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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 18:44

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Un policier d’Aulnay-sous-Bois dénonce les dérives de ses collègues

 

Par Matthieu Suc
 
 
 

Mediapart publie le témoignage exclusif d'un policier du commissariat d’Aulnay-sous-Bois. Selon lui, certains de ses collègues étaient habitués aux dérapages qui ont conduit à « l’affaire Théo ». Notamment les quatre agents mis en examen pour les violences et le viol subis par le jeune homme. Des anciens leur avaient recommandé à plusieurs reprises « d'y aller moins fort ». 

 

La voix est claire, ne tremble pas. Les mots n’hésitent pas lorsqu’il s’agit de porter des accusations sur ses collègues. « Si le viol est avéré, il faut qu’ils prennent 20 ans ferme ! Que les jeunes n’aient pas l’impression que les policiers bénéficient de passe-droit. Qu’on puisse repartir dans la rue faire notre métier sereinement. » Serge est un vieux poulet. Son prénom est d’emprunt. On ne donnera pas son grade, ni son ancienneté dans la police, ni même celle au sein du commissariat d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

Il fait partie de la centaine de policiers qui composent l’effectif dans l’œil du cyclone depuis que « l’affaire Théo » a éclaté. Du nom de ce jeune homme de 22 ans grièvement blessé lors d’un contrôle d’identité ayant dégénéré, le jeudi 2 février, à proximité d’un point de vente de stupéfiants dans le quartier de la Rose-des-Vents, également appelé « la cité des 3 000 ».

Les quatre membres de la brigade spécialisée de terrain (BST) ayant procédé à son interpellation ont été mis en examen pour violences volontaires entraînant une incapacité totale de travail supérieure à huit jours, avec la circonstance aggravante qu’ils sont dépositaires de l’autorité publique, ont agi avec arme, et en réunion. L’un d’eux est également mis en examen pour viol. Il est l’auteur des coups de matraque télescopique à l’origine de la grave blessure à l’anus dont souffre Théo.

Au-delà de ce fait divers dramatique, les pratiques des policiers d’Aulnay sont depuis passées au crible par l’IGPN qui a entendu des dizaines d’entre eux. Mediapart (ici et ) et Les Jours (ici et ) ont exhumé des antécédents fâcheux.

 

Capture d'écran d'une vidéo amateur de l'arrestation violente de Théo © DR

Capture d'écran d'une vidéo amateur de l'arrestation violente de Théo © DR

 

« J’ai honte de travailler à Aulnay », attaque d’emblée Serge. On se rencontre tard le soir, dans un bâtiment ouvert aux quatre vents à quelques kilomètres d’Aulnay. De loin, on pourrait nous prendre pour des clients du point de deal de la cité des 3 000 en train de fumer leur premier joint. On ne fume pas, on ne boit pas, on parle police.

Par des connaissances communes, Serge a fait savoir à un collègue de Mediapart qu’il avait envie de se confier. Qu’il avait besoin de s’épancher. « On est tous écœurés, dégoûtés par ce qui s’est passé, poursuit-il. Même si, entre nous, on n’en parle pas. Il règne un silence de mort dans les couloirs du commissariat. »

Une semaine plus tôt, un membre d’une brigade anticriminalité (BAC) d’une autre ville de Seine-Saint-Denis nous avait confié : « Dans la rue, on se fait insulter. On nous traite de “violeurs”, c’est dur... » L’affaire Théo rejaillit sur tous les policiers et distille son poison. « L’image de la police est durablement ternie », regrette un officier ayant passé sa carrière à enquêter sur les trafics de drogue dans les cités.

À Aulnay-sous-Bois, Serge décrit des effectifs qui tournent en rond, une activité policière à l’arrêt. « On a eu l’interdiction de faire des rondes dans la cité des 3 000 ainsi que dans les autres secteurs les plus sensibles de la commune. » Au lendemain des faits, spontanément, des policiers avaient écourté leurs congés. « Il fallait contrôler la ville, éviter qu’elle ne s’embrase, se souvient l’agent témoignant sous pseudo. Ceux qui travaillent dans les bureaux ont aussi renfilé la tenue [réglementaire pour patrouiller] le soir. Ils ont fait double journée. Au final, on était plus de volontaires qu’il n’y avait de besoin. La ville est restée assez calme… » Le premier week-end, une voiture a été brûlée, des abribus dégradés et l’éclairage public saboté. Puis la violence s’est déportée sur d’autres villes du département, laissant les policiers d’Aulnay désœuvrés. À ressasser.

« Nos collègues avaient le droit d’interpeller Théo, ils avaient un motif légitime, croit savoir Serge. Mais pas le reste… » L’agent raconte la mare de sang – découverte une fois la housse enlevée – qui avait imprégné la mousse de la banquette arrière du véhicule de la BST. Sans émotion apparente, Serge évoque les auteurs présumés du viol et des violences. Des propos pourtant lourds de conséquences. « L’équipe qui est mise en cause dans cette histoire, cela fait des années qu’elle fait ça… J’ai vu et entendu des officiers de police judiciaire passer leur temps à leur dire d’y aller moins fort. C’étaient vraiment des habitués. Dès qu’ils sortaient du commissariat et qu’il n’y avait plus d’autorité derrière eux, ils s’imaginaient être les maîtres dans la rue. Ils faisaient ce qu’ils voulaient, quoi ! Le plus vieux, il n’avait que sept ans de police. On les a un peu lâchés dans la nature…»...

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 16:55

 

 

Source : http://www.francetvinfo.fr

 

Suède : modèle de transparence

France 2 s'est intéressée à l'exemple suédois en matière de démocratie et de transparence.

 
France 2 France Télévisions

Mis à jour le
publié le

En Suède, en matière de transparence, les hommes politiques sont obligés de marcher au pas. Un scandale comme l'affaire Fillon, inimaginable, d'ailleurs ça fait bien rire les Suédois. La Suède, c'est le pays où une ministre a été obligée de démissionner en 1995. Elle avait utilisé sa carte bancaire professionnelle pour 1 000 euros de dépenses privées.

 

Les dépenses des élus sont strictement contrôlées

Ici, on ne plaisante pas avec l'argent public. Alors au parlement de Stockholm, l'affaire Fillon provoque la stupéfaction de ce député de gauche. Son assistante, il la partage avec deux autres députés et ce n'est pas lui qui l'a choisi. D'ailleurs, il ne connaît pas son salaire. Ce n'est pas interdit de recruter un proche, mais ça ne se fait pas. Et les dépenses des élus sont strictement contrôlées.

 

 

 

Source : http://www.francetvinfo.fr

 

 

 

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Source : https://www.rtbf.be

 

 

Suède: un modèle de transparence politique

 

 

 

  • 5 minutes

 

 

Suède: un modèle de transparence politique

 

 

Source : https://www.rtbf.be

 

 

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 15:13

François Fillon, très, très seul...

Hugo Clément était hier toute la journée à Nîmes avec le candidat Fillon. Il a vécu en live la désintégration de l'équipe Fillon. Toutes les dix minutes un nouvel élu quittait le navire. Hier soir avait lieu un meeting. Pour remplir la salle, ils ont dû faire venir des bus de tout le Sud de la France. A l'intérieur de la salle, l'ambiance était assez tendue.

en savoir plus : Yann Barthes
 
 
 
 
 

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Source : http://www.20minutes.fr/montpellier/2023595-20170302-video-presidentielle-base-tient-lache-francois-fillon-visite-gard

 

VIDEO. Présidentielle : «La base, elle tient», lâche François Fillon, en visite dans le Gard

REPORTAGE Plombé par les affaires, le candidat LR était à Nîmes ce jeudi. «20 Minutes» l'a suivi...

 

 

François Fillon discute avec les viticulteurs... pas avec les journalistes.

François Fillon discute avec les viticulteurs... pas avec les journalistes. - N. Bonzom / Maxele Presse

François Fillon n’a, une fois de plus, pas croisé grand monde ce jeudi, lors de sa visite officielle à Nîmes. Ou plutôt si : en début d’après-midi, deux policiers, des vignerons triés sur le volet, et une « meute » d’une trentaine de journalistes. C’est au beau milieu des vignes, bien à l’écart du tumulte de la capitale du Gard, que le candidat LR à la présidentielle a choisi de se rendre, au lendemain de l’annonce de sa convocation, le 15 mars, en vue de sa mise en examen.

A , une horde de journalistes attend François au beau milieu des vignes. Pour l'instant, pas de manifestants... @20minutesmont

>> A lire aussi : VIDEO. Pour une porte-parole de Fillon, « un collaborateur parlementaire peut être payé à tricoter »

 

« C’est tout juste si on capte ici ! » souffle une journaliste. La visite a duré péniblement dix minutes. A peine le temps de papoter avec les viticulteurs invités. Les sujets qui posent problème à la filière, ils seront évoqués « lors du déjeuner », préfère François Fillon, s’adressant aux quelques agriculteurs présents.

Fillon seul comme jamais au milieu des vignes à Nîmes. Regard dans le vide. Équipe de campagne décimée. Crépusculaire.

François ne répond à AUCUNE question des journalistes : ''Je ne parle pas en marchant''. La visite a duré 10 min. @20Minutes

« Je ne parle pas en marchant »

Quant aux questions qui fâchent, sur l’affaire qui plombe sa campagne depuis plusieurs semaines, l’ancien Premier ministre n’y répondra pas. Malgré l’insistance de certains journalistes. Non, aucune. « N’insistez pas, je ne parle pas en marchant », lâche le candidat, qui s’éclipsera dans un domaine proche, à Nîmes, pour déjeuner. « Et puis, les électeurs s'en moquent totalement », assure-t-il.

Dans les vignes, pas un seul manifestant à l’horizon, personne. Il est vrai qu’elle n’est pas facile facile à dénicher, cette campagne. Devant le défilé de voitures qui vrombissent pour ne pas rater le convoi, un agriculteur, qui taille sa vigne à quelques mètres, semble étonné de ce spectacle, au beau milieu de son vignoble d’ordinaire plutôt tranquille… « Je ne savais pas qu’il venait, assure-t-il, sécateur à la main. François Fillon ? C’est normal qu’il soit jugé, oui, comme tout le monde… »

Un homme qui taille sa vigne assiste au défilé de voitures. Il n'était pas au courant de la visite : '', normal qu'il soit jugé''.

« Vous n’avez pas honte d’applaudir un voyou ? »

En milieu d’après-midi, c’était une toute autre histoire. Le candidat avait rendez-vous place des Arènes, en plein centre-ville de Nîmes, dans un hôtel, où il a rencontré des associations de harkis. A peine avait-il posé le pied à terre que deux Nîmoises l’accueillent aux cris de « Voyou ! » et « En prison ! ». Une autre tente de couvrir leurs voix, en frappant fort dans ses mains. « Vous n’avez pas honte d’applaudir un voyou ? », reprennent les manifestantes. Le candidat, lui, trace sa route, et s’éclipse dans l’hôtel.

François Fillon passera une bonne heure à discuter avec des associations de harkis. Il proposera notamment, s’il est élu, de faire « un état des lieux », et d’engager des discussions pour, notamment, engager des « réparations ». Mais son propos est inaudible, couvert par les affaires, et les annonces de démissions, dans son état-major, qui se succèdent

 

>> A lire aussi : Affaire Fillon : Les juppéistes Apparu, Philippe et Béchu se retirent de la campagne

 

« Il avait dit qu’il se retirerait en cas de mise en examen ! »

A sa sortie, rebelote. Le candidat est accueilli au son de « Fillon, démission ! », hurlé par deux passantes. « On ne s’est pas dégonflées, vous avez vu, disent-elles. C’est une honte. Il avait dit qu’il se retirerait en cas de mise en examen !

https://pbs.twimg.com/ext_tw_video_thumb/837325325721817088/pu/img/_xUE1Q9_nHy0RES-.jpg

 

Rebelote à sa sortie. accueilli aux cris de ''Démission !'' par deux passantes. Un autre hurle ''Président !'' @20Minutes

« La base, elle tient. Je m’appuie sur les Français », finira par lâcher le candidat, interrogé par la presse, avant de soupirer auprès d’un journaliste du Monde : « Les élus, on fera sans eux ». Avant de filer au Parnasse, à Nîmes, pour son meeting. Dans un climat, forcément, morose...

 

 

Source : http://www.20minutes.fr/montpellier/2023595-20170302-video-presidentielle-base-tient-lache-francois-fillon-visite-gard

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 15:18

 

 

Source : http://www.lemonde.fr/les-decodeurs

 

 

Comment les députés ont-ils utilisé les 81 millions d’euros de réserve parlementaire ?

 

L’Assemblée nationale a publié le détail des sommes que les élus ont attribué à des projets dans leur circonscription.

 

LE MONDE | • Mis à jour le | Par

 

 

 

Une session de questions au gouvernement, le 22 février 2017 à l’Assemblée nationale.

Chaque année, les députés disposent d’une « réserve parlementaire », c’est-à-dire de la possibilité d’allouer des crédits à des associations ou des collectivités locales de leur circonscription. Pour la quatrième année, l’Assemblée nationale a publié le détail de ces subventions « fléchées » par les élus, dont le montant alloué dépasse les 81 millions d’euros.

 

Le fonctionnement de cette réserve parlementaire a été réformé au début de la législature, en 2012, rendant plus transparents les critères d’allocation. La somme est répartie de la manière suivante :

  • 130 000 euros pour un député ;

  • 140 000 euros pour les membres du bureau de l’Assemblée ;

  • 260 000 euros pour les vice-présidents de l’AN, les questeurs, les présidents de groupe et de commissions ;

  • 520 000 euros pour le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone.

A cela s’ajoute un montant complémentaire versé à chaque groupe parlementaire, ainsi qu’une allocation spécifique (réserve institutionnelle) pour la présidence de l’Assemblée nationale, qui s’élève à 2,5 millions d’euros.

Ces montants, de même que la publication de la réserve, ne sont définis par aucun texte législatif. « Il ne s’agit pas d’une obligation », précise Valérie Rabault, rapporteure générale du budget, qui espère que ces efforts de transparence seront maintenus ou renforcés après les prochaines élections législatives.

 

10 % de crédits non alloués

Selon le tableau publié sur le site de l’Assemblée, le montant total des subventions accordées par les députés pour l’année 2016 est sensiblement égale à celle de 2015 : respectivement 81,05 millions d’euros contre 81,25 millions. Comme l’année précédente, la dotation totale était de 90 millions.

Si la plupart des députés distribuent la totalité de leur réserve parlementaire (voire légèrement plus, comme Valérie Rabault, qui disposait d’un reliquat non attribué en 2015 et a alloué, en 2016, 263 300 euros au lieu des 260 000 prévus), certains n’épuisent pas leur enveloppe. Au total, 26 députés ont versé moins de 100 000 euros. A l’exception de la députée socialiste Sophie Dessus, décédée en mars 2016, c’est le député mosellan Michel Liebgott qui a le moins alloué de fonds : seulement 7 000 euros. Sa collaboratrice explique qu’il s’agit d’une erreur administrative : des dossiers envoyés trop tardivement pour la réserve parlementaire ont été alloués à une autre ligne budgétaire.

Dans les autres cas, il s’agit de députés arrivés en cours d’année : Jacques Dellerie (PS, Seine-Maritime), suppléant d’Estelle Grelier, entrée au gouvernement en février 2016, Jacques Moignon, suppléant de Sylvia Pinel, ainsi que Vincent Ledoux (LR, Nord), Eric Elkouby (PS, Bas-Rhin) ou Patrick Weiten (UDI, Moselle) élus lors de législatives partielles.

 

Une grande diversité dans les montants et le nombre de bénéficiaires

En moyenne, chaque député a alloué sa réserve à 28 structures différentes, avec une grande diversité de pratiques. Dino Cinieri (LR, Loire) a divisé son enveloppe entre 129 associations et 2 communes, alors que les deux députés LR du Rhône, Bernard Perrut et Georges Fenech, subventionnent respectivement 129 et 120 structures.

A l’inverse, certains élus concentrent toute leur manne vers un seul bénéficiaire : Patrick Devedjian (LR, Hauts-de-Seine) a alloué 130 000 euros à EliseCare, association qui mêle aide médicale aux populations civiles en Irak, Syrie et Liban et promotion de la médecine traditionnelle chinoise. Jean-Louis Gagnaire (PS, Loire) verse la totalité de sa réserve à l’union des associations du département, Asso42.

Réserve parlementaire : plus de 39 millions d'euros dépensés par les députés socialistes
Chaque député dispose d'une enveloppe de 130 000 à 260 000 euros (jusqu'à 520 000 pour le président de l'Assemblée), à laquelle s'ajoute un complément par groupe politique et pour la présidence
 

Graphique visible ici

 

Les montants les plus importants émanent de la présidence de l’Assemblée, qui a alloué 250 000 euros au Conseil d’Etat, comme en 2015, et 230 000 euros à la fondation Jean-Jaurès. Ce think tank, qui a aussi bénéficié de 160 000 euros du groupe socialiste, est la première association bénéficiaire de la réserve. La présidence a financé au total une centaine de structures nationales (Restos du cœur, Reporters sans frontières, SOS Racisme, Domaine de Chambord, etc.).

La réserve parlementaire permet aussi de donner un coup de pouce non négligeable à des petites structures : ainsi, l’association du Mémorial des aviateurs, crée en février 2016 pour financer un monument en hommage aux sacrifices de l’armée de l’air, cent ans après la bataille de Verdun, a obtenu 100 000 euros de la part du groupe socialiste, écologiste et républicain.

La Fondation Jean-Jaurès a reçu 390 000 euros de la réserve parlementaire
Associations et organismes ayant bénéficié de plus de 100 000 euros de financement par les députés ou groupes parlementaires en 2016 (passez sur la barre pour connaître l'identité des donateurs)

 

Graphique visible ici

 

La plupart des élus préfèrent toutefois allouer des subventions à de petites associations de vie locale ou des organisations culturelles. En revanche, les thématiques plus générales comme l’écologie ou la lutte contre le chômage recueillent moins de suffrages parmi les choix des députés.

Les associations culturelles sont les plus subventionnées par la réserve parlementaire
Domaine d'intervention des associations et fondations bénéficiaires en 2016, selon les calculs réalisés par la rapporteure générale du budget, Valérie Rabault
 

 

Graphique visible ici

 

Mais la réserve parlementaire ne finance pas seulement des associations, loin de là. Une grande partie (48 %) des crédits reste destinés aux collectivités locales de la circonscription de l’élu, même si cette proportion est en baisse par rapport aux années précédentes, selon Valérie Rabault. Certains pratiquent même une charité bien ordonnée qui commence par leur propre commune.

 

Les députés et maires qui utilisent la réserve pour leur commune

Parmi les 572 députés en exercice en février, 225 sont également maires, et si les députés allouent des fonds le plus souvent dans leur circonscription, tous ne vont pas jusqu’à doter… leur propre commune. Ils sont pourtant 74 à le faire.

Ainsi, au premier rang on trouve le député LR (et maire jusqu’en décembre 2016) Gilles Carrez qui a alloué 200 000 euros à sa ville du Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne). En deuxième position arrive le député et maire de Saint-Raphaël (Var), Georges Ginesta, qui a attribué la totalité de sa réserve parlementaire à Saint-Raphaël, soit 130 000 euros… En 8e position, Patrick Balkany, maire et Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) a donné 100 000 euros à sa ville pour la mise en lumière d’un parking, et 30 000 euros à la commune limitrophe de Clichy-la-Garenne. Parmi les autres députés chers à leur ville, Hervé Mariton est 10e avec sa ville de Crest (Drôme), à laquelle il a donné pour six projets différents.

74 députés généreux avec la commune dont ils sont maires

Ce graphique représente les 3,3 millions d'euros dépensés par les 74 parlementaires à la fois députés et maires qui ont alloué des sommes issues de la réserve parlementaire à la commune dont ils sont élus.
Les couleurs dépendent de l'appartenance à un groupe parlementaire.

A l’image de Gilles Carrez, premier du classement – qui n’est plus maire du Perreux-sur-Marne depuis décembre 2016 –, certains députés ont pris de l’avance sur la loi sur le non-cumul des mandats. Avec l’application de la loi sur le non-cumul, il n’y aura plus aucun maire dans la prochaine assemblée élue, en juin.

 

Des dépenses surprenantes

Difficile d’exploiter la totalité des 16 500 lignes de la base de données publiée par l’Assemblée nationale, d’autant que certains députés se contentent d’un très général « fonctionnement », alors que d’autres précisent la structure aidée (« Atelier coopératif ») ou l’objectif des subventions : « Embellissement du centre bourg », « participation à l’achat de matériel » ou encore d’élusifs, comme « la réalisation de travaux de réfection et d’aménagement de voirie ».

Toutefois, certaines dépenses sont pour le moins surprenantes ou amusantes. La députée socialiste de Moselle, Paola Zanetti, a par exemple alloué 500 euros à l’association arboricole de Longeville-lès-Saint-Avold pour l’« acquisition d’un alambic », de quoi distiller quelques kilogrammes de mirabelles. Sa consœur LR du Tarn, Laurence Arribagé, a par exemple accordé la somme de 1 092 euros à une association des anciens combattants et prisonniers de guerre pour l’« achat d’un nouveau drapeau ».

Les aides au fonctionnement des associations sportives de pétanque et autres terrains de boules municipaux concernent cinquante dépenses de la réserve de l’Assemblée nationale, pour une valeur de 125 100 euros. Et niveau boulisme, ce sont Les Républicains qui donnent le plus avec 56 000 euros – dont Eric Ciotti avec 4 500 euros, qui fait moins bien que Marion Maréchal Le Pen et ses 5 000 euros, contre 48 600 pour le groupe socialiste.

Individuellement, c’est le député communiste du Nord Jean-Jacques Candelier qui fait le mieux, avec 10 000 euros pour la « reconstruction d’un local pour “La pétanque somainoise” et sa mise aux normes ».

Les députés se préoccupent aussi du patrimoine religieux de leur circonscription, puisqu’ils ont versé un total de 2 136 000 d’euros (soit plus de 2,5 % de la réserve parlementaire) pour la rénovation d’églises ou de chapelles : réfection du toit, mise aux normes électriques, nouvelles cloches… Une somme à laquelle viennent s’ajouter plus de 211 000 euros de mise en accessibilité aux handicapés, et près de 100 000 euros à des associations liées au patrimoine ou à la pratique chrétienne… contre seulement 12 000 euros pour des synagogues ou associations juives, et rien (selon les descriptifs fournis) pour des mosquées ou associations musulmanes.

 
 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr/les-decodeurs

 

 

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 15:00

 

 

Source : http://www.midilibre.fr

 

 

Nîmes : concert de casseroles pour le meeting de Fillon

 

 

 

Nîmes : concert de casseroles pour le meeting de Fillon

 

L e candidat Fillon a été accueilli par un concert de casseroles avant son meeting nîmois qui a rassemblé 3500 personnes, ce jeudi 1er mars. 

 

Le candidat de la droite et du centre a été accueilli à Nîmes, jeudi 1er mars au soir au Parnasse, par un concert de casseroles, accompagné de "Fillon en prison", "Fillon rends le pognon", "Enfermez Fillon". Une cinquantaine d'anti qui ont aussi donné de la voix, et parfois eu des échanges musclés avec des fillonistes. 

 
 

A l'intérieur, l'équipe du candidat avait mobilisé les élus de la région, comme Stephan Rossignol, le maire de la Grande-Motte, soutien de la première heure, mais aussi Jean-Paul Fournier, qui a fait siffler le public contre les journalistes, Yvan Lachaud et Thierry Procida dont le parti centriste a pourtant suspendu son soutien au candidat sarthois, hier. 

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 16:02

 

Source : https://france.attac.org

 

 

 

 

Les Faucheurs de chaises ouverts au dialogue avec BNP Paribas et déterminés à poursuivre les actions

 

 

Communiqué 1er mars 2017

 

 

Les Faucheurs de chaises maintiennent l’appel aux actions et à la mobilisation pour le procès de Florent Compain le 11 avril à Bar-le-Duc. La déclaration de BNP Paribas de ne pas se porter partie civile n’annule pas le procès, et n’apporte pas de réponse aux activités de la banque favorisant l’évasion fiscale et aggravant le dérèglement climatique. Les Faucheurs de chaises se déclarent disponibles pour un dialogue constructif avec BNP Paribas sur ces différents sujets.

 

Hier mardi 28 février, BNP Paribas a annoncé ne pas se constituer partie civile et renoncer à demander des dédommagements à Florent Compain, président des Amis de la Terre France. Ce Faucheur de chaises [1] est poursuivi en justice par BNP Paribas pour avoir participé à une réquisition citoyenne de chaises à Nancy en novembre 2015, et doit comparaître au tribunal de Bar-le-Duc le 11 avril.

Cette déclaration de BNP Paribas est faite au lendemain de lettres envoyées par les Faucheurs de chaises aux directrices et directeurs de plus de 200 agences BNP Paribas dans les régions de Paris, Nancy, Bayonne, Rouen, Besançon, Angers, Tarbes, Tours, Côte d’Or, lundi 27 février. Ces lettres annonçaient directement aux agences la reprise prochaine des actions dans la perspective du procès du 11 avril et précisaient : «  Nous vous prions d’en avertir votre personnel, sachant que comme par le passé, nos actions sont absolument pacifiques et non-violentes, et nos militant·e·s profondément respectueux·ses des salariés de la BNP. »

Les Faucheurs de chaises rappellent qu’ils n’ont jamais procédé à des « intrusions violentes » comme l’évoque BNP Paribas. Les actions de réquisitions citoyennes de chaises ont toujours été menées dans des agences ouvertes au public, dans le plus grand calme, et en prenant toujours soin d’expliquer aux personnels présents l’action qui était menée. Ces actions sont menées en toute transparence et photographiées et filmées par les Faucheurs eux-mêmes et par les médias, invités aux actions [2]. Les plaintes déposées par BNP Paribas concernent d’ailleurs l’emport de chaises et non de supposées violences. Comme Jon Palais, le premier faucheur de chaises poursuivi par la BNP, Florent Compain est ainsi poursuivi pour « vol en réunion » et non pour violences.

Les Faucheurs de chaises prennent acte de la volonté de BNP Paribas de ne pas demander réparation pour les chaises emportées — et depuis remises à la justice le 8 février 2016 à Paris à l’occasion de l’ouverture du procès de Jérôme Cahuzac. Cette absence de constitution de partie civile de BNP Paribas n’a pas d’effet sur les poursuites engagées qui suivent leur cours, et n’annule pas la convocation en justice de Florent Compain à Bar-le-Duc le 11 avril, toujours poursuivi pour « vol en réunion ».

Nous appelons à l’arrêt des poursuites contre les Faucheurs de chaises et maintenons notre appel aux actions dans les agences BNP, toujours de manière non-violente, jusqu’au 11 avril, et notamment lors de la Semaine mondiale d’actions #StopParadisFiscaux qui se tiendra du 1er au 7 avril. Le 11 avril, une mobilisation aura lieu à la fois à Bar-le-Duc où se tiendra le procès, et à Paris devant le siège de BNP Paribas, au 16 boulevard des Italiens.

Nous rappelons que BNP Paribas est la banque française qui a le plus de filiales dans les paradis fiscaux et celle qui y réalise le plus gros volume de bénéfices. Elle participe ainsi au système de l’évasion fiscale en bande organisée qui prive les pouvoirs publics de moyens pour répondre aux besoins des populations les plus vulnérables, ainsi que pour répondre aux défis de la transition écologique et énergétique. BNP Paribas contribue en outre à aggraver la crise climatique en finançant des projets d’énergies fossiles dévastateurs et leurs promoteurs irresponsables, alors qu’elle s’est engagée à tout faire pour respecter les objectifs de l’Accord de Paris de limiter l’augmentation de la température globale de la planète bien en dessous du seuil de +2 °C, voire à +1,5 °C. Son soutien au terminal d’exportation de gaz de schiste situé dans la vallée du Rio Grande aux États Unis, dévastateur pour le climat, est d’ailleurs dénoncé dans un rapport rendu public aujourd’hui même [3].

Les Faucheurs de chaises ont toujours été ouverts au dialogue et en faveur d’un débat public, et sont disponibles pour une rencontre avec la direction de BNP Paribas, en espérant un dialogue constructif et des engagements sur l’ensemble de ces sujets extrêmement préoccupants.

 

 

Notes de bas de page

[1Plateforme de mobilisation citoyenne contre l’évasion fiscale et pour la transition écologique, lancée notamment par les Amis de la Terre, ANV-COP 21, Attac, Bizi, et Solidaires Finances Publiques, ainsi que diverses personnalités comme Claude Alphandery, Alain Caillé, Susan George, Edgar Morin ou Patrick Viveret

[2Vidéo de la réquisition de chaises du 19 octobre 2015 pour laquelle Jon Palais avait été poursuivi par BNP Paribas : https://vimeo.com/145867842

[3Rapport « BNP Paribas exporte le chaos climatique » des Amis de la Terre France, Rainforest Action Network, et Save RGV from LNG : http://www.amisdelaterre.org/Gaz-de-schiste-un-nouveau-rapport-accuse-BNP-Paribas-d-exporter-le-chaos.html

 

Attac France — 2017
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Source : https://france.attac.org

 

 

 

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 15:52

 

 

Source : http://www.humanite.fr

 

 

Le Parlement européen vote la levée de l’immunité parlementaire de Marine Le Pen

Jeudi, 2 Mars, 2017
Humanite.fr

 

 

Photo Patrick Hertzog/AFP

Photo Patrick Hertzog/AFP
 
Votée à une large majorité, à main levée, vers 11h45 par les députés européens en session plénière à Bruxelles, la levée de l’immunité parlementaire de Marine Le Pen fait suite à une demande du Parquet de Nanterre après que la députée européenne ait twitté des images d’exécutions du groupe Etat islamique.
La commission des affaires juridiques du Parlement européen ayant recommandé cette levée de l’immunité parlementaire de Marine Le Pen, il y avait peu de chance que la présidente du Front National passe à travers les mailles du filet, puisque les députés suivent en général les recommandations de la commission. C’est le parquet de Nanterre qui avait demandé cette mesure dans le cadre d’une enquête ouverte pour «  diffusion d’images violentes » à l’encontre de Marine Le Pen, après qu’elle ait posté sur Twitter trois photos montrant des exécutions perpétrées par Daech, dont une sur laquelle figurait le corps décapité du journaliste américain James Foley.
Qu’est-ce qui avait amené la présidente du Front national à retwitter les photos du groupe terroriste ? «  Un parallèle ignoble », selon elle, qui aurait été fait par le journaliste Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC entre Daech et le Front national. C’est pour montrer la réalité du groupe Etat islamique, que Marine Le Pen se serait livrée à cette démonstration hasardeuse sur Twitter, qui lui vaut aujourd’hui de pouvoir être poursuivie par la justice puisque la levée de l’immunité votée ce matin à Bruxelles, est à effet immédiat.
Comme à son habitude, Marine Le Pen, qui savait que son immunité avait toutes les chances d’être levée, avait déjà anticipé à plusieurs reprises sa réaction, toujours la même : pour elle, ses ennuis judiciaires sont une cabale politique destinée à nuire à sa campagne présidentielle en France. Jeudi matin sur la chaîne LCP, la présidente du Front national s’insurgeait contre « une enquête politique, » alibi désormais courant de tous ceux qui se trouvent pris dans une tornade judiciaire au moment où ils sont en campagne pour la présidentielle.
La levée de l’immunité de Marine Le Pen ne concerne pas l’autre affaire dans laquelle elle est poursuivie, celle des emplois fictifs présumés d’assistants parlementaires du Parlement européen, affaire dans laquelle elle a refusé de se rendre à la convocation de la police, invoquant précisément son immunité de parlementaire européenne. Qu’elle vient de perdre.
Peu de réactions politiques pour l’instant après le vote du Parlement européen, mais nulle doute que cette décision aura des conséquences en France. Accélération du calendrier judiciaire à l’encontre de Marine Le Pen ? Conséquences sur la campagne elle-même ? Le vote du Parlement européen ce matin, pourrait bien avoir ouvert une nouvelle boite de Pandore dans une campagne présidentielle qui n’est pas avare en rebondissements.

 

 

 

Source : http://www.humanite.fr

 

 

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 15:48

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Qui est vraiment Macron?

Par Osons Causer
 
 

Alors que François Fillon s'écroule, Emmanuel Macron a encore le vent en poupe. Décryptage du parcours et de l’ascension fulgurante du candidat à la présidentielle, qui rappelle qu’on peut être à la fois en dehors des partis et au cœur du pouvoir.

© Mediapart

 

Alors que François Fillon s'écroule, Emmanuel Macron a encore le vent en poupe. Il ne vient pas des partis, se dit ni de gauche ni de droite et fait souffler un vent nouveau sur la politique si l’on en croit certains médias. Mais comment est-il monté si vite, et si haut ? Les vidéastes du collectif Osons Causer décryptent le parcours et l’ascension fulgurante de cet énarque et ancien banquier d'affaires. Ce que le candidat à la présidentielle rappelle, c’est qu’on peut être en dehors des partis et néanmoins au cœur du pouvoir.

Les sources

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 14:34

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Assurance-chômage: le Medef avance au bulldozer

Par Rachida El Azzouzi
 
 
 

Le patronat a transmis aux syndicats son projet d’accord pour la négociation express d’une réforme de l’assurance-chômage avant la présidentielle. Un texte que Mediapart publie, et que les syndicats jugent inacceptable en l’état. 

« C’est un texte très violent », « une véritable agression contre les chômeurs», « on ne s’attendait pas du tout à cela », « comment aboutir en quatre séances à un compromis en partant d’aussi loin »… Stupeur et colère dans les rangs des syndicats de salariés, après qu’ils ont reçu ce mardi 28 février le projet du patronat pour réformer le régime de l'assurance-chômage. Même la CFDT, que d’aucuns soupçonnent d'avoir déjà négocié le texte final avec le Medef en coulisses pour obtenir à coup sûr un accord, a poussé un coup de gueule. « On est loin d’un accord avec un texte pareil ! C’est caricatural », a ainsi réagi Véronique Descacq, la négociatrice cédétiste. Certes, c’est le jeu de rôles, le théâtre des négociations sociales où chacun joue sa partition attendue – le patronat attaque en donnant dans la provocation, les syndicats ripostent en s’énervant – mais cette fois, ces derniers espéraient au vu du calendrier très serré et de l’enjeu que le patronat serait plus constructif et raisonnable. Surtout au vu du fiasco tonitruant de la dernière négociation en juin dernier…

Les huit organisations patronales (Medef, UPA, CGPME) et syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC) se donnent six semaines pour bâtir un accord, là où elles ont échoué après des mois de négociations impossibles. Quatre séances sont prévues : les 7, 14, 23 et 28 mars. Ce qui laisse ensuite un gros mois au gouvernement sortant pour homologuer un éventuel accord avant le premier tour de l’élection présidentielle. C’est en grande partie l’approche de cette échéance électorale qui a précipité les retrouvailles. Ou plutôt les incertitudes qui l’entourent et les velléités de certains candidats (comme Emmanuel Macron, qui veut étatiser le régime de l’assurance-chômage). « On doit montrer que le paritarisme, même si parfois ça coince, ça marche en France, que les partenaires sociaux sont capables de tenir l’équilibre budgétaire et les réformes », expliquait dans nos colonnes Patrick Liebus, le patron des artisans et commerçants que regroupe l’UPA, rebaptisée U2P.

Le projet du patronat, transmis aux syndicats et que Mediapart publie ci-dessous, ressemble en grande partie à celui qui a conduit à l’échec il y a neuf mois. On retrouve plusieurs pistes toujours aussi abruptes pour réduire le déficit et l’endettement de l’Unedic, notamment sur l'indemnisation des plus de 50 ans ou de l'activité réduite, sujets difficiles au côté de la taxation des contrats courts. Certains y voient même un projet politique à l'adresse des candidats à l'élection présidentielle. Décryptage de trois points clés.

 

Le patronat veut s’attaquer à la « permittence », un phénomène où selon lui « un bénéficiaire de l’assurance-chômage qui alterne fréquemment courtes périodes d’emploi et périodes de chômage indemnisé gagne davantage qu’un salarié en CDI à temps plein rémunéré pourtant sur la même base salariale horaire », écrit-il. Il cible ici les chômeurs des catégories B et C dont le chiffre est exponentiel (plus de deux millions de personnes aujourd’hui contre 500 000 il y a dix ans), c’est-à-dire les travailleurs précaires ...

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

 

 

Lire aussi

 

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

 

                                                                         *************************

 

 

Source : https://www.challenges.fr

 

 

Social

Assurance-chômage: le projet d'accord du Medef provoque l'ire des syndicats

 

Le patronat a mis hier sur la table son projet d'accord pour les prochaines négociations sur l'assurance chômage, recevant immédiatement une volée de bois vert de la part des syndicats, qui ont dénoncé un projet "déséquilibré", voire "caricatural".

 

Les partenaires sociaux au Medef le 15 février pour reprendre les négociations sur l'assurance-chômage.

Les partenaires sociaux au Medef le 15 février pour reprendre les négociations sur l'assurance-chômage.

AFP

Le patronat a mis mardi 28 février sur la table son projet d'accord pour les prochaines négociations sur l'assurance chômage, recevant immédiatement une volée de bois vert de la part des syndicats, qui ont dénoncé un projet "déséquilibré", voire "caricatural".

"On est loin d'un accord avec un texte pareil! C'est caricatural": Véronique Descacq, négociatrice de la CFDT, a donné le ton des discussions qui doivent reprendre le 7 mars, neuf mois après l'échec de la négociation.

Denis Gravouil (CGT) est allé dans le même sens, évoquant un texte "totalement déséquilibré" et une "véritable agression contre le droit des chômeurs". De même que Michel Beaugas (FO), pour qui c'est "tout sauf une proposition d'accord équilibrée".

Le projet du patronat, transmis mardi aux syndicats et dont l'AFP a obtenu copie, sera discuté le 7 mars pour "réformer structurellement" le régime de l'assurance chômage.

Hasard de calendrier, l'Unédic, qui gère l'assurance chômage, a annoncé mardi que son déficit se réduirait à 3,6 milliards d'euros en 2017, contre 4,2 milliards en 2016. Parallèlement, le nombre de chômeurs repartirait à la hausse, avec 47.000 chômeurs de plus par rapport à 2016.

Pour réduire ce déficit et l'endettement de l'Unédic, le projet patronal propose plusieurs pistes, dont ramener à deux ans la durée d'indemnisation pour les 50 à 57 ans, un système qualifié de "brutal" par Véronique Descacq.

Actuellement, les demandeurs d'emploi de 50 ans et plus peuvent être indemnisés jusqu'à 36 mois, au lieu de 24 pour les autres actifs.

"Le patronat pousse les seniors dans la précarité", a analysé Denis Gravouil. FO, elle, est opposée "sur toute la ligne", car si les seniors "ont un taux de chômage plus faible, ils mettent plus de temps à retrouver du travail".

 

"C'est n'importe quoi"

Les contrats courts, point de clivage entre les syndicats et le patronat, figurent cette fois dans le projet. Le Medef propose d'élaborer un "indicateur" pour "caractériser les situations sectorielles de recours" à ces contrats de moins d'un mois.

Les entreprises qui s'écarteront à la hausse de cet indicateur "seront incitées à ouvrir des négociations" et "mettre en place les incitations pertinentes" (juridique ou économique) pour modérer l'utilisation de ces contrats "lorsque cela est possible".

Une proposition a minima, puisque les syndicats réclament depuis des mois une modulation de la taxation des contrats courts. C'est d'ailleurs sur ce dossier que la négociation a buté en juin, le patronat refusant toute nouvelle cotisation sur ces contrats.

La proposition du patronat est insatisfaisante car elle est tributaire de la "bonne volonté des employeurs à s'auto-taxer. C'est n'importe quoi", a estimé Denis Gravouil. Une récente étude de l'Unédic a révélé que le nombre d'embauches en CDD de moins d'un mois, qui plombent ses comptes, avait plus que doublé en 15 ans (hôtellerie, restauration, arts et spectacles, immobilier...).

Dans son document mardi, le patronat propose à nouveau de revoir les modalités de calcul allocation-salaire pour les demandeurs d'emploi qui alternent contrats courts et période de chômage, un système qui va pénaliser "les plus précaires", selon la CGT et FO.

 

Un calcul "extrêmement violent pour les plus précaires"

D'accord sur le principe d'"uniformiser le calcul", la CFDT considère que le mode de calcul choisi par le patronat est "extrêmement violent pour les plus précaires".

Avec le texte du patronat, "en gros, les demandeurs d'emploi profitent d'un système trop généreux et ces pauvres entreprises sont obligées de répondre aux contraintes du moment comme elles peuvent", a ironisé Véronique Descacq.

Eric Courpotin (CFTC) relativise: "de toutes les façons, ce texte sera amendé par les syndicats".

Le patronat demande également à l'Etat de "prendre ses responsabilités" en révisant la contribution de l'Unédic au budget de Pôle emploi qui "pèse fortement sur la situation financière du régime".

Il souligne que l'assurance chômage finance aujourd'hui "près des deux tiers du budget" de Pôle emploi, contre environ 10% en 2001, alors que l'Etat a vu sa contribution passer de "80%" à "moins d'un tiers aujourd'hui".

Syndicats et patronat espèrent aboutir à un accord d'ici à la fin du mois de mars, pour pouvoir le faire agréer par le gouvernement avant l'élection présidentielle.

(avec AFP)

 

 

 

Source : https://www.challenges.fr

 

 

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 14:21

 

 

Le Comité de Soutien aux Travailleur Fictifs

appelle à une manifestation de solidarité avec la famille Fillon.

 

Le droit d’utiliser sans contrôle l’argent public est un privilège qui découle de la partition naturelle de l’humanité en deux classes : l’Elite et la Foule. En conséquence il est clair que dans une République bien ordonnée et digne de ce nom la Justice ne saurait s’appliquer de même à ces deux classes.

 

Nous protestons vigoureusement contre la précipitation insensée avec laquelle le Parquet National Financier bouleverse sans ménagements une Tradition à laquelle nous sommes indéfectiblement attachés : prompte et inflexible avec les masses ignorantes et grossières la Justice se doit de ménager la sensibilité délicate de la classe éduquée et civilisée.

 

La famille Fillon a acquis par son travail fictif acharné le droit imprescriptible de jouir à jamais de ses Biens et de sa Propriété. Nulle foule aigrie et envieuse ne saurait lui retirer une telle Grâce.

 

François Fillon est appelé à diriger la Nation Eternelle. Indéfectiblement au service de l’Elite Française depuis plus de 20 ans, lui seul en est digne. Intouchable, il n’a de compte à rendre à personne, les lois ordinaires ne sauraient concerner cet être d’exception, il les rédigera pour nous comme il l’a toujours fait. Lui seul peut décider à qui elles doivent ou non s’appliquer. Nous exigeons que tous, comme nous l’avons toujours fait, se soumettent à cet ordre immuable.

 

Une démocratie ne peut être que fictive, nous exigeons un candidat qui fera des promesses qu’il ne tiendra pas car pour diriger un peuple immature il faut savoir bien lui mentir. Sans notre soutien, François Fillon risque de se retirer au profit d’une personne certes respectable, Mme Le Pen, mais dont nous n’avons pas encore éprouvé concrètement au gouvernement la capacité nécessaire à dire tout et son contraire, à ne pas faire ce qu’elle dit, à ne pas dire ce qu’elle fait. Pérorer est facile, faire concrètement nécessite de réelles capacités.

 

Ne nous lançons pas à l’aveuglette, François Fillon a prouvé ses talents, il mérite ainsi que sa famille toute notre reconnaissance et bien plus que ce qu'il s'est déjà accordé à juste titre. Ne laissons pas des petits juges qui ne savent pas rester à leur place salir un homme sans tâches et entraver la marche du Progrès.

 

Pour la rémunération réelle du travail fictif, pour le droit de l'Elite à en jouir sans entraves!

Pour une Justice fictive !

Pour une Démocratie fictive !

 

Que le peuple de Nîmes se lève à l'appel d'un seul homme,

 

Tous au Parnasse le 02 Mars à 18 h

 

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