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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 21:04

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Mobilisations

« Gauche blanche », « racisés », « non concernés » : ces clivages qui agitent la lutte et les mouvements antiracistes

 

par

 

 

« Camp décolonial » pour débattre du racisme sans les « non concernés », « indigènes de la République » en quête d’autonomie face à la « gauche blanche » : autant de termes qui clivent fortement la lutte antiraciste. D’un côté, les mouvements historiques et institutionnels, LDH, Mrap ou SOS-Racisme, donnent à leur combat une portée universaliste. De l’autre, une nouvelle génération d’acteurs, plus radicaux, issus des groupes racisés et où se trouvent une grande partie de femmes. Les premiers reprochent aux seconds de tout ethniciser, les seconds les accusent de ne pas représenter celles et ceux qui subissent le racisme au quotidien. Pourquoi de telles divisions ? Peuvent-ils dépasser leurs divergences ? Basta ! leur a posé la question.

Malgré les lois et les constats, sans cesse renouvelés, rien n’y fait : les discriminations racistes continuent à peser sur la vie de millions de personnes en France, que ce soit ​
dans l’éducation, l’accès aux soins médicaux, le monde du travail ou les relations avec la police. Trois études récentes illustrent leur persistance. En décembre dernier, le ministère du Travail publie les résultats d’une enquête sur « les discriminations à l’embauche » : ils confirment que des entreprises françaises, malgré leurs engagements en faveur de la « diversité », pratiquent une politique discriminatoire à l’égard des personnes aux noms perçus comme « maghrébin » ou « non hexagonal » (sic). Mi-mars, la ministre du Travail Myriam El Khomri pointait publiquement les entreprises Accor et Courtepaille – une chaîne de restaurants propriété d’un fonds spéculatif britannique – pour leurs mauvais résultats en matière de lutte contre les discriminations [1].

 

Logement, emploi, contrôle au faciès : des discriminations fortes

Début mars, les résultats d’un testing mené par des chercheurs du CNRS ont été publiés par le ministère du Logement. Des identités fictives ont répondu à 504 annonces immobilières dans Paris au cours de l’année 2016. Les résultats montrent des discriminations « très fortes » pour les personnes d’origine nord-africaines dans l’accès au logement, encore plus lorsque l’annonce immobilière émane d’un particulier plutôt que d’une agence. Un fonctionnaire avec un nom évoquant une origine maghrébine aura ainsi trois fois moins de chance d’obtenir une réponse positive comparé à un fonctionnaire « d’origine française » avec un revenu similaire [2].

En janvier, un travail mené par le Défenseur des droits auprès d’un échantillon représentatif de plus de 5 000 personnes (une première à l’échelle nationale) pointait cette fois que « 80% des personnes correspondant au profil de “jeune homme perçu comme noir ou arabe” déclarent avoir été contrôlées dans les cinq dernières années (contre 16% pour le reste des enquêtés) ». Ces profils ont donc vingt fois plus de risques d’être contrôlés. Les violences policières concernent aussi particulièrement les jeunes hommes d’origine immigrés [3].

Pourquoi ces discriminations se perpétuent-elles aussi fortement alors que le droit est censé pénaliser toute discrimination à raison de la race, la religion, l’ethnie ou la nation ? « Les pratiques de testing et les études sur les discriminations font exister une réalité invisible dans l’espace public d’un point de vue statistique. Mais pour passer du constat à la lutte contre les causes du problème, il y a une grande difficulté », constate le politologue Abdellali Hajjat, maître de conférences à l’université de Nanterre.

Les campagnes de sensibilisation, par exemple, « renvoient uniquement au racisme de la société civile. Or, les élites politiques véhiculent elles-aussi des discours racistes. Dans ces campagnes, le racisme est pointé comme un fait individuel, moral. Cette posture passe pourtant à côté de la réalité : le racisme est un fait structurel », estime le politologue. Constat similaire du côté de Patrick Simon, socio-démographe à l’Institut national d’études démographiques (Ined) : « En France, on ne considère pas que les discriminations proviennent d’un système. On accuse des acteurs malfaisants d’en être responsables, et qu’il faut rééduquer. » Face à cette redoutable permanence de l’ordre des choses, une nouvelle génération de luttes antiracistes est apparue en France. Cette génération adopte de nouveaux modes d’action et un nouveau vocabulaire – dissociant la « gauche blanche », « non concernée » par le racisme et les « racisés » – qui suscitent bien des débats.

 

De la Marche pour la dignité au Camp décolonial

Les quatre acteurs « historiques » de la lutte contre le racisme sont la Ligue des droits de l’Homme (LDH, créée en 1898 au moment de « l’affaire Dreyfus »), la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra, créée en 1927 face à la montée de l’antisémitisme et des pogroms en Europe), le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap, créé en 1949 par d’anciens résistants et déportés), puis SOS Racisme (fondé en 1984 par des membres et proches du Parti socialiste, à la suite de la Marche pour l’égalité). « L’antiracisme est devenu la norme depuis la Seconde guerre mondiale et le génocide des juifs », relève Nonna Mayer, chercheuse au CNRS. « Cela ne veut pas dire qu’on ne discrimine pas au quotidien mais on sait que le racisme, c’est mal. Des personnes qui n’ont pas le sentiment d’être racistes l’habillent derrière des valeurs égalitaires, féministes ou laïques. Ceux qui n’aiment pas les juifs n’aiment pas non plus les musulmans, les noirs, les Roms – le groupe le plus rejeté », prévient-elle.

Ces quatre structures sont aujourd’hui confrontées à l’émergence de nouvelles figures, issues des luttes de terrain. Parmi elles, certaines polarisent les débats : Sihame Assbague, 30 ans, qui se présente comme une militante antiraciste et très active sur les réseaux sociaux ; Fania Noël, 29 ans, « militante afro-féministe marxiste », et surtout Houria Bouteldja, 43 ans, du Parti des indigènes de la République (PIR), lancé en 2005. Sihame Assbague et Fania Noël ont organisé une Marche de la dignité en 2015 puis en 2017 avec d’autres femmes qui se présentent comme « racisées » – dont Houria Bouteldja. La seconde marche, à laquelle se sont joints plusieurs associations historiques ainsi que des partis de gauche et d’extrême-gauche, a réuni selon nos estimations environ 15 000 personnes à Paris ce 19 mars. Sihame Assbague et Fania Noël ont également organisé en 2016 un camp d’été décolonial « non-mixte », c’est-à-dire réservé aux personnes « subissant le racisme d’État ».

Cette initiative a été présentée par ses détracteurs comme un « camp anti-blancs ». Inédite en France, elle a fait réagir jusqu’à l’Assemblée nationale, la ministre Najat Vallaud-Belkacem et le Premier ministre Manuel Valls. « Au bout de ce chemin-là, il n’y a que le repli sur soi, la division communautaire et le chacun chez soi », avait blâmé la ministre de l’Éducation. « On se demandait ce qu’on pouvait faire pour favoriser les échanges et la transmission, explique de son côté Sihame Assbague. Il s’agissait de se réunir entre personnes vivant une même oppression. La parole est plus simple. Militer avec les non-concernés (par le racisme, ndlr), c’est expliquer à chaque fois que le contrôle au faciès est une réalité, ou que “blanc” est une catégorie sociologique ». Nul “racisme anti-blanc”, assurent-elles – la notion est d’ailleurs disqualifiée par tous les interviewés.

 

Une lutte à construire « en autonomie vis-à-vis du pouvoir »

Comment expliquer la violence de ces réactions ? « Dès que les opprimés s’organisent, il y a une offensive du pouvoir qui a peur de l’autonomie et de l’organisation politique des descendants de l’immigration post-coloniale, commente Abdellali Hajjat. Après la Marche de 1983, l’un des organisateurs, Toumi Djaïdja a été mis en prison pour une affaire à laquelle il n’était pas lié ». « Les dominants ignorent leur statut. Ils ne veulent pas assumer le bénéfice de leur domination et les privilèges qui en découlent, ajoute Patrick Simon. Ici, il y a un rappel à l’ordre avec la réaffirmation des privilèges de la majorité ’’française’’ et blanche ».

Si ces nouveaux acteurs ont émergé et proposent des modes d’action plus radicaux, c’est d’abord parce que leur analyse diffère de celle des acteurs historiques de l’antiracisme. Ceux-ci estiment que le racisme n’émane pas de l’État, que la connaissance de “l’Autre” par des actions de sensibilisation peut l’anéantir. Ils sont plus ou moins liés au pouvoir en place : la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Dilcra), assimilée à l’antiracisme historique, était par exemple sous la tutelle du ministère de l’Intérieur avant de se retrouver sous l’autorité du Premier ministre Manuel Valls​. Au contraire, Houria Bouteldja, Sihame Assbague et Fania Noël dénoncent un « racisme d’État ». « Le racisme est un fait structurel, on ne s’attaque pas à des idées ou à des individus », estime la co-fondatrice du PIR. Pour Sihame Assbague et Fania Noël, l’antiracisme doit se construire « en autonomie vis-à-vis du pouvoir ».

 

SOS Racisme : « Ce contentieux historique indépassable »

Une autre différence distingue les associations antiracistes historiques et les nouveaux mouvements : à la question « avez-vous déjà vécu le racisme à titre personnel ? », les représentants de ces organisations répondent, étonnés, « non ». Pour les autres, subir régulièrement diverses formes de racisme semble être d’une évidente banalité. « Le seul espace dans lequel il n’y a pas d’interlocuteurs directement concernés est celui des discriminations ethniques et raciales », détaille Patrick Simon. « Le cadre français empêche l’expression des minorités en tant que telles. C’est ce qui le caractérise. »

Aucune des trois militantes n’a ainsi envisagé de rejoindre SOS Racisme, l’association la plus récente. « Jamais », tranche Houria Bouteldja. « Nous n’avons aucune relation avec eux », indique Sihame Assbague. « Ils défendent leurs intérêts et gagnent de l’argent sur ce que nous subissons », juge Fania Noël, faisant allusion aux subventions perçues par ces associations. La Dilcra a été dotée par le Premier ministre d’un budget de 100 millions d’euros sur trois ans pour mener sa mission, quand des initiatives portées par les personnes concernées ne reçoivent aucun soutien des pouvoirs publics. « SOS Racisme est dénoncé comme le fossoyeur des marches de 1983 et 1984 et le résultat d’une OPA du Parti socialiste sur des mouvements qui émergeaient dans les banlieues. Ce contentieux historique est indépassable », analyse Patrick Simon.

Pour comprendre ce positionnement, il faut également revenir au déclic qui a mené ces trois jeunes femmes dans la lutte antiraciste. L’un des éléments déterminants a été la loi de 2004 contre le port du voile à l’école, pour Sihame Assbague et Houria Bouteldja. Fania Noël cite également « la mort de Zyed [Benna] et Bouna [Traoré] » dans le cadre d’un contrôle de police en 2005, qui a déclenché un soulèvement des banlieues. « Ces événements m’ont poussée à m’interroger sur notre condition en France en tant qu’habitants des quartiers populaires et descendants de l’immigration post-coloniale », explique Sihame Assbague.

 

« Empêcher une alliance entre la gauche et les militants radicaux »

Cette même année 2005, Houria Bouteldja lance L’Appel des indigènes et le Mouvement des indigènes de la République (MIR), avec des personnes impliquées dans des mouvements contre l’islamophobie, les crimes policiers ou la solidarité avec la Palestine. « Puis en 2010, nous avons été une quarantaine à fonder le Parti des indigènes de la République (PIR). Nous nous sommes toujours constitués en tant que mouvement politique », dit-elle, revendiquant 200 militants et sympathisants. Selon la co-fondatrice du PIR, « il y a eu deux ruptures : celle non-dite dans les années 80 des mouvements autonomes. Puis l’officielle de 2005, assumée. »

Ses écrits et interventions suscitent régulièrement de très vives critiques et réprobations, en particulier au sein de la gauche. Exemple ? Répondant sur le site de la revue Vacarme à des textes sur le métissage publiés par le PIR en 2015 [4], les militantes féministes Malika Amaouche, Yasmine Kateb et Léa Nicolas-Teboul accusent : « Il nous semble que le PIR a glissé. Surfant sur les durcissements identitaires, il propose une lecture systématiquement culturelle voire ethnicisante des phénomènes sociaux. Cela l’amène à adopter des positions dangereuses sur l’antisémitisme, le genre et l’homosexualité. Il essentialise les fameux « Indigènes sociaux », les subalternes qu’il prétend représenter » [5]. « Le PIR n’utilise que des catégories politiques et sociales et n’envisage les groupes sociaux que dans leur trajectoire historique et toujours dans une conjoncture donnée », répond Houria Bouteldja [6]. Son livre, Les Blancs, les Juifs et nous. Vers une politique de l’amour révolutionnaire (La Fabrique éditions), publié en 2016, a également suscité de nombreuses critiques [7].

 

« L’antisémitisme et l’islamophobie sont les deux faces d’une même pièce »

Mais pour Houria Bouteldja, « plus l’antiracisme politique s’affirme, plus les organisations officielles subissent une perte de leadership. Quand Valls attaque le camp d’été décolonial ou le meeting contre l’islamophobie, il veut intimider la gauche, il ne veut pas qu’il y ait une alliance entre elle et les milieux militants plus radicaux. Idem quand il brandit le spectre du racisme anti-blancs ou de l’islamisme. » Ou encore de l’antisémitisme. « La première opposition majeure entre associations antiracistes s’est produite sur le conflit israëlo-palestinien. Puis la mobilisation contre l’antisémitisme a clivé l’antiracisme, à mesure que les jeunes arabes en ont été rendus responsables, » rappelle Patrick Simon.

Comment les organisations antiracistes historiques appréhendent-elles ces nouveaux débats ? Pour Pierre Tartakowsky, 64 ans, président de la LDH de 2011 à 2015, « la gauche classique a un temps de retard. Notre lecture des débats sur le racisme, de même que sur la laïcité, n’a pas été complète. L’antisémitisme et l’islamophobie sont les deux faces d’une même pièce. La position de la gauche radicale, c’est souvent que les questions de racisme se règleront d’elles-mêmes quand on aura réglé la question sociale. » A l’inverse, certains nouveaux acteurs sont accusés de tout « raciser », évacuant les formes d’oppression sociale qui frappe les catégories populaires quelle que soit leur origine ou leur couleur de peau. « Nous avons des difficultés autour du concept de classe raciale, qui nous semble extrêmement dangereux parce qu’il détourne des rapports économiques de classe », confirme Augustin Grosdoy, 70 ans, co-président national du Mrap depuis une vingtaine d’année.

 

La question sociale d’abord, l’anti-racisme après ?

« Il y a un désamour des gens à l’égard de SOS Racisme, car ils ont beaucoup attendu de nous, et attendent encore, analyse de son côté Blaise Cueco, 25 ans, responsable de SOS Racisme pour la région parisienne et membre du bureau national du mouvement. Au moment de la création de SOS Racisme, la France se trouvait dans une ère antiraciste au sens universaliste. Cette vision était à la mode car elle ne remettait pas en cause la structure du pouvoir économique et médiatique ».

Pour SOS Racisme, qui revendique un millier de sympathisants en Ile-de-France, « les insultes ’’sale blanc’’ et ’’sale noir’’ sont au même niveau ». Blaise Cueco ajoute toutefois que « les injures ont peu d’incidence sur la vie des Blancs ». Et reconnaît « une différence entre le discours de SOS Racisme et ses actes. On est très mauvais en communication », commente-t-il. Pourtant, l’association persiste : pour elle, l’usage des termes “black” et “beur” est daté, mais « pas raciste ».

Si le Mrap et la LDH disent pouvoir travailler avec Sihame Assbague, Fania Noël et Houria Bouteldja – les deux associations soutiennent d’ailleurs la Marche pour la dignité –, il n’en est pas de même pour SOS Racisme. « Elles ne sont pas nos premiers ennemis », commente Blaise Cueco. L’association les qualifie toutefois de « mouvement raciste, car ils clivent sur des questions de couleurs de peau ». Pour Pierre Tartakowsky, ces divisons sont aussi une conséquence de la situation même de la gauche : « Une partie de la gauche et des Républicains porte la tendance xénophobe en l’habillant d’une pseudo-laïcité d’exclusion. Le camp antiraciste est lui-même traversé par ces courants d’idées. »

 

Laïcité, islamophobie, non-mixité : des questions clivantes

« Quand Nicolas Sarkozy était au pouvoir, la gauche blanche partageait nos positions, dit Fania Noël. Puis quand on a dénoncé le fait que le PS appliquait les mêmes politiques, on nous rétorquait qu’on ne comprenait pas. » « La droite a fait voter la loi sur le voile, le PS était pour, la gauche radicale aussi, rappelle Houria Bouteldja. Dans le cadre de l’état d’urgence, il y a eu des perquisitions contre plus de 3 000 familles musulmanes. Ce qui nous a frappé, c’est que la gauche relativement muette à ce sujet s’est soudain réveillée contre la loi El Khomri car, là, ses intérêts étaient visés. Vont-ils comprendre que l’État a réprimé les mouvements sociaux comme il a réprimé ceux de l’immigration ? »

En plus de certains politiques et médias, des associations anti-racistes elles-mêmes attaquent les initiatives des militantes – ce qu’avait aussi expérimenté l’association Les indivisibles fondée par Rokhaya Diallo en 2007. Sollicités, et après de nombreux échanges par mail et téléphone, la Licra et Gilles Clavreul de la Dilcra n’ont pas donné suite à notre demande d’interview. Ce dernier avait déclaré au journal Libération : « Tous les racismes sont condamnables, mais le racisme anti-arabe et anti-noir n’a pas les mêmes ressorts que l’antisémitisme dans sa violence. Il faut être capable de dire la particularité de l’antisémitisme. »

Gilles Clavreul est membre fondateur du Printemps républicain qui indique dans son manifeste : « Seuls les faiseurs et défaiseurs identitaires de tous bords ont tenté de profiter de l’occasion [les attentats] pour faire encore progresser leurs idéologies délétères (…) ». Alain Jakubowicz, président de la Licra, a écrit concernant le camp d’été décolonial : « Prétendre qu’il faut avoir été victime d’une discrimination pour la combattre est une aberration qui [...] établit une ségrégation qui n’a rien à envier aux assemblées du Ku Klux Klan (…) ».

 

Racisme anti-blanc ?

Selon le sociologue Abdellali Hajjat, il s’agit par ce type de discours « de disqualifier les victimes. Accuser de racisme les racisés est une technique classique d’inversion des responsabilités. » « Le racisme anti-blanc n’existe pas en tant que racisme, juge le sociologue Patrick Simon. En effet, pour qu’il y ait un racisme constitué, il faut un système d’interprétation fondé sur la supériorité des uns, et sur l’infériorité des autres. Or, il n’y a pas de pénalité qui soit liée au fait d’être blanc lorsque l’on recherche un emploi, à l’école, ou pour trouver un logement. »

Comment s’explique l’emballement autour de ces "nouveaux antiracistes" ? « Les associations comprennent qu’elles n’ont plus le monopole de la production des idées », pense Fania Noël.​ Ainsi attaquées par des structures institutionnelles et sans aides publiques, les nouveaux acteurs de l’antiracisme développent leur propres outils. « La génération qui émerge assume ses identités multiples et accepte son rôle politique », prévient Sihame Assbague.

Des étudiants organisent ainsi des ateliers Paroles non-blanches à l’université Paris 8 — animés uniquement par des personnes non-blanches mais ouvertes à tous — sur les thèmes de l’école, des violences policières ou encore des médias. Une « formation contre la dévaluation salariale et professionnelle touchant les femmes racisées » a été proposée par Marie Da Sylva, 33 ans, qui vient de fonder Nkali Works, « une agence d’empowerment et de stratégie dédiée aux femmes racisées et leurs problématiques professionnelles ». De con côté, la réalisatrice Amandine Gay a réussi à imposer au cinéma son documentaire Ouvrir la voix, dans lequel elle donne la parole aux femmes noires.

« Nous bénéficions des réseaux sociaux, outil extrêmement puissant qui a démocratisé l’accès à des savoirs, des rencontres et des dynamiques mais on s’inscrit dans la lignée de mouvements à qui on doit beaucoup. Parler de nouvelles figures sert à nous isoler... », insiste Sihame Assbague. Abdellali Hajjat confirme : « Les associations ne sont pas nouvelles, leurs combats non plus. Dans les mouvements des travailleurs arabes dans les années 1970, il n’y avait que des Arabes or ils ne le théorisaient pas ».

D’autres associations et mouvements émergents sont engagés dans la lutte contre des formes spécifiques de racisme, du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) – très critiqué également – au Conseil représentatif des associations noires de France (Cran), en passant par la Brigade anti-négrophobie ou Almamy Kanouté, éducateur et militant associatif à Fresnes, très présent lors des assemblées de Nuit Debout.

Sihame Assbague réfléchit désormais à « créer une véritable organisation ». Sans subvention, elle a pu accueillir avec Fania Noël près de 180 personnes à leur camp d’été 2016. Elles ont organisé en novembre dernier une formation sur le racisme avec « une quinzaine de participants, majoritairement blancs, venus se former et s’informer sur leur place d’allié et leur fonction ». Invités, les journalistes qui avaient fustigé le camp d’été n’y ont pas assisté. 48 heures après l’annonce d’un second camp d’été en 2017, les places étaient toutes réservées, annoncent-elles. « L’effet pervers de cette visibilité, c’est que les politiques nous visent directement », indiquent Sihame Assbague et Fania Noël.

Warda Mohamed

 

Photos : La Marche pour la justice et la dignité, qui a réunit environ 15 000 personnes à Paris, le 19 mars 2017 / Ivan du Roy

 Du 18 au 26 mars 2017 aura lieu la « Semaine d’éducation contre le racisme et l’antisémitisme », avec des actions proposées par plusieurs institutions publiques. Voir la carte des événements.

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 20:37

 

 

Source : https://www.marianne.net

 

 

François Fillon : 50 000 dollars pour jouer l'entremetteur entre Poutine, un milliardaire libanais et le PDG de Total

 

François Fillon a présenté l'homme d'affaires libanais Fouad Makhzoumi à Vladimir Poutine à Saint-Pétersbourg, le 19 juin 2015.

François Fillon a présenté l'homme d'affaires libanais Fouad Makhzoumi à Vladimir Poutine à Saint-Pétersbourg, le 19 juin 2015. - Mikhail Klimentyev/AP/SIPA
Nouvelles révélations du "Canard enchaîné" : l'ancien Premier ministre monnayait son carnet d'adresses via sa société de conseil. Il a notamment joué de son entregent auprès du président russe pour la modique somme de 50 000 dollars...

Vous reprendrez bien une petite dose d’affaire Fillon ? Le Canard enchaîné - toujours lui - daté du mercredi 22 mars révèle que le candidat à l’élection présidentielle a joué les entremetteurs pour le compte d’un milliardaire libanais en 2015, moyennant finances. Il a ainsi fait rencontrer Vladimir Poutine et le PDG de Total, Patrick Pouyanné, à l’homme d’affaires Fouad Makhzoumi, à la tête d’un géant mondial de la fourniture de pipelines, Future Pipe Industries (FPI).

Mediapart avait déjà révélé la semaine dernière que Fouad Makhzoumi faisait partie des clients de 2F Conseil, la société créée par François Fillon lorsqu’il a quitté Matignon en 2012. Le Canard, lui, a mis la main sur un contrat signé entre 2F Conseil et Makhzoumi, à la lecture duquel on s’aperçoit que le député de Paris monnayait des entrevues avec les honorables personnalités qui peuplent son carnet d’adresses. Fin 2014, alors qu'il se déplace pour rencontrer les chrétiens d'Orient, il fait ainsi miroiter au businessman libanais des rencontres avec Vladimir Poutine, dont il est proche, et Patrick Pouyanné, qui a été son directeur de cabinet au ministère des Postes et Télécommunications dans les années 90. Promesse tenue le 19 juin 2015, au Forum économique international de Saint-Pétersbourg : François Fillon présente successivement Fouad Makhzoumi au président russe et au patron de Total.

 

Le contrat signé par Fillon quelques jours avant ces rencontres prévoyait une rémunération de 50.000 dollars, versée en deux fois. Le document promettait aussi un intéressement aux bénéfices de la société FPI, mais celle-ci a assuré au Canard enchaîné que l’ancien Premier ministre n’avait rien touché de plus.

 

 

par Louis Hausalter

Journaliste politique

@LouisHausalter

 

 

Source : https://www.marianne.net

 

 

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 20:37

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

L’enquête Fillon élargie à des faits de « faux et usage de faux » et d’« escroquerie aggravée »

 

Les enquêteurs ont saisi à l’Assemblée nationale des documents laissant penser que les époux Fillon ont pu produire des faux pour justifier les salaires de Penelope Fillon.

 

LE MONDE | • Mis à jour le | Par

 

 

 

François et Penelope Fillon, le 20 mars, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).

François et Penelope Fillon, le 20 mars, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). PATRICK KOVARIK / AFP

Les magistrats ne partagent pas la « pudeur de gazelle » qui s’est emparée, selon le mot de Jean-Luc Mélenchon lors du débat télévisé de lundi 20 mars, des candidats à l’élection présidentielle au sujet des « affaires ».

 

Selon les informations du Monde, le parquet national financier (PNF) a délivré, jeudi 16 mars, un réquisitoire supplétif pour « escroquerie aggravée, faux et usage de faux » aux juges d’instruction en charge de l’enquête sur les époux Fillon – Serge Tournaire, Aude Buresi et Stéphanie Tacheau –, ouverte pour détournement de fonds publics, abus de biens sociaux, complicité et recel de ces délits, trafic d’influence et manquement aux obligations déclaratives.

Cette décision fait suite à une deuxième perquisition menée courant mars à l’Assemblée nationale – une première avait été effectuée par les enquêteurs le 31 janvier dans le cadre de l’enquête préliminaire – et à l’occasion de laquelle de nouveaux documents ont été saisis. Ces feuilles, signées par Penelope Fillon, comportaient différents calculs d’heures travaillées.

Les enquêteurs se demandent si ces calculs ne constituent pas des faux, établis pour justifier a posteriori les salaires versés à l’épouse du député de Paris et conforter la réalité de son travail d’assistante parlementaire. On ignore à qui était destinée cette déclaration d’emploi et à quelle période de sa vie professionnelle ils correspondent.

 

Convocation par les juges le 28 mars

Dans son édition du 22 mars, Le Canard enchaîné ajoute par ailleurs qu’alors que Penelope Fillon cumulait deux emplois à plein temps, entre le 1er juillet 2012 et le 30 novembre 2013, à l’Assemblée nationale et à la Revue des deux mondes, les époux « ont carrément signé une fausse déclaration, certifiant aux fonctionnaires de l’Assemblée que madame ne bossait pas plus d’une trentaine d’heures par mois à la Revue des deux mondes où elle était payée pour 151,67 heures ». Le règlement de l’Assemblée nationale limite à cent quatre-vingts heures le cumul d’emplois pour ses salariés.

Penelope Fillon est convoquée en vue de sa mise en examen le 28 mars par les juges d’instruction, si toutefois, comme pour son époux, son avocat ne demande pas à décaler cette date afin d’éviter le rassemblement des journalistes. « Ce supplétif ne concerne pas exclusivement Mme Fillon », indique une source proche du dossier. Contacté, l’avocat de Mme Fillon, Pierre Cornut-Gentille, s’« indigne des fuites dans la presse » et réaffirme que sa cliente entend réserver ses premières déclarations aux magistrats instructeurs. Le conseil de M. Fillon, Antonin Lévy, n’a pas donné suite à nos demandes.

Le 16 mars, l’enquête avait aussi été élargie à des faits de trafic d’influence en lien notamment avec les activités de François Fillon pour sa société de conseil 2F. Cette société a notamment travaillé pour la holding de l’homme d’affaires Marc Ladreit de Lacharrière, Fimalac. M. Ladreit de Lacharrière a aussi prêté 50 000 euros, sans intérêts, à l’homme politique en 2013, somme qui a été depuis remboursée, mais n’a pas été déclarée.

 
 

 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 20:22

 

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

PHOTOS. Bancs anti-SDF : l'imagination est sans limite

 

 

 

 

Quand le mobilier urbain se transforme en dispositif anti-SDF

Depuis quelques jours, la RATP teste de nouveaux bancs dans le métro, à la station Stalingrad. Des bancs à la forme inclinée sur lesquels il est impossible de s'allonger. De nombreux voyageurs y voient un nouveau moyen d'empêcher les sans-abri de s'y installer. La polémique s'est rapidement emparée des réseaux sociaux. "Après avoir retiré les bancs des rues, on s'assure maintenant d'empêcher les SDF de dormir dans les stations de métro", s'est ainsi indigné FrenchAmerican9, l'auteur de cette photo publiée sur Twitter

Quand le mobilier urbain se transforme en dispositif anti-SDF

Déjà en 2007, Médecins du monde avait dénoncé les pressions de certaines villes sur les SDF, s’insurgeant contre l’installation de sièges individuels à la place de bancs où il est possible de s’allonger, comme dans le métro parisien où ce type de dispositif semble être devenu la règle.

Quand le mobilier urbain se transforme en dispositif anti-SDF

Cette photo prise en novembre 2010 à la station de métro Les Halles à Paris montre les bancs "assis-debout" de la RATP sur lesquels il est impossible de s'installer confortablement.

Quand le mobilier urbain se transforme en dispositif anti-SDF

Les sièges-coques utilisés par la RATP à Paris sont un peu plus confortables que les barres mais interdisent tout autant de s'allonger. LA RATP qui se défend de vouloir gêner l'installation des SDF précise tout de même que ces "espaces ne sont pas adaptés à des séjours prolongés et le métro ne peut avoir vocation à devenir un lieu de vie et d'accueil des personnes sans domicile fixe, car rien n'est pensé comme tel".

Quand le mobilier urbain se transforme en dispositif anti-SDF

La RATP n'est pas seule en cause, en 2014, c’est Xavier Bonnefont, le maire UMP d’Angoulême, qui avait créé la polémique en faisant grillager des bancs publics situés à proximité de galeries commerciales afin d’empêcher les SDF de s’y installer.

Quand le mobilier urbain se transforme en dispositif anti-SDF

Lors d’une manifestation à Toulouse en janvier 2006, des participants avaient scié symboliquement l’accoudoir central de bancs publics afin de protester contre la mise en place de mobilier urbain qui empêche les sans-abri de s’allonger.

Quand le mobilier urbain se transforme en dispositif anti-SDF

Les initiatives privées se sont aussi multipliées depuis quelques années, provoquant l'indignation sur les réseaux sociaux. A Toulouse en 2015, cette agence du Crédit agricole a installé un "coussin" d'acier photographié par Kevin Figuier. Objectif affiché : empêcher les sans-abri d'importuner les clients. Face à la polémique, la banque a justifié qu’il ne s’agissait pas d’un banc public mais d’un élément privé du bâtiment.

Quand le mobilier urbain se transforme en dispositif anti-SDF

Ces dispositifs anti-SDF provoque régulièrement l'indignation, comme celle de Groume, l'auteur de cette photo qui, en 2010, découvrait cette installation dans sa commune : "Ah, ça y est, mon village s'y met : les aménagements urbains pour virer les clochards, les marginaux et les types qui bougent trop. Aujourd'hui, ce sont les bancs du centre-ville qui se sont retrouvés agrémentés de ce petit machin au centre pour qu'on ne puisse plus dormir dessus", s'insurgeait-il sur Flickr.

Quand le mobilier urbain se transforme en dispositif anti-SDF

La ville se barde de piquants pour chasser les SDF. Avec cette "fraternité des fakirs" photographiée en 2010, Petit Louis dénonçait sur Flickr "le discret et bien-pensant scandale des mobiliers anti-SDF" dans nos villes.

Quand le mobilier urbain se transforme en dispositif anti-SDF

Réalisé en 2003 par Gilles Paté et Stéphane Argillet, "le Repos du fakir" dont cette photo est extraite propose le sinistre inventaire de la triste inventivité de nos villes pour pousser au loin les SDF comme l'impose ce banc "assis-debout" de la RATP.

 

 

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 21:04

 

 

Source : https://www.franceinter.fr/emissions/le-billet-de-nicole-ferroni/le-billet-de-nicole-ferroni-15-mars-2017

 

 

De l'argent que pour les éléphants du BTP, et rien pour les fourmis

 

 

Des dépassements de budget sans fin pour les chantiers gigantesques des éléphants du BTP, mais une fois les éléphants passés, il ne reste plus rien pour les fourmis de la Culture.

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 18:08

 

 

Source : http://www.revolutionpermanente.fr

 

 

« A nous de vous faire préférer la censure… »

Vidéo. Suicides à la SNCF : la chronique d’Audrey Vernon censurée sur France Inter

 

Publié le 18 mars 2017

 

 

 

Correspondants cheminots

 

Non, la chronique ne s’est pas perdue dans les tuyaux de la Maison de la Radio, comme l’indique la page d’erreur sur France Inter, la vidéo a bel et bien été retirée par la rédaction. Nous la republions sans la mention des noms des responsables SNCF.

La comédienne Audrey Vernon avait défrayé la chronique ce vendredi 17 Mars, en revenant sur les circonstances du suicide d’Edouard Postal, cheminot réprimé par la direction qui s’était donné la mort quelques jours plus tôt et pour lequel des centaines de cheminots s’étaient donné rendez-vous le mercredi 15 mars, gare de Paris Saint Lazare pour un hommage émouvant. Elle revient dans sa chronique sur les difficultés des travailleurs du public, dans la santé, les Télécom, la Poste ou la SNCF. Elle dénonce cette série noire de suicides, qui cache le passage en force des suppressions d’emplois et autres réorganisations ou privatisations que vivent les travailleurs au quotidien.

Après les suicides, les répressions antisyndicales assumées, voilà que la SNCF joue un rôle troublant dans le retrait par France Inter de cette chronique de 2min25 d’Audrey Vernon, sur une radio pourtant dite publique.
Sa chronique est comme un bol d’air frais dans ce paysage médiatique, qui d’habitude préfère mépriser et traiter les travailleurs qui luttent, comme des voyous. Ou bien encore qui essaye de faire passer l’acte d’Edouard, comme l’acte d’un déséquilibré psychique, en omettant de faire le rapprochement entre suicide et répression. Les cheminots avaient largement aimé et partagé sa chronique, pour sa véracité et surtout pour toute l’émotion qu’elle suscite dans ses mots soigneusement choisis.

Alors pourquoi avoir mis la pression sur la radio pour que ce billet d’humeur soit retiré ?
Le problème serait-il venu de la dénonciation que fait Audrey des 3 dirigeants de Paris St Lazare, citant leur nom publiquement ? Mais cette dénonciation est juste car c’est bien cette politique, pensée dans les plus hautes sphères de la SNCF et appliquée par les dirigeants d’établissement, la responsable de ce qui se passe aujourd’hui à la SNCF. Les dirigeants d’établissement qui avaient engagé les poursuites disciplinaires contre Edouard Postal devraient donc être amenés devant les tribunaux.
La SNCF, très embêtée par cette chronique, après le suicide d’Edouard Postal le 10 mars, puis celui de Frédéric Hein, cheminot de Mulhouse, jeudi 16 Mars, entame une démarche de nettoyage de la communication. Car plutôt que de faire son mea culpa en prenant toutes les mesures nécessaires pour arrêter cette série infernale de suicides et de répression antisyndicale, la SNCF essaye maintenant de limiter la liberté d’expression des journalistes. Cela arrive après que la direction ait mis en garde l’ensemble des cheminots sur les réseaux sociaux, en conseillant de faire attention aux termes employés, et de ne pas critiquer l’entreprise publiquement, sous couvert toujours de ce fameux code de déontologie, qu’elle sait utiliser comme bon lui semble pour réprimer les militants syndicaux.

A quoi joue la SNCF, si ce n’est d’essayer de jouer la montre pour que les affaires se tassent rapidement, sans que la nouvelle image que les dirigeants essayent de donner à l’entreprise après la réforme ferroviaire, ne soit trop entachée ? Car oui la SNCF a besoin d’avancer sans bruit, jusqu’à cette ouverture à la concurrence qu’elle attend de ses vœux et qu’elle prépare à coups de pression sur la productivité des agents (avec notamment ses projets de fermeture de technicentres, de rachat de lignes par sa filiale privée Transkeo, la fusion des établissements voyageurs, la suppression des agents d’accompagnement, etc.)

Pour reprendre la conclusion d’Audrey Vernon à l’adresse des cheminots : « C’est vous qui faites tourner le monde, s’il vous plait continuez ! Arrêtez de vous suicider ! »

 

 

 

Source : http://www.revolutionpermanente.fr

 

 

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 21:21

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Joly et Montgolfier contre «l’esprit de la corruption»

Par Fabrice Arfi et Michel Deléan
 
 
 

Deux figures emblématiques de la lutte anticorruption en France, Eva Joly et Éric de Montgolfier, désormais soutiens du candidat Benoît Hamon, mettent en cause dans un entretien à Mediapart un déficit de tradition démocratique de la classe politique et des institutions face à la délinquance en col blanc. Et proposent des mesures pour y remédier.

Elle fut (entre autres) la juge d’instruction de l’affaire Elf. Il fut (entre autres) le procureur de l’affaire VA-OM. Eva Joly, aujourd’hui députée européenne écologiste et avocate, et Éric de Montgolfier, à la retraite, sont deux figures de la lutte anticorruption en France. Ils se sont tous deux ralliés à la campagne du candidat du Parti socialiste (PS) à l’élection présidentielle, Benoît Hamon. 

Dans un entretien croisé avec Mediapart, Eva Joly et Éric de Montgolfier livrent un réquisitoire contre « l’esprit de la corruption » qui gangrène la France. Ils mettent notamment en cause un déficit de tradition démocratique de la classe politique et des institutions face à la délinquance en col blanc. Ils ne sont pas tendres non plus contre certains aspects de leur corps d’origine : la magistrature.

Fin du statut pénal du chef de l’État, suppression du lien politique dans la nomination des magistrats, fin du « verrou de Bercy » dans la lutte contre la fraude fiscale, renforcement des moyens pour la justice et la police anticorruption, sévérité accrue dans les peines contre les fraudeurs… Eva Joly et Éric Montgolfier ébauchent un plan de combat pour tenter de changer la donne. Certaines mesures – pas toutes – figurent dans le programme du candidat Hamon présenté jeudi 16 mars.

La lutte contre la corruption est très rarement un programme politique. Pourquoi ?

Eva Joly © Reuters

Eva Joly : Il y a encore une grande ambiguïté qui porte sur la transparence et sur le fait d’avoir quelque chose à cacher. Le raisonnement des politiques, c’est : « Si on commence à creuser, on va trouver des affaires sur mes petits camarades de parti, qui touchent de l’argent des labos pharmaceutiques sur des comptes offshore. » Ce genre de chose… Il y a une entente, une neutralisation. J’ai trouvé cela frappant dans les affaires de Nicolas Sarkozy, de voir que François Hollande ne lui rentrait jamais dans le lard sur ces questions-là.

 

C’est une entente, et cela n’a rien à voir avec ce qu’ils appellent une campagne électorale « décente ». Ce qui n’est pas décent, c’est de percevoir des fonds d’une vieille dame ou de ne pas pouvoir justifier l’origine des fonds qui vous ont permis d’acquérir votre premier appartement dans la ville dont vous êtes le maire, et de se faire élire président de la République en 2007. Là, en face, il y avait un grand silence. Je pense que cette entente remonte à l’après-guerre, aux accords entre les partis gaulliste et communiste sur la gestion de l’eau, par exemple, qui a longtemps financé la vie politique, pendant des décennies.

C’est une forme d’équilibre de la terreur ?

Éric de Montgolfier : Oui. C’est le jeu qu’on connaît tous : je te tiens, tu me tiens par la barbichette. On est dans une situation où, quand un candidat a des problèmes de probité, des problèmes avec l’argent, on n’y touche pas. C’est encore plus sacré que le sexe dans notre pays ! Les autres candidats sont gênés. Cela ne veut pas dire qu’ils sont malhonnêtes, cela veut dire que parler d’un problème qui touche une très large partie de la classe politique reviendrait à briser un pacte, j’allais dire un pacte qui est presque mafieux. On est au sein de la complaisance dans la classe politique : on ne parle pas de cela, parce qu’on ne sait jamais ce qui pourrait nous arriver. Et c’est dommage, parce que la justice n’est pas au cœur du débat.

Et pourtant, nous sommes tous concernés. Il y a des victimes derrière la corruption…

E. J. : Oui, mais la victime est abstraite.

É. de M. : Elle est diffuse, elle a du mal à se reconnaître elle-même comme victime.

E. J. : Alors que dans un meurtre, cela se voit tout de suite.

É. de M. : Ce phénomène se traduit bien dans cette notion absurde d’enrichissement personnel. On vous explique tranquillement que voler la collectivité, que ce soit pour son parti, cela n’est pas de la corruption ni du détournement de fonds publics, au prétexte qu’il n’y aurait pas d’enrichissement personnel. Je regrette que des juges aient accepté cette notion, que l’on trouve par exemple dans l’arrêt de condamnation d’Alain Juppé par la cour d’appel de Versailles.

Pardon, mais il me semble avoir fait condamner beaucoup de gens, pendant 40 ans, qui avaient pris de l’argent dans la poche du voisin, et s’ils avaient dit « ce n’est pas pour moi, c’est pour ma grand-mère », j’aurais éclaté de rire ! Eh bien, la Nation ne rit pas, quand on lui dit « ce n’est pas pour moi, c’est pour mon parti ».

D’autant qu’il y a une forme d’enrichissement personnel à financer son ascension politique pour accéder à des postes, avec les faveurs et les libéralités qui vont avec.

É. de M. : Bien sûr. Quand le secrétaire général du RPR met en place des emplois fictifs, il profite aussi de cet argent, puisqu’il est le secrétaire général du parti. Comment est-on arrivé à cette notion absurde, qui prospère aujourd’hui ?

25 juillet 2007. Claude Guéant (à gauche) et Nicolas Sarkozy retrouvent le colonel Kadhafi à Tripoli © Reuters

25 juillet 2007. Claude Guéant (à gauche) et Nicolas Sarkozy retrouvent le colonel Kadhafi à Tripoli © Reuters

 

Comment qualifieriez-vous la situation qui est la nôtre, avec un ancien président de la République (Jacques Chirac) condamné, son successeur (Nicolas Sarkozy) deux fois mis en examen, une trentaine de ses proches mis en examen et deux de ses anciens ministres (Claude Guéant et Christine Lagarde) condamnés, le leader du parti majoritaire (Jean-Christophe Cambadélis) condamné, l’ex-ministre du budget condamné pour fraude fiscale (Jérôme Cahuzac), le candidat de droite à la présidentielle (François Fillon) dans les filets de la justice, cinq enquêtes pénales contre le Front national… ?

E. J. : Le premier constat, c’est que nous n’avons pas gagné la bataille contre la corruption. Elle est toujours là. Et nous n’avons pas de raisons de dire qu’elle a diminué. Je pense que c’est lié à l’impunité. Pendant des décennies, il y a eu des classements sans suite opportuns, des nominations de procureurs très proches des politiques…

É. de M. : … et des juges aussi !

E. J. : Certainement (rires). J’ai une bonne opinion de la justice française et de la qualité des magistrats français pris individuellement. Je les trouve non corrompus et c’est miraculeux, vu le contexte dans lequel nous vivons.

É. de M. : Il y a tout de même l’affaire Azibert à la Cour de cassation. Et il y a eu la condamnation du juge Renard à Nice. Il y en a d’autres, partout. Il faut éviter de repeindre la justice en rose.

E. J. : Je ne la repeins pas en rose, mais je connais beaucoup d’autres justices que la nôtre, et il y a bien pire. Quand j’étais magistrate, je n’ai jamais eu de suspicion sur des collègues autour de moi.

Où se situe le problème ?

E. J. : Je l’ai identifié au niveau du parquet, notamment du parquet de Paris, lorsque j’étais juge d’instruction. Il y avait une volonté de ralentir certains dossiers, une volonté de protéger certaines personnalités, avec des théories fumeuses. Mais je n’ai pas identifié la corruption à l’intérieur du corps comme un problème.

É. de M. : Cela dépend ce qu’on entend par corruption. Recevoir de l’argent pour faire quelque chose, cela limite un peu la définition : je ne dirais pas que le corps judiciaire est corrompu. Qu’il y ait des corrompus, c’est sûr. Mais quand une grande majorité du corps judiciaire s’intéresse plus à sa carrière qu’aux affaires, on est bien dans un phénomène de corruption, c’est la corruption de l’esprit public et de l’esprit judiciaire. En 40 ans d’activité, j’ai rencontré beaucoup de magistrats qui avaient plus le sens de leurs affaires que celui de la justice...

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

 

 

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

 

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 16:43

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Allemagne

Les laboratoires entravent-ils les signalements des effets indésirables de certains médicaments ?

 

par

 

 

 

 

En octobre dernier, Basta ! vous expliquait comment des laboratoires pharmaceutiques rémunèrent des médecins pour des études scientifiquement contestées (lire notre enquête). Officiellement, le principe de ces études est le suivant : une fois qu’un médicament est mis sur le marché, les laboratoires cherchent à mesurer son efficacité et la manière dont les patients le supportent en conditions réelles. Pour cela, les entreprises pharmaceutiques rémunèrent des médecins afin qu’ils remplissent des cahiers d’observation. Ces données sont remontées auprès des laboratoires, qui peuvent ensuite améliorer les traitements.

Dans la pratique, ces études dites « observationnelles » auraient souvent un objectif commercial : en rémunérant les médecins, les laboratoires pharmaceutiques promeuvent l’utilisation de leur médicament plutôt que celui d’un concurrent. C’est ce que nous étudions dans notre enquête.

Une nouvelle étude scientifique, publiée début février dans le British Medical Journal, éclaire un peu plus ces pratiques. 558 études observationnelles menées en Allemagne ont été étudiées par les auteurs de l’article. Les médecins qui y ont participé ont reçu en moyenne 19 424 euros par étude (la rémunération maximum étant de 2 millions d’euros !), soit une dépense moyenne des laboratoires de 441 euros par patient [1]. Pour quels résultats ? C’est là que le bât blesse. Aucun événement indésirable n’a été reporté auprès de la pharmacovigilance allemande. Moins de 1 % des études a pu être vérifié grâce à des publications dans des journaux scientifiques, les données étant la plupart du temps confidentielles. De quoi douter des visées scientifiques des laboratoires.

A quoi servent donc ces études ? « Les fortes rémunérations payées par les entreprises aux médecins participants pourraient servir les intérêts commerciaux plutôt que la pharmacovigilance transparente et effective », estiment les auteurs de l’article. Pour eux, « la sécurité des médicaments peut être mise en danger par cette pratique actuelle ». Ils pointent du doigt les clauses de confidentialité signées par les médecins. Ces clauses les obligent à faire remonter les effets indésirables exclusivement auprès du laboratoire finançant l’étude. Pour respecter leur engagement, les médecins peuvent ainsi ne pas contacter les autorités sanitaires chargées de collecter ces données sur les effets indésirables...

Contrairement à l’Allemagne, il est impossible d’avoir des données aussi précises en France. Pour le moment, les autorités sanitaires françaises n’ont pas décidé d’imposer la transparence et une régulation efficace de ces études observationnelles.

 

A relire sur Basta ! : Comment des laboratoires pharmaceutiques rémunèrent des médecins pour des études scientifiquement contestées

 


 

Appel à témoignages :

Sans données d’envergure, documents internes ou témoignages d’employés, il est difficile d’identifier ces études observationnelles ayant un but marketing et de comprendre leur fonctionnement. C’est pourquoi nous lançons un appel à témoignages auprès des médecins, des professionnels de santé et des employés de laboratoires. Si vous avez été confrontés à ces études observationnelles, écrivez-nous à cette adresse. Nous garantissons votre anonymat.

 

Notes

[12331 patients ont pris part à ces études.

 

 

 

Cet article vous a intéressé ? Basta ! a besoin de ses lecteurs pour poursuivre son travail, faites un don.

 

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 16:25

 

 

Source : https://www.marianne.net

 

 

 

Vachement sympa

Voici le nom de "l'ami" de Fillon qui lui a offert de coûteux costumes : Robert Bourgi !

 

Robert Bourgi, une vieille éminence de la Françafrique.

Robert Bourgi est bien le généreux bienfaiteur de François Fillon, qui lui a au moins offert ses 13.000 euros de costumes en février dernier. Homme de l'ombre de la droite française et éminence de la Françafrique, il a souvent trempé dans des affaires troubles.

 

Jusqu'à présent, il niait.. tout en reconnaissant avoir récemment parlé au journaliste du Journal du dimanche qui a révélé l'affaire. Ce vendredi 17 mars, Le Monde confirme que c'est bien Robert Bourgi qui a réglé la facture de 13.000 euros auprès du tailleur Arnys, pour l'achat de plusieurs costumes au bénéfice de François Fillon en février dernier. Ce généreux bienfaiteur a commandé ces costumes sur mesure le 7 décembre dernier, soit neuf jours après la primaire de la droite, pour les régler le 20 février. En pleine affaire Penelope.

Les enquêteurs du Parquet national financier sont en possession de cette information grâce à deux perquisitions menées chez le tailleur, que révélait Marianne ce jeudi. Le PNF a d'ailleurs élargi son enquête sur François Fillon à des soupçons de trafic d'influence pour cette affaire de costumes. On ne sait pas, pour l'heure, si c'est également lui qui a réglé en liquide l'intégralité des 35.500 euros de vêtements offerts à François Fillon chez Arnys depuis 2012, selon le JDD.

 

Homme de l'ombre de la droite française

 

Avocat de profession, Robert Bourgi, 71 ans, est un homme de l'ombre de la droite française, spécialisé dans la mise en relation entre les politiques français et des dignitaires africains. Dans les affaires troubles, également. En 2011, il a raconté au JDD avoir frauduleusement transporté dans les années 1990 des "millions d'euros" d'Etats africains au profit de Jacques Chirac.

A la fin des années 2000, il s'est rapproché de Nicolas Sarkozy, avant de passer dans le camp de François Fillon après 2012... pour revenir dans le giron sarkozyste pour la primaire de 2016. Une fois l'élection passée, il semblerait que Robert Bourgi se soit décidé à refaire du charme à François Fillon.

Ce cadeau aurait par ailleurs dû être déclaré au déontologue de l'Assemblée
nationale, comme tout présent d'une valeur supérieure à 150 euros. Mais François Fillon a estimé qu'il s'agissait là d'un don privé, ce qui permet de contourner cette règle :"Le règlement de l’Assemblée concerne les cadeaux offerts aux députés dans l’exercice de leurs fonctions. On a encore le droit de se faire offrir des cadeaux dans cette société", a-t-il protesté ce lundi sur Europe 1. Un argument difficilement recevable vu l'identité de son mécène : proche de nombreux chefs d’État africains, Robert Bourgi a tout sauf le profil d'un ami désintéressé...

 

 
 
 
 

par Étienne Girard

Journaliste politique
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 16:05

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

LuxLeaks: la condamnation des lanceurs d’alerte est confirmée

 

Par Dan Israel
 
 
 
 

Au Luxembourg, la cour d’appel a condamné, ce 15 mars, Antoine Deltour, principal artisan du scandale LuxLeaks, à six mois de prison avec sursis et 1 500 euros d’amende. Raphaël Halet, l'autre lanceur d’alerte, écope d’une amende. Le journaliste Édouard Perrin est acquitté.

 

Au Luxembourg, on condamne bien les lanceurs d’alerte. Antoine Deltour, devenu le symbole des citoyens dénonçant des pratiques scandaleuses, a été condamné ce mercredi 15 mars par la cour d’appel à six mois de prison avec sursis et à 1 500 euros d’amende. Ancien employé du géant du conseil PriceWaterhouseCoopers (PwC) au Luxembourg, il est celui qui a permis de rendre publics quelque 28 000 documents décrivant près de 350 « rulings », ces accords fiscaux validés par l’administration, juste avant de démissionner de son poste en 2010. En juin dernier, il avait été condamné en première instance à un an de prison avec sursis et à la même amende.

La condamnation de Raphaël Halet, le deuxième lanceur d’alerte, à 1 000 euros d’amende a été confirmée par la cour d’appel. Mais cet ex-responsable administratif de PwC Luxembourg, qui avait été la révélation du premier procès, a échappé aux six mois de prison avec sursis qui avaient été prononcés neuf mois plus tôt. Quant au journaliste Édouard Perrin, destinataire des documents internes copiés par les deux hommes et le premier à les avoir divulgués dans « Cash investigation » sur France 2, en mai 2012 puis en septembre 2013, il a été de nouveau acquitté (la décision intégrale est à lire ici).

L’action des trois hommes, tous Français, a donné naissance au retentissant scandale « LuxLeaks », qui a mis au jour les juteux avantages fiscaux accordés par le Luxembourg aux entreprises désireuses de s’installer sur son territoire. Des centaines de documents accréditant aux yeux du monde ce dont certains se doutaient depuis des années : Apple, Amazon, Ikea, McDonald’s ou BNP-Paribas bénéficiaient d’accords exorbitants (les fameux « rulings ») avec les autorités luxembourgeoises, qui leur permettaient de payer un montant d’impôt ridicule sur leurs bénéfices.

Sur le papier, le jugement rendu, qui suit les réquisitions du parquet, est plutôt clément. Les trois hommes étaient accusés d’avoir commis ou d’être complices, en vrac, de « vol domestique », d’« accès frauduleux dans un système informatique », de « divulgation de secrets d’affaires » et de « violation du secret professionnel », et ils encouraient en principe jusqu’à dix ans de prison et 1,3 million d’euros d’amende.

Mais dans les faits, le symbole est terrible : sans Antoine Deltour et Raphaël Halet, le scandale n’aurait jamais vu le jour. Et il est peu probable que la Commission européenne aurait condamné les accords fiscaux passés entre Fiat et le Luxembourg, comme elle l’a fait en octobre 2015. Ou qu’elle se serait penchée sur ceux qui lient le pays à Amazon, McDonald’s et Engie, au cœur d’enquêtes en cours...

 

*Suite e l'article sur mediapart

 

 

Lire aussi

 

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

 

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