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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 14:20

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Grèves

Chez McDo, la lutte contre l’évasion fiscale rejoint celle pour de meilleures conditions de travail

par

 

 

 

Six restaurants McDonald’s étaient en grève le 13 janvier au soir, dans le nord de Paris. Aux côtés des salariés du syndicat CGT McDonald’s, une centaine de militants et d’étudiants se sont mobilisées contre la dégradation des conditions de travail chez le géant du fast-food et sa politique d’évasion fiscale. « Ces dernières années, des bornes automatiques ont été installées dans tous les restaurants, illustre Gilles Bombard, de la CGT McDonald’s. Les clients commandent et paient avant d’être servis. Résultat : il faut servir dix personnes en même temps. Nous sommes obligé de préparer les commandes très vite, sous le regard des clients qui s’impatientent, ce qui est très stressant. Nous sommes à flux très tendu. Nous n’avons même plus le temps de boire un verre d’eau. Pour McDo, c’est tout bénef, bien sûr. Ils maintiennent leur chiffre d’affaire en diminuant le nombre de salariés. »

Les salariés s’insurgent aussi contre la très forte proportion de restaurants franchisés. Selon les gréviste, 80% des enseignes McDo sont gérées par un employeur indépendant qui paie la multinationale pour l’utilisation de sa marque, de ses produits et de ses fournisseurs. « Les salariés n’y ont pas de comité d’entreprise (CE), ni de 13ème mois contrairement à ceux qui sont embauchés directement par McDo France », explique Gilles Bompard. Certains franchisés trichent, car ils possèdent plusieurs restaurants, et comptent donc suffisamment de salariés pour être dans l’obligation de mettre en place un comité d’entreprise. « La CGT a lancé des actions en justice pour que ces tricheurs soient punis et obligés de respecter les droits des salariés. Mais c’est long, soupire le syndicaliste. Il y en a au moins pour deux ans, à chaque fois. C’est toujours ça de gagné pour eux. »

 

Lutte commune contre l’évasion fiscale

« D’un côté, ils maltraitent les salariés ; de l’autre, ils trichent en ne payant pas leurs impôts », ajoute Julie Mandelbaum, de l’association ReAct, qui appuie l’organisation collective de salariés pour défendre leurs droits face et abus des entreprises multinationales. Pour les grévistes, maltraitance des employés et évasion fiscale sont les deux faces d’une même médaille. « Depuis 2009, McDonald’s a bénéficié de mécanismes de réductions fiscales en domiciliant ses activités financières au Luxembourg. L’Union européenne devenant trop regardante sur la perception d’impôts sur les bénéfices, ces activités ont été rapatriées à Londres, dénoncent le ReAct et la CGT. À cela, s’ajoute les aides fiscales du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) – l’équivalent de 0,7% de son chiffre d’affaires en 2013 pour « création d’emploi » alors même que le groupe connaît un turn-over de près de 60%. »

Les échanges entre étudiants émargeant chez Mc Do et militants en guerre contre l’évasion fiscale ont commencé pendant le mouvement social contre la Loi Travail, explique Julie Mandelbaum. La mobilisation contre Mc Do traverse également les frontières. Aux États-unis, le collectif « Fight For 15 », créé en 2012, se bat pour l’augmentation du salaire minimum– à 15 dollars de l’heure – et pour les libertés syndicales. Le mouvement a déjà obtenu l’augmentation du salaire minimum dans certains États du pays. Le 29 novembre dernier, ils se sont mobilisés dans 340 villes différentes.

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 13:58

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Hinter, la filiale très rentable et illégale d’Uber

Par Dan Israel

 

 

 

 

Depuis 2014, par l’intermédiaire de sa filiale Hinter, le géant des applications de VTC a loué à des centaines, voire à des milliers de chauffeurs « partenaires » une licence temporaire leur donnant le droit de travailler. En deux ans, ce discret business lui a rapporté plus de 440 000 euros net. Mais pour le gouvernement, « cette pratique est illégale ». Nos révélations.

 

Les chauffeurs Uber sont encore loin d’être satisfaits. Ce lundi 16 janvier, ils ont prévu de se rassembler place de la Bastille, à Paris, pour gêner la circulation et protester contre leurs conditions de travail et de rémunération. Comme lors du mouvement de fin décembre, où ils avaient notamment bloqué les abords des aéroports parisiens, les représentants de divers syndicats et collectifs de chauffeurs VTC (voiture de tourisme avec chauffeur) demandent que l’application Uber, qui domine largement le marché et qu’ils sont plusieurs milliers à utiliser pour être mis en relation avec leurs passagers, revoie ses conditions tarifaires.

Le 8 décembre, à la surprise générale, Uber avait augmenté le prix des courses de 15 % en moyenne, mais avait aussi imposé le passage de 20 à 25 % des commissions que les chauffeurs doivent lui payer. Pas de quoi satisfaire les conducteurs « partenaires », qui réclament de mieux gagner leur vie. Une revendication qui ne cesse de prendre de l’ampleur depuis octobre 2015, lorsque Uber avait baissé de 20 % le tarif des courses, au moment même où les candidats affluaient à ses portes pour devenir chauffeurs et utiliser son application (nous expliquions ici les dessous du dossier). Toujours plus de chauffeurs, pour des courses qui rapportaient moins : le ferment de la colère d’aujourd’hui était planté.

Et cette colère ne s’apaisera sans doute pas avec les révélations de Mediapart : depuis fin 2013, date à laquelle Uber s’est implanté en France, l’entreprise qui propose la célèbre application se livre à un petit business discret, très profitable et entièrement illégal, comme nous l’a confirmé le gouvernement. Par l’entremise de la société Hinter France, une de ses filiales à 100 %, Uber propose à des chauffeurs de leur louer une « licence VTC », moyennant le paiement d’une commission de 5 % sur les courses effectuées. Selon nos calculs, ce procédé illicite a concerné des centaines, voire des milliers de chauffeurs depuis 2014. En 2014 et 2015, il a rapporté à l’entreprise la somme totale de 443 700 euros, après impôt.

Les taxis manifestent Porte Maillot, à Paris, le 26 janvier © Reuters - Charles Platiau

Les taxis manifestent Porte Maillot, à Paris, le 26 janvier © Reuters - Charles Platiau

L’existence de Hinter, le faux nez d’Uber, est un secret de Polichinelle dans le secteur. La plupart des chauffeurs en ont entendu parler et nombreux sont ceux qui ont eu recours aux services de cette société. Farid Aieche, le président du Syndicat des exploitants du transport de personnes (SETP), a collecté des informations sur la société, puis établi un dossier explicite dès la fin 2015. « Cela fait seize ans que je travaille dans le secteur, explique-t-il à Mediapart. Tout le monde sait que si une entreprise de VTC a le droit de faire rouler ses salariés avec sa propre licence professionnelle, la loi interdit en revanche de louer cette licence à des chauffeurs extérieurs. Or, c’est bien ce que fait Hinter, en proposant des locations, contre une commission sur les courses. »

Interrogé par Mediapart, Uber assume, mais insiste sur l’aspect temporaire de la location (lire sous l’onglet Prolonger l’ensemble des questions posées à l’entreprise et ses réponses) : « La société Hinter France SAS permet à des chauffeurs titulaires de la carte professionnelle VTC ayant déposé leur demande d’inscription en tant qu’exploitant de VTC, au sens du code des transports, de bénéficier de sa propre autorisation administrative d’exploitation, à titre provisoire, confirme l’entreprise. […] Une telle mise à disposition s’effectue contre rémunération sur le chiffre d’affaires ainsi réalisé. »

Pour travailler à son compte, sous le statut d’autoentrepreneur la plupart du temps, un chauffeur doit en effet posséder une carte professionnelle, mais aussi être inscrit au registre des exploitants de voitures avec chauffeur. Cette inscription peut prendre de un à trois mois, mais nécessite de posséder ou de louer au préalable une voiture professionnelle. « Comme bien d’autres, j’ai utilisé pendant presque deux mois une licence Hinter lorsque j’ai commencé à être chauffeur VTC en 2015, témoigne Clément (son prénom a été changé à sa demande). En attendant que la licence soit délivrée, vous êtes bloqué pendant plusieurs semaines, alors que les coûts s’accumulent, et vous n’avez qu’une envie : démarrer tout de suite. C’est justement ce que permet Hinter. »

Farid Aieche indique avoir informé de la situation la préfecture de police de Paris, la répression des fraudes et le cabinet d’Alain Vidalies, secrétaire d’État chargé des transports, dès décembre 2015. Il a aussi approché le député socialiste Laurent Grandguillaume, auteur d’une toute récente loi sur le secteur, qui a signalé à Mediapart avoir interrogé à son tour le gouvernement, sans retour officiel à ce jour. De fait, durant de longs mois, les autorités ont semblé tolérer la combine, laquelle paraît d’ailleurs calquée sur le système qui existe depuis des décennies au sein des taxis parisiens : la compagnie G7 possède un millier de licences de taxi à Paris, qu’elle loue environ 200 euros par jour aux chauffeurs désireux d’exercer sans détenir le précieux sésame, dont le prix de cession dépasse toujours les 120 000 euros.

«  Je me suis fait contrôler et les policiers m’ont indiqué qu’ils étaient au courant, qu’ils toléraient cette pratique, mais que je ne devais pas la faire durer trop longtemps », raconte Clément. Des récits semblables circulent un peu partout dans le milieu professionnel. Dans les explications fournies, Uber se garde d’ailleurs bien de se prononcer sur la légalité de son activité parallèle...

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

Lire aussi

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

 

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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 19:30

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Chômeurs fainéants, nordistes alcooliques : le strike de Macron

 

 

 

 

Depuis des mois, Emmanuel Macron a fait du "parler vrai" un argument de campagne. Ce week-end, il a mis en application ses principes en évoquant la paresse de certains chômeurs et l'alcoolisme dans le Pas-de-Calais... Au point de passer du "parler vrai" à une vraie caricature ?

 

 

Ce week-end, Emmanuel Macron était en déplacement dans les Hauts-de-France. Bien qu'il s'agisse d'une spécialité locale, le candidat à la présidentielle n'a pas fait dans la dentelle : à plusieurs reprises, le fondateur d'En Marche a pointé sans nuance la situation sociale difficile d'une partie des habitants de la région. Ce qui est en passe de devenir sa signature.

En meeting à Lille, ce samedi 14 janvier, Emmanuel Macron, a longuement évoqué la question sociale. "Au risque de choquer certains, [je veux] regarder en face la grande misère qui s’est installée dans ces terres de combat", a-t-il revendiqué, . Une partie du problème, selon le candidat ? La paresse de certains chômeurs ! "Je ne veux plus entendre ‘j’ai encore droit de rester un peu au chômage’ ou ‘on ne me propose rien' !", a-t-il affirmé, insinuant qu'il entendait régulièrement ce genre de discours empreints d'indolence.

Les statistiques sur la fraude avérée sont loin de corroborer cette sensation. Selon des chiffres par Pôle emploi en 2014, 7308 dossiers de fraude aux allocations chômage ont été détectés en 2013. Rapporté aux 3,3 millions de chômeurs en catégorie A à la fin de cette année, le taux de fraude atteint à peine 0,2%.

Alcoolisme installé

La veille, l'ex-banquier d'affaires s'était déjà fait remarquer en évoquant l'alcoolisme et le tabagisme dans le Pas-de-Calais. En visite dans la cité minière de Noeux-les-Mines, il avait affirmé que "l’alcoolisme et le tabagisme se sont peu à peu installés dans le bassin minier", et l'AFP.

Ces propos ont été immédiatement qualifiés sur Twitter d'"insulte" par le maire LR de Tourcoing, Gérald Darmanin et de "mépris social" par le secrétaire national du PCF Pierre Laurent comme le vice-président du FN Florian Philippot.

Cette fois, les études tendent pourtant à corroborer l'assertion du fondateur d'En Marche. Dès 2002, l'Observatoire Régional de la Santé du Nord-Pas-de-Calais :

"La population du Bassin Minier du Nord-Pas-de-Calais est exposée depuis près de cinquante ans à une crise sanitaire sans équivalent en France. L'un des principaux signes de cette déstabilisation de l'état de santé collectif est l'alcoolisation des hommes, mais aussi des femmes et des jeunes, et plus encore ses conséquences sur l'état de santé des populations. La mortalité à la consommation immodérée d'alcool y atteint deux fois l'indice national, elle peut culminer à six fois la mortalité française dans les secteurs les plus affectés."

En 2015, produit par l'Agence Régionale de Santé (ARS) du Nord-Pas-de-Calais a confirmé l'importance sanitaire de ces "conduites addictives concernant l’alcool et le tabac" dans la région.

Brutalité volontaire

A tort ou à raison, Emmanuel Macron a en tout cas pris l'habitude de pointer ainsi les difficultés sociales en France, au nom d'un certain "parler vrai". Dans un communiqué publié ce samedi soir, il persiste d'ailleurs dans ce registre volontairement brutal :

 

"Emmanuel Macron, conforme à sa volonté de nommer les choses et d'affronter la réalité, ne retire pas un mot de ce qu'il a dit.  Il note que la coalition des bien-pensants va de l'extrême-gauche à l'extrême-droite"

Ces derniers mois, Emmanuel Macron a multiplié ce type de propos abrupts. En novembre dernier, il défendait l'entreprise Uber, qui embauche mais propose des rémunérations en dessous du Smic, en mettant en balance cet emploi et le trafic de drogue en banlieue :

"Allez à Stains (en Seine-Saint-Denis, ndlr) expliquer aux jeunes qui font chauffeur Uber de manière volontaire qu'il vaut mieux tenir les murs ou dealer".

Jean-Luc Mélenchon y avait vu un "propos méprisant de grand bourgeois qui ne connaît rien à la vie".

"Costard" et "illettrées"

Dans la même veine transgressive, il expliquait en juin dernier à un militant anti-loi Travail qui lui reprochait un certain mépris social que "la meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler".

A force de vouloir "nommer les choses", Emmanuel Macron trébuche. C'était déjà le cas le 17 septembre 2014, dans une de ses premières prises de parole publiques. Il avait alors qualifié les ouvrières de l'abattoir de Gad, dans le Finistère, d'"illettrées". L'après-midi, il avait reconnu avoir employé un terme "extrêmement blessant" et s'était excusé "platement" à l'Assemblée nationale.

 

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 17:04

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

Sur les réseaux

Enquête sur l’algo le plus flippant de Facebook

 

 

 

 

Si la section « Vous connaissez peut-être » vous faisait parfois flipper en vous proposant des profils précis et éloignés de vos réseaux habituels, vous n’avez encore rien vu.

 

La section « Vous connaissez peut-être » (« People you may know ») de Facebook est une source inépuisable de spéculations. Cette fonction, en apparence sympathique puisqu’elle nous propose d’ajouter de nouveaux amis, semble détenir des informations très personnelles sur chacun d’entre nous.

  • Une journaliste de la rédaction s’est ainsi vu proposer un flirt dont elle n’avait pas noté le téléphone dans son portable ;
  • un autre collègue s’est vu proposer un pote qu’il n’a pas revu depuis 10 ans et qui venait de lui envoyer un mail ;
  • une autre enfin, sa femme de ménage, dont elle a le numéro de téléphone dans son portable, mais avec laquelle elle n’a jamais eu aucune interaction en ligne.

Beaucoup ont aussi vu apparaître des gens rencontrés sur des applis de rencontre comme Tinder ou Grindr. Plutôt embarrassant, non ?

 

Folles rumeurs

Entre nous, les mots de « magie noire » et « espionnage » sont prononcés. Sur Internet, les rumeurs les plus folles circulent sur la façon dont cet algorithme plutôt intrusif fonctionnerait.

  • Il existerait un « profil fantôme » de chacun d’entre nous, pré-rempli et automatiquement activé dès notre inscription.

C’est la théorie d’un utilisateur de Reddit. Il raconte avoir créé un profil anonyme avec un mail jamais utilisé et s’être vu proposer plein de contacts connus.

  • A Rue89, on en formule une autre pour se faire peur : Facebook nous proposerait aussi les personnes qui nous « stalkent » (espionnent en ligne) ou que nous avons récemment « stalkées ».

Je découvre que cette rumeur existe déjà, et que beaucoup d’utilisateurs y croient dur comme fer. Facebook l’a toujours démentie.

  • Dans le même genre, la sérieuse BBC affirmait, via des témoignages concordant et une société de sécurité informatique, que Facebook se connectait à des applications type Tinder ou Grindr pour vous faire des suggestions d’amis.

Un journaliste du Huffington Post a fait la même hypothèse. Ce que le réseau social a nié avec force.

Fabrice Epelboin, spécialiste des médias sociaux et entrepreneur du Web, croit les dires de Facebook, comme Vincent Glad :

« Ce serait très dangereux économiquement. Facebook n’est pas une société idiote, elle prend des risques calculés. »

Pour lui, l’explication est beaucoup plus simple :

« Quand on “date” quelqu’un sur Tinder, on lui donne bien son numéro avant, non ? Facebook se connecte en fait à votre répertoire. »

Ah bon ?

 

Un aspirateur à données, via votre téléphone

On résume. Il faut imaginer l’algorithme de Facebook comme un aspirateur à données géant.

 Visages et Facebook

Visages et Facebook - Pixabay/CC0

Dans un article du Washington Post, qui fait référence en la matière, il est expliqué que l’algorithme de « Vous connaissez peut-être » est basé sur la « science des réseaux ».

En définissant les réseaux auxquels on appartient, Facebook calcule nos chances de connaître telle ou telle personne. Et il peut même prédire nos futures amitiés. Un peu de probabilités et c’est dans la boîte.

« Ce n’est pas de la magie, mais juste des mathématiques très pointues », apprend-on.

Avertissement de Messenger, dont la

Avertissement de Messenger, dont la « synchronisation » permet au contact de « se connecter sur Facebook »

Couverture

 

En fonction des amis que l’on a, de nos interactions plus ou moins fortes et fréquentes avec eux, de l’endroit où on vit, des lieux où on a étudié et travaillé, l’algorithme fait ses calculs. Il tente aussi de définir les personnes « clés » de votre réseau, celles qui vous présentent aux autres. Enfin, il utilise votre géolocalisation, ce qui a probablement mené ce lundi à l’arrestation du voleur de la voiture d’un internaute, qui est apparu dans ses suggestions d’amis.

Surtout, depuis qu’il est arrivé sur votre mobile, via les applis Facebook et Messenger, le réseau social a un tas d’autres informations à mettre sous la dent de leur algo :  vos contacts téléphoniques et vos mails.

Vous l’avez autorisé, probablement sans en avoir conscience, au moment de l’installation de l’une et/ou l’autre application.

 

Le test ultime : le Nokia de Xavier de La Porte

Comme c’était un jour de pluie, j’ai voulu tester la puissance de cet algorithme qui marche donc sur deux pieds :

  • La « science des réseaux » ;
  • des tonnes de données « scrapées » de notre mobile notamment.

Je décide de créer un compte avec un numéro de téléphone et avec un faux nom. Le mien est déjà lié à un compte, donc Facebook le refuse.

En effet, il est interdit, en théorie, de créer un faux compte ou de doublonner, selon sa politique de « l’identité réelle » – les personnes transgenres en savent malheureusement quelque chose.

Il y a une personne dans ces bureaux qui n’a pas lié son compte Facebook à son numéro. J’ai nommé : Xavier de La Porte. Il possède un charmant Nokia cassé sur le dessus.

Le téléphone de Xavier, bolide de la protection des données

Le téléphone de Xavier, bolide de la protection des données

« J’ai 20 contacts dessus, seulement ma famille et mes amis proches », jure-t-il.

Il n’est évidemment pas question d’applications quelconques. Avec le numéro de Xavier, Facebook accepte la création du compte de « Mathilde Machin », 21 ans.

 

« Mathilde Machin », couverture très discrète

Et là, un truc vraiment effrayant arrive : des dizaines de contacts sont proposés, amis, famille, collègues de bureau, sources de Xavier. Ils ne sont pas dans son répertoire. Et ne sont pas non plus tous amis avec lui sur Facebook. A partir de là, deux hypothèses s’offrent à moi :

  • Son compte a été lié un jour à ce numéro de téléphone, et Facebook se rend compte qu’il s’agit de la même personne. Il lui propose logiquement d’ajouter les amis du compte de Xavier.

Mais, Facebook refuse d’ouvrir deux comptes avec le même mail ou le même numéro. Il s’agirait d’une sorte de faille de sécurité, puisque le téléphone sert justement à sécuriser votre compte. Et cela n’expliquerait pas pourquoi Mathilde Machin se voit proposer des personnes qui ne sont pas dans les amis Facebook de Xavier.

  • Les contacts proposés sont ceux qui possèdent le numéro de Xavier dans leur répertoire. Et qui ont donné à Facebook l’autorisation de scraper leurs données. Ce qui veut dire que l’algorithme de suggestion est tellement puissant qu’il réussit, en quelques secondes, à « inverser » la recherche.

Facebook, après s’être creusé les méninges un moment – c’est un peu technique –, me confirme la dernière hypothèse.

C’est vertigineux. Mais inscrit noir sur blanc dans les flippantes « Confidentialités et conditions » de Facebook. Qui autorisent l’application à utiliser les « données que vous importez ou synchronisez de votre appareil », type répertoire, mais aussi : 

« Les contenus et informations que les autres personnes fournissent lorsqu’elles ont recours à nos services notamment des informations vous concernant, par exemple lorsqu’elles partagent une photo de vous, vous envoient un message ou encore lorsqu’elles téléchargent, synchronisent ou importent vos coordonnées. »

Un algo gourmand

Facebook m’explique donc que l’algorithme se nourrit aussi des données que les autres ont sur vous (votre mail, votre numéro). Pour le dire autrement, quelqu’un qui a votre contact et l’importe dans son appli Facebook va probablement apparaître dans vos suggestions d’amis. C’est aussi fou que les rumeurs. Facebook insiste sur le fait que :

  • Le processus est transparent ;
  • l’algorithme, gentil, ne cherche qu’à vous faire retrouver vos amis et échanger avec eux ;
  • « Facebook ne possède pas et n’utilise pas » votre numéro de téléphone, il s’en sert pour mettre en relation des profils ;
  • et les paramètres de votre compte sont personnalisables.

Un samedi soir, vous êtes tombée amoureuse d’un ami d’ami. Le lendemain, vous demandez à l’ami commun son numéro. Vous hésitez à envoyer un message, vous bloquez plusieurs jours. Sachez donc que ce mec, à qui vous n’avez rien envoyé, vous a peut-être déjà vu apparaître dans « Vous connaissez peut-être ». Et qu’il a déjà peur de vous.

Article initialement publié le 2 juin 2016.

 

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 21:43

 

 

Source : http://leplus.nouvelobs.com

 

 

Handicapé moteur, le train est un enfer pour moi : j'attaque la SNCF pour discrimination

 

Par 
Étudiant

LE PLUS. Kevin Fermine, étudiant en droit, est handicapé moteur. Avec le temps, ce Toulousain atteint du syndrome de Little a appris à accepter sa maladie. Mais lorsqu’il prend un train, on lui rappelle systématiquement sa différence. Toilettes inaccessibles ou wagon restaurant inatteignable en fauteuil roulant, il ne dispose pas des mêmes possibilités que les autres usagers. Il a donc décidé d’assigner la SNCF pour discrimination.

 

Édité et parrainé par Louise Auvitu

 

Depuis ma naissance, je suis atteint du syndrome de Little, une affection neurologique, qui m’empêche de conserver mon équilibre. Je suis handicapé moteur : je ne peux me déplacer qu’en fauteuil roulant.

 

J’ai appris à vivre avec ma maladie et mon infirmité et a accepté ma différence.

 

Quand je dois me déplacer, je suis contraint de me renseigner pour savoir si le lieu est accessible aux handicapés. Je n’obtiens pas toujours de réponse et il m’arrive d’être confronté à des marches et de devoir faire demi-tour. Bien que cela m’attriste de réaliser que je ne suis pas considéré par la société, je sais qu’on ne peut pas espérer des changements du jour au lendemain, à coup de baguette magique.

 

En revanche, ce que j’ai beaucoup plus de mal à accepter, c’est qu’une entreprise comme SNCF ne daigne pas faire le moindre effort. Aujourd’hui, ni les gares, ni les trains ne sont adaptés pour les gens comme moi.

 

Des obstacles insurmontables

 

L’année dernière, j’avais fait le choix de faire mes études à Montpellier, mais tous les week-ends, je rentrais à Toulouse pour retrouver ma petite amie et mes parents. Systématiquement, j’ai été confronté à des obstacles insurmontables.

 

Mes problèmes débutent dès la réservation des billets de train. Comme je suis handicapé moteur, je dois faire appel au service "accès plus" de la SNCF, en particulier lorsque je voyage seul. Il s’agit d’un service gratuit d’accueil en gare et d’accompagnement au train.

 

C’est bien que la SNCF propose une telle prise en charge. Le problème, c’est que je suis obligé de les prévenir 48 heures plus tôt et que si je souhaite changer de train, je n’ai aucune garantie d’avoir quelqu’un pour m’aider une fois sur place. Il m’est arrivé de louper mon train et d’attendre le prochain parce qu’il n’y avait personne pour m’aider.

 

Les autres passagers sont priés de m’enjamber

 

Je suis totalement dépendant du modèle de train dans lequel j’embarque. Il faut savoir que la majorité d’entre eux sont tout bonnement inaccessibles. Le pire étant les TGV en duplex.

 

Pour me hisser de plateforme au train, j’ai besoin de l’aide d’une personne du service "accès plus". Avec mon fauteuil, je passe la porte de quelques centimètres, mais après les choses se compliquent. Rouler, tourner, faire demi-tour, je ne peux en aucun cas me déplacer à l’intérieur de la rame.

 

Une fois à l’intérieur, un nouvel obstacle surgit : il n’existe quasiment pas d’emplacement réservé aux handicapés et quand il y en a, il n’y en a qu’un. Alors si je me retrouve avec une autre personne dans la même situation que moi, on nous parque tous les deux dans un mini espace.

 

En règle générale, on m’installe en plein milieu d’une allée. Les autres passagers sont priés de m’enjamber pour circuler dans le train. C’est particulièrement dégradant de voyager dans ces conditions.

 

Les contrôleurs n’acceptent pas toujours de m’aider

 

Une fois en place, je ne peux plus bouger. Si je souhaite me rendre quelque part, je dois appuyer des boutons d’assistance qui sont rarement activés. Et lorsque je demande à un contrôleur, ces derniers n’acceptent pas toujours de m’aider. Il y a aussi un service d’urgence "accès plus", mais il est payant.

 

L’un d’entre eux m’a d’ailleurs rétorqué :

 

"Estimez-vous heureux, vous avez la climatisation."

 

Imaginez-vous faire un trajet de six heures, sans pouvoir vous rendre au wagon restaurant ou aux toilettes ? C’est simple, il m’est arrivé de me pisser dessus.

 

Quand quelqu’un daigne m’aider, je suis dans l’incapacité de faire rentrer mon fauteuil dans l’habitacle, soit je ne peux pas fermer la porte.

 

J’ai porté plainte contre la SNCF pour discrimination

 

Très vite, mes allers-retours en train se sont transformés en enfer. J’en ai eu marre de cette situation. J’ai alors décidé en août dernier d’adresser plusieurs courriers de mise en demeure à la SNCF qui m’a envoyé des réponses types écrite avec un jargon purement juridique.

 

En octobre, j’ai porté plainte contre la SNCF pour discrimination, pour finalement saisir le tribunal administratif il y a un mois.

 

Je ne cherche absolument pas à obtenir des dommages et intérêts. Non, tout ce que je veux, c’est que la SNCF reconnaisse ses torts et qu’elle fasse les aménagements nécessaires pour que je sois enfin considéré comme tous les autres citoyens français.

 

 

Propos recueillis par Louise Auvitu

 

 

 

Source : http://leplus.nouvelobs.com

 

 

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 21:16

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

Justin Trudeau veut mettre un terme à l’exploitation des sables bitumineux d’Alberta

 

Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le

 

 

Cherchant à concilier climat et croissance économique, le premier ministre canadien veut que la transition énergétique se fasse progressivement.

 

Justin Trudeau lors d’une conférence à La Havane à Cuba, en novembre 2016.

 

Le Canada, sixième producteur mondial de pétrole, doit « mettre un terme progressivement » à l’exploitation des sables bitumineux d’Alberta et cesser sa « dépendance » aux hydrocarbures, a plaidé vendredi 13 janvier son premier ministre, Justin Trudeau.

 

« On ne peut pas fermer [les mines] de sables bitumineux demain. On doit y mettre un terme progressivement », a déclaré le dirigeant libéral lors d’une rencontre en Ontario, la province la plus peuplée du Canada, avec des citoyens. « Nous devons préparer la transition pour rompre notre dépendance aux énergies fossiles », a-t-il ajouté, tout en reconnaissant que « cela prendra[it] du temps ».

 

Lire aussi :   L’Alberta souhaite réduire sa dépendance au pétrole

 

Il répondait à une question portant sur sa décision, à la fin de novembre, d’autoriser l’augmentation de la capacité de deux oléoducs dans l’ouest du pays. Leur modernisation va accroître de près d’un million de barils par jour la capacité à l’export du pays.

« On ne peut pas choisir entre l’environnement et l’économie », a affirmé en outre M. Trudeau, convaincu de pouvoir concilier la lutte contre le réchauffement climatique et la croissance économique.

 

Des propos condamnés par l’opposition conservatrice

Engagé à réduire les émissions canadiennes de gaz à effet de serre conformément à l’Accord de Paris, ratifié par le Canada, M. Trudeau a ainsi annoncé cet automne une taxe nationale sur le carbone effective (« carbone réel ») en 2018, avec l’appui de l’Alberta, province de l’ouest du pays) où est concentrée l’industrie pétrolière.

 

Lire aussi :   Le Canada ratifie l’accord de Paris et propose une taxe carbone polémique

 

L’opposition conservatrice a immédiatement condamné les propos du premier ministre. « Si M. Trudeau veut fermer les sables bitumineux d’Alberta, et de ma ville d’origine, qu’il soit averti : il devra d’abord me passer dessus et sur les quatre millions d’habitants de l’Alberta », a lancé dans un communiqué Brian Jean, député conservateur de Fort McMurray, capitale pétrolière du pays.

Les sables bitumineux sont décriés pour le coût économique et environnemental de leur extraction. Présent sous forme sablonneuse dans le sous-sol de la forêt boréale, le pétrole est produit au terme d’un long processus polluant et énergivore.

Ce pétrole n’est rentable que si le cours mondial du baril est élevé. En octobre et en décembre, deux grands groupes des hydrocarbures, Shell puis Statoil, ont d’ailleurs décidé de se désengager des sables bitumineux canadiens.

 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 18:27

 

Source : http://www.lavoixdunord.fr

 

 

EMPLOI

Les caisses automatiques vont-elles tuer le métier d’hôtesse ?

 

Jean-Marc Petit |

 

 

Caisse-minute, scanner libre-service ou par smartphone, les formes d’encaissement automatique se multiplient. Photo Pierre Le Masson

Caisse-minute, scanner libre-service ou par smartphone, les formes d’encaissement automatique se multiplient. Photo Pierre Le Masson

La première est apparue à l’hypermarché d’Auchan V2 en juin 2004. Pour la première fois, la « caisse minute » permettait au client de scanner des articles en libre-service et de payer directement à la machine sans autre intervention humaine.

 

 

Depuis, les caisses automatiques (ou « caisses alternatives ») ont proliféré dans toute la grande distribution. On en compterait aujourd’hui plus de 10 000 implantées dans le commerce alimentaire (source LSA), même si aucune statistique officielle n’existe. Il faut dire que le débat est délicat au sein de la grande distribution et perdure depuis quinze ans. Les caisses automatiques, comme toutes les nouvelles formes de paiements automatisés (via scanner, chariots connectés ou smartphone) tuent-elles le métier d’hôtesse de caisse ?

C’est la crainte de la CFDT d’Auchan France qui manifeste ce vendredi à Englos à ce sujet. «  Une nouvelle vague d’automatisation se prépare  », estime Guy Laplatine, délégué central CFDT du groupe. «  La fuite en avant de la guerre des prix, les marges qui se réduisent font que les enseignes recherchent à tout prix des gains de productivité. Plus de 1 500 postes équivalents temps plein sont visés sur trois ans, soit au bas mot plus de 2 000 emplois d’hôtesses de caisses qui seront remplacées par des automates.  »

 

Gains de productivité

Des chiffres «  sans aucun fondement  » selon un porte-parole d’Auchan qui assure «  qu’il n’y a jamais eu et qu’il n’y a pas de plan prévu de suppressions d’emplois en caisse  ». Le développement des « caisses alternatives » répond à l’intérêt du client pour gagner du temps. Sans remettre en cause le nombre d’hôtesses de caisses. Et de fait, selon Auchan, les effectifs d’hôtesses de caisse seraient même en augmentation autour de 14 000.

Des chiffres contestés par la CFDT pour qui le poste « relation client » est resté stable depuis dix ans. «  Sauf que pendant ce temps, on a ouvert cinq hypermarchés et quatre-vingt-dix-sept drives  », constate Guy Laplatine pour qui l’arrivée des caisses automatiques a fait perdre (ou gagner selon le point de vue où l’on se place) près de 2 millions d’heures de travail entre 2008 et 2010, soit 1 800 équivalents temps plein. Le débat n’est pas clos.

La voix de Jean-Marc Petit : « Des robots ou des salariés ? »

La polémique autour de l’automatisation des caisses est un aspect du débat plus global sur les mutations actuelles du travail liées aux nouvelles technologies et à la révolution numérique. Serons-nous tous demain remplacés par des robots ? Non, rassure le Conseil d’orientation de l’emploi (COE), qui vient justement de publier une étude évaluant l’impact des nouvelles technologies sur l’emploi.

Selon le COE, seul un emploi sur dix serait très exposé aux mutations technologiques, au risque d’être supprimé. Les métiers les plus concernés sont souvent manuels et peu qualifiés. À eux seuls, les agents d’entretien représentent 21 % de l’ensemble des emplois à risque, suivis par les ouvriers qualifiés des industries de process et les ouvriers non qualifiés de la manutention.

Pour autant, un emploi sur deux est aujourd’hui transformé par la robotisation et la numérisation. D’autres métiers apparaissent, générés par les bouleversements technologiques. Nos métiers « mutent », préparons-nous…

« Moins pénible physiquement, mais plus stressant »
 

Les hôtesses de caisse veulent pouvoir alterner.  Photo Ludovic Maillard

Sociologue du travail à l’université Paris-Dauphine, Sophie Bernard s’est intéressée dans plusieurs ouvrages aux mutations du travail. «  L’obsession de la grande distribution, c’est l’adéquation parfaite entre le nombre de caissières et le flux de clients. Les caisses automatiques sont un outil, dans ce processus de rationalisation, pour gérer les pics d’affluence.  »

Mais l’impact sur l’emploi reste difficile à déterminer. «  Quand une hôtesse gère quatre à six caisses automatiques, on peut penser que cela supprime des postes de caisses classiques. En fait, on vient souvent rajouter des caisses automatiques aux lignes classiques au moment de la rénovation d’un magasin. Et l’effet sur l’emploi se fait insidieusement par le non-renouvellement de CDD ou le non-remplacement de départs en retraite.  »

 

« Un travail en simultané »

L’effet des caisses automatiques se fait surtout ressentir dans les nouveaux modes de travail des hôtesses de caisse. «  D’un travail très séquentiel, où les choses s’enchaînent avec de petits temps morts, on passe à un travail en simultané où l’on supervise plusieurs caisses en même temps. C’est certes moins pénible physiquement mais beaucoup plus stressant car nécessitant une attention permanente, ininterrompue, avec plusieurs clients à gérer simultanément. La relation avec celui-ci est purement de contrôle, donc parfois source de conflit. Les caissières ne remettent pas en cause les caisses automatiques. Elles apprécient la polyvalence qui évite l’ennui. Mais les hôtesses refusent de vouloir travailler exclusivement sur automates, elles veulent pouvoir alterner avec les caisses classiques.  »

La plupart des enseignes ont d’ailleurs choisi de limiter le travail posté aux caisses automatiques à quatre heures. Quant au client, qui croit gagner du temps, une étude a montré qu’il scanne deux fois plus lentement qu’une caissière. Comme il est occupé, seule la perception du temps d’attente diminue…

 

J.-M. P.

 

 

 

Source : http://www.lavoixdunord.fr

 

 

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 17:56
 
  Association des Chats Libres de Nîmes et son Agglo

 

Ce dimanche 15 janvier de 10 h à 17 h, venez chiner lors du vide-garage au 12 rue Robert, derrière la Poste Gambetta à Nîmes !
Vous y trouverez des petits meubles, des vêtements, des jouets, des objets de décoration...
Tout à petit prix !

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L’image contient peut-être : intérieur

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 17:46

 

Info reçue par mail

 

http://3.bp.blogspot.com/-ek8SKTwO2OA/VLf0wc2ULMI/AAAAAAAAAH0/MsbkUQ9-ah0/s1600/logo%2Bsolidaires%2B30%2Bbandeau%2Bblog%2B2.jpg

 

 

 

 

Communiqué de presse

 

 

Nîmes, le 13 janvier 2017

 

La Mairie de Nîmes expulse l’Union Syndicale

 

Solidaires du Gard... et des milliers de salarié-e-s !!!

 

 

L’Union Syndicale Solidaires du Gard dénonce la décision de la Municipalité de Nîmes d’expulser notre Union Syndicale de son local actuel, situé au 6 rue Porte d'Alès, au prétexte que nous n’avons pas voulu accepter un local alternatif que l'on estime inadapté et surtout trop exigüe au vu de notre activité syndicale...

 

Ce virage autoritaire vient s’ajouter à l’ensemble des mesures prises à l’encontre de toutes les organisations syndicales en voulant leur faire payer : un loyer et les fluides... Les Bourses du Travail ont été créées à la fin du 19ème siècle, elles ont été créées pour pouvoir accueillir les différentes organisations syndicales.

 

De mauvais choix politiques ont supprimé cette Bourse du Travail à Nîmes. Pourtant, c’est bien cette dernière qui doit bien voir le jour, à l’image des Maisons des Associations et des Maisons des Syndicats, qui peuvent exister dans bien des villes. C’est la demande de l’ensemble des organisations syndicale du Gard de voir bâtir cet ensemble nécessaire à l’ensemble de la population.

 

Dans l’attente de la construction de cette Maison des Syndicats, l’Union Syndicale Solidaires du Gard demande à la Municipalité de Nîmes de nous laisser dans nos locaux actuels, et ce d'autant que nous n’avons pas vu dans la publication des locaux à vendre que notre local de la Porte d’Alès en faisait partie.

 

Nous demandons en cas de relogement que celui-ci ait lieu dans des locaux décents

permettant d’accueillir les salarié-e-s, précaires et chômeurs qui subissent les méfaits de ce monde du travail qui ne cesse de briser nos acquis sociaux.

 

Aussi, l’Union Syndicale Solidaires du Gard se placera devant la Mairie, le mardi 17 janvier 2017 à partir de 12h00, pour rencontrer directement les salarié-e-s dans la rue et leur faire signer une pétition. A cette occasion, l’Union Syndicale Solidaires du Gard sera disponible pour rencontrer Monsieur le Maire pour qu’un accord soit trouvé pour que des milliers de salarié-e-s puissent être reçu-e-s, entretenu-e-s et défendu-e-s dans des locaux dignes de ce nom.

 

Contacts Solidaires Gard :

Dominique BACHA : 06 20 47 56 07

Jérémie BERTHUIN : 06 64 97 58 05

 

 

 

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 21:05

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

Tribune

Grippe et hôpitaux : comment un virus saisonnier peut-il produire une telle situation ?

 

Professeur de médecine en pédiatrie et néphrologie, Université Aix-Marseille

L’épidémie en cours met en lumière l’exaspération de toute une profession.
 

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a déjà averti que « le bilan de la grippe cette année sera probablement lourd ». - NICOLAS MESSYASZ - JACQUE/SIPA

L’épidémie de grippe devrait , selon Santé publique France. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a déjà averti que . Le 11 janvier, elle a appelé à reporter les opérations non urgentes pour « désengorger » les . Et la difficulté à garantir la disponibilité des lits dans les hôpitaux a pris la première place dans la communication ministérielle.

Que se passe-t-il, pour qu’un événement aussi récurrent qu’une épidémie de grippe hivernale engendre de telles tensions ? Comment un virus de saison a-t-il pu « gripper » à ce point la mécanique ? La réponse n’est pas simple, mais cette crise montre à quel point notre système de santé est malmené par des choix politiques radicaux qui ne datent pas d’hier. Ceux-ci se révèlent avec le temps bien plus dangereux pour la santé des citoyens que le virus grippal lui-même.

Car voici ce que j’entends, en tant que médecin de l’hôpital, quand j’écoute la ministre de la Santé : « Chers praticiens hospitaliers, il faut déprogrammer les hospitalisations prévues pour faire de la place à la grippe. Votre charge de travail, déjà lourde, va encore augmenter. Les blocs opératoires seront vides mais les services, pleins de patients en attente d’intervention. Les absences ne seront pas remplacées, vous savez que l’hôpital doit être à l’équilibre. J’en conviens, le bilan de cette épidémie risque de ne pas être bon, mais c’est de la faute du virus. »

Une profession exaspérée

L’épidémie en cours met en lumière l’. Parmi les contraintes qui ont conduit à l’hôpital « grippé » d’aujourd’hui, il y a d’abord la dictature des indicateurs chiffrés imposée par la , la T2A.

Instituée en 2004, la T2A remplit les caisses de l’hôpital en fonction du nombre et du type de séjours de patients. Au début, la T2A a été perçue comme un levier de la performance, stimulant à la fois l’activité et la maîtrise des coûts. Mais l’hôpital est finalement devenu une entreprise sans en avoir la culture, entrant dans une qui a conduit à la dégradation de sa situation financière. Cette contradiction est responsable d’une , à l’instar de ce qui se passe dans d’autres services publics privatisés ou en voie de l’être, comme France Telecom devenu Orange, ou La Poste.

L’apologie de l’ambulatoire

Avec la T2A est venue l’apologie du « virage ambulatoire », visant à opérer les malades sans les garder pour la nuit. Cette généralisation des interventions en ambulatoire se traduit par une capacité moindre d’hospitalisation. L’évolution sur les trois dernières années du nombre de lits disponibles en France fait actuellement l’. Par contre, il est établi que ces chiffres ont décru de façon significative sur une période plus longue. Les hôpitaux publics sont passés de 392 644 lits en 1981 à 256 051 lits en 2011, et les hôpitaux privés à but non lucratif de 70 479 en 2000 à 57 717 en 2011, (Irdes).

Ces restructurations n’ont pas démontré, à ce jour, leur efficacité en termes de santé publique. L’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a rendu en 2012 un rapport sur les effets de la tarification à l’activité sur le management des établissements de santé, et ses conclusions n’étaient pas tendres. La T2A a eu, au mieux, un impact limité sur la définition d’une stratégie d’offre de soins, tant à l’échelle des établissements de santé qu’au niveau régional. Et le tout récent , dernier acte d’une planification arbitraire du système de santé, n’est pas de nature à changer la donne.

Allez aux urgences, c’est toujours ouvert

Pour en revenir à l’épidémie de grippe, la ministre de la Santé ne rend pas service à l’hôpital en appelant à décaler les opérations chirurgicales programmées. Car elle fait passer, du même coup, un message implicite : « Que votre médecin traitant réponde ou pas au téléphone, allez aux urgences, c’est toujours ouvert ! »

Dans les périodes où les virus de la grippe et de la gastro-entérite circulent intensément, les médecins généralistes se retrouvent en effet en première ligne. Ils ne sont pas assez nombreux pour répondre aux demandes de consultations et , ce qui se traduit par un report d’activité sur les services d’urgences des hôpitaux. Aujourd’hui, le problème des « déserts médicaux » est bel et bien reconnu, et la crise actuelle en fournit une illustration.

On ne peut attendre de l’hôpital public qu’il reste performant dans les situations extrêmes, alors que les ressources allouées sont en baisse constante. Pour éviter qu’un mécanisme se grippe, il faut mettre régulièrement de l’huile dans les rouages. Un sondage réalisé en 2016 montre que . Ils ne peuvent rester accueillants sans une vision claire proposée par leurs dirigeants, qui manque aujourd’hui. Car un hôpital qui tourne bien, c’est d’abord une affaire d’état d’esprit.

The Conversation

, Professeur de médecine en pédiatrie et néphrologie,

La de cet article a été publiée sur .

 

 

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

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