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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 17:35

 

Source : http://blogs.mediapart.fr

 

 

Loi renseignement : #Occupy_DGSI! - 21 juin de 12h à 18h

 

 

 

La Ligue des droits de l'homme, le Syndicat de la magistrature, le Syndicat des avocats de France, le Syndicat national des journalistes, la Quadrature du Net, la Confédération paysanne, Sud Solidaires, le Parti de gauche, la Fédération anarchiste et Alternative libertaire lancent un appel à une mobilisation inédite contre la loi sur le renseignement qui porte atteinte à nos libertés. Ces organisations invitent à une assemblée populaire au pied du siège de la DGSI, le service de renseignement intérieur, dimanche 21 juin, jour de la fête de la musique, à Levallois-Perret.


 

Pourtant, les rapports de force commencent à changer.

Nous assistons à l'émergence d'une génération post-terreur,

qui rejette une vision du monde définie par une tragédie particulière.

Edward Snowden
   

Après l'Assemblée nationale, la loi sur le renseignement a donc été validée par le Sénat à une forte majorité. Les lois scélérates sont toujours votées à de « larges majorités ». C'est quelques années plus tard que l'on s'avise de l'erreur commise. Quand il est trop tard. Quand le mal est fait, et entré dans les mœurs.

La loi sur le renseignement, c'est malgré tous les dénis gouvernementaux le coup du Patriot Act, avec quatorze ans de retard. Fort heureusement, nous avons pu voir ce que cela donnait, depuis le temps. Nous sommes déjà plus d'une décennie après la « loi sur le renseignement ».

Donner aux services de renseignement le pouvoir d'intercepter tout ce que bon leur semble, cela donne la NSA et donc Snowden, la NSA et le scandale de la NSA. C'est un fait désormais établi : les milliards d'interceptions du programme PRISM ont permis en tout et pour tout de déjouer « peut-être un » attentat, et en réalité aucun. C'est donc que le but de la surveillance de masse n'est pas de déjouer des « attentats terroristes », mais la surveillance de masse elle-même ; le « terrorisme » sert de prétexte à une tout autre politique.

L'étrange raisonnement qui consiste à dire « puisque la police a telle ou telle pratique illégale, autant la légaliser » plutôt que d'en déduire, ce qui serait tout de même plus logique, qu'elle doit cesser d'avoir ces pratiques, relève d'une sidérante démission devant la souveraineté policière. Si la sous-direction antiterroriste se mettait à régulièrement torturer des suspects « afin de déjouer des attentats », dirait-on : « il n'y a qu'à légaliser la torture » ? Dire oui, c'est la guerre d'Algérie. Ou les extraordinary renditions de la CIA après le 11 septembre, dont le Sénat américain a jugé à l'automne dernier que les États-Unis y avaient « perdu leurs valeurs ». C'est, à l'autre bout, la même logique devenue folle qui fait conclure à des parlementaires que pour éviter que des manifestants ne soient blessés par la police, il n'y a qu'à leur interdire de manifester.

Avant de donner un pouvoir sans contrepartie aux services de renseignement, avant de mettre la police antiterroriste à l'abri de tout contrôle et de tout recours, il n'est pas mauvais d'écouter ce que ces gens-là disent de leur « métier ». Ainsi cet Alain Chouet, qui dirigea le Service de renseignement de sécurité de la DGSE : « C'est ne rien comprendre que d'accuser les services secrets de faire « dans l'illégalité ». Bien sûr qu'ils font « dans l'illégalité ». Ils ne font même que cela. C'est leur vocation et leur raison d'être. Le renseignement se recueille en violant ou en faisant violer la loi des autres. (…) Considérant cette fin, il va de soi que les moyens mis en œuvre seront en rapport : manipulation, séduction, corruption, violence, menace, chantage, au terme d'un processus qui aura mis à nu toutes les facettes de l'objectif visé, pénétré son intimité, exploité toutes ses vulnérabilités ». Sommes-nous sûrs de vouloir faire un chèque en blanc à ce genre d'individu, comme le fait la loi sur le renseignement ?

Depuis que la DCRI existe, on n'a connu d'elle que des scandales, des ratages et des mensonges sur ses ratages. Elle a même dû se rebaptiser DGSI pour faire oublier la si mauvaise réputation qu'elle s'était faite en si peu d'années d'existence. La loi sur le renseignement est essentiellement faite pour que de futurs scandales à son sujet ne sortent pas, et pour verrouiller une situation sociale métastable, un contexte politique tendant vers l'ingouvernable.

Le train de lois et de propositions de lois toujours plus féroces que le gouvernement multiplie depuis les attentats de janvier s'apparente à une offensive omnilatérale profitant de l'état de choc de la population. Une conseillère du ministre du Commerce britannique, n'écrivit-elle pas à ses collègues, dans l'heure qui suivit l'attentat du 11 septembre : « C'est un très bon jour pour faire ressortir et passer en douce toutes les mesures que nous devons prendre » ? Loi Macron, Rebsamen, sur le renseignement, réforme du droit d'asile, loi anti-squat, etc., font système. Elles sont autant de fronts ouverts simultanément dans une sorte de blitzkrieg social. Dans ce dispositif, la loi sur le renseignement fonctionne comme un verrou, un verrou contre les révoltes logiques ; et puisque c'est la DGSI qui sera en charge de « gérer » les mouvements naissants, les dissidences potentielles et les futures interdictions de manifester, c'est devant ses locaux que nous proposons de manifester le jour de la fête de la musique.

Allons voir où sont ceux qui nous surveillent !

Prenons la rue à ceux qui nous préfèrent chacun chez soi !

Faisons connaissance au nez et à la barbe de ceux qui nous connaissent si bien !

Nous appelons donc tous ceux qui luttent contre les nouvelles lois, tous ceux pour qui elles ne passent pas, tous ceux qui refusent de simplement subir l'offensive gouvernementale actuelle, à se réunir pour un banquet et une vaste assemblée populaire au pied du siège de la DGSI (84, rue de Villiers, Levallois-Perret), de midi à 18h, le dimanche 21 juin. N'hésitez pas à ramener de quoi partager un repas, et vos instruments de musique.

Premiers signataires 

Ligue des droits de l'homme, Syndicat de la magistrature, Syndicat des avocats de France, Syndicat des correcteurs CGT, Sud-Solidaires, Quadrature du Net, Confédération paysanne, Syndicat national des journalistes, Parti de gauche, Alternative libertaire, Fédération anarchiste...

Liens :
www.occupydgsi.com
www.facebook.com/occupydgsi

 

 

Source : http://blogs.mediapart.fr

 

 

 

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 17:28

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

Documentaire. « Un œil sur vous », ce monde qu'on ne veut pas voir

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

 

À ceux qui douteraient des dangers pour les libertés publiques de la loi sur le renseignement votée au Parlement, ce documentaire d'Alexandre Valenti, Un œil sur vous. Citoyens sous surveillance !, donnera la mesure de la surveillance de masse déjà engagée à l’échelle planétaire. Diffusion en intégralité à la veille de l'opération #OccupyDGSI, demain à Levallois-Perret.

La loi sur le renseignement française fera l'objet d'un vote solennel le 24 juin à l'assemblée nationale. D'ici là, ce dimanche 21 juin, une multitude d'associations – dont la LDH, le SM, le SAF, la Quadrature du net – appellent à occuper le siège de la DGSI (direction générale de la sécurité intérieure) à Levallois-Perret (lire l'appel sur Mediapart). En forme de mise en jambes, voici le documentaire édifiant d’Alexandre Valenti sur la manière dont l'évolution technologique réduit jour après jour l’espace de nos vies privées. Caméra de surveillance, jeux vidéo, téléphonie mobile, réseaux sociaux, moteurs de recherche… autant d’objets qui peuvent permettre de nous suivre, de nous surveiller.  

Fruit de deux ans d’enquête en Amérique du Nord et en Europe, ce documentaire, diffusé le 24 mars dernier sur Arte, révèle le visage de cette techno-dictature à l’aide de témoignages de responsables des services de renseignements américains, anglais et français (dont Bernard Barbier, ancien directeur technique de la DGSE) ; hackers et lanceurs d’alertes (dont Edward Snowden, l’ex-employé de la NSA américaine) ; opposants associatifs (dont Jérémie Zimmermann, de la Quadrature du net) ; dirigeants du web (dont David Drummond, vice-président de Google) ; hauts responsables politiques européens et chercheurs.

Dans ce documentaire très didactique, deux séquences sont particulièrement éclairantes : la première, à 1 min 48 secondes, permet de prendre conscience des menaces qui pèsent sur nos vies privées et libertés individuelles. La seconde, à 45 minutes, nous emmène à Trente en Italie, où des citoyens et des chercheurs du laboratoire américain MIT installent un système qui permet à chacun de choisir les données qu’il veut partager et celles qu’il veut garder privées.

 

 

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 15:35

 

Source : http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart

 

 

Les Grecs se battent pour nous, manifestons pour eux

 

 

Dans le cadre de la semaine européenne de soutien au peuple grec du 20 au 27 juin, une manifestation est prévue samedi 20 juin à Paris avec un départ du cortège, à 15 heures, du métro Stalingrad. L'occasion pour la revue Vacarme de rappeler qu'« il ne s’agit pas d'apporter aux Grecs notre solidarité, comme à une victime ou à une cause qu’on soutiendrait avec sympathie, mais de l’extérieur et de loin. Il s'agit d'en être solidaires comme on le dit des pièces d'une même machine, des éléments d'un ensemble, de coéquipiers ».


 

En résistant au chantage de leurs créanciers, en refusant de se plier plus longtemps à l’austérité qu’on leur impose depuis cinq ans, en tenant tête à l'Union européenne, au FMI et à la BCE, les Grecs et leurs représentants ne se battent pas seulement pour la Grèce : ils se battent pour chacun de nous, citoyens européens.

 

Ils se battent, d’abord, pour une autre politique économique en Europe, dont nous bénéficierions tous. Il n’y a pas de solution simple à la crise dans laquelle l’UE – la zone euro en particulier – est embourbée depuis 2009. Mais une chose est désormais claire : l’austérité est un échec. Elle casse la demande, fait exploser le chômage, tire les salaires vers le bas, détruit les services publics, défait la protection sociale, sans réduire l’endettement des États, qu'elle maintient au contraire dans la terreur des marchés financiers. On nous dit : il n’y a pas d’alternative. Celle que propose les Grecs est pourtant simple et raisonnable : non pas la réduction des dépenses publiques mais une fiscalité juste et efficace, le désendettement par la croissance plutôt que par l’austérité, la finance au service de l’économie et celle-ci au service de la société, plutôt que l’inverse.

 

Ce faisant, les Grecs se battent pour démocratiser l’Union européenne. D’une part, en refusant de négocier avec la Troïka, en exigeant des interlocuteurs et une négociation politiques, ils rappellent une évidence : il n’est pas acceptable qu'une politique soit imposée à des citoyens européens par des institutions dans lesquelles ils ne sont pas représentés ; exit, donc, le FMI et la BCE. D’autre part, les négociateurs grecs ont forcé leurs interlocuteurs à sortir du bois, à assumer publiquement leur chantage grossier et la pauvreté de leur argumentation, réduite à une abstraite nécessité de respecter « les règles ». Dès lors, ils ont démontré que la position adverse, qui se donne pour une neutre et stricte application des traités européens, n’est pas juridique, mais politique : le plan proposé par les Grecs est pleinement compatible avec les traités ; ce ne sont donc pas les traités qui font obstacle, mais leur interprétation intégriste par la droite allemande, faite sienne par une gauche convertie au néolibéralisme. Par cette seule révélation, ils ont ranimé le débat et la compétition démocratiques au sein de l’UE : puisque les politiques menées jusqu’ici ne sont pas les seules possibles, changeons-en ; et puisqu’elles sont le produit d'un certain rapport de force politique, changeons-le.

 

Au passage, les Grecs réactivent une conception et une pratique du gouvernement que nous avions presque oubliées, nous qui avons été habitués par nos représentants à des engagements qui ne tiennent que le temps d’une campagne électorale, aux promesses trahies, pire : au renoncement avant même d’essayer. Cette bataille qu’ils mènent pour nous, ils en ont confié les rênes à un personnel politique profondément renouvelé, en prise avec une société active, ouvert aux débats internes, gouvernant avec la belle énergie de ceux qui n’ont rien à perdre, avec la belle imagination de ceux que le pouvoir n’a pas encore usés, avec la belle obstination de ceux qui se savent dépositaires d’un immense espoir collectif.

 

Leur bataille ouvre à d'autres enjeux qui ne sont sans doute pas des moindres. À l'heure où l'extrême droite, suivie par des gouvernements lessivés, mime la guerre des civilisations au sein de l'UE et à ses frontières, les Grecs nous rappellent au seul vrai clivage : celui du partage des richesses. Ils forcent l'UE à choisir entre les intérêts des détenteurs de capitaux et ceux des retraités pauvres, entre les créanciers du nord et les chômeurs du sud, entre une Europe barricadée et l'ouverture aux migrants, qu'elle laisse mourir en Méditerranée. Parallèlement, ils récusent la logique qui voudrait que des gouvernements devenus impuissants sur le plan économique, désormais européen, se rétractent, dans l'espace national, sur ce qu'ils croient être leurs derniers champs d'action possibles : police, morale, surveillance, chasse aux ennemis de l'intérieur. En même temps qu'ils refusent la désignation de boucs émissaires, les Grecs résistent au repli national : c'est ce qui contient, pour l'instant, la poussée des néonazis d'Aube dorée ; il y a là une leçon pour ceux qui croient qu'on fait pièce au nationalisme et à la xénophobie en leur emboîtant le pas

 

Il ne s’agit donc pas d'apporter aux Grecs notre solidarité, comme à une victime ou à une cause qu’on soutiendrait avec sympathie, mais de l’extérieur et de loin. Il s'agit d'en être solidaires comme on le dit des pièces d'une même machine, des éléments d'un ensemble, de coéquipiers. Il s’agit désormais de se battre avec eux, pour eux et pour nous, pour tous. Il s'agit d'exiger de ceux qui parlent en notre nom dans les instances européennes qu'ils soutiennent le gouvernement d'Alexis Tsipras, et qu'ils comprennent enfin que leur sort, et le nôtre, lui sont liés. Il s'agit d'exiger de l'UE une autre politique, puisque celle dans laquelle elle s'entête nous mène à la catastrophe. L'issue de cette bataille se joue dans les jours qui viennent. Si les Grecs échouent, nous sombrons avec eux.

 

http://syriza-fr.org/2015/06/03/manifestation-a-paris-le-20-juin-semaine-europeenne-de-soutien-au-peuple-grec-du-20-au-27-juin/

 

 

Source : http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart

 

 

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 15:17

 

 

Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/dimitris-alexakis

 

 

 

Grèce: l'invention sous la crise (ressources)

 

Il y a une alternative, deux alternatives, trois alternatives... des milliers d'alternatives, à condition quand même que l'on s'y mette. En Grèce, la résistance aux politiques d’austérité ne s’est pas exprimée uniquement dans les rues (émeutes de 2008, mouvement de la place Syntagma, lutte des employées du nettoyage du ministère des Finances, occupation de la radio-télédiffusion publique…) et à l’Assemblée (opposition parlementaire) mais aussi dans des ateliers, des théâtres, des industries occupées, des terrains militaires réquisitionnés et transformés en parcelles de culture, des appartements vides convertis en dispensaires gratuits, en cantines sociales ou en crèches, dans les domaines les plus touchés par les coupes budgétaires : l’éducation, la culture, la santé, l’agriculture et l’alimentation, l’industrie, l’entraide et la préservation des territoires.

Ces initiatives se sont développées dans les ruines de l’État social, à mi-chemin de l’autogestion, de l’humanitaire, de la microentreprise et des luttes sociales et politiques ; elles sont très souvent apparues pour répondre à une nécessité de survie mais expriment aussi fréquemment une nécessité d’un autre ordre — continuer à exercer son art, par exemple, dans un environnement professionnel sinistré, comme c’est le cas d’un très grand nombre de troupes théâtrales : continuer à exister socialement, maintenir sa vie.

Ce sont des formes de recomposition de la société sur laquelle la rupture, si rupture il y a, devra nécessairement s’appuyer.

Dans le domaine de l’industrie : l’entreprise autogérée Vio.me, productrice de produits de nettoyage écologiques, réquisitionnée par ses employés ; dans le domaine de l’agriculture : les marchés agricoles sans intermédiaires, la création à Thessalonique de parcelles agricoles sur l’emplacement de terrains militaires occupés ; dans le domaine de la culture : l’activité du théâtre non-commercial Embros, qui accueille à Athènes les troupes théâtrales sans budget, la création de maisons d’édition et de librairies gérées en collectivité, l’explosion des lieux de culture alternatifs, la création des stations de radio en ligne ERT Open et MetaDeutèro après la fermeture de la radio-télédiffusion grecque, l’apparition du site d’informations Thepressproject et du mensuel Unfollow, la multiplication de projets artistiques s’appuyant sur un « financement par la base » (crowdfunding) ; dans le domaine de la santé : les dispensaires sociaux où des généralistes, des dentistes, des psychiatres proposent leurs services sur le mode du volontariat ; dans le domaine de l’éducation : les collectifs de parents et d’enseignants gérant des crèches, des maternelles et des écoles de quartier ; dans le domaine de l’entraide sociale : les réseaux d'aide aux migrants, les réseaux de solidarité, de collecte de denrées ou de vêtements, travaillant parfois en lien avec des lieux de création, les collectifs contre les coupures de courant ; dans le domaine enfin de la préservation des territoires (en Espagne aussi, où des centaines de kilomètres de côtes ont été bétonnées, la politique austéritaire est synonyme de destruction écologique) : la lutte emblématique des habitants de la région de Skouries, en Chalcidique, contre l’entreprise canadienne d’extraction aurifère Eldorado Gold ou celle, tout aussi cruciale, des habitants de Kératèa contre le projet de déchetterie qui leur avait été imposé.

Tentatives parcellaires de production sans État, sans budgets, sans subventions publiques et sans intermédiaires privés (grandes surfaces), qui font désormais bel et bien partie de notre paysage quotidien et constituent des débuts de réponse à ce que pourrait être la Grèce d’après la crise, d’après la rupture, d’après l’euro.

Un des enjeux majeurs posé par ces initiatives est leur mise en réseau, leur coordination (organisation dans les villes de marchés agricoles sans intermédiaires, soutien apporté par les jeunes travailleurs précaires d’Athènes et de Thessalonique aux communautés locales de Skouries et de Kératèa). L’autre enjeu est précisément politique : ces initiatives sur le tas, souvent à la limite de la légalité, ont besoin d’un relais politique et légal pour pouvoir s’inscrire dans la durée. Non pas créer des « zones d’autonomie temporaires » dans le cadre d’un système néo-libéral asphyxiant, donc, mais articuler luttes sociales, associations de producteurs, zones à défendre et projet politique.

 

Cette page a vocation à collecter et présenter sous forme de liens la documentation disponible en ligne (d'abord en langue française, secondairement en anglais et en grec) concernant ces initiatives. Elle sera régulièrement mise à jour ; vous pouvez y contribuer en envoyant le lien d'un texte ou d'un article à l'adresse suivante: dimitris.alexakis@yahoo.fr.

 

#jardins_urbains_autogérés, #parcs

Perka, jardins urbains, Thessalonique

http://interzones-playground.net/fr/perka-jardins-urbains-thessalonique/

Comment changer un camp militaire grec en jardins communautaires bio

http://mondeacinter.blog.lemonde.fr/2014/03/31/comment-changer-un-camp-militaire-grec-en-un-jardin-communautaire/

En Grèce, on transforme un camp militaire en potager collectif

http://www.reporterre.net/En-Grece-on-transforme-un-camp

Un Notre-Dame-des-Landes résiste aux portes d’Athènes

http://www.reporterre.net/Un-Notre-Dame-des-Landes-resiste

Combat pour le parc métropolitain d’Elliniko

http://fr.myeurop.info/2014/04/30/aeroport-athenes-privatise-bradage-13751

 

#marchés_sans_intermédiaires, #troc, #alimentation, #cuisine_sociale

Grèce: le "mouvement de la patate" pour faire face à la crise

http://www.courrierdesbalkans.fr/articles/grece-le-mouvement-de-la-patate-pour-faire-face-a-la-crise.html

A Skoros, rien ne s’achète, tout s’échange

http://www.theparthenonpost.com/2013/04/04/a-skoros-rien-ne-sachete-tout-sechange/

La Grèce réinvente son économie sans l’euro et sans intermédiaires au profit d’une autogestion ouvrière

http://www.pressenza.com/fr/2014/02/la-grece-reinvente-son-economie-sans-leuro-et-sans-intermediaires-au-profit-dune-autogestion-ouvriere/

Du champ à l’assiette, en Grèce les initiatives se multiplient !

http://www.autogestion.asso.fr/?p=2690

Sans intermédiaires, manger mieux et moins cher

http://www.theparthenonpost.com/2013/04/05/sans-intermediaires-manger-mieux-et-moins-cher/

La cuisine sociale de Konstantinos

http://www.theparthenonpost.com/2013/04/10/la-cuisine-sociale-de-konstandinos-3/

Dans les rues d’Athènes, on se rassemble autour de la cuisine nomade

http://www.reporterre.net/Dans-les-rues-d-Athenes-on-se-rassemble-autour-de-la-cuisine-nomade

Cuisine sociale en Grèce: les chômeurs s'auto-organisent pour faire face à la crise

http://www.courrierdesbalkans.fr/articles/cuisine-sociale-en-grece-les-chomeurs-s-auto-organisent-pour-faire-face-a-la-crise.html

As Greece nears bankruptcy, residents self-organize food aid

http://linkis.com/aljazeera.com/MEHJY

 

#commerce_alternatif_et_solidaire

Sporos : la graine de solidarité

http://www.autogestion.asso.fr/?p=2856

Initiatives solidaires de commerce équitable en Grèce

http://www.autogestion.asso.fr/?p=2741

 

#développement_durable

Anavra ou le développement durable à l’épreuve de la crise grecque

http://mondeacinter.blog.lemonde.fr/2014/05/08/anavra-ou-le-developpement-durable-a-lepreuve-de-la-crise-grecque/

 

#santé, dispensaires_sociaux

L’an dernier, la clinique sociale d’Elliniko, dans la banlieue d’Athènes, a reçu plus de 40 000 patients.

http://www.courrierdesbalkans.fr/articles/grece-la-clinique-sociale-d-elliniko-l-hopital-qui-ne-se-fout-pas-de-la-charite.html

Quand la solidarité soigne les maux de la crise

http://www.theparthenonpost.com/2013/04/06/quand-la-solidarite-soigne-les-maux-de-la-crise-ep/

Dispensaires sociaux grecs : Interview de Giorgos Vichas

http://www.autogestion.asso.fr/?p=2891

Santé en Grèce: des cobayes de l'austérité aux laboratoires de l'autogestion

http://www.okeanews.fr/20150608-sante-en-grece-des-cobayes-de-lausterite-au-laboratoire-de-lautogestion-soyons-fous-marchons-sur-la-dette

Appel du collectif « Solidarité France Grèce pour la Santé »

http://www.okeanews.fr/20150328-appel-du-collectif-solidarite-france-grece-pour-la-sante

« Solidarité France Grèce pour la Santé », délégation du 12 au 15 mai 2015

https://solidaritefrancogrecque.wordpress.com/2015/05/13/communique-de-presse-sfgs-delegation-du-12-au-15-mai-2015/

Ch. Kydona: the community clinics ans the left government

http://www.analyzegreece.gr/topics/solidarity-resistance/item/218-ch-kydona-the-community-clinics-and-the-left-government

Depina Biri: Health Care Structures, the role of participation

http://www.analyzegreece.gr/topics/solidarity-resistance/item/124-despina-biri-health-care-structures-the-role-of-participation

The Athens Community Polyclinic and Pharmacy (ACP&P)

http://www.analyzegreece.gr/solidarity/item/66-c-kokossis-l-kougea-the-athens-community-polyclinic-and-pharmacy-acp-p

À Athènes, un dispensaire social offre une alternative à la crise

http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-g/021214/athenes-un-dispensaire-social-offre-une-alternative-la-crise-tant-de-souffrance-humaine-est-elle-justif

Convoi pour la Grèce: Pharmakeio

http://blogs.mediapart.fr/blog/sarah-kilani/070415/convoi-pour-la-grece-pharmakeio

 

#industrie, #autogestion_ouvrière

Vio.ME, une usine sans patron dans la tourmente grecque

http://mondeacinter.blog.lemonde.fr/2014/04/15/vio-me-usine-sans-patron-dans-la-tourmente-grecque/#comment-903

Vio.me, occupy, resist, produce!

http://www.viome.org/p/francais.html

L’usine Vio.Me. commence sa production sous contrôle ouvrier!

http://www.autogestion.asso.fr/?p=2624

Les travailleurs de l’entreprise Vio.Me. reprennent la production en autogestion

https://inconue.wordpress.com/2013/02/13/you-can-not-we-can-self-management-in-greek-factories-vous-n-en-pouvez-pas-nous-en-pouvons-autogestion-dans-les-usines-grecques/

 

#espaces, #lieux_sociaux, #lieux_de_vie, #occupations

Sous le parking, le parc

http://www.theparthenonpost.com/2013/04/03/sous-le-parking-le-parc/

En Grèce, une expérience autogérée au cœur de Thessalonique

http://www.reporterre.net/En-Grece-une-experience-autogeree

Le Nosotros, « c’est plus qu’un bar »

http://www.theparthenonpost.com/2013/04/05/trois-questions-sur-le-nosotros-bar-autogere-dexarchia-ep/

A Athènes, dans le café anarchiste qui construit une société nouvelle

http://www.reporterre.net/Athenes-dans-le-cafe-anarchiste

Olga Lafazani: Migrant's Social Center (Steki* Metanaston)

http://www.analyzegreece.gr/solidarity/item/40-steki-metanaston

 

#production_biologique, #permaculture, #agro-écologie

école agro-écologique

https://oikosxoleio.wordpress.com/

réseau écocommunauté: mise en réseau producteurs/consommateurs / souveraineté alimentaire / agro-écologie

http://oikodiktyo.espivblogs.net/

Kangorou: blog d’informations, ateliers et séminaires sur la permaculture/ agriculture biologique / alternatives en agriculture

http://www.kangouro.gr/

permaculture en Grèce: informations sur la permaculture, ateliers et séminaires

http://permaculture-greece.org/

 

#quitter_la_ville

Grèce: le retour à la terre pour tenter d'échapper à la crise

http://www.courrierdesbalkans.fr/articles/grece-le-retour-a-la-terre-pour-tenter-d-echapper-a-la-crise.html

 

#assemblées_de_quartier

La mue des assemblées de quartier d’Athènes

http://www.autogestion.asso.fr/?p=2654

 

#gestion_sociale_des_déchets

Des initiatives citoyennes pour une gestion sociale des déchets

http://www.autogestion.asso.fr/?p=2973

 

#mouvement_contre_la_privatisation_de_l'eau, #référendum

Thessalonique s’oppose à la privatisation de l’eau

http://www.autogestion.asso.fr/?p=2629

Sur le référendum populaire contre Suez et la privatisation de l’eau

http://multinationales.org/Le-gouvernement-grec-tente-d

savegreekwater.org

http://www.savegreekwater.org/?lang=en

 

#défense_des_territoires, #modèle_de_développement

Skouries, de rouille et d’or

http://www.theparthenonpost.com/2013/04/10/skouries-de-rouille-et-dor/

GRECE - A Skouries, la quête de l’or détruit la nature

http://www.reporterre.net/GRECE-A-Skouries-la-quete-de-l-or

En Grèce, « au nom de la croissance, on détruit l’environnement »

http://www.reporterre.net/En-Grece-au-nom-de-la-croissance

Bras de fer autour d’un mégaprojet minier en Grèce

http://multinationales.org/Bras-de-fer-autour-d-un-megaprojet-minier-en-Grece

 

#énergie #énergie_renouvelable

Greece, wind power to exit the crisis

http://www.balcanicaucaso.org/eng/Regions-and-countries/Greece/Greece-wind-power-to-exit-the-crisis-155759

 

#presse, #radio

Le "Journal des Rédacteurs": Un « Libération grec » autogéré

http://www.theparthenonpost.com/2013/04/04/un-liberation-grec-autogere/

 

#de_peuple_à_peuple,  #réseaux_de_solidarité

Financing grassroots social solidarity actions in Greece

http://www.analyzegreece.gr/topics/solidarity-resistance/item/151-from-people-to-people-financing-grassroots-social-solidarity-actions-in-greece

Solidarity for All (S4A)

http://www.analyzegreece.gr/solidarity/item/162-christos-giovannopoulos-solidarity-for-all-s4a-solidarity-is-peoples-power

 

#mouvement_des_places

Grèce: les «indignés» de Syntagma préparent la grève générale de mercredi

http://www.mediapart.fr/journal/international/130611/grece-les-indignes-de-syntagma-preparent-la-greve-generale-de-mercredi

Grèce: les "indignés" dénoncent les "assassins"

http://www.mediapart.fr/journal/international/080711/grece-les-indignes-denoncent-les-assassins

le mouvement des places en Grèce

https://collectiflieuxcommuns.fr/539-le-mouvement-des-places-en-grece

Enjeux politiques et anthropologiques du mouvement grec pour la démocratie directe

https://collectiflieuxcommuns.fr/546-enjeux-politiques-et

 

 


 
#aperçus_d'ensemble

Raoul Vaneigem: "Ce qui se passe en Grèce et que l’information spectaculaire s’emploie à dissimuler, c’est le début d’un mouvement autogestionnaire."

http://lavoiedujaguar.net/Entretien-du-journal-La-Brique

Interview with Antonio Cuesta Marín, author of the book “Solidarity and Self Organisation in Greece”

http://www.x-pressed.org/?xpd_article=interview-with-antonio-cuesta-marin

BBC - Greece turning to commune life (video)

https://goblinrefuge.com/mediagoblin/u/undeadpotato/m/bbc-greece-turning-to-commune-life/

Les Grecs font renaître l’économie des besoins

http://www.humanite.fr/les-grecs-font-renaitre-leconomie-des-besoins-556503

What austerity looks like inside Greece

http://www.newyorker.com/business/currency/what-austerity-looks-like-inside-greece

En Grèce, la solidarité en alternative à la misère

http://www.mediapart.fr/journal/international/270313/en-grece-la-solidarite-en-alternative-la-misere

 

 

L'introduction à ce billet est extraite du texte Le jour où les oiseaux ont attaqué les banques.

 

 

Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/dimitris-alexakis

 

 

 

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 14:24

 

Source : https://alternatiba.eu

 

 

Communiqué de presse de la coordination européenne

affiche_refus

 

communiqué de presse de la coordination européenne

 

Alternatiba interdit dans la seconde ville de France ?

 

Face à l’urgence climatique, on lâche rien !

 

Communiqué de presse de

la Coordination européenne des Alternatiba

Vendredi 19 juin 2015

 

En pleine année de la COP21, le maire de la seconde ville de France, Marseille, interdit dans sa commune la tenue d’Alternatiba, rassemblement de promotion des alternatives au changement climatique, et le passage du Tour Alternatiba, parcourant 5 600 km pour sensibiliser les populations à l’urgence climatique. La Coordination européenne des Alternatiba a décidé de maintenir ces deux manifestations, et lance un appel solennel à y participer de manière massive, déterminée et 100 % non-violente.

Malgré l’avis favorable de ses services techniques, M. Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, a refusé l’autorisation nécessaire à l’organisation de l’étape du Tour Alternatiba ( https://alternatiba.eu/tour2015/ ) prévue le mercredi 24 juin dans sa commune, ainsi qu’à la tenue de l’Alternatib’Aïoli le samedi 27 juin.

Alternatiba est pourtant une dynamique exemplaire de mobilisation citoyenne face au changement climatique, à laquelle ont déjà participé 120 000 personnes, et dont les rassemblements se sont déjà tenus sans le moindre problème dans de nombreuses villes -tenues par des majorités de droite ou de gauche- comme Bordeaux, Bayonne, Nantes, Lille, Nancy etc. Partout, les collectivités locales conscientes du défi climatique devraient naturellement faire tout leur possible pour aider, faciliter les choses à ce type d’engagement collectif nécessaire et constructif.

Aprés 20 ans d’inaction irresponsable des grands décideurs politiques et économiques, il nous reste aujourd’hui peu d’années pour opérer les changements massifs permettant d’éviter les seuils d’emballement climatique pouvant conduire à une situation incontrôlable et irréversible bouleversant les conditions de vie de l’humanité. Dans cette situation d’urgence absolue, la Coordination européenne des Alternatiba ne peut se résoudre à accepter l’attitude irresponsable du maire de Marseille. Nous avons donc décidé de :

-maintenir l’étape du Tour Alternatiba prévue à Marseille le mercredi 24 juin. Nous appelons la population locale et régionale à y participer activement avec ses vélos, skate et rollers ;

-organiser malgré tout un Alternatiba à Marseille, sans autorisation et en assumant donc toutes les conséquences de cette action de désobéissance civile en faveur de la stabilisation du climat. Nous lançons un Appel national à se donner rendez-vous le samedi 27 juin à Marseille à 14H00 précises au Cours Julien, dans le centre (Métro Notre-Dame-du-Mont). Nous voulons être le plus nombreux possible pour commencer à installer ensemble ce Village des alternatives au changement climatique, et nous comptons y procéder dés 14H00, même si la mairie s’entêtait dans son intention de l’interdire.

-notre appel à ces deux manifestations est à la fois déterminé, à la hauteur des enjeux de la bataille climatique, et strictement non-violent. Nous demandons expressément à tous ceux et celles qui y répondront de venir dans un esprit radicalement non-violent, quelques soient les provocations ou les agressions dont nous pourrions être victimes ces jours là.

-enfin, cette interdiction est également un coup dur sur le plan financier pour les citoyens et collectifs ayant impulsé Alternatib’aïoli (Alternatiba Marseille) qui se retrouvent sans ressources face à d’importants frais engagés, dans la perspective d’un événement qui voulait rassembler plus de 10 000 personnes. Les pertes sont estimées à 18 000 euros. Nous appelons donc l’ensemble de la population à se solidariser avec eux en participant massivement (même avec des petites sommes) au financement participatif qu’ils avaient initialement mis en place ici :

http://www.arizuka.com/fr/projects/alternatiba-marseille

	Rien ni personne n'arrêtera la mobilisation contre le changement climatique ! 
	Tour Alternatiba, la transition est là !
	Alternatiba : ensemble, construisons un monde meilleur en relevant le défi climatique !

La Coordination européenne des Alternatiba

Contacts : 06 14 99 58 79 / 06 33 09 43 04

Mail : contact@alternatiba.eu

Site web : www.alternatiba.eu

 

 

Source : https://alternatiba.eu

 

 

 

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 14:05

 

Info reçue par mail


 

ALTERNATIBA TOUR A SOMMIERES SAMEDI 20 JUIN

 

Ce tour en vélos de 9 personnes sur des vélos de 3 et 4 places a commencé le 5 juin à Bayonne et doit arriver à Paris le 26 septembre, juste avant la conférence internationale sue le climat (5000 km)

 

Chaque étape est l’occasion de permettre aux groupes locaux de se faire connaitre. A Sommieres c’est le groupe local Territoire en Transition qui à organisé l’événement.

 
Voici  l’annonce sono qui est prévue.
 
"Sommières accueille l' alternatiba tour qui parcours à vélo  5000 km en  France de Bayonne à Paris. Rendez Vous à 12h30 à coté du moulin(guinguette) pour parler de la conférence mondiale sur le climat et de transition écologique."
 
Nous nous donnons rendez vous à 9h30 au pied de la passerelle côté parking.
 
Christian aura récupéré les panneaux pour les affiches et tiré les tracts (1000 a5) Il ne restera qu’à les coller sur les supports.
 
Nous aurons des points fixes et une déambulation pendant le marché à partir de 10h00.
 
Des tshirts alternatiba (verts et blanc, sauvons le climat) seront disponibles (10 euros par t shirt)
 
 
 
A 12H / 12H30 Rendez vous au magasin bio pour l’accueil des cyclistes. Amener si c’est le cas votre vélo pour une “vélorution” dans le quartier.
Circuit proposé : les HLM, le collège, le rond point place des Aires.. . et arrivée à la Noria, près du moulin où aura lieu le repas.
 
Repas tiré du sac au MOULIN avec du salé, du sucré et de quoi boire.
 
Départ vers NIMES vers 14h00.
 
PS/ UN RENDEZ VOUS AURA EGALEMENT LIEU LE DIMANCHE 21 SUR LE MARCHE DE SAINT GILLES organisé par les amis de VAUVERT. Vous y êtes volontiers invité-es!!!
 
 
 
                                                 *******************************
 
 
 
Un jardin collectif et une coopérative de produits bio et si possible locaux en auto-gestion, ce n'est pas si courant!
Vous êtes invité à venir découvrir "Les jardins de la Vallée Verte" et "La Saladelle"  à l'occasion de leurs portes ouvertes le samedi 04 juillet.
 
Tout le programme en pièce jointe (flyer + affiche) à diffuser sans modération!
 
L'association Oliane proposera un atelier cuisine dès 9h : préparation d'un couscous de légumes bio et des jeux seront proposés aux enfant avec l'association "L'or des poubelles".
..................................................................................................................
 
Ce dimanche 21 juin, nous irons accueillir le tour des alternatives "Alternatiba" pour son passage à St Gilles.
 
Au programme :
 
* 9h30 sur l'éco-lieu d'Alter'éco 30, préparation d'un pique nique pour les cycliste du tour (15 personnes)
* 10h30 départ pour St Gilles, installation chaises et espace pique nique normalement place de la Mairie (devant école Jean Jaurès)
* 12h00 accueil du tour sur le marché (Av Anatole France) puis tour de St Gilles
* pique nique et départ du tour pour Arles.
 
Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues! (Merci de me prévenir si vous comptez venir à un moment ou un autre) : bruno.lorthiois@gmail.com
 
 
 
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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 17:41

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Evasion fiscale

"Depuis 2002, 30 000 emplois ont été supprimés dans l’administration fiscale"

Propos recueillis par
Bruno Rieth
 
 
Alors que Bruxelles a présenté son plan contre l'évasion fiscale des entreprises, que le gouvernement a annoncé sa volonté de mettre en place le prélèvement à la source, "Marianne" s'est tourné vers Rachel Hug, membre du syndicat Solidaires Finances publiques à la Direction nationale d’enquêtes fiscales. Elle participe ce jeudi, avec l'économiste et animateur du site Les-Crises.fr, Olivier Berruyer, et le lanceur d’alerte, Hervé Falciani, au colloque organisé au Sénat, à l’initiative de la sénatrice socialiste Marie-Noëlle Lienemann, sur le thème de la lutte contre l’évasion fiscale et de la régulation de la finance.
 
Le ministère de l'Economie - JPDN/SIPA
 

Marianne : Où en est-on aujourd'hui, sept ans après le début de la crise, de la lutte contre l’évasion fiscale en France ?
Rachel Hug : La question de l’évasion fiscale reste un sujet particulièrement complexe qui tient aux frontières floues qui existent en la matière, entre l’optimisation fiscale permise par la loi, l’optimisation fiscale abusée qui fleurte avec l’illégalité et la fraude fiscale délibérée. On estime que la fraude fiscale coûte 80 milliards d’euros à la France par an. Ce qui représente un manque à gagner énorme, une source d’injustices, et alimente une remise en cause de l’acceptation de l’impôt. Le problème en matière fiscale — je pense aux lois qui sont votées au Parlement sur la question — est qu’il y a souvent un décalage entre l’affichage et le concret, entre ce qui est dit et les moyens mis en œuvre. Il y a eu en 2008, en France, une véritable prise de conscience de l’enjeu de la lutte contre l’évasion et la fraude fiscale. L’étendue de la crise financière aura eu cette conséquence. Depuis, il y a donc eu des avancées : la création de la Brigade nationale de répression de la délinquance fiscale (BNRDF) en 2009 ou bien la mise en place du service de traitement des déclarations rectificatives (STDR) qui s’occupe de régulariser les cas de fraudeurs repentis. Mais, à chaque pas en avant, il y a comme une impression que l'on s'arrête en milieu de chemin. Concernant le STDR, pourquoi ne pas lui avoir permis d’utiliser des informations qui lui sont transmises — et je vais vous paraître extrême — quelle que soit leur provenance ? Je pense aux informations qu’avait fournies Hervé Falciani — une liste de 130 000 comptes chez HSBC appartenant à des évadés fiscaux présumés — et que l’administration fiscale n’a pas eu les moyens d'exploiter immédiatement… Un autre exemple d’actualité est la création d’un statut pour les lanceurs d’alerte. L’idée est bonne mais malheureusement, on ne va pas assez loin dans leur protection ce qui limitera à coup sûr son impact…

Est-ce à dire que la France ne dispose pas d’un corpus législatif suffisant pour lutter efficacement ?
Plus qu’un problème d’arsenal législatif, il y a un manque crucial de moyens humains et matériels dans la lutte contre l’évasion fiscale. Depuis 2002, sur les 140 000 emplois que compte l’administration fiscale, 30 000 ont été supprimés. Dans un grand groupe, on appellerait ça, ni plus ni moins, un plan social… Surtout, avec l’augmentation des missions et la complexité des montages financiers pour frauder l’impôt, la charge de travail ne cesse d’augmenter. On reparle en ce moment de mettre en place la retenue à la source de l’impôt sur le revenu. En Angleterre, 15 000 agents sont chargés de traiter les dossiers de l’impôt sur le revenu, en France… 12 000. Le manque de moyens humains est l’un des freins essentiels à la détection des fraudes fiscales. L’autre élément tient à des dispositions comme le régime d’imposition simplifié (RSI) ou le crédit impôt recherche (CIR) qui sont — on a le recul nécessaire pour le savoir — très « fraudogènes » et qui mériteraient donc, soit un encadrement plus strict, soit une attention toute particulière. Mais pour l’instant, il ne semble pas y avoir de volonté politique de le faire. Enfin, il faudrait, dans les cas des systèmes de fraudes volontairement mis en place, des sanctions exemplaires et une publicité de ces sanctions. Le système américain est un bon exemple dans sa fermeté et dans les montants des indemnités demandées aux entreprises, lorsqu’elles enfreignent les règles dommageables pour l’Etat. On l’a vu dernièrement avec le traitement de la BNP, la sanction est dissuasive.

Selon vous, que faudrait-il mettre en place pour que la lutte contre l’évasion et la fraude fiscale soit renforcée ?
Il faudrait déjà mettre en place de véritables outils pour tirer le bilan de la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale. Pour l’instant, il n’existe que trois indicateurs qui ne sont pas suffisants pour véritablement prendre la mesure de l’efficacité et de l'impact des dispositions mise en place et du travail de terrain. D’autant qu’il y a un certain mystère, pour ne pas dire opacité, du côté de Bercy, sur certains éléments concernant la lutte contre l’évasion fiscale. Mais plus généralement, il y a, lorsque des nouvelles dispositions sont adoptées en la matière, toujours ce même sentiment que l’on s’arrête en bon chemin, que l’on ne va pas au bout de la logique. Par exemple, l’échange automatique d’informations entre les administrations nationales est indéniablement un plus. Mais les informations susceptibles d’être transmises concernant les comptes en banque ne seront que les soldes bancaires. Ce sera certes efficace pour détecter une fraude à l’ISF, mais pour tout ce qui relève d’un schéma plus complexe, cela ne servira pas ! Il serait plus judicieux d’ajouter, en cas de fortes suspicions d’un Etat sur des fraudes, un canal de communication entre les vérificateurs des administrations fiscales des pays respectifs, avec un échange d’informations bien plus poussé et précis. Enfin, je le répète, la question des moyens humains et matériels est primordiale. Là encore, nous sommes confrontés à des situations ubuesques. Un simple exemple, depuis le 1er janvier 2014, les entreprises tenant une comptabilité informatisée sont obligées de mettre à disposition, en cas de contrôle fiscal, les fichiers comptables sous forme numérique au vérificateur. Sauf qu’à plusieurs reprises, j’ai constaté que des collègues n’avaient même pas d’ordinateur suffisamment puissant pour exploiter ces données…

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

 

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 17:24

 

 

Arrêt sur images 18/06/2015 à 10h34

Nutella, le Waterloo de Royal

Arretsurimages.net"
Daniel Schneidermann | Fondateur d'@rrêt sur images
 
 
 
 

Le Nutella aura été son Waterloo. Quelques heures à peine après avoir appelé à boycotter la pâte à tartiner, pour cause de présence d’huile de palme dans sa composition, Ségolène Royal capitulait piteusement, sa défense puissamment enfoncée par les troupes nutellistes. Il est exceptionnel de voir un ministre français s’excuser en rase campagne. Le ministre français, infaillible par définition puisqu’il est passé par Sciences Po et l’ENA, meurt volontiers, mais ne se rend pas.

 

Nutella fondu sur les doigts (Linda/Flickr/CC)

 

Depuis ce mercredi, mes confrères s’interrogent. Est-ce la « colère de Rome », en défense de Ferrero, fabricant du Nutella, qui a eu raison de Royal ? En allant déguster avec sa fille une crêpe au Nutella, l’épouse de Matteo Renzi a-t-elle fait plier la Française ? Ou bien la ministre a-t-elle été vraiment convaincue par les efforts allégués par Ferrero, expliquant qu’elle produit sa pâte avec de « l’huile de palme durable » (défense de rire) ?

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Une usine chez Fabius

Plus vraisemblablement, avant de partir en campagne contre les noisettes à l’huile, Royal aurait dû regarder attentivement une carte de France. Où est produit le Nutella consommé en France ? Dans l’usine de Villers-Ecalles, à l’ouest de Rouen, en Seine-Maritime, qui emploie 350 personnes. La Seine-Maritime ? Attendez. Ne serait-ce pas le département d’élection d’un ministre influent, nommé Laurent Fabius ? Tout juste.

Lequel Fabius est en si bons termes avec Ferrero que le palais des sports de Rouen, en 2011, a été baptisé le « Kindarena », du nom d’une autre friandise Ferrero (cherchez bien), en échange d’une redevance de 4,6 millions d’euros pour un partenariat de 10 ans. Cela s’appelle le « naming », variante du sponsoring (aucun rapport avec le swating, dont je vous parlais hier, et qui a encore sévi cette nuit).

Rien de neuf : les fabricants de produits gras ont toujours fait l’impossible pour contourner toutes les lois, et associer leur nom, par tous les moyens possibles, à des activités sportives. Comme l’écrivait alors avec humour La Tribune, Rouen a échappé au Nutellarena, ou au Mon Chéri Stadium. Ferrero sponsorise aussi d’ailleurs le club local de basket, le SPO Rouen. On apprendrait, dans les prochains jours, qu’on s’est balancé quelques noisettes en coulisses entre Fabius, Hollande et Royal, qu’on n’en serait pas autrement étonnés.

 

Publié initialement sur
Arretsurimages.net

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 17:05

 

Source : http://cadtm.org

 

 

Grèce : le rapport sur la dette est une arme utile pour Athènes

18 juin par Romaric Godin

 

 

 

 

Le Comité sur la vérité concernant la dette publique grecque va remettre, ce jeudi 18 juin, son rapport préliminaire à la présidente du parlement hellénique. Un rapport qui soutient la position du gouvernement hellénique.

« Nous sommes parvenus à la conclusion que la Grèce ne doit pas payer sa dette parce qu’elle est illégale, illégitime et odieuse. » C’est la principale conclusion du rapport préliminaire du Comité pour la vérité sur la dette mis en place en avril 2015 par la présidente du parlement grec, Zoé Konstantopoulou. Ce rapport préliminaire (dont on trouvera ici un résumé en français) sera connu dans le détail ce jeudi 18 juin, mais le comité en a présenté dès mercredi les principales conclusions. Des conclusions particulièrement inquiétantes pour les créanciers.


La déconstruction du storytelling européen

Le Comité apporte en effet une déconstruction en règle du storytelling européen sur la Grèce depuis 2010. Rappelons rapidement ce dernier. Le pays a vécu jusqu’en 2009 dans une sorte d’indolence coupable jusqu’à ce que les marchés, censeurs justes et impitoyables, réveillent les Hellènes et les appellent à expier leurs fautes. Le FMI et les Européens sont alors venus au secours des Grecs avec bienveillance, en leur prêtant les sommes nécessaires à leur sauvetage, mais, évidemment, en leur imposant, pour leur propre bien, des « réformes » destinées à les protéger, à l’avenir, de telles crises. Le Comité a, mercredi, rejeté entièrement ce qui apparaît désormais comme un mythe.

Aussi a-t-il rappelé ces faits têtus qui, à eux seuls, réduisent à néant ce storytelling. Le niveau de dépenses publiques grecques est resté, durant toute la période, inférieur à la moyenne européenne. Les raisons de l’explosion de la dette résident ailleurs : jusqu’à l’entrée dans la zone euro, ce sont les taux d’intérêts élevés qui ont fait exploser principalement l’endettement qui avait été contracté par la Grèce pour ramener le niveau de protection sociale du pays à un niveau qui, in fine, est toujours resté en deçà de celui de l’Europe occidentale. Une fois dans la zone euro, la dette publique a été augmentée sous l’effet cette fois de taux anormalement bas et d’une perte de compétitivité brutale. Le Comité insiste aussi sur le niveau « injustifié » des dépenses militaires et l’importance de l’évasion fiscale qui a pesé sur les recettes. Point donc de Grecs paresseux vivant de la dépense publique et comptant sur l’argent « allemand » pour payer.

Surtout, le Comité rappelle que la crise grecque trouve aussi son origine dans l’explosion de l’endettement privé, alimenté par les banques grecques et étrangères dans le pays. Il souligne que le gouvernement de George Papandréou en 2009 s’est évertué « à présenter les éléments d’une crise bancaire en crise de la dette souveraine ». Le Comité confirme ainsi les doutes qui circulaient en Grèce depuis quelques années : ce gouvernement a volontairement intégré, avec la complicité d’Eurostat, des éléments qui ne devaient pas l’être dans le calcul du déficit public et de la dette pour 2009. Le but était d’alimenter le storytelling de la dépense excessive.


Les pressions de 2010 pour une solution imposée

Le Comité souligne ensuite combien le « sauvetage » de 2010 est empreint d’illégalités et de pressions. Il révèle ainsi que le FMI était entièrement conscient à la fois des conséquences sociales des mesures imposées à la Grèce et du caractère insoutenable des « aides » accordées à la Grèce. Ces deux éléments rendent les prêts du FMI à la fois illégaux (le FMI ne peut prêter à un pays qui n’a pas la capacité de rembourser) et illégitimes dans la mesure où les « droits humains » ont été violés par des mesures dont les conséquences sociales étaient clairement évaluées.

Le Comité insiste sur le fait que les Européens et le FMI ont, en 2010, tout fait pour empêcher le gouvernement grec de procéder à une restructuration de sa dette. Il met en avant l’intervention de la BCE qui, dès avril 2010, avait menacé, dans ce cas, de couper l’accès des banques grecques à la liquidité d’urgence, inaugurant ainsi une méthode utilisée encore en Irlande en novembre de la même année, puis à Chypre en mars 2013. En imposant de nouvelles dettes pour rembourser les anciennes, les Européens ont alors permis aux banques détentrices de dette publique grecque de se désengager massivement, un désengagement encore facilité par les rachats de la BCE dans le cadre du programme SMP de la BCE. Cette méthode a clairement été imposée aux Grecs.


Dette illégale, illégitime et odieuse

Le Comité s’intéresse ensuite dans le détail aux prêts accordés à la Grèce et il estime qu’il y a, dans tous les cas, lieu de plaider leur caractère illégal, illégitime ou odieux. On l’a vu dans le cas du FMI, mais c’est également le cas des dettes détenues par la BCE qui, rappelons-le, sont les seules dettes privées émises avant 2012 à avoir échappé à la restructuration de mars 2012. Le Comité souligne que, dans tous les cas, les conditions imposées à la Grèce pour l’obtention des prêts posent de sérieux problèmes en raison de leur conditionnalité qui a réduit à néant la capacité d’action budgétaire de la Grèce tout en imposant des mesures ayant des conséquences économiques et sociales dramatiques qui, selon le Comité, enfreignent les « droits humains fondamentaux ». Dès lors, cette dette peut être considérée comme odieuse. Le Comité insiste aussi sur l’aspect non démocratique du mémorandum de 2012 qui contourne soigneusement la Constitution hellénique en relevant du droit anglais.


Bases suffisantes pour une annulation ou une suspension

Tous ces arguments permettent au Comité de considérer qu’il existe des bases suffisantes pour annuler unilatéralement une grande partie de la dette grecque ou en suspendre le remboursement. C’est une arme redoutable que le gouvernement grec a désormais à sa disposition. Certes, ce rapport n’engage en rien Alexis Tsipras, et le gouvernement grec se garde bien de le commenter. Mais, dans la partie d’échecs avec les créanciers, c’est un coup redoutable à sa disposition. Sans doute les créanciers n’accepteront-ils jamais les conclusions de ce comité, pas davantage du reste que sa légitimité. Mais en cas de rupture et de conflit ouvert, ce sera un élément décisif. La notion de dette odieuse est désormais bien établie en droit international et, si l’on peut estimer que les membres du comité étaient, au départ, favorables à la Grèce, il est impossible de leur contester leurs compétences juridiques et leur expérience dans ce domaine. Si donc le Comité s’avance autant, c’est que, très clairement, la Grèce a des chances de l’emporter devant un tribunal international, comme ce fut le cas, rappelons-le, de l’Islande qui, dans l’affaire Icesave, a obtenu gain de cause en 2013 contre le Royaume-Uni et les Pays-Bas.


Arme contre le FMI

Pour le moment, il n’est peut-être pas temps pour Athènes d’utiliser cette arme. Mais elle rééquilibre à point nommé les rapports de force dans le bras de fer avec les créanciers. Surtout, elle va permettre à la Grèce d’utiliser des arguments concrets pour obtenir une restructuration de sa dette. Enfin, elle permet de relativiser les conséquences du défaut vis-à-vis du FMI. Si l’institution de Washington décide de lancer une procédure contre la Grèce en refusant de rééchelonner les échéances, Athènes pourra contester la dette elle-même et le Fonds sera alors dans une position délicate.

Le rapport du Comité n’est donc pas certainement une panacée. Mais c’est un élément nouveau essentiel dans la crise grecque.


Source : La Tribune

 

 

Auteur

 
 
Romaric Godin
 
 
 
 
 
 
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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 16:38

 

 

Source : http://cadtm.org

 

 

Les créanciers de la Grèce mis à nu

18 juin par Benito Pérez

 

 

 

Les créanciers de la Grèce savaient qu’en imposant les mémorandums de 2010 et 2012 ils plongeraient le pays dans la récession et feraient exploser la dette. L’Union européenne et le FMI n’ignoraient pas non plus qu’ils enfreignaient la Constitution grecque et le droit international en imposant des conditions de remboursement draconiennes à une dette déjà insoutenable. Quant au motif de leur intervention, il n’était pas d’aider la Grèce mais de sauver les banques privées allemandes et françaises.

Les conclusions de la commission internationale d’audit de la dette grecque, présentées hier à son mandataire, le parlement hellène, ne surprennent guère. Mais elles sont désormais étayées par un important faisceau de preuves et d’indices accablants, récoltés durant deux mois et demi par une trentaine d’experts. Dans la foulée, la commission a déclaré une bonne part des créances « illégales », « illégitimes », voire « odieuses ».

Parmi ses trouvailles : un document consignant les aveux écrits du FMI début 2010 quant à une future aggravation de l’endettement. On soulignera aussi les confidences de l’ancien conseiller de Juan Manuel Barroso, Philippe Legrain (2011-2014), qui a expliqué aux commissaires comment le patron du FMI d’alors, Dominique Strauss-Kahn, a autorisé des prêts à un État surendetté, en contradiction avec les statuts de l’organisation qui exigeaient une restructuration préalable de la dette grecque. Un abandon de créances auquel s’est aussi opposé un second Français, Jean-Claude Trichet, alors patron de l’autre grand créancier, la Banque centrale européenne, selon le témoignage de l’ex-représentant grec au FMI, Panayotis Roumeliotis…

L’enjeu était de taille, car en cas de défaut total ou partiel d’Athènes des banques françaises et allemandes risquaient un monumental bouillon, alors qu’elles digéraient avec peine et beaucoup d’argent public la crise planétaire de 2008-2009. Alléchés par des taux d’intérêts très intéressants, ces établissements s’étaient imprudemment engagés en Grèce à hauteur de 38 milliards d’euros ! En prêtant massivement à la Grèce à condition qu’Athènes n’utilise cet argent que pour rembourser la dette publique, l’ex-troïka (UE, BCE, FMI) faisait coup triple : elle se substituait à ses banques, garantissait le remboursement et imposait un virage néolibéral.

Sans doute, cet agenda caché explique-t-il en partie l’inflexibilité des actuels dirigeants européens et du FMI, leur refus d’accéder à une restructuration de la dette. Reconnaitre leurs erreurs reviendrait à admettre leurs motifs peu glorieux et à assumer publiquement que les contribuables européens vont encore casquer pour des banques privées. Pompiers pyromanes, il leur faut donc occulter ces turpitudes et faire porter le chapeau de la crise à ce nouveau gouvernement irresponsable au point de refuser les injonctions des maîtres de l’Europe et de la finance. Pour les aider, ils pourront compter sur des médias internationaux tellement alignés qu’il ne se trouvait hier pas une agence de presse, pas un média web dominant pour relater la séance historique du parlement grec.

 

 

Auteur

 
 
Benito Pérez

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Source : http://cadtm.org

 

 

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