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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 16:08

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

 

Banques

« Le système financier est comme une centrale nucléaire mal contrôlée »

par Agnès Rousseaux 17 novembre 2014

 

 

 

 

Les conditions sont aujourd’hui réunies pour qu’éclate une nouvelle crise financière. Tel est le constat que dresse Jean-Michel Naulot, banquier d’affaires pendant 37 ans et ancien responsable de l’Autorité des marchés financiers (AMF), le gendarme de la Bourse. La situation se dégrade, les banques ne financent plus comme elles le devraient l’économie. Les leçons de la crise de 2008 n’ont pas été tirées. Et les responsables politiques, réunis pour le sommet du G20 ce week-end, préfèrent semblent-ils regarder ailleurs. « Les gouvernements ont très peur, ils sont tétanisés par l’influence des marchés », analyse l’ex-banquier. Réguler la finance est pourtant à notre portée. Voici quelques pistes d’action concrètes. Entretien.

Basta ! : Une nouvelle crise financière est-elle possible, à brève échéance ?

Jean-Michel Naulot [1] : Il est très difficile de savoir quand une crise va éclater. Mais les foyers de crise financière ne sont pas éteints, il peut y avoir de nouvelles répliques très vite. Comme en 2007, ou en 1929, les conditions d’une nouvelle crise systémique sont aujourd’hui réunies : une grande abondance de liquidités, déconnectée des besoins de l’économie réelle, une insuffisance de l’encadrement de la finance, et des niveaux de dette publique et privée très élevés. Si une crise éclate demain, nous ne pourrons pas faire plus que ce qui a déjà été fait, au niveau de la politique monétaire [2]. C’est très inquiétant. Les marges de manœuvre se sont aussi réduites en ce qui concerne la politique budgétaire. Car à chaque crise financière, la dette publique fait un bond spectaculaire, réduisant un peu plus les capacités d’action des gouvernements.

Vous comparez la situation actuelle de la finance à une dangereuse centrale nucléaire...

Je trouve ce terme assez parlant : nous sommes face à une centrale nucléaire mal contrôlée. Elle brasse des capitaux absolument considérables, utilise des produits parfois dangereux, des matières fissiles. Et toute une partie de cette « centrale nucléaire », de ces capitaux, est gérée dans des lieux sans aucune transparence. C’est la finance de l’ombre : cela représente un quart, probablement le tiers, de la finance mondiale.

Une crise de cette centrale nucléaire financière aura des conséquences immédiates sur l’économie réelle. La crise de 1987 en a eu peu, celle de la bulle Internet au début des années 2000, beaucoup plus. En 2007-2008, les conséquences sont apparues dès le lendemain de la faillite de la banque Lehman Brothers. La principale conséquence : l’augmentation de la dette publique. Les chiffres sont extrêmement clairs, il suffit de regarder l’évolution de la dette française depuis 20 ans ! Depuis 2007, nous sommes passés en France de 64 % à 99 % de dette par rapport au PIB [3]. Cette dette augmente peut-être un peu parce qu’on ne gère pas avec assez de rigueur toutes les dépenses publiques, c’est possible. Mais la dette publique est principalement liée à la crise financière. Pourtant, chose incompréhensible, face à cette augmentation de la dette, il y a une quasi-unanimité pour dire qu’il faut mener des politiques d’austérité ! Je suis plutôt dans le camp de la rigueur, mais je trouve le système de dévaluation interne, dans lequel nous sommes, complètement absurde. La priorité devrait être de réduire le poids de la sphère financière. Nous n’avons pas fait ce qu’il fallait.

Tout le monde insiste désormais sur la « crise de la dette publique »...

Au printemps 2010, l’euro a failli éclater. Cela aurait été dramatique, parce que toutes les banques avaient à l’époque des positions considérables sur les dettes souveraines intra-européennes. Notamment parce qu’elles considéraient que posséder des obligations de dette grecque ou des obligations de dette allemande revenait au même. Les chefs de gouvernement, tout comme les banques, n’avaient absolument pas envisagé jusque-là que l’on pouvait avoir une crise de la monnaie unique. C’est à partir de ce moment qu’ils ont décrété que la crise de l’euro était une crise de la dette publique. En fait, partout – à part en Grèce – le problème est la crise de la dette privée. Les crises éclatent d’ailleurs souvent à cause de la dette privée (par exemple les bulles immobilières, le niveau d’endettement des ménages, ou les subprimes, ndlr) – et non pas de la dette publique ! Mais à partir de 2010, toutes les déclarations politiques allaient dans le même sens : « Il faut réduire la dette publique ».

Les crises financières se multiplient depuis 20 ans. Nous sommes en crise quasi permanente. Cela crée une sorte d’habitude. Sommes-nous anesthésiés ?

Pour analyser la crise, il faut prendre un peu de recul… En ce qui me concerne, cela fait plus de 20 ans que je vois monter le danger. En 1995, j’ai publié un texte dans Le Figaro, pour alerter sur le fait que nous étions en train de créer un « gigantesque casino mondial de la finance ». Mais les dysfonctionnements de l’époque étaient en réalité minimes par rapport à ce que l’on vit aujourd’hui !

La situation est assez terrifiante, et nos dirigeants politiques évitent de se poser des questions. Ils se sont habitués à ces situations complètement extravagantes. Jusqu’à la réunion du G20 de Londres, en avril 2009, j’étais convaincu que nous allions revivre la crise financière des années 1930. Puis nous avons eu le sentiment qu’une nouvelle gouvernance mondiale était possible : le communiqué du G20 était bien rédigé, il avait l’air tellement sincère... Et pourtant nous sommes passés à autre chose, nous avons oublié tout ça. Cela me fait enrager. D’autant qu’on imagine bien les réactions face à de nouvelles crises : les dirigeants politiques diront que les financiers n’ont rien compris, que c’est absolument scandaleux... Mais si une nouvelle crise survient, ce seront eux les responsables ! Car la centrale nucléaire, on peut la maîtriser. On peut la neutraliser. Et sans perturber les marchés.

Si on parvient à reprendre le contrôle de cette « centrale nucléaire », il y a forcément des gens qui perdront de l’argent, ce n’est pas un jeu à sommes nulles...

Bien sûr. Quand vous faites un texte réglementaire au niveau national ou européen, vous avez toujours une étude d’impact. Il y a plusieurs manières de la lire : ou bien vous essayez de voir si vous n’avez pas fait d’erreurs, si vous n’êtes pas en train de faire une bêtise, ou bien vous vous demandez si cela va réduire le business. Si votre contrainte est « il ne faut surtout pas réduire le business » (les banquiers utilisent le terme passe-partout de « liquidité »), si vous ne voulez pas toucher au volume d’affaires, alors vous êtes sûrs de ne pas faire de réforme !

Un exemple ? Pour réguler les hedge funds, on aurait pu limiter leur « effet de levier », c’est-à-dire le montant des actifs que peuvent détenir ces fonds, par rapport à leurs fonds propres. Ce ratio pourrait être limité à 5. Actuellement, 12 % des hedge funds britanniques – gérés à Londres mais domiciliés la plupart du temps dans des paradis fiscaux – ont des effets de levier supérieurs à 50 ! Conséquence : en mars 2008, un modeste hedge fund avec un effet de levier de 31, Carlyle Capital (qui gérait 670 millions de dollars), a entrainé dans sa chute la banque d’investissement américaine Bear Stearns, car il avait emprunté 21 milliards de dollars ! Réduire cet effet de levier, et donc l’impact de ces fonds spéculatifs, serait une mesure très simple. Cela tient en quelques lignes ! Au départ, les hedge funds avaient, comme leur nom l’indique, un objectif de « couverture », en réponse à la volatilité des marchés, ce qui n’était pas idiot. Aujourd’hui, dans 9 cas sur 10, leur objectif est au contraire de prendre des positions très spéculatives, grâce à cet effet de levier. Pour chaque « innovation financière », il faut se demander si cela a une quelconque utilité économique, voire sociale.

Réguler, cela veut donc dire « réduire le business » ?

En 2007-2008, 90 % des produits dérivés étaient échangés sur les marchés de gré-à-gré, donc non réglementés. On a décidé de faire passer les « dérivés liquides » par des chambres de compensation, pour pouvoir les encadrer [4]. C’est un chantier extrêmement lourd. Cela ne va concerner que 40 % des produits dérivés : toutes les opérations de change vont rester en dehors de ce système, tout comme les dérivés de matières premières, les produits « non liquides », ce qui permet de « maintenir le business ». On aurait pu avoir une autre approche, en interdisant tout produit financier qui ne passerait pas par des chambres de compensation. Ou choisir une approche intermédiaire, en autorisant les échanges de gré-à-gré pour les produits dérivés traités avec les entreprises par exemple. Car 92 % des produits dérivés aujourd’hui sont traités entre acteurs financiers ! C’est-à-dire entre des « asset managers », des banques et des hedge funds. Si on veut rétablir l’équilibre entre l’économie réelle et la finance, il va falloir réduire ce business ! Et le marché ne va pas pour autant s’effondrer. Au contraire, il sera beaucoup plus résilient, comme dans le passé. Jusque dans les années 1970-1980, l’économie était parfaitement financée. Et le système était beaucoup moins fragile.

Les banques ne financent-elles plus l’économie comme elles le devraient ?

L’allocation des ressources, c’est-à-dire la distribution du crédit, est liée à un système mis au point par le comité de Bâle, ce groupe d’experts contrôlé par les banques centrales, qui fixe les normes en la matière. Les responsables politiques ne s’intéressent pas du tout à cette question, qui est pourtant centrale ! En juin 2004, une grande réunion du comité de Bâle a instauré le système de la « pondération des risques », pour mieux contrôler le niveau de crédits que les banques ont le droit d’accorder. C’est une vraie révolution dans la distribution du crédit, dans l’allocation des ressources financières. Les mécanismes généraux sont assez simples à comprendre, mais cela est complètement opaque : j’appelle cela la boîte noire.

Au début des années 2000, quand une banque prête 100 millions d’euros, elle déclare 100 millions d’euros dans son bilan. Depuis ces accords de Bâle en 2004, lorsqu’une banque prête 100 millions d’euros à une multinationale très bien notée, elle va inscrire 12 ou 15 millions dans son bilan. Si elle les prête à une multinationale moins bien notée mais qui est dans le CAC 40, elle inscrira 60 ou 75 millions. Si c’est une PME, c’est encore plus. Il ne faut pas oublier que les banques créent de la monnaie, et qu’elles distribuent plus ou moins de crédits en fonction du montant de fonds propres qu’elles sont capables de mobiliser. Ce système de pondération a donc un impact important sur les sommes que la banque peut prêter. Et la banque a tendance à attribuer le prêt à l’entreprise la mieux notée. C’est d’ailleurs à ce moment que les agences de notation ont pris autant d’importance.

Qu’est-ce que cela change concrètement ?

Cela créé des distorsions : une demande de crédit de la part d’un hedge fund bien coté par exemple va passer devant toutes les autres ! Les banques s’arrachent les dossiers des multinationales, mais pour les PME, c’est assez différent ! Cela peut ressembler à un rationnement du crédit pour les petites entreprises, puisque d’autres sont prioritaires. C’est un mécanisme inéquitable pour l’allocation des ressources.

Par ailleurs, ce n’est plus le régulateur qui fixe la pondération des risques, mais chaque banque qui utilise son propre système de calcul ! Ce qui donne des écarts très importants entre banques dans la manière dont elles calculent l’impact des crédits dans leur bilan. Ce mécanisme a fragilisé l’ensemble du système financier mondial – contrairement aux déclarations solennelles du président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, quand il a présenté le système en 2004. A partir du moment où on pondère les risques, les banques comptabilisent dans leurs fonds propres deux à trois fois moins de crédits qu’auparavant.

Quelles sont les conséquences ?

Ce système est très largement responsable de la dernière crise. On a déclenché une création monétaire formidable, très excessive. Et où vont ces liquidités ? Dans les actifs financiers. Une partie de la financiarisation des années 2000 s’explique par ce mécanisme. Et cela n’a pas du tout été corrigé depuis. On a durci les normes, les exigences de fonds propres pour les banques mais la « boîte noire » elle-même, qui a pourtant quelque chose d’infernal, n’a pas été modifiée !

Que proposez-vous ?

Il faut revenir à un système standard, où c’est le régulateur qui définit toutes les normes. Il faudrait des critères simples, et également une pondération extrêmement resserrée, beaucoup moins discriminante. Avant la crise, il y avait une surenchère dans les objectifs de rentabilité des banques (c’est-à-dire le taux de profit comparé aux fonds propres de la banque). On se fixait des niveaux de 15 à 20 % ! C’est complètement fou. Et pousse-au-crime : cela incite à prendre des risques, à choisir les opérations les plus rentables immédiatement, donc souvent les plus risquées. C’était une période folle. Les banques sont redevenues plus raisonnables. 99 % des gens qui y travaillent font leur métier très consciencieusement. Il est très rare que la ligne jaune soit franchie. Mais quand cette ligne jaune est très très loin, quand les activités sont complètement déréglementées, difficile de résister à la tentation...

Pourquoi n’avons-nous pas réussi à encadrer davantage la finance ? Est-ce à cause du poids du lobby financier ?

Paul Volcker, ancien directeur de la Banque centrale américaine, a rédigé un texte de 30 pages pour interdire les activités spéculatives des banques. Quand ce texte a été adopté par le congrès américain, il faisait 298 pages ! La seule raison de cette augmentation, c’est le travail des lobbys, explique-t-il. Des lobbys qui viennent ensuite se plaindre que les textes sont inapplicables ! Ce qui me hérisse, c’est qu’on pense qu’à chaque fois qu’on signe un texte, on croit avoir fait une réforme. Souvent plus le texte est long, plus on passe à côté de la réforme.

Les banques et acteurs financiers jouent leur rôle : ils défendent leurs intérêts. Le problème, c’est que le pouvoir politique accepte cette influence. C’est très grave : ce qui est en jeu, c’est la sauvegarde de la démocratie. Pour le vote de la Loi bancaire de 2012 en France, la ficelle était vraiment très grosse : le Commissaire européen Michel Barnier avait déclaré depuis longtemps qu’il ferait une réforme. Le gouvernement français a cherché à le prendre de vitesse, à préempter les décisions européennes, dans l’espoir que Bruxelles renonce. Un moyen de bloquer une régulation plus importante.

Nos gouvernements sont-ils sous influence des banques, « capturés » par l’industrie financière ?

Cette « capture » est une réalité. Dès qu’on envisage de prendre une décision qui ne va pas plaire aux marchés, on craint que les capitaux ne fichent le camp. Il est difficile de faire la part des choses entre l’incompétence du monde politique et sa part de duplicité ou de complicité. C’est un mélange : les chefs de gouvernement ont peur des marchés et pensent qu’ils n’ont pas de marge de manœuvre. Ils naviguent à vue. Et cela devient de la duplicité quand ils font semblant de ne pas comprendre, pour mieux défendre leur industrie financière nationale, en occultant les risques, ce qui est très grave. Et dans certains cas, ce sont des mensonges.

L’autorité politique devrait consacrer du temps à comprendre ce qui se passe dans la finance. Ce n’est pas très difficile. Michel Barnier par exemple ne connaissait que très peu ce secteur avant de prendre ses fonctions en tant que Commissaire européen. En quelques mois il a parfaitement compris où étaient les enjeux. Mais les gouvernements ont très peur. Ils sont tétanisés par l’influence des marchés. Barack Obama avait vraiment envie de changer les choses, mais il a renoncé au bout d’un an de mandat. C’est une dictature des marchés : la finance a pris une place complètement phénoménale par rapport à l’économie réelle, depuis 20 ans. Cela ne veut pas dire qu’il faut rester inerte !

Les gouvernements défendent systématiquement les intérêts de leurs places financières, de leur industrie bancaire, même lorsqu’il y a un risque pour l’ensemble du système financier. Cela me choque profondément. En quatre ans de réglementation européenne, je n’ai pas observé une seule fois où le Conseil des ministres (représentant les États-membres) ait durci une disposition réglementaire, par rapport au texte initial de la Commission européenne. C’est ahurissant que le nouveau Commissaire aux marchés financiers soit un Anglais... qui a été lui-même lobbyiste. C’est comme si on demandait au diable de dire la messe !

Vous êtes plutôt pessimiste ?

Je suis très inquiet. Un exemple : le trading à haute fréquence (THF), qui représente 50 % des transactions sur les marchés. L’Autorité des marchés financiers (AMF) a évalué que 90 % de ces transactions sont annulées immédiatement après avoir été passées. Elles ne servent qu’à intoxiquer le marché, à tester les stratégies des autres acteurs. Après des années de discussions, rien n’a été fait. Or on sait qu’une poignée de mesures pourraient mettre un frein cela. Par exemple en introduisant un ratio entre les ordres annulés et les ordres passés, ou un délai de latence. La Commission européenne voulait modifier les « pas de cotation » [5] : au lieu d’avoir trois chiffres après la virgule, vous en avez 2, ce qui réduit la spéculation. Une mesure très facile à adopter, complètement basique. Mais les Anglais veulent faire tomber cette disposition.

Peut-on agir au niveau national sur ces questions ?

Sur la politique économique, le fonctionnement de la zone euro, il est possible de prendre des initiatives au niveau national. Mais la régulation financière ne peut être réalisée qu’à l’échelon européen et mondial. Il faut une gouvernance internationale beaucoup plus exigeante dans la finance si nous voulons éviter une déstabilisation permanente. L’attitude d’un responsable politique devrait être de plaider pour que, sur chacun des grands chantiers, une ou deux mesures soient appliquées pour changer les choses à moyen terme. Et à très court terme, il vaut mieux intervenir, en risquant quelques turbulences sur les marchés, même si cela a un coût immédiat. Dire qu’on ne peut rien faire, qu’il n’y a pas de marge de manœuvre, ne jamais prendre de risques, c’est la pire des situations ! C’est accepter une dégradation sur le plan économique, social, et au final politique.

Propos recueillis par Agnès Rousseaux

@AgnèsRousseaux

A lire : Jean-Michel Naulot, Crise financière. Pourquoi les gouvernements ne font rien, Le Seuil, 2013, 284 pages, 19 euros.

 

 

Notes

[1Banquier d’affaires pendant 37 ans, Jean-Michel Naulot a travaillé chez Indosuez et chez Calyon, filiale de Crédit Agricole, puis chez Ixis et Natixis (filiale de Banque Populaire - Caisse d’épargne). Il a également été pendant dix ans membre du Collège de l’Autorité des marchés financiers (AMF), nommé par Jean-Louis Debré, alors président de l’Assemblée nationale. Au sein de l’AMF, il a présidé la Commission de marchés. Proche de l’ancien Commissaire européen Michel Barnier, Jean-Michel Naulot a démissionné de la présidence de la Commission de marchés pour retrouver sa liberté de parole lors de la publication de son ouvrage Crise financière, pourquoi les gouvernements ne font rien (Éditions Le Seuil). Il a terminé son deuxième mandat à l’AMF en décembre 2013.

[2Notamment agir sur le niveau des taux d’intérêts, décidé par la Banque centrale européenne.

[3Selon les derniers chiffres d’Eurostat. Pour atteindre le chiffre de 99%, il faut ajouter la dette intra-européenne, qui n’est pas comptabilisée dans la dette publique

[4D’après le règlement sur les marchés d’instruments financiers (Markets in Financial Instruments Regulation, dit « règlement MiFIR »), voté le 15 avril 2014 par le Parlement européen et publié le 16 juin 2014. Voir ici le dossier de l’AMF sur l’encadrement du trading des dérivés.

[5Nombre de chiffres après la virgule.

 

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Source : www.bastamag.net

 

 

 

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 15:52

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

La relance «made in Bruxelles» plombe la facture de gaz des Espagnols pour trente ans

|  Par Ludovic Lamant

 

 

 

 

C'est l'un des nouveaux mécanismes de financement public-privé censés relancer l'économie en Europe. Le premier « project bond » soutenu par la Banque européenne d'investissement a servi à la construction d'une réserve de gaz au large de l'Espagne. Mais après des séismes sur la côte, le chantier est à l'arrêt. Et ce sont les Espagnols qui vont indemniser l'entreprise, via leurs factures de gaz.

De notre envoyé spécial à Bruxelles. Juin 2012. François Hollande fraîchement élu promet de « réorienter » l'Europe. Il négocie à Bruxelles un « pacte de croissance » de 130 milliards d'euros, censé adoucir les effets des politiques d'austérité sur le continent. Dans cette boîte à outils très technique figure un instrument que le président français présente, lors de sa conférence de presse du 28 juin 2012, comme une « innovation » : une forme de « partenariat public-privé » qui doit débloquer des « investissements supplémentaires » pour réanimer l'économie des 28.

François Hollande fait allusion, ce jour-là, aux « obligations de projet » (des « project bonds », dans le jargon bruxellois). En résumé : une entreprise privée contracte un emprunt, et la Banque européenne d'investissement (BEI) lui vient en soutien, et apporte sa garantie au prêt. Mécaniquement, cela « rehausse » la qualité du crédit sur les marchés, aux yeux des agences de notation, et attire de nouveaux « investisseurs » – par exemple des fonds de pension.

C'est une alternative au traditionnel prêt bancaire, que la commission espère développer dans des secteurs qu'elle juge stratégiques : les infrastructures, l'énergie, le numérique. On voit bien l'idée : solliciter le secteur privé pour prendre en charge une partie de la relance, en cette période de réduction drastique des budgets publics. À l'été 2012, lorsque l'Europe lance sa « phase pilote » d'« obligations de projet », le sujet fait plutôt consensus, y compris au Parlement européen (579 voix pour, 32 voix contre, 9 abstentions). À peine si le grand public en entend parler.

Deux ans et demi plus tard, le « pacte de croissance » de François Hollande n'a pas produit les effets escomptés. À tel point que Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, s'apprête à présenter d'ici Noël un nouveau plan de relance, de 300 milliards d'euros sur trois ans. Mais certaines des « obligations de projet », elles, ont bien été émises sur les marchés, pour financer une petite dizaine de projets sur le continent. Et ce mécanisme mi-public mi-privé figurera sans doute en bonne place dans les annonces à venir de Juncker.

Problème : le tout premier « project bond » lancé par l'Europe a viré au fiasco complet en l'espace de deux ans. L'infrastructure qu'il servait à financer – une plateforme de stockage sous-marin de gaz naturel, au large de l'Espagne – est à l'arrêt, après avoir provoqué des secousses sismiques sur les côtes. L'entreprise qui s'en occupait a jeté l'éponge. Ce n'est pas tout. Le verdict est tombé en octobre 2014 : ce sont les contribuables espagnols qui vont payer les pots cassés, à travers une augmentation de leur facture de gaz sur les trente ans à venir, pour indemniser l'entreprise…

 

Au centre de l'affaire: Florentino Perez, le patron d'ACS et du Real Madrid (ici le 26 mai 2010). 
Au centre de l'affaire: Florentino Perez, le patron d'ACS et du Real Madrid (ici le 26 mai 2010). © Reuters.

« Cette affaire est scandaleuse de bout en bout, s'emporte Ernest Urtasun, un eurodéputé espagnol du parti écolo catalan ICV. Comment a-t-on pu laisser signer un contrat qui autorise d'un côté l'entreprise à tirer profit de son investissement, mais qui, de l'autre, oblige l’État espagnol à intervenir, en cas de pertes ? » De son côté, Xavier Sol, de l'ONG Counter Balance, qui surveille l'action de la BEI, résume : « Ce qui devait être un moteur de croissance, s'est transformé en un moteur de dette. La responsabilité de l'UE est écrasante. Socialiser les risques, et privatiser les profits est exactement ce qui nous a menés à la crise. »

L'affaire, qui fait grand bruit en Espagne, pose une question simple : l'Union a-t-elle vraiment les moyens de ses ambitions ? A-t-elle les compétences pour prendre en charge cette relance qu'elle appelle de ses vœux ? Au-delà des grands discours, le cas du projet Castor, nom de code de la plateforme offshore espagnole, permet d'en douter. Il faut, pour le comprendre, revenir aux origines du projet.

 

 

Pour sa première « obligation de projet », la BEI semblait pourtant avoir réduit les risques, en sélectionnant un projet déjà bien avancé. Depuis la fin des années 1990, l'idée fait son chemin en Espagne : recycler le champ de pétrole épuisé d'Amposta, situé à 21 kilomètres des côtes, au large de Vinaros, une petite station balnéaire à mi-chemin entre Barcelone et Valence. Le projet prévoit de stocker, à 1 800 mètres sous la mer, l'équivalent des besoins en gaz de la région de Valence et de ses cinq millions d'habitants, pour trois mois. L'Espagne importe la totalité de ce qu'elle consomme en gaz.

L'entreprise ACS, géant mondial du BTP dirigé par Florentino Perez (par ailleurs patron du Real Madrid), s'engage dans le projet, au nom de la « sécurité énergétique » du pays. Sans expertise particulière dans le secteur du gaz, mais apparemment soucieuse de diversifier ses revenus (quelques années avant l'explosion de la bulle immobilière), elle s'associe à un groupe canadien spécialisé dans l'énergie, Dundee. Avec le feu vert des autorités publiques, tous deux vont former Escal UGS (détenu à 67 % par ACS) et obtenir un premier prêt, en 2007, auprès d'un consortium de 19 banques, à rembourser sur sept ans.

Plus de 500 secousses sismiques en un mois

Mais le prêt est un peu court. Les travaux ne sont pas terminés lorsque les délais menacent d'expirer. Le lancement à Bruxelles des « obligations de projet » tombe à pic. Florentino Perez est à la manœuvre pour refinancer cette dette, et voici ce qu'il obtient : une émission de 1,4 milliard d'euros à partir des fameuses « obligations de projet », à rembourser sur une période plus confortable de 21 ans. La BEI achète elle-même une partie des obligations. De quoi venir à bout de cet ambitieux projet, dont le coût total est évalué à 1,65 milliard d'euros.

À l'époque, la Banque européenne d'investissement est aux anges, et fait de Castor un modèle à suivre : « La BEI est déterminée à soutenir les investissements indispensables à l'avenir de l'Europe et félicite Castor d'avoir démontré avec succès que le recours au rehaussement du crédit des obligations de projet peut avoir pour effet d'intensifier le soutien aux investissements à long terme, dans une conjoncture économique difficile », écrit Werner Hoyer, le patron de l'institution, dans un communiqué le 30 juillet 2013.

Graphiques du projet Castor au large de l'Espagne © Dundee. 
Graphiques du projet Castor au large de l'Espagne © Dundee.

Sauf qu'en septembre de la même année, le tableau s'assombrit. Les premières injections de « gaz tampon », un matelas pour consolider la structure, provoquent environ 500 secousses sismiques sur les côtes, au niveau du delta de l'Ebre – certaines jusqu'à 4,2 sur l'échelle de Richter. Le gouvernement espagnol décide de suspendre les travaux en octobre, en attendant d'y voir plus clair. Des études sont confiées à des experts, espagnols et internationaux, pour établir s'il existe un lien entre les secousses et l'avancée du chantier Castor. C'est une victoire pour plusieurs collectifs écologistes, à commencer par la plateforme de défense des terres de la Senia, du nom d'une commune de la province de Tarragone, mobilisée depuis 2007 dans ce dossier.

Sans surprise, Florentino Perez, à la tête d'ACS, choisit de très peu évoquer le sujet en public. Le patron du Real expédie le dossier lors d'un entretien dans le cadre de l'émission télé Salvados, en mars 2014 : « Il n'y a eu aucune secousse, dans aucune maison. Il ne s'est rien passé. Les études sont en cours. (…) Castor peut fonctionner en 2014 » (ci-dessous à partir de 41'45").

 

 

Il faudra attendre le 15 juin 2014 pour qu'Escal UGS consente, enfin, à renoncer à son permis d'exploitation. Les premiers résultats des études confirment le lien entre Castor et les secousses. Depuis, la structure est « en hibernation », selon l'expression officielle, mais elle n'est pas démantelée pour autant.

Il reste à régler l'épineuse question des indemnités, pour cet investissement chiffré à 1,65 milliard d'euros. Car l'entreprise de Florentino Perez exige de récupérer son argent – ou plus exactement de se débarrasser de sa dette. Elle met en avant une clause du « décret royal » de 2008, conclu sous le gouvernement du socialiste José Luis Rodriguez Zapatero, qui l'avait autorisée à exploiter le site.  

Que dit cette clause, passée inaperçue à l'époque ? Qu'en cas de suspension du projet, les installations deviendront propriété de l’État, et que ce dernier devra indemniser l'opérateur privé – soit à hauteur de sa valeur « nette » (les 1,3 milliard d'euros, en l'occurrence), ou de sa valeur « résiduelle » (un montant bien plus faible) s'il est constaté « une faute intentionnelle ou un acte de négligence » de la part de l'entreprise.

En octobre 2013, les juges du tribunal suprême – qui avaient été saisis du sujet un an plus tôt – ont estimé que l’État, en passant ce décret de 2008, n'était pas allé à l'encontre de ses intérêts. En clair : le tribunal prépare le terrain à l'indemnisation de l'entreprise de Perez, même s'il a assorti sa décision d'une poignée de conditions, qui ménageaient autant de portes de sortie pour l'exécutif espagnol.  

Un an plus tard, en octobre 2014, le gouvernement de Mariano Rajoy, avec un nouveau décret royal, a tranché : il indemnise ACS à hauteur de 1,35 milliard d'euros. Il choisit pour ce faire, non pas d'alourdir la dette publique espagnole, mais de passer par Enagas, une compagnie de distribution gazière, qui récupère la dette, et la répercutera sur les factures de ses clients. En clair : ce sont les consommateurs espagnols qui vont rembourser la dette sur les trente ans à venir.

Quelles leçons tirer du fiasco?

Le montant du fardeau est difficile à chiffrer. Au montant initial (1,35 milliard d'euros) s'ajouteront les intérêts de la dette à payer chaque année, mais aussi les frais de maintien du site offshore, à l'arrêt mais pas démantelé. Plusieurs milliards en tout cas. Aux yeux des activistes qui plaident pour l'annulation pure et simple d'une dette qu'ils jugent illégitime, c'est un scandale. « À l'origine, on se mobilisait contre les dommages concrets subis par une population sur un territoire très précis. Un an plus tard, cela devient une affaire de dette illégitime à l'échelle nationale », résume Monica Guiteras, de l'Observatoire des dettes dans la mondialisation (ODM).

Certains élus, comme Ernest Urtasun, dénoncent la proximité de Florentino Perez avec nombre de figures de la classe politique espagnole, pour expliquer le fiasco de Castor : « C'est une façon de faire des affaires en Espagne qui a duré pendant des années. De grands entrepreneurs, proches du PP, se sont sentis couverts par le pouvoir politique. Ils ont fait des investissements risqués, avec le soutien de l'exécutif, qui les assurait en cas de pertes. C'est comme cela qu'on en est arrivé au boom immobilier, puis à l'éclatement de la bulle (à partir de 2007, ndlr) ».

Monica Guiteras doute aussi du choix fait par l'exécutif d'en passer par un « décret royal », c'est-à-dire une forme de législation rapide, effective dans les trente jours après la signature du décret, et qui contourne l'avis des députés. « En théorie, c'est quelque chose que l'on utilise pour répondre à une urgence politique. Ici, on a recours dans la précipitation à un outil législatif qui n'est pas adapté, alors que l'on ne connaît pas encore toutes les facettes du dossier. L'objectif est clair : garantir l'indemnisation », décrypte cette experte indépendante, qui a travaillé avec la plateforme citoyenne en défense des terres de la Senia.

Faut-il y voir la preuve des relations privilégiées entre Florentino Perez d'un côté, et le chef du gouvernement Mariano Rajoy de l'autre ? « Le contrat avec l'entreprise de Florentino Perez a été signé par un ministre socialiste, sous Zapatero. Et c'est aujourd'hui le Parti populaire (droite, au pouvoir, ndlr) qui a décidé d'indemniser l'entreprise, lors d'un conseil des ministres en octobre. Donc les deux grands partis traditionnels de la politique espagnole, PP et PSOE, ont les mains liées dans cette affaire », juge le Catalan Ernest Urtasun.

En attendant, des actions encore fragiles commencent à se dessiner, devant les tribunaux à Madrid et à Bruxelles, pour tenter d'annuler l'indemnisation. Rafael Ribo, médiateur du « peuple catalan » et, à ce titre, référent du débat public à Barcelone, a jugé la décision du gouvernement « scandaleuse ». Il assure réfléchir à des actions en justice avec des associations de consommateurs. L'eurodéputé Ernest Urtasun a quant à lui posé une question écrite à la Commission européenne, pour savoir si l'exécutif européen « envisage de lancer une action pour éviter la socialisation de la dette du projet Castor ». Les élus écolo-communistes d'Izquierda Unida (IU) et de Podemos travaillent aussi sur le dossier.

Du côté d'OMD, on espère pouvoir faire marche arrière sur le décret d'octobre, annuler la dette qu'ils jugent « illégitime » et, enfin, démanteler pour de bon cette plateforme offshore. Mais s'il est vif en Espagne, le débat est encore discret à Bruxelles, où les « project bonds » restent très consensuels. Un audit publié en juin 2014 s'est félicité du succès rencontré par les trois premières émissions d obligations de projet », dont celle de Castor (d'un point de vue technique, l'émission s'est en effet correctement déroulée…).

Le siège de la Banque européenne d'investissement (BEI), à Luxembourg. ©BEI.L
e siège de la Banque européenne d'investissement (BEI), à Luxembourg. ©BEI.

Pourtant, le fiasco Castor pose aussi de nombreuses questions à l'Europe. D'autant que ces « obligations de projet » seront sans doute l'un des piliers du plan de relance que présentera Jean-Claude Juncker d'ici Noël. Comment la BEI a-t-elle accepté de s'engager sur un projet aussi fragile, d'un point de vue technique ? Y a-t-il eu des erreurs dans la chaîne de décision ? Quel degré de transparence la BEI garantit-elle aux citoyens, sur la manière dont elle gère l'argent public ?  

Joint par Mediapart, un porte-parole confirme que la BEI avait été « informée » de la suspension du projet par l’État espagnol, puis du retrait d'Escal de la concession. Mais il n'a pas répondu aux questions de fond, sur les leçons à tirer de cette expérience. Du côté de la commission, sollicitée à plusieurs reprises, une porte-parole renvoie à ses collègues de la BEI, « en première ligne » sur le dossier.

Castor n'est pas le seul projet financé par des des « obligations de projet ». Des autoroutes sont en cours de construction en Belgique, en Allemagne et en Slovaquie. L'édification d'un champ d'éoliennes en Grande-Bretagne, et des investissements dans le haut débit numérique en France, ont également été annoncés, à partir de montages financiers similaires. Sur le papier, ces chantiers semblent moins complexes à réaliser que celui d'un réservoir de gaz sous-marin. Mais l'extrême discrétion de la BEI sur l'échec du projet Castor n'est, quoi qu'il en soit, pas rassurante pour la suite.

 

Lire aussi

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

 

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 15:40

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/alternatiba

 

 

Le Tour Alternatiba a besoin de vous!

Du 5 juin au 26 septembre 2015, un vélo 4 places parcourra 5 000 kilomètres pour le climat entre Bayonne et Paris. Symbole d'Alternatiba, ce drôle de vélo traversera 180 territoires de 6 pays Européens, pour porter encore plus fort le message d'Alternatiba : non seulement les alternatives au dérèglement climatique existent, mais en plus, elles construisent un monde meilleur !

 

Vélo 4 places Bordeaux devant bateau

Ce tour mobilisera des milliers de collectifs locaux et des dizaines de milliers de citoyens, à quelques mois de l'important sommet mondial sur le climat qui se déroulera à Paris en décembre 2015 (COP21). Or, la solution ne peut pas venir que d'en haut, mais doit aussi être enclenchée depuis nos territoires : c'est le sens de ce Tour Alternatiba. Et pour en faire un grand événement populaire, nous avons besoin de vous dès maintenant !

Nous avons besoin de 100, 500, 1000 volontaires, répartis tout au long du parcours (et même au-delà !), pour nous aider à préparer chaque étape de cette grande aventure collective. Vous pouvez faire du vélo autour de chez vous pour nous aider à repérer les meilleures routes ou les lieux d'affichage les plus visibles ? Vous êtes plutôt du genre bricoleur, ou bien à l'aise sur un ordinateur pour relayer sur les réseaux sociaux ? Vous n'avez pas beaucoup de temps, mais vous pouvez héberger des cyclistes à leur passage près de chez vous ? Il y a mille et une manières pour que chacun donne un coup de pouce afin que ce Tour Alternatiba prenne le meilleur départ ! Même ceux qui n'habitent pas près d'une étape du Tour Alternatiba pourront aider.

Comme le disait Stéphane Hessel en parrainant le mouvement Alternatiba, nous pouvons relever le défi climatique en construisant un monde meilleur. Alors n'attendons plus pour développer les milliers d'alternatives qui sont déjà à notre portée.
Vous aussi, participez à cette grande aventure humaine en rejoignant les volontaires du Tour Alternatiba sur www.alternatiba.eu/volontaire !

Tour Alternatiba - 5000 kilomètres pour le climat !
Nos enfants nous remercieront

 

volontaires tour Alternatiba

 

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/alternatiba

 

 

 

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 18:25

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

 

ça bouge ! Débats

Pour une information et un Internet libres : journalistes indépendants, médias associatifs et hacktivistes s’engagent

par Rédaction 14 novembre 2014

 

 

 

 

 

Du 23 au 25 novembre prochain, le réseau Ritimo organise un séminaire international à l’occasion de la sortie du nouveau numéro de la revue Passerelle dédié aux bouleversements technologiques, à ses conséquences sur la production de l’information, au rôle des nouveaux médias citoyens et alternatifs dans l’émergence des mouvements sociaux. A quelles conditions l’information citoyenne peut-elle être fiable ? Comment passer de l’expression à l’information ? Des interrogations auxquelles répondront plusieurs acteurs et observateurs du monde des médias, le 25 novembre, au cours d’un débat dont Basta ! est partenaire.

« Pour une information et un Internet libres : journalistes indépendants, médias associatifs et hacktivistes s’engagent » : c’est le thème du séminaire international qui se déroulera du dimanche 23 au mardi 25 novembre, à la Maison des métallos à Paris, à l’occasion de la sortie du nouveau numéro de la revue Passerelle, éditée par le réseau Ritimo. Y participeront des journalistes, des blogueurs, des représentants de médias citoyens, des associations comme La Quadrature du Net, ou des hackers d’Afrique du Nord (Maroc, Tunisie), d’Amérique latine (Brésil, Argentine), du Canada et de France.

Au programme : des rencontres et tables-rondes pour interroger nos façons de communiquer et de nous informer. Les usages des technologies de l’information et de la communication (TIC) et Internet bousculent les médias traditionnels, de la production jusqu’à la diffusion de l’information. Il faut pouvoir comprendre le paysage technologique transformé pour prendre la mesure des enjeux actuels car les évolutions technologiques dessinent un nouveau modèle de médias pour le XXIe siècle (voir le programme complet).

Un débat auquel participe Basta !

Comment Internet et les réseaux sociaux (dé)construisent l’information ? Tel est le thème du débat, auquel la journaliste de Basta ! Agnès Rousseaux participera. Il se déroulera le mardi 25 novembre, à 19h30 (à la Maison des métallos). En mettant à la disposition de chacun un réseau global d’accès facile et de faible coût, Internet permet de produire, de recevoir, d’échanger de commenter de l’information, entraînant le développement de réseaux sociaux et favorisant la floraison de médias alternatifs. En ce sens, Internet rend disponibles des outils de participation au débat public d’une puissance et d’un potentiel inédits, avec de nouvelles formes de narration, une nouvelle hiérarchisation des contenus, une redéfinition des statuts d’expert et de médiateur.

Comment ces nouveaux processus médiatiques, émancipés de certaines des contraintes des médias traditionnels, peuvent-ils passer d’outil d’expression à outil d’information ? A quelles conditions l’information citoyenne peut-elle être qualitative et fiable ? Les réflexions de ce débat interrogeront également la place du journaliste, la fonction de médiateur de l’information et la capacité du lectorat à se repérer dans un système où les flux d’informations sont devenus abondants, immédiats et permanents.

Ce débat sera animé par Bernard Salamand, de Ritimo, en présence de Dominique Cardon, sociologue au Laboratoire des usages d’Orange Labs et chercheur associé au Centre d’études des mouvements sociaux (CEMS/EHESS), d’Agnès Rousseaux, journaliste du média indépendant Basta !, d’Albert du Roy, journaliste politique, auteur du livre « La mort de l’information » et de Rita Freire, journaliste brésilienne et facilitatrice de la Ciranda Communication Partagée.

- Inscription obligatoire pour le débat du mardi 25 novembre.

- Retrouvez le programme complet du séminaire sur cette page. Et pour télécharger le programme (PDF).

- Infos pratiques : Maison des métallos, 94 rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11e
(Mº ligne 2 arrêt Couronnes / Mº ligne 3 arrêt Parmentier / Bus ligne 96 / Parking 11 rue des Trois Bornes, ouvert jusqu’à 21h).

 

 

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Source : www.bastamag.net

 

 

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 18:13

 

Source : www.reporterre.net

 

 

Testet : voilà ce que disent les agriculteurs pro-barrage

Grégoire Souchay (Reporterre)

samedi 15 novembre 2014

 

 

 

Ce samedi 15 novembre, la FNSEA et la Coordination rurale appellent à manifester à Albi en soutien au projet de barrage de Sivens. Déjà, mercredi 5 novembre, trois mille agriculteurs avaient manifesté à Toulouse et ailleurs, pour ce barrage et contre « les normes écologiques ». Reporterre les a rencontrés et écoutés.


- Toulouse, correspondance

Il faut un peu ruser pour parvenir à discuter avec les centaines d’agriculteurs de la FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d’Expoitants d’Agricoles) réunis ce mercredi à Toulouse. Parce que, comme il est répété au micro de la manifestation : « Les journalistes parisiens ne comprennent rien au monde agricole, dans leurs bureaux. Qu’ils viennent voir ce que c’est notre métier sur le terrain ».

Un mélange de mauvaise foi et d’affirmation de groupe, quasi exclusivement masculin, pour savoir qui est légitime ou pas pour parler de l’agriculture. Alors, le journaliste exagère un peu ses origines rurales et sa proximité avec son grand-père agriculteur pour que la discussion s’installe.

« Rester compétitif »

Le mot d’ordre du jour : « Produire français » contre « les normes imposées par Bruxelles » et surtout par le gouvernement, « qui cherche toujours à laver plus blanc que blanc, à être meilleur que les autres ».

Preuve en est la question des zones vulnérables, que nous explique Philippe Jougla, président de la FDSEA (Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles) du Tarn : « La France s’est faite épingler par Bruxelles pour les nitrates. Résultat, au lieu de payer l’amende, elle a décidé du jour au lendemain d’abaisser les seuils de potabilité de 40 milligrammes par litre à 18. » Un tiers du pays se retrouve ainsi classé en zone vulnérable avec des interdictions d’épandage.

Ce qui conduit à des discours offensifs contre « l’écologie technocratique ». Mais plutôt que de réclamer des mesures protectionnistes, une règlementation stricte des productions à bas coûts et sans contraintes environnementales venues d’ailleurs, les agriculteurs de la FNSEA préfèrent demander un allègement des « contraintes administratives » pour « rester compétitif ».

C’est la même logique que suivent ceux qui, vivant dans le Tarn, acceptent dans ce cortège de prendre la parole à propos du barrage de Sivens. Mais aucun qui ne soit directement sur la zone : « On est dans un climat de terreur » affirme Jean-Louis Cazaubon, président de la Chambre régionale d’agriculture de Midi-Pyrénées, "Il faut se rendre compte, c’est une atmosphère de guérilla, un véritable déni de démocratie".


- Jean-Louis Cazaubon -

Pour lui, malgré tout, "ce projet va se faire, simplement il va évoluer sur ses finalités avec une diminution du volume destiné à l’irrigation et une augmentation de celui pour le soutien d’étiage, viser 50/50 au lieu de 70/30 actuellement". Il ne nous sera pas possible de savoir ce que pensent les agriculteurs de la FNSEA vivant dans la vallée du Tescou. Des collègues de communes environnantes répondront à leur place.

« Pour pouvoir suivre, il faut de nouveaux projets »

Dorian, jeune agriculteur à Monclar-de-Quercy, produit des céréales, essentiellement du maïs semence, sur une cinquantaine d’hectares. Après un discours d’entrepreneur sur « les besoins d’intrants et de rentabilité pour produire et faire face aux charges », il précise : « J’ai vu l’agriculture évoluer, nous avons tous dû prendre des risques pour s’adapter. Forcément, pour pouvoir suivre, il faut des nouveaux projets ».

Pour lui, c’est la même problématique que les autoroutes, « que plus personne ne conteste aujourd’hui. Pourtant, elles aussi ont dû causer des dégâts écologiques ». Il juge que le projet de barrage est « nécessaire ». Il est « obligé » d’irriguer ses cultures, sans quoi « on ne ramasse rien ! ». Arrêter l’irrigation, « qui optimise le rendement », ne laisserait d’autre issue que de « devoir s’étendre, mais les terres ne sont pas infinies. »


- Dorian -

C’est un discours que nous retrouverons tout au long de la manifestation : « Ce barrage est là pour les petites exploitations familiales. L’arrêter favoriserait les grands exploitants, les agri-managers », que beaucoup ne paraissent pas porter dans leur cœur.

Evoquant les pratiques culturales alternatives, le discours varie entre : « Si on avait la solution miracle, on y serait déjà », et des tentatives d’expérimentations : « Avec le non labour, on a les ravageurs, la saleté. Après dix ans, on a dû en revenir ».

« L’eau est un bien inépuisable »

Le discours officiel, c’est Christian Galzin, éleveur de moutons, maire de Vénès et conseiller général du Tarn qui nous le délivre : « Ce n’est pas un barrage, c’est une petite retenue. Ça n’a rien à voir avec les barrages hydroélectriques comme celui de Pareloup, en Aveyron. Ici, zéro béton, zéro pierre, la digue sera faite en terre ».

Pour lui, la réflexion a eu lieu, le projet a été voté et c’est un « impératif démocratique » qu’il s’applique. « La retenue va bénéficier à des exploitations de quarante hectares en moyenne, on est loin de l’agriculture productiviste dont on nous parle partout ! »

Interrogé sur la pertinence d’un barrage comme solution, il rappelle que « l’étude Garonne 2050 précise un manque de cent millions de mètres cubes d’eau sur la région d’ici trente ans. » Et c’est en replongeant dans son enfance qu’il trouve son argument final : « Quand j’étais à l’école, j’ai appris le cycle perpétuel de l’eau, avec les flèches entre le sol, les nuages, la mer, etc., c’est un bien inépuisable, il suffit de la stocker là où elle tombe et on en aura tant qu’on veut ». D’où le « bon sens paysan » qui veut « stocker l’eau l’hiver pour en avoir à disposition en été ».

Inévitablement, se pose la question des retenues collinaires de petites tailles. Pourquoi faire un grand barrage et pas de petits lacs individuels ? Benoit, éleveur de chèvres à Briatexte, répond : « C’est tout simplement impossible ! On nous met des bâtons dans les roues tout le temps, des contraintes administratives qui en découragent plus d’un ».

Lui-même a constaté que pour un lac collinaire de 50 000 mètres cubes (soit 3 % de celui de Sivens), il faut 8.000 euros d’études de faisabilité, sans savoir s’il y aura une autorisation à la clé. « Je n’ai pas les moyens pour ça. Alors que j’aurais besoin de produire de la luzerne pour alimenter mon cheptel, avoir mon autonomie alimentaire et ne pas lui donner des tourteaux OGM, on m’en empêche. »

En revanche, cela ne le freine pas dans son soutien au projet de Sivens : « 43 sur 46 élus ont voté le projet. Ça a été voté, ça doit se faire. Et quand on connaît la région, on sait qu’il n’y aura même plus assez d’eau potable dans la région dans cinquante ans. »

Une stratégie agricole dans l’impasse

S’il n’y a plus d’eau, pourquoi continuer à irriguer ? Dominique, qui cultive 220 hectares dans la vallée du Tarn m’explique : « Le maïs est une plante très efficiente en eau, mais le souci c’est qu’il en demande beaucoup au moment où il y en a peu ». Interrogé sur Sivens, il admet : « Nous, les grands exploitants, nous n’avons pas besoin de ce barrage. Mais il faut le faire pour que survivent les petits exploitants. »

Toujours revient cette séparation entre petits agriculteurs et grands exploitants. Et pourtant, dans le cortège, les voilà mêlés et unis avec ceux-là mêmes qui les poussent à poursuivre jusqu’à l’épuisement, la faillite ou pire. Ainsi, « c’est regrettable qu’il y ait eu un mort à Sivens. Mais savez-vous que quatre cents agriculteurs se suicident chaque année ? Plus d’un par jour », tandis que deux cents fermes mettent la clé sous la porte chaque semaine.

Un autre son de cloche

Devant cette tragédie, il paraît difficile de venir remettre en cause une vie de travail et une vision globale du monde. C’est pourtant ce que certains font aujourd’hui. Car en dehors de la FNSEA, des voix agricoles s’élèvent contre le projet. À commencer par la Confédération Paysanne.

Ainsi, Philippe Maffre, installé à Lisle-sur-Tarn : « Le bon sens paysan ce serait d’abord de savoir de quoi on parle. Combien d’exploitants bénéficieraient du barrage ? Combien seraient prêts à payer 10 000 euros par an de frais d’exploitation ? Et si ce n’est pas eux, est-ce à la collectivité de le faire ? »

Surtout, pour lui, si les contraintes administratives sont lourdes, elles sont compréhensibles : « L’eau, comme toute la nature, ne nous appartient pas, c’est un bien public. Le malaise qui est ressenti est économique, parce que cela fait cinquante ans qu’on pousse à l’emprunt, l’agrandissement, tandis que le syndicat agricole majoritaire libéralise les quotas et les prix. C’est un système qui s’essouffle. »

Mais c’est la parole de Rémi Serres, opposant historique au projet qui résonne le plus fort et qui aura marqué toutes celles et ceux qui purent l’entendre, le 31 août dernier, lors du tout premier grand rassemblement contre le projet :

« Il faut l’avouer, on n’a pas été bons, nous les paysans, nous sommes responsables de cette agriculture productiviste. » Et d’ajouter : « Quand je vois partir trente hectares de terre sur lesquelles nous pourrions installer trente maraîchers, je pense que cela vaut le coup de se battre. »

- Ecouter Rémi Serres (2min30) :

Mais contre toute attente, c’est pour défendre ce modèle que les producteurs agricoles se battent aujourd’hui. Ils se retrouvent le 15 novembre, à Albi, pour manifester leur soutien au projet de barrage du Testet.


- Lire aussi : Au Testet, zadistes ou pas, « Voici pourquoi nous sommes là ».

- Lire la lettre ouverte d’un opposant au barrage adressée aux manifestants de ce mercredi.


CHERS DE FUMIERS ET MALTRAITANCE ANIMALE SOUS L’OEIL PASSIF DE LA POLICE

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 


Source : www.reporterre.net

 

 

 

 


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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 18:01

 

Source : www.reporterre.net

 

 

La société civile lance une commission d’enquête indépendante sur le décès de Rémi Fraisse

Lorène Lavocat (Reporterre)

samedi 15 novembre 2014

 

 

 

Lors d’une conférence de presse tenue vendredi 14 novembre, la Ligue des droits de l’homme, France nature environnement et le Syndicat des avocats de France ont annoncé la création d’une commission d’enquête indépendante sur les circonstances de la mort de Rémi Fraisse.


Comment en est-on arrivé là ? La question est sur toutes les lèvres indignées. Ligue des droits de l’homme, Syndicat des avocats de France, France Nature environnement ont tenu une conférence de presse commune vendredi 14 novembre. Ensemble, ils ont annoncé vouloir créer une commission nationale d’enquête, pour « faire toute la vérité sur la mort de Rémi Fraisse. »

Cette décision intervient après que, mercredi, Mediapart et Le Monde ont publié le texte des échanges entre gendarmes confirmant que, dès le matin du décès de Rémi Fraisse, les autorités connaissaient la cause et les circonstances du drame.

Pas question de faire concurrence à l’enquête judiciaire. « Nous avons confiance en la justice, martèle le président de la LDH, Pierre Tartakowsky. Nous voulons être un complément civique, pas un contre-pouvoir. » L’idée : recueillir le maximum de témoignages citoyens, au Testet et ailleurs. L’objectif : déterminer des responsabilités et éviter qu’un tel drame ne se reproduise.

- Ecouter Pierre Tartakowsky :


- Pierre Tartakowsky -

Qui a donné l’ordre ?

« Nous savons désormais que les gendarmes ont reçu des consignes de sévérité extrême à l’encontre des manifestants, explique Maître Arie Alimi, l’un des avocats de la famille de Rémi Fraisse. Sévérité extrême, cela signifie que les forces de l’ordre ont eu l’autorisation de leurs supérieurs d’utiliser des grenades explosives, celles qui ont causé de décès de Rémi. »

- Ecouter Arie Alimi :


- Arie Alimi -

« Les grenades ne sont que le problème de surface »

Pour autant, il ne s’agit pas de se focaliser sur les grenades. « Ce n’est que le problème de surface, poursuit Arie Alimi. La vraie question, ce sont les conditions de maintien de l’ordre. » La répression policière, sur la ZAD et ailleurs, s’intensifie. « Le nombre de plaintes contre les forces de l’ordre a augmenté, indique Florian Borg, du Syndicat des avocats de France. Rien que pour le Testet, nous en avons reçu une vingtaine. »

Pourquoi une telle escalade ? « La disproportion et la brutalité de la répression montrent un refus de dialogue, et une volonté de balayer les interlocuteurs », estime Pierre Tartakowsky.

Certains, comme Xavier Beulin, le président de la FNSEA, accusent la radicalisation du mouvement écolo. Benoît Hartmann, porte-parole de FNE, s’inscrit en faux : « Quand on traite des jeunes botanistes de djihadistes verts, de quelle côté est la violence ? »

- Ecouter Benoit Hartmann :


- Benoit Hartmann -

Benoît Hartmann espère que « ce travail de vérité viendra rééquilibrer la communication dramatisante que les politiques nous servent depuis deux semaines ».

Les libertés en danger

Pour Pierre Tartakowsky, ce drame questionne aussi l’état actuel de la démocratie. « L’affaire de Sivens est significative des maux qui traversent notre société : en amont, des procédures vides de sens, entachées de corruption, qui prennent le pas sur la démocratie. »...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

Source : www.reporterre.net

 

 


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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 17:43

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

Affaire Kerviel: l'avocat général verrouille la position de la Société générale

|  Par martine orange

 

 

 

Dans le cadre du procès civil, les avocats de Jérôme Kerviel réclament une expertise indépendante pour déterminer les responsabilités de la banque. Les avocats de la Société générale comme le ministère public les jugent inutiles et dilatoires. « Toutes les réponses sont dans le dossier », assure l'avocat général.

Soudain, l’atmosphère s’allégea pour les avocats de la Société générale. L'avocat général, Jean-Marie d’Huy, parlait. Et tout ce qu’il disait leur convenait.

Les avocats de Jérôme Kerviel et de la Société générale s’opposaient, depuis le début de la matinée de ce jeudi 13 novembre, sur la demande d’expertise, présentée par Jérôme Kerviel, pour évaluer les pertes de 4,9 milliards d’euros et la responsabilité de la banque dans le cadre du procès civil devant la cour d’appel de Versailles. Intervenant à la suite, l'avocat général mit alors toute son autorité dans le débat pour « éclairer les juges ». « Il ne faut pas se tromper de procès. Le procès pénal a bien eu lieu. Le tribunal a jugé par deux fois que la Société générale n’avait eu aucune responsabilité  dans la fraude », insista-t-il. Avant d’adresser sa recommandation au tribunal : « Gardez-vous bien de prononcer cette expertise qui enlisera le débat par toutes sortes de questions hors sujet ! »


Jérôme Kerviel 
Jérôme Kerviel © Reuters

Il est rare que le ministère public prenne part aux débats lors d’un procès civil – il ne concerne que les parties civiles –, encore plus quand il s’agit d’une demande d’expertise, acte technique. Mais cette fois, Jean-Marie d’Huy s’y sentait autorisé. Il lui fallait, selon lui, montrer le chemin du droit, après la situation nouvelle créée par le jugement de la Cour de cassation.

Dans son arrêt du 19 mars 2014, celle-ci a en effet bousculé la jurisprudence. Alors que jusqu’alors, elle admettait que les victimes puissent réclamer une réparation totale du préjudice subi, elle a fait volte-face dans le cas Kerviel. Jugeant que le tribunal n’avait pas tenu compte « des fautes commises par la Société générale », elle avait cassé le jugement condamnant Jérôme Kerviel à payer 4,9 milliards d’euros de dommages et intérêts à la banque. Et renvoyé le procès civil devant la cour d’appel de Versailles. Celle-ci est donc chargée de défricher cette nouvelle règle.

Mais comment apprécier les responsabilités de la Société générale dans cette affaire ? « Il va falloir des expertises », avait commenté en aparté Me Jean Reinhart, un des avocats de la Société générale, à la sortie du jugement de la Cour de cassation. C’est précisément ce que demandait David Koubbi, avocat de Jérôme Kerviel, en préambule des débats.

« Depuis sept ans, nous sommes dans un dossier où, pour la banque, il suffit de parler pour être cru. Traitons enfin ce dossier comme un dossier normal : quand on allègue, on prouve ! », expliqua-t-il, souhaitant que la cour saisisse « l'occasion historique de faire la lumière » sur la responsabilité de la banque. À l’appui de ses propos, il demandait une expertise indépendante sur la façon dont avaient été débouclées les positions de Jérôme Kerviel, ainsi qu’une expertise auprès d’Eurex, la chambre de compensation qui garde mémoire de toutes les opérations et de toutes les contreparties mais qui n’a pourtant jamais été interrogée dans ce dossier. Il demandait aussi la saisie de tous les courriels internes des supérieurs de Jérôme Kerviel, afin de mieux évaluer leur degré de connaissance et leurs responsabilités.

Les avocats de la Société générale, en face, étaient embarrassés. En réponse aux demandes d’expertise indépendante, ils avaient opposé par écrit un refus catégorique et définitif. Pour eux, toutes les expertises avaient été menées. Les demandes présentées par Jérôme Kerviel étaient « inutiles et dilatoires ». Ils y voyaient une manière de revenir sur la chose jugée, de refaire le procès perdu au pénal.

Mais entre-temps, le PDG de la Société générale, Frédéric Oudea, avait parlé. Interrogé le 6 novembre, lors de la présentation des résultats trimestriels de la banque, sur les raisons de la banque de refuser une expertise indépendante, il avait expliqué qu’il n’opposait aucun refus. « Je ne m’oppose pas à une expertise indépendante, (…) même si je l’estime inutile », avait-il déclaré sur BFM business.

Difficile de soutenir une position devant la presse et une autre devant les juges. Un certain flottement s’était donc installé parmi les avocats de la Société générale. D’un côté, François Martineau, deuxième avocat de la banque, reprenait tous les arguments juridiques développés dans les conclusions écrites pour s’opposer à une demande d’expertise indépendante, invoquait le secret bancaire et le secret de la correspondance pour refuser toute communication des mails internes des supérieurs de Jérôme Kerviel. De l’autre, son confrère, Jean Veil, troisième avocat de la banque, soutenait qu’il n’y avait pas d’opposition de principe à une expertise indépendante, même si elle était parfaitement inutile. Mais la banque, ajoutait-il, refusait d’en payer le coût, n’étant pas « une institution de bienfaisance ».

«De quoi avez-vous peur?»

L’intervention de l'avocat général dissipa l’embarras. Après avoir longuement rappelé le jugement pénal, la situation nouvelle créée par la Cour de cassation, il soutint que les demandes d’expertise n'étaient « ni utiles ni nécessaires ». Pour le ministère public, « toutes les réponses sont dans le dossier ». Les faits et les pertes ont été vérifiés, rappela-t-il, par l’inspection interne de la banque, par la Commission bancaire, par les commissaires aux comptes de la banque. Autant d’experts indépendants dont les travaux ne sauraient être discutés. « On n’imagine pas que des informations fausses aient pu être publiées », lança-t-il.

On n’imagine pas effectivement. Mais comment se fait-il que les commissaires aux comptes de la banque aient approuvé les comptes semestriels au 30 juin 2007 de la Société générale, sans avoir vu alors la position perdante de quelque 2,2 milliards d’euros de Jérôme Kerviel, qui devait pourtant se voir au moins au niveau de la trésorerie de la banque ?

De même, comment expliquer l’absence de réaction de l’inspection générale, organe indépendant lié à la seule direction comme insista l'avocat général, après la lettre d’avertissement sur les comptes de Jérôme Kerviel, adressée par Eurex aux organes de contrôle, début novembre 2007 ? L’inertie fut telle que la chambre de compensation diligenta une nouvelle enquête début janvier 2008, qui fut arrêtée après les révélations de l’affaire Kerviel par la Société générale.

Enfin, de quelle façon faut-il lire la validation de la perte de 4,9 milliards d’euros, annoncée dès le 23 janvier 2008 – chiffre qui ne variera plus jamais – par la commission bancaire, alors que dans son rapport, celle-ci précise bien qu’à cette date, toutes les positions prises par Jérôme Kerviel n’ont pas été dénouées. Il reste alors, selon le rapport même de la commission bancaire, encore 10 000 contrats sur le Dax, d’une valeur d’un milliard d’euros environ. Une paille. Comment ont-ils été débouclés, au bénéfice ou au détriment de la banque ?

Tout est si connu d'ailleurs que c'est la première fois, au bout de sept ans d'instruction, qu'un avocat de la Société générale révèle au détour d'une phrase que la banque avait bien une assurance pour la couvrir contre le vol, la fraude et les pertes de trading. Mais, dans le cas du dossier Kerviel, elle n'avait pas fonctionné. « Clause d'exclusion », dit-il, sans plus de précision. 

Ce ne sont que quelques exemples. Mais la justice est passée, selon le ministère public. « Les arguments de Jérôme Kerviel ont été débattus contradictoirement », releva-t-il. Poursuivant dans l’interprétation de la nouvelle jurisprudence à créer, il insista : « Nul expert ne peut dicter à la cour le partage de responsabilité entre Jérôme Kerviel et la Société générale. Cela relève de l'appréciation souveraine des juges. » 

Il traça alors quelques pistes pour aider le tribunal. Des indications ont été données, selon lui, avec les jugements précédents, pour départager les responsabilités. D’un côté, il y avait Jérôme Kerviel, condamné pour fraude à 5 ans de prison, « la peine maximum », insista-t-il. De l’autre, la Société générale sanctionnée par la Commission bancaire à payer 4 millions d’euros d’amende et qui avait reçu un blâme, « le deuxième degré des sanctions de l’autorité de contrôle », mentionna-t-il. Mais elle n’avait pas été frappée d’interdiction, même temporaire, d’exercer sur les marchés des dérivés, par exemple, releva-t-il.

Cette absence d’interdiction s’explique aisément : cela aurait pu déclencher, pour le coup, une véritable crise systémique dans le système financier international, compte tenu du poids de la Société générale, numéro un mondial sur les marchés des dérivés actions. Le ministère public, peut-être peu aux faits de ces particularités du monde financier, semble plutôt interpréter cette sanction comme une simple remontrance des autorités de contrôle. À s’en tenir à la version de la justice, qu’une banque ne puisse pas jamais voir qu’un de ses traders engage illégalement 50 milliards d’euros sur les marchés, relève de simples dysfonctionnements, donc.

« Mais de quoi avez-vous peur ? » interrogea l’avocat de Jérôme Kerviel face au refus d’expertise défendu par les avocats de la Société générale. Tout au long de cette audience, la question se posa. En quoi une expertise indépendante peut-elle nuire au cours de la justice ?

 

Lire aussi

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

 

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 17:31

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

Rassemblement contre les GPII à Strasbourg 15 et 16 novembre

samedi 15 novembre 2014

 

 

Rassemblement pour la convergence des luttes contre les Grands Projets Inutiles et Imposés. Et occupation de la cabane de Kolbsheim, contre la GCO (Grand Contournement de Strasbourg).

À Strasbourg, les 15 et 16 novembre 2014.


Alsace Nature, fédération régionale des associations de protection de l’environnement, sera présente aux côtés des occupants de la cabane de Kolbsheim le week-end des 15 et 16 novembre 2014, et particulièrement lors d’un apéro partagé dimanche 16 de 11h à 13h.

Alors que la lutte contre le GCO s’intensifie et, plus généralement, que l’opposition citoyenne à ce type de projets se fait plus intense en France, Alsace Nature soutient les initiatives d’occupation de terrain, sur le tracé du grand contournement ouest de Strasbourg, comme partout où sont imposés ces « grands projets inutiles » : dans le
Kochersberg, au Testet, à Notre-Dame-des-Landes et ailleurs.

Non violente et rompue au dialogue avec les acteurs publics, Alsace Nature comprend néanmoins l’exaspération de nombreux militants amoureux de la nature et désireux de préserver un environnement propice à la vie humaine sur notre petite planète.

 

Infrastructure routière absurde

Membre du collectif « GCO non merci » depuis plus de dix ans, Alsace Nature reste fermement opposée à cette nouvelle infrastructure routière qui engendrera la perte de 280 hectares de terres agricoles, parmi lesquelles des zones favorables au grand hamster d’alsace, et ce, au seul profit du secteur du BTP.

S’appuyant sur des études indépendantes, comme sur celles commandées par l’Etat et les collectivités, qui toutes prédisent un très faible report de trafic de l’A35 vers le GCO, Alsace Nature dénonce un projet qui ne réglera pas les problèmes d’engorgement autour de Strasbourg. Par ailleurs, cette autoroute – à péage, rappelons-le – fera doublon avec l’A5, côté allemand.

Parce que l’association a conscience que la situation actuelle est insatisfaisante pour de nombreux usagers, elle regrette l’abandon du projet d’écotaxe pour les poids lourds de transit. L’association est par ailleurs favorable à une requalification de l’A35 et de ses accès, mais sans le GCO.

Dans ce cadre, une réflexion est à mener sur le rôle de la future VLIO (voie de liaison intercommunale est), dont l’enquête publique vient de s’achever, mais également sur l’intensification des recherches de moyens de transport alternatifs à l’autosolisme et, plus généralement, sur la répartition entre activité économique et logement dans l’agglomération...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

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Source : actus.alsacenature.org

 

 

15 novembre à Strasbourg : « Convergence des luttes d’Alsace et d’ailleurs »

Fort du succès de la première édition du 4 octobre dernier, une nouvelle « Convergence des luttes d’Alsace et d’ailleurs » se tiendra le 15 novembre sur la place Kléber à Strasbourg à l’initiative de plusieurs associations et collectifs alsaciens.


141115-convergences-luttes-Stbg

 

Le 4 octobre dernier, à l’initiative de plusieurs associations et collectifs alsaciens, nous avons lancé « Convergence des luttes d’Alsace et d’ailleurs » sur le principe de la convergence initié par les opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes des 5 et 6 juillet derniers, lors de l’événement estival sur les terres de Bellevue.

« Convergeons le 15 novembre à Strasbourg »

Les événements récents dans le Tarn sur le projet de barrage à Sivens (ZAD du Testet), ou dans la Somme avec le procès des 9 militants de la Confédération Paysanne à Amiens le 28 octobre, montrent que la Convergence des luttes est une réalité plus que nécessaire [ la France protestataire en 20 points chauds ] … Unis, nous sommes plus forts ! C’est pourquoi, ici en Alsace, nous avons décidé de nous unir pour aller à la rencontre des citoyens afin de les sensibiliser aux problématiques environnementales, sociales et économiques, que ce soit sur des luttes locales ou d’ailleurs.

Initialement prévue tous les premiers samedis du mois sur la Place Kléber, nous avons revu notre périodicité par une présence mensuelle modulable en fonction du calendrier. Pour nous, il paraît important d’aller à la rencontre des citoyens de façon régulière, car les enjeux locaux comme nationaux sont considérables. La désinformation du public est sciemment organisée et nous nous devons de rétablir certaines vérités. Par exemple : le GCO ne résoudra pas l’engorgement de l’A35 même si celle-ci devient un boulevard urbain. « Nous ne l’inventons pas, c’est écrit dans le rapport officiel ! »

Les associations et collectifs engagés sont :

  • Stop Fessenheim,
  • Alsace Nature,
  • les Amis de la Conf’ Alsace,
  • l’équipe « Centrale de Fessenheim – Fermez-la ! » (Greenpeace),
  • l’APES (Association pour la Protection de l’Environnement de la Sommerau),
  • le collectif Stop Tafta 67
  • le collectif StrasBure,
  • le collectif Destocamine,
  • le collectif Alsace de soutien aux opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Les thèmes abordés seront : l

  • Grand Contournement Ouest de Strasbourg (GCO), infos
  • Golf de la Sommerau (région de Saverne), infos
  • Notre-Dame-des-Landes (Pays de la Loire), infos
  • La ferme-usine des 1000 vaches (Somme), infos
  • Accords de libre-échange TAFTA, CETA, TISA, infos
  • Bure (centre d’enfouissement de déchet nucléaire Cigeo/Bure), infos
  • Centrale Nucléaire de Fessenheim et ailleurs, infos
  • Stocamine (pour un destockage total !), infos

… cette liste est à titre indicatif. Les sujets abordés seront pluriels et évolutifs avec le temps ! 

Convergence des luttes d’Alsace et d’ailleurs
Place Kléber à Strasbourg, le samedi 15 novembre 2014
de 11h à 16h

 

 

 

Source : actus.alsacenature.org

 

 

 

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 19:29

 

Source : france.attac.org

 

 

 

 

Évaluation citoyenne des banques : quid de la transparence ?

mardi 28 juin 2011, par Attac France, Les Amis de la Terre

 

 

 

 

Paris, le 28 juin 2011 – A l’occasion du dernier G20 finance, en avril dernier, Les Amis de la Terre France et Attac France ont lancé leur campagne commune « A nous les banques ! ». Cette campagne s’ouvrait par un mois d’évaluation citoyenne des banques afin de mieux cerner l’impact économique, social et environnemental de leurs activités. Début juin, huit des dix banques interrogées ont répondu au questionnaire qui leur avait été adressé, seuls les groupes BPCE et Crédit Mutuel-CIC n’ont rien envoyé. Attac et Les Amis de la Terre publient aujourd’hui un premier rapport d’étape, analysant la transparence des différentes banques au vu de leurs réponses. Un deuxième rapport sera présenté en septembre.

 

 

C’est un premier succès pour la campagne « A nous les banques ! » : ce fort taux de réponse indique que les banques françaises sont conscientes du risque qu’il y a aujourd’hui à s’abriter derrière le secret des affaires ou de la concurrence pour refuser la transparence vis-à-vis des acteurs sociaux extérieurs au système financier. Les banques - sauf exceptions regrettables - ont compris qu’elles doivent commencer à rendre des comptes à la société. Elles devront en rendre sans cesse davantage.

Dans un premier le rapport d’étape publié aujourd’hui, intitulé "Les banques sont-elles transparentes ?" [1], Les Amis de la Terre et Attac notent les banques sur leur degré de transparence ou d’opacité face aux questions qui leur ont été posées. Il s’agit pour le moment de les évaluer non pas sur ce qu’elles font, mais sur leur volonté de le dire ou de le cacher. En effet, la transparence est un premier pas non suffisant mais indispensable : c’est en décryptant finement et collectivement les dérives actuelles des banques que nous avancerons vers la formulation d’alternatives

Dans ce premier classement, la palme est attribuée au Crédit Coopératif qui fait un sans-faute en répondant précisément à chacune des questions, suivi de près par La Nef, tandis que le bonnet d’âne revient aux groupes BPCE et Crédit Mutuel-CIC qui n’ont à ce jour envoyé aucune réponse au questionnaire. Thomas Coutrot, co-président d’Attac, souligne : « La transparence des banques mutualistes et coopératives est extraordinairement variable : quasi totale pour le Crédit Coopératif et la Nef, correcte pour le Crédit Agricole, très faible (et même nulle en ce qui concerne notre questionnaire) pour BPCE et le Crédit Mutuel. Cela met à mal l’idée qu’il existerait une « économie sociale et solidaire » définie par ses statuts, dont les membres auraient des comportements similaires. »

Par ailleurs, on note que les différences entre établissements se jouent surtout sur la qualité des réponses apportées, et qu’il y a clairement des thèmes qui sont plus sensibles que d’autres. Juliette Renaud, chargée de campagne sur la Responsabilité des acteurs financiers aux Amis de la Terre, commente : « Les banques cherchent à éluder certaines problématiques, avec des réponses évasives ou ne correspondant tout simplement pas à la question posée. Ainsi, pour la plupart, on sent un certain malaise sur des enjeux tels que les paradis fiscaux, les crédits revolving, le financement de projets aux lourds impacts sociaux et environnementaux ou encore la participation des parties prenantes à la définition des politiques de crédit. »

La campagne d’Attac et des Amis de la Terre, lancée le 14 avril 2011 [2], avait mobilisé un grand nombre de militants et de citoyens qui ont organisé des actions de rue dans plusieurs de villes de France [3], devant les agences bancaires. Ces interpellations au niveau local ont sans aucun doute renforcé la pression sur les directions générales des banques.

Les Amis de la Terre et Attac publieront un second rapport en septembre 2011 sur les réponses des banques, cette fois-ci pour porter un jugement sur les pratiques retracées par ces réponses. Ce sera l’occasion de voir si les banques les plus transparentes sont aussi les plus vertueuses.

Télécharger le rapport

 

 

 

 

P.-S.

Illustration : CC by-nc-nd 2.0, par Laughing Squid.

 

 

 

Documents joints


rapport_banques_transparentes.pdf

24 octobre 2013 - PDF - 206.6 ko


 

Source : france.attac.org 
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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 19:19

 

Source : paris-luttes.info

 

 

Manifestation à New York à la mémoire de Rémi Fraisse

Publié le 14 novembre 2014 |

Manifestation à New York à la mémoire de Rémi Fraisse le 11 novembre 2014 {JPEG}

Une manifestation en soutien aux occupations et aux luttes contre les grands projets inutiles, les armes de la police et la violence d’Etat a eu lieu le lundi 10 novembre à midi devant le consulat français de New York. Une quinzaine de personnes a répondu à l’appel diffusé dans la précipitation le week-end dernier. Elles ont cependant diffé des centaines de tracts et assuré aux ’officiels’ leur détermination à poursuivre la mobilisation.

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Manifestation à New York à la mémoire de Rémi Fraisse le 11 novembre 2014
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Manifestation à New York à la mémoire de Rémi Fraisse le 11 novembre 2014
PDF - 38.9 ko
lien ici



Source : paris-luttes.info

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