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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 09:33

 

Marinaleda : un modèle d’auto-gestion unique en Europe 
 
Depuis l’alerte google Alternatives au capitalisme j’ai récemment découvert l’existence de MARINALEDA, une commune de 2645 habitants en Andalousie « où Marx vivrait s’il était encore en vie, avec zéro chômage, zéro policier et des habitations à 15 euros par mois » (1).

Une alternative au capitalisme réalisée à moins de 2000 km de chez nous et qui fonctionne depuis plus de 30 ans sans que je n’en aie jamais entendu parler ? A la première occasion, c’est donc sac à dos, train, bus et autostop que j’irai pour vérifier si cette belle utopie existe vraiment…



Comme c’est Pâques, je tombe en pleine Semana Santa. Au village voisin on m’avertit : « Leur maire est un fou, quand nous autres, Espagnols, faisons des processions religieuses, eux ils font la fête pendant 5 jours »

J’apprends que la fête de la paix qui tombe durant la Semaine Sainte y est effectivement une tradition depuis plusieurs années et beaucoup de jeunes de Sevilla, Granada ou Madrid ont rejoint les villageois. Des lectures, des films ou une conférence, en solidarité avec la Palestine, ainsi qu un appel au boycott des produits israéliens ouvrent les soirées de concerts et de fête. Pour les nuits, l’immense complexe poly-sportif reste ouvert pour loger les visiteurs de l’extérieur. Une première auberge est en construction.

En tant que membre de l’association de solidarité Suisse-Cuba, je m’étais déplacée pour voir s’il existait effectivement une expérience socialiste un peu similaire à la révolution cubaine ici en Europe et j’en ai eu pour mon compte.

Le droit à la terre et au travail

A Marinaleda aussi, il a fallu d’abord passer par une réforme agraire. « La lutte révolutionnaire du peuple cubain a été une lumière pour tous les peuples du monde et nous avons une grande admiration pour ses acquis », m’explique Juan Manuel Sanchez Gordillo, maire communiste, réélu depuis 31 ans. Il était le plus jeune édile d’Espagne en 1979. En 1986, après 12 ans de luttes et d’occupations où les femmes ont joué le rôle principal, ce village a réussi à obtenir 1200 ha de terre d’un grand latifundiaire, terre qui a aussitôt été redistribuée et transformée en coopérative agricole de laquelle vit aujourd’hui presque tout le village. « La terre n’appartient à personne, la terre ne s’achète pas, la terre appartient à tous ! ».

A la ferme de la coopérative, EL HUMOSO, les associés travaillent 6.5h par jour, du lundi au samedi, ce qui donne des semaines de 39 h. Tout le monde a le même salaire, indépendant de la fonction. 400 personnes du village les rejoignent pendant les mois de novembre à janvier (olives), et 500 en avril (habas, haricots de Lima).

La récolte (huile d’olive extra vierge, artichauts, poivrons, etc.,) est mise artisanalement en boite ou en bocal dans la petite fabrique HUMAR MARINALEDA au milieu du village où travaillent env. 60 femmes et 4-5 hommes en bavardant dans une ambiance décontractée. Le tout est vendu principalement en Espagne. Une partie de l’huile d’olive part pour l’Italie qui change l’étiquette et la revend sous un autre nom. « Nous avons la meilleure qualité, mais malheureusement, c’est eux qui ont les canaux pour la commercialisation » m’explique un travailleur de la ferme. Avis donc aux magasins alternatifs de chez nous pour leur proposer un marché direct…

Les bénéfices de la coopérative ne sont pas distribués, mais réinvestis pour créer du travail. Ça a l’air si simple, mais c’est pour cela que le village est connu pour ne pas souffrir du chômage. En discutant avec la population, j’ai pourtant appris qu’à certaines époques de l’année, il n’y a pas assez de travail dans l’agriculture pour tous, mais que les salaires sont tout de même versés. Comme à Cuba, l’habitation, le travail, la culture, l’éducation et la santé sont considérées comme un droit. Une place à la crèche avec tous les repas compris coûte 12 euros par mois. A nouveau, ça rappelle Cuba où l’éducation est gratuite, depuis la crèche jusqu’à l’université.

Les maisons auto-construites

Plus de 350 maisons ont déjà été construites par les habitants eux-mêmes. Il n’y a pas de discrimination et l’unique condition pour une attribution est de ne pas déjà disposer d’un logement. La municipalité met à disposition gratuitement la terre et les conseils d’un architecte, Sevilla fait un prêt des matériaux. Les maisons ont 90m2, deux salles d’eau et une cour individuelle de 100m2 où on peut planter ses légumes, faire ses barbecues, mettre son garage ou agrandir en cas de besoin. Comme dans certaines régions à Cuba, un groupe de futurs voisins construisent ensemble pendant une année une rangée de maisons mitoyennes sans savoir encore laquelle sera la leur. Une fois le logement attribué, les finitions, l’emplacement des portes, les ouvertures peuvent être individualisées par chaque famille. Le loyer se décide en réunion du collectif. Il a été arrêté fixé à moins de 16 euros par mois. Les constructeurs deviennent ainsi propriétaires de leur maison, mais elle ne pourra jamais être revendue. (En dehors de l’auto-construction, j’ai rencontré une famille qui loue à 24 euros par mois ainsi que la seule ouvrière de la fabrique Humar Marinaleda qui vient de l’extérieur et qui paye, elle, 300 euros pour son logement. Les personnes qui souhaitent vivre à Marinaleda doivent y passer deux ans d’accoutumance avant une décision définitive).

Le coiffeur, qui fait plutôt partie de la minorité de l’opposition, est propriétaire de sa maison et se plaint de devoir travailler quand même. A ma question, pourquoi il ne vend pas sa maison à une des nombreuses familles espagnoles qui aimeraient venir rejoindre ce village, il dit qu’il y a tout de même aussi des avantages de rester ici. (L’opposition serait financée par le PSOE, Partido socialisto obrero espagnol, selon certaines sources).

MARINALEDA - http://www.npa2009.org Ce samedi de Pâques, les intéressé-e-s sont invités à la mairie pour une petite conférence. Le maire nous explique son point de vue sur différents points avant de répondre à nos questions. En voici quelques extraits ou résumés :

S’organiser

« Il faut lutter unis. Au niveau international, nous sommes connectés avec Via campesina, puis nous nous sommes organisés syndicalement et politiquement », nous communique le maire. Esperanza, 30 ans, éducatrice de profession, conseillère sociale bénévole de la municipalité, m’avait déjà expliqué ceci la veille au « syndicat », bar et lieu de rencontres municipal : « Ici, nous avons fait les changements depuis le bas, avec le SAT, syndicat de travailleurs d’Andalousie, anciennement SOC, syndicat fondé en 76, juste après Franco, et avec la CUT, collectif unitaire de travailleurs, parti anticapitaliste ».

Pas de gendarme

« Nous n’avons pas de gendarmes ici - ça serait un gaspillage inutile » Les gens n’ont pas envie de vandaliser leur propre village. « Nous n’avons pas de curé non plus –gracias à Dios ! » plaisante le maire. La liberté de pratiquer sa religion est pourtant garantie et une petite procession religieuse timide défile discrètement, sans spectateurs, dans le village en évitant la place de fête.

Le capitalisme ?

« La crise ? Le système capitaliste a toujours été un échec, la crise ne date pas d’aujourd’hui. L’avantage de la crise : le mythe du marché est tombé (...) Les réalités sont toujours les mêmes : quelque 2% détiennent 50% de la terre (…). Ceux qui veulent réformer le capitalisme veulent tout changer pour que rien ne change ! Dans le capitalisme, on a des syndicats de régime et non pas des syndicats de classe, il y a beaucoup d’instruments d’aliénation, pas de liberté d’expression, seulement la liberté d’acquisition (...) A Marinaleda, nous serons les premiers quand il s’agit de lutter et les derniers à l’heure des bénéfices. »

Démocratie

« Nous pratiquons une démocratie participative, on décide de tout, des impôts aux dépenses publiques, dans des grandes assemblées. Beaucoup de têtes donnent beaucoup d’idées. Nos gens savent aussi qu’on peut travailler pour d’autres valeurs qu’uniquement pour de l’argent. Quand nous avons besoin ou envie, nous organisons un dimanche rouge : par exemple certainement dimanche après cette fête, il y aura assez de jeunes volontaires qui viendront nettoyer la place ou préparer un petit déjeuner pour les enfants et tout ceci pour le plaisir d’être ensemble et d’avoir un village propre (…). La démocratie doit être économique et sociale, pas seulement politique. Quant à la démocratie politique, la majorité 50%+1 ne sert à rien. Pour une vraie démocratie, il faut au moins 80-90% d’adhérents à une idée. D’ailleurs, toutes nos charges politiques sont tous sans rémunération ».

Luttes futures et amendes…

Le maire appelle à participer à la grève générale annoncée par le SA pour ce 14 avril, en solidarité avec les sans terres en Andalousie qui ne bénéficient pas encore de leur droit à la terre et aussi pour nos revendications à nous. Il préconise aussi la nécessité de nationaliser les banques, l’énergie, les transports, etc. Nous devons 20-30 millions de pesetas d’amendes pour nos luttes différentes…

La culture, les fêtes

« Nous faisons beaucoup de fêtes avec des repas communs gratuits, et il y a toujours assez de volontaires pour organiser tout cela. La joie et la fête doivent être un droit, gratuites et pour tous. Ce n’est pas la mayonnaise des médias qui vont nous dicter ce qui doit nous plaire, nous avons une culture à nous. »

Expérience sociale unique en Europe

Avec un sol qui n’est plus une marchandise, mais devenu un droit pour celui qui veut le cultiver ou l’habiter, une habitation pour 15 euros par mois, du sport ou la culture gratuits ou presque (piscine municipale 3 euros pour la saison), un sens communautaire de bien-être, je pense pouvoir dire que Marinaleda est une expérience unique en Europe. Chaque samedi d’ailleurs, le maire répond également aux questions des villageois présent-e-s à la maison communale sur la chaîne de la TV locale. Cela nous rappelle l’émission « Alô présidente » de Hugo Chavez, un autre leader pour lequel Gordillo a exprimé son admiration.

La désinformation

Apaga la TV, enciende tu mente - Eteins la TV, allume ton cerveau, ce premier mural m’avait frappé, il se trouve jusqu’en face de la TV locale… A ma question en lien avec la désinformation, Juan Miguel Sanchez Gordillo me fait part de son plan d’écrire un livre sur « Los prensatenientes » – la demi-douzaine de transnationales qui possèdent les médias dans le monde. « Pendant que la gauche écrit des pamphlets que personne ne lit, la droite économique, la grande bourgeoisie, installe chez toi plein de canaux de télévision racontant tous les mêmes valeurs et propageant la même propagande mensongère. (…) Au niveau de l’information, l’éducation est très importante » et, en ce qui concerne le programme national de l’éducation, cela ne lui convient pas. Jean Manuel Sanchez Gordillo me confie donc qu’il compte venir bientôt en Suisse pour étudier notre système d’éducation qui est organisé au niveau cantonal... Probablement il pense que nous sommes une vraie démocratie avec des programmes scolaires indépendants du pouvoir…

Des expériences alternatives au capitalisme qui font peur

Par rapport aux médias, la question que je me pose à nouveau est la suivante : Pourquoi l’expérience de Marinaleda est si mal connue en Espagne ainsi qu’auprès de nos édiles ? Pourquoi Cuba, cas d’école au niveau mondial en ce qui concerne la désinformation, mérite un budget annuel de 83 millions de dollars de la part des Etats-Unis, consacrés uniquement au financement de la désinformation et des agressions contre ce petit pays ?

Y aurait-il des alternatives au capitalisme qui fonctionnent depuis longtemps et qui font si peur à certains ?

Andrea Duffour Association Suisse-Cuba http://www.cuba-si.ch

P
our plus d’information : http://www.marinaleda.com

Source : BELLA CIAO 

 

A LIRE EN COMPLEMENT, notre article en date de janvier 2010 :

Marinaleda, Andalousie, le village anticapitaliste  

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 21:18

Pour réduire la dette publique, les citoyens peuvent donner de l'argent à l'Etat. Mais l'Etat ne le sait pas. Enquête en deux parties.

De l'argent parmi les débris d'une tire-lire (Images_of_Money/Flickr/CC).

La petite musique du standard téléphonique du ministère de l'Economie et des Finances s'interrompt enfin. Une voix de femme.

« Allô ?

– Bonjour ! C'est pour faire un don à l'Etat. Je voudrais savoir à qui m'adresser ?

– Quel genre de don ?

– De l'argent. J'aimerais donner de l'argent. »

La standardiste se tait, je m'y attendais. Elle chuchote quelque chose à sa collègue.

« Pourquoi vous voulez faire ça ?

– Pour réduire la dette publique.

– Mais… »

Finalement, elle ne dit rien. Après la musique d'attente, elle me demande ce que « je veux réduire ». Je redis « la dette ». Elle me demande de patienter. Une autre voix :

« Bonjour ! Vous souhaitez faire un don à l'Etat ?

– Oui.

– Dans ce cas, il faut vous adresser à votre centre d'impôts. Je vais vous donner les numéros. Vous verrez avec eux.

– Très bien, merci.

– Si vous souhaitez avoir plus de renseignements, les inspecteurs d'impôts de Bercy peuvent vous expliquer au 08 10 46 76 87. »

« Vous souhaitez donner beaucoup ? »

Les deux premiers numéros sont ceux de messageries indiquant les dates limites de déclarations d'impôts. Au centre de renseignements, « Impôts Service », on me répond.

« Bonjour ! Je souhaite faire un don à l'Etat. »

Nouveau silence. Assez long.

« Allô ?

– L'Etat n'est pas habilité à recevoir des dons. Vous pouvez faire des dons à des organismes d'utilité publique. Ou pas d'ailleurs, mais les dons ne sont déductibles que pour les organismes d'utilité publique. »

Je sens bien que de l'autre côté, il est agacé. J'explique :

« Je voudrais donner de l'argent à l'Etat…

– Je vous dis que ce n'est pas possible. »

Silence.

« Vous souhaitez donner beaucoup ?

– Je ne sais pas.

– De toute façon, ce n'est pas possible. »

Il n'a pas l'air de vouloir poursuivre la conversation mais j'insiste.

« J'ai lu que ça l'était.

– Non ! »

Aux Etats-Unis, ça existe

Il a raccroché. Je rappelle. C'est la même voix. Je dis qu'on a été coupés et que je le soupçonne de m'avoir raccroché au nez. Ça l'énerve.

« Ce n'est pas mon genre. Vous pensez vraiment que c'est mon genre ?

– Je ne sais pas.

– Ce n'est pas mon genre.

– Bon. Et pour les dons ?

– Mais je vous dis que ce n'est pas possible…

– Je suis certaine que oui. J'aimerais juste savoir quelles démarches entreprendre. J'ai lu qu'on appelait ça le “don en remboursement de la dette”, c'est l'article… »

Il soupire vraiment fort puis il me met en attente. L'article existe bien. On le trouve dans le code général de la propriété des personnes publiques.

Il n'y a nulle trace de cet article ailleurs que dans Le Figaro daté du 28 mai 2010 et sur une dizaine de personnes contactées pour ce sujet (haut fonctionnaires, historiens, notaires…), pas une n'en avait connaissance.

L'idée n'est pas extravagante pourtant : aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, les citoyens ont la possibilité de verser de l'argent à l'Etat pour éponger la dette. De façon évidemment plus symbolique qu'utile.

« Ce n'est pas du tout diffusé parce que c'est très compliqué »

« Oui ? »

Je me dis que cette fois-ci, mon interlocuteur sera au courant. Je pense alors encore qu'à Bercy, cet article est connu. J'explique à nouveau :

« Je veux faire un don à l'Etat.

– Un don à l'Etat ? Et pour quel motif ?

– Pour réduire la dette.

– Ce n'est pas possible en France.

– Si. Comme aux Etats-Unis…

– On n'est pas aux Etats-Unis.

– Ecoutez, je pense que oui. Il y a cet article sur le “don en remboursement de la dette publique”. »

Il a l'air surpris. Il répond qu'il va vérifier. Quelques minutes plus tard :

« Madame ?

– Ah ! Vous avez trouvé ?

– Oui. C'est pas du tout diffusé parce que c'est très compliqué. Les personnes qui veulent donner doivent aller chez le notaire et établir un acte avec mentions légales. Ledit acte est ensuite envoyé au ministère compétent, à savoir celui du Budget. Après l'acceptation expresse des services administratifs compétents, sera publié un arrêté ministériel signifiant que le don est accepté. »

Extrait du code

Sous-section 1 : dons et legs faits à l'Etat.

Art. L1121-1. Sous réserve des dispositions de l'article L. 1121-3, les dons et legs faits à l'Etat sont acceptés, en son nom, par l'autorité compétente, dans les formes et conditions fixées par décret en Conseil d'Etat.

Sous-section 2 : dons et legs faits aux établissements publics de l'Etat.

Art. L1121-2. Les établissements publics de l'Etat acceptent et refusent librement les dons et legs qui leur sont faits sans charges, conditions ni affectation immobilière.

Lorsque ces dons ou legs sont grevés de charges, de conditions ou d'affectation immobilière, l'acceptation ou le refus est autorisé par arrêté du ou des ministres de tutelle de l'établissement public.

Sous-section 3 : dispositions communes à l'Etat et à ses établissements publics.

Art. L1121-3. Dans tous les cas où les dons et legs donnent lieu à des réclamations des héritiers légaux, l'autorisation de les accepter est donnée par décret en Conseil d'Etat.

Il lit exactement les mêmes phrases que celles de l'article du Figaro.

« Mais pourquoi c'est si compliqué ?

– Ce n'est pas dans les caractéristiques classiques du don. Là, il n'y a pas d'exonération d'impôt. L'Etat n'est pas un organisme d'utilité publique. Donc, la première étape, c'est le notaire.

– Il y a un minimum ?

– Non, ce n'est pas précisé. Et c'est le ministère qui publie l'arrêté qui donnera foi à l'acte de donation. Voilà. Au revoir. »

Alors qu'aux Etats-Unis, les citoyens peuvent réduire la dette publique sur le site PayPal du gouvernement, en France, non seulement il faut attendre la publication d'un arrêté ministériel, mais personne ne sait que ça existe.

Un ancien ministre du Budget, qui juge l'outil intéressant, ignorait lui aussi son existence. Mais qui donne de l'argent à l'Etat ? Pourquoi cet article existe-t-il ? Si tous les Français versaient de l'argent, pourrait-on réduire efficacement la dette publique ? Les Américains sont-ils moins radins que les Français ?

Les réponses de haut fonctionnaires et de chercheurs à ces questions seront publiées jeudi sur Rue89.

Photo : de l'argent parmi les débris d'une tire-lire (Images_of_Money/Flickr/CC

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 21:03

Basée sur l'idée de partage, la « consommation collaborative » est une pratique qui se développe de plus en plus.

« Chèvre pour tondre votre pelouse de manière écologique – location à la journée par couple de deux – 10 euros. » Ceci n'est pas une blague, mais une annonce trouvée sur le site e-loue, où les particuliers pratiquent la « consommation collaborative ».

Le concept s'applique à tous les objets que l'on possède et que l'on n'utilise pas tout le temps, ou que l'on n'a pas besoin d'acheter. Comme l'expliquait déjà en 2000 Jeremy Rifkin dans son livre sur l'économie de l'accès (« The age of access »), on n'est « pas toujours heureux d'hyperconsommer ». Du coup,

« la notion de propriété et la barrière entre vous et ce dont vous avez besoin est dépassée. »

Un brin révolutionnaire, le site « Collaborative consumption » proclame ainsi comme slogan : « Ce qui est à moi est à toi. » (Voir la vidéo de présentation, en anglais)

Eco-logique, cette pratique vise à faire du bien à son porte-monnaie tout en en faisant à la planète. La technologie du peer-to-peer permet donc aujourd'hui de partager bien plus que ses fichiers informatiques mais aussi ses biens. Le tout reposant sur la confiance, et sur un nouveau système d'assurance incluse dans la commission versée au site de mise en relation.

« Des produits plus chers mais plus solides »

Sur le site d'e-loue – l'un des poids lourds du secteur avec 100 000 offres à l'instant T – sont proposés, en plus du couple de chèvres, tout type d'objets, de la perceuse (1 à 40 euros par jour) à l'avion (170 euros par jour ). Alexandre Woog, le fondateur de cette start-up affichant une insolente croissance de « 30% par mois », reconnait qu'il faudrait trois fois plus d'offres pour atteindre une « masse critique » suffisante. Cet HEC sportif de haut niveau vise un virage radical des mentalités :

« Nous sommes pour que les fabricants fassent des produits plus chers mais plus solides et utilisables plus longtemps. Il s'agit de passer à une économie de fonctionnalité. »

Démarché par des entreprises désireuseuses de mettre en place des politiques de développement durable, comme Shiseido, e-loue commence à vendre sa technologie clés en mains à des communautés. Mais il faut dire que le site est surtout fréquenté par des étudiants ou des militants de la consommation responsable, tendance décroissance.

Tester un sac (de luxe) avant de l'acheter

Marc, étudiant parisien, propose ses consoles de jeux vidéo pour 15 à 20 euros par jour, et amortit ainsi ses investissements en une dizaine de locations, qui sont aussi des occasions de rencontrer des partenaires de jeu. Quand il doit passer un entretien d'embauche, il a désormais le réflexe de louer un costume de marque. Il se « déguise » ainsi pour 30 euros.

Sarah, jeune fashionista de la banlieue parisienne s'est mise à rentabiliser sa garde-robe quand elle était un peu fauchée :

« Je ne voulais pas me séparer de mes sacs de marque. C'est un patrimoine, certains valent plus de 2 000 euros. Alors je les ai loué à des filles qui voulaient les tester avant d'acheter (à 30 euros par jour). J'avais un peu peur, mais il y a une assurance incluse et je suis toujours tombée sur des gens sérieux. »

Fringues, voiture… elle a multiplié les offres, et touche certains mois 300 euros de ses locations. Une somme qu'il n'est pas besoin de déclarer aux impôts tant qu'elle reste faible et ne s'apparente pas à un vrai revenu (l'administration fiscale n'a pas encore de position officielle sur le sujet).

Une voiture reste immobile 90% du temps

La voiture est le fer de lance de la location entre particuliers. Quand on sait que le budget moyen d'une voiture dépasse les 5 500 euros par an, et que les voitures restent stationnées 90% du temps, l'idée de partager ces frais tombe sous le sens. D'autant que les observateurs comme le Groupe Chronos constatent depuis quelques années le passage d'une conception de la « voiture-objet » à la « voiture-service ». Léa Marzloff, consultante dans cet observatoire des mobilités, explique :

« L'autopartage entre particuliers est un des aspects de ce mouvement de fond. L'idée est d'améliorer la productivité de l'automobile, de faire mieux avec le parc existant. Ca peut passer par le covoiturage, un meilleur taux d'occupation, ou par un meilleur taux d'usage. »

Mais l'autopartage entre particuliers souffre d'un déficit de notoriété et d'une flotte encore trop restreinte. Ces start-ups espèrent qu'à terme 1% des 32 millions d'automobiles se partageront. On en est loin. Pour Léa Marzloff :

« Le principe est évident, la mise en pratique moins, à cause de la question de la confiance. Les gens y croient, comme le montre notre étude réalisée avec TNS Sofres auprès de 7 000 personnes : l'autopartage est perçu comme un modèle d'avenir par 47% des interviewés, contre seulement 18% la voiture personnelle. »

Paulin Dementhon, fondateur de VoitureLib' s'efforce de rendre son système « le moins anxiogène possible », avec un contrat prérempli, une check-list prête, un paiement par carte sécurisé … mais pour certains, la relation directe avec son locataire inquiète. Fabien admet que passer le volant de monospace à un inconnu « reste pas évident psychologiquement ». Donc, après avoir fait le tour des sites proposant la location de voiture entre particuliers, il a préféré Livop.

Crée par un ancien loueur traditionnel de voiture, c'est le système qui se met le plus entre le propriétaire et le locataire. Une « Livop box » est installée sur votre véhicule, ce qui permet de le géolocaliser après réservation, et de l'ouvrir sans clé. Cette société a la première obtenu qu'un grand assureur (MMA) adapte ses contrats à ce nouveau service, et revendique « zéro sinistre » depuis sa création. (Voir la vidéo de présentation du service)


Une voiture pour un mois à 280 euros

Sans être une menace au secteur de la bagnole, l'autopartage entre particuliers reste une alternative plus conviviale et deux fois moins chère à la location traditionnelle. L'occasion de rencontres aussi. Ainsi, Marie-Christine a entendu parler par hasard d'UneVoitureaLouer, et a voulu essayer. Cette propriétaire d'un hôtel près d'Orléans a loué sa deuxième voiture, « pour s'amuser, pas pour l'argent » :

« Je vais chercher les gens à la gare et je les amène jusqu'à chez moi. Ils sont partis un mois avec ma voiture pour 280 euros. Elle est revenue impeccable. »

Coté locataires, cette flexibilité que permet le rapport à l'amiable est très recherchée. Jean loue fréquemment de grandes voitures pour de grands trajets. Il a essayé Zilok et VoitureLib » et même si les voitures ne sont jamais dernier cri, les propriétaires ont toujours été réglos. Une sept places se monnaie dans les 200 euros pour quatre jours et 1 500 km, et surtout « on peut la rendre à 23 heures, et la caution n'est que de 500 euros ».

Antonin Léonard, animateur du blog de la consommation collaborative, souligne que pour durer, le secteur devra veiller à rester crédible en misant sur la confiance, et donc sur les assurances :

« Car plus ça s'étend, plus ça peut donner des idées à de petits malfrats qui en profiteront pour voler une voiture. Et plus les loueurs traditionnels vont s'inquiéter d'une éventuelle concurrence, comme l'industrie touristique avec la location d'appartements entre particuliers. »

Illustration : capture d'écran d'une pub pour le partage des automobiles.

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 20:56

MEDIAPART

18 Août 2011 Par Les invités de Mediapart

Cet Appel est une initiative citoyenne née d'échanges entre lectrices et lecteurs de Mediapart. Il est proposé à la signature des citoyennes et citoyens européens. Il peut être imprimé, mis en ligne et diffusé sur tout support à la condition expresse que son intégrité soit respectée. Une charte lui est annexée afin que chaque signataire puisse prendre connaissance des conditions de signature, de publication, de diffusion et de suivi de la pétition.

 

APPEL EUROPÉEN CONTRE LA DICTATURE FINANCIÈRE

 

Une crise sans précédent aggrave les inégalités sociales et la pauvreté et entraîne l’Europe vers une catastrophe imminente

Nous, citoyennes et citoyens d’Europe, affirmons que cette crise n’est pas fatale comme on voudrait nous le faire croire : des solutions existent et elles doivent aujourd’hui être imposées par les peuples. Devant l’irresponsabilité de nombreux gouvernements qui font payer aux citoyens la folie des vrais responsables de la crise de la dette, à savoir les Marchés financiers, nous appelons à refuser la dictature de la spéculation financière et ses terribles conséquences sur nos vies.

Les politiques actuelles conduisent à une impasse économique

Prétextant la crise de la dette, les gouvernements imposent partout des plans de réduction des dépenses publiques qui détruisent des institutions vitales pour le bien commun : École, Hôpital, Justice, Recherche, Sécurité sociale...

Après la crise de 2008, nos dirigeants nationaux et européens s’étaient fermement engagés à limiter les effets dévastateurs de la spéculation financière : ces engagements n’ont pas été tenus ! Pire : la spéculation la plus débridée se déchaîne impunément et mine toute chance de relance économique et de réduction du chômage.

Nous refusons que la finance soit une arme qui broie les peuples au profit des plus riches

Les organismes financiers doivent être au service de la vie sociale et de l’économie, et non l’inverse. Aussi, nous affirmons qu’il faut aujourd’hui changer de politique et de modèle économique.

Nous appelons les citoyennes et citoyens des pays européens à user de tous les moyens démocratiques et pacifiques dont ils disposent pour imposer les cinq premières mesures suivantes à leurs gouvernements et aux institutions européennes :

  • l’annulation des plans d’austérité ;
  • l’interdiction de toute spéculation financière aux banques de dépôts ;
  • une taxe substantielle sur les transactions financières harmonisée à l'échelle européenne ;
  • l’audit indépendant des dettes publiques en vue de leur résorption ou de leur annulation ;
  • des réformes fiscales visant à redistribuer équitablement les richesses.

Nous nous déclarons solidaires de tous les Indignés et nous appelons à soutenir, développer et fédérer au niveau européen tous les mouvements de protestation.

À cette fin, nous appelons à occuper chaque dimanche, massivement et pacifiquement, les places publiques des grandes villes. Ces rassemblements hebdomadaires se répéteront aussi longtemps que la volonté des peuples n’aura pas été entendue et respectée. Ils ont vocation à se transformer en véritables forums citoyens pour la reconquête de la souveraineté des peuples.  Reprenons en main nos destins pour lutter de façon unie et solidaire contre la dictature financière !

Mille rassemblements populaires pour une Europe des citoyens !

Mille forums citoyens contre la dictature financière !

Télécharger ici le texte de l'Appel au format PDF

Télécharger ici la Charte de l'Appel au format PDF

 

*POUR SIGNER L'APPEL "Ctrl" + CLIC GAUCHE SUR LA LIGNE "TELECHARGER ICI LE TEXTE DE L'APPEL AU   FORMAT PDF" CI-DESSUS

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 15:13

COMMUNIQUE DE PRESSE Une frontière de moins vers la démocratie !

Ce mercredi matin la délégation des citoyens indignés espagnols en partance pour Bruxelles est arrivée en France. Symbolique et important, ce franchissement plein d’engouement augure une union des peuples qui surpasse les délimitations géographiques.

Sur le pont piéton d’Irun, les espagnols, trépignant de leur  côté, portaient de leur bras levés et de leur voix, les slogans de la démocratie en marche. Les français de l’autre côté, en joie de les accueillir, se tenaient banderoles et sourires aux lèvres. Notion de partage improvisée, les français soutenaient tantôt les slogans espagnols, tantôt leurs offraient une traduction française qui trouvait écho dans l’instant.

A 8h15, les indignés espagnols  ont traversé le pont dans la liesse, et une grande accolade franco espagnole sous les voix criant « abrazo colectivo ! » «(accolade collective) a eu lieu. Beaucoup d’émotion et de force se sont échangés, et sans perdre de temps dans une joie renouvelée la marche a foulé les premiers mètres français à Hendaye.

Leur rythme soutenu les fait arriver à St Jean de Luz à 11h30, puis à Biarritz à 15h pour un casse-croûte au Rocher de la Vierge, où malheureusement devra se tenir une AG exceptionnelle !

En effet, la première étape française, Bayonne, a choisi son camp ! À 12h30 les trois voitures, et 6 espagnols de la marche venus décharger une vingtaine de caissettes de nourriture près du mail en vue d’un pique nique citoyen se sont vu nez à nez avec un cortège de policiers croissant. A 13h, 5 voitures, 2 camions de la police nationale, une douzaines d’agents, un tracto-pelle, deux poids lourds se trouvaient autour du mail Chao Pelletier. Les premiers exerçant une pression douteuse sur des citoyens venus se sustenter, les seconds barrant tous types d’accès au mail à grand renfort de blocs de béton.

« Nous nous demandons si leur agissement est légal sans arrêté municipal. Il doivent avoir eu la crainte que les citoyens s’emparent de nouveau de la place publique, et sans doute que, recourir encore à la menace, comme la première fois que nous l’avions occupé, est une possibilité qui les met mal à l’aise, malheureusement pour eux, nous voulions juste nous asseoir et discuter ensemble… »

Il semblerait que l’application du droit démocratique a chaque jour un peu plus de chemin à faire dans notre pays ou nous n’avons plus d’argent pour la santé et l’éducation, mais ou nous pouvons mobiliser  de façon démesurée des moyens d’oppressions contre la  population.

Une AG citoyenne se tiendra ce soir et demain à 19h sur la mail Chao Pelletier à Bayonne.

« Car nous savons que remettre en cause le système, c’est remettre en cause les acquis individuels, c’est avec cette peur que flirte les gouvernements en place : « cette démocratie falsifiée qui te donne juste assez pour que tu puisses la boucler » comme le dit le chant des indignés.

Nous lançons un appel à tous les grévistes qui se sont dressés, mais de façon éparse et ponctuelle (Airbus, SNCF,  France Télécom, Renault, Pole Emploi….), aux grutiers, magistrats, pécheurs, agriculteurs, aux policiers qui voient leur travail se compliquer chaque jour à cause des injustices croissantes, aux employés du système de santé qui voient l’hôpital devenir une entreprise, aux relais de l’éducation nationale qui se battent pour une éducation digne de nos enfants, aux étudiants qui ne se projettent plus, aux fonctionnaires encore au service du peuple malgré les pressions politiques, aux précaires des retraites ou de la vie, aux victimes des haines montantes dues à la division instrumentalisée des classes sociales, aux parents et enfants que nous sommes, garants de nos avenirs… « Ils ont le chiffre, nous avons le nombre ».

La discussion démocratique est ouverte sur le sol bayonnais, mail Chao Pelletier dès 19H ce même mercredi 17 août. Indignons-nous ! Ensemble ! »

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 15:10

spaanserevolutie

“We are one people, on the march”

In March on Brussels on 17 August 2011 at 23:42

Bayonne, August 17.

Day 23 of the March on Brussels. From Irún, 38 km.

Dear people,

Today was the longest day. Up until now at least. We arrived at the border around eight o’ clock, it was a bridge over a small river. On the other side there were French indignados and French press to welcome us. We sang our slogans and we danced. Slowly we start to integrate French slogans as well. ‘Nous sommes un peuple, un peuple en marche.

Indignados at the border

We cross the bridge. And soon I realise that this must indeed be France: the roads are named after general De Gaulle, and the people walk around with a baguette under their arm.

Entering mighty France

After the border we walk and we walk and we walk. Along steep cliffs and small surfers’ beaches up to St. Jean de Luz and further along the national road to Biarritz. For some people though, we haven’t crossed any border yet. This is still the Basque country. And actually every sign seems to indicate that it is. They invite you to the Basque coast, to the Basque kitchen, to the traditional Basque sports and games, and to buy lots of Basque souvenirs. It gives the impression that the ‘Basqueness’ of this region is more of a French tourism exploit than a genuine cultural thing.

Spain in the background

"Easy Rider"

‘Euskal Herria’, the Basque country in a large sense, includes the entire Spanish region of Navarra and three French départements on the other side of the Pyrennees. It runs along the coast up to and including Bayonne. So if Euskadi ever gains its independence, I’ll bet you ten to one that the problem still won’t be solved. There will always be people who won’t be satisfied until all these territories are incorporated into one Great Basque Country.

This is not going to happen. Nationalism is not the way. I’m reminded by that every time I see a monument to the fallen in the Great War 1914-1918. You find them in every town and village in France and Italy. They carry the names of entire families, mostly ignorant farmers. In the smallest villages there are more names on the monument than people still living there. The dedication invariably says that this generation died ‘for the fatherland’. It makes me sad to see it, and it makes me angry as well.

We stop next to the war monument in Biarritz, high up on the boulevard. Below us there are fashionable beaches between the rocks, and behind us there is the styleful town with the tourists sitting on the terraces. Rain is menacing.

Portrait of a German comrade

Emergency assembly in Biarritz

We receive news from Bayonne. The police has prevented our logistics team from deploying the ‘riot kitchen’. They won’t allow us to camp. So we hold an emergency assembly. We have to bear in mind that this is a foreign country and that the movement hasn’t rooted as much as it has in Spain. But on the other hand, this is the first day. If we cede now, it wouldn’t be an encouraging precedent. We will show that we’re dead serious to go to Brussels as we planned, and we decide to march on Bayonne anyway.

Time is a factor, so I walk off with two other comrades towards Bayonne to be able to be there at seven, when we will have coverage from the local press. The others take the national road, I take the provincial road. When I arrive in Bayonne I don’t know where to go, so I just ask a police officer for the ‘Place des Indignées’. He immediately knows what I mean, and he sends me in the right direction. There are already some people of the vanguard who came by car, some indignados from Bayonne and a couple of cameras. From a distance, police are observing us suspiciously. “Where is the rest of the group?” someone asks me.

“I don’t know. When I left they were still discussing the proposal to depart immediately. It’s not unlikely that they haven’t reached a consensus yet.”

It’s one of the big disadvantages of assemblyism. The capacity to improvise. But as it turned out, the march got under way pretty soon. Because in less than half an hour, there they are, walking along the river and over the bridge to Indignado Square, passing the police cars with their hands up, singing that there are no borders.

Arrival in Bayonne

The police in Bayonne have received the order to be hostile and provocative. They are present in uniform, and in ‘civilian’ outfit looking like football hooligans. They won’t let us unload any kitchen equipment, but they let us have our assembly with the people from Bayonne. We can sleep there too, because a French law prohibits police to molest people sleeping between 10pm and 6am, but we can’t put up our tents. Fortunately, it doesn’t rain. We are under surveillance all night long. On a personal level polisce are not unfriendly, but in the city hall, someone must be pretty nervous about this march.

Assembly in Bayonne

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 11:10

MarchestoBrussels - August 17, 8:47 PM

Marcha Mediterránea llega/arrivée a Perthus #marchabruselas #walktobrussels

Les marcheurs venant de Barcelone sont arrivé à Perthus.
Ils ont contacté Madame le maire (Mr Claude Picas), leur expliquant qu'ils étaient ni syndicalistes ni membres d’un parti politique, etc.…
Et le maire leur a proposé une aire de jeux à 100m d’un gymnase pour camper. Il leur a ouvert les douches publiques de sorte qu'ils peuvent se laver.
Demain, à Perpignan, un camion de soutien logistique et les gens de Le Boulou sont prêt à les recevoir !
(J’espère que je n’ai pas trop mal traduit ! )
(Site de la ville du Perthus : http://www.le-perthus.com/. Vous pouvez en page contact remercier M. Le Maire et la municipalité pour leur acceuil)

 

Marcha Mediterránea al llegar a Le Perthus se ha dirigido directamente al Alcalde de Le Perthus explicándole que no eran ningún sindicato ni partido, las intenciones de la marcha.. etc y el Alcalde de le Perthus muy amablemente les ha cedido para acampar un parque infantil a 100m. del Ayuntamiento y les ha abierto las duchas públicas GRATUITAMENTE para que puedan asearse, en principio baja un camión de Perpignan para apoyo logístico y la gente de LE BOULOU ya está preparada para recibirles mañana en cuanto la marcha Mediterránea llegue.

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 13:08
Expéditeur: Florent Paris <convergence.france@gmail.com>
Date: 17 août 2011 03:03:13 HAEC
Destinataire: undisclosed-recipients:;
Objet: Résumé de ce jour+liens sur les marches

Voici pour le moment les seules dates validés et sûres.

Marches partant de Barcelonne :

Arrivée à la Jonquera le 17/08 soit aujourd'hui !
pour le reste de la marche j'attends les mises à jour.


Marches partant de Madrid:

Aujourd'hui : Arrivée Bayonne
18/08: Jour de repos
19/08: Arrivée Tyrosse
20/08: Arrivée Dax
21/08: Arrivée Levignacq
22/08: Arrivée Pontenx Les Forges
23/08: Arrivée Sanguinet - Sillac
24/08: Arrivée Le Barp
25/08: Arrivée Leognan
26/08: Arrivée Bordeaux


Rappel les liens utiles :


Voici les mailing lists des marches
  • walktoparis17s@lists.takethesquare.net
  • walktobrussels@lists.takethesquare.net
  • convergence.france@gmail.com (pour la coordination de tous les contacts de France et plus)
Et les sites d'infos :
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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 12:55

France culture16.08.2011 - 18:15

*Pour écouter l'émission sur la contre experctive "pendant ce temps là à Fukushima" appuyer sur "Ctrl"+ cliquer gauche sur link ci-dessous (durée de l'émission 45 mn)


link

 

« Soyez-en sûrs: il n’y aura jamais plus d’un accident par réacteur tous les cent mille ans. Mieux : pas plus d’un accident tous les millions d’années pour une catastrophe type Tchernobyl ».

 

Ca ressemble à une mauvaise pub… C’est pourtant l’argument « officiel » qui rendait le risque nucléaire acceptable jusque-là; un moindre mal disait-on eu égard aux avantages de cette source d’énergie : indépendance, petit prix, et faible émission de gaz à effets de serre.

 

Aujourd’hui en 2011, 14 000 « années-réacteurs » ont déjà passé, rythmées par des explosions, plus ou moins médiatisées. Three Miles Island… Tchernobyl… A Fukushima, l’explosion d’un réacteur, puis d’un second, puis d’un troisième auront été suivies minute par minute sur les télévisions du monde entier; depuis on ne sait plus grand-chose...

On ne sait pas non plus quel crédit accorder aux déclarations des autorités japonaises.

 

 

Discussion avec Jean-Marie Chevalier, économiste, Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire et Daniel de Roulet, écrivain

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 12:28

Cette marche vers Bruxelles a pour but de réclamer la démocratie directe en Europe. Elle dénonce le monopole des technocrates non élus, des oligarchies politiques qui détiennent tous les pouvoirs et elle exige leur départ. L'arrivée à Paris est prévue le 17 septembre 2011. L'arrivée à Bruxelles est prévue le 08 octobre.

Pour nous contacter : roadtobrussels@gmail.com

mardi 16 août 2011

Liste des besoins pour la Marcha Mediteranea

Le plus nécessaire à court terme: équipement informatique (pardessus tout une imprimante et modems 3G pour le peu d'ordinateurs qu'il y a), des bons d'essence pour le véhicule de soutien. A moyen terme: les chaussures ne vont pas tenir très... longtemps, les gens qui dorment à la fraîche auront besoin de tentes, il n'y a jamais assez de vêtements pour se couvrir, etc...

ALIMENTS: lait, céréales/muesli, fruits secs, chocolat en poudre, café, infusions, soupe en sachets, sucre, miel, fructose, édulcorants, sel et poivre, fruits, jus de fruits, riz/pâtes, pommes de terre, oignons, ail, huile/vinaigre/épices. Conserves: tomate/tout type de conserves. Crudités: salade, carottes, maïs... Légumes. PAIN.charcuterie/fromage/viande/poisson/oeufs... Tout type de boissons. Sauces. Bouillon cube. Soja.


ELEMENTS DE CUISINE: Des bruleurs et du gaz; marmites et grandes poêles; Ustensiles de cuisine: écumoire, louche... Assiettes, verres, couverts en plastique dur. Matériel pour nettoyer: balais, chiffons laveurs, torchons, détergent, lessive, gants de cuisine, etc...

COMMUNICATION: Téléphones-clés internet français, modem 3G, imprimante, ordinateurs, carte routière, dictionnaire espagnol/français, mégaphone, équipement sono, rétroprojecteur, draps blancs, sources d'énergie (générateur, dynamo), MP3/REC.

AUTRES: Gilets fluorescents, essence, véhicule qui puisse gérer l'essence, bidons pour l'essence, grande fougonnette qui se joigne à la Marche. Dentifrice (?), savon (si possible biodégradable), crèmes de protection solaire, spray anti-moustiques, soins de toutes sortes pour les pieds (pansements pour ampoules, talc, etc) - TAGS: Bombes de peinture, carnets, stylos, papier cartonné, ciseaux... - Vêtements de toutes sortes, tentes, lampes.


N'hésitez pas à venir apporter votre soutien aux différentes marches qui passent près de chez vous.
Les besoins peuvent être communs aux différentes marches.
Ne nous regardez pas, rejoignez nous !!!

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