Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 17:04

 

Source : www.mediapart.fr

 

Affaire Piketty : histoire d’une amnésie collective

|  Par Hubert Huertas

 

 

 

L’affaire Piketty ne se résume pas à une histoire de breloque et de vanités. Elle est un symbole ravageur. Elle ne parle pas d’un homme qui refuse une médaille, mais d’un chef de l’État qui ne tient pas sa parole. C’est ce face-à-face avec soi-même qui donne son côté accablant à une affaire au départ insignifiante.

Des artistes, des savants, des acteurs publics qui refusent la légion d’honneur, il y en a des dizaines, pour des motifs les plus divers. L’indépendance, comme Edmond Maire l’ancien patron de la CFDT, la protestation, comme la chercheuse Annie Thébaud-Mony en 2012, la colère, comme Hector Berlioz à qui l’Etat devait de l’argent, le haussement d’épaules comme le dessinateur Jacques Tardy en 2013, ou Georges Brassens en son temps, se moquant du “fatal insigne qui ne pardonne pas”, ou Léo Ferré dénonçant “ce ruban malheureux et rouge comme la honte”. Claude Monet, Georges Bernanos, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Albert Camus, Georges Sand, Pierre Curie, à chaque refus son anecdote et son bon mot.

La différence avec Piketty, c’est que l’Etat n’a pas écrit de roman avec Georges Sand, n’a pas cherché avec Pierre Curie, n’a pas chanté avec Brassens ou Ferré, ni dessiné avec Tardy, alors que le candidat François Hollande n’avait à la bouche que “la grande réforme fiscale” inspirée par un économiste en vue, dont le nom circulait sur toutes les lèvres.

Thomas Piquetty, dans la campagne victorieuse de François Hollande, de l’automne 2011 au printemps 2012, ce n’était pas un conseiller parmi tant d’autres, c’était l’inspirateur, et la caution. La preuve que les quelques hardiesses économiques du candidat n’étaient pas improvisées. Si l’équipe entourant le futur président, et si le candidat lui-même promettaient d’agir sur la relance en pleine période de crise, c’est qu’une répartition plus juste de l’argent public recueilli par l’impôt allait créer un choc de confiance. A chaque question sur le déficit, ou sur la faisabilité de telle ou telle mesure, François Hollande répondait par “la grande réforme fiscale”, et cette grande réforme fiscale, avec, entre autre, la fusion de la CSG et de l’Impôt sur le revenu, était issue des travaux de Thomas Piketty...

“Piketty” c’était le Sésame, un mélange de magie et de science...  La réponse globale et la réponse à tout.

Après les élections, la réponse globale s’est transformée en une succession d’ajustements qui ne répondaient qu’aux exigences de la droite et des organisations patronales, et le Sésame fut renvoyé à ses chères études, ses conférences, ses critiques, puis son best-seller mondial, tandis que le nouveau Président se consacrait aux 20 milliards d’allègements de charge du CICE, puis aux 40 milliards du pacte de responsabilité.

La grande réforme fiscale fut vaguement évoquée par Jean-Marc Ayrault en décembre 2013 avant d’être définitivement enterrée par la nomination de Manuel Valls au printemps 2014.

Si bien que l’attribution de cette Légion d’honneur apparait, au seuil de 2015, comme une brassée fleurs et de couronnes jetée sur la tombe d’une promesse, plutôt que l’aboutissement d’une carrière au service de la Nation...  Geneviève Fioraso, la secrétaire d’Etat chargée de l’enseignement supérieur, à l’origine de cette proposition, aurait pu deviner que cette “récompense” ne chatouillerait pas la vanité du bouillant Piketty, mais l’agacerait plutôt.

Elle n’a pas réalisé. Elle n’a pas mesuré la dimension symbolique de cette décision à priori anecdotique, et elle n’est pas la seule. Quand l’affaire a éclaté, c’est tout le gouvernement qui a semblé frappé d’amnésie. Piketty n’était plus l’homme qui avait travaillé avec les ministres d’aujourd’hui, autour du candidat devenu Président, il était un intello, une espèce d’allumé, une star de l’édition dont on moquait les caprices…

Pour l’excellent Stéphane Le Foll, porte parole du gouvernement, il y a d’un côté quelqu’un “qui a des idées intéressantes mais qui est un chercheur dans son bureau, qui fait des calculs”, et de l’autre “la politique, qui est confrontée à la réalité”. Ah bon… Donc François Hollande ne faisait pas de politique pendant sa campagne présidentielle !

Pour le secrétaire d’Etat Thierry Mandon, la réforme fiscale de Thomas Piketty est simplement inapplicable. Ah bon… Une réforme peut donc être inapplicable et promise à la fois !

Pour Axelle Lemaire, Secrétaire d’Etat chargée du numérique, Thomas Piketty “confond peut-être le fait qu’une légion d’honneur est une récompense pour un mérite reconnu par la Nation, et pas une adhésion à une politique économique”... Ah bon. Donc François Hollande n’adhérait pas au discours de sa campagne.

De bout en bout, de l’attribution de la médaille aux éléments de langage distillés dans les médias, le gouvernement et le Président se retrouvent confrontés à eux-mêmes, dans une sorte d’amnésie collective, et c’est ce face à face avec soi-même qui donne son côté accablant à cette affaire au départ insignifiante.

Pire encore. En opposant le mauvais coucheur Piketty au bon récipiendaire Jean Tirole, prix Nobel d’Economie qui a accepté la médaille, les ministres confirment leur virage politique, c’est à dire la “trahison” que leur reproche le Front de gauche, la plupart des écologistes, et les frondeurs du PS. Car Tirole, pour Nobelisé qu’il soit, n’est pas un homme de gauche. Il a du frémir au discours du Bourget (“mon ennemi c’est la finance”) inspiré par Piketty. Jean Tirolle, le nouveau compagnon de route, est d’abord un libéral, et c’est lui le bon élève.

Pour compléter le tableau notons encore ce “détail” de l’histoire... L’année éditoriale de la France a été marquée par deux livres. La vengeance de Valerie Trierweiller, et les errances d’Eric Zemmour. Tout le monde en parle parce qu’ils se sont beaucoup vendus. Le succès de Zemmour serait même un symptôme de l’extrême-droitisation de la société française. Or Piketty, dans un pavé de 900 pages publié en 2013, un ouvrage exigeant qui démonte les excès d’un libéralisme tout puissant en Europe, a vendu trois fois plus, et que trouve à déclarer le gouvernement PS, vexé : que cet économiste ferait mieux de retourner à ses chères études.

Si ce n’est pas un divorce, c’est carrément une fracture.   

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 16:35

 

 

 

A vrai dire tout au long de la lecture, j'ai tout le temps espéré qu'un peu plus loin j'y comprendrai enfin quelque chose....et je suis arrivé au bout en ayant compris assez vaguement de quoi il s'agissait, à ma sauce. Ce n'est évidemment que ce que je peut essayer de vous transmettre. Que ceux qui iront direct à la source expliquent à moi et aux autres de quoi il s'agit vraiment...si on partage pas les connaissances, on est morts!

A vrai dire tout ce que dit ce type est connu des professeurs et des économistes genre "attérés" qui font un peu les blasés... Mais ce gars est tout de même un des rares a avoir annoncé la Crise et surtout à dire pourquoi et comment elle arriverait effectivement (il cite une étude qui dénombre 12 personnes à l'avoir fait de manière argumentée, à l'avoir dit, indépendamment des déclarations des autres, à en avoir fait un scénario assez exact). Pour 80% des économistes elle ne pouvait pas arriver et nous étions à l'aube d'une ère de prospérité inégalée...Tout occupés à "flexibiliser le marché du travail" et à s'allouer de manière optimum la répartition des actifs financiers ils ne pouvaient rien voir venir...ils n'en ont même pas le concept.

C'est un point de vue  économique, qui se contente de montrer les failles logique
internes à la discipline (et leurs conséquences) sans avoir recours à la sociologie ou a la philosophie, points de vues externes que les économistes préfèrent ignorer ou méprisent. Pas scientifique disent-ils...après ce que nous dit Keen, on se marre! Marrez vous donc en lisant ce livre.

L'analyse du mécanisme de propagation du dogme est intéressante, révélatrice. Incidemment Keen nous dit que dans la vie réelle des entreprises, les dirigeants se gardent bien d'appliquer la théorie néolibérale, inopérante. Il en est de même des banquiers et des politiques qui font le contraire de ce qu'ils prônent car il faut un Etat fort pour imposer le néolibéralisme (un Etat démocratique les emmerde..et ils le chargent de tous les maux qu'ils ont crées avec leur saloperie d'idéologie). Faites ce que je dit, faites pas ce que je fait, tous les gamins ont entendu ça...
Il nous dit aussi que malgré quelques incohérences (la source de la valeur), tant qu'à faire, c'est bien Marx qui est le plus utile pour comprendre l'économie...Mais ça, c'est le Diable...merde, va falloir que je me farcisse ça, quelqu'un en connaît un bon résumé?

TINA

 

 

    

Compte rendu de lecture : Steve Keen, l’imposture économique, Ed. de l’Atelier.

 

Puisqu’elle est là dans ses pantoufles au lieu de caillasser à tort et à travers les Mobiles, l’ultra gauche de gauche de la vraie gauche tente de se cultiver en se mettant un peu au jus des développements de la science économique. Partageons donc les savoirs…pour se mettre d’accord au moins sur la cible.

 

Le livre de S. Keen a été annoncé dans la presse comme un ouvrage important, annonce presque aussi bruyante que pour celui de Piketty (Le Capital au XXI° siècle, Seuil). J’ai cependant longtemps hésité à l’acheter. Encore un gros bouquin compliqué pour dire ce qu’on sait déjà et que des gens comme, entre autres, pour les plus simples, F.Lordon (La crise de trop, Fayard), P. Dardot/ C. Laval (La nouvelle raison du Monde, essai sur la société néolibérale, La Découverte) ou encore Lohoff/ Trenkle (La grande dévalorisation, Post-edition) ont clairement expliqué : le capitalisme néolibéral est une ânerie idéologique inégalitaire qui porte la crise comme la nuée l’orage.

 

C’est bien de le dire mais encore faut-il savoir pourquoi, c’est l’objet de ce livre assez ardu écrit par un professeur d’économie, critique, mathématicien, anglo-saxon (australien) rationnel, ni prophète illuminé, ni doux rêveur ni anticapitaliste forcené. Malgré le parti pris de l’auteur de ne pas utiliser de formules mathématiques le raisonnement est avant tout scientifique, logique. Sur ce terrain je l’avoue, je cale un peu. Je ne saurai donc entièrement rendre compte de la réelle puissance de cet exposé ‘par l’intérieur’ des implications des postulats de base du néolibéralisme. Pour mémoire et faire court ceux-ci tiennent en une phrase :

 

« Le jeu de l’offre et de la demande sur un marché libre et concurrentiel équilibre les prix et alloue de manière optimale les ressources (point !) ». Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possible et il n’y a pas d’alternatives (re point !).

 

Cela paraît simple et imparable mais se complique assez vite dès qu’on se penche un peu sur les mécanismes qui sous tendent chacun des termes de cette phrase. Comment s’établit l’offre, à quel juste prix ? Comment évolue la demande et comment les agents économiques effectuent leurs choix. Qu’est ce qu’un marché, à quelles conditions est t-il libre et concurrentiel, l’est-il inéluctablement ? Comment s’établit l’équilibre, qu’est-ce qui est susceptible de le faire varier, existe-t-il même ? Qu’est ce que l’optimum de répartition des richesses et des ressources, à quoi aboutit-il ? Depuis les pères fondateurs (Adam Smith, J.- B. Say, Jeremy Bentham et même K. Marx) les économistes cherchent les bonnes équations avec les bonnes variables pour « faire tourner » des modèles mathématiques décrivant comment évoluent les paramètres, histoire de faire un peu de prévisions sur la marche du monde si par exemple on se fout en tête d’établir un salaire minimum, faussant ainsi de manière sacrilège et irresponsable le jeu parfait de l’offre et de la demande sur le marché du travail. Les lois économiques seraient raisonnables et ce sont ces raisons du monde qu’on nous oppose en permanence, en justification des politiques d’austérité, de la dérégulation des échanges, de la flexibilisation du code du travail, de la répartition des richesses etc…

 

Oui mais voilà, pour citer Keen, « la prétendue science économique est un agrégat de mythes qui fait passer l’ancienne conception géocentrique du système solaire de Ptolémée pour un modèle puissamment sophistiqué ».

On comprend assez vite, en se penchant sur les prémisses de la théorie néo-libérale à quel point elle peut être grossière, simplificatrice, aveugle à la réalité complexe des choses. On nous dit par exemple : « au commencement était le troc pratiqué par les tribus primitives…Mamadou fabrique des paniers, Abdou a des cacahouètes. Il faut à Mamadou 10 heures de travail pour fabriquer un panier etc… ». Ce sont des fariboles. J’ai lu un livre passionnant sur l’empire constitué entre 1700 et 1850 par les Comanches sur les plaines du Sud des Etats-Unis et sur une grande partie du Mexique du Nord qui explique que tout autre chose passait par l’échange de marchandises : rapports de domination ou de soumission, tissage d’amitiés proches et lointaines, signes de guerre ou de paix, prestige, inclusion dans le groupe de parenté etc…C’est sur ce type de rapports que s’est constituée la Comancheria qui a entravé, dominé et épuisé l’empire colonial Hispano-mexicain au point que les anglo-saxons ont pu en voler la moitié sans le moindre effort. La complexité de cette forme d’échange est stupéfiante, la marchandise échangée n’a que très peu d’importance. N’importe quel « coureur des bois » le savait, c’était vital pour lui, nombre d’entre eux sont morts d’avoir pratiqué le troc tel que l’expliquent les économistes et cela bien avant même que les ethnologues se penchent sur la question. Ces messieurs économistes apparemment l’ignorent. En fait ils préfèrent l’ignorer, c’est ce que nous dit Keen.

 

En cherchant à valider les hypothèses de base de la théorie, les économistes néo-classiques ‘mainstream’ se sont bien aperçus qu’ils n’arrivaient pas à les faire coller avec la réalité. Les plus honnêtes l’ont dit et ont cherchés d’autres hypothèses plus conformes aux faits. Ils sont devenus ‘critiques’ comme Keen et ont été ostracisés, ignorés. D’autres ont imaginé et formulé de véritables pirouettes intellectuelles ou noyés leurs résultats dans un fatras obscurs de justifications tournant à l’absurde. D’autres, et non des moindres (Milton Friedmann himself) ont carrément dit : « les hypothèses n’ont aucune importance ». Le résultat est que ce qui est enseigné depuis plus de quarante ans dans les écoles et les université n’est pas une science mais une pure idéologie, une religion ou tout aboutit à faire croire aux étudiants que les problèmes logiques ont été résolus où sont des contradictions apparentes sans aucune importance. Les étudiants deviennent, experts internationaux, conseillers ou responsables politiques, professeurs…et la boucle se referme, nul n’interroge plus les fondamentaux qui deviennent des dogmes. Et l’on préfère croire que s’il y a du chômage c’est parce que les gens font un choix rationnel entre le plaisir de rien foutre et la peine du travail et que si un banquier gagne 400 fois plus qu’un ingénieur c’est qu’il est 400 fois plus efficace…On nous parle de la pyramide des besoins de Maslow, : dès que les besoins physiologiques et matériels de base sont satisfaits de nouveaux besoins apparaissent : épanouissement personnel, reconnaissance, communauté authentique, démocratie etc.., ce qui viendrait forcément avec le capitalisme qui promet la seule juste répartition des richesses. Comme si pour survivre les hommes n’avaient jamais eu besoin d’être en groupe, unis, égaux, coopératifs, solidaires avant toute autre chose ! Il faut en vérité inverser cette pyramide…

 

Les concepts économiques de base de la théorie (théories de la demande, de l’offre et de la distribution des revenus) sont pour le moins bancals. La demande pour un produit ne décroît pas forcément à mesure que son prix augmente, il n’est pas possible d’extrapoler à partir du comportement d’un acteur sur un marché le comportement du Marché global (agregé). Le tout n’est pas la somme des parties, une société est bien plus que le résultat des actes individuels, même supposés rationnels et maximisant l’utilité. Le prix n’est pas fixé par le simple jeu de l’offre et de la demande, les salaires ne reflètent pas la contribution de chacun à la production, il n’est pas vrai qu’un grand nombre de petites entreprises en concurrence soient plus efficientes et proposent des prix plus bas que peu de grosses entreprises monopolistiques. Le marché des actifs financiers n’attribue pas les capitaux de manière efficiente, il y faudrait que les investisseurs forment des anticipations exactes, précises et communes sur le futur, qu’ils aient un accès égal à des crédits illimités, tout ceci n’arrivant jamais dans le monde réel. Tout au long du livre, pan par pan, bloc par bloc, tout l’édifice s’effondre et il n’en reste qu’un champ de ruines fumantes…

 

Une théorie prétendant que tout est statique, à l’équilibre, ne peut décrire une réalité aussi dynamique que l’économie qui est la science des échanges entre les hommes. C’est comme apprendre la bicyclette en commençant par maîtriser l’équilibre d’un vélo à l’arrêt. Cela ne sert plus à rien dès qu’on se met en mouvement. Certes, tout ce qui n’est pas à l’équilibre tend à se casser la gueule mais la mathématique peut modéliser un système instable en mouvement perpétuel, jamais à l’équilibre, nous baignons dans un tel système, c’est l’atmosphère elle-même et tous les jours les météorologistes nous disent relativement précisément quel temps il fera demain. Pas les économistes néolibéraux qui d’approximation en approximation nous démontrent que la terre est plate.

 

Nous ne sommes pas obligés de les croire n’est-ce pas ? Pas encore. De fait nous sommes de plus en plus nombreux à ne pas le faire. Notre problème est que nous laissons ces gens nous diriger et qu’ils ont acquis, par formation et par intérêt, une phénoménale capacité à nier la réalité. Dans la théorie néolibérale, la crise n’advient jamais, l’argent n’étant qu’un « voile sur les échanges », la dette n’a aucune influence sur l’économie. Comme si les crises ne se présentaient pas avec une régularité d’horloge au Césium, comme si le Japon n’était pas emporté depuis 20 ans par une spirale infernale de dettes, comme si le chômage de masse n’était pas devenu structurel, comme si les politiques d’austérité fonctionnaient !

Tout revient à l’équilibre inéluctablement, ah oui ? Cassez vous la gueule de votre vélo (à l’arrêt ou en mouvement), quelle force vous remettras indemnes en selle, à l’équilibre ? Aucune.

Tout ce gros bon sens d’épicier à la Thatcher n’est d’aucune utilité, ne peut pas anticiper les crises, ne peut pas les résoudre, en est la cause. La théorie néolibérale est truffée de « main invisible », d’ «arbitre bienveillant » et de « facteurs exogènes » qui révèlent sa véritable origine : la pire des superstitions religieuses, celle où il fallait se soumettre à Dieu et surtout au Roi, celle de la « Vallée de Larmes » et de la béatitude des bienheureux, plus tard, au Paradis. Pour des gens qui se prétendent « scientifiques », « rationnels », c’est effectivement à pleurer ! Il vaudrait mieux hurler !

 

Notre problème est que nous avons intériorisé que nous serions alternatifs, non-conformistes, irréalistes, utopistes...Nous croyons qu’il faut penser « autrement » or qu’il s’agit tout simplement de penser. Il n’existe pas d’autre monde alternatif au présent. C’est nous qui sommes conformes à la réalité en essayant de la voir au mieux que nous le pouvons avec nos outils d’aujourd’hui qui nous aident à forger ceux de demain. Nous, nous sommes lucides, les utopistes obscurantistes rétrogrades ce sont eux ! Et ils sont dangereux, ils nous mènent à l’abîme et il est à craindre que ce soit probablement irrémédiable pour nous et nos enfants. Des gens comme Gattaz & Macron Inc. ont une conception de l’économie proche du troc, mal comprise en plus et assortie d’une psychologie de bazar digne d’un magazine féminin (ou de publications type « Challenge », y’à pas que les blondes qui sont connes).

 

Ils n’ont pas de solution ils sontle problème.

L’urgence n’est pas « climatique », l’urgence c’est de les dégager !

 

TINA

                                              

Repost 0
2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 18:31

 

Source : www.liberation.fr

 

 

 

 

2015 : quels chocs pour faire bouger l’Europe ?

29 décembre 2014 à 18:06 (Mis à jour : 2 janvier 2015 à 14:18)

 

L'auteurThomas PIKETTYThomas PIKETTY directeur d’études à l’EHESS et professeur à l’Ecole d’économie de Paris.

 

Le plus triste, dans la crise européenne, est l’entêtement des dirigeants en place à présenter leur politique comme la seule possible, et la crainte que leur inspire toute secousse politique susceptible d’altérer cet heureux équilibre.

La palme du cynisme revient sans doute à Jean-Claude Juncker, qui depuis les révélations LuxLeaks explique tranquillement à l’Europe ébahie qu’il n’a eu d’autre choix, lorsqu’il était à la tête du Luxembourg, que de siphonner la base fiscale de ses voisins : l’industrie déclinait, voyez-vous, il fallait bien trouver une nouvelle stratégie de développement pour mon pays ; que pouvais-je donc faire d’autre que de devenir l’un des pires paradis fiscaux de la planète ? Les voisins, en prise eux aussi avec la désindustrialisation depuis des décennies, apprécieront.

Aujourd’hui, il ne suffit plus de s’excuser : il est temps de reconnaître que ce sont les institutions européennes elles-mêmes qui sont en cause, et que seule une refondation démocratique de l’Europe permettrait de mener des politiques de progrès social. Concrètement, si l’on veut vraiment éviter que de nouveaux scandales LuxLeaks ne se reproduisent, il faut sortir de la règle de l’unanimité en matière fiscale, et prendre toutes les décisions concernant l’imposition des grandes sociétés (et idéalement des plus hauts revenus et des plus grandes fortunes) suivant la règle de la majorité. Et si le Luxembourg et d’autres pays le refusent, cela ne doit pas empêcher les pays qui le souhaitent de constituer un noyau dur avançant dans cette voie, et de prendre les sanctions qui s’imposent contre ceux qui continuent de vouloir vivre de l’opacité financière.

La palme de l’amnésie revient quant à elle à l’Allemagne, avec la France en fidèle second. En 1945, ces deux pays avaient une dette publique dépassant 200% du PIB. En 1950, elle était tombée à moins de 30%. Que s’est-il passé, aurait-on soudainement dégagé les excédents budgétaires permettant de rembourser une telle dette ? Evidemment non : c’est par l’inflation et la répudiation pure et simple que l’Allemagne et la France se sont débarrassés de leur dette au siècle dernier. S’ils avaient tenté de dégager patiemment des excédents de 1% ou 2% du PIB par an, alors on y serait encore, et il aurait été beaucoup plus difficile pour les gouvernements de l’après-guerre d’investir dans la croissance. Ce sont pourtant ces deux pays qui expliquent depuis 2010-2011 aux pays d’Europe du Sud que leur dette publique devra être remboursée jusqu’au dernier euro. Il s’agit d’un égoïsme à courte vue, car le nouveau traité budgétaire adopté en 2012 sous la pression de l’Allemagne et la France, qui organise l’austérité en Europe (avec une réduction excessivement rapide des déficits et un système de sanctions automatiques totalement inopérant), a conduit à une récession généralisée en zone euro. Alors même que l’économie est repartie partout ailleurs, aux Etats-Unis comme dans les pays de l’Union européenne restés au dehors de la zone euro.

Dans ce duo, la palme de l’hypocrisie revient sans conteste aux dirigeants français, qui passent leur temps à rejeter toutes les fautes sur l’Allemagne, alors qu’il s’agit clairement d’une responsabilité partagée. Le nouveau traité budgétaire, négocié par l’ancienne majorité, et ratifié par la nouvelle, n’aurait pu être adopté sans la France, qui en vérité a fait comme l’Allemagne le choix de l’égoïsme vis-à-vis de l’Europe du Sud : puisque l’on paie un taux d’intérêt très faible, à quoi bon le partager ? En vérité, une monnaie unique ne peut fonctionner avec 18 dettes publiques et 18 taux d’intérêt sur lesquels les marchés financiers peuvent librement spéculer. Il faudrait investir massivement dans la formation, l’innovation et les technologies vertes. On fait tout le contraire : actuellement, l’Italie consacre près de 6% du PIB à payer des intérêts de la dette, et investit à peine 1% du PIB dans l’ensemble de ses universités.

Alors, quels chocs pourraient permettre de faire bouger les lignes en 2015 ? Il y a, en gros, trois possibilités : une nouvelle crise financière ; un choc politique venant de la gauche ; ou bien un choc politique venant de la droite. Les dirigeants européens actuels devraient avoir l’intelligence de reconnaître que la deuxième possibilité est de loin la meilleure : les mouvements politiques qui prospèrent aujourd’hui à la gauche de la gauche, comme Podemos en Espagne ou Syriza en Grèce, sont fondamentalement internationalistes et proeuropéens. Plutôt que de les rejeter, il faudrait au contraire travailler avec eux pour formuler les contours d’une refondation démocratique de l’UE. Faute de quoi, on risque fort de se retrouver avec un choc autrement plus inquiétant, venu de la droite : compte tenu du mode de scrutin, il est tout à fait possible que le FN emporte des régions lors des régionales de décembre 2015. On peut aussi, car c’est l’heure des vœux, espérer l’impossible. Au point où il en est, François Hollande serait bien inspiré de reconnaître ses erreurs de 2012, et de tendre la main à l’Europe du Sud, afin de formuler enfin des propositions audacieuses pour notre continent.

Thomas PIKETTY directeur d’études à l’EHESS et professeur à l’Ecole d’économie de Paris.

 

Source : www.liberation.fr


Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 18:18

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

Dix résolutions pour changer de direction en 2015

Lorène Lavocat (Reporterre)

vendredi 2 janvier 2015

 

 

 

Pour 2015, Reporterre vous propose dix résolutions facilement applicables dans notre vie quotidienne, résolument écologiques et porteuses d’espoir pour notre planète.


1. Je change de banque

Pourquoi ? Choisir à quoi sert et où va mon argent est un geste à la fois simple et décisif. L’argent est, parait-il, le nerf de la guerre. Et les banques financent bien trop souvent des activités nocives pour les humains et la planète.

Comment ? Depuis quelques années, de nombreuses associations ont mis en place des guides de finance responsable. De La Nef à Terre de liens, les alternatives au système bancaire classique sont légion !

2. Je ralentis

Pourquoi ? "Course suicidaire et inconsciente", selon Edgar Morin, le système capitaliste nous impose le diktat de l’urgence et de l’immédiateté : « Time is money ». Dans notre construction collective d’un autre futur, la guerre du temps est un aspect fondamental. Car, bonne nouvelle, nous pouvons prendre le temps de vivre !

Comment ? Slow food, citta slow, slow sex... le mouvement Slow, apparu en Italie à la fin des années 1980, touche aujourd’hui toutes les dimensions de la vie. Avec une idée commune : lutter contre l’accélération générale et prendre du recul. Et pour commencer, vous pouvez visionner le documentaire « L’urgence de ralentir », diffusé sur Arte en septembre 2014.

3. Je ne vais plus au supermarché (surtout si c’est Auchan)

Pourquoi ? Des produits négociés au rabais auprès des agriculteurs ou qui ont fait des centaines de kilomètres. Des grandes surfaces qui détruisent les commerces de proximité et artificialisent nos territoires. Des groupes qui pratiquent l’évasion fiscale. Bref, on peut - et on doit - se passer de la grande distribution.

Comment ? Marché, Amap, épicerie solidaire ou coopérative. Les alternatives ne manquent pas. Le tout tient en deux mots : circuit court.

4. Je propose à mes collègues d’aller ensemble au boulot

Pourquoi ? Des milliers de personnes prennent chaque jour leur voiture, seule, pour aller au boulot. La voiture individuelle, c’est du passé, apprenons à partager. Si chacun emmenait dans son véhicule des collègues (ou d’autres) on pourrait lutter contre la pollution de l’air, et… apprendre à mieux se connaître.

Comment ? La plateforme française du covoiturage, c’est bien entendu Covoiturage.fr. Mais il existe bien d’autres sites, par région. Certaines entreprises proposent leur propre service.

5. Je récupère, je réemploie

Pourquoi ? La gestion des déchets sera l’un des grands défis du XXIe siècle. Nous produisons beaucoup, nous jetons trop. Ce problème touche l’alimentaire, mais aussi les objets. Plutôt que de mettre à la benne, on peut faire marcher sa créativité pour réutiliser ou réemployer ces matériaux.

Comment ? Apprendre à réparer votre grille-pain ou votre ordinateur, transformer un t-shirt en sac-à-main ou un chariot en canapé… de nombreux ateliers comme les repair’ cafés vous apprennent à bricoler et à créer à partir de vos vieux objets. Un leitmotiv : nos déchets sont des ressources.

6. Je sème la non-violence

Pourquoi ? Notre société se structure autour de rapports de force souvent très violents. Au niveau politique, économique mais aussi individuel, c’est la loi du plus fort. Alors quelle meilleure forme de résistance que de répondre à la violence par la non-violence ?

Comment ? Ne pas donner de fessées, communiquer de manière non-violente, jeûner, devenir un clown-activiste. À chaque instant, nous pouvons modifier notre relation aux autres et nous jouer des rapports de pouvoir classiques.

7. J’apprends à cuisiner sans viande

Pourquoi ? L’élevage produit 15 % des émissions de gaz à effet de serre. Pourtant, on a du mal à imaginer un repas sans viande. Triste, monotone et sans saveur. Mais l’alimentation végétale peut être variée, équilibrée et originale.

Comment ? En apprenant à faire des rôtis de carottes, des mousselines de lentilles ou des chips d’algues. Les livres de recette pullulent, de même que les sites. Et vous pouvez aussi prendre un cours de gastronomie végétale !

8. J’apprends à coopérer

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Consommer et agir autrement
commenter cet article
2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 18:06

 

Source : zad.nadir.org

 

Infos du 29 au 4 janvier 2015

mardi 30 décembre 2014, par zadist

 

 


Si vous voyez des mouvements de police anormaux autour de la zone, contactez-nous ! sur le numéro d’urgence au 07.58.82.71.86.


Infos sur la répression

- Enguérrand, toujours en prison suite à la manif’ du 22 février (il purge une peine de 16 mois !). Il a suspendu sa grève de la faim. Il doit donc attendre le résultat de l’appel du procureur qui doit se faire dans les deux mois à venir. C’est la 1ère fois qu’un procureur fait appel pour une mise en liberté conditionnelle.
Pour suivre ses nouvelles, consultez les articles postés par son groupe de soutien.
Pour lui écrire : DELANOUS Enguerrand - écrou 59694 - Centre Pénitentiaire de Nantes - B.P. 71636 - 44316 NANTES-CÉDEX

- J. est aussi incarcéré suite à la manif du 22 février ; il avait pris 5 mois ferme (qui devaient être aménagés en autre chose que de la prison). On publiera ses coordonnées dès qu’on aura son accord.

- Une autre personne est en prison depuis la manif du 22 novembre contre les répressions policières et judiciaires, mais elle ne souhaite pas être soutenue.


black plouc kitchen : nouvelles dates en janvier sur le blog https://blackplouckitchen.wordpress.com


Jeudi 1 janvier

On vous souhaite à toutes et tous une bonne année 2015, quel soit joyeuse mais surtout victorieuse, qu’elle soit marquée par des bouleversements politiques qui donneront envie de se souhaiter une encore plus belle année 2016 l’année prochaine, contre l’aéroport et surtout son monde et que nos solidarités se tissent toujours un peu plus forte. Une bonne année à toutes les luttes camarades, du coin ou de loin. Une pensée aux camarades zapistes pour qui le 1er janvier marque les 21ans du soulèment au cri de "Ya basta". Selon Valls c’est l’année qui signe notre fin ... alors on lui souhaite bien du courage.

Pour bien commencer l’année, on apprend que les actions d’AREVA sont en chutes libres et qu’elle termine l’année avec plus de - 50%. Un modèle économique tout aussi fiable que les centrales qu’il fabrique...

Nouvelle chanson reçue :

Salut,

Vous connaissez sans doute déjà la superbe chanson de "Luciole" : https://www.youtube.com/watch?v=5WP8Ody4yy4

Je l’ai trouvée tellement belle que je n’arrêtait pas de la chantonner, sa chanson de zadiste, alors j’y ai ajouté des accords guitare que j’ai choisi exprès pas trop durs à jouer pour que presque tous les guitaristes même débutants y arrivent (quitte à ne pas jouer tous les accords notés). On peut jouer ces accords en arpèges ou les utiliser comme base d’accompagnement.

Minga

Pour partager sur zad.nadir.org et les autres sites zadistes.

PDF - 63.3 ko

Revue de presse pour bien commencer l’année :

- On apprend les "RG nouvelle génération" ont été bien actif depuis leur création en mai 2014 avec 108 écoutes "« octroyées pour deux motifs : lutte contre l’économie souterraine et contre le hooliganisme »". Mais soyons rassurés... "« il ne disposera d’une véritable base documentaire qu’à l’horizon 2016-2017, d’après le rapport parlementaire. »" « "Les renseignements recherchés concernent tous les domaines de la vie institutionnelle, économique et sociale susceptibles d’entraîner des mouvements revendicatifs ou protestataires", indique le rapport parlementaire. Pour BFM Business, cela signifie que les activités des militants qui contestent des projets d’aménagements, comme le futur aéroport de Notre-Dame des Landes ou le barrage de Sivens, ainsi que les grèves dans les entreprises, sont en ligne de mire du Service central de renseignement territorial. » A lire ici et
- Un état des lieux des "projets inutiles" selon France Nature Environnement en France mais aussi ailleurs sur la planète.
- Le 31 décembre une nouvelle occupation se met en place à Echillais pour empécher la construction d’un incinérateur... qui devrait être construit par notre chère entreprise humaniste et créatrice d’emploi pour le bien être de chacun.e : VINCI. Bon courage aux camarades qui installent leur tente et attendent d’être rejoint plus nombreux. Plusieurs articles à lire en attendant des nouvelles plus directes ici, , ou bien encore par .

Mardi 28 décembre

L’hiver commence à blanchir un peu la campagne, c’est l’occasion de quelques chantiers bois, et de passer du temps autour des poêles.

C’est aussi le moment de remplir son agenda pour un début d’année de lutttes et de solidarités :
- samedi 3 janvier : réunion de préparation du "22 février, un an après"
- mercredi 7 janvier : appel à actions et rassemblement devant le tribunal de Rennes pour le procès en appel des deux Kamyapoils et d’un camarade du comité NDDL/guingamp
- mercredi 14 janvier :appel à rassemblement pour des procès suite à la manif du 22 novembre
- lundi 19 janvier : appel à rassemblement pour des procès suite aux manifs de novembre

A lire aussi

-  à propos des violences policières : une version bien différente de celle relayée par les médias et la police émerge...Mort de Bilal Nzohabonayo à Joué-lès-Tours : une interpellation qui dégénère en bavure mortelle ?

- deux articles de Reporterre sur les violences et répressions des mouvements et luttes dans le monde : Dans le monde, les défenseurs de la terre sont persécutés,Ils défendaient la forêt, ils ont été assassinés. A Lima, leurs femmes témoignent

- un texte reçu : Devant, et sur les flancs. Lettre un peu péremptoire mais amicale au mouvement zadiste.

Documents joints

 

 

Source : zad.nadir.org

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Notre Dame des Landes
commenter cet article
2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 17:51

 

 

Source : lantquilyauradesbouilles.wordpress.com

 

 

 

Bouilles Hebdo du 29 décembre au 4 janvier 2015

 

L‘année 2014 se termine. Tous les mensonges éhontés des pro-barrages se dégonflent (sur le projet, les soi-disant méfaits des zadistes, etc…), alors ils font monter la pression et menacent. Voir en réaction la lettre ouverte aux préfets du Tarn et Tarn et Garonne de la Conf’ Paysanne du Tarn. Et aussi les récents articles de presse (celui du Tarn Libre du 24/12 notamment).
Pour poursuivre sur ce point, une lettre ouverte d’un occupant de longue date de la ZAD du Testet, adressée à Mme Lherm, maire de Lisle sur Tarn. Très circonstanciée et précise, elle remet les points sur les « i ». A lire donc absolument.

 

Samedi 3 – Dimanche 4 : Chantier sur la Zad. Besoin de bras, de matos, de connaissances et d’énergie ! Pour commencer l’année en beauté, lançons un chantier de construction  afin de rendre la vie plus confortable sur la ZAD et relancer la dynamique d’occupation.
Apportons des outils, des matériaux de construction, des moyens de transport et le désir de construire ensemble. Nous aurons besoin de palettes, de fenêtres, de planches, de chevrons, de tissus, d’isolants, de tuyaux… Mais aussi de clous, de charnières. N’hésitez pas à amener des outils pour les chantiers.
Rendez-vous le samedi 3 janvier au matin pour se mettre d’accord sur ce qu’il y a faire en fonction des besoins et des forces disponibles.
Dimanche à 16h  à la Métairie :  débat-discussion autour des luttes contre les OGM avec des ami.e.s. suisses.
Et dimanche soir, comme nous aurons bien travaillé nous partagerons la galette des bouffons, que nous préférons à celle des rois.
Pour préparer ces journées, indiquer ce que vous pouvez mettre à disposition, ou commencer à organiser la récupération, vous pouvez téléphoner au 06 76 53 91 21.

Jeudi 1er :

2015

 

Mercredi 31 : Ce soir vous êtes tous invités à venir réveillonner avec nous sur la ZAD du Testet : à la Métairie (grand feu de joie, repas convivial) et/ou sur les plages californiennes (mix, bouffe, etc…). Par respect pour les riverains, merci d’éviter  de manoeuvrer sur les chemins privés donnant sur la route menant à la ZAD, de faire trop de bruit en vous déplaçant entre la ZAD et votre véhicule garé, etc… Respect pour tous et bonne fin d’année !

  • Pour Rémi Fraisses, Saint-Etienne, le 11 novembre 2014. Une chanson (A tous les enfants – Boris Vian, introduite par quelques phrases pour Rémi) de La Barricade, chorale libertaire de Saint-Etienne, qui s’est rendue devant le mairie le 10 déc pour Rémi Fraisse, et un discours de l’avocat des parents de Rémi Fraisse lu par un copain.

Mardi 30 :

Lundi 29 :

 


Reveillon california biche .zad testet

Swarzy, gouverneur de californie et les membres du f.i.s.t vous invitent a venir reveilloner sur les plages californiene, zad du testet.
nous tenons a cette occasion a adresser nos meilleur voeux a tout les acteurs de la lutte, pacifistes ou pas, vegans, carnistes. Grimpeurs,
clowns et activistes en tout genre.
une grosse pensée egalememt pour rémi, pour sa famille qui nous soutient
encore, pour Lara.
« California biche » 31 déc.zad du testet.  soirée mix, bouffe prix libre et bar cool price


Baziège (31)

Baziège (31)

 

Source : lantquilyauradesbouilles.wordpress.com

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans ZAD du Testet - Barrage de Sivens
commenter cet article
2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 17:16

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

Cargo à la dérive: la nouvelle stratégie des trafiquants de migrants

|  Par Carine Fouteau

 

 

Un nouveau cargo est à la dérive en Méditerranée, deux jours après que plusieurs centaines de Syriens ont été sauvés par la marine italienne. Cet épisode témoigne des nouvelles stratégies des trafiquants de migrants. 

C’est la nouvelle méthode des passeurs en Méditerranée: affréter de vieux cargos, les remplir d’exilés fuyant la guerre, les faire naviguer jusqu’au moment où les membres de l’équipage les abandonnent pour ne pas risquer d’être poursuivis à leur arrivée pour aide au passage illégal. Deux jours après le sauvetage du Blue Sky M, un cargo en perdition dans la mer Adriatique transportant près d'un millier de migrants, un autre bateau à la dérive chargé de 450 migrants a été repéré par les garde-côtes italiens jeudi 1erjanvier dans la nuit.

L'Ezadeen, immatriculé en Sierra Leone et dont la dernière escale fut apparemment la Syrie, a été déserté par son équipage après une panne de machine qui l'a rendu ingouvernable. Un hélicoptère de l'armée italienne a été envoyé sur place, pour hélitreuiller une équipe dont la mission est d'arraisoner le bateau. Selon l'association Robin des Bois, ce navire, qui était attendu dans le port de Sète en France, est une «vieille barcasse» de 49 ans, pour lequel 204 déficiences ont été relevées par les inspecteurs maritimes entre 2007 et 2014 en Méditerranée et en mer Noire, et qui a été converti au transport de bétail en 2010. 

L'agence européenne de surveillance des frontières Frontex observe, dans un récent communiqué, que l'usage de cargos de ce type se multiplie depuis quelques semaines pour faire passer des exilés. Selon les données recueillies par ses agents, chaque passager débourse environ 6.000 euros pour embarquer, ce qui rapporte plusieurs millions d'euros par traversée aux filières mafieuses qui organisent le périple.  

Dans le Blue Sky M, cargo battant pavillon moldave, entre 700 et 900 réfugiés syriens et kurdes ont été victimes de tels trafiquants. Le port de départ n'est pas connu, mais il se situe vraisemblablement en Turquie. Selon les premières hypothèses, les passagers auraient été abandonnés sans vivres, sans eau et sans couvertures. Leur bateau aurait dérivé dans l'Adriatique, jusqu'à l'intervention de la marine italienne, dans la nuit de mardi 30 à mercredi 31 décembre. Quatre personnes seraient mortes pendant la traversée, selon Reuters. Conduits au port de Gallipoli, dans le sud-est de l’Italie, les rescapés ont été pris en charge par les autorités. « Une hécatombe évitée, plus de 900 migrants sauvés sur un navire avec le moteur bloqué faisant route vers les côtes des Pouilles », ont indiqué mercredi matin les garde-côtes italiens sur leur compte Twitter. Sans cela, le navire se serait fracassé contre les rochers, ont-ils affirmé.

Selon le quotidien La Stampa, les migrants en bonne santé ont été amenés dans les gymnases des écoles de la ville, tandis que les autres, en état d’hypothermie et de déshydratation, ont été hospitalisés, parmi lesquels une dizaine de femmes enceintes et une trentaine d’enfants. Les garde-côtes italiens qui ont embarqué sur le navire pour en prendre le contrôle ont révélé que le cargo avait subi des dommages mécaniques et qu’en outre, « l’équipage avait quitté le navire, le laissant sur pilote automatique ».





Mardi, au large de l’île grecque de Corfou, le navire a envoyé un SOS en raison de la présence à bord « d’hommes armés », selon les médias grecs. Alertées, les autorités maritimes du pays ont inspecté le navire. Mais, selon une responsable du bureau de presse de la police portuaire, elles auraient conclu qu’il n’y avait « aucun problème (mécanique) et rien de suspect sur le bateau ». Le Blue Sky M, qui avait pour destination le port de Rijeka, dans le nord de la Croatie, a ensuite changé de cap pour se diriger vers l'Italie, ce qui a provoqué la venue de la marine italienne.

Ces épisodes dramatiques témoignent de l'activité florissante du trafic de migrants. Revoici un article, publié le 26 décembre 2014, sur les nouvelles stratégies des passeurs :

                     -------------------------------------------------------------

En raison de l’afflux de personnes fuyant leur pays aux frontières de l’Europe, ce business mortifère s’est développé le long des routes migratoires, en particulier en Turquie et en Libye, là où la traversée de la Méditerranée impose le recours à des passeurs.

Générant des milliards d’euros de bénéfice chaque année, cette économie illégale a changé d’échelle. Ses acteurs se sont multipliés et professionnalisés. Ils font prendre plus de risques à des candidats au départ prêts à tout pour échapper à la guerre. Cet hiver, contrairement aux années précédentes, ils n'observent pas de trêve, malgré les mauvaises conditions de navigation. Quittant les rives libyennes et turques, des navires surchargés prennent la mer avec à leur bord des familles entières risquant le naufrage. Selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), plus de 207 000 personnes ont traversé la Méditerranée depuis début janvier. Un record : presque trois fois plus qu’en 2011, année qui avait pourtant connu une accélération à la suite de la révolution tunisienne. Cet itinéraire a été le plus meurtrier au monde : 3 419 personnes au moins y ont laissé la vie en 2014.  

 

Une famille syrienne sauvée en Méditerranée. © Corriere Della Sera (23/09/2014) 
Une famille syrienne sauvée en Méditerranée. © Corriere Della Sera (23/09/2014)

Pour la première fois cette année, note le HCR, les personnes originaires de pays ravagés par les conflits, Syrie et Érythrée en tête, sont devenues majoritaires sur les bateaux. La misère qui jette sur les routes des générations d’Africains subsahariens n’est plus le principal pourvoyeur d’exilés. Autre changement : les Syriens fuyant les bombes partent avec femmes et enfants (regarder le reportage, diffusé par le Corriere Della Sera le 23 septembre 2014, montrant une opération de sauvetage). Issus des classes moyennes, ils disposent de ressources financières plus importantes que les autres migrants. Médecins, ingénieurs, commerçants, ils refusent d’être enrôlés dans l’armée de Bachar al-Assad ou de rejoindre les troupes de l’État islamique. Les passeurs en profitent pour augmenter les tarifs. En échange de milliers d’euros, voire de dizaines de milliers d’euros, ils leur font miroiter un transfert vers l’Allemagne, la Suède ou les Pays-Bas, les trois destinations les plus en vue.

Selon les estimations de Frontex, l’agence européenne chargée du contrôle des frontières extérieures de l’Union européenne (UE), un convoi maritime entre la Libye et l’Italie rapporte jusqu’à un million d’euros aux organisateurs, sachant qu’une place à bord se négocie de 1 500 à 2 000 euros pour 450 passagers. Avec 4 000 tentatives de passage par semaine, les gains potentiels sont gigantesques. Pour l’ensemble de l’année, ils s’élèvent à plusieurs milliards d’euros : le responsable de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNOCD), Yury Fedotov, a récemment évoqué le chiffre de 7 milliards de dollars (5,7 milliards d’euros) tirés en un an du trafic de migrants.

L’illégalité de la traversée rend ce moment difficile à documenter. Confessions de trafiquants, témoignages de migrants, analyses d’ONG ou d’institutions internationales : les sources sont rares. Ces derniers mois, à l’occasion de leur procès, des personnes poursuivies comme passeurs ont été amenées à décrire leurs activités. C’est le cas d’un Tunisien de 33 ans, Karim El-Hamdi, qui a été interpellé au port de Pozzallo en Sicile, après s’être improvisé commandant d’un navire chargé de migrants. Son témoignage, publié sur le site d’information américain The Daily Beast, montre comment le système s’est restructuré avec l’arrivée des Syriens.

« Les Syriens achètent tout. Cela pousse les trafiquants à proposer plus », a-t-il indiqué aux autorités italiennes. Il liste l’ensemble des « services » que les passeurs font payer. Le tarif de base varie entre 1 000 et 2 500 dollars. Tout le reste vient en plus : 200 dollars pour un gilet de sauvetage ; 100 dollars pour des bouteilles d’eau et des boîtes de conserve de thon ; 200 dollars pour une couverture ou un vêtement de pluie ; 200 à 300 dollars pour une place, qualifiée de « première classe », sur le pont du bateau – les soutes sont la « troisième classe » ; 300 dollars pour un appel sur le téléphone satellite Thuraya ; plusieurs centaines de dollars pour obtenir un contact en Italie susceptible de vous conduire à destination.

Les filières s’organisent en fonction de cette nouvelle « demande ». Frontex estime que la Libye est l’une des plaques tournantes : les « gangs criminels » quadrillent le pays, au point qu’il n’est pas possible de se déplacer sans eux. Ils recrutent, selon l’agence, d’anciens migrants, s’appuyant sur leurs connaissances linguistiques, pour les mettre en lien avec les candidats au passage. Ce business alimente tout un commerce, à Tripoli ainsi que dans les villes côtières de départ : les migrants paient cher pour loger dans des maisons en ruine, des hôtels pourris ou des hangars décrépis, pour se nourrir et pour leurs achats du voyage.

« Je ne suis pas un criminel, j’offre un service »

Les têtes de réseaux recherchent les intermédiaires susceptibles d’assurer le transport. Les passeurs poursuivis devant les tribunaux italiens sont ainsi souvent des seconds couteaux. Karim El-Hamdi affirme qu’il est devenu trafiquant accidentellement. Migrant lui-même, et cherchant à rejoindre l’Europe, il s’est vu proposer 1 500 dollars pour conduire un bateau alors qu’il se trouvait dans un café en Libye. Comme lui, beaucoup d’exilés monnaient leur savoir-faire en cours de route. Plus le risque est grand, plus il est rémunérateur. À Calais, ouvrir et fermer les portes des camions rapporte quelques euros ; de même, à Paris, acheter les billets de train à la place de ses compatriotes est considéré comme un moyen de gagner un peu d’argent. Parfois cela se termine au poste de police – et le cas échéant par des condamnations pour aide au passage.

 

Des morts par milliers aux portes de l'Europe. © Migreurop 
Des morts par milliers aux portes de l'Europe. © Migreurop

En mer, les passeurs ont plusieurs options pour éviter de se faire arrêter : soit abandonner leur bateau avant qu’il ne soit intercepté en fuyant sur un canot de sauvetage, soit faire passer pour des trafiquants des migrants ordinaires. C’est ce qu’a tenté de faire, en vain, un autre passeur, nommé Khaled Ben Salem, Tunisien de Sfax, accusé d’avoir été le capitaine du navire qui a coulé au large de Lampedusa le 3 octobre 2013, causant la mort de 363 personnes. Un voyage qui, selon les calculs du journaliste de L’Espresso Fabrizio Gatti, a rapporté 790 000 dollars (environ 646 000 euros) aux trafiquants, une fois déduits l’ensemble des « frais », à savoir le chalutier, les réserves de fioul, le transport en camion des passagers et la rémunération des hommes à la barre. Des mineurs seraient aussi de plus en plus souvent aux manettes, pour réduire les peines de prison encourues.

Le trafiquant qui a reçu le Guardian au cours de l’été 2014 dans son appartement de Zouara, ville libyenne située à proximité de la frontière tunisienne d’où partent la plupart des embarcations, est d’un autre calibre. Lui ne navigue pas : il reste à terre pour organiser les voyages à destination de Lampedusa, l’île italienne la plus proche. Encore en activité, il explique la « rationalité » d’une affaire qui lui rapporte au moins un million de dollars par semaine. Sa fortune, il assure la devoir au chaos politique dans son pays. Depuis la mort de Mouammar Kadhafi, l’effondrement de l’État laisse les frontières maritimes – mais aussi terrestres – sans surveillance.

« Jusqu’à présent, aucun des bateaux que j’ai rempli de migrants n’a fait naufrage », se vante-t-il, estimant que cela « lui garantit un bon crédit » auprès des personnes qui font appel à lui. « Je ne suis pas un criminel, j’offre un service », insiste-t-il. Cette industrie est pourtant impitoyable. Frontex observe que la multiplication des traversées s’est accompagnée d’une brutalité accrue des passeurs. Un navire aurait ainsi été coulé délibérément au large de Malte début septembre, après que les passagers – des Syriens, des Palestiniens, des Égyptiens et des Soudanais – ont refusé d’être transférés sur des embarcations plus petites. Cinq cents personnes se sont noyées. Les migrants disent fréquemment être battus – le cas d’un homme poignardé à mort a été signalé. Il arrive, selon les témoignages, qu’ils se fassent tirer dessus et que les corps soient jetés par-dessus bord.

La Libye n’est pas la seule voie d’entrée dans l’UE. La Turquie est tout aussi empruntée. Elle l'est même de plus en plus selon Frontex, qui observe que ce pays est désormais préféré à la Libye où la traversée est jugée trop dangereuse. Plus de 815 000 Syriens y ont trouvé refuge depuis le début de la guerre. Certains y restent, d’autres poursuivent leur chemin au bénéfice des passeurs. Des quartiers d’Istanbul, comme Aksaray et Tarlabasi, s’organisent autour de ce commerce (chambres d’hôtel, travail au noir, etc.). Depuis qu’un mur sépare la Turquie de la Grèce le long de la rivière Evros, la route s’est réorientée vers la mer Égée. Les départs se font depuis Izmir ou Marmaris, à bord de bateaux pneumatiques. La traversée étant plus courte et moins risquée qu’à partir de la Libye, les tarifs sont plus élevés : entre 2 000 et 3 000 euros par personne, selon un reportage du site d’information basé à Bruxelles Equal Times.

Depuis quelques semaines, les passeurs ont changé de stratégie, selon Frontex : ils utilisent de vieux cargos au départ du port de Mersin, au sud-est de la Turquie, encore relié par ferry au port syrien de Lattaquié. Sur ces plates-formes de 75 mètres de long, ils entassent des réfugiés qu’ils laissent dériver jusqu’à ce que d’éventuels secours arrivent. 800 migrants ont été repêchés samedi 20 décembre, au large de la Sicile, après que l’équipage a enclenché le pilote automatique et abandonné le navire. Le profit des trafiquants se compte en millions, car ce passage coûterait au minimum 6 000 euros par personne, sans les « extras », notamment les 16 grammes d'or par personne à verser aux milices pour sortir de Syrie. Avec en moyenne 600 réfugiés par cargo, une traversée rapporte environ 3,6 millions d'euros. « Ces bateaux – parfois pourvus d'équipage russe – sont chers et difficiles à trouver, mais la demande est tellement élevée qu'elle rend cette méthode avantageuse », selon Antonio Saccone, responsable des études à Frontex. « Cela montre à quel point ces filières sont devenues puissantes et sophistiquées », estime-t-il.

Plus les frontières se ferment, plus elles font l’objet de contournements

Turquie, Libye : les trafics se concentrent autour des portes d’entrée de l’Europe. Mais les passeurs commencent leur office dès la sortie de la Syrie, les postes frontières étant régulièrement fermés, et se poursuivent à l’intérieur de l’espace Schengen pour permettre aux personnes d’atteindre leur destination finale. Il n’existe pas une filière unique qui prendrait en charge les réfugiés tout le long du chemin : les passeurs se partagent les tronçons au gré de leur nationalité, des langues qu’ils parlent, de leurs réseaux, de leur expérience. Le périple au total peut durer des mois, voire des années : à chaque arrêt, les migrants se débrouillent pour gagner de l’argent. Ils se déplacent à pied, en camion, en bateau et même par les voies aériennes pour ceux qui ont les moyens de payer de faux papiers d’identité assortis d’autorisations de séjour.

En famille, ils ne se déplacent pas forcément à la même vitesse : certains ouvrent la voie, attendent leurs proches qui les rejoignent. Un reportage du New York Times, daté du 29 novembre 2013, décrit l’épopée d’une Syrienne, partie avec 11 000 dollars en poche, confrontée à chaque étape de son parcours aussi bien aux exigences des législations des pays traversés qu’à celles des passeurs. Passée par l’Égypte, elle a atteint la Suède. Dans une enquête d’août 2014, Newsweek retrace de son côté la trajectoire via les Balkans d’un certain Murat, arrivé en Autriche après avoir franchi à pied les frontières de Macédoine, du Kosovo, de Serbie et de Hongrie.

 

 

Vidéo rassemblant des témoignages de réfugiés syriens. © The Guardian


Pourquoi les Syriens prennent-ils tant de risques avec leurs familles ? Parce qu’ils sont en danger de mort dans leur pays d’origine. Parce que les voix légales sont peu accessibles. Les visas des pays d’Europe de l’Ouest se distribuent au compte-gouttes, malgré la gravité de la situation. Parce qu'à force, les pays voisins deviennent moins accueillants : au Liban et en Jordanie, les réfugiés sont si nombreux que les nouveaux venus ont tendance à poursuivre leur route. En Égypte, ils sont découragés de rester.

Plus les frontières se ferment, plus elles font l’objet de contournements, selon l'analyse des ONG de défense des droits des étrangers. Plus les murs s’élèvent, plus les migrants prennent des risques. Frontex estime que les brèches ne sont pas non plus sans effets pervers. Selon l’agence, l’opération de sauvetage lancée par la marine italienne, Mare Nostrum, a incité les passeurs à surcharger les bateaux sachant que de l’aide viendrait. Il n’est toutefois pas certain que l'arrêt de ce programme, remplacé par l'opération Triton, de moindre envergure, opérée par Frontex, modifie les comportements des trafiquants.

Ceux-ci, au total, ont bénéficié en 2014 de l’absence de solidarité européenne, les pays membres de l’UE ayant laissé l’Italie en première ligne. Ils ont aussi profité de l’absence de réglementation commune. S’abstenant de prendre les empreintes digitales des exilés, Rome les a par exemple poussés à continuer leur périple, les abandonnant aux mains des passeurs.

 

Lire aussi

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 17:01

 

Source : www.mediapart.fr

 

Lobbies à Bruxelles: la balle est dans le camp du parlement

|  Par Ludovic Lamant

 

 

 

Jean-Claude Juncker a relancé le débat sur la transparence des institutions de l'UE. Publication de l'agenda des commissaires, inscription  des lobbies à un registre… des propositions insuffisantes, jugent les ONG. Tout dépendra de la réaction du parlement européen en 2015.

De notre envoyé spécial à Bruxelles. Le « Dalligate », du nom de l'ex-commissaire européen à la santé John Dalli, poussé à la démission à l'automne 2012 dans des circonstances troubles, avait relancé les spéculations sur la puissance des lobbies du tabac au cœur de Bruxelles. L'affaire, qui n'est toujours pas élucidée, avait empoisonné les derniers mois de José Manuel Barroso à la tête de la commission.

Le successeur du Portugais, Jean-Claude Juncker, a voulu prendre les devants. Il a cherché, d'entrée de jeu, à donner des gages de transparence aux sceptiques. « Nos citoyens ont le droit de savoir avec qui se réunissent les commissaires et leurs équipes, les eurodéputés et les représentants du conseil européen, tout au long du processus législatif », avait assuré le Luxembourgeois devant les élus à Strasbourg, mi-juillet.

Depuis le 1er décembre, les 28 commissaires européens et leurs proches collaborateurs sont invités à rendre publics, sur une page internet dédiée, l'ensemble de leurs rendez-vous avec des groupes d'intérêt et autres « personnes agissant en qualité d'indépendant ». Sont concernés par cette mesure les commissaires, mais aussi leurs membres de cabinet, et les directeurs généraux des services de la commission.

À titre d'exemple, on apprend que Cecilia Malmström, la commissaire en charge des négociations de libre-échange avec les États-Unis (TTIP), a rencontré quelques ONG depuis son entrée en fonction – mais aussi que sa directrice de cabinet s'est entretenue avec les représentants de Goldman Sachs ou de General Electric courant décembre. Ou encore que Miguel Arias Cañete, le sulfureux commissaire à l'action climatique et à l'énergie, n'a encore officiellement rencontré aucun groupe d'intérêt – mais que son cabinet, lui, ne chôme pas (Iberdrola, Neste Oil, GDF Suez, Friends of the Earth Europe, etc.).

La démarche, inédite à Bruxelles, est encore fragile. Les informations semblent parfois lacunaires. Il est très difficile de les vérifier et, surtout, de repérer les éventuelles omissions. Il faudra donc suivre l'évolution de ces pages au fil des mois.

 

Un exemple: les derniers rendez-vous des membres du cabinet de la commissaire au commerce, Cecilia Malmström. 
Un exemple: les derniers rendez-vous des membres du cabinet de la commissaire au commerce, Cecilia Malmström.

« C'est une étape importante pour rendre plus transparente l'influence des lobbies dans les prises de décision au niveau européen », veut croire CEO, un collectif d'ONG spécialistes de ces questions. Mais ces activistes plaident aussi pour élargir le public concerné à n'importe quel responsable de la commission, y compris au sein du personnel des directions générales, « susceptible d'être la cible de lobbying ».

Jean-Claude Juncker et son bras droit, le Néerlandais Frans Timmermans (vice-président de l'exécutif européen, qui pilote ces questions de transparence), devront sans doute aller plus loin, s'ils veulent rassurer les observateurs. Pour rappel, Juncker a ouvert son mandat avec une provocation de taille : il a offert le portefeuille des affaires financières à Jonathan Hill, un « lord » Britannique jusqu'alors connu dans la capitale belge pour son travail de lobbyiste, notamment en faveur de l'industrie bancaire anglo-saxonne…

Le duo Juncker-Timmermans a ouvert un autre chantier, pour prouver sa bonne volonté : la réforme du « registre de transparence ». Lancé en 2011, cet inventaire, commun à la commission et au parlement, répertorie les lobbies actifs à Bruxelles. On y trouve des lobbies de l'industrie, des ONG, think tanks et autres cabinets d'avocats, qui, à chaque fois, précisent les objectifs de leur « mission », publient leur budget de fonctionnement et le nombre de personnes qu'ils emploient (à consulter ici). Seul problème : ce registre (dont s'est depuis inspirée l'assemblée nationale à Paris) est facultatif.

En tout, 7 337 structures y figuraient fin 2014. Ce nombre ne cesse de progresser (elles n'étaient que 6 000 en début d'année), mais les récalcitrants restent nombreux. À Bruxelles, le chiffre – impossible à vérifier – de 30 000 lobbyistes est souvent cité. En 2013, l'ONG CEO avait identifié pas moins de 105 entreprises de premier plan, connues pour leur lobbying au sein des institutions de l'UE, mais qui n'étaient pas inscrites (Adidas, Amazon, Disney, etc.). Certaines, depuis, sont « rentrées dans le rang ». Mais les appels à rendre obligatoire ce registre se multiplient.

 

Jean-Claude Juncker (à gauche) et son bras droit, le Néerlandais Frans Timmermans, le 16 décembre à Strasbourg. 
Jean-Claude Juncker (à gauche) et son bras droit, le Néerlandais Frans Timmermans, le 16 décembre à Strasbourg. © Commission européenne.

D'ores et déjà, la commission a mis en place, depuis décembre, une règle pour son personnel : elle déconseille de rencontrer un lobbyiste d'une structure qui ne se serait pas, au préalable, inscrite au registre. L'effet d'incitation a, semble-t-il, fonctionné. Coïncidence ou pas, les géants bancaires Goldman Sachs, Royal Bank of Scotland et Banco Popular se sont inscrits la première semaine de décembre. Mais la commission veut désormais un nouvel « accord inter-institutionnel », avec le parlement, qui rende définitivement obligatoire l'inscription au registre pour n'importe quelle structure (c'est le point 22 du programme de travail pour 2015, à télécharger ici).

Pour les ONG spécialistes du dossier, la voie d'un « accord inter-institutionnel » est une fausse bonne idée. Elles plaident plutôt, en s'appuyant sur un vote du parlement européen en début d'année, pour une « proposition législative » en tant que telle. Quelle différence ? D'après les ONG, un nouvel « accord inter-institutionnel » – sorte de gentlemen's agreement bruxellois – ne donnerait pas les moyens de vérifier les déclarations des uns et des autres, et le cas échéant de sanctionner les fausses déclarations de lobbyistes mal intentionnés. À l'inverse d'un texte juridique plus fort, que la commission a les moyens de faire adopter pour une entrée en vigueur en 2017, jugent-elles.

« Prenons l'exemple de Goldman Sachs : (la banque) déclare des dépenses inférieures à 50 000 euros en 2013 pour son lobbying auprès de l'UE – un volume qui semble particulièrement bas, et la place au 523e rang des lobbyistes auprès de l'UE. Par comparaison, aux États-Unis, avec un registre de lobby obligatoire qui comporte des exigences très précises en matière de publication, Goldman Sachs fait état de dépenses de lobbying de 3 630 000 dollars aux États-Unis en 2013 », assure le collectif d'ONG Alter-EU dans un communiqué récent. De quoi relativiser l'intérêt de l'actuel registre, sur la base du volontariat, et sans aucun contrôle…

Au-delà de ces débats partis pour durer encore de longs mois, Juncker et Timmermans espèrent avoir lancé une dynamique. Ils renvoient maintenant la balle – en ce qui concerne la publication des agendas et des réunions avec les lobbyistes – aux deux autres institutions bruxelloises. D'un côté, le conseil européen (qui représente les 28 capitales à Bruxelles), de loin l'institution la plus opaque, et qui ne semble pas prête à évoluer, et de l'autre, le parlement européen, où les discussions ne s'annoncent pas simples non plus.

Sollicité par Mediapart, le cabinet de Martin Schulz n'a pas souhaité faire de commentaire. L'extrême prudence du président du parlement sur le sujet n'a pas échappé à Jean-Claude Juncker, qui, après s'être fait bousculer le 16 décembre dernier par des eurodéputés peu convaincus par le programme de travail de la commission pour 2015, a lancé en séance plénière : « Nous avons fait une proposition concernant la transparence pour les commissaires, faites donc de même ! »

Sylvie Guillaume, une eurodéputée socialiste française, reconnaît quant à elle que « la balle est maintenant dans le camp du parlement ». « Mais il ne faut pas prendre cela comme une confrontation entre institutions. C'est un sujet suffisamment sérieux pour éviter ce genre de querelles », poursuit l'élue, vice-présidente de l'institution, estimant que le parlement est dans une « phase d'évaluation ».

Sur le dossier plus précis de la publication des agendas d'élus, elle n'est pas opposée au principe, mais émet des réserves : « Je ne vais pas passer mon temps à devenir le scribe de toutes mes réunions », résume-t-elle. Elle pose la question, surtout, des moyens de contrôle de ces données, semaine après semaine, à l'échelle de 751 élus strasbourgeois… « Le plus dur sera de toute façon de convaincre le conseil de faire de même », pronostique-t-elle.

Du côté de la droite (PPE, majoritaire au parlement), Élisabeth Morin-Chartier, eurodéputée UMP, « se réjouit de ces débats » : « Je suis prête à publier mon agenda, il n'y a aucun secret. » Cette élue est également favorable à un registre obligatoire : « Il faut récupérer la confiance des citoyens, ce qui passe forcément par la transparence et l'honnêteté de nos déclarations en ligne. » Pour autant, Morin-Chartier, qui fait partie des « questeurs » du parlement européen, reconnaît qu'elle n'est peut-être pas représentative de la majorité de son groupe sur ces enjeux, en règle générale plus conservateur. « Je peux vous donner ma position, et je ne suis pas sûre de convaincre mes collègues à tous les coups, il faudra peut-être faire des concessions pendant les débats qui arrivent », avance-t-elle.

 

Lire aussi

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 16:48

 

 

Source : cadtm.org

 

CADTM

 

 

Halte aux pressions de l’Union européenne : la Grèce veut voter librement

30 décembre 2014 par Attac France

Communiqué 29 décembre 2014

 

 

 

Suite à l’échec de l’élection présidentielle grecque, des législatives anticipées se tiendront le 25 janvier. Au moment où la Belgique se rebelle et où la Grèce se rapproche d’une rupture avec les politiques d’austérité imposées par l’Union européenne, cette dernière doit immédiatement cesser toute pression et toute intervention dans le débat politique grec. Les dirigeants français, allemands et européens doivent laisser le peuple grec libre de voter et de choisir d’autres voies.

Alors que va s’ouvrir la campagne des élections législatives anticipées en Grèce, les marchés financiers et les dirigeants politiques européens, inquiets d’une possible victoire de Syriza, commencent à intensifier leur chantage sur le peuple grec.

Les taux d’intérêt sur la dette grecque grimpent à nouveau, manifestant la défiance des banquiers face au programme anti-austérité de Syriza. Jean-Claude Juncker, président de la Commission, a déclaré sa « préférence de voir des visages familiers » après les élections, soutenant ouvertement Antonis Samaras, actuel premier ministre, co-auteur avec la Troïka d’une politique de dévastation de la Grèce. Le commissaire européen Pierre Moscovici a lui aussi été dépêché à Athènes pour soutenir les « réformes structurelles » qui ont appauvri le peuple et détruit ses droits sociaux fondamentaux. Il s’est permis d’intervenir dans le débat électoral grec en avertissant que « l’idée d’envisager de ne pas rembourser une dette énorme est suicidaire ». Déjà lors des élections législatives grecques en 2012, François Hollande avait pesé en faveur de la droite par une intervention très remarquée à la télévision grecque.

Depuis 2010, le peuple grec a résisté aux cruelles politiques d’austérité en organisant des mobilisations sociales de très grande ampleur et en s’engageant dans des pratiques démocratiques nouvelles face à la crise d’un système politique corrompu. « Ne laisser personne seul face à la crise ! », tel est le slogan des mouvements de solidarité en Grèce.

MM. Juncker et Moscovici, vous ne pouvez pas continuer à imposer vos politiques qui détruisent la société. L’espoir d’une Europe sociale, solidaire et démocratique peut naître et se développer dans le pays qui a inventé la démocratie il y a vingt six siècles. Les Grecs ont le droit de décider eux-mêmes de leur avenir, sans menace ou pression de quiconque. Ils ont le droit de proposer de nouvelles expériences politiques aux autres peuples de l’Union européenne, pour enfin envisager une réelle union des peuples européens.

Nous ne laisserons pas le peuple grec seul face au chantage de la finance et de ses serviteurs politiques, de la Commission européenne ou de notre gouvernement. Les mobilisations sociales qui se développent en Belgique, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Slovénie et ailleurs, montrent que le peuple grec n’est pas seul en Europe à vouloir prendre un autre chemin. Soyons tous et toutes solidaires du peuple grec !

Voir en ligne : https://france.attac.org/

 

Source : cadtm.org

 

                                                                                       **************************             

 

Source : cadtm.org

 

CADTM

 

Communiqué de presse

Bas les pattes devant la Grèce qui lutte et résiste !

31 décembre 2014 par CADTM Europe

 

 


Les puissants d’Europe et du monde entier n’ont même pas attendu la dissolution du Parlement grec et l’ouverture de la campagne électorale pour lancer leur nouvelle offensive de mensonges et de chantages qui visent a terroriser les citoyens grecs afin qu’ils ne votent pas aux prochaines élections du 25 janvier 2015 en faveur de SYRIZA, la Coalition de la Gauche Radicale grecque. En effet, secondés par les grands médias européens, « ceux d’en haut » du nom de Juncker, Merkel, Hollande, Renzi ou Moscovici commencent leur énième intervention brutale dans les affaires intérieures de cette Grèce, qu’ils ont d’ailleurs transformée en un amas de ruines sociales depuis qu’ils lui ont imposé leurs politiques d’austérité inhumaines et barbares.

C’est le succès ou l’échec de la guerre sociale menée contre les populations de toute l’Europe qui est en jeu !

Le CADTM n’a pas le moindre doute sur les intentions véritables de ceux qui ont fait de la Grèce le laboratoire européen de leurs politiques néolibérales les plus extrêmes et des Grecs des véritables cobayes de leur thérapie économique, sociale et politique de choc. On doit s’attendre à une escalade de leur offensive car ils ne peuvent pas se permettre que SYRIZA réussisse et fasse des émules en Europe ! Ils vont utiliser tous les moyens dont ils disposent car ils sont bien conscients que ce qui est en jeu aux prochaines élections grecques est le succès ou l’échec de la guerre sociale qu’ils mènent contre l’écrasante majorité des populations de toute l’Europe !

JPEG - 5.8 ko
Pierre Moscovici

C’est d’ailleurs parce que l’enjeu est si important qu’on doit s’attendre à ce que « ceux d’en haut » d’Europe et de Grèce ne respectent pas le verdict des urnes, qui devrait couronner, pour la première fois de l’histoire, la victoire de la gauche grecque. Sans aucun doute, ils vont par la suite essayer d’asphyxier le gouvernement de gauche sorti des urnes, parce que son éventuel succès serait sûrement interprété comme un formidable encouragement à la résistance par les travailleurs et les peuples d’Europe.

Le CADTM, qui s’est toujours trouvé aux cotés de la population grecque luttant contre les politiques d’austérité et les graves atteintes aux droits sociaux et démocratiques, fera de nouveau tout pour alerter la gauche et les mouvements sociaux en Europe et au-delà afin de les mobiliser dans un vaste mouvement de solidarité avec la population grecque qui résiste et lutte pour se libérer du fardeau d’une dette qui non seulement n’est pas la sienne, mais qui est aussi manifestement largement illégitime, illégale ou odieuse. Le CADTM considère que la constitution d’une commission internationale et citoyenne d’audit de la dette grecque, chargée d’identifier la part illégale et/ou illégitime ou odieuse de cette dette qu’il ne faudrait pas rembourser, ferait presque partout des émules et mettrait à l’ordre du jour la répudiation de la dette illégitime et/ou illégale de tous les pays de la périphérie européenne...

JPEG - 7.9 ko
Gunther Oettinger

Être solidaire de la population grecque ainsi que de la gauche grecque, qui résistent et luttent pour libérer le pays et ses citoyens de l’emprise des créanciers et de la dictature des marchés, est aujourd’hui le devoir internationaliste élémentaire non seulement des militants mais aussi de tout citoyen européen qui refuse cette Europe de l’austérité qui génère misère, racisme et barbarie.

CADTM Europe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : cadtm.org

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 18:06

 

 

Source : tempsreel.nouvelobs.com

 

 

 

 

Ecotaxe : l'Etat confirme un accord de 800 millions d'euros avec Ecomouv

L'Obs avec AFP

 Voir tous ses articles

Publié le 01-01-2015 à 16h48

Le consortium franco-italien touchera 403 millions d'euros d'indemnités de l'Etat, puis une quarantaine de millions d'euros annuels, correspondant aux dettes bancaires reprises par l'Etat.

 

La société Ecomouv' qui fournissait les portiques pour l'écotaxe a licencié tous ses employés. CHAMUSSY/SIPA
La société Ecomouv' qui fournissait les portiques pour l'écotaxe a licencié tous ses employés. CHAMUSSY/SIPA

 

 

 

L'Etat versera environ 800 millions d'euros à Ecomouv', société qui devait mettre en place et collecter l'écotaxe, au titre des indemnités et de la reprise de dettes bancaires, après la résiliation du contrat au mois d'octobre, a-t-on appris mercredi 31 décembre.

Le consortium franco-italien Ecomouv' touchera donc 403 millions d'euros d'indemnités versés par l'Etat, qui a résilié son contrat fin octobre. A cette somme, s'ajoutent une quarantaine de millions d'euros annuels, correspondant aux dettes bancaires reprises par l'Etat.

Le gouvernement nuance toutefois ce coût, mettant en avant les 210 millions d'euros annuels qu'aurait touché Ecomouv' pendant les dix prochaines années, soit un total d'environ deux milliards d'euros, prélevés sur les recettes de l'écotaxe.

Son unique contrat ayant été résilié, Ecomouv' va disparaître. La date butoir pour un accord avec l'Etat sur le montant des pénalités était fixée au 31 décembre 2014, pour éviter d'aller au contentieux sur ce point.

"Ecomouv' a toujours la possibilité de partir au contentieux"

Les boîtiers installés dans les poids lourds seront repris par Ecomouv', tandis que les portiques installés sur le réseau routier français appartiennent à l'Etat, qui étudie une réaffectation possible de ce matériel.

"Ecomouv' a toujours la possibilité de partir au contentieux" contre l'Etat à l'avenir, car les indemnités versées ne sont "qu'une partie des dédommagements" face au manque à gagner sur l'exploitation de l'écotaxe initialement prévue dans le contrat d'Ecomouv, qui était de "2,5 milliards d'euros" au total, a prévenu Olivier Kamiri, délégué CGT d'Écomouv'.

Il avait fait état d'un accord portant sur 839 millions d'euros, avec un premier règlement de 580-590 millions d'ici fin février 2015, puis 30 millions annuels pendant 10 ans. Des chiffres similaires à ceux de gouvernement.

Le gouvernement devra désormais faire face au licenciement des 200 salariés d'Ecomouv', dont 150 basés à Metz, un plan social ayant été annoncé le 9 décembre. Le protocole prévoit le financement du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) par Ecomouv'.

Pour Olivier Kamiri, le montant des indemnités devrait permettre à Ecomouv' d'"être un peu moins exsangue" financièrement, ce qui permettra à la société de "provisionner davantage d'argent pour le plan social, donc on espère que le PSE sera correct".

Mais l'Etat n'aurait pas l'intention d'aller au-delà des obligations légales, déplore-t-il, indiquant n'avoir "aucune nouvelle de l'Etat", alors que fin novembre lors d'un déplacement en Lorraine, François Hollande avait reçu les syndicats d'Ecomouv' à Metz et leur avait promis un soutien, notamment une garantie d'un an de salaire.

 

 

 

Source : tempsreel.nouvelobs.com

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article

Présentation

  • : Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • : Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
  • Contact

Texte Libre

INFO IMPORTANTE

 

DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

OVERBLOG NOUS IMPOSE ET PLACE DES PUBS

SUR NOTRE BLOG

CELA VA A L'ENCONTRE DE NOTRE ETHIQUE ET DE NOS CHOIX


NE CLIQUEZ PAS SUR CES PUBS !

Recherche

Texte Libre

ter 

Nouvelle-image.JPG

Badge

 

          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



  Th-o indign-(1)

55

9b22