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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 16:20

 

Source : http://www.euractiv.fr

 

Grèce, une opportunité nouvelle pour l'Europe

 

 

 

inSha

 

Disclaimer: all opinions in this column reflect the views of the author(s), not of EurActiv.com PLC.

Published: 03/03/2015 - 14:39 | Updated: 03/03/2015 - 16:16

 

 

 

La liste de réforme de la Grèce doit permettre au pays de s'assurer la prolongation du programme d'aide financière de ses partenaires européens et internationaux [John D. Carnessiotis/Flickr]

 

Dans une tribune commune, 12 eurodéputés appellent l’UE à la solidarité avec la Grèce, dans la foulée des élections qui ont porté Syriza au pouvoir. Envoyer à l’ensemble des membres du Parlement européen, cet appel a recueilli au total le soutien de 38 députés européens.

Le résultat des élections grecques a ouvert la voie au changement en Europe. Après des années d'austérité inefficace et une politique économique qui n'a cessé d'aggraver la situation politique et sociale, nous considérons que les demandes exprimées par la Grèce peuvent aider le continent à changer le cours des choses.

Ces dernières années, La Grèce a fait l'objet de décisions inadaptées qui se sont traduites par une série d'échecs successifs retentissants. Ces politiques ont amené la zone euro au bord du gouffre et exclu plusieurs millions d'Européens de notre projet commun.

La crise sociale et humanitaire à laquelle est confronté notre continent est sans précédent en Europe: pauvreté qui explose, chômage endémique et coupes budgétaires massives dans les services publics de base. La Grèce a perdu plus de 25 % de son Produit intérieur brut (PIB) et plusieurs milliers de personnes ne peuvent satisfaire à leurs besoins essentiels.

Dans ce contexte, l'Europe, ses institutions et ses États membres ne peuvent continuer à se cacher honteusement derrière le programme de la troïka qui s'est soldé par un échec et n'a atteint aucun de ses objectifs. Certaines voix en Europe essaient de nous faire croire que la Grèce serait le problème, alors que le chômage, les inégalités sociales et la question de la dette sont les vrais défis à relever pour l'Union européenne.

Les institutions européennes et les gouvernements nationaux sont actuellement confrontés au résultat de réponses inadéquates apportées à la crise économique la plus grave depuis celle de 1929. Or les politiques menées ont accru les inégalités et mis en danger le projet européen.

La Grèce lance un appel au sursaut à l'Europe entière.

C'est pourquoi nous estimons que la solidarité doit prévaloir et que tous les efforts doivent être entrepris pour parvenir à un accord avec le gouvernement grec afin de mettre un terme aux errements qui ont conduit à la situation catastrophique du pays. Toute l'Europe profiterait de ce changement politique.

La Grèce est aujourd'hui notre chance de replacer les citoyens au cœur du projet européen en repositionnant la dignité humaine au centre de nos politiques tout en apportant des réponses concrètes et crédibles aux problèmes qui nous sont posés.

Les menaces proférées ces derniers jours à l'encontre du gouvernement grec ne sont pas acceptables: les institutions européennes doivent respecter le résultat des dernières élections et entamer des négociations constructives avec le gouvernement nouvellement élu.

La Grèce doit pouvoir bénéficier d'un allègement de sa dette publique pour faire face à la crise humanitaire qui sévit actuellement, à travers une réduction des objectifs assignés en termes de surplus de son solde budgétaire primaire et une restructuration de sa dette. Nous appelons les gouvernements et les institutions européennes à s'engager en faveur d'un accord rapide avec le gouvernement grec afin de permettre au pays d'assumer ses besoins financiers immédiats avant d'envisager dans un second temps les modalités d'un accord plus global.

Les jours à venir s'avéreront cruciaux, nous demandons aux dirigeants européens de garantir l'avenir de la Grèce au sein de la famille européenne en respectant pleinement la démocratie, la justice sociale et la solidarité. Nous n'avons pas le droit à l'échec: la survie du projet européen est en jeu.

La Grèce offre une opportunité démocratique et sociale à l'Europe. Nous appelons les responsables européens à saisir cette chance en tournant définitivement le dos aux erreurs passées et à l'impasse de l'austérité.

Premières signatures:

Marina Albiol (GUE/NGL, ES), Guillaume Balas (S&D, FR), Sergio Cofferati (S&D, IT), Pablo Iglesias (GUE/NGL, ES), Eva Joly (Greens/Efa, FR), Ska Keller (Greens/EFA, DE), Marisa Matias (GUE/NGL, PT), Edouard Martin, (S&D, FR), Liliana Rodrigues (S&D, PT), Molly Scott Cato (Greens/EFA, UK), Barbara Spinelli, (GUE/NGL, IT), Ernest Urtasun (Greens/EFA, ES).

>>Retrouver: la liste de l'ensemble des signatures.

 

 

Source : http://www.euractiv.fr

 

 

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 16:10

 

 

Source : http://www.euractiv.fr

 

 

L'économie allemande affronte aussi des problèmes

 

inSh

Published: 05/03/2015 - 14:49

 

 

La compétitivité allemande doit faire face à plusieurs défis (Crédits : © Michaela Rehle / Reuters)

 

À première vue, tout va bien pour l'économie allemande : excédents partout, croissance plus forte que la zone euro, hausse des salaires... Mais certains indicateurs montrent que le modèle allemand est en crise.

À priori, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles en Allemagne. La première économie de la zone euro a affiché en 2014 une croissance de 1,6 % qui fait pâlir d'envie ses partenaires européens, notamment la France (+0,2 %) et l'Italie (-0,3 %). Les exportations ont une nouvelle fois battu un record l'an passé, s'élevant à 1.133 milliards d'euros. Enfin, les comptes publics ont, dans leur ensemble, dégager un excédent de 18 milliards d'euros, soit 0,6 % du PIB germanique. Bref, que demander de plus ?

 

Les exportations, principal moteur allemand encore et toujours

Et pourtant, il existe bel et bien des nuages qui s'amoncellent au-dessus de ce monde idéal. Pour bien en prendre conscience, il faut se rappeler que, malgré le « rééquilibrage » annoncé de l'économie allemande, son moteur principal demeure les exportations. Si elles sont faibles, la croissance allemande est faible. En 2013, les exportations se sont contractées de 0,2 % et la croissance n'a été que de 0,3 %. A l'inverse, les « grandes années » d'augmentation de l'activité allemande (2006, 2007, 2010 et 2011) où la croissance a été supérieure à 3 % sont caractérisées par un rythme des exportations en hausse supérieur à 7 % (contre 3,7 % en 2014, par exemple). On constate même que le rythme de croissance de la consommation et des investissements, donc de la demande intérieure, est très lié à celui des exportations. Bref, rien ne se fait outre-Rhin sans la compétitivité externe.

 

Le recul de la compétitivité prix

Or, cette compétitivité est clairement en danger à moyen ou long terme. D'abord en termes de prix. Les années de vaches maigres des salariés allemands sont clairement derrière nous. Certes, la croissance du coût du travail a tendance à ralentir depuis 2012 : de 3,1 %, le renchérissement de l'heure de travail est passé à 1,6 % en 2014. Mais ces hausses sont nettement plus importantes que celle de la productivité qui est désormais stagnante et est passée de 0,6 % de croissance en 2012 à 0,1 % en 2014. L'écart est frappant particulièrement dans le secteur des services où, en 2014, la productivité a reculé de 0,2 % pour une hausse du coût horaire du travail de 2,1 %.

A plus long terme, on constate, en observant les chiffres de Destatis, que, dans l'industrie manufacturière, la stagnation du coût horaire du travail entre 2004 et 2010 avait été accompagné d'une hausse de la productivité horaire de près de 13 %. Mais depuis 2010, la productivité et le coût unitaire du travail progressent de conserve (4,7 % de hausse pour la première, 4,12 % pour la seconde). La marge de manœuvre des entreprises dans ce domaine se réduit. D'autant que les services aux entreprises coûtent de plus en plus cher (14 % sur la période 2010-2014 pour une productivité stagnante). Et ce n'est peut-être pas fini.

Mardi 24 février 2014, le syndicat IG Metall, le syndicat du secteur des biens d'équipement, le principal moteur de l'exportation allemande, a obtenu une hausse salariale de 3,4 %. Une majoration remarquable compte tenu du taux d'inflation et que les entreprises ont jugé, dans certains cas, « à la limite du supportable. » Sans aller jusque-là, cette victoire syndicale montre que le rapport de forces a changé et que l'heure n'est plus outre-Rhin à la modération salariale, y compris dans les secteurs exposés à la concurrence étrangère. Certes, il faut relativiser, car de moins en moins de salariés sont concernés par ces accords, mais, en 2014, la hausse du salaire réel a été la plus élevée depuis 2008. Bref, la compétitivité coût de l'Allemagne, qui avait été un des moteurs de ses exportations au cours de ces deux dernières années, s'essouffle.

 

La pénurie d'investissement

Mais la compétitivité ne réside pas que dans les coûts. Elle se trouve aussi dans la qualité des produits et la capacité d'innovation. Donc dans la capacité d'investissement. Or, là encore, le signal d'alarme est tiré. Une étude de la banque publique KfW, spécialisée dans le financement de l'innovation, montre que seulement 28 % des entreprises du Mittelstand, le cœur de la puissance exportatrice allemande, investissent - soit directement, soit indirectement - dans de nouveaux produits ou de nouveaux procédés. La KfW souligne que c'est la troisième année consécutive que cette proportion est en baisse. « Si le Mittelstand réduisait sa capacité d'innovation, ce serait une mauvaise nouvelle pour la compétitivité internationale de l'économie allemande », avertit la KfW.

En réalité, l'ensemble de l'industrie allemande a, malgré une reprise de l'investissement en 2014, réduit de façon générale ses dépenses dans sa capacité de production et donc d'innovation. Lorsque l'on observe la situation des grands secteurs exportateurs, on constate un fort recul de l'investissement entre 2008 et 2013. Dans la chimie, par exemple, les entreprises investissaient (hors bâtiment) 3,48 % de leur chiffre d'affaires en 2008, contre 2,98 % en 2013. Dans les machines-outils, cette proportion est passée de 2,95 % à 2,29 %. Dans l'automobile, le recul est moins net, mais la proportion est passée de 3,24 % à 3,16 %. Il y a donc clairement un problème d'investissement en Allemagne qui ne sera pas sans impact, s'il n'est pas rapidement résolu, sur la compétitivité du pays.

 

« Kaputtgespart »

Par ailleurs, cette compétitivité repose aussi sur la qualité des infrastructures. Or, la politique de consolidation budgétaire menée par Wolfgang Schäuble depuis 2009 si elle a permis à ce dernier d'afficher cette année le premier excédent pour le budget fédéral depuis 1969, a en revanche lourdement pesé sur la situation allemande. Entre 2010 et 2015, les dépenses d'investissements de l'Etat fédéral sont passées de 6,24 à 6,13 milliards d'euros. Pour un budget global de près de 300 milliards d'euros. Rien qu'en 2014, les investissements des Länder ont reculé de 600 millions d'euros, passant de 7 milliards d'euros à 6,4 milliards d'euros. L'Allemagne réalise l'exploit d'avoir un excédent global des budgets communaux mais au prix, dans certaines communes, notamment dans la région de la Ruhr, d'un abandon total des installations locales. Une visite dans des villes en faillite comme Essen, Wuppertal ou Gelsenkirchen convaincra du problème.

Mi-2013, l'hebdomadaire Der Spiegel résumait cette situation préoccupante part un mot dont seule la langue de Goethe a le secret « Kaputtgespart », ce qui signifie, mot à mot, épargner jusqu'à la destruction. L'Allemagne a besoin de rénover son réseau routier, son réseau énergétique, ses installations communales, mais elle fait peu dans ce domaine. Or, c'est là aussi un élément central de l'attractivité et de la compétitivité pour une économie fortement industrielle et exportatrice. Sur ce point, tous les économistes sont d'accord. La fédération des patrons de l'industrie, la BDI, a même réclamé en janvier plus d'investissement dans les infrastructures. Or, rien n'est à l'ordre du jour dans ce domaine : Wolfgang Schäuble a prévu de poursuivre sa politique jusqu'en 2018, avec un seul plan de 10 milliards d'euros sur trois ans à partir de 2016 qui risque d'être insuffisant d'autant plus qu'il est conditionné au maintien de l'équilibre budgétaire. Bref, l'excédent budgétaire allemand a un coût qui, là aussi, fait peser un risque sur l'avenir de l'économie allemande.

 

Pourquoi l'Allemagne tient

Pourquoi, dans ces conditions, l'Allemagne reste-t-elle en grande forme ? Pour plusieurs raisons. D'abord, le pays exerce désormais un quasi-monopole dans ses spécialités, notamment les biens d'équipement. La crise dans la zone euro a mis à genoux les secteurs industriels de plusieurs pays qui pouvaient jouer dans la cour de l'Allemagne, particulièrement l'Italie qui, avec l'austérité, a connu une accélération du phénomène de désindustrialisation. On a vu que l'Allemagne était la première économie à bénéficier de la baisse de l'euro : c'est le fruit de ce quasi-monopole. Les Chinois ne jouent guère dans la même catégorie et n'investissent pas encore assez pour le faire. Bref, l'Allemagne est l'atelier des ateliers du monde et le reste. Cela permet de réduire l'effet de la compétitivité coût. Ensuite, l'Allemagne a pris une avance considérable dans les années 2000 en termes de compétitivité et les fruits des investissements passés restent importants, par exemple dans l'automobile.

 

« Beggar-thy-neighbour »

Enfin, l'effet de la perte de compétitivité est compensé pour le moment par la chute des prix. Les prix à l'importation ont reculé de 3,7 % en 2014, les prix à la production de 2,2 %. C'est un facteur important pour les entreprises allemandes. Mais cela exerce une pression forte sur les autres pays, notamment sur ceux de la zone euro qui ne peuvent s'ajuster pour faire face à cette baisse des prix que par l'emploi ou le coût du travail. Et ceci ne concerne pas que les pays périphériques.

Ce phénomène inquiète même la riche Autriche, fournisseur de choix de l'Allemagne, qui voit son taux de chômage remonter. La Finlande a aussi beaucoup souffert du phénomène et est en récession depuis 2013. Bref, la croissance allemande ne tire pas vraiment celle du reste de l'Europe. La stratégie allemande est connue en anglais sous le vocable de « beggar-thy-neighbour » (« appauvris ton voisin »). C'est, pour le moment, le moyen essentiel de maintien des marges et de la compétitivité allemande. On comprend alors pourquoi l'euro est une pierre importante pour l'Allemagne qui ne saurait résister à un choc monétaire à la Suisse compte tenu de l'évolution de sa compétitivité. Et c'est ici que l'on voit que la mauvaise utilisation des excédents allemands est un problème pour toute l'Europe, car ces excédents entretiennent souvent les investissements risqués sur les marchés des géants bancaires comme Deutsche Bank plutôt que la prospérité européenne.

 

Une croissance effective encore inférieure à la croissance potentielle

Enfin, il y a un effet grossissant dans la comparaison entre la croissance allemande et celle de ses partenaires européens, dont les structures économiques sont différentes et qui, comme on l'a vu, souffre du besoin de maîtrise des coûts de l'Allemagne. En réalité, la croissance allemande, compte tenu de son excédent courant et du plein emploi, est assez faible. Des pays moins bien lotis sur ces critères, comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou la Suède, font bien mieux avec des croissances 2014 supérieures à 2 %. Selon la Bundesbank, l'Allemagne n'a atteint son potentiel de croissance potentielle qu'en 2007. Depuis, l'écart n'a cessé de croître pour atteindre 10 points... Bref, l'Allemagne a bel et bien un problème, derrière les chiffres qui font rêver les élites européennes...

 

Cet article a initialement été publié sur le site de la Tribune

 

La Tribune

Romaric Godin

 

 

Source : http://www.euractiv.fr

 

 

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 15:59

 

Source : http://www.okeanews.fr

 

Pourquoi la Grèce évoque-t-elle un référendum ?

Le ministre hellénique des Finances a indiqué être prêt à revenir devant les électeurs si les réformes du gouvernement ne pouvaient être lancées. La preuve que le jeu entre Athènes et les Européens reste très politique.

 

9 mars 2015

dernière mise à jour le 9/03/2015

 

Le ministre hellénique des Finances Yanis Varoufakis a agité la possibilité d'un référendum ou d'lélections anticipées. (Crédits : Reuters)

Le ministre hellénique des Finances Yanis Varoufakis a agité la possibilité d'un référendum ou d'élections anticipées. (Crédits : Reuters)

 

Alors que les ministres des Finances de la zone euro se retrouvent ce lundi 9 mars pour examiner les premiers détails des réformes proposées par Athènes, il semble désormais évident que l'accord arraché le 20 février dernier pour la poursuite du financement issue du mémorandum de 2012 n'était bien qu'une paix armée. Plus que jamais, le bras de fer entre la Grèce et ses « partenaires européens » semble se poursuivre.

 

La situation de trésorerie tendue de la Grèce

La raison en est simple. Cet accord n'a en réalité rien réglé. Ni à court terme, ni à long terme. A court terme, d'abord, la situation de la trésorerie de l'Etat grec est particulièrement préoccupante.Athènes a remboursé vendredi 6 mars une première échéance du FMI de 310 millions d'euros, mais il lui reste encore 1,5 milliard d'euros à débourser d'ici à la fin du mois pour payer l'institution de Washington. La prochaine échéance est celle de vendredi 13 mars, puis viendront celles du 16 et du 20 mars. Cette facture n'est pas anecdotique : elle représente un tiers des dépenses normales mensuelles du pays. Bref, les besoins sont énormes, alors même que les revenus s'affaiblissent.

Or, la situation de trésorerie de la Grèce est très tendue. Les recettes ont été en janvier inférieures d'un milliard d'euros à ce qui était prévu. Ceci s'explique certes par les incertitudes politiques et liées aux négociations européennes, mais pas seulement. La conjoncture a commencé à se dégrader dès l'automne et il convient de ne pas oublier que le pays est en proie à une déflation sévère (les prix ont reculé sur un an de 2,8 % en janvier) qui pèsent sur les finances publiques. De fait, il semble délicat pour Athènes de pouvoir faire face à l'ensemble de ses engagements en mars et encore moins en avril.

Car, rappelons-le, l'accord du 20 février ne prévoyait de verser les fonds encore disponibles du Fonds européens de Stabilité Financière (FESF) que contre la mise en place de réformes. Ce sont donc aux « institutions », Eurogroupe et FMI, d'estimer l'avancée de ces réformes et de libérer l'argent. Athènes espérait que la BCE allait autoriser le relèvement du montant des bons à court terme que l'Etat (T-Bills) pouvait émettre afin d'attendre la libération du financement. Les banques grecques auraient ensuite acheté ces bons grâce au maintien de leur accès à la liquidité d'urgence de la BCE (le programme ELA).

 

Le nœud coulant

Mais, accepter de relever le plafond des T-Bills eût signifié, pour les Européens, donner à la Grèce du temps. Du temps que le gouvernement d'Alexis Tsipras aurait pu mettre à profit pour lancer son programme de lutte d'urgence contre la pauvreté ou d'autres mesures phare du programme de Syriza. Tandis que, tant que le gouvernement doit courir après le moindre centime d'euros pour boucler ses fins de mois, il ne peut rien engager de sérieux pour le pays. Donner du temps à la Grèce, ce serait lui donner de la liberté. Et c'est précisément cela que les Européens cherchent à éviter. Aussi la BCE s'est-elle empressée de refuser tout relèvement du plafond des T-Bills. Aussi le pouvoir reste-t-il dans les mains de l'Eurogroupe qui, pour libérer l'argent du FESF au compte-goutte, peut dicter ses conditions à un gouvernement hellénique aux abois. On a vu ainsi lundi matin, Jeroen Dijsselbloem, le président de l'Eurogroupe estimer que les propositions de réformes grecques sont "loin d'être complètes." C'est ce fameux « nœud coulant » dont parle Alexis Tsipras dans son interview au Spiegel.

 

Motivations politiques

Mais l'intérêt de ce nœud coulant est, en réalité, politique. Athènes ne cesse en effet de proposer des réformes et les Européens ne cessent de faire les bégueules face à ces propositions, demandant davantage ou demandant à voir. C'est qu'en réalité l'essentiel n'est pas là : il réside dans le refus de définir une nouvelle voie pour la Grèce. Depuis le 25 janvier, la politique européenne ne vise en effet qu'à discréditer l'option Syriza, pour prouver aux Européens l'inutilité de tels votes pour faire un exemple. Il s'agit de prouver par les faits qu'aucune alternative n'est possible.

Or, l'asphyxie par la trésorerie est une méthode sûre. D'abord, elle paralyse le gouvernement et l'empêche d'agir. Ceci sape progressivement sa popularité, puisqu'il est incapable de réaliser ses promesses, ni même de les engager et que la situation économique se dégrade. Ceci sape ensuite l'unité de la coalition en renforçant l'aile gauche de Syriza qui est évidemment légitime pour dénoncer cette paralysie et le pouvoir donné aux Européens. Enfin, en ne délivrant les fonds qu'à ses conditions, l'Eurogroupe peut espérer imposer la poursuite de « son » programme de réformes afin de pouvoir proclamer sur pièce la « conversion au bon sens » de Syriza. Bref, derrière l'apparente querelle de trésorerie se cache de véritables buts politiques.

 

Clarifier le mandat de Syriza

On ne s'étonnera guère alors de voir la Grèce répondre par des moyens politiques. C'est le sens principal des propos de Yanis Varoufakis dimanche 8 mars dans son interview à la Corriere della Sera : si l'Europe serre trop le nœud, alors le gouvernement devra le faire trancher par un choix démocratique, référendum ou élections anticipées. Autrement dit, ce sera au peuple grec de décider s'il entérine ou non la volonté européenne de « faire comme auparavant », stratégie qui domine le jeu des pays de la zone euro depuis les élections du 25 janvier. L'enjeu n'est donc pas, en soi, la sortie de la zone euro de la Grèce, mais bien la capacité du nouveau gouvernement grec à modifier la logique de la politique économique de la Grèce dans la zone euro face à des Européens qui refusent ce changement. D'où le correctif de Yanis Varoufakis qui a précisé que le référendum ne porterait pas sur l'euro, mais sur les réformes.

Reste que, au final, ceci risque bien de revenir au même. L'objet d'un tel scrutin sera de préciser le mandat de Syriza. Celui que le parti a reçu le 25 janvier est en effet ambigu : demeurer dans la zone euro tout en changeant de logique économique. A partir du moment où la zone euro indique qu'il n'est pas possible de modifier cette logique, ce mandat tombe de lui-même et il est naturel que le gouvernement grec recherche les moyens de disposer d'un nouveau mandat. Quel sera ce mandat ? Il semble évident que si la question est posée, Syriza ne pourra pas faire l'économie d'une clarification sur la question du Grexit. Dès lors que l'on ne peut appliquer un programme dans le cadre de la zone euro, le choix démocratique devra permettre de trancher entre l'obéissance et la rupture...

 

*Suite de l'article sur okeanews

 

 

Source : http://www.okeanews.fr

 

 

 

 

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 15:33

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Banques

Nouvelles réquisitions citoyennes dans des agences de BNP Paribas

par Agnès Rousseaux 9 mars 2015

 

 

 

Une trentaine de militants d’Attac ont procédé à une nouvelle réquisition citoyenne dans une agence BNP Paribas, située boulevard Voltaire à Paris, comme dans d’autres villes de France au même moment. Les militants se sont saisis de meubles de l’agence pour protester contre les activités de la banque dans les paradis fiscaux. Thomas Coutrot, porte-parole de l’association alter-mondialiste, a présenté aux responsables de l’agence parisienne un avis de réquisition citoyenne « pour cause d’évasion fiscale ». Il leur a également donné un exemplaire du Livre noir des banques publié par Attac et Basta !.

BNP Paribas possède 170 filiales dans les paradis fiscaux – le record pour une banque française. BNP « reconnaît détenir 6 filiales dans les Îles Caïmans et réaliser 26 millions d’euros de chiffre d’affaires sans aucun salarié sur place, ce qui tend à indiquer que celles-ci jouent un rôle de sociétés écran », explique Attac. L’évasion fiscale coûte chaque année entre 60 et 80 milliards d’euros à l’État Français. Soit l’équivalent de l’impôt sur le revenu collecté dans le pays

 

[Vidéo réalisée par le média indépendant Alter-mondes]

Les sièges réquisitionnés permettront à Attac France « de bénéficier d’une meilleure assise dans sa lutte contre l’évasion fiscale et le pouvoir des banques », poursuit l’association. Qui affirme qu’elle rendra le matériel réquisitionné lorsque BNP Paribas aura pris l’engagement de fermer toutes ses filiales dans les Îles Caïmans. Plusieurs réquisitions ont été menées le même jour, comme à Grenoble. Cette action fait suite à une première réquisition citoyenne, à l’agence HSBC de Bayonne, par l’association Bizi ! (lire notre article), puis dans une agence BNP à Bruxelles.

Cette mobilisation a été réalisée dans le cadre de la campagne « anti-requins » lancée par Attac, pour dénoncer les comportements « super-prédateurs » de certaines banques et multinationales, qui « exploitent partout sur la planète les peuples et la nature pour mieux satisfaire [leurs] exigences de profit ».

- Lire la lettre d’Attac à BNP.
- Plus d’infos sur la campagne « Requins » 2015 d’Attac.

- Voir les photos de la réquisition citoyenne :




Photos : Attac

 

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 15:25

 

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Projet jugé inutile

Sivens : la ZAD évacuée mais un nouveau projet de barrage toujours autant controversé

par Grégoire Souchay 9 mars 2015

 

 

 

Vendredi 6 mars, alors que le Conseil général du Tarn votait le redimensionnement du projet de barrage de Sivens, la « zone à défendre » du Testet était évacuée. Si les promoteurs du projet, désormais soutenus par des agriculteurs et des riverains organisés en quasi milices, marquent une nouvelle victoire, la bataille du Testet est loin d’être terminée. Le nouveau Conseil général du Tarn, issu des élections départementales des 22 et 29 mars, devra compter sur de nouvelles autorisations pour pouvoir mener à bien son projet, qui pourrait être incompatible avec la Loi sur l’eau. Les opposants n’ont pas dit leur dernier mot.

43 pour et 3 contre. Avec la même répartition qu’il y a deux ans, les élus du Conseil général du Tarn, à majorité socialiste, ont une nouvelle fois « réaffirmé la nécessité de réaliser une retenue dans la vallée du Tescou », vendredi 6 mars. Les élus s’engagent ainsi à « redimensionner le projet » de moitié tout en le maintenant « sur la zone » initiale. Enfin, ils exigent « l’expulsion immédiate et sans délai » des occupants, expulsion qui a été ordonnée par le ministre de l’Intérieur une heure après la fin des débats de l’assemblée départementale.

Loin d’un débat sur le fond, les échanges n’ont servi qu’à tenter, pour les plus obstinés, de demander le maintien du projet initial sans aucun changement, « parce que nous l’avons déjà voté deux fois ». Et, pour les plus en verve, à fustiger les occupants, « des personnes animées par le seul but de détruire et de s’opposer systématiquement à tout projet ». Seuls trois élus – deux communistes et un divers droite, il n’y a pas d’élus écologistes – font entendre une autre musique. L’un d’eux décrit le « dossier Sivens » comme « des sables mouvants : Plus on avance, plus on s’enfonce ». Son voisin a beau demander à ses collègues « d’accepter humblement de se mettre en doute » et de « tirer un trait sur un projet que les experts ont qualifié de médiocre, surdimensionné et surévalué », ces voix, toujours aussi minoritaires, ne seront pas entendues.

 

 

Alliance objective entre élus, forces de l’ordre et milices anti-zadistes

Pendant ce temps, sur la zone du Testet, l’expulsion débute. Après une semaine de blocus, de violences physiques contre les zadistes par des agriculteurs et riverains organisés en quasi milices, c’est la gendarmerie qui s’est déployée ce vendredi sur le site. Plus de 300 gendarmes sont là pour déloger moins de quarante occupants répartis dans le vallon et les bois. Les médias, jusqu’ici persona non grata, sont finalement conviés à venir filmer et rendre compte du bon déroulé de l’opération. Impuissants, les occupants hésitent entre résignation à partir et résistance non violente. Ce qui n’empêche pas les gendarmes de les trainer au sol et de matraquer les plus récalcitrants. A 13 heures, seuls quatre occupants sont encore perchés en haut d’un mirador, à deux pas du lieu où est tombé Rémi Fraisse, tué par l’explosion d’une grenade offensive dans la nuit du 25 au 26 octobre. Encerclés par 200 gendarmes et plusieurs dizaines de journalistes, ils sont délogés. A 15 heures, tout est fini. Sur place, il ne reste que trois zadistes, autorisés à récupérer les affaires de tout le monde, quelques moutons, poules et biquettes, signes des activités agricoles pratiquées au milieu de la zone parsemée d’habitations précaires abandonnées, que les forces de l’ordre sont déjà en train de détruire.

Depuis une semaine, tout conduisait à ce scénario, dans un jeu d’alliance objective entre les groupes anti-zadistes, la gendarmerie et les élus du Conseil général. C’est la Fédération régionale des syndicats d’exploitants agricoles (FRSEA) qui a lancé une semaine plus tôt un appel à venir quadriller les accès au Testet, dès le lundi 2 mars. Venus notamment d’Aveyron, de Tarn et Garonne, du Lot et du Gers, entre deux et trois cents agriculteurs se relaient jour et nuit pour empêcher tout accès. Le motif : « La justice a ordonné l’expulsion quinze jours plus tôt. Nous sommes là pour faire respecter l’État de droit », lance Philippe Jougla, président de la FDSEA du Tarn. Quitte à se substituer à la police pour faire exécuter cette décision et à utiliser des méthodes illégales de blocage des routes, de contrôle d’identité et de fichage des passants.

 

 
Des actions commando

S’y ajoutent des actions commando, en petits groupes, armés de bâtons, barres de fer ou pioches, pour attaquer tout ce qui ressemble de près ou de loin à un « pelut » (chevelu en occitan), la cible désignée. Pneus crevés, battues dans les bois, vitres brisées, personnes tabassées, on parle bien ici de « milices » organisées : des groupes se considérant comme des forces supplétives de police, opérant des destructions illégales, usant de la violence.

Ces groupes agissent en totale impunité et peuvent aussi s’en prendre à des journalistes. Plusieurs photographes et journalistes indépendants ont été menacés pour leur avoir demandé d’expliquer leurs actes. La police, qui a reçu pour consigne d’éviter les affrontements directs, n’empêche pas ces actes, pourtant parfois commis sous ses yeux. Elle n’intervient qu’en dernier recours, pour empêcher ces affrontements de dégénérer. Quant aux élus locaux, ils ne voient là qu’une manifestation légitime de riverains à « bout de nerf », sans jamais condamner aucun des comportements. « On est dans une partie à trois équipes, c’est bizarre comme situation, raconte Oze, l’une des dernières occupantes de la zone. Sans que cela soit dit, l’expulsion a en fait déjà commencé. » Elle sera effective ce vendredi 6 mars à 11 heures, sur ordre du ministre de l’Intérieur.

 
Des décisions qui ne règlent rien

Les élus ont beau se réjouir, le barrage, lui, est bien loin d’être construit. La décision du Conseil général du Tarn, aussi symbolique soit-elle, n’a en fait aucune valeur juridique. Pour l’heure, seuls valent les arrêtés préfectoraux d’octobre 2013 déclarant l’utilité publique, l’intérêt général, dérogeant à la loi sur l’eau et à la destruction des espèces protégées. Quatre autorisations toujours contestées juridiquement. La décision des tribunaux est attendue dans les prochaines semaines. La France est par ailleurs toujours menacée de sanction sur ce dossier par la Commission européenne, pour non-respect de la directive cadre sur l’eau.

 

 

Surtout, les besoin réels et concrets en eau de la vallée du Tescou n’ont toujours pas été évalués. Dans leur dernier rapport, les experts envoyés par le ministère de l’Écologie font état d’une réunion de travail du mois de décembre 2014. Sur 120 agriculteurs présents, seulement 16 déclarent pomper de l’eau dans le Tescou. Si l’on ajoute le coût potentiel du mètre cube, équivalent à celui du barrage voisin du Thérondel (lire ici), il ne reste que onze exploitants potentiellement prêts à payer le prix nécessaire pour pouvoir utiliser l’eau issue du barrage de Sivens.

Parallèlement, 180 lacs collinaires – des retenues d’eau situées sur des collines – ont été recensés sur le bassin versant du Tescou et de ses affluents, en grande partie sous-utilisés. Même diminué de moitié dans son volume, le barrage prévu à Sivens entraîne toujours la destruction de la zone humide, comme l’explique Françoise Blandel, du Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet : « Le projet dit alternatif pose les mêmes problèmes au regard des règlementations nationales et européennes. » Enfin, reste le poids symbolique de la construction d’un barrage, là où les affrontements entre force de l’ordre et opposants ont entrainé la mort de Rémi Fraisse, jeune manifestant pacifiste, tué par l’action des forces de l’ordre sur le chantier.

 
Les élus prendront-ils le risque de passer en force ?

Dans son obstination, le Conseil général oublie également la nécessité de réaliser des études complémentaires avant d’envisager de construire un nouveau projet. Une tâche qui reviendra à la nouvelle assemblée départementale issue des prochaines élections. Il faudra ensuite que les financements ne soient pas entachés d’illégalité : le protocole transactionnel qui consiste à faire payer par l’État les financements déjà engagés par le Conseil général sur le projet initial, pourrait tout à fait être contesté, dès lors que le premier projet serait jugé illégal. Au niveau national, la France doit toujours proposer son nouveau modèle de gestion de l’eau pour respecter les exigences de Bruxelles. Les récentes déclarations du Premier ministre Manuel Valls, ouvrant les vannes à la construction de nouvelles retenues d’eau, pourraient bien se révéler elles-aussi incompatibles avec le droit européen.

 

 

Au final, il semble presque inenvisageable à ce jour que ce barrage soit construit rapidement en respectant la loi. Toute la question est de savoir si les élus prendront le risque de passer une nouvelle fois en force. Et surtout, si les citoyens les laisseront faire. Car malgré l’expulsion, les opposants n’entendent pas abandonner le combat. Ils étaient réunis dès vendredi soir dans la commune voisine de Gaillac pour occuper la place centrale le temps d’une nuit, avant d’en être chassés le lendemain par la police. Celle-ci a notamment brandi un « arrêté anti-zadiste », interdisant toute manifestation d’opposition à Sivens dans la ville de Gaillac. « L’esprit du 11 janvier », après les manifestations de masse en faveur de la liberté d’expression, ne semble toujours pas avoir atteint le département du Tarn.

Les milices favorables au barrage, elles, courent toujours et continuent de traquer les opposants dans les villages alentours. Ainsi, ce 8 mars, elles sont venues menacer une quinzaine d’opposants réunis à Lisle-Sur-Tarn pour un simple pique-nique. Contre ces pratiques, des appels sont lancés un peu partout pour organiser des actions ciblant le syndicat agricole majoritaire. Loin d’être terminée, la bataille du Testet pourrait finalement être le point de départ d’une contestation plus générale et frontale contre le modèle agricole productiviste.

 

Grégoire Souchay (texte et photos)

 

Grégoire Souchay est l’auteur, avec Marc Laimé, de Sivens, le barrage de trop, publié au Seuil et en collaboration avec le journal Reporterre.

 

A lire sur Basta ! : les articles contre le projet de barrage de Sivens, dans le Tarn.

 

Cet article vous a intéressé ? Basta ! a besoin de ses lecteurs pour poursuivre son travail, faites un don.

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 15:08

 

Voir l'appel sur Démospère : http://gard.demosphere.eu/rv/2107

 

mardi 10 mars 2015 à 14h

Maison de l'Agriculture
1120 Route de St Gilles
Nîm
es

 

carte

ZAD du TESTET SOUTIEN-

Soutien ZAD du Testet - fôret de Sivens

La FNSEA assiège Sivens ? Assiégeons la FNSEA !
(pacifiquement, nous on est pas des brutes)
Mardi 10.03.2015, 14 h
Maison de l'agriculture
1120 Route de St Gilles
Nîmes

 

 

Ya Basta !

Le bilan de l'agriculture industrielle est catastrophique. Avec un rendement énergétique délirant elle nous fait payer cher :
des subventions agricoles, des amendes suite aux entorses aux règles environnementales.
des produits empoisonnés, sans valeur nutritive.
des soins nécessaires après cet empoisonnement quotidien
des ravages divers de l'environnement, disparition des espèces, pollutions, inondations, coulées de boues etc…

Absurde et mortifère, l'agriculture industrielle l'est aussi car elle détruit l'emploi, ruine les exploitants, désertifie les campagnes. Elle ne profite qu'à une minorité capitaliste ou quasi coloniale qui, tout en votant FN, a besoin de toujours plus d'esclaves immigrés, sans papiers, sans droits.

FNSEA, les terroristes c'est eux !

Ils ont ravagé les bocages, rasé les haies
Ils ont stérilisé la terre avec leurs engrais chimiques
Ils polluent la mer et les plages avec leurs lisiers
Ils assèchent les fleuves avec leur irrigation
Ils tuent tous les vivants avec leurs pesticides
Ils ont couvert la campagne avec leur maïs, et le veulent en plus OGM
Ils torturent les animaux, esclavagisent les hommes…

Consommateurs, contribuables ou citoyens du Monde c'est nous qui payons. Nous n'aurions pas droit de regard ?

Sous protection policière, les milices de la FNSEA, bras armé du lobby de l'agro business, assiègent la Zad de Sivens, multipliant les violences contre les opposants au barrage et au monde qui va avec, agressions de personnes et destructions de biens. Ne nous laissons pas intimider, ces soi disant paysans n'ont rien de respectable, ce sont tout simplement des fascistes.

La FNSEA assiège Sivens ? Assiégeons la FNSEA !
(pacifiquement, nous on est pas des brutes)
Mardi 10.03.2015, 14 h

 

                                                          ***************************

 

Lettre ouverte :

FNsea, syndicat agricole ou bras armé du lobby agro industriel ?

 

Nous appelons aujourd’hui et dans les jours suivants à des rassemblements pacifiques devant tous les sièges de la Fnsea en réaction aux évènements violents ayant eu lieu dans le Tarn, contre les opposants au barrage de Sivens mais aussi sur l’attitude et les méthodes de ce syndicat dans divers dossiers de politique  agricole et environnementale. L’impunité et le « deux poids, deux mesures » ont des limites dans ce qui est censé être un état de droit.

 

Nous demandons que la réalité des faits soit rétablie : s’il y a eu des actes assimilables à du terrorisme et des violences injustifiables elles ne sont en aucun cas le fait des zadistes qui, dans des conditions objectivement difficiles et sous une pression morale et physique constante tant de la part des forces de l’ordre que de véritables milices organisées, sont resté malgré tout lucides et résolument pacifiques. Il faut ici saluer leur courage.

 

Nous constatons que les violences réelles et concrètes ont été clairement commises sur des personnes et sur leurs biens avec la participation et le soutien actif des membres locaux de la Fnsea dans une intention délibérée d’intimidation et de tension, un mépris total affiché à l’encontre des militants écologistes et plus généralement de toutes personnes attachées à la démocratie et réclamant un débat contradictoire.  

 

Nous constatons que cette stratégie injustifiable vise précisément à détourner l’attention de l’opinion publique des conditions dans lesquelles ont été prises les décisions de réaliser ce barrage, de son coût financier et environnemental, du très faible nombre des bénéficiaires réels. Elle vise aussi à cacher les responsabilités de la gendarmerie, des élus locaux et du gouvernement dans la mort de Rémi Fraisse et dans les nombreux cas de blessures infligées aux opposants au barrage.

 

Nous rappelons aux « agriculteurs » qu’il est vain de continuer à nier devant l’opinion les ravages d’une agriculture industrielle qui nuit autant à l’homme qu’à la nature. Au titre de consommateurs, de contribuables ou tout simplement d’habitants de la Planète nous sommes nombreux à ne plus vouloir  en supporter les coûts et les conséquences. Malgré une propagande incessante, de mieux en mieux informée, une part grandissante de la population refuse désormais d’être quotidiennement empoisonnée. Démocratiquement cela ne peut que conduire à des changements profonds auxquels le « monde agricole » devra bien se plier, en dépit de tous les conservatismes.

 

Mais le « monde agricole » tolère t-il encore le débat démocratique ? Est-il engagé pour le bien commun ou n’est-il que l’instrument clientéliste d’intérêts privés et particuliers, au service des lobbies et des multinationales ?

 

Nous demandons donc ici publiquement à la Fnsea du Gard de condamner clairement et fermement des méthodes qu’on ne peut que qualifier de brutales, voire fascistes et de venir répondre sans dérobades à de légitimes interrogations que nous ne sommes pas seuls à partager.

 

Les Indignés de Nîmes

 

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 22:05

 

Source : http://www.reporterre.net

 

EDITO - MM. Hollande et Valls ouvrent la voie au fascisme

Hervé Kempf (Reporterre)

samedi 7 mars 2015

 

 

 

L’affaire de Sivens est tout sauf anecdotique : pour la première fois, le gouvernement y a déployé une tactique de répression propre aux régimes fascistes.

La méthode suivie par le gouvernement pour en finir avec l’affaire de Sivens est nouvelle et extrêmement grave.

Dès septembre 2014, le ministère de l’Intérieur avait laissé la gendarmerie exercer une pression violente, souvent illégale, à l’encontre des zadistes du Testet. Cela n’avait pas suffi à décourager les opposants au barrage, renforcés par le mouvement de solidarité qui se développait dans la région. La tension est montée jusqu’au 26 octobre, lorsque la gendarmerie tua un jeune manifestant, Rémi Fraisse. Un tel événement est – jusqu’à présent - exceptionnel en France. Il ne suscitait pourtant pas une indignation unanime. Une large partie des médias relayait la communication gouvernementale mettant en avant la violence qu’exerceraient les opposants aux grands projets inutiles. Xavier Beulin, président de la FNSEA et du groupe agro-industriel Avril-Sofiproteol, qualifiait les zadistes de « djihadistes verts », ce qui dans un contexte où la France est en guerre contre l’Etat islamique, revient à un appel au meurtre.

L’homicide de Rémi Fraisse était d’autant plus absurde que le ministère de l’Ecologie publiait un rapport d’expertise confirmant l’essentiel des arguments développés depuis des années contre le projet de barrage : coûteux, inutile, impactant sur l’environnement, fondé sur des études médiocres et trompeuses. Peu après, la Commission européenne engageait une procédure d’infraction contre le projet au titre de la directive sur l’eau.

Mais localement, les élus PS et autres ne voulaient pas céder, non plus que les instances de la Chambre d’agriculture et de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles). La ministre de l’Ecologie élaborait un compromis écartant les propositions d’alternatives mises en avant par les opposants : on ferait soit un plus petit barrage, soit divers réservoirs dans la vallée du Tescou. Et sur le terrain, légitimée par la provocation de Xavier Beulin, la FDSEA organisait des groupes d’agriculteurs pour mener en décembre près de la Zad une opération « Manche de pioche » dont le nom dit tout.

Elle répétait l’opération en janvier, jusqu’à organiser en février un blocus de la zone. Les agressions et injures se multipliaient de la part de ces agriculteurs chauffés à blanc contre les « peluts » (chevelus, en occitan), alias zadistes, mais aussi contre les locaux opposés au barrage et contre des journalistes. Fin février, ces milices – au sens précis d’organisation paramilitaire – bloquaient les routes, armées de bâtons, de manches de pioche ou de barres de fer, et commettaient de nombreuses agressions, pare-brises cassés, pneus crevés, menaces, sous l’œil indifférent des gendarmes bien présents dans le secteur.

Elles ont agi comme des supplétifs de la police : chargés d’accomplir les basses besognes de tension et d’effroi, soit pour provoquer des réactions violentes qui justifieraient l’action des forces légales de répression, soit pour changer le rapport de forces et affaiblir la capacité de résistance et de solidarité des opposants. La tactique a fonctionné, et l’évacuation de la Zad, menée par dix fois plus de gendarmes que de zadistes, s’est opérée le 6 mars sans heurts.

L’affaire est loin d’être close, mais la tactique répressive employée par le gouvernement, allié avec le représentant affairiste de l’agriculture productiviste et surfant sur le torrent d’injures déversées par l’extrême-droite sur les réseaux sociaux à l’encontre des zadistes et autres écologistes – tel ce sondage lancé par Valeurs actuelles, et parlant des « fascistes verts ».

 

 

Tout ceci, comme l’expression de Xavier Beulin, résonne avec la stigmatisation de l’ « islamo-fascisme » de Manuel Valls, pour associer les écologistes – car les zadistes font partie du mouvement écologique – aux « terroristes islamistes », contre qui, on le sait, le permis de tuer est officiel. C’est ce qu’a bien compris un tweet : « Comment un Etat peut aller tuer des centaines d’islamistes en Afrique, et se laisser dicter sa loi par une poignée de dégénérés ? »

 

 

On glisse vite des zadistes aux jeunes Français indésirables, comme ce commentaire après la phrase de Manuel Valls annonçant le 5 mars que « l’ordre républicain » - qui ne concerne pas, donc, les miliciens de la FNSEA – doit s’imposer sur la Zad : « Ben mon colon il serait temps ! Mais c’est embêtant parce que aux prochaines émeutes des "jeunes" nantis du 93 il va falloir enfin appliquer aussi l’ordre républicain »....

 

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

 

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 21:57

 

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Combat Monsanto (officiel)

 

INVITEZ VOS AMI(E)S ET REJOIGNEZ LE COMBAT CONTRE MONSANTO ET CONSORT !!! STOP OGM


Le 23 mai 2015 les citoyens du monde entier marcheront à nouveau contre Monsanto (Bayer, Syngenta, les multinationales des OGM et des pesticides toxiques), contre ce modèle agricole accro à la chimie et aux manipulations du vivant, imposé au détriment des peuples et des paysans qui les nourrissent ! C’est ce même modèle productiviste et destructeur, au cœur du projet de Grand marché transatlantique UE/USA (TAFTA), que nous dénonçons également.

Des millions de personnes, dans une cinquantaine de pays et plusieurs villes de France, manifesteront leur volonté d’une agriculture durable, respectueuse des agriculteurs comme des écosystèmes, et d’une alimentation capable de garantir notre santé et celle de nos enfants.

MaM Paris : https://www.facebook.com/events/996899193657121
MaM en France : https://www.facebook.com/events/333023593561520

 

 

Source : https://www.facebook.com/136071526429368/photos/a.264526440250542.55864.136071526429368/805310779505436/?type=1&theater

 

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 21:56

 

Source : http://www.reporterre.net

 

Sivens : la Zad est expulsée, l’histoire n’est pas finie

Isabelle Rimbert et Gaspard Glanz (Reporterre)

samedi 7 mars 2015

 

 

 

La Zad du Testet a été évacuée vendredi 6 mars. Près de cinq-cents gendarmes, deux hélicoptères et un drone ont été déployés pour expulser une quarantaine de zadistes. Reportage photo et video.

Lisle-sur-Tarn (Tarn), reportage

Le jour se lève sur la zad du Testet, vendredi 6 mars 2015. Barat, l’entrée est de la zone, est bloquée par une quinzaine de fourgons de gendarmerie. Sur place, les occupants sont déjà sur le pont. Tous savent que l’expulsion n’est plus qu’une question d’heures. Deux camions ont été autorisés à entrer sur zone pour mettre en sécurité une partie des animaux. Poules, brebis, cochons, chèvres, bouc : l’arche de Noé prend le large. A la Maison des druides, dans la forêt, une dizaine de personnes discutent de la situation : ce lieu fait partie des parcelles non expulsables pour l’instant. Pourtant, « à sept heures ce matin, les flics sont passés et nous ont demandé de partir ».

 

 

En contrebas, ça s’active : on range et met à l’abri des affaires personnelles et du matériel dans les véhicules stationnés sur la route traversante. A partir de 10 h, l’helicoptère de gendarmerie tournoie au dessus de la zad. Au sol, les talkies walkies sont en surchauffe. Le compte à rebours a commencé. Moins de deux heures plus tard, l’évacuation commence par la Maison des druides : les gendarmes montent cueillir les quatre personnes encore présentes.

 

 

De part et d’autre de la route qui traverse la zad, il reste deux pôles de résistance, séparés l’un de l’autre d’environ un kilomètre et demi. D’un côté, le lieu où est mort Rémi Fraisse, de l’autre, la Métairie. Vers 12h30, peu après le déploiement massif de policiers autour de la Métairie, une épaisse fumée noire s’échappe d’une cabane en feu. On ne saura pas qui, des policiers ou des zadistes, est à l’origine de l’incendie. Alors que le feu crépite, les interpellations commencent.

 

 

Trois opposants se postent sur le toit de la Métairie avant d’être délogés, comme le reste des occupants présents à cet endroit.

 


 

- A la Métairie -

Au bout de la route, le dernier pôle de résistance donne lieu à un dispositif policier démesuré. Toute la zone est quadrillée par des centaines de gendarmes qui encerclent une trentaine de zadistes.

Quatre personnes sont installées en haut du Mirador, une plate forme emblématique qui surplombe le lieu de l’assassinat de Rémi Fraisse. A l’endroit où le jeune homme est tombé, se trouve un mémorial réalisé en son souvenir. C’est précisément là que se sont réunis la trentaine d’opposants restant. Ils sont assis, très calmes, serrés les uns contre les autres, et chantent alors qu’autour d’eux la nasse se resserre inexorablement. « Rémi, Rémi, on t’oublie pas. »

Il est environ 14 h : les deux hélicoptères qui balaient la zone sont rejoints par un drone qui tournoie comme une guêpe. Si aucune grenade n’est lancée, les interpellations n’en sont pas moins musclées : sur chaque zadiste fondent cinq ou six gendarmes. Les jeunes sont molestés, écrasés au sol, trainés. Une fille hurle alors que les gendarmes l’ont à moitié déshabillée en essayant de la maitriser.

Voir la vidéo :

Expulsion ZAD Sivens (06/03/2015) from Reporterre on Vimeo.

Des agents photographient leurs cibles, et le sous-préfet, très élégant dans son gilet pare-balle crème, contemple la scène avec une apparente satisfaction.

La disproportion des forces en présence confine à l’absurde. Les interpellés sont ensuite répartis entre les futurs gardés à vus et ceux qui seront relâchés un peu plus tard.

Il est 14h40. Il ne reste plus que les personnes au sommet de la plate forme dite Mirador. Les gendarmes tentent de les amadouer, mais c’est peine perdue. Les opposants profitent de la tribune qui leur est offerte : « Réimplantation de la zad du Testet dès que possible ! » Des chants de résistance alternent avec des invectives et des diatribes politiques : « On ne peut pas se battre contre le peuple au profit du capital. Les crises économiques, la désignation de l’ennemi intérieur, tout ça est trop gros. Il faut arrêter la machine pendant qu’il est encore temps »...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

 

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 21:55

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

Varoufakis évoque un référendum si le plan grec est rejeté

08 mars 2015 | Par La rédaction de Mediapart

 

 

Le ministre grec des finances, Yanis Varoufakis, a haussé le ton dimanche 8 mars à la veille d'une réunion de l'Eurogroupe lundi à Bruxelles.

 

Le ministre grec des finances, Yanis Varoufakis, a évoqué dimanche, à la veille d'une réunion de l'Eurogroupe lundi à Bruxelles, la possibilité de nouvelles élections, voire d'un référendum sur un accord sur la dette.

Si les ministres de la zone euro n'acceptent pas les sept grandes réformes proposées par la Grèce pour obtenir une prochaine tranche de l'aide dont elle a besoin, « il pourrait y avoir des problèmes », a averti le ministre des finances dans un entretien publié dimanche par le Corriere della Sera.

La Grèce avait déjà brandi la menace d'un référendum sur le plan de sauvetage en novembre 2011, provoquant un mouvement de panique sur les marchés financiers et la colère de ses partenaires européens. Cette séquence politique avait coûté son poste au premier ministre Georges Papandréou.

 

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

 

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