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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 21:51

 

 

Le silence de la mer : pour les Migrants de Méditerranée,

1er mai 11h30 devant la préfecture Nîmes

 


Le silence de la mer *
L'Europe forteresse tue par non assistance les migrants sur l'ensemble de ses frontières.
La Méditerranée s’est transformée ces quinze dernières années en cimetière pour près de 20 000 migrants et réfugiés, en quête de protection et d’une vie meilleure en Europe. Au moins 1 650 personnes ont péri depuis le début de l'année en tentant de franchir la Méditerranée. Nous vivons une des pages les plus sombres de l’Europe. Personne ne pourra dire qu’il ne savait pas, qu’il ne connaissait pas l’existence de ce cimetière marin. Refusant d’infléchir ses politiques migratoires, l’Union Européenne se déshonore dans cette guerre aux migrants. Il est impératif d’agir.
Pour montrer notre refus de cet égoïsme, nous manifesterons allongés sur le sol, simulant leur mort (Die in).
Parce que le 1er mai est la fête de la solidarité internationale, nous serons avec ceux qui échouent chaque jour sur la grève Méditerranéenne.
Parce que continuer dans la voix de la Méditerranée barrière ne pourra qu'aggraver la situation de tous, exigeons la Méditerranée trait d'union, facteur d'espoir et de respect de chacun.
Parce que selon Braudel**, «La Méditerranée est une mosaïque de toutes les couleurs… Le Méditerranéen aime la vie en communauté et en partenariat, l’entraide. Sans doute l’héritage gréco-romain, autant que l’arabo- et le turco-musulman, y contribue-t-il. Les villes et les villages méditerranéens sont des lieux de voisinage, de convivialité, d’hospitalité… »
Rendez-vous devant la préfecture du Gard
vendredi 1er mai de 11h30 à 12h,
avenue Feuchères à Nîmes.
*Le silence de la mer est une nouvelle de Vercors (pseudonyme de Jean Bruller), publiée clandestinement aux Éditions de Minuit en février 1942.
** Fernand Braudel est un historien français, l'un des représentants les plus populaires de « l'École des Annales » qui étudie entre autres les civilisations et les mouvements de longue durée en opposition à l'histoire événementielle. Il est considéré comme l'un des plus grands historiens du XXe siècle.
A diffuser sans modération

 

 

 

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 20:04

 

Source : https://www.facebook.com/Labasijysuis?fref=photo

 

 

LOI SUR LE RENSEIGNEMENT, DES SONDAGES COUSUS DE FILS BLANCS

 

Une loi liberticide, un "Patriot act" à la française, une surveillance de masse sans précédent... Non, la "loi pour le Renseignement" qui doit être votée le 5 mai ne fait pas vraiment l’unanimité.

Pourtant, selon les médias, cette loi a le soutien de l’opinion. D’après un sondage de l’institut CSA de la mi-avril, 63% des Français y sont favorables. Le chiffre est repris partout. Un excellent argument pour le gouvernement face à ses contestataires : les Verts, la gauche, la droite, la droite extrême, les militants politiques et syndicaux, les défenseurs des droits, y compris la CNIL...

Alors ?

Alors regardons d’un peu plus près ces sondages. C’est facile ils sont publiés sur le site de l’Institut CSA :

Question : Avez-vous entendu parlé de ce projet de loi ?

Réponse 1 - Non, je n’en ai pas entendu parlé : 27 %
Réponse 2 - Oui, mais je ne vois pas de quoi il s’agit : 40%
Donc, total des personnes qui n’y comprennent rien : 67%

À quoi s’ajoutent 5% qui sont sans opinion : 5%

Soit au total, ignorants, indifférents, incompétents : 72% !

Restent les « Oui, je vois bien de quoi il s’agit » : 28%

Question : Combien parmi ceux là sont favorables à la loi ?

Réponse : On ne sait pas

Question : D’où vient l’affirmation "63% des Français sont favorables à une limitation des libertés individuelles pour lutter contre le terrorisme" ?

Réponse : C’est un gros bobard.

Pas besoin d’être un grand de l’investigation pour le débusquer.

Abuser de la confiance, jouer sur les mots et sur les émotions avec autorité. Manipuler l’opinion est une vieille coutume. Ça ne marche pas toujours, heureusement. La preuve ce reportage d’Anaëlle VERZAUX et de Gaylord VAN WYMEERSCH dans les rues de Paris : SOURIEZ VOUS ÊTES SURVEILLÉS

À écouter en accès libre (grâce aux Abonnés Modestes et Géniaux) sur http://la-bas.org/…/loi-sur-le-renseignement-des-sondages-c…

 

 

Source : https://www.facebook.com/Labasijysuis?fref=photo

 

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 19:57

 

Source : http://www.20minutes.fr

 

Environ 2 millions d'Allemands forcés de cumuler au moins deux emplois

 

 

En 2014, 5% de la population active allemande a occupé au moins un autre emploi à côté de son activité principale

En 2014, 5% de la population active allemande a occupé au moins un autre emploi à côté de son activité principale - Christof Stache AFP

© 2015 AFP

Environ 2 millions d'Allemands, soit 5% de la population active, sont forcés de cumuler au moins deux emplois pour vivre, un chiffre en nette augmentation ces dernières années, selon des données officielles publiées mercredi.

En 2014, 5% de la population active allemande a occupé au moins un autre emploi à côté de son activité principale, a annoncé l'Office fédéral des statistiques Destatis dans un communiqué. Cette proportion a augmenté de 13% par rapport à 2011.

Les chiffres esquissent un portrait robot de ces travailleurs: en majorité des femmes salariées, âgées de 35 à 55 ans.

Le cumul d'emplois touche en effet 5,4% des femmes actives, contre 4,6% des hommes. Par tranche d'âge, 35-44 ans (5,8%) et les 45-54 ans (5,5%) sont ceux qui occupent le plus fréquemment plusieurs activités.

Destatis explique que les femmes sont plus concernées que les hommes, car ce sont aussi elles qui occupent le plus d'emplois à temps partiel en Allemagne, un facteur déterminant qui pousse à la recherche d'une activité complémentaire.

Le deuxième emploi est la plupart du temps un travail salarié pour les Allemands concernés (60,5%), même si un peu plus d'un tiers (34,5%) d'entre eux s'établissent comme travailleurs indépendants.

En moyenne, l'emploi annexe correspond à 8,5 heures de travail par semaine.

Ces chiffres nuancent la réalité du marché de l'emploi en Allemagne, un pays souvent cité en exemple en Europe et qui jouit d'un quasi plein-emploi dans certaines régions. L'Allemagne connaît actuellement le plus faible taux de chômage (6,4% en mars, en données corrigées des variations saisonnières) depuis sa Réunification en 1990.

L'Allemagne a entrepris une importante libéralisation de son marché du travail entre 2003 et 2005, grâce aux réformes voulues par l'ancien chancelier Gerard Schröder. Le pays est actuellement le moteur économique du Vieux continent, mais diverses études rappellent régulièrement que les inégalités s'y accroissent depuis plusieurs années.

 

 

Source : http://www.20minutes.fr

 

 

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 16:43

 

 

Source :http://cadtm.org

 

Matteo Renzi : « le démolisseur » !

30 avril par Chiara Filoni

 

 

 

En Italie l’offensive néolibérale continue avec force et frappe de plein fouet la population, à commencer par les plus précaires (jeunes, immigrés et femmes).
Le nouveau gouvernement de Matteo Renzi pousse à l’extrême ces politiques dites « structurelles » déjà entamées par les exécutifs antérieurs (Letta, Monti et Berlusconi) dans le but déclaré de rendre le pays plus compétitif et de promouvoir cette sacro-sainte croissance qui est surtout synonyme de bénéfices exclusifs pour les détenteurs de capitaux et les entreprises.

En février 2014, le premier ministre Renzi (le plus jeune de l’histoire de la République italienne) est arrivé au gouvernement suite à la crise interne du parti démocrate (PD) et à la démission de son prédécesseur Enrico Letta. Désigné pour prendre le secrétariat du PD (parti majoritaire à la chambre des députés depuis les élections du mois de février), Renzi est pour la plupart des Italiens celui qui les a sauvés de l’instabilité typiquement italienne des gouvernements de gauche. C’est pourquoi il est considéré comme le sauveur, l’homme de la grande coalition gouvernementale alliant gauche, centre et droite, qui met tout le monde d’accord.

Bien que surnommé « Il Rottamatore » (« Le démolisseur »), en référence à sa volonté d’envoyer la vieille classe dirigeante italienne à la casse, le premier ministre ne sait pas vraiment illustrer en la matière...Il a plutôt contribué activement à la démolition des droits sociaux conquis par la population italienne depuis les années 60. Dans certains domaines, comme le droit du travail et les privatisations, ses politiques vont même bien plus loin que celles de ses prédécesseurs.

 

« Jobs act » ou « jobs destruction » ?

Le taux de chômage en 2015 atteint le niveau record de 13 % de la population active. Chez les jeunes le taux atteint 44,2 % |1| (dans le Sud deux jeunes sur trois n’ont pas de travail). Les “Neet”(Not in Education, Employment or Training), c’est-à-dire les jeunes inscrits ni à l’école, ni à l’université et qui ne cherchent plus de travail sont plus de 2 millions, soit 24% des jeunes entre 15 et 29 ans . Le précariat atteint aussi les plus de 50 ans : sur les 24,5 millions des Italiens de plus de 50 ans, seul un sur quatre est actif . |2|

Face à cette situation difficile, les différents gouvernements qui se sont succédé ont toujours déclaré vouloir lutter contre le chômage et pour l’emploi mais avec des résultats désastreux.

Par exemple, le « Jobs act », la dernière réforme du marché du travail créée par l’exécutif de Renzi, parachève deux décennies de réformes visant à libéraliser le secteur du travail et à le rendre toujours plus précaire.
Dans la propagande gouvernementale, le Jobs act passe comme la recette infaillible pour la réduction du chômage, l’embauche des jeunes et la relance économique.
Alors qu’en réalité, il se relève être l’instrument privilégié de la précarisation des rapports de travail.
De fait, il est vrai que d’un côté la loi semble éliminer ou simplifier certains types de contrats précaires (qui ont été uniquement réduits en nombre mais pas améliorés du point de vue des conditions de travail). D’un autre côte, elle légalise une période d’essai excessivement longue où il y a très peu de protections pour les travailleurs et rend précaire même le bon vieux contrat à durée indéterminée.

La nouveauté la plus importante de la réforme est « le contrat à protections croissantes », un type de contrat à durée indéterminée qui s’applique à tous les nouveaux embauchés à partir de l’entrée en vigueur de la réforme (le 7 mars 2015) . |3| Ce type de contrat prévoit que le travailleur ne bénéficie plus du droit aux prestations sociales qui sont normalement appliquées aux contrats de travail normaux (CDD et CDI). Ce droit est certes prévu mais sera appliqué après une certaine durée qui sera établie par des décrets d’application. En revanche, les gains pour les entreprises sont bien réels car celles-ci ne doivent verser aucune cotisation patronale pendant ce laps de temps.
Mais les avantages pour les entreprises ne s’arrêtent pas là ! En effet, tout change aussi en matière de licenciement. Pour les nouveaux embauchés, la règle d’application de l’article 18 qui concerne le licenciement sans juste cause |4| se restreint. Le nouveau contrat en effet introduit la possibilité pour l’entreprise de payer une indemnité aux travailleurs au lieu de les réintégrer dans le lieu de travail (comme prévu par l’article 18 avant ces réformes) même en cas de licenciement injuste (la réintégration est acceptée seulement dans le cas d’ « inexistence du fait matériel contesté »). |5|

L’autre belle nouveauté du Jobs Act concerne la loi Poletti (du nom du ministre du travail) relative aux régime des contrats à durée déterminée (qui vont de plus en plus remplacer des anciens CDI). Si avec l’ancienne loi (2001), un CDD devait être motivé par l’entreprise pour des « raisons à caractère productif, technique, d’organisation ou de substitution », le nouveau décret prévoit que l’entreprise ne doit plus aucune explication aux travailleurs. La seule limite établie concerne le nombre de ces contrats : pour les entreprises avec plus de 5 salariés les CDD ne peuvent pas dépasser 20% du total des contrats signés. Par contre, en dessous des 5 salariés il n’y aucune limitation (il faut rappeler que 94,4 % des entreprises en Italie sont des micro-entreprises). |6| De plus, avec cette réforme, un CDD peut être renouvelé au maximum 8 fois dans un délai de 36 mois.

Il serait bon de remémorer aux politiciens qu’en Italie en seulement cinq ans (de 2008 à 2013) 1 million d’emplois se sont évaporés, avec un effondrement du nombre de CDI (- 46,4%) qui ont laissé la place aux CDD (+19,7%). |7| Cela montre comment la précarité et la flexibilisation du travail, favorisée par les différentes réformes, ne créent pas de l’emploi mais au contraire en détruit. Et la nouvelle réforme va encore un peu plus contribuer à cette destruction.
Enfin, le gouvernement a dédié tout un chapitre de sa réforme aux plus jeunes, qui s’appelle « Buona scuola » (la « bonne école »). Le type d’école promu par le gouvernement prend comme modèle celui de l’Allemagne : les programmes scolaires doivent s’aligner aux exigences du marché du travail. Cela signifie que les formations doivent être orientées afin que les élèves coopèrent et participent aux projets des entreprises, ce qui remet en question non seulement le caractère public des écoles mais surtout leur objectif d’éducation et d’émancipation.

 

« Sblocca Italia » et privatisations

Renzi et son gouvernement ne sont pas seulement responsables de la précarisation galopante, véritable fardeau de la péninsule, mais aussi du processus de privatisation du secteur public déjà entrepris dans les années 90. Dans un contexte de liquidation de tous les secteurs (santé, éducation, énergie, poste), le premier ministre déclare vouloir reprendre la privatisation du service de l’eau (que les Italiens avaient refusée avec un référendum en 2011), vouloir opérer une fusion des entreprises (de 8000 à 1000), mais aussi poursuivre avec la privatisation de l’ENEL (la plus grande entreprise énergétique du pays, déjà fortement privatisée), des postes italiennes et des chemins de fer (pour 40 % du capital). [http://it.ibtimes.com/poste-enel-fe...]]
La privatisation de l’eau, la soi-disant nécessité de grands travaux publics (très coûteux et qui se font même parfois contre l’avis des mairies) et la réutilisation des incinérateurs font partie du « Sblocca Italia » (débloquer l’Italie), un autre décret- loi voté fin 2014.

 

Quelles mobilisations ?

Le 5 mai tous les travailleurs et les travailleuses de l’éducation descendront dans la rue pour lutter contre le décret-loi la « Bonne école ». Il s’agit d’une grève générale du secteur éducatif organisée par la délégation syndicale unitaire (RSU) pour protester contre un projet d’école élitiste, ne prévoyant pas de plan d’embauche pour les enseignants qui attendent depuis 7 ans le renouvellement de leurs contrats et qui plus est proposé fait sans consultation des syndicats. Presque sept ans après la manifestation unitaire contre les politiques du gouvernement Berlusconi concernant l’éducation, tout le secteur de l’éducation est prêt à se mobiliser à nouveau !

En Italie, l’automne et l’hiver passés ont été marqués par les protestations contre le Jobs Act et le « Sblocca Italia ».
Plusieurs mobilisations ont eu lieu dans les villes et les provinces concernées par la construction de projets inutiles. Un réseau s’est aussi mis en place entre plusieurs mairies se déclarant « anti décret-loi ». Concernant le Jobs Acts, des étudiants, des syndicats de base, des activistes des centres sociaux et des associations ont commencé à se ressembler dans les plus grandes villes du pays à partir du 14 novembre. Le cri est le même partout : « Grève sociale ! » . Ce mot d’ordre n’a pas été choisi par hasard : cette grève a été pensée surtout pour ceux et celles qui ne sont pas représenté.e.s par un syndicat à cause de la précarité de leur contrat de travail, de leurs conditions de chômage ou de leur travail indépendant sans protection, mais qui manifestent contre ces lois qui protègent uniquement les entreprises. Parmi les autres revendications, parallèlement à l’élimination du Jobs Act et au rétablissement de l’article 18, il y a le salaire minimum européen, un revenu de base universel, la fin du travail non rémunéré, la gratuité de la formation et la stabilisation des précaires. Qu’importe si le chemin est long, nous gagnerons !

 

 
Notes

|1| http://www.ilsole24ore.com/art/noti...

|2| http://www.huffingtonpost.it/luigi-...

|3| Pour les travailleurs embauchés avant l’application de la réforme, l’ancien contrat à durée indéterminée (et toutes les règles qui en relèvent) continue de s’appliquer.

|4| L’article 18, une des lois les plus piétinées par les gouvernements néo-libéraux, concerne les licenciements discriminatoires et a été modifiée à plusieurs reprises (sous le gouvernement Monti : voir aussi http://cadtm.org/Italie-L-imposture...). Cette loi concerne toutes les entreprises avec au moins 15 travailleurs et tous les travailleurs avec un CDI, soit un total de 57,6% des travailleurs.

|5| http://tg24.sky.it/tg24/politica/20...

|6| http://ec.europa.eu/enterprise/poli...

|7| http://www.ilsole24ore.com/art/noti...

Auteur

Chiara Filoni
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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 16:28

 

Source : http://reseauinternational.net

 

McDonald va fermer 220 restaurants en Chine et aux États-Unis

McDonald va fermer 220 restaurants en Chine et aux États-Unis

 

McDonald Corp, la plus grande chaîne de restauration rapide du monde, va fermer 350 magasins dans le monde, dont 220 en Chine et aux États-Unis.

La société a précisé que cette décision est une réaction à une chute de 8,3% au premier trimestre des ventes en termes comparables en Asie-Pacifique, Moyen-Orient et Afrique, qu’elle impute à l’impact de ce qu’elle a appelé des problèmes de perception longs, fondés sur une large base chez les consommateurs au Japon, et à des performances négatives, mais en amélioration, en Chine.

Les ventes mondiales en termes comparables ont chuté de 2,3%, reflétant une fréquentation négative sur tous les principaux segments, résultant en une baisse de 28% du revenu d’exploitation consolidé global de l’entreprise.

Au cours du trimestre, a précisé McDonald, le bénéfice d’exploitation en Asie-Pacifique, au Moyen-Orient et en Afrique a diminué de 80% en raison de fermetures stratégiques de restaurants et autres charges, en tête des préoccupations au Japon et en Chine.

La société de restauration rapide compte fermer 130 magasins au Japon, mais elle n’a pas répondu aux questions du China Daily sur le nombre précis de magasins qui devraient être fermés en Chine.

Kevin Ozan, le directeur financier de McDonald, a déclaré que les ventes mondiales en termes comparables au mois d’avril devraient également « être négatives ».

McDonald est considéré comme le principal détaillant de services alimentaires du monde avec plus de 36 000 emplacements. Plus de 80% sont détenus et exploités en tant qu’entreprises indépendantes.

Yum Brands Inc, la société mère de Taco Bell, KFC et Pizza Hut, est également encore en difficulté en Chine, où les ventes ont diminué de 6% au premier trimestre, tandis que les ventes dans des établissements comparables ont chuté de 12%.

Ce résultat constitue une amélioration par rapport à la baisse de 16% dans des établissements comparables au cours du dernier trimestre de 2014, et la société compte toujours créer au moins 700 nouveaux restaurants en Chine.

Selon les analystes, les clients chinois ont mis du temps à oublier les scandales alimentaires récents, dont un concernait un important fournisseur de viande à des entreprises de restauration rapide, dont McDonald et Yum, qui a été fermé pour avoir possiblement violé de nombreuses règles relatives à la sécurité, notamment l’incorporation de morceaux de poulet et de bœuf qui étaient bien au-delà de leur date d’expiration.

Yum a lancé plusieurs initiatives pour séduire davantage de clients en Chine, comme Atto Primo, un restaurant haut de gamme à Shanghai, et l’offre d’un café de qualité dans 1300 restaurants de 10 villes.

Ben Cavender, directeur de l’étude de marché sur la Chine basé à Shanghai, a pour sa part dit qu’il s’attendait que les deux marques continuent à avoir des difficultés en Chine et à l’étranger.

Selon M. Cavender, « Cela est dû à l’évolution des goûts des consommateurs et à un changement global soit vers des aliments plus sains soit des marques de niche ».

Il estime qu’en Chine spécifiquement, les deux marques continuent à ressentir les effets du scandale, de même qu’un ralentissement de l’économie, et que toute entreprise qui gère un grand nombre de magasins peut être confrontée à devoir en fermer certains.

« Les ventes de café pourraient stimuler un peu KFC », a-t-il dit, « mais je ne pense pas qu’il les a encore pleinement mises en œuvre et ils ont aussi beaucoup de concurrence sur ce terrain ».

http://french.peopledaily.com.cn/Economie/n/2015/0427/c31355-8884312.html

 

 

Source : http://reseauinternational.net

 

 

 

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 16:08

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

 

Secret des affaires : le monde orwellien rêvé par les multinationales

|  Par martine orange

 

 

Après quatre ans de travaux, la commission européenne est toujours dans l’impossibilité de donner une définition légale, précise et encadrée du secret des affaires. Les groupes de pression ont utilisé ce flou pour obtenir l’acception la plus large possible. De leurs exigences transpire le désir d'imposer une omerta sur leurs faits et gestes et remettre en cause nos libertés. 

Ils en parlent d’un air entendu, comme d’une évidence. Le secret des affaires est une notion qui semble ne poser aucun problème pour les lobbyistes qui abreuvent les hauts fonctionnaires de la commission européenne d’argumentaires et de revendications. Mais qu’est-ce que le secret des affaires ? Personne ne sait en donner une définition juridique précise. Un responsable de la loi sur les secrets des affaires en France évoque un « droit interstitiel », c’est-à-dire un droit qui recouvrirait tous les champs qui ne sont pas couverts par les textes existants.

Car les lois ne manquent pas pour protéger les entreprises. La protection de la propriété intellectuelle, la protection des brevets, la protection des savoir-faire et des procédés industriels ont été depuis longtemps inscrites dans les différents codes européens, même si l’usage diffère selon les pays. De même, la contrefaçon, le vol, l’espionnage industriel, l’introduction frauduleuse dans les systèmes d’information, le piratage sont sanctionnés partout en Europe. Quelle protection manque-t-il alors aux groupes aujourd’hui ? De quoi ont-ils donc besoin ?

 

Logo du Parlement européenLogo du Parlement européen © europa
 

Patrick Schriber, le représentant à Bruxelles du groupe américain de chimie DuPont de Nemours, a tenté d’en justifier l’utilité dans un long exposé lors de cette fameuse conférence du 29 juin 2012. Selon lui, les groupes font face à des menaces nouvelles, qui ne sont pas encore couvertes par la loi, qui justifient d’adopter des dispositions extrêmement sévères pour les protéger.

Dans la liste des dangers nouveaux, il cite d’abord Internet : « Internet, la cybercriminalité et la vulnérabilité des réseaux internes rendent l’accès aux données plus facile et plus rapide qu’auparavant », explique-t-il. Puis il met en avant les délocalisations. « Les délocalisations et le recours à la sous-traitance dans les groupes industriels créent des sources de vulnérabilité », poursuit-il. Enfin, il cite l’environnement concurrentiel dans lequel évoluent les entreprises. « La nécessité croissante de faire des offres conjointes pour répondre à des appels d’offres rend plus difficile d’évaluer la légalité d’une offre. La plus grande intensité concurrentielle à laquelle sont confrontées les industries poussent certains groupes à des extrêmes pour avoir accès à une technologie qui leur manque », termine-t-il. En d’autres termes, les multinationales demandent à être protégées d’un système qu’elles ont voulu et organisé, mais dont elles ne sont plus sûres, alors que leur domination technologique et commerciale est contestée par des pays émergents.

 

 

Sans se poser plus de questions, la commission européenne a repris mot pour mot l’argumentaire dans son projet de directive. « Les évolutions récentes, telles que la mondialisation, qui a accru le recours à la sous-traitance, à des chaînes de fournisseurs plus longues, qui a augmenté l’utilisation des technologies de l’information et de la communication, contribuent à accroître le risque de ces pratiques [la violation des secrets d’affaires – ndlr] », est-il écrit dans l’article 3 du projet.

Pour faire face à ces nouveaux dangers, une législation sur le secret des affaires s’impose, répètent sans relâche les groupes de pression. Un des avocats de Baker & McKenzie, le cabinet américain travaillant officiellement pour la direction du marché intérieur, reprend la totalité de leur argumentaire dans l'un des documents obtenus par l’ONG Corporate Europe Observatory dans sa requête auprès de la commission européenne. « Le secret des affaires apparaît comme l’outil parfait pour la protection de la propriété intellectuelle parce qu’il n’existe pas de limitation générale pour les sujets concernés », explique-t-il. Toute la bataille des lobbyistes, pendant quatre ans, va consister à donner au secret des affaires l’acception la plus extensive possible, d’en repousser sans cesse les limites.

« Identifier ce qu’est un secret d’affaires est en soi une tâche difficile », reconnaît la direction du marché intérieur dans une présentation. Celle-ci va s’atteler à lui donner une définition. Mais à la différence du droit américain, qui sert directement d’inspiration à cette directive sur le secret des affaires, la commission européenne se refuse à fixer les cas précis qui pourraient relever de cette législation et préfère tracer un cadre très large. « Le secret des affaires ou les informations confidentielles sont généralement définis comme ayant les caractéristiques suivantes : être secret ou généralement inconnu, avoir une valeur commerciale, faire l’objet de mesures pour rester secret », retient au départ la direction du marché intérieur. La définition comprend alors essentiellement la protection des innovations, des produits, la lutte contre la contrefaçon.

 

Contre la transparence

« La liste est beaucoup trop courte », réagit alors la fédération internationale des parfumeurs. Pour se faire bien comprendre, la fédération européenne de la chimie envoie obligeamment à la commission européenne la description exhaustive de tout ce qu’elle aimerait voir relever du secret des affaires. Y figurent « les plans et les stratégies de recherche et développement ; les rapports et analyses, les comptes rendus de recherche ; les pilotes et les plans commerciaux ; les données opérationnelles, les concepts et les projets des nouveaux produits, le design d’un produit ou d’un procédé, la formulation ou la composition d’un produit ». Mais s’y ajoutent aussi « les méthodes de production et l’application des savoir-faire ; les dessins de production et de procédés ; les analyses méthodologiques ; les méthodes d’analyses pour les impuretés, l’outil industriel, le degré de pureté et l’identité des impuretés et des additifs, les plans stratégiques, les plans d’affaires, les outils informatiques, les logiciels, les données sur les vendeurs, les distributeurs, les clients, les informations sur les ventes ». On en passe (voir ci-dessous la liste fournie par la fédération de la chimie sur ce qu'elle veut voir inclus dans le secret des affaires). 

 

 

Les cas sont si nombreux que cela finit par être surréaliste. Dans un courriel adressé à la direction du marché intérieur, un des membres de la fédération de la chimie demande finalement une petite révision, car la liste semble trop longue. Il pense notamment que la température d’ébullition ou de transformation d’un produit ne soit pas incluse dans les données relevant du secret des affaires. On a eu chaud ! Le fait de savoir que l’eau bout à 100° aurait pu être considéré comme une dangereuse violation du secret des affaires.

Cette seule énumération donne la mesure de l’état d’esprit des multinationales. C’est un monde selon Orwell qu’elles réclament. L’époque où le biologiste et médecin américain Jonas Edward Salk, découvreur du vaccin contre la polio, annonçait qu’il mettait à la disposition du monde entier sa découverte sans la breveter, est bien révolue. La coopération scientifique et technique, qui est un des postulats de la recherche universitaire, tout comme l’économie ouverte et du partage défendue par de nombreux inventeurs du net n’appartiennent définitivement pas à leur monde. Pour les multinationales, tout leur appartient, tout doit rapporter, y compris le vivant qu’il faut s’empresser de breveter afin de pouvoir exiger des royalties sur ce que la nature a fait.

Même le néolibéralisme défendu depuis les années 1980 paraît désormais à des années-lumière de ce qu’elles défendent. Misant tout sur l’efficience des marchés, le libéralisme – en théorie du moins – se faisait l’ardent défenseur de la libre circulation de l’information et des idées. Désormais, les grands groupes ne prennent même plus la peine d’habiller leurs demandes de l’aspect de la liberté. Leur vision est celle d’un capitalisme totalitaire. Elles réclament une surveillance totale de tout et de tous.

Mais ce cadre légal que les groupes essaient d’imposer par le biais du secret des affaires ne sert pas seulement à se protéger contre une concurrence déloyale, le vol des données, l’espionnage industriel ou le pillage de savoir-faire par des concurrents indélicats, contrairement à ce qu’ils prétendent. Il y a longtemps que les groupes ont appris à gérer ces problèmes entre eux. Il suffit de lire à nouveau leurs notes et leurs argumentaires pour comprendre leurs arrière-pensées. Leur projet est autant dirigé contre leurs rivaux que contre les salariés, les associations, la presse ou l’opinion publique. Tous ceux qui demandent des comptes ou au moins un peu de transparence.

C’est contre cette transparence, cet accès aux données accordé par les différentes législations que les groupes de pression partent d’abord en guerre. Alors qu’ils sont prêts à traquer tout mouvement des consommateurs sur Internet, à accumuler des masses de données sur tous, à violer la vie privée, le secret de la correspondance et refuser le droit à l’oubli, ils réclament une omerta complète sur leurs faits et gestes, une remise en cause des maigres concessions qu’ils ont pu faire.

La fédération européenne de l’industrie chimique, une fois de plus, parle sans ambages. « Ce rapport met en lumière le besoin d’établir un juste équilibre entre la transparence et la confidentialité. Alors que le public a accès aux documents et que la transparence est généralement bénéfique, le type et l’étendue des documents accessibles au public devraient être soigneusement déterminés afin de protéger les intérêts économiques des groupes », écrit-elle. Avant de préciser sa pensée : « Concernant les documents demandés par une tierce partie, leur accès devrait être laissé à la discrétion des institutions qui contacteront le propriétaire du document avant de répondre. »

Passé ce préambule qui érige le secret comme principe fondamental du droit des affaires européen, les fédérations donnent là encore des listes exhaustives des données qui ne devraient plus être accessibles ou dont l'accès devrait être restreint, réservé aux administrations et parfois peut-être, si nécessaire, aux médecins. Tout y passe, de la composition des produits, y compris alimentaires, à celle des médicaments, des données de santé publique aux relevés des mesures environnementales, par exemple les émissions de substance chimique ou le rejet des fumées.

 

Les salariés, premiers suspects

Des pans entiers des législations existantes se retrouvent ainsi sous la menace du secret des affaires. Les législations sur l’information des consommateurs, la santé et l’environnement risquent d’être démaillées en un clin d’œil. Même la réglementation Seveso, adoptée en 1982 après une catastrophe industrielle immense en Italie, en 1976, leur paraît trop lourde. « La proposition européenne de décembre 2010 pour amender la directive sur les accidents industriels contient des propositions qui visent à garantir un accès large au public sur les informations de sécurité, d’accroître la participation aux décisions et l’accès à la justice. (…) Mais ces propositions vont plus loin que les traités existants. Elles suggèrent par exemple que l’information doit être en permanence accessible. (…) Il y a des droits à la protection des données et à la confidentialité des informations d’affaires qui doivent aussi être sauvegardés et une claire référence à ces droits est nécessaire », insistent les industriels de la chimie. 

 

Autre extrait de l'argumentaire de la fédération de la chimie
 
Autre extrait de l'argumentaire de la fédération de la chimie

On comprend l’intérêt qu’ils peuvent trouver dans ces rétentions d’informations. Sans données fiables sur les produits, sur les mesures environnementales par exemple, les contestations d’associations de consommateurs contre certains produits, ou d’associations environnementales ou même d’habitants contre certaines installations industrielles – les centres d’incinération de déchets par exemple – deviennent beaucoup plus difficiles. Quant aux réclamations devant la justice, elles seront encore plus compliquées, les mis en cause seront les seuls à avoir toute l’information disponible. Le projet de directive concède d’ailleurs la possibilité de huis clos absolu en cas de procès, comme le réclamaient les lobbyistes.

Le secret des affaires doit s'étendre aussi, selon eux, sur les contrats publics. Revenant sur le droit constitutionnel qui accorde aux citoyens le pouvoir de contrôler l'usage de l'argent public, les groupes de pression réclament que les contrats public soient frappés du sceau du secret défense. Il est vrai qu'en la matière, la France a déjà précédé la directive européenne. Bercy a obtenu que le contrat de partenariat public-privé signé avec la société Ecomouv ne soit pas rendu public, ni même porté à la connaissance de tous les parlementaires siégeant dans la commission d'enquête sénatoriale, au nom du « secret commercial ». Ainsi, nous avons le plaisir de rembourser 830 millions d'euros à ce consortium, sans que jamais le contrat n'ait pu être examiné publiquement.

Mais le plus grand recul concerne les salariés. Là encore, le droit du travail est mis en danger. Le droit de regard, le droit d’information des syndicats sont strictement encadrés, même en cas de plan social ou de cession. Si, par hasard, quelque projet de plan social vient à fuiter dans la presse, cela pourrait représenter à l’avenir une violation du secret des affaires.

Par principe, les salariés, de toute façon, sont suspects. Il faut lire les argumentaires présentés par les lobbyistes. Les entreprises leur dénient toute compétence, tout savoir-faire, toute expertise. À les lire, il ressort que les salariés ne sont que des pièces interchangeables. Leur travail, les contacts, leurs idées, leurs inventions, tout appartient à l’entreprise.

Dans leurs argumentaires, ces dernières insistent sur l’importance de s’assurer que, lorsqu'ils quittent l'entreprise, les salariés ne puissent pas partir avec leurs connaissances (il ne s’agit pas des fichiers commerciaux mais de tout ce qu’ils ont pu acquérir dans leur travail). Dans un mail interne, la fédération des parfumeurs précise que cette nécessité s’impose aux sous-traitants mais aussi aux étudiants et aux chercheurs universitaires qui ont pu travailler avec elles et qui seraient par la suite embauchés dans une autre firme.

Les entreprises souhaitent avoir un droit de regard sur tout. Mais il est difficile de demander une extrême flexibilité de l’emploi, de pouvoir utiliser les salariés comme des mouchoirs en papier, et en même temps de chercher à les empêcher d’utiliser leur savoir-faire ailleurs. Leur rêve serait sans doute de pouvoir effacer leurs compétences comme on efface un disque dur d’ordinateur.

Dans un tel contexte, les lanceurs d’alerte sont perçus comme les traîtres absolus à l’entreprise. Même s’ils dénoncent des pratiques illégales, ils sont d’abord des semeurs de troubles, ceux qui osent briser la loi du silence. La presse, qui sert souvent de relais à toutes les associations, syndicats, salariés, pour faire connaître abus et dysfonctionnements, est dans le viseur. Dans tous les cas, il faut la mettre sous surveillance, sous contrôle, la museler si nécessaire, avec sanctions à l’appui.

Le projet de directive est toujours en cours de discussion par la commission des lois (Juri) du Parlement européen. Il a déjà fait l’objet de plusieurs amendements, qui doivent cependant être acceptés par la suite. Parmi les avancées jugées significatives, les parlementaires ont estimé que la révélation de secret d’affaires dans le cadre de la protection de la santé et de l’environnement est considérée comme légale. De même, les lanceurs d’alerte ne devraient avoir l’obligation de révéler des agissements frauduleux ou illégaux qu’aux seules autorités compétentes pour bénéficier d’une protection, mais peuvent aussi s’adresser directement à la presse.

Plus généralement, selon les parlementaires, la révélation du secret des affaires ne devrait être considérée comme illégale que s’il existe une intention de porter un préjudice économique. L’acquisition de secret d’affaires à la suite d’une négligence ne serait pas reconnue comme illégale. Enfin, les parlementaires demandent un renversement de la charge de preuve. Ce doit être au plaignant, selon eux, de démontrer qu’un secret a été illégalement acquis ou révélé.

Ces avancées sont certes importantes. Mais le projet de directive continue à être inspiré par nombre d’idées et d’arrière-pensées des groupes de pression qui ont été à l’origine de ce texte. La description du secret des affaires reste toujours aussi large, aussi floue. Malgré toutes les tentatives pour en limiter le spectre, les parlementaires ne sont pas parvenus à s’entendre. Après plus de cinq années de travaux, personne n’est capable de donner une définition juridique claire et précise de ce qu’est le secret des affaires, ce qui laisse toujours la porte ouverte à tous les abus et excès de pouvoir.

 

 

 

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

 

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 15:55

 

Info reçue par mail

 

 

                                                                

 

 

Dimanche 3 mai, venez semer sur la ZAD golfique

de St Hilaire de Brethmas!

 

Le 29 janvier dernier, le conseil d’Alès Agglomération votait une délibération portant demande d’ouverture d’Enquête Publique Complémentaire pour sa nouvelle version du projet golfique.

L’Agglo s’obstine à imposer son projet, entièrement repeint en vert (éco-site, éco-golf, éco-hôtel ****, éco-hameau!...) pour tenter de le rendre plus acceptable.

Rien n’a changé sur le fond: il s’agit toujours de créer un golf de luxe financé par la revente d’un lotissement-village (255 logements dont 108 villas) et arrosé avec l’eau du Gardon!

Le 21 mars dernier, St Hilaire Durable organisait une visite guidée de la Zone A Défendre, dernier espace agricole et champêtre de la commune. Ce jour là, des pommes de terre furent plantées sur une parcelle pour rappeler la vocation agricole et nourricière de ces terres destinées à devenir des «trous».

Comme en 2013, St Hilaire Durable avec le soutien d'autres organisations (Confédération Paysanne, ATTAC…) vous invite le dimanche 3 mai à poursuivre la lutte en participant à un semis solidaire de graines de courges pour manifester notre refus de voir disparaître ces terres au profit d'un projet inutile et imposé.

Cette journée sera aussi l’occasion, pour ceux qui ne la connaissent pas, de découvrir la beauté de la zone en cette saison.

Cette fois encore, la récolte sera destinée aux associations qui viennent en aide aux plus démunis.

Rendez-vous dès 10 h au parking centre-village (près poste/temple). Pique-nique tiré du sac. Petite restauration et boissons sur place.

 

 

Une affaire qui dure, et qui est loin d'être abandonnée par les bétonneurs de l'agglo d'Alès.Faire suivre l'info, merci.

http://www.sainthilairedurable.net/#!Dimanche-3-mai-venez-semer-les-graines-du-refus-de-voir-disparaître-les-dernières-terres-agricoles-et-champêtres-sur-la-ZAD-golfique-de-St-Hilaire-de-Brethmas-/c1s17/553f44e20cf21fee135069d0

 

 

 

 

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 15:41

 

Source : http://www.bastamag.net

 

Habitat partagé

Au cœur de ruelles médiévales, des habitants rénovent un lieu hors du commun pour vivre autrement

par

 

 

 

Habiter autrement les centres des petites villes, accéder à la propriété quand on n’a pas de très gros moyens, vivre sans voiture et partager les problèmes : c’est l’aventure dans laquelle s’est lancé un collectif à Auch. Avec un projet de réhabilitation hors du commun : un important corps de bâtiments sur 3000 m² de terrain, réparti sur 7 niveaux, enclavé en plein centre-ville, accessible essentiellement par des escaliers sinueux. Ici on partage beaucoup – travaux, réflexions, espaces communs à rénover. La topographie particulière du terrain, le choix d’un collectif démocratique, la mixité sociale, en font une expérience assez unique, qui tâtonne encore mais veut s’inscrire dans la durée. Et qui, pour l’instant, essuie les plâtres, au propre comme au figuré. Rencontre.

 

Pour profiter de ce reportage en grand format, c’est ici.

 

On m’avait parlé d’un immeuble en plein centre-ville, retapé par une sorte de communauté. Je connais un peu le coin, un enchevêtrement de ruelles médiévales qui cascadent à flanc de coteau au cœur d’Auch, la capitale du Gers et de la Gascogne. C’est toujours un peu étroit et très pentu, et j’ai imaginé une petite baraque biscornue habitée par une bande de hippies, enclavée dans un quartier sombre et triste. Je décide de tenter l’approche par les « pousterles », ces escaliers uniques en leur genre qui relient la haute-ville d’Auch à la rive gauche du Gers.

En fait, la pousterle des Couloumats (les « pigeons », en Gascon) est l’une des plus longues de la ville — et donc du monde, puisque les pousterles n’existent que dans cette ville et sur ces coteaux qui soutiennent la cathédrale. Il y a là tout un Monopoly de petites maisons en terrasse auxquelles on ne peut accéder que par les escaliers. Plus haut dans mon ascension, je croise une vielle dame qui se moque gentiment de mon souffle court et me glisse : « Surtout, il faut de bonnes cuisses ! » J’atteins enfin une petite rue encaissée qui s’accroche dans la pente. Derrière un portail en bois, sur lequel est scotché un permis de construire, je plonge avec délice dans l’ombre d’un garage encombré de matériaux de construction éparpillés. Suivant les bruits de coups et de coupe caractéristiques des travaux, je débouche brutalement à la lumière et dans un monde totalement inattendu.

 

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Chantier de la terrasse
La terrasse du bloc — un immeuble de 5 étages — d’où sont sortis 150 m³ de gravats et où, un jour, poussera un jardin potager.

 

Un lieu incroyable

L’histoire commence au printemps 2013 quand Sylvie et Fred, jeune couple avec deux enfants, cherchent à louer un logement un peu plus grand dans la ville. Fred raconte :

« Être propriétaires n’a jamais franchement été dans nos projets ou notre façon de vivre. Nous voulions juste que les enfants aient chacun leur chambre. Et habiter dans le centre-ville pour pouvoir nous rendre à pied à la plupart de nos activités quotidiennes, utiliser le moins possible la voiture. Le problème, c’est que nous ne trouvions rien de bien convaincant sur le marché. On a commencé à se dire qu’il fallait peut-être chercher à louer plus grand, quitte à vivre en colocation.

C’est alors que l’agent immobilier nous a proposé de visiter cet endroit. Cela ne correspondait pas à notre demande, mais cela ne coûtait rien de venir visiter. C’était un weekend où nous recevions des copains et nous nous sommes retrouvés à 25 dans… ce lieu incroyable. »

 

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Cour commune
Les arcades sur la cour ouest, niveau rue, futur cabinet d’architectes.

 

Ce lieu incroyable, c’est un ancien institut médico-éducatif (IME), en vente depuis 7 ans : 3000 m² de foncier dont 1800 m² habitables, répartis sur 5 niveaux en terrasses, avec une vue imprenable sur la rivière qui roule ses eaux boueuses des dernières pluies en contrebas, la ville qui ondule sur ses collines et même la barre bleue des Pyrénées, au loin, quand il fait beau. Le tout à un jet de caillou de la cathédrale, de la mairie, des commerces, du collège, de tout ce qui fait l’attrait d’une petite ville de province.

 

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Percer des portes
Jean-Marc et Nicolas, les deux architectes qui n’ont pas peur de prendre la poussière et de donner de leur personne, en train de percer une nouvelle porte sur la pousterle latérale ouest.

 

Entre deux coups de masse pour faire tomber un mur, Nicolas prend le relai du récit. Il fait partie du projet comme architecte associé, avec Jean-Marc et Sophie. À eux trois, ils ont acheté un lot pour monter leur cabinet dans la résidence. Si Nicolas ne compte pas habiter ici, il est maître d’œuvre pour trois des propriétaires de la résidence. Mais surtout, il participe activement aux corvées qui font travailler tous les membres du collectif sur les parties communes.

« Il y a trois grands corps de bâtiment : ce qu’on appelle « le bloc », qui est le plus récent, formé de deux immeubles de 4 et 5 étages ; les arcades, sur deux étages avec les coursives et dont le rez-de-chaussée est au niveau de la rue ; les communs, essentiellement la cour, la terrasse et les pièces et dessous – l’atelier, le gymnase dont on va peut-être faire une salle des fêtes et un local à vélo. D’après nos recherches, c’était un monastère des pénitents blancs au 17e siècle. On voit encore la façade de la chapelle depuis la rue. Il semblerait même que sur ces terrasses, on ait cultivé la fameuse poire d’Auch, servie sur la table des rois.

Les arcades et les colonnades ont dû être ajoutées au XIXe siècle, car on n’en trouve pas trace dans le cadastre napoléonien. Ensuite, il y a eu une école primaire et maternelle au XXe siècle et à partir des années 70, elle a été aménagée en IME. L’IME a été contraint d’abandonner ces bâtiments devant l’impossibilité de les mettre aux dernières normes et a déménagé en 2008 aux confins de la ville. Depuis, le bâtiment est resté en vente. Pas facile de vendre un espace pareil aussi peu accessible bien qu’en plein centre-ville ! Qui pouvait acheter quelque chose comme cela ? Sans compter qu’il y avait deux vendeurs, la mairie et l’ADSEA (Association départementale de la sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence). Au départ, le prix était de un million d’euros. Lors de la première visite, ce n’était plus que 250 000 euros. Et là, ça change tout ! »

 

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Vue sur la ville
Arcades, coursives, niveaux imbriqués et ouverture sur la ville : c’est un voyage immobile sur les ponts d’un paquebot qui domine la ville.

 

Un projet démocratique et intergénérationnel, avec une grande mixité sociale

Pour comprendre le fonctionnement de cet endroit, il faut parler avec Manu. Instituteur militant, il ne s’est jamais imaginé propriétaire : trop cher, trop lourd, pas pour lui. Mais voilà, il y a la magie du lieu, l’enthousiasme de ses amis Sylvie et Fred, et la possibilité de construire un projet d’habitat partagé compatible avec ses valeurs profondes et ses petits moyens. C’est lui qui a rédigé la charte qui doit permettre à tous les résidents de vivre en bonne harmonie.

« Il a fallu 18 mois de tractations entre la première visite et la conclusion de la vente. Il fallait constituer un collectif. Il y a eu du mouvement, des gens qui ont laissé tomber et d’autres qui sont arrivés. Un couple proche de la retraite a préféré se retirer à cause de l’accessibilité. Il nous fallait décider de la manière dont nous allions répartir les lots afin d’être le plus équitables possible. Nous sommes arrivés à un total de 14 lots avec des prix et des contraintes différentes. Mais nous ne voulions pas d’une simple copropriété. Il y a donc des communs.

Nous voulions un projet démocratique, ouvert, intergénérationnel, avec une grande mixité de classes sociales. Nous voulions surtout en profiter pour permettre à des personnes modestes d’accéder à la propriété. Toutes les décisions sont prises par consensus. Nous avons aussi intégré des propriétaires bailleurs en plus des propriétaires habitants pour améliorer encore la mixité sociale. »

 

- Comment répartissez-vous les décisions ?

« Il y a deux niveaux d’accès au projet : les 14 lots qui correspondent aux habitats privés et le collectif qui gère les communs. Au départ, nous voulions que les communs appartiennent à l’association du collectif. Mais le notaire nous a dissuadé de ce montage, compliqué et coûteux à gérer dans le temps. Donc, les lots sont intégrés dans une copropriété classique et les communs sont rattachés à la copropriété sur la base des tantièmes. Mais les communs sont aussi gérés par un collectif que nous allons transformer en association. Tous les propriétaires habitants doivent participer au collectif, mais c’est optionnel pour les propriétaires bailleurs et les locataires. Cela dit, à peu près tout le monde a choisi de participer au collectif. Dans le collectif, on part du principe que tout le monde est égal. Donc, nous avons aussi décidé que les enfants qui le souhaitent participent également au collectif. »

 

- Tu veux dire qu’un enfant a le pouvoir de bloquer le consensus sur l’usage des communs ?

« Oui, c’est l’idée. Jusqu’à présent, nous sommes toujours parvenus au consensus, même si cela nous prend pas mal de temps et n’est pas facile tous les jours. Appartenir au collectif permet de décider de l’usage des communs et d’y accéder. Nous comptons y installer un garage à vélos, un congélateur collectif et probablement une sorte de salle des fêtes commune. Appartenir au collectif signifie également participer aux corvées sur les communs, exactement comme aujourd’hui où nous sommes tous réunis pour élaguer et évacuer le figuier qui a poussé contre le mur de la salle commune, remplir les tranchées de la terrasse et surtout démonter l’escalier métallique du bloc. »

 

- Mais si vous n’arrivez pas au consensus, comment ça se passe ?

« Ce sont les règles standards de la copropriété qui prennent le relai, avec décision à la majorité (un lot = une voix). Mais jusqu’à présent, nous avons réussi à faire autrement. Cela vient peut-être du fait que nous n’avons pas le profil de propriétaires fonciers : nous sommes pratiquement tous des familles recomposées, c’est-à-dire des ménages monoparentaux majoritairement modestes, avec des enfants en gardes alternées, ce genre de choses. Aucun de nous ne pensait avoir les moyens d’accéder à la propriété un jour.

Nous avons chiffré les besoins en financement de la réfection des parties communes à 150 000 euros. Autrement dit, le ticket d’entrée pour chaque lot commençait à 10 000 €. Dans mon cas, pour mon duplex de 70 m² avec jardin sur la terrasse, j’ai payé 30 000 € en tout. Bien sûr, pour cette somme, on a surtout les murs. Mais après chacun finance l’aménagement intérieur à son rythme et selon ses moyens. J’espère aménager d’ici la fin de l’été ».

 

« Sans le collectif, 90 % d’entre nous n’auraient pas pu devenir propriétaires »

 

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Déblayer les gravats, ensemble
Le principe de la corvée est que tout le monde participe en fonction de ses possibilités, sans distinction de genre.
 

Même si le ciel se couvre, la petite communauté des corvées du jour continue de s’activer. Pour démonter l’escalier, c’est Loïc le charpentier qui fait profiter le groupe de son expertise. Il a acheté un lot de 127 m² de plain-pied dans le bloc, au niveau de la rue, pour 41 000 euros. Il s’agit d’une partie qui demande moins de travaux, d’anciens bureaux. Il ne sait pas encore s’il va louer ou habiter son lot. Il n’a pas envie d’abandonner son petit jardin, mais Sophie, sa compagne, préfère l’accès piéton au centre-ville et la perspective de voir son petit Achille grandir avec les autres enfants de la résidence :

 

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Huile de coude, grandeur nature
Démontage de l’escalier de service du bloc façade ouest : tout doit se faire à la force des bras.

 

« Ce que j’apprécie beaucoup ici, c’est le principe de solidarité : sans le collectif, il n’y aurait pas eu de projet. Comme toujours, au fur et à mesure des travaux, on a eu des mauvaises surprises, comme la cuve à fuel chez Manu, l’insuffisance d’étayage des poutres porteuses du loft de Stéphane, ou un mur porteur affaibli chez Frédérique. Nous avons débattu de chacun de ces problèmes et décidé de répartir la charge supplémentaire de travaux sur les communs plutôt que de planter un membre du collectif. Parce que sans cette idée de collectif, de mutualisation, 90 % d’entre nous n’auraient pas pu devenir propriétaires.

D’ailleurs, dans la charte, il est prévu qu’en cas de départ et de revente, nous nous engageons à ne pas revendre au prix du marché, mais de rester dans la démarche d’accessibilité aux foyers modestes. »

Valérie est comédienne et fait partie du groupe des fondateurs :

« Si l’idée d’investir cet endroit a été enthousiasmante dès le départ, très rapidement, on s’est mis à tourner en rond, entre les visites, les départs, les atermoiements. À moment donné, il a fallu réellement lancer le projet. Ça a commencé par le chiffrage, le fait d’évaluer le cout réel du projet, et d’arrêter un groupe pour le porter. C’est là que l’aide de professionnels comme Jean-Marc est décisive pour évaluer les possibilités concrètes que nous avions, le coût des travaux de viabilisation des communs, etc.

Ce projet implique avant tout de vivre les contraintes du collectif : les corvées – en fonction des disponibilités des uns et des autres – le fait de vivre ensemble, de fonctionner sur la base du consensus. Il nous a fallu un an de réunions et de débats pour arriver à concrétiser tout ça. »

 

« Nous avons bâti des murs, mais nous avons aussi percé des portes ! »

Jean-Marc est l’un des trois architectes du futur cabinet qui va s’installer dans la résidence. Il compte travailler ici, mais aussi y vivre et y installer son atelier bois. Pour ne pas créer de futures tensions, il a refusé de mener les chantiers chez ses futurs voisins. Mais il est maitre d’œuvre de la réfection des communs. Ce qui est bien pratique puisqu’il est agréé par les Bâtiments de France. Le quartier est classé historique.

 

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Un lieu incroyable
Les arcades côté est dominent la ville et leurs magnifiques éléments en pierre taillée qui vont être préservés par le collectif.

 

« C’est vraiment un lieu incroyable. Quand on l’a découvert, on s’est dit qu’il y avait un truc à faire, réinvestir le centre-ville, pour reconquérir les mobilités douces. C’était vertigineux. L’Agence nationale de l’habitat nous a tout de suite soutenus, ses aides à l’amélioration thermique vont financer 50 % des travaux des foyers les plus modestes. C’est la force du collectif : trouver des réponses ensemble.

Il nous a fallu 18 mois pour arriver à la signature. Cela aurait pu trainer encore un peu, mais des promoteurs ont commencé à présenter des projets concurrents et à faire pression sur le prix. Ce qui nous a sauvés, c’est que nous avons été capables de nous mettre d’accord pour présenter une offre ferme, alors que les promoteurs coinçaient sur la question de l’accessibilité. Les promoteurs doivent proposer une place de garage pour chaque lot vendu, ce qui, vu la configuration, est très difficile à mettre en œuvre. Certains avaient réfléchi à un ascenseur à voitures, creusé directement dans la roche, quelque chose qui récupère la voiture au niveau de la rue et la range automatique dans les sous-sols... Rien que cela, ça devait couler leurs budgets !

Le fait que nous cherchions à nous affranchir de la voiture et que nous ne sommes pas soumis à cette règlementation en tant que particuliers nous a particulièrement aidés. Nous nous sommes donc lancés, sans clause de résiliation. »

Un échange constant d’idées, de coups de main et de dialogue

 

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Un travail de sherpas
Chaque tronçon d’escalier doit être évacué à la main. Une caractéristique du terrain qui a fait fuir bien des entrepreneurs et qui nécessite une main-d’œuvre abondante et volontaire.

 

Frédérique est la voisine de Manu, et la dernière arrivée sur le projet en juillet 2014, juste avant la signature. Elle n’imaginait sans doute pas alors, que moins d’un an plus tard, elle serait embarquée dans des travaux de terrassement. Son père, Gérard, passe très régulièrement dans la résidence pour donner un coup de main. C’est en fait une sorte d’auberge espagnole de la construction, avec les amis et la famille qui participent aussi à l’aventure. C’est un échange constant d’idées, de coups de main et de dialogue.

« Je vis à Mauvezin (petit village à 30 km) et je travaille à Auch, avec Fred (le compagnon de Sylvie : il faut suivre, il y a au moins trois Fred embarqués dans cette aventure !). Je cherchais à me rapprocher pour arrêter tous ces trajets en voiture. Fred m’a parlé d’un studio à vendre dans le collectif, mais c’est un format qui ne convient plus à grand monde. Jean-Marc a fusionné le studio qui demandait trop de travaux avec son lot et du coup, je suis devenue voisine de Manu, dans un duplex. »

Aurélie ne s’est pas embarquée dans l’aventure pour ses implications politiques, mais bien pour son côté pratique :

« J’ai deux enfants avec Jean-Marc. Je n’adhère pas vraiment à tous ces trucs collectifs, les débats qui n’en finissent plus, le fait qu’il faille écouter le point de vue de chacun sur tout, mais depuis qu’on est passés aux choses concrètes, c’est nettement plus stimulant. J’ai toujours eu envie de m’investir dans un gros projet de « retape ». Là, il y avait le côté pratique pour les enfants qui pourront facilement aller de chez moi à chez leur père. Mais ce qui me plait vraiment, c’est qu’à présent nous faisons tout cela ensemble. Cela permet de surmonter la difficulté de l’entente au quotidien. En fait, j’adore ça ! »

 

Un ensemble de difficultés et de défis à surmonter ensemble

Manu a fini de boucher les tranchées de la terrasse, de déménager les fagots de figuier et surtout de transporter avec les autres les tronçons de l’escalier de service.

 

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La force du collectif
La disparité des moyens financier pour les parties privées attise un peu les jalousies et les récriminations, mais les conflits se résolvent mieux en mode participatif, comme lors de la pause repas commune pendant les corvées.

 

« L’un des grands défis du projet : le déblaiement de la terrasse. Il y avait des préfabriqués et une maison branlante collée au bloc que personne ne voulait habiter. Quand les bâtisseurs contactés ont vu que notre terrain était inaccessible aux engins, ils sont partis en courant. Finalement, on est tombé sur Gilles Duplan, un gars vraiment inventif et volontaire, dont on a fêté tous ensemble les 70 ans. Il a monté une sorte de passerelle qui partait de la cour des arcades, niveau rue et qui traversait toute la terrasse en surplomb. Dessus, il fait tourner des brouettes thermiques, ces sortes de mini-chenilles qui passent partout.

Avec ça, on a sorti 150 m³ de gravats de la terrasse avec nos bras. Comme des sherpas. On a rempli 80 bennes de chantier qui tournaient dans la rue. Sans l’ingéniosité de Gilles, rien n’était plus possible. On a tout fait entre septembre et décembre 2014. C’est ça l’histoire du collectif : un ensemble de difficultés et de défis que nous avons surmontés tous ensemble, en se serrant les coudes. »

La pluie menace franchement et l’activité ne faiblit pas. Car beaucoup d’entre eux s’apprêtent à investir les lieux définitivement dans les prochaines semaines. Sylvie et Fred sont dans les cartons, d’autres ont posé leurs préavis. Alors, il faut bien que ça avance. Mais les écueils sont toujours plus faciles à supporter à plusieurs, même si les tensions finissent toujours par survenir.

« En fait, il y a un seul truc sur lequel on n’a toujours pas réussi à se mettre d’accord ! »

Tout le monde sourit d’un air entendu.

C’est sur le nom que nous allons donner à cet endroit !

Agnès Maillard (texte et photos)

- Voir ce reportage en grand format.

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 14:59

 

http://la-bas.org/la-bas-magazine/long-courrier/29-avril-ZINN-SORTIE-NATIONALE

 

Tant que les lapins n’auront pas d’historien, l’histoire sera racontée par les chasseurs

HOWARD ZINN
LE FILM SORT AUJOURD’HUI !

Le , par L’équipe de Là-bas

HOWARD ZINN UNE HISTOIRE POPULAIRE AMÉRICAINE, le nouveau film de Olivier Azam et Daniel Mermet sort mercredi sur les écrans pour la fête du 1er MAI !

Une séquence du film rend hommage aux ouvriers de Chicago condamnés à mort en 1887 suite au combat héroïque pour la journée de huit heures qui est à l’origine du 1er Mai célébré depuis partout dans le monde. C’est donc d’abord un lien entre leur Histoire et la nôtre pour donner un autre regard sur ceux que la toute puissante Amérique a passé sous le tapis, tous ceux auxquels Howard ZINN redonne une existence dans l’Histoire et un rôle pour la changer.

Pour tout savoir sur les programmes et les débats : www.histoirepopulaireamericaine.fr

Tant que les lapins n’auront pas d’historiens, l’histoire sera racontée par les chasseurs.

Du Pain et des Roses est le premier long métrage d’une trilogie qui va parcourir l’Histoire populaire des États-Unis de Christophe Colomb à nos jours, à travers l’histoire personnelle extraordinaire de Howard Zinn, historien des lapins.

Avec la participation de Howard Zinn, Noam Chomsky, Chris Hedges...

« Avec l’énorme succès de son livre Une Histoire populaire des États-Unis, Howard Zinn a changé le regard des Américains sur eux-mêmes. Zinn parle de ceux qui ne parlent pas dans l’Histoire officielle, indigènes, esclaves, ouvrières, immigrants, syndicalistes, tous les oubliés du rêve américain et tous les inaperçus en lutte pour briser leurs chaînes. À Paris et à Boston nous avons eu la chance de rencontrer Howard Zinn et de le filmer, toujours stimulant et fraternel.

À la fin Zinn disait « Je veux qu’on se souvienne de moi comme quelqu’un qui a donné aux gens des sentiments d’espoir et de pouvoir qu’ils n’avaient pas avant ».

Voilà exactement ce qui nous a donné envie de réaliser ce film. »

Olivier Azam & Daniel Mermet
EXTRAIT DU FILM « Il y a 101 ans à Ludlow » (2’41) :

Howard Zinn, une histoire populaire américaine au cinéma le 29 avril par lesmutins.org

 


Durée : 1h46

Réalisation : Olivier Azam & Daniel Mermet
Scenario : Olivier Azam & Daniel Mermet
Image & montage : Olivier Azam
Entretiens & commentaires : Daniel Mermet

Son & traduction tournage : Giv Anquetil
Archives : Brice Gravelle & Laure Guillot
Production : Les Mutins de Pangée
Compositing & étalonnage : Jean Coudsi – MC Multimedia
Mixage son : Clément Chauvelle
Supervisation musicale : Franck Haderer
Post production son : Brodkast Studio
Musiques originales : Vincent Ferrand, Fred Alpi, Franck Haderer
Avec la participation de  : Ciao Films

Distribution : Les Films des Deux Rives
Production : Les mutins de Pangée
Avec : Là-bas si j’y suis

Toutes les infos, toutes les salles et toutes les projections-débats sur :
www.histoirepopulaireamericaine.fr

 

 

Source : http://la-bas.org/la-bas-magazine/long-courrier/29-avril-ZINN-SORTIE-NATIONALE

 

 

 

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 14:09

 

Source : http://la-bas.org/re-ecouter/les-emissions/2014-15/si-t-as-rien-a-te-reprocher-t-as-pas-peur-d-etre-surveille

 

Souriez, vous êtes espionnés !

Si t’as rien à te reprocher, t’as pas peur d’être surveillé Abonnés

Le

 

 

 

« La menace n’a jamais été aussi importante ! Nous n’avons jamais eu affaire à ce type de terrorisme dans notre histoire. » Sur France Inter le 23 avril Manuel VALLS n’a pas hésité a frapper très fort pour nous terroriser contre le terrorisme.

La veille par hasard un "dangereux suspect" avait été arrêté avec un grand concert de tam-tam médiatique. Un suspect en forme d’aubaine pour un Manuel Valls en campagne pour imposer la nouvelle "loi sur le renseignement" qui soulève quelques protestations. Les Verts comme le Front de Gauche, la ministre Christiane Taubira aussi bien qu’un dangereux gauchiste comme Jacques Toubon, la Ligue des Droits de l’Homme, Amnesty International, le juge antiterroriste Marc Trévidic, de même que la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) mais aussi l’extrême droite et une partie de la droite. Ça fait beaucoup.

Mais pourquoi tant de défiance ? Cette loi va permettre de lutter contre la criminalité, par exemple contre l’évasion fiscale qui, rappelons-le, coûte chaque année 80 milliards d’euros à la France ? Pourquoi en douter ?

La loi sera votée le 5 mai prochain avant d’être soumise au Sénat. Si l’on en croit les sondages, la démarche aurait le soutien de l’opinion. Mais nous sommes allés dans les rues de Paris, micro en main pour montrer que « l’opinion ça se travaille » (reportage d’Anaëlle VERZAUX et Gaylord VAN WYMEERSCH).

Sécurité ou Liberté ? C’est un débat politique fondamental depuis toujours. Ces derniers temps les images étaient claires. La droite c’est la poigne, la gauche c’est plus cool. Chacun sa clientèle.La gauche accuse la droite de fascisme, la droite accuse la gauche de laxisme. La guerre des gros bras et des mauviettes en somme. Mais aujourd’hui le client déboussolé demande de l’ordre et du bâton. Et le "socialiste" Manuel Valls répond. Il répond très fort. Tous surveillés, tous écoutés. "Je suis Charlie" est devenu "Je suis sur écoute". Avec sa loi il inverse les rôles. La gauche c’est les faucons, la droite c’est les colombes. Pas complètement puisqu’une partie de la droite l’approuve et demande encore plus de barbelés dans la prairie comme le charmant Eric Ciotti. Le comble c’est le FN opposé à la loi et qui se retrouve du côté des peace and love dégénérés. Vivement que Robert Menard et ses copains de l’OAS remettent de l’ordre dans tout ça.
En attendant voici des points de vue dans tous les domaines concernés par cette loi : Justice, Média, Police, Politique, Internet.

Avec, autour de Daniel MERMET :
Jérémie ZIMMERMANN de la Quadrature du Net,
Laurence BLISSON du Syndicat de la Magistrature,
Dominique PRADALIÉ du Syndicat National des Journalistes,
Olivier BESANCENOT du Nouveau Parti Anticapitaliste,
Alexandre LANGLOIS de la CGT-Police.

 

 
 
LÀ-BAS HEBDO n°14 (extrait)

Les différentes séquences de l’émission
 
00:00
 
15:54
01. Vos messages sur le répondeur

01 : Vos messages sur le répondeur

Quelques messages parmi ceux que vous avez laissés sur le répondeur de Là-bas si j’y suis au 01 85 08 37 37.

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. », disait Benjamin FRANKLIN, l’un des rédacteurs de la Constitution américaine. Manuel VALLS lui, ce jeudi 23 avril sur France Inter, ne comprend pas bien « c’est quoi ce débat sur les libertés » (13’40) :
http://www.dailymotion.com/video/x2nn50b_manuel-valls-cinq-attentats-ont-ete-dejoues-depuis-janvier_news


02 : Rien à me reprocher, pas peur d’être surveillé !

Selon un récent sondage Odoxa, 69% des Français « sont favorables à la loi Renseignement parce qu’ils sont convaincus qu’elle sera utile, même si elle risque de les priver de certaines libertés et de menacer leur vie privée. » Anaëlle VERZAUX et Gaylord VAN WYMEERSCH sont allés vérifier dans les rues de Paris.

Dominique PRADALIÉ (SNJ) : la loi est une menace pour les journalistes mais pas seulement.

Laurence BLISSON, juge de l’application des peines et Secrétaire nationale du Syndicat de la Magistrature : les dispositifs de surveillance prévus vont échapper au contrôle du pouvoir judiciaire. Plus de contrôle des services de renseignement et du Premier ministre.

Jérémie ZIMMERMANN de la Quadrature du Net : le projet de loi transforme un service de renseignement qui peut être utile et démocratique quand il est ciblé en un système de surveillance de masse. Les "mouchards" prévus par la loi permettront aux autorités de scanner toutes les activités en ligne, y compris les conversations privées, de n’importe quel citoyen.

 

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Rassemblement contre le projet de loi, le 13 avril 2015 devant l’Assemblée nationale

03 : Qui va surveiller les surveillants ?

Dans cette affaire, le socialiste Manuel VALLS est soutenu par l’UMP Éric CIOTTI, président de la "commission d’enquête parlementaire sur la surveillance des filières et des individus djihadistes". Pour Éric CIOTTI c’est clair, la France est en guerre :

« On a besoin de donner plus de moyens humains et matériels bien sûr à nos services de renseignement, mais aussi de sécuriser leur intervention. Il faut qu’ils puissent écouter, il faut qu’ils puissent sonoriser des logements, il faut qu’ils puissent mettre des balises sous les véhicules. Tout cela aujourd’hui n’est pas autorisé pour détecter la menace. Parce que l’enjeu est là : on sait qu’il y a 1 300 djihadistes, au minimum, identifiés. Le rythme des départs continue, et le rythme des retours s’accroît fortement. Donc le danger est très important, il demeure très très élevé, je crois qu’il n’a jamais été aussi élevé. »

Mais à droite également, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer non seulement l’inefficacité de la loi, mais aussi son atteinte aux libertés.


04 : Souriez, vous êtes espionnés !

Dans un article du 16 avril, Le Monde.fr souligne l’hypocrisie du gouvernement. En 2009, le Parti socialiste, très critique envers Sarkozy, publiait La France en libertés surveillés, dans lequel il dénonçait que « lors de l’examen des nombreux projets de lois antiterroristes déposés depuis les attentats du 11 septembre 2001, Nicolas Sarkozy s’est à chaque fois appuyé sur la peur du terrorisme ressentie par la population pour s’affranchir des réserves posées par la CNIL ».

La même Commission nationale de l’informatique et des libertés qui aujourd’hui ne manque pas de remarquer que « l’ensemble des dispositions ainsi projetées permettra la mise en œuvre de mesures de surveillance beaucoup plus larges et intrusives que ce qu’autorise le cadre juridique actuel en matière de renseignement. En effet, parmi les nouvelles techniques de recueil de renseignement légalisées ou autorisées, certaines sont susceptibles de conduire à une surveillance massive et indifférenciée des personnes. »

Olivier BESANCENOT, du Nouveau Parti Anticapitaliste, félicite le gouvernement pour son mensonge : il fait croire au grand public que le projet de loi ne concerne que les "terroristes". Pourtant, derrière ce prétexte, ce sont aussi les lanceurs d’alerte, les zadistes, les militants, les syndicalistes qui pourront être surveillés au nom de la défense des « intérêts économiques ou scientifiques essentiels » de la France.

Alexandre LANGLOIS de la CGT-Police apporte également son point de vue de policier en charge du renseignement.

 

 

Source : http://la-bas.org/re-ecouter/les-emissions/2014-15/si-t-as-rien-a-te-reprocher-t-as-pas-peur-d-etre-surveille

 

 

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