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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 13:24

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Privatisation

Grande-Bretagne : une prison privatisée confiée à Sodexo fait scandale

 

par

 

 

 

Un reportage réalisé par un journaliste de la BBC à l’intérieur de la prison HMP Northumberland, l’une des plus importantes du Royaume-Uni, met en lumière des conditions de détention chaotiques. La prison a été privatisée en 2013 et sa gestion confiée à l’entreprise française Sodexo, qui a immédiatement supprimé 200 emplois de gardiens. Le reporter s’est fait embaucher pendant deux mois comme gardien dans la prison, située dans le nord de l’Angleterre, et a pu filmer en caméra cachée la situation sur place.

Les images qu’il a collectées suggèrent que la réduction drastique du nombre des gardiens par Sodexo au moment de la privatisation, ajoutés à des problèmes endémiques de surpopulation carcérale, a fait basculer la prison dans une situation chaotique. Le reportage met notamment en lumière un trafic et une consommation incontrôlés de drogues, ainsi que des problèmes sérieux de sécurité. Quant aux services de réinsertion proposés par la prison, le journaliste évoque une formation à l’« employabilité » où il était demandé aux détenus de colorier des images du dessin animé Peppa Pig...

Voir la vidéo ci-dessous :

« Nous sommes fiers des personnels du centre pénitentiaire de Northumberland qui accomplissent leur tâche avec professionnalisme dans des circonstances difficiles », a réagi Sodexo – qui gère quatre prisons dans le pays – après la diffusion du reportage. Ce n’est pas la première fois que la gestion par Sodexo de prisons privatisées au Royaume-Uni attire l’attention de l’opinion (lire notre article). L’affaire a provoqué un scandale outre-Manche, et le ministère de la Justice a annoncé une enquête.

Photo : BBC

 

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 18:36

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Les ex-Pages jaunes mises à sac par des créanciers insatiables

Par martine orange
 
 

Depuis que l’ancienne filiale de France Télécom a été rachetée, elle a reversé 5 milliards d’euros à ses actionnaires-créanciers. Mais c’est encore insuffisant, semble-t-il, pour les fonds. Après avoir épuisé toutes les réserves financières de l’entreprise, ils ont engagé une machination pour ruiner les actionnaires minoritaires. En attendant de s’attaquer aux salariés.

Les salariés de SoLocal (ex-Pages jaunes) espéraient en avoir fini avec la guerre financière qui mine leur entreprise depuis des mois. Ils sont en train de découvrir qu'elle se poursuit par d’autres moyens.

Ils pensaient pourtant que la société allait retrouver un rythme plus normal, après l’assemblée générale surréaliste du 16 décembre. La restructuration financière imposée par les créanciers et la direction avait fini par être adoptée grâce au soutien des salariés. Les actionnaires minoritaires, appelés à être totalement ruinés par l’opération, semblaient renoncer. La société spécialisée dans l’édition des annuaires et des annonces électroniques (Pages jaunes, Mappy) allait peut-être pouvoir repartir. Erreur.

Jean-Pierre Remy, directeur de SoLocal © DR

Jean-Pierre Remy, directeur de SoLocal © DR

Dès le début de l’année, la direction s’est tournée vers les salariés pour leur demander, à leur tour, des efforts. Le plan « Conquérir » impose aux salariés de nouveaux objectifs de chiffre d’affaires toujours plus élevés, « intenables ». Les modes de calcul des frais techniques et des frais de démarchage ont été modifiés : les salariés, essentiellement des commerciaux, vont devoir travailler beaucoup plus pour espérer conserver la même rémunération. Les contrôles se sont accrus, la pression managériale se fait plus forte. La menace du licenciement plane partout.

 

« Voilà comment la direction remercie ses salariés commerciaux du terrain et de la télévente qui ont apporté leur soutien lors de la dernière AG de SoLocal pour la restructuration financière », tonne le syndicat FO de la société, dans une pétition qui circule depuis la fin de la semaine dernière. « Pour la direction, il fallait absolument que la restructuration financière passe. Elle a appelé les salariés à la soutenir, en incitant même certains à prendre des actions pour pouvoir voter à l’assemblée générale. Une fois qu’elle a obtenu ce qu’elle voulait, elle a cru avoir un blanc-seing auprès des salariés », raconte Frédéric Gallois, délégué syndical central FO chez SoLocal. « Mais là, ce n’est plus possible. Les gens sont épuisés et on nous demande toujours plus », dit-il.

Pourtant, l’ancienne filiale de France Télécom a versé 5 milliards d’euros à ses actionnaires et ses créanciers, sous forme de dividendes, de frais financiers et de remboursements de dettes depuis qu’elle s’est séparée de sa maison mère en 2006. Mais manifestement, ce n’est pas suffisant pour les fonds d’investissement devenus créanciers de l’entreprise. Appelés à devenir les principaux actionnaires avec la restructuration capitalistique, ils sont insatiables. SoLocal dégage une marge brute opérationnelle de 28 %, une marge nette de 6 %, mais ils réclament du rendement, jusqu’à épuisement...

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

 

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 17:59

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

A Paris, des tailleurs de pierre solidaires des migrants

Par Carine Fouteau
 
 
 

Des tailleurs de pierre organisent samedi 25 février à Paris une action symbolique à la porte de la Chapelle, pour dénoncer la présence de blocs de pierre empêchant l'installation de migrants à proximité du centre d'hébergement aujourd'hui saturé. 

Une action symbolique contre une violence symbolique. Des tailleurs de pierre se sont donné rendez-vous samedi 25 février sous le pont porte de la Chapelle à Paris, pour « bouger » la quarantaine de blocs de pierre que la mairie de Paris a installés le 10 février 2017, alors qu’il ventait et pleuvait, empêchant les migrants de se mettre à l’abri. Au cours des dernières semaines, beaucoup d’exilés avaient investi cet espace public, l’un des seuls susceptibles de les protéger des intempéries à proximité du centre de premier accueil de 400 places, aujourd’hui saturé. Ouvert en novembre 2016, ce lieu d’hébergement censé les accueillir est plein, si bien que les nouveaux arrivants n’ont d’autre choix que de dormir à la rue.

Le projet des tailleurs de pierre est né de la lecture d’un billet de blog publié sur Mediapart le 12 février, intitulé La cruauté qui vient et signé de Marie Cosnay. L’enseignante et écrivaine y décrivait l’horreur qu’avait suscitée en elle la découverte de ces pierres. « Ainsi les personnes sans refuge ne pourront plus s’allonger, s’allonger les uns contre les autres, pour se tenir un peu chaud, sous ce pauvre abri qu’est le pont. Même pas un pont. Même pas les corps contre les corps. Des pierres au lieu des corps », écrivait-elle. Dans les jours qui ont suivi, plusieurs personnes se sont rassemblées sur place de manière spontanée pour dénoncer cette installation dont la mairie conteste qu’elle ait pour but d’empêcher l’apparition d’un campement.

Sculpteur sur pierre depuis vingt ans, Frédéric a lui aussi écrit et diffusé sur les réseaux sociaux plusieurs textes pour exprimer son indignation. « Quand j’ai vu ces blocs, j’ai pensé à un cimetière de pierres. J’ai vu des gens essayer de les déplacer, mais ils n’y arrivaient pas tellement c’était lourd. L’idée a commencé à circuler que, nous, les pierreux, ne pouvions pas ne rien faire. Les cailloux, c’est notre métier. Nous savons comment leur donner du sens, comment transformer l’hostilité en accueil », explique-t-il. Ses écrits ont rencontré un certain écho auprès de ses confrères qui, comme lui, travaillent dans la restauration du patrimoine.

https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2017/02/24/capture-d-ecran-2017-02-24-a-16-52-09.png?width=236&height=235&width_format=pixel&height_format=pixel

Un groupe Facebook, Cœurs de Pierre et Solidaires, a été créé. Après avoir rencontré des migrants, dont certains occupent les interstices laissés vacants entre les pierres, et les collectifs de soutien qui interviennent dans les alentours en distribuant des couvertures et des repas, certains d’entre eux ont décidé d’organiser une action symbolique. Munis de leurs outils, une dizaine de tailleurs de pierre ont prévu d’être présents. Leur projet est d’intervenir samedi toute la journée, à l’aide de barres de fer et de morceaux de bois, afin de « bouger » ces blocs de 500 kilos à une tonne chacun pour « faire de la place ». « Nous verrons avec les migrants comment les disposer pour qu’ils puissent se mettre à l’abri. De fait, les pierres ont une certaine utilité : elles coupent le vent », indique-t-il. Puis, avec leurs massettes et leurs ciseaux, ils ont l’intention de graver les pierres afin d’y sculpter des messages d’hospitalité. « Nous avons pensé aux paroles de la chanson des Bérurier noir, "Salut à toi le Somalien, salut à toi le Soudanais" », indique-t-il.

 

« Ces pierres en calcaire d’un coût de 100 euros la pièce proviennent des carrières de Saint-Maximin dans l’Oise, elles servent habituellement à rénover les façades des immeubles et des grands monuments de la capitale. Nous devons leur redonner leur fonction première, qui est celle d’abriter, de protéger », insiste-t-i...

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

 

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

 

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Source : http://www.lexpress.fr

 

 

Paris: des tailleurs de pierres s'attaquent aux "blocs anti-migrants"

 

Par Amandine Seguin avec AFP, publié le , mis à jour à

 

 

De grosses pierres sont posées sous le pont de la Chapelle, boulevard Ney, dans le 18e arrondissement de Paris a deux pas du centre d'hébergement pour migrants pour empêcher l'installation d'un campement.

 

 

 

De grosses pierres sont posées sous le pont de la Chapelle, boulevard Ney, dans le 18e arrondissement de Paris a deux pas du centre d'hébergement pour migrants pour empêcher l'installation d'un campement.

Nguyen Van Hai-Barbi / MAXPP/MAX

 

Une dizaine de tailleurs de pierres ont déplacé des blocs mis en place par la mairie de Paris, ce samedi matin sous un pont situé à côté de la porte de la Chapelle, dans le nord de Paris.

 

Ils sont venus de toute la France. Ce samedi matin, une dizaine de tailleurs de pierres se sont donnés rendez-vous à la porte de la Chapelle, dans le nord de Paris. Depuis deux semaines, la mairie a placé des blocs de pierre, sous un pont. Un lieu où des réfugiés avaient l'habitude de passer la nuit aux abords du centre humanitaire pour les migrants

Paris: des tailleurs de pierres s'attaquent aux "blocs anti-migrants"

Jane Sautière

"Nous étions douze à quinze tailleurs de pierres, venus de Paris et de province. Nous sommes arrivés vers 9 heures", explique Fred Thibault, à L'Express. En deux heures, ces professionnels ont eu le temps de faire du "bardage", une technique qui consiste à déplacer les pierres pour "faire de la place" aux migrants, explique le tailleur de pierres. 

 
 

"Donner du sens à ce tas de cailloux"

L'objectif? "Nous souhaitions intervenir sur ces blocs afin de laisser de l'espace aux personnes sur place mais aussi de les sculpter pour le symbole", précise-t-il. "L'idée était de graver les pierres pour donner du sens à ce tas de cailloux en inscrivant par exemple des noms de personnes décédées en mer ou des citations", poursuit Fred Thibault. 

Paris: des tailleurs de pierres s'attaquent aux "blocs anti-migrants"

Jane Sautière

 

Ces blocs ont été mis en place début février. La mairie de Paris a mis en avant l'imminence de travaux de voirie pour justifier l'installation, dénoncée par les associations comme un harcèlement des migrants. Le 15 février dernier, Anne Hidalgo s'est défendue de d'avoir dressé un "dispositif anti-migrants". 

Une nouvelle opération?

Reste que ces blocs empêchent les personnes de s'installer pour passer la nuit. Une situation qui a révolté les tailleurs de pierres. "Notre objectif était d'alerter et de pointer du doigt la situation", assure Fred Thibault. L'arrivée des forces de l'ordre a stoppé leur action. "Nous avons préféré partir avant que la police n'intervienne pour éviter de nuire aux migrants", témoigne le tailleur de pierres. Cependant il n'est pas impossible qu'ils renouvellent l'expérience. "Nous allons contacter la mairie de paris pour leur demander une autorisation de sculpter ces blocs. Si la réponse est négative, on y retournera peut-être en mode pirate", assure-t-il. 

Plus de 5000 personnes ont été prises en charge dans le centre humanitaire pour les migrants en trois mois de fonctionnement, dont 3740 hommes, essentiellement afghans et soudanais. Le climat s'est toutefois tendu depuis plusieurs semaines en raison d'un afflux de migrants: selon plusieurs sources, 400 d'entre eux dorment autour du centre, le long des grilles ou sur le terre-plein du boulevard Ney. 

 

 

Source : http://www.lexpress.fr

 

 

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 17:33

 

 

Source : https://feriadulivre.jimdo.com/et-2017/

 

 

Les partis politiques sont-ils utiles pour l'émancipation ?

 

En 2017, un premier partenariat s'est noué avec l'UCCN (Univ. populaire de Nimes), Mediapart et Attac afin d'organiser un évènement en commun, le 21 janvier 2017, sous la forme d'un forum.

Vous trouverez ICI une retransmission des débats et une présentation complète de l'initiative à partir de la page consacrée par Mediapart à cet évènement.

 

 

 

Forum 2 pour l’émancipation de Nîmes

 

« Sortir du capitalisme ? Luttes locales, nationales, mondiales »

 

Co-organisés par l'Université Critique et Citoyenne de Nîmes, la Féria du livre de la critique sociale et des émancipations de Nîmes et Attac Nîmes

 

Soutenus par Mediapart

 

Samedi 4 mars 2017 - 10h30-12h30 et 14h30-17h30

 

Foyer Maurice Albaric (27 rue Jean Reboul - Nîmes)

 

 

 

Présentation

 

 

 

Le capitalisme est un système socio-économique générateur d’inégalités sociales, de dégâts écologiques et de désordres existentiels pour les individus. Sa logique actuelle de globalisation néolibérale et sécuritaire détricote les quelques acquis démocratiques gagnés de hautes luttes antérieurement. Par ailleurs, le capitalisme se nourrit d’autres formes de domination, autonomes par rapport à sa logique de profit : sexisme, racisme, etc. Il faut donc sortir du capitalisme. Mais comment ? C’est sur ce comment que les ami-e-s des émancipations buttent aujourd’hui dans une sorte de panne stratégique après les espoirs, les déceptions et les impasses du XXe siècle. Comment relier les combats revendicatifs et les expérimentations alternatives, les résistances sociales et les initiatives culturelles ? Comment sortir du poids des xénophobies à travers l’extrême droitisation en cours en promouvant un peuple multicolore, pluriculturel, ouvert sur le monde ? Comment éviter l’attraction du repli national en trouvant des articulations entre luttes locales, nationales et mondiales ? Lors de ce second Forum de l’émancipation de Nîmes, il ne s’agira pas de prétendre proposer des réponses définitives à ces questions difficiles, mais d’ouvrir un chantier d’interrogations.

 

 

 

Cette journée du 4 mars 2017 sera aussi l’occasion de rendre un hommage à José Blat, né le 22 août 1951 à Palma de Majorque et décédé trop tôt ce 22 février à Nîmes. Militant politique, syndical et associatif, José est à l’origine de ces deux Forums pour l’émancipation de Nîmes. Que sa famille et ses proches reçoivent nos profondes condoléances. Et surtout que continue à vivre son message émancipateur, par-delà la tristesse qui nous serre la gorge !

 

 

 

Programme

 

 

 

10h30 : Ouverture du Forum

 

 

 

11h-12h30 : Conférence de Andreu Coll (militant de Podemos) sur « Ils nous gouvernent mais nous représentent-ils ? »

 

 

 

14h30-17h30 : Table-ronde avec Carmen Castillo, Andreu Coll, Philippe Corcuff et Gustave Massiah

Animée par un-e journaliste de Mediapart

 

 

Source : https://feriadulivre.jimdo.com/et-2017/

 

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 21:59

 

 

Source : http://blogyy.net/2017/02/23/operation-macron/

 

 

Opération Macron

 

 

http://blogyy.net/wp-content/uploads/2017/02/macron-melenchon-hamon-fillon-le-pen-youlountas-france-insoumise-abstention-medias-manipulation.jpg

 

Désintox.

 

OPÉRATION MACRON

 

Jamais les mass-médias français n’ont à ce point matraqué nos petites cervelles. À côté de ça, la campagne pour l’adoption du Traité Constitutionnel Européen en 2005, c’était pinuts — d’ailleurs, ça n’a pas marché. La propagande pour aller envahir l’Irak et je ne sais quelle autre région lointaine, c’était vintage, mou du genou, téléphoné. On en aurait même rigolé si des milliers de gosses n’étaient pas morts dans les ruines sous les frappes chirurgicales libératrices. Mais tout ça, c’était avant.

Nous voilà maintenant de plein-pied dans l’ère du message au millimètre, de la mise en scène huilée, du calendrier méticuleusement préparé, de l’orchestre symphonique des éditocrates et des chroniqueurs à l’unisson — excepté quelques dissonnances tolérées pour donner l’apparence du pluralisme. Ce n’est plus un matraquage médiatique, c’est un bombardement publicitaire au napalm. Et cette opération a un nom : Macron.

 

« le petit Jésus de la finance descendu sur Terre pour expier nos pêchés »

Qui aurait cru, il y a quelques années, que ces médias à la botte, avec leurs grosses ficelles minables et leurs répétitions abrutissantes, parviendraient à nous vendre un nouveau venu en quelques mois, à peine sorti du chapeau, avec ses dents longues, ses amphétamines ras-la-gueule et sa coke ras-les-narines ? Qui aurait pu imaginer que le capital parviendrait à nous servir sur un plateau la caricature même de ce que les Français prétendent le plus détester : un énarque doublé d’un banquier d’affaire triplé d’un communicant politique ?

Macron, c’est tout ça à la fois : le fils prodigue du pouvoir, le petit Jésus de la finance descendu sur Terre pour expier nos pêchés, la petite voix à l’oreille des dirigeants politiques et économiques qui sort finalement de l’ombre pour venir nous parler directement en pleine lumière. Plus besoin d’intermédiaires. Le capitalisme décomplexé, libéral jusqu’à l’os, euphorique et sûr de lui, a choisi, cette fois, de nous la jouer brut de décoffrage : après la langue de bois, l’heure est à la langue de fer, et cette heure, c’est l’heure Macron.

 

« Hamon et Fillon sont les parfaits contrefeux de sa campagne »

Parachutés de chaque côté, par des primaires du PS et de la droite sous forte influence médiatique, Hamon et Fillon sont les parfaits contrefeux de sa campagne, positionnés aussi près que possible de ses principaux concurrents : Mélenchon et Le Pen.

Adoubé par Cambadélis et Valls en personne, le preux chevalier Hamon a carrément repris les armoiries du Mélenchon de 2012 : même couleurs du logo, cravate et veste à l’identique, copié-collé de phrases entières, racolage idéologique à grands renforts de mots valises et d’un vrai-faux rapprochement qui a fait pschitt.

Même chose de l’autre côté, avec un Fillon carrément positionné dans le jardin de Le Pen. Plus réac que moi, tu meurs ! Des sorties médiatiques à séduire les pires dévots de la Manif pour tous. Des petites phrases à susciter l’orgasme onaniste des plus chastes gardiennes de l’intégrisme catholique. Travail Famille Patrie versus 2017. Pétain, le retour.

 

« Le petit chéri du capital commence déjà à distribuer les portefeuilles »

Oui, mais cette petite musique de nuit (et brouillard) étant particulièrement à la mode dans la France de la seconde génération Le Pen, Fillon a dépassé les espérances des stratèges sans vraiment affaiblir sa cible. La copie Fillon n’a fait que renforcer l’original Le Pen, lui donnant, au contraire, une légitimité de plus.

Qu’à cela ne tienne, quelques jours après ce constat, la baudruche Fillon a été dégonflée illico presto par quelques petites affaires sous le coude. Et hop ! Quelques points de moins pour Fillon, dont une bonne partie reportée sur Jésus Macron. Du coup, en position de force, à nouveau favori dans les sondages fabriqués par ses soutiens, le petit chéri du capital commence déjà à distribuer les portefeuilles et à rallier les politicards en mal de gamelle.
— Et pour Monsieur Bayrou, qu’est-ce que ce sera ? L’éducation ou l’agriculture ? L’aile ou la cuisse ?
— Ce que vous voulez, mon cher Emmanuel, puissiez-vous me permettre de savourer à nouveau les joies du protocole, les délices du pouvoir et le salaire de la fonction.

Tout est prêt. La messe est dite. There is no alternative.
— Ce sera Macron et personne d’autre, nous répètent les éditocrates.
— A moins que Le Pen continue à monter, menacent certains.
— Pour éviter l’extrême-droite, il n’y a qu’un moyen : rassembler au centre, concluent-ils à l’unisson.

Bingo ! Revoilà la vieille rengaine du vote utile, dès le premier tour, pour faire barrage au sempiternel danger du parfait épouvantail. Si le FN n’existait pas, il faudrait l’inventer.

 

« Jésus Macron contre Juda Le Pen »

Les autres candidats n’existent plus. Poutou fait campagne devant son usine. Mélenchon crée son propre média sur youtube. Qu’importent la légitimité ouvrière du premier et le succès populaire du second qui a hissé son mouvement politique, France Insoumise, loin devant tous les partis traditionnels avec plus de 250 000 adhérents. Qu’importent également tous les autres, ici ou là. La télé et la presse ont déjà choisi : ce sera Jésus Macron contre Juda Le Pen. Un partage des rôles bien connu entre capitalisme et fascisme, les frères siamois du pouvoir, tellement utiles l’un pour l’autre.

Pendant ce temps, dans le silence médiatique, les mouvements de protestation se multiplient partout dans l’hexagone. Celles et ceux qui considèrent que la lutte est d’abord et avant tout dans la rue essaient de mettre le feu aux poudres et tentent de faire redescendre le débat dans la vraie vie : actions contre l’impunité policière, marche pour la justice et la dignité, blocus contre les violences d’État, journées de soutien aux inculpés, concerts pour les prisonniers, Perturbe ta Ville, Génération Ingouvernable, manifs, entartages, farine-party, émeutes, occupations, assemblées spontanées… Rien n’y fait ! Les mass-médias n’ont rien vu, rien entendu et ne diront rien. Malgré des centaines d’actions par semaine d’un bout à l’autre du pays, rien ne filtre à la télé, exceptés une poignée de vitres cassées et quelques gros plans sur des blessés triés sur le volet : policiers victimes de bavures révolutionnaires.

 

« Sommes-nous vraiment si stupide ? »

Quelles que soient les formes de résistances choisies par les uns ou les autres, au moyen d’une alternative électorale ou d’une abstention active, on entend la même petite voix qui nous répète que l’avenir est déjà tracé et que nous ferions mieux de retourner à de saines occupations plutôt que de perdre inutilement notre temps à lutter.

Février 2017 se termine. L’opération Macron bat son plein, avec ses ralliements, ses contrefeux et son épouvantail. Jusqu’à quand ?

Sommes-nous vraiment si stupides pour tomber par millions dans cet énorme panneau, ou bien le pouvoir, trop sûr de lui, va-t-il faire face à une grosse, très grosse surprise ?

Yannis Youlountas

 

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 21:58

 

 

Source : http://www.lefigaro.fr

 

 

70 salariés d'ING apprennent leur licenciement par un mail envoyé... par erreur

 

 

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Le siège de la banque ING Direct situé aux Pays-Bas.

VIDÉO - Le courrier électronique envoyé par la direction des ressources humaines de la banque en ligne contenait un rapport qui préconisait la fermeture prochaine de trois sites français à Reims, Paris et Lyon.

Un e-mail envoyé par erreur. C'est par cette bourde des ressources humaines que des salariés de la banque en ligne ING Direct ont appris le 28 novembre leur futur licenciements. Selon Le Parisien, le courrier électronique rédigé en anglais était normalement destiné au comité de direction de cette banque, filiale d'un groupe néerlandais. L'e-mail contenait ainsi un rapport de 26 pages annonçant la fermeture prochaine des agences de Reims, Paris et Lyon.

«En lisant ce mail, des collègues se sont mis à pleurer, à crier», raconte l'une des salariées touchées par ce plan social. Malgré de confortables bénéfices (4,65 milliards d'euros en 2016, soit une hausse de 16%), la banque en ligne ING a décidé de fermer trois sites français au printemps 2017 mettant sur la sellette près de 70 postes, soit environ 10% des effectifs français.

Le document détaillait la marche à suivre pour que la direction mène à bien son plan social. Il prévoyait un calendrier des annonces, une liste des embûches à éviter et mettait en garde contre «risques» collatéraux tels que les grèves, la dégradation du service client, la démotivation des équipes ou encore la mauvaise publicité qui nuierait à l'image de la banque.

 

Une grève illimitée sur le site de Reims

«Ce n'est qu'un projet», répond la direction. Cette déclaration correspond au discours préconisé page 4 du document: «Toujours utiliser le conditionnel» puisqu'il ne s'agit que d'un «projet». Contactée par Le Figaro, la direction des ressources humaines n'a pas souhaité s'exprimer. De son côté, la direction rappelle que 25 postes seront créés sur un site parisien.

http://i.f1g.fr/media/figaro/300x200/2017/02/23/XVM0929666c-f9dc-11e6-a915-9c70b2c29c59-300x200.jpg

Pour contrer la mise en place de ce plan social, les salariés de Reims (Marne) - dont le site va fermer- se sont mis en grève pour une durée illimitée. Une vingtaine d'autres ont manifesté munis de pancartes devant une agence du XIIe arrondissement de Paris. Présent sur place, leur avocat, Thomas Hollande, mandaté par les organisations syndicales d'ING, a expliqué que «la direction refusait d'augmenter les indemnités de licenciement à un niveau décent».

Les salariés d' en grève contre un plan social

 

 

 

(Avec AFP)

 

 

Source : http://www.lefigaro.fr

 

 

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 21:50

 

 

Source : http://www.rfi.fr

 

 

Espagne: l’ex-directeur du FMI Rodrigo Rato condamné à 4 ans de prison

media

L'ex-patron du FMI Rodrigo Rato a été décrit par le parquet espagnol comme un «délinquant compulsif». REUTERS/Andrea Comas

En Espagne, deux responsables de la caisse d'épargne Bankia et 65 autres cadres ont été condamnés à des peines de prison ou des amendes pour avoir détourné plus de 12 millions d’euros entre 2003 et 2012. Parmi eux, Rodrigro Rato, ex-directeur du Fonds monétaire international (FMI), ex-banquier, ex-ministre de l'Economie, et l'un des piliers du Parti populaire (PP) de Mariano Rajoy. Condamné ce jeudi à quatre ans et demi de prison, Rodrigo Rato est devenu le symbole des errements de l'establishment.

 

Avec notre correspondant à Madrid,  François Musseau

Rodrigo Rato, c'est tout un symbole. Le symbole d'une époque où l'argent coulait à flots et où la corruption régnait en maître. Celui qui fut le gourou économique du gouvernement d'Aznar dans les années 1990, puis président du Fonds monétaire international, est aujourd'hui un homme voué aux gémonies, détesté dans l'opinion publique.

Il a été condamné pour avoir autorisé et facilité l'usage illimité d'une carte de crédit que pouvaient utiliser tous les dirigeants de Bankia, alors qu'il présidait la caisse d'épargne, qui allait être sauvée de la faillite grâce à de l'argent public. Entre 2003 et 2012, environ 12,5 millions d'euros auraient ainsi été dépensés de façon frauduleuse.

Comme l'affirme le parquet, qui le décrit comme « un délinquant compulsif », Rodrigo Rato aurait aussi détourné près de 7 millions d'euros vers des paradis fiscaux. Une véritable disgrâce pour un homme qui, il y a seulement quelques années, était considéré comme le symbole de la réussite et de l'honnêteté. Il a été condamné ce jeudi à quatre ans et demi de prison, à une amende de 100 000 euros et à l'inéligibilité pour une quelconque fonction publique.

 

 

 

Source : http://www.rfi.fr

 

 

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 17:03

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

En Allemagne, une poupée connectée qualifiée de « dispositif d’espionnage dissimulé »

 

L’agence de régulation des réseaux a interdit le jouet à la vente, et enjoint aux parents de détruire ceux que leurs enfants possèdent.

 

LE MONDE | • Mis à jour le | Par

 

 

Une poupée Cayla dans un magasin de Londres, en novembre 2014.

Une poupée Cayla dans un magasin de Londres, en novembre 2014. LEON NEAL / AFP

Après les téléviseurs connectés, qui collectent de grandes quantités de données personnelles de leurs utilisateurs, voilà que les jouets se transforment eux aussi en espions de votre vie privée.

 

La Bundesnetzagentur, l’agence chargée de la régulation des réseaux en Allemagne, a publié, vendredi 17 février, un communiqué dans lequel elle qualifie une poupée connectée, baptisée Cayla par ses fabricants, de « dispositif d’espionnage dissimulé ».

De tels objets intrusifs étant interdits par la loi en Allemagne, le jouet n’est plus disponible à la vente. Quant aux exemplaires déjà vendus, l’agence demande aux parents de les détruire ou, au moins, d’en extraire le dispositif d’enregistrement.

Car ce qui fait la spécificité de Cayla, c’est le micro qui est renfermé dans son petit corps de plastique. Celui-ci enregistre les questions des enfants, qui sont analysées grâce à un logiciel de reconnaissance vocale. Le jouet, que l’on doit connecter à une tablette ou à un smartphone avec le Bluetooth, y répond ensuite directement. Cayla sait résoudre des opérations mathématiques, donner des informations sur un pays ou une célébrité, et même raconter sa vie, qu’elle mène avec ses parents, amis et animaux fictifs.

C’est un étudiant à l’université de Sarrebruck, nommé Stefan Hessel, qui a soulevé en Allemagne la question de la sécurité d’un tel dispositif, en révélant qu’il n’y avait aucun mot de passe pour protéger la connexion. Un intrus situé à moins de 15 mètres de distance du jouet pourrait entendre les conversations à travers le micro de Cayla, mais aussi parler directement aux enfants.

Le distributeur allemand de la poupée a assuré que le jouet n’était pas équipé d’un « logiciel espion » et a promis de contester la décision des autorités en justice. Il n’empêche, Genesis Toys, le fabricant de la poupée blonde, avait déjà, par le passé, été confronté à de telles accusations. Dans une plainte déposée auprès de la commission américaine fédérale du commerce, en décembre 2016, plusieurs associations avaient qualifié Cayla de menace pour la vie privée, non seulement parce qu’elle pouvait enregistrer ce qui se disait autour d’elle, mais aussi parce que les fichiers audio en question étaient transmis à un serveur à distance sans le consentement des parents. D’autres groupements de défense des consommateurs avaient ensuite décidé, eux aussi, de poursuivre le fabricant, aux Pays-Bas, en Belgique, en Irlande, en Norvège et en France.

La poupée Cayla n’est pas la seule à susciter la controverse. Hello Barbie, une poupée connectée en Wi-Fi, commercialisée aux Etats-Unis par Mattel et ToyTalk, avait, en 2015, suscité de nombreuses inquiétudes sur sa vulnérabilité face à un potentiel piratage. Une peur matérialisée fin novembre 2015, avec le piratage des serveurs de VTech, le géant des ordinateurs pour enfants. Des données personnelles sensibles des utilisateurs et de leurs parents avaient alors été volées. Parmi elles, les courriels, archives de forums de discussions, ou photos de cinq millions de comptes.

A la suite de cette affaire, VTech avait modifié ses conditions d’utilisation, y précisant que le consommateur n’était jamais à l’abri d’un piratage, et qu’il reconnaissait en avoir été averti lors de l’achat du produit. Des appels au boycott de ces petits ordinateurs pour enfants avaient alors été lancés.

 

Lire aussi :   Sécurité informatique : les jouets connectés, cible tentante pour des pirates

 

Selon le Guardian, la Consumer Protection Cooperation Network, qui rassemble les régulateurs européens, devrait réunir, en mars, les autorités de défense des consommateurs, et celles de protection des données personnelles de plusieurs pays européens, afin de discuter plus amplement des applications et risques des jouets connectés.

 

 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 16:38

 

 

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Blocus lycéens : « Je préfère recevoir du gaz lacrymogène plutôt que de me taire »

 

Seize lycées ont été bloqués par des élèves à Paris et un millier de lycéens ont manifesté pour protester contre les violences policières.

 

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Devant le lycée Voltaire, le 23 février à Paris.

Devant le lycée Voltaire, le 23 février à Paris. GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

« On peut tous être victime des violences policières, et aujourd’hui, on aimerait soutenir Théo et dénoncer les bavures de la police », explique Antoine (le prénom a été changé), 16 ans, en première au lycée Maurice-Ravel, dans le 20e arrondissement de Paris. Lui est arrivé tôt ce matin pour aider les autres jeunes de son établissement à entasser des poubelles pour bloquer toutes les entrées. « Notre établissement se mobilise régulièrement. On était actifs contre la loi travail, on l’est encore plus aujourd’hui car c’est une cause sérieuse qui nous tient tous à cœur. »

A Paris, 16 lycées ont fait l’objet de blocus, jeudi 23 février, de la part d’élèves qui protestaient contre le viol présumé de Théo L. par un policier à Aulnay-sous-Bois, le 2 février. Une manifestation place de la Nation a ensuite réuni près d’un millier de jeunes à l’appel de mouvements antifascistes, aux cris de « Justice pour Théo ! », « C’est l’impunité et l’injustice, alors désarmons la police », « Police, violeurs, assassins » ou « Tout le monde déteste la police ».

 

« Il ne faut pas généraliser »

Antoine a déjà vu certains de ses amis être victimes de violences policières et raconte avoir reçu « quatre coups de matraques injustifiés pendant les mobilisations contre la loi travail ». « Je crains que l’on retombe dans une situation aussi tendue qu’en 2005 », avance-t-il.

 

Lire aussi :   Manifestation interdite ou non déclarée : que dit la loi ?

 

Son ami Mattéo, 16 ans, le coupe. « Il faut évidemment dénoncer les bavures policières et les abus, mais il ne faut pas pour autant généraliser. Certains policiers font bien leur travail et sont là quand on a besoin d’eux », tient-il à préciser. Antoine acquiesce. Très dubitatif quant à l’efficacité des blocus, Mattéo estime que « beaucoup font ça pour louper les cours ». Pour lui, « une manifestation est plus efficace qu’un blocus car les gens font l’effort d’y aller, et cela montre que la cause leur importe vraiment ».

Alors que des camarades leur apprennent que la situation est plus tendue au lycée Henri-Bergson, dans le 19e arrondissement, les deux amis décident de s’y rendre. Les lycéens de cet établissement bloquent eux aussi l’entrée avec des poubelles. Les sapeurs pompiers sont dépêchés sur place pour éteindre les poubelles incendiées, les CRS tentent de disperser les élèves, l’ambiance est tendue. Léa, lycéenne de 18 ans en première ES, observe la scène. Pour elle, la seule façon de faire entendre sa voix est de manifester pacifiquement. « Ce serait contradictoire et contre-productif de protester contre les violences policières en étant nous-mêmes violents. » Elle ne veut pas aller à la manifestation de peur que « la situation dégénère » mais tient à être présente au blocus pour dénoncer « l’injustice ».

« Nous sommes très mobilisés dans ce lycée car nous avons nous-mêmes, l’année dernière, assisté à des violences policières », précise-t-elle. En mars 2016, Adan, un lycéen de Bergson, avait reçu un coup de poing d’un policier en marge d’un blocus de son établissement contre la loi travail. Les faits avaient été filmés et largement relayés sur les réseaux sociaux. Le policier a été condamné en novembre 2016 à huit mois de prison avec sursis.

Adan est d’ailleurs présent jeudi matin. « Je regrette qu’après ce qu’il m’est arrivé, rien n’ait changé. Les violences policières, mêmes médiatisées, sont encore présentes », déplore l’élève, qui a redoublé sa seconde. Un peu avant 11 heures, Antoine, Matteo, Adan et leurs amis quittent le lycée Bergson et se rendent place de la Nation pour manifester.

 

« Justice à deux vitesses »

Siam, 17 ans, étudiante en première au lycée Jean-Moulins à Vincennes, est, elle, venue avec deux amies. Alors qu’il n’y avait pas de blocus dans son lycée, la jeune fille a tenu à manifester, même si elle est pessimiste sur les effets du mouvement. « Je pense que cette manifestation n’aboutira à rien, mais au moins, on montre que l’on se sent concernés, que la situation nous préoccupe », indique-t-elle.

 

Lire aussi :   Violences policières : 16 lycées bloqués à Paris en soutien à Théo L.

 

Alors que certains manifestants s’en prennent à des voitures, son amie Yasmina, 17 ans, ajoute : « On ne devrait pas montrer notre colère comme ça, en s’en prenant aux biens de personnes qui n’ont rien demandé et qui n’ont rien à voir avec tout ça. » Si elle regrette les échauffourées entre manifestants et forces de l’ordre, elle affirme qu’elle continuera malgré tout de manifester : « Je préfère recevoir du gaz lacrymogène dans la figure plutôt que de me taire. »

Avec sa pancarte « Il y a des indulgences qui sont un déni de justice », citation du moraliste et essayiste Joseph Joubert, Rudy est venue tout droit de son lycée Elisa-Lemonnier, dans le 12arrondissement de Paris, lui aussi bloqué. La jeune fille de 20 ans, présente avec quatre amies, dénonce « une justice à deux vitesses ». « Cette manifestation est d’autant plus nécessaire à l’approche de la présidentielle. Avec la montée du FN, on ne peut que flipper », confie la lycéenne.

Sur la place, les lycéens tentent de forcer les barrages des policiers avec des jets de projectiles. Les forces de l’ordre répondent par des tirs de gaz lacrymogènes. La mobilisation se disperse dans la confusion, notamment avenue Saint-Mandé, où les heurts avec la police continuent. Rudy conclut : « Ces mobilisations ne seront efficaces que lorsqu’elles seront mieux organisées et qu’elles rassembleront plus de monde. »

 
 

 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

 

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 15:55

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

« Tous entrepreneurs » ?

Chauffeurs Uber : au volant avec les prolétaires 2.0, « entrepreneurs » pour 3,5 euros de l’heure

 

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Ils travaillent plus de 60 heures par semaine et gagnent moins que le Smic. Ce sont les chauffeurs VTC. Ils seraient autour de 20 000 en France. L’arrivée de la plateforme numérique Uber a suscité espoirs et vocations pour de nombreux exclus du marché du travail. Et la marque a tout fait pour attirer de nouveaux « partenaires ». Derrière les promesses d’autonomie et d’activités rémunératrices, beaucoup découvrent la précarité, le salariat déguisé sans protection sociale, l’endettement et, au final, une nouvelle forme de soumission. Aujourd’hui en lutte, certains chauffeurs s’apprêtent à attaquer Uber en justice pour travail dissimulé. Reportage auprès de ces « uberusés » en colère.

Ils portent des costumes-cravates classieux, conduisent des berlines noires étincelantes aux vitres teintées et font pourtant des courses pour moins de 5 euros. « T’imagines ! On est moins cher que la RATP », lâche Ali, la quarantaine fatiguée en montrant une Peugeot 508 éclatante. Si quatre passagers font une course de 7 euros, ça leur revient à 1,75 euros par personne. »

Depuis plusieurs mois, la colère gronde sous les capots contre les plateformes numériques de mise en relation entre passagers et chauffeurs, Uber bien sûr, en tant que leader incontesté du secteur, mais aussi Snapcar, Le Cab, Chauffeurs privés ou MarcelCaB. La plupart des chauffeurs alternent entre ces marques mais restent fidèles au géant et ses 1,5 millions d’utilisateurs en France. Face aux grèves et actions à répétition de ses travailleurs « VTC », pour voiture de transport avec chauffeur, la direction d’Uber a été contrainte d’ouvrir, ce 22 février, des négociations avec leurs représentants syndicaux [1]. Au programme : étudier un dispositif de soutien aux chauffeurs en difficulté. Pour certains, l’« innovation » Uber commence à virer au cauchemar.

 

1100 euros net, sans droit au chômage et sans congés payés

Tous les matins, Ali se branche sur l’appli UberX pour commencer une journée de travail… à perte. Cet ancien serveur en restauration a beau travailler de 5h à 21h, il ne s’en sort plus depuis la baisse des tarifs pratiqués par Uber. Mais Ali n’a pas le choix. Il doit amortir sa Ford Mondéo qu’il a achetée à crédit plus de 30 000 euros pour se conformer aux modèles imposés par les plateformes. En guise de protestation, il ne prend même plus la peine de porter le costume ni de proposer les bouteilles d’eau ou bonbons à ses passagers. Ce qui a fait le standing et le succès d’Uber auprès des clients – accessibilité, disponibilité, tarification – fait désormais le malheur de ces conducteurs. « Uber X : c’est toujours mieux qu’un taxi », proclame le slogan. Tout dépend de quel côté on est assis.

Plusieurs banderoles flottent sur les escaliers de l’Opéra Bastille ce 16 janvier. « 15h/jour, 360h par mois, Uber m’exploite ». « 3,5 euro par heure, la solution au chômage de Macron ? ». Ici les propos de l’ancien ministre de l’Économie, fervent défenseur du modèle Uber, passent mal. Youssef vient de Villejuif. En dix heures de travail, il lui arrive de réaliser une quinzaine de courses sur lesquelles Uber prélèvera 25% de commission (35% pour le service de partage Uberpool). « Avant je faisais 1500 euros par semaine, maintenant je ne dépasse pas les 800 euros ». Soit 3200 euros de chiffres d’affaires par mois auxquels Youssef doit enlever les frais d’essence (500 euros) et la location de sa Mazda 6 (1600 euros). À la fin du mois, il touche autour de 1100 euros net. À cela, il faudra encore ôter la couverture du régime social des indépendants (RSI). Il en arrive presque au salaire qu’il percevait dans l’aéronautique, mais en travaillant cette fois le double. Et sans l’assurance chômage, les congés payés ni la retraite.

 

« Avec moins de 600 euros par mois, j’arrêterais bien mais je suis bloquée »

« Ces cochers du 21ème siècle » ne sont pas salariés d’Uber mais des « partenaires ». Ils travaillent le plus souvent sous le régime d’auto-entrepreneurs. Ils ne cotisent donc pas aux caisses de protection sociale. Pourtant, Uber reste perçu comme le premier « employeur » de jeunes issus des banlieues, offrant une opportunité d’insertion à une population exclue du marché du travail, sans CV ni diplôme. Un sondage commandé par la firme affiche que 55% de ses recrues étaient au chômage. Sauf que la plupart d’entre eux gagne finalement à peine le Smic en travaillant en moyenne 70 heures par semaine. On est donc loin des 2000 euros net mensuels pour 45 heures de travail hebdomadaire avancés par une étude financée par la direction d’Uber.

Pour Grégoire Kopp, porte-parole de l’antenne française d’Uber et ancien conseiller au ministère des Transport, les mauvaises conditions de travail de ses chauffeurs seraient dues à leurs « mauvais choix en termes de business plan » (Voir ici). Une position que n’est pas loin de tenir Robert [2]. « Faut pas exagérer c’est pas l’usine non plus, t’es assis dans une belle voiture, tu discutes avec les client. Si les conditions sont si mauvaises, pourquoi ne pas arrêter ? » relativise-t-il.

 

« Ils ont tout calculé pour mettre la pression »

Ce trentenaire d’une banlieue nord-parisienne a concrétisé le « rêve de nombreux chauffeurs ». Après avoir roulé pendant quelques mois avec une VTC qu’il louait en binôme avec un autre chauffeur, Robert a monté sa boîte. Il emploie désormais treize chauffeurs. Il montre fièrement le chiffre d’un de ses employés qu’il suit en direct sur son smartphone : 1673 euros net la semaine. Le montant détonne avec celui des autres. L’homme a roulé 64 heures en sept jours. « Ceux qui s’en sortent passent 17 heures au volant puis dorment dans leur voiture, j’en ai vus à l’aéroport », rétorque une manifestante. « Uber nous a vendu du rêve. Mais ensuite, on ne peut plus faire machine arrière », critique-t-elle. « Personnellement, si je n’avais pas de crédit, j’arrêterais. Mais je suis bloquée. Je vis avec moins de 600 euros par mois. »

Beaucoup ont cru à cette « uberéussite », promue par les publicités. Devenir son propre patron en quelques clics, un entrepreneur autonome, travailler à son rythme. Hanan, une des rares femmes présentes place de la Bastille ce jour de manifestation, travaille pour deux applications, LeCAB et UberX. En 2015, elle traverse une « petite période creuse » après la fermeture de son restaurant. Elle se lance dans le business VTC. « J’aimais la conduite, je me disais que je serais libre, que j’allais gérer ma journée. Je croyais que j’allais m’en sortir. Mais au fur et à mesure, on s’est rendu compte que ce n’est pas nous qui décidions. Ils ont tout calculé pour mettre la pression : nous sommes dans le stress tout le temps. »

 

Rouler 80 km à vide pour prendre des clients

En théorie, les travailleurs sont indépendants. En réalité le chauffeur n’a aucune marge de manœuvre sur ses commandes. Lorsque son « appli » bipe, il ne connaît ni le montant ni la destination avant d’accepter la course. Ce qui peut réserver quelques surprises. « Parfois, je me déplace dans les banlieues lointaines, à 7 km, pour découvrir que la course est de 3,5 km », témoigne Youssef. En plus, le temps d’attente ou le déplacement entre les courses n’est pas calculé, donc non rémunéré. Or de nombreux client réservent seulement pour quelques mètres. « S’il y a des bouchons, tu restes coincé vingt minutes pour 5 euros », poursuit le trentenaire.

Repérer les bons spots, « chasser » le voyageur potentiel, tourner dans l’espoir que son smartphone signale une course constitue le quotidien des chauffeurs. Légalement, ils doivent se diriger vers le siège de leur entreprise entre deux courses. Ils n’ont pas le droit de faire des maraudes, à la différence des taxis. « On prend tout le monde. À chaque heure, une catégorie différente. Le matin, ceux qui vont à la gare ou l’aéroport, ceux qui déposent leur enfant à l’école. Le midi, ceux qui vont de leur bureau au restaurant pour déjeuner », observe Mohamed, 46 ans, qui arrive des Mureaux (78) sur Paris tous les jours sans trouver de passager. 80 km à vide.

 

Une course au chiffre

Le chauffeur n’a pas le choix du chaland. Si par hasard il en refuse certains, gare à lui : au bout de trois annulations de courses, le compte Uber peut être désactivé. « Là on va direct au chômage, sauf qu’on n’y a pas droit », se désespère Youssef. Très vite, la flexibilité des horaires tant recherchée se traduit finalement par une incertitude permanente pour combler ses dettes. Youssef en sait quelque chose : « Il y a des jours, tu te lèves le matin sans savoir combien tu vas faire. Parfois tu rentres chez toi, avec la crainte de ne pas avoir fait assez, alors tu ressors le soir. Je continue sinon qui va payer mon loyer ? »

C’est une course au chiffre. Une course contre la fatigue et le sommeil. Certains s’empêchent même de boire pour ne pas avoir une envie d’uriner, synonyme de pause. Quitte à mettre en danger leur santé ou la sécurité des passagers. C’est ce qui a failli arriver à Youssef lorsqu’il s’est endormi au volant en fin de nuit. Heureusement, il ne transportait personne. Les accidents seraient si fréquents sur les VTC que les assureurs rechigneraient désormais à couvrir certains véhicules. « Une autre fois, j’ai travaillé de 20h à 6h du matin. Mon dernier trajet jusqu’à l’aéroport m’a paru durer une vie tellement je m’endormais et je ne voulais pas le montrer au client », se souvient Youssef.

 

Désactivé dix jours pour une « erreur » de la cliente

Ce type d’excès de zèle est dicté par le souci du confort des passagers. Après chaque trajet, ces derniers peuvent noter le comportement de ceux et celles qui sont au volant. « Notés comme des élèves », se désole Hanan. Si la moyenne baisse trop, ils se voient rappelés à l’ordre ou, pire, déconnectés. Difficile de répondre lorsqu’un usager hausse le ton, se permet l’impératif ou le tutoiement. Au moindre faux-pas, on risque la désactivation. Pris en étau entre l’utilisateur et la plateforme, l’uber pilote n’est pas le maître à bord. Au grand dam d’Ali : « S’il y a une embrouille avec un passager, Uber croira toujours le client. Le client a toujours raison, il est comme notre maquereau. » Ce système de notation, censé améliorer la qualité de service, s’apparente finalement aux sanctions disciplinaires d’un employeur.

Dissimulé sous son écharpe noire, Ryad, se souvient comment il a été déconnecté du service pendant dix jours suite à une réclamation d’une cliente… qui s’était trompée. À 37 ans, Ryad a fini par arrêter de jouer les taxis d’un nouveau type. « Je ne voyais plus ma fille grandir, je n’avais plus de vie sociale. C’est bien pour les petits jeunes. Pour les pères de famille embourbés dans les crédits bancaires, c’est impossible. »

 

Plainte pour salariat déguisé

Notation, désactivation arbitraire, tarifications et destinations imposées sont autant de faisceaux d’indices de « salariat déguisé » où le chauffeur répond de fait aux injonctions de son employeur et de son application. « Le contrat de partenariat d’Uber est une caricature du statut de travailleur hyper-dépendant, cela ne peut être qu’un contrat de travail », remarque l’avocat Jean-Paul Teissonnière, soutien de la lutte des « uberusés ». Encore faut-il pouvoir apporter la preuve de l’existence d’une relation de travail salarié. Son principal critère est le lien de subordination.

Relevés de comptes, messages, notifications, contrats… l’équipe de juristes présents à la Bourse du travail de Saint-Denis ce 27 janvier épluche les dossiers Uber d’une quarantaine « d’indépendants ». Soutenu par le cabinet d’avocats Tessonière & Topaloff, le récent syndicat Unsa VTC s’apprête à lancer aux Prud’hommes une procédure collective de requalification en salariés de ces automobilistes. Objectif ? Obtenir les indemnités correspondantes aux arriérés de cotisations sociales non payées.

En parallèle, une plainte au pénal sera déposée auprès du parquet de Paris pour délit de travail dissimulé. L’« employeur » encourt en théorie le paiement à chaque salarié d’une indemnité forfaitaire de six mois de salaires (Article L8223-1 du code du travail). Il encourt également une peine d’amende de 225 000€ en tant que personne morale. Cette action succède à celle initiée par l’Urssaf en septembre 2015. Elle fait également écho à deux procédures similaires aux États-Unis et au Royaume-Uni. La direction d’Uber France se dit confiante dans la mesure où elle ne fait signer aucune clause d’exclusivité aux chauffeurs dans son contrat [3]. Sauf que le mastodonte numérique a su créer une dépendance économique. Ce qui juridiquement peut passer pour de la subordination.

 

Comptable, administration, assurance : dépendances chaîne

D’amont en aval, Uber contrôle toute la chaîne de transport. Besoin d’un comptable pour gérer votre budget ? D’une formation pour avoir l’autorisation de circuler ? Ou peut-être d’une assurance à titre onéreux ? Plutôt d’un loueur de véhicule ? Uber a tout prévu pour faciliter les formalités administratives de ses nouveaux chauffeurs. Un kit de parfait premier entrepreneur clef en main. À chaque étape, Uber vous oriente vers un de ses partenariats privilégiés [4].

Autour de la firme ont émergé des sociétés dites de capacité de transport qui peuvent employer des chauffeurs non titulaires de la carte professionnelle [5]. Certains de ces « mini Uber » ont par ailleurs une politique d’embauche à faire bondir n’importe quel contrôleur Urssaf. Cumulant salariat, paiement à la tâche et travail au noir. L’entreprise californienne s’est ainsi constituée une main d’œuvre de nouveaux prolétaires avec l’aide de Pôle emploi – bientôt 70 000 chauffeurs ? – sur laquelle elle ponctionne la valeur des transactions. Le tout sans s’acquitter des cotisations patronales associées, ni payer d’impôt en France. Officiellement, l’entreprise n’y ferait aucun bénéfice, malgré sa capitalisation à hauteur de 68 milliards de dollars.

 

Uber peut remercier Jacques Attali, Fillon et Macron

« Créer un outil numérique et casser les prix une fois qu’il y a suffisamment d’esclaves dominés à cause de crédits sur le dos, c’est ça l’ubérisation ! », tonne Sayah Baaroun du syndicat Unsa VTC. Jean-Paul Teissonnière, lui, parle d’un retour au tâcheronnat. « Avec Uber, on réinvente la situation des salariés non protégés du 19ème siècle. Dans le code civil, ce type de relation s’appelait le contrat de louage de service. » Or le droit du travail s’est progressivement constitué pour rééquilibrer la relation inégale entre employeur et employé à la tâche. Serait-ce ce retour en arrière que nous préparent les partisans de la révolution numérique ?

Ce que vivent aujourd’hui ces chauffeurs prend son origine en 2009 avec l’ouverture du marché des taxis au VTC. La création du régime simplifié des « indépendants » – les fameux auto-entrepreneurs (Lire notre enquête ici) – a également facilité l’embauche des Uber. Deux mesures mises en place par le gouvernement de François Fillon suites aux préconisations de la commission dite de « libération de la croissance » dirigée par Jacques Attali, dont le rapporteur était un certain… Emmanuel Macron. La part des travailleurs indépendants – ces « entrepreneurs » bon marché mais dépourvus des droits acquis grâce à un siècle de conquêtes ouvrières – se stabilise pour l’instant à 10% de l’emploi total. Pour combien de temps ?

Ludo Simbille

Photo : CC Travis Wise

 

 

Notes

[1UNSA, CFDT, Capa-VTC, Actif-VTC, UDCF.

[2Le prénom a été modifié.

[3Certains contrats signés par des chauffeurs avec des loueurs de voitures stipulaient tout de même une obligation de partenariat avec Uber.

[4Le plus célèbre, « Voitures Noires », s’est bâti une fortune grâce à la location de ses 2800 véhicules à minimum 900 euros chacun. Autre partenaire étroitement lié au géant numérique : le Groupe Max, véritable à holding dirigée par Joseph François, ardent défenseur du système Uber.

[5Ces sociétés de capacité de transport sont régies par la Loi d’orientation des transports intérieurs (LOTI), une législation moins contraignante que pour les VTC en terme de formation et de qualification des chauffeurs. Le boom des VTC a conduit au dévoiement de cette loi, destinée au transport collectif. Ce qui permet notamment aux capacitaires « Loti » d’engager des conducteurs simplement titulaires d’un permis B sans attendre plusieurs mois l’autorisation de transport pour un VTC. La loi dite GrandGuillaume, du nom de son rapporteur, adoptée fin décembre pourrait mettre fin à cette activité.

 

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

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