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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 18:23

 

Source : http://www.huffingtonpost.fr

 

 

 

VIDÉO. Même les églises rendent hommage à David Bowie

 

 

 

MUSIQUE - Les églises aussi saluent le dieu du rock.

Depuis l'annonce de la disparition de David Bowie lundi matin, les rassemblements de fans et les hommages n'en finissent plus. Même les cloches d'églises et les orgues retentissent pour Ziggy Stardust, comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessus.

Qu'elles retentissent dans des édifices religieux ou dans des musées, ces interprétations prouvent combien le chanteur britannique a influencé la société dans son ensemble. Les croyants y compris, alors que certains avaient sans doute tiqué en entendant, en 1993, les paroles du très impudique "Sex and the Church".

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 18:07

 

Source : http://www.franceinfo.fr

 

 

Nice : les contribuables de plus en plus indésirables aux services des impôts

INFO FRANCE BLEU AZUR par David Di Giacomo mardi 12 janvier 2016 06:41
 
 
 
 

Le site internet des impôts très privilégié dans les Alpes-Maritimes © MaxPPP
 

Dans une consigne que s'est procurée France Bleu Azur, la direction des impôts demande à ses agents des Alpes-Maritimes de ne plus prendre de messages téléphoniques, afin d'envoyer les contribuables vers internet.

Dans les Alpes-Maritimes, il est préférable de s'être inscrit sur le site internet des impôts. Pour la deuxième fois en quelques mois, la direction départementale des Finances publiques incite ses agents à couper les ponts avec les contribuables.

L'orientation forcée des contribuables vers le site internet des impôts : un reportage de David Di Giacomo de France Bleu Azur
 

 

Dans un courriel interne, la direction invite les employés à paramétrer leur répondeur pour qu'il ne puisse plus enregistrer les messages des contribuables. Les appareils diffusent désormais l'annonce qui précise que "toutes les lignes sont actuellement occupées". Il est donc conseillé de passer par le site impots.gouv.fr.

Dans sa consigne, la direction justifie la mesure en précisant que les dernières enquêtes ont montré des "difficultés à assurer convenablement ce type d'accueil"  téléphonique, ajoutant que la majorité des services ne réussit plus à répondre aux messages laissés par les contribuables. La direction des impôts des Alpes-Maritimes a refusé de commenter l'information.

En octobre dernier, France Bleu Azur avait déjà révélé que les agents des impôts étaient incités à décourager les contribuables dès l'accueil aux guichets, afin de les orienter vers le site internet.

A LIRE AUSSI ►►►Nice : la note incitant les agents des impôts à décourager le contribuable contestée

Cette révélation d’une nouvelle consigne donnée aux agents intervient alors que ce mardi, en comité technique local, la direction doit acter la suppression de 45 postes en 2016 dans le département. Un rassemblement de salariés est prévu devant le siège des impôts à Nice.

par David Di Giacomo, Rédaction de France Info mardi 12 janvier 2016 06:41
 
 
 
 
 
 
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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 17:18

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

Notre-Dame-des-Landes : le gouvernement maintient le secret sur les chiffres censés justifier l’aéroport

12 janvier 2016 / Tiffany Blandin (Reporterre)
 


 

 

Le projet d’aéroport est justifié par le gain économique qu’il apporterait. Problème : les résultats de ce calcul sont fortement contestés. Et l’administration refuse toujours de livrer les statistiques qui l’ont établi, malgré l’avis de la Commission d’accès aux documents administratifs.

C’est probablement le document Excel le plus secret de France. Une base de données où sont comptabilisés les trajets en voiture, en train ou en avion de millions de voyageurs fictifs pendant 55 ans. Cette matrice ultracomplexe, en transformant le temps gagné par les usagers en euros, a servi à calculer l’avantage financier du projet d’aéroport du Grand-Ouest. Il serait de 911 millions d’euros.

Ce gain de temps, présenté dès 2006 dans la pièce F du dossier d’enquête préalable à la déclaration d’utilité publique, a joué un rôle essentiel dans la déclaration d’utilité publique de l’aéroport. Puisque, à lui seul, il justifie le projet dont le coût est officiellement estimé à 556 millions d’euros.

 

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Scénario de gain de temps (converti en argent) présenté dans le dossier d’enquête préalable.
 

Problème : la base de données qui a permis de réaliser ces calculs, effectués par le cabinet JLR Conseil, n’a jamais été communiquée, alors que le résultat de 911 millions d’euros est vivement contesté depuis cinq ans. Nous allons vous retracer les démarches effectuées par les opposants à l’aéroport pour l’obtenir. Vous allez voir, c’est rocambolesque.

 

 Se contenter d’une simple promesse des fonctionnaires de la DGAC

En premier lieu, c’est le cabinet indépendants CE Delft qui a remis en cause ce chiffre dans une contre-expertise réclamée par les opposants.

Publié en 2011, le rapport estime notamment que « la valeur attribuée au temps qui a servi dans la présentation du projet est très nettement supérieure à la valeur recommandée en France ». En clair, l’opération de conversion du temps en argent aurait servi à gonfler artificiellement l’avantage économique du projet. Reporterre avait démontré comment.

La Direction générale de l’aviation civile (DGAC), commanditaire de l’étude, a fini, en février 2013, par transmettre deux notes à Reporterre pour justifier ce chiffre.

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Première note de la DGAC transmise à « Reporterre ».
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Seconde note de la DGAC transmise à « Reporterre ».

Là encore, les explications n’ont pas satisfait les opposants au projet, d’autant plus que dans ces documents, aucune trace de la base de données qui avait servi aux calculs. Il fallait se contenter d’une simple promesse des fonctionnaires de la DGAC, au bas de la note 1 : « Nous nous sommes procurés auprès des consultants (JLR Conseils) le détail des calculs ; ils sont exacts. »

 

Recours pour excès de pouvoir 

Depuis, le CéDpa (Collectif d’élus doutant de la pertinence de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes) a multiplié les demandes, écrites et orales, auprès de la DGAC pour comprendre d’où sortaient ces 911 millions d’euros. Pas de réponse. Les élus ont donc tenté de forcer la main des autorités en déposant un recours auprès de la Commission d’accès aux documents administratifs (Cada). Ils ont demandé deux éléments. D’une part, « une copie de l’étude (…) réalisée par le cabinet JLR Conseil pour le dossier d’enquête publique de 2006 portant sur les gains de temps » et d’autre part « les bases de données chiffrées ».

En juillet 2015, c’est la première grande victoire des opposants. Ils reçoivent un avis favorable de l’autorité administrative, qui estime que le « document est communicable à toute personne qui en fait la demande ».

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L’avis favorable du Cada remis au CéDpa.

Mais les décisions de la Cada ne sont pas contraignantes. Même avec leur laisser-passer en poche, les élus du CéDpa doivent relancer la DGAC et le ministère de l’Écologie. N’obtenant aucune réponse, ils déposent un recours pour excès de pouvoir au tribunal administratif de Paris.

Trois jours plus tard, le 26 novembre 2015, le CéDpa reçoit enfin les pièces, ainsi qu’une lettre de Ségolène Royal. Cette dernière affirme son souci « d’exemplarité et de transparence de l’action publique ».

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La lettre de Ségolène Royal au CéDpa.

Les opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes se retrouvent donc avec une étude intitulée « Évaluation socio-économique pour le dossier D.U.P. [déclaration d’utilité publique] du projet d’aéroport du Grand-Ouest Notre-Dame-des-Landes », composé de dix documents reliés contenant chacun entre 6 et 57 pages, estampillés des logos de JLR Conseil et de l’ITA (Institut du transport aérien). En tout, 288 pages de notes méthodologiques, scénarios économiques, d’analyses des territoires.

Nous avons pu consulter ces dossiers. Un seul concerne le chiffrage des gains de temps. Il s’agit d’un document intitulé Dossier C2 & C3 Rentabilité économique et financière du projet, daté d’avril 2006. Sur les dizaines de tableaux qu’il contient, aucun ne permet d’expliquer comment ont été calculés les 911 millions d’euros. En fait, les tableaux portant sur le sujet qui nous intéresse, qui apparaissent à deux reprises en page 12 et 42, sont exactement les mêmes que ceux publiés dans le dossier d’enquête préalable à la déclaration d’utilité publique.

 

 « Cela ne répond pas du tout à la demande »

Bilan : la première partie de la demande déposée à la Cada a bien été respectée. La seconde, portant sur « les bases de données chiffrées », non. C’est d’autant plus dérangeant que, rappelez-vous, la DGAC, dans ses notes publiées début 2013, disait s’être procurée le détail des calculs auprès de JLR Conseils.

« Cela ne répond pas du tout à la demande, analyse Jean-Marie Ravier, chef d’entreprise engagé contre le projet et membre du CéDpa. Il manque les bases de données chiffrées. Il doit exister quelque part une étude qui recense année par année les déplacements de voyageurs concernés par la contrainte environnementale, la distance et le mode de transport utilisé. Si on ne veut pas nous transmettre ces informations, c’est bien qu’il y a quelque chose qui cloche dans le calcul des avantages économiques, et donc dans la déclaration d’utilité publique de Notre-Dame-des-Landes. »...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 17:08

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

Notre-Dame-des-Landes : blocages et barrages filtrants se poursuivent cet après-midi

12 janvier 2016 / par Camille Martin (Reporterre)
 


 

Des blocages et barrages filtrants ont lieu ce mardi après-midi en Loire-Atlantique, Vendée, Maine-et-Loire, et autour de Rennes.

 

- Actualisation :

- Mardi, 16 h 26 - Les opérations de blocage ou de ralentissement ont repris cet après-midi. Selon le collectif Copain, joint au téléphone en divers lieux par Reporterre, plus de 160 tracteurs mènent les actions en Loire-Atlantique, Vendée et Maine-et-Loire.
. Pays de Retz : opération Escargot Vers Pornic D751 ;
. nord-ouest Nantes : barrage filtrant Couêron Rond point de la Montagne D101 ;
. nord-est : Oopération escargot D723 à Ancenis est ;
. nord-ouest Redon Nozay : barrage filtrant Saint-Nicolas-de-Redon, Carrefour D164 D177 ;
. Blain Presqu’ile : opération escargot N171 vers Donges ;
. Vendée : barrage filtrant au rond-point de Boufféré près de Montaigu ;
. Rennes : dix tracteurs au rond-point de l’Alma ;
. Vendée : La Roche-sur-Yon, opération escargot plus opération devant préfecture vers 15h00. Rendez-vous avec le Préfet ;
. Maine-et-Loire : barrages filtrant pont de Chalonnes.

 

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Barrage filtrant à Rennes mardi après-midi

A 15 h, l’occupation de la sous-préfecture de Chateaubriand est signalée par le site de la Zad : selon celui-ci, "Une cinquantaine de personnes, de tout âge et de toutes les composantes de la luttes occupent les locaux de la sous-préfecture. ll exige de rencontrer la sous-préfete afin qu’elle appelle François Hollande".

- Mardi, 10 h 15 - « L’opération a plutôt bien marché, en mode ralentissement autour de l’agglomération, explique à Reporterre vers 9h 30 un zadiste porte-parole du jour. Des banderoles NDDL - ni procès ni expulsions’ ont été suspendues à des ponts du périph’. Mais sept groupes ont été encadrés et arrêtés par la police, avec contrôles d’identité, et parfois gardes à vue. Des voitures auraient été embarquées à la fourrière mais on n’a pas confirmation. Par ailleurs, les trois paysans retenus en garde à vue hier lundi vers 18h ont été libérés à deux heures du matin... » Ces paysans avaient été interpellés lundi soir, au retour d’une opération de barrage filtrant (voir ci-dessous, journée de Lundi).

La fluidité du trafic a été nettement gelée par l’opération "Escargot" ce matin mardi sur les parties est, nord, et sud-ouest du périph, les embouteillages se reportant sur l’intérieur de la ville à ces heures de pointe du trafic déjà chargé en temps ordinaire.

Dans la partie sud du périphérique, aux abords de l’actuel aéroport Nantes-Atlantique, l’intervention policière pour intercepter des manifestants qui avaient déployé une banderole en contrebas de la route, sans gêne pour le trafic automobile, a de fait occasionné un ralentissement immédiat, la police occupant une des deux voies pour intervenir.

 

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Des banderoles ont été posées sur les ponts du périphérique. « Klaxonne si tu soutiens »
 

« L’heure tourne. Puisque le gouvernement reste sourd face à la contestation populaire, nous n’avons d’autres choix que de poursuivre des actions de blocage », expliquent les occupants de la Zad dans un communiqué.

- Mardi, 09 h 20 - Des voitures ont tenté une opération escargot sur la rocade sud du périphérique de Grenoble. Huit interpellations, selon France Bleu Isère.

- Mardi, 08 h 30 - Opération escargot sur le périphérique nantais. Deux convois de cinq ou six voitures chacun ont été encadrés et escortés jusqu’à une station-service hors du périphérique pour être contrôlés. par la police. Les véhicules auraient été emmenés à la fourrière. Les policiers ont empêché notre journaliste d’accéder à la station-espace où se déroulait le contrôle, à la porte de Retz.

 

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Les gendarmes prennent des photos à l’approche de la sation-service
 

- Mardi, 08 h 20 - Gros ralentissements à Limoges sur l’A20 sens Toulouse-Paris. En cause : une opération escargot en soutien à NDDL, selon France Bleu Limousin.

- Mardi, 07 h 30 - Un barrage filtrant posé à Vannes, dans le Morbihan :

 


LUNDI 11 JANVIER

- Lundi, 23 h 30 - Le collectif Copain 44 annonce qu’au retour d’un barrage filtrant, trois paysans "ont été arrêtés et placés en garde à vue, leur tracteurs ont été saisis et emmenés sur plateau".

- Lundi, 21 h 30 - « Doit-on paralyser le département pour être entendus ? » C’est la question posée ce lundi soir au gouvernement, par les agriculteurs du COPAIN 44, le Collectif des Organisations Professionnelles Agricoles Indignées par le projet d’Aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Toute cette journée, les paysans ont organisé des opérations escargots et des barrages filtrants dans tout le département de Loire-Atlantique (44). Près d’une centaine de tracteurs, soutenus par 300 à 400 personnes, ont participé à ces barrages, selon les coordinateurs de la mobilisation interrogés par Reporterre.

 

 

Cette opération demande l’arrêt de la procédure d’expulsion lancée contre les paysans et habitants « historiques » de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Une audience cruciale aura lieu mercredi devant le tribunal de Grande Instance de Nantes. Le groupe Vinci, à la demande de l’État, réclame au tribunal l’expulsion immédiate des habitants de la zone où la construction de l’aéroport est prévue. Les paysans réclament donc « la garantie, claire et sans ambiguïté, conformément à ses engagements, qu’il n’y aura aucune expulsion de la ZAD avant l’aboutissement total de tous les recours. » (voir leur communiqué de dimanche).

 

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Barrage filtrant lundi après-midi
 

Cinq blocages ou opérations escargots ont eu lieu ce lundi :

- à Savenay se tenait un blocage de rond point sur la N171 en direction de la N165, puis les 15 "tracteurs vigilants" ont opté pour une opération escargot sur la route entre Coueron Saint-Etienne et Cordemais ;
- au nord-ouest de Nantes, les 25 tracteurs présents n’ont pas fait d’opération escargot mais ont perturbé le trafic avec trois blocages de carrefour en trois heures vers Blain et Bouvron en direction de Savenay sur la N171 ;
- au sud-ouest de Nantes, à Port-St-Père, pas moins de 15 tracteurs et 10 voitures qui ont permis un blocage de la route de Pornic (D723) avant l’entrée de la 4 voix D751. Ce sont finalement les gendarmes qui ont bloqué l’accès de la 4 voies dans les deux sens pendant 30 à 40 mn ;
- au sud est de Nantes, à Aiguefeuille : , une vingtaine de tracteurs et 18 voitures ont mené 2 opérations escargot : une sur la N137 au niveau de Le Bignon, puis une autre en direction de la Roche-sur-Yon.

 

 

« Nous demandons juste à être entendus et à avoir une réponse, explique Vincent Delabouglise, porte-parole de Copain 44. En particulier sur le fond du dossier, nous voudrions qu’il soit remis à plat. Mais nous n’avons eu aucune réponse, c’est incompréhensible ! »

Le président PS du Conseil départemental de Loire Atlantique, Philippe Grosvalet, a demandé au Préfet de prendre des mesures pour garantir la circulation des citoyens. "C’est un droit fondamental. Les habitants de la Loire-Atlantique doivent pouvoir circuler librement", a-t-il déclaré à France 3 Pays de la Loire.

« Quand on voit ces déclarations du président départemental, ainsi que celles du Premier ministre Manuel Valls qui confirme la construction, il y a de quoi s’inquiéter », reprend Vincent Delabouglise. « La colère monte. Le but n’est pas d’aller à l’affrontement, mais si nous n’avons pas de réponse, on va monter en puissance. Le calme ne reviendra qu’avec une réponse de Hollande. »

Ce lundi soir, les tracteurs sont rentrés pour la nuit. Mais ils ont prévu de ressortir sur les routes du département dès ce mardi matin. Une opération escargot est prévue sur le périphérique de Nantes dès 7h30, ainsi que d’autres actions, ailleurs dans le département.

 

- DIMANCHE 10 JANVIER -

• Dimanche, 23h40 - Dans la soirée, le site internet de la Zad annonce qu’une opération "ecargot" sera menée mardi 12 janvier à 7h30 sur le périphérique nantais : il s’agira pour les automobilistes opposés au projet d’aéroport de conduire lentement pour ralentir la circulation. Le "collectif escargot de l’assemblée générale" observe que cette action peut être menée dans d’autres villes (lire le communiqué).

• Dimanche, 19h40 - L’assemblée générale qui s’est tenue à La Vache Rit, au coeur de la ZAD, a été très animée. Plus de 300 personnes y ont participé. Une volonté très vive de continuer à mener des actions s’est exprimée par de multiples voix. Les opposants ne comptent pas attendre passivement le procès du mercredi 13 janvier, mais continuer à agir pour faire entendre la colère du mouvement de lutte face au ciblage des paysans vivant sur la Zad.

Dans un communiqué publié à 19h30, le collectif des paysans, le COPAIN 44, dénonce les provocations policières de samedi soir, et affiche sa volonté de "continuer le blocage". Il annonce des actions "dès demain", c’est-à-dire lundi.

- Télécharger le communiqué :

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- Actualisation - Dimanche, 12h45 - Dans la nuit, les tracteurs ont quitté le camp, dans des conditions difficiles, sous les gaz lacrymogènes des policiers, lancés alors qu’aucune action violente ou provocatrice n’avaient lieu. Une cinquantaine de tracteurs ont rejoint la Zad de Notre-Dame-des-Landes, près de La Vache Rit, centre de la zone et de la lutte. Toutes les composantes du mouvement discutent dimanche après-midi de la poursuite des mobilisations. En tout cas, dit un paysan, Dominique Lebreton, "ce qui s’est passé est une victoire. Nous avons monté un rassemblement extraordinaire avec seulement une semaine d’organisation. Et il n’y a eu aucune violence".

 

SAMEDIJANVIER

- Samedi, 23 h 45 - Alors que le campement a été rangé en une demie heure et que les tracteurs commençaient à partir, les CRS ont lancé des grenades lacrymogènes des deux côtés et ont actionné les canons à eau.

 

 

- Actualisation - Samedi, 23 h 27 - Au vu des moyens déployés - notamment des engins capables de lever des tracteurs - et de la volonté d’affrontement des forces gouvernementales - CRS en "robocop", s’approchant à quelques mètres des tracteurs -, les paysans ont décidé, en négociation avec la préfecture de Loire-Atlantique, de lever le camp. Barnums, tables et autres matériels de camp sont en train d’être rangés, et les tracteurs se préparent au départ. Ils vont se diriger vers la Zad de Notre-Dame-des-Landes : "Ce n’est pas une défaite, nous dit Mathieu Courgeau, de la Confédération paysanne, c’est un repli stratégique".

 

 

- Actualisation - Samedi, 23 h 15 - Les CRS encerclent le camp de blocage. Du matériel lourd a été apporté, notamment des camions à eau et des projecteurs. Les assiégés semblent étonnés de la rapidité de réaction des forces de l’ordre, ils escomptaient une nuit relativement tranquille.

 


- Nantes, reportage

A 21 heures, samedi 9 janvier, plus de 80 tracteurs, des paysans, et des citoyens venus les soutenir, bloquent le périphérique nantais au niveau de l’échangeur de Bouguenais. Ils affirment vouloir rester là jusqu’à ce que le président de la République réponde à leur demande de ré-examen du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

 

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Une barrière s’organise dans la soirée

Le périphérique est donc bloqué dans les deux sens sur trois bons kilomètres, ce qui bloque l’accès sud du pont de Cheviré sur les deux voies. Une bonne centaine de tracteurs, de camions et des remorques agricoles soigneusement imbriquées bloquent tout passage. Un grand feu a été allumé avec des branchages sur une voie. Une cantine est en place sous un des cinq barnums installés : "On peut nourrir 400 personnes", dit une militante.

Cette action spectaculaire a démarré dans l’après-midi, à l’issue de la manifestation pleinement réussie qui a bloqué une large portion du périphérique et le pont de Cheviré. Ce grand pont traverse la Loire à l’ouest de l’agglomération, dont il constitue un point vital pour la circulation.

Les paysans, réunis dans le Copain 44 (Collectif des organisations professionnelles agricoles INdignées par le projet d’aéroport), avaient décidé mercredi soir de prolonger le blocage. Ils ne l’ont révélé que dans l’après-midi de ce samedi, créant la surprise. Ce ne sont donc pas les zadistes – faussement présentés par les politiciens de LR et du PS comme des « ultra-violents » - qui engagent le rapport de force, ni les opposants associatifs ou élus, mais les paysans. Ceux-ci ont été choqués par le lancement d’une procédure juridique visant à l’expulsion des quatre agriculteurs qui vivent historiquement sur la Zad ; cette procédure a été lancée par le promoteur Vinci, le porte-parole d’AGO-Vinci, Jean-François Bernard annonçant agir « à la demande de l’Etat ». Si le tribunal de Nantes accédait, le 13 janvier, à la demande de la multinationale, les quatre paysans devraient partir, sous peine d’une astreinte financière de 200 € par jour. Cette attaque vise le cœur historique de la lutte et symbolise le mépris dans lequel le pouvoir tient l’activité agricole. « Cela a été un mauvais coup sur la tête », dit Dominique Fresneau, porte-parole de l’Acipa, et cousin d’un des paysans visés par les promoteurs de l’aéroport, Sylvain Fresneau.

Mais dès l’annonce de la procédure, la veille du 1 janvier, les associations d’opposants ont préparé une action spectaculaire, le blocage du Pont de Cheviré. Celui-ci s’est déroulé samedi 9 janvier à partir de midi : plus de 400 tracteurs sont venus de toute la région, convergeant avec une tracto-vélo venue de la Zad et des personnes de Nantes et d’ailleurs venues à pied. Cette occupation, réalisée dans la tranquillité – les forces de police étant invisibles – et la bonne humeur, a été pleinement réussie (Reporterre vous la racontera ce dimanche 10).

Mais mercredi 7 janvier, le Copain 44, réuni de son côté, avait pris la décision de prolonger cette action par une occupation continue du terrain, qui a donc commencé dans la foulée du blocage du Pont de Cheviré.

 

« Il faut arrêter de nous prendre pour des imbéciles »

Le porte-parole de Copain 44, Vincent Delabouglise, explique le sens de l’action engagée :

 

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Vincent Delabouglise près du pont de Cheviré, à Nantes

Vincent Delabouglise - « Nous avons fait une requête très claire à Monsieur Hollande, à cette heure-ci [16h00], on n’a obtenu aucune réponse. La détermination paysanne est totale, la colère est très grande, on reste là et on attend une réponse de M. Hollande. Il a intérêt à nous répondre rapidement, car plus il attend, plus la colère monte. Il faut qu’il prenne la mesure de ce qui peut se passer.

Reporterre - A-t-il reçu le message clairement ?

Il y a eu un certain nombre de communications, et un comité de crise s’est réuni ce matin à l’Elysée, donc je pense qu’il est au courant.

Vers quelle heure attendez-vous une réponse ?

Quand ils veulent. Dès qu’on a obtenu nos exigences, on lève le camp.

Et s’il n’y a pas de réponse ?

Et bien ils verront. Mais ils prennent leur risque. Il faut arrêter de jouer, de nous prendre pour des imbéciles et de nous balader. On n’est pas aujourd’hui sur des questions futiles, on est sur du fond, sur des enjeux de société, qui concernent tout le monde. Nous, on ne lâchera pas. Ca fait sept ans qu’on demande une rencontre pour aborder le sujet sur le fond, et voir comment on peut en sortir, on n’a jamais reçu de réponse. La seule réponse, c’est des référés, c’est des forces de l’ordre.

S’ils envoient des forces de l’ordre pour dégager les tracteurs, ce serait sans doute de manière vigoureuse, voire violente. Les membres de Copain 44 sont-ils prêts à tenir face à ça ?

On ne résistera pas à des bulldozers. Il faut simplement qu’ils assument l’image que ça va donner. On est quatre cents tracteurs aujourd’hui, ce n’est qu’une petite partie de ceux qui pourraient se libérer. Si ça tournait à une tentative de nous virer par la force, beaucoup seraient prêts à venir pour nous aider. On est une tête de pont ici. Je pense pouvoir dire que la mobilisation serait intersyndicale large. Car là, on est sur une action paysanne, c’est vraiment les paysans qui bloquent.


- Samedi après-midi - Lire ici le récit du blocage, auquel ont participé près de 20 000 personnes et 400 tracteurs.


MANIFESTATIONS DE SOUTIEN A MARSEILLE, TOULOUSE, PARIS ET ALBI

Une manifestation de soutien...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 16:55

 

Source : http://www.humanite.fr

 

 

Les multinationales priées de rembourser les avantages fiscaux belges

Lundi, 11 Janvier, 2016
Humanite.fr

 

Le ministre des finances belge
reuters
 
Comme le Luxembourg et les Pays-Bas, la condamnation européenne condamne le « tax ruling » de la Belgique. Les 35 multinationales qui avaient bénéficié d’accords fiscaux sont sommées de rembourser 700 millions d’euros à l’Etat belge, qui n’en veut pas...

Le ministre belge des finances envisage de faire appel. Il ne veut pas que les 35 multinationales remboursent à son pays les 700 millions d’euros. Voilà un ministre qui a clairement choisi son camp… Johan Van Overtveldt, ultralibéral et nationaliste flamand, est pourtant officiellement chargé de renflouer les caisses de l’Etat et de lutter contre l’évasion fiscale. Ces 700 millions d’euros qu’il refuse sont des cadeaux faits aux seules multinationales, comme le cigarettier britannique British American Tobacco (BAT) ou le numéro 1 de la bière AB InBev. Les entreprises belges, elles, n’ont pas droit à ce régime fiscal favorable sur les bénéfices, négocié en avance. C’est une bien étrange concurrence déloyale…

"Au moins 35 multinationales, principalement basées dans l'UE, ont bénéficié de ce régime et doivent maintenant rembourser les impôts impayés à la Belgique", a annoncé ainsi la Commission européenne. "Si l'Europe devait exiger la récupération des 700 millions d'euros, les conséquences pour les entreprises concernées seraient très importantes et la récupération en tant que telle s'avérerait particulièrement complexe", s’est alarmé en réponse le ministère belge des Finances, au chevet des multinationales.

Le 27 octobre dernier, la Commission européenne avait fait ce même genre d’annonce concernant le Luxembourg et les Pays-Bas. La Commission avait alors estimé que ces deux pays avaient accordé, respectivement à Fiat Finance and Trade (filiale de Fiat basée au Grand-Duché et fournisseur de services financiers) pour le premier et à Starbucks pour le second, des "avantages fiscaux (...) illégaux au regard des règles européennes en matière d'aides d'Etat". Elle avait sommé les deux entreprises de rembourser à ces deux pays les avantages fiscaux qu'ils leurs avaient accordé. Les deux pays, fiers d’assumer leur statut de paradis fiscal, avaient eux aussi décidé de faire appel de la décision de la Commission.

 

 

Source : http://www.humanite.fr

 

 

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 16:39

 

Source : http://www.humanite.fr

 

 

Contrat de travail, licenciements… Le patronat à nouveau à l’offensive

Mardi, 12 Janvier, 2016
Humanite.fr

 

AFP
 
Assouplissements du contrat de travail et nouvelles facilités de licenciement… Le Medef redouble de pression sur le gouvernement en cette période de consultation liée au plan d’urgence sur l’emploi. Les syndicats sont vent debout.
 

"Le marché du travail est bloqué en France. On a peur d'embaucher parce qu'on ne sait pas licencier", a lancé Pierre Gattaz, le président du Medef, à l'issue de son entretien avec Manuel Valls et la ministre du Travail, Myriam El Khomri. Dès dimanche, le Medef, a lancé l’offensive pour un contrat de travail "agile", dans lequel les causes de licenciement d'un salarié seraient davantage "clarifiées" en amont, afin de minimiser le "risque" juridique pour les chefs d'entreprise.
Le patronat réclame, et lorsqu’on lui rappelle ses engagements du pacte de responsabilité, Pierre Gattaz répond que la création d'un million d'emplois était "un objectif, pas un engagement"... Pour embaucher davantage, il faut une "multimédication": baisse des charges, assouplissement du licenciement et plafonnement des indemnités prud'homales. Rien que ça. Sur ce dernier point, le patronat semble avoir déjà gagné: le gouvernement veut en effet plafonner les indemnités décidées aux Prud'hommes en cas de licenciement abusif pour éviter les condamnations les plus lourdes. La ministre du travail a confirmé ce mardi matin qu’elle planchait sur un nouveau barème, au grand regret de l’intégralité des syndicats. Cette mesure était déjà prévue par la loi Macron, mais a été censurée par le Conseil constitutionnel car elle créait une distinction illégale en fonction de la taille des entreprises. Pour les autres exigences patronales, le gouvernement a renvoyé aux annonces qui seront faites par le président le 18 janvier, quand il annoncera son « plan d’urgence pour l’emploi », dans lequel il y aura, selon ce que l’on sait déjà, les 500.000 formations supplémentaires pour les chômeurs, la nouvelle prime à l'embauche pour les PME et des mesures en faveur de l'apprentissage.

 

Opposition et propositions

"J'en ai assez des vieilles recettes du patronat", s’est énervé Laurent Berger, secrétaire national de la CFDT, qu’on n’a pas l’habitude de voir aussi vindicatif. "Il est hors de question de toucher au contrat de travail, de faire peser sur les salariés la responsabilité du chômage. C'est une ligne jaune".
"Ça n'est pas en facilitant le licenciement qu'on va créer de l'emploi", a renchéri Philippe Martinez, pour la CGT. Et Selon Jean-Claude Mailly, de FO, le contrat de travail "agile n'est qu'un contrat de travail fragile". Les syndicats sont combatifs et s’opposent frontalement au patronat. Ils ne tombent pas cependant dans le piège de rester sur le terrain du Medef et avancent leur propositions pour le plan d’urgence sur l’emploi. La CGT a ainsi insisté sur la nécessité de "formation tout au long de la vie" et prôné une "mutualisation" des moyens avec une participation accrue des grandes entreprises. FO a défendu notamment un "soutien à l'investissement public", assurant avoir obtenu sur ce point des "réponses positives". Selon M. Mailly, François Hollande pourrait faire des annonces en ce sens mardi lors du bicentenaire de la Caisse des dépôts et consignations.
Quant à l'aide à l'embauche, la CFDT l'a liée à une révision du Pacte de responsabilité et de ses 40 milliards de baisse de coût du travail pour les entreprises. Le gouvernement a d'ailleurs annoncé une prochaine réunion avec les signataires de ce pacte. "Quand on a engagé 40 milliards (...), il est normal que chacun rende compte de ce qui a été engagé", a souligné le Premier ministre. Ce ne serait pas trop tôt…

 

 

 

 

Source : http://www.humanite.fr

 

 

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 16:31

 

Source : http://www.humanite.fr

 

 

Le libre échange ruine les paysans et détruit la planète

Gérard Le Puill
Mardi, 12 Janvier, 2016
Humanite.fr

 

Photo Noah Seelam / AFP
 
Trois années de production agricole mondiale légèrement supérieure à la demande solvable auront suffit pour mettre en difficulté des centaines de millions paysans sur tous les continents, les agriculteurs européens étant souvent les plus durement impactés par cette baisse des cours en raisons des facilités données aux pays tiers pour exporter sur le vieux continent . Analyse.
Selon la FAO, les cours des principales denrées alimentaires ont fléchi pour la quatrième année consécutive en 2015. Ils sont en baisse de 19,1% en moyenne par rapport à l’année précédente. Ainsi, selon l’indice de la FAO, le prix des céréales, y compris le riz, a régressé de 15,5% en 2015 par rapport à 2014. La chute est de 28,5% pour les produits laitiers, de 15,1% pour la viande en moyenne, de 19% pour les huiles végétales et de 21% pour le sucre.
 
 L’Union européenne n’en finit pas de négocier des accords de libre échange sur fond de réduction des tarifs douaniers entres différents groupes de pays dans toutes les régions du monde. Elle vient aussi de produire son étude. Elle montre, sans que cela soit dit, que ce libre échange a favorisé la surproduction et la chute des cours sur le marché communautaire. Selon cette étude, 71% des produits agricoles et alimentaires importés dans les pays membres du l’Union européenne sont entrés sans le moindre doit de douane et seulement 20% se sont vu appliquer les droits de douane en vigueur au taux plein. Beaucoup de productions en provenance des pays tiers ont bénéficié de tarifs douaniers réduits.
 
Selon le rapport de la Commission, les fruits, les légumes, les noix et leurs préparations sont les produits qui ont le plus bénéficié d’un accès préférentiel au marché européen. Les préparations alimentaires sont le second secteur à avoir le plus disposé de réductions tarifaires bilatérales, tandis que les huiles végétales (en particulier l’huile de palme) et les produits non comestibles (tabac brut et fleurs coupées) étaient les autres produits profitant le plus du système de préférences généralisées appliquées par l’l’UE, indique aussi cette étude.
Il faut ici introduire un éclairage sur le rôle déstabilisateur joué tardivement par l’accord « Tout sauf les armes » négocié par le Français Pascal Lamy quand il était commissaire européen en charge du Commerce. C’était quatre ans avant qu’il ne devienne directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) de 2005 à 2013. Cet accord permettait à 49 pays pauvres d’exporter en Europe des contingents de plus en plus importants de produits agricoles aussi divers que du bois d’œuvre, des fruits, du riz de l’éthanol, du sucre , de l’huile de palme, des crevettes d’élevage dans les pays membres de l’Union européenne . Assurés d’avoir des débouchés, notamment à partir de 2010, beaucoup de pays ont fait de la déforestation à grande échelle dans le but d’exporter du riz, du sucre, de l’huile de palme en Europe. L’étude de l’Union européenne le confirme à sa manière puisqu’elle révèle que les produits qui ont bénéficié des plus grandes facilités d’accès au marché européen ont été la viande, les préparations de viande, le blé, le maïs et le riz ainsi que le miel. 
 
Le double résultat de cette politique d’ouverture des frontières de l’Europe à cette gamme de produits des pays tiers, dont beaucoup sont situés en Asie, a été une baisse des cours des produits agricoles, notamment en 2015, au sein des pays membres de l’Union européenne. Souvent, les paysans des pays exportateurs ont parallèlement été dépossédés des terres qu’ils cultivaient au profit des firmes impliquées dans l’agrobusiness et tournées vers l’exportation. Avec un bilan carbone désastreux, via une vaste déforestation de ces pays, à commencer par le Cambodge.
 
Aujourd’hui, en dépit des difficultés que cette politique d’importations sans restriction impose aux paysans européens en perturbant les marchés , l’Europe continue d’ouvrir d’autres champs de ruines en négociant le TTIP avec les Etats Unis et en ouvrant une négociation parallèle avec les pays du Mercosur dont les plus gros exportateurs de produits agricoles sont le Brésil et l’Argentine. Et l’on découvre à l’occasion que les syndicalistes européenne du COPA-COGECA, structure européenne dans lequel figurent la FNSEA et les représentants des coopératives agricoles française, rappellent dans un courrier à Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, qu’elles « soutiennent le processus de pourparlers de libre échange avec les Etats Unis » tout en s’inquiétant de l’ouverture de négociations avec le Mercosur, en quoi elle n’ont pas tort pour le coup.
 
Mais là encore, elles se contentent de faire part de leurs doutes concernant la « réelle volonté d’ouverture du marché » des pays du Mercosur. Elles notent que plusieurs d’entre eux ont augmenté en 2014 leurs tarifs douaniers sur les fruits et légumes et que le Brésil a reconduit pour cinq ans une mesure antidumping sur la poudre de lait de l’UE « alors qu’aucune entreprise européenne n’en avait exporté auparavant un seul kilo». Et de juger, en mettant déjà un peu d’eau dans leur vin, qu’il est « évident qu’un accord sur le chapitre agricole devra être significativement positif pour l’UE dans les deux négociations avec les Etats Unis et le Japon afin de compenser les pertes qu’engendrerait un accord avec le Mercosur ».
Ces « syndicalistes » ne semblent pas vivre sur la même planète que les paysans qu’ils ont pour mission de défendre auprès la Commission présidée par Jean-Claude Juncker. Surtout quand on lit ceci à propos de l’élevage aux Etats Unis : « Un rapport de l’administration américaine de l’alimentation et du médicament (FDA) publié au mois de décembre 2015, constate qu’entre 2009 et 2014, la quantité d’antibiotiques à usage vétérinaire distribuée dans le pays a augmenté de 22% (…) Aux Etats Unis, la majorité des antibiotiques est disponible en « vente libre » et ne nécessite aucune prescription ou surveillance vétérinaire. Les antibiotiques vendus exclusivement pour leurs indications thérapeutiques ne représentaient que 28% du volume des ventes en 2014. Les autres antibiotiques disposaient de l’indication « promoteur de croissance », combinée ou non avec l’indication « usage thérapeutique ». 
Malgré cela la négociation entre l’Europe et les Etats Unis se déroule normalement sous l’œil vigilant- mais très compréhensif - des pontes européens du COPA-COGECA totalement déconnectés des paysans qu’ils disent représenter ! 
 
 
 
 
 
 
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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 16:19

 

Source : http://www.liberation.fr

 

 

Interview

Alain Badiou : «La frustration d’un désir d’Occident ouvre un espace à l’instinct de mort»

Par et (mis à jour le )

 

 

Alain Badiou

 

Alain Badiou : «La frustration d’un désir d’Occident ouvre un espace à l’instinct de mort»Alain Badiou : «La frustration d’un désir d’Occident ouvre un espace à l’instinct de mort» Dessin Sylvie Serprix

Le philosophe publie un ouvrage sur la tuerie du 13 Novembre, dont il impute la responsabilité à l’impossibilité de proposer une alternative au monde tel qu’il est. Il pointe notamment l’effondrement des idées progressistes, victimes d’une crise profonde de la pensée depuis l’échec du communisme.

 

Comment comprendre l’énigmatique pulsion de mort qui anime les jihadistes ? Des tueries de janvier à celles de novembre, chacun cherche les causes, sociales ou religieuses, de cette «radicalisation» qui, ici et ailleurs, cède à une violence inouïe. Pour le philosophe Alain Badiou, les attentats sont des meurtres de masse symptomatiques de notre époque, où règne sans limite le capitalisme mondialisé. Dans son dernier ouvrage, Notre mal vient de plus loin : penser la tuerie du 13 Novembre, qui sort le 11 janvier chez Fayard, il rappelle la nécessité d’offrir à la jeunesse mondiale, frustrée par un capitalisme qui ne tient pas ses promesses, une alternative idéologique.

 
Quelles différences voyez-vous ­entre les attentats de janvier et ceux de novembre ?

Dans les deux cas, on a le même contexte historique et géopolitique, la même provenance des tueurs, le même acharnement meurtrier et suicidaire, la même réponse, policière, nationaliste et vengeresse, de la part de l’Etat. Cependant, tant du côté du meurtre de masse que du côté de la réponse étatique, il y a des différences importantes. D’abord, en janvier, les meurtres sont ciblés, les victimes choisies : les blasphémateurs de Charlie Hebdo, les juifs et les policiers. Le caractère idéologique, religieux et antisémite des meurtres est évident. D’autre part, la réponse prend la forme d’un vaste déploiement de masse, voulant symboliser l’unité de la nation derrière son gouvernement et ses alliés internationaux autour d’un mot d’ordre lui-même idéologique, à savoir «nous sommes tous Charlie». On se réclame d’un point précis : la liberté laïque, le droit au blasphème.

En novembre, le meurtre est indistinct, très évidemment nihiliste : on tire dans le tas. Et la réponse n’inclut pas de déploiement populaire, son mot d’ordre est cocardier et brutal : «guerre aux barbares». L’idéologie est réduite à sa portion congrue et abstraite, du genre «nos valeurs». Le réel, c’est le durcissement extrême de la mobilisation policière, avec un arsenal de lois et de décrets scélérats et liberticides, totalement inutiles, et visant rien de moins qu’à rendre éternel l’Etat d’urgence. De là résulte qu’une intervention rationnelle et détaillée est encore plus urgente et nécessaire. Il faut convaincre l’opinion qu’elle ne doit se retrouver, ni bien entendu dans la férocité nihiliste des assassins mais ni non plus dans les coups de clairons policiers de l’Etat.

 
Vous analysez le 13 Novembre comme un «mal» dont la cause serait l’échec historique du communisme. Pourquoi ? C’est une grille de lecture qui paraît nostalgique et dépassée…

J’ai essayé de proposer un protocole d’explication aussi clair que possible, en partant des structures de ­notre monde : l’affaiblissement des Etats face à l’oligarchie privée, le désir d’Occident, et l’expansion du capitalisme mondialisé, face auquel aucune alternative n’est proposée aujourd’hui. Je n’ai aucune nostalgie passéiste. Je n’ai jamais été communiste, au sens électoral du mot. J’appelle «communisme» la possibilité de proposer à la jeunesse planétaire autre chose que le mauvais choix entre une inclusion résignée dans le dispositif consommateur existant et des échappées nihilistes sauvages. Il ne s’agit pas de ma part d’un entêtement, ni même d’une tradition. J’affirme seulement que tant qu’il n’y aura pas un cadre stratégique quelconque, un dispositif politique permettant notamment à la jeunesse de penser qu’autre chose est possible que le monde tel qu’il est, nous aurons des symptômes pathologiques tels que le 13 Novembre.

 
Donner toute la responsabilité à l’emprise tentaculaire du capitalisme mondialisé, n’est-ce pas ignorer la responsabilité de la pensée, des intellectuels qui voulaient précisément promouvoir un autre modèle ?

A partir des années 80, un certain nombre d’intellectuels, qui sortaient déçus et amers, faute d’un succès immédiat, du gauchisme des années 60 et 70, se sont ralliés à l’ordre établi. Pour s’installer dans le monde, ils sont devenus des chantres de la sérénité occidentale. Evidemment, leur responsabilité est flagrante. Mais il faut aussi tenir compte du retard pris du côté d’une critique radicale de l’expansion ­capitaliste et des propositions alternatives qui doivent renouveler et renforcer l’hypothèse communiste. Cette faiblesse est venue de l’amplitude de la catastrophe. Il y a eu une sorte d’effondrement, non seulement des Etats socialistes, qui étaient depuis longtemps critiqués, mais aussi de la domination des idées progressistes et révolutionnaires dans l’intelligentsia, singulièrement en France depuis l’après-guerre. Cet effondrement indiquait une crise profonde, laquelle exigeait un renouvellement conceptuel et idéologique, notamment philosophique. Avec d’autres, je me suis engagé dans cette tâche, mais nous sommes encore loin du compte. Lénine disait des intellectuels qu’ils étaient la plaque sensible de l’histoire. L’histoire, entre le début des années 70 et le milieu des années 80, nous a imposé un renversement idéologique d’une violence extraordinaire, un triomphe presque sans précédent des idées réactionnaires de toutes sortes.

 
Dans le monde que vous décrivez, il y a l’affaiblissement des Etats. Pourquoi ne pourraient-ils pas être des acteurs de régulation face au capitalisme mondialisé ?

Nous constatons que les Etats, qui avaient déjà été qualifiés par Marx de fondés de pouvoir du capital, le sont aujourd’hui à une échelle que Marx lui-même n’avait pas prévue. L’imbrication des Etats dans le système hégémonique du capitalisme mondialisé est extrêmement puissante. Depuis des décennies, quels que soient les partis au pouvoir, quelles que soient les annonces du type «mon adversaire, c’est la finance», la même politique se poursuit. Et je pense qu’on a tort d’en accuser des individus particuliers. Il est plus rationnel de penser qu’il y a un enchaînement systémique extrêmement fort, un degré saisissant de détermination de la fonction étatique par l’oligarchie capitaliste. La récente affaire grecque en est un exemple frappant. On avait là un pays où il y avait eu des mouvements de masse, un renouvellement politique, où se créait une nouvelle organisation de gauche. Pourtant, quand Syriza est arrivé au pouvoir, cela n’a constitué aucune force capable de résister aux impératifs financiers, aux exigences des créanciers.

 
Comment expliquer ce décalage entre la volonté de changement et sa non-possibilité ?
 

Il y a eu une victoire objective des forces capitalistes hégémoniques, mais également une grande victoire subjective de la réaction sous toutes ses formes, qui a pratiquement fait disparaître l’idée qu’une autre organisation du monde économique et social était possible, à l’échelle de l’humanité tout entière. Les gens qui souhaitent «le changement» sont nombreux, mais je ne suis pas sûr qu’eux-mêmes soient convaincus, dans l’ordre de la pensée et de l’action réelles, qu’autre chose est possible. Nous devons encore ressusciter cette possibilité.

 
Jürgen Habermas parle de l’économie comme la théologie de ­notre temps. On a l’impression que cet appareil systémique est théologique. Mais comment expliquez-vous ce qui s’est passé en France ?

Je voudrais rappeler que la France n’a pas le monopole des attentats. Ces phénomènes ont à voir avec le cadre général dans lequel vivent les gens aujourd’hui, puisqu’ils se produisent un peu partout dans des conditions différentes. J’étais à Los Angeles quand a eu lieu en Californie, après l’événement français, un terrible meurtre de masse. Cela dit, au-delà des analyses objectives, il faut entrer dans la subjectivité des meurtriers, autant que faire se peut. Il y a à l’évidence chez ces jeunes assassins les effets d’un désir d’Occident opprimé ou impossible. Cette passion fondamentale, on la trouve un peu partout, et c’est la clé des choses : étant donné qu’un autre monde n’est pas possible, alors pourquoi n’avons-nous pas de place dans celui-ci ? Si on se représente qu’aucun autre monde n’est possible, il est intolérable de ne pas avoir de place dans celui-ci, une place conforme aux critères de ce monde : argent, confort, consommation… Cette frustration ouvre un espace à l’instinct de mort : la place qu’on désire est aussi celle qu’on va haïr puisqu’on ne peut pas l’avoir. C’est un ressort subjectif classique.

 
Au-delà du «désir d’Occident», la France semble marquée par son passé ­colonial…

Il y a en effet un inconscient colonial qui n’est pas liquidé. Le rapport au monde arabe a été structuré par une longue séquence d’administration directe et prolongée de tout le Maghreb. Comme cet inconscient n’est pas reconnu, mis au jour, il introduit des ambiguïtés, y compris dans l’opinion dite «de gauche». Il ne faut pas oublier que c’est un gouvernement socialiste qui, en 1956, a relancé la guerre d’Algérie, et un Premier ministre socialiste qui, au milieu des années 80, a dit, à propos de la population en provenance d’Afrique, que «Le Pen pos[ait] les vraies questions». Il y a une corruption historique de la gauche par le colonialisme qui est aussi importante que masquée. En outre, entre les années 50 et les années 80, le capital a eu un impérieux besoin de prolétaires venus en masse de l’Afrique ex-coloniale. Mais avec la désindustrialisation forcenée engagée dès la fin des années 70, le même capital ne propose rien ni aux vieux ouvriers ni à leurs enfants et petits-enfants, tout en menant de bruyantes campagnes contre leur existence dans notre pays. Tout cela est désastreux, et a aussi produit cette spécificité française dont nous nous passerions volontiers : l’intellectuel islamophobe.

 
Dans votre analyse, vous évacuez la question de la religion et de l’islam en particulier…

C’est une question de méthode. Si l’on considère que la religion est le point de départ de l’analyse, on ne s’en sort pas, on est pris dans le schéma aussi creux que réactionnaire de «la guerre des civilisations». Je propose des catégories politiques neutres, de portée universelle, qui peuvent s’appliquer à des situations différentes. La possible fascisation d’une partie de la jeunesse, qui se donne à la fois dans la gloriole absurde de l’assassinat pour des motifs «idéologiques» et dans le nihilisme suicidaire, se colore et se formalise dans l’islam à un moment donné, je ne le nie pas. Mais la religion comme telle ne produit pas ces comportements. Même s’ils ne sont que trop nombreux, ce ne sont jamais que de très rares exceptions, en particulier dans l’islam français qui est massivement ­conservateur. Il faut en venir à la question religieuse, à l’islam, uniquement quand on sait que les conditions subjectives de cette islamisation ultime ont été d’abord constituées dans la subjectivité des assassins. C’est pourquoi je propose de dire que c’est la fascisation qui islamise, et non l’islamisation qui fascise. Et contre la fascisation, ce qui fera force est une proposition communiste neuve, à laquelle puisse se rallier la jeunesse populaire, quelle que soit sa provenance.•

 

Robert Maggiori , Anastasia Vécrin

 

Notre mal vient de plus loin, Penser les tueries du 13 novembre, Fayard, 72 pages, 5 euros.

 

 

Source : http://www.liberation.fr

 

 

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 15:07

 

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A la barre

Neuf mois de prison ferme contre d'anciens salariés de Goodyear

Par

 

Le syndicaliste CGT Mickaël Wamen, de l'usine Goodyear, fait partie des condamnés. Il manifestait à Amiens en janvier 2014. Photo François Nascimbeni.AFP

 

Les ex-employés de l'usine d'Amiens-Nord, pour la plupart syndiqués à la CGT, étaient poursuivis pour «séquestration et violence en réunion». En 2014, ils avaient retenu deux cadres pour protester contre la fermeture de leur usine.

 

 

Un verdict exceptionnellement sévère pour des syndicalistes. Le tribunal correctionnel d’Amiens a condamné, mardi,  huit anciens salariés de l’usine Goodyear à 24 mois de prison, dont 9 ferme, pour «séquestration». Parmi eux, sept étaient encartés à la CGT, dont le très énergique Mickaël Wamen, ancien délégué syndical de l'entreprise. Deux des huit salariés ont également été condamnés pour «violences en réunion», mais sans peine supplémentaire. Les faits poursuivis: la «retenue» durant trente heures, entre le 6 et le 7 janvier 2014, du DRH et du directeur de la production, pour protester contre la fermeture de l’usine, intervenue quelques jours plus tard. 

 

«Détresse sociale»

Cette décision n'est pas très éloignée des demandes du parquet, qui lors de l’audience du 24 novembre, avait réclamé 24 mois de prison, dont un an ferme «aménageable», pour «séquestration et violence en réunion».  Et ce, alors même que la direction de Goodyear Dunlop Tires France, ainsi que les deux cadres de l’usine concernés par les faits, avaient retiré leur plainte. A la barre, les prévenus avaient alors évoqué «un coup de colère» face à une direction qui «n’apportait aucune réponse» à la «détresse sociale» dans laquelle se trouvaient les 1 142 salariés du site. 

«C’est un jugement hallucinant», a réagi mardi Fiodor Rilov, l’avocat des salariés, qui met également en cause l’exécutif: «Ça participe d’une répression grandissante à l’égard des syndicalistes qui se battent contre la fermeture de leur usine. Et je ne peux pas croire que le parquet, qui avait réclamé de la prison ferme, ait élaboré son réquisitoire en dehors de tout cadre fixé par le gouvernement». Un verdict qui, selon lui, «va désormais peser comme une épée de Damoclès sur tous les salariés qui aujourd’hui se battent pour sauver leur entreprise». Et de prédire une grande mobilisation pour le procès en appel, «à laquelle François Hollande aura à assister en tant Président»

 

Dans un communiqué publié dans la matinée, la CGT Goodyear d’Amiens-Nord ne manque pas, elle aussi, de politiser l'affaire, qualifiant ce jugement d'«arme avec laquelle Hollande, Valls, Taubira et l’ensemble du gouvernement ont décidé d’intimider tous les salariés qui se battent pour leurs droits et leurs emplois. Le but est de faire peur aux syndicalistes pour qu’ils cessent de se battre pendant que le gouvernement prépare la suppression de la moitié du Code du travail». Réaction outragée, également, de l'ex-syndicaliste CGT des Conti, Xavier Mathieu: «C’est écœurant, on a voulu faire un exemple. Mais en matière d’exemplarité, c’est toujours les petits qui trinquent, jamais les patrons qui ferment les entreprises illégalement, comme cela a été fait pour Continental en 2009. Au final, les Goodyear payent pour ce qui s’est passé à Air France. Le but, c’est d’intimider». Et de rappeler son propre passage devant les juges: «En 2010, j’ai été condamné à une amende de 4000 euros, alors que le parquet avait requis cinq mois avec sursis. Et c’était sous Sarko...»

Ce verdict clôt - provisoirement - huit ans d’un conflit sans fin entre la direction du groupe de pneumatiques et une partie des syndicats de l’usine, dont la CGT. A l’origine de ce bras de fer: la volonté des dirigeants, en 2007, de réorganiser le travail sous la forme des 4x8 dans leurs deux usines d’Amiens (Goodyear et Dunlop). Un système complexe et controversé, rejeté à l’époque par les syndicalistes et les salariés de Goodyear lors d’un référendum, mais pas par leurs collègues de l’usine Dunlop, située de l’autre côté de la rue. La direction annonce alors un plan de 478 suppressions d’emploi pour les Goodyear. Une «punition pour avoir mal voté», estiment à l’époque les syndicalistes. S’en suivront des années de batailles judiciaires, le plus souvent remportées par la CGT, avant le baisser de rideau définitif. Puis l’échec de la reprise d’une partie du site par le PDG américain de Titan, Maurice Taylor, à l’automne 2014. Une sorte de Donald Trump du pneumatique, qui déclarait en 2014, après avoir insulté la CGT: «La France est devenue un pays communiste et quand vous tomberez aussi bas que la Russie, peut-être que vous aurez une chance de repartir». Dernier acte de cette saga, enfin, avant ce jugement au pénal: l’enterrement par la direction, à l'automne 2015, du projet de Scop (Société coopérative et participative) porté par les salariés pour reprendre une partie de la production. Quelques semaines plus tard, Goodyear et Titan signaient pourtant un accord pour produire des pneus... en Russie

Luc Peillon

 

 

Source : http://www.liberation.fr

 

 

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 14:47

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Conditions de travail

Samsung accusé de pratiques commerciales trompeuses en France

par

 

Des enfants de moins de 16 ans qui travaillent plus de 10 heures par jour, sans protections contre les substances dangereuses qu’ils manipulent : cela se passe en Chine et en Corée, dans les usines sous-traitantes du géant de l’électronique Samsung. Et c’est l’ONG locale China Labor Watch (CLW) qui révèle ces violations des droits humains. Ce n’est pas la première fois que Samsung se fait épingler pour le travail des enfants chez ses sous-traitants. China Labor Watch a déjà révélé à plusieurs reprises que des enfants turbinent pour fabriquer les smartphones vendus par Samsung.

A chaque fois, l’entreprise promet que le problème sera réglé. Elle assure être une « entreprise responsable et citoyenne, qui [mène] des actions à travers le monde pour tendre vers un monde meilleur, protéger l’environnement et renforcer les communautés qui [l’entourent] » . Cet écart entre le discours de l’entreprise et les constatations de China Labor Watch a déjà valu au géant coréen une plainte pour « pratiques commerciales trompeuses », déposée en France en février 2013 par les associations Peuples Solidaires, Sherpa et Indecosa-­CGT, l’association de consommateurs de la CGT. Après 18 mois d’enquête, la plainte a été classée sans suite.

La solidité des éléments du dernier rapport de China Labor Watch a convaincu Sherpa et Indecosa-­CGT de recourir à nouveau aux tribunaux pour tenter de faire condamner Samsung, toujours pour « pratiques commerciales trompeuses ». Les plaignants ont cette fois retenu la citation directe, une « option » judiciaire qui ne nécessite pas d’enquête et exige donc d’avoir à sa disposition des éléments sérieux permettant de prouver l’infraction lors de l’audience et des débats. « Alors que le leader mondial du smartphone se targue de mettre en place des engagements éthiques exemplaires dans ses usines afin de prévenir les violations des droits humains, nous souhaitons faire juger ce double discours mondial qui consiste à séduire les consommateurs par une communication éthique tout en fermant les yeux sur des comportements absolument contraires », expliquent les associations. L’audience se tiendra ce lundi 11 janvier.

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