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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 15:28

 

Source : http://www.marianne.net

 

Prime d’activité : quand la gauche s'éloigne de son projet progressiste

Mercredi 04 Mars 2015 à 5:00

 

Emmanuel Lévy

 

 

Manuel Valls a dévoilé ce mardi les contours de la prime d'activité née de la fusion de la Prime pour l’emploi et du RSA. Mais en y regardant de plus près, derrière ce nouveau dispositif pointe un projet que les conservateurs, même d’obédience libérale, ne renieraient pas : concentrer cette aide sur les plus démunis. Du coup, l’effort consenti vers ces plus pauvres se retrouve porté par ceux qui se situent juste au-dessus !

 

SIPA

 

Emmanuel Macron a de la suite dans les idées. Et des idées le ministre de l’économie en a quelques unes. Rapporteur de la Commission Attali pour la Croissance installée par Sarkozy en 2008, il en avait listées 316. Certaines comme le travail du dimanche ont trouvé leur place dans la loi qui porte son nom. D’autres sont sur les rails comme celle qu’a annoncé hier le Premier ministre : la fusion de la Prime pour l’emploi (PPE) et du Revenu de solidarité active (RSA) qui donnera naissance à une prime activité dont le versement sera concentrée sur les moins fortunés des salariés. Cibler la prime pour l'emploi sur les bas salaires ? La proposition figurait, elle aussi, en bonne place dans le rapport Attali, mais avait été abandonnée au profit de la création du revenu de solidarité active (RSA). Voilà donc qui est « corrigé » : le nouveaux dispositif équivaut, dans les faits, à une absorption de la PPE par le RSA.

Avec ce genre d’outil, le diable se niche dans les détails du paramétrage. Ensemble la PPE et le RSA bénéficiaient à près de 8 millions de personnes. Pour un budget identique, la prime d’activité, elle, ne devrait en concerner que la moitié. En plus, le gouvernement se base sur une hypothèse : près de la moitié des personnes éligibles ne se présenteront pas au guichet ! Dans le cas contraire, le coût du dispositif pourrait se monter à 6 milliards d’euros.

Cette prime a tout du « filet garni » de compensation pour les salariés soumis au temps partiel subiQui peut y prétendre ? Ecartés du RSA, les jeunes de 18 à 25 ans pourront désormais en être. Il leur faudra comme tous les autres travailleurs gagner entre 0,5 et 1,2 Smic, soit entre 570 et 1 360 euros net. Le montant de la prime varie en forme de cloche selon le revenu avec un maximum de l’ordre de 215 euros quand on perçoit 0,8 Smic (un peu plus de 800 €). Résultat : si 300 000 jeunes devraient bénéficier du dispositif, des millions de ménages, comme ceux dont les personnes gagnent entre 1,2 et 1,3 Smic, devraient ne plus rien toucher.

L’architecture, comme la philosophie globale du système, diffère peu du RSA. Et comme lui, il porte les mêmes travers, comme l’avait expliqué Thomas Piketty à sa création en 2008 : « L'impact global sur l'offre de travail de cette nouvelle forme de subvention au temps partiel que constitue le RSA - et que ne manqueront pas d'utiliser les employeurs, en proposant davantage d'emplois à temps partiel - serait alors négatif. » L’argument est battu d’un revers de manche par Matignon cité par le Monde : « Il s’agit de ne pas inciter les tout petits contrats à temps partiel. (…) Le dispositif doit fonctionner comme une incitation à travailler davantage. »

On en doute, les chiffres Insee sont cruels. Le paramétrage du dispositif colle quasi point à point à la morphologie du temps partiel : le salaire mensuel net moyen des salariés à temps partiel est de 996 euros (contre 1 997 euros pour des temps complets). Et dans le détail, en moyenne, les salariés à temps partiel « choisi » gagnent l'équivalent d'un Smic mensuel (1 122 €) ; et 746 € pour les salariés à temps partiel « subi ». Ce dernier montant correspond, on l’a vu, au point haut du dispositif. Celui-ci a donc tout du « filet garni » de compensation pour les salariés soumis au temps partiel subi…

Voilà un projet que les conservateurs, même d’obédience libérale, ne renieraient pasRéformes de l’allocation logement, de l’allocation familiale, de l’impôt sur le revenu avec une moindre progressivité, baisse aussi du quotient familial, forfait sécu et autres déremboursements de soin et des médicaments… Et maintenant cette prime d’activité. Tout converge pour que l’essentiel de l’effort consenti vers les plus pauvres soit porté par ceux qui se situent juste au-dessus. C’est donc au travers d’une redistribution au sein des classes populaires et moyennes que se fait le gros de l’ajustement. Mais en concentrant le bénéfice de la redistribution vers le tout bas de l’échelle, la gauche s’éloigne de son projet progressiste et d’Etat providence, pour se rapprocher de celui plus classique de protection des pauvres, que les conservateurs, même d’obédience libérale, ne renieraient pas.

Un des plus proches conseillers du ministre du Budget le concédait : « On n’a pas le choix. Sans recette, c’est la moins pire des décisions ». Problème : le gros des classes populaires se sentant exclues de la redistribution, celles-ci pourraient vite basculer dans la remise en cause du système de protection sociale universelle. Pour son plus grand malheur… La quasi-totalité des études sérieuses montrent en effet que les pauvres gagnent beaucoup grâce aux prestations chômage et aux aides sociales. Mais ce sont les classes populaires qui en retirent plus d’avantages encore via les prestations de santé, d’éducation ou de retraite. Autant de digues de protection qui, toutes, ont été largement ébréchées.

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 15:18

 

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Le salarié de Sanofi, Elise Lucet et le patron aux 508 smic

 

  • Publié le :
    03/03/2015 à 18h48

 

Voici un extrait du magazine « Cash Investigation » diffusé ce mardi 3 mars 2015 sur France 2. Elise Lucet se rend à l’assemblée générale des actionnaires de Sanofi. Elle veut savoir si le patron du groupe pharmaceutique ne juge pas sa rémunération excessive :

« Vous gagnez 508 fois le smic par an [...]. Est-ce que ça n’est pas trop au vu des résultats [de l’entreprise] et du contexte actuel ? »

Juste avant son intervention, un salarié de Sanofi à Montpellier (site où 200 personnes viennent d’être licenciées) saisit un micro. « Sans nous, vous ne seriez rien », lance-t-il aux actionnaires. Choc des cultures. L’homme finit évacué.

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 15:07

 

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Arrêt sur images 04/03/2015 à 10h21

Safran : l’Etat vend un bijou de famille pour faire de la location ensuite

 

Daniel Schneidermann | Fondateur d'@rrêt sur images

 

 

Le logo de la société Safran, le 6 décembre 2013 à son usine de Fougères (AFP Photo / Frank Perry)

 

 

Vous ne le savez pas pas, tout le monde s’en fiche, et ça ne fera sans doute pas plus de dix posts dans le forum, mais l’Etat vend 3,96% de Safran. Safran, c’est la boîte issue de la fusion en 2005 de Snecma et de Sagem. Moteurs d’avion, trains d’atterrissage, hélicoptères, fusées, civil et militaire, du lourd de chez lourd, du fleuron français, du stratégique. Et donc, l’Etat vend. Pas tout. Il en garde parait-il assez pour rester actionnaire principal et garder le contrôle, mais il vend 3,96%. Ce qu’on appelle un bijou de famille. Rentrées escomptées : un milliard d’euros.

Et c’est une mauvaise affaire. Ce n’est pas moi qui le dis. Vous ne me croiriez pas sur parole et vous auriez raison, je ne me prétends pas expert en politique industrielle. C’est François Lenglet, de France 2. Il est colère. Colère à la Lenglet, bien sûr. Ce n’est pas lui qui va aller interpeller Macron, au milieu de la foule, avec son petit micro, comme Elise Lucet avec le patron de Sanofi dans Cash investigation. Chacun son style. Mais furieux tout de même.

 

Une décision stupide pour complaire à Bruxelles

Habituellement, Lenglet, il est plutôt chèvre chou, thèse antithèse synthèse, il y a du bon et du mauvais partout, très 20 heures fédérateur, en somme. Pas cette fois. Pas sur Safran. Sur Safran, en gros, il trouve stupide de vendre une participation qui rapporte chaque année des dividendes à l’Etat, alors que l’Etat, en ce moment, pourrait s’endetter quasiment à coût zéro.

Mais alors, pourquoi l’Etat prend-il cette décision stupide ? Parce que Bruxelles, dit Lenglet. Il faut adresser un signal à la Commission. Montrer qu’on rentre des sous, qu’on fait tout pour faire baisser le déficit. Il lui en faut, à la Commission. La loi Macron au 49-3, c’est déjà fini, oublié, il faut passer à autre chose, l’Ogre réclame chaque jour sa ration.

Mais Bruxelles ne sait donc pas que c’est stupide, et qu’il vaudrait mieux engranger tranquillement les dividendes de Safran ? Voilà ce que Pujadas pourrait demander à Lenglet. Mais il ne faut pas exagérer, on n’a pas tout le 20 Heures non plus. Lenglet répondrait que oui, bien sûr, Bruxelles sait, mais Bruxelles s’en fout, il faut faire baisser le déficit, point final. Comme la Troïka en Grèce : on sait que ça ne marche pas, que ça ne marchera jamais, mais on continue J’arrête là, j’ai l’impression de me répéter.

 

Hypothèse hasardeuse

Il y a tout de même du nouveau dans l’histoire même si Lenglet, faute de temps, ne le dit pas. Le milliard que l’Etat va ainsi récupérer en vendant ces 3,96% de Safran, il pourrait l’injecter dans une « société de projet » militaire. Une quoi ? Une société de projet. Voilà la nouveauté (ça date de la loi Macron). Ça vient de sortir, j’ai dû relire dix fois avant de comprendre, et je ne suis pas sûr d’avoir compris. Donc, c’est la dernière idée géniale de Hollande et Le Drian, pour maintenir à niveau le budget de la Défense. Parce que c’est bien joli, de pourchasser l’égorgeur au Mali, en Libye, en Syrie, au Nigeria, où on voudra, mais ça coûte. Où trouver l’argent ? Dans les « sociétés de projet », donc.

Je résume ce que j’ai compris. Avec les milliards retirés de la vente des bijoux de famille, l’Etat crée une société, dont le capital sera largement ouvert au privé (si le privé veut bien venir). Cette société achète des avions militaires ou des frégates. Et elle les reloue immédiatement à l’armée, qui paie donc des mensualités de location. Ainsi, l’armée ne sera plus propriétaire de ces avions, de ces frégates. Elle en sera seulement locataire. Car un avion ou une frégate, c’est comme une voiture : dans l’immédiat, moins cher à la location qu’à l’achat. Sauf si on en a besoin à temps plein, pendant dix ans.

Si je poursuis le parallèle, le calcul repose donc sur l’hypothèse suivante : la traque aux égorgeurs islamistes sera de courte durée, ou intermittente. C’est une hypothèse. Hasardeuse. A l’arrivée, après dix ou vingt ans, l’armée fera les comptes, et on se dira qu’on aurait mieux fait d’acheter. Mais c’est dans dix ou vingt ans.

 

Calcul à court terme dont (presque) aucun politique ne parle

C’est bancal ? C’est un calcul à court terme ? Ca risque d’être retoqué par le Conseil constitutionnel ? Sans doute. Même Bercy le redoute. En tout cas, dans l’immédiat, c’est incompréhensible. Mais le déficit. Mais les 3%. Mais Bruxelles.

Une dernière chose. Ces petits tours de passe-passe budgétaires, quels politiques en parlent ? Aucun. Ah si. Une réaction . « Le gouvernement poursuit sa politique folle de désengagement des fleurons français, aussi incompréhensible politiquement qu’économiquement. (...) D’un point de vue économique, il est incompréhensible de se séparer d’entreprises aussi rentables, à l’image de Safran, qui versent chaque année à l’État des dividendes colossaux. » Je vous laisse découvrir qui est le trouble-fête. Alors ? Alors rien, je dis ça comme ça

 

 

Publié initialement sur
Arretsurimages.net

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 14:58

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

De peuple à peuple 04/03/2015 à 13h16

 

Un KissKissBankBank pour le peuple grec et faire la nique à Bruxelles

Claire Richard | Journaliste

 

 

« Puisque le peuple grec souffre toujours des mesures d’austérité imposées par l’Europe, et que les gouvernements ne semblent pas prêts de les aider, organisons nous-même la solidarité, d’un peuple à un autre. »

C’est en substance l’idée du projet « De peuple à peuple » : une collecte de fonds participative pour les initiatives locales grecques, qui pallient depuis plusieurs années les déficiences des services sociaux. Première du genre, cette initiative est, selon ceux qui en sont à l’origine, une idée politique bien plus qu’humanitaire.

 

Lâcher la Grèce « honteux et dangereux »

A l’origine, il y a un collectif de gens, chercheurs, écrivains, documentaristes, qui se connaissent de diverses revues de gauche, comme « Tenons et Mortaises », ou encore de l’Université Populaire du XVIIIe arrondissement, à Paris. Certains sont allés en Grèce, d’autres pas, mais tous partagent la conviction que l’abandon du peuple grec est révoltant.

« La situation nous paraissait politiquement très grave, aussi grave que lorsque le Front populaire a lâché les Espagnols en guerre. Le fait que le gouvernement socialiste lâche la Grèce nous semblait à la fois honteux et dangereux. »

explique l’historienne Sophie Wahnich, qui fait partie du groupe de lancement d’Interdemos.

« On entendait constamment à la radio des discours néo-libéraux disant qu’on n’allait pas payer pour les Grecs. Mais si les peuples préfèrent donner à la Grèce plutôt que de voir une certaine idée de l’Europe disparaître ? »

Naît alors l’idée d’organiser directement la solidarité financière avec la Grèce – via le crowdfunding. Contactée, la plateforme KissKissBankBank accepte d’héberger et de soutenir le projet. Aujourd’hui, le projet Interdemos demande 300 000 euros, pour les verser à une association grecque, Solidarity4all, qui fédère et soutient les initiatives locales qui remplacent en Grèce les services sociaux déficients.

 

Présentation de la campagne, par l’écrivain Marie Cosnay

Solidarity4all

« On sous-estime à quel point la Grèce est dans une situation très différente du Portugal ou de l’Espagne. La Grèce a été touchée beaucoup plus rudement. »

Laure Vermeersch, documentariste, va régulièrement en Grèce depuis plusieurs années. C’est là qu’elle a découvert Solidarity4all, dont la genèse remonte au mouvement des places en 2011 et au « mouvement des pommes de terre » de 2012, une initiative populaire pour court-circuiter les intermédiaires et faire baisser les prix des denrées alimentaires de base.

Partout, les initiatives locales se multiplient pour répondre aux besoins des communautés, en santé, en éducation et en alimentation. Laure Vermeersch en donne un exemple, à Fili, dans l’Attique :

« Des gens se sont organisés autour du magasin qu’un couple avait donné pour qu’y soient organisées des distributions de nourriture. C’est devenu un centre d’approvisionnement. On y trouve des gens qui votent Syriza, d’autres qui avant seraient allés à l’église. Beaucoup n’ont pas de travail, certains ont perdu leur retraite. Il n’y a pas de distinction entre ceux qui aident et ceux qui sont aidés. »

En 2012, les députés du parti Syriza élus au gouvernement européen ont investi entre 10 et 20% de leur indemnité parlementaire dans les actions de Solidarity4all.

 

Du politique, pas de l’humanitaire

La collecte de fonds d’Interdemos vise bien sûr à soutenir les actions de l’association grecque. Chaque projet reçoit en moyenne 150 à 200 euros et les 300 000 euros demandés, versés sur deux ans, pourraient permettre de financer énormément d’actions. Mais les organisateurs de la campagne voient celle-ci avant tout comme une action politique, manifestant l’existence d’un peuple européen capable d’agir indépendamment des décisions prises en son nom à Bruxelles.

« Cette collecte a pour idée de fonder un peuple européen autour d’une question cruciale, ce n’est pas du tout une logique humanitaire.

C’est aussi pour ça qu’on demande 300 000 euros. Si on demande de petites sommes, on reste dans des aides compassionnelles. Le geste politique ne devient pertinent qu’à partir d’une certaine somme. “

Philippe Aigrain, chercheur en informatique, fondateur de la Quadrature du Net et très investi dans le projet, affirme :

‘C’est aussi une question tactique. S’il y a une forte manifestation de solidarité citoyenne, cela peut aussi donner aux Grecs une position plus forte dans la négociation.’

Les collectes de solidarité ne sont pas nouvelles, ajoute-t-il :

‘Il y a une longue tradition de financement solidaire dans la tradition ouvrière, mutualiste, socialiste révolutionnaire. Mais c’est vrai qu’utiliser les outils de financement participatif est pour cela assez nouveau’.

Pour l’instant, la collecte a recueilli un peu plus de 27 000 euros, et se clôt dans 31 jours. Philippe Aigrain relativise, fort de ses expériences de collecte pour la Quadrature du Net :

‘La dernière fois, pour la Quadrature, nous avons recueilli 170 000 euros 60 heures avant la fin.’

Sophie Wahnich essaie de résister au pessimisme :

‘Les tentatives sont encore difficiles à mener, parce qu’elles sont nouvelles. Aujourd’hui, la question de la foi politique a un peu disparu. Les gens n’y croient plus. Nous on a un peu foi en l’impossible. Mais on a besoin d’être un grand nombre pour que ça marche.’

 

 

Aller plus loin

 

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 18:08

 

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Elise Lucet au patron de Sanofi : vous gagnez "508 fois le smic, ce n'est pas trop ?"

il y a 2 heures 20 MIDI LIBRE

PHOTO FRANCE 2 / CASH INVESTIGATION

 

 

Elise Lucet au patron de Sanofi : vous gagnez "508 fois le smic, ce n'est pas trop ?"

L 'émission Cash investigation ce mardi 3 mars sur France 2 s'en prend aux "actionnaires qui prennent nos emplois", un extrait montre la journaliste Elise Lucet interpellant le patron de Sanofi sur sa rémunération.

"Quand les actionnaires s'en prennent à nos emplois" c'est le titre de ce nouveau numéro de Cash investigation à 20 h 45 sur France 2 ce mardi 3 mars. Le magazine s'interroge, cette fois-ci, aux rémunérations de plus en plus généreuses de certains très grands patrons et actionnaires alors que des milliers de personnes n'arrivent plus à boucler leurs fins de mois ou se retrouvent sans emploi...

 

 

Des rémunérations qui explosent

"Les actionnaires ne connaissent pas la crise. Leur rémunération explose. 56 milliards d'euros en 2014 en France, uniquement pour les entreprises du CAC40, ce qui en fait un des pays qui distribuent le plus de dividendes. Plus de mille milliards de dollars dans le monde. C'est historique. Mais pour atteindre de tels montants, les grandes entreprises françaises ont recourt à des stratégies et des méthodes difficilement avouables. Plans sociaux, licenciements, pressions sur les salariés au point de les pousser à bout… Certaines de nos grandes entreprises sont prêtes à tout pour dégager toujours plus de cash au profit de leurs actionnaires. Ce sont parfois ces mêmes entreprises qui bénéficient d'aides publiques massives." détaille le descriptif de l'émission de France 2.

+ 15 % d'augmentation en 1 an

Dans un des extraits diffusés pour promouvoir l'émission, on voit d'abord un premier intervenant très remonté, puis la journaliste Elise Lucet prendre le micro en pleine assemblée générale de Sanofi (2e entreprise du CAC40) et questionner Christopher Viehbacher (précédent patron de Sanofi) sur sa rémunération. "Votre augmentation sur un an est de plus de 15%. Vous gagnez 508 fois le smic par an. Dans le même temps, les résultats de Sanofi baissent. Il y a des milliers de suppressions de postes... Est-ce que votre rémunération de plus de 8 millions d'euros, ce n'est pas trop au vu de ces résultats et aussi du contexte actuel ?"

 

 

CASH Investigation
Émission TV · 20 229 J’aime
· Hier, à 16:59 ·

Cash Investigation "Quand les actionnaires s'en prennent à nos emplois" J-1

 

 

Cette prime de 4 M€ qui passe mal...

Cette enquête de Cash investigation s'est déroulée sur plus d'un an, "d'Hénin Beaumont, à Toronto en passant par Londres et Boston" et ces images chez Sanofi ont été tournées en mai 2014 avant la récente nomination du nouveau patron, Olivier Brandicourt, dont la prime d'arrivée de 4 M€ (en plus de sa rémunération approchant les 3 M€/an) a déclenché de vives réactions au sein même du gouvernement pendant que l'ancienne présidente du Medef, Laurence Parisot, a estimé que le groupe pharmaceutique Sanofi méritait "plutôt" des félicitations pour avoir "réussi à convaincre" Olivier Brandicourt "de revenir en France".

L'émission a interrogé aussi le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron :

 

CASH Investigation
Émission TV · 20 229 J’aime
· 1 mars, 23:30 · Modifié ·

Cash Investigation "Quand les actionnaires s'en prennent à nos emplois" J-2

 

 

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 16:43

 

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Un Avignonais crée la première marque mondiale anti-gaspi des produits alimentaires

 

il y a 37 jours 4 ALISSANDRE ALLEMAND

 

 

Un Avignonais crée la première marque mondiale anti-gaspi des produits alimentaires

 

A fin de permettre aux Français de manger bon et moins cher et aux producteurs de ne plus jeter des produits hors norme, Nicolas Chabanne, d'Avignon, a créé Les Gueules cassées.

L'Avignonnais, Nicolas Chabanne, passionné depuis de longues années par le goût et spécialisé dans la qualité des produits, se désespérait de voir chaque jour des fraises de Carpentras ou des abricots rosé de Provence, finir au fond d'une poubelle, parce qu'ils ne présentaient pas un visage zéro-défaut. Des produits qui se retrouvaient donc déclarés impropres à la vente, "alors qu'ils venaient de chez les plus prestigieux producteurs de fruits et légumes de la région. Et que mis à part un léger défaut d'aspect, ils demeuraient à tomber par terre pour toutes les papilles, aussi exigeantes soient-elles."

 

Des fruits et légumes cultivés dans les règles de l'art finissent dans les bennes

L'amoureux de son terroir et de la gastronomie française a très vite fait des rapprochements. "De plus en plus de Français ont du mal à boucler les fins de mois et se privent de manger des aliments variés par manque de moyens. Sans parler de la population mondiale qui meurt encore de faim. Parallèlement, ça fait des années que j'observe mes amis agriculteurs se désespérer de devoir jeter fruits et légumes cultivés dans les règles de l'art, finir à la benne au moindre défaut et devoir payer pour procéder à la destruction de leur propre production."

Mis à part l'aspect, le goût reste le même

C'est en discutant longuement avec Nicolas Benz, producteur et expéditeur de cerises et de raisins de table à Pernes-les-Fontaines que la décision de lancer une marque anti-gaspi a germé. "Toutes les cerises qui étaient d'un calibre jugé trop petit, finissaient jusqu'alors évincées des lots proposés à la clientèle. Alors que mis à part l'aspect, le goût était parfaitement le même. Dans le même temps, on entend toujours les gens regretter qu'ils ne retrouvent plus le vrai goût des choses, et que les fruits et légumes sont trop chers."

Le brut de cueille remis au goût du jour

Le producteur a donc rapidement soumis l'idée à Nicolas Chabanne de remettre au goût du jour une méthode de cueillette ancestrale et autrefois plébiscitée : le brut de cueille. Comprendre, ramasser sans distinguo tous les fruits d'un même arbre petits ou gros et proposer aux consommateurs des paniers tels quels. Ainsi fini, les fastidieuses manipulations de triage, d'équeutage, qui en plus au final nuisent à la fraîcheur des fruits. "Nous connaissons nos arbres et nous utilisons cette méthode sur les arbres dont on sait qu'ils font plus que les autres des fruits de petits calibres." Résultat pour le consommateur, un produit ultra-frais, mûr à point et surtout 30 % moins cher que des cerises à gros calibre.

Nombre d'agriculteurs gardois ont rejoint Les Gueules cassées

En seulement quelque mois, l'idée s'est répandue à une vitesse fulgurante, notamment dans le Gard où nombre de producteurs font aujourd'hui partie de l'aventure. Car, comme le rappelle Nicolas Chabanne, "le concept peut s'étendre à tous les produits alimentaires". En huit mois seulement les Gueules cassées comptent 640 références et l'engouement des producteurs français semble sans limite. Ainsi des fabricants de saucisses de Montbéliard ont pris contact avec la marque. Tout comme des producteurs de céréales ou de camembert AOP, récemment. Tous avec le même discours : un produit en deçà ou au-dessus des normes (couleur, calibre, forme)...et hop c'est la poubelle.

Près de 20 % de la production est jetée

"Nous avons entendu parler de l'initiative par le bouche à oreille" , explique Patrick Leydier, expéditeur de courges, basé au marché gare de Carpentras. "Chaque jour, nous jetons près de 20 % de la production que nous recevons. Simplement parce que certaines courges portent une marque sur leur écorce, alors que la chair n'est absolument pas touchée. Nous avons pris contact avec les Gueules cassées la semaine dernière et en quelques jours seulement, nous avons réussi à collaborer. Les courges un peu abîmées porteront désormais la petite étiquette de la marque pour permettre aux consommateurs de les identifier facilement sur les étals des supermarchés. Des produits excellents vendus moins chers que les autres évidemment".

Parvenir à réduire toutes ces denrées gâchées

Comme Patrick, ils sont des dizaines par semaine à prendre contact via leur site internet avec la nouvelle marque. "Nous avons souhaité que tout un chacun, du gros producteur à l'artisan, puisse collaborer à la démarche. Ainsi pour 50 €, les intéressés peuvent recevoir des étiquettes, des visuels et toutes les infos pratiques pour conditionner leurs produits ou carrément monter un stand Gueules cassées dans leurs propres boutiques. La volonté est réellement que tout le monde soit en mesure de s'emparer de l'idée. Et que vraiment on arrive à une réduction considérable de toute cette nourriture gâchée".

Aux consommateurs de démontrer leur intérêt pour cette démarche

Ne reste plus aux consommateurs qu'à montrer leur intérêt pour la démarche en s'approvisionnant 30 % moins cher dans les étals des supermarchés participant à l'opération, comme Monoprix, Leclerc, Auchan, etc. Et en “likant” la page Facebook de la marque. À vos paniers.

 

Un hommage aux Gueules cassées.

Le pari de donner ce nom fort de symboles à une marque alimentaire. Et pourtant, c’est un agriculteur ardéchois qui a proposé l’idée au fondateur, Nicolas Chabanne, en hommage à son grand-père, combattant de la Grande Guerre et revenu handicapé du front. "Une manière de conserver dans les mémoires et pour une noble cause, une partie fondamentale de l’Histoire et peut être d’éviter l’oubli des valeureux Poilus."

 

 

Source : http://www.midilibre.fr

 

 

 

 

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 16:37

 

Source : http://www.politis.fr

 

Pôle emploi : 500 000 victimes de leurs droits

Par Charles Thiefaine, Thierry Brun - Suivre sur twitter - 2 mars 2015

 

 

Des milliers de chômeurs font les frais du régime des droits rechargeables, mis en place en octobre 2014. Au point que syndicats et patronats doivent discuter d’une révision de la mesure phare de la convention d’assurance chômage.

 

 

Quatre mois après sa mise en œuvre, le nouveau régime des droits rechargeables mis en place par l’assurance chômage a des effets catastrophiques pour les demandeurs d’emploi. La mesure phare du gouvernement adoptée dans la loi de sécurisation de l’emploi puis présentée comme une avancée dans la très controversée convention d’assurance chômage, signée par la CFDT, FO et CFTC, n’a cessé d’être critiquée, notamment par la CGT et les associations de chômeurs, depuis sa mise en place en octobre 2014.

Plusieurs études leur donnent raison : en janvier, une note de l’Unedic, organisme de Pôle emploi, gestionnaire de l’assurance chômage, indique que les « droits rechargeables » lèsent 30 000 chômeurs par an, qui touchent temporairement une indemnité inférieure à celle qu’ils auraient touchée sous l’ancien régime d’assurance chômage. En moyenne, cela représente pour les chômeurs un manque à gagner d’environ 500 euros par mois, jusqu’à épuisement de leurs anciens droits, selon la note de l’Unedic.

« 30 000, c’est très réducteur », estime Denis Gravouil, secrétaire général de la fédération CGT-Spectacle. De son côté, la CGT brandit une autre note de l’Unedic, parue en juin 2014, selon laquelle 500 000 demandeurs d’emploi seraient concernés. Les permanences associatives et les collectifs locaux « sont submergés d’appels, de messages, de visites auxquels nous devons faire face. Ces débordements révèlent une situation bien plus dramatique que le chiffre communiqué par l’Unedic », témoigne une Coordination nationale des permanences d’accueil juridiques contentieux.

 

Des indemnisations calculées sur les anciens droits, une pénalisation des chômeurs

Avant la nouvelle convention d’assurance chômage, une procédure de « réadmission » des droits était en place, explique le syndicat. Les droits ouverts étaient calculés en fonction de l’indemnisation la plus favorable. Mais depuis la mise en place des droits rechargeables, un allocataire retrouvant un emploi mieux payé « doit attendre que ses droits initiaux soient expirés pour accéder à ses nouveaux droits lorsqu’il se réinscrit au chômage », explique Éric Aubin, secrétaire confédéral de la CGT, en charge de l’Assurance chômage. Les indemnisations versées aux demandeurs d’emplois sont calculées sur les anciens droits tant qu’ils n’ont pas été écoulés. Ce qui les pénalise.

« Les principales victimes sont les femmes, les jeunes diplômés, les intérimaires, et les intermittents du spectacle », constate Éric Aubin. Une jeune femme explique qu’elle est inscrite à Pôle emploi depuis le 1er janvier après un contrat de trois ans dans la fonction publique : « Mon salaire était de 1 450 euros net par mois. Avant cet emploi, j’occupais un contrat unique d’insertion à temps partiel. Quelle horreur de découvrir que le montant de mon indemnité est calculé sur cet ancien emploi ! », explose la jeune femme.

« Je touche désormais 750 euros maximum d’indemnités mensuelle, soit la moitié de mes revenus. Et ces droits sont ouverts pendant 609 jours ! Or ma situation a changé en trois ans. J’ai un enfant de 8 mois et un loyer de 560 euros. Comment vivre avec 190 euros par mois ? J’ai 34 ans et je vais devoir retourner vivre chez ma mère alors que j’ai travaillé et cotisé. Chercher un emploi n’est absolument pas possible car je ne peux pas m’offrir une garde d’enfant… », explique-t-elle.

Le nouveau régime lèse particulièrement les premiers demandeurs d’emplois alors qu’ils sont dans une situation précaire. Ainsi une thésarde qui a décroché son premier CDD se retrouve dans une impasse :

« Mes droits à l’époque avaient été ouverts uniquement pour me permettre de soutenir ma thèse et pour très peu de temps. Il faudrait aujourd’hui, après avoir travaillé pendant trois ans, que je perçoive une allocation calculée sur un salaire d’étudiant. Cela constitue une perte importante chaque mois. Je suis un peu désespérée. J’ai fait des études très longues et aujourd’hui j’ai l’impression d’être pénalisée pour celles-ci. »

 

De « vraies négociations » ?

L’Unedic reconnaît dans ses notes que « verser systématiquement le reliquat de droit plutôt que l’allocation la plus élevée se traduit par une baisse de l’allocation pour environ 500 000 allocataires ». Surtout, la mesure phare du gouvernement décourage les chômeurs dans leur recherche d’emploi et les incite à accepter des petits boulots, et même à ne pas déclarer leur boulot le temps d’épuiser leurs anciens droits. Ces effets auraient pu être anticipés : « On a combattu cette nouvelle convention d’assurance chômage adoptée le 22 mars 2014. Et on a montré que 3 personnes sur 4 serait pénalisées », explique Denis Gravouil. « Encore faut-il qu’il y ait de vraies négociations. On nous a présenté cette convention d’assurance chômage sans qu’il y ait de vérifications », critique Éric Aubin.

Pour la CGT, « les droits rechargeables non épuisables depuis le 1er octobre, générent des économies considérables sur le dos des seuls privés d’emploi indemnisés », au point que syndicats et patronat doivent se retrouver le 3 mars dans les locaux du Medef pour discuter de leurs effets indésirables. La coordination des intermittents et précaires d’Ile-de-France a prévu le même jour une « journée d’information et d’action contre l’Unedic et le dispositif des droits rechargeables ». La CGT compte proposer de « remettre en place le principe de la réadmission, avec effet rétroactif au 1er octobre », tout en conservant le principe des droits rechargeables. En clair, les demandeurs d’emploi toucheraient leur droit le plus élevé pendant toute la période d’indemnisation.

Autre proposition mise sur la table des négociations : « élargir le droit d’option, déjà existant pour les apprentis, à tous les demandeurs d’emploi ». Les anciens apprentis peuvent déjà renoncer aux droits acquis pendant leur période d’alternance, pour passer directement aux nouveaux droits acquis par la suite. Quelle que soit la solution retenue, elle aura un coût supplémentaire que le Medef n’est pas prêt d’assumer. L’organisation patronale veut avant tout respecter les « équilibres financiers » de la réglementation actuelle.

Nota Bene :

Photo : PHILIPPE HUGUEN / AFP

 

 

Source : http://www.politis.fr

 

 

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 16:17

 

Source :www.reporterre.net

 

Sivens, le barrage de trop

mardi 3 mars 2015

 

 

Le nouveau livre édité par Reporterre avec Le Seuil raconte de manière trépidante l’histoire de la lutte pour sauver la zone humide du Testet, jusqu’à la mort dramatique de Rémi Fraisse. Il explique aussi ce qui se joue derrière ce combat : le changement d’un modèle agricole destructeur de l’environnement.

Un mort, une grenade, un gendarme. Comment a-t-on pu en arriver à ce que, dans une forêt du sud de la France, un jeune écologiste soit tué par les forces de l’ordre ? Pourquoi un tel déchainement de violence, quand l’objet du conflit était la transformation de quelques hectares de zone humide en un barrage destiné à l’irrigation ? Si, à Sivens, dans le Tarn, une lutte écologiste a conduit à la mort du jeune Rémi Fraisse, c’est parce que tout un système agricole et économique se trouve mis en cause par la contestation de ce barrage de trop.

Pour comprendre, il faut lire le récit de Grégoire Souchay, qui a vécu la lutte sur le terrain depuis novembre 2013. Il raconte avec précision et vivacité le projet, les dossiers, la contestation, l’installation d’une ZAD, et le drame dans une nuit obscure.

Il faut lire aussi la mise en perspective de l’événement, qui s’inscrit dans l’évolution calamiteuse de notre système agricole au regard du changement climatique et de l’épuisement des ressources. C’est ce que décortique clairement Marc Laimé, expert en politique de l’eau.

Ce livre vivant, limpide, et parfaitement documenté révèle aussi, à travers cette histoire singulière, la dégradation des procédures démocratiques...

 

ùSuite de l'article sur reporterre

 

 

Source :www.reporterre.net

 

 

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 16:09

 

Source : http://www.reporterre.net

 

A Paris, une manifestation devant la FNSEA en soutien à la Zad du Testet

Baptiste Giraud (Reporterre)

mardi 3 mars 2015

 

 

 

Lundi soir, une cinquantaine de personnes sont venues exprimer leur soutien aux zadistes du Testet aux abords du siège de la FNSEA. Le syndicat agricole présidé par Xavier Beulin encourage les provocations contre les zadistes.

Paris, reportage

Alors que la situation s’est tendue ce weekend autour de la Zad de Sivens, des « membres du collectif francilien de soutien à Notre-Dame-des-Landes et des ami-e-s et soutiens de la lutte au Testet » appelaient à un rassemblement lundi 2 mars à 18h30 devant le siège de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles), rue de la Baume, à Paris.

Le rassemblement n’ayant pas été déposé en préfecture, les forces de l’ordre étaient présentes afin d’éviter le « risque de manifestation », selon les mots d’un agent. À 18 h 30, des policiers étaient présents à chaque extrémité de la rue afin de filtrer les passages et ne laissaient passer que les riverains.

Mais vers 19 h, un regroupement d’une cinquantaine de personnes s’était constitué du côté de l’avenue Percier. D’abord pris au dépourvu, les manifestants ont finalement commencé à donner de la voix : « La police protège la FNSEA », « FNSEA - milice », entendait-on.

 

"Les pro-barrages agissent avec la bénédiction de la FNSEA"

« Ceux qui bravent la loi c’est la FNSEA, pas nous ! Ils n’ont pas le droit de bloquer la route. C’est eux qu’il faut coffrer » expliquait un manifestant, en référence aux récents évènements de Sivens (lien). « La police défend la malbouffe, et nous on est obligé de consommer béton et agro-industrie productiviste » déplorait un autre. « Mais les policiers aussi ont besoin d’une bonne alimentation. On veut vivre avec eux dans un monde meilleur. L’ennemi c’est pas nous, c’est eux [la FNSEA] ! » concluait un troisième.

Joël, membre du collectif francilien de soutien aux Zad, justifiait ainsi le rassemblement : « Les zadistes ont un sentiment de solitude. Ils nous disent qu’ils sont littéralement assiégés et ont du mal à avoir de la nourriture. Là-bas, ils sont trop peu nombreux pour mettre en place un rapport de force. C’est pour cela qu’on a décidé de venir ici et de montrer à la FNSEA qu’on n’est pas d’accord avec ce qui se passe. »

En effet, l’appel à manifester rappelait que « les pro-barrage agissent avec la bénédiction de la direction départementale de la FNSEA et la complicité des gendarmes ». De plus, il évoquait l’urgence à « soutenir les ami-e-s qui se sentent bien isolé-e-s dans la lutte sur place et appellent à l’aide depuis maintenant deux semaines dans un silence assourdissant »...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

 

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 15:15

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Agriculture : "On fabrique des fermes de merde, littéralement"

Lundi 02 Mars 2015 à 5:00

 

Aline Joubert

Le Salon de l'agriculture s'est achevé hier. L'occasion de revenir, grâce à cette carte interactive de la Confédération paysanne, sur cette trentaine d'exploitations à côté desquelles la ferme des Mille vaches ferait presque pâle figure. Des "fermes-usines" aux proportions titanesques...

 

Des exploitations de plus d’un million et demi de volailles par an, l’engraissement de 120 000 agneaux ou la production en batterie de 23 000 porcelets sont autant de projets agricoles qui ont reçu l’approbation des différentes préfectures concernées.

On apprend ainsi qu’une ferme à Espelette (64) élève 3 000 brebis laitières et 300 chèvres, une autre à Souraïde (64) possède déjà 4 500 brebis laitières et 700 chèvres ou encore à Rullac-Saint-Cirq (12) 120 000 agneaux sont engraissés à la chaîne.

 

 

TEICH/CARO FOTOS/SIPA

 

 

Des exploitations de plus d’un million et demi de volailles par an, l’engraissement de 120 000 agneaux ou la production en batterie de 23 000 porcelets sont autant de projets agricoles qui ont reçu l’approbation des différentes préfectures concernées.

On apprend ainsi qu’une ferme à Espelette (64) élève 3 000 brebis laitières et 300 chèvres, une autre à Souraïde (64) possède déjà 4 500 brebis laitières et 700 chèvres ou encore à Rullac-Saint-Cirq (12) 120 000 agneaux sont engraissés à la chaîne.

 

Les élevages de volailles sont les plus effrayants. Il est impossible de se représenter fidèlement plus d’un million de poules entassées dans des volières géantes. Impossible puisqu’inhumain. Pourtant, à Pamproux (79), la société Pampr’œuf a implanté un élevage qui compte 600 000 poulettes et 600 000 poules pondeuses. Un total d’un million deux cent mille gallinacés s’entassent sous de gigantesques hangars en tôle pour produire 700 millions d’œufs par an. Soit près de 5% de la consommation française à lui tout seul.

La Confédération paysanne recense six autres fermes aviaires similaires dont celle de Steinseltz qui compte 1,5 million de poules à l'année. Réunies, ces sept fermes concentrent 4,2 millions d’animaux élevés la plupart du temps en cage ou en volière sans voir la lumière du jour, soit environ 10% de la totalité des poules d’élevage en France.

 

 

Avec ce type d’exploitations, l’industrie a pris le pas sur l’agriculture paysanne. Pourquoi toujours plus gros ? La faute à la PAC, nous explique Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne. Les aides publiques européennes ne sont pas versées en fonction des besoins de l’exploitation, mais proportionnellement au nombre d’hectares cultivés ou de têtes de bétail. « Ce que nous voulons, poursuit-il, c’est une allocation calculée en fonction du nombre d’emplois sur l’exploitation. Le système agricole actuel arrive au bout de sa logique. Les paysans disparaissent en France et les méga exploitations ternissent l’image de la gastronomie française. Les produits de ces usines perdent leur authenticité et leur goût parce que les bêtes sont parquées à mille dans des endroits confinés qui favorisent la transmission de maladies. Alors, en prévention, elles sont gavées d’antibiotiques. »

Les 29 grandes exploitations en question s’inspirent de ce qui se fait aux Etats-Unis, en Allemagne, en Espagne ou encore en Afrique du Sud. Les règlementations y sont beaucoup plus permissives qu’en France et les élevages comptent parfois des dizaines de milliers de têtes.

Outre la compétitivité internationale, l’autre argument avancé par les défenseurs de cette agriculture démesurée est l’entraide que peuvent s’offrir les agriculteurs ainsi rassemblés à la tête de ces fermes usines. Tout agriculteur, s’il travaille seul, est en quelque sorte esclave de son exploitation. L’élevage ne connaît en effet ni dimanche, ni vacances, ni jour férié, et encore moins les 35 heures. Certains prônent donc le regroupement pour s’accorder de temps en temps un repos bien mérité.

C'est d'ailleurs ainsi que le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll nous présente ces « méga fermes » qui seraient d'abord la combinaison de plusieurs agriculteurs amenant chacun dans ses bagages une dizaine de têtes et d’hectares. « Moi je suis pour que l’on donne aux agriculteurs une capacité à se regrouper. Je prends l’exemple du projet sur les 1 000 veaux dans la Creuse. Tout le monde est contre. Mais ce projet est porté par 52 fermes qui préfèrent se regrouper plutôt que d’avoir 52 fois un petit atelier d’engraissement ».

Mais la pratique, comme souvent, envoie paître la théorie. Les exploitations décrites par le ministre existent, mais elles sont rares. Celles dénoncées par la Confédération paysanne sont pour la plupart des agrandissements de structures déjà existantes et qui conservent les mêmes effectifs qu’avant expansion, c’est-à-dire rarement plus de quatre personnes. Ce qui équivaut le plus souvent au nombre de personnes travaillant pour le GAEC (le Groupement agricole d'exploitation en commun) fondateur... Par exemple, à Bréhan (56) l’EARL Ropert aurait entièrement robotisé la production laitière de ses 280 vaches, selon la Confédération paysanne. Cette partie de l’exploitation n’emploierait donc plus que 2 personnes, six fois moins que la moyenne nationale.

Toujours selon la Confédération paysanne, derrière la PAC, on trouve les grands groupes industriels, avec en tête le groupe Avril (ex-Sofiprotéol) dirigé par Xavier Beulin, président de la FNSEA, premier syndicat agricole de France. Incarnation même de l’« agro-business » avec ses 500 hectares dans le Loiret, Beulin est capable de déclarer au Monde que « celui qui a deux hectares, trois chèvres et deux moutons n’est pas agriculteur ». Pas gêné par l'idée de présider un syndicat agricole et diriger, dans le même temps, un des plus grands groupes agro-industriels français, Beulin soutient activement deux projets de méga exploitations : des maternités industrielles de 900 truies à Trébrivan (22) et à Poiroux (85). « Xavier Beulin met en place une agriculture qui met aussi en danger les paysans qui cotisent à la FNSEA » dénonce Laurent Pinatel.

Pis encore, ce qui motive financièrement ces fermes-usines, ce n'est pas le lait que produisent leurs vaches, mais plutôt... leurs quantités astronomiques d'excréments ! La suproduction, notamment laitière, fait baisser les prix, et au final, tout le monde y perd. Le plus rentable, ce n'est pas la production alimentaire mais les déjections, transformées en énergie dans des méthaniseurs. La Confédération paysanne s'insurge contre ces « fermes de merde, littéralement ».

Stéphane Le Foll a beau s’emporter (« Ce modèle d’exploitations démesurées n’est pas pérenne et ce n’est pas le projet de la France ! »), cette trentaine d’exploitations existe bel et bien. Et si les préfectures continuent d'approuver ces projets, il sera temps de dire « adieu veau, vache, cochon, couvée », et bonjour aux dieux Productivisme et Terroir-caisse...

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

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