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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 16:09

 

Info reçue par mail

 

 

Bonsoir
La soirée prévue avec Jean-Baptiste Eyraud, président national de DAL (Droit au Logement) est confirmée,
le 25 novembre 2015 à 20h au Centre Pablo Neruda, place Hubert Rouger à Nîmes, auditorium.
Projet : Echanger sur la possibilité de créer un collectif local Droit au Logement,
face au problème intolérable de tous ceux qui sont
à la rue, mal logés ou menacés d'expulsion.
Venez nombreux, vous pouvez prévoir des interventions permettant l'expression de tous ceux qui peuvent être parties prenantes d'un tel projet.
Un tract d'appel est joint, ainsi qu'une maquette d'affiche. Relayez cet appel, Diffusez au plus grand nombre

 

 

VOUS N'ÊTES PAS SEULS !

 

Chaque année, l'hiver installe une situation encore plus insupportable que d'habitude : des personnes vivent sans logement, ou dans des logements indignes.

Le droit au logement, c'est un droit constitutionnel depuis 1946,

un droit de l'homme universel depuis 1948.

Condition essentielle pour vivre, mener une scolarité, trouver un travail, être en bonne santé... il serait interdit aux plus précaires, aux menacés d'expulsion, aux étrangers ?

C'est une atteinte à leur dignité et à la justice sociale. Une atteinte aux droits fondamentaux.

 

Pourtant, la solution est spectaculaire : Selon les chiffres 2012 de l'INSEE,

Il existe à Nîmes plus de 7000 logements vacants.

Il y a 800 logements sociaux vides à Nîmes.

Il faut le faire savoir !

Le sujet de la réquisition des logements doit être posé.

 

Un logement vide, c'est inacceptable puisqu'il y a des gens mal logés ou des gens sans logements.

Pour mener la lutte collective, et sans se substituer aux associations déjà présentes sur le terrain, nous voulons constituer un collectif « Droit au logement » avec vous qui êtes sans logement ou en logement provisoire ou précaire, insalubre, sous la menace d'une expulsion,...

et des soutiens :

Vous n'êtes pas seuls ! Ni pour lutter pour obtenir un logement décent, ni pour lutter pour plus de justice sociale.

 

Soutiens, témoignages, discussions …

nous, citoyens et associations porteurs de cette initiative, vous proposons

une rencontre

MERCREDI 25 NOVEMBRE À 20H00

AU CENTRE PABLO NERUDA

1 Place Hubert Rouger - Nîmes

avec

JEAN-BAPTISTE EYRAUD

Co-fondateur et militant

de Droit Au Logement

 

Vers 19h00, près de l'entrée du Centre P. Néruda,

une soupe chaude sera proposée avant le débat.

                                                     Entrée libre.

 

Ne pas jeter sur la voie publique                                                                                         imprimé par nos soins

 

 

 

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 21:06

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

 

La liste des victimes des attentats du 13 novembre

|  Par Michel de Pracontal

 

 

 

Les 129 victimes des attentats ont été identifiées. Nous avons reconstitué une liste de 120 victimes dont les identités ont été rendues publiques par des proches ou des amis sur des sites web, des médias ou des réseaux sociaux.

 

Le bilan des attentats du 13 novembre est à ce jour de 129 morts et 352 blessés. L'identité de la très grande majorité des victimes tuées par les terroristes a été divulguée par leurs proches ou amis sur les réseaux sociaux ou sur différents sites de médias ou de presse, ou dans certains cas par des organismes ou entreprises où ils travaillaient. Mediapart a rassemblé ces informations publiques pour établir la liste suivante, qui regroupe 120 victimes. Les photos des visages des victimes sont visibles sur le site de Francetvinfo. Une infographie avec des informations nominatives se trouve sur le site de l'AFP.

Tués au Bataclan :

Stéphane AlbertiniStéphane Albertini © DR

Stéphane Albertini, chef de salle du restaurant italien Chez Livio, à Neuilly, apprécié des joueurs du PSG, cousin de Pierre Innocenti (voir ci-après).

Nick Alexander, 36 ans, Britannique, originaire de Colchester, amateur de rock, s’occupait des produits de merchandising du groupe Eagles of Death Metal.

Jean-Jacques Amiot, 68 ans, Parisien, oncle d’une élue de Quimper, marié, père de deux filles et grand-père de deux petits-enfants, fondateur de la société de sérigraphie Art Go.

Thomas Ayad, 32 ans, originaire d’Amiens, chef de produit pour le label de musique Mercury Records, rattaché à Universal Music Group.

Guillaume B. Decherf (Barreau-Decherf), 43 ans, natif de la Meuse, journaliste aux Inrockuptibles, chroniqueur de rock.

Emmanuel Bonnet, 47 ans, de la Chapelle-en-Serval (Oise), employé à la RATP, joueur de basse, marié, deux enfants, était au concert avec l’un d’eux qui est sain et sauf.

Maxime Bouffard, 26 ans, originaire de Coux-et-Bigaroque dans le Périgord, joueur de rugby amateur, Parisien depuis cinq ans, réalisateur.

Quentin Boulenger, 29 ans, chef de projet digital chez L’Oréal, originaire de Reims, vivait dans le XVIIe arrondissement de Paris.

Élodie Breuil, 23 ans, originaire de Boulogne-Billancourt, étudiante en design à l’école de Condé, dans le XVe arrondissement de Paris.

Claire Camax, 35 ans, originaire d’Avignon, dessinatrice graphiste, vivait à Houilles avec ses deux enfants, était au Bataclan avec son mari, blessé.

Nicolas Catinat, 37 ans, originaire de Domont, Val-d’Oise, où il était artisan menuisier.

Baptiste Chevreau, 24 ans, originaire de Tonnerre (Yonne), musicien, petit-fils de la chanteuse Anne Sylvestre, vivait à Paris depuis cinq ans.

Nicolas ClasseauNicolas Classeau © DR

Nicolas Classeau, 43 ans, avait été lycéen à Émerainville en Seine-et-Marne, directeur de l’IUT Marne-la-Vallée, où travaillait Matthieu Giroud (voir ci-après), père de trois enfants ; sa compagne a été blessée.

Anne Cornet, 29 ans, originaire de Ville-Houdlémont, en Lorraine, vivait à Saint-Germain-en-Laye avec son mari Pierre-Yves Guyomard, tué aussi (voir ci après).

Precilia Correia, 35 ans, Franco-Portugaise, habitante d’Asnières-sur-Seine, salariée à la Fnac, tuée avec son ami Manu Perez (voir ci-après).

Marie-Aimée Dalloz, 34 ans, Parisienne, travaillait chez Amundi, société d’épargne salariale.

Elsa Delplace San Martin, 35 ans, Parisienne d’origine chilienne, mère d’un petit garçon de 6 ans, co-fondatrice de l’agence Les Pro’créatives, tuée avec sa mère Patricia San Martin (voir ci-après).

Alban Denuit, 32 ans, né en 1983 à Marmande, plasticien enseignant à Bordeaux-Montaigne, sculpteur, vivait à Bordeaux.

Vincent Detoc, 38 ans, originaire de L’Haÿ-les-Roses, architecte, guitariste amateur, marié, père de deux enfants, vivait à Gentilly.

Elif DoganElif Dogan © DR

Elif Dogan, 26 ans, Belge d’origine turque, Liégeoise, travaillait dans une société d’informatique avant de rejoindre son compagnon Milko Jozic à Paris (voir ci-après).

Fabrice Dubois, 46 ans, marié, deux enfants, rédacteur concepteur chez Publicis conseil, notamment pour des publicités pour les chewing-gums Hollywood, vivait à Médan dans les Yvelines.

Romain Dunay, 28 ans, professeur d’anglais à l’ensemble scolaire catholique Saint-Michel de Picpus (Paris et Saint-Mandé), et musicien.

Thomas Duperron, 30 ans, originaire d’Alençon, responsable communication de la salle de concerts parisienne La Maroquinerie, vivait à Saint-Ouen.

Mathias Dymarski, 22 ans, originaire de Metz, ingénieur ESITC (école supérieure d’ingénieurs des travaux de la construction), considéré comme l’un des plus doués des « streeters » français (pratiquant du vélo acrobatique), tué avec sa compagne Marie Lausch (voir ci-après).

Germain Ferey, 36 ans, originaire de Vienne-en-Bessin, dans le Calvados, travaillait dans la production et l’illustration audio-visuelle, habitait Paris, était au concert avec son ami Antoine Mary (voir ci-après).

Grégory Fosse, 28 ans, natif de Gambais dans les Yvelines, programmateur musical pour la chaîne D17, vivait à Paris.

Christophe Foultier, 39 ans, directeur artistique chez Havas Life Paris, marié, deux enfants, vivait à Courbevoie.

Julien Galisson, 32 ans, originaire d’Orvault (Loire-Atlantique), habitant à Nantes, célibataire, fan de musique, était au concert avec une amie qui a eu la vie sauve.

Suzon Garrigues, 21 ans, étudiante en troisième année de licence de lettres modernes appliquées à la Sorbonne.

Juan Alberto Gonzalez Garrido, 29 ans, Espagnol, a vécu à Madrid, ingénieur au Centre national d’équipement nucléaire d’EDF à Montrouge, habitait à Paris depuis deux ans avec son épouse, présente avec lui au Bataclan, qui n’a pas été tuée dans l’attaque.

Mayeul Gaubert, 30 ans, originaire de Morey en Saône-et-Loire, juriste, Parisien.

Matthieu Giroud, 39 ans, originaire de Jarrie (Isère), géographe, enseignant à l’IUT de Marne-la-Vallée dirigée par Nicolas Classeau (voir plus haut), marié, père d’un garçon de 3 ans, vivait à Paris avec son épouse, actuellement enceinte.

Cédric Gomet, 30 ans, originaire de Foucherans, dans le Jura, Parisien, travaillait pour la chaîne de télévision TV5 monde, guitariste du groupe d’électro-rock « First All The Machines ».

Nohemi GonzalezNohemi Gonzalez © DR

Nohemi Gonzalez, 23 ans, Américaine d’origine mexicaine, étudiante en art à l’université d’État de Long Beach, Californie, séjournait à Paris dans le cadre d’un programme d’échange de six mois.

Pierre-Yves Guyomard, 43 ans, ingénieur du son, professeur de sonorisation à l’ISTS (école de son), marié avec Anne Cornet, morte avec lui (voir plus haut).

Olivier Hauducœur, 44 ans, Parisien, ancien élève de l’École nationale supérieur d’ingénieurs de Caen, coureur de cross amateur, travaillait chez Arval, filiale de location automobile de BNP Paribas.

Frédéric Henninot, 45 ans, employé de la Banque de France à Cergy, père de deux enfants, était au Bataclan avec sa compagne Stéphanie, blessée.

Pierre-Antoine Henry, 36 ans, Parisien, ingénieur (architecte système) chez Sagem puis chez Tns-MARS, marié, père de deux petites filles.

Mathieu Hoche, 37 ans, originaire de Siouville-Hague (Manche), cameraman pour la chaîne France 24, père d’un garçon de 9 ans, vivait à Montreuil.

Pierre Innocenti, 40 ans, restaurateur, patron de Chez Livio, à Neuilly, qu’il dirigeait avec son frère, à la suite de leurs père et grand-père, tué en même temps que son chef de salle Stéphane Albertini (voir plus haut).

Nathalie Jardin, 31 ans, régisseuse au Bataclan, originaire de Marcq-en-Barœul (Nord), Parisienne.

Marion Jouanneau, 24 ans, de Chartres où elle a été élève au lycée Marceau, étudiante, assistait au concert d’Eagles of Death Metal accompagné de son petit ami.

Milko Jozic, 47 ans, Belge, Liégeois, ingénieur, vivait à Paris depuis plusieurs mois avec sa compagne Elif Dogan, tuée en même temps que lui (voir plus haut).

Jean-Jacques Kirchheim, 44 ans, Parisien originaire de Saint-Maur, salarié de Free.

Marie Lausch, 23 ans, originaire de Saint-Julien-lès-Metz, étudiante en communication à la NEOMA Business school de Reims, en stage à Paris, tuée avec son compagnon Mathias Dymarski (voir plus haut).

Renaud Le Guen, 29 ans, habitant de Savigny-sur-Orge, conseiller service chez MAN Truck&Bus (constructeur de camion et d’autocars), était au concert avec sa compagne Floriane, rescapée.

Gilles Leclerc, 32 ans, fleuriste à Saint-Leu-la-Forêt, fan de rock et de formule 1, était au Bataclan avec sa petite amie qui est saine et sauve.

Christophe Lellouche, 33 ans, Parisien, musicien, avait créé une agence de communication, Luminol.

Antoine Mary, 34 ans, originaire de Caen, développeur, avait travaillé chez Milky, agence parisienne de communication web, était au Bataclan avec son ami Germain Férey, tué lui aussi (voir plus haut).

Cédric Mauduit, 41 ans, fils d’un technicien agricole et d’une institutrice de la Manche, directeur de la modernisation au conseil départemental du Calvados, marié, père de deux enfants, habitait à Lion-sur-Mer après avoir été parisien.

Isabelle MerlinIsabelle Merlin © DR

Isabelle Merlin, 44 ans, ingénieur à Rambouillet.

Fanny Minot, 29 ans, monteuse pour l’émission Le Supplément de Canal plus. 

Yannick Minvielle, 39 ans, originaire d’Épervans en Saône-et-Loire, vivait et travaillait à Paris, où il était directeur de création chez Red/Publicis, et chantait dans un groupe de rock.

Cécile Misse, 32 ans, originaire de Gap (Hautes-Alpes), chargée de production au théâtre Jean-Vilar de Suresnes, tuée avec son compagnon Luis Felipe Zschoche Valle (voir ci-après).

Marie Mosser, 24 ans, originaire de Nancy, travaillait pour le label Mercury Music group (Universal Music France).

Quentin Mourier, 29 ans, originaire de Rouffach dans le Haut-Rhin, architecte (ENSA de Versailles), avait été chargé d’étude à l’Atelier international du Grand Paris et travaillait pour le projet Vergers Urbains, association du XVIIIe arrondissement de Paris qui plante des arbres fruitiers dans les quartiers parisiens.

Hélène Muyal, 35 ans, Parisienne, maquilleuse-coiffeuse, travaillait aussi dans la mode, était mariée et mère d’un enfant de dix-sept mois.

Romain Naufle, la trentaine, luthier à Paris dans le XXe.

Bertrand Navarret, 37 ans, originaire de la région de Tarbes, charpentier à Capbreton, amateur de surf, était de passage à Paris.

Christopher Neuet-Shalter, 39 ans, originaire de Levallois, consultant formateur en marketing digital, vivait à Clichy avec sa compagne et leur fille de 11 ans.

Lola OuzounianLola Ouzounian © DR

Lola Ouzounian, 17 ans, Arménienne, était au concert avec son père.

David Perchirin, 45 ans, ancien étudiant à Sciences Po Rennes, journaliste devenu instituteur à Bagnolet.

Aurélie de Peretti, 33 ans, d’une famille originaire de Corse, infographiste, avait travaillé dans des restaurants, habitait Saint-Tropez, et était venue à Paris pour le concert.

Manu Perez, 40 ans, travaillait pour Polydor (Universal Music France), père de deux filles, était le compagnon de Precilia Correia (voir plus haut).

Franck Pitiot, 33 ans, habitant de Meudon (Hauts-de-Seine), ingénieur diplômé de l’Esstin Nancy, travaillait chez MCCF, société de construction.  

Caroline Prenat, 24 ans, Lyonnaise, graphiste, diplômée de l’école d’Arts appliquées de Lyon, venait de s’installer à Paris. 

François-Xavier Prévost, 29 ans, originaire de Lambersart près de Lille, diplômé de l’Institut supérieur de commerce international de Dunkerque, était chef de publicité à l’agence LocalMedia à Lille, après plusieurs années chez Havas à Paris.

Armelle Pumir Anticevic, 46 ans, Parisienne, chef de fabrication chez Logic Design Studio, était au Bataclan avec son mari, Joseph, rescapé.

Richard Rammant, 53 ans, Parisien originaire du Lot, biker, fidèle du Cahors Blues Festival, marié, père de deux enfants, était au concert avec son épouse Marie-Do, blessée en même temps que lui mais rescapée.

Valentin Ribet, 26 ans, avocat au cabinet Hogan Lovells, Parisien.

Matthieu de Rorthais, 32 ans, Parisien.

Estelle Rouat, 25 ans, originaire de Concarneau, professeur d’anglais au collège Gay-Lussac de Colombes, était au Bataclan avec son ami, blessé.

Thibault Rousse Lacordaire, 36 ans, Parisien, ancien élève de l’établissement catholique Notre-Dame de Sainte-Croix à Neuilly, contrôleur de gestion chez Colony capital, fonds d’investissement qui a été actionnaire du Paris Saint-Germain, et bénévole à l’association le Relais Frémicourt.

Lola SalinesLola Salines © DR

Raphael Ruiz, 37 ans, Parisien, originaire de Grenoble où il avait été élève à Sciences Po, rédacteur chez Ubiqus, guitariste et passionné de musique.

Madeleine Sadin, 30 ans, Parisienne, professeur de français au collège Adolphe-Chérioux à Vitry-sur-Seine.

Lola Salines 28 ans, Parisienne, éditrice chez Gründ, membre de la ligue sportive La Boucherie de Paris, équipe de roller derby (sport d’équipe sur patin à roulettes).

Patricia San Martin, 61 ans, chilienne, exilée en France depuis le coup d’État de 1973,  fonctionnaire à la mairie de Sevran, tuée en même temps que sa fille Elsa Delplace San Martin (voir plus haut).

Hugo Sarrade, 23 ans, étudiant en intelligence artificielle à l’université de Montpellier, passait le week-end chez son père à Paris.

Maud Serrault, 37 ans, Parisienne, mariée, directrice de marketing de la société d’hôtels Best Western France, était au concert avec son époux, qui n’a pas été tué.

Sven Silva PeruginiSven Silva Perugini © DR

Sven Silva Perugini, 29 ans, du Venezuela, né à Caracas, domicilié depuis deux ans à Palma de Majorque, était au Bataclan avec deux amis vénézuéliens.

Valeria Solesin, 28 ans, Italienne de Venise, Parisienne depuis quatre ans, doctorante en sociologie à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne, bénévole pour l’ONG italienne Emergency.

Fabian Stech, 51 ans, né à Berlin, marié, père de deux enfants, installé en France depuis 1994, docteur en philosophie, critique d’art, vivait à Dijon où il était professeur au lycée privé Les Arcades. 

Ariane Theiller, 24 ans, a vécu près de Lille, a suivi un cursus à l’université de Strasbourg, était auteur d’un mémoire de master sur les super héros, habitait Montreuil et travaillait à Paris chez Urban Comics, filiale de Dargaud qui édite des bandes dessinées américaines.

Éric Thomé, 39 ans, ancien élève au lycée de Sèvres, photographe et graphiste, créateur de l’agence We are Ted à Paris, était père d’une petite fille et en attendait une deuxième.

Olivier Vernadal, 44 ans, dit Dadot, originaire de Ceyrat, Puy-de-Dôme, agent des impôts à Paris, ancien joueur de foot dans l’équipe de Ceyrat, habitait dans le XIe arrondissement, non loin du Bataclan.

Luis Felipe Zschoche Valle, 35 ans, Chilien, Parisien depuis huit ans, guitariste et chanteur dans le groupe de rock Captain Americano, compagnon de Cécile Misse, tuée avec lui au Bataclan.

À La Belle Équipe, 92, rue de Charonne, dans le XIe

Ludovic Boumbas, 40 ans, d´origine congolaise, a grandi à Lille, était employé chez Fedex.

Ciprian Calciu, 32 ans, Roumain, et sa compagne Lacramioara Pop, Roumaine aussi, parents d’un enfant de 18 mois, ont été tués ensemble.

Romain Didier, 32 ans, Parisien, originaire de Sury-en-Vaux, dans le Sancerrois, avait travaillé pour le Little Temple Bar, à Paris, tué avec son amie Lamia Mondeguer, qui travaillait pour l’agence artistique Noma Talents.

Romain Feuillade, 31 ans, originaire de Gilly-sur-Isère, en Savoie, Parisien, restaurateur.

Véronique Geoffroy de Bourgies, 54 ans, ancien mannequin, ex-journaliste à Madame Figaro et à ParisObs, fondatrice du site Jemesensbien.fr, mariée, deux enfants.

Cédric Ginestou, 27 ans, Parisien originaire de Laval.

Michelli Gil Jaimez, 27 ans, Mexicaine, travaillait au café des Anges comme Houda Saadi.

Thierry Hardouin, 36 ans, policier à Bobigny, père de deux enfants, mort avec sa compagne.

Djamila Houd, 41 ans, Parisienne, originaire de Dreux, travaillait dans le prêt-à-porter, mère d’une fille de huit ans, mariée au propriétaire de La Belle Equipe, morte dans ses bras.

Hyacinthe Koma, originaire du Burkina Faso, serveur au restaurant Les Chics Types, dans le XIXe arrondissement de Paris.

Guillaume Le Dramp, originaire de Cherbourg, travaillait dans un restaurant, avait fêté ses 33 ans à La Belle Équipe où il a été tué.

Victor Muñoz, 25 ans, fils d’un élu du XIe arrondissement.

Halima Saadi, 37 ans, d’origine tunisienne, mère de deux enfants, et sa sœur Houda Saadi étaient à La Belle équipe pour fêter les 35 ans de cette dernière ; une grande partie des 18 victimes de La Belle Équipe était venue pour l’anniversaire.

Tués au Petit Cambodge, 20, rue Alibert, dans le Xe arrondissement :

Chloé Boissinot, 25 ans, originaire de Château-Larcher dans la Vienne, dînait avec son compagnon, blessé. Vivait à Paris, travaillait au bar Le Verre Volé.

Asta Diakité, cousine du footballeur Lassana Diarra, a été tuée à proximité du Petit Cambodge alors qu'elle faisait des courses.

Raphael Hilz, 28 ans, architecte, originaire de Garmisch, en Allemagne, travaillait au cabinet Renzo Piano Building Workshop, à Paris, dînait au Petit Cambodge avec deux collègues.

Stella VerryStella Verry © DR

Amine Ibnolmobarak, 29 ans, Marocain, architecte, encadrant à l’école national supérieure d’architecture du quai Malaquais. Son épouse a été blessée.

Justine Moulin, 23 ans, étudiante à Paris.

Anna Petard Lieffrig, 24 ans, graphiste et sa sœur Marion Petard Lieffrig, 30 ans, musicologue.

Sébastien Proisy, 38 ans, originaire de Valenciennes, diplômé de Sciences Po, avait travaillé dans un cabinet d’avocats.

Stella Verry, 36 ans, médecin généraliste au Pôle de Santé les Eiders, à Paris.

Tuées au café Le Carillon :

Charlotte Meaud et Émilie Meaud, sœurs jumelles de 30 ans, Parisiennes, Charlotte était chargée de développement de start-up, Émilie architecte.

Tué au bar La Bonne Bière :

Nicolas Degenhardt, 37 ans, Parisien, originaire du Mans, tué à La Bonne Bière.

Tuée rue de La Fontaine-au-Roi :

Lucie Dietrich, 37 ans, Parisienne originaire de Recologne, près de Besançon, graphiste, tuée rue de La Fontaine-au-Roi, salariée de L’Étudiant, sœur du fondateur de la marque de montres Dietrich.

Tué à son domicile :

Stéphane Hache, 52 ans, Parisien, originaire de Vendée, maître d’hôtel, tué d’une balle perdue dans son studio situé près du Bataclan, retrouvé le samedi 14.

Tué au Stade de France :

Manuel Colaco Dias, 63 ans, chauffeur d’autocar, Portugais, vivait à Cormontreuil, près de Reims, et travaillait pour l'entreprise rémoise Regnault Autocars.

Lieu du décès non confirmé :

Kheireddine Sahbi, 29 ans, Algérien, musicien, violoniste, étudiant en ethnomusicologie à la Sorbonne, vivait à Paris.

Anne Laure Arruebo et Cécile Coudon Peccadeau de l’Isle, inspectrices des douanes à la Direction générale des douanes et des droits indirects.

 

 

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

 

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 16:11

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Emancipation

En Syrie, une expérience de démocratie directe, égalitaire et multiconfessionnelle tient tête à l’Etat islamique

par

 

 

 

Les médias occidentaux relaient abondamment les décapitations, les appels au meurtre et les exactions perpétrés par Daech, le pseudo « Etat islamique ». Pourtant, face à cette barbarie, les populations kurdes, arabes ou yézidis de la région de Rojava, au nord de la Syrie, mettent en oeuvre un autre modèle de société, émancipateur, égalitaire, multiconfessionnel, et très démocratique. Une expérience qui pourrait même servir d’inspiration pour ramener la paix dans la région. En attendant, les Kurdes et leurs voisins combattent pour défendre cette utopie concrète, sans véritable soutien international. Entretien avec des chercheurs et activistes qui en reviennent.

Photo : © Michalis Karagiannis

 

Les raisons d’espérer sont rares en provenance de Syrie. Mais en janvier 2015, le monde découvre, ébahi, les images de femmes kurdes en treillis qui participent à la résistance puis à la libération de la ville syrienne de Kobané. Un mouvement démocratique et anti-patriarcal vient de défaire les forces ultra-réactionnaires de l’État islamique, victorieuses ailleurs. Deux modèles de société radicalement différents se font face. Car le Kurdistan syrien fait l’expérience depuis 2011 d’une révolution démocratique inédite.

Assez vite débarrassé des forces du régime de Bachar el-Assad, le mouvement de libération kurde y a développé une organisation politique basée sur la démocratie directe, l’organisation en communes et la libération des femmes. Malgré la guerre, les attaques de l’État islamique (EI), l’embargo turc, sur fond d’indifférence de la communauté internationale, la région poursuit la mise en pratique de ce confédéralisme démocratique, un modèle de société multiconfessionnelle et multi-ethnique, sans État, pour l’émancipation de tous. Entretien avec Ercan Ayboğa et Michael Knapp, co-auteurs de Revolution in Rojava, ouvrage d’enquête militante sur cette révolution en cours au milieu du chaos syrien.

 

Basta ! : Ce qui se passe depuis 2011 dans la région syrienne de Rojava (au nord de la Syrie, à la frontière avec la Turquie), représente-t-il le contre-modèle absolu de la violence de l’État islamique ?

Ercan Ayboğa [1] : L’État islamique représente la ligne la plus réactionnaire qui existe aujourd’hui et en Syrie et au Moyen Orient, plus réactionnaire encore qu’Al-Qaïda, et le pôle le plus opposé au mouvement de Rojava. Il y a d’un côté le modèle de société de Rojava, une démarche démocratique et émancipatrice, et de l’autre, l’EI, extrêmement réactionnaire, hiérarchique, misogyne, absolument anti-démocratique, violent, et qui exploite les populations.

Michael Knapp : Rojava ressemble évidemment à une antithèse de l’EI. Mais c’est beaucoup plus profond. L’EI est aussi l’expression du jeu des forces présentes au Moyen Orient. Rétrospectivement, vu de l’Occident, on peut avoir l’impression que le mouvement de Rojava est né en opposition à l’EI. Mais en fait, c’est plutôt l’EI qui a été renforcé par des puissances comme la Turquie, entre autres pour détruire ce projet de Rojava.

 

Comment le projet démocratique du mouvement kurde s’est-il mis en place en Syrie, malgré la guerre civile ? Un compromis a-t-il dû être passé avec le régime de Bachar el-Assad ?

Michael Knapp : Quand la guerre civile a commencé en Syrie, le mouvement kurde n’a pas voulu s’allier à l’opposition. Il soutenait bien évidemment l’opposition démocratique, celle qui misait sur une sortie de crise politique et pas sur une escalade de la violence. Mais il voyait aussi que les forces d’opposition étaient soutenues par la Turquie, l’Arabie saoudite, le Qatar et les pays occidentaux. C’est pour ça que le mouvement kurde a décidé de prendre une troisième voie.

Du point de vue militaire, les forces combattantes d’autodéfense kurdes sont allées encercler les casernes du régime et leur ont dit : soit vous partez, soit on vous combat. Souvent, les soldats du régime se sont retirés relativement pacifiquement, pensant que les forces kurdes n’allaient pas combattre aux côtés de l’Armée syrienne libre. Le régime a donc préféré poster ses soldats ailleurs. Même s’il y a eu des combats autour des puits de pétrole. C’est dans ce vacuum que le modèle de Rojava a pu prendre naissance.

Les membres de la coalition nationale syrienne et de l’armée syrienne libre reprochent parfois aux structures d’auto-organisation de la région de collaborer avec le régime. Mais il faut comprendre que le mouvement kurde suit un principe d’autodéfense légitime et de primat de la politique civile. Cela veut dire qu’aussi longtemps qu’on n’est pas attaqué, il faut tout résoudre politiquement. C’est aussi la politique suivie par la guérilla du Nord-Kurdistan (Kurdistan turc).

 

Comment s’organise maintenant la vie politique dans la région ?

Michael Knapp : C’est complexe et dynamique à la fois. L’organisation s’adapte aux besoins. Les assemblées des conseils sont le moteur de tout. Il y a plusieurs niveaux de conseils : de rue, de quartier, de la ville… Chaque niveau envoie ensuite des représentants dans les structures du niveau supérieur : des conseils de rue aux conseils de quartiers, des conseils de quartiers aux conseils des villes, puis vers les conseils des cantons et jusqu’au conseil populaire de Rojava. Les communautés s’organisent aussi en commissions à ces différentes niveaux, pour la sécurité, l’économie, la justice…

Les commissions forment comme des ministères au niveau de la région. Les conseils sont toujours doubles, avec un conseil mixte et un conseil des femmes. Le conseil des femmes a droit de veto. Et dans tous les conseils mixtes, il y a une règle de parité, un quota de 40 % au moins pour chaque genre, et le principe d’une double direction, élue, avec une femme et un homme. Si dans une ville, il y a une communauté yézidie ou des communautés arabes, par exemple, ils ont aussi droit à une co-présidence dans les conseils. On a donc souvent une présidence de conseil triple voire quadruple.

Parallèlement aux conseils, il existe un parlement, parce qu’il y a encore des gens qui sont membres de partis et qui doivent aussi pouvoir s’organiser et être représentés. Dans ce parlement, il y a les partis, mais une partie des sièges sont réservés à des organisations de la société civile, associations de défense des droits de l’homme, de la communauté yézidie… Malheureusement, il n’a pas encore été possible de tenir des élections au niveau de toute la région pour désigner par le vote les membres de ce Parlement, à cause de la guerre.

 

D’où vient ce modèle de l’auto-organisation et de confédération démocratique ?

Ercan Ayboğa : Des structures d’auto-organisation communalistes sont nées au Nord-Kurdistan, en Turquie, en 2007-2008. Ces expériences se sont ensuite transmises à Rojava à partir de 2011. Le projet de confédération lui-même vient du KCK (Union des communautés du Kurdistan), une branche du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) créée en 2005. L’idée était de démocratiser le mouvement de libération kurde, de s’éloigner d’une structure de parti pour aller vers un mouvement porté par la société toute entière. Le mouvement a profité des héritages historiques comme la Commune de Paris (1871), mais surtout du mouvement zapatiste au Mexique. Avant, le PKK avait une démarche marxiste-léniniste. Le parti a lancé des discussions sur le « confédéralisme » démocratique au début des années 2000.

 

L’écologie joue-t-elle un rôle dans ce mouvement ?

Michael Knapp : L’écologie en est un point central. Pour développer le projet du confédéralisme démocratique, Öcalan (le leader du PKK, emprisonné en Turquie depuis 1999) s’est saisi du principe de l’écologie sociale du militant américain Murray Bookchin. Avec l’idée que le capitalisme est un système qui conduit à la destruction de la planète, et qu’il faut donc construire une économie basée sur une production régionale, écologique et décentralisée.

 

Quelles sont les structures d’émancipation des femmes à Rojava, à côté des conseils de femmes et des brigades féminines des forces d’auto-défense ?

Ercan Ayboğa : Dans chaque ville, il y a une maison des femmes. C’est un centre politique, mais aussi un centre de conseil, avec des séminaires, des cours, du soutien. Il y a aussi de nombreuses coopératives de femmes, des boulangeries, des coopératives textiles, de produits laitiers…

Michael Knapp : Le mouvement de libération des femmes profite aussi aux autres communautés, par exemple aux communautés suryoyes (chrétiens) et arabes. Sur la zone près de la frontière irakienne, il y avait des groupes arabes très conservateurs mais qui sont entrés en conflit avec l’EI et ont demandé aux unités kurdes des les aider à s’en libérer. Du coup, beaucoup se sont joints au mouvement. J’ai vu des unités de formations de ces hommes. Il ne s’agissait pas seulement de savoir-faire militaire, mais aussi de discussions sur les droits des femmes et sur la démocratie directe.

Nous avons aussi rencontré des jeunes femmes des communautés arabes qui ont rallié les forces combattantes d’autodéfense [2]. Elles nous ont dit qu’il y a deux ans, elles ne sortaient pas de leur maison, et maintenant, elles protègent la frontière les armes à la main. Ce modèle de confédéralisme démocratique n’est pas identitaire. C’est pour ça qu’on peut espérer qu’à plus grande échelle, il puisse aussi représenter un modèle de résolution des conflits ailleurs au Moyen Orient.

 

Comment s’organise l’économie ?

Michael Knapp : C’est très difficile notamment à cause de l’embargo imposé par la Turquie. Dans le canton de Jazirah par exemple [La région de Rojava a été découpée en trois cantons : Kobané, Jazirah et Afrin, ndlr] il y a, comme ressources, du pétrole et des céréales. Mais il n’y a pas de raffinerie et presque pas de moulins. Nous avons vu des silos assez pleins pour nourrir toute la Syrie pendant dix ans. Mais les céréales ne peuvent pas être transformés sur place. Une économie collectivisée se développe pourtant, avec des coopératives, qui raffinent, comme elles peuvent, le pétrole, des coopératives agricoles…

Ercan Ayboğa : Les coopératives jouent un rôle toujours plus important à Rojava. Elles sont soutenues par les conseils. Mais l’économie privée est aussi possible, ce n’est pas interdit.

 

Le mouvement reçoit-il des soutiens de l’étranger, du Kurdistan turc, irakien, ou de la communauté internationale ?

Ercan Ayboğa : Il y a quelques médicaments et des outils qui arrivent du Nord-Kurdistan, en Turquie. Mais la Turquie ne laisse passer que peu de choses. Le soutien du Nord-Kurdistan reste néanmoins très important. Les administrations auto-organisées du Nord-Kurdistan soutiennent vraiment Rojava. La ville de Diyarbakir a par exemple envoyé à Kobané des machines de construction, des ingénieurs, un soutien technique. Mais pas officiellement. Sinon, de l’aide arrive d’ailleurs, d’ONG, mais c’est très peu. La communauté internationale dit qu’elle a besoin de l’autorisation du gouvernement syrien pour envoyer de l’aide vers Rojava. Mais les gens à Rojava attendent évidemment plus de soutien international parce qu’ils considèrent qu’ils combattent pour l’ensemble du monde démocratique.

Michael Knapp : Rojava n’a presque pas de moyens financiers, et ne reçoit pas d’aide humanitaire. La communauté internationale dit que le problème, c’est que ce n’est pas un État. Manifestement, aux yeux de la communauté internationale, le système d’auto-organisation de Rojava n’a pas à être soutenu.

 

Pourtant, les forces combattantes kurdes d’autodéfense ont à leur actifs plusieurs succès militaires contre le pseudo État islamique...

Michael Knapp : Dans ces forces d’autodéfense, les gens combattent pour survivre, pour des convictions, et pour un projet de société. Certains ont longtemps combattu au Nord-Kurdistan auparavant. Ils ont déjà beaucoup d’expérience militaire. Mais leur armement est vraiment modeste, en comparaison à celui de l’EI par exemple.

Recueilli par Rachel Knaebel

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 16:02

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

 

Santé publique

Pesticides : les conflits d’intérêt ont-ils rendu myope l’Autorité sanitaire européenne ?

par

 

Le glyphosate, molécule cancérigène ? « Improbable », a tranché l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), le jeudi 12 novembre. Le Roundup, désherbant le plus vendu au monde et dont le glyphosate est l’ingrédient principal, se retrouve ainsi blanchi de tout soupçon. Voilà qui va soulager Monsanto, l’industriel qui fabrique et commercialise le Roundup, mais qui contredit lavis rendu en mars dernier par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il avait classé le glyphosate dans sa liste des substances « cancérogènes probables » [1].

Utilisé dans plus de 700 produits pour l’agriculture, la foresterie, les usages urbains et domestiques, le glyphosate a vu son utilisation monter en flèche avec l’arrivée des cultures OGM. La majorité des plantes génétiquement modifiées actuellement cultivées dans le monde sont « Roundup ready », c’est-à-dire résistantes au glyphosate. Ce qui permet d’épandre du glyphosate sur un champ et d’y tuer toutes les plantes sauf les OGM. En France, malgré l’absence d’OGM, le Roundup est le premier pesticide de synthèse utilisé, avec plus de 8000 tonnes déversés dans l’environnement chaque année.

 

Conflits d’intérêt

Comment expliquer la divergence entre les autorités sanitaires internationales et européennes ? Cela tient à la prise en compte « d’une vaste quantité d’éléments, y compris un certain nombre d’études non évaluées par le CIRC », explique l’Efsa, citée par l’Agence France presse (AFP). Mais des organisations indépendantes [2] et des élus [3] accusent l’Efsa de s’être mise au service des industriels. « La Glyphosate Task Force - qui regroupe les grands groupes de l’agro-industrie comme Monsanto, mais aussi son compatriote Dow Chemical ou encore le suisse Syngenta – s’est félicitée des conclusions des scientifiques européens », rapporte d’ailleurs l’AFP.

Recrutés à travers toute l’Europe, les experts de l’Efsa sont tenus de remplir des « déclarations publiques d’intérêt » dans lesquelles ils listent leurs éventuelles collaborations avec des firmes privées. Les dites déclarations ont été passées au crible par l’ONG Corporate europe observatory (CEO) et la journaliste d’investigation Stéphane Horel. Résultat : près de 60% des experts étaient en situation de conflit d’intérêt. L’institut fédéral allemand pour l’évaluation des risques, qui a été chargé par l’Efsa de l’évaluation du glyphosate [4], n’échappe pas à la règle. Un tiers du groupe d’experts « Pesticides » sont liés à des géants de l’agrochimie : BASF et Bayer. L’avis de l’Efsa est censé éclairer la Commission européenne, qui décidera, ou non, de garder le glyphosate sur la liste des substances autorisées.

Notes

[1Se basant sur des études de suivis de professionnels exposés au glyphosate en Suède, aux États-Unis et au Canada, l’Efsa avait noté des risques accrus de lymphome non hodgkinien (cancer du sang). Des expériences menées sur les animaux avaient de leur côté démontré que le Roundup induisait un risque accru de cancers, ainsi que divers dommages chromosomiques.

[2Greenpeace, Générations futures,...

[3Notamment l’eurodéputée EELV Michèle Rivasi

[4Selon la procédure européenne, c’est un État rapporteur qui conduit l’évaluation des risques des pesticides.

 

 

 

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 18:34

 

Source : http://cadtm.org

 

 

Les chaises des banques place Flagey se font la malle pour la transition écologique...

17 novembre par Collectif « qui vole qui ? »

 

 

 

 

Où est passé l’argent pour la transition écologique ? …

Ce n’est clairement pas ce genre de questions que vont se poser les dirigeants et autres experts réunis en décembre à la COP 21 à Paris pour, prétendument, lutter contre les changements climatiques. Des bruxellois-e-s ont donc décidé de l’imposer à l’agenda !

S’inscrivant dans le cadre d’un appel international qui invite « des citoyen.ne.s à réquisitionner 196 chaises d’ici à la COP 21, dans les agences des banques les plus implantées dans les paradis fiscaux », une soixantaine de personnes ont réquisitionné ce matin du mobilier des agences de Belfius, ING et BNP Paribas-Fortis Place Flagey à Bruxelles.

 

... Dans les paradis fiscaux :

Les banques jouent un rôle clé dans l’évasion fiscale, une pratique désastreuse qui prive la collectivité de ressources essentielles au financement des biens communs tels que l’éducation, la santé, les transports, le logement, la lutte contre les changements climatiques et la transition écologique en général. Rien qu’en Europe, les pertes liées à la fraude et à l’évasion fiscales s’élèvent à plus de 1000 milliards d’euros chaque année (selon la Commission Européenne) |1|.

En 2011, les groupes bancaires actifs en Belgique détenaient pas moins de 1.639 filiales dans des paradis fiscaux exotiques ou européens |2|. Parmi elles, le groupe BNP Paribas qui comptait 283 filiales, le groupe KBC 163 |3|, le groupe ING 27 et le groupe Belfius - aujourd’hui détenu à 100 % par l’État belge – qui en possédait 16.

 

... Dans les énergies fossiles :

BNP Paribas (par exemple) a annoncé mettre au rang de ses priorités le financement de la transition énergétique et fait partie des sponsors officiels de la COP 21.

Ces exercices de communication cachent le fait que ces banques soutiennent massivement les énergies fossiles (parmi d’autres activités écologiquement nuisibles, comme la déforestation).

 


voir : http://www.fairfin.be/over-fairfin/...


 

Des faucheurs et faucheuses de chaises à Bruxelles !

Au lieu de financer notre transition écologique et sociale, les banques nous lèguent dettes et austérité. Et alors que les États belge et néerlandais possèdent |4| tout ou parties de ces institutions financières, ils n’exercent absolument pas leur droit de regard sur les activités qu’elles mènent. Il est plus que temps de placer ces banques sous contrôle populaire afin de les empêcher de nous nuire et d’enfin récupérer ces outils qui doivent être au service de toutes et tous !

Pour répondre à la menace grave et imminente que représentent les négociations (ou plutôt, les tractations) sur le climat, on n’a pas fini de voir des chaises de banques se promener ! Tant que les banques ne seront pas mises au pas, tant que nos soi-disant représentants appliqueront la politique de la chaise vide lorsqu’il s’agit de prendre les décisions nécessaires au maintien de la vie, l’adage des faucheurs et faucheuses de chaises restera de mise : « On reviendra chercher le reste... » |5|


VIDÉO (à venir)

Click

Crédit : Collectif Krasnyi Crédit : Collectif Krasnyi Crédit : Collectif Krasnyi Crédit : Collectif Krasnyi Crédit : Collectif Krasnyi Crédit : Collectif Krasnyi Crédit : Collectif Krasnyi Crédit : Collectif Krasnyi Crédit : Collectif Krasnyi

 

 

Notes

|1| Source : Réseau Financité, « L’évasion fiscale vit-elle ses dernières heures ? », 2013, https://www.financite.be/sites/defa...

|2| En sachant que ce chiffre était probablement sous-estimé puisque fondé sur des données incomplètes. Source : http://pechesbancaires.eu/fourberie...

|3| Malheureusement il ne se trouve pas d’agence KBC place Flagey. Pour autant, que cette dernière ne s’inquiète pas, nous pensons à elle.

|4| Ou ont possédé, dans le cas de l’État hollandais et d’ING (jusque fin 2014).

|5| Voir : http://www.zintv.org/Action-BNP-Par...

Autres articles en français de Collectif « qui vole qui ? » (1)

Saisie mobilière chez BNP Paribas Fortis en Belgique : « ceci est un début de réappropriation ! »

20 février, par Collectif « qui vole qui ? »

 

 

Source : http://cadtm.org

 

 

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 18:29

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

Dans le métro parisien, des nez rouges contre la peur

17 novembre 2015 / Lorène Lavocat (Reporterre)

 

 

 

Ils descendent dans le métro parisien affublés du nez rouge caractéristique. Les clowns de la compagnie Solstice vont à la rencontre des voyageurs pour « provoquer l’ouverture » des cœurs et des visages. Depuis les attentats de vendredi, croiser leur chemin aide aussi à conjurer la peur.

« Bonsoir Madame, je m’appelle Saucisse, j’ai passé une belle journée et je vous aime. » Dans le métro parisien, hier soir, des sourires s’esquissent. Un monsieur aux yeux bleus pétillants et aux cheveux grisonnants vient d’entrer dans la rame, station Hôtel-de-Ville. Avec lui, deux comparses, tous dotés d’un attribut étrange : un nez rouge.

JPEG - 137.7 ko
Daniel : « Bonjour, je m’appelle Saucisse »

Ils serrent les mains, entonnent « Mon beau sapin, roi des forêts », offrent des ballons en forme de cœur. Bref, ils distribuent de l’amour. Daniel, Guillaume et Angélina se rendent régulièrement dans les souterrains de la capitale pour dérider les passagers et « provoquer l’ouverture ».

JPEG - 145.3 ko
Angélina, qui travaille à Reporterre, offre des sourires aux voyageurs

Mais ce lundi soir est particulier. Plusieurs clowns assidus ont renoncé à venir, « à cause des événements de vendredi ». Sur la ligne 1, direction La Défense, les visages sont fermés et les regards fixés sur les écrans des téléphones. « C’est difficile d’entrer en relation avec les autres, car je me sens moi-même très affectée », explique Angélina. « Les énergies sont vers le bas », confirme Daniel, comédien et consultant en maïeutique, « l’art d’accoucher de soi-même ».

 

« Merci, c’est super ce que vous faites »

Convaincu que rire est un besoin aussi essentiel que manger ou respirer, il cherche à « rendre visible l’amour ». Sa compagnie se nomme [Solstice->http://compagnie-solstice.net/stagesrire.htm) et propose aussi des stages de yoga du rire. Ses outils ? Un nez rouge, quelques respirations profondes, un sourire « naturel » et des mots simples. « Dire bonjour et bonsoir aux inconnus, c’est du savoir-être que nous avons perdu, c’est s’adresser à l’humanité qui est en chacun de nous. »...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 18:14

 

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Des jeunes Mexicains font reculer la destruction d’une forêt à Cancun

16 novembre 2015

 

113 jeunes écologistes au Mexique ont réussi à faire suspendre de façon permanente le développement d’un projet immobilier de 69 hectares à Cancún, qui aurait anéanti une grande partie d’une forêt de mangroves, projet contre lequel les écologistes locaux se battent depuis vingt ans en vain.

En septembre, ces enfants militants, faisant valoir leur droit constitutionnel à un environnement sain, ont intenté un procès pour arrêter la construction du projet de 900 millions de dollars qui aurait bétonné la mangrove. Le 4 novembre 2015, un juge a accordé aux enfants plaignants de suspendre définitivement le projet , mais a jugé que les enfants devraient payer une caution de 21 millions de pesos (environ 1,2 million de dollars étatsuniens) pour compenser les pertes des développeurs. Leurs avocats tentent de convaincre le tribunal que la caution ne devrait pas appliquer aux mineurs.

- Source : Quartz

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 18:01

 

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Industrie pétrolière

Dans le delta du Niger, Shell pollue allègrement, engrange des profits mirobolants, puis laisse dépérir les habitants

par

 

 

L’écrivain nigérian Ken Saro-Wiwa est-il mort pour rien ? Il y a vingt ans exactement, l’écrivain engagé était exécuté par pendaison, au terme d’un procès inique. Aux yeux de la junte militaire de l’époque, il était coupable de dénoncer les graves atteintes à l’environnement et aux droits humains causés par l’exploitation pétrolière. Vingt ans plus tard, la situation est tout aussi désastreuse. Quadrillé d’oléoducs et de forages pétroliers, le delta du Niger est dans un piteux état. L’eau, les sols, l’air sont sévèrement pollués. L’espérance de vie n’y dépasse pas 40 ans. La multinationale Shell, très présente, est l’une des principales responsables de cette situation. Ce qui lui vaut une nomination au prix Pinocchio, qui pointe les mauvaises pratiques des multinationales.

« Nous sommes dans l’enfer de la pauvreté. La croissance des plantes et des animaux est stoppée. Les poissons sont morts. » Ce témoignage, recueilli en avril 2008 par l’ONG Amnesty international résume le cauchemar quotidien des habitants du delta du Niger, première région productrice de pétrole en Afrique. Dans cette vaste zone humide, qui abritait autrefois une biodiversité fabuleuse, vivent plus de 30 millions de personnes, sommées de cohabiter avec les oléoducs, puits et autres installations pétrolières qui façonnent désormais la région. « Les déversements pétroliers ont un impact dévastateur sur les champs, les forêts et la pêche, dont les habitants du delta du Niger dépendent pour se nourrir et pour vivre. Toute personne qui se rend sur ces sites peut voir et sentir par elle-même à quel point la pollution imbibe ces terres », rapporte Mark Dummett, spécialiste de la responsabilité des entreprises en matière de droits humains à Amnesty International.

 

75% de la population n’a pas accès à l’eau potable

Il y a quatre ans, en août 2011, une étude scientifique réalisée sous l’égide du programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) dans l’Ogoniland, un territoire du delta du Niger, avait souligné que la pollution y était telle que sa restauration environnementale nécessiterait le nettoyage de pétrole le plus vaste et le plus long jamais réalisé dans le monde, pendant au moins 30 ans. Aux graves problèmes sanitaires causés par la contamination massive des sols et de l’eau du delta, s’ajoutent les conflits et la violence généralisée suscités par la présence de l’industrie pétrolière. L’espérance de vie des habitants plafonne à 40 ans ! Expropriées de leurs terres par les gouvernements nigérians, les populations locales n’ont jamais pu bénéficier des retombées économiques gigantesques de la manne pétrolière. 75 % de la population n’a même pas accès à l’eau potable.

Tandis que des millions de Nigérians survivent ainsi dans la misère, Shell – la plus grande compagnie pétrolière internationale présente sur place – engrange les profits : 13 milliards d’euros de bénéfice net en 2014. Au Nigeria, l’entreprise anglo-néerlandaise gère environ 50 champs de pétrole et 5 000 kilomètres d’oléoducs, pour la plupart vieillissants et mal entretenus. Selon les chiffres du géant pétrolier, plus de 1500 fuites d’hydrocarbures ont eu lieu depuis 2007. Mais les chiffres réels sont sans doute bien plus élevés.

C’est pour avoir dénoncé ce scandale que l’écrivain Ken Saro-Wiwa a été pendu, avec huit autres militants, le 10 novembre 1995, sur ordre du régime militaire de l’époque [1]. Originaire de la minorité Ogoni, très affectée par l’exploitation pétrolière, Ken Saro-Wiwa dénonçait les pollutions, terribles, qui régnaient dans le delta du Niger. Il protestait aussi contre les spoliations dont étaient victimes les populations locales, réclamant des réparations au gouvernement, mais aussi aux compagnies pétrolières, Shell en particulier, qu’il accusait d’être co-responsable du dépérissement de son peuple. Leader du mouvement pour la survie du peuple Ogoni (Mosop), il finit même par obtenir le départ de Shell et des autres multinationales pétrolières de l’Ogoniland.

 

Shell refuse de dépolluer le delta

20 ans plus tard, cependant, la situation sociale et environnementale n’a pas évolué. La pollution continue de sévir et Shell refuse de payer quoi que ce soit. Le 3 novembre dernier, un rapport publié par Amnesty International et le Centre pour l’environnement, les droits humains et le développement (CEHRD) souligne que le géant pétrolier n’a nettoyé aucune des zones lourdement polluées du delta du Niger, contrairement à ce qu’affirme sa direction. « Shell n’ayant pas correctement nettoyé la pollution engendrée par ses oléoducs et ses puits, des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants sont exposés à la contamination des terres, de l’eau et de l’air, parfois pendant des années voire des décennies », dénonce Mark Dummett.

Shell continue de recourir au « torchage » du gaz partout dans le pays, malgré les nombreuses lois adoptées au Nigeria pour interdire la pratique. Le « torchage », qui consiste à brûler le gaz qui s’échappe des puits de pétrole est à la fois un gâchis et une source sévère de pollution de l’air, de pollution sonore et de gaz à effet de serre (lire aussi cet article). Le rapport d’Amnesty international et du CEHRD dénonce aussi l’incapacité du gouvernement du Nigeria à réglementer l’industrie pétrolière : « Son garde-fou, l’Agence nationale pour la détection et la réaction aux déversements accidentels de pétrole (Nosdra), manque de ressources et continue de délivrer des certificats de dépollution pour des zones qui sont visiblement polluées par du pétrole brut ». Les collusions entre pouvoir nigérian et industrie pétrolière étaient déjà dénoncées par Ken Saro-Wiwa et ses alliés.

 

Des dédommagements sans rapport avec les dégâts causés

Suite au meurtres des militants écologistes en 1995, plusieurs procédures judiciaires ont été intentées aux États-Unis contre Shell, pour son implication dans les violations des droits humains au Nigeria. En 2009, l’entreprise conclut un accord à l’amiable avec des militants Ogoni, acceptant de payer plus de 15 millions de dollars (13,4 millions d’euros) de compensation [2]. Une autre tentative d’obtenir justice fut brisée nette par un jugement de la Cour suprême des États-Unis en 2013, suite à un intense lobbying de Shell, des lobbies économiques et même du gouvernement britannique. La Cour suprême a déclaré que la Justice américaine n’était pas compétente pour statuer sur des délits commis hors du territoire américain [3].

Une procédure contre Shell est également en cours aux Pays-Bas, et une autre poursuite judiciaire au Royaume-Uni a débouché sur l’octroi d’une compensation de 55 millions de livres (76 millions d’euros) à des paysans et des pêcheurs de la région de Bodo, dans l’Ogoniland, dont les moyens de subsistance avaient été détruits par deux fuites de pétrole.

Les réparations concédées par Shell paraissent ridicules au regard de ce qui serait nécessaire de débourser pour rendre la région à nouveau vivable. En 2011, les Nations unies avaient estimé qu’il faudrait au moins 700 millions d’euros pour commencer à dépolluer l’Ogoniland. Et sans doute 10 fois plus pour dépolluer la région du delta du Niger dans son ensemble. L’impunité dont continue à bénéficier Shell face aux drames quotidiens que vivent les populations nigérianes à cause de l’extraction pétrolière vaut à la multinationale une nomination au Prix Pinocchio du climat. Les votes sont ouverts jusqu’au 2 décembre.

Nolwenn Weiler

- Les Prix Pinocchio du climat sont organisés par les Amis de la terre France, les Amis de la terre Europe, l’ONG Peuples solidaires, Corporate Europe Observatory et le programme Une seule planète du Centre de recherche et d’informations pour le développement (CRID). Basta ! et l’Observatoire des multinationales en sont partenaires médias, avec Radio Mundo Real, la radio des Amis de la terre monde. La cérémonie et l’annonce des résultats auront lieu le 3 décembre.

— 
Photo : Friends of the Earth.

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 16:31

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Géopolitique

COP21 : des négociations dans un sale climat

par

 

 

 

La conférence internationale sur le climat à Paris – la COP21 – sera maintenue malgré les attentats du 13 novembre. Mais au fait, où en est-on depuis vingt ans de négociations internationales ? Le bilan est catastrophique : les émissions de gaz à effet de serre ont explosé, atteignant un record en 2013. « L’alerte scientifique n’a jamais suffi à déclencher l’action », explique l’historienne des sciences Amy Dahan, qui décortique les arènes des négociations où s’entremêlent intérêts électoraux, enjeux économiques et géopolitiques. L’objectif serait d’arriver à zéro émission. Mais de cela on ne discutera pas lors des prochaines négociations. Dès lors, que peut-on attendre de cette COP21 ? Entretien.

 

Basta ! : À quelques semaines de la COP 21, environ 146 pays ont présenté leur feuille de route. Ces contributions volontaires nationales, qui ne sont que des promesses, ne permettent pas de contenir l’augmentation de la température en deçà de l’objectif des 2° C par rapport à la période préindustrielle. Comment expliquer ces atermoiements alors que l’urgence climatique ne fait plus de doute ?

Amy Dahan [1] : Ces atermoiements ne me surprennent absolument pas. Ils sont dans la continuation des problèmes géopolitiques qui se sont exprimés depuis une vingtaine d’années. L’alerte scientifique sur la dégradation du climat et les bouleversements prévisibles n’ont jamais suffi à déclencher l’action. Le problème climatique n’est pas seulement un problème environnemental : il est aussi économique, géopolitique, de civilisation. Il y a des conflits très forts entre toutes ces dimensions du problème, les pays ont des intérêts. La plupart des grandes puissances du monde – États-Unis, pays producteurs de pétrole, puissances émergentes – ne sont pas prêtes à prendre aujourd’hui des engagements plus ambitieux et à aller plus loin.

 

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et président de la COP 21, a réaffirmé qu’un accord sur les 2° C est indispensable, au risque, sinon, que notre planète devienne « invivable »...

Laurent Fabius fait le job, c’est son rôle. Mais nous faisons face, depuis des années, à un « schisme de réalité », à une disjonction fondamentale entre les discours et les actes. Nous avons, d’un côté, une gouvernance onusienne, lente, qui déclare traiter le problème et le contrôler. De l’autre, la réalité du monde globalisé avec une explosion des émissions de gaz à effet de serre depuis 20 ans [2] !

Un des aspects très importants de ce schisme, c’est « l’enclavement du climat » : la Conférence des parties (COP) est présentée comme l’instance où le problème du climat va être traité et gouverné. Or des décisions impactant le climat sont prises dans toutes les instances internationales, que ce soit l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et les traités sur le commerce, le G8, le G20, le Fonds monétaire international (FMI) ou d’autres. On y traite des problèmes de développement, des choix stratégiques sur l’agriculture intensive, de l’industrialisation, des forages, de croissance gigantesque de trafic aérien... Des décisions contraires aux intérêts du climat, qui ne relèvent pas de la gouvernance onusienne [3].

 

Qu’est-ce qui freine le passage à l’action des pays ?

Il y a évidemment beaucoup de facteurs. Certains pays, par exemple, vont plus loin sur leur territoire que ce qu’ils acceptent de signer à l’échelle internationale. À l’exemple de la Chine, qui, après l’échec retentissant de la conférence de Copenhague en 2009, a initié un plan climat assez sérieux et un plan d’investissement important dans les énergies renouvelables. On pourrait souhaiter que ces actions soient beaucoup plus fortes, mais elles sont déjà perceptibles et réelles. Néanmoins, la Chine ne veut pas s’engager pour la COP 21 à davantage qu’un « pic » de ses émissions à l’horizon 2030, sans préciser à quelle hauteur !

Pourquoi cette différence ? Parce que la Chine, comme de nombreux pays, ne veut pas se lier les mains pour vingt ans dans un contexte économique international qu’elle ne maîtrise pas. Les politiques, les gouvernements, sont élus pour de courts mandats, ce qui empêche la prise en charge des problèmes planétaires de très longue durée.

 

Réduire les émissions pour rester en dessous des 2° C d’augmentation de température, qu’est-ce que cela implique pour les pays développés ?

En l’état, dans le texte de la COP 21, les pays ne s’engagent pas sur les 2° C. Ce seuil décidé à Copenhague est devenu un peu symbolique, et je n’y accorde pas une importance excessive. Car, dans la situation où nous sommes, du fait de la fourchette d’incertitude des modèles, on ne sait pas exactement à quoi correspondent les 2° C, ni à quelle augmentation de température on arrivera si on double les émissions. Certains pays n’ont pas encore donné leur « contribution volontaire nationale » en prévision de la COP, d’autres restent très imprécis... Dire que nous allons vers une augmentation de 2,7° C à 2,9° C d’ici la fin du siècle, alors même que nous ne connaissons par les engagements de tous les pays ni leurs modes de calcul, c’est n’importe quoi ! On n’en sait rien. Comment penser que l’on pourrait, avec les chiffres annoncés, avoir une vision d’aujourd’hui à 2100 ?

L’objectif serait de dire : Il faut arriver à zéro émission ! Évidemment, les pays qui vivent de la production de pétrole, de charbon ou de gaz, comme la Russie, le Canada ou les monarchies du Golfe, ne veulent absolument pas en entendre parler. On ne discute pas du processus de transformation, de ses aspects concrets et de son ampleur. Prétendre qu’il y aura, dès la COP 21, une préfiguration de toute cette transformation n’est pas possible. Ou alors on n’a pas pris conscience de ce qu’il faut faire. C’est tellement énorme que ça ne peut pas se décider là, il faudra des étapes intermédiaires. Ce qui est important, c’est qu’il y ait des objectifs les plus ambitieux possibles pour les quinze années qui viennent, que l’on puisse scruter très précisément ce que font les pays. C’est pour cela que j’accorde une très grande importance au processus de révision des clauses et de l’accroissement des ambitions tous les cinq ans.

 

Comment peut-on contraindre les pays qui ne respectent pas leurs objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre ? Aucune sanction n’a par exemple été prise contre les États-Unis, qui n’ont jamais ratifié le protocole de Kyoto entré en vigueur en 2005...

Le caractère contraignant est fictif, car il n’existe pas, pour le moment, de droit international contraignant de l’environnement. Nous n’allons pas faire la guerre à des pays qui ne remplissent pas leurs objectifs ! Nous n’en sommes en tout cas pas là, pour le moment. Le Canada s’est retiré du protocole de Kyoto, et il ne s’est rien passé. Il faut des pressions morales, que les sociétés civiles s’expriment... La plupart des pays ne sont pas aujourd’hui très volontaires. Vouloir que les engagements soient contraignants a conduit, de fait, à réduire les ambitions.

Il faut quand même regarder la situation géopolitique. Les émissions de l’Europe sont encore trop élevées, mais ne représentent « que » 11 % des émissions mondiales. L’Union européenne doit montrer l’exemple. Et les États-Unis ? Les négociations de décembre sont contraintes par le fait que le Sénat américain ne ratifiera rien. On propose donc un texte que le Sénat américain ne bloquera pas. La gouvernance du climat est une gouvernance géopolitique, ce n’est pas une révolution.

 

Les discussions sont vives autour de la Chine, premier émetteur mondial de gaz à effet de serre, et de l’Inde, troisième émetteur. Comment l’Europe se positionne-t-elle, alors même qu’elle participe aux émissions chinoises et indiennes en délocalisant la production de biens et services dans ces territoires [4] ?

Aujourd’hui, quatre cents millions de personnes en Inde n’ont pas accès à l’électricité. L’Inde veut se développer, personne ne peut le lui refuser. Et sa ressource principale est le charbon. Nous avons une responsabilité historique envers ces pays. Il faut leur donner les moyens de se tourner vers les énergies renouvelables. Les questions de transferts technologiques et financiers ne sont pas une petite affaire : si les négociations capotent, ce sera là-dessus.

La taxe carbone a disparu de la discussion. Les marchés des permis d’émissions – l’idée de compensation – ont été si mal conceptualisés qu’on les a fait disparaître. Pourtant, si on ne pénalise pas ceux qui polluent, comment voulez-vous dégager des moyens pour soutenir la « décarbonisation » mondiale et l’adaptation au changement climatique dans les pays pauvres ? Alors qu’on n’arrive même pas à trouver 100 milliards de dollars pour le Fonds vert pour les pays les plus vulnérables [5] ? Comment va-t-on l’abonder si ce n’est par des taxes ? L’économiste Christian de Perthuis montre, par exemple, que si une taxe carbone à vingt euros la tonne était appliquée aux États-Unis, en Europe et en Chine, on dégagerait 500 milliards d’euros par an [6] !

 

La gouvernance onusienne présente-t-elle quand même un intérêt ?

C’est une instance parmi tant d’autres, faut-il la faire exploser, la sauvegarder à tout prix ou la transformer ? Aujourd’hui, aucun acteur, pas même les ONG, ne dira qu’il faut supprimer la gouvernance onusienne, car les pays pauvres y sont trop attachés. C’est une des très rares arènes dans lesquelles ils peuvent s’exprimer, exister. Ce qui s’est passé à la conférence de Cancun (Mexique) en 2010 le confirme : tout le monde pensait qu’on allait abandonner cette gouvernance, on avait tellement failli à Copenhague. Mais la présidente mexicaine de la COP s’est battue pendant un an, et cela a été l’euphorie dans les pays en développement qui ont sauvé le processus.

Sa survie est donc garantie aujourd’hui, mais il faut la transformer. Le fait que de nouveaux acteurs – les villes et les élus locaux – entrent dans le processus cette année y participe. Le climat doit être gouverné à toutes les échelles : des acteurs plus dynamiques que d’autres et des expériences peuvent faire boule de neige et être bénéfiques à d’autres niveaux.

 

L’ONU ne peut toutefois rester l’instance unique de traitement du problème, expliquez-vous. Il faut « repolitiser les enjeux » et « changer de direction ». Qu’entendez-vous par là ?

Repolitiser les enjeux, c’est accepter qu’il y a des ennemis du climat, et les considérer en tant que tels. Pendant longtemps, les États-Unis ont constitué la principale force obstructrice des négociations. Aujourd’hui, c’est au tour de l’Arabie Saoudite, de la Russie et de quelques autres. Il faut prendre acte, les désigner. Il est de même évident que la baisse actuelle du prix du pétrole, si elle arrange les pays européens, est très mauvaise pour les investissements dans les énergies renouvelables et dans la transition énergétique. On doit en discuter.

Il s’agit aussi de pointer le double discours de l’Agence internationale de l’énergie, qui, d’un côté, reprend les alertes du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), et, de l’autre, encourage les pays à investir dans les énergies fossiles pour assurer leur sécurité énergétique. Les questions énergétiques doivent être mises au centre des débats : que faire des réserves d’énergie fossile restantes ? Comment réduire et finalement supprimer les subventions aux énergies fossiles ? Politiser l’énergie, c’est également inclure la protection de l’environnement dans les règles de l’OMC. C’est relancer le débat à toutes les échelles de nos modes de production, de consommation, d’échanges. 

 

Propos recueillis par Sophie Chapelle

 

 

A lire : Stefan C. Aykut, Amy Dahan, Gouverner le climat ? 20 ans de négociations internationale, éditions Les presses de Sciences, 2015. Pour le commander dans une librairie proche de chez vous, rendez-vous sur La librairie.com.

Photo de une : Oxfam / CC FlickR

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notes

[1Amy Dahan est historienne et sociologue des sciences, directrice de recherche émérite au CNRS (Centre Alexandre Koyré, CNRS-EHESS).

[2Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ont atteint un niveau record en 2013. Source.

[3La notion de « gouvernance » renvoie, en science politique, au fait de « gouverner sans gouvernement », c’est-à-dire à des situations caractérisées par des négociations complexes et multi-échelles entre administrations, parties prenantes et acteurs de la société civile (définition extraite du livre Gouverner le climat ? 20 ans de négociations internationales, co-écrit par S. Aykut et A. Dahan, éditions Les presses de Sciences Po, 2015).

[4Le mode de calcul des Nations unies ne tient pas compte de la délocalisation de la production de biens et services, et recense uniquement les émissions sur le territoire national. Si l’on considère les émissions territoriales, la Chine a été le premier émetteur en 2008, devant les États-Unis, l’Inde, la Russie et le Japon. Si l’on tient compte de la consommation, les États-Unis sont en tête devant la Chine, l’Inde, le Japon et la Russie. Source.

[5Le Fonds vert pour le climat, lancé en 2011 à Durban (Afrique du Sud), doit être abondé à hauteur de 100 milliards de dollars par an, d’ici à 2020, par les pays les plus avancés. Ce fonds doit permettre de mettre en place des projets pour combattre les effets des changements climatiques dans les pays les plus vulnérables.

[6Exemple tiré de l’ouvrage Le climat, à quel prix ? La négociation climatique, de Christian de Perthuis et Raphael Trotignon (éditions Odile Jacob, août 2015).

 

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 18:59

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

Jardin partagé, ressourcerie et insertion : quand l’écologie aide aussi à mieux vivre

 

16 novembre 2015 / Christelle, Évelyne, Francis, Laurent, Marie-France, Marina et Nathalie
 


 

Comment concilier lutte contre le changement climatique et faibles revenus ? Sept journalistes citoyens de la Maison de l’emploi du Vermandois, dans l’Aisne, ont mené l’enquête, dans le cadre du projet Climat et quartiers populaires.

Cet article a été réalisé par Christelle, Évelyne, Francis, Laurent, Marie-France, Marina et Nathalie, habitants de Bohain (Aisne), dans le cadre d’un atelier média Climat et quartiers populaires organisé avec le Plan local pluriannuel pour l’insertion et l’emploi (Plie) du Vermandois.


-  À Bohain (Aisne) et à Péronne (Somme), reportage

Acheter bio ? Pas possible quand on arrive tout juste à survivre. Et pourtant… Écologie et social peuvent se confondre. La lutte contre le changement climatique n’est pas réservée à une élite. Chacun est concerné, quelles que soient ses ressources. Certaines associations agissent pour l’environnement tout en favorisant le bien-être et l’insertion des habitants des quartiers populaires.

La Maison bleue est une association créée en 2010 dans le quartier défavorisé de la Barburesse, à Bohain-en-Vermandois (Aisne). Son but est d’aider les habitants à vivre mieux tout en faisant des économies. « On s’est rendus compte que certaines mamans du quartier regardaient manger leurs enfants et restaient le ventre vide, faute de pouvoir acheter suffisamment de nourriture », raconte Joëlle Dupont, coordinatrice de l’association.

 

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Joëlle Dupont, coordinatrice de l’association la Maison bleue.

Pour résoudre ces difficultés, un jardin solidaire a été planté en 2011. Des légumes de saison y sont semés, cultivés et récoltés sans produits chimiques. Ils sont arrosés de l’eau de pluie récupérée dans un « arbre de pluie », fabriqué avec des bouteilles en plastique. La décoration du jardin est faite à base d’objets de récupération, transformés en hérissons et autres animaux. De jolies fleurs embaument le quartier.

Des paniers de légumes du jardin sont vendus à petits prix en favorisant les personnes en difficulté, bénéficiaires du RSA et personnes âgées. L’association a écrit un livre de recettes économiques des quatre saisons. « Les légumes de saison sont moins chers, souligne Mme Dupont. On a des rythmes, la nature aussi. Il n’y a pas de logique à faire pousser des courgettes en hiver. À la Maison bleue, on est attentifs à être bien avec soi, avec les autres et avec la nature. » La coordinatrice de l’association fait la chasse au gaspillage : « On a appris à cuisiner les restes. On ne jette rien. » Les déchets sont compostés et servent d’engrais aux cultures.

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Le jardin solidaire de la Maison bleue.

La Maison bleue propose aussi des ateliers de fabrication de produits ménagers économiques et écologiques avec du savon noir, du savon de Marseille, du vinaigre blanc et du bicarbonate de soude, qui ne polluent pas la planète ni les nappes phréatiques. L’association travaille à la création d’un éphéméride perpétuel, avec, chaque jour, des gestes simples pour faire des économies d’eau et d’électricité : couvrir la casserole pour faire bouillir l’eau plus vite, utiliser des réducteurs d’eau ou encore éteindre les lumières inutiles. « Tout cela, parce que les habitants nous ont confié que leur principal problème était les factures difficiles à régler », rapporte Mme Dupont.

Pour les habitants rencontrés, la Maison bleue a vraiment son utilité. « Nous sommes tous impliqués dans l’association, confie Jessica, croisée en bas des HLMMes enfants sont au Centre et mon mari est au jardin. Cette maison pas comme les autres a fait renaître le quartier, tout en invitant les habitants à adopter des gestes écologiques dans leur vie quotidienne. D’autres associations se servent de la protection de l’environnement comme tremplin vers l’emploi.

« Rendre leur dignité aux gens »

Au milieu de nulle part, dans la campagne picarde, se trouve un hangar renfermant de nombreuses richesses : jouets, tondeuses à gazon, livres, écrans plats, ordinateurs, meubles réparés et vendus dans le magasin. Cette caverne d’Ali Baba, c’est la Ressourcerie de Péronne (Somme). Elle est gérée par l’association Artois insertion ressourcerie (AIR) qui a deux autres magasins, à Bapaume et à Ervillers (Pas-de-Calais).

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La Ressourcerie de Péronne.

Créée en 1992, cette association a pour but le recyclage de nombreux objets récoltés soit en porte-à-porte, soit en apport volontaire grâce à des partenariats avec les collectivités territoriales et des entreprises locales. Le tri, les réparations et la revalorisation sont effectués par une cinquantaine de salariés en parcours d’insertion. « L’objectif est de rendre leur dignité aux gens qui travaillent en insertion, de permettre aux gens de s’équiper à moindre coût, tout en ayant un réel impact sur l’environnement en favorisant le recyclage plutôt que l’enfouissement », explique Vincent Baralle, directeur de l’association. En 2014, l’association a valorisé 93 % des 594 tonnes de déchets récoltés en Picardie .

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Vincent Baralle, directeur de l’association Artois insertion ressourcerie.

Chose surprenante, ni Mme Dupont ni M. Baralle ne mettent en avant les bienfaits de leurs activités sur le climat et l’environnement. Pour eux, c’est l’humain qui prime. Parce que les publics auxquels ils s’adressent polluent peu : peu d’entre eux ont un véhicule, ils surveillent de près leurs dépenses énergétiques et n’ont pas les moyens de gaspiller. Ces rencontres témoignent de l’injustice climatique que subissent les habitants des quartiers populaires : ils sont les premières victimes du changement climatique, sans en être les principaux responsables...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

 

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