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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 19:24

 

 

Source : https://reporterre.net

 

Pour Noël, adoptez votre sapin... et il vivra l’an prochain

20 décembre 2016 / Laure Hänggi (Reporterre)

 

 

 

Depuis 2012, l’entreprise Treezmas propose un service de location de sapin en pot. Ce qui permet de donner aux arbres une seconde vie après les fêtes (ils sont replantés ou recyclés) et de diminuer le gaspillage.

 

Ne plus considérer le sapin comme un simple objet de consommation, mais comme un être vivant à part entière. C’est de cette volonté qu’a émergé le concept de Treezmas, fondé en 2012 par quatre jeunes entrepreneurs. Leur but : proposer « une solution alternative de consommation » au moment des fêtes de Noël. Le principe ? Il s’affiche en grandes lettres sur la page d’accueil du site : « Adoptez un sapin : choisissez, on vous livre, profitez, on s’occupe de sa seconde vie. »

L’entreprise, qui ne vend que des sapins en pots (pour préserver et conserver les racines de l’arbre), propose à ses clients de récupérer les sapins vendus, les fêtes passées, pour que leur vie ne s’arrête pas après leur passage dans les salons. Si de plus en plus de villes mettent en place des points de collecte de sapins pour que ceux-ci soient recyclés – 141 rien que pour Paris –, Treezmas, va encore plus loin.. En effet, l’entreprise propose, selon l’état de santé des sapins, soit de les recycler (en compost vert ou en paillage) soit de les replanter chez des pépiniéristes partenaires. Le temps de reprendre des forces — trois ans environ — et les sapins pourront à nouveau être achetés. Le but : « associer le côté pratique et digital à un acte responsable vis-à-vis du vivant », dit Stéphane D’Halluin, chargé du service développement durable chez Botanic, quatrième réseau de jardinerie naturelle et biologique, qui a racheté la start-up en octobre dernier.

L’année dernière, plus de mille sapins ont été commandés via la plateforme de Treezmas. Une goutte d’eau dans les 6 millions de sapins achetés en moyenne chaque année en France (dont 5 millions de sapins naturels). Mais le concept a le vent en poupe. « On a été victime de notre succès et on a connu des ruptures de stock assez rapidement, indique, enthousiaste, Hanen Jamaï, responsable du marketing numérique chez Botanic, qui s’étonne encore presque de l’engouement qu’a connu le concept. Entre 2012 et 2015, les ventes ont été multipliées par quatre ! »

 

« C’est dramatique de voir un sapin qui a poussé pendant des années se retrouver mort sur un trottoir »

Mais sur les millions de sapins achetés chaque année, seulement 10 % le sont en pot. La majorité sont coupés (présentés plantés dans une demi-bûche de bois) et ne peuvent donc pas être replantés ensuite. « Avant, j’achetais tout le temps des sapins coupés [sans les racines] et je ne m’étais jamais posé la question de ce qu’il se passait après. En y réfléchissant, je me suis dit que c’était dramatique de voir un sapin, qui a poussé pendant des années, se retrouver mort sur un trottoir », admet Louise, trentenaire vivant dans le XVIIe arrondissement de Paris, séduite par le concept « intelligent, généreux et responsable » du service d’adoption de sapins. « Ce qui me plaît, poursuit-elle, c’est d’adopter un sapin encore vivant et qui va continuer à vivre après. C’est bien de pousser la réflexion dans des choses qui peuvent paraître anodines. Faire attention à ce qu’on mange, c’est bien, mais il faut faire attention à ce qu’on consomme aussi, de manière plus générale. »

L’aspect pratique de la livraison, même s’il est « accessoire », a également joué : « Je n’ai pas de voiture, j’habite au quatrième étage et j’ai pu me faire livrer à 21 h. » Depuis quelques jours, c’est donc Léon, 7 ans, qui trône au milieu de son salon, un des sapins proposés par Treezmas, tels que, également, Arthur, Camille ou Victor. « Donner des noms aux sapins et indiquer leur âge, c’est une façon amusante de responsabiliser les gens par rapport à leur adoption », explique Stéphane D’Halluin...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

 

 

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 15:04

 

Source : http://www.ldh-france.org

 

 

Libération des personnes arrêtées au Pays basque, un petit pas au service de la paix

Communiqué LDH

 

 

Les cinq membres de la société civile qui avaient été arrêtés à Louhossoa, au pays basque français, dans le cadre d’une opération policière franco-espagnole vendredi 16 décembre, dans la soirée, viennent d’être libérés par décision de justice. Participant à une opération de neutralisation d’armes appartenant à l’ETA, ils avaient été transférés à Paris dans le cadre d’une enquête préliminaire avec les qualifications « d’association de malfaiteurs terroriste et infractions sur la législation sur les armes et les explosifs en bande organisée, le tout en relation avec une entreprise terroriste ».

La Ligue des droits de l’Homme se félicite d’une décision qui doit être comparée aux déclarations triomphales du ministre de l’Intérieur. Il reste qu’il n’est pas acceptable de qualifier de « terrorisme » la volonté de neutraliser des armes et de les remettre aux autorités publiques.

La LDH rappelle que ce n’est pas en refusant tout dialogue que les exécutifs espagnols et français permettront d’aller en direction de la paix. Elles les appellent à entendre les voix qui s’élèvent au Pays basque pour entamer le processus nécessaire pour concrétiser le désarmement proposé par l’ETA.

 

Paris, le 20 décembre 2016

 

 

 

Source : http://www.ldh-france.org

 

 

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 22:46

 

Source : http://fr.euronews.com

 

Espagne: les syndicats mettent la pression sur Rajoy

 

18/12/2016

 

 

Mettre la pression d’entrée sur le gouvernement de Rajoy. C‘était l’objectif de la manifestation de dimanche à Madrid. Organisée par les deux syndicats espagnols majoritaires, l’UGT et la CCOO, le rassemblement a mobilisé près de 30 000 personnes selon les organisateurs. Réunis pour obtenir un retour aux droits sociaux d’avant la crise de 2010. “Ces manifestations continueront si nécésssaire. Cela dépend seulement de la capacité du gouvernement à dialoguer, à négocier et passer des accords”, prévenu Josep Maria Alvarez, secrétaire général de l’UGT.

Dans le cortège, en plus des syndicats; des représentants de la gauche espagnole, certains membres du Parti socialiste dont Mario Jiménez, porte-parole du parti ou Pablo Iglesias de Podemos.

Côté gouvernement, la ministre du Travail, Fátima Báñez a expliqué attendre que les syndicats s’assoient à la table des négociations

 

 

Source : http://fr.euronews.com

 

 

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 17:47

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Sciences

Quand la nouvelle génération de chercheurs français passe son temps à Pôle emploi et en contrats précaires

 

par

 

 

 

La France compte environ 60 000 doctorants : de jeunes chercheurs qui travaillent pendant plusieurs années à une thèse, en biologie, en sciences politiques, en mathématiques ou en droit. Mais leur avenir et celui de leur travail de recherche sont compromis : une grande précarité règne. Nombre d’entre-eux s’inscrivent à Pôle emploi pour terminer leur thèse, d’autres enchaînent des vacations sous-payées. Certains deviennent même auto-entrepreneurs et quelques uns rejoignent des laboratoires de recherche à l’étranger… Une situation qui handicape lourdement la qualité de la recherche et de l’innovation française. Rencontre avec ces forçats de la science.

« Ma situation est cauchemardesque », lâche Marie [1], en guise d’avertissement, dès le début de l’entretien. Après une thèse en sciences humaines qui s’est étalée sur dix ans, Marie est aujourd’hui au chômage depuis près d’un an et touche l’équivalent du RSA. Une situation qu’elle vit très mal : « Ce sont mes parents qui me logent. À 35 ans, c’est l’horreur, c’est humiliant ! »

Pour comprendre sa situation, il faut revenir sur le fonctionnement du recrutement des enseignants-chercheurs, véritable « parcours du combattant ». Chaque année, au début du printemps, une campagne de recrutement est organisée. Elle est ouverte à tous les docteurs qui ont reçu la qualification du Conseil national des universités (CNU), une qualification valable quatre ans. « En science politique, chaque année le CNU qualifie entre 100 et 150 docteurs. Sur quatre ans, cela représente plus de 500 personnes qui peuvent prétendre à un poste d’enseignant-chercheur pour une moyenne de 10 à 12 offres d’emploi… », résume Camille, chercheur lui aussi, pour illustrer l’ampleur de la concurrence.

 

« En biologie, il est conseillé de travailler aux États-Unis ou au Canada »

Camille a 35 ans. Il a terminé sa thèse il y a quatre ans. Comme beaucoup, il enchaîne les CDD dans la recherche, appelés « post-doc », en espérant finir par décrocher une titularisation. Il n’a jamais obtenu un contrat supérieur à un an et a connu plusieurs périodes de chômage. Quand il travaille, Camille gagne entre 1600 et 2000 euros nets. Entre deux CDD, Pôle emploi prend le relais. Selon une étude parue en 2010 [2], 70% des docteurs non-titulaires ont connu au moins trois contrats sur les cinq dernières années et un quart a connu une période de chômage de plus d’un an.

Cette multiplication des contrats courts entraîne une instabilité géographique et freine la possibilité de se projeter. « Généralement, cela signifie changer de ville voire de pays, explique Léa qui a étudié la virologie et préféré ne pas poursuivre dans l’enseignement supérieur et la recherche après son doctorat. En biologie, il est conseillé de travailler aux États-Unis ou au Canada après sa thèse. Mon compagnon avait un CDI dans le sud de la France. Dès lors, deux possibilités se présentaient : accepter de ne plus se voir pendant de longues périodes ou que mon conjoint abandonne son CDI pour me suivre. À 25 ans, j’ai fait le choix de me poser. »

 

« Un tiers de mon temps de chercheur à postuler à des offres »

La généralisation des emplois précaires à travers la multiplication des « post-doc » s’explique par la manière dont est financée la recherche depuis une dizaine d’années. Créée en 2005, l’Agence nationale de la recherche (ANR) est chargée du financement des laboratoires à travers des appels à projets. Finis les budgets constants, place à la compétition scientifique. Les financements deviennent incertains et si financement il y a, le recrutement se fait par CDD, le temps du projet. Un modèle censé créer de l’émulation entre laboratoires et chercheurs mais qui handicape la recherche à cause de l’incertitude qu’il provoque. « Lorsque je suis sur un contrat précaire, je peux passer un tiers de mon temps à postuler à des offres, témoigne Julien, docteur en anthropologie. Être précaire dans l’enseignement supérieur, signifie postuler à tout, partout et tout le temps. »

Héloïse, elle, a terminé sa thèse en science politique il y a dix mois et cherche actuellement du travail. En parallèle, elle écrit des publications pour des revues scientifiques. « J’ai du mal à avancer, à me concentrer. Cette situation me stresse. Parfois, je me réveille avec la boule au ventre. » Héloïse vit avec son compagnon qui fait une thèse et a un petit boulot à côté. Comme il gagne un peu plus de 600 euros, elle n’a pas le droit au RSA. Avec les aides au logement, ils vivent à deux avec 1000 euros par mois. Leur loyer leur coûte 600 euros pour 20 m² !

La publication sur laquelle elle planche ne lui rapporte pas un centime. En France, ce travail n’est jamais rémunéré autrement que par une mention sur le CV. « Mais c’est fondamental, explique Héloïse. C’est là-dessus que les candidats pour des postes dans la recherche sont évalués. » Un système qui peut encourager à faire du « remplissage de CV » selon Camille. « Il arrive que des chercheurs envoient des articles pas terribles à des revues pas terribles dans le but de rajouter une ligne sur leur CV et d’élargir leur domaine de compétence. »

 

« Cela pousse au conformisme dans le choix des sujets de thèse »

Pour Sophie Duchesne-Guilluy, directrice de recherche au CNRS, cet état de fait est catastrophique pour la recherche : « Cela limite la prise de risque et pousse au conformisme dans le choix des sujets de thèse, alors qu’au contraire, il faudrait encourager l’audace car c’est cela qui amène des résultats. » Si la situation se détériore depuis une quinzaine d’années, de l’avis de tous, aucune évolution n’a eu lieu durant le dernier quinquennat. Le pouvoir s’est peu préoccupé du manque de moyens dans l’enseignement supérieur et la recherche, si ce n’est une hausse prévue de 850 millions d’euros dans le budget de l’État pour 2017, hausse bienvenue mais jugée insuffisante.

Dans de nombreux cas, la précarité se présente bien avant la fin du doctorat. Un financement de thèse, pour ceux qui arrivent à en obtenir un, dure trois ans. Dans les faits, c’est insuffisant, notamment dans les sciences humaines où finir en trois ans peut même être mal vu par un jury. La moyenne se situe entre cinq et sept ans comme cela a été le cas pour Héloïse (toutes sciences confondues, la moyenne pour réaliser une thèse se situe entre quatre et cinq ans). Sa thèse a duré cinq ans dont deux en touchant l’allocation chômage « avec toutes les incertitudes que cela amène car officiellement j’avais le statut d’étudiante ».

 

De la case Pôle emploi à la case enseignement à temps partiel

Une pratique très courante et même encouragée : « Je me souviens d’un professeur qui disait qu’en règle générale, un doctorat, c’était trois ans de financement, deux ans de chômage payés par Pôle emploi et deux ans en tant qu’Ater », résume Marie. Ater, pour attaché temporaire d’enseignement et de recherche. Parfois à temps partiel, de plus en plus souvent à plein temps, ce statut permet à des doctorants, qui ne sont pas ou plus financés, d’enseigner quelques heures par semaine, en échange d’un salaire. L’avantage est double : laisser du temps pour avancer sur la thèse et tenter une première expérience dans l’enseignement. Mais les contreparties sont parfois lourdes.

Si les postes à temps partiels sont officiellement recommandés par le ministère pour les doctorants [3], ils sont de plus en plus remplacés par des postes à temps-plein par les universités. Marie a ainsi été Ater à temps-plein pendant deux ans et n’a quasiment pas pu travailler sa thèse durant cette période. « Entre les cours qu’il faut donner, leur préparation, les réponses aux étudiants, la correction des copies, cela laisse peu de temps pour travailler efficacement sa thèse. Sauf à dormir quatre heures par nuit et à travailler sept jours sur sept », raconte-t-elle. Pour que ses étudiants puissent pleinement bénéficier de ses cours, elle s’est arrangée pour organiser l’examen final sur un autre créneau horaire. Résultat : des heures supplémentaires, non payées car officiellement interdites pour les Ater.

 

De la case vacation à la case auto-entrepreneur

Cette nécessité de décrocher un poste comme Ater, par obligation financière, peut même avoir des conséquences néfastes sur l’enseignement. Il n’est ainsi pas rare de rencontrer des professeurs chargés d’un cours très éloigné de leur domaine de compétence. Malgré ces défauts, ce statut reste le plus avantageux mais est limité à deux ans. La plupart des docteurs ayant utilisé cette possibilité durant leur doctorat, une fois leur diplôme obtenu, il faut passer par la case vacation.

Une vacation, c’est une mission payée à l’heure ou à la journée de travail. Normalement prévue pour faire face à un besoin ponctuel, les universités en ont fait un instrument de compression de leur masse salariale. Pas de congés payés, pas de chômage, pas d’assurance-maladie : la vacation est tellement peu protectrice qu’officiellement, il faut pouvoir prétendre à une autre source de revenus pour en effectuer. Pour ceux qui n’ont pas cette possibilité, la gruge devient un système. « Il suffit d’avoir un chef d’entreprise dans sa famille et il vous fait un faux contrat de travail, c’est courant », explique Camille. Autre solution, légale cette fois-ci : être auto-entrepreneur depuis au moins 3 ans.

 

Payé avec un an de retard

Ce qui n’est pas le cas de Marie. « Aujourd’hui, j’en suis réduite à chercher presque n’importe quel travail pour pouvoir effectuer des vacations. » Une situation qui la fait enrager : « Je sais qu’il existe aussi une possibilité d’être embauchée comme enseignant contractuel en CDD mais les universités font comme si elles n’étaient pas au courant et pratiquent massivement la vacation. » Une pratique illégale selon Mohamed Boukheloua, avocat en droit administratif : « Les vacations existent pour des missions ponctuelles. Si elles sont amenées à durer, elles doivent être requalifiées en contrat à durée déterminée. Dans un arrêt datant du 15 janvier 1997, le Conseil d’État a requalifié l’emploi d’un agent vacataire qui occupait en réalité un emploi permanent d’agent contractuel. » Mais comment aller devant la justice quand cela revient à se « faire griller dans le milieu », pointent plusieurs docteurs précaires qui reconnaissent « s’écraser pour avoir du travail ».

Le collectif des travailleurs précaires de l’enseignement supérieur et de la recherche, né au printemps dernier, estime que les heures de vacations représentent l’équivalent de 12 000 postes à temps plein en prenant aussi en compte le personnel administratif et technique. Chiffre impossible à vérifier faute de données précises et disponibles. Ce qui est certain, c’est que leur nombre a explosé ces dernières années, afin de faire face à l’afflux toujours croissant d’étudiants, tout en limitant l’embauche de personnel supplémentaire.

Camille, lui, a toujours fait des vacations en parallèle de ses CDD. « C’est un plus, on n’en vit pas », précise-t-il. Surtout, il faut être patient, car le paiement intervient souvent après plusieurs mois, voire après un an, tellement le processus administratif est engorgé. Ainsi, pour les 8 à 10 heures de cours qu’il donne actuellement par semaine, Camille ne s’attend pas à être payé avant octobre 2017. « Là aussi il s’agit d’une situation anormale, déclare Mohamed Boukheloua. Il n’y a aucune raison qu’un établissement public ne paie pas son agent à l’issue du service rendu, et ce, de manière mensuelle. »

 

Se réorienter ? « Un doctorat n’est pas reconnu »

Dans ces conditions, certains cherchent à travailler ailleurs, mais se réorienter n’est pas une mince affaire. Après sa thèse, Marie a voulu sortir du milieu universitaire. Elle s’est tournée vers le privé et a décroché plusieurs entretiens d’embauche qui lui laissent un souvenir amer. « Les recruteurs faisaient comme si je n’avais aucune compétence. Et si je les mettais en avant, on me trouvait hautaine. Un doctorant, ça évoque la méfiance », conclut-elle. Plusieurs docteurs l’affirment, en France, « le doctorat n’est pas valorisé, il n’est même pas reconnu, surtout en sciences humaines et sociales ».

Dans les sciences dîtes « dures », la situation est un peu meilleure du fait que certaines recherches permettent des applications directement commercialisables. La recherche privée y est plus développée. Des débouchés que nuance Léa qui a fait sa thèse en virologie avant de se réorienter : « En biologie, il y a des opportunités dans les start-ups mais cela reste précaire. Sinon, il y a l’industrie pharmaceutique mais cela dépend du sujet que vous avez étudié. » Selon elle, les entreprises ont même plutôt tendance à recruter des titulaires d’un master de recherche, sortant d’écoles d’ingénieurs par exemple, que de titulaires d’un doctorat. Depuis sa soutenance de thèse, il y a 14 mois, Léa est toujours au chômage.

Kévin Trublet

Dessin : Rodho

 

 

Notes

[1Tous les prénoms ont été modifiés

[2Enquête réalisée en octobre 2009 auprès de 4409 personnes par une intersyndicale, et dont le rapport est consultable ici.

[3Lire ici.

 

 

 

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 17:33

 

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Santé publique

Malgré la concertation sur la vaccination, des experts refusent le débat sur les adjuvants

par

 

 

Pourquoi la question de l’aluminium vaccinal – un adjuvant présent dans de nombreux vaccins – ne figure-t-elle pas dans les recommandations de la concertation citoyenne sur la vaccination ? Malgré les avis des jurys de citoyens et des professionnels de santé, chargés d’étudier la question, le comité d’orientation n’a pas retenu les arguments en faveur de la réintroduction de vaccins sans aluminium ou de la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les adjuvants et leurs effets. C’est ce qui transparait dans les recommandations émises le 30 novembre dernier, lors de la présentation des résultats de cette concertation nationale sur la vaccination lancée il y a six mois.

Les experts recommandent notamment l’extension du nombre de vaccins obligatoires (de trois à onze maladies), « de recourir de nouveau à l’école comme lieu de vaccination », notamment pour le papillomavirus humain, ou encore des actions de communication pour contrer les informations douteuses sur l’efficacité des vaccins [1]. Les débats sur la présence d’aluminium dans les vaccins ont été écartés des conclusions alors que les jurys les ont mentionnés dans leurs avis. Mais le comité a réaffirmé l’importance de la recherche sur de nouvelles molécules adjuvantes. « Les vaccins sans adjuvants ne fonctionnent pas, cela a été démontré par des publications scientifiques, s’est justifié le professeur Alain Fischer, président de la concertation, lors de la séance de clôture du débat. Avant d’ajouter : « L’aluminium est utilisé depuis 100 ans, et il n’y a pas d’évidence hors de France, des conséquences néfastes de ces vaccins. »

 

Les effets indésirables de l’aluminium vaccinal : un sujet tabou

De quoi faire réagir l’un des spécialistes de la question, le chercheur Romain Gherardi, qui a mis en évidence le lien entre l’aluminium vaccinal et le déclenchement d’une maladie particulièrement handicapante, la myofasciite à macrophages [2] : « Vous bloquez la possibilité de prévenir un effet indésirable. Pour comprendre cet effet indésirable, il faut l’étudier, et pour l’étudier, il faut le financer, donc admettre que les choses existent. » Les recherches sur les possibles effets indésirables de l’aluminium vaccinal sur la santé peinent en effet à être financées par les autorités.

« Le comité est sous influence de l’industrie pharmaceutique. Quand les experts sont liés à l’industrie pharmaceutique, ils sont, qu’on le veuille ou pas, sous l’influence de cette dernière », estime Didier Lambert, de l’association E3M, qui défend les malades atteints de myofasciite à macrophages [3]. Elle dénonce un « simulacre de démocratie ». L’indépendance de la concertation nationale n’était-elle pas garantie et affirmée ? L’Agence de presse médicale APM News a épluché les déclarations publiques d’intérêt des experts du comité. D’après elle, « trois médecins spécialistes ont déclaré des liens d’intérêts avec des laboratoires commercialisant ou développant des vaccins ». L’un d’entre eux n’aurait pas mentionné tous les liens avec des laboratoires. Un autre toucherait des « émoluments à titre personnel » de la société DBV Technologies pour un procédé de vaccination, dont il détient le brevet. Cette même personne détient deux brevets en partenariat avec Sanofi.

Ces liens d’intérêt expliqueraient-ils certaines conclusions de la concertation nationale ? Le Comité d’orientation a récemment répondu sur son site Internet à ces interrogations. Ce qui est certain, c’est que la restauration de la confiance dans la vaccination, objectif final de cette concertation, est bien loin d’être atteinte. « Cet exercice est un échec complet qui peint un tableau alarmant de notre démocratie sanitaire », souligne l’association Formindep. « Avec de tels défenseurs, la vaccination n’a hélas pas besoin d’ennemis. » Le rapport est désormais entre les mains de la ministre de la Santé.

 

 

Lire nos articles :

 

 

Notes

[2Romain Gherardi, chef de service du Centre expert en pathologie neuromusculaire de l’hôpital Henri-Mondor de Créteil, vient de publier Toxic Story, Deux ou trois vérités embarrassantes sur les adjuvants des vaccins. Dans cet ouvrage, il relate ses recherches et ses découvertes sur l’aluminium vaccinal, et les tentatives de certains laboratoires de nuire à sa réputation. Lire aussi notre article : Gardasil, Hépatite B, adjuvants... Les vaccins peuvent-ils aussi nuire à notre santé ?

[3L’association E3M a lancé une grande campagne en faveur de vaccins sans aluminium. Voici leur site Internet.

 

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 17:17

 

 

Source : http://www.actu-environnement.com

 

 

Le Gouvernement allège à nouveau la réglementation applicable aux élevages

MAJ le 13/12/2016

 

Un nouveau texte relève les seuils d'autorisation et supprime les contrôles périodiques pour les élevages de bovins et de volailles. Ce dernier point est contesté par le Conseil supérieur de la prévention des risques technologiques.

 

Risques  |    |  Laurent Radisson

 

 

 

Le Gouvernement allège à nouveau la réglementation applicable aux élevages

 

Un décret, publié le 6 décembre au Journal officiel, vient modifier plusieurs rubriques de la nomenclature des installations classées (ICPE). Indépendamment de quelques modifications portant sur les liquides inflammables, ce texte vise principalement à simplifier la réglementation applicable aux installations d'élevages. La réforme, qui met en œuvre les engagements du Premier ministre à simplifier la réglementation, comporte trois volets : le relèvement des seuils d'autorisation et la création...

 

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Source : http://www.actu-environnement.com

 

 

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 16:38

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

ETA : au Pays basque, plusieurs manifestations de soutien après cinq interpellations

 

LE MONDE | • Mis à jour le | Par

 

 

Les personnes placées en garde à vue ont été transférées lundi de Bayonne au parquet antiterroriste à Paris.

 

 

 

Manifestation pour demander la libération des personnes interpellées, à Bayonne, le 17 décembre 2016.

Jean-Noël Etcheverry, dit « Txetx », militant associatif, Michel Berhocoirigoin, syndicaliste agricole, Michel Bergouignan, viticulteur, Béatrice Molle-Haran, journaliste, et Stéphane Etchegaray, un cameraman qui devait filmer sur place la destruction d’armes provenant de l’arsenal de l’ETA ont, à l’issue de leur garde à vue, été transférés, lundi 19 décembre, de Bayonne au parquet antiterroriste à Paris. Ces cinq personnes de la société civile ont été interpellées vendredi 16, dans la soirée, à Louhossoa (Pyrénées-Atlantiques) dans une opération policière franco-espagnole, présentée par Paris et Madrid comme « un coup » porté à l’organisation séparatiste basque ETA.

Lors de leur interpellation, douze pistolets-mitrailleurs, vingt-neuf armes de poing et neuf fusils d’assaut ont été découverts ainsi que des chargeurs, des munitions, des détonateurs, de la poudre d’aluminium, du chlorate, du penthrite… Le parquet antiterroriste a ouvert une enquête préliminaire avec les qualifications « d’association de malfaiteurs terroriste et infractions sur la législation sur les armes et les explosifs en bande organisée, le tout en relation avec une entreprise terroriste ».

Rassemblements et prises de position se sont succédé tout le week-end : défilé à Saint-Jean-Pied-de-Port, appel d’élus… Tous ont manifesté leur émoi et leur sympathie après l’arrestation de ces personnes qualifiées par le ministre de l’intérieur, Bruno Le Roux, « d’individus en relation avec l’organisation terroriste ETA ».

 

« C’est du cynisme »

Dès samedi, un défilé a rassemblé, à Bayonne, près de 4 000 personnes selon les organisateurs (2 000 selon la police) pour demander leur libération. Venus d’horizons très divers, les participants ont exprimé leur étonnement et ont défendu ces « artisans de la paix », des membres de la société civile qui veulent faire avancer « le processus de paix en Pays basque ». Au premier rang se trouvait le maire de Bayonne, Jean-René Etchegaray (centriste), par ailleurs président du conseil des élus du Pays basque. Il était aux cotés des députées de la côte basque, Sylviane Alaux et Colette Capdevielle, ainsi que de la sénatrice Frédérique Espagnac, toutes trois socialistes.

Nombre de maires, conseillers municipaux, des responsables CFDT, des élus CGT, des syndicalistes LAB et ELA venus de Bilbao, ainsi que des militants centristes, de droite, nationalistes, Verts ou du PS étaient à l’unisson.

« Depuis cinq ans, les Etats refusent tout processus de paix, a lancé M. Etchegaray. Les faiseurs de paix qui ont été arrêtés sont traités comme des criminels alors qu’ils essaient de jeter des ponts. Il n’y a plus d’attentats, mais pour que l’arsenal soit démantelé, il faut que les Etats acceptent d’ouvrir des portes. Cette opération [de vendredi], c’est du cynisme. A l’évidence, il y a une méconnaissance totale de ce qui se passe ici. »

Les cinq personnalités ont affirmé qu’il s’agissait de procéder à la neutralisation d’armes ayant appartenu à ETA « et de montrer que la société civile s’engage dans une démarche de paix ». En effet, alors que l’organisation ETA a décidé le 20 octobre 2011 « l’arrêt définitif et irréversible de sa lutte armée », tout processus paraît, depuis, bloqué au niveau des Etats aussi bien français qu’espagnol.

 

Militant adepte de la non-violence

Engagés dans la vie sociale et économique du Pays basque depuis des années, ces citoyens souhaitent que ce territoire avance. Agriculteur, Michel Berhocoirigoin a fondé en 1982 le syndicat paysan ELB devenu majoritaire en Pays basque en 2001, avant de poser les bases d’une chambre d’agriculture alternative. Depuis 2009, cheville ouvrière du mouvement écolo-alternatif Bizi !, Txetx Etcheverry s’est d’abord dépensé dans l’association Patxa contre l’exclusion sociale ou la toxicomanie, puis ce militant adepte de la non-violence a lancé, en 1996, le festival de musique identitaire Euskal Herria Zuzenean. Viticulteur, Michel Bergouignan a été durant vingt-deux ans directeur de la cave coopérative d’Irouléguy, avant de se consacrer à la renaissance de la pomme à cidre.

Aujourd’hui, le mouvement Bake Bidea les épaule : ce « chemin de la paix » s’appuie depuis 2011 sur des experts internationaux et sur la société civile pour mettre en place un processus de paix au Pays basque.

 

 

 

 

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 13:17

 

 

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La recherche sur les OGM est minée par les conflits d’intérêts

 

Selon une étude menée par l’INRA, une importante proportion d’articles scientifiques consacrés aux OGM est entachée de conflits d’intérêts. 

 

LE MONDE | • Mis à jour le | Par

 

 

Pas moins de 40 % de conflits d’intérêts. Le chiffre, frappant, caractérise tout un corpus d’articles scientifiques portant sur les organismes génétiquement modifiés (OGM). Voilà la première conclusion d’une étude publiée par une équipe de chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) dans la revue scientifique PLOS ONE, le 15 décembre. Seconde conclusion : ces conflits d’intérêts ont une influence patente sur les résultats de ces publications. Quand conflit d’intérêts il y a, « les conclusions ont 49 % de chances d’être plus favorables aux intérêts des industries semencières », écrivent les chercheurs.

Ce n’est pas l’intégralité de la littérature scientifique sur les OGM qui a été ici analysée, mais un ensemble de 672 articles publiés entre 1991 et 2015 sur une question bien précise. Ils concernaient l’efficacité et la durabilité de l’efficacité de certains OGM qui produisent les protéines d’une bactérie, Bacillus thuringiensis (Bt). Toxiques contre des insectes qui les infestent, les plantes OGM Bt sont principalement utilisées pour les cultures de maïs, de coton et de soja. Comme il est rare que ce type de revues systématiques inclue un aussi grand nombre d’articles, les conclusions en sont d’autant plus significatives.

Fait notable, c’est la première étude de cette importance portant sur les conflits d’intérêts dans le domaine des OGM. Directeur de recherche à l’institut Sophia Agrobiotech, Thomas Guillemaud travaille sur la chrysomèle des racines du maïs. Ancien membre du Haut Conseil des biotechnologies, Denis Bourguet est quant à lui un spécialiste de la pyrale du maïs au Centre de biologie pour la gestion des populations (CBGP) de Montpellier. Chacun d’eux se heurtait régulièrement à la question du biais dans les publications sur les OGM. « En dépit de l’ampleur extraordinaire des enjeux financiers, politiques et idéologiques liés aux cultures génétiquement modifiées », seules deux études s’étaient penchées sur la question, ont-ils constaté. Mais l’une d’elles posait aussi un problème de conflit d’intérêts. « C’est pour cette raison que nous avons décidé de faire cette analyse », a expliqué Thomas Guillemaud au Monde.

 

Lire aussi :   La discrète influence de Monsanto

 

Cause ou conséquence ?

Comment les chercheurs de l’INRA ont-ils eu connaissance de ces conflits d’intérêts ? Tout simplement en relevant ceux déclarés dans les articles par les auteurs eux-mêmes. Ainsi, ils ont retenu deux types de relations avec les fabricants d’OGM : soit une affiliation directe (les auteurs étaient des employés des groupes), soit un financement total ou partiel des travaux d’au moins un des auteurs. Il est donc ici principalement question de liens avec Monsanto – en cours de fusion avec l’allemand Bayer –, le suisse Syngenta, et les firmes américaines Dow AgroSciences et DuPont Pioneer – également en train de fusionner. Des groupes qui représentent aujourd’hui 60 % du marché des semences.

Par conflit d’intérêts, les chercheurs entendent « un ensemble de circonstances qui créent un risque que le jugement professionnel ou les actions concernant un intérêt principal soient indûment influencés par un intérêt secondaire » – ainsi que les définit l’Académie nationale des sciences américaine. En raison de ces « intérêts secondaires », donc, « les résultats étaient à 104 % plus susceptibles d’être favorables pour les articles consacrés à l’efficacité que pour ceux explorant la durabilité ». Cela s’explique par le fait que « les groupes ont plus intérêt à financer des études qui montrent que leurs produits tuent effectivement les insectes », analyse Thomas Guillemaud, tandis que les études de durabilité nécessitent davantage de temps pour une issue plus incertaine.

Impossible, en revanche, d’établir si les conflits d’intérêts financiers sont la cause ou la conséquence de résultats favorables aux sponsors. En d’autres termes, de déterminer avec certitude si les résultats sont favorables à un industriel parce qu’il a financé l’étude, même seulement en partie. Pour mettre cela en évidence, développe M. Guillemaud, il faudrait disposer de trois éléments : « Le projet avant qu’il ne commence, l’étude avant qu’elle ne soit publiée et l’étude après publication. »

 

Lire aussi :   Bayanto, DowPont et ChemGenta : vers un oligopole agrochimique

 

« Système de soutien financier indirect »

Quand les chercheurs de l’INRA soulignent les limitations de leur propre travail, ils montrent en fait que leur conclusion ne représente que le sommet de l’iceberg. Car seuls 7 % des articles contenaient une déclaration d’intérêts des auteurs. Quid des autres ? Par ailleurs, certains liens avec les industriels, susceptibles d’avoir un impact notable, sont rarement déclarés et n’ont pas pu être pris en compte. Comme par exemple le fait d’être membre du conseil scientifique d’une firme, consultant ou détenteur de brevets. Difficile d’enquêter sur chacun des 1 500 auteurs du corpus… Tout comme il était irréalisable d’explorer les conflits d’intérêts non financiers, dits intellectuels.

Cette étude sur les OGM Bt vient renforcer le domaine de recherche consacré à l’influence des sponsors sur les résultats des études scientifiques, un phénomène connu sous le nom de « biais de financement » (funding effect). Produits pharmaceutiques, tabac, sodas, sucre, certains pesticides, nucléaire et maintenant OGM : les études ont quatre à huit fois plus de chances d’atteindre des conclusions favorables au sponsor que celles financées par des fonds de source non industrielle.

Soucieux de préserver l’intégrité de la recherche, les scientifiques de l’INRA proposent une solution de plus en plus souvent évoquée pour la surveillance des médicaments, des produits chimiques ou des pesticides. Il s’agirait d’« un système de soutien financier indirect de la recherche par l’industrie : les groupes producteurs d’OGM et d’autres parties prenantes (gouvernements, organisations non gouvernementales) feraient une contribution financière à un pot commun géré par une agence indépendante ».

 

Lire aussi :   Les chefs ne digèrent pas la fusion Monsanto-Bayer

 

 

 

 

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L’évaluation de la toxicité des OGM remise en cause

 

Une nouvelle étude conteste les mesures utilisées pour estimer l’innocuité des OGM avant leur mise sur le marché.

 

LE MONDE | | Par

 

Manifestation contre Monsanto, le 23 mai 2015 à Lyon.

 

Les analyses effectuées sur les OGM avant commercialisation seraient-elles insuffisantes ? C’est la question que pose l’étude publiée lundi 19 décembre dans la revue Scientific Reports. Celle-ci montre en effet des différences significatives entre un maïs OGM et son équivalent non modifié, qui ne sont pas prises en compte dans les évaluations du risque conduites par les autorités sanitaires.

De fait, l’autorisation des OGM est basée sur un présupposé : le « principe d’équivalence en substance ». Ce principe, controversé, implique que, si un produit est considéré comme substantiellement équivalent à l’organisme à partir duquel il a été fabriqué, aucune étude poussée n’est nécessaire avant sa mise sur le marché. « Il est généralement considéré que les maïs OGM et non OGM sont similaires, à l’exception du gène modifié », explique Robin Mesnage, chercheur en toxicologie moléculaire et coauteur de l’étude. Les OGM ne sont alors pas testés de manière approfondie avant leur commercialisation, comme il est d’usage de le faire pour de nouveaux médicaments ou de nouveaux additifs alimentaires. « Les analyses réalisées sur les OGM afin de les déclarer équivalents en substance sont très restreintes et consistent généralement en des analyses nutritionnelles », explique Robin Mesnage.

 

Lire aussi :   La recherche sur les OGM est minée par les conflits d’intérêts

 

D’autres analyses nécessaires

L’étude, publiée par une équipe de chercheurs internationale, remet en cause l’utilisation de ce principe d’équivalence en substance en montrant qu’un OGM n’a pas, en descendant à l’échelle moléculaire, la même composition que son équivalent non modifié. Pour ce faire, les auteurs ont utilisé deux techniques de pointe : la protéomique et la métabolomique. La première permet de cartographier l’ensemble des protéines qui composent le maïs ; la seconde identifie les petites molécules issues du métabolisme de la plante (c’est-à-dire la manière dont elle dégrade les nutriments qu’elle utilise).

Les scientifiques ont conduit leur étude sur un maïs génétiquement modifié – dit NK603, commercialisé par la firme Monsanto –, associé ou non au Roundup, l’herbicide auquel il est rendu tolérant – et son équivalent conventionnel. « Dans cette étude, les chercheurs sont allés beaucoup plus loin que ce qui a été fait jusqu’à présent », explique Bernard Salles, directeur de l’unité de toxicologie alimentaire de l’Institut national de recherche agronomique (INRA), qui n’a pas participé à l’étude. En effet, les méthodes d’analyse utilisées ne sont pas mises en œuvre par l’industrie agroalimentaire ou les agences publiques de régulation pour évaluer les cultures OGM. « Notre nouvelle étude décrit la composition du maïs OGM NK603 à un niveau jusqu’ici inconnu, confirme Robin Mesnage. Cette analyse nous a permis de mesurer 840 protéines et 314 petites molécules. »

Et grâce à cette analyse poussée, les chercheurs ont trouvé de grandes différences de composition entre le maïs OGM et sa contrepartie non modifiée. « Nous avons ici de nombreuses molécules – protéines, vitamines, antioxydants – présentes en quantités différentes entre la plante OGM et non OGM, explique Robin Mesnage. Et certaines de ces molécules sont connues pour avoir des effets toxiques ou bénéfiques sur la santé. » Les résultats montrent par exemple que certaines substances dites polyamines – qui, écrivent les chercheurs, sont « selon le contexte protectrices ou toxiques » – peuvent être entre deux et près de trente fois plus présentes dans l’OGM que dans son homologue conventionnel. Les analyses effectuées par les autorités sanitaires utilisant le principe d’équivalence en substance ne prennent donc pas en compte ces différences.

 

Lire aussi :   La discrète influence de Monsanto

 

Quels effets sur les consommateurs ?

Mais pour Bernard Salles, avant de remettre en question l’utilisation du principe d’équivalence en substance, des recherches supplémentaires sont nécessaires car « une différence statistiquement significative n’est pas forcément biologiquement significative », explique-t-il. En effet, il est possible de trouver des différences moléculaires entre des organismes, comme c’est le cas de l’étude publiée dans Scientific Reports, sans pour autant qu’il y ait de conséquence biologique ou toxicologique sur les consommateurs.

« On observera probablement – ne serait-ce que pour des raisons épigénétiques – des différences entre variétés, voire entre plantes d’une même variété, car les semences auront par exemple été produites à des endroits différents, confirme Yves Bertheau, chercheur (INRA) au Muséum national d’histoire naturelle, qui n’a pas participé à l’étude. Reste à identifier si ces différences sont biologiquement importantes. » En effet, précise le toxicologue Jean-Pierre Cravedi, chercheur à l’INRA, « les techniques utilisées par les auteurs sont extrêmement sensibles et sont par exemple susceptibles de détecter des modifications subtiles des conditions dans lesquelles les plantes ont été cultivées ». La question est donc de savoir quels effets ces changements à l’échelle moléculaire peuvent avoir sur les consommateurs, humains comme animaux.

« Les conséquences potentielles sur la santé restent incertaines, admet Robin Mesnage. Cependant, ce qui est certain, c’est que la création des OGM est faite à l’aveugle. Aujourd’hui, il est nécessaire d’établir une meilleure évaluation des effets non désirés des modifications génétiques. » Pour le chercheur, ce nouveau type d’analyse en profondeur pourrait être considéré comme une première phase de l’évaluation des risques qui justifieraient ensuite une étude toxicologique plus poussée.

 

 

 

 

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 12:30

 

Source : https://www.facebook.com/AttacNimes/?fref=nf&pnref=story

Source : https://www.youtube.com/watch?v=oMJjzOd0_Q0

 

 

 

#CETA : 3 minutes pour comprendre une imposture

 

https://www.youtube.com/watch?v=oOJ8pVuP2V8
Le CETA sera soumis au vote du Parlement Européen le 2 février prochain. Demandez à vos euro-députés de voter contre cet accord :
https://www.collectifstoptafta.org/…/a…/faites-le-ceta-check

 

 

 

Ajoutée le 20 sept. 2016

Il y a urgence à stopper le CETA, accord de libre-échange entre l’Europe et le Canada. Porteur des mêmes maux que son cousin le TAFTA (accord entre l’Europe et les Etats-Unis), il fait peser de graves menaces sur l’avenir de notre alimentation, de notre santé, du climat et intensifie des risques sur nos démocraties en donnant des pouvoirs démesurés aux multinationales .
Il est temps d’agir en disant NON à ce traité, signez la pétition:
http://www.fondation-nicolas-hulot.or...

Faites connaître cette vidéo en la partageant sur vos réseaux sociaux.

Pour en savoir plus :
Comment les traités transatlantiques CETA et TAFTA menacent nos choix démocratiques :
http://fondation-nicolas-hulot.org/ma...
http://www.foodwatch.org/fr/s-informe...

Sondage – Une majorité de Français opposée aux traités CETA et TAFTA : http://www.foodwatch.org/fr/s-informe...

CETA et TAFTA : un accord climaticide et anti-démocratique peut en cacher un autre : http://fondation-nicolas-hulot.org/ma...

Le mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et Etats : un danger pour nos démocraties : http://fondation-nicolas-hulot.org/ma...

Fuite TAFTA et CETA le jeu de dupes du gouvernement : http://fondation-nicolas-hulot.org/si...

TAFTA et CETA : l’Europe prête à brader le principe de précaution : http://www.foodwatch.org/fr/s-informe...

Fondation Nicolas Hulot et Foodwatch répondent à l’argumentaire de la promotion du CETA par le gouvernement : http://www.fondation-nicolas-hulot.or...

CETA : le double discours du gouvernement : http://fondation-nicolas-hulot.org/si...

Pour nous suivre et poser vos questions #CETA #TAFTA sur Facebook « foodwatch France » et « @fondationhulot» mais aussi nos fils twitter en utilisant @fondationhulot @foodwatch_fr


D'autres vidéos en lien avec le sujet : CETA et TAFTA : à quelle sauce allons-nous être mangés ?

On en parle avec Karine Jacquemart, de foodwatch : https://www.youtube.com/watch?v=K80YR...

On en parle avec Denis Voisin, de la Fondation Nicolas Hulot : https://www.youtube.com/watch?v=J4HVW...

 

 

 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=oMJjzOd0_Q0

 

 

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 12:15

Immense victoire pour les associations : les semences anciennes ne sont plus interdites en France !

 

Un grand merci aux Députés français !!!

 

Victoire de la Loi Biodiversité

 

Communiqué de nos amis d’Intelligence Verte   :

 

La Loi « Biodiversité » est une
victoire pour la biodiversité
des semences cultivées

Les variétés du domaine public
enfin libérées du carcan du
« catalogue officiel »

 

Mercredi 20 juillet, l’Assemblée nationale a définitivement voté la loi « pour la reconquête de la biodiversité », après deux années de procédure législative et de nombreux revirements dans le contenu des dispositions législatives.

En tout état de cause, la loi donne une véritable bouffée d’oxygène à la biodiversité cultivée, par le biais d’un article 4 quater qui a lui-même connu de nombreuses vicissitudes, et qui est finalement devenu l’article 11 de la loi.

(…)

Cela signifie que toutes les associations Loi 1901 pourront désormais donner, échanger et vendre des semences de variétés du domaine public *, qu’elles soient inscrites ou non inscrites au « catalogue officiel », à des jardiniers amateurs. Seules les exigences sanitaires de la réglementation sur le commerce des semences resteront applicables.

De nombreuses associations vont pouvoir bénéficier de ces dispositions et les petites entreprises qui ne pourraient jouir de cette dérogation seront amenées à créer des associations pour distribuer des variétés « hors catalogue ».

 

Les jardiniers vont désormais avoir accès à une gamme très étendue de graines, aux goûts, aux formes et aux couleurs bien plus diversifiées qu’auparavant. Il faut espérer que cette biodiversité se répandra très vite dans tous les potagers de France et d’ailleurs.

Pour mémoire, ces dispositions nouvelles interviennent dans un contexte d’érosion galopante de la biodiversité agricole.

 

 

 

Source : http://www.reenchantonslaterre.fr

 

 

 

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