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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 21:57

 

Source : https://france.attac.org

 

BNP Paribas contre Attac : l’hôpital se fout de la charité

mercredi 10 juin 2015, par Attac France

Plus de 3 mois après à la réquisition citoyenne de chaises effectuée par les militant.e.s d’Attac dans l’agence BNP Paribas du boulevard Voltaire à Paris, la banque a finalement osé porter plainte pour « vol en réunion » contre Thomas Coutrot, porte-parole d’Attac. Jusqu’où la principale banque française, qui détient pas moins de 170 filiales dans les paradis fiscaux, s’enfoncera-t-elle dans le ridicule et le déshonneur ?

 

 

Entendu par la police ce matin pour « vol en réunion » sur plainte de BNP Paribas, Thomas Coutrot a réfuté cette accusation : « j’ai rappelé aux enquêteurs que voler, c’est s’approprier le bien d’autrui. Or nous sommes tout disposés à restituer les chaises de BNP Paribas dès que la banque annoncera la fermeture de ses 7 filiales aux Îles Caïmans. En outre, nous ne disposons pas des chaises pour notre bénéfice propre puisqu’elles circulent au sein d’une chaîne d’usage et de solidarité. » Le porte-parole d’Attac France a laissé la police prendre ses empreintes digitales et sa photo mais a refusé le prélèvement d’ADN.

Comme le montre le Livre noir des banques, les banques sont lourdement engagées dans l’organisation industrielle de l’évasion fiscale. Les scandales HSBC et UBS, révélés par de courageux lanceurs et lanceuses d’alerte, ne sont que la partie visible de l’iceberg. Depuis 18 mois, dans le cadre de sa campagne « les Requins » contre les banques et les multinationales prédatrices, Attac demande sans succès à BNP Paribas de fermer ses filiales aux Caïmans. Pour quelle autre raison que l’évasion fiscale la plus grande banque française dispose-t-elle de 29 filiales au Luxembourg, 10 à Hong-Kong, 7 en Suisse, 7 à Singapour et 7 aux Îles Caïmans ?

Plutôt que de diligenter la police et la justice contre les militant.e.s, les pouvoirs publics feraient mieux de mettre un terme à cette situation intolérable. L’évasion fiscale coûte de 60 à 80 milliards d’euros par an au budget de la France, et les timides mesures de régularisation des comptes en Suisse (rapport : 2 milliards par an) n’en représentent qu’une petite partie. Plus généralement, comme le demande la Plateforme paradis fiscaux et judiciaires, l’ensemble des entreprises doit être tenue de publier ses comptes pays par pays, pour faciliter la collecte de l’impôt et réduire la fraude, l’évasion et les injustices.

Attac appelle à une mobilisation nationale sur les réseaux sociaux en incitant les citoyen.e.s à se prendre en photo et à les relayer avec la phrase « Toutes et tous #FaucheursDeChaises BNP et HSBC » pour dire stop à la fraude et à l’évasion fiscale

 

 

Source : https://france.attac.org

 

 

 

 

 

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 21:50

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

Dans le 18e arrondissement, riverains et militants se mobilisent contre l’évacuation de migrants

Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par

 
 
 

Mardi 9 juin, les manifestants ont marché rue Pajol, notamment pour donner du courage à ceux qui ont passé la nuit en rétention administrative à Vincennes ou au Mesnil-Amelot et sont parfois déjà passés devant le juge.

 

Les migrants ne sont pas venus. Trop de police, trop de bruit, trop de tout. Ils ont préféré ne pas se montrer lors du rassemblement pour les soutenir, mardi 9 juin. Durant la journée, ils étaient allés du Bois-Dormoy, un square à deux pas de l’esplanade d’où les CRS les ont délogés hier, dans le 18arrondissement de la capitale, aux quelques pauvres repères qu’ils ont dans la capitale parisienne. Cet espace vert est devenu leur camp de base, après le métro La Chapelle, l’esplanade Saint-Bernard, et la rue Pajol.

 

Lire aussi : Nouvelle évacuation musclée de migrants près du métro La Chapelle

 

A 18 heures, quelque cinq cents personnes se sont massées rue Pajol, au lieu même où les CRS avaient hier chassé la centaine de migrants africains installés. Pour donner du courage à ceux qui ont passé la nuit en rétention administrative à Vincennes ou au Mesnil-Amelot et sont parfois déjà passés devant le juge. « Pour s’opposer aux violences policières, aussi », rappelle Nadia, une étudiante en master 1 d’histoire à la Sorbonne. « On ne doit pas laisser passer ce genre d’agression dans notre pays », observe la jeune femme, qui se présente comme une voisine puisqu’elle partage une colocation à Barbès.

De fil en aiguille, Nadia, 21 ans, explique que ses parents aussi ont connu le difficile moment de l’arrivée en France. « Je n’aime pas le raconter. Ça fait partie de mon intimité, mais ce qui s’est passé dans mon quartier hier me renvoie à mon statut de fille d’immigrés, regrette-t-elle. Mon père est italien et m’a souvent raconté qu’il est longtemps resté “le Rital”. Là je n’ose pas imaginer le temps que ces gens mettront à s’intégrer s’ils obtiennent l’asile ici. On n’est pas un pays raciste, mais parfois, c’est pas loin. »

 

Lire aussi : Migrants évacués à Paris : le Défenseur des droits ouvre une enquête

 

« Ce pays qui n’assume pas sa responsabilité d’accueil »

Autour d’elle, les CRS attendent impassibles et le micro passe de main en main. Elus et militants de gauche prennent tour à tour la parole. Le discours est rodé. La plupart resservent celui qu’ils répètent depuis la veille. A eux se sont joints quelques militants de collectifs de sans-papiers. Doukane Donga est l’un d’eux. Quinze ans qu’il est en France, « dans ce pays qui n’assume pas sa responsabilité d’accueil », regrette-t-il. « Les Européens ont créé de la misère en exploitant les matières premières de nos pays d’origine et aujourd’hui ils refusent de payer la facture en accueillant. C’est inadmissible  », estime-t-il, largement applaudi par un auditoire acquis à la cause.

Dans l’assistance, il suffit de regarder la couleur du badge pour savoir à qui l’on parle. Le vert d’Europe Ecologie-Les Verts est autant représenté que le rouge du Nouveau Parti anticapitaliste ou du Parti communiste français ; aux côtés des autocollants Front de gauche, ils traduisent le degré de politisation du mouvement. Pourtant, ce rassemblement bon enfant a aussi laissé une large place aux riverains, les apolitiques, engagés parfois par hasard dans ce combat.

 

Lire aussi : « On les trie sur le trottoir » : les migrants de La Chapelle évacués

 

Des sans-badge qui sont descendus, comme Sandrine Gianola, « parce que parfois on ne peut plus rester à regarder à sa fenêtre », observe cette femme qui habite juste au-dessus du lieu de l’évacuation, rue Pajol. « Avant l’assaut d’hier, je n’étais pas intervenue. Je ne fais pas partie du collectif de riverains qui aident beaucoup. Mais là, franchement, je ne pouvais pas continuer mes activités comme si de rien n’était », explique la jeune femme portant sa fille de 4 ans dans les bras. « J’ai participé au cordon qui protégeait les migrants et j’ai été très choquée de la brutalité de l’intervention », assure-t-elle. Son fils de 10 ans ne cesse depuis de l’interroger sur ce que signifie vraiment le triptyque « liberté-égalité-fraternité » au regard des événements de son quartier. « La maîtresse les a beaucoup fait travailler l’éducation civique cette année, et là il est très en colère d’observer que, dans la pratique, ça ne marche pas », exposee cette jeune mère de famille qui n’appartient à aucun parti.

 

Sandwichs, conserves et brioches

Une fois les discours terminés, le cortège s’est acheminé vers le square où quelques migrants étaient installés. « C’est important que les gens sachent où ils sont car ils manquent de tout », explique Pablo Livigni, un jeune homme du service d’ordre. « On a bien travaillé aujourd’hui. On a récupéré des conserves, des sandwichs. Les riverains ont apporté pas mal de brioches pour le petit déjeuner, mais il va nous falloir d’autres sacs de couchage, et je ne parle même pas des matelas », ajoute-t-il.

En fait, lui et les autres militants espèrent que l’étude de faisabilité sur l’ouverture d’un centre pour migrants, par la Mairie de Paris va pouvoir devenir une réalité. Côté Ville de Paris, on explique qu’Anne Hidalgo étudie la faisabilité de ce projet qui intégrerait un espace d’information à destination des populations étrangères et proposerait des hébergements pour les personnes en transit.

 

Lire aussi : La Chapelle : Cazeneuve estime avoir apporté la « solution la plus humaine possible »

 

Dans ce quartier mélangé, Dheepa Raji, une femme d’origine indienne, la quarantaine, observe le défilé. « Moi, je suis là depuis dix ans. C’est dur la France. On m’a expliqué ce qui se passe là. J’avais vu beaucoup de policiers, mais je ne savais pas que les Africains étaient à Pajol, commente-t-elle. Moi, je ne donnerai pas parce que j’ai déjà perdu des heures de ménage. Et avec les enfants il faut beaucoup d’argent », explique-t-elle en s’engouffrant dans une porte à la peinture un peu plus qu’écaillée, rue Marx-Dormoy.

A côté, trois jeunes femmes asiatiques au look soigné ont consciencieusement fermé la boutique Phila Nails. Curieuses, elles regardent à travers la vitre le drôle de cortège, plus fort que la circulation habituelle, puisque le flot de voitures a laissé place à ses piétons chantant. Le haut-parleur amplifie doucement un refrain assez basique limité à « So-so-solidarité avec les réfugiés »… Peu à peu, le cortège s’effiloche. Les marcheurs optent tout à coup pour un bus. Le temps a passé vite pour eux, contrairement aux migrants qui ont du mal à trouver le sommeil.

 
 Maryline Baumard

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

 

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 21:27

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

 

Ce « bureaucrate » du FMI au cœur des négociations avec la Grèce

|  Par Amélie Poinssot et Ludovic Lamant

 

 

Il est l’un des principaux architectes des plans d’aide à Athènes depuis 2010. À 60 ans, le Danois Poul Thomsen, peu connu du grand public, dirige le FMI en Europe. Cet économiste adepte des théories néolibérales pur jus, qui s’est fait la main en Europe centrale et en Russie, se montre inflexible dans le bras de fer qui se joue aujourd’hui entre la Grèce et ses créanciers.

Il fait partie, avec la chancelière allemande et son ministre des finances, des rares négociateurs à être présents depuis le début de la « crise grecque ». Tous les autres, Grecs, Français, commissaires et autres Européens ont tourné, au gré des élections et des remaniements ministériels. Poul Thomsen, lui, est resté. Cet « expert », économiste danois, chef de la mission du FMI en Grèce, a même été promu au sein de l'institution de Washington. Depuis novembre dernier, il officie, aux côtés de Christine Lagarde, comme directeur adjoint en charge du département Europe. Il gère donc, pour l’institution, non seulement le dossier grec, mais aussi le dossier ukrainien, autre lieu critique du continent.

Défenseur acharné de l'austérité budgétaire et de la libéralisation du marché du travail, Poul Thomsen, qui porte beau la soixantaine, est au départ l'un des trois représentants de la Troïka [Banque centrale européenne (BCE) – commission – FMI] avec qui la Grèce a signé des mémorandums d'austérité en 2010 puis en 2012. Aujourd’hui, il est toujours aux manettes de ce que l'on appelle désormais le « Groupe de Bruxelles ». Or depuis février, les négociations patinent et Poul Thomsen, selon plusieurs sources proches des négociations jointes par Mediapart, porte une responsabilité majeure dans le blocage. « Avec le FMI, la question des retraites, et des départs anticipés à la retraite, vient toujours très haut dans l’agenda des négociations. Or c’est une ligne rouge pour Athènes, et cela braque les Grecs d’entrée de jeu », racontait un témoin bruxellois des discussions en avril.

« Il y a des divergences majeures entre nous dans la plupart des domaines essentiels », a d'ailleurs dit un porte-parole du FMI à des journalistes ce jeudi 11 juin tandis que les représentants de l'institution quittaient la table de négociations à Bruxelles. Dans les propositions envoyées quelques jours plus tôt par les créanciers au gouvernement Tsipras figurent en effet plusieurs exigences musclées, à commencer par la suppression de l’allocation de solidarité EKAS à destination des petites retraites. Les créanciers réclament aussi, comme l’indique à Mediapart une source proche des négociations à Athènes, une augmentation de la taxe sur l’énergie – sujet très sensible en Grèce où le fuel domestique, le gaz et l’électricité sont déjà vendus à des tarifs particulièrement élevés, ce qui a plongé les foyers les plus affectés par la crise dans des spirales d’endettement. Ils plaident aussi pour une clause de « déficit zéro » sur les caisses de retraite. Or le secteur des retraites a déjà fait les frais d'une réforme dès le premier mémorandum, en 2010 : les 13e et 14e mensualités avaient alors été supprimées, l'âge de départ à la retraite repoussé, les avantages dont bénéficiaient certaines professions supprimés…

 

Poul Thomsen lors d'une visite au ministère grec des finances, en mars 2014.Poul Thomsen lors d'une visite au ministère grec des finances, en mars 2014. © Reuters
 

Pour qui observe la scène grecque depuis 2009, le visage de Poul Thomsen n'a rien de nouveau. C'est déjà lui qui, en février 2011, avait annoncé lors d'une conférence de presse avec ses homologues de la Troïka un programme de privatisation des biens publics, avant même que le gouvernement (alors dirigé par le socialiste Georges Papandréou) n'en informe les électeurs. Gaffe ou fuite savamment orchestrée pour éviter à l'exécutif grec de se brûler les ailes ? Quoi qu'il en soit, par la suite, la Troïka n'a plus jamais informé les journalistes, poursuivant ses missions à Athènes à l'intérieur des couloirs feutrés des ministères grecs et prenant ses décisions en toute opacité.

À la question d'un journaliste grec demandant si l'Acropole était susceptible d'être mis en vente, le représentant du FMI avait tenté de se montrer rassurant : « Personne ne veut que la Grèce mette en danger son patrimoine culturel ni qu’elle vende des entreprises qui appartiennent naturellement au secteur public, cela va sans dire. » Mais déjà, alors que la péninsule hellène était sur les rails d'un programme d'austérité depuis moins d'un an, il se présentait comme le donneur de leçons, le distributeur des bons et mauvais points.

« Le programme est arrivé à un carrefour critique. Beaucoup a été accompli. Le programme est en partie réalisé, mais il ne sera pas réalisé sans une accélération des réformes structurelles », avait-il déclaré. Comme si les réformes « structurelles » pouvaient être mises en place en à peine quelques mois… À ses côtés, figuraient ses deux homologues de la Troïka, tombés depuis dans les oubliettes, Servaas Deroose, pour le compte de la commission européenne, et Klaus Masuch, pour le compte de la Banque centrale européenne (BCE).

 

La dernière conférence de presse de Poul Thomsen à Athènes. C'était en février 2011, avec les autres représentants de la TroïkaLa dernière conférence de presse de Poul Thomsen à Athènes. C'était en février 2011, avec les autres représentants de la Troïka © Reuters
 

Poul Thomsen, lui, est resté au cœur des négociations. Et c’est en partie à lui que l’on doit cette situation paradoxale : tandis qu'une majorité des électeurs grecs s'est prononcée en janvier dernier contre le tout-austérité à l'œuvre depuis 2010 et a balayé les deux partis au pouvoir depuis 1974, un économiste jamais confronté au verdict des urnes, n'ayant aucun lien avec la Grèce, évoluant depuis trente ans dans les bulles des experts expatriés dans les pays d'Europe centrale et orientale, continue d'imposer sa grille de lecture.

Il reste en outre un personnage méconnu du grand public. Plus gênant, il rechigne à rendre des comptes devant les élus. Il n’a daigné se présenter devant les eurodéputés qu’à de très rares reprises. « Nous avions bataillé pour organiser une audition des dirigeants de la Troïka au Parlement », en mars 2012, se souvient Sylvie Goulard, une eurodéputée qui râle contre ces négociateurs qui ne font même pas le service minimum pour tenir au courant les élus de l’avancée des discussions.

Le FMI, toutefois, ne s’est pas imposé tout seul en Grèce. Comme le rappelle un ancien acteur des négociations à Athènes, joint par Mediapart, « ce sont les gouvernements européens qui ont fait appel au FMI, en 2010, pour gérer le cas grec. La commission avait alors un problème de culpabilité, elle n’avait pas prévu la crise financière et budgétaire qui allait éclater en Grèce ». Politiquement, elle avait besoin, aussi, de ne pas endosser toute seule la responsabilité de ce qui allait suivre… « Si l'on ne voulait pas en arriver là, il ne fallait pas aller chercher le FMI en 2010… Il n'y a rien de surprenant aujourd’hui : le FMI prête de l'argent en l'échange de conditionnalités, c’est comme cela qu’il fonctionne », renchérit Sylvie Goulard.

 

L’erreur stratégique du FMI en décembre 2014

Au début, le FMI n’apparaît d’ailleurs pas comme le partenaire le plus dur dans les négociations grecques. Le Fonds joue même, au sein de la Troïka, le rôle du « gentil », quand la commission européenne et la Banque centrale, elles, se montrent intransigeantes sur la trajectoire budgétaire d’Athènes. En juin 2013, les premières divergences avec Bruxelles apparaissent au grand jour. L’institution de Washington publie un rapport qui fait l’effet d’une bombe : elle y fait son mea culpa, reconnaissant qu’elle avait sous-estimé l’impact des coupes budgétaires sur la récession.

Elle critique aussi le plan de sauvetage négocié en 2010 pour la Grèce, expliquant qu'à ses yeux, il aurait mieux fallu « adoucir » la politique d'austérité en pratiquant, dès le départ, un effacement partiel des dettes publiques – scénario exclu, à l'époque, par Paris et Berlin (lire l'article de Martine Orange) mais finalement réalisé deux ans plus tard. Le commissaire aux affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, réplique alors : « Que le FMI se lave les mains et fasse peser toute la responsabilité sur les épaules de l'Europe est injuste. » À l’époque, les observateurs parient sur un désengagement du FMI du prochain plan d’aide à Athènes et la Troïka semble déjà menacée d’implosion.

En octobre 2013, la presse anglo-saxonne en rajoutait une couche : des comptes-rendus de débats internes montrent qu’en ce mois décisif de mai 2010, plus de 40 États membres du Fonds, tous non européens, s'étaient opposés au plan d'aide tel qu'il avait été conçu pour Athènes. Des représentants de l'Australie, de la Russie ou de l'Argentine avaient mis en garde contre d'« immenses risques » encourus. Un officiel brésilien s'était, lui, inquiété d'un programme « mal conçu et insoutenable en dernier ressort ».

Surtout, le FMI pousse pour alléger le poids de la dette grecque, contre l’avis des Européens. « Il y a toujours eu de vrais désaccords entre le FMI d'un côté, et la BCE et la commission de l'autre, assure Liêm Hoang-Ngoc, un ancien eurodéputé socialiste qui a rédigé l'an dernier un rapport d'enquête sur l'action de la Troïka. Dès février 2010, le FMI avait compris qu'il fallait restructurer la dette grecque. Au-delà de 120 milliards d'euros, la dette grecque n'était pas soutenable à leurs yeux. Il fallait donc restructurer, plutôt qu'engager une consolidation budgétaire [des mesures d’austérité – ndlr] qui risquait de casser la croissance. Mais c'est la deuxième option qui a été retenue par les créanciers. Une restructuration de la dette est finalement intervenue deux ans plus tard, mais ce fut à la fois trop vite et trop peu. » Deux opérations d’effacement partiel de la dette ont en effet été engagées avec les créanciers privés de la Grèce, en février puis en novembre 2012.

Fin 2014, la promotion de Poul Thomsen, en remplacement du Britannique Reza Moghadam, plutôt modéré, puis la victoire de Syriza en janvier dernier, accentuent le décalage. Le FMI assume désormais ses divergences de vue, au sein du « groupe de Bruxelles », avec la commission et la BCE. Déjà, en décembre, lorsque le gouvernement grec, alors dirigé par le conservateur Antonis Samaras, demande, conformément à l'accord de février 2012, le déblocage de la dernière ligne de prêt, sentant le mécontentement populaire grandir, Poul Thomsen lui-même refuse, au nom du FMI : il emboîte alors le pas à Mario Draghi, chef de la BCE, pour qui la réforme des retraites était insuffisante, tandis que d'après les informations de l'agence Bloomberg, le commissaire européen Pierre Moscovici était favorable, lui, à l'octroi de la tranche sans nouvelles conditions.

« C’est le FMI qui n’a pas voulu lâcher sur le dernier volet du bailout [le plan d’aide – ndlr], fin 2014, c’est lui qui ne s’est pas montré assez souple. Sans cela, aujourd’hui, on n’en serait pas là », râle un participant bruxellois aux négociations avec Athènes. La décision sera lourde de conséquences, puisque l’impossibilité pour le gouvernement d'alors de trouver un accord avec ses créanciers le conduit à convoquer des élections anticipées… qui amènent Syriza au pouvoir.

 

Victoire de Syriza le 26 janvier 2015. Tsipras annonce la fin de la mission de la Troïka et la sortie de l'austérité.Victoire de Syriza le 26 janvier 2015. Tsipras annonce la fin de la mission de la Troïka et la sortie de l'austérité. © Reuters
 

Était-ce ce que voulait Poul Thomsen ? De fait, il avait certainement compris que le gouvernement Samaras, en manque de légitimité, ne pouvait plus rien faire passer auprès du peuple grec. Mais de là à vouloir se retrouver à la table des négociations aux côtés d'un Yanis Varoufakis, l’actuel ministre des finances grec, ou d'un Euclide Tsakalotos (interviewé par Mediapart au moment de sa nomination comme nouveau coordinateur de l’équipe grecque), tous deux économistes au corpus marxiste, qui ont bâti leur discours sur la remise en cause complète des « recettes » du FMI, ce n'était pas se faciliter la tâche pour un ultralibéral comme Thomsen… Il a commis là une erreur stratégique, se méprenant sur les chances réelles de Syriza de parvenir au pouvoir. À moins qu'il n'ait misé sur un bref passage de Syriza au pouvoir, pariant sur un effondrement rapide. Là aussi, erreur de diagnostic : malgré la dureté des négociations, le rapport de force défavorable à Tsipras et ses nombreux reculs, la majorité de ses électeurs continue, pour l'heure, de le soutenir (lire notre reportage à Athènes en avril). Depuis, les sondages placent toujours Syriza en tête en cas de nouvelles élections.

 

Manifestation de retraités à Athènes, le 20 mai 2015.Manifestation de retraités à Athènes, le 20 mai 2015. © Reuters
 

Cette erreur n'est sans doute pas étrangère à la ligne sans concession que Thomsen adopte depuis février et qui semble plus rigide encore que ses propres positions défendues au cours des années 2010-2012, même si certains acteurs des précédentes négociations à Athènes estiment que sa ligne n’a pas bougé. En réalité, elle correspond au bagage idéologique de ce Danois formé aux courants les plus orthodoxes, qui a toujours été partisan du moins de protection sociale, moins d’État, moins de dépenses publiques.

 

Des divergences d'analyse profondes au sein de l'ex-Troïka

Car avec la Grèce, Thomsen n’en est pas à son premier essai de mise en pratique des recettes néolibérales. Cet économiste a fait l'essentiel de sa carrière d'économiste au FMI : il y est en poste depuis 1982 et se spécialise au cours des années 1990 sur la transition de plusieurs pays du bloc de l'Est. En Roumanie notamment, où il dirige les négociations, il impose, dans les années 1996-1998, d'importantes réductions de salaires. De 1998 à 2010, il suit la Russie où il est détaché pendant quelques années pour y officier comme porte-parole de l'institution. À la fin de son mandat, il a également en charge le suivi de la Pologne.

Autrement dit, des États qui n'ont pas grand-chose en commun avec l'économie d'un pays comme la Grèce, qui n'a pas connu l'économie centralisée propre au système soviétique, qui est restée très pauvre jusque dans les années 1970 et qui se caractérise encore aujourd'hui par le petit entrepreneuriat familial, un secteur rural éclaté, une forte activité touristique saisonnière, de gros handicaps géographiques. Bref, strictement rien à voir avec un pays industriel comme la Pologne… D'ailleurs, Thomsen le dit lui-même : « Nous avons besoin d’assurer que nous traitons nos membres de manière égale, que nous appliquons nos règles de manière uniforme », a-t-il déclaré ce printemps à Bloomberg. Appliquer des règles de manière uniforme : tel est le credo de cet homme pour qui le monde paraît bien manichéen.

 

Christine Lagarde (FMI), Yanis Varoufakis, ministre des finances grec, et Poul Thomsen à droite, en février à Bruxelles.Christine Lagarde (FMI), Yanis Varoufakis, ministre des finances grec, et Poul Thomsen à droite, en février à Bruxelles. © Yves Herman - Reuters.
 

C’est ce que lui reproche à Athènes un ancien ministre qui fut au cœur des négociations grecques entre 2011 et 2014. « Nous avons une différence d’approche fondamentale avec Poul Thomsen, déclare-t-il à Mediapart. Pour lui, comparer le niveau de vie des Grecs avant la crise à celui d’aujourd’hui n’a aucun sens : il compare le niveau de vie des Grecs à celui des Bulgares, des Roumains, des pays baltes. C’est une comparaison inacceptable pour notre société. »

Les discussions avec le chef de la mission Grèce du FMI comme avec ses collègues ont toujours été houleuses, reconnaît cette source. « Thomsen était un interlocuteur difficile, aux opinions très tranchées. Il ne s’intéressait qu’aux données budgétaires annuelles, il n’avait pas notre approche stratégique, structurelle, nationale. Si la question des retraites resurgit aujourd’hui, c’est qu’il est toujours focalisé sur l’équilibre budgétaire des années à venir : il n’y a que cela qui l’importe. C’est un bureaucrate, la dimension sociale d’une baisse des pensions de retraite pour une société frappée par la récession et un chômage explosif lui est étrangère, tout comme le fonctionnement du système de retraites sur le long terme. »

Pour autant, notre interlocuteur athénien ne souhaite pas jeter la pierre à Thomsen plus qu’à un autre. « C’est un membre du staff du FMI qui exprime les idées dominantes de l’institution. Le problème du Fonds monétaire, c’est l’autoréférence du staff, qui décide et impose la ligne directrice du FMI. Celle-ci a toujours été dure concernant la Grèce, prônant d’un côté l’austérité budgétaire et de l’autre, une décote de la dette publique à laquelle la BCE était tout à fait opposée. Cette position n’est pas qu’idéologique, elle résulte aussi de la composition de son conseil d’administration, fait pour partie de pays en voie de développement pour qui il est très difficile d’approuver un programme ambitieux dans un pays “riche”, membre de la zone euro. »

À la différence de la BCE ou de la commission, le FMI n’est pas engagé pour le maintien de la Grèce dans la zone euro. Ses objectifs sont à plus courte vue. Le Fonds cherche avant tout à satisfaire ses actionnaires, dont les États-Unis, mais aussi nombre de pays émergents comme le Brésil ou le Mexique, qui s’agacent, parfois, d’un traitement qu’ils jugent trop doux vis-à-vis du patient grec. Thomsen fait donc avant tout ce que lui demandent ses actionnaires : réclamer le remboursement des prêts dans les temps.

Mais des économistes autrefois proches de lui commencent à lui reprocher son suivisme. Ainsi de son ancien collègue, l’Indien Ashoka Mody, qui défend, dans une tribune récente, une autre piste, qui paraît peu probable : un allègement d’une bonne partie de la dette qu’Athènes a contractée à l’égard du FMI lui-même, un défaut partiel qui serait consenti par les actionnaires du Fonds.

En définitive, les partenaires institutionnels de la Grèce n’arrivent plus aujourd’hui à parler d’une seule voix. Comme l’explique à Athènes une source proche des négociations, le plus gros problème dans les négociations en ce moment est « le désaccord des créanciers sur la question majeure de la dette », ce qui a pour conséquence la situation suivante : « Comme les créanciers ne sont pas d’accord sur la question de la dette, ils ont différentes “lignes rouges”, à savoir : le FMI a besoin de prouver que la dette est soutenable, donc comme les Européens ont posé comme ligne rouge de ne pas effacer la dette, le FMI pose comme ligne rouge la nécessité de coupes horizontales dans les pensions de retraites afin de compenser le problème de la dette. Il en résulte que, dans la mesure où, au final, ils veulent présenter “une position commune” sur la Grèce, cela se traduit par des “lignes rouges à tous les niveaux” de la part des créanciers. »

Autrement dit, le gouvernement Tsipras fait aujourd'hui les frais d’une lutte de pouvoir et d’une divergence d’analyse profonde entre ses différents « partenaires ». Et se voit administrer, après déjà cinq années consécutives d’austérité, et malgré les nombreux constats d’échecs, toujours la même recette.

 

 

 

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

 

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 21:06

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

 

Novlangue

Virer plus facilement pour créer plus d'emplois : la "doublepensée" de Macron

 
Paul Conge
 
 
 
La "doublepensée", c'est ce concept inventé par George Orwell permettant de garder à l'esprit deux croyances contradictoires, et des les accepter toutes deux. Dans la matinale de France Inter ce mercredi, le ministre de l’Economie était convaincu de deux choses. Plafonner les indemnités de départ, c’est faciliter les licenciements. Mais plafonner les indemnités de départ, c’est favoriser l’emploi.
 
 
SEBASTIEN SALOM-GOMIS

 

Emmanuel Macron est un garçon cultivé. Il a sans doute lu Foucault, peut-être feuilleté le philosophe chinois Han-Fei-tse et, avec l’appui de ses spin doctors, il est probable qu'il a eu vent de l’importance de tordre les mots pour inverser l’ordre des choses. A l’heure du 7/9 de France Inter ce mercredi, le ministre de l’Economie s’est livré à un de ces impayables exercices de rhétorique qu’il maîtrise désormais parfaitement. Au carrefour de la novlangue et du jargon administratif, les mots sont sortis de leur coquille, employés à décrire l’inverse de ce qu’ils veulent dire, mais énoncés sur le ton de la foi. Presque du Orwell dans le texte.

 

« La guerre, c’est la paix »

Questionné par Patrick Cohen sur les fameux plafonnements des indemnités de licenciement, point contesté dans les mesures annoncées hier pour les PME, l’ancien assistant du philosophe Paul Ricœur fait mine de ne pas capter le litige. C’est pour « la visibilité », martèle-t-il. « Visibilité mutuelle » : pour les salariés, et pour les employeurs. D’ailleurs, « cette visibilité, c’est de la sécurité ».

 

 

Le patron du Medef Pierre Gattaz avait usé des mêmes éléments de langage pour louer cette mesure qui viserait à « réduire l'insécurité juridique et de donner de la visibilité ». Converti, Macron parle donc le Medef sans accent : la sécurité des salariés, c’est de faciliter leur licenciement. Et à la clé, « cela créera de l’emploi ». Bref, « la guerre, c’est la paix »...

 

« La liberté, c’est l’esclavage »

« Cette mesure a une efficacité, et elle est juste, parce qu’elle donne une visibilité », reprend Macron en réponse à un auditeur inquiet des incidences de ces mesures sur les CDD. « On donne une flexibilité à certains employeurs qui sont obligés de se séparer du salarié. » Après la « visibilité », la « sécurité », l'« efficacité », place donc à la « flexibilité »... Et de poursuivre, comme s'il avait un dictionnaire des rimes en main : « Les mesures sur le coût du travail, il faut leur donner de la stabilité. Les employés ont besoin de stabilité, d’adaptabilité, et d’agilité », dit-il. Comprendre : fluidifier le licenciement, faciliter la mobilité des salariés, c’est efficace. Et juste. Et la liberté, c’est l’esclavage ?

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

 

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 20:56

 

Source : http://www.planeteanimaux.com

 

 

150 dauphins tués aux îles Féroé lors du 1er grind de la saison

 

 

 

 

grindjuin2015hHier matin, vers 8h30 (heure locale), plus de 150 dauphins globicéphales ont été massacrés aux îles Féroé au cours du premier « grindadràp » (littéralement : « mise à mort des baleines ») de l’année. Sea Shepherd est très attristé par cette nouvelle, d’autant plus que ses équipes seront sur place dans 2 semaines.

Au large de l’île de Vàgar, dans l’archipel des Féroé, l’eau était rouge sang aux premières heures du samedi 6 juin 2015. Un large groupe de globicéphales, composé de 150 voir 200 individus, a en effet été massacré au nom de la « tradition ».

Les petits massacrés sous les yeux de leurs parents

grindjuin2015lS’adonnant au premier grind de la saison, les féringiens se sont levés de bonne heure. Vers 4 heures du matin, un navire de repérage a remarqué les cétacés et a donné l’alerte. 25 bateaux de chasse sont alors intervenus pour dérouter les animaux et les forcer à s’échouer sur la plage de Miðvágur, où le massacre a eu lieu, révèle Sea Shepherd, qui entend s’assurer que « le monde entier entende parler cette mise à mort des océans ».

« Pendant près de 4 longues heures, ces animaux se sont battus pour leur vie. Ils ont été harcelés, torturés, et brutalement tués en présence des membres de leur famille. Ce n’est pas une tradition, c’est un bain de sang ! », a témoigné la bénévole de terrain Rosie Kunneke. Les globicéphales sont des animaux particulièrement intelligents et sociaux, et ces carnages de masse sont une souffrance supplémentaire eu égard aux forts liens sociaux qui les unissent. Coincés en eau peu profonde, les petits voient leurs mères se faire égorger sous leurs yeux, les sœurs voient leurs frères mourir à leurs côtés, ils ressentent la douleur des uns et des autres, mais ne peuvent rien y faire et comprennent assez vite qu’ils seront rapidement massacrés à leur tour…

Paul Watson réagit

grindjuin2015mDes familles entières sont ainsi décimées chaque année, prétendument pour un besoin en viande qui n’est plus défendable au 21ème siècle. « Le pire est que les féringiens sont défendus par les Garde-côtes des Féroé et la Marine danoise. Voici la folie du monde d’aujourd’hui ! Des forces militaires utilisées pour aider à tuer des baleines innocentes, afin de garantir un apport en viande de baleine qui n’est même pas bonne à manger à cause des taux toxiques de mercure que l’on trouve dans le corps de ces cétacés ! C’est impensable, en 2015, au vu de l’effondrement de la biodiversité et du nombre de plus en plus croissant d’espèces qui s’éteignent, que certaines personnes soient encore tellement en dehors de la réalité qu’elles continuent à mettre l’océan à mort ! », s’énerve le capitaine Paul Watson.

Trois bateaux appartenant à l’ONG Sea Shepherd, le Bob Barker, le Sam Simon et le Brigitte Bardot, arriveront très prochainement aux îles Féroé pour entamer l’opération Sleppid Grindini, qui entend opposer une résistance musclée aux tentatives de grinds, afin d’empêcher que d’autres meurtres de globicéphales ne soient commis. A suivre.

Crédit photos : JN.FO (quotidien féringien)

 

 

 

 

Source : https://www.facebook.com/Sea.Shepherd.Switzerland.Official

 

-C'est le plus grand massacre de mammifères marins en Europe.-
Il n 'y a jamais aucun survivant, des familles entières de dauphins, sur plusieurs générations sont massacrées dans les fjords féringiens (archipel rattaché au Danemark).
Les premiers dauphins de l'année ont été tués hier aux iles Féroé. L'année dernière pendant les 3 mois et demi de présence de nos petits bateaux qui ont patrouillé tous les jours dans l'archipel pour éloigner les dauphins des baies de chasse, 33 avaient malré tout été été tués contre plus de 1300 sur la même période l'année précédante. Nous tenterons de faire encore mieux cette année.
Dans quelques semaines, le Bob Barker, le Sam Simon de retour de l'Opération Icefish mettront le cap vers les iles Féroé pour s'assurer que les dauphins échappent à leurs poursuivants. Ils seront assistés d'une équipe de sentinelles à terre pour l'opération Sleppid Grindi (épargnez les dauphins globicéphales en féringien).

Hier matin, vers 8h30 (heure locale), plus de 150 dauphins globicéphales ont été massacrés aux îles Féroé au cours du premier "grindadràp" (littéralement :...
planeteanimaux.com
 

 

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 20:21

 

Info reçue par mail

 

 

A tous les protecteurs de la nature qui veulent agir...
 
Actuellement, sur le site du Ministère de l’Environnement ont lieu des consultations publiques sur le projet d'arrêté organisant la destruction des espèces d'animaux classées "nuisibles".
 
MERCI DE LAISSER UN COMMENTAIRE avant le 21 Juin, car ce projet est INACCEPTABLE

 

IL FAUT REAGIR EN MASSE face aux réponses très organisées des chasseurs; en effet les messages déposés sur le site du ministère vont dans le sens de la proposition de ce même ministère, donc comme le dictent les chasseurs au ministère, alors que nous savons que la population s'oppose majoritairement à la destruction sans limite d'espèces telle que le renard ou la fouine. 
 
Si nous ne faisons rien ou presque, ce sera une raison de plus pour le MEDEE d'aller dans le sens de ces destructeurs de la nature. 
 
Si vous n'êtes pas au coeur du problème, manifestez-vous en utilisant quelques arguments du genre:
- je m'oppose à la mise en place d'une liste d'animaux dits nuisibles
- les animaux nuisibles sont une invention des chasseurs pour satisfaire leur passion
- tous les êtres vivants ont une utilité même s'ils peuvent poser des problèmes
- le renard, la fouine, la martre... contribuent à l'équilibre des écosystèmes
- tous les animaux sont des êtres sensibles qui méritent qu'on les respecte
 
Pour d'autres arguments consulter les sites des assos qui dénoncent cette notion de nuisibilité et la pratique du piégeage qui en découle.
 
Quelques minutes à consacrer à la cause animale qui en vaut bien la peine.
 
Bien naturellement
 
Christian MAILLETAS
 
 

Consultation publique : cliquer ici

 

 

 

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 20:00

 

Source : http://cadtm.org

 

 

De quoi la crise est-elle le nom ?

11 juin par Renaud Duterme

 

 

 

CC - Stencil « La crise ?! »

 

Selon le vocable suivi par la majorité des médias et des économistes, nous sommes depuis plusieurs années dans une situation de « crise ». Cette dernière serait non seulement financière et économique mais également écologique, sociale, politique, etc. Pourtant, ce que traversent nos sociétés est beaucoup plus profond. De ce fait, l’utilisation de ce vocabulaire n’a-t-elle pas pour fonction première de servir les intérêts des classes dirigeantes, bien souvent à la manœuvre pour nous faire « retrouver la croissance » ?
De ce fait, ce concept de « crise » est à la fois sous-estimé et exagéré, laissant apparaître un paradoxe qui n’est qu’apparent.

 

Un basculement plutôt qu’une crise
L’utilisation du mot « crise » est tout simplement inappropriée pour décrire l’état de nos sociétés post-industrielles |1| . L’idée de crise suppose en effet un caractère temporaire, impliquant tôt ou tard un retour à une situation antérieure (dans ce cas-ci des taux de croissance positifs combiné avec le « plein-emploi »). Or, les contradictions du système sont telles qu’un retour à ce type de situation, considérée comme allant de soi, est impossible. Ces contradictions sont de deux ordres :

  1. Socio-économiques : ce qu’on nomme la crise n’est en fait rien d’autre qu’une situation de surproduction à l’œuvre depuis la fin des années 70. Traditionnellement pointé du doigt pour expliquer la fin des Trente Glorieuses, le premier « choc pétrolier » ne fut que le révélateur de tendances déjà en œuvre qui précipitèrent dans l’abîme la fameuse croissance économique tant acclamée : d’une part un tassement de la demande en raison du manque de débouchés et d’autre part un chômage de masse irréversible causé par les délocalisations et le recours aux machines de plus en plus omniprésentes. La « crise » fut temporairement résolue par un endettement généralisé (ménages, entreprises et Etats), le tout dilué dans un contexte de financiarisation croissante de l’économie. Ce ne fut qu’une fuite en avant, laquelle montre ses limites depuis 2007 |2| .
  2. Ecologiques : même si les contradictions qui précèdent venaient à être dépassées, il en est d’autres que toute idéologie ne saurait résoudre. En font partie les limites physiques de la planète : réchauffement climatique, épuisement des ressources (pétrole, minerais, réserves d’eau douce, terres arables, etc.), déversement de molécules chimiques artificielles dans la nature, pollution atmosphérique, atteinte à la biodiversité, déforestation, désertification et érosion des sols, etc. Bref, ce qu’on nomme les externalités de la croissance (car non prises en compte dans les calculs du PIB) sont en train de sauter au visage d’un système dont la raison d’être est de ne connaître aucune limite. Ces mises en garde ne sont pas récentes puisque les auteurs du Club de Rome nous les posaient déjà il y a quarante ans |3| .

Ces éléments font qu’il est à la fois illusoire mais également non souhaitable de renouer avec des taux de croissance tels que nous les avons connus lors des périodes de vaches grasses. À l’inverse, nous sommes à bout d’un modèle économique, empêtré dans sa logique du profit à court terme lui occultant toute vision d’avenir.

 

La stratégie du choc
Pour autant, il serait dangereux de croire à la fin du capitalisme par le biais de ces contradictions. Au lieu de ça, le dépassement des seuils écologiques et les déboires économiques que nous connaissons permettent précisément au système de poursuivre son expansion. Comme l’écrit Isabelle Stengers, c’est dans la nature du capitalisme d’exploiter les opportunités |4| . Et force est de constater que c’est exactement ce qu’il est en train de faire. Concrètement, le concept de crise est utilisé pour faire miroiter un hypothétique « retour à la normale », de façon à justifier des politiques visant à étendre l’emprise du capital sur des secteurs jusque là épargnés (services publics, milieux naturels, fonctions éco-systémiques, gestion des catastrophes, etc.). Comme l’écrivent Pablo Servigne et Raphaël Stevens, « tout en invoquant l’urgence, la crise nourrit paradoxalement un imaginaire de continuité » |5| .

Quelques exemples pour illustrer cette tendance.

  1. En Europe, ce qu’on nomme la « crise de la dette » sert parfaitement d’épouvantail pour justifier l’imposition de mesures impopulaires. Le remboursement de la dette (idée techniquement irréfutable) masque ainsi tout rapport de force politique existant et encourage de la sorte les privatisations, les coupes dans les dépenses publiques et le démantèlement du droit au travail. La Grèce est sans doute le pays où la logique est à son paroxysme.
  2. Cette « stratégie du choc » |6| est également à l’œuvre dans la gestion des désastres naturels : de la Nouvelle Orléans à Haïti en passant par les plages balayées par le tsunami en Asie du Sud-est, tout est bon pour jeter dans les bras du marché la gestion et la reconstruction post-catastrophe au détriment des plus pauvres. Or, les prévisions du GIEC concernant les effets du réchauffement climatique sont catégoriques : les catastrophes climatiques vont s’accroître, à la fois en nombre et en intensité. De quoi attiser la convoitise d’un secteur privé toujours avide de profits.
  3. Les conséquences du réchauffement peuvent dans un autre registre permettre d’augmenter encore ses marges de profits. Ainsi, l’ouverture des glaces arctiques encourageant une possible exploitation pétrolière, la mainmise du secteur des assurances sur la gestion des risques climatiques , la financiarisation croissante de la nature, la spéculation sur des espèces en voie d’extinction ou encore la promotion de solutions techniques aux changements climatiques |7| (tels que la géo-ingénierie |8| ou le nucléaire) constituent autant d’exemples qui illustrent la capacité des entreprises multinationales à exploiter toutes les opportunités, peu importe les risques pour les populations et les écosystèmes.
  4. L’argument des créations d’emplois sert en outre de prétexte pour assurer la mainmise sur des ressources naturelles par les grandes entreprises multinationales : l’exemple le plus emblématique est sans doute l’exploitation des pétroles non conventionnels (gaz de schiste et sables bitumineux principalement) mais d’une certaine façon, l’accaparement des terres arables dans les pays du Sud et l’exploitation minière rentrent également dans ce cas de figure.
  5.  

Des remèdes pires que le mal
Bien entendu, loin de résoudre les problèmes, ces remèdes vont aggraver la situation à bien des égards : creusement des inégalités (sociales et entre les sexes |9|), dégradation de la cohésion sociale, appauvrissement et démantèlement de la classe moyenne là où elle existe, surexploitation de l’environnement et des peuples, etc. Cela va clairement porter atteinte à la légitimité du capitalisme. Son principal argument (l’accès au rêve américain pour qui le désire) s’effrite peu à peu et n’est dès lors réservé qu’à une minorité toujours plus réduite de citoyens. Si cet élément peut constituer une brèche dans laquelle peuvent s’engouffrer des idées de changement radical anticapitaliste, force est de constater que dans de nombreux cas, ce sont les replis identitaires qui prévalent, accompagnés de préjugés sur des boucs émissaires tout désignés (immigrés, minorités ethniques, chômeurs, fonctionnaires, etc.). On constate par ailleurs une tendance de plus en plus fréquente à un Etat d’exception, qui s’illustre dans plusieurs domaines : mise au pouvoir de technocrates pour gérer l’endettement des pays, surveillance généralisée prétextée par les divers attentats, répression des mouvements sociaux, etc. Il est ainsi fort à craindre que l’approfondissement de la « crise » tel qu’il va se produire dans les prochaines années ne présage un grand succès pour les partis xénophobes, voire racistes, les mouvements extrémistes religieux, le tout baignant dans une gestion toujours plus autoritaire de l’Etat.

 

Un discours de classes
Face à ce constat, davantage lucide que pessimiste, il est fondamental de réaffirmer un discours sous l’angle d’une analyse en termes de classes sociales. À l’instar du mouvement Occupy Wall Street, nous devons insister sur la responsabilité du 1 % dans la situation de débâcle économique que nous traversons ainsi que dans les dépassements des seuils écologiques mentionnés ci-dessus. Plus qu’un slogan, ces responsables sont identifiables : compagnies multinationales, grandes banques, élites économiques et politiques à leur solde ; en somme, tous les acteurs qui tirent profit d’une façon ou d’une autre de la précarisation du plus grand nombre. Accepter cette vision en termes de classes ne signifie pas nécessairement adhérer à un projet de soviétisation de la société comme veulent nous le faire croire de nombreux économistes libéraux. Il s’agit plutôt de se focaliser sur des actions ciblant prioritairement leur pouvoir : parmi celles-ci, citons notamment l’annulation des dettes illégitimes afin de mettre fin au chantage à l’austérité, la lutte contre les accords de libre-échange, la socialisation du secteur bancaire, un développement des services publics, une réforme fiscale profondément redistributive, etc. Les alternatives existent, non seulement sur papier mais également dans nombre d’endroits. Cela dit, leur concrétisation dépend avant tout des mobilisations collectives impulsées par la base. Or, celles-ci auront plus de chances de se produire une fois cette hypocrisie de la « crise » dévoilée. D’où l’intérêt d’utiliser les bons mots pour qualifier les réalités existantes.

 

 

 
Notes

|1| En fait, bien qu’à des degrés divers, ce qui suit est également valable pour la plupart des autres régions du monde. Les pays qualifiés d’ « émergents » voient déjà leur fameuse croissance tant enviée ralentir significativement. Voir http://donnees.banquemondiale.org/indicateur/NY.GDP.MKTP.KD.ZG

 

 

 

|2| Pour une mise en perspective historique de la crise des Subprimes, Voir HOUBEN Henry, La crise de trente ans, Aden, Bruxelles, 2011.

|3| MEADOWS Donella et Denis, RANDERS Jorgen, Les limites à la croissance, Rue de l’échiquier, Paris, 2012.

|4| STENGERS Isabelle, Au temps des catastrophes, éditions La Découverte, Paris, 2009, p43.

|5| SERVIGNE Pablo, STEVENS Raphaël, Comment tout peut s’effondrer, Seuil, Paris, 2015, p180.

|6| Du nom du célèbre ouvrage de Naomi Klein.

|7| Lire KEUCHEYAN Razmig, La nature est un champ de bataille, éditions Zones, Paris, 2014, chapitre 2.

|8| KLEIN Naomi, Tout peut changer, capitalisme et changement climatique, Actes Sud, Paris, 2015 (pour la traduction française), chapitre 8.

|9| Les femmes subissent en effet très souvent en première ligne les attaques frontales contre les acquis sociaux auxquelles se livrent les classes dirigeantes.

Auteur

Renaud Duterme

est enseignant, actif au sein du CADTM Belgique, il est l’auteur de Rwanda, une histoire volée , éditions Tribord, 2013 et co-auteur avec Éric De Ruest de La dette cachée de l’économie, Les Liens qui Libèrent, 2014.

 

Autres articles en français de Renaud Duterme (27)

 

Source : http://cadtm.org

 

 

 

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 19:33

 

Source : http://gard.demosphere.eu/rv/2328

 

 

mercredi 17 juin 2015 à 11h

 

Mercredi 17 juin à 11h: tous devant le palais de justice à Nîmes : Mobilisation contre la ferme usine des 1000 vaches avec la Conf Paysanne

 

Confédération Paysanne du Gard
Syndicat pour une agriculture paysanne et la défense de ses travailleurs

 

MOBILISATION CONTRE LA FERME USINE DES 1000 VACHES

 

la Confédération paysanne du Gard organise le jour du procès à Amiens, un rassemblement à Nîmes, devant le palais de justice, le 17 Juin à 11h.

Par cette action, nous souhaitons regrouper toutes les forces du mouvement social pour lesquelles l'industrialisation de l'agriculture est une menace et un fléau pour les petits paysans.

Nous manifesterons aussi pour soutenir l'action menée par les militants de la Conf' et s'ériger contre la criminalisation du mouvement social et des individus qui y participent.

Ce jugement est une atteinte directe à notre droit de manifester et d'exprimer notre désaccord total face à la déshumanisation de l'agriculture.

Nous vous invitons tous à participer à ce rassemblement afin que la population et les pouvoirs publics comprennent que nous sommes fermement déterminés à ne pas laisser ces défenseurs de nos libertés à nouveau condamnés, pendant que les vrais coupables continuent à détruire les petits paysans en toute impunité et avec le soutien du ministère et du gouvernement actuel.

Nous nous battons pour défendre une agriculture à taille humaine, pour une alimentation de qualité et pour que des paysans nombreux puissent continuer à vivre dignement de leur activité.

Ce combat, que nous menons, nous, petits paysans, est le combat de tous. Nous vous invitons à nous rejoindre pour affirmer votre opposition à ces projets d'usines et pour soutenir les actions menées par les paysans-militants de la Confédération paysanne, qui agissent pour l'avenir de tous.

Salutations paysannes.

Benoit Joulain, porte-parole de la Confédération paysanne du Gard.

 

17 JUIN à 11H

Rassemblement à NÎMES

devant le palais de justice

document au format PDF:

 

17 juin à Amiens, pour soutenir les neuf militants de la Conf' !

 

Après des condamnations injustes et bâclées le 28 octobre, la Confédération paysanne a décidé de faire appel. Des actions syndicales n'ont pas à être sanctionnées pénalement ! Les militants de la Conf' ont agi pour l'avenir de tous, contre la disparition des paysans, la précarisation générale, la destruction de l'environnement et la dégradation de notre alimentation !

Nous pouvons faire le choix d'une agriculture paysanne, respectueuse des hommes et de l'environnement dans des territoires vivants, garante d'une alimentation de qualité pour tous et seule capable de « refroidir » le climat. Nous devons avoir la possibilité de défendre un avenir commun dans une société plus juste.

Alors que les atteintes à la liberté syndicale s'intensifient, et parce que la lutte contre l'industrialisation de l'agriculture est juste et s'inscrit dans la mobilisation grandissante contre les accords de libre-échange et le changement climatique, nous devons nous retrouver en masse le

17 juin à Amiens, pour soutenir les neuf militants de la Conf' !

Programme prévisionnel

  • Dès 7h30, marches convergentes vers le Palais de Justice (Gare d'Amiens - Une autre agriculture est possible, Direction départementale de l'Agriculture - Changement climatique, Place du cirque - Défense des libertés syndicales)
  • 8h30, arrivée des prévenus et entrée dans le tribunal
    Prises de parole, témoignages, points d'info, projections...
  • 11h, manifestation
  • 12h30, concert / repas
    Prises de parole, témoignages, points d'info, projections...
  • 15h30, concert Jim Murple Memorial
    Prises de parole, témoignages, points d'info, projections...
  • 18h, concert
  • 20h, FIN

En parallèle, sur la petite scène, on parle :

  • Climat à 9h
  • Criminalisation des mouvements sociaux à 10h
  • TAFTA et autres accords de libre-échange à 12h30
  • Fermes-usines à 13h30
  • Sofiprotéol à 14h30

Source : http://www.confederationpaysanne.fr/gen_artic
Source : message reçu le 1 juin 14h

 

 

Source : http://gard.demosphere.eu/rv/2328

 

 

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 19:31

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Dérives industrielles

La ferme-usine des 1000 vaches dans l’illégalité, les opposants remobilisés

par

 

 

 

« Il y aura des sanctions. » C’est l’engagement pris le 10 juin par Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, concernant la ferme des « Mille vaches » dans la Somme. En cause, le dépassement du cheptel autorisé fixé à 500 vaches comme le stipule l’arrêté préfectoral du 1er février 2013 [1]. La réaction de Stéphane Le Foll fait suite à la publication 48 heures plus tôt, du témoignage d’un ex salarié de cette « ferme-usine » recueilli par le site Reporterre. Il atteste de conditions de travail désastreuses, d’un état sanitaire du troupeau catastrophique, et surtout de la présence de plus de 720 vaches laitières sur site.

« Toutes les naissances et mortalités, ainsi que les entrées et sorties, doivent être impérativement déclarées sous huitaine à l’administration, écrit le syndicat de la Confédération paysanne, dans une lettre ouverte à Stéphane Le Foll. En est-il autrement quand on est la 349e fortune de France (Michel Ramery, entrepreneur du BTP qui pilote le projet, ndlr)  ? » Dans la foulée, le ministre demande à la préfecture de la Somme de diligenter un contrôle sur le dépassement du volume de bovins. Le constat est sans appel : la ferme-usine compte 796 bêtes.

 

« Non à l’impunité de Ramery »

L’exploitation indique ne pas avoir voulu transgresser quoi que ce soit : « L’occasion s’est simplement présentée de récupérer un troupeau de 300 têtes, élevées dans les mêmes conditions que les nôtres », fait-elle savoir. « J’avais indiqué que si on devait dépasser les 500 vaches, il faudrait qu’il y ait à nouveau une enquête publique, réagit Stéphane Le Foll en Conseil des ministres. La demande n’ayant pas été faite, l’enquête n’ayant pas eu lieu, il y a eu là un manquement donc il sera sanctionné. J’applique toutes les règles et toute la loi. » Si le ministre se défend d’avoir « porté » ce projet d’élevage intensif, il n’a pour le moment pas précisé le type de sanctions auquel s’expose cette ferme-usine.

Outre la mise en demeure à l’encontre de Michel Ramery de régulariser expressément la situation du troupeau, la Confédération paysanne et l’association Novissen ont décidé de porter plainte pour dépassement de troupeau. Ces révélations interviennent à quelques jours du procès en appel de neuf syndicalistes de la Confédération paysanne. En septembre 2013, ils s’étaient introduits sur le chantier de la future ferme des 1000 vaches pour le stopper temporairement. Poursuivis pour dégradations, vols et recels aggravés, les neuf prévenus ont été condamnés un an plus tard à des amendes et des peines de prison avec sursis. Alors qu’ils comparaissent le 17 juin, la Confédération paysanne appelle à une mobilisation massive devant la cour d’appel d’Amiens « pour dire non à cette dérive industrielle de l’agriculture, non à la pénalisation de l’action syndicale et non à l’impunité de Ramery ».

 

 

 

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

 

 
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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 18:33

 

 

Source : https://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com/

 

 

Bouilles hebdo du 8 au 14 juin

Mis en avant

Jeudi 11 :

  • Après la Métairie, la Renaudié ? On en a déjà parlé. Rappel : « L’AADUR, Association Albigeoise pour un Développement Urbain Respectueux, lutte pour résister à l’implantation d’un super complexe commercial de bricolage, de 6 magasins et de 2 restaurants sur le site de la Ferme de la Renaudié et ses 24 hectares de terres agricoles. Ce site appartient à l’hôpital d’Albi depuis 1914, à la suite d’un legs. Or, aujourd’hui, dans la lignée des économies demandées aux acteurs de la santé, l’hôpital a besoin d’argent et s’apprête à vendre cette propriété à un promoteur de grandes surfaces commerciales. Nous, habitants d’Albi, refusons cette transaction qui s’effectue dans le plus grand silence. D’autres choix sont possibles. » Le site de l’association et une pétition. Pique nique citoyen tous les samedi midi sur place ! 
  • La Dépèche : Métairie : 5 plaintes contre Carcenac et Lherm

Mercredi 10 :

 

vieilles_souches

 

Lundi 8 :

Naissance d’une nouvelle association, Le Comité Sivens, qui porte plainte devant le procureur de la République d’Albi contre Lherm, Carcenac et X concernant la destruction de la Métairie Neuve. Plus d’infos sur cet article : Sivens, la justice tarnaise à l’épreuve de l’indépendance.

Toujours par chez nous, la bande-annonce du film « La résistance respire » tourné sur la ZAD du testet  et un RV  à noter, et c’est bien cette semaine , mardi 9 à 18h30, soirée ciné-débat sur le thème de l’eau à Gaillac avec le docu « Quand la garonne aura soif ».

Solidarité à Nantes et Nancy : mardi à Nancy, appel à soutien de camarades qui luttent pour un monde différentE  (3 personnes seront jugées suite à des attaques de Anonymous visant des entreprises malfaisantes et des sites de l’Etat) et  le 10 juin à Nantes, rassemblement de soutien à un opposant au projet d’aéroport de NDDL, à l’occasion de son 3ième passage en justice pour refus de prélèvement d’ADN.

 

Le week-end prochain aux Chambaran : Au pré de ma ZAD

 

affiche-13-14juin

 

Lundi 8 :

 

 

Source : https://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com/

 

 

 

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Published by democratie-reelle-nimes - dans ZAD du Testet - Barrage de Sivens
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        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

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