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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 16:28

 

Source : http://reseauinternational.net

 

McDonald va fermer 220 restaurants en Chine et aux États-Unis

McDonald va fermer 220 restaurants en Chine et aux États-Unis

 

McDonald Corp, la plus grande chaîne de restauration rapide du monde, va fermer 350 magasins dans le monde, dont 220 en Chine et aux États-Unis.

La société a précisé que cette décision est une réaction à une chute de 8,3% au premier trimestre des ventes en termes comparables en Asie-Pacifique, Moyen-Orient et Afrique, qu’elle impute à l’impact de ce qu’elle a appelé des problèmes de perception longs, fondés sur une large base chez les consommateurs au Japon, et à des performances négatives, mais en amélioration, en Chine.

Les ventes mondiales en termes comparables ont chuté de 2,3%, reflétant une fréquentation négative sur tous les principaux segments, résultant en une baisse de 28% du revenu d’exploitation consolidé global de l’entreprise.

Au cours du trimestre, a précisé McDonald, le bénéfice d’exploitation en Asie-Pacifique, au Moyen-Orient et en Afrique a diminué de 80% en raison de fermetures stratégiques de restaurants et autres charges, en tête des préoccupations au Japon et en Chine.

La société de restauration rapide compte fermer 130 magasins au Japon, mais elle n’a pas répondu aux questions du China Daily sur le nombre précis de magasins qui devraient être fermés en Chine.

Kevin Ozan, le directeur financier de McDonald, a déclaré que les ventes mondiales en termes comparables au mois d’avril devraient également « être négatives ».

McDonald est considéré comme le principal détaillant de services alimentaires du monde avec plus de 36 000 emplacements. Plus de 80% sont détenus et exploités en tant qu’entreprises indépendantes.

Yum Brands Inc, la société mère de Taco Bell, KFC et Pizza Hut, est également encore en difficulté en Chine, où les ventes ont diminué de 6% au premier trimestre, tandis que les ventes dans des établissements comparables ont chuté de 12%.

Ce résultat constitue une amélioration par rapport à la baisse de 16% dans des établissements comparables au cours du dernier trimestre de 2014, et la société compte toujours créer au moins 700 nouveaux restaurants en Chine.

Selon les analystes, les clients chinois ont mis du temps à oublier les scandales alimentaires récents, dont un concernait un important fournisseur de viande à des entreprises de restauration rapide, dont McDonald et Yum, qui a été fermé pour avoir possiblement violé de nombreuses règles relatives à la sécurité, notamment l’incorporation de morceaux de poulet et de bœuf qui étaient bien au-delà de leur date d’expiration.

Yum a lancé plusieurs initiatives pour séduire davantage de clients en Chine, comme Atto Primo, un restaurant haut de gamme à Shanghai, et l’offre d’un café de qualité dans 1300 restaurants de 10 villes.

Ben Cavender, directeur de l’étude de marché sur la Chine basé à Shanghai, a pour sa part dit qu’il s’attendait que les deux marques continuent à avoir des difficultés en Chine et à l’étranger.

Selon M. Cavender, « Cela est dû à l’évolution des goûts des consommateurs et à un changement global soit vers des aliments plus sains soit des marques de niche ».

Il estime qu’en Chine spécifiquement, les deux marques continuent à ressentir les effets du scandale, de même qu’un ralentissement de l’économie, et que toute entreprise qui gère un grand nombre de magasins peut être confrontée à devoir en fermer certains.

« Les ventes de café pourraient stimuler un peu KFC », a-t-il dit, « mais je ne pense pas qu’il les a encore pleinement mises en œuvre et ils ont aussi beaucoup de concurrence sur ce terrain ».

http://french.peopledaily.com.cn/Economie/n/2015/0427/c31355-8884312.html

 

 

Source : http://reseauinternational.net

 

 

 

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 16:08

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

 

Secret des affaires : le monde orwellien rêvé par les multinationales

|  Par martine orange

 

 

Après quatre ans de travaux, la commission européenne est toujours dans l’impossibilité de donner une définition légale, précise et encadrée du secret des affaires. Les groupes de pression ont utilisé ce flou pour obtenir l’acception la plus large possible. De leurs exigences transpire le désir d'imposer une omerta sur leurs faits et gestes et remettre en cause nos libertés. 

Ils en parlent d’un air entendu, comme d’une évidence. Le secret des affaires est une notion qui semble ne poser aucun problème pour les lobbyistes qui abreuvent les hauts fonctionnaires de la commission européenne d’argumentaires et de revendications. Mais qu’est-ce que le secret des affaires ? Personne ne sait en donner une définition juridique précise. Un responsable de la loi sur les secrets des affaires en France évoque un « droit interstitiel », c’est-à-dire un droit qui recouvrirait tous les champs qui ne sont pas couverts par les textes existants.

Car les lois ne manquent pas pour protéger les entreprises. La protection de la propriété intellectuelle, la protection des brevets, la protection des savoir-faire et des procédés industriels ont été depuis longtemps inscrites dans les différents codes européens, même si l’usage diffère selon les pays. De même, la contrefaçon, le vol, l’espionnage industriel, l’introduction frauduleuse dans les systèmes d’information, le piratage sont sanctionnés partout en Europe. Quelle protection manque-t-il alors aux groupes aujourd’hui ? De quoi ont-ils donc besoin ?

 

Logo du Parlement européenLogo du Parlement européen © europa
 

Patrick Schriber, le représentant à Bruxelles du groupe américain de chimie DuPont de Nemours, a tenté d’en justifier l’utilité dans un long exposé lors de cette fameuse conférence du 29 juin 2012. Selon lui, les groupes font face à des menaces nouvelles, qui ne sont pas encore couvertes par la loi, qui justifient d’adopter des dispositions extrêmement sévères pour les protéger.

Dans la liste des dangers nouveaux, il cite d’abord Internet : « Internet, la cybercriminalité et la vulnérabilité des réseaux internes rendent l’accès aux données plus facile et plus rapide qu’auparavant », explique-t-il. Puis il met en avant les délocalisations. « Les délocalisations et le recours à la sous-traitance dans les groupes industriels créent des sources de vulnérabilité », poursuit-il. Enfin, il cite l’environnement concurrentiel dans lequel évoluent les entreprises. « La nécessité croissante de faire des offres conjointes pour répondre à des appels d’offres rend plus difficile d’évaluer la légalité d’une offre. La plus grande intensité concurrentielle à laquelle sont confrontées les industries poussent certains groupes à des extrêmes pour avoir accès à une technologie qui leur manque », termine-t-il. En d’autres termes, les multinationales demandent à être protégées d’un système qu’elles ont voulu et organisé, mais dont elles ne sont plus sûres, alors que leur domination technologique et commerciale est contestée par des pays émergents.

 

 

Sans se poser plus de questions, la commission européenne a repris mot pour mot l’argumentaire dans son projet de directive. « Les évolutions récentes, telles que la mondialisation, qui a accru le recours à la sous-traitance, à des chaînes de fournisseurs plus longues, qui a augmenté l’utilisation des technologies de l’information et de la communication, contribuent à accroître le risque de ces pratiques [la violation des secrets d’affaires – ndlr] », est-il écrit dans l’article 3 du projet.

Pour faire face à ces nouveaux dangers, une législation sur le secret des affaires s’impose, répètent sans relâche les groupes de pression. Un des avocats de Baker & McKenzie, le cabinet américain travaillant officiellement pour la direction du marché intérieur, reprend la totalité de leur argumentaire dans l'un des documents obtenus par l’ONG Corporate Europe Observatory dans sa requête auprès de la commission européenne. « Le secret des affaires apparaît comme l’outil parfait pour la protection de la propriété intellectuelle parce qu’il n’existe pas de limitation générale pour les sujets concernés », explique-t-il. Toute la bataille des lobbyistes, pendant quatre ans, va consister à donner au secret des affaires l’acception la plus extensive possible, d’en repousser sans cesse les limites.

« Identifier ce qu’est un secret d’affaires est en soi une tâche difficile », reconnaît la direction du marché intérieur dans une présentation. Celle-ci va s’atteler à lui donner une définition. Mais à la différence du droit américain, qui sert directement d’inspiration à cette directive sur le secret des affaires, la commission européenne se refuse à fixer les cas précis qui pourraient relever de cette législation et préfère tracer un cadre très large. « Le secret des affaires ou les informations confidentielles sont généralement définis comme ayant les caractéristiques suivantes : être secret ou généralement inconnu, avoir une valeur commerciale, faire l’objet de mesures pour rester secret », retient au départ la direction du marché intérieur. La définition comprend alors essentiellement la protection des innovations, des produits, la lutte contre la contrefaçon.

 

Contre la transparence

« La liste est beaucoup trop courte », réagit alors la fédération internationale des parfumeurs. Pour se faire bien comprendre, la fédération européenne de la chimie envoie obligeamment à la commission européenne la description exhaustive de tout ce qu’elle aimerait voir relever du secret des affaires. Y figurent « les plans et les stratégies de recherche et développement ; les rapports et analyses, les comptes rendus de recherche ; les pilotes et les plans commerciaux ; les données opérationnelles, les concepts et les projets des nouveaux produits, le design d’un produit ou d’un procédé, la formulation ou la composition d’un produit ». Mais s’y ajoutent aussi « les méthodes de production et l’application des savoir-faire ; les dessins de production et de procédés ; les analyses méthodologiques ; les méthodes d’analyses pour les impuretés, l’outil industriel, le degré de pureté et l’identité des impuretés et des additifs, les plans stratégiques, les plans d’affaires, les outils informatiques, les logiciels, les données sur les vendeurs, les distributeurs, les clients, les informations sur les ventes ». On en passe (voir ci-dessous la liste fournie par la fédération de la chimie sur ce qu'elle veut voir inclus dans le secret des affaires). 

 

 

Les cas sont si nombreux que cela finit par être surréaliste. Dans un courriel adressé à la direction du marché intérieur, un des membres de la fédération de la chimie demande finalement une petite révision, car la liste semble trop longue. Il pense notamment que la température d’ébullition ou de transformation d’un produit ne soit pas incluse dans les données relevant du secret des affaires. On a eu chaud ! Le fait de savoir que l’eau bout à 100° aurait pu être considéré comme une dangereuse violation du secret des affaires.

Cette seule énumération donne la mesure de l’état d’esprit des multinationales. C’est un monde selon Orwell qu’elles réclament. L’époque où le biologiste et médecin américain Jonas Edward Salk, découvreur du vaccin contre la polio, annonçait qu’il mettait à la disposition du monde entier sa découverte sans la breveter, est bien révolue. La coopération scientifique et technique, qui est un des postulats de la recherche universitaire, tout comme l’économie ouverte et du partage défendue par de nombreux inventeurs du net n’appartiennent définitivement pas à leur monde. Pour les multinationales, tout leur appartient, tout doit rapporter, y compris le vivant qu’il faut s’empresser de breveter afin de pouvoir exiger des royalties sur ce que la nature a fait.

Même le néolibéralisme défendu depuis les années 1980 paraît désormais à des années-lumière de ce qu’elles défendent. Misant tout sur l’efficience des marchés, le libéralisme – en théorie du moins – se faisait l’ardent défenseur de la libre circulation de l’information et des idées. Désormais, les grands groupes ne prennent même plus la peine d’habiller leurs demandes de l’aspect de la liberté. Leur vision est celle d’un capitalisme totalitaire. Elles réclament une surveillance totale de tout et de tous.

Mais ce cadre légal que les groupes essaient d’imposer par le biais du secret des affaires ne sert pas seulement à se protéger contre une concurrence déloyale, le vol des données, l’espionnage industriel ou le pillage de savoir-faire par des concurrents indélicats, contrairement à ce qu’ils prétendent. Il y a longtemps que les groupes ont appris à gérer ces problèmes entre eux. Il suffit de lire à nouveau leurs notes et leurs argumentaires pour comprendre leurs arrière-pensées. Leur projet est autant dirigé contre leurs rivaux que contre les salariés, les associations, la presse ou l’opinion publique. Tous ceux qui demandent des comptes ou au moins un peu de transparence.

C’est contre cette transparence, cet accès aux données accordé par les différentes législations que les groupes de pression partent d’abord en guerre. Alors qu’ils sont prêts à traquer tout mouvement des consommateurs sur Internet, à accumuler des masses de données sur tous, à violer la vie privée, le secret de la correspondance et refuser le droit à l’oubli, ils réclament une omerta complète sur leurs faits et gestes, une remise en cause des maigres concessions qu’ils ont pu faire.

La fédération européenne de l’industrie chimique, une fois de plus, parle sans ambages. « Ce rapport met en lumière le besoin d’établir un juste équilibre entre la transparence et la confidentialité. Alors que le public a accès aux documents et que la transparence est généralement bénéfique, le type et l’étendue des documents accessibles au public devraient être soigneusement déterminés afin de protéger les intérêts économiques des groupes », écrit-elle. Avant de préciser sa pensée : « Concernant les documents demandés par une tierce partie, leur accès devrait être laissé à la discrétion des institutions qui contacteront le propriétaire du document avant de répondre. »

Passé ce préambule qui érige le secret comme principe fondamental du droit des affaires européen, les fédérations donnent là encore des listes exhaustives des données qui ne devraient plus être accessibles ou dont l'accès devrait être restreint, réservé aux administrations et parfois peut-être, si nécessaire, aux médecins. Tout y passe, de la composition des produits, y compris alimentaires, à celle des médicaments, des données de santé publique aux relevés des mesures environnementales, par exemple les émissions de substance chimique ou le rejet des fumées.

 

Les salariés, premiers suspects

Des pans entiers des législations existantes se retrouvent ainsi sous la menace du secret des affaires. Les législations sur l’information des consommateurs, la santé et l’environnement risquent d’être démaillées en un clin d’œil. Même la réglementation Seveso, adoptée en 1982 après une catastrophe industrielle immense en Italie, en 1976, leur paraît trop lourde. « La proposition européenne de décembre 2010 pour amender la directive sur les accidents industriels contient des propositions qui visent à garantir un accès large au public sur les informations de sécurité, d’accroître la participation aux décisions et l’accès à la justice. (…) Mais ces propositions vont plus loin que les traités existants. Elles suggèrent par exemple que l’information doit être en permanence accessible. (…) Il y a des droits à la protection des données et à la confidentialité des informations d’affaires qui doivent aussi être sauvegardés et une claire référence à ces droits est nécessaire », insistent les industriels de la chimie. 

 

Autre extrait de l'argumentaire de la fédération de la chimie
 
Autre extrait de l'argumentaire de la fédération de la chimie

On comprend l’intérêt qu’ils peuvent trouver dans ces rétentions d’informations. Sans données fiables sur les produits, sur les mesures environnementales par exemple, les contestations d’associations de consommateurs contre certains produits, ou d’associations environnementales ou même d’habitants contre certaines installations industrielles – les centres d’incinération de déchets par exemple – deviennent beaucoup plus difficiles. Quant aux réclamations devant la justice, elles seront encore plus compliquées, les mis en cause seront les seuls à avoir toute l’information disponible. Le projet de directive concède d’ailleurs la possibilité de huis clos absolu en cas de procès, comme le réclamaient les lobbyistes.

Le secret des affaires doit s'étendre aussi, selon eux, sur les contrats publics. Revenant sur le droit constitutionnel qui accorde aux citoyens le pouvoir de contrôler l'usage de l'argent public, les groupes de pression réclament que les contrats public soient frappés du sceau du secret défense. Il est vrai qu'en la matière, la France a déjà précédé la directive européenne. Bercy a obtenu que le contrat de partenariat public-privé signé avec la société Ecomouv ne soit pas rendu public, ni même porté à la connaissance de tous les parlementaires siégeant dans la commission d'enquête sénatoriale, au nom du « secret commercial ». Ainsi, nous avons le plaisir de rembourser 830 millions d'euros à ce consortium, sans que jamais le contrat n'ait pu être examiné publiquement.

Mais le plus grand recul concerne les salariés. Là encore, le droit du travail est mis en danger. Le droit de regard, le droit d’information des syndicats sont strictement encadrés, même en cas de plan social ou de cession. Si, par hasard, quelque projet de plan social vient à fuiter dans la presse, cela pourrait représenter à l’avenir une violation du secret des affaires.

Par principe, les salariés, de toute façon, sont suspects. Il faut lire les argumentaires présentés par les lobbyistes. Les entreprises leur dénient toute compétence, tout savoir-faire, toute expertise. À les lire, il ressort que les salariés ne sont que des pièces interchangeables. Leur travail, les contacts, leurs idées, leurs inventions, tout appartient à l’entreprise.

Dans leurs argumentaires, ces dernières insistent sur l’importance de s’assurer que, lorsqu'ils quittent l'entreprise, les salariés ne puissent pas partir avec leurs connaissances (il ne s’agit pas des fichiers commerciaux mais de tout ce qu’ils ont pu acquérir dans leur travail). Dans un mail interne, la fédération des parfumeurs précise que cette nécessité s’impose aux sous-traitants mais aussi aux étudiants et aux chercheurs universitaires qui ont pu travailler avec elles et qui seraient par la suite embauchés dans une autre firme.

Les entreprises souhaitent avoir un droit de regard sur tout. Mais il est difficile de demander une extrême flexibilité de l’emploi, de pouvoir utiliser les salariés comme des mouchoirs en papier, et en même temps de chercher à les empêcher d’utiliser leur savoir-faire ailleurs. Leur rêve serait sans doute de pouvoir effacer leurs compétences comme on efface un disque dur d’ordinateur.

Dans un tel contexte, les lanceurs d’alerte sont perçus comme les traîtres absolus à l’entreprise. Même s’ils dénoncent des pratiques illégales, ils sont d’abord des semeurs de troubles, ceux qui osent briser la loi du silence. La presse, qui sert souvent de relais à toutes les associations, syndicats, salariés, pour faire connaître abus et dysfonctionnements, est dans le viseur. Dans tous les cas, il faut la mettre sous surveillance, sous contrôle, la museler si nécessaire, avec sanctions à l’appui.

Le projet de directive est toujours en cours de discussion par la commission des lois (Juri) du Parlement européen. Il a déjà fait l’objet de plusieurs amendements, qui doivent cependant être acceptés par la suite. Parmi les avancées jugées significatives, les parlementaires ont estimé que la révélation de secret d’affaires dans le cadre de la protection de la santé et de l’environnement est considérée comme légale. De même, les lanceurs d’alerte ne devraient avoir l’obligation de révéler des agissements frauduleux ou illégaux qu’aux seules autorités compétentes pour bénéficier d’une protection, mais peuvent aussi s’adresser directement à la presse.

Plus généralement, selon les parlementaires, la révélation du secret des affaires ne devrait être considérée comme illégale que s’il existe une intention de porter un préjudice économique. L’acquisition de secret d’affaires à la suite d’une négligence ne serait pas reconnue comme illégale. Enfin, les parlementaires demandent un renversement de la charge de preuve. Ce doit être au plaignant, selon eux, de démontrer qu’un secret a été illégalement acquis ou révélé.

Ces avancées sont certes importantes. Mais le projet de directive continue à être inspiré par nombre d’idées et d’arrière-pensées des groupes de pression qui ont été à l’origine de ce texte. La description du secret des affaires reste toujours aussi large, aussi floue. Malgré toutes les tentatives pour en limiter le spectre, les parlementaires ne sont pas parvenus à s’entendre. Après plus de cinq années de travaux, personne n’est capable de donner une définition juridique claire et précise de ce qu’est le secret des affaires, ce qui laisse toujours la porte ouverte à tous les abus et excès de pouvoir.

 

 

 

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

 

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 15:55

 

Info reçue par mail

 

 

                                                                

 

 

Dimanche 3 mai, venez semer sur la ZAD golfique

de St Hilaire de Brethmas!

 

Le 29 janvier dernier, le conseil d’Alès Agglomération votait une délibération portant demande d’ouverture d’Enquête Publique Complémentaire pour sa nouvelle version du projet golfique.

L’Agglo s’obstine à imposer son projet, entièrement repeint en vert (éco-site, éco-golf, éco-hôtel ****, éco-hameau!...) pour tenter de le rendre plus acceptable.

Rien n’a changé sur le fond: il s’agit toujours de créer un golf de luxe financé par la revente d’un lotissement-village (255 logements dont 108 villas) et arrosé avec l’eau du Gardon!

Le 21 mars dernier, St Hilaire Durable organisait une visite guidée de la Zone A Défendre, dernier espace agricole et champêtre de la commune. Ce jour là, des pommes de terre furent plantées sur une parcelle pour rappeler la vocation agricole et nourricière de ces terres destinées à devenir des «trous».

Comme en 2013, St Hilaire Durable avec le soutien d'autres organisations (Confédération Paysanne, ATTAC…) vous invite le dimanche 3 mai à poursuivre la lutte en participant à un semis solidaire de graines de courges pour manifester notre refus de voir disparaître ces terres au profit d'un projet inutile et imposé.

Cette journée sera aussi l’occasion, pour ceux qui ne la connaissent pas, de découvrir la beauté de la zone en cette saison.

Cette fois encore, la récolte sera destinée aux associations qui viennent en aide aux plus démunis.

Rendez-vous dès 10 h au parking centre-village (près poste/temple). Pique-nique tiré du sac. Petite restauration et boissons sur place.

 

 

Une affaire qui dure, et qui est loin d'être abandonnée par les bétonneurs de l'agglo d'Alès.Faire suivre l'info, merci.

http://www.sainthilairedurable.net/#!Dimanche-3-mai-venez-semer-les-graines-du-refus-de-voir-disparaître-les-dernières-terres-agricoles-et-champêtres-sur-la-ZAD-golfique-de-St-Hilaire-de-Brethmas-/c1s17/553f44e20cf21fee135069d0

 

 

 

 

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 15:41

 

Source : http://www.bastamag.net

 

Habitat partagé

Au cœur de ruelles médiévales, des habitants rénovent un lieu hors du commun pour vivre autrement

par

 

 

 

Habiter autrement les centres des petites villes, accéder à la propriété quand on n’a pas de très gros moyens, vivre sans voiture et partager les problèmes : c’est l’aventure dans laquelle s’est lancé un collectif à Auch. Avec un projet de réhabilitation hors du commun : un important corps de bâtiments sur 3000 m² de terrain, réparti sur 7 niveaux, enclavé en plein centre-ville, accessible essentiellement par des escaliers sinueux. Ici on partage beaucoup – travaux, réflexions, espaces communs à rénover. La topographie particulière du terrain, le choix d’un collectif démocratique, la mixité sociale, en font une expérience assez unique, qui tâtonne encore mais veut s’inscrire dans la durée. Et qui, pour l’instant, essuie les plâtres, au propre comme au figuré. Rencontre.

 

Pour profiter de ce reportage en grand format, c’est ici.

 

On m’avait parlé d’un immeuble en plein centre-ville, retapé par une sorte de communauté. Je connais un peu le coin, un enchevêtrement de ruelles médiévales qui cascadent à flanc de coteau au cœur d’Auch, la capitale du Gers et de la Gascogne. C’est toujours un peu étroit et très pentu, et j’ai imaginé une petite baraque biscornue habitée par une bande de hippies, enclavée dans un quartier sombre et triste. Je décide de tenter l’approche par les « pousterles », ces escaliers uniques en leur genre qui relient la haute-ville d’Auch à la rive gauche du Gers.

En fait, la pousterle des Couloumats (les « pigeons », en Gascon) est l’une des plus longues de la ville — et donc du monde, puisque les pousterles n’existent que dans cette ville et sur ces coteaux qui soutiennent la cathédrale. Il y a là tout un Monopoly de petites maisons en terrasse auxquelles on ne peut accéder que par les escaliers. Plus haut dans mon ascension, je croise une vielle dame qui se moque gentiment de mon souffle court et me glisse : « Surtout, il faut de bonnes cuisses ! » J’atteins enfin une petite rue encaissée qui s’accroche dans la pente. Derrière un portail en bois, sur lequel est scotché un permis de construire, je plonge avec délice dans l’ombre d’un garage encombré de matériaux de construction éparpillés. Suivant les bruits de coups et de coupe caractéristiques des travaux, je débouche brutalement à la lumière et dans un monde totalement inattendu.

 

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Chantier de la terrasse
La terrasse du bloc — un immeuble de 5 étages — d’où sont sortis 150 m³ de gravats et où, un jour, poussera un jardin potager.

 

Un lieu incroyable

L’histoire commence au printemps 2013 quand Sylvie et Fred, jeune couple avec deux enfants, cherchent à louer un logement un peu plus grand dans la ville. Fred raconte :

« Être propriétaires n’a jamais franchement été dans nos projets ou notre façon de vivre. Nous voulions juste que les enfants aient chacun leur chambre. Et habiter dans le centre-ville pour pouvoir nous rendre à pied à la plupart de nos activités quotidiennes, utiliser le moins possible la voiture. Le problème, c’est que nous ne trouvions rien de bien convaincant sur le marché. On a commencé à se dire qu’il fallait peut-être chercher à louer plus grand, quitte à vivre en colocation.

C’est alors que l’agent immobilier nous a proposé de visiter cet endroit. Cela ne correspondait pas à notre demande, mais cela ne coûtait rien de venir visiter. C’était un weekend où nous recevions des copains et nous nous sommes retrouvés à 25 dans… ce lieu incroyable. »

 

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Cour commune
Les arcades sur la cour ouest, niveau rue, futur cabinet d’architectes.

 

Ce lieu incroyable, c’est un ancien institut médico-éducatif (IME), en vente depuis 7 ans : 3000 m² de foncier dont 1800 m² habitables, répartis sur 5 niveaux en terrasses, avec une vue imprenable sur la rivière qui roule ses eaux boueuses des dernières pluies en contrebas, la ville qui ondule sur ses collines et même la barre bleue des Pyrénées, au loin, quand il fait beau. Le tout à un jet de caillou de la cathédrale, de la mairie, des commerces, du collège, de tout ce qui fait l’attrait d’une petite ville de province.

 

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Percer des portes
Jean-Marc et Nicolas, les deux architectes qui n’ont pas peur de prendre la poussière et de donner de leur personne, en train de percer une nouvelle porte sur la pousterle latérale ouest.

 

Entre deux coups de masse pour faire tomber un mur, Nicolas prend le relai du récit. Il fait partie du projet comme architecte associé, avec Jean-Marc et Sophie. À eux trois, ils ont acheté un lot pour monter leur cabinet dans la résidence. Si Nicolas ne compte pas habiter ici, il est maître d’œuvre pour trois des propriétaires de la résidence. Mais surtout, il participe activement aux corvées qui font travailler tous les membres du collectif sur les parties communes.

« Il y a trois grands corps de bâtiment : ce qu’on appelle « le bloc », qui est le plus récent, formé de deux immeubles de 4 et 5 étages ; les arcades, sur deux étages avec les coursives et dont le rez-de-chaussée est au niveau de la rue ; les communs, essentiellement la cour, la terrasse et les pièces et dessous – l’atelier, le gymnase dont on va peut-être faire une salle des fêtes et un local à vélo. D’après nos recherches, c’était un monastère des pénitents blancs au 17e siècle. On voit encore la façade de la chapelle depuis la rue. Il semblerait même que sur ces terrasses, on ait cultivé la fameuse poire d’Auch, servie sur la table des rois.

Les arcades et les colonnades ont dû être ajoutées au XIXe siècle, car on n’en trouve pas trace dans le cadastre napoléonien. Ensuite, il y a eu une école primaire et maternelle au XXe siècle et à partir des années 70, elle a été aménagée en IME. L’IME a été contraint d’abandonner ces bâtiments devant l’impossibilité de les mettre aux dernières normes et a déménagé en 2008 aux confins de la ville. Depuis, le bâtiment est resté en vente. Pas facile de vendre un espace pareil aussi peu accessible bien qu’en plein centre-ville ! Qui pouvait acheter quelque chose comme cela ? Sans compter qu’il y avait deux vendeurs, la mairie et l’ADSEA (Association départementale de la sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence). Au départ, le prix était de un million d’euros. Lors de la première visite, ce n’était plus que 250 000 euros. Et là, ça change tout ! »

 

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Vue sur la ville
Arcades, coursives, niveaux imbriqués et ouverture sur la ville : c’est un voyage immobile sur les ponts d’un paquebot qui domine la ville.

 

Un projet démocratique et intergénérationnel, avec une grande mixité sociale

Pour comprendre le fonctionnement de cet endroit, il faut parler avec Manu. Instituteur militant, il ne s’est jamais imaginé propriétaire : trop cher, trop lourd, pas pour lui. Mais voilà, il y a la magie du lieu, l’enthousiasme de ses amis Sylvie et Fred, et la possibilité de construire un projet d’habitat partagé compatible avec ses valeurs profondes et ses petits moyens. C’est lui qui a rédigé la charte qui doit permettre à tous les résidents de vivre en bonne harmonie.

« Il a fallu 18 mois de tractations entre la première visite et la conclusion de la vente. Il fallait constituer un collectif. Il y a eu du mouvement, des gens qui ont laissé tomber et d’autres qui sont arrivés. Un couple proche de la retraite a préféré se retirer à cause de l’accessibilité. Il nous fallait décider de la manière dont nous allions répartir les lots afin d’être le plus équitables possible. Nous sommes arrivés à un total de 14 lots avec des prix et des contraintes différentes. Mais nous ne voulions pas d’une simple copropriété. Il y a donc des communs.

Nous voulions un projet démocratique, ouvert, intergénérationnel, avec une grande mixité de classes sociales. Nous voulions surtout en profiter pour permettre à des personnes modestes d’accéder à la propriété. Toutes les décisions sont prises par consensus. Nous avons aussi intégré des propriétaires bailleurs en plus des propriétaires habitants pour améliorer encore la mixité sociale. »

 

- Comment répartissez-vous les décisions ?

« Il y a deux niveaux d’accès au projet : les 14 lots qui correspondent aux habitats privés et le collectif qui gère les communs. Au départ, nous voulions que les communs appartiennent à l’association du collectif. Mais le notaire nous a dissuadé de ce montage, compliqué et coûteux à gérer dans le temps. Donc, les lots sont intégrés dans une copropriété classique et les communs sont rattachés à la copropriété sur la base des tantièmes. Mais les communs sont aussi gérés par un collectif que nous allons transformer en association. Tous les propriétaires habitants doivent participer au collectif, mais c’est optionnel pour les propriétaires bailleurs et les locataires. Cela dit, à peu près tout le monde a choisi de participer au collectif. Dans le collectif, on part du principe que tout le monde est égal. Donc, nous avons aussi décidé que les enfants qui le souhaitent participent également au collectif. »

 

- Tu veux dire qu’un enfant a le pouvoir de bloquer le consensus sur l’usage des communs ?

« Oui, c’est l’idée. Jusqu’à présent, nous sommes toujours parvenus au consensus, même si cela nous prend pas mal de temps et n’est pas facile tous les jours. Appartenir au collectif permet de décider de l’usage des communs et d’y accéder. Nous comptons y installer un garage à vélos, un congélateur collectif et probablement une sorte de salle des fêtes commune. Appartenir au collectif signifie également participer aux corvées sur les communs, exactement comme aujourd’hui où nous sommes tous réunis pour élaguer et évacuer le figuier qui a poussé contre le mur de la salle commune, remplir les tranchées de la terrasse et surtout démonter l’escalier métallique du bloc. »

 

- Mais si vous n’arrivez pas au consensus, comment ça se passe ?

« Ce sont les règles standards de la copropriété qui prennent le relai, avec décision à la majorité (un lot = une voix). Mais jusqu’à présent, nous avons réussi à faire autrement. Cela vient peut-être du fait que nous n’avons pas le profil de propriétaires fonciers : nous sommes pratiquement tous des familles recomposées, c’est-à-dire des ménages monoparentaux majoritairement modestes, avec des enfants en gardes alternées, ce genre de choses. Aucun de nous ne pensait avoir les moyens d’accéder à la propriété un jour.

Nous avons chiffré les besoins en financement de la réfection des parties communes à 150 000 euros. Autrement dit, le ticket d’entrée pour chaque lot commençait à 10 000 €. Dans mon cas, pour mon duplex de 70 m² avec jardin sur la terrasse, j’ai payé 30 000 € en tout. Bien sûr, pour cette somme, on a surtout les murs. Mais après chacun finance l’aménagement intérieur à son rythme et selon ses moyens. J’espère aménager d’ici la fin de l’été ».

 

« Sans le collectif, 90 % d’entre nous n’auraient pas pu devenir propriétaires »

 

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Déblayer les gravats, ensemble
Le principe de la corvée est que tout le monde participe en fonction de ses possibilités, sans distinction de genre.
 

Même si le ciel se couvre, la petite communauté des corvées du jour continue de s’activer. Pour démonter l’escalier, c’est Loïc le charpentier qui fait profiter le groupe de son expertise. Il a acheté un lot de 127 m² de plain-pied dans le bloc, au niveau de la rue, pour 41 000 euros. Il s’agit d’une partie qui demande moins de travaux, d’anciens bureaux. Il ne sait pas encore s’il va louer ou habiter son lot. Il n’a pas envie d’abandonner son petit jardin, mais Sophie, sa compagne, préfère l’accès piéton au centre-ville et la perspective de voir son petit Achille grandir avec les autres enfants de la résidence :

 

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Huile de coude, grandeur nature
Démontage de l’escalier de service du bloc façade ouest : tout doit se faire à la force des bras.

 

« Ce que j’apprécie beaucoup ici, c’est le principe de solidarité : sans le collectif, il n’y aurait pas eu de projet. Comme toujours, au fur et à mesure des travaux, on a eu des mauvaises surprises, comme la cuve à fuel chez Manu, l’insuffisance d’étayage des poutres porteuses du loft de Stéphane, ou un mur porteur affaibli chez Frédérique. Nous avons débattu de chacun de ces problèmes et décidé de répartir la charge supplémentaire de travaux sur les communs plutôt que de planter un membre du collectif. Parce que sans cette idée de collectif, de mutualisation, 90 % d’entre nous n’auraient pas pu devenir propriétaires.

D’ailleurs, dans la charte, il est prévu qu’en cas de départ et de revente, nous nous engageons à ne pas revendre au prix du marché, mais de rester dans la démarche d’accessibilité aux foyers modestes. »

Valérie est comédienne et fait partie du groupe des fondateurs :

« Si l’idée d’investir cet endroit a été enthousiasmante dès le départ, très rapidement, on s’est mis à tourner en rond, entre les visites, les départs, les atermoiements. À moment donné, il a fallu réellement lancer le projet. Ça a commencé par le chiffrage, le fait d’évaluer le cout réel du projet, et d’arrêter un groupe pour le porter. C’est là que l’aide de professionnels comme Jean-Marc est décisive pour évaluer les possibilités concrètes que nous avions, le coût des travaux de viabilisation des communs, etc.

Ce projet implique avant tout de vivre les contraintes du collectif : les corvées – en fonction des disponibilités des uns et des autres – le fait de vivre ensemble, de fonctionner sur la base du consensus. Il nous a fallu un an de réunions et de débats pour arriver à concrétiser tout ça. »

 

« Nous avons bâti des murs, mais nous avons aussi percé des portes ! »

Jean-Marc est l’un des trois architectes du futur cabinet qui va s’installer dans la résidence. Il compte travailler ici, mais aussi y vivre et y installer son atelier bois. Pour ne pas créer de futures tensions, il a refusé de mener les chantiers chez ses futurs voisins. Mais il est maitre d’œuvre de la réfection des communs. Ce qui est bien pratique puisqu’il est agréé par les Bâtiments de France. Le quartier est classé historique.

 

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Un lieu incroyable
Les arcades côté est dominent la ville et leurs magnifiques éléments en pierre taillée qui vont être préservés par le collectif.

 

« C’est vraiment un lieu incroyable. Quand on l’a découvert, on s’est dit qu’il y avait un truc à faire, réinvestir le centre-ville, pour reconquérir les mobilités douces. C’était vertigineux. L’Agence nationale de l’habitat nous a tout de suite soutenus, ses aides à l’amélioration thermique vont financer 50 % des travaux des foyers les plus modestes. C’est la force du collectif : trouver des réponses ensemble.

Il nous a fallu 18 mois pour arriver à la signature. Cela aurait pu trainer encore un peu, mais des promoteurs ont commencé à présenter des projets concurrents et à faire pression sur le prix. Ce qui nous a sauvés, c’est que nous avons été capables de nous mettre d’accord pour présenter une offre ferme, alors que les promoteurs coinçaient sur la question de l’accessibilité. Les promoteurs doivent proposer une place de garage pour chaque lot vendu, ce qui, vu la configuration, est très difficile à mettre en œuvre. Certains avaient réfléchi à un ascenseur à voitures, creusé directement dans la roche, quelque chose qui récupère la voiture au niveau de la rue et la range automatique dans les sous-sols... Rien que cela, ça devait couler leurs budgets !

Le fait que nous cherchions à nous affranchir de la voiture et que nous ne sommes pas soumis à cette règlementation en tant que particuliers nous a particulièrement aidés. Nous nous sommes donc lancés, sans clause de résiliation. »

Un échange constant d’idées, de coups de main et de dialogue

 

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Un travail de sherpas
Chaque tronçon d’escalier doit être évacué à la main. Une caractéristique du terrain qui a fait fuir bien des entrepreneurs et qui nécessite une main-d’œuvre abondante et volontaire.

 

Frédérique est la voisine de Manu, et la dernière arrivée sur le projet en juillet 2014, juste avant la signature. Elle n’imaginait sans doute pas alors, que moins d’un an plus tard, elle serait embarquée dans des travaux de terrassement. Son père, Gérard, passe très régulièrement dans la résidence pour donner un coup de main. C’est en fait une sorte d’auberge espagnole de la construction, avec les amis et la famille qui participent aussi à l’aventure. C’est un échange constant d’idées, de coups de main et de dialogue.

« Je vis à Mauvezin (petit village à 30 km) et je travaille à Auch, avec Fred (le compagnon de Sylvie : il faut suivre, il y a au moins trois Fred embarqués dans cette aventure !). Je cherchais à me rapprocher pour arrêter tous ces trajets en voiture. Fred m’a parlé d’un studio à vendre dans le collectif, mais c’est un format qui ne convient plus à grand monde. Jean-Marc a fusionné le studio qui demandait trop de travaux avec son lot et du coup, je suis devenue voisine de Manu, dans un duplex. »

Aurélie ne s’est pas embarquée dans l’aventure pour ses implications politiques, mais bien pour son côté pratique :

« J’ai deux enfants avec Jean-Marc. Je n’adhère pas vraiment à tous ces trucs collectifs, les débats qui n’en finissent plus, le fait qu’il faille écouter le point de vue de chacun sur tout, mais depuis qu’on est passés aux choses concrètes, c’est nettement plus stimulant. J’ai toujours eu envie de m’investir dans un gros projet de « retape ». Là, il y avait le côté pratique pour les enfants qui pourront facilement aller de chez moi à chez leur père. Mais ce qui me plait vraiment, c’est qu’à présent nous faisons tout cela ensemble. Cela permet de surmonter la difficulté de l’entente au quotidien. En fait, j’adore ça ! »

 

Un ensemble de difficultés et de défis à surmonter ensemble

Manu a fini de boucher les tranchées de la terrasse, de déménager les fagots de figuier et surtout de transporter avec les autres les tronçons de l’escalier de service.

 

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La force du collectif
La disparité des moyens financier pour les parties privées attise un peu les jalousies et les récriminations, mais les conflits se résolvent mieux en mode participatif, comme lors de la pause repas commune pendant les corvées.

 

« L’un des grands défis du projet : le déblaiement de la terrasse. Il y avait des préfabriqués et une maison branlante collée au bloc que personne ne voulait habiter. Quand les bâtisseurs contactés ont vu que notre terrain était inaccessible aux engins, ils sont partis en courant. Finalement, on est tombé sur Gilles Duplan, un gars vraiment inventif et volontaire, dont on a fêté tous ensemble les 70 ans. Il a monté une sorte de passerelle qui partait de la cour des arcades, niveau rue et qui traversait toute la terrasse en surplomb. Dessus, il fait tourner des brouettes thermiques, ces sortes de mini-chenilles qui passent partout.

Avec ça, on a sorti 150 m³ de gravats de la terrasse avec nos bras. Comme des sherpas. On a rempli 80 bennes de chantier qui tournaient dans la rue. Sans l’ingéniosité de Gilles, rien n’était plus possible. On a tout fait entre septembre et décembre 2014. C’est ça l’histoire du collectif : un ensemble de difficultés et de défis que nous avons surmontés tous ensemble, en se serrant les coudes. »

La pluie menace franchement et l’activité ne faiblit pas. Car beaucoup d’entre eux s’apprêtent à investir les lieux définitivement dans les prochaines semaines. Sylvie et Fred sont dans les cartons, d’autres ont posé leurs préavis. Alors, il faut bien que ça avance. Mais les écueils sont toujours plus faciles à supporter à plusieurs, même si les tensions finissent toujours par survenir.

« En fait, il y a un seul truc sur lequel on n’a toujours pas réussi à se mettre d’accord ! »

Tout le monde sourit d’un air entendu.

C’est sur le nom que nous allons donner à cet endroit !

Agnès Maillard (texte et photos)

- Voir ce reportage en grand format.

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 14:59

 

http://la-bas.org/la-bas-magazine/long-courrier/29-avril-ZINN-SORTIE-NATIONALE

 

Tant que les lapins n’auront pas d’historien, l’histoire sera racontée par les chasseurs

HOWARD ZINN
LE FILM SORT AUJOURD’HUI !

Le , par L’équipe de Là-bas

HOWARD ZINN UNE HISTOIRE POPULAIRE AMÉRICAINE, le nouveau film de Olivier Azam et Daniel Mermet sort mercredi sur les écrans pour la fête du 1er MAI !

Une séquence du film rend hommage aux ouvriers de Chicago condamnés à mort en 1887 suite au combat héroïque pour la journée de huit heures qui est à l’origine du 1er Mai célébré depuis partout dans le monde. C’est donc d’abord un lien entre leur Histoire et la nôtre pour donner un autre regard sur ceux que la toute puissante Amérique a passé sous le tapis, tous ceux auxquels Howard ZINN redonne une existence dans l’Histoire et un rôle pour la changer.

Pour tout savoir sur les programmes et les débats : www.histoirepopulaireamericaine.fr

Tant que les lapins n’auront pas d’historiens, l’histoire sera racontée par les chasseurs.

Du Pain et des Roses est le premier long métrage d’une trilogie qui va parcourir l’Histoire populaire des États-Unis de Christophe Colomb à nos jours, à travers l’histoire personnelle extraordinaire de Howard Zinn, historien des lapins.

Avec la participation de Howard Zinn, Noam Chomsky, Chris Hedges...

« Avec l’énorme succès de son livre Une Histoire populaire des États-Unis, Howard Zinn a changé le regard des Américains sur eux-mêmes. Zinn parle de ceux qui ne parlent pas dans l’Histoire officielle, indigènes, esclaves, ouvrières, immigrants, syndicalistes, tous les oubliés du rêve américain et tous les inaperçus en lutte pour briser leurs chaînes. À Paris et à Boston nous avons eu la chance de rencontrer Howard Zinn et de le filmer, toujours stimulant et fraternel.

À la fin Zinn disait « Je veux qu’on se souvienne de moi comme quelqu’un qui a donné aux gens des sentiments d’espoir et de pouvoir qu’ils n’avaient pas avant ».

Voilà exactement ce qui nous a donné envie de réaliser ce film. »

Olivier Azam & Daniel Mermet
EXTRAIT DU FILM « Il y a 101 ans à Ludlow » (2’41) :

Howard Zinn, une histoire populaire américaine au cinéma le 29 avril par lesmutins.org

 


Durée : 1h46

Réalisation : Olivier Azam & Daniel Mermet
Scenario : Olivier Azam & Daniel Mermet
Image & montage : Olivier Azam
Entretiens & commentaires : Daniel Mermet

Son & traduction tournage : Giv Anquetil
Archives : Brice Gravelle & Laure Guillot
Production : Les Mutins de Pangée
Compositing & étalonnage : Jean Coudsi – MC Multimedia
Mixage son : Clément Chauvelle
Supervisation musicale : Franck Haderer
Post production son : Brodkast Studio
Musiques originales : Vincent Ferrand, Fred Alpi, Franck Haderer
Avec la participation de  : Ciao Films

Distribution : Les Films des Deux Rives
Production : Les mutins de Pangée
Avec : Là-bas si j’y suis

Toutes les infos, toutes les salles et toutes les projections-débats sur :
www.histoirepopulaireamericaine.fr

 

 

Source : http://la-bas.org/la-bas-magazine/long-courrier/29-avril-ZINN-SORTIE-NATIONALE

 

 

 

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 14:09

 

Source : http://la-bas.org/re-ecouter/les-emissions/2014-15/si-t-as-rien-a-te-reprocher-t-as-pas-peur-d-etre-surveille

 

Souriez, vous êtes espionnés !

Si t’as rien à te reprocher, t’as pas peur d’être surveillé Abonnés

Le

 

 

 

« La menace n’a jamais été aussi importante ! Nous n’avons jamais eu affaire à ce type de terrorisme dans notre histoire. » Sur France Inter le 23 avril Manuel VALLS n’a pas hésité a frapper très fort pour nous terroriser contre le terrorisme.

La veille par hasard un "dangereux suspect" avait été arrêté avec un grand concert de tam-tam médiatique. Un suspect en forme d’aubaine pour un Manuel Valls en campagne pour imposer la nouvelle "loi sur le renseignement" qui soulève quelques protestations. Les Verts comme le Front de Gauche, la ministre Christiane Taubira aussi bien qu’un dangereux gauchiste comme Jacques Toubon, la Ligue des Droits de l’Homme, Amnesty International, le juge antiterroriste Marc Trévidic, de même que la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) mais aussi l’extrême droite et une partie de la droite. Ça fait beaucoup.

Mais pourquoi tant de défiance ? Cette loi va permettre de lutter contre la criminalité, par exemple contre l’évasion fiscale qui, rappelons-le, coûte chaque année 80 milliards d’euros à la France ? Pourquoi en douter ?

La loi sera votée le 5 mai prochain avant d’être soumise au Sénat. Si l’on en croit les sondages, la démarche aurait le soutien de l’opinion. Mais nous sommes allés dans les rues de Paris, micro en main pour montrer que « l’opinion ça se travaille » (reportage d’Anaëlle VERZAUX et Gaylord VAN WYMEERSCH).

Sécurité ou Liberté ? C’est un débat politique fondamental depuis toujours. Ces derniers temps les images étaient claires. La droite c’est la poigne, la gauche c’est plus cool. Chacun sa clientèle.La gauche accuse la droite de fascisme, la droite accuse la gauche de laxisme. La guerre des gros bras et des mauviettes en somme. Mais aujourd’hui le client déboussolé demande de l’ordre et du bâton. Et le "socialiste" Manuel Valls répond. Il répond très fort. Tous surveillés, tous écoutés. "Je suis Charlie" est devenu "Je suis sur écoute". Avec sa loi il inverse les rôles. La gauche c’est les faucons, la droite c’est les colombes. Pas complètement puisqu’une partie de la droite l’approuve et demande encore plus de barbelés dans la prairie comme le charmant Eric Ciotti. Le comble c’est le FN opposé à la loi et qui se retrouve du côté des peace and love dégénérés. Vivement que Robert Menard et ses copains de l’OAS remettent de l’ordre dans tout ça.
En attendant voici des points de vue dans tous les domaines concernés par cette loi : Justice, Média, Police, Politique, Internet.

Avec, autour de Daniel MERMET :
Jérémie ZIMMERMANN de la Quadrature du Net,
Laurence BLISSON du Syndicat de la Magistrature,
Dominique PRADALIÉ du Syndicat National des Journalistes,
Olivier BESANCENOT du Nouveau Parti Anticapitaliste,
Alexandre LANGLOIS de la CGT-Police.

 

 
 
LÀ-BAS HEBDO n°14 (extrait)

Les différentes séquences de l’émission
 
00:00
 
15:54
01. Vos messages sur le répondeur

01 : Vos messages sur le répondeur

Quelques messages parmi ceux que vous avez laissés sur le répondeur de Là-bas si j’y suis au 01 85 08 37 37.

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. », disait Benjamin FRANKLIN, l’un des rédacteurs de la Constitution américaine. Manuel VALLS lui, ce jeudi 23 avril sur France Inter, ne comprend pas bien « c’est quoi ce débat sur les libertés » (13’40) :
http://www.dailymotion.com/video/x2nn50b_manuel-valls-cinq-attentats-ont-ete-dejoues-depuis-janvier_news


02 : Rien à me reprocher, pas peur d’être surveillé !

Selon un récent sondage Odoxa, 69% des Français « sont favorables à la loi Renseignement parce qu’ils sont convaincus qu’elle sera utile, même si elle risque de les priver de certaines libertés et de menacer leur vie privée. » Anaëlle VERZAUX et Gaylord VAN WYMEERSCH sont allés vérifier dans les rues de Paris.

Dominique PRADALIÉ (SNJ) : la loi est une menace pour les journalistes mais pas seulement.

Laurence BLISSON, juge de l’application des peines et Secrétaire nationale du Syndicat de la Magistrature : les dispositifs de surveillance prévus vont échapper au contrôle du pouvoir judiciaire. Plus de contrôle des services de renseignement et du Premier ministre.

Jérémie ZIMMERMANN de la Quadrature du Net : le projet de loi transforme un service de renseignement qui peut être utile et démocratique quand il est ciblé en un système de surveillance de masse. Les "mouchards" prévus par la loi permettront aux autorités de scanner toutes les activités en ligne, y compris les conversations privées, de n’importe quel citoyen.

 

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Rassemblement contre le projet de loi, le 13 avril 2015 devant l’Assemblée nationale

03 : Qui va surveiller les surveillants ?

Dans cette affaire, le socialiste Manuel VALLS est soutenu par l’UMP Éric CIOTTI, président de la "commission d’enquête parlementaire sur la surveillance des filières et des individus djihadistes". Pour Éric CIOTTI c’est clair, la France est en guerre :

« On a besoin de donner plus de moyens humains et matériels bien sûr à nos services de renseignement, mais aussi de sécuriser leur intervention. Il faut qu’ils puissent écouter, il faut qu’ils puissent sonoriser des logements, il faut qu’ils puissent mettre des balises sous les véhicules. Tout cela aujourd’hui n’est pas autorisé pour détecter la menace. Parce que l’enjeu est là : on sait qu’il y a 1 300 djihadistes, au minimum, identifiés. Le rythme des départs continue, et le rythme des retours s’accroît fortement. Donc le danger est très important, il demeure très très élevé, je crois qu’il n’a jamais été aussi élevé. »

Mais à droite également, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer non seulement l’inefficacité de la loi, mais aussi son atteinte aux libertés.


04 : Souriez, vous êtes espionnés !

Dans un article du 16 avril, Le Monde.fr souligne l’hypocrisie du gouvernement. En 2009, le Parti socialiste, très critique envers Sarkozy, publiait La France en libertés surveillés, dans lequel il dénonçait que « lors de l’examen des nombreux projets de lois antiterroristes déposés depuis les attentats du 11 septembre 2001, Nicolas Sarkozy s’est à chaque fois appuyé sur la peur du terrorisme ressentie par la population pour s’affranchir des réserves posées par la CNIL ».

La même Commission nationale de l’informatique et des libertés qui aujourd’hui ne manque pas de remarquer que « l’ensemble des dispositions ainsi projetées permettra la mise en œuvre de mesures de surveillance beaucoup plus larges et intrusives que ce qu’autorise le cadre juridique actuel en matière de renseignement. En effet, parmi les nouvelles techniques de recueil de renseignement légalisées ou autorisées, certaines sont susceptibles de conduire à une surveillance massive et indifférenciée des personnes. »

Olivier BESANCENOT, du Nouveau Parti Anticapitaliste, félicite le gouvernement pour son mensonge : il fait croire au grand public que le projet de loi ne concerne que les "terroristes". Pourtant, derrière ce prétexte, ce sont aussi les lanceurs d’alerte, les zadistes, les militants, les syndicalistes qui pourront être surveillés au nom de la défense des « intérêts économiques ou scientifiques essentiels » de la France.

Alexandre LANGLOIS de la CGT-Police apporte également son point de vue de policier en charge du renseignement.

 

 

Source : http://la-bas.org/re-ecouter/les-emissions/2014-15/si-t-as-rien-a-te-reprocher-t-as-pas-peur-d-etre-surveille

 

 

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 13:53

 

 

 

La loi anti-fraude se retourne contre l'élite espagnole

 

 

La Suisse est la destination privilégiée des contribuables espagnols, qui y ont déposé ou investi 20 milliards d'euros. Crédit : [PhotographyByMK / Shutterstock.com]
 

La loi anti-fraude adoptée par l'Espagne en 2012 pourrait faire des victimes au sein de l'élite espagnole. Rodrigo Rato,  prédécesseur de Dominique Strauss-Kahn au FMI et ex vice-Premier ministre et ministre de l'Économie, fait l'objet d'une enquête pour blanchiment. Un article d'EurActiv Espagne.

La loi anti-fraude adoptée par le gouvernement espagnol fin 2012, connue sous le nom de Modèle 720, semblait de prime abord un succès en matière de transparence et de rapatriement de fonds. Depuis que la loi est entrée en vigueur, 197 000 contribuables ont en effet déclaré 124,5 milliards d'euros dans des comptes à l'étranger.

Le texte législatif a pourtant a fait sa première victime au sein de l'élite espagnole. Rodrigo Rato, ancien directeur du Fonds monétaire international, ancien vice-Premier ministre et ministre de l'Économie, a été écroué. Il est soupçonné d’avoir blanchi de l'argent - un comble pour un ancien ministre de l'Economie.

Début 2012, le gouvernement de Mariano Rajoy avait donné le feu vert à une amnistie fiscale, sous la forme d'un texte de loi, baptisé Modèle 750. Elle permettait aux évadés fiscaux de régulariser leur situation en payant 10 % de leur dette fiscale. Par ailleurs, la loi exigeait l'identification du contribuable. Rodrigo Rato était l'un d'eux.

Un an plus tard, Cristóbal Montoro, le ministre des Finances et de l'Administration publique, a par ailleurs approuvé la loi Modèle 720, qui oblige les contribuables à déclarer leurs actifs à l'étranger lors du premier trimestre de chaque exercice fiscal. L’ancien directeur du FMI fait également lumière sur ces données en avril 2013.

Mais en examinant les documents fournis dans le cadre de l'amnistie fiscale et de la déclaration d'actifs à l'étranger, l'administration fiscale espagnole (AEAT) a détecté certaines irrégularités dans les données fournies par Rodrigo Rato. L'AEAT soupçonne ce dernier d'avoir essayé de blanchir de l'argent en utilisant la loi sur l'amnistie, ou Modèle 750. Selon les médias espagnols, la fortune de l'ancien ministère avoisinerait les 30 millions d'euros; la justice s'interroge sur l'origine de ces fonds.

 

Rodrigo Rato, la partie visible de l'iceberg

En février, l'AEAT a dressé une liste de 705 personnes soupçonnées de blanchiment d'argent et classées en tant que PEP (personnes politiquement exposées) par la Commission anti-fraude. Cela signifie que toutes ont occupé des postes politiques importants ou ont eu un lien avec des personnes de haut rang.

Toutefois, la loi Modèle 720, qui pourrait être la clé pour démasquer les personnalités politiques corrompues, ne semble pas tout à fait du goût de la Commission européenne, qui a entamé une procédure pour déterminer si l'obligation de déclarer ses actifs à l'étranger est compatible avec la loi européenne. La Commission a également reproché au système de pénalité espagnol d'être disproportionné.

Santiago Menéndez, directeur de l'AEAT refuse de tirer des conclusions trop hâtives sur cette enquête et écarte l’hypothèse d’une Commission opposée à ce système de déclaration.

 

>> Lire : La Commission veut que les États membres communiquent sur leurs pratiques fiscales

 

Pour le ministre de l'Économie, Luis de Guindos, la loi est « parfaitement compatible » avec la législation européenne. Pourtant, la commission des pétitions du Parlement européen a déjà traité de plaintes reprochant à la loi anti-fraude espagnole de « limiter » la libre circulation des personnes et des capitaux. La commission des pétitions s’inquiète également de la protection des données.

Depuis début 2015, la loi Modèle 720 a levé le voile sur plus de 27 500 contribuables qui ont déclaré 14,3 milliards d'euros d'actifs et de titres à l'étranger, a déclaré Santiago Menéndez à la Commission fiscale. Depuis que la loi a été adoptée, 197 000 contribuables ont dévoilé un total de 124,5 milliards d'euros.

Les résidents espagnols détiennent des actifs dans plus de 200 pays. La Suisse est la destination privilégiée des contribuables espagnols, qui y ont déposé ou investi 20 milliards d’euros. Au total, 14 milliards d'euros sont déposés sous formes d'actifs, et 4,8 milliards d’euros dorment dans des comptes en banque. L’Andorre occupe la deuxième position et abrite 4 milliards d’euros, dont la moitié en actifs financiers. Enfin, Gibraltar occupe la troisième place du podium avec 260 millions d’euros.

 

>> Lire : Le FN contre-attaque en accusant Martin Schulz de fraude

 

Pour l’AEAT, l’agence fiscale espagnole, il est évident que le Modèle 720, associé au Modèle 750, a apporté des « informations précieuses » qui permettront de « poursuivre la fraude des résidents espagnols ».

Le PSOE, le parti socialiste d'opposition demande au ministre espagnol des Finances et de l'Administration publique de rendre publique sa liste d'évadés fiscaux et de révéler l'identité des plus de 700 contribuables qui ont adhéré à l'amnistie et font actuellement l'objet d'enquêtes. Jusqu’à présent, l'AEAT a refusé de le faire.

Depuis février, 10 autres personnes ont été rajoutées sur la liste, ce qui signifie que le cas de Rodrigo Rato n’est pas isolé. À seulement un mois des élections régionales et avec toute l’attention portée sur les élections législatives de décembre, ces annonces risquent de faire trembler les partis politiques, qui pourraient être sévèrement punis si des fraudeurs sont découverts dans leurs rangs.

 

 

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 13:44

 

Source : http://www.lavoixdunord.fr

 

Ferme des Mille vaches: un cheptel sous haute surveillance

Publié le

PAR DENIS DEBLEDS (LE COURRIER PICARD)

Selon les opposants, la mortalité des animaux de la ferme des Mille vaches, située en Picardie, est très élevée. Sans dévoiler les chiffres, le responsable et les services de l’État avancent des explications.

 


La ferme des Mille vaches, près d’Abbeville, appartient à Michel Ramery, entrepreneur nordiste qui a fondé le groupe de BTP Ramery. Photo archives Baziz CHIBANE
VDN

Un taux de mortalité de 26 % à la ferme des Mille vaches ? Le chiffre aurait été communiqué lors de la réunion de l’instance locale d’information et de suivi (ILIS) de l’exploitation agricole, le 7 avril. Michel Kfoury, président d’honneur de l’association Novissen (Nos villages se soucient de leur environnement), opposée à la ferme située près d’Abbeville, l’a ensuite rendu public.

Ce taux est élevé. Concerne-t-il les vaches adultes, les jeunes, l’ensemble du cheptel ? S’il s’appliquait au nombre actuel d’animaux de la ferme (485 laitières adultes), 126 bêtes seraient mortes. S’il s’appliquait au cheptel de départ (13 septembre 2014), c’est-à-dire 135 vaches, on recenserait 35 décès.

Michel Welter, responsable de la ferme, refuse de donner les chiffres. « Un taux de mortalité se calcule en prenant le nombre d’animaux morts dans une année, par rapport au cheptel moyen de l’année. Nous n’avons que six mois de fonctionnement, on ne peut pas comparer à un taux calculé sur un an. »

Il poursuit : « Nous avons regroupé plusieurs élevages . Il y a des échanges de microbes et cela augmente toujours la mortalité. » Christophe Martinet, directeur départemental du service de la protection des populations, qui chapeaute les ex-services vétérinaires, confirme : « À chaque fois, les premiers mois sont difficiles. Chaque communauté d’animaux a son propre équilibre pour les microbes et les parasites. Un regroupement entraîne un déséquilibre. Mettre plusieurs troupeaux ensemble provoque un stress qui augmente la sensibilité aux maladies. »

Toujours sans dévoiler les chiffres, Michel Welter concède, pour les veaux nés à la ferme en décembre 2014, « une forte mortalité, mais ni plus ni moins importante que dans les élevages de la région suivis par notre cabinet vétérinaire ». « C’est dû au contexte climatique de décembre », affirme le responsable de la ferme. Les causes possibles sont multiples : problèmes pulmonaires, gastro-entérites… Les veaux de moins de 7 jours connaissent des pics de mortalité en juin, juillet et décembre, selon une étude de l’Institut national de la recherche agronomique.

Une chose est sûre, la ferme des Mille vaches est surveillée de près. L’État y a mené trois inspections interservices depuis son ouverture, alors que seuls 8 % des élevages de la Somme sont contrôlés chaque année : « Il a été décidé un suivi renforcé au démarrage de la ferme », commente Christophe Martinet.

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Alertes- Ce que vous devriez savoir
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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 13:29
 
 
 

S'il y a bien UN sujet sur lequel nous devons tous nous mobiliser d'urgence, c'est le TAFTA. Le traité transatlantique.
S'il passe, il permettra la libéralisation totale des échanges avec les Etats-Unis. Bonjour poulets au chlore, boeuf aux hormones et OGM à gogo. Si un Etat Européen osait interdire une de ces merdes sur leur marché, l'entreprise "lésée" pourrait demander des dommages et intérêts à l'état pour manque à gagner. "Vous voulez nous interdire de vous empoisonner? Il faudra payer cher pour ça..."
Planifié depuis plusieurs années, le TAFTA doit être signé cette année. Sauf si on réagit en masse!!!
Diffusez ce court documentaire qui explique bien les choses en peu de temps. C'est CAPITAL. C'est LE sujet sur lequel on doit se mobiliser!! Diffusez au maximum!!!

Je vous conseille les autres vidéos de cette chaîne, qui sont courtes, pertinentes, percutantes et très argumentées:
www.youtube.com/channel/UCm5wThREh298TkK8hCT9HuA

 

 

 

 

 

 
 

 

Marchands d'armes : trous de balles et poudre aux yeux #DATAGUEULE 34

 

Ajoutée le 25 avr. 2015

Partage sur Facebook : http://bit.ly/DataGueule34
Partage sur Twitter : http://bit.ly/DataGueule_34

L'industrie de l'armement est un fleuron national. Mais cette industrie, dominée par un petit groupe d'entreprises, touche un secteur sensible : celui de la vente d'armes particulièrement réglementé. Comment ce marché parvient malgré tout à faire du business de la guerre un commerce presque comme les autres ?


"Près de 6,8 milliards d'euros, voilà le joli total affiché en bas du carnet de commandes des entreprises françaises de l'armement en 2013. Soit une hausse de plus de 42% par rapport à 2012, notamment grâce à 8 contrats de plus de 200 millions d'euros chacun conclus dans le secteur aéronaval" : http://is.gd/B8TvPg

"Avec pas moins de 74 pays-clients depuis 2010, la France est aujourd’hui le 5ieme exportateur mondial d'armement" : http://is.gd/B8TvPg

Les diverses ventes à l'Inde et au Pakistan : http://is.gd/D4kUjk

"les “frais commerciaux exceptionnels” qui peuvent atteindre 11% du montant des transactions ! En Arabie Saoudite, le contrat pour la rénovation de la flotte remporté par la compagnie française DCNS en 1994, a permis de verser plus de 46 millions d'euros au prince Sultan, près de 30 millions pour son frère Fahd et 41 millions aux autres princes" : http://is.gd/lRNsLr

Les pays sous embargo : http://is.gd/mEGSrW

"La France a ainsi pris la 2è place des exportations militaires vers la Chine. Elle totalise 100 millions d’euros de commande par an depuis 2009, juste derrière la Russie" : http://is.gd/ewomHB

"Nicolas Sarkozy alors président, soucieux de la bonne santé commerciale du secteur, suggérait l’abandon des sanctions vis-à-vis de la Chine" : http://is.gd/K8VnoP

"Aujourd'hui, l'Asie et le Moyen-Orient représentent plus de la moitié des commandes mondiales d'armement" : http://is.gd/B8TvPg

Et sinon, France 4 c'est aussi :
http://www.france4.fr/
https://www.facebook.com/france4tv
https://twitter.com/france4tv
http://www.youtube.com/user/france4

 

 

 

Fukushima mon amour #DATAGUEULE 32

Containers : la vie en boîtes #DATAGUEULE 33

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 13:03

 

Source : http://www.bastamag.net

 

Expropriation

10 000 Amérindiens ont lancé une vaste opération d’occupation de terres

par

 

 

 

Dans les montagnes du sud-ouest de la Colombie, les Nasas sont en lutte pour récupérer des terres promises par l’État il y a plus de 20 ans. Le gouvernement tergiverse, et les industriels installés sur ces terres n’ont pas l’intention de les restituer. Malgré les intimidations et les violences de la police et des groupes paramilitaires, 10 000 Nasas occupent ces terres depuis plusieurs mois. Rencontre avec Célia Umenza, « garde indigène », chargée de la protection de ce territoire autochtone.

Quand elle parle, Célia Umenza tient dans sa main le baston de mando (ou bâton de commandement), symbole de l’autorité chez les Nasas, peuple autochtone de Colombie. Pour autant, sa parole n’est pas celle d’une décideuse, encore moins d’une cheffe. Invitée par le festival pour la paix en Colombie, elle est là pour représenter l’Acin, une association qui réunit divers conseils indigènes de la région [1] et qui compte près de 165 000 membres. 8 000 de ces membres composent la guardia indigena (garde indigène), dont la mission est d’assurer la protection du territoire autochtone. Armés de bastones de mando, ils et elles arpentent les montagnes pré-andines. Leur rôle ? Prévenir les incursions des groupes armés et veiller à ce que les communautés ne manquent de rien.

« On nous appellent des leaders, mais pour nous ça ne signifie rien », explique Célia Umenza. Elle pense même que beaucoup de Nasas « jugeraient qu’un voyage à Paris est une perte de temps », au vu de leur actualité politique brûlante. Depuis décembre 2014, les communautés nasas sont lancées dans une vaste opération de « Libération de la Terre Mère ». 10 000 personnes occupent des terres promises il y a 15 ans par l’État colombien, en guise de dédommagement, pour un massacre commis par les forces de police et les paramilitaires. 21 personnes avaient été tuées lors d’une (très) violente opération d’expropriation. C’était le 16 mai 1991. Sanctionné en 2000 par la Cour inter-américaine des droits de l’homme, le gouvernement colombien s’engage à dédommager le peuple nasa en lui restituant 15 663 hectares.

 

 

En 2013, le gouvernement s’engage à nouveau à restituer 40 000 hectares au rythme de 10 000 ha par an. Finalement, les Nasas se voient proposer en 2014 de récupérer des terres situées à quelques centaines de kilomètres de leur territoire ! En février dernier, le ministre de l’Agriculture a carrément expliqué que 20 000 hectares représentent déjà une superficie exagérée et que le gouvernement n’est pas en mesure de satisfaire cette demande (cela correspond à 0,01% du territoire colombien). Et pourtant, les terres revendiquées appartiennent bel et bien aux Nasas, si l’on en croit les titres de propriété – toujours valides – octroyés au 18ème siècle par la couronne d’Espagne aux conseils nasas.

 

Industries minières et agro-alimentaires revendiquent les terres et sous-sols

Refusant qu’une partie de leur communauté soit déplacée, les Nasas prennent la décision de cesser les négociations en cours avec le gouvernement jusqu’à ce que ce dernier ne leur cède 20 000 hectares (l’équivalent de la superficie du département de Seine-Saint-Denis). Problème : les terres en question appartiennent aujourd’hui à de grands industriels sucriers colombiens, le sous-sol a été concédé à la multinationale minière sud-africaine AngloGold Ashanti et un projet d’aéroport à vocation militaire a vu le jour sur cette même zone.

Ces dernières semaines, le conflit s’est intensifié. Les Nasas sont entrés dans une phase d’action qu’ils nomment « minga permanente » : s’ils se font expulser, ils reviennent dans les champs de canne à sucre qu’ils rasent pour y pratiquer leur propre agriculture. Armés de leurs bâtons, de pétards et de fusées, les Nasas affrontent les forces de polices, les escadrons anti-émeutes ainsi que des contingents militaires. « L’État a réagi en réprimant très fortement », commente Célia. Selon les organisations autochtones, 151 Nasas ont été blessés. 16 le sont gravement et trois ont été touchés par des tirs d’armes à feu. Quatre autres sont en attente de jugement, accusés par la police d’être des guérilleros infiltrés.

 

Intimidations et violences

À cela s’ajoutent les menaces à l’encontre de l’organisation autochtone, et notamment de ses responsables, par les Rastrojos et les Aguilas Negras, deux groupes paramilitaires qui sont censés avoir été démobilisés en 2004. Les Nasas sont aussi accusés d’avoir des liens directs avec les Farc (forces armées révolutionnaires de Colombie) et sont menacés d’une « épuration sociale ». Ces intimidations sont monnaie courante dans la région. Le gouvernement et les paramilitaires ont l’habitude de prétexter une collusion entre le mouvement autochtone et les Farc pour justifier une intervention militaire, un massacre ou un assassinat. Les Nasas ont pourtant souffert pendant de longues années de la violence des Farc.

Célia Umenza explique ainsi qu’à partir de 2005 et jusqu’à très récemment, « l’indien qui descendait de la montagne jusqu’aux zones contrôlées par les paramilitaires était déclaré guérillero. L’indien qui montait depuis la partie basse jusqu’aux zones montagneuses contrôlées par la guérilla était déclaré paramilitaire. Dans un cas comme dans l’autre, on retrouvait son cadavre sur le bord d’une route ou dans un champs, découpé en morceaux ». Les coupables paieront-ils un jour ? Rien n’est moins sûr.

 

Le laisser-faire coupable du gouvernement

En 2000, en plus de la restitution de terres, la Cour inter-américaine des droits de l’homme a exigé du gouvernement colombien qu’il fasse tout pour éviter que les massacres ne se répètent. Mais entre 2000 et 2004, de nombreux assassinats ont été perpétrés par les paramilitaires. Citons la tuerie de Gualanday (2001, 14 morts), celle du Naya (2001, plus de100 morts) ou encore celle de San Pedro (2002, 4 morts). De 2000 à 2014, l’Acin a répertorié 500 assassinats sélectifs, en plus des massacres commis par les forces armées officielles et les paramilitaires.

Face à ces hommes armés de pistolets et de machettes, l’Acin riposte avec les claviers et les blocs-notes de son « réseau de communication », ou de son observatoire des droits de l’homme. Leur objectif : « dire » les violences. Le voyage à Paris de Célia Umenza s’inscrit dans cette logique de mise en lumière des exactions subies par les Nasas et de leur lutte « pour la défense de la vie et du territoire ». Malgré la puissance de feu de leurs adversaires, et les risques qu’ils encourent, la détermination des militants nasas reste intacte. « S’il faut que nous mourrions sur place, nous mourrons. Mais, nous ne bougerons pas d’ici », martèle Célia Umenza.

Jules Hermelin

Photo de Une : source.

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