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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 17:33

 

 

Source : http://www.cadtm.org/Banques-Comment-controler-leur

 

 

Banques : Comment contrôler leur pouvoir exorbitant ?

 

13 décembre 2016 par Eric Toussaint , Eric de Keuleneer , Aline Fares , Fred Mawet

 

 

 

Nous publions la vidéo (durée : 2 heures) de la table ronde consacrée au monde de la finance et à la question de la nécessaire reprise de contrôle sur ce « nerf de la guerre ». Comment contrôler le pouvoir aujourd’hui exorbitant de la finance ? Avec Aline Fares (Finance Watch), Eric De Keuleneer (Solvay Brussels School of Economics) et Eric Toussaint (CADTM) ; modération Fred Mawet (d’ATTAC Bruxelles2).

Dans le cadre de l’université d’Automne d’Attac Wallonie Bruxelles, les 8-9 octobre 2016 à Liège - Ré-enchanter la vie : La fin et les moyens.

Déroulement de la conférence : 2 X 1h : 1h d’interventions et 1h de débat

Nous publions la vidéo (durée : 2 heures) de la table ronde consacrée au monde de la finance et à la question de la nécessaire reprise de contrôle sur ce « nerf de la guerre ». Comment contrôler le pouvoir aujourd’hui exorbitant de la finance ? Avec Aline Fares (Finance Watch), Eric De Keuleneer (Solvay Brussels School of Economics) et Eric Toussaint (CADTM) ; modération Fred Mawet (d’ATTAC Bruxelles2).

Dans le cadre de l’université d’Automne d’Attac Wallonie Bruxelles, les 8-9 octobre 2016 à Liège - Ré-enchanter la vie : La fin et les moyens.

Déroulement de la conférence : 2 X 1h : 1h d’interventions et 1h de débat

Introduction et animation par Fred Mawet :

Les banques sont un enjeu essentiel à tout projet de changement social : Qu’est-ce qu’une banque ? une structure qui a le pouvoir immense de définir qui peut ou pas avoir de l’argent pour monter des projets => pour définir les villes, la société et son économie.

Or, la crise de 2008 et d’autres épisodes ont démontré s’il le fallait encore que les banques fonctionnent sur la recherche de maximalisation de leur profit et pas sur la préoccupation de financer l’économie réelle et les réponses aux besoins de la collectivité. ! Il y a un enjeu démocratique majeur à stopper cette dérive et à exercer un réel contrôle démocratique sur les banques.

Là-dessus, presque tout le monde est d’accord, mais :

Qui doit exercer effectivement ce contrôle et comment ? Et par quel chemin essayer de préparer cette transition ? ça, c’est une autre paire de manches et c’est ce que nous allons tenter d’explorer au cours de cette table ronde.


Intervenants :

Eric Toussaint – historien de formation, docteur en sciences politiques, a fondé le CADTM en 1990 et en est le président et le porte-parole le plus connu. Il est membre du conseil scientifique d’ATTAC France. A écrit La dette ou la vie, Bancocratie, AAA et une bonne vingtaine d’ouvrages… Il a également signé de nombreux articles sur la nécessaire socialisation des banques et est connu pour son travail d’audit sur les dettes publiques, notamment en Equateur, à la demande de Correa, et en Grèce, à la demande de la présidente du Parlement de janvier à octobre 2015, mais dans l’indifférence de Tsipras et des autres membres du gouvernement Syriza. Eric tient son savoir sur les banques de son travail d’investigation et d’auto-formation sur la question.

Les 2 autres intervenants viennent de l’intérieur du système bancaire :

Eric de Keuleneer – est Ingénieur commercial – travaille dans le secteur bancaire depuis 1977 et est administrateur délégué de l’OCCH (l’Office Central de Crédit Hypothécaire, devenu CREDIBE - une structure privée) depuis 21 ans. A écrit plusieurs livres sur les problèmes bancaires : L’autonomie bien contrôlée (La Mediane, 1997), Het Land der filialen (Roularta, 1998), L’entreprise surveillée (Bruylant, 2003, livre collectif), Pratiques et Techniques Bancaires avec Yassine Boudghene (Larcier 2012)

Aline Fares – A fait HEC en France et est ancienne employée du groupe Dexia à Luxembourg, puis à Bruxelles, où elle a notamment été conseillère auprès du directeur des activités de banque commerciale. Aline a été licenciée dans le cadre de la crise de 2008. Après avoir passé un an à réfléchir à ce qui avait pu arriver, et à se demander comment cela avait pu arriver, Aline Fares a rejoint à l’automne 2012 les rangs de Finance Watch, organisation créée en juin 2011 suite à l’appel de plus de 200 parlementaires affichant la volonté politique de réglementer la finance pour éviter qu’une telle catastrophe ne puisse se reproduire à nouveau. L’ONG, qui compte entre temps 13 salariés provenant pour la plupart du secteur financier, a donc pour fonction principale de faire un contrepoids au lobbying privé en offrant une expertise motivée par l’intérêt général, quand la plupart des experts sollicités aux différents niveaux des procédures législatives représentent en général exclusivement les intérêts du secteur. Aline a travaillé pendant 4 ans à Finance Watch et y dirige encore un projet sur la représentation de l’intérêt général dans les banques.


Les questions pour les 3 conférenciers :

1. Résumé des épisodes précédents : que s’est-il passé depuis 2008 ? Aline FARES (10 min – 3 dias)

2. Est-ce que des enseignements ont été tirés ou pas de 2008 ? Des promesses n’avaient-elles pas été faites ? par qui et pourquoi n’ont-elles pas été tenues ? (10 min Eric DK)

Les engagements pris au moment de la crise financière par les banquiers, les financiers, les politiques et les organismes de contrôle, un peu partout et en Belgique =
-

 

Couverture La séparation des banques de détail des banques d’investissement
-

 

Couverture La fin des bonus et des rémunérations exorbitantes
-

 

Couverture Le financement de l’économie réelle
-

 

 Engagements pas tenus : il n’y a pas eu de moralisation du système bancaire.


3. Qu’est-ce qu’il faut mettre en place pour que les 6 mesures urgentes (ci-dessous) énoncées par Eric T entrent en application réellement ? (10 min Eric T)

D’une certaine façon, Eric, tu proposes de façon plus étayée et plus drastique les mêmes mesures => qu’est-ce qui ferait que ça marche maintenant ?

6 mesures urgentes :

  • 1. Restructurer le secteur bancaire : réduire la taille des banques, séparer banques de dépôt et banques d’affaires, interdire les relations de crédit entre banques de dépôt et banques d’affaires ;
  • 3. Mettre fin au secret bancaire : interdire les transactions avec les paradis fiscaux ;
  • 4. Réguler le secteur bancaire : exiger des banques une augmentation radicale du volume de leurs fonds propres, interdire la socialisation des pertes, restaurer la responsabilité illimitée des grands actionnaires en cas de faillite, taxer fortement les banques, poursuivre systématiquement les dirigeants responsables de délits et crimes financiers et retirer la licence bancaire aux institutions coupables de malversations, sauver les banques d’une autre manière (faillite ordonnée avec la création de 2 structures : une banque de défaisance privée et une banque publique vers laquelle sont transférés les dépots et les actifs) ;
  • 5. Financer autrement la dette : donner pour mission nouvelle à la banque centrale d’octroyer des prêts à taux zéro aux pouvoirs publics ;
  • 6. Renforcer les banques publiques existantes et en recréer dans les pays où elles ont été privatisées.

Et tu le dis : « tout cela ne suffira pas : il faut socialiser le secteur bancaire : on ne peut pas le laisser aux mains des capitalistes ! »

Du coup, par quel bout on commence, stratégiquement ? où met-on son énergie pour changer ce système mortifère : pourquoi faut-il s’épuiser à tenter de changer un système dont on ne croit pas qu’il puisse réellement se transformer ? ( Aline 5 min – Eric DK 5min – Eric T 5min )

Ça se passe près de chez vous : comment se fait-il qu’en Allemagne, 2/3 du système bancaire est public ou coopératif ? Comment est-ce possible ? l’Allemagne n’est pas moins capitaliste que la Belgique ?.... qu’est-ce que ça produit ? Est-ce un cas isolé ou est-ce la Belgique qui est un cas isolé en Europe ? quels enseignements pouvons-nous en tirer pour garder Belfius et la transformer en VRAIE banque publique ? (Eric T – Eric DK et Aline, 5 min chacun).

 

Source : Attac Bruxelles

 

 

 
 
 
 

Eric Toussaint

docteur en sciences politiques des universités de Liège et de Paris VIII, porte-parole du CADTM international et membre du Conseil scientifique d’ATTAC France. Il est l’auteur des livres Bancocratie, ADEN, Bruxelles, 2014 ; Procès d’un homme exemplaire, Éditions Al Dante, Marseille, 2013 ; Un coup d’œil dans le rétroviseur. L’idéologie néolibérale des origines jusqu’à aujourd’hui, Le Cerisier, Mons, 2010. Il est coauteur avec Damien Millet des livres AAA, Audit, Annulation, Autre politique, Le Seuil, Paris, 2012 ; La dette ou la vie, Aden/CADTM, Bruxelles, 2011. Ce dernier livre a reçu le Prix du livre politique octroyé par la Foire du livre politique de Liège. Il a coordonné les travaux de la Commission pour la Vérité sur la dette publique de la Grèce créée le 4 avril 2015 par la présidente du Parlement grec. Cette commission a fonctionné sous les auspices du parlement entre avril et octobre 2015. Suite à sa dissolution annoncée le 12 novembre 2015 par le nouveau président du parlement grec, l’ex-Commission poursuit ses travaux et s’est dotée d’un statut légal d’association sans but lucratif.

 
 

Eric de Keuleneer

est Ingénieur commercial – travaille dans le secteur bancaire depuis 1977 et est administrateur délégué de l’OCCH (l’Office Central de Crédit Hypothécaire, devenu CREDIBE - une structure privée) depuis 21 ans. A écrit plusieurs livres sur les problèmes bancaires : L’autonomie bien contrôlée (La Mediane, 1997), Het Land der filialen (Roularta, 1998), L’entreprise surveillée (Bruylant, 2003, livre collectif), Pratiques et Techniques Bancaires avec Yassine Boudghene (Larcier 2012)

 
 

Aline Fares

Coordinatrice de l’expertise et des campagnes chez Finance Watch

 

Autres articles en français de Aline Fares (6)

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 17:32

 

 

Source : https://france.attac.org

 

 

Attac met les fraudeurs fiscaux et leurs complices derrière les barreaux

vendredi 6 janvier 2017, par Attac France
 
 

 

40 militant·e·s d’Attac ont représenté symboliquement l’incarcération des fraudeurs fiscaux et de leurs complices au cours d’une action d’occupation de l’Agence BNP Paribas Opéra. Cette action s’inscrit dans une vague de mobilisation du collectif des « Faucheurs de chaises », lancée le 2 novembre 2016 et qui a déjà suscité plus de 60 actions dans des agences BNP Paribas dans toute la France. Elle aura pour point d’orgue la tenue du procès de l’évasion fiscale le 9 janvier 2017 à Dax, en parallèle du premier procès d’un « Faucheur de chaises », Jon Palais.

 

Aujourd’hui, depuis 10 h ce matin, 40 militant·e·s d’Attac occupent l’agence BNP Paribas d’Opéra à Paris. Sous les yeux des employé·e·s et des client·e·s, ils se sont installés dans la banque pour dénoncer les responsables de l’évasion fiscale que sont les fraudeurs fiscaux et les multinationales, mais aussi ceux qui leur apportent leur soutien technique ou politique. En mettant symboliquement en prison des figures connues de l’évasion fiscale, ils ont souligné la nécessité d’agir concrètement et plus sévèrement contre ces responsables, afin de faire cesser l’impunité fiscale dont ils bénéficient.

Quatre figures de l’évasion fiscale avaient été choisies. Tout d’abord, les banques, intermédiaires privilégiés de l’évasion fiscale, étaient représentées par une parodie de banquier de la BNP Paribas. Cette dernière se démarque comme une championne de l’évasion fiscale, avec quelques 200 filiales dans les paradis fiscaux. Les multinationales, quant à elles, étaient personnalisées par Ronald McDonald, au titre de son milliard d’euros soustraient aux États européens grâce à son optimisation fiscale agressive. Venait ensuite Patrick Balkany, député des Hauts de Seine, exemple d’un particulier échappant à l’impôt en France en masquant son patrimoine derrière des montages financiers complexes. Et pour finir, au poste de politique complaisant envers l’évasion fiscale, on trouvait Jean-Claude Juncker, le président de la Commission Européenne. Alors qu’il était déjà éclaboussé par l’affaire des « LuxLeaks », ces accords fiscaux secrets passés entre le Luxembourg et de nombreuses multinationales, des documents confidentiels ont récemment révélé son rôle actif pour empêcher de faire avancer la législation européenne contre l’évasion fiscale.

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Ce système organisé d’évasion fiscale a pour conséquence que 60 à 80 milliards d’euros échappent chaque année au budget de la France et qu’il s’agit de 1 000 milliards à l’échelle européenne. Mais Attac entend démontrer que des solutions crédibles existent. « Les fraudeurs fiscaux et leurs complices bénéficient d’un traitement de faveur et ne sont quasiment jamais condamnés. Nous pouvons lutter concrètement contre cette impunité fiscale : en renforçant les effectifs et les moyens de l’administration fiscale, de la police fiscale et du parquet financier qui traquent la délinquance financière, mais aussi en condamnant plus systématiquement les fraudeurs et leurs complices, les banques et les cabinets d’affaire. Si des dizaines de milliards d’euros échappent encore au fisc annuellement, c’est uniquement le résultat de décisions politiques. » rappelle Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac France.

Les associations mobilisées contre l’évasion fiscale feront entendre ces revendications lors du premier procès d’un Faucheur de chaises, Jon Palais, poursuivi par BNP Paribas pour avoir participé à une action de réquisition citoyenne de chaises dans l’une de ses agences. En 2015, le collectif des Faucheurs de chaises, composé d’Action Non-Violente COP 21, des Amis de la Terre, d’Attac, de Bizi ! avait réquisitionné symboliquement 196 chaises dans des banques participant au système organisé de l’évasion fiscale. Ces 196 chaises avaient servi à l’organisation d’un sommet citoyen le 6 décembre à Montreuil pendant la COP 21, puis avaient été rendues à la justice le 8 février 2016 à l’occasion de l’ouverture du procès de Jérôme Cahuzac. Le collectif appelle maintenant à la participation massive le 9 janvier 2017 à Dax au procès de l’évasion fiscale organisé en parallèle du procès de Jon Palais. Cet événement d’envergure nationale réunira des personnalités telles que Eva et Caroline Joly, qui seront les avocates de Jon Palais, Antoine Peillon, Edgar Morin, Patrick Viveret, des personnalités associatives, syndicales et politiques.

 

Et le tout en chanson...lien ici

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 15:14

 

 

Source : http://www.revolutionpermanente.fr

 

 

« Une tribune politique »

Huit mois avec sursis requis contre Cédric Herrou pour avoir aidé des centaines de migrants

Publié le 4 janvier 2017

 

 

 

Ce mercredi 4 janvier, s’est ouvert le procès de Cédric Herrou, accusé d’avoir aidé des migrants. Rendez-vous au palais de justice de Nice ce matin où quelques centaines de personnes se sont rassemblées dans la journée pour exprimer leur soutien à cet agriculteur de 37 ans. Des centaines de personnes venues de la région qui voient arriver de plus en plus de migrants et qui ont l’impression que l’on marche sur la tête : un homme condamné par l’État pour aider des migrants, condamné par celui-là même qui est responsable de la misère dans laquelle vivent en France ces migrants qui ont traversé tant de difficultés pour parvenir jusqu’ici. C’est après des heures passées au tribunal, où Cédric Herrou a défendu non pas « sa » cause mais celle des migrants, qu’il a été requis contre ce dernier huit mois de prison avec sursis.

Cécile Manchette

Cédric Herrou est devenu une figure emblématique de la lutte pour l’aide aux migrants. Le New York Times dressé le portrait dans un de ses derniers numéros de ce militant activiste pour la cause des migrants. Cédric Herrou est de ceux qui ne se laissent pas intimider par l’État. En août 2016, il a été interpellé une première fois accompagner de huit Érythréens. Poursuivi en justice, il avait alors bénéficié de ce qu’on appelle une immunité « humanitaire ». Dès octobre, il était à nouveau rattrapé par la justice pour avoir installé un camp de fortune dans un bâtiment de la SNCF et pour avoir transporté depuis Vintimille 200 migrants, selon la justice. « Un multirécidiviste », ironise Guillaume Meurice dans son émission consacré à Cédric Herrou. Ce mercredi matin, il encourrait plus de cinq ans de prison et plus de 30 000 euros d’amende.

Les chefs d’accusation ? Avoir facilité le séjour et le transport d’étrangers en situation irrégulière alors même que l’État prendrait en charge la question de l’accueil des réfugiés. L’État irait-il jusqu’à dire que Cédric Herrou fait de l’ingérence ? Faut-il rappeler qu’il y a quelques mois à peine, le gouvernement a donné l’ordre de démanteler la jungle de Calais. Que depuis, on sait que la ligne est la même : fermer les frontières, augmenter les expulsions. Les centres de rétention ne suffisent pas à accueillir les migrants. Des grilles sont érigées à Saint-Denis. Des centres sont victimes d’incendies criminels. Les actes racistes, les discours anti-migrants et islamophobes prolifèrent. Et l’État laisse faire, pire ! Il met le feu aux poudres. Combien de politiciens véreux, au premier chef Eric Ciotti, président du conseil départemental des Alpes-Maritimes, député LR, peu friand des actions en soutien des migrants mais très friand des déclarations aux accents xénophobes depuis des années déversent des paroles surfant sur le pire de l’idéologie raciste et nationaliste de l’extrême droite ?

Eric Ciotti n’est pas un ardent défenseur de Cédric Herrou et le procureur de la République, Jean-Michel Prêtre, non plus. Ce dernier dénonce que le procès qui s’est tenu ait servi de « tribune politique » pour l’accusé. «  Nous sommes dans la situation d’un procès qui a été voulu, qui procède d’une stratégie générale de communication, de portage militant d’une cause et qui fait que la justice est saisie aujourd’hui de faits reconnus  ». Pour lui, les « faits » commis par Cédric Herrou sont à condamner et à assortir d’une peine lourde. 300 citoyens ont d’ailleurs déposé une plainte à son encontre et à l’encontre du conseil départemental des Alpes Maritimes pour s’être rendu coupable de délaissement de personnes – des mineurs isolés étrangers – hors d’état de se protéger. Le coupable serait donc l’État. Et c’est en ce sens que Cédric Herrou s’est exprimé à la barre « ce procès, j’espère qu’il servira de tribune pour pointer les carences de l’État  ».

Une audience qui, en effet, restera très certainement dans les annales dans la lutte pour la défense et l’accueil des migrants. Cédric Herrou a réussi à y défendre, à travers son cas, la situation de millions de migrants qui aujourd’hui sont déplacés à travers le monde souvent en raison de guerres, d’interventions impérialistes – nombreuses sont celles orchestrées par l’État français –, de la colonisation qui ont ravagé et ravagent encore économiquement, politiquement, humanitairement de nombreux pays. « Ce que je fais n’est pas un sacrifice, c’est un honneur. (…) Si on est obligé de se mettre en infraction pour soutenir les gens, allons-y !  », a-t-il répété cet après-midi. Selon le droit bourgeois, on lui reproche d’avoir agit par « militantisme » et non à « titre humanitaire », pourtant il n’y a ni faute, ni honte à avoir agit par « militantisme », bien au contraire. Parce qu’aujourd’hui c’est bel et bien la politique française vis-à-vis des réfugiés qui est honteuse et « coupable ». Une politique qu’il faut continuer de dénoncer et c’est pour cela que nous sommes solidaires de l’ensemble des militants et camarades que l’État tente d’effrayer, de dissuader, par des condamnations symboliques ou exemplaires comme il tente de le faire avec l’affaire Cédric Herrou.

 

 

Source : http://www.revolutionpermanente.fr

 

 

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 14:33

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

L’autre primaire

30 000 votants ont désigné leur candidate « citoyenne » à la présidentielle

par

 

 

Les premier et second tours de la primaire socialiste auront lieu les 22 et 29 janvier. La primaire de la droite et du centre a désigné l’ancien Premier ministre François Fillon, celle des écologistes le député européen Yannick Jadot. Le 30 décembre, une autre primaire a choisi, cette fois, une candidate. Cette primaire n’était pas organisée par un parti, mais à l’initiative d’une association, democratech, emmenée par un ingénieur en informatique et un avocat (voir ici). Débats et votes se sont essentiellement déroulés en ligne.

La Primaire.org s’est lancée mi 2016 pour désigner un candidat « citoyen » à l’élection présidentielle de ce printemps. Plus de 120 000 personnes se sont inscrites pour participer au processus de sélection. Les candidats initiaux étaient nombreux : 215 en tout ! Parmi eux, seize ont réussi à rassembler les 500 parrainages citoyens nécessaire pour se qualifier. En octobre, cinq d’entre eux, dont deux femmes, ont été choisi lors d’un premier vote. Et ce 30 décembre, 32 685 personnes ont, selon le décompte de l’association, participé au vote final. Soit davantage que lors de la primaire d’EELV, qui avait réuni un peu plus de 17 000 votants en octobre.

Les cinq candidats « citoyens » et leurs propositions ont été évalués par un système orignal de notation, avec une échelle d’appréciation : « très bien », « bien » « assez bien » , « passable » et « insuffisant » (voir ici). C’est une femme, Charlotte Marchandise, qui a finalement obtenu une majorité d’appréciations « très bien ». Elle a donc été désignée candidate du mouvement. Charlotte Marchandise n’est pas absolument novice en politique, mais presque. Elle est élue municipale de Rennes, adjointe à la santé, depuis deux ans. Elle n’est affiliée à aucun parti mais figurait comme candidate citoyenne une liste de gauches unies (EELV, Front de gauche puis fusion avec le PS).

Il lui reste désormais à réunir les 500 parrainages d’élus nécessaires pour être en mesure de se présenter à la présidentielle.

 

Cet article vous a intéressé ? Basta ! a besoin de ses lecteurs pour poursuivre son travail, faites un don.

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 14:18

 

 

Info reçue par mail

 

 

MEILLEURS VOEUX DE CRITIQUE SOCIALE ET D'EMANCIPATION POUR 2017!
 
Des informations
 
1) Atelier Philo de Nîmes ce samedi 7 janvier 2017 à 10h30 sur "L'identité personnelle, entre unité et pluralité"
2) En ligne : le texte de la conférence sur les enjeux spirituels dans le cadre de la Féria du livre de la critique sociale et des émancipations de Nîmes le 9 octobre 2016
 
******************************
 
1) Atelier Philo de Nîmes ce samedi 7 janvier 2017 à 10h30 sur "L'identité personnelle, entre unité et pluralité"
 
L'Atelier Philo de Nîmes continue !
 
Dans le cadre de l'association nîmoise Anima (http://www.zoanima.fr/anima/ ) : un atelier mensuel de Lectures critiques pour tous. Il est ouvert à tous, gratuit, sans isncription : chacune et chacun devant pouvoir avoir accès à la fabrication de problèmes philosophiques. Il est animé par Frédéric Toussaint et moi-même. Il a une sensibilité libertaire, pluraliste et ouverte. Il s'agit à chaque fois pendant 1h30 de lire ensemble de courts textes de penseurs classiques ou contemporains qui sont distribués en début de séance et de mutualiser nos questionnements et nos réflexions.

Cela aura lieu à chaque fois un samedi, de 10h30 à 12h. Où ?
Lieu artistique et culturel Le ZO
18 rue de l'Agau - Nîmes (écusson)
 
Prochaine séance :
L'identité personnelle, entre unité et pluralité
samedi 7 janvier 2017
 
 
Les extraits de textes (de l'économiste et philosophe contemporain Serge-Christophe Kolm sur le bouddhisme, du philosophe des Lumières écossaises David Hume, ainsi que des sociologues Pierre Bourdieu et Bernard Lahire) qui seront lus et discutés en séance sont déjà disponibles en PDF sur internet : http://www.zoanima.fr/les-textes-de-latelier-philo-du-7-janvier/ 
 
Séances suivantes :
Samedis 18 mars, 29 avril et 20 mai 2017.

Thèmes envisagés :
Suite identité et action - Individu
 
2) En ligne : le texte de la conférence sur les enjeux spirituels dans le cadre de la Féria du livre de la critique sociale et des émancipations de Nîmes le 9 octobre 2016
 
"Questionnements spirituels et fragilités avec James Lee Burke et quelques autres", Mediapart, 30 décembre 2016, https://blogs.mediapart.fr/philippe-corcuff/blog/301216/questionnements-spirituels-et-fragilites-avec-james-lee-burke-et-quelques-autres
 
Quelques pistes quant à une quête du sens ni religieuse, ni antireligieuse, faisant notamment son miel d’un polar où l’on retrouve le fragile policier louisianais Dave Robicheaux ou d’une chanson des Têtes raides…
 
Philippe Corcuff
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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 13:56

 

Info reçue par mail

 

Des guerres et des conflits sanglants qui se poursuivent en Irak, en Syrie, et ailleurs ; des attentats monstrueux et meurtriers en Belgique, France, Turquie, etc. ; une absence quasi totale de volonté politique pour entamer la transition écologique ; une Union européenne qui continue de punir la Grèce parce qu’elle veut appliquer quelques mesures sociales, tandis qu’elle renonce à réguler les marchés financiers et la spéculation ; des mulitnationales qui licencient massivement et brisent la vie de milliers de familles alors qu’elles font de juteux profits ; les idées et les partis d’extrême droite qui continuent de se propager un peu partout ; des centaines de millions de personnes qui continuent de mourir de faim alors qu’on pourrait sans problème nourrir correctement 12 milliards d’individus ; le harcèlement de rue envers les femmes qui continue, encore et encore ; des scandales planétaires qui restent impunis, comme celui des Panama leaks ou dieselgate ; … L’année 2016 a été une fois de plus chargée en évènements négatifs, révoltants, inacceptables ! A quand la justice sociale, la paix, la coopération et le partage des richesses ?

Si nier ces énormes injustices est impossible, se résigner à les accepter est impensable. La célèbre expression de Margaret Thatcher « TINA » (There Is No Alternative) est tout sauf vraie. En contrepied de cette triste réalité, de nombreuses initiatives porteuses d’espoirs, locales et globales, ont fleuri un peu partout sur la planète. Des individus se sont dressés avec succès contre l’injustice, des mobilisations sociales ont fait reculer des projets néfastes pour l’humanité, et des gouvernements ou des autorités publiques ont pris leur courage à deux mains et mis en œuvre des politiques en faveur des populations. Bien sûr, ces petites et grandes victoires restent partielles et insuffisantes. Prises individuellement, certaines peuvent même paraître dérisoires. Mais mises ensemble, elles montrent à quel point la volonté de changement est vivace et qu’il existe de multiples forces de propositions alternatives au système actuel, basé sur l’égoïsme, le profit et l’exploitation des peuples et de la nature.

C’est avec beaucoup de plaisir et de fierté que nous avons recensé, publié et diffusé plus de 150 Victoires en 2016. Nous vous proposons ci-dessous un petit Best of des bonnes nouvelles qui nous ont particulièrement touchées cette année. Nous espérons qu’elles vous aideront à lutter contre le fatalisme ambiant et constitueront des sources d’inspiration pour vos actions individuelles et collectives.

En vous souhaitant toute la réussite possible pour vos projets en 2017.

Solidairement.

L’équipe de Bonnes nouvelles : Philippe, Vanessa, Hélène, Brieuc, Jeanne-Marie, Caroline, Fanny & Olivier

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PS 2 : vous pouvez également rejoindre notre équipe bénévole, en nous contactant via le site. Ce n’est pas le travail qui manque ;-)
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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 22:24

 

 

BESOIN DE MONDE : action « faisons le siège des banques » ce samedi 7 janvier, RDV à 10h, place Questel à Nîmes !

Contexte :
Alors que les faucheurs de chaises ou des lanceurs d’alerte se retrouvent devant des tribunaux, l’impunité judiciaire dont jouissent les délinquants fiscaux et leurs complices est une injustice que nous ne pouvons pas accepter. C’est pour cette raison que les faucheurs de chaises ont repris leurs actions en « faisant le siège » de BNP Paribas.
Ces actions auront comme point d’orgue un rassemblement massif à Dax le lundi 9 janvier 2017 appelé par Action Non-Violente COP 21, les Amis de la Terre, Attac, et Bizi ! pour faire le procès de l’évasion fiscale avec un mot d’ordre : « Ce ne sont pas les faucheurs de chaises qu’il faut juger, c’est l’évasion fiscale en bande organisée ! »

Rendez-vous pour l’action de ce samedi :
Dans le prolongement des actions qui ont eu lieu les vendredi 9 et samedi 10 décembre 2016, à l’encontre de la BNP Paribas pour dénoncer le système de l’évasion fiscale et appeler au financement de la transition écologique et sociale, ATTAC Nîmes vous invite à participer à une action symbolique et pacifique ce samedi 7 janvier 2017 au matin.

NOUS AVONS BESOIN DE MONDE !
Rendez-vous ce samedi à 10h, place Questel (proche Maison Carrée) pour cette action de 10h30 à 12h environ.
NB : important d’être au RDV à 10h pour les préparatifs de l’action !

Voir aussi le communiqué commun au sujet de cette journée de mobilisation (avec plein d’images des actions déjà menées !) : « Multiplication des actions des Faucheurs de chaises : des dizaines d’agences BNP Paribas fermées partout en France » :

 

 

 

Source : https://france.attac.org

 

 

Multiplication des actions des Faucheurs de chaises : des dizaines d’agences BNP Paribas fermées partout en France

 

Vendredi 9 et samedi 10 décembre, une vague d’actions touche la BNP Paribas pour dénoncer le système de l’évasion fiscale et appeler au financement de la transition écologique et sociale. Répondant à l’appel lancé par le collectif des Faucheurs de Chaises [1], des centaines de militants ont mené des actions non-violentes visant la BNP Paribas.

Vendredi, une radio pirate a émis depuis une agence bancaire de Paris 20e jusqu’à l’expulsion des 25 militants, tandis qu’à Marseille 80 militants faisaient fermer l’agence de la Joliette. Fête de l’évasion fiscale à Montpellier, maternité à Saint-Denis, lecture de l’Appel à organiser le Procès de l’évasion fiscale à Limoges, machine à laver les billets à Perpignan, palmiers à Bayonne, veau d’or à Roanne, mobilisation à Tarbes, Toulon... : les militants ont rivalisé d’ingéniosité.

Depuis le début de la matinée du samedi, les actions ont repris partout en France. A Billères, une scène de paradis fiscal a été installée dans une agence, à Bayonne les militants ont fermé deux agences pour cause d’évasion fiscale, une cocktail-party s’est tenue à Lyon, des familles avec des enfants en bas-âge ont installé une crèche à Paris 20e, une grande braderie de la fiscalité s’est tenue à Paris 13e et des actions se sont tenues à Toulouse, Lille, Besançon, Angers, Annecy, Dijon, Nantes, Lyon, Montreuil, Agen, Pau, Grenoble, Caen, Tours, Saint Jean De Luz, Rouen et même l’île de La Réunion... Dans de nombreuses villes, la BNP Paribas avait fermé ses portes préventivement, ou a été contrainte de le faire avec l’arrivée des militants. Les actions vont se poursuivre tout au long de la journée.

La barre des 60 actions organisées depuis la reprise de la mobilisation le 2 novembre [2] a été atteinte samed soir. Ce chiffre symbolique rappelle qu’au moins 60 milliards d’euros échappent au budget public chaque année en France à cause de l’évasion fiscale. Le succès de ces actions non-violentes de désobéissance civile, menées à visage découvert, témoigne de la volonté des citoyennes et citoyens d’appeler les pouvoirs publics à mettre en oeuvre les mesures permettant de lutter contre l’évasion fiscale et d’engager le financement de la transition écologique et sociale.

Les Faucheurs de Chaises appellent à présent à maintenir la mobilisation en vue du procès de Jon Palais, qui sera jugé pour “vol en réunion” le 9 janvier à Dax suite à une plainte de la BNP. A cette occasion, plus de 20 organisations associatives et syndicales appellent à organiser le Procès de l’évasion fiscale, événement festif et revendicatif réunissant de nombreuses personnalités [3]. Le matin, des candidats aux présidentielles participeront à une table-ronde sur l’évasion et l’impunité fiscales.

Pour aller plus loin

 

 

Source : https://france.attac.org

 

 

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 22:12

 

 

Source : http://www.francetvinfo.fr

 

 

VIDEO. Au Royaume-Uni, les chômeurs soumis à un régime drastique

France 2France Télévisions

Mis à jour le
publié le

 

France 2 a enquêté sur le système dénoncé par le réalisateur Ken Loach dans son film "Moi, Daniel Blake", auréolé de la Palme d'or au festival de Cannes.

 

Beaucoup disent y aller la peur au ventre, comme on répondrait à une convocation du commissariat de police. Le "Job Centre" est l'équivalent britannique de Pôle emploi. Pour avoir le droit de percevoir des allocations, les chômeurs du Royaume-Uni sont soumis à un régime drastique de recherche d'emploi.

Il y a 31 règles à respecter. La première : passer 35 heures par semaine sur un site officiel à chercher du travail. Toutes les connexions et les clics sont enregistrés. Un jeune chercheur d'emploi qui n'a pas pu atteindre ce quota hebdomadaire a vu ses allocations coupées. "Je peux comprendre, mais si on me retire l'argent, comment fait-on pour vivre ?", demande-t-il. Il est également obligatoire, sous peine de sanctions, d'accepter n’importe quel emploi fourni par le "Job Centre". De même, un retard de dix minutes à un entretien peut entraîner la suspension des aides.

 

Un système dénoncé par Ken Loach

Le réalisateur britannique Ken Loach a dénoncé les excès de ce système dans son film Moi, Daniel Blake, récompensé par la Palme d'or au dernier festival de Cannes. Le gouvernement britannique, lui, défend cette sévérité, conçue pour décourager les chômeurs de rester sans emploi.

 

 

 

 

Source : http://www.francetvinfo.fr

 

 

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 18:39

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

Le faux miel envahit les rayons des supermarchés

4 janvier 2017 / Marie Astier (Reporterre)

 

 

 

Les Français consomment quatre fois plus de miel que n’en produit le pays. Mais cet aliment est souvent l’objet de fraudes qui le dénaturent, notamment par ajout de sucre. Les miels importés d’Asie sont le plus souvent en cause.

 

 

Sa couleur de soleil aux reflets d’or souligne sa valeur, sa transparence est symbole de pureté. Sucré et subtilement parfumé, nourrissant et antiseptique, il fait figure d’aliment miracle. Quoi de plus beau et bon que le miel, franchement ?

Pourtant, il arrive qu’il ne soit pas si immaculé qu’il y paraît. D’après une série de tests menés par l’Union européenne, et dont les résultats préliminaires ont été livrés en décembre 2015, 32 % des miels analysés présentaient une non-conformité soupçonnée ou avérée. En particulier, 6 % avaient été dilués avec du sirop de sucre, et 11 % avaient possiblement subi le même traitement. Pourtant, dans l’Union européenne, pas d’ambiguïté, le miel désigne un produit issu de la ruche, sans aucun ajout ou retrait de quoi que ce soit. Tout ajout de sirop de sucre est donc bien une fraude.

Les tests européens viennent confirmer des analyses réalisées en France par le magazine Que Choisir en septembre 2014 : sur 20 miels « premier prix » achetés dans diverses enseignes de la grande distribution, six présentaient des ajouts de sucre. Soit presque un tiers des produits. Fin 2013, la DGCCRF (la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), constatait de son côté après enquête que plus d’un miel sur dix avait « subi l’addition de sucres exogènes issus de la canne ou du maïs (jusqu’à une teneur de 44 %), ou d’eau ».

« L’ajout de sirop de sucre est la fraude la plus classique, car la plus rentable », confirme Éric Jamin, responsable de l’unité authenticité au sein du groupe Eurofins, un des principaux laboratoires effectuant des analyses de miel en France.

La Chine est le principal exportateur de miel dans le monde, et elle propose les prix les plus bas

Dans le milieu, la pratique est connue de tous. Et on sait très bien que ce « faux » miel, ou miel adultéré, vient principalement de Chine. « À première vue, seul un maximum de 15 % du miel chinois correspond à notre définition du miel, estime Étienne Bruneau, responsable de la commission qualité au sein d’Apimondia, la fédération des syndicats d’apiculteurs dans le monde. On sait que les miels à moins de 1,30 euro, 1,50 euro le kilo, ne passeront pas aux analyses. Si on veut des miels qui “passent” les tests les plus récents, il faut le payer au moins 2,35 euros le kilo. Et là on peut avoir du vrai miel, produit en Europe. »...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 18:24

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Choix de société

Au nom de la sauvegarde de l’emploi, la pollution aux « boues rouges » continue de sévir à Gardanne

 

par

 

 

À Gardanne dans les Bouches-du-Rhône, les résidus solides de l’usine d’alumine ont cessé depuis un an d’être déversés dans la mer Méditerranée. La question est-elle pour autant résolue ? Entre la toxicité des rejets liquides qui se poursuivent, et la dissémination des boues rouges désormais stockées à l’air libre, certaines voix tentent d’attirer l’attention sur les pollutions qui persistent. Mais la peur d’une fermeture de l’usine et de la perte de ses 400 emplois, relayée par de nombreux responsables politiques, dissuade la contestation locale, et permet à l’industriel Alteo de continuer à bénéficier de dérogations. Reportage.

C’est la plus ancienne usine du monde encore en activité. A Gardanne (Bouches-du-Rhône), à 30 kilomètres au nord de Marseille, on l’appelle respectueusement la « vieille dame ». C’est une usine de production d’alumine édifiée en 1894 par le groupe Pechiney, dans une ville minière où l’on exploite alors le charbon. A l’époque, ce combustible est nécessaire dans le processus de fabrication de l’alumine, de même que la bauxite produite dans le Var, et la soude, fabriquée à Marseille. L’emplacement de l’usine est donc idéal. Dès ses débuts, l’employeur instaure une politique paternaliste afin d’intégrer ses salariés, le plus souvent immigrés. « Les Gardannais de plus de 80 ans vous diront qu’ils sont allés se faire soigner dans le dispensaire de l’usine, raconte François-Michel Lambert, député de l’Union des démocrates et des écologistes (UDE, créée par des élus ayant quitté Europe écologie - Les Verts) des Bouches-du-Rhône. Et ceux qui sont nés il y a 40 ans se rappelleront qu’ils ont appris à nager dans la piscine construite par Pechiney. »

En un siècle, l’usine aujourd’hui exploitée par la société Alteo a construit une partie de l’espace urbain et s’est matériellement imbriquée dans la ville. Elle génère aussi un consensus mémoriel difficile à remettre en question. Or, la production de l’alumine, une poudre blanche aujourd’hui utilisée dans la fabrication des écrans LCD, des céramiques industrielles et des réfractaires – mais également dans l’armement et le matériel nucléaire – génère depuis ses débuts une masse importante de déchets. Dans le procédé Bayer inventé à la fin du 19ème siècle et toujours utilisé, la bauxite est mélangée avec de la soude et de la chaux dans des chambres sous pression. Les éléments liquides et solides sont ensuite séparés. Ces résidus solides, appelés « boues rouges » du fait de leur forte concentration en oxyde de fer, comportent aussi des taux élevés de métaux lourds, et de radioactivité.

 

De l’ignorance à l’omerta

De 1906 à 1966, les boues rouges sont stockées à deux kilomètres de l’usine, dans les vallons d’Encorse et de Mange-Garri à Bouc-Bel-Air. Un téléphérique les transporte dans des wagonnets au-dessus des maisons où habitent les salariés de l’usine. « A l’époque, nous ne savions pas tout ça. Il y avait le salaire, le logement, les colonies de vacances… L’usine, c’était toute la vie des gens qui y travaillaient et c’est encore le cas aujourd’hui », soupire Aline Frosini. Son père et plusieurs membres de sa famille ont travaillé pour Pechiney. A sa retraite, elle est revenue habiter Gardanne, mais le regrette amèrement aujourd’hui.

Depuis plus d’un siècle, une fine pollution atmosphérique – sous forme de poussières rouges et blanches – se dépose partout dans la ville. « J’ai pris conscience de ce problème lorsque je me suis intéressée aux dérogations qui ont été données par les autorités à l’usine. Les normes qu’elles imposent sont bien plus tolérantes que celles de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) [1]. » Avec les autres représentants du collège des riverains à la Commission de suivi du site [2], elle se mobilise pour que les normes soient alignées sur celles préconisées par l’OMS.

Mais sa voix est isolée et peu audible, dans une ville où trois générations d’habitants se sont succédées à l’usine d’alumine. Salariés et syndicalistes ne s’expriment pas ou très peu dans les médias sur ce sujet. L’entreprise Alteo emploie plus de 400 personnes. « On ne peut pas obliger un âne à boire s’il n’a pas soif, confie-t-elle. Nous étions dans l’ignorance totale, et aujourd’hui on nous culpabilise parce que nous dénonçons cette pollution. C’est l’omerta. »

 

Un « Lac rouge » de déchets

Les habitants du vallon de Mange-Garri, zone de stockage des boues rouges, bataillent également dans le silence. L’espace de stockage n’était plus utilisé depuis 1967, l’industriel rejetant ses déchets en Méditerranée. Il l’est à nouveau depuis 2007, lorsque l’usine obtient un arrêté préfectoral d’exploitation pour 14 ans. Dès lors, les riverains se plaignent des poussières qui envahissent leurs habitations au moindre coup de vent.

Le site de stockage de Mange-Garri. © Carole Filiu-Mouhali

La maison d’Abdellatif Khaldi est de celles-là. Nichée au cœur d’une forêt de pins, sa terrasse offre une vue imprenable sur les collines provençales. Mais il suffit de marcher quelques minutes pour atteindre rapidement un étrange lac rouge immobile. Sur plusieurs milliers de mètres carrés, des résidus de production sont entreposés à l’air libre. L’ambiance est saisissante : des arbres morts à l’écorce blanchie surgissent du lac tel des danseurs figés. Les pins qui l’entourent sont décolorés. La croûte de déchets est humide, arrosée en permanence afin de diminuer l’envol de poussières.

 

Valeurs supérieures aux normes de l’OMS

« Ce qui était jeté à la mer est aujourd’hui entreposé à côté de chez nous, s’inquiète Abdellatif Khaldi. Depuis le 31 décembre 2015, Alteo ne rejette plus en mer que des résidus liquides. Les déchets solides, les fameuses « boues rouges », sont entreposés à Bouc-Bel-Air. Nous nous sommes adressés à la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), mais rien n’a été fait. C’est un dialogue de sourds, on nous répète seulement que l’industriel a fait des progrès. » A l’automne 2015, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) réalise un diagnostic de l’influence des émissions de poussière du site. Après quatre à cinq semaines d’étude, le BRGM conclut que les concentrations en PM10 (poussières émises par les résidus) mesurées dans l’air sont inférieures aux valeurs réglementaires mais supérieures à la ligne directrice de l’OMS.

Ce point de vue tiré de Google Earth permet de visualiser l’usine (en bas à droite, le long de la voie-rapide) ainsi que l’espace de stockage.

Les riverains contestent cette étude réalisée en période pluvieuse et qui n’a pas pris en compte l’acidité des boues rouges ni l’inhalation de certains produits radioactifs. François-Michel Lambert concède : « Il y a de quoi devenir dingue quand la poussière envahit votre maison. Et je ne nie pas l’impact sur la santé. Mais comment ce permis de construire dans une forêt et à proximité d’un espace de stockage de produits industriels a-t-il pu être délivré ? » Le député a demandé à deux reprises à ce que l’État estime le montant de ces maisons pour leur rachat. Mais Abdellatif Khaldi, atteint de cancers du cœur et du poumon, est catégorique : « Je n’accepte pas d’être relogé, d’être spolié. Je veux simplement que soient appliquées les règles environnementales. »

 

« Inconvénients et atouts » des boues rouges

A Alteo, le directeur des opérations Eric Duchenne assure : « Les déchets entreposés à Mange-Garri ne sont pas dangereux car la bauxite n’est pas un produit toxique. » Depuis 2007, l’industriel a investi 30 millions d’euros dans trois filtre-presse – financés pour moitié par des subventions de l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse – qui séparent les résidus liquides des résidus solides. Objectif : les valoriser pour leur trouver un nouvel emploi. La bauxaline – nouvelle appellation des boues rouges – pourrait être utilisée pour la dépollution de cours d’eaux ou en tant que matériel de construction.

Un processus soutenu par François-Michel Lambert à travers l’Institut de l’économie circulaire dont il est président. Fondé en février 2013 par GRDF, La Poste, Ecofolio ou l’école de commerce Kedge Business School, cet institut entend promouvoir la transformation des déchets en ressources. Alteo est lui-même membre de l’institut, mais l’élu se défend de toute collusion : « La cotisation d’Alteo à l’institut représente moins d’1 % de son budget. Comme toute matière, les “boues rouges séchées” ont des inconvénients et des atouts. Il faut savoir utiliser les atouts. » Quid de la traçabilité des éléments toxiques contenus dans la dite « bauxaline » ? Le parlementaire élude la question, rappelant que de nombreux matériaux recyclés, dont le papier, en contiennent également beaucoup.

 

Pluie de soude sur la ville

Parfois, les élus locaux remettent cependant en cause la politique d’Alteo. Dans la nuit du 8 au 9 mars 2016, un tuyau de l’usine dans lequel circule de la soude chauffée sous pression a lâché. Un nuage de vapeur contenant de la soude s’est alors répandu sur une quinzaine d’hectares. Au petit matin, les Gardannais ont découvert sur leurs véhicules une épaisse pellicule granuleuse, mêlant les habituelles poussières rouges à de petits cristaux blancs. Eric Duchenne l’assure dans La Provence du 11 mars 2016 : « La soude elle-même est restée dans le périmètre de l’usine. Ce qui a survolé Gardanne, c’est de la vapeur d’eau. » Lorsque les journalistes le reprennent sur ce point, il concède : « La vapeur était en contact avec de la soude, donc il y en avait un peu… »

Les habitants se plaignent à Alteo, qui ne prévient la mairie de Gardanne que dix heures plus tard. Roger Meï, maire PCF aux huit mandats et indéboulonnable partisan des industries de sa ville, n’apprécie guère ce manque de transparence et le reproche à l’usine. Les pompiers nettoient à grande eau les cours des écoles situées à proximité, mais le souvenir reste ancré dans la mémoire des habitants. « Ce n’est pas très grave, ironise Aline Frosini. Ça ne pouvait que nous brûler ! »

Façades de maisons à Gardanne. © Carole Filiu-Mouhali

 

« Comment a-t-on pu autoriser cela ? »

Le 2 septembre 2016, l’émission Thalassa sur France 3 diffuse un reportage sur le déversement des boues rouges en Méditerranée. La ministre de l’Écologie Ségolène Royal, qui s’était déjà opposée en décembre 2015 au Premier ministre Manuel Valls sur l’autorisation donnée à Alteo de poursuivre ses rejets liquides en mer, s’interroge : « Le jour où [ces rejets seront] interdits, on dira : “Mais comment a-t-on pu autoriser ça et renouveler cette autorisation ?” C’est inadmissible. » En réponse, Manuel Valls juge que la décision de poursuivre l’activité d’Alteo permet « à l’activité économique et à des milliers d’emplois d’être préservés ». En plus des 400 salariés de l’usine, Alteo ferait travailler environ 300 personnes via la sous-traitance.

Face à la reprise de la polémique au niveau national, François-Michel Lambert, Roger Meï et Claude Jorda, conseiller départemental de Gardanne, rédigent un communiqué de presse commun en septembre 2016, estimant qu’« il s’agit maintenant de remettre le territoire, les citoyens, les scientifiques et les politiques dans une même dynamique positive pour notre Provence, positive pour la santé des habitants, positive pour la planète, positive pour le développement économique. » Au final, l’autorisation de rejeter des effluents liquides est prolongée. Or, ces derniers restent porteurs d’éléments toxiques.

 

Pollution contre chantage à l’emploi

L’entreprise Alteo sera-t-elle à même de mener les améliorations techniques attendues, pour réduire ses pollutions ? Le site de Gardanne est déficitaire de 40 millions d’euros sur trois ans, et Alteo, qui est la propriété du fond d’investissement HIG, a vendu ses deux autres sites en France et un troisième en Allemagne. Le 17 novembre 2016, deux amendements à la loi de Finance 2017 proposés par 32 députés socialistes sont discrètement rejetés. Ils visaient à supprimer le plafonnement dont bénéficie l’entreprise pour la redevance liée à la pollution de l’eau.

Selon certains calculs, grâce à cette niche fiscale, créée en 2002 pour la seule Alteo, conjuguée à de nouvelles méthodes d’évaluation de la pollution, l’usine ne devrait plus 1,8 million d’euros de taxe annuelle, mais seulement 300 000 euros. L’amendement visait à limiter cette baisse et à fixer la taxe à 500 000 euros. Les chiffres sont débattus. Pour Christian Eckert, Secrétaire d’état chargé du budget et des comptes publics, cet amendement « ferait peser un risque significatif sur l’avenir de cette entreprise qui serait très largement compromis – c’est un euphémisme. »

Ces craintes sur l’avenir économique d’Alteo et le chantage à l’emploi brandi au plus haut niveau de l’État inquiètent les voix critiquant l’usine. En 2021, les dérogations permettant à l’industriel de rejeter ses déchets liquides en mer et de stocker les boues rouges à Mange-Garri prendront fin. Malgré un soutien politique national et local, ils redoutent de voir Alteo plier bagage et laisser derrière lui plus d’un siècle de pollution.

Texte et photos : Carole Filiu-Mouhali

Photo de Une : l’usine et la ville de Gardanne. Le reportage photo complet est à retrouver ici.

 

Notes

[1Le 25 mai 2010, le Conseil supérieur de la prévention des risques technologiques (CSPRT) donne un avis favorable pour une dérogation concernant les rejets atmosphériques en dioxyde d’azote d’Alteo. Cette dérogation prend fin le 31 décembre 2018.

[2La Commission de suivi de site a été mise en place le 15 février 2016 après l’arrêté préfectoral du 31 décembre 2015 autorisant les rejets liquides d’Alteo en mer. Cette commission est composée des différents acteurs – Alteo, pêcheurs, riverains, Parc national des Calanques… – intervenant sur ce sujet.

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

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