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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 23:04

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

Des vétérans anglais jettent leurs médailles de guerre

Le Monde.fr |

 

 

 

 

En images

 

Pour protester contre les bombardements britanniques en Syrie récemment décidés, des anciens militaires britanniques se sont rendus, mardi 8 décembre au 10 Downing Street pour jeter leurs médailles. Membres de l’association Veterans for Peace (« Vétérans pour la paix », qui regroupe des membres ayant combattu pour l’Angleterre depuis la seconde guerre mondiale), ils se disent « dégoûtés » par l’attitude guerrière de leur pays et ne veulent plus dans ces conditions porter leurs récompenses.

 

Le Monde.fr

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

 

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 22:45

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Pas d’accord sur une taxe Tobin européenne

8 décembre 2015 | Par Ludovic Lamant
 
 
 

Les négociations sur une taxe sur les transactions financières continuent de patiner. À peine dix États ont fini par s’entendre sur l’assiette de la taxe. « Une étape fondamentale », pour Michel Sapin. « Un saut de puce », selon des ONG.

De notre envoyé spécial à Bruxelles. Certains s’attendaient à un accord triomphal, en plein milieu de la COP21. Mais le miracle n’a pas eu lieu, à l’issue de deux réunions des ministres des finances lundi soir et mardi matin à Bruxelles : le chantier d’une taxe sur les transactions financières (TTF) reste toujours aussi incertain, plus de quatre ans après la présentation, en septembre 2011, d’une directive par la commission. Les plus optimistes, au premier rang desquels le Français Michel Sapin, veulent tout de même y voir une « étape décisive » : « Nous sommes satisfaits de constater que le sujet le plus difficile, celui qui fait l’objet de discussions depuis des mois et des années, la base sur laquelle on va récolter cette taxe, soit clos », s’est réjoui mardi le ministre français des finances, ironisant sur les « esprits chagrins ».

« Un pas majeur a été franchi, même si ce n’est pas la fin de l’histoire. Je sens qu’il y a de l’irréversible, la volonté de le faire, nous ne reculerons pas, j’en ai la conviction », se félicite, de son côté, Pierre Moscovici, commissaire aux affaires économiques. Pour rappel, le ministre Sapin s’était déjà enthousiasmé, pas plus tard qu’en septembre, à l’issue d’une autre réunion ministérielle, cette fois à Luxembourg : « Je crois pouvoir dire que nous avons franchi une étape décisive en nous mettant d’accord sur un certain nombre de principes »… Cherchez l’erreur.

À cause du lobbying musclé de l’industrie bancaire, et du veto de certains pays, comme la Grande-Bretagne, les Européens les plus motivés avaient choisi de se lancer dans une « coopération renforcée » entre 11 États membres (dont la France et l’Allemagne), en juin 2012. Mais les discussions, présidées par l’Autriche depuis janvier, mieux organisées, restent depuis tumultueuses. Les désaccords sont nombreux, à la fois sur l’assiette des titres à taxer (quels produits financiers taxer, mais aussi quelles exemptions prévoir), sur le niveau des taux pour les actions et les dérivés, ou encore sur les manières de s’y prendre, concrètement, pour récolter cette taxe.

« Au début de l’année, on avait encore 24 scénarios sur la table. Ensuite on est tombés à trois. Et maintenant, il n’y en a plus qu’un. C’est quand même une avancée considérable », veut croire une source européenne proche du dossier, pour qui « tous les paramètres sont désormais en place ». Selon le document de travail (ci-dessous) validé mardi par dix capitales (l’Estonie a quitté la table des négociations lundi), un accord existe désormais sur l’assiette de taxation « la plus large possible », qui concerne à la fois les actions et les dérivés. À l’origine, la taxe à 28 devait permettre de dégager quelque 57 milliards d’euros par an, selon les prévisions de la commission. À présent, en l’absence d’un début de consensus sur les niveaux de taux, on ignore combien cette taxe pourrait rapporter (sans doute moins de dix milliards d’euros par an).

 

 

« La commission va désormais travailler à des hypothèses de taux, qui nous rapporteront des hypothèses de revenus, s’est contenté d’expliquer Michel Sapin. Beaucoup avaient dit, à l’origine : cela va rapporter 35, 100 milliards d’euros même, et se sont mis à rêver… Nous avons pris le chemin inverse, nous avons défini d’abord la base, et l’on avance. C’est méthodique. » Dans le détail, le projet prévoit bien de taxer actions et produits dérivés (en 2014, Paris continuait de défendre une exemption sur les dérivés). Autre point sensible, plutôt bien accueilli par la société civile : la taxe devrait couvrir les transactions dites « intraday », c’est-à-dire achetées et vendues dans une même journée, et le trading à « haute fréquence », ces opérations de transactions automatiques, capables d’exécuter des opérations de marché en quelques microsecondes, et qui renforcent la spéculation sur les marchés.

 

Mais si l’on s’en tient au texte, qui recourt à une formule floue (point 1.d), le « principe de résidence », la question – cruciale (notamment vis-à-vis de la Grande-Bretagne) – de savoir si les actions étrangères achetées, ou cédées, par des banques européennes, n’a pas encore été tranchée. « Sans l’établissement du principe de résidence, selon nos estimations, cela représenterait pour la France seulement un manque à gagner de 1,2 milliards d’euros », affirme Alexandre Naulot, de l’ONG Oxfam-France. Du côté des dérivés, comme attendu, les obligations d’État (la dette des pays) ne seront pas concernées. Plus étonnant, le document précisé (le point 2.c.4) que « dans certains cas », des « ajustements » seront possibles, pour l’assiette de taxation, comme pour les taux. « Ils se ménagent la possibilité d’exceptions », regrette Alexandre Naulot.

 

Du côté de la société civile, les réactions sont tièdes. « C'est au moins une preuve que la TTF européenne n'est pas morte. Mais quand on sait que les États négocient depuis plus de deux ans, l'accord partiel annoncé aujourd'hui paraît évidemment assez maigre », juge Hakima Himmich, à la tête de Coalition PLUS, un réseau francophone d’associations de lutte contre le sida. « C’est une décision en demi-teinte qui caractérise le manque d'ambition politique des gouvernements des pays européens et le lobbying intense exercé par les lobbies bancaires et financiers », estime de son côté Maxime Combes, porte-parole d’Attac sur les questions climatiques.

 

Comme d’habitude, faute d’accord fin 2015, les ministres ont avancé une nouvelle date butoir : ils espèrent une traduction juridique de ce « deal » à dix d’ici juin 2016. Après quoi (ou en même temps ?) il faudra s’entendre sur les taux et, en bout de course, sur l’affectation des fonds. On voit mal, en l’état, comment le calendrier promis par François Hollande lors de son intervention aux Nations unies en septembre dernier, d’une mise en application de la taxe en janvier 2017, sera tenu. Il faut être se montrer sacrément optimiste pour y croire, pour trois raisons au moins :

 

1 - Il faut neuf pays au moins pour enclencher une « coopération renforcée ». Ils ne sont plus que dix depuis lundi, l’Estonie ayant choisi de quitter l’aventure. D’autres États, dont la Grèce, la Slovaquie ou la Slovénie, tirent eux aussi la langue, mais restent jusqu'à présent. Il suffirait de deux défections supplémentaires – ce qui n’est pas impossible, si l’on rentre dans le détail des chiffres, des taux et des revenus pour chacun – pour que toute la démarche tombe à l’eau.

 

2 - À partir de janvier, ce sont les Pays-Bas qui président l’UE pour six mois. Le pays ne s’en cache pas : la TTF ne sera pas leur priorité. Ils s'inquiètent même des conséquences pour leur économie. Plus gênant encore, le débat européen, courant 2016, sera dominé par le risque d’un « Brexit » et la tenue d’une consultation en Grande-Bretagne sur le maintien du pays dans l’UE, peut-être dès l’été 2016. Or, Londres ne cesse de mettre en scène son opposition à ce projet. Mardi, sans surprise, le ministre des finances britannique, George Osborne, l’a dit encore une fois, jugeant la démarche de ses collègues « très incertaine ». Surtout, ce document « n’est qu’une feuille de papier, pas un document de l’Ecofin », en référence à la réunion des 28 ministres des finances dans le jargon européen. Londres fera tout son possible pour bloquer les travaux, surtout si les banques britanniques doivent elles aussi payer la taxe.

 

3 - La COP21 offrait une fenêtre d’opportunité idéale, pour boucler un accord. Certains rêvaient même d’un engagement des dix pour une affectation des fonds aux questions climatiques et de développement. Avec la fin de la COP21, la pression pour une TTF va retomber. Et il sera sans doute très difficile de remonter au créneau sur les enjeux de l’affectation, depuis Bruxelles : « Il n’y a pas eu de discussions au niveau communautaire là-dessus, tout débat sur l’utilisation des recettes fiscales se déroule au niveau des États », se contentait de résumer un proche du dossier, en début de semaine.

 

 

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 22:39

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

Ces députés qui acceptent le contrôle de leur frais professionnels

Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par

 

 

Charles-Amédée de Courson, président UDI de la commission d'enquête parlementaire sur la gestion par le gouvernement de l'affaire Cahuzac.

La transparence sur les frais de représentation des députés attendra encore. L'amendement de Charles de Courson, député (UDI) de la Marne, qui proposait de fiscaliser la part de l'indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) – 6 412 euros par mois – non utilisée à des fins professionnelles, a été rejeté dans la nuit de jeudi à vendredi.

 

>> Lire : Frais de mandat : les députés renvoient la balle au président de l'Assemblée

 

Le sort de cet amendement avait été scellé en commission des finances de l'Assemblée nationale quand Christian Eckert, rapporteur général (PS), avait émié un avis défavorable, appuyé par Gilles Carrez, président (UMP) de la commission. L'adoption de cette proposition aurait, il est vrai, impliqué que les parlementaires fournissent à l'administration fiscale des justificatifs de leur frais pour qu'lle puisse déterminer ce qui devait - ou non - échapper à l'impôt sur le revenu. Ils n'en voulaient pas et l'ont fait savoir en votant contre en séance.

 

AMENDEMENT "TRANSPARENCE"

Seuls 24 députés ont voté pour. Six socialistes n'ont ainsi pas suivi l'avis de la commission: Marie-Anne Chapdelaine (Ille-et-Vilaine), Viviane Le Dissez (Côtes-d'Armor), Catherine Lemorton (Haute-Garonne), Elisabeth Pochon (Seine-Saint-Denis), Odile Saugues (Puy-de-Dôme) et Pascal Terrasse (Ardèche). Ce dernier avait été un des députés épinglés sur ce sujet par Mediapart. La majorité du groupe socialiste a voté contre ; sept de ses membres se sont abstenus.

Le reste de la gauche soit s'est abstenu - écologistes et Front de gauche -, soit n'a pas pris part au vote dans le cas des radicaux de gauche.

Les députés UMP se sont prononcés très largement contre l'amendement. Six ont voté pour : Georges Fenech (Rhône), Nathalie Kosciusko-Morizet (Essonne), Pierre Morel-A-L'huissier (Lozère), Fernand Siré (Pyrénées-Orientales), Thierry Solère (Hauts-de-Seine) et Dominique Tian (Bouches-du-Rhône).

Les centristes, à l'inverse, se sont tous prononcés pour l'amendement "transparence", soutenu par le président du groupe UDI, Jean-Louis Borloo.

Les deux députés du Front national, non inscrits, Marion Maréchal-Le Pen (Vaucluse) et Gilbert Collard (Gard), ont voté pour l'amendement.

 

 

 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

 

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 21:56

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

 

La répression violente contre le journalisme environnemental s’aggrave dans le monde

8 décembre 2015 / Marie Astier (Reporterre)
 

 

 

 

Depuis 2010, dix journalistes ont été assassinés parce qu’ils enquêtaient sur des sujets environnementaux, selon Reporters sans frontières. Les sujets écologiques traitent des enjeux qui peuvent bousculer les pouvoirs politiques et économiques, et il faut donc mieux protéger les reporters qui les couvrent.

Il y a des rapports qui nous touchent plus que d’autres. A Reporterre, on ne peut pas rester indifférent à celui publié samedi 5 décembre par Reporters Sans Frontières, intitulé Climat hostile contre les journalistes environnementaux.

On y apprend que depuis 2010, au moins dix journalistes sont morts pour avoir enquêté sur des sujets environnementaux. En Inde, cette année, ils sont deux à avoir été tués parce qu’ils enquêtaient sur l’exploitation minière illégale. Au Cambodge, c’est la déforestation et la pêche illégales qui ont coûté la vie à quatre journalistes entre 2012 et 2014. Autres pays concernés par des assassinats de reporters : l’Indonésie, les Philippines et la Russie. Dans la plupart des cas, l’enquête sur la mort de ces journalistes est classée sans suite. Autre signe que s’intéresser aux questions environnementales est dangereux, Global Witness rapportait il y a un an qu’entre 2002 et 2013, près de neuf cent militants écologistes ont été tués dans trente-cinq pays.

 

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Mikhaïl Beketov, ancien rédacteur en chef de Khimkinskaya Pravda, a succombé à ses blessures en avril 2013. Il avait été battu et laissé pour mort lors d’une manifestation contre la construction d’une autoroute dans la forêt de Khimki, près de Moscou, en novembre 2008. Durant ses cinq dernières années, il était resté handicapé

 

Et il n’y a pas que ça. Le rapport de RSF recense des agressions contre des journalistes au Pérou qui couvraient, au printemps 2015, des manifestations contre le projet de mine de cuivre à ciel ouvert Tia Maria ; en Italie, des menaces de la mafia contre un journaliste des Pouilles qui dénonce les touristes s’installant illégalement dans les zones protégées ; des menaces encore en Chine, contre un photo-reporter qui a réalisé un documentaire sur le braconnage des oiseaux migrateurs.

La menace peut aussi venir de l’État, note Reporters sans frontières. Par exemple en Ouzbékistan, où un pigiste (journaliste indépendant) trop curieux a été accusé de trafic de drogue et condamné à dix ans de prison. En Algérie, un caricaturiste qui a fait apparaître dans ses dessins l’opposition aux gaz de schiste s’est retrouvé devant le tribunal - il a été acquitté. En Russie, lors des jeux de Sotchi l’an dernier, une journaliste a été emprisonnée trois jours pour avoir voulu couvrir les dégâts environnementaux, subissant ainsi les mêmes pressions que les associations environnementales locales. Aujourd’hui dans le monde, au moins sept journalistes environnementaux sont en prison pour avoir exercé leur métier, estime l’ONG.

« Jamais un tel niveau de violence avait été atteint », estime le rapport. Il observe que les terrains, souvent reculés, sur lesquels s’aventurent les journalistes environnementaux sont dangereux. « Quand Naomi Klein évoque “un système économique [...] en guerre contre la vie sur Terre”, ne sous-entend elle pas que les journalistes environnementaux travaillent en zone de conflit,au même titre que les reporters de guerre ? », s’interroge le document.

Quand les reporters ne sont pas directement menacés, il reste l’arme de la censure pour empêcher que certaines informations soient publiées. En Chine encore, lors de l’explosion à l’usine de produits chimiques de Tianjin, « les journaux n’ont eu d’autres choix que de raconter la bravoure des pompiers et les sauvetages héroïques. En revanche, pas un mot sur l’origine des explosions, sur la mort de nombreux sauveteurs et sur les personnes disparues », remarque RSF. Les autorités chinoises ont également empêché les équipes de journalistes occidentaux d’approcher des lieux du drame, affirme le rapport. Il cite également l’Équateur, où les autorités tentent d’empêcher la diffusion d’information sur l’exploitation minière dans le parc naturel du Yasuni.

Les pays du Sud ne sont pas seuls concernés. Au Canada, les sables bitumineux sont un sujet « tabou », observe RSF. Deux exemples sont cités : « Le bureau de conservation des ressources énergétiques (Energy Resources Conservation Board) a tenté par tous les moyens d’empêcher la publication du livre du reporter Andrew Nikiforuk,Tar Sands (Les sables bitumineux), en 2010. ». Au pouvoir jusqu’en octobre dernier, le gouvernement Harper a également complexifié « les demandes d’accréditation pour les demandes d’interview auprès des chercheurs qui travaillent pour l’État. » Résultat : « Quatre scientifiques de renom, régulièrement sollicités par les médias, ont répondu à 12 interviews en 2008, contre 99 en 2007 », regrette le document.

Le journaliste canadien Stephen Leahy, auteur de nombreuses enquêtes, confirme : « Un chercheur que j’avais interviewé sur la couche d’ozone a vu ses financements supprimés par le gouvernement. Et même de petites associations locales avaient peur de parler dans les médias, car elles craignaient un contrôle fiscal qu’elles n’auraient pas pu payer. » La situation devrait cependant s’améliorer au Canada, avec l’arrivée au pouvoir du nouveau Premier ministre, Justin Trudeau début novembre.

Enfin, RSF documente plusieurs cas de tentatives de corruption, où des journalistes se sont vus proposer de l’argent de la part d’entreprises, en échange de leur silence…

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 19:55

 

Source : http://www.ladepeche.fr

 

 

Le vote écolo au plus haut autour de Sivens

Elections régionales - Régionales

 

 

Gérard Onesta s'est opposé au barrage de Sivens./ Photo DDM, P.G.

Gérard Onesta s'est opposé au barrage de Sivens./ Photo DDM, P.G.

 

 

En donnant 30 % de ses voix en faveur de la liste écologiste Front de gauche «Nouveau Monde», la commune de Vaour est à contre-courant de la vague bleu marine qui a déferlé sur les territoires ruraux du Tarn. La liste de Gérard Onesta arrive en deuxième position derrière Carole Delga (33,64 %) et devance largement la liste FN (20 %).

Ce résultat favorable à la liste écologiste est un cas isolé. Le Tarn, marqué par une poussée frontiste, est loin d'avoir été le département le plus vert de la grande région lors de ce premier tour avec un score de 9,61 %.

Néanmoins, au nord-ouest du Tarn, dans cette zone marquée par l'affrontement autour du projet de barrage de Sivens, «Nouveau monde» a réalisé des résultats à deux chiffres.

C'est notamment le cas pour le canton «Vignobles et bastides» avec un 13,43 % des voix. À Lisle- sur-Tarn, commune de Sivens, la liste écologiste obtient 11,64 % des voix ; à Castelnau-de -Montmiral, elle est au coude à coude avec la liste socialiste (15,87 %) ; à Puycelsi, elle atteint les 18,75 % et 17,41 à Salvagnac, talonnant les Républicains ; à Rabastens, elle obtient 12,78 %. Même à Gaillac, aidée par l'ancrage du Front de gauche, elle réalise un score de 11,73 %.

Au cœur de la tourmente autour du barrage de Sivens, ses défenseurs vilipendaient «ces écologistes qui n'étaient même pas d'ici».

Les résultats des régionales laissent à penser que les citoyens soucieux de l'environnement vivent et votent aussi ici.

 

 

Source : http://www.ladepeche.fr

 

 

 

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 19:47

 

Source : http://www.actu-environnement.com

 

 

La Commission européenne autorise deux OGM de la société Monsanto

Agriculture  |    |  Laurent Radisson
 

 

 

Par deux décisions publiées ce mardi 8 décembre, la Commission européenne autorise la mise sur le marché de deux maïs génétiquement modifiés supplémentaires dans l'UE.

Il s'agit des maïs NK603 x T25 et MON 87427 produits par la société Monsanto. L'autorisation porte sur la mise sur le marché de produits contenant ces OGM et destinés à l'alimentation humaine ou animale, ou à toute autre utilisation différente de la mise en culture. L'autorisation est donnée pour une période de dix ans.

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) avait émis des avis favorables sur ces demandes d'autorisation en juin et juillet derniers. La Commission avait lancé dans la foulée des consultations publiques sur ces projets d'autorisation.

Il s'agit de deux maïs tolérants aux herbicides contenant du glyphosate, substance active utilisée notamment dans le RoundUp commercialisé également par Monsanto. Le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) a classé le glyphosate "cancérogène probable pour l'homme" en mars 2015, mais s'est vu contredire par l'Efsa par un avis publié le 12 novembre dernier.

Dans une résolution adoptée le 1er décembre, la commission environnement du Parlement européen demandait à la Commission de ne pas autoriser le maïs NK 603 x T25. Elle réclamait également une suspension des autorisations d'aliments génétiquement modifiés à destination humaine et animale, tant que la procédure actuelle n'aurait pas été améliorée.

© Tous droits réservés Actu-Environnement Reproduction interdite sauf accord de l'Éditeur

 

 

Source : http://www.actu-environnement.com

 

 

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 19:29

 

Source : http://cadtm.org

 

 

Que s’est-il passé de positif en novembre 2015 ?

8 décembre par Bonnes nouvelles

 

 

 

 

La célèbre expression de Margaret Thatcher « TINA » (There Is No Alternative) est tout sauf vraie. Partout sur la planète, des alternatives sociales, économiques, démocratiques et écologiques se mettent en place. Partout dans le monde, des hommes et des femmes refusent et combattent l’injustice. Certains de ces combats mènent à des victoires.

Le site BONNES NOUVELLES poursuit l’objectif de rendre visibles ces petites et grandes victoires qui, bien que partielles et insuffisantes, nous aident à rompre avec le fatalisme et constituent des sources d’inspiration pour nos actions individuelles et collectives.

L’équipe de Bonnes Nouvelles : Kelly, Philippe, Vanessa, Brieuc, Jeanne-Marie, Hélène, Caroline, Dominique & Olivier

 

Le courage politique, ça existe !

  • La Californie adopte une loi sur l’égalité de salaire Lire
  • Le Parlement européen adopte une résolution pour protéger Edward Snowden Lire
  • Au 1er janvier 2017, les communes n’auront plus le droit d’utiliser de pesticides Lire
  • L’Uruguay rejette la corporatocratie mondiale Lire
  • Madrid résilie ses contrats avec Fitch et Standard & Poor’s Lire

 

C’est la lutte sociale qui paie

  • Victoire du mouvement paysan dans sa lutte pour la reconnaissance de ses droits à l’ONU Lire
  • Victoire contre la méningite A en Afrique Lire
  • Syngenta condamnée suite à la mort d’un paysan sans terre Lire

 

Le droit comme instrument de lutte

  • Vie privée : la justice belge fait plier Facebook Lire
  • Les pommes françaises sont bien empoisonnées aux pesticides, la justice donne raison à Greenpeace Lire
  • Fini la muselière pour Médor, le journal retrouve sa liberté Lire

 

Reconnaître ses erreurs

  • Les coupures d’eau sont officiellement interdites Lire
  • Le président gambien décrète l’interdiction immédiate de l’excision Lire

 

Seuls contre tous

  • La désobéissance civile reconnue par le verdict du procès des bomspotters Lire
  • Un détournement massif de pubs pour dénoncer ces « faux » sponsors de la COP21 Lire

 

 

 

Auteur

 

Bonnes nouvelles

La célèbre expression de Margaret Thatcher « TINA » (There Is No Alternative) est tout sauf vraie. Partout sur la planète, des alternatives sociales, économiques, démocratiques et écologiques se mettent en place. Partout dans le monde, des hommes et des femmes refusent et combattent l’injustice.
www.bonnes-nouvelles.be

 

Autres articles en français de Bonnes nouvelles (6)

 

 

Source : http://cadtm.org

 

 

 

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 18:28

 

Source : https://blogs.mediapart.fr/raoul-marc-jennar

 

 

Les 23 millions qu’on n’écoute pas

 
 
En quoi, aujourd’hui, PS et LR diffèrent-ils dès lors qu’il s’agit de politiques économiques et sociales, d’emploi, de la place des services publics, du droit du travail, de l’âge de la retraite, de la mise en concurrence des établissements scolaires et hospitaliers, de l’application des directives et traités de l’UE, de l’adhésion à l’OTAN, du soutien à des traités de libre-échange ?

 Dimanche, ils étaient 21 941 750  à s’être abstenus. 526 595 ont choisi de voter blanc et il y a eu 347 111 votes nuls (chiffres du Ministère de l’Intérieur le 7/12). Cela représente plus de 54% des électeurs inscrits. Plus de la moitié du corps électoral de la nation. Que la classe politique et médiatique  traite avec mépris.

On s’interroge – trop peu et trop superficiellement – sur trois ou quatre motivations du vote FN. Mais aucune interrogation sur les abstentions et les votes blancs, sur ce rejet massif d’un système politique et d’une classe politique qui n’inspirent plus confiance. Pire, aucune interrogation sérieuse sur la conviction, partagée par des millions de citoyens, qu’il ne sert à rien de voter, qu’il n’est plus  possible d’orienter le cours des choses. Ils sont des millions à avoir compris que leur sort ne se débat plus  sur l’agora, mais dans les conseils d’administration des firmes privées et dans des négociations européennes et internationales sur lesquelles ils n’ont aucune prise.

Des centaines de fois, au cours de mes conférences, j’ai entendu dire : « en 2005, nous avons été une majorité à donner une opinion précise sur l’Union européenne et vous savez ce qu’on en a fait. A quoi bon encore aller voter ? ». Depuis 2012, les 18 millions d’électeurs de Hollande assistent, consternés, à la mise en œuvre des choix de Sarkozy par les parlementaires PS qu’ils ont élus. Ils voient que c’est aux attentes du MEDEF que répond le gouvernement soutenu par ces mêmes parlementaires PS. En 2012, Hollande n’avait pas annoncé qu’il ferait la politique voulue par le MEDEF. Le PS n’avait pas annoncé qu’il renonçait à se battre pour la justice sociale. Il n’avait pas annoncé qu’il adhérait sans réserve aux politiques ultra-libérales de l’Union européenne.  Il n’avait pas prévenu qu’il ferait appel pour gouverner à une multitude de conseillers porteurs des idées de droite. Il n’était pas dit que le grand vaincu des primaires PS deviendrait le « chef de la majorité ».

En quoi, aujourd’hui, PS et LR diffèrent-ils dès lors qu’il s’agit de politiques économiques et sociales, d’emploi, de la place des services publics, du droit du travail, de l’âge de la retraite, de la mise en concurrence des établissements scolaires et hospitaliers, de l’application des directives et traités de l’UE, de l’adhésion à l’OTAN, du soutien à des traités de transfert du pouvoir au secteur privé comme l’accord UE-Canada, comme le projet UE-USA, comme la négociation de l’accord sur le commerce des services ? En quoi diffèrent-ils dès lors qu’il s’agit de démanteler les avancées du programme du Conseil National de la Résistance ? En quoi diffèrent-ils dès lors qu’il s’agit de mettre fin à un Etat régulateur et re-distributeur ? De Jospin à Hollande, de Chirac à Sarkozy, on a vu la mise en œuvre des mêmes politiques.

Quand ceux qui se prétendent socialistes font la politique du patronat, quand ceux qui se prétendent gaullistes soumettent la France aux diktats de Bruxelles et de Washington, qui prendre encore au sérieux ? Quand l’alternance se réduit à un changement de personnes et de paroles, pour se concrétiser par des politiques identiques, où est le choix ? Il n’y a plus de choix, si ce n’est celui de la colère ou de l’abstention.

Les électeurs du PS ont fait comprendre leur désarroi aux municipales, aux européennes, aux départementales. Mais pas un seul instant, le PS ne s’est remis en question. Il avait déjà refusé de le faire en 2002. Il persiste après chaque scrutin où il encaisse une défaite majeure. Il a toujours raison. Son autisme s’applique à son propre électorat. Par contre, il est tout ouïe  pour les attentes des banquiers et des hommes d’affaires.

Alors, si on les juge à leurs œuvres et non à leurs promesses, quelle différence entre un Bartolone ou une Pécresse, en Ile de France, entre un Queyranne ou un Wauquiez en Auvergne-Rhône-Alpes, entre une Delga ou un Reynié en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, etc, etc… ?

 Dimanche, je ne m’abstiendrai pas. Je respecte trop cette immense conquête démocratique qu’est le suffrage universel. Je voterai blanc pour manifester mon rejet total d’une caste de gens qui font carrière plutôt que servir, qui sont plus obsédés par occuper le pouvoir selon les vœux du MEDEF qu’à l’exercer selon les convictions proclamées, qui vident le droit de vote de toute influence réelle et poussent les gens qui veulent encore se faire entendre à voter FN.

Raoul Marc JENNAR

 

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Source : https://blogs.mediapart.fr/raoul-marc-jennar

 

 

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 18:13

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Intelligence du Coran

8 décembre 2015 | Par Antoine Perraud
 
 
 

Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, après avoir pisté les origines du christianisme, se soucient du Coran dans une nouvelle série documentaire diffusée les 8, 9 et 10 décembre sur Arte. Recul critique et contextualisation : belle pierre dans le jardin des fanatismes...

Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, Prieur et Mordillat… Voilà vingt-deux ans que, de temps à autre, ces deux pur-sang trotteurs français œuvrent côte à côte : sous un joug d’épaule (l’audiovisuel), ou bien sous un joug de tête (le livre). Ils se font paire de bœufs, histoire de tracer leur sillon au nom de la transmission.

 

Leur coup d’essai – qui fut leur coup de maître – remonte donc à 1993. Un documentaire parmi les plus beaux, en forme de ronde poétique absolue : La Véritable Histoire d’Artaud le Momo (cliquer ici pour découvrir la séquence, exceptionnelle, avec Henri Pichette). Une fiction l’accompagnait : En compagnie d’Antonin Artaud, avec Sami Frey dans le rôle du Mage foudroyé. Ensuite, il y eut Paddy en 1999 : Mordillat et Prieur adaptèrent pour le cinéma, avec Julie Gayet dans le rôle titre, un roman du trop méconnu Henri Thomas.

 

Cependant, leur chef-d’œuvre de passeurs exigeants, investis dans les textes mais un brin décalés, furent bien, pour Arte : Corpus Christi (1998, douze épisodes), L’Origine du christianisme (2003, dix épisodes) et L’Apocalypse (2008, douze épisodes – nous en avions à l'époque rendu compte dans Mediapart, cf. « Lire aussi »).

 

Une telle approche, à même d’élargir le cercle des initiés comme la nature des questionnements, avait suscité quelques résistances. Pinaillage amer d’un ou deux savants isolés dans leur tour d’ivoire, contre une forme de partage culturel qui les dépossède de leur aura de Pythie des grimoires. Rage, surtout, des traditionalistes de tout poil, qu’insupporte une telle promotion de l’histoire critique osant considérer le sacré tel un champ de fouilles propice à l’archéologie du savoir. « ¡No pasarán! », semblèrent alors glapir les héritiers du franquisme et de la pensée fascisante, prompts à monter au créneau contre Mordillat et Prieur traités en démolisseurs sataniques, ainsi qu'en témoigne cet entretien mené par l’ancien pilier de Saint-Nicolas-du-Chardonnet Guillaume de Tanouärm.

 

Or voici que notre attelage d’exégètes cathodiques, toujours pour la chaîne culturelle européenne, se tourne vers le Coran. Le contextualiser, le dégager du littéralisme. Après avoir été traités de blasphémateurs sacrilèges par des lefebvristes bouillonnants, le duo subira-t-il quelque fatwa d’islamistes de service, tant semble résonner sur la planète un fâcheux mot d’ordre : intégristes de tous les pays, unissez-vous ?!...

 

 

Cette fois encore les furieux devraient demeurer ultra minoritaires et en être pour leurs frais, tant la forme et le fond allient rigueur et audace, au service d’un questionnement du Coran aux allures d’un thriller parcouru de frissons herméneutiques. Il y a vingt-six spécialistes (dont quatre femmes), de Al-Azmeh (Aziz) à Zellentin (Holger) – voir ici leur visage accompagné d’une brève présentation. Ils sont filmés dans des espaces clos similaires sans pour autant, comme en certains documentaires britanniques, sembler prisonniers d’un décor trop conforme : chacun garde sa personnalité, son profil, ses postures, sa gestuelle voire sa patte d’enfer. Au point de former une distribution, sinon une troupe, et de pousser le téléspectateur à se choisir des « acteurs » principaux dont il attend le retour à l’écran – notre tiercé gagnant : Dominique Cerbelaud de l’abbaye dominicaine Notre-Dame de Boscodon dans les Hautes-Alpes, Emran El-Badawi de l’université de Houston et Shawkat Toorawa de l’université Cornell.

 

Les auteurs n’ont pas voulu nous livrer leur préférence. Ils préfèrent insister sur le propos de l’un des savants interrogés, Mohammad Ali Amir-Moezzi (École pratique des hautes études), auteur notamment du Dictionnaire du Coran, qui affirma, lors d’une avant-première à la BNF, qu’il s’agit bien là d’un « travail de salubrité publique ». Gérard Mordillat et Jérôme Prieur confient à Mediapart : « Que dire de plus ? Les chercheurs de tradition musulmane qui ont accepté de travailler avec nous ont compris que nous menions le même combat qu'eux pour remettre de l'intelligence, de la critique, du doute là où les fondamentalistes n'ont que simplismes et slogans à imposer. »

 

Cette série comble à elle seule trois lacunes criantes. D'abord, l'ignorance et le désintérêt que l'étude de l'islam suscite en France (le grand historien Claude Cahen, lorsqu'il prit sa retraite de Paris I en 1979, ne fut pas remplacé en tant que tel, si bien que l'histoire de l'islam médiéval disparut alors de l'enseignement en Sorbonne). Ensuite, la perte d'une passion à la fois authentique, pointue et populaire pour la chose textuelle à la télévision française, depuis les émissions de Pierre Dumayet et Robert Bober. Enfin et surtout, la tradition exégétique qui s'est tarie voilà mille ans parmi bien des tenants officiels de l'islam.

 

Aujourd'hui, les religieux conservateurs musulmans craignent-ils le lien entre une exégèse libre donc hardie du Coran et une forme de sécularisation, voire de désislamisation – comme il y eut déchristianisation en Occident ? Réponse de Gérard Mordillat et Jérôme Prieur : « Peut-être. Il y a surtout la crainte des clercs de voir leur pouvoir contesté et leur parole démonétisée. Le monde musulman ne connaît pas de séparation entre l'Église et l'État, mais toutes les tyrannies – qu'elles soient musulmanes ou autres – prospèrent sur l'ignorance des peuples. Si bien que le combat des chercheurs musulmans pour une étude critique des textes s'avère le combat de l'intelligence contre l'obscurantisme : le combat du savant contre la dictature politique et religieuse. »

 

 

Nos auteurs avancent avec une prudence de Sioux. Ils progressent vers le sujet qui fâche par excellence, posé au septième et dernier épisode : qui est l'auteur du Coran ? Dieu, pardi ! Telle est la réponse du dogme musulman – même s'il faudrait déranger le pluriel tant l'islam connaît de variations dans le temps comme dans l'espace. C'est là que certains chercheurs vacillent. On avait vu, dans le premier épisode, le Tunisien Abdelmajid Charfi faire la part des choses selon qu'il représente l'islam ou le pense. On découvre, lors de l'ultime volet sur l'écriture du Coran, le dédoublement auquel se livre, « en tant que croyant et en tant que chercheur », Suleiman Ali Mourad, né à Beyrouth et enseignant dans le Massachusetts – tous ces savants illustrent une géopolitique des études islamiques : trop de spécialistes français devant s'exiler pour échapper à la nécrose, tandis qu'aux États-Unis d'Amérique l'Alma Mater accueille à bras ouverts...

 

« En direction de Jérusalem »

Gérard Mordillat et Jérôme Prieur procèdent à pas de loups. Ils évoquent la complexité du Coran, évitant la véhémence critique, par exemple, d'un Sami Awad Aldeeb Abu-Sahlieh, Palestinien d'origine chrétienne réfugié en Suisse, qui ne s'embarrasse d'aucune précaution à l'oral et dénonce le fatras incohérent du Coran sur son site.

 

Rien de tel dans Jésus et l'islam, qui toujours part du texte et y revient, avec une obsession musicale, chorale, polyphonique : faire commenter des bribes, proposer des interprétations, aboutir à un dialogue à distance – reconstitué mais honnête – entre érudits parfois enclavés dans leur champ disciplinaire. À l'autre bout de la chaîne, le sens commun ne manquera pas de s'étonner : pourquoi Jésus ? Que vient-il faire dans cette galère ? N'est-ce pas encore une vision autocentrée, occidentaliste, judéo-chrétienne que de mêler Jésus à l'islam ? Force sera de constater que dépouillé de son statut de Fils de Dieu – avec les querelles christologiques afférentes sur sa nature divine ou humaine –, débarrassé de la question de l'Incarnation et du dogme de la Trinité, Jésus, dans le Coran, c'est quelqu'un ! Cité plus souvent qu'à son tour, en tout cas que Mahomet...

 

« Il occupe dans le Coran une place que ne tient aucun autre prophète, pas même Moïse qui est le grand modèle de Mahomet, nous précisent, lyriques, Mordillat et Prieur. Cette place singulière qui fait de lui non seulement le Messie mais le nouvel Adam, le Verbe de Dieu ; qui lui accorde une naissance miraculeuse comme dans la tradition chrétienne ; qui le fait parler dès sa naissance montrant en lui l'unique prophète qui reçoit la révélation dès le premier instant ; qui lui accorde des miracles et le fait échapper à la mort sur la croix, n'est pas périphérique dans le Coran mais centrale. Reconnaître à Jésus et à sa mère Marie cette place éminente ne relève donc pas d'un quelconque christo-centrisme mais d'une réalité lisible dans les versets qui leur sont consacrés. Cela ne signifie pas pour autant que l'islam serait un christianisme, mais éclaire son apparition dans un contexte juif, judéo-chrétien et chrétien que l'apologétique musulmane tente de nier mais qui est indiscutable pour la recherche. »

 

 

Mahomet connut le dépit de ne pouvoir convertir les juifs à sa cause, comme plus tard Martin Luther qui en deviendra anti-judaïque. Gérard Mordillat et Jérôme Prieur aident à comprendre comment une querelle circonstancielle à Médine au VIIe siècle devient vérité en forme de chape difficile à soulever dans l'esprit public au XXIe siècle : « De débat en dispute, de leçon en injonction, de polémique en anathème, Mahomet acquerra peu à peu la certitude que les tribus juives ne pourront jamais être ses alliés. »

 

Ici, le livre publié par les auteurs parallèlement à la diffusion de leur série documentaire joue le rôle primordial qui revient à l'écrit : fixer, dans la plénitude, ce qui ne peut que surgir et balbutier à l'oral. Dans Jésus selon Mahomet (Seuil/Arte Éditions), est intégralement cité un passage de Soheib Bencheikh, intellectuel musulman libéral né en 1961 en Arabie saoudite où son père représentait l'Algérie luttant alors pour son indépendance. En 2008, sur l'initiative de l'Institut d'études du judaïsme, il participait à un colloque à l'Université libre de Bruxelles, consacré à la délicate position du judaïsme, coincé entre la théologie chrétienne originelle dite « de substitution » (le christianisme s'instituant « véritable Israël ») et celle musulmane appelée « de falsification ». Selon celle-ci, l'islam, bien qu'apparu plus tard, précéda le judaïsme, dont les fidèles auraient eux-mêmes modifié les textes sacrés afin d'y occulter les allusions supposées à la venue du Prophète Mahomet... 

 

 

Voici ce qu'écrit Soheib Bencheikh dans sa communication citée par Mordillat et Prieur : « Aux premiers temps de l'islam, à l'époque mecquoise, et quelques années durant le vécu du Prophète à Médine, non seulement Mahomet incitait ses disciples à ressembler aux juifs et à imiter leur comportement, mais il cherchait une fraternisation entre eux et les nouveaux croyants d'origine goï. Tous, ensemble, priaient un seul Dieu avec chaleur et ferveur en direction de Jérusalem. L'ambition de cet Arabe était que Sassanides et Byzantins devaient impérativement céder leur place au grand monothéisme renouvelé. Une fois à Médine où le contact est devenu permanent avec de grandes communautés juives, la majorité d'entre elles refusa alors de le suivre, et on peut le comprendre. »

 

Soheib Bencheikh poursuit : « Ce refus s'explique probablement par le fait que le Prophète n'appartenait pas à la lignée davidique. Pire encore, Mahomet n'était ni juif ni même prosélyte. Il ne pouvait faire valoir une filiation avec aucun des patriarches des douze tribus d'Israël. Pour les juifs, la prophétie ainsi que le messianisme ne pouvaient se produire que parmi l'un des leurs, comme en attestent les textes vétérotestamentaires. Le Prophète, surpris puis déçu, revint dans la prière, une révélation à l'appui, en direction de son sanctuaire ancestral de La Mecque. »

 

Au cours des sept épisodes de Jésus et l'islam, durant les extraordinaires explications de textes auxquelles nous sommes conviés, on pressent comme une ombre portée – peut-être davantage à tort qu'à raison en nos temps de surinterprétation. La question mérite cependant d'être posée, comme on lève une hypothèque : dans quelle mesure pèse sur l’islam et ses fidèles le fait d’être la dernière religion révélée, pratiquée par des peuples longtemps colonisés ?

 

 

Jérôme Prieur et Gérard Mordillat Jérôme Prieur et Gérard Mordillat
 

Réponse de Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, aigle à deux têtes aimant à parler d'une seule voix : « Vous soulevez une question purement politique. L'islam devient un marqueur identitaire pour ceux à qui toute identité a longtemps été niée et le discours religieux devient le discours politique. Ce phénomène n'est pas nouveau. Dans le christianisme par exemple, si l'on regarde l'Allemagne au XVIe siècle, on voit comment Luther (soutenant les princes) et Müntzer (soutenant les paysans) ont pu s'affronter, exégèse contre exégèse, et défendre deux visions du monde totalement opposées sans jamais citer autre chose que les textes chrétiens. Aujourd'hui il y a un affrontement de même nature entre sunnites et chiites. Apparemment, c'est un conflit religieux, en réalité c'est une guerre politique pour la conquête du pouvoir. Si l'on refait l'histoire des peuples musulmans à la colonisation, il faut ajouter la politique américaine contre toute forme de nationalisme arabe, de socialisme et d'athéisme au profit de dictatures stipendiées par la Maison Blanche, sans oublier le soutien frénétique des Occidentaux à la politique d'Israël, etc. L'islam, en tant que parole politique non distincte du discours religieux, en tant que culture commune, permet l'expression d'une opposition radicale à tout cela, en bloc. »

 

Jésus et l'islam, ou l'art de mettre en pièces tout ce qui se présente en bloc. La finesse, la subtilité, mais aussi le doute, les hésitations, les silences parfois des chercheurs, sont mis en lumière par une réalisation pourtant tamisée en apparence. Ce qui procure tant de satisfaction dans cette série, c'est d'observer – que ce soit une révélation ou une confirmation – les scrupules, le raffinement, la pénétration, l'intelligence liés à l'islam et au Coran. Si loin du cœur des ténèbres : aux antipodes du fanatisme aveugle qui se réclame frénétiquement de ce qu'il serait bien incapable de commenter. « Le terrorisme, affirment à Mediapart Prieur et Mordillat, prend le masque de la foi pour promouvoir ses visées idéologiques et politiques. Son exhortation à une théocratie universelle n'est qu'un appel à une tyrannie dont ses nervis seraient les maîtres. Leur cynisme n'a d'égal que leur ignorance. Le grand ennemi des terroristes, c'est le savoir. »

 

Jésus et l'islam, série documentaire de Gérard Mordillat et Jérôme Prieur diffusée en sept épisodes de 52 minutes sur Arte.

Mardi 8 décembre à 20h55, les trois premiers volets :
La crucifixion selon le Coran
Les gens du Livre
Fils de Marie

Mercredi 9 décembre à 22h25, quatrième et cinquième épisodes :
L’exil du Prophète
Mahomet et la Bible

Jeudi 10 décembre à 22h25, sixième et septième moments :
La religion d’Abraham
Le livre de l’islam

À lire : Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, Jésus selon Mahomet (Seuil/Arte Éditions, 276 p., 20 €)

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

 

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 17:37

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

COP21

Ces mercenaires du lobbying qui aident les gros pollueurs à entraver la lutte contre le réchauffement climatique

par

 

 

 

Défendre l’huile de palme, verdir l’image des pétroliers, promouvoir le nucléaire, vanter les OGM ou le gaz de schiste... tout en conseillant des organisations écologistes ou en organisant la prochaine conférence sur le climat de Marrakech en 2016. Aucun scrupule ne semble rebuter le petit monde des cabinets de conseil en lobbying et relations publiques. Ces agences de communication jouent un rôle clé pour asseoir l’influence des milieux d’affaires, à l’abri des mécanismes démocratiques. Un nouveau rapport lève le voile sur ces mercenaires de la communication et de l’influence, qui aident les multinationales à prendre la main sur les politiques climatiques.

 

La Conférence climat bat son plein à Paris. Au-delà des séance de négociations intergouvernementales proprement dites, la « Cop » s’accompagne de son lot d’événements parallèles, de campagnes publicitaires, de salons commerciaux, de réceptions, de cocktails et de beaux discours. La conférence et ses à-côtés constituent une fantastique manne financière pour le petit monde des cabinets de conseil en communication, en « événementiel » ou en lobbying – souvent les trois à la fois. Leur rôle croissant illustre le poids acquis par les milieux d’affaires sur les politiques climatiques internationales.

 

Edelman, Fleishman Hillard, gplus, Weber Shandwick, ESL & Network… Dans un nouveau rapport publié le 7 décembre (disponible seulement en anglais), le Corporate Europe Observatory (CEO) lève le voile sur ces « mercenaires » de la communication, prêts à servir toutes les causes, ou presque [1]. Relativement peu connus du grand public, ils constituent des rouages essentiels de l’influence et du lobbying des entreprises : « Ils arrangent des cocktails avec des hommes politiques. Ils organisent des conférences publiques où ceux qui sont responsables de la crise climatique peuvent socialiser avec qui sont en charge de la résoudre. Ils forment les cadres dirigeants des entreprises sur les meilleurs moyens d’influencer les politiques européennes. Ils redorent l’image de produits environnementalement destructeurs avec des publicités sur papier glacé, bien éloignées de la réalité des glaciers qui fondent et des forêts vierges qui brûlent. »

 

C’est vers eux que se tournent les milieux d’affaires pour promouvoir la cause du gaz de schiste, défendre un projet controversé, ou bien gérer un scandale, comme l’a fait Volkswagen après la révélation de ses tricheries massives sur la performance environnementale de ses moteurs. Dans le cadre de la COP21, elles sont mises à contribution par les gros pollueurs pour créer un « écran de fumée » sur leur responsabilité véritable dans la crise climatique, reverdir leur image, et promouvoir les « fausses solutions » qui leur permettront de continuer à engranger des profits sans remettre véritablement en cause leurs pratiques.

 

Havas fait la com’ du nucléaire, de l’huile de palme et de... Nicolas Hulot

Certains de ces champions du lobbying et des relations publiques sont des français, comme Publicis ou Havas. Cette dernière est contrôlée par le groupe Bolloré, et dirigée par Yannick Bolloré, fils du PDG du groupe. Havas conseille notamment Veolia ou EDF – mais aussi la Fondation Nicolas Hulot – sur leur communication dans le cadre de la COP21. L’agence est derrière les publicités controversées d’EDF sur son électricité « sans CO2 » car d’origine nucléaire, qui ont valu à l’entreprise un « prix Pinocchio du climat », trois plaintes devant le Jury de déontologie publicitaires et une autre devant le Tribunal de grande instance pour pratique commerciale trompeuse (lire notre article).

 

Havas a aussi été récemment missionnée par le Conseil malaisien de l’huile de palme pour mener une offensive de charme en France et en Belgique, avec pour slogan : « On dit tout et n’importe quoi sur l’huile de palme de Malaisie ». Site internet « éducatif », profils sur les réseaux sociaux, grand concours pour gagner un voyage en Malaisie : les grands moyens sont utilisés pour redorer le blason d’une industrie responsable d’une déforestation massive en Asie du Sud-est. La campagne conçue par Havas suit trois étudiants fictifs qui se rendent en Malaisie pour constater le véritable impact de l’huile de palme. Et y découvrent avec bonheur des orangs-outans jouant en liberté dans une forêt vierge intacte... Au même moment, des feux de forêts gigantesques, dont l’industrie de l’huile de palme semble en partie responsable, ravageaient des milliers d’hectares de forêts en Indonésie – provoquant des émissions de gaz à effet de serre quotidiennes supérieures à celle des États-Unis ! – et détruisaient un tiers des habitats encore préservés des orangs-outans.

 

Autre exemple mis en avant par le Corporate Europe Observatory : Fleishman Hillard, l’une des principales firmes de relations publiques, avec un réseau d’une centaine de bureaux dans le monde entier. Ses discrets locaux parisiens (photographiés ci-dessous à l’occasion d’un « lobby tour » organisé par l’Observatoire des multinationales avec Corporate Europe Observatory [2]) sont situés rue de la Bienfaisance, dans le VIIIe arrondissement. La firme compte parmi ses clients plusieurs géants du secteur bancaire et pétrolier (dont BNP Paribas et Total), ainsi que Monsanto, qu’elle conseille pour redorer l’image des OGM en Europe. Fleishman Hillard est notamment derrière la création de GasNaturally, le méga-lobby européen de l’industrie gazière, présidé par un dirigeant de Total. GasNaturally est un grand promoteur du gaz de schiste et des subventions publiques au gazoducs et aux terminaux méthaniers. Son siège bruxellois est la même que celle de Fleishman Hillard...

 

 

La prochaine conférence climatique de Marrakech organisée par des PDG ?

La prochaine conférence climat, la COP22, doit se tenir dans un an à Marrakech. Les grandes entreprises françaises y seront probablement toujours très présentes, en raison de leur poids économique au Maroc. La Conférence elle-même sera organisée par Agence Publics, une « une agence conseil en communication d’influence, communication globale et événementielle ». Agence Publics était notamment impliquée dans la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012 [3], dans l’organisation de la visite officielle de François Hollande au Qatar en 2013, ou encore pour le Business and Climate Summit de mai 2015 à Paris (aux côtés d’Havas), un grand événement de lobbying et de communication des multinationales en prélude à la COP21.

 

Agence Publics a été récemment rachetée par ESL & Network, un autre cabinet français de consulting extrêmement influent, présent aussi bien à Paris qu’à Bruxelles. Le conseil stratégique d’ESL & Network est présidé par Michel Pébereau, ancien PDG et Président d’honneur de BNP Paribas, et inclut les présidents de Michelin et Sanofi, les PDG de Vinci, Orange et Casino, le directeur général de l’entreprise chimique Solvay et président du lobby européen de la chimie Cefic Jean-Pierre Clamadieu – un inlassable promoteur du gaz de schiste –, ainsi qu’un dirigeant de Total, Philippe Boisseau. À son directoire siège Jean-David Levitte, ancien ambassadeur aux États-Unis et proche conseiller diplomatique de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. ESL & Network reste extrêmement discrète sur ses activités de lobbying. Grâce aux maigres informations disponibles dans le registre de transparence du Parlement européen, on sait cependant que son principal client à Bruxelles n’est autre que… Total.

 

La COP21 de Paris a été l’un des points culminants du lobbying et du greenwashing des grandes entreprises polluantes. La prochaine conférence climatique de Marrakech risque d’en marquer l’apogée.

 

Olivier Petitjean
(Photo : Sophie Chapelle)

— 
Photo : kr428 CC

Notes

[1Un certain nombre de grandes firmes de relations publiques se sont engagées, sous pression de la société civile, à ne plus travailler pour des climato-sceptiques notoires ou pour empêcher l’adoption de politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Mais la mise en œuvre effective de ces promesses reste sujette à caution, la conception de ce qui relève du « climato-scepticisme » ou de l’obstruction à l’adoption de politiques climatiques ambitieuses pouvant être plus ou moins restrictive.

[2Le guide était David Lundy, de Corporate Europe Observatory.

[3Y compris dans ses problèmes de factures disparues : voir ici et .

 

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

 

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