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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 17:02

 

Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/marielle-billy

 

 

Fralib-Gémenos : la lutte créatrice

 

Ce 14 mai 2015, l'usine de thé et infusions des Fralib de Gémenos redémarre officiellement sa production et sa commercialisation sous la marque Scop TILes Fralib ont gagné face à Unilever après une lutte obstinée de cinq années : sur les 76 salariés présents à la fin du conflit, 58 ont accepté de mettre au pot pour devenir coopérateurs et fonder une SCOP.

Chacune des décisions a été actée par l’AG des salariés, parfois à l’issue de débats houleux. Ces derniers mois,  c’est la politique salariale qui a suscité des crispations. Faut-il un même salaire pour tous ou un salaire par catégorie ? «Ça bastonne bien sur le sujet, reconnaît Olivier Leberquier (leader CGT, désormais directeur général délégué) . La démocratie, c’est compliqué à mettre en œuvre.»

Pour la première année, l’objectif de production est de 250 tonnes. L'enjeu est de produire des thés et infusions de qualité (certification Bio) en associant le savoir-faire français, héritier de tout un passé de production (agriculture drômoise, savoir-faire des Fralib) et toute une qualité de thés vietnamiens découverts dans le nord du pays.

Les machines, surveillées et bichonnées depuis cinq ans afin d'éviter leur déménagement, tournent à nouveau : vive Fralib ! vive la lutte !

 

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Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/marielle-billy

 

 

 

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 20:10

 

Source : https://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com

 

 

Bouilles Hebdo du 11 au 18 mai

 

Jeudi 14 :

 

Mardi 12 :

 

Lundi 11 :

  • « Opération Râteaux » ce matin au niveau de la Métairie Neuve : bonne ambiance, une trentaine de personnes, du travail utile…en attendant un communiqué des Bouilles en bonne et dûe forme, l’article de la Dépèche…

 

Forêt Interdite

 

Forêt Interdite !

Pour commencer la semaine, un billet du blog les Contrées Magnifiques  : l’intimidation et la terreur (à propos de l’affaire Tarnac)…et un site http://permaculture-sans-frontieres.org/ avec plein de choses intéressantes…

 

 

 

 

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 19:02

 

Source : http://zad.nadir.org

 

 

Infos du 12 au 18 Mai

mardi 12 mai 2015, par zadist

 

 

Merci de nous signaler toute information sur d’éventuelles présences de flics ou d’engins de travaux autour de la ZAD au numéro d’urgence : 06 43 92 07 01. Avant de faire tourner une info, de la recouper en regardant sur ce site web ou en appelant le numéro d’urgence si elle n’est pas encore publiée sur le site.

Les infos d’urgence qui tournent sur les réseaux sociaux ne sont pas toujours confirmées. Restons vigilants, mais évitons de crier au loup ! Ca nous permettra de réagir rapidement et évitera de faire tourner des rumeurs.

Merci d’avance !


Pour la connexion sécurisé de notre site : https://zad.nadir.org l’empreinte du nouveau certificat c’est 7C:88:27:D9:7F:FE:BD:EC:2B:F9:7E:7F:74:43:22:33:90:02:B7:68 (du 12/04/2015 au 22/05/2015)


- La saison d’étude du "Suivi scientifique du dispositif de compensation en faveur du Triton marbré" ayant repris, ouvrons l’oeil pour repérer les étudiant-e-s, les dispositifs de prélèvements, ... (de mi mars à fin juillet). Contre l’aéroport et son monde de compensation !


Mardi 12 Mai

- URGENT ZADPartout : [Urgent] Expulsion de deux ZAD en Charente-Maritime ! Les ZAD de Boyardville (Oléron) et Echillais (près de Rochefort) ont été expulsées ce matin par un dispositif impressionnant ; 200 gendarmes, deux hélicos, huissiers, préfète et autres envoyés du ministère de l’intérieur ... une quinzaine d’oléronai-se-s seraient en garde-à-vue ! RDV ce soir, mardi 12 mai, à 18 heures Place Colbert à Rochefort

 

 

Source : http://zad.nadir.org

 

 

 

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 18:16

 

Source : http://www.marianne.net

 

Sanofi : il est temps de dire stop au gâchis !

Le collectif des salariés anti-Sanofric
 
 
 
Le "golden hello" du nouveau patron de Sanofi et le "golden parachute" du sortant ont fait la une des journaux. Mais la colère grandit parmi les salariés du laboratoire pharmaceutique réunis au sein du collectif anti-Sanofric. Ils dénoncent la casse sociale et l'abandon progressif de la recherche au sein du groupe.
 
 
ROMUALD MEIGNEUX/SIPA
 

Qui peut affirmer que Sanofi va mal ? Depuis cinq ans, c’est pourtant ce qu’on nous répète. Depuis cinq ans, au prétexte des économies que le groupe doit réaliser, près de 5 000 emplois ont été détruits. De nombreux sites de recherche et de production du groupe ont été fermés ou vendus. Mais, depuis dix ans, les dividendes versés aux actionnaires ont, eux, flambé de 137%. Plus de 50% des profits de l’entreprise leur sont désormais redistribués ! Tandis que l’enveloppe d’augmentation collective des salariés plafonne cette année à 0%...

Aujourd’hui, alors que notre nouveau patron, Olivier Brandicourt a été accueilli avec un « golden hello » de 4 millions d’euros et que l’ancien, Chris Viehbacher, est parti avec son « golden parachute », la colère gronde et grandit parmi les employés de Sanofi. Le discours financier du groupe pharmaceutique ne passe plus. Nous sommes contre ce « Sanofric ». Le médicament n’est pas une marchandise, la santé n’est pas un produit financier et les salariés ne sont pas une variable d’ajustement.

La recherche est sacrifiée, parce que trop longue, trop coûteuse. Aujourd’hui, nos dirigeants ne veulent plus prendre le risque de la recherche en interne. A Montpellier par exemple, tout l’axe thérapeutique oncologie a ainsi été stoppé, alors que le cancer est une priorité nationale ! Comment développer des médicaments s’il n’y a plus de recherche ? Quand on sait qu’il faut sept à dix ans pour mettre au point un médicament, comment voulez-vous apporter les réponses thérapeutiques nécessaires aux besoins des patients en attente de solutions à leurs pathologies quand vous subissez un plan de restructuration tous les trois ans (le premier en 2009, le deuxième en 2012) ?

"Une entreprise qui a touché presque 180 millions d’euros l’année dernière au titre de divers crédits d’impôt ne doit pas agir ainsi"Les produits historiques de Sanofi, ses plus gros blockbusters (1 milliard de chiffre d’affaires minimum), sont sortis de nos laboratoires de recherche. Désormais, la direction préfère acheter des produits tout prêts à l’extérieur. Comme cette molécule, acquise auprès de la société Bipar pour 500 millions de dollars. Les chercheurs de Toulouse avaient alors alerté : eux-mêmes avaient déjà travaillé sur des molécules analogues, sans que cela ne donne rien. Et ce qui devait arriver arriva : la molécule s’est arrêtée très vite et près de 800 millions sont partis en fumée. Et que penser de Beautific, cette « boisson beauté », commercialisée en 2012, par Sanofi et Coca-Cola ? Ce n’était que de l’eau, du sucre et de la com.

Depuis plusieurs années, depuis que notre entreprise a été placée entre les mains de financiers, nous assistons à un gâchis monstrueux. Un gâchis humain et sanitaire. Une entreprise qui fait 6 à 9 milliards de bénéfices chaque année ne doit pas se comporter ainsi. Une entreprise qui a touché presque 180 millions d’euros l’année dernière au titre de divers crédits d’impôt (dont le CICE et le CIR), ne doit pas agir ainsi. Et l’Etat ne doit pas être complice de ces agissements. Pourtant, c’est bien le ministère du Travail au côté de notre employeur Sanofi R&D qui a déposé une requête auprès du Conseil d’Etat suite à l’annulation du deuxième plan social que nous, salariés, avons réussi à faire annuler.

Nous demandons aujourd’hui que soit votée une loi qui interdise aux entreprises qui font des bénéfices et qui reversent des dividendes aux actionnaires de supprimer des emplois et de vendre ses sites. Nous réclamons que Sanofi soit intégré dans un pôle public de recherche. La santé ne doit pas être laissée aux financiers. La santé de millions de personnes sur la planète en dépend ainsi que l’indépendance thérapeutique de la France.

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

 

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 18:08

 

Info reçue par mail

 

 
Rejoignez-nous pour organiser la "Semaine pour le Climat en Cévennes".
Elle aura lieu au mois de septembre (dates à préciser ensemble)
 
Nous ne sommes pas dupes de la mascarade des négociations internationales autour du sommet climat dit COP 21 qui  aura lieu en décembre à Paris.
La coalition Climat 21, qui regroupe plus de 80 ONG, syndicats et organisations françaises, dispose de moyens logistiques énormes pour préparer le contre-sommet mais ne représente pas un pôle politique cohérent. Nous sommes nombreux à penser qu'il manque dans ces mobilisations une dynamique radicale qui n’ait pas peur de la politique et surtout de remettre en questions les causes économiques et sociétales du dérèglements.
Il nous semble aussi important de ne pas rester focaliser sur la manifestation parisienne (sommet et contre-sommet). Nous avons, ici, en Cévennes, des choses à dire et à faire. Nous devons mobiliser sur cette question au plus près de chez nous.
 
C'est pourquoi, plusieurs collectifs et associations: Vent Debout à Florac, Bogues dans la vallée française, Objecteurs de Croissance, collectifs de luttes (EON , GdS, pollution minière)…) se réuniront le mercredi 20 mai à 18 heures à Ste Croix Vallée Française pour commencer à organiser cet évènement cévenol.
 
Venez nous rejoindre ! et faites suivre dans vos réseaux...
 
Marie-Hélène , Philippe,Estelle ,Christian
 
PS: pour plus d'infos et co-voiturage à partir de Florac, téléphoner à Marie-Hélène au 04.66.47.13.42
 
 
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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 18:03

 

 

Tafta

Les ravages des tribunaux d'arbitrage expliqués en dessins

Magazine Marianne
 
 
 
Le traité transatlantique (TAFTA) et son petit frère canadien, l'accord économique et commercial global (CETA), sont de véritables machines de guerre au service des multinationales. Avec les tribunaux d'arbitrage, ces dernières peuvent traîner en justice les États qui viendraient interférer, par leur réglementation, avec leur course aux profits. Une vidéo pédagogique explique en dessins les enjeux de cette guerre menée dans l'ombre, sans que les peuples n'aient leur mot à dire.

Sum Of Us se définit sur son site Internet comme un « mouvement international » rassemblant « des consommateurs, des travailleurs et des actionnaires » ayant pour objectif de « contrebalancer le pouvoir grandissant des grandes multinationales ». Ce collectif est à l’origine d’une vidéo virale abordant en termes simples l’un des points les plus contestés du traité transatlantique : les tribunaux d’arbitrage. En dépit d’un accent à couper au couteau, le narrateur fait montre de pédagogie et nous explique, dessins à l’appui, quels sont les risques qui planent sur notre démocratie si le traité devait être signé avec la clause concernant ces tribunaux.

« L’Union européenne souhaite attirer les investisseurs étrangers grâce à des traités internationaux », nous explique la voix off. Par « traités internationaux », il faut comprendre le traité transatlantique, actuellement en cours de négociation entre l’UE et les États-Unis, que nous avons déjà longuement abordé dans nos colonnes, et le CETA, qui est peu ou prou le même traité mais cette fois, avec le Canada. « Pour ce faire, elle leur promet un privilège exceptionnel : le règlement des différents entre investisseurs et Etats. » Cela signifie que les investisseurs pourront poursuivre en justice des États. Les affaires seront jugées par des tribunaux d’arbitrage « composés, non pas de juges indépendants, mais d’avocats souvent proches des entreprises. »

Mais ce n’est pas tout ! La vidéo nous apprend en outre que « ces tribunaux d’arbitrage siègent à huit clos » et que la plupart du temps, « leurs dossiers sont confidentiels ». Un peu comme la négociation du traité transatlantique, qui se fait dans l’opacité la plus totale. Ensuite, le jugement est rendu « par trois avocats affiliés à de grands cabinets privés. » Des avocats qui, suivant les affaires, sont tour à tour « plaignant, avocat de la défense ou juge. » C'est dire le cynisme du mécanisme...

Là où l’on atteint des sommets, c’est lorsque l’on sait que les cabinets qui emploient ces avocats vont eux-mêmes démarcher des entreprises pour les encourager à porter plainte ! Ils peuvent même aller jusqu’à avancer les frais de procédure à leurs clients… « Un commerce lucratif sur le dos des contribuables, de l’environnement et des acquis sociaux. » Car pour éviter les frais inhérents aux « décisions de justice », les États n’ont d’autre choix que de revenir sur leurs normes juridiques, sociales, sanitaires, environnementales... qui représentent autant de freins aux profits des multinationales. Et freiner, ces entreprises-là, n'aiment pas ça. Et qu'importe s'il faut, pour continuer à accéler toujours plus, écraser l'Etat de droit...

 

Source : http://www.marianne.net

 

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 17:53

 

Source : http://www.reporterre.net

 

La sécheresse en Californie menace la sécurité alimentaire des Etats-Unis

12 mai 2015 / Elisabeth Schneiter (Reporterre)
 

 

 

La Californie connaît la pire période de sécheresse enregistrée depuis 120 ans. La région étant une des terres les plus productives du pays, cette sécheresse pose un problème national de sécurité alimentaire. Et remet en cause le système industriel de production alimentaire, basé sur la monoculture et extrêmement avide en eau.


Douze millions d’arbres sont déjà morts en Californie où les couleurs d’automne, en ce printemps 2015, annoncent des catastrophes. C’est la quatrième année consécutive de sécheresse, la pire enregistrée depuis 120 ans.

Déjà, le 1er avril 2015, à 2 000 mètres d’altitude dans les montagnes de la Sierra Nevada, le gouverneur de Californie Jerry Brown, au lieu de neige, n’avait trouvé que de l’herbe beige et sèche. Et ce n’était pas un poisson d’avril !

Ce jour-là, Brown a pris une mesure sans précédent. Arrosage réduit des pelouses, nouvelles normes des toilettes et des robinets, chasse au gaspillage, augmentation des tarifs… Même Beverly Hills, la ville des stars et l’une des plus avides d’eau, va réduire sa consommation de 36 % avec des amendes allant jusqu’à 10 000 dollars. Le gouverneur a signé un décret détaillant aux agences californiennes d’approvisionnement en eau comment en réduire l’utilisation de 25 % par rapport à 2013, une économie prévue d’environ 500 milliards de gallons d’eau d’ici à février 2016.

 

Une agriculture accro à l’irrigation

Cette quantité d’eau semble énorme, et pourtant à elle seule, l’agro-industrie des amandes, qui produit 80 % des amandes consommées dans le monde, en consomme plus du double, et l’alfalfa encore plus. L’agro-industrie californienne utilise 80 % de l’eau disponible, mais « pas question de lui imposer des quotas », a expliqué Brown à la chaine ABC, car « elle fournit la plupart des fruits et légumes de l’Amérique, et exporte partout dans le monde. »

La vallée centrale californienne qui s’étend sur 725 km entre la Sierra Nevada et la chaîne côtière de Californie, est peut-être la terre la plus productive au monde. On y a acclimaté quelque 230 variétés venues du monde entier. La plupart des salades, carottes, céleris, artichauts, tomates, brocolis ou asperges consommés aux États-Unis viennent de Californie qui produit aussi 84 % des pêches fraîches du pays et 94 % des prunes. Cette sécheresse pose donc un problème national de sécurité alimentaire.

 

En 2014, il y avait déjà plus de 500 000 hectares de terres agricoles en friche en Californie, ce qui fait 1,5 milliard de dollars de pertes pour l’industrie agricole et 17 000 emplois saisonniers en moins. Les experts estiment que la superficie totale des terres agricoles en jachère à cause de la sécheresse pourrait encore doubler en 2015.

C’est tout le modèle américain de la grande monoculture du Midwest qui est remis en question. En effet, si certaines cultures, particulièrement adaptées comme les amandes ou le vignoble, seront toujours cultivées en Californie, de nombreuses récoltes pourraient être produites ailleurs, comme elles l’étaient il y a encore quarante ans.

 

Diversifier les cultures

John Ikerd, qui a enseigné l’économie agricole avant de devenir un défenseur de l’agriculture durable, explique que, dans son Missouri natal, la majorité de la nourriture était produite dans un rayon de 80 km autour de chez lui. A cette époque, le Midwest était encore couvert de petites et moyennes exploitations cultivant des cultures variées. Mais les conserveries de tomates et les vergers dont il se souvient ont en grande partie disparu, remplacés par des champs de maïs et de soja subventionnés. Il était même interdit aux agriculteurs de cultiver, en plus de ces céréales, des fruits et des légumes sur leurs terres.

Entre 1995 et 2012, le gouvernement américain a dépensé près de 84,5 milliards de dollars pour subventionner le maïs industriel, dont une large part, au lieu de nourrir les habitants, est transformée en éthanol ou en aliments pour le bétail. Le reste, destiné à la consommation, finit majoritairement en sirop de maïs riche en fructose, devenu tellement omniprésent dans la nourriture industrielle, qu’il faut en maximiser les rendements au détriment de la diversité agricole.

De 2002 à 2012, les terres consacrées à la culture des 25 légumes de base sont passées de 800 000 hectares à 700 000, mais les terres consacrées au maïs sont passées de 195 millions d’hectares à 240 millions. « Le problème n’est pas seulement celui de la sécheresse en Californie, c’est celui de notre système de production alimentaire dans son ensemble », dit Ikerd.

En 2010, le Centre Leopold à l’Iowa State University a fait une projection pour voir ce qui se passerait si une toute petite partie des terres agricoles du Midwest – 110 000 ha - était utilisée pour cultiver des légumes au lieu de maïs ou de soja. Ils ont constaté que cette diversification, étalée sur plusieurs Etats, permettrait de produire suffisamment pour fournir en légumes, toute l’année, tous les habitants de l’Indiana, de l’Illinois, de l’Iowa, du Wisconsin, du Michigan et du Minnesota. Mais les agriculteurs qui ont investi dans des machines de plus de 100.000 dollars pour cultiver intensivement des céréales, ne sont pas prêts à se mettre à cultiver des récoltes pour lesquelles ils ne peuvent pas les utiliser.

 

Les méga projets ne peuvent plus rien résoudre

« Pourquoi cultiver tellement de nos produits en un seul endroit ? Et pourquoi en Californie ? » Richard Walker, professeur de géographie à l’Université de Californie, Berkeley, répond : « À cause de la possibilité d’irriguer, qui permet d’obtenir des résultats très rapides. Dans les années 1930, les terres les plus naturellement fertiles ont été développées, mais la demande de fruits et légumes toute l’année ne faisait qu’augmenter, avec la multiplication des supermarchés et la publicité astucieuse de l’agro-industrie californienne, de plus en plus puissante. Aujourd’hui, La Californie compte 3 650 000 ha de terres agricoles irriguées. »

Des grands projets, parrainés par l’État californien et par le gouvernement fédéral pour répondre aux demandes de l’agro-industrie, ont apporté de l’eau à des endroits inattendus, comme les Westlands, une zone quasi désertique. « L’eau descendait de la Sierra, il n’y avait qu’à la capter », dit l’historien Steven Stoll.

« Les projets d’ingénierie massive semblaient la solution à tous les problèmes. Tant que l’eau des rivières Sacramento et Colorado continuait de couler des Sierras, l’ingéniosité humaine était tout ce qui était nécessaire pour amener l’eau vers les champs. Mais maintenant, un siècle plus tard, on s’aperçoit que l’ingénierie ne suffit pas pour tout résoudre », explique Walker. « Même sans changement climatique, ce système était un fantasme. » Et pour Mike Hamm, directeur du Centre de la Michigan State University pour les systèmes alimentaires régionaux, « il faudra rediversifier la production et aller vers un système plus régionalisé. »

 

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Containers d’eau en préparation pour une fracturation hydraulique

Des nappes phréatiques polluées par les eaux sales du pétrole de schiste

En plus de l’eau de surface, les agriculteurs peuvent pomper l’eau des nappes phréatiques, gratuite, et de plus en plus utilisée au fur et à mesure que la sécheresse augmente. Les agriculteurs sont donc obligés de forer de plus en plus profond.

Alors que la situation empire, on s’est récemment aperçu que depuis des années, l’État de Californie autorise les compagnies pétrolières à injecter leurs déchets dans des sources d’eau potable...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

 

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 17:40

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

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Deux Zad ont été évacuées manu militari en Charente-Maritime

13 mai 2015 / Baptiste Giraud (Reporterre)
 

 

 

Opération expulsion mardi 12 mai en Charente-Maritime : tôt dans la matinée, la zone occupée de l’incinérateur d’Echillais ainsi que la « Maison heureuse » de Boyardville ont été simultanément vidées de leurs occupants sur ordre de la préfète.


- Bordeaux, correspondance

Les zadistes s’y attendaient, et cela n’a pas trainé. Alors que les décisions d’expulsion avaient été prises par la justice depuis janvier dans un cas et avril dans l’autre, les forces de l’ordre sont entrées en action mardi 12 au matin pour vider de leurs habitants les deux Zad du département de Charente-Maritime.

La première aura vécu un peu plus de quatre mois. Depuis le 31 décembre dernier, les zadistes empêchaient le début des travaux de construction d’un hyper-incinérateur sur la commune d’Echillais, près de Rochefort, en occupant un site adjacent à l’incinérateur actuel et prévu pour le nouveau. Le projet, qui vise à augmenter la capacité d’incinération de déchets dans le sud du département, est également contesté par l’association Pays Rochefortais Alert’ (PRA) pour sa logique, son coût financier et environnemental.

Or le groupement de communes qui le porte, le SIL (Syndicat intercommunautaire du littoral), voulait commencer les travaux. « On savait qu’avant la fin du mois de mai, ils auraient besoin de commencer, comme cela est stipulé dans leur contrat de début de chantier », explique Jean-Marc Cornu, membre de PRA.

Pendant ce temps et sur un tout autre sujet, c’est à Boyardville, sur l’île d’Oléron, qu’une seconde Zad charentaise s’était formée dans les anciens locaux d’un lycée expérimental, la « Maison Heureuse », avec l’aide de zadistes d’Echillais. Il s’agit ici de s’opposer à « la Malconche », un projet de champ de production industrielle d’huitres et de moules.

 

« Les gendarmes avaient vu les choses en grand »

« Nous avions deux situations similaires, je ne me voyais pas donner le concours de la force publique à un site et pas à un autre », a déclaré la préfète du département, Béatrice Abollivier, à Vogue Radio. « Les élus n’auraient pas compris, alors qu’ils me sollicitaient de part et d’autre, que ce soit sur l’île d’Oléron ou au SIL. Nous avons souhaité que ce soit une opération conjointe et simultanée. » En effet, ces expulsions avaient été ordonnées par le tribunal administratif de Poitiers dans des décisions rendues le 12 janvier et le 21 avril derniers.

 

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La maison heureuse de Boyardville

Autour de six heures du matin mardi 12 mai, deux groupes composés chacun d’une centaine de gendarmes mobiles appuyés par une équipe spéciale et un hélicoptère ont donc procédé au même moment à l’évacuation du site de l’incinérateur d’Echillais et de la Maison Heureuse de Boyardville. On devine dans cette opération la crainte que ces deux Zad ne se soutiennent l’une l’autre, et l’espoir avec cette double expulsion que toute opposition soit éradiquée et que les travaux puissent commencer rapidement à Echillais. Les installations des zadistes – tentes, caravane, cabanes – ont été détruites, tandis que la Maison Heureuse devait être placée sous surveillance par la mairie avant d’être prochainement murée.

 

Le maire menteur : contre pendant la campagne électorale, pour quand il est élu

Les seize occupants de la Maison Heureuse ont même été placés en garde à vue suite à des « procédures judiciaires diligentées » contre eux pour des faits antérieurs de « violences sur agent de la force publique » et de « vol d’électricité » d’après le porte-parole du ministère de l’intérieur interrogé par France 3.

Du côté d’Echillais, les membres de PRA ont tenté d’apporter leur soutien aux zadistes, comme nous l’a expliqué Jean-Marc Cornu : « On a envoyé beaucoup de mels, déclenché une cascade téléphonique, utilisé les réseaux sociaux. Mais la zone était déjà quadrillée, ils avaient vu la chose en grand. » La quinzaine d’opposants arrivés en urgence se sont donc contentés de bloquer un petit moment la route départementale voisine avant que les gendarmes ne les délogent.

Puis, avec les quelques zadistes, ils se sont rendus devant l’hôtel de ville de Rochefort, cherchant à rencontrer le maire UMP, Hervé Blanché, aujourd’hui favorable au projet - après s’être affiché contre durant la récente campagne municipale. Celui-ci n’étant pas venu les voir, les militants sont entrés et l’ont invectivé jusque dans son bureau, où une légère altercation a eu lieu. Une vidéo mise en ligne par le site du quotidien Sud Ouest montre le maire demandant à un policier municipal de gazer les opposants dans son bureau afin de les faire sortir, ce que l’agent refuse, puis tentant d’arracher le téléphone portable de l’un d’eux.

 

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Le maire menteur de Rochefort, Hervé Blanché

L’opposition à l’hyper-incinérateur ne faiblit pas

Zadistes et autres militants du secteur devaient se retrouver mardi soir sur la place Colbert pour discuter des suites à donner à leur mouvement. À Echillais, une réunion du conseil municipal sur le thème de l’urbanisme devait avoir lieu à 20 h, suscitant la mobilisation des opposants, mais elle a été annulée par Vincent Barraud, maire d’Etaules et farouche partisan du projet en tant que président du SIL, le syndicat qui le porte.

Selon un autre opposant au projet d’hyper-incinérateur, Thierry Kieffer, la perspective d’une réoccupation semble peu probable. « Les premiers travaux devraient être la pose d’un grillage autour du futur site, avec des caméras vidéo », ajoute-t-il. Une manifestation prévue de longue date doit avoir lieu le 30 mai.

PRA poursuit surtout le combat par la voie juridique. Un recours contre l’autorisation d’exploiter l’incinérateur devrait bientôt être déposé, s’appuyant sur le non-respect des normes parasismiques. « La préfecture s’entête à démarrer un chantier qui ne présentera pas toutes les garanties parasismiques », selon Xavier Dell’Ova, de PRA...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

 

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 17:31

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Alternative politique

En Irlande aussi, le réveil de la gauche anti-austérité fait trembler le pouvoir en place

par

 

 

 

Le parti de gauche anti-austérité Sinn Féin est devenu incontournable depuis les élections européennes. En parallèle, un nouveau mouvement social, Right2Water, issu des luttes contre la taxation de l’eau et la privatisation déguisée de ce bien commun, mobilise massivement. Et formule désormais des propositions pour améliorer le système de santé et d’éducation, pour diminuer le pouvoir de la finance et relancer de véritables politiques économiques d’intérêt général. Après la Grèce avec Syriza et l’Espagne avec Podemos, l’Irlande sera-t-elle le 3ème pays d’Europe où une gauche de transformation et anti-austérité est en mesure d’accéder au pouvoir ?

Depuis la crise financière et immobilière de 2008, le gouvernement irlandais a appliqué tous les remèdes préconisés par ses nouveaux créanciers. Si officiellement la cure fonctionne, la réalité s’avère moins réjouissante. Le taux de chômage a été ramené à 10 %, mais c’est sans prendre en compte l’émigration massive des jeunes vers des pays comme l’Australie : depuis la crise, près d’un Irlandais sur dix a émigré. La croissance a repris pour atteindre 7,7 % en 2014, mais cette richesse a été essentiellement générée par des grandes entreprises comme Microsoft ou Amazon, accueillies dans de très généreuses conditions fiscales sur le territoire.

La population, de son côté, subit de plein fouet le démantèlement de ses services publics et les expulsions immobilières. Le prix des logements à Dublin n’a jamais été aussi élevé, et le spectre de l’éclatement d’une bulle immobilière plane de nouveau. Une étude du bureau central des statistiques montre que près d’un quart de la population était soit en situation, soit en risque de pauvreté en 2013, et que 30,5 % des Irlandais vivaient en situation de précarité. Jusqu’à récemment, le gouvernement, composé des libéraux du Fine Gael et du Parti Travailliste, n’a rencontré que peu de résistance. Mais il semblerait, au vu des événements de ces derniers mois, qu’être le bon élève de la Troïka ait un prix.

 

Tout commence par une histoire d’eau

Au début de l’année 2014, le gouvernement annonce la création d’Irish Water, une entreprise présentée comme une filiale de Bord Gais, l’organisme public de gestion du réseau d’eau potable. Irish Water commence l’installation de nouveaux compteurs à travers le pays, expliquant au passage que les usagers devront désormais payer individuellement leur consommation. Jusqu’à présent, les Irlandais finançaient l’entretien du réseau et la consommation par le biais de l’impôt progressif sur le revenu, et nombreux sont ceux qui considèrent ce nouveau système comme une double taxation injuste. L’arrivée d’Irish Water, prestataire qui n’hésitera pas à couper l’eau aux mauvais payeurs, laisse subodorer une privatisation.

Des collectifs citoyens ne tardent pas à se former via les réseaux sociaux pour empêcher l’installation des compteurs ou saboter les appareils déjà installés. Des incidents éclatent entre de petits groupes de manifestants et la police un peu partout sur l’île. A Trim, un homme est arrêté pour avoir empêché l’accès des techniciens à sa propriété. L’événement ne dissuade pas pour autant les manifestants, qui se font de plus en plus nombreux au cours de l’été, alors qu’en face rien n’est fait pour apaiser la situation. Le Vice-Premier Ministre Eamon Gilmore feint l’étonnement : « Ces compteurs permettront pourtant aux ménages de réduire leurs dépenses ».

Entre temps, les partis du gouvernement reçoivent un désaveu des électeurs lors du scrutin européen de mai 2014. Le parti travailliste, notamment, chute de 13,9 % à 5,3 %, alors que le parti de gauche Sinn Féin remporte 19,5 % des suffrages, soit près du double de son score habituel.

 

Boycott des factures d’eau

A l’automne, le mouvement s’organise autour de l’étiquette Right2Water (R2W, « droit à l’eau »), une large union rassemblant des partis de gauche radicale, des figures du mouvement issues de la société civile et cinq syndicats jusque-là minoritaires dans le pays. Le Sinn Féin, bien qu’identifié désormais comme le parti anti-austérité incontournable en Irlande, reste à l’écart de ce rassemblement. Il faut dire que certaines composantes de R2W n’hésitent pas à appeler au boycott des nouvelles factures. Encore encombré par son histoire liée à l’IRA (Armé républicaine irlandaise), le Sinn Féin ne peut pas se permettre de prendre part à un mouvement qui prône des pratiques un tant soit peu illégales. Le parti a néanmoins fait savoir que s’il était élu à la tête du pays, sa première décision politique serait de mettre fin au système Irish Water.

R2W se charge d’organiser une « première journée d’action » le 11 octobre. L’ampleur de l’événement dépasse les prévisions les plus optimistes. 10 000 personnes sont attendues, au moins huit fois plus de manifestants répondent à l’appel. Le même jour, le premier député de l’Anti-Austerity Alliance, un parti d’inspiration trotskiste affilié à R2W, Paul Murphy, est élu lors des élections partielles du Sud-Ouest de Dublin. « Ce que nous avons vu aujourd’hui, déclare-t-il après l’annonce des résultats, est une véritable révolte. » Il est vrai qu’il n’est pas dans l’habitude des Irlandais de prendre la rue. Et surtout pas aussi massivement.

 

Dans les pas de Podemos ?

A l’issue de la marche, le gouvernement concède une aide de 100 € par an à une grande partie des ménages, mais l’annonce a peu d’effet sur l’humeur générale. L’idée d’un boycott de masse fait son chemin dans les esprits. Lors de la « seconde journée d’action » organisée le 1er novembre par R2W, le nombre de manifestants est estimé à 100 000. La classe politique irlandaise comprend progressivement qu’à l’approche des prochaines élections législatives, prévues avant le 6 avril 2016, le dossier Irish Water sera au centre de l’agenda politique. Mais ce qui a commencé comme une histoire d’eau s’élargit vers un mouvement plus large contre les mesures d’austérité.

Rory Hearne, professeur d’université à Maynooth, a réalisé une étude d’opinion dans les rangs des militants de Right2Water. Pour lui, « le peuple était à bout. La réforme de l’eau a été la mesure de trop, surtout de la part d’un gouvernement qui avait promis, en 2011, de ne pas mener une politique d’austérité. » Le mouvement qui secoue l’Irlande est aujourd’hui en pleine mutation : « On assiste à une politisation, à un positionnement très clair contre la corruption, contre une dette perçue comme injuste, contre la façon dont les inégalités se creusent... On le voit avec la montée du Sinn Féin et des pratiques politiques non traditionnelles. R2W est en train de devenir un mouvement citoyen solide qui rappelle des initiatives comme Podemos. » Avec, dans le rôle de Pablo Iglesias, une figure comme Brendan Ogle, un syndicaliste reconnu pour sa fermeté ayant récemment quitté ses fonctions pour s’impliquer davantage dans le mouvement.

 

Du mouvement social au jeu politique

On découvre dans l’étude de Rory Hearne qu’un tiers des personnes interrogées se déclarent prêtes à voter pour l’Anti-Austerity Alliance, contre un quart vers le Sinn Féin. Surtout, 79 % des sondés donneraient leur voix en priorité à un candidat soutenu par R2W. « Right2Water est parvenu à s’implanter solidement dans de nombreuses communautés, à tel point que le mouvement envisage d’entrer dans le jeu politique pour les prochaines élections. »

Le mouvement en prend en tout cas le chemin. Le 1er mai dernier, R2W a organisé une « Plate-forme pour le renouveau » rassemblant à part égale les acteurs politiques, syndicaux et indépendants pour mettre sur pied une déclaration de principe pour un gouvernement progressiste. En plus d’une proposition de refonte de la gestion de l’eau, on trouve dans ce texte des pistes pour améliorer le système de santé et d’éducation, diminuer le pouvoir de la finance sur l’économie du pays, redonner sa place à l’emploi… Avec, en dernière page, un appel à propositions adressé à tous les Irlandais en vue du prochain rassemblement de R2W fixé le 13 juin prochain.

En attendant, pour Brendan Ogle, l’heure est au débat et à la réflexion : « On lance des partis, on lance des marques, on lance des personnalités, on lance des noms puis ces gens s’assoient et se grattent la tête pour essayer de savoir ce qu’ils revendiquent. Ce que nous allons faire, c’est essayer d’inverser ça. (…) Ca nous paraît très logique. Commencer par des idées dans les secteurs qui affectent la vie des gens, voir si on peut en tirer une déclaration de principes, voir s’il y a un appétit du public pour ça. Et s’il y a lieu, en tirer une nouvelle alliance de candidats et de personnalités. » Bref, le contenu politique avant le marketing médiatique.

Nicolas Salvi

Photo : manifestation de R2W le 1er novembre 2014 / CC William Murphy

 

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 17:13

 

 

 

L'UE accusée de fermer les yeux sur un réseau de corruption en Italie

|  Par Ludovic Lamant et Mathilde Auvillain

 

 

 

La Banque européenne d'investissement s'apprête à soutenir à nouveau le montage financier d'une bretelle d'autoroute dans la région de Venise. Problème : des sous-traitants du chantier sont impliqués dans le scandale de corruption géant qui avait conduit à l'arrestation du maire de Venise en 2014. À Bruxelles, l'Office antifraude juge les soupçons insuffisants.

 

À peine si le texte a attiré l'attention, lors de son adoption le 30 avril par une majorité d'eurodéputés à Strasbourg (350 pour, 263 contre). C'est un rapport aride du parlement comme l'institution en adopte des centaines par mandat, consacré, celui-là, à l'activité de la Banque européenne d'investissement (BEI) en 2013. Les élus se sont penchés, comme ils doivent le faire tous les ans, sur le bilan de cette banque méconnue du grand public.

Au point 34 de cette résolution, le parlement européen « juge regrettable que la BEI ait soutenu certains projets d'infrastructures qui se sont révélés non viables et non durables ». Le texte cite explicitement le cas d'un contournement autoroutier dans le nord de l'Italie, le Passante di Mestre, dont le montage financier suscite de vives inquiétudes du côté des associations comme chez certains élus. Rappelant les « enquêtes toujours en cours menées par les autorités italiennes », les eurodéputés exhortent la BEI « à ne plus financer ce projet ».

L'affaire, qui ne fait pas grand bruit hors d'Italie, relance pourtant un débat clé, sur la capacité de l'Europe à mettre en place la relance de l'économie qu'elle promet en boucle depuis des années. La BEI est-elle capable d'assumer ce rôle de pilier de la relance, qui lui a été assigné l'an dernier par Jean-Claude Juncker, patron de la commission, dans son fameux « plan à 315 milliards d'euros » ? La question subsidiaire peut sembler plus technique, mais elle s'avère brûlante dans le contexte italien : certains des nouveaux instruments financiers développés par la BEI, particulièrement opaques, sont-ils un cadeau fait aux mafias pour blanchir de l'argent en douce ? L'UE alimente-t-elle indirectement des systèmes de corruption à grande échelle et la criminalité organisée, qui gangrènent l'économie italienne ?

Aussi anecdotique peut-il sembler sur le papier, le dossier Passante di Mestre, épinglé jeudi par les eurodéputés, soulève toutes ces questions. Aux yeux des comités de citoyens, c'est sans doute le tronçon d'autoroute le plus cher d'Europe. Ses 32,3 kilomètres d'asphalte ont coûté 1,22 milliard d'euros aux contribuables italiens, soit 38 millions d'euros au kilomètre… Inaugurée en 2008, cette bretelle d'autoroute devait décongestionner le trafic automobile dans la zone de Mestre, au sud de Venise. Pour ses détracteurs, c'est une énième infrastructure inutile. Sauf que ses promoteurs sont parvenus à l'imposer comme un ouvrage stratégique en Italie, afin d'obtenir des rallonges budgétaires et d'accélérer les procédures d'attribution des marchés.

 

Une portion de la bretelle d'autouroute Passante di Mestre.Une portion de la bretelle d'autouroute Passante di Mestre. © Luca Fascia - Wikicommons.
 

Le Passante di Mestre n'a pas tardé à devenir un trou noir des finances publiques dans la péninsule. La région de Venise et la société d'autoroute qui en ont financé la construction, ont ensuite confié sa gestion à une structure ad hoc, la CAV (Concessionarie Autostrade Venete), dont la seule mission est d'éponger par tous les moyens la dette de cette infrastructure… qui n'est toujours pas rentable. Depuis 2008, les tarifs des péages n’ont cessé d’augmenter, mais cela n’a pas suffi à équilibrer le bilan. Faute d’y parvenir par ses propres moyens, la société s’est donc tournée vers l’Europe. La recette est bien connue des Italiens, parmi les principaux bénéficiaires de prêts de la Banque européenne d’investissement, la BEI.

 

Mestre, dans la région de Vénétie.
Mestre, dans la région de Vénétie.
 

Là où le dossier se complique, c'est que certaines entreprises qui ont participé au chantier dans les années 2000 sont aujourd'hui dans le viseur de la justice italienne. L'entreprise Mantovani SpA, notamment, qui a participé à la construction de la bretelle, s'est révélée par la suite être le pilier du « système vénitien », un système de corruption et d'appels d'offres truqués à grande échelle démantelé par le parquet de Venise en 2014. « Le Passante di Mestre est un projet dangereux », assure à Mediapart l'eurodéputé italien Marco Zanni, membre du Mouvement 5 étoiles (M5S), l'un des élus qui suit le dossier à Bruxelles. « Rien n'est encore établi, mais une enquête est en cours, sur des liens de sous-traitants avec le crime organisé. Et d'un point de vue économique, ce projet n'est absolument pas soutenable. Tout le business plan a été élaboré à partir de prévisions de trafic erronées. La preuve, c'est qu'ils ne cessent de refinancer la dette de l'entreprise, encore et encore. »

En avril 2013, la BEI a déjà prêté 350 millions d’euros à la société gestionnaire du Passante di Mestre. Elle s’apprête maintenant à refinancer l’ouvrage via son mécanisme « innovant » vedette, les project bonds. Concrètement, la CAV va émettre une obligation – de la dette – qui sera vendue sur les marchés. Elle espère lever entre 700 et 900 millions d’euros. La BEI se portera garante à hauteur d’environ 20 % de la valeur des obligations, une technique censée rassurer les opérateurs sur les marchés. Pour aiguiser un peu plus les appétits, le gouvernement Renzi avec son décret Sblocca Italia (« Débloquer l’Italie ») a introduit des avantages fiscaux. Ces « bonds » seront imposés à 12,5 %, comme les bons du Trésor, et non à 26 %.

 

Pour l'Office européen antifraude : rien à signaler

L’émission de ces obligations aurait déjà dû avoir lieu fin février, selon le calendrier avancé par La Repubblica en janvier. Mais l'affaire a pris du retard. La pression du parlement européen, fin avril, pourrait aussi changer la donne. Ce qui ne serait pas pour déplaire à des associations de la société civile, qui se sont emparées du dossier depuis plusieurs années. Pour deux d'entre elles parmi les plus mobilisées, Re:Common et Opzione Zero, le risque est réel : ces project bonds pourraient servir à refinancer une dette en partie liée à des pratiques illégales et à la corruption dans le nord de l'Italie.

Les premières alertes ne datent pas d'hier. Dès mars 2011, la cour des comptes italienne avait déjà émis des doutes sur l'inflation des coûts du projet Passante di Mestre. Le budget initial était estimé à 750 millions d’euros en 2003. La CAV doit aujourd’hui rembourser pas moins de 1,22 milliard d’euros. Le gardien des comptes soulignait aussi, sans détour, le manque de contrôles de la part des autorités et le risque d’infiltrations mafieuses via les appels d’offres pour les sous-traitants. Au moment du premier financement apporté par la BEI, en 2013, certains acteurs de la construction de la bretelle d’autoroute faisaient déjà l'objet d'une attention soutenue des magistrats.

 

Le siège de la Banque européenne d'investissement (BEI), à Luxembourg. ©BEI.
Le siège de la Banque européenne d'investissement (BEI), à Luxembourg. ©BEI.
 

Sollicité par des organisations de la société civile, l’Office antifraude de l’Union européenne (Olaf) leur répond, en mars 2014, qu'il n'a pas trouvé d’éléments suffisants pour lancer une enquête sur l'utilisation des fonds européens dans ce projet. « L’analyse du rapport de la cour des comptes de mars 2011 n’a pas particulièrement suscité de préoccupation concernant une possible fraude dans le projet. Aucun lien n’a pu être établi entre les allégations de fraude fiscale actuellement sujettes à une enquête des autorités judiciaires nationales et le projet financé par la BEI. » La lettre est signée par l’Italien Marco Pecoraro, un ancien garde des finances (la police douanière et financière italienne), aujourd'hui conseiller de Giovanni Kessler, un autre Italien, le tout-puissant directeur général de l’Olaf.

Trois mois après cette lettre de l'Olaf, qui évacue les inquiétudes des associations, une vague d'arrestations submerge Venise. Le 6 juin 2014, une centaine de personnes sont placées sous enquête par les magistrats qui épluchaient depuis trois ans des bilans d'entreprises privées et concessionnaires impliqués dans le fameux « système vénitien ». Caisses noires, détournements de fonds publics, fausses factures… : 35 personnes sont arrêtées. Parmi elles, le maire de Venise, Giorgio Orsoni, proche du Parti démocrate (parti de ce centre-gauche au pouvoir en Italie), contraint à la démission, ou encore le conseiller régional aux infrastructures Renato Chisso (Forza Italia, droite). Les magistrats séquestrent 40 millions d’euros.

L'affaire, à l'époque, avait fait grand bruit en Italie. La justice avait mis au jour un système d'appels d'offres douteux, pour la réalisation du MOSE, réseau de digues mobiles censées protéger Venise de l'érosion due au phénomène dit de l'acqua alta – les hautes eaux qui inondent le centre-ville. Ce projet, bien connu des Vénitiens, était en partie financé par de l'argent européen (1,5 milliard d'euros débloqués par la BEI). Dans les 711 pages que les juges italiens avaient rédigées pour leur enquête en 2014, il apparaît que l'entreprise Mantovani SpA, pilier du système vénitien, détenait des « caisses noires » de 20 millions d'euros, pour s'assurer des marchés publics. Or, cette entreprise a aussi participé au chantier de construction du Passante di Mestre.

 

L'article du « Financial Times » à l'époque.L'article du « Financial Times » à l'époque.

 

« Nous espérions que l’opinion publique se réveille après le scandale du MOSE et du "Sistema veneto". Mais c'est plutôt une forme d'anesthésie à laquelle on assiste. La résignation a été totale. Malgré ce tremblement de terre institutionnel, le personnel politique a peu évolué, et reste plus préoccupé par la préparation des élections régionales du mois de mai », regrette Rebecca Rovoletto, de l'association Opzione Zero.

Face à de telles zones d'ombre, refinancer encore et encore le Passante di Mestre semble un pari risqué. « Le minimum, d’abord, ce serait de lancer une enquête sur les 350 millions d’euros déjà concédés par la BEI en 2013. Il faudrait s'interroger, pour savoir s’il est opportun de financer ce type d’infrastructure alors que les enquêtes sont toujours en cours », estime Elena Gerebizza de l’organisation Re:Common. « Il devrait y avoir des vérifications préliminaires, internes aux institutions européennes, avant même de lancer ce programme de refinancement via les "project bonds" [les obligations de projet - ndlr]. »

Contactée par Mediapart, la BEI explique qu'elle s'en remet au jugement de l'Olaf, qui ne trouve rien à redire à la procédure. L'Office, également joint par Mediapart, confirme sa position de 2014, malgré le scandale de corruption qui a depuis éclaté à Venise : « L'Olaf a effectué une analyse préliminaire des informations reçues à ce sujet et a décidé qu'aucun élément de preuve n'a été présenté qui aurait éveillé des soupçons suffisants de fraude ou d'irrégularités pour justifier l'ouverture d'une enquête de l'Olaf. Les informations reçues ont donc été classées sans suite », fait savoir le bureau de presse de l'Office. « Comme c'est toujours le cas, l'Olaf peut réévaluer le sujet à tout moment si de nouveaux éléments de preuve pertinents lui sont présentés. »

Au même moment, l'Olaf se montre toutefois plus agressif sur un autre dossier délicat, d'une plus grande ampleur celui-là : l'Office a ouvert une enquête, en février, sur le projet de ligne ferroviaire entre Lyon et Turin, qui a déjà coûté 450 millions d'euros à l'UE, sur des soupçons de fraude. Mais sur le Passante di Mestre, rien à signaler.

 

Ailleurs en Italie, des détournements de fonds structurels européens sont avérés

« Il suffit de voir qui finance la BEI : ce sont les grands États membres de l'UE qui apportent son capital… Donc si l'Italie dit à la BEI qu'elle veut que l'on finance tel ou tel projet, elle l'obtiendra », juge Marco Valli, un autre élu italien du Mouvement 5 étoiles à Strasbourg, lui aussi très remonté contre les montages financiers du Passante di Mestre, et l'attitude du chef de gouvernement italien. « Matteo Renzi ne veut surtout pas freiner la croissance, et préfère que l'on mette les histoires de corruption sous le tapis. »

Au cours d’une audition parlementaire à Rome le 30 septembre 2014, le chef de l’Autorité nationale anticorruption Raffaele Cantone avait émis des réserves sur le recours aux project bonds dans le décret de Matteo Renzi censé « débloquer l'Italie » (adopté en août 2014). Il établissait un lien – sulfureux – entre ces « émissions de projet » d'un côté, mécanisme clé de la relance à l'européenne, et le risque de servir à nettoyer de l’argent sale…

« J'ai souligné le fait que les project bonds, tels que le décret de Renzi les prévoit, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas nominatifs, présentent un risque : celui d'être utilisé comme un outil pour le blanchiment d'argent », explique-t-il à Mediapart. « Mais ce n'est pas l'essentiel à mes yeux, c'est un détail lié à ce décret. L'instrument en soi, par contre, est une bonne idée. Il n'entraîne pas forcément des mécanismes frauduleux. » M. Cantone assure à Mediapart qu'il ne connaît pas suffisamment le dossier Passante di Mestre pour se prononcer sur le fond de l'affaire.

 

Le ministre des transports et des infrastructures Maurizio Lupi (ici le 24 février 2014) a démissionné en mars 2015.
Le ministre des transports et des infrastructures Maurizio Lupi (ici le 24 février 2014) a démissionné en mars 2015. © Remo Casilli. Reuters.
 

Faute de contrôles suffisants, l'UE finance-t-elle, malgré elle, des réseaux mafieux ? Le cas Passante di Mestre n'est pas isolé. D'autres montages plus classiques, liés à un détournement direct des fonds structurels européens, sont avérés. En 2012, le Sunday Telegraph avait publié une enquête sur la Calabre, région du sud de l'Italie qui venait de toucher, en cinq ans, quelque trois milliards d'euros de fonds structurels européens. La plupart de ces fonds ont servi à construire des infrastructures… qui, dans certains cas, n'ont pas vu le jour. Les observateurs jugent qu'une partie de ces fonds ont gonflé les poches de la mafia locale, la 'Ndrangheta.

« C'est un type de fraude qui est apparu depuis que l'on a commencé à verser d'importantes sommes d'argent public dans le sud de l'Italie », expliquait au journal anglais Roberto Di Palma, un magistrat qui menait alors pas moins de 25 enquêtes sur des malversations d'argent public européen. « Prenez, par exemple, un barrage à 100 millions d'euros. L'UE apporte 50 millions, le gouvernement les 50 autres millions. Le problème, c'est que l'argent atterrit directement chez l'entrepreneur. Une fois que les travaux commencent, l'entreprise, d'un coup, disparaît avec le cash. Et ils laissent quelques piliers au sol. »

Le Sunday Times semble être l'un des rares organes de presse à s'être aventuré sur ces terres. Il Sole 24 Ore, quotidien économique, l’évoque mais se contente de citer l’article du journal britannique. Or les scandales de détournements de fonds publics et d'appels d'offres truqués sont légion en Italie. Ils ont encore défrayé la chronique ces derniers mois. Après le scandale du MOSE à Venise, celui de l'Expo de Milan – l'exposition universelle, inaugurée le 1er mai – a provoqué la démission du ministre des transports et des infrastructures, Maurizio Lupi, sur des accusations de favoritisme dans l'attribution de contrats publics, dans l'entourage du ministre. Mais l'éventualité qu'une partie des financements des grands travaux puisse provenir de Bruxelles ne semble pas susciter de véritable émoi.

Lorsque l'an dernier Beppe Grillo, le patron du Mouvement 5 étoiles, avait demandé à l’UE de « ne pas donner de financements à l'Italie, parce qu’ils disparaissent tous en Calabre, en Campanie et en Sicile, et donc dans les poches de la mafia, la Camorra, la 'Ndrangheta », la représentation de la commission européenne en Italie était immédiatement montée au créneau pour démentir ces affirmations « fausses et privées de fondement ».

 

« Les procédures de contrôle des fonds structurels prévoient plusieurs étapes de contrôle, pendant lesquelles au moindre soupçon d'irrégularité le flux des fonds est interrompu jusqu'à éclaircissement », lit-on dans une note de la représentation de la commission européenne en Italie. « Ce mécanisme limite au minimum le risque de fraude et d'irrégularité. Le pourcentage d'erreur et de fraudes (y compris de possibles infiltrations de la criminalité organisée) dans la gestion des fonds structurels y compris dans les régions du sud de l'Italie est minime et s'élève à près de 0,2 %. Les cas d'infiltrations mafieuses encore plus rares ont été identifiés et sanctionnés », précise encore cette même note.

Les associations criminelles sont assez habiles pour brouiller les pistes et échapper aux contrôles. En 2012, Rita Borsellino, sœur du juge Paolo Borsellino assassiné par Cosa Nostra, dénonçait le manque de contrôles dans la distribution des fonds européens. La presse venait de dévoiler que des chefs de la mafia, certains incarcérés comme le frère de Toto Riina, avaient touché des subventions agricoles au titre de la Politique agricole commune, la PAC. « Nous ne pouvons pas accepter que les ressources pour le développement se transforment en une nouvelle forme de revenu pour les mafias, en Italie comme dans tout le reste de l'Union européenne », insistait Rita Borsellino, alors eurodéputée de centre gauche.

Mediapart avait déjà enquêté, en octobre 2014, sur l'échec du projet Castor, l'un des premiers projets de la BEI développés avec ces fameux « project bonds ». La construction de cette réserve de gaz sous-marine a provoqué des séismes sur la côte catalane. Elle a dû être abandonnée, et ce sont les ménages espagnols qui vont sans doute amortir le coût de ces investissements hasardeux dans les années à venir.

Cette fois, dans le cas du Passante di Mestre, plutôt que d’attendre les conclusions de l’enquête menée par la justice italienne, la BEI est prête à fermer un œil sur une possible implication d'entreprises liées à un vaste système de corruption et de détournements de fonds publics, et à lancer sans attendre le refinancement de l’infrastructure qui, sur le fond, n'est pas viable. Au-delà des bonnes intentions affichées, l'Union, faute d'expertise ou de véritable indépendance, est encore loin d'avoir prouvé qu'elle avait les capacités d'assurer, à elle seule, la relance du continent.

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