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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 19:55

 

Source : http://www.ladepeche.fr

 

 

Le vote écolo au plus haut autour de Sivens

Elections régionales - Régionales

 

 

Gérard Onesta s'est opposé au barrage de Sivens./ Photo DDM, P.G.

Gérard Onesta s'est opposé au barrage de Sivens./ Photo DDM, P.G.

 

 

En donnant 30 % de ses voix en faveur de la liste écologiste Front de gauche «Nouveau Monde», la commune de Vaour est à contre-courant de la vague bleu marine qui a déferlé sur les territoires ruraux du Tarn. La liste de Gérard Onesta arrive en deuxième position derrière Carole Delga (33,64 %) et devance largement la liste FN (20 %).

Ce résultat favorable à la liste écologiste est un cas isolé. Le Tarn, marqué par une poussée frontiste, est loin d'avoir été le département le plus vert de la grande région lors de ce premier tour avec un score de 9,61 %.

Néanmoins, au nord-ouest du Tarn, dans cette zone marquée par l'affrontement autour du projet de barrage de Sivens, «Nouveau monde» a réalisé des résultats à deux chiffres.

C'est notamment le cas pour le canton «Vignobles et bastides» avec un 13,43 % des voix. À Lisle- sur-Tarn, commune de Sivens, la liste écologiste obtient 11,64 % des voix ; à Castelnau-de -Montmiral, elle est au coude à coude avec la liste socialiste (15,87 %) ; à Puycelsi, elle atteint les 18,75 % et 17,41 à Salvagnac, talonnant les Républicains ; à Rabastens, elle obtient 12,78 %. Même à Gaillac, aidée par l'ancrage du Front de gauche, elle réalise un score de 11,73 %.

Au cœur de la tourmente autour du barrage de Sivens, ses défenseurs vilipendaient «ces écologistes qui n'étaient même pas d'ici».

Les résultats des régionales laissent à penser que les citoyens soucieux de l'environnement vivent et votent aussi ici.

 

 

Source : http://www.ladepeche.fr

 

 

 

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 19:47

 

Source : http://www.actu-environnement.com

 

 

La Commission européenne autorise deux OGM de la société Monsanto

Agriculture  |    |  Laurent Radisson
 

 

 

Par deux décisions publiées ce mardi 8 décembre, la Commission européenne autorise la mise sur le marché de deux maïs génétiquement modifiés supplémentaires dans l'UE.

Il s'agit des maïs NK603 x T25 et MON 87427 produits par la société Monsanto. L'autorisation porte sur la mise sur le marché de produits contenant ces OGM et destinés à l'alimentation humaine ou animale, ou à toute autre utilisation différente de la mise en culture. L'autorisation est donnée pour une période de dix ans.

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) avait émis des avis favorables sur ces demandes d'autorisation en juin et juillet derniers. La Commission avait lancé dans la foulée des consultations publiques sur ces projets d'autorisation.

Il s'agit de deux maïs tolérants aux herbicides contenant du glyphosate, substance active utilisée notamment dans le RoundUp commercialisé également par Monsanto. Le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) a classé le glyphosate "cancérogène probable pour l'homme" en mars 2015, mais s'est vu contredire par l'Efsa par un avis publié le 12 novembre dernier.

Dans une résolution adoptée le 1er décembre, la commission environnement du Parlement européen demandait à la Commission de ne pas autoriser le maïs NK 603 x T25. Elle réclamait également une suspension des autorisations d'aliments génétiquement modifiés à destination humaine et animale, tant que la procédure actuelle n'aurait pas été améliorée.

© Tous droits réservés Actu-Environnement Reproduction interdite sauf accord de l'Éditeur

 

 

Source : http://www.actu-environnement.com

 

 

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Published by democratie-reelle-nimes - dans OGM Alertes- Ce que vous devriez savoir
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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 19:29

 

Source : http://cadtm.org

 

 

Que s’est-il passé de positif en novembre 2015 ?

8 décembre par Bonnes nouvelles

 

 

 

 

La célèbre expression de Margaret Thatcher « TINA » (There Is No Alternative) est tout sauf vraie. Partout sur la planète, des alternatives sociales, économiques, démocratiques et écologiques se mettent en place. Partout dans le monde, des hommes et des femmes refusent et combattent l’injustice. Certains de ces combats mènent à des victoires.

Le site BONNES NOUVELLES poursuit l’objectif de rendre visibles ces petites et grandes victoires qui, bien que partielles et insuffisantes, nous aident à rompre avec le fatalisme et constituent des sources d’inspiration pour nos actions individuelles et collectives.

L’équipe de Bonnes Nouvelles : Kelly, Philippe, Vanessa, Brieuc, Jeanne-Marie, Hélène, Caroline, Dominique & Olivier

 

Le courage politique, ça existe !

  • La Californie adopte une loi sur l’égalité de salaire Lire
  • Le Parlement européen adopte une résolution pour protéger Edward Snowden Lire
  • Au 1er janvier 2017, les communes n’auront plus le droit d’utiliser de pesticides Lire
  • L’Uruguay rejette la corporatocratie mondiale Lire
  • Madrid résilie ses contrats avec Fitch et Standard & Poor’s Lire

 

C’est la lutte sociale qui paie

  • Victoire du mouvement paysan dans sa lutte pour la reconnaissance de ses droits à l’ONU Lire
  • Victoire contre la méningite A en Afrique Lire
  • Syngenta condamnée suite à la mort d’un paysan sans terre Lire

 

Le droit comme instrument de lutte

  • Vie privée : la justice belge fait plier Facebook Lire
  • Les pommes françaises sont bien empoisonnées aux pesticides, la justice donne raison à Greenpeace Lire
  • Fini la muselière pour Médor, le journal retrouve sa liberté Lire

 

Reconnaître ses erreurs

  • Les coupures d’eau sont officiellement interdites Lire
  • Le président gambien décrète l’interdiction immédiate de l’excision Lire

 

Seuls contre tous

  • La désobéissance civile reconnue par le verdict du procès des bomspotters Lire
  • Un détournement massif de pubs pour dénoncer ces « faux » sponsors de la COP21 Lire

 

 

 

Auteur

 

Bonnes nouvelles

La célèbre expression de Margaret Thatcher « TINA » (There Is No Alternative) est tout sauf vraie. Partout sur la planète, des alternatives sociales, économiques, démocratiques et écologiques se mettent en place. Partout dans le monde, des hommes et des femmes refusent et combattent l’injustice.
www.bonnes-nouvelles.be

 

Autres articles en français de Bonnes nouvelles (6)

 

 

Source : http://cadtm.org

 

 

 

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 18:28

 

Source : https://blogs.mediapart.fr/raoul-marc-jennar

 

 

Les 23 millions qu’on n’écoute pas

 
 
En quoi, aujourd’hui, PS et LR diffèrent-ils dès lors qu’il s’agit de politiques économiques et sociales, d’emploi, de la place des services publics, du droit du travail, de l’âge de la retraite, de la mise en concurrence des établissements scolaires et hospitaliers, de l’application des directives et traités de l’UE, de l’adhésion à l’OTAN, du soutien à des traités de libre-échange ?

 Dimanche, ils étaient 21 941 750  à s’être abstenus. 526 595 ont choisi de voter blanc et il y a eu 347 111 votes nuls (chiffres du Ministère de l’Intérieur le 7/12). Cela représente plus de 54% des électeurs inscrits. Plus de la moitié du corps électoral de la nation. Que la classe politique et médiatique  traite avec mépris.

On s’interroge – trop peu et trop superficiellement – sur trois ou quatre motivations du vote FN. Mais aucune interrogation sur les abstentions et les votes blancs, sur ce rejet massif d’un système politique et d’une classe politique qui n’inspirent plus confiance. Pire, aucune interrogation sérieuse sur la conviction, partagée par des millions de citoyens, qu’il ne sert à rien de voter, qu’il n’est plus  possible d’orienter le cours des choses. Ils sont des millions à avoir compris que leur sort ne se débat plus  sur l’agora, mais dans les conseils d’administration des firmes privées et dans des négociations européennes et internationales sur lesquelles ils n’ont aucune prise.

Des centaines de fois, au cours de mes conférences, j’ai entendu dire : « en 2005, nous avons été une majorité à donner une opinion précise sur l’Union européenne et vous savez ce qu’on en a fait. A quoi bon encore aller voter ? ». Depuis 2012, les 18 millions d’électeurs de Hollande assistent, consternés, à la mise en œuvre des choix de Sarkozy par les parlementaires PS qu’ils ont élus. Ils voient que c’est aux attentes du MEDEF que répond le gouvernement soutenu par ces mêmes parlementaires PS. En 2012, Hollande n’avait pas annoncé qu’il ferait la politique voulue par le MEDEF. Le PS n’avait pas annoncé qu’il renonçait à se battre pour la justice sociale. Il n’avait pas annoncé qu’il adhérait sans réserve aux politiques ultra-libérales de l’Union européenne.  Il n’avait pas prévenu qu’il ferait appel pour gouverner à une multitude de conseillers porteurs des idées de droite. Il n’était pas dit que le grand vaincu des primaires PS deviendrait le « chef de la majorité ».

En quoi, aujourd’hui, PS et LR diffèrent-ils dès lors qu’il s’agit de politiques économiques et sociales, d’emploi, de la place des services publics, du droit du travail, de l’âge de la retraite, de la mise en concurrence des établissements scolaires et hospitaliers, de l’application des directives et traités de l’UE, de l’adhésion à l’OTAN, du soutien à des traités de transfert du pouvoir au secteur privé comme l’accord UE-Canada, comme le projet UE-USA, comme la négociation de l’accord sur le commerce des services ? En quoi diffèrent-ils dès lors qu’il s’agit de démanteler les avancées du programme du Conseil National de la Résistance ? En quoi diffèrent-ils dès lors qu’il s’agit de mettre fin à un Etat régulateur et re-distributeur ? De Jospin à Hollande, de Chirac à Sarkozy, on a vu la mise en œuvre des mêmes politiques.

Quand ceux qui se prétendent socialistes font la politique du patronat, quand ceux qui se prétendent gaullistes soumettent la France aux diktats de Bruxelles et de Washington, qui prendre encore au sérieux ? Quand l’alternance se réduit à un changement de personnes et de paroles, pour se concrétiser par des politiques identiques, où est le choix ? Il n’y a plus de choix, si ce n’est celui de la colère ou de l’abstention.

Les électeurs du PS ont fait comprendre leur désarroi aux municipales, aux européennes, aux départementales. Mais pas un seul instant, le PS ne s’est remis en question. Il avait déjà refusé de le faire en 2002. Il persiste après chaque scrutin où il encaisse une défaite majeure. Il a toujours raison. Son autisme s’applique à son propre électorat. Par contre, il est tout ouïe  pour les attentes des banquiers et des hommes d’affaires.

Alors, si on les juge à leurs œuvres et non à leurs promesses, quelle différence entre un Bartolone ou une Pécresse, en Ile de France, entre un Queyranne ou un Wauquiez en Auvergne-Rhône-Alpes, entre une Delga ou un Reynié en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, etc, etc… ?

 Dimanche, je ne m’abstiendrai pas. Je respecte trop cette immense conquête démocratique qu’est le suffrage universel. Je voterai blanc pour manifester mon rejet total d’une caste de gens qui font carrière plutôt que servir, qui sont plus obsédés par occuper le pouvoir selon les vœux du MEDEF qu’à l’exercer selon les convictions proclamées, qui vident le droit de vote de toute influence réelle et poussent les gens qui veulent encore se faire entendre à voter FN.

Raoul Marc JENNAR

 

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Source : https://blogs.mediapart.fr/raoul-marc-jennar

 

 

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 18:13

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Intelligence du Coran

8 décembre 2015 | Par Antoine Perraud
 
 
 

Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, après avoir pisté les origines du christianisme, se soucient du Coran dans une nouvelle série documentaire diffusée les 8, 9 et 10 décembre sur Arte. Recul critique et contextualisation : belle pierre dans le jardin des fanatismes...

Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, Prieur et Mordillat… Voilà vingt-deux ans que, de temps à autre, ces deux pur-sang trotteurs français œuvrent côte à côte : sous un joug d’épaule (l’audiovisuel), ou bien sous un joug de tête (le livre). Ils se font paire de bœufs, histoire de tracer leur sillon au nom de la transmission.

 

Leur coup d’essai – qui fut leur coup de maître – remonte donc à 1993. Un documentaire parmi les plus beaux, en forme de ronde poétique absolue : La Véritable Histoire d’Artaud le Momo (cliquer ici pour découvrir la séquence, exceptionnelle, avec Henri Pichette). Une fiction l’accompagnait : En compagnie d’Antonin Artaud, avec Sami Frey dans le rôle du Mage foudroyé. Ensuite, il y eut Paddy en 1999 : Mordillat et Prieur adaptèrent pour le cinéma, avec Julie Gayet dans le rôle titre, un roman du trop méconnu Henri Thomas.

 

Cependant, leur chef-d’œuvre de passeurs exigeants, investis dans les textes mais un brin décalés, furent bien, pour Arte : Corpus Christi (1998, douze épisodes), L’Origine du christianisme (2003, dix épisodes) et L’Apocalypse (2008, douze épisodes – nous en avions à l'époque rendu compte dans Mediapart, cf. « Lire aussi »).

 

Une telle approche, à même d’élargir le cercle des initiés comme la nature des questionnements, avait suscité quelques résistances. Pinaillage amer d’un ou deux savants isolés dans leur tour d’ivoire, contre une forme de partage culturel qui les dépossède de leur aura de Pythie des grimoires. Rage, surtout, des traditionalistes de tout poil, qu’insupporte une telle promotion de l’histoire critique osant considérer le sacré tel un champ de fouilles propice à l’archéologie du savoir. « ¡No pasarán! », semblèrent alors glapir les héritiers du franquisme et de la pensée fascisante, prompts à monter au créneau contre Mordillat et Prieur traités en démolisseurs sataniques, ainsi qu'en témoigne cet entretien mené par l’ancien pilier de Saint-Nicolas-du-Chardonnet Guillaume de Tanouärm.

 

Or voici que notre attelage d’exégètes cathodiques, toujours pour la chaîne culturelle européenne, se tourne vers le Coran. Le contextualiser, le dégager du littéralisme. Après avoir été traités de blasphémateurs sacrilèges par des lefebvristes bouillonnants, le duo subira-t-il quelque fatwa d’islamistes de service, tant semble résonner sur la planète un fâcheux mot d’ordre : intégristes de tous les pays, unissez-vous ?!...

 

 

Cette fois encore les furieux devraient demeurer ultra minoritaires et en être pour leurs frais, tant la forme et le fond allient rigueur et audace, au service d’un questionnement du Coran aux allures d’un thriller parcouru de frissons herméneutiques. Il y a vingt-six spécialistes (dont quatre femmes), de Al-Azmeh (Aziz) à Zellentin (Holger) – voir ici leur visage accompagné d’une brève présentation. Ils sont filmés dans des espaces clos similaires sans pour autant, comme en certains documentaires britanniques, sembler prisonniers d’un décor trop conforme : chacun garde sa personnalité, son profil, ses postures, sa gestuelle voire sa patte d’enfer. Au point de former une distribution, sinon une troupe, et de pousser le téléspectateur à se choisir des « acteurs » principaux dont il attend le retour à l’écran – notre tiercé gagnant : Dominique Cerbelaud de l’abbaye dominicaine Notre-Dame de Boscodon dans les Hautes-Alpes, Emran El-Badawi de l’université de Houston et Shawkat Toorawa de l’université Cornell.

 

Les auteurs n’ont pas voulu nous livrer leur préférence. Ils préfèrent insister sur le propos de l’un des savants interrogés, Mohammad Ali Amir-Moezzi (École pratique des hautes études), auteur notamment du Dictionnaire du Coran, qui affirma, lors d’une avant-première à la BNF, qu’il s’agit bien là d’un « travail de salubrité publique ». Gérard Mordillat et Jérôme Prieur confient à Mediapart : « Que dire de plus ? Les chercheurs de tradition musulmane qui ont accepté de travailler avec nous ont compris que nous menions le même combat qu'eux pour remettre de l'intelligence, de la critique, du doute là où les fondamentalistes n'ont que simplismes et slogans à imposer. »

 

Cette série comble à elle seule trois lacunes criantes. D'abord, l'ignorance et le désintérêt que l'étude de l'islam suscite en France (le grand historien Claude Cahen, lorsqu'il prit sa retraite de Paris I en 1979, ne fut pas remplacé en tant que tel, si bien que l'histoire de l'islam médiéval disparut alors de l'enseignement en Sorbonne). Ensuite, la perte d'une passion à la fois authentique, pointue et populaire pour la chose textuelle à la télévision française, depuis les émissions de Pierre Dumayet et Robert Bober. Enfin et surtout, la tradition exégétique qui s'est tarie voilà mille ans parmi bien des tenants officiels de l'islam.

 

Aujourd'hui, les religieux conservateurs musulmans craignent-ils le lien entre une exégèse libre donc hardie du Coran et une forme de sécularisation, voire de désislamisation – comme il y eut déchristianisation en Occident ? Réponse de Gérard Mordillat et Jérôme Prieur : « Peut-être. Il y a surtout la crainte des clercs de voir leur pouvoir contesté et leur parole démonétisée. Le monde musulman ne connaît pas de séparation entre l'Église et l'État, mais toutes les tyrannies – qu'elles soient musulmanes ou autres – prospèrent sur l'ignorance des peuples. Si bien que le combat des chercheurs musulmans pour une étude critique des textes s'avère le combat de l'intelligence contre l'obscurantisme : le combat du savant contre la dictature politique et religieuse. »

 

 

Nos auteurs avancent avec une prudence de Sioux. Ils progressent vers le sujet qui fâche par excellence, posé au septième et dernier épisode : qui est l'auteur du Coran ? Dieu, pardi ! Telle est la réponse du dogme musulman – même s'il faudrait déranger le pluriel tant l'islam connaît de variations dans le temps comme dans l'espace. C'est là que certains chercheurs vacillent. On avait vu, dans le premier épisode, le Tunisien Abdelmajid Charfi faire la part des choses selon qu'il représente l'islam ou le pense. On découvre, lors de l'ultime volet sur l'écriture du Coran, le dédoublement auquel se livre, « en tant que croyant et en tant que chercheur », Suleiman Ali Mourad, né à Beyrouth et enseignant dans le Massachusetts – tous ces savants illustrent une géopolitique des études islamiques : trop de spécialistes français devant s'exiler pour échapper à la nécrose, tandis qu'aux États-Unis d'Amérique l'Alma Mater accueille à bras ouverts...

 

« En direction de Jérusalem »

Gérard Mordillat et Jérôme Prieur procèdent à pas de loups. Ils évoquent la complexité du Coran, évitant la véhémence critique, par exemple, d'un Sami Awad Aldeeb Abu-Sahlieh, Palestinien d'origine chrétienne réfugié en Suisse, qui ne s'embarrasse d'aucune précaution à l'oral et dénonce le fatras incohérent du Coran sur son site.

 

Rien de tel dans Jésus et l'islam, qui toujours part du texte et y revient, avec une obsession musicale, chorale, polyphonique : faire commenter des bribes, proposer des interprétations, aboutir à un dialogue à distance – reconstitué mais honnête – entre érudits parfois enclavés dans leur champ disciplinaire. À l'autre bout de la chaîne, le sens commun ne manquera pas de s'étonner : pourquoi Jésus ? Que vient-il faire dans cette galère ? N'est-ce pas encore une vision autocentrée, occidentaliste, judéo-chrétienne que de mêler Jésus à l'islam ? Force sera de constater que dépouillé de son statut de Fils de Dieu – avec les querelles christologiques afférentes sur sa nature divine ou humaine –, débarrassé de la question de l'Incarnation et du dogme de la Trinité, Jésus, dans le Coran, c'est quelqu'un ! Cité plus souvent qu'à son tour, en tout cas que Mahomet...

 

« Il occupe dans le Coran une place que ne tient aucun autre prophète, pas même Moïse qui est le grand modèle de Mahomet, nous précisent, lyriques, Mordillat et Prieur. Cette place singulière qui fait de lui non seulement le Messie mais le nouvel Adam, le Verbe de Dieu ; qui lui accorde une naissance miraculeuse comme dans la tradition chrétienne ; qui le fait parler dès sa naissance montrant en lui l'unique prophète qui reçoit la révélation dès le premier instant ; qui lui accorde des miracles et le fait échapper à la mort sur la croix, n'est pas périphérique dans le Coran mais centrale. Reconnaître à Jésus et à sa mère Marie cette place éminente ne relève donc pas d'un quelconque christo-centrisme mais d'une réalité lisible dans les versets qui leur sont consacrés. Cela ne signifie pas pour autant que l'islam serait un christianisme, mais éclaire son apparition dans un contexte juif, judéo-chrétien et chrétien que l'apologétique musulmane tente de nier mais qui est indiscutable pour la recherche. »

 

 

Mahomet connut le dépit de ne pouvoir convertir les juifs à sa cause, comme plus tard Martin Luther qui en deviendra anti-judaïque. Gérard Mordillat et Jérôme Prieur aident à comprendre comment une querelle circonstancielle à Médine au VIIe siècle devient vérité en forme de chape difficile à soulever dans l'esprit public au XXIe siècle : « De débat en dispute, de leçon en injonction, de polémique en anathème, Mahomet acquerra peu à peu la certitude que les tribus juives ne pourront jamais être ses alliés. »

 

Ici, le livre publié par les auteurs parallèlement à la diffusion de leur série documentaire joue le rôle primordial qui revient à l'écrit : fixer, dans la plénitude, ce qui ne peut que surgir et balbutier à l'oral. Dans Jésus selon Mahomet (Seuil/Arte Éditions), est intégralement cité un passage de Soheib Bencheikh, intellectuel musulman libéral né en 1961 en Arabie saoudite où son père représentait l'Algérie luttant alors pour son indépendance. En 2008, sur l'initiative de l'Institut d'études du judaïsme, il participait à un colloque à l'Université libre de Bruxelles, consacré à la délicate position du judaïsme, coincé entre la théologie chrétienne originelle dite « de substitution » (le christianisme s'instituant « véritable Israël ») et celle musulmane appelée « de falsification ». Selon celle-ci, l'islam, bien qu'apparu plus tard, précéda le judaïsme, dont les fidèles auraient eux-mêmes modifié les textes sacrés afin d'y occulter les allusions supposées à la venue du Prophète Mahomet... 

 

 

Voici ce qu'écrit Soheib Bencheikh dans sa communication citée par Mordillat et Prieur : « Aux premiers temps de l'islam, à l'époque mecquoise, et quelques années durant le vécu du Prophète à Médine, non seulement Mahomet incitait ses disciples à ressembler aux juifs et à imiter leur comportement, mais il cherchait une fraternisation entre eux et les nouveaux croyants d'origine goï. Tous, ensemble, priaient un seul Dieu avec chaleur et ferveur en direction de Jérusalem. L'ambition de cet Arabe était que Sassanides et Byzantins devaient impérativement céder leur place au grand monothéisme renouvelé. Une fois à Médine où le contact est devenu permanent avec de grandes communautés juives, la majorité d'entre elles refusa alors de le suivre, et on peut le comprendre. »

 

Soheib Bencheikh poursuit : « Ce refus s'explique probablement par le fait que le Prophète n'appartenait pas à la lignée davidique. Pire encore, Mahomet n'était ni juif ni même prosélyte. Il ne pouvait faire valoir une filiation avec aucun des patriarches des douze tribus d'Israël. Pour les juifs, la prophétie ainsi que le messianisme ne pouvaient se produire que parmi l'un des leurs, comme en attestent les textes vétérotestamentaires. Le Prophète, surpris puis déçu, revint dans la prière, une révélation à l'appui, en direction de son sanctuaire ancestral de La Mecque. »

 

Au cours des sept épisodes de Jésus et l'islam, durant les extraordinaires explications de textes auxquelles nous sommes conviés, on pressent comme une ombre portée – peut-être davantage à tort qu'à raison en nos temps de surinterprétation. La question mérite cependant d'être posée, comme on lève une hypothèque : dans quelle mesure pèse sur l’islam et ses fidèles le fait d’être la dernière religion révélée, pratiquée par des peuples longtemps colonisés ?

 

 

Jérôme Prieur et Gérard Mordillat Jérôme Prieur et Gérard Mordillat
 

Réponse de Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, aigle à deux têtes aimant à parler d'une seule voix : « Vous soulevez une question purement politique. L'islam devient un marqueur identitaire pour ceux à qui toute identité a longtemps été niée et le discours religieux devient le discours politique. Ce phénomène n'est pas nouveau. Dans le christianisme par exemple, si l'on regarde l'Allemagne au XVIe siècle, on voit comment Luther (soutenant les princes) et Müntzer (soutenant les paysans) ont pu s'affronter, exégèse contre exégèse, et défendre deux visions du monde totalement opposées sans jamais citer autre chose que les textes chrétiens. Aujourd'hui il y a un affrontement de même nature entre sunnites et chiites. Apparemment, c'est un conflit religieux, en réalité c'est une guerre politique pour la conquête du pouvoir. Si l'on refait l'histoire des peuples musulmans à la colonisation, il faut ajouter la politique américaine contre toute forme de nationalisme arabe, de socialisme et d'athéisme au profit de dictatures stipendiées par la Maison Blanche, sans oublier le soutien frénétique des Occidentaux à la politique d'Israël, etc. L'islam, en tant que parole politique non distincte du discours religieux, en tant que culture commune, permet l'expression d'une opposition radicale à tout cela, en bloc. »

 

Jésus et l'islam, ou l'art de mettre en pièces tout ce qui se présente en bloc. La finesse, la subtilité, mais aussi le doute, les hésitations, les silences parfois des chercheurs, sont mis en lumière par une réalisation pourtant tamisée en apparence. Ce qui procure tant de satisfaction dans cette série, c'est d'observer – que ce soit une révélation ou une confirmation – les scrupules, le raffinement, la pénétration, l'intelligence liés à l'islam et au Coran. Si loin du cœur des ténèbres : aux antipodes du fanatisme aveugle qui se réclame frénétiquement de ce qu'il serait bien incapable de commenter. « Le terrorisme, affirment à Mediapart Prieur et Mordillat, prend le masque de la foi pour promouvoir ses visées idéologiques et politiques. Son exhortation à une théocratie universelle n'est qu'un appel à une tyrannie dont ses nervis seraient les maîtres. Leur cynisme n'a d'égal que leur ignorance. Le grand ennemi des terroristes, c'est le savoir. »

 

Jésus et l'islam, série documentaire de Gérard Mordillat et Jérôme Prieur diffusée en sept épisodes de 52 minutes sur Arte.

Mardi 8 décembre à 20h55, les trois premiers volets :
La crucifixion selon le Coran
Les gens du Livre
Fils de Marie

Mercredi 9 décembre à 22h25, quatrième et cinquième épisodes :
L’exil du Prophète
Mahomet et la Bible

Jeudi 10 décembre à 22h25, sixième et septième moments :
La religion d’Abraham
Le livre de l’islam

À lire : Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, Jésus selon Mahomet (Seuil/Arte Éditions, 276 p., 20 €)

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

 

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 17:37

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

COP21

Ces mercenaires du lobbying qui aident les gros pollueurs à entraver la lutte contre le réchauffement climatique

par

 

 

 

Défendre l’huile de palme, verdir l’image des pétroliers, promouvoir le nucléaire, vanter les OGM ou le gaz de schiste... tout en conseillant des organisations écologistes ou en organisant la prochaine conférence sur le climat de Marrakech en 2016. Aucun scrupule ne semble rebuter le petit monde des cabinets de conseil en lobbying et relations publiques. Ces agences de communication jouent un rôle clé pour asseoir l’influence des milieux d’affaires, à l’abri des mécanismes démocratiques. Un nouveau rapport lève le voile sur ces mercenaires de la communication et de l’influence, qui aident les multinationales à prendre la main sur les politiques climatiques.

 

La Conférence climat bat son plein à Paris. Au-delà des séance de négociations intergouvernementales proprement dites, la « Cop » s’accompagne de son lot d’événements parallèles, de campagnes publicitaires, de salons commerciaux, de réceptions, de cocktails et de beaux discours. La conférence et ses à-côtés constituent une fantastique manne financière pour le petit monde des cabinets de conseil en communication, en « événementiel » ou en lobbying – souvent les trois à la fois. Leur rôle croissant illustre le poids acquis par les milieux d’affaires sur les politiques climatiques internationales.

 

Edelman, Fleishman Hillard, gplus, Weber Shandwick, ESL & Network… Dans un nouveau rapport publié le 7 décembre (disponible seulement en anglais), le Corporate Europe Observatory (CEO) lève le voile sur ces « mercenaires » de la communication, prêts à servir toutes les causes, ou presque [1]. Relativement peu connus du grand public, ils constituent des rouages essentiels de l’influence et du lobbying des entreprises : « Ils arrangent des cocktails avec des hommes politiques. Ils organisent des conférences publiques où ceux qui sont responsables de la crise climatique peuvent socialiser avec qui sont en charge de la résoudre. Ils forment les cadres dirigeants des entreprises sur les meilleurs moyens d’influencer les politiques européennes. Ils redorent l’image de produits environnementalement destructeurs avec des publicités sur papier glacé, bien éloignées de la réalité des glaciers qui fondent et des forêts vierges qui brûlent. »

 

C’est vers eux que se tournent les milieux d’affaires pour promouvoir la cause du gaz de schiste, défendre un projet controversé, ou bien gérer un scandale, comme l’a fait Volkswagen après la révélation de ses tricheries massives sur la performance environnementale de ses moteurs. Dans le cadre de la COP21, elles sont mises à contribution par les gros pollueurs pour créer un « écran de fumée » sur leur responsabilité véritable dans la crise climatique, reverdir leur image, et promouvoir les « fausses solutions » qui leur permettront de continuer à engranger des profits sans remettre véritablement en cause leurs pratiques.

 

Havas fait la com’ du nucléaire, de l’huile de palme et de... Nicolas Hulot

Certains de ces champions du lobbying et des relations publiques sont des français, comme Publicis ou Havas. Cette dernière est contrôlée par le groupe Bolloré, et dirigée par Yannick Bolloré, fils du PDG du groupe. Havas conseille notamment Veolia ou EDF – mais aussi la Fondation Nicolas Hulot – sur leur communication dans le cadre de la COP21. L’agence est derrière les publicités controversées d’EDF sur son électricité « sans CO2 » car d’origine nucléaire, qui ont valu à l’entreprise un « prix Pinocchio du climat », trois plaintes devant le Jury de déontologie publicitaires et une autre devant le Tribunal de grande instance pour pratique commerciale trompeuse (lire notre article).

 

Havas a aussi été récemment missionnée par le Conseil malaisien de l’huile de palme pour mener une offensive de charme en France et en Belgique, avec pour slogan : « On dit tout et n’importe quoi sur l’huile de palme de Malaisie ». Site internet « éducatif », profils sur les réseaux sociaux, grand concours pour gagner un voyage en Malaisie : les grands moyens sont utilisés pour redorer le blason d’une industrie responsable d’une déforestation massive en Asie du Sud-est. La campagne conçue par Havas suit trois étudiants fictifs qui se rendent en Malaisie pour constater le véritable impact de l’huile de palme. Et y découvrent avec bonheur des orangs-outans jouant en liberté dans une forêt vierge intacte... Au même moment, des feux de forêts gigantesques, dont l’industrie de l’huile de palme semble en partie responsable, ravageaient des milliers d’hectares de forêts en Indonésie – provoquant des émissions de gaz à effet de serre quotidiennes supérieures à celle des États-Unis ! – et détruisaient un tiers des habitats encore préservés des orangs-outans.

 

Autre exemple mis en avant par le Corporate Europe Observatory : Fleishman Hillard, l’une des principales firmes de relations publiques, avec un réseau d’une centaine de bureaux dans le monde entier. Ses discrets locaux parisiens (photographiés ci-dessous à l’occasion d’un « lobby tour » organisé par l’Observatoire des multinationales avec Corporate Europe Observatory [2]) sont situés rue de la Bienfaisance, dans le VIIIe arrondissement. La firme compte parmi ses clients plusieurs géants du secteur bancaire et pétrolier (dont BNP Paribas et Total), ainsi que Monsanto, qu’elle conseille pour redorer l’image des OGM en Europe. Fleishman Hillard est notamment derrière la création de GasNaturally, le méga-lobby européen de l’industrie gazière, présidé par un dirigeant de Total. GasNaturally est un grand promoteur du gaz de schiste et des subventions publiques au gazoducs et aux terminaux méthaniers. Son siège bruxellois est la même que celle de Fleishman Hillard...

 

 

La prochaine conférence climatique de Marrakech organisée par des PDG ?

La prochaine conférence climat, la COP22, doit se tenir dans un an à Marrakech. Les grandes entreprises françaises y seront probablement toujours très présentes, en raison de leur poids économique au Maroc. La Conférence elle-même sera organisée par Agence Publics, une « une agence conseil en communication d’influence, communication globale et événementielle ». Agence Publics était notamment impliquée dans la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012 [3], dans l’organisation de la visite officielle de François Hollande au Qatar en 2013, ou encore pour le Business and Climate Summit de mai 2015 à Paris (aux côtés d’Havas), un grand événement de lobbying et de communication des multinationales en prélude à la COP21.

 

Agence Publics a été récemment rachetée par ESL & Network, un autre cabinet français de consulting extrêmement influent, présent aussi bien à Paris qu’à Bruxelles. Le conseil stratégique d’ESL & Network est présidé par Michel Pébereau, ancien PDG et Président d’honneur de BNP Paribas, et inclut les présidents de Michelin et Sanofi, les PDG de Vinci, Orange et Casino, le directeur général de l’entreprise chimique Solvay et président du lobby européen de la chimie Cefic Jean-Pierre Clamadieu – un inlassable promoteur du gaz de schiste –, ainsi qu’un dirigeant de Total, Philippe Boisseau. À son directoire siège Jean-David Levitte, ancien ambassadeur aux États-Unis et proche conseiller diplomatique de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. ESL & Network reste extrêmement discrète sur ses activités de lobbying. Grâce aux maigres informations disponibles dans le registre de transparence du Parlement européen, on sait cependant que son principal client à Bruxelles n’est autre que… Total.

 

La COP21 de Paris a été l’un des points culminants du lobbying et du greenwashing des grandes entreprises polluantes. La prochaine conférence climatique de Marrakech risque d’en marquer l’apogée.

 

Olivier Petitjean
(Photo : Sophie Chapelle)

— 
Photo : kr428 CC

Notes

[1Un certain nombre de grandes firmes de relations publiques se sont engagées, sous pression de la société civile, à ne plus travailler pour des climato-sceptiques notoires ou pour empêcher l’adoption de politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Mais la mise en œuvre effective de ces promesses reste sujette à caution, la conception de ce qui relève du « climato-scepticisme » ou de l’obstruction à l’adoption de politiques climatiques ambitieuses pouvant être plus ou moins restrictive.

[2Le guide était David Lundy, de Corporate Europe Observatory.

[3Y compris dans ses problèmes de factures disparues : voir ici et .

 

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

 

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 17:31

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Sommet citoyen

Malgré l’état d’urgence, le village mondial des alternatives a accueilli 30 000 personnes

par

 

« C’est vraiment une belle victoire », se réjouit Elise, alors que s’achève le Sommet citoyen pour le climat à Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Sous le soleil hivernal et en dépit de l’état d’urgence, plus de 30 000 personnes ont participé les 5 et 6 décembre à un village mondial des alternatives initié par le mouvement Alternatiba, un Climat Forum porté par la Coalition climat 21, et un grand marché paysan. « Nous avons eu la confirmation de la préfecture jeudi soir pour la tenue des 240 conférences », précise Justine, impliquée dans l’organisation. L’état d’urgence faisait peser une épée de Damoclès sur l’ensemble des événements, depuis les attentats du 13 novembre à Paris. La détermination des mouvements à « proposer des contenus en-dehors de l’espace officiel de la COP21 » a été fructueuse.

 

 

« Construire et avancer ensemble »

Près de 300 stands se sont installés dans les rues de Montreuil libérées des voitures. Alimentation et agriculture, climat et énergie, éducation et mobilité, droits, solidarités et migrations... Onze quartiers thématiques, ponctués d’ateliers pratiques comme des fablabs, des ateliers de réparation vélos ou d’édification de murs en paille. Reconnaissables à leurs gilets verts, un demi millier de bénévoles ont orienté les visiteurs au milieu des « vraies solutions à la crise climatique ». Alors que des trocs de graines s’organisent sur fond de batucada, une démonstration de construction en chanvre est à l’œuvre. Plus loin, un grand jeu de l’oie sur les banques éthiques et les monnaies locales attire les chalands. Ici et là, on expérimente, on joue, on chante et on débat, notamment sur le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes jugé

 

« climaticide ».

 

La spécificité de ce village mondial ? « Il rassemble des personnes venues de toutes les villes et régions qui ont initié la centaine de villages des alternatives créés depuis deux ans », précise Elise, l’une des coordinatrices. Chaque groupe local membre du mouvement Alternatiba est venu ce week-end présenter un projet issu de la dynamique locale. Celui de Saint-Quentin-en-Yvelines a par exemple présenté Enercity78, leur coopérative citoyenne de production

 

d’énergie.

 

Un sommet international pour lutter contre l’évasion fiscale

Point d’orgue symbolique du village éphémère : la tenue du « sommet des 196 chaises ». Comme vous l’a relaté Basta ! ces derniers mois, un mouvement de réquisition citoyenne de chaises au sein d’agences bancaires dénonce l’évasion fiscale. Alors que les 196 États (et groupe d’États) de la 21e conférence des parties sur le changement climatique (COP21) communiquent sur leurs difficultés à trouver des financements pour l’adaptation climatique des pays du Sud, les mouvements sociaux rappellent que cet argent se trouve dans les paradis

 

fiscaux.

 

Ce 6 décembre, ce sont donc 196 délégués de la société civile du monde entier, représentant une diversité de cultures et de mouvements engagés dans la lutte contre les dérèglements climatiques, qui ont siégé à Montreuil. Ils ont proclamé les « solutions des peuples pour financer la transition » : taxe sur les transactions financières, taxe carbone, restructuration des dettes publiques, désinvestissement des combustibles fossiles... Ce sommet s’est conclu par un appel à étendre au plan international la réquisition citoyenne de chaises [1].

 

 

Rendez-vous le 12 décembre

C’est à la Parole Errante, un espace culturel alternatif, que se clôt le sommet citoyen. Pour le mouvement Alternatiba, ces deux journées sont la preuve que « la société civile mondiale met déjà en œuvre des milliers d’alternatives concrètes permettant de résoudre la crise climatique ». Alors que les négociations au Bourget ne semblent pas se diriger, pour l’heure, vers un accord ambitieux et contraignant, Juliette Rousseau, coordinatrice de la Coalition Climat 21 met l’accent sur l’importance de faire grandir un véritable mouvement pour la justice climatique. « Dans ces moments d’adversité absolue, il nous faut pousser la transition dans nos pratiques, souligne t-elle. La question de fond, c’est comment on veut vivre tous ensemble dans un futur désirable ». Une question épineuse : le soir-même, le parti politique le plus hostile à l’écologie et au « vivre ensemble » arrivait en tête du premier tour des élections régionales.

 

 

La prochaine mobilisation est fixée le 12 décembre à midi à Paris, au lendemain de la clôture de la COP21. A l’initiative de l’ONG 350.org, des milliers de personnes portant un vêtement de couleur rouge devraient converger vers un lieu symbolique de Paris « dans une action de solidarité pacifique et stimulante ». Ce rassemblement doit former une ligne rouge géante symbolisant les limites à ne pas franchir pour protéger le climat [2].

 

Texte : Sophie Chapelle
Photos : © Jean de Pena / Collectif à-vif(s)
Sauf photo de l’ange avec sa chaise : © Jean-Paul Duarte / Collectif à-vif(s)


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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 22:47

 

 

Les membres du Bureau de A.R.B.R.E.S.

(et nous-même)

vous recommandons

 

la projection du film DEMAIN
 
 
actuellement sur les écrans du Sémaphore à Nîmes.

 

 


Voir le film annonce :
http://www.demain-lefilm.com/

 

 

 
Sortie le (1h 58mn Directed by Cyril Dion, Mélanie Laurent Avec unknown actors Genre Documentaire Nationality Français
 
Et si montrer des solutions, raconter une histoire qui fait du bien, était la meilleure façon de résoudre les crises écologiques, économiques et sociales, que traversent nos pays ? Suite à la publication d’une étude qui annonce la possible disparition d’une partie de l’humanité d’ici 2100, Cyril Dion et Mélanie Laurent sont partis avec une équipe de quatre personnes enquêter dans dix pays pour comprendre ce qui pourrait provoquer cette catastrophe et surtout comment l'éviter. Durant leur voyage, ils ont rencontré les pionniers qui réinventent l’agriculture, l’énergie, l’économie, la démocratie et l’éducation. En mettant bout à bout ces initiatives positives et concrètes qui fonctionnent déjà, ils commencent à voir émerger ce que pourrait être le monde de demain…
 
Pour accéder au programme et horaires du Sémaphore :
 
 
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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 22:32

 

Source : https://paris-luttes.info/appel-aux-317

 

 

Appel aux 317

 
 
 
Afficher l'image d'origine

Il semble important de ne pas laisser dans l’oubli les 317 arrestations qui ont eu lieu lors de la manifestation du 29 novembre. Pour cela il faut témoigner, se rassembler, se battre et continuer d’alerter et prévenir l’ensemble de la population quant à la réduction de nos libertés.
Réunion le mercredi 9 décembre à 18h au LEA à Clichy.

 

Appel aux 317

Suite à une première rencontre vendredi 4 décembre avec quelques personnes arrêtées par la police et notamment ceux de dimanche 29 novembre à République, il en ressort plusieurs souhaits et éléments.

Nous constatons que les droits des gardés à vue n’ont pas été respectés et que les policiers mettaient la pression sur les manifestants arrêtés pour qu’ils n’appellent pas d’avocats, qu’ils donnent leurs empreintes, etc. L’objectif de filmer, contrôler, ficher et réprimer une grande partie des manifestants est clairement affiché par la pratique des "nasses" (la sortie est impossible sans donner son identité). Des étudiants en droit sont prêts à fédérer les recours en justice contre le fichage et à proposer toutes les démarches juridiques possibles suite à ces gardes à vue (un article à ce sujet sera publié prochainement).

Ensuite, nous nous rendons compte que ce sont les personnes qui ne connaissent pas leurs droits ou qui acceptent de répondre aux questions sur lesquelles la police a mis le plus de pression et s’est permise d’exercer des violences psychologiques. Pouvoir écrire un témoignage, une analyse, un questionnement qui serait publié sur un site internet dédié pourrait permettre à chacun d’évacuer le stress provoqué par cette expérience violente ainsi que de dénoncer les pratiques de la police. Il est urgent de faire comprendre à tous que cet État d’urgence ne doit pas devenir notre quotidien si nous voulons rester libres.

Nous constatons aussi que les personnes qui ont été arrêtées sont un nouveau « public », certes sensible aux questions politiques mais qui ne font pas forcement partie de réseaux militants. C’est toute une partie de la population qui était plutôt épargnée jusque-là et qui n’imaginait pas vivre ce genre de situation jusqu’à ce jour, signe que le contrôle et la répression policière se généralise. Leur témoignage touche donc d’autant plus de personnes qui ne font pas partie de ces réseaux et qu’il est difficile de toucher d’habitude. Il nous semble important d’alerter cette population des risques à venir et de ce qui est le vécu régulier d’un certain nombre d’entre nous. Un projet de vidéo à large diffusion rassemblant des témoignages divers (violences policières, gardes à vue violentes, répression ect) avec des personnes d’autres collectifs et avec une partie prévention sera rapidement réalisé.

Nous lançons un grand appel aux 317 interpellés du dimanche 29 novembre 2015 ainsi qu’à tout ceux qui ont connus la répression pendant les deux semaines de la COP 21 à nous adresser leur témoignage : les317@riseup.net

Nous appelons toutes les personnes qui ont connu la violence et la répression policière à nous livrer également un témoignage qui pourra être utilisé (de façon anonymisé) pour la vidéo.

Nous vous invitons à une réunion le mercredi 9 décembre à 18h au LEA, 10 rue Fournier à Clichy (métro Mairie de Clichy) pour nous rencontrer, en parler et donner un coup de main si vous vous en sentez la capacité et l’envie.

 

 

 

Source : https://paris-luttes.info/appel-aux-317

 

 

 

 

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 19:05

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Relocalisation

Ardelaine, la coopérative qui voulait reconstruire une filière textile locale

par

 

 

 

De la tonte en passant par le cardage, le filage, le tissage, c’est toute une filière laine que la coopérative Ardelaine, fondée en 1982, a patiemment remontée, à Saint-Pierreville, en Haute Ardèche. Literie, pulls, robes, chaussettes... sont fabriqués dans cette coopérative, où l’on expérimente depuis plus de trente ans d’autres manières de travailler et de faire vivre l’économie sur un territoire. Reportage chez les « moutons rebelles » à l’heure où la relocalisation de l’économie revient dans le débat politique.

 

Cet article a initialement été publié dans le journal CQFD(voir ci-dessous).

 

C’est la Fête de la laine et il règne une ambiance de calme avant la tempête sur le site d’Ardelaine. Nous sommes en plein été. Des moutons en carton, recouverts de laine de toutes les couleurs, pendent à la pergola du café, des fanions flottent dans l’air qui promet d’être caniculaire... Bien vite, les premiers visiteurs arrivent en famille. Devant son stand, Flavien m’accueille : « Avec cette chaleur, ce ne sera pas facile de vendre nos gros pulls ! Mais l’essentiel n’est pas là. » Non, l’essentiel est ailleurs. Comme toujours.

Béatrice Barras, fait partie du petit groupe des origines : cinq jeunes amis – instituteur, mécanicien, architecte, orthophoniste...– qui, au début des années 1970, réfléchissent à ce que devrait être, selon ses mots, « la vraie vie ». Ils sont « titillés par une forte envie de monter un projet économique » viable et alternatif (à une époque où le mot n’est pas encore galvaudé). Et il y a l’Ardèche, cet arrière-pays très pauvre, qui périclite, dont le travail et les savoir-faire disparaissent : « Un tiers monde à côté de chez-soi. On avait envie d’y faire quelque chose de concret, d’être dans l’action. »

 

Reconstruire toute une filière économique locale

En 1975, une rencontre va tout changer, avec une ruine : l’ancienne filature de laine du village de Saint-Pierreville s’effondre et tombe littéralement dans la rivière. À cette époque, les bergers du coin pensent que la laine, c’est fini – et la jettent, littéralement, à la rivière. Ils n’arrivent même plus à trouver des tondeurs dans ces montagnes. L’industrie textile, toujours à la pointe du capitalisme globalisé, déjà largement concentrée dans les centres urbains, se délocalise maintenant de plus en plus loin, en Asie particulièrement.

Le tissage, surtout celui de la laine des campagnes, a vécu son temps, croit-on. Mais Béatrice et ses amis, eux, se disent qu’ils n’ont qu’à essayer ! Reconstruire la filature, remonter toute une filière laine locale, circuit de commercialisation compris... Redonner un débouché pour les éleveurs de mouton et plus de vie à un village qui s’éteint doucement. « L’idée fondamentale, c’était de monter une activité économique alternative, empreinte de la critique du capitalisme, du salariat, de l’industrie... On voulait aussi que ce soit écologique. On se disait que la société allait droit dans le mur. Tout était à repenser ! »

Jusqu’en 1982, ils vont se préparer. « Tout en continuant à travailler à côté, mais le moins possible, on a commencé à apprendre, à se former. On n’y connaissait rien ! Le plus important, ça a été que, pendant toutes ces années, notre groupe est resté uni, solidaire. C’était pas facile, mais on n’a pas laissé tomber. » On imagine les critiques, les propos défaitistes des uns et des autres que ces obstinés de la laine ont dû endurer patiemment. Et puis... « C’est parti ! » La Scop Ardelaine voit enfin le jour : premières tontes des moutons, premiers fils de laine qu’ils allaient, fièrement, montrer aux éleveurs, premières productions de literie. C’est aussi cette année-là que la population du village cesse de décroître.

 

Objectif premier, le développement rural 

Les premiers temps sont durs – forcément. Les ventes sur les marchés du coin pas très convaincantes. Alors, « pourquoi ne pas se tourner vers la ville ? » Avec la participation dans les salons « écolos » type Marjolaine à Paris ou Primevère à Lyon, mais aussi en Europe, à Bologne, Madrid, les ventes marchent tout de suite bien mieux. La mode de l’écologie vient à point nommé pour les premiers coopérateurs d’Ardelaine. Et la vente par correspondance explose.

Mais quand une entreprise japonaise a voulu passer des commandes massives, ils ont mis le holà. « Ça serait devenu totalement un autre modèle. On a refusé. Il aurait fallu industrialiser, s’installer dans la vallée... L’objectif premier, c’est le développement rural ! » Mais aussi la transmission. Le site de Saint-Pierreville est ainsi devenu un musée vivant, accueillant le public pour des ateliers et des visites. Un café-librairie et une conserverie sont bientôt créés. Et sur le gâteau, La cerise sur l’agneau, un restaurant, à la cuisine forcément bio et locale, sous forme de « Scop fille » depuis 2010.

 

Fonctionnement coopératif et démocratique

À ce jour, Ardelaine emploie une cinquantaine de personnes, soit quarante équivalents temps-plein, principalement sur le site de Saint-Pierreville, mais aussi dans une Zup (Zone à urbaniser en priorité) de Valence, où se fait la conception des vêtements avec des assos locales et des jardins partagés. « C’est une aventure autre, explique Béatrice. Et en plus, ça nous amusait d’aller aussi dans les cités. Le développement local, c’est partout, et pas que dans le monde rural. Reprendre son économie en main, son mode de vie, sa sociabilisation : ça concerne tout le monde. »

Flavien, 26 ans, est un tout nouveau employé sur le site de Saint-Pierreville. Ce Vendéen, après des études de commerce, et des petits boulots, se fait embaucher pour un stage. Aujourd’hui, le « petit nouveau » semble déjà parfaitement à l’aise dans son nouveau cadre de vie. « J’ai passé d’abord 15 jours, en février, à tout découvrir : le village, le site, les différents corps de métier... Et puis l’esprit de la Scop, cette façon de travailler. Et tout me plaisait. Ensuite, j’ai fait le salon Primevère à Lyon , explique-t-il [1]. C’est le cœur de mon métier ici : je suis à la vente, je m’occupe des salons. J’adore ça, le contact avec les clients, leur expliquer Ardelaine et comment on produit les pulls, les matelas. Et puis aussi être en itinérance. Je travaille également à l’atelier couettes et oreillers. J’ai appris à me servir d’une surjeteuse. En juin, je passe trois semaines à la collecte de laine avec le tondeur. Ça représente 50 tonnes de laine par an. »

Concrètement, Ardelaine est une Scop avec tout ce que cela implique légalement : le partage des éventuels bénéfices en priorité par les salariés : 45% pour les employés, 45% en réserve pour les investissements futurs et 10% pour la rémunération du capital, c’est-à-dire les coopérateurs. Cela implique aussi la nomination d’un PDG. Béatrice précise : « Il joue un rôle stratégique qu’on apprécie... mais il fait aussi de la maçonnerie ! »

 

Des salariés sur un pied d’égalité

L’organisation quotidienne du travail est surtout décidée par les équipes elles-mêmes, en petits groupes de quatre à six personnes par pôle de production. Ils gèrent leur temps, s’organisent, se répartissent les tâches... « On prend conscience de ce qu’on fait, nous explique Flavien. On bosse pour nous, comme il n’y a pas de patron et que les bénéfices sont pour les employés, ça change tout. On gère nos heures. Chacun se fait confiance, s’entraide. Il n’y a pas de surveillance, et on a vachement plus de plaisir à travailler. »

« On est partis sur un pied d’égalité dès le début. Et ça n’a jamais été remis en question », précise Béatrice. Tout le monde est au Smic, à part ceux qui sont légalement reconnus comme cadres, et qui gagnent un peu plus, afin de compenser des charges salariales supérieures. La principale critique émise à l’encontre d’Ardelaine reste le prix de vente des produits. Entre 800 et 1 500 euros pour un matelas pure laine... Cela peut sembler outrageusement cher. Encore une entreprise uniquement au service des bobos des villes dont les employés ne peuvent même pas s’acheter ce qu’ils produisent ? « Volontairement, on achète la laine à un prix supérieur à celui du marché pour que les éleveurs puissent vivre de leur travail. Et puis notre but, c’est de créer de l’emploi, non industrialisé, artisanal... Alors oui, les salaires, ça coûte cher. Les prix de nos produits viennent de là. Bien sûr, si on s’installait dans la Vallée du Rhône, et qu’on sous-traitait au Bangladesh, ça serait moins cher. Mais alors, à quoi bon ? », questionne Béatrice.

 

Une autre répartition des richesses et du travail

Pour Flavien, cela va même plus loin. « Moi, ici, avec le Smic, je vis très bien. J’ai un petit loyer, je suis dans un groupement d’achat avec d’autres habitants du village, et il y a moins de tentations qu’en ville. Alors, je peux me payer les trucs d’Ardelaine. C’est un investissement aussi : nos matelas ils te durent une vie, les pulls plusieurs années. C’est plutôt ce qu’on fait de notre argent, comment on le dépense, qui marque la différence. »

Ardelaine se développe à son rythme, ne recevant d’aides publiques qu’à hauteur de 10% lors des grands travaux de construction (le restaurant, le bâti). « Aujourd’hui, conclut Béatrice, on pense souvent aux Scops dans le cadre des reprises d’entreprises en difficulté. Et pourtant, nous avons monté la nôtre ex nihilo. C’est faisable. C’est un autre projet social, une autre répartition des richesses et du travail. »

 

Julien Tewfiq (CQFD)

Photo : Chairecoop, Ardelaine et artgraphique.org

 

- Le site d’Ardelaine
- Beatrice Barras, Moutons rebelles. Ardelaine, la fibre développement local. Vers une coopérative de territoire, 2014, Editions Repas


Cet article est tiré du numéro de septembre du journal CQFD :

Le gigantesque réseau coopératif de Cecosesola au Venezuela, La conquête du pain, boulangerie bio et autogérée de Montreuil, ou encore Aureasocial, cœur barcelonais des coopératives intégrales catalanes : les diverses formes de l’expérience autogestionnaire et autres réseaux coopératifs ont toujours retenu notre attention à CQFD. Repenser la machine en se la réappropriant, voici ce à quoi invite ce courant de pensée. Tous consommateurs, tous producteurs : la solidarité naîtra de l’échange des produits et de la réciprocité des services, pensait le communard Eugène Varlin.

Au-delà de ces questions, c’est la transformation de la vie quotidienne de chacun et chacune des protagonistes qui s’expriment dans ce dossier. Remettre en cause les hiérarchies, les inégalités, la séparation entre une classe de maître et une classe de bras : ne plus être un « robot qu’on actionne ». Ne pas s’enfermer dans le cauchemar de Don Quichotte et reprendre prise sur nos vies, ces deux mots d’ordre ne font qu’un. Ça vaut le coup d’essayer !

A lire sur la coopérative Ardelaine : Moutons rebelles, Ardelaine, la fibre développement local, Béatrice Barras, éd. REPAS.

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