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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 13:45

 

 

collectif SoliGrecsNîmes

 

 

Tract que nous distribuerons jeudi soir devant Carré d'Art et à la bodega chez Jany

 

 

Les Grecs aujourd'hui...nous demain ? Ce 27 Août : Jeudis de Nîmes :collectif SoliGrecsNîmes devant le carré d'art + Mardi 08 sept au Sémaphore film-débat "La tourmente Grecque" avec Philippe Menut, réalisateur
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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 13:27

 

Le choix de ces informations appartient à leur auteur, nous ne faisons que les transmettre en l'état

 

 

Pour communiquer vos dates, contacter Janie :

 

06 15 33 61 73

 

@ jmarneguy@gmail.com

 

 

 

 

Dates

Evènement

Lieu

heure

Du 22 au 26/8

Université d’été d’ Ensemble !

Bordeaux

 

Du 25 au 28/8

Université d’été d’ATTAC

Une plénière le 25/8 avec Zoe Konstantopoulo..

Marseille Fac St Charles

 

26/8

Conseil d’agglo ?

Le Colisée

 

27/8

Conf de presse des élus de l’ADECR :défense des communes /loi NOTRe

Préfecture

11h

Jeudi 27/8

Jeudis de Nîmes :collectif SoliGrecsNîmes

Distrib de tracts

Solidarité avec le peuple Grec

Carré d’Art

Bodega Chez Jany

Rue de l’Etoile

19h…

28/8

Vernissage Expo Ezzard

Galerie 4 Barbiers

Rue Maubet

19h

28/8

Café Citoyen avec Nouvelle Donne « Chômage et précarité »

St Ambroix

Antidote Café

19h

1 sept

Réunion Collectif Soutien au peuple Grec

London Tavern

19h

2 sept

Autour des élus Communistes et républicains un Forum Citoyen ouvert pour la défense des communes

Alès salle Cazot

18h

3 sept

Films dePierre Carles en sa présence « Les ânes ont soif »et « On a mal à la dette » par le Parti de Gauche

Le Vigan cinéma Le Palace

20h30

Samedi 5 sept

Forum des associations Nîmoises : stands AFPS, ATTAC, OIP, Croco Vélo, ++++

Esplanade

De 9 à 18h

8 sept

Projection du film de P.Menut « la tourmente grecque » avec ATTAC, CADTM et le Collectif Nîmois de solidarité

Le Sémaphore

20h

Samedi 12/9

Fête Quartier Gambetta

Place St Charles et Ilôt Fléchier ++

De 11 à 20h

 

Repas à l’Association Côté Jardins Solidaires le mardi 0466845199

 

Agenda //Démosphère Gard Cévennes http://gard.demosphere.eu

 

LES INDIGNÉ-E-S DE NÎMES "DÉMOCRATIE RÉELLE MAINTENANT"

RV chaque mercredi à 18h devant la maison carrée

et chaque samedi à partir de 13h sur le terrain de Caveirac

 

 

 

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 21:31

 

Source : http://cadtm.org

 

 

Vidéo

Grèce : pourquoi la capitulation ? Une autre voie est possible

23 août par Eric Toussaint , Philippe Menut

 

 

 

Éric Toussaint analyse de manière critique l’attitude de Syriza en ce qui concerne la dette depuis 2010, pour expliquer comment le gouvernement grec en est venu à signer l’accord funeste du 13 juillet 2015. Une des explications fondamentales est la non prise en compte de l’audit de la dette qui aurait pourtant permis, en suspendant son paiement, de ne pas se soumettre aux diktats des créanciers. Éric Toussaint présente un plan B portant sur la dette, les banques, l’austérité, la monnaie et la fiscalité.

Durée : 38 minutes

 

Titres des différents chapitres :

  • La commission d’audit citoyen de 2011
  • La position de la direction de Syriza vis-à-vis du Comité d’audit citoyen de 2011
  • Le programme de Syriza aux élections législatives de mai-juin 2012
  • Fin 2012 : La direction de Syriza modère ses propositions
  • Octobre 2013 : Alexis Tsipras souhaite une conférence européenne sur la dette publique
  • Syriza devient le premier parti de Grèce aux élections européennes de mai 2014
  • La victoire de janvier 2015
  • L’accord funeste du 20 février 2015 avec les créanciers institutionnels
  • Une autre politique était souhaitable et possible
  • Lancement de la commission pour la vérité sur la dette grecque par la Présidente du Parlement hellénique.
  • Le gouvernement grec ne s’appuie pas sur l’audit
  • Du référendum du 5 juillet à l’accord du 13 juillet 2015
  • Les leçons de la capitulation du 13 juillet
  • Une monnaie complémentaire dans le cadre d’un plan B

 

 

Enregistré le 14 août 2015

Réalisation Philippe Menut, auteur du documentaire La Tourmente grecque

 

Auteur

Eric Toussaint

est maître de conférence à l’université de Liège, est le porte-parole du CADTM International et est membre du Conseil scientifique d’ATTAC France. Il est auteur des livres Procès d’un homme exemplaire, Editions Al Dante, Marseille, 2013 ; Un coup d’œil dans le rétroviseur. L’idéologie néolibérale des origines jusqu’à aujourd’hui, Le Cerisier, Mons, 2010. Il est coauteur avec Damien Millet du livre AAA, Audit, Annulation, Autre politique, Le Seuil, Paris, 2012 ; La dette ou la vie, Aden/CADTM, Bruxelles, 2011. Ce dernier livre a reçu le Prix du livre politique octroyé par la Foire du livre politique de Liège Dernier livre : Bancocratie ADEN, Brussels, 2014. Il est coordonnateur de la Commission pour la Vérité sur la dette publique de la Grèce créée le 4 avril 2015.

 

 

Auteur

 
 

Philippe Menut

Après 30 ans de carrière en tant que journaliste grand reporter à France 2 Paris et France 3 Montpellier, Philippe Menut se lance en toute liberté et indépendance dans le tournage du film La tourmente grecque avec l’appui de nombreux amis grecs.

 

 

Source : http://cadtm.org

 

 

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 17:18

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

Yanis Varoufakis : « La véritable cible du docteur Schäuble est la France et son Etat-providence »

Le Monde.fr | | Propos recueillis par

 

L'ex-ministre grec des finances, Yanis  Varoufakis lors d'une session à la Vouli, le 14 août.

Provocateur, idéaliste, arrogant. Yanis Varoufakis, ex-ministre des finances grec, fascine autant qu’il agace. Quatre jours avant son passage en France, à la fête de la Rose, à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), dimanche 23 août, l’économiste trublion a reçu Le Monde le 19 août sur l’île grecque d’Égine, où il a une maison.

 

Le troisième plan d’aide à la Grèce, qu’il définit comme une « capitulation » face aux créanciers d’Athènes, conduira son pays dans l’abîme, explique-t-il. Il dénonce l’opacité de l’Eurogroupe, qui, selon lui, prend des décisions majeures pour l’avenir de la zone euro sans que les citoyens en soient informés.

La France a-t-elle été un allié du gouvernement d’Alexis Tsipras pendant les négociations avec les partenaires de la Grèce ?

La plupart des Européens imaginent que ces derniers mois la Grèce a négocié avec ses partenaires de la zone euro. Ce n’est pas le cas. Pendant les cinq mois où j’ai été impliqué au sein de l’Eurogroupe [la réunion des ministres des finances de la zone euro], mes homologues me renvoyaient systématiquement vers les représentants des institutions, à savoir la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE), et le Fonds monétaire international (FMI).

Je n’ai jamais négocié en direct avec Michel Sapin, mon collègue français. Ni avec Wolfgang Schäuble, le ministre des finances allemand, qui assurait qu’il ne pouvait rien faire pour moi et me renvoyait aux institutions.

Même lorsque M. Schäuble et moi avons enfin ouvert un dialogue, peu avant mon départ, il était clair que le moindre degré de convergence entre nous ne pouvait être exprimé de façon officielle.

C’est la grande leçon de ces derniers mois : la zone euro est la zone économique la plus puissante, mais personne ne la dirige — ou du moins, personne d’élu. Elle a créé un monstre, l’Eurogroupe, où les ministres des finances ne négocient pas vraiment les uns avec les autres.

Reprochez-vous au gouvernement grec d’avoir signé le troisième plan d’aide ?

J’ai voté contre ce programme. Ce gouvernement, moi y compris, a été élu en janvier sur un engagement simple : ne plus signer avec les créanciers d’accord économiquement non viable. C’est-à-dire qui aggraverait la récession et rendrait littéralement impossible le remboursement de notre dette. Depuis 2010, la Grèce a commis deux fois l’erreur d’accepter de tels plans. Nous avons promis d’y mettre un terme, et, en ce qui me concerne, je n’ai jamais changé de position.

 

Malheureusement, le premier ministre a fini par accepter ce troisième programme, qu’il a pourtant lui-même décrit comme mauvais. L’Europe tout entière en sortira perdante. De mon côté, j’en ai tiré les conséquences en démissionnant, comme je m’étais engagé à le faire.

 

Ce nouveau programme, de 86 milliards d’euros, a pourtant permis à la Grèce d’éviter le « Grexit », une sortie de la zone euro.

C’est ainsi que la presse présente les choses. Mais je ne partage pas cette analyse. Si la Grèce tente, en dépit du bon sens et des lois élémentaires de l’économie, d’appliquer ce mémorandum et les réformes qui l’accompagnent, elle courra droit au Grexit. Car ce programme est conçu pour faire sombrer notre économie.

Résultat : nous ne pourrons pas tenir nos engagements, et le docteur Schäuble pourra nous pointer du doigt et couper les aides au pays. Le Grexit est très clairement l’objectif qu’il poursuit.

Vous affirmez que M. Schäuble veut pousser la Grèce hors de l’euro. Pour quelle raison ?

Pour atteindre la France. L’Etat-providence français, son droit du travail, ses entreprises nationales sont la véritable cible du ministre des finances allemand. Il considère la Grèce comme un laboratoire de l’austérité, où le mémorandum est expérimenté avant d’être exporté. La crainte du Grexit vise à faire tomber les résistances françaises, ni plus ni moins.

Lire aussi l'intégralité de l'interview : Yanis Varoufakis : « La véritable cible du docteur Schäuble est la France et son Etat-providence »

 

 Marie Charrel (Athènes, envoyée spéciale)
Journaliste macroéconomie / politique monétaire

 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

 

 

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 17:03

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

« Lundi noir » en Bourse : « Le CAC 40 n’avait pas enregistré une telle chute en séance depuis 2008 »

Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par

 

 

 

 

A la Bourse de Shanghai, en octobre 2014.

La Bourse de Shanghai a connu une nouvelle journée noire, lundi 24 août, perdant jusqu’à plus de 9 % en séance et clôturant en baisse de 8,5 %, provoquant d’importantes secousses sur les marchés financiers mondiaux : la Bourse de Paris a perdu jusqu’à 8 % lundi après-midi, avant de fermer sur une baisse de 5,35 %.

 

Lire aussi : Les Bourses européennes clôturent en forte baisse après un « lundi noir » à Shanghaï

 

Olivier Raingeard, chef économiste chez Neuflize OBC, rappelle que ce krach intervient après des années de hausse des marchés, alimentée par les politiques très accommodantes des banques centrales.

Le CAC 40 a perdu plus de 8 % en séance avant de clôturer en chute de 5,35 %. Assistons-nous à un nouveau krach boursier ?

Nous venons en effet de vivre un nouveau krach. Le CAC 40 n’avait pas enregistré une telle chute en séance depuis 2008 lors de la crise des subprimes. Le plongeon des indices boursiers chinois a déclenché un mouvement de panique en Europe et aux États-Unis. Les investisseurs s’inquiètent de la vigueur de l’économie chinoise, qui montre des signes sévères de ralentissement, et de son impact sur l’économie mondiale. La dévaluation du yuan le 11 août a d’ailleurs été perçue comme le signe que le ralentissement de la croissance de la Chine est plus important que prévu.

 

Lire aussi : Trois questions pour comprendre l’effondrement de la Bourse chinoise et des marchés mondiaux

 

Ce krach intervient après des mois de hausse…

Au niveau mondial, les marchés boursiers connaissent un cycle haussier depuis maintenant six ans. Cette hausse des indices a notamment été soutenue et alimentée par les politiques très accommodantes des banques centrales – la Fed, la Banque du Japon, puis la BCE. Après un tel cycle de hausse, il est logique qu’au moindre accroc les actions, dont les valorisations ont fortement progressé, en pâtissent, même si l’ampleur et la vitesse de la baisse de ces derniers jours sortent de l’ordinaire.

 

Comment le marché va-t-il réagir dans les prochains jours ?

Il est toujours difficile de répondre à cette question, mais généralement après un tel krach les marchés ont tendance à se stabiliser, tout en connaissant des séances très agitées. La publication de statistiques économiques rassurantes aux États-Unis ou en Europe ou l’intervention des banques centrales des pays émergents pourraient ramener le calme sur les marchés.

 

 Frédéric Cazenave

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

 

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Source : http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/

 

 

Trois questions pour comprendre l’effondrement de la Bourse chinoise et des marchés mondiaux

Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par

 
 
 

A la Bourse de Shanghaï, le 13 août.

Les marchés asiatiques ont plongé, lundi 24 août, entraînés par une nouvelle débâcle de la Bourse de Shanghaï, qui a perdu 8,5 % en clôture, son plus net recul en séance depuis 2007.

 

Concrètement, que se passe-t-il ?

La baisse de ce lundi a été déclenchée par la conviction de plus en plus forte des investisseurs qu’un atterrissage brutal de l’économie chinoise, locomotive de l’économie mondiale pendant les dernières années, est désormais inévitable.

Lire aussi : « Les marchés ont peur d’une nouvelle faiblesse de l’économie chinoise »

Que la Bourse dévisse de la sorte signifie que les investisseurs ont décidé que les valeurs cotées sur la place chinoise valaient moins qu’avant. Ou, plus précisément, celles regroupées dans son indice « phare », comme l’explique Euronext :

« Quand vous entendez aux informations que le cours des valeurs ou que la Bourse monte, les journalistes font référence à un indice. Un indice boursier est un regroupement spécifique de valeurs : la hausse ou la baisse de sa valeur reflète les mouvements de l’ensemble des actions qui composent l’indice. »

La conséquence, dans un premier temps, est que de grandes entreprises chinoises voient leur valeur boursière baisser. Cette chute de la valeur de leurs actions ne signifie pas qu’elles perdent de l’argent, mais c’est une preuve de l’inquiétude des investisseurs qui peut limiter leurs possibilités de se financer sur les marchés.

L’autre problème de ce recul des marchés chinois est son amplitude. Au total, l’indice composite de la Bourse de Shanghaï a baissé de 38 % depuis son pic de juin. Avant de s’effondrer mi-juin, la Bourse de Shanghaï s’était envolée de 150 % en l’espace d’un an, dopée par l’endettement et de façon totalement déconnectée de l’économie réelle.

 

C’est ce qu’on appelle une « bulle » : les investissements des Chinois sur leur marché relativement récent ne reflètent pas la valeur des entreprises qui y sont cotées. Plus de 40 millions de comptes boursiers ont été ouverts entre juin 2014 et mai 2015.

Autre inquiétude, le risque de manipulation des chiffres officiels : le gouvernement a ainsi annoncé une croissance au 2e trimestre correspondant exactement aux prévisions du gouvernement alors que les indicateurs envoient de plus en plus de signaux d’alerte. Selon Patrick Artus de Natixis, la Chine serait plus proche d’une croissance de 2 ou 3 % pour cette année, que des 7 % fixés par Pékin.

Lire aussi : Chine : derrière le plongeon des marchés, la crise de l’économie réelle

 

C’est grave ?

Assez, oui. Selon les observateurs aguerris des marchés, on peut parler d’un début de panique : « Les choses commencent à ressembler à la crise financière asiatique de la fin des années 1990. Des spéculateurs se débarrassent des actifs qui semblent les plus vulnérables », avance Takako Masai, directeur de recherches à la Shinsei Bank de Tokyo.

Par ricochet, la déprime touche aussi les matières premières : le cuivre, considéré comme un baromètre de la demande mondiale, a atteint lundi son cours le plus bas depuis six ans et demi. Cette débâcle du marché chinois se double d’une chute du prix du pétrole, le brut américain repassant sous la barre des 40 dollars.

Même si les consommateurs (les industries principalement) peuvent se féliciter d’une réduction de leur facture d’approvisionnement, ces baisses de prix ne sont pas une bonne nouvelle pour l’économie mondiale : la désinflation signifie généralement un ralentissement de la croissance et donc à la clé moins de création de valeur, moins de consommation, moins d’emploi, moins d’investissement, etc.

Lire aussi : « Les marchés ont peur d’une nouvelle faiblesse de l’économie chinoise »

 

En quoi la baisse des Bourses asiatiques nous concerne ?

Qui dit mondialisation des échanges, dit aussi interdépendance entre les marchés financiers. L’argent circule d’une économie à l’autre par le biais des devises, des crédits, etc. Et les investisseurs sont des multinationales qui réfléchissent dans un monde interconnecté.

Ainsi, les principales Bourses européennes essuient de lourdes pertes lundi. Pour les spécialistes, l’analyse est claire : les investisseurs s’inquiètent des conséquences du ralentissement chinois sur la croissance mondiale.

« L’absence d’annonces de mesures par les autorités chinoises afin de stabiliser l’économie a mis le feu aux poudres, avec à la clé un effondrement des indices boursiers partout en Asie, qui contamine l’Europe ce [lundi] matin », résument les stratégistes chez Crédit Mutuel-CIC.

Jacques Attali a même prédit une « dépression planétaire » sur son blog. Expliquant que les 200 millions de membres de la classe moyenne chinoise ont investi la moitié de leur épargne en Bourse, et que l’autre moitié est investie dans l’immobilier (qui risque de souffrir considérablement d’un ralentissement de la croissance dans l’empire du Milieu), l’économiste avance :

« La récession chinoise, si elle se confirme, entraînera celle du Brésil, qui provoquera celle des Etats-Unis, puis la nôtre. »

En clair, la Chine va exporter son ralentissement dans d’autres économies émergentes : ces dernières, qui ont joué le rôle de relais de croissance quand la crise financière a frappé en 2007, ne pourront malheureusement pas rééditer l’exploit en cas de nouveau coup de froid sur l’économie mondiale.

Lire aussi : Quand la Chine vacille, le monde tremble

 

 Mathilde Damgé

 

 

Source : http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/

 

 

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 16:49

 

Source : http://www.humanite.fr

 

 

Le travail le dimanche et l'intérêt du salarié

Daniel Roucous
Mercredi, 19 Août, 2015
Humanite.fr

 

Photo AFP/Philippe Huguen
Dans l’intérêt du salarié, le repos hebdomadaire est donné le dimanche… sauf dans les cas que nous recensons suite à la publication de la loi Macron.
 

La loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques dite « Macron » (*) est effective depuis le 8 août 2015. Voici ce qui est prévu, à effet immédiat ou à venir,  à propos du travail le dimanche et les conséquences pour les salariés.

 

Les dimanches du maire

Dès maintenant, les maires peuvent, d’ici la fin de l’année 2015, autoriser les commerces de leurs communes à ouvrir jusqu’à 9 dimanches (5 dimanches auparavant, 12 dimanches à partir de 2016). Les dimanches travaillés devront être listés avant le 31 décembre pour l’année suivante, après avis du conseil municipal ou de l’organe délibérant de l’EPCI (établissement public de coopération intercommunale) à fiscalité propre si le nombre de dimanches excède 5. Les maires (le préfet à Paris) doivent également avoir l’avis des organisations d’employeurs et des organisations des salariés.

- Côté salariés : ils doivent être volontaires pour travailler le dimanche. Ce qui signifie que ce n'est pas une obligation, qu’ils doivent donner leur accord écrit et que leur refus de travailler le dimanche ne peut être un motif de sanction ni de licenciement. Evidemment en pratique ce n'est pas si simple mais c'est la loi!

Rémunération majorée de 100% et repos compensateur équivalent en temps + dispositions à prendre par l’employeur afin que les salariés puissent aller voter les jours d’élections.

Références : articles L3132-26 à L3132-27-1 du code du travail.

 

Les dimanches du préfet

C’est inchangé, les préfets peuvent autoriser les entreprises dont la fermeture serait préjudiciable au public (magasins de bricolage par exemple) à accorder le repos hebdomadaire un autre jour que le dimanche à leurs salariés.

C’est nouveau, ces autorisations peuvent être accordées pour trois ans après avis du conseil municipal ou de l’organe délibérant de l’EPCI à fiscalité propre, des chambres de commerce, d’industrie, de métiers et de l’artisanat ainsi que des organisations patronales et syndicales… sauf urgence justifiée (?).

- Côté salariés : les conditions de travail et de rémunération sont fixées par un accord collectif, à défaut par référendum à l'initiative d el'employeur. En l’absence d’accord collectif, tout salarié a la possibilité de refuser de travailler trois dimanches par an, à condition d’en informer son employeur par écrit 1 mois avant chaque dimanche qu’il refuse de travailler. 

Dans tous les cas, le travail du dimanche se fait sur la base du volontariat (accord écrit du salarié volontaire).

 

Dans les commerces de détail alimentaires

C’est inchangé, tous les dimanches sont travaillés jusqu’à 13 heures.

- Côté salariés : pas de rémunération majorée (sauf accords professionnels ou conventions collectives) mais repos compensateur d’une journée entière, par roulement et par quinzaine.

Ce qui va changer :

- dans les zones touristiques internationales (ZTI), les zones touristiques (ZT) et zones commerciales (ZC), également  dans l’emprise d’une des gares dont la liste sera arrêtée en septembre, le travail du dimanche après 13 heures est autorisé de droit. Il s'exécute aux conditions de rémunération et de repos compensateur à prévoir par accord collectif dans l’entreprise et sur la base du volontariat du salarié (accord écrit) ;

- dans les commerces de détail alimentaires d’une surface de vente supérieure à 400 m2, travailler le dimanche donne droit à une majoration du salaire d’au moins 30%.

Référence : articles L3132-13 et L3132-25-5 du code du travail.

 

Dans les entreprises ayant une dérogation de droit

C’est inchangé, les entreprises et commerces listés à l’article R3132-5 du code du travail, bénéficient d’une dérogation permanente de droit à l’obligation d’accorder le repos hebdomadaire le dimanche.

Il s’agit d’établissements dont le fonctionnement (ou l’ouverture) est rendu nécessaire par les contraintes de la production, de l’activité ou les besoins du public.

On y trouve tous les commerces d’ameublement, les services publics, les transports, la gendarmerie, la police, les établissements de santé et de soins, la presse quotidienne, les abattoirs, les hôtels, restaurants, cafés, les activités touristiques etc. – liste consultable sur http://www.legifrance.gouv.fr/

- Côté salariés : pas de rémunération majorée sauf accord collectif ou d’entreprise. Repos compensateur hebdomadaire par roulement.

Références : articles L3132-12 et L3132-13 du code du travail.

 

En zones touristiques internationales (ZTI)

C'est à venir. Les établissements de vente au détail de biens et de services situés dans les ZTI qui restent à définir par décret pourront ouvrir les dimanches jusqu'à minuit ! En fait tous les jours de la semaine jusqu'à 24 heures.

Ca concerne aussi les commerces alimentaires de détail qui pourront rester ouverts après 13 heures dans ces zones.

Même principe pour les commerces situés dans certaines gares dont la liste sera fixée par décret.

- Côté salariés : sauf dans les commerces alimentaires de détail jusqu’à 13 heures et les entreprises ayant obtenu une dérogation de droit, les conditions de rémunération et de repos compensateur seront fixées non pas par la loi mais par accord collectif ou d’entreprise. De ce fait le travail du dimanche c’est si le salarié le veut et donne son accord par écrit (et non une obligation).

Références : article L3132-24 du code du travail.

 

En zone touristique (ZT) et zone commerciale (ZC)

C'est à venir. Dans les zones d’affluence touristique, commerciale ou d’animation culturelle permanente délimitées par les maires ou les présidents des EPCI (établissements publics intercommunaux), les commerces de biens et de services peuvent ouvrir de droit tous les dimanches. En fait tous les jours de la semaine jusqu'à minuit (décret à paraître). Notons au passage que certains commerces alimentaires des grandes enseignes de la grande distribution qui ont déjà l'autorisation d'ouvrir tous les jours jusqu'à minuit, pourront désormais le faire sans autorisation et en permanence.

Ces zones remplacent les communes touristiques et thermales et les PUCE (périmètres urbains de consommation exceptionnelle).

Cela sera opérationnel dès que les maires et les présidents d’EPCI recevront l’autorisation du préfet d’ici 6 mois (3 mois s’il s’agit de la modification d’une zone existante) Et dès précisions par décrets.

- Côté salariés : pour l’instant c’est rémunération majorée de 100% (sauf accord prévoyant + ou -) + repos compensateur. Dès que ces zones seront opérationnelles, les conditions de rémunération et de repos compensateur ne seront plus définies par la loi mais par un accord collectif ou d’entreprise (sauf entreprises listées à l’article R3132-5 du code du travail et les commerces de détail alimentaires jusqu’à 13 heures). L’employeur a trois ans pour conclure cet accord qui doit également prévoir des mesures pour faciliter la conciliation de la vie professionnelle et personnelle des salariés ainsi que des contreparties pour compenser les charges induites par la garde des enfants.  

Cependant les entreprises de moins de 11 salariés non couvertes par un accord collectif ou territorial, peuvent unilatéralement déroger au repos dominical après consultation des salariés sur les contreparties approuvées par la majorité d’entre eux.

Références : articles L3132-25 à L3132-25-6 du code du travail.

 

(*) Loi n° 2015-990 du 6 août 2015 publiée au Journal officiel du 7 août.

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Notez-bien

Les salariés doivent être volontaires

Sauf dans les commerces alimentaires de détail jusqu’à 13 heures et les entreprises et commerces bénéficiant d’une dérogation permanente au repos dominical (liste article R3132-5 du code du travail), les salariés ne sont pas obligés de travailler le dimanche. En pratique ce n'est pas évident mais c'est la loi (article L3132-25-4 du code du travail) !

Travailler le dimanche se fait donc sur la base du volontariat qui se concrétise par un accord écrit (avenant au contrat du travail). En effet, il s’agit d’une modification du contrat de travail qui ne peut se faire qu’avec l’accord du salarié selon la Cour de cassation sociale (arrêt n° 12-12 953 du 5 juin 2013).

Ce qui signifie que tout salarié qui refuse de travailler le dimanche ne peut être ni sanctionné, ni licencié ni discriminé. De même, il est discriminatoire de refuser d’embaucher une personne qui ne tient pas à travailler le dimanche.

Par ailleurs, à défaut d’accord collectif, tout salarié peut revenir sur sa décision de travailler le dimanche (cas des entreprises bénéficiant d’une autorisation préfectorale) et conserve le droit de refuser de travailler 3 dimanches par an, de son choix, en prévenant un mois à l’avance son employeur (cas des entreprises situées en ZTI, ZT, ZC et les gares concernées).

 

Quant à la rémunération, vous l'avez lu, ce n'est pas systématique. Dans certains cas (dimanche du maire) elle est majorée par la loi, dans d'autres cas (ZTI, ZT, ZC, gares) sa majoration va dépendre d'accords collectifs, à défaut des patrons mais elle n'est pas imposée par la loi comme promis ! Et dans d'autres cas encore (commerces de moins de 400 m2 en ZTI, ZT et ZC en pleine expansion, entreprises ayant obtenues des dérogations permanentes (article R3132-5 du code du travail), la majoration n'est pas obligatoire. 

 

 

Source : http://www.humanite.fr

 

 

 

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 16:30

 

Source : http://cadtm.org

 

 

Séparation et régulation bancaires, la grande illusion

24 août par Aline Fares

 

 

 

La France à la manœuvre pour que l’Europe ne change rien.

C’est un leurre de croire que les réglementations mises en place au niveau national comme européen suffisent à nous protéger – citoyens, contribuables – d’une prochaine crise financière  : le problème fondamental des banques “trop grandes pour faire faillite” et des risques qu’elles représentent pour la stabilité du système financier, et la salubrité de l’économie et de la société dans son ensemble, reste entier. Et en la matière, les grandes banques françaises sont malheureusement exemplaires.

Les législateurs, gouvernements et parlements semblent avoir la mémoire courte  : en 2009, on nous expliquait qu’un changement fondamental était nécessaire, qu’il fallait encadrer fermement les pratiques bancaires afin d’éviter que le fiasco de 2008 ne se reproduise, avec ses conséquences désastreuses sur la société tout entière. Aujourd’hui, la réalité est bien différente  : à Bruxelles, des gouvernements parmi les plus influents, France en tête, sont occupés à limiter la portée du règlement sur la structure des banques, qui introduirait une certaine forme de séparation entre banques d’affaires et banques de dépôt à l’échelle européenne. Cela au nom de la préservation du modèle bancaire français, celui de la banque universelle “trop grosse pour faire faillite”.

 

Les “too big to fail” françaises

Contrairement à ce que leurs dirigeants prétendent, ces banques sont pourtant loin d’être les plus solides  :

• Leur modèle n’aurait pas survécu à la crise sans les injections massives des États  : en France, le sauvetage de Dexia et du Crédit immobilier de France a directement bénéficié aux autres banques françaises en leur évitant des pertes massives. Les grandes banques françaises ont également profité du sauvetage par les États-Unis d’AIG, qui devait notamment 12 milliards de dollars à la Société Générale. Et elles ont été parmi les premières bénéficiaires des crédits octroyés à la Grèce en 2011. Il est donc fallacieux de dire que le modèle de la grande banque universelle a été le plus résistant  : il a directement bénéficié d’interventions publiques sans lesquelles il se serait effondré.

• L’interconnexion entre les grandes banques est très élevée du fait de l’importance de leurs activités sur les marchés financiers, notamment via les produits dérivés. On ne peut donc se contenter d’analyser leurs situations individuelles, il faut prendre en compte leur contribution potentielle au risque systémique, contribution que le Parlement européen s’emploie à ignorer quand le Financial Stability Board en fait au contraire un sujet de préoccupation majeur.

 

“La “loi de (non) séparation” bancaire votée en 2013 est, on le sait, loin des objectifs annoncés, et la défense des “champions nationaux” a largement prévalu sur celle de l’intérêt général”

• Sachant que les quatre grands groupes bancaires français font partie des banques d’importance systémique à l’échelle mondiale, il y a matière à inquiétude  : si l’une d’elles est en difficulté, c’est le système tout entier qui est chamboulé  !

 

L’éléphant et la souris

Malgré ces faits avérés et des annonces politiques qui se voulaient fermes, le dispositif législatif reste largement inadapté à la réalité de ces grands groupes. La France en particulier a privilégié une approche a minima. La “loi de (non) séparation” bancaire votée en 2013 est, on le sait, loin des objectifs annoncés, et la défense des “champions nationaux” a largement prévalu sur celle de l’intérêt général. Pire, on pressentait que l’initiative française préempterait le débat européen  : cela est maintenant confirmé. Alors que la Commission européenne mettait sur la table un texte à bien des égards supérieur au texte français, la France, alliée au sein du Conseil européen à l’Allemagne, n’a de cesse de faire valoir – avec succès – le “modèle” français, provoquant ainsi un dangereux nivellement par le bas.

Le Parlement européen peine de son côté à trouver un compromis, mais le vote est imminent  : il est grand temps d’en appeler à nos représentants pour que l’éléphant n’accouche pas encore une fois d’une souris.

 

Source : http://www.lenouveleconomiste.fr/se...

Aline Fares est Coordinatrice de l’expertise et des campagnes chez Finance Watch

 

 

Auteur

 
 
Aline Fares

Autres articles en français de Aline Fares (1)

A propos de Bancocratie

28 décembre 2014, par Aline Fares

 

 

Source : http://cadtm.org

 

 

 

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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 13:03

 

Source : http://www.humanite.fr

 

 

La vraie dette est... verte

Patrick Le Hyaric
Vendredi, 21 Août, 2015
Humanité Dimanche

 

 

Reuters
 
L'éditorial de Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité. Contrecarrer la crise écologique, c’est stopper les dogmes de la guerre économique et la surexploitation de l’homme et de la nature.
 

L'an passé, c’était le 18 août... En 1970, c’était en décembre ... Cette année, c’était la semaine dernière, le 13 août. C’est le jour où la consommation mondiale en ressources naturelles a dépassé ce que la nature est capable de produire en un an. Dit autrement, la Terre vit désormais sur ses réserves entre cette mi-août et le 31 décembre. Et, depuis quarante ans, cette date avance de trois jours en moyenne par an. Tel est le résultat des études réalisées par l’organisation non gouvernementale Global Footprint Network, validées par les Nations unies. Ses méthodes de calcul méritent d’être confrontées à d’autres sources, discutées, améliorées ou contestées même. Mais, précisément, il n’y a pas de débat à propos de données aussi vitales, au sens propre du terme. Cela fait à peine l’objet d’une brève au milieu des faits divers des journaux télévisés.
Pourtant, l’affaire est sérieuse et plus qu’inquiétante! Il est vrai qu’un travail et des confrontations sérieuses autour de ces données s’accommodent très peu de la médiocrité de l’actuel débat politicien.
Notre belle planète voit, année après année, s’accumuler ce que l’on pourrait appeler « une dette écologique » qui, sans retournement rapide de la situation, peut faire craindre le risque d’un épuisement de la Terre. Or, dépasser, comme on le fait aujourd’hui, le seuil qui peut déstabiliser les écosystèmes qui maintiennent la vie humaine, revient à prendre le risque d’éteindre la vie sur Terre.

 

L’énoncer ne relève pas du catastrophisme et doit être compris comme un pressant appel à la conscience humaine pour engager d’urgence un processus de transition des modes de vie et de développement de nos sociétés et du monde. En effet, la terrible réalité d’un basculement est déjà là, sous nos yeux. L’homme, la nature et les animaux sont déjà touchés sous différentes formes: déforestation, baisse des ressources d’eau potable, fonte de glaciers, pollutions de toutes sortes, épuisement de réserves aquatiques, accumulation de déchets et de gaz à effet de serre, emballement du climat, chute de la biodiversité, disparition d’espèces végétales et animales, sécheresses répétées sur certaines zones de la planète qui ont pour conséquences de faire flamber les matières premières alimentaires, attisant des famines et des guerres, accélérant les migrations du sud vers le nord. C’est dire à quel point les simplismes, le rejet des autres, les racismes, le culte du chacun pour soi et de la concurrence de tous contre tous, désormais incrustés comme des évidences dans les débats politiques des forces dominantes et dans trop de consciences humaines, relèvent de la puérilité et de l’irresponsabilité. C’est dire aussi à quel point les données sur « l’empreinte écologique » ont une résonance particulière à quelques mois de la conférence mondiale sur le climat de Paris - Seine-Saint-Denis. Tout devrait être fait pour qu’elle débouche sur des actes concrets, précis, planifiés, contrôlés pour réduire sérieusement les gaz à effet de serre. Cet enjeu est autrement plus sérieux et grave que les problèmes de comptabilité analytique du monde capitaliste dont on nous abreuve en permanence pour mieux extorquer les fruits du travail des salariés, priver les retraités de leur dû, tout en réduisant les moyens consacrés à l’avenir de la jeunesse et à la culture.

 

Ce sont les mécanismes de la « concurrence », de la « compétitivité » qui épuisent en même temps les êtres humains et la nature. Pour obtenir ici une alimentation à bas prix, on détruit la forêt amazonienne pour y produire du soja qui sert à alimenter notre bétail. Ailleurs, en Afrique ou dans certaines parties de l’Asie, ce sont les cultures vivrières des populations locales qu’on empêche au profit de cultures d’exportation qui épuisent les sols pour prétendument rembourser des dettes. La Grèce, qui avait un secteur agricole de « circuit court », va devoir placer, sur injonctions des institutions européennes, son agriculture encore plus dans la concurrence mondiale. Le modèle de développement basé jusque-là sur le pétrole est à bout de souffle. L’exploitation aujourd’hui des pétroles non conventionnels comme les sables bitumineux, les gaz et pétroles de schiste, ne constitue qu’une fuite en avant dont on mesure mal les conséquences négatives. La dégradation régulière du capital naturel est donc une donnée très inquiétante. Le remboursement de cette dette verte ne peut pas se résoudre par des artifices comptables.

 

Quand, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, la France et l’Allemagne avaient chacune une dette représentant 200 % des richesses qu’elles produisaient, cela n’a empêché ni le redressement des deux pays, ni leur développement grâce à des dispositions techniques d’effacement de ces dettes que l’on pourrait aisément appliquer aujourd’hui pour la Grèce, l’Espagne, le Portugal, l’Italie, la France ... En revanche, une augmentation de la température de la planète de 2 degrés dans les années à venir ne se résoudra pas par un jeu d’écriture. Ce serait vraisemblablement un pas de plus dans le violent tourbillon en cours dont le mot « crise » ne rend sans doute pas compte de toutes les complexités et implications pour le futur. De toute façon, nous ne reviendrons pas à la situation précédente.
Les combinaisons des crises économiques et financières qui font tanguer le monde, des crises politiques, culturelles, morales et de l’approfondissement de la crise écologique placent la planète et le genre humain dans une situation inédite de l’histoire de l’humanité.

 

En ce sens, le risque existe que notre Terre commune entre dans un processus de basculement poussant, si on n’y prend garde, à un effondrement de la biosphère et de nos sociétés. Le processus est en cours. Parce qu’il est sans violence apparente, il reste trop sous-estimé. L’effondrement des grandes civilisations s’est souvent étalé sur des dizaines d’années. Sans réaction au niveau nécessaire, les évolutions à l’œuvre peuvent, elles aussi, détruire notre civilisation. Les contrecarrer appelle de cesser d’appliquer les dogmes de la guerre économique qui conduisent à la surexploitation de l’homme et de la nature, de refuser le traité transatlantique, de penser une transition énergétique, de sortir du processus en cours d’industrialisation de la production agricole, de repenser la ville et les développements territoriaux, les systèmes de transport et les nouveaux logements
économes en énergie, la transformation de nos systèmes industriels, mais aussi de permettre l’émancipation des femmes qui partout doivent pouvoir être maîtresses de leurs corps ou encore de pousser partout à une révolution démocratique permettant aux citoyens d’être maîtres de leurs destins.

 

Une telle transition-révolution nécessiterait beaucoup de travail de recherche, de travail de réalisation, donc d’emplois nouveaux. En réalité, il conviendrait de s’engager dans un processus révolutionnaire de métamorphose pour un nouveau développement humain, social, environnemental.
Un tel mouvement de transition devrait pouvoir se déployer partout, à commencer par les localités, comme commencent à le faire certains maires, des associations et des groupes de citoyens impulsant une autre façon de vivre pour vivre mieux sur une Terre préservée. Il doit évidemment occuper les autorités départementales, régionales, nationales et mondiales. Seul un mouvement citoyen d’une ampleur inédite sera en mesure de l’imposer dans l’action sociale, politique et dans l’expérimentation. Ces débats occuperont une grande place dans notre Fête de l’Humanité dans quelques semaines. Elle devrait lancer un appel à la mobilisation populaire pour la réussite de la conférence mondiale sur le climat.
C’est une grande urgence! La vraie dette vis-à-vis des générations futures est verte. C’est de la vie sur Terre, de la vie humaine dont il s’agit!

 

 

Source : http://www.humanite.fr

 

 

 

 

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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 14:51

 

Source : http://la-bas.org

 

 

RENCONTRE AVEC JULIAN ASSANGE

QUI VEUT GAGNER CENT MILLE EUROS TOUT EN DÉTRUISANT LE CAPITALISME ?

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"Si Wikileaks révelait des secrets nords-coréens, Julian Assange se verrait attribuer le Prix Nobel de la Paix..."
 

C’est facile, il vous suffit de faire parvenir le texte du TAFTA à Wikileaks. L’organisation de Julian Assange vient de lancer un appel pour récolter 100.000 euros comme prime à celui qui fera fuiter le texte du TAFTA. Et ça marche, le jour même plus de 21.000 euros étaient déjà versés. Des personnalités comme Yanis Varoufakis, l’ex-ministre grec des finances, ou Daniel Ellsberg, qui avait divulgué les "Pentagon Papers" à la presse américaine en 1971, s’associent à l’opération. Mais pourquoi faut-il percer ce secret ?

 

TAFTA (ou TTIP) c’est le petit nom du Traité de commerce transatlantique qui va faire de l’Europe et des États-Unis un seul grand super marché commun pour 820 millions d’heureux consommateurs. Finies les barrières douanières et les différentes réglementations, nous roulerons bientôt nos caddies dans la plus grande zone de libre-échange au monde. Engagées en juillet 2013, les négociations devraient passer à la vitesse supérieure cet automne, selon la Commissaire européenne au commerce, Cécilia Malmström. Pour ces veinards d’européens, TAFTA va être à l’économie ce que l’OTAN est à la défense.

 

Mais pourquoi ce merveilleux projet s’élabore-t-il dans le plus grand secret ? Car hormis les grandes lignes connues, on nage dans l’opacité. Qui a choisi les négociateurs, quelle est leur légitimité ? Comment, dans nos grandes démocraties avec nos vigilants élus, avec nos puissants et si courageux médias, avec nos experts et nos chercheurs, comment de telles négociations peuvent-elles rester secrètes ?

 

Une enquête publiée lors des élections européennes de mai 2014 peut fournir quelques indications. L’étude montre d’abord qu’une majorité de français n’ont jamais entendu parler de ce traité (55%). Seuls 16% « savent très bien de quoi il s’agit ». Mais pour une majorité (63%) ce sont les États-Unis qui vont en profiter. Par contre c’est « plutôt une menace pour l’Europe (45%) ». Et encore plus clairement, c’est à 55% « plutôt une menace pour la France ». Seulement 28% estiment que c’est une chance pour la France.


Nous avions consacré deux émission de Là-bas si j’y suis à ce sujet :
- Là-bas Hebdo du 17 avril 2015 : "18 avril : journée mondiale contre TAFTA", Rencontre avec Raoul Marc JENNAR
- Là-bas si j’y suis du 23 avril 2014 : "Tafta Dracula", un reportage de Gaylord Van Wymeersch


Tout se passe donc comme si TAFTA, malgré l’apathie dominante, craignait de ne pas rencontrer la franche adhésion des citoyens.

Car des voix s’élèvent. « Citizen before corporation, people before profit » ("Le citoyen avant les entreprises, le peuple avant le profit"), le mouvement contre le TAFTA est actif un peu partout. Pour beaucoup, TAFTA servira surtout les intérêts des multinationales. « Le secret entourant le TAFTA (TTIP) constitue une menace pour l’avenir de la démocratie européenne, dit Julian Assange dans un communiqué, certains intérêts en profitent sans limite. Le TAFTA a un impact sur les vies de tous les Européens et entraîne l’Europe dans un conflit de long terme avec l’Asie. Il est temps de mettre fin au secret. »

En réalité TAFTA et les traités qui lui ressemblent ne sont que des vampires qui la nuit viennent sucer le bon sang rouge du peuple endormi. Mais il suffit d’allumer la lumière, il suffit de se réveiller, et les vampires tremblant de peur disparaissent avec des grognements lamentables.

 

Alors, comme dit Julian Assange : « APPRENEZ , DÉFIEZ, AGISSEZ, MAINTENANT ! » Nous vous proposons de le retrouver dans cet entretien de mars 2013 à l’ambassade d’Équateur à Londres où il vit toujours reclus. Il accordait très peu d’entretien et avec Giv Anquetil nous étions heureux d’avoir réussi ce scoop. Hostile à Julian Assange et à Wikileaks (tout comme à Edward Snowden) la direction de France Inter avait farouchement interdit toute forme de promotion sur l’antenne. Malheureusement, l’émission fut un gros succès !

 

 

À écouter : Entretien avec Julian Assange

http://la-bas.org/la-bas-magazine/long-courrier/qui-veut-gagner-cent-mille-euros-tout-en-detruisant-le-capitalisme

 

Entretien avec Julian Assange (03/2013)

 

Nouvelle version d’un entretien de Daniel Mermet et Giv Anquetil avec Julian Assange et Jérémie Zimmermann de la Quadrature du Net, diffusé pour la première fois les 20 et 21 mars 2013.

Programmation musicale :
- The New Puritans : "Fire Power"
- Sonic Disobedience : "Wikileaks samba"
- Cause : "Interference"


Reportage : Daniel MERMET et Giv ANQUETIL
Réalisation : Bertrand CHAUMETON et Franck HADERER

N’oubliez pas que le répondeur attend vos messages au 01 85 08 37 37.

 

Voir aussi

À lire :

- "Menaces sur nos libertés : comment internet nous surveille", de Julian Assange avec Jacob Appelbaum, Andy Müller-Maguhn et Jérémie Zimmermann (Robert Laffont, 2013)

- "Hackers : au cœur de la résistance numérique", de Amaelle Guiton (Au Diable Vauvert, 2013)

A écouter sur TAFTA :

- 18 avril : journée mondiale contre TAFTA, notre émission Là-bas HEBDO du 17 avril 2015

 

 

Source : http://la-bas.org

 

 

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 20:51

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

 

Melinda Saint-Louis: «Le traité transatlantique ne profitera qu’aux 1%»

|  Par La rédaction d'infoLibre et DANIEL RÍOS

 

 

Melinda Saint-Louis est directrice des campagnes internationales de Public Citizen, une organisation américaine qui s’oppose à la signature du traité transatlantique de libre-échange. Interrogée par Infolibre, elle estime que ce traité ne profitera qu’aux « 1% », soit à la seule élite économique européo-américaine.

 

elinda Saint-Louis est directrice des campagnes internationales de Public Citizen, une organisation américaine qui défend les consommateurs et s’oppose clairement à la signature du traité transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP dans le jargon bruxellois, ou TAFTA pour ses adversaires), entre l’Union européenne et les États-Unis. Elle a participé à des conférences organisées par le groupe Greens/EFA dans le cadre du Parlement européen. Infolibre, partenaire éditorial de Mediapart en Espagne, a eu l’opportunité de recueillir son point de vue sur un traité que l’experte n’annonce bénéfique qu’aux « 1% », soit à la seule élite économique européo-américaine.

 

Melinda Saint Louis, directrice des campagnes internationales de Citizen Public
Melinda Saint Louis, directrice des campagnes internationales de Citizen Public © GREENS/EFA
 

Les États de l’Union européenne traitent très différemment le TTIP. Certains en ont fait un vrai débat public. D’autres, au contraire, ont presque essayé de cacher son existence à leur population. Aux États-Unis, quelle place occupe le TTIP dans le débat public ? 

En ce moment, le pays est davantage en proie à un débat sur le TTP, partenariat dit transpacifique, que le gouvernement est en train de négocier avec le Japon, l’Australie, la Malaisie et le Viêtnam. Les Américains sont très préoccupés par la disparition de postes de travail sur le sol national qu’est susceptible d’entraîner la signature de l’accord. Les standards de travail sont, en effet, bien plus bas au Viêtnam qu’aux États-Unis. Je crois que cette préoccupation quant aux dangers du TTP nourrit en même temps la lutte contre le TTIP, dont la signature est encore plus proche quoiqu’il soit moins présent dans le débat public. 

Le TTIP est donc quand même l’objet d’un débat aux États-Unis… 

Oui, depuis plus de six mois déjà. Le débat se concentre notamment sur l’ISDS [tribunal d’arbitrage très conversé entre les investisseurs et les États] et les normes de protection des aliments. Une vaste campagne avait été lancée contre le mécanisme de législation « fast track », qu’a réussi à mettre en place le président Barack Obama. Par ce mécanisme, la signature de l’accord est facilitée, car le président n’aura plus qu’à le signer lui-même avant de le présenter au Congrès. La société civile s’est pourtant majoritairement opposée au « fast track », ainsi que les membres du Parti démocrate lui-même, pour qui le TTIP ne favorise que les grandes entreprises.

En Europe, les entreprises étant soumises à une régulation plus stricte qu’aux États-Unis, pensez-vous que le TTIP leur sera moins bénéfique qu’à leurs consœurs américaines ?   

Aux États-Unis, les entreprises ont davantage recours aux ISDS qu’ailleurs dans le monde. Des entreprises très litigieuses, notamment, ont l’habitude d’utiliser ce mécanisme juridique pour en tirer des bénéfices. L’Europe a donc de quoi se montrer inquiète : la signature du TTIP risque de donner beaucoup de pouvoir aux 47 000 entreprises américaines sur le territoire européen.

En même temps les grandes entreprises européennes ont autant soutenu ce projet que les américaines. Depuis les années 1990, d’un côté de l’Atlantique comme de l’autre, les grandes entreprises le promeuvent corps et âme ! Business Europe et la Chambre de commerce (les organisations patronales européennes et américaines) ont toutes les deux soutenu le TTIP. 

L’Europe n’est pas la seule inquiète. Aux États-Unis, par exemple, nous craignons que les grandes banques européennes essaient d’utiliser le TTIP pour réduire le peu, trop peu, de réglementation financière que nous avons, difficilement, réussi à imposer suite à la crise économique. Je vois donc moins cet accord comme une lutte entre les sociétés américaines et européennes, que comme un traité qui ne bénéficiera, des deux côtés de l’Atlantique, qu’aux « 1% », soit à la seule élite économique. Un traité qui augmentera l’inégalité entre ceux qui ont tout et ceux qui n’ont rien.

Quels effets pourraient avoir le TTIP sur le consommateur américain ?

Les Américains ont très peur que le TTIP ne dérégule à nouveau, ou devrais-je dire, encore plus, le système financier. De nombreuses personnes ont perdu leur maison ou leur travail à cause de la crise financière et de la façon dont Wall Street et les banques ont jonglé avec la finance. Pour l’instant, nous n’avons pas encore obtenu la réglementation dont le pays a vraiment besoin. Et si le TTIP vient fixer des limites à ce que nous espérions pouvoir réaliser dans l’avenir… La stabilité financière est très précaire : cela pourrait conduire à une nouvelle crise.

La réglementation concernant la nourriture et les produits chimiques est bien meilleure en Europe qu’aux États-Unis, bien que plusieurs États américains se battent pour l’améliorer. Le gouvernement de Californie, par exemple, essaie de réglementer ces deux secteurs ; mais le TTIP risque de réduire sa capacité décisionnelle en la matière.

Faites-vous allusion au principe de « coopération réglementaire » inclus dans l’accord ?

La coopération alimentaire soulève de nombreuses inquiétudes. Il y a aussi d’autres préoccupations. Aux États-Unis, il y a une politique très populaire, à droite comme à gauche, qui est connue sous le nom de Buy America ou Buy Local. Cette politique vise à réinvestir les impôts des contribuables dans les emplois locaux grâce aux achats publics. Et ainsi à donner la préférence à certaines entreprises locales.

La Commission européenne juge cette politique discriminante et voudrait que les États-Unis ouvrent entièrement leurs portes aux entreprises étrangères. Alors qu’une des solutions pour sortir de la récession consiste à privilégier, protéger et investir dans l’emploi local, le TTIP risque de nous y remettre en plein dedans ! 

Vous assurez que l’argument clef qu’a trouvé Obama pour faire passer le TTIP, c’est qu’il serait utile à la sécurité nationale…

Oui, c’est en effet un argument purement rhétorique, mais je dois admettre qu’il a un certain impact sur la population. Le gouvernement sait très bien qu’il n’arrivera pas à vendre le TTIP avec des arguments économiques. Surtout quand on voit que dans le meilleur des cas, le TTIP se traduira par une croissance de 0,2 % au maximum.

Question traités de libre-échange, les États-Unis tiennent sûrement le haut du panier, on en a une palanquée. Ils ont presque tous nui à la majorité de la population, pour favoriser une toute petite minorité. Les gens ne croient plus à ces grands projets. L’ALENA (accord de libre-échange signé en 1994 entre les États-Unis, le Canada et le Mexique) a fait disparaître 1 million d’emplois au lieu des 200 000 qu’il aurait dû créer. La population est donc sceptique, elle voudrait un autre argument : alors le gouvernement explique que le TTIP est un moyen de s’allier à l’Europe contre la Russie ! 

* L'article a été publié le 10 juillet 2015 dans le journal infoLibre, partenaire de Mediapart.

Traduit par Irene Casado Sánchez

 

 

 

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

 

 

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