samedi 6 décembre matin à Nîmes: projet d’action « Ensemble, empêchons la Société Générale de larguer une bombe climatique ! » : BESOIN DE MONDE !
 
Depuis mars 2014 et la sortie du premier « kit anti-requins », Attac mène une mobilisation ayant pour objectif d’obtenir des victoires concrètes sur des multinationales prédatrices. Après la victoire des Fralib sur le requin Unilever, nous nous mobilisons avec les Amis de la Terre et Bizi! pour que le requin « Société Générale » renonce au financement du projet de mine de charbon Alpha Coal et qu’elle s’engage à ne plus financer ce type de projet à l’avenir.

De nombreuses actions auront lieu partout en France devant les agences de la Société Générale le samedi 6 décembre, journée d’action décentralisée. Cette journée est prévue, entre les deux semaines du sommet sur le climat de Lima, le dernier sommet avant celui de Paris 2015 (COP21). 
 
Nous avons besoin de monde pour la réussite de cette action (2h maximum) : merci de vous faire connaître dès que possible en envoyant un message à nimes@attac.org !
Plus de renseignements (dont heure et lieu de rendez-vous) dès que possible.
4/ Mardi 16 décembre à 19h : prochaine réunion mensuelle du groupe ATTAC Nîmes, ouverte à tout le monde (à 18h : accueil des nouveaux, des curieux,…)
Les réunions mensuelles du groupe ATTAC Nîmes se tiennent le 3e mardi de chaque mois.
 
Réunion du CA (conseil d’administration) d’ATTAC Nîmes
au 6, rue Porte d’Alès (1er étage) à Nîmes :
pour participer à la vie de l’association au niveau local et décider des initiatives locales.
 
Réunion qui se finit en une conviviale « auberge espagnole » : chacun amène de quoi grignoter, boire un coup et on partage tout.
Ces réunions sont ouvertes à tout le monde.
5/ Important ! Pétition européenne contre le TAFTA* (ou TTIP) et CETA* : dépassons le million de signatures contre ces projets d’accords de libre-échange ! (déjà plus de 940 000 signatures).
 
* TAFTA ou TTIP : projet d’accord de libre-échange entre l’Europe et les Etats-Unis
* CETA : projet d’accord de libre-échange entre l’Europe et le Canada
 
Initiative auto-organisée de citoyens européens 
Objet : Nous appelons les institutions de l'Union européenne et de ses pays membres à arrêter les négociations avec les Etats-Unis sur le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP ou TAFTA) et à ne pas ratifier l'Accord Economique et Commercial Global (CETA) avec le Canada.
Principaux objectifs : Nous souhaitons empêcher que soient conclus les accords TTIP/TAFTA et CETA car ils contiennent plusieurs points critiques tels que le règlement de conflits investisseurs-Etats et de règles sur la coopération réglementaire qui constituent une menace pour la démocratie et l’Etat de droit. Nous souhaitons empêcher que les droits au travail, les normes sociales, environnementales, de protection de la vie privée et des consommateurs soient abaissées et que les services publics (tels que ceux liés à l'eau) et le patrimoine culturel soient dérégulés dans le cadre de négociations non transparentes. Nous soutenons une politique commerciale et d'investissement alternative au sein de l'UE.
Pétition à signer sur le site du collectif national STOP TAFTA
Merci de la signer et de la diffuser autour de vous.
6/ A vos agendas : la 8e édition de Mars ATTAC, semaine altermondialiste de ciné-débats se tiendra du mercredi 11 au mardi 17 mars 2015 !
 
L’élaboration de ce nouveau programme est en cours dans nos meilleures marmites…
Merci de noter d’ores et déjà les dates de ce rendez-vous attendu !
La (déjà !) 8e édition de Mars ATTAC se tiendra du mercredi 11 au mardi 17 mars 2015 à l’incontournable cinéma le Sémaphore à Nîmes.
Plus d’infos à suivre.
7/ Communiqués :
 
-        Nos conditions à la participation d’Attac France au « comité de suivi stratégique » du traité transatlantique (TAFTA) – par ATTAC France, 20/11/2014
 
-        À Sivens, à Notre-Dame-des-Landes et ailleurs, nous ne lâcherons pas (par Agir pour l’Environnement, ATTAC France, les Amis de la Terre, Solidaires – 20/11/2014) 
Réaction commune face à l’aveuglement et au jusqu’auboutisme des partisans du barrage du Testet et de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, deux grands projets inutiles et imposés. Lire la suite.
 
-        Coupe Davis : l’évasion fiscale gagne 6-0 (par ATTAC France, 20/11/2014)
Avant même le début du match, la Suisse a déjà gagné. Jo-Wilfried Tsonga, Gael Monfils, Richard Gasquet, Julien Benneteau et Gilles Simon sont en effet tous les cinq des heureux résidents de ce pays. Quant à BNP Paribas, qui sponsorise tapageusement l’événement, elle détient le record absolu de la présence dans les paradis fiscaux, avec 170 filiales. Lire la suite.
 
-        Évasion fiscale : les 7 péchés paradisiaques des banques françaises – (par la Plateforme paradis fiscaux et judiciaire dont ATTAC fait partie – 13/11/2014)
Alors que le G20 s’apprête à annoncer des mesures contre l’évasion fiscale et que l’Union européenne est ébranlée par le scandale du « Luxleaks », la Plateforme Paradis Fiscaux et Judicaires publie une étude sur les premiers chiffres rendus publics par les banques françaises grâce à la loi bancaire de 2013. Celle-ci révèle « les 7 péchés paradisiaques » que ces premières informations permettent d’établir. L’analyse confirme la nécessité d’étendre une obligation similaire de « reporting » à l’ensemble des entreprises. Lire la suite.
8/ À écouter : « l’état du monde en 2014 », conférence de Gustave Massiah
 
Gustave Massiah est un des cofondateurs du Forum Social Mondial, ancien président du CRID, membre du Conseil scientifique d’ATTAC, membre fondateur du CEDETIM (Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale), de l’AITEC (Association inter­nationale de techniciens, experts et chercheurs), du réseau IPAM (Initiatives pour un autre monde), membre du tribunal Russell pour la Palestine et du tribunal des peuples, auteur de Une stratégie altermondialiste (La Découverte, 2011). C'est un témoin privilégié de ce que portent les mouvements sociaux.
Sa conférence « l’état du monde en 2014 » donnée à Chalon/Saône le 15/11/14 dans le cadre de la semaine de la solidarité internationale, a été enregistrée.

La conférence « l’état du monde en 2014 » est à écouter ici.

« Gus nous propose une analyse de l'état du monde. Un monde qui vit une triple crise : une crise du néolibéralisme, une crise du capitalisme et plus profondément, une crise de notre civilisation occidentale. Une crise qui s’aggrave avec des contradictions de plus en plus importantes, des écarts de richesse qui augmentent, des ressources naturelles qui s'épuisent, des modes de production irresponsables, des technologies qui pèsent sur les droits fondamentaux... Il s'appuie sur ce que disent les mouvements sociaux, dont il est un témoin majeur en tant que cofondateur du Forum Social Mondial, pour donner des pistes de sortie de cette crise. Des réponses urgentes et d'autres qui nécessitent une transformation structurelle de la société, qui demanderont plus de temps. Quelle stratégie et quelles alliances pour concilier ces deux impératifs ? La sortie de cette crise majeure qui se décline aux niveaux social, économique, financier, politique, écologique... n'est pas écrite. Nous sommes dans une période transitoire, qui peut faire émerger des monstres comme le disait Gramsci, mais qui peut aussi aboutir à autre chose. Il existe aujourd'hui, dans notre monde actuel, une multitude d'initiatives et d'expériences portées par les mouvements sociaux. Des mouvements anciens, mais également des nouveaux mouvements qui portent en germe des propositions qui peuvent nous aider à trouver la voie vers un monde plus juste, plus solidaire, plus respectueux de la nature et des peuples. Ces mouvements qui résistent au rouleau compresseur sont aujourd'hui ceux qui créent les alternatives et qui nous prouvent que d'autres mondes sont possibles. Une conférence que je vous invite à écouter ou à ré-écouter si vous avez besoin de vous rebooster ». Y.Chenevoy (ATTAC Chalon/Saône).

9/ Le coin « vidéo » d’ATTAC France :
 
De courtes vidéos pour tout comprendre !
Des films d’animation, des interviews,… à voir ici.

10/ Et toujours : pour recevoir les infos d’ATTAC France et les meilleurs émissions à la télé, ATTAC pour les Nuls, les lectures ATTAC, pour voir ou revoir le documentaire « Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde », pour changer de banque… 
 
> Pour recevoir directement la lettre d’ATTAC Nîmes (1 à 2 par mois en général), merci de nous le demander en écrivant à nimes@attac.org
 
> Pour recevoir les infos d’ATTAC France :
Il existe 2 listes auxquelles vous pouvez vous inscrire :
 > La Lettre générale :
Liste de diffusion générale d'Attac France. Vous recevrez directement les communiqués, déclarations et autres informations de l’association (en moyenne 3 à 4 messages par semaine).
 > La revue du Conseil Scientifique :
Nouvelle revue « les possibles » gratuite et trimestrielle à l’initiative du Conseil Scientifique d’Attac France et de ses membres.
 
> Pour recevoir une sélection des meilleurs documentaires et films (pour qui n’a pas encore jeté sa télé…) 
Super initiative prise par un copain d’ATTAC Isère - St Marcellin : inscrivez-vous et vous recevrez une sélection des meilleurs documentaires et films programmés à la télé.
Pour s’inscrire, rien de plus simple, ça se passe .
 
 > Les lectures ATTAC :
Les dernières parutions :
-        Les feuilles mortes du capitalisme (Jean-Marie Harribey) NOUVEAU !
-        Que faire de l’Europe ? Désobéir pour reconstruire
-        Petit manuel de la transition, pour toutes celles et ceux qui aimeraient mais doutent qu’un autre monde soit possible (ATTAC)
-        Leur dette, notre démocratie (ATTAC)
-        Changer l’Europe ! (les économistes atterrés)
-        Le féminisme pour changer la société (ATTAC – Fondation Copernic)
-        La richesse, la valeur et l'inestimable - fondements d'une critique socio-écologique de l'économie capitaliste (Jean-Marie Harribey)
-        L’Europe mal-traitée (les économistes atterés)
-        La nature n’a pas de prix ! Les méprises de l’économie verte (ATTAC)
-        15 idées reçues sur la fiscalité (ATTAC)
-        Le piège de la dette publique, comment s’en sortir (ATTAC)
Plus d’infos et les autres livres conseillés, ici
 
 
 > Visitez le site d’ATTAC France !
Régulièrement des nouveautés en ligne, de nouvelles courtes vidéos, interviews, communiqués…sur http://www.france.attac.org/
 
> Le coin vidéo :
- De courtes vidéos pour tout comprendre !
Régulièrement de nouvelles vidéos sur le site d’ATTAC France : des films d’animation, des interviews,… à voir ici.
 
- « Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde » (diffusion Arte)
Depuis cinq ans, Goldman Sachs incarne les excès et les dérives de la spéculation financière. Anatomie d’un pouvoir qui ne connaît ni frontières ni limites et menace directement les démocraties.
La suite et le documentaire ici.
 
- « Ne vivons plus comme des esclaves » (Grèce) : Un grand bol d’air frais, d’enthousiasme et d’utopies en marche, venu de la mer Égée. A voir ici.
 
> Changer de banque ?
Les banques françaises au banc d’essai par ATTAC et les Amis de la Terre : le rapport ou la synthèse du rapport
 
> « ATTAC pour les Nuls » par notre groupe local.
En ligne ici.  
N’hésitez pas à le faire connaître !
 
> Quelques bonnes sources d’informations :
 
% Deux blogs à suivre de près :
Blog de Jean-Marie Harribey (ex-co-président d’ATTAC France, membre du Conseil Scientifique d’ATTAC France et co-président des Economistes Atterrés) 
Blog de Jean Gadrey (économiste, membre du Conseil Scientifique d’ATTAC France et auteur de « Adieu à la croissance »).
 
% BASTA ! sur bastamag.net !
Inscrivez-vous pour recevoir la lettre bi-mensuelle de Basta (inscription gratuite mais soutien possible). De très bons articles sur les questions environnementales et sociales, à découvrir d’urgence si ce n’est déjà fait !
Par exemple, une des dernières livraisons à lire ici !
 
% Rezo.net :
Une sélection des meilleurs articles de la presse, des blogs, des dépêches…
 
% Politis :
Hebdomadaire qui est aussi un des membres fondateurs d’ATTAC.
Dans toutes les bonnes librairies ou sur le net sur abonnement.
 
% Reporterre :
Une info libre sur l’écologie, la société, les libertés, les alternatives,…Site co-fondé par Hervé Kempf
 
% Emission radio « là-bas si j’y suis » (France inter – Daniel Mermet) : C’est fini sur France Inter… mais va continuer sur le net !
Daniel Mermet : « Le site sera ouvert le 21 janvier 2015, mais abonnez-vous dès maintenant.
C'est avec le produit de vos abonnements que nous allons construire le nouveau Là-bas et constituer l'équipe qui va le faire vivre. La plateforme d'abonnement est déjà disponible à cette adresse :
http://abonnement.la-bas.org/membres/soutenir »
 
Toutes les infos et les émissions diffusées sur France Inter depuis 2002 sont à retrouver sur ce site : http://www.la-bas.org/
Classement par date, par thème, par popularité,…une mine d’informations !



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Pour recevoir directement les infos d'attac Nîmes, merci de nous laisser votre adresse à  nimes@attac.org site ATTAC France : http://france.attac.org site ATTAC Gard : http://local.attac.org/attacnimes


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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 19:17

 

 

Source : cadtm.org


 

CADTM

 

 

Les Chiffres de la dette 2015

6 € - Disponible en version pdf

26 novembre par Pierre Gottiniaux, Daniel Munevar, Antonio Sanabria, Eric Toussaint

 

 


Via internet, le CADTM est très heureux de mettre à disposition d’un vaste public cet ouvrage qui a été entièrement actualisé et augmenté par les auteurs. Cet ouvrage peut être repris librement par d’autres sites à condition de prévenir les auteurs et de faire un lien vers le site www.cadtm.org. Il peut être reproduit pour un usage strictement non commercial. N’hésitez pas à envoyer vos commentaires et des informations sur l’usage personnel ou collectif que vous faites de ce livre à info chez cadtm.org. Vos messages seront transmis aux auteurs.

PDF - 5.5 Mo
Chiffres de la dette 2015 à télécharger ici

Je commande

 

Depuis 1990, le Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde (CADTM) travaille inlassablement à démontrer le lien entre la dette et l’incapacité du système économique mondial à satisfaire les droits les plus élémentaires de centaines de millions de personnes à travers le monde.

Dans les années 1990, le CADTM a attiré l’attention sur la nécessité de construire une relation juste entre les pays du Nord et du Sud par le biais de l’annulation de la dette. Il a particulièrement insisté sur l’impact néfaste qu’ont sur le développement des pays du Sud les mécanismes d’endettement utilisés par les organismes financiers multilatéraux (le Fonds monétaire international et la Banque mondiale), les gouvernements du Nord via le Club de Paris et les grands groupes financiers internationaux.

Bien que la priorité du CADTM consiste, comme son nom l’indique, en l’annulation de la dette dans les pays dits du tiers-monde, son but est plus largement de mettre en évidence, par ses analyses et son action militante, comment le « système dette » soumet de la même manière les peuples des pays en développement et ceux des pays les plus industrialisés. Comme l’établit la Charte politique du réseau international du CADTM : « Tant au Nord qu’au Sud de la planète, la dette constitue un mécanisme de transfert des richesses créées par les travailleurs-euses et les petit(e)s producteurs-trices en faveur des capitalistes. L’endettement est utilisé par les prêteurs comme un instrument de domination politique et économique » |1|.

Les Chiffres de la Dette 2015

 

 

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Prix de vente : 6 euros + 3€ de frais de port si envoi postal (rajouter 1€ par livre supplémentaire)
Passez commande soit par courrier électronique auprès de info chez cadtm.org, soit par courrier au CADTM.

Belgique : CADTM, 345 Avenue de l’Observatoire, 4000 Liège. Tél : 32 (0)4 226 62 85. Contact : info chez cadtm.org
France : CADTM, 21 rue de la Feularde, 45800 St Jean de Braye. Contact : france chez cadtm.org
Autres pays : CADTM (secrétariat international), 345 Avenue de l’Observatoire, 4000 Liège, Belgique. Tél : 32 (0)4 226 62 85. Contact : info chez cadtm.org

 

Notes

|1| Charte politique du CADTM international : http://cadtm.org/Charte-politique-d...

 

 

 

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 18:58

 

Source : cadtm.org

 

 

CADTM

 

18 mars 2015 Actions transnationales contre l’inauguration de la Banque Centrale Européenne - On reprend leur fête en main !

26 novembre par Blockupy Frankfurt

 

 


Le 18 mars 2015, la Banque Centrale Européenne (BCE) veut inaugurer son nouveau siège à Francfort. La somme vertigineuse d’ 1,3 milliards d’euros a été dépensée pour construire ces tours jumelles de 185 mètres de haut qui ressemblent à une forteresse, entourée de clôtures et de douves. Cette intimidante architecture du pouvoir est un symbole parfait de la distance qui sépare les élites politiques et financières des populations. Le personnel et le matériel de bureau sont déjà en cours d’installation. Mais la grande cérémonie d’inauguration – en présence de plusieurs chefs d’Etat européens et de l’oligarchie financière – est désormais annoncée pour le mercredi 18 mars.

Il n’y a pourtant rien à célébrer dans l’austérité et l’appauvrissement des populations ! Des milliers de personnes en colère et de militant-es déterminé-es de toute l’Europe vont bloquer les rues autour de la BCE et interrompre cette célébration du pouvoir et du capital, en ce jour de 144ème anniversaire de la Commune de Paris. Nous allons prendre la fête en main et la transformer en lieu de jonction des résistances transnationales contre les politiques de crise en Europe et leurs conséquences catastrophiques, particulièrement pour les populations d’Europe du Sud.

La BCE joue un rôle important dans l’infâme Troïka, responsable de coupes brutales, d’un chômage croissant et même de la désintégration du système de santé en Grèce et dans d’autres pays de l’UE. Avec la Commission Européenne et le Conseil de l’UE, la BCE a promu l’austérité, les privatisations et la précarité. Ils n’ont eu aucune hésitation à faire chanter des gouvernements élus pour imposer leurs attaques contre les droits sociaux des populations.

Alors que la crise se développait, l’UE est devenu ce régime de plus en plus autoritaire où le manque de participation démocratique est criant. Les contrôles meurtriers aux frontières et la militarisation croissante de la politique étrangère aggravent ce processus. Ils ne peuvent pas -et ne veulent même plus- nous représenter. Les élites dirigeantes ne peuvent plus rien nous offrir. Mais de nouvelles forces émergent de chaque lieu de vie, c’est notre responsabilité de construire les solidarités et une vraie démocratie par la base. Ils veulent le capitalisme sans la démocratie, nous voulons la démocratie sans le capitalisme !

Dans le même temps, nous devons être parfaitement conscients des dangers d’un racisme croissant et de la montée de l’extrême droite, cet immonde produit dérivé de la crise capitaliste. Tandis que leur intention est de relever les barrières autour et au sein de l’Europe, notre but est exactement à l’opposé : abattre les remparts de l’Europe forteresse.

Certes il est vrai qu’il n’y a plus aussi fréquemment de réunions d’urgence sur le sauvetage de l’euro et la solvabilité de certains Etats membres, mais cela ne signifie pas pour autant que la crise est derrière nous. Pour quelques pays, la stratégie du choc est loin d’être terminée et de nouvelles mesures brutales d’austérité sont encore imposées. Dans d’autres pays, nous faisons face à une nouvelle normalité faite d’incertitude et de pauvreté. Il est de toute façon évident depuis longtemps que les politiques déployées pendant la crise n’avaient rien de temporaire, elles étaient soigneusement implantées dans les Etats et les institutions de l’UE. Tout cela a préparé le terrain pour une nouvelle phase, un modèle de société de la précarité et de droits sociaux très limités. Mais nous refusons de nous y faire !

L’Allemagne est l’une des principales forces motrices de la politique d’austérité. Dans un sens, elle est à la fois le ventre de la bête du régime de crise européen et l’œil du cyclone où règne un calme relatif. Mais les attaques contre les droits sociaux, la précarité croissante et la pauvreté sont aussi une réalité en Allemagne. Il y a de multiples raisons pour les personnes vivant en Allemagne de se mobiliser pour une vie décente, pour l’égalité des droits et pour une vraie démocratie pour toutes et tous, quels que soient leur descendance, leur genre ou leur nationalité. Les actions contre la cérémonie d’inauguration de la Banque centrale européenne nous offrent l’occasion parfaite d’envoyer un signal clair de solidarité aux côtés de tou-tes les militant-es d’autres pays.

Pour toutes ces raisons, nous appelons à une forte participation internationale aux actions du 18 mars à Francfort. En plus d’une action massive de désobéissance civile, il y aura tout un éventail de manifestations, de blocages et autres formes d’actions. Les journées Blockupy 2012 et 2013 n’étaient que le commencement. La protestation et la résistance seront de retour à Francfort – nous serons plus nombreux et déterminés que jamais !

Qui nous sommes

Nous sommes des militant-es de mouvements sociaux divers, altermondialistes, migrants, chômeurs, précaires, travailleurs-euses de l’industrie, membres de partis et syndicalistes et bien d’autres de nombreux pays européens, voulant relier nos luttes et nos forces au-delà des frontières des Etats-nations. Ensemble, nous voulons construire un mouvement européen commun, uni dans sa diversité, à même de briser la règle de l’austérité et de commencer à bâtir la démocratie et les solidarités par la base. Blockupy et les actions de Francfort ne sont qu’une étape sur cette voie.

Préparé par Blockupy international et le groupe de coordination de Blockupy, approuvé lors de l’assemblée finale du Festival Blockupy à Francfort le 23 novembre 2014.

 

 

Source : cadtm.org

 

 

 

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 18:50

 

Source : cadtm.org

 

CADTM

 

 

Week-end de formation-débat du CADTM

THERE IS NO ALTERNATIVE - Poursuivre la Banque mondiale et la Troïka en justice

6-12 => 7-12 | Liège, Belgique

La Banque mondiale et le FMI fêtent cette année leur 70 ans. 70 ans de violations des droits humains dans les pays du Sud à travers leurs soutiens aux régimes criminels et l’imposition de politiques d’ajustement structurel. 70 ans de promotion d’une politique productiviste désastreuse pour les peuples et les écosystèmes. Les populations du Nord ne sont pas non plus en reste, notamment via les politiques d’austérité imposées en Europe par la « Troïka » (Commission européenne, Banque centrale européenne, FMI) et les projets de traités de libre-échange qui ressortent des vieux tiroirs des multinationales.

Comment ces institutions fonctionnent-elles ? Quel lien entre leurs politiques et la dette ? Ces institutions internationales et européennes sont-elle tenues de respecter les textes protégeant les droits humains ? Peut-on les poursuivre en justice ? Faire tomber le mythe de la « croissance », un rêve !? Peut-on imaginer aujourd’hui une société post-extractiviste ? Faut-il réformer ou détruire ces institutions ? Et cette dette, on en fait quoi ? A vos alternatives ! Autant de questions qu’on approfondira en présence de Najib Akesbi (chercheur marocain en procès contre la Banque mondiale - une première mondiale !)

 

AU PROGRAMME

■ SAMEDI
Matinée (9h30-12h30)
Histoire de la dette de 1944 à nos jours. Un voyage dans le temps pour mieux comprendre ce mécanisme de domination.

Après-midi (14h-18h30)
Quel pays sera le plus antisocial, inégalitaire et désastreux écologiquement ? Ces classements de la Banque mondiale qui détricotent les normes sociales, environnementales ou fiscales

Mettre fin aux fraudes et au comportement criminel de la Banque mondiale

Le samedi soir, on s’détend ! Repas - Soirée conviviale

■ DIMANCHE
Matinée (9h30-12h30)
Pourquoi les programmes d’austérité imposés par la Troïka en Europe sont illégaux ?

Après-midi (13h45-16h30)
Le mythe du rattrapage économique

OÙ ?
A l’Espace Belvaux, 189 rue Belvaux, Grivegnée, Liège (hébergement et repas sur place)

POUR S’INSCRIRE
Vous trouverez ci-dessous une fiche d’inscription. Vous la remplissez et nous la renvoyez par poste (CADTM, avenue de l’observatoire 345, 4000 Liège) ou par email à cecile chez cadtm.org.
Pour toute question, information, contactez Cécile : cecile chez cadtm.org / 0484 99 53 81.

TARIFS
35 € (repas et hébergement le samedi soir compris) - 20 € sans l’hébergement
Parce qu’on est gentils et qu’on ne veut pas que vous vous endettiez pour venir, nous vous proposons des tarifs différenciés. Si vous n’avez pas trop de moyens, si vous êtes travailleur-se sans emploi, étudiant-e, ou pas assez payé pour vous le permettre... C’est moins cher : 20 € et 10 €.

Au plaisir de vous y retrouver !
L’équipe du CADTM.

PDF - 88.9 ko
FICHE D’INSCRIPTION

 

 

Source : cadtm.org

 

 

 

 

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 18:40

 

 

Source : www.reporterre.net

 

Éloge de la ZAD

Des zadophiles non fanatiques de Nantes, Grenoble, de Carcassonne, et d’ailleurs

jeudi 27 novembre 2014

 

 

 

« Ce qui a été visé dans la nuit de Sivens, c’est le scandale que représente l’existence même des ZAD et leur possible dissémination. Les ZAD (...) ne veulent pas uniquement empêcher un aménagement mais y substituer autre chose, et c’est l’audace de ce programme, aussi rudimentaire soit-il, qui commence à perturber les partisans du nihilisme de la croissance. »


- POUR PREPARER LA RENCONTRE DE REPORTERRE LUNDI 1 DECEMBRE : Projets inutiles : la victoire est possible !


Maintenant que s’éteignent les diverses versions qui voulaient couvrir les raisons du meurtre de Rémi F. par l’État — de l’élaboration du mentir-vrai qui tient lieu de discours officiel à la dissolution des responsabilités par gradation hiérarchique, j’ai obéi, j’ai donné l’ordre d’obéir, on ne doit pas mettre en cause la volonté d’obéir — on ne peut pas s’arrêter à demander, même fermement, des démissions, une police mieux faite, etc.

Ce qui a été visé dans la nuit de Sivens, c’est le scandale que représente l’existence même des ZAD et leur possible dissémination. Les ZAD et leurs partisans ne veulent pas uniquement empêcher un aménagement mais y substituer autre chose et c’est l’audace de ce programme, aussi rudimentaire soit-il, qui commence à perturber les partisans du nihilisme de la croissance.

Une ZAD est un territoire où des êtres décident de se passer des institutions pour construire leurs vies. Elle se constitue comme « zone à défendre », mais ses perspectives et sa raison d’être sont en réalité offensives car elle est aussi le lieu pour une opposition résolue au grand saccage de l’aménagement, où peut s’expérimenter des relations humaines hors du cash, de la hiérarchie, de l’utilitarisme économique (écologique), en bref de l’unique pensée des obsessionnels du développement ; le lieu où tente de s’élaborer une utopie à portée de lutte.

« Pour donner corps aux communaux, une assemblée saisonnière ne suffira donc pas, il s’agit de faire communauté. Si nous voulons parvenir à faire coexister les différents usages du territoire, les différents rapports au monde qui se déploient dans ce bocage, il nous faut créer des coutumes, des rites, des solidarités et des habitudes communes. Multiplier les moments de travail en commun, densifier les échanges et les solidarités, les dons et contre-dons qui font l’épaisseur de nos liens. Il faut pour cela construire d’autres espaces, expérimenter d’autres outils, d’autres pratiques, d’autres formes que les assemblées, même si ces dernières sont indispensables par ailleurs. Il nous faut approfondir les rencontres, les passerelles entre les mondes, et les amitiés improbables nées de cette lutte. »
(De la ZAD aux communaux ? Quelques pistes à explorer pour aller plus loin…, texte circulant à Notre-Dame-des-Landes).

Sans conteste, ce genre d’idéal pratiqué et érigé en plate-forme commune pourrait cristalliser et fédérer bien des refus, des dégoûts que suscite cette société.

Pour en revenir au barrage de Sivens, la mise en commun des 184 retenues d’eau privées, totalisant trois fois la capacité du barrage, accélèrerait le démantèlement nécessaire du totalitarisme industriel.

La possibilité d’une multiplication des ZAD est un véritable cauchemar pour la domination et c’est pour cela qu’elle commence à mobiliser ses troupes citoyennes...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 18:34

 

Source : www.reporterre.net

 

 

Nanomatériaux : le gouvernement français veut les introduire dans l’alimentation

Philippe Desfilhes (Reporterre)

jeudi 27 novembre 2014

 

 

 

 

 

Mme Royal prétend que la santé est une de ses priorités. Mais le gouvernement français a poussé à faciliter la présence de nanomatériaux dans l’alimentation, comme le révèle Reporterre. Une tentative recalée par les députés européens, qui ont repoussé le projet de réglement de la Commission européenne sur ce sujet.

 


 

C’est une bonne surprise : les députés européens de la Commission environnement et santé des consommateurs (ENVI) ont repoussés, lundi 24 novembre dans la soirée, la proposition qui leur était faite d’autoriser sans contrôle les nanomatériaux dans l’alimentation.

Leur vote désavoue la Commission européenne qui avait déjà échoué dans une première tentative d’imposer la « nano-bouffe » en 2011. Il désavoue aussi le gouvernement français qui avait donné son aval au projet de nouveau réglement.

La position équivoque du gouvernement français

Le Secrétariat général des affaires européennes (SGAE), qui sert de courroie de transmission entre les services du Premier Ministre et les députés européens français, avait en effet envoyé avant le vote à chacun d’entre eux une note au contenu édifiant que Reporterre publie.

 

- Télécharger la note :

PDF - 209 kolien

Dans ce document, les autorités françaises expriment leur position sur la proposition de règlement et les amendements qui lui ont étés apportés. On y lit que « les autorités françaises ont toujours soutenu que les nanomatériaux doivent être considérés comme de nouveaux aliments, indépendamment de leurs propriétés ou absence de propriétés spécifiques à l’échelle nanométrique ».

On peut aussi constater dans le tableau qui figure en annexe leur refus de voir soutenue la proposition n°195 du groupe des Verts/ALE, qui demande d’exclure les nanomatériaux du champ d’application du réglement.

Le gouvernement français donnait ainsi son blanc seing à l’utilisation des nanomatériaux dans l’alimentation. « Or cette utilisation pose un problème de santé publique que certains scientifiques estiment pouvoir devenir plus grave que celui qu’a posé l’amiante ! Comment Ségolène Royal et Marisol Touraine peuvent-t-elles justifier la position du gouvernement auquel elles appartiennent auprès de leurs concitoyen(e)s ? », se demande José Bové, eurodéputé du Groupe des Verts/ALE.

Principe de précaution

La Commission ENVI s’est heureusement prononcée en faveur d’un moratoire. « Les députés européens ré-affirment une position claire en votant l’interdiction des nanomatériaux dans les produits alimentaires proposée par le Groupe des Verts/ALE et la Gauche Unitaire Européenne (GUE) tant qu’il n’y aurait pas d’évaluation de leurs impacts sur la santé et l’environnement. Ce faisant ils revendiquent l’application du principe de précaution », explique Michèle Rivasi, eurodéputé verte également et membre de la Commission ENVI.

Charge désormais à l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (AESA) d’évaluer l’usage des nanomatériaux dans l’alimentation. « On peut cependant se demander si elle en est capable étant donné la faiblesse de ses moyens humains et financiers actuels », relève José Bové.

Mélangées ou en contact avec la nourriture, les nanoparticules sont porteuses de dangers pour la santé encore mal connus et très inquiétants. Mais elles sont très appréciées par les fabricants de chocolat, de glaces, d’aliments en poudre et de sauces diverses et variées pour leur capacité à modifier la couleur, le goût, la fluidité, la texture ou la conservation des préparations, de façon évidemment très rentable (lire l’article « Nanotechnologies : tous cobayes de la nano-bouffe » et l’étude de Food & Water Watch).

 


- Publicité de la chaîne de supermarché PriceChopper pour les nanotechnologies sur des boîtes de céréales. -


L’influence de l’industrie agroalimentaire

Beaucoup d’argent a été dépensé de part et d’autre de l’Atlantique pour développer les nanomatériaux. Cela a été notamment le cas en France où le gouvernement a lancé en 2009 le plan Nano-Innov. « On perçoit à la lecture de la proposition de réglement l’influence de l’industrie de l’agroalimentaire »...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 


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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 18:12

 

Source : www.mediapart.fr

 

La hausse du chômage s'accélère

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

 

 

Le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité a augmenté de 0,7 % au mois d'octobre. Ils sont désormais 3,7 millions.

La hausse du chômage s’est accélérée au mois d’octobre dernier, avec 27 300 demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) supplémentaires sur la France entière, a indiqué jeudi 27 novembre le ministère du travail.

Le nombre de demandeurs d’emploi sans activité est désormais de 3,7 millions en incluant les DOM (3,4 millions en France métropolitaine), soit une hausse de 0,7 % sur un mois et de 5,1 % sur un an (+ 0,8 % et + 5,5 % en métropole). Il s’agit de la plus forte augmentation depuis le mois de février.

En incluant les chômeurs ayant eu une activité réduite durant le mois (catégories B et C), le nombre de personnes inscrites à Pôle emploi passe à 5,457 millions sur la France entière (5,154 millions en métropole).

« La hausse est plus limitée pour les jeunes et les plus âgés, montrant l’impact positif des politiques de l’emploi, notamment les 150 000 emplois d’avenir qui ont été signés ou les mesures en faveur des seniors », souligne cependant le ministère du travail dans son communiqué.

Conséquence de la dégradation constante du marché du travail, les chiffres du mois d’octobre montrent une forte progression des chômeurs de longue durée. Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits depuis plus d’un an a en effet augmenté de 0,9 % au mois d’octobre et de 9,4 % sur un an. L’ancienneté moyenne a elle augmenté de deux jours en un mois et est désormais de 536 jours.

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 18:06

 

Source : www.bastamag.net

 

 

Greenwashing

De Notre-Dame-des-Landes à Sivens : quand la compensation écologique institue un droit à détruire

par Maxime Combes 27 novembre 2014

 

 

 

 

Depuis la mort de Rémi Fraisse, le 26 octobre dernier, la construction du barrage du Testet est provisoirement suspendue. Parmi les aspects clés du dossier, la compensation écologique. Déplacement des espèces protégées, reconstitution de nouvelles zones humides : tout est possible si l’on en croit les promoteurs du projet. Or, pour de nombreuses instances, ces mesures sont jugées inadéquates, à l’instar de ce qui se joue aussi à Notre-Dame-des-Landes. Les pouvoirs publics entendent pourtant généraliser la compensation dans le cadre de la loi Biodiversité, en cours d’examen. Un « droit à détruire » pourrait ainsi être institué auquel s’opposent de plus en plus d’organisations et de citoyens.

En plus d’être des espèces protégées, qu’ont en commun le triton crêté, les lamproies de Planer, l’Agrion de Mercure et le flûteau nageant ? Ce sont toutes des espèces qui, parmi d’autres, sont au cœur des mesures de compensation écologique prévues lors de la construction du barrage de Sivens ou de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Ces nouvelles infrastructures, réalisées sur des terres agricoles, des bois et des zones humides génèrent une perte de biodiversité et la dégradation d’habitats naturels que les pouvoirs publics souhaitent désormais voir « compensés ».

Creuser des mares, planter des arbres, fabriquer des refuges pour espèces protégées, déplacer les espèces menacées fait désormais partie de l’appareillage technico-juridique dont doit se doter n’importe quel nouveau projet d’aménagement du territoire et de construction d’infrastructure (aéroports, autoroutes, lignes ferroviaires, zones commerciales, etc.). Si la compensation écologique est prévue par la loi relative à la protection de la nature de 1976 dans le cadre de la doctrine « Éviter, réduire, compenser », ce n’est que très récemment qu’elle n’a été mise en œuvre de manière plus systématique, notamment suite aux critiques croissantes auxquelles sont exposées la construction de ces nouvelles infrastructures.

Le barrage de Sivens, écologiquement exemplaire ?

Selon l’étude d’impact du projet de barrage de Sivens, la zone humide du Testet fait partie « des zones humides majeures du département du point de vue de la biodiversité », notamment en raison de la présence d’au moins 94 espèces animales protégées qui y trouvent un espace d’alimentation, de reproduction et de repos. Le Testet joue un rôle écologique vital dans les cycles biologiques. Mais pas d’inquiétude, le barrage de Sivens est « un projet environnemental exemplaire » selon la préfecture du Tarn puisque, après inventaire et analyse de l’état de conservation des espèces, « onze mesures compensatoires ont été mises à la charge du maître d’ouvrage afin de rétablir l’état de conservation de l’ensemble des espèces impactées » [1].

Ainsi les espèces protégées ou menacées comme les lamproies de Planer, l’Agrion de Mercure, ainsi que des amphibiens et des reptiles, doivent être déplacées afin d’assurer leur préservation. De plus, il est prévu que les habitats de ces espèces, notamment celles qui vivent spécifiquement dans des zones humides, soient maintenus. De deux manières : des zones humides boisées de trois hectares devaient être protégées en aval du projet, tandis que de nouvelles zones humides devaient être reconstituées pour une surface totale de 19,5 hectares, soit une fois et demi la surface de la zone ennoyée.

La zone humide du Testet inadéquatement compensée

Le Conseil scientifique régional du patrimoine naturel (CSRPN), ainsi que le Conseil national de protection de la nature (CNPN) par deux fois, ont pourtant émis des avis défavorables sur ces mesures de compensation jugeant qu’elles présentaient « un caractère hypothétique, voire inadéquat, notamment celles relatives à la restauration des zones humides ». Ainsi, les mesures de compensation des zones humides ennoyées prévues par le Conseil général du Tarn ne sont pas jugées adéquates : la surface qui doit être restaurée est insuffisante, tandis que son éparpillement sur neuf zones distinctes non reliées entre elles – en raison de la faible disponibilité de terrains dans la vallée – implique la dispersion des habitats des espèces protégées et la disparition de la seule zone humide de cette importance dans le département.

Le Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet considère que les mesures de compensation ne sont pas acceptables et que leur faiblesse constitue un argument suffisant pour stopper le projet de barrage. Avis partagé par Jacques Thomas, écologue et spécialiste reconnu des zones humides qui, après s’être rendu sur les lieux, considère que « l’ensemble de la mesure de réduction des impacts qu’a conditionné l’autorisation administrative des travaux est compromis » (Le Monde du 4 novembre). En effet, sur les trois hectares de zone humide qu’il était prévu de conserver en aval, plus de la moitié a déjà été détruite par les travaux (remblais, piste pour les engins, fossés creusés par les forces de l’ordre).

Un milieu artificiel vaut-il un milieu naturel ?

Ces critiques ne sont pas sans rappeler celles portant sur les mesures de compensation prévues en cas de construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (lire cet article de Basta !). Lors d’un patient et exhaustif travail d’analyse [2] des mesures de compensation prévues, le groupe des « décompenseurs en lutte » [3] a montré que les surfaces impactées par le projet sont sous-estimées, que les zones humides sont mal caractérisées et sous-évaluées, et que la biodiversité présente est également sous-évaluée puisque des espèces ont tout simplement été oubliées (y compris certaines espèces de mammifères, telle que la loutre d’Europe).

Par ailleurs, un écosystème est un système complexe fait d’innombrables et inextricables interactions entre les sols, les cycles biochimiques, les espèces qui l’habitent ou encore les fonctions écologiques qu’il assure. A Notre-Dame-des-Landes, la compensation envisagée par les aménageurs se fait à « la découpe » : parcelle par parcelle, espèce par espèce, fonction par fonction. Évaluée et quantifiée pour être comparée aux autres, chacune de ses tranches devient alors interchangeable, la perte de l’une pouvant être compensée par la restauration d’une autre. Ce qui relève, pour les décompenseurs en lutte, plus d’un « bricolage » que d’une « méthode scientifique ».

En raison des difficultés techniques inhérentes à l’intervention en milieu naturel – le déplacement d’espèces ne fonctionne pas nécessairement – et des approximations inévitables, les exemples de Notre-Dame-des-Landes et du Testet montrent à l’évidence l’impossibilité de compenser de façon adéquate des zones d’habitat naturel et de biodiversité détruites. Par exemple, si les pertes sont immédiates et définitives, les restaurations, à supposer qu’elles soient équivalentes, ne peuvent être que progressives. Bien souvent, elles ne sont même assurées que de façon temporaire. L’équivalence affichée par les promoteurs de la compensation entre des milieux naturels détruits et la reconstruction de milieux complètement artificiels est donc très discutable.

Le gouvernement veut généraliser la compensation

Pourtant, les pouvoirs publics entendent généraliser et diversifier la mise en œuvre des dispositifs de compensation. Ainsi, la loi Biodiversité [4] qui est en cours de lecture au Parlement pourrait créer des « obligations de compensation écologique ». Là où la doctrine de la loi de 1976 ne faisait que mentionner la possibilité de compensation sans en déterminer les contours, le projet de loi actuel l’instituerait en politique publique. Avec le risque qu’elle serve de dérivatif facile et généralisé aux étapes visant à éviter et/ou réduire les dégradations écologiques.

Si les conditions d’équivalence entre les dégradations écologiques et les mesures de compensation ne sont pas précisées par le projet de loi, les outils disponibles pour mener cette compensation sont eux nommément désignés. Le maître d’ouvrage pourra ainsi réaliser des actions de compensation écologique de sa propre initiative, sur son terrain ou le terrain d’autrui. Sinon, il pourra également recourir à un « opérateur de compensation », et/ou contribuer au financement d’une « réserve d’actifs naturels », lui permettant de se libérer de ces obligations en contribuant financièrement à ces opérations.

Vers des banques d’actifs biodiversité ?

Le projet de loi biodiversité pourrait donc créer en droit français ce que l’on appelle des banques d’actifs biodiversité. Là où les cas de Sivens et Notre-Dame-des-Landes relèvent d’une compensation par la demande – c’est l’aménageur qui génère et réalise ou fait réaliser la compensation – les banques d’actifs biodiversité permettent de développer une compensation par l’offre. Ces banques d’un nouveau genre mènent des projets de restauration de biodiversité qu’elles transforment ensuite en unité de biodiversité préservée ou restaurée. Ces banques génèrent donc des actifs biodiversité avant même que la dégradation écologique de l’aménagement n’apparaisse. Pour justifier leurs projets devant les pouvoirs publics, les aménageurs n’ont plus qu’à faire appel à ces banques d’actifs constituées ex ante et leur acheter quelques actifs biodiversité.

L’introduction des « réserves d’actifs naturels », par voie d’amendement gouvernemental en première lecture à l’Assemblée nationale, est le fruit de l’intense lobbying politique mené par la CDC biodiversité, filiale de la Caisse des dépôts et consignations. La CDC biodiversité est à ce jour le seul opérateur autorisé d’une réserve d’actifs naturels en France qui puisse servir de banque de compensation. Cette banque d’actifs naturels se trouve dans la plaine de la Crau, zone de steppe semi-aride dans les Bouches du Rhône, à proximité de zones protégées. Unique interlocuteur du gouvernement sur le sujet, la CDC biodiversité, et son directeur Laurent Piermont, expriment régulièrement leur fierté d’avoir été les premiers à investir dans une telle réserve d’actifs naturels et d’œuvrer à leur reconnaissance et leur promotion dans le droit français.

Vers l’institution d’un droit à détruire

De son côté, la Commission européenne promeut la compensation écologique à travers l’initiative « No net loss » (Pas de perte nette), selon laquelle il serait possible de compenser sans avoir aucune perte nette, voire même en ayant un gain net de biodiversité, de nature. Après avoir mené une consultation publique cet été (lire cet article de Basta !), la Commission devrait engager une révision de la directive Habitat avec la volonté de déployer ces mécanismes à l’échelle de toute l’Union, et ce dès les prochaines années. Pour la Commission européenne, et pour les gouvernements européens les plus en avance sur le sujet, comme le Royaume-Uni, la mise en œuvre de ces mécanismes de compensation écologique sont jugés essentiels, notamment dans l’optique de pouvoir poursuivre la construction de nouvelles infrastructures.

La compensation écologique institue donc une double promesse. La promesse de remplacer ce qui est détruit à un endroit par un bout de nature restaurée par l’activité humaine à un autre endroit. Et la promesse de pouvoir poursuivre la construction de nouvelles infrastructures, tout en préservant l’environnement. Pour plus d’une centaine d’organisations du monde entier ayant signé une déclaration « Non à la compensation biodiversité » [5], de tels dispositifs instituent dès lors un véritable droit à détruire : plutôt que d’être déclarée illégale ou contraire à la protection de l’environnement, la construction de nouvelles infrastructures source de perte de biodiversité pourrait ainsi être encouragée.

Maxime Combes

 

Notes

[1Voir ici.

[2Voir ici.

[3Ce groupe est constitué de naturalistes en lutte, d’occupantEs de la ZAD, de membres d’Attac et de Bretagne Vivante, et de citoyennes concernées.

[4Présentée en Conseil des ministres le 26 mars, la loi a été discutée en commission du développement durable fin juin : voir ici.

[5Voir ici.


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Source : www.bastamag.net

 

 

 

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 17:37

 

 

Source : www.lexpress.fr

 

 

Toulouse va-t-elle vendre son aéroport à des Chinois installés aux Iles Vierges?

Par Sébastien Pommier publié le 26/11/2014 à  15:05

 

 

 

En pôle-position pour racheter 49,9% de l'aéroport Toulouse-Blagnac, un attelage sino-canadien suscite de nombreuses questions. Comme celle de l'origine d'une partie de ses fonds. 

 

Le premier Airbus A380 de la compagnie China Southern Airlines décollant de l'aéroport Toulouse-Blagnac Airport le 14 octobre 2011.

REUTERS/Jean-Philippe Arles

Faut-il vendre forcément au plus offrant? C'est à cette épineuse question que le gouvernement doit répondre à l'occasion de la privatisation partielle de l'aéroport Toulouse-Blagnac. Car si trois offres se retrouvent en concurrence pour racheter 49,9% de l'aéroport, qui accueille plus de 7,5 millions de passages pour un chiffre d'affaires annuel de 117 millions d'euros, l'une d'elles fait polémique. A tel point que les collectivités actionnaires ont récemment demandé un délai supplémentaire pour les examiner. 

Face aux candidatures d'Aéroports de Paris (ADP), et de Vinci, se dresse en effet un conglomérat d'investisseurs chinois associés au groupe de logistique canadien SNC Lavalin (16 000 salariés). Or ce dernier serait l'auteur de l'offre la plus généreuse, selon différents acteurs du dossier. Soit un montant tournant autour de 300 millions d'euros. En misant sur un fort développement tant du tourisme chinois que de la clientèle d'affaires, les porteurs du projet affirment pouvoir plus que doubler le nombre de passagers à 18 millions par an d'ici 2030!  

Paradis fiscaux

Seulement, depuis la révélation de la position de leader de l'offre canado-chinoise, une rumeur court le long de la Garonne à propos du profil de ces investisseurs. En premier lieu, SNC Lavalin suscite des interrogations car la société a souvent été mêlée à des scandales de corruption (dernièrement un contrat pour la construction d'un hôpital à Montréal). La Banque mondiale a d'ailleurs été confrontée à une "faute professionnelle" du groupe canadien et décidé l'année dernière de le radier ainsi que ses filiales de toute participation à ses projets pendant une durée 10 ans. Soit "la plus longue période d'exclusion jamais fixée" indique la Banque mondiale 

Partenaires de SNC Lavalin pour le rachat de l'aéroport toulousain, deux fonds chinois soulèvent aussi des interrogations. D'après nos informations, aux côtés de Shandong High Speed Group, Friedmann Pacific Investment Group (FPIG), créé et installé à Hong-Kong, disposerait en réalité d'une holding, Capella Capital Ltd, immatriculée aux Iles Vierges et détenue par le président de FPIG, Mike Poon et son épouse. Diplômé de l'université de Hong-Kong, spécialiste des fusions-acquisitions sur la bourse locale, Monsieur Poon disposerait également d'une participation directe dans la China Aircraft Leasing Company (CALC), entreprise enregistrée, elle, aux Iles Caïmans et qui loue des avions à des compagnies aériennes.  

Silence radio du gouvernement

Cette société est toutefois loin d'être une inconnue dans la région. Le 25 août dernier, c'est en effet le même Mike Poon qui a apposé son nom au bas d'un accord conclu entre CALC et Airbus, annonçant la location de quatre A320 à la compagnie Changdu Airlines et de deux autres à Sichuan Airlines. Mais cette transaction pourrait n'être qu'un apéritif aux ambitions dévorantes du groupe chinois. Selon Le Figaro du 31 octobre dernier, Airbus a en effet entamé des négociations avec CALC pour la vente d'une centaine d'A320, "soit une commande potentielle de neuf à onze milliards de dollars" selon le quotidien. Autrement dit, le groupe chinois n'est pas le premier venu financièrement. 

Reste que l'idée de céder le 6e aéroport français à des fonds, domiciliés en partie dans des paradis fiscaux, pose évidemment des questions (morales, politiques) auxquelles les acteurs locaux évitent de répondre publiquement. Que ce soit la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI, actionnaire à hauteur de 25%), Toulouse Métropole, le département de Haute-Garonne et la Région Midi-Pyrénées (5% chacun), tous ont signé des accords de confidentialité pour accéder au dossier. S'ils "se parlent" comme le confirme une source proche du président de la Région, Martin Malvy (PS), ils ne sont pas tenus à une position commune, "juste à une analyse". Et les avis pourraient diverger, notamment entre la mairie de Toulouse et la Région.  

A cette équation complexe s'ajoute aussi l'avis d'Air France qui "est à prendre en compte", indique à L'Express une source proche du dossier. "Alors qu'Air France ne va pas bien, la perspective d'un hub chinois pose problème à la compagnie". Au final, ce sera toutefois bien au gouvernement de trancher. Même s'il se garde bien, jusqu'à présent, de commenter le dossier.  

 

 

 

Source : www.lexpress.fr

 

 

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 17:24

 

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

Seuils sociaux

Dialogue social : pourquoi le Medef ne veut pas entendre parler du modèle allemand

par Ivan du Roy, Rachel Knaebel 27 novembre 2014

 

 

 

 

En France, syndicats et patronat tentent de discuter d’une réforme de la représentation des salariés dans les entreprises. Le Medef vient de soumettre ses revendications : une vision caricaturale du dialogue social, qui relèvera en grande partie du bon vouloir de l’employeur. Le ministre du Travail François Rebsamen avait même proposé avant l’été de suspendre les obligations des employeurs en la matière. Bizarrement, le modèle allemand, brandi à l’envi sur d’autres sujets, est sur cette question totalement ignoré. Et pour cause : les salariés y ont un pouvoir bien plus grand qu’en France. Même si tout n’y est pas rose.

Tout a commencé par une convocation de leur supérieur hiérarchique. Michael Hellriegel et ses collègues élus au comité d’entreprise du site Siemens de Leipzig entrent dans le bureau de leur chef. Il leur annonce la mauvaise nouvelle : Siemens veut délocaliser leur usine qui fabrique des composants de haute-technologie pour des machines-outils. Les trois-quarts des 430 emplois du site seront supprimés. Nous sommes en mars 2013.

Immédiatement, Michael et les huit autres délégués du personnel de l’usine planchent sur un plan alternatif pour sauver le maximum d’emplois. Ils font appel à une société de conseil aux entreprises proche des syndicats, payée par l’employeur, et organisent des ateliers avec le reste des employés. Ils reçoivent vite le soutien du puissant syndicat IG Metall, des élus locaux et d’un ancien directeur retraité. Quatre mois plus tard, leur plan est là. « Nous l’avons discuté pendant deux jours avec la direction », se souvient le délégué. Direction qui accepte finalement le projet du comité d’entreprise !

Un plan de sauvetage imposé par les salariés

Plus de 300 emplois sont maintenus. Les délégués obtiennent l’installation d’un nouvelle chaîne de production dans le domaine des batteries pour les énergies renouvelables, un secteur d’avenir. Et ce sans baisse de salaire. « Nous avons juste accepté de renoncer aux primes de Noël et de congés, mais seulement tant que les résultats sont négatifs », précise Michael Hellriegel. À travers cette concession, ils parviennent en fait à avoir un droit de regard sur les comptes du site. Or, pour l’année 2014 déjà, les chiffres sont de nouveaux au vert. Les primes seront payées.

Des délégués du personnel qui font passer leur propre plan de sauvetage auprès de la direction tout en obtenant un droit de regard sur les résultats de leur usine… Difficile d’imaginer cela en France ! Les comités d’entreprise doivent mener des batailles judiciaires incessantes pour, en cas de plans de restructuration, faire respecter le droit d’information ou tenter de faire annuler des dispositions illégales. Et derrière la volonté du patronat français de réformer « l’efficacité du dialogue social » se cache une tentative de le réduire à sa portion congrue et d’en faire un simple « levier de compétitivité », comme le démontre les propositions transmises par le Medef ce 21 novembre aux syndicats.

En France, des patrons contre la culture de la négociation

En France, les employeurs doivent organiser l’élection de délégués du personnel à partir de dix salariés, mettre en place un comité d’entreprise et un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) à partir de 50. Or, en mai dernier, le ministre du Travail François Rebsamen a proposé de geler pendant trois ans les obligations légales liées au franchissement des seuils de 10, 20 ou 50 salariés pour les entreprises qui embauchent (voir notre article). Un ballon d’essai évidemment bien accueilli par la principale voix patronale, le Medef. Celui-ci propose désormais de réunir ces instances au sein d’un « conseil d’entreprise » dont la plupart des prérogatives et des interventions ne seraient plus fixées par la loi mais dépendraient de la permission... de l’employeur lui-même !

Bizarrement, sur le sujet, ni le patronat ni le gouvernement n’évoquent le fameux « modèle allemand », pourtant si apprécié quand il s’agit de précariser le travail à coup de « mini job » ou de remettre en cause l’assurance chômage. Pourquoi les « seuils sociaux » et le système allemand de représentation des salariés leur font-ils si peur ? Les représentants du personnel y disposent de pouvoirs bien plus larges qu’en France. Une loi dédiée définit depuis l’après-guerre les droits des représentants des salariés, sur 47 pages et plus de cent articles.

Des délégués du personnel à partir de cinq salariés

Première différence : en Allemagne, les représentants du personnel existent de droit au sein d’une entreprise à partir de cinq salariés (contre dix ici). Au contraire de la France, « il n’y a toutefois pas d’obligation pour l’employeur d’organiser des élections. L’initiative doit venir des employés. Mais l’entreprise ne peut pas s’y opposer », précise Ingrid Artus, sociologue du travail à l’université allemande d’Erlangen, qui connaît bien les deux pays. La grande majorité des salariés allemands peuvent ainsi élire des représentants, qui forment un Betriebsrat, un comité d’entreprise (le terme peut aussi se traduire par “comité d’établissement”).

Ces comités assure à la fois les fonctions de délégués du personnel et de délégués syndicaux. Même si ses membres ne sont pas forcément adhérents à un syndicat. Pour les grandes entreprises, comme Siemens, les salariés ont un comité pour le siège et d’autres pour chaque implantation. Renouvelés tous les quatre ans, les comités d’entreprise disposent de droits d’information sur la situation de l’entreprise et d’un droit de consultation sur certains points, comme les embauches et les licenciements. Le comité d’entreprise doit ainsi être entendu avant tout licenciement. Et il peut le contester. Un licenciement sans son audition préalable est réputé nul.

Un droit de veto sur des sujets cruciaux

Encore mieux : les délégués ont aussi un véritable droit de codécision sur plusieurs sujets cruciaux, comme la santé et la sécurité des salariés, l’aménagement du temps de travail et des horaires, les modes de rémunération ou les méthodes d’évaluation des performances des salariés. Codécision, cela signifie que l’employeur ne peut décider sans le comité d’entreprise. En cas de désaccord, un organisme d’arbitrage – sorte de tribunal prud’hommal – tranche. « Un comité d’entreprise peut refuser les heures supplémentaire. C’est souvent un moyen de pression pour négocier sur d’autres points », explique la sociologue. En France, le rôle des comités d’entreprise est principalement consultatif, même s’il détient un pouvoir d’alerte.

Dans les propositions du Medef, pas question de codécision : les thèmes et les modalités du dialogue social devraient être choisis avec l’accord de l’employeur ! Les Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) redeviendraient par exemple de simples "commissions" du Conseil d’entreprise, ce qu’ils étaient avant les lois Auroux de 1982, et de surcroit facultatifs. Dans un contexte où les pathologies liées au travail explosent (lire notre article), où les cancers professionnels se multiplient, ce n’est pas là véritablement œuvrer au renforcement du dialogue social et de la prévention des risques du travail !

En Allemagne, les droits de base des délégués du personnel sont les mêmes pour une entreprise de cinq ou de 1000 salariés. Stephan, 25 ans, a par exemple créé il y a trois ans un comité d’entreprise dans le cinéma multiplexe où il travaille, à Leipzig. Son entreprise compte alors 26 employés seulement. « Nous avions des problèmes avec l’employeur au niveau des conditions et des horaires de travail. Tout était décidé de manière très arbitraire. » À peine élus, le jeune homme et les deux autres délégués obtiennent des améliorations sur l’organisation du temps de travail, même face à un patron qui se refuse d’abord à négocier. « Sur les sujets sur lesquels le comité d’entreprise a un droit de codécision, s’il n’y a pas d’accord avec l’employeur, on fait appel à un comité d’arbitrage », explique Stefan Lücking, économiste à la fondation Hans-Böckler de Düsseldorf, proche des syndicats.

Des représentants de salariés surveillent les patrons

Le nombre de délégués dans les comités d’entreprise allemands augmente ensuite avec la taille de l’entreprise : un jusqu’à 10 employés, 5 à partir de 50, 9 à partir de 200, dont un qui exerce la fonction de représentant du personnel à temps plein. À partir de 100 employés, une commission économique vient s’ajouter au comité d’entreprise. Comme lui, elle doit se réunir avec l’employeur tous les mois. Elle traite de la situation de l’entreprise : production, commandes, projets d’investissement, de rationalisation, méthodes de fabrication, nouvelles organisations du travail… Mais cet organe ne donne pas un droit de regard sur les résultats de l’entreprise.

En revanche, dans les très grandes entreprises, les représentants du personnel occupent une place importante, et bien plus forte qu’en France, dans les instances dirigeantes des sociétés. En Allemagne, ces grandes entreprises sont dotées d’un double organe de gouvernance : un directoire d’un côté et un conseil de surveillance de l’autre. Dans les conseils de surveillance des entreprises de plus de 500 salariés, un tiers des membres sont des représentants du personnel, délégués ou syndicalistes extérieurs. À partir de 2000 salariés, la moitié des sièges du conseil de surveillance est réservée aux salariés !

Cette représentation n’a rien à voir avec un quelconque statut de salariés actionnaires. Être employé suffit pour avoir voix au chapitre dans la direction des entreprises. Sur les vingt membres du conseil de surveillance de Siemens, dix sont des représentants des salariés. En comparaison, le français Alstom, concurrent de Siemens, compte quatorze administrateurs, dont... aucun représentant de salariés. Dans les propositions du Medef, pas question de faciliter un tel niveau paritaire de représentation.

La face noire de la codécision à l’allemande

Tout n’est pourtant pas rose pour les salariés d’outre-Rhin. Même si les comités d’entreprise existent de droit dès cinq salariés, seulement 39% des salariés du pays sont dans les faits représentés par des délégués [1]. Dans les entreprises de moins de 10 salariés, le taux tombe à 10% [2]. Pire, les employeurs allemands se sont depuis quelques années fait une spécialité de tenter d’empêcher les comités d’entreprise d’exercer leurs droits [3].

« En Allemagne, le patronat ne remet pas directement en cause les principes de représentation du personnel comme c’est le cas en France. Mais ce qui a augmenté, c’est ce qu’on appelle l’“union-bashing”, avec des cabinets d’avocats spécialisés qui aident les employeurs à empêcher la constitution de comités d’entreprise », précise Ingrid Artus. « Quand nous avons lancé les premières élections d’un CE dans l’entreprise en 2006, la direction a tenté de monter les autres salariés contre nous en disant que nous étions manipulés par les syndicats », témoigne aussi Eberhard Schick, délégué du comité d’entreprise du développeur de logiciels SAP, qui emploie plus de 66 000 personnes dans le monde. Jusqu’en 2006, c’était la seule entreprise du Dax, l’équivalent allemand du CAC 40, à ne pas avoir de comité d’entreprise. « Depuis la constitution du CE, nous avons obtenu un système de rémunération plus transparent. Et au moment du plan de licenciement de 2009, cela a aidé à obtenir de bonnes indemnités. Sans comité d’entreprise, les licenciements sont beaucoup plus faciles pour la direction. » D’une frontière à l’autre, les pratiques patronales finissent toujours par se ressembler.

Le Medef ne veut pas de compromis

Car il existe une autre contrepartie en Allemagne : en échange de ces pouvoirs importants, les délégués du personnel n’ont pas le droit d’appeler à la grève. « En Allemagne, le droit de grève est plus faible qu’en France. Seuls les syndicalistes peuvent appeler à faire grève et uniquement dans le cas d’une négociation collective », explique Ingrid Artus. « La culture d’entreprise est ici plus orientée vers le compromis. »

De notre côté du Rhin, il est peu probable que les tentatives du Medef pour affaiblir encore un peu plus les instances de représentation des salariés ne joue dans le sens d’une pacification des relations. Quand on explique, comme le fait le Medef, que le dialogue social doit seulement « permettre aux salariés de mieux saisir la stratégie de l’entreprise, en quoi leur travail y participe et les perspectives qu’il ouvre » – traduction : les salariés doivent mieux comprendre les contraintes qui pèsent sur les dirigeants et les actionnaires afin de mieux en accepter les conséquences –, on est encore très loin d’une culture de l’écoute et de la négociation.

Rachel Knaebel et Ivan du Roy

Photo : CC François Van Zon (tee-shirt du Medef lors de son université d’été de 2010, fabriqué en Turquie)

 

 

Notes

[143% à l’Ouest, 35% à l’Est.

[2Mais il est de 90% pour les entreprises de plus de 500 employés.

[3Voir sur le sujet cette étude de la fondation du syndicat IG Metall Otto-Brenner.

 

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Source : www.bastamag.net

 

 

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