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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 16:04

LEMONDE.FR | 24.08.11 | 14h55   •  Mis à jour le 24.08.11 | 15h29

 
 

 

François Fillon et Nicolas Sarkozy, le 20 août 2010, au fort de Brégançon (Var).

François Fillon et Nicolas Sarkozy, le 20 août 2010, au fort de Brégançon (Var).AFP/GERARD JULIEN

De François Fillon à Ségolène Royal, pas un jour ne passe sans une tribune, une réaction, un commentaire autour de la "règle d'or" budgétaire et ses conséquences. Au point de risquer de dérouter le vacancier tout juste revenu de son lieu de villégiature estival. Quelle est donc cette fameuse règle qui vise à contraindre la France à réduire ses déficits, et comment est-elle devenue devenue un enjeu politique majeur ? Retour sur une mesure destinée à rassurer les marchés, devenue tactique électorale stratégique, à quelques mois de la présidentielle.

Acte 1 : En 2010, une "règle" pour rassurer les marchés

Lutter contre les déficits endémiques de la France, mais aussi rassurer les marchés et garantir à la France la sauvegarde de sa note souveraine. Tel est l'objectif du projet de "règle d'or" budgétaire issue des travaux d'une commission présidée par l'ancien directeur général du FMI, Michel Camdessus, et présenté fin juin 2010.

La proposition phare de ce rapport fait suite à une exigence de Nicolas Sarkozy formulée en janvier 2010 : inscrire, dans la Constitution, "le monopole des lois de finances et des lois de financement de la Sécurité sociale pour l'ensemble des mesures fiscales et sociales", ainsi qu'une "règle constitutionnelle d'équilibre, en inscrivant dans la Constitution le principe d'une 'loi-cadre de programmation des finances publiques' pluriannuelle, s'imposant aux lois de finances et de financement de la Sécurité sociale, sous le contrôle du Conseil constitutionnel". Un dispositif proche de ce qu'a mis en place l'Allemagne en 2009.

En clair, il s'agit de fixer, pour une période pluriannuelle, une règle globale, limitant les dépenses de l'Etat et de la Sécurité sociale, qui s'impose à toutes les lois votées dans les années suivantes. Aucun programme, aucune action du gouvernement ne pourrait sortir de ce cadre budgétaire avant l'échéance fixée. De quoi rassurer les marchés en leur donnant des gages de la volonté du gouvernement de réduire le déficit de la France, menacée elle aussi de perdre son "triple A". François Fillon annonce fin 2010 qu'il compte bien mettre en œuvre cette proposition.

Acte 2 : Une idée qui divise à gauche comme à droite

L'idée ne fait pourtant pas consensus, ni à gauche, où l'on estime alors "ridicule" d'imposer ainsi une règle d'airain de la dépense... ni à droite. Les députés jugent eux aussi difficile de s'appliquer à eux-mêmes un principe aussi contraignant, qui s'imposerait pour plusieurs années, quelle que soit la conjoncture.

Philosophiquement comme en pratique, la "règle d'or" pose question : le vote du budget est le premier pouvoir du Parlement, composé des élus du peuple. Limiter ce pouvoir et confier au Conseil constitutionnel le soin de surveiller toutes les lois pour qu'elles restent dans les limites d'un cadre déjà fixé revient à les déposséder d'une partie de ce pouvoir. Et à admettre que l'irresponsabilité des décideurs publics est telle qu'il est nécessaire de leur imposer des "bonnes pratiques" par la loi.

De plus, une telle règle empêcherait de mettre en place des mesures d'urgence pour faire face à une situation exceptionnelle,  comme le plan de relance adopté par le gouvernement en 2008 face à la crise.

Ces critiques nourrissent les débats qui ont lieu à l'Assemblée, puis au Sénat, autour de la "règle d'or" que Nicolas Sarkozy et François Fillon comptent bien voir adoptée. Ce qui ne va pas de soi : il s'agit d'une modification de la Constitution, qui requiert soit le recours à un référendum, soit la réunion du parlement en Congrès (députés et sénateurs)

Acte 3 : Un dispositif revu à la baisse

La proposition que présente Bercy en février 2011 est ainsi relativement différente du modèle allemand. Celui-ci planifie une trajectoire globale de retour à l'équilibre des finances, qui doit être effective en 2016, mais prévoit des "soupapes" en cas de conjoncture exceptionnelle.

La France, elle, ne fixe pas de date butoir. La Constitution a déjà, depuis 2008, inscrit dans son article 34 un "objectif d'équilibre des comptes des administrations publiques". Depuis la même date, le pays vote des lois de programmation des finances publiques triennales qui définissent les dépenses de l'Etat.

La réforme finale vise à transformer ces lois de programmation en "loi-cadre d'équilibre des finances publiques", qui dureraient cette fois cinq ans au lieu de trois, soit une mandature complète. En vertu de la réforme, le Conseil constitutionnel serait en droit de censurer toute loi qui outrepasserait la loi-cadre et mettrait en place des dépenses nouvelles, ou ne réduirait pas assez les dépenses.

Mais députés et sénateurs retoquent un certain nombre de dispositions. Notamment le monopole des lois de finances et de financement de la Sécurité sociale pour définir la fiscalité. Cette proposition phare du rapport Camdessus visait à "centraliser" les modifications de la fiscalité pour éviter la création de niches fiscales ou sociales "catégorielles". Les parlementaires ont souhaité garder ce pouvoir.

Les députés et les sénateurs ont également mis en place une autre disposition selon laquelle une loi organique fixera périodiquement les conditions de modification de la loi cadre, donc son exécution pratique et les moyens de s'affranchir de ce qu'elle définit.

Acte 4 : Un "piège politique" tendu par l'UMP

La "règle d'or" qu'adopte l'Assemblée nationale le 13 juillet, et qui s'appliquerait à partir de 2013, est donc loin d'être une règle d'airain. Mais la question s'est déplacée du terrain économique vers le politique. Alors que la tension se fait plus forte sur l'économie de la zone euro, où la morosité économique s'installe, la majorité cherche des moyens de répondre aux critiques de l'opposition sur sa gestion financière.

La "règle d'or" constitue un "piège" de poids : son adoption est conditionnée au vote en sa faveur des parlementaires socialistes. Or, à quelque mois de la présidentielle, il est hors de question pour ceux-ci de la voter. D'une part parce qu'ils refusent d'abonder dans le sens de la majorité ; d'autre part parce que voter ce texte reviendrait à se lier les mains si la gauche parvient au pouvoir en 2012.

L'UMP compte faire de ce refus un argument pour fustiger "l'irresponsabilité" du PS sur les questions économiques. Un contre-feu bienvenu, alors que les chiffres du chômage repartent à la hausse, et que Nicolas Sarkozy, à la peine dans les enquêtes d'opinion, compte sur la crise de l'euro pour se relancer.

Durant l'été, alors que la crise de l'euro s'accentue, l'UMP martèle sans trève le message : la "règle d'or" est une "règle de bon sens", et le PS qui refuse de la voter est irresponsable. Selon Jean-François Copé, le Parti socialiste est "incapable de dépasser les enjeux de politique politicienne". Pour le chef de file des parlementaires UMP à l'Assemblée, Christian Jacob, le PS ferait mieux de penser davantage "à la France et à l'intérêt général". Quant à François Fillon, il lance le 19 août un appel "à l'unité nationale" et fustige lui aussi un PS "attaché à la multiplication des emplois publics et des contrats aidés".

Acte 5 :  Le PS uni, mais en ordre dispersé

"Le PS était déjà minoritaire sur certains sujets tels que la réforme des retraites et la suppression de l'ISF. En s'opposant à la 'règle d'or', il s'isole encore plus", estime ainsi Franck Louvrier le 17 août dans Le Figaro. Parallèlement, l'Elysée cherche à convaincre autour de cette mesure phare, à laquelle il finit par rallier le président du MoDem, François Bayrou. La présidence tente aussi de discuter avec Jean-Pierre Chevènement.

Malgré sa primaire, le PS reste sur une position unie, mais en ordre dispersé. Manuel Valls précise ainsi que, s'il est opposé à cette loi, il n'est pas hostile au "principe" d'une règle d'or. François Hollande juge qu'elle est inutile et trop tardive, et veut la remplacer par un amendement voté dès 2012. Martine Aubry demande elle aussi des actions immédiates contre les déficits. Ségolène Royal propose des règles "de diamant" ou "d'argent" sur la justice sociale ou l'encadrement de la finance. Tous fustigent les "cadeaux fiscaux" dispensés par l'actuelle majorité.

Alors que le gouvernement s'apprête à annoncer de nouvelles mesures de rigueur, Nicolas Sarkozy n'a toujours pas décidé s'il irait au bout de la réforme en réunissant le Congrès, quitte à voir la loi repoussée par l'opposition. Une question, là encore, éminemment politique.

Samuel Laurent

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 16:03

LEMONDE.FR | 23.08.11 | 20h06   •  Mis à jour le 23.08.11 | 22h52

 
 

 

A Washington, tout le monde est descendu dans les rues, comme ici sur Pennsylvania Avenue, après le séisme qui a frappé la côte est, mardi 23 août.

A Washington, tout le monde est descendu dans les rues, comme ici sur Pennsylvania Avenue, après le séisme qui a frappé la côte est, mardi 23 août.AP/Charles Dharapak

Un tremblement de terre d'une magnitude de 5,9, selon l'United States Geological Survey’s (USGS), a frappé la côte est des Etats-Unis, mardi 23 août. Le séisme, dont l'épicentre se trouvait dans l'Etat de Virginie, à 133 kilomètres de Washington, a été ressenti dans la capitale américaine et à New York, provoquant notamment l'évacuation du Capitole et du Pentagone, ainsi que sur le reste de la côte.

A Washington, la secousse a fait trembler des bâtiments pendant plusieurs secondes. Le Pentagone a été évacué en raison de fuites d'eau, selon CNN. L'USGS, qui signale qu'un tel séisme est rare dans la région, dit craindre des répliques possiblement fortes dans les heures qui suivent. Il avait d'abord indiqué qu'il s'agissait d'un séisme de magnitude 5,8, avant de la réviser. Un tremblement de terre est considéré comme "puissant" à partir de 6.

 

Les trottoirs de la capitale étaient envahis de personnes qui se sont précipitées dans la rue au moment de la secousse. Beaucoup d'entre elles tentaient de joindre leurs proches au téléphone, mais les lignes étaient perturbées. Aucun dégât matériel n'a été rapporté dans l'immédiat.

A New York, des milliers de personnes ont évacué des bâtiments dans le quartier du palais de justice, dans le sud de Manhattan, et sont descendues dans la rue. Aucun signe de panique n'était toutefois visible. Seules les communications téléphoniques ont été perturbées peu après la secousse.

Toujours selon CNN, le tremblement de terre a entraîné l'arrêt des deux réacteurs de la centrale nucléaire de North Anna, en Virginie, selon un responsable. Ils ont cessé de fonctionner "automatiquement" en raison d'une coupure d'électricité liée au séisme et ce malgré la mise en route automatique des générateurs Diesel de secours. "Il n'y a aucun dégât apparent à ce stade", a assuré ce responsable, précisant que "les centrales nucléaires sont conçues pour des séismes comme celui-là".

LeMonde.fr

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 15:59

LEMONDE.FR avec AFP | 24.08.11 | 09h27   •  Mis à jour le 24.08.11 | 10h29

Le site de Flamanville, en France, où un réacteur nucléaire de troisième génération est en cours de construction.

Le site de Flamanville, en France, où un réacteur nucléaire de troisième génération est en cours de construction.AFP/JEAN-PAUL BARBIER

Des "écarts" et "faiblesses". Voilà ce qu'a constaté, lors d'une inspection du site de construction du réacteur EPR de Flamanville, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui a demandé à EDF de "faire des efforts importants pour démontrer la qualité de la construction".

Dans son édition du mercredi 24 août, Le Canard Enchaîné fait état d'une "inspection explosive". A l'issue de "l'inspection de revue", permettant un examen approfondi, effectuée entre le 1er mars et le 13 mai, Jean-Luc Lachaume, le directeur général adjoint de l'ASN, fait état de "treize constats d'écart", dans une lettre adressée à la direction d'EDF.

APPORTER DES GARANTIES DE LA QUALITÉ DES MATÉRIELS

Les "principales faiblesses relevées par les inspecteurs" portent sur des filtres de la piscine de réserve d'alimentation en eau borée en cas de situation accidentelle, sur des limitateurs de débit du système d'alimentation des générateurs de vapeur et sur des accumulateurs du système d'injection de sécurité en cas de perte du système de refroidissement.

Sur ces systèmes, "l'ASN a demandé à EDF qu'aucune action irréversible ne soit engagée avant que la qualité de la fabrication de ces matériels n'ait été démontrée, assure Thomas Houdré, directeur des centrales nucléaires au sein de l'ASN. EDF ne peut pas monter ces systèmes-là sur le chantier de Flamanville avant d'avoir apporté l'ensemble des garanties que la qualité était assurée."

"ÉCHANGES RÉGULIERS ENTRE L'ASN ET EDF"

Sans avoir jusqu'à présent répondu complètement à la "lettre de suite" de l'ASN, EDF, maître d'ouvrage, a déjà "apporté des réponses partielles" notamment en "démontrant la qualité" de la réalisation des accumulateurs du système d'injection de sécurité, a précisé M. Houdré.

EDF a évoqué des échanges "réguliers" avec l'ASN et indiqué qu'il avait en partie répondu à l'autorité le mois dernier "sur certains points clés" de la lettre et s'apprêtait à compléter sa réponse d'"ici la fin de semaine". "L'EPR est un chantier particulièrement contrôlé par l'ASN", a déclaré une porte-parole du premier producteur d'électricité mondial.

Annoncé en juillet, le retard de deux ans supplémentaires pour la mise en service de l'EPR de Flamanville – désormais prévue pour 2016 – est dû à la conjonction des audits décidés après la catastrophe de Fukushima, de deux accidents mortels sur le chantier et du mauvais temps qui a ralenti la construction cet hiver, a expliqué cette porte-parole. La lettre de l'ASN n'a joué aucun rôle dans ces retards, a-t-elle insisté. Le mois dernier, EDF avait revu en nette hausse la facture de son premier EPR, dont il estime désormais le coût à 6 milliards d'euros, près du double des estimations initiales.

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 15:51

EDF assure qu'il n'y aura pas de nouveau retard dans la construction | LEMONDE | 24.08.11 | 16h23

La construction du réacteur nucléaire EPR, en construction à Flamanville (Manche), présente de nombreuses "faiblesses" qui mettent en doute sa "qualité finale" : c'est le constat établi au terme d'une inspection approfondie menée sur le chantier en mai par l'Autorité de sûreté nucléaire. Le rapport de cette "inspection de revue", mis en lumière par Le Canard enchaîné du 24 août, est en ligne sur le site de l'ASN (www.asn.fr). Il s'agit d'une lettre de vingt-deux pages envoyée par l'ASN le 24 juin à EDF, maître d'oeuvre du réacteur de 1 600 mégawatts conçu par Areva. L'inspection a mobilisé quinze experts, dont un observateur de l'autorité de sûreté britannique.

Elle dresse treize constats d'écarts par rapport aux prescriptions de construction, portant sur des pièces essentielles du réacteur : l'alimentation des générateurs de vapeur, les filtres d'injection d'eau, les accumulateurs RIS du système de refroidissement.

"EDF devra faire des efforts importants pour démontrer la qualité finale de la construction de Flamanville 3", juge l'ASN, qui pointe "des incohérences entre des exigences spécifiées au sous-traitant et des exigences mentionnées dans le rapport préliminaire de sûreté" - c'est-à-dire un non-respect des prescriptions initiales. A propos d'un dispositif essentiel des générateurs de vapeur, les experts estiment que "la qualité de ces matériels en rapport avec leur importance pour la sûreté n'est pas démontrée et que leur utilisation sur FLA3 n'est pas possible". Dans deux cas, ils demandent à EDF de "ne pas engager d'action difficilement réversible avant l'apport de la démonstration" de conformité.

Cette preuve a été fournie par EDF en juillet pour les accumulateurs, et l'ASN en a autorisé le montage. Les autres garanties demandées seront apportées avant septembre, explique EDF au Monde, précisant : "Nous resterons conformes au planning de construction et il n'y aura pas de retard supplémentaire". En juin, l'ASN avait déjà critiqué la conduite du chantier en raison des nombreux accidents du travail, dont plusieurs non déclarés (Le Monde du 27 juin). Initialement prévue en 2012, la mise en service du réacteur est prévue pour 2014.

Hervé Kempf

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 14:06

carteindignes270511

L’émission de la petite radio < knowledge-tv.com>[i] du 23 juillet 2011 à 20h30, regroupant les témoignages d’Indignés de Metz, d’Avignon et d’Aix-en-Provence, ainsi que des organisateurs de la grande marche [ii], va servir de base à cet article qui se propose d’aller plus largement à la rencontre de cet incroyable mouvement, arrivé en France il y a maintenant trois mois.Grâce aux témoignages de l’émission précitée et  à notre expérience aixoise, ainsi qu’aux témoignages qu’on trouve sur les sites internets qui accompagnent et commentent la grande marche, les bases et les lignes de force de ce mouvement se dessinent et se révèlent de plus en plus clairement au fil des rencontres, des interviews et des actions menées. Qu’est-ce qui fait se dresser à nouveau les Indignés, qu’est-ce qui les pousse à se mettre en route ? Quels sont leurs espoirs, leurs analyses, leurs valeurs ? D’où tirent-ils leur force ?

 

 

* Ce contre quoi les Indignéss’élèvent prioritairement, c’est tout ce qui représente l’argent et l’exploitation du peuple par la finance. Leur préférence va vers des actions de ridiculisation  des banques et del eur souci d’argent.

« Toutesl es libertés sont démantelées au nom de la liberté du marché »

« Les États  empruntent et sont notés pardes agences privées. La Grèce, par exemple, berceau de la Démocratie, se retrouve maintenant sous tutelle. Ce qu’elle vote n’a plus aucune valeur ».

Ils insistent sur le fait que l’argent doit être un moyen, un outil, mais en aucun cas une fin. Amasser de l’argent ne doit servir à rien.

«Ce n’est rien de plus qu’un couteau de cuisine, on ne passe pas sa vie à essayer de se procurer de nouveaux couteaux de cuisine !!! » Dans l’immédiat, il faudrait établir une limite supérieure de richesse.

Ladette, « elle est prévue pour nous maintenir en esclavage »

La croissance :«  C’est l’assassinat du peuple. On n’a jamais eu autant de richesses,de pognon, mais les gens sont mis à la porte »

« Il faut enlever à la richesse et à l’oligarchie, le politique et lejuridique. »

Et lesIndignés de donner des exemples : « Une fête de quartier au Panierà Marseille ? À une heure du matin, les flics tapent sur les jeunes pour les disperser » ;« Quand on gaze les Indignés pour les déloger, alors qu’ils se contentent de parler, quel est l’espoir dans ce contexte, quel type de résistance opposer ?

Mais lesIndignés sont déterminés :

« C’est eux qui cèderont, pas nous » «Il faut résister. Un jour, les flics seront à nos côtés,car ils ont beaucoup de désillusion et ne sont pas heureux si on en croitleur taux de suicide » 

Et ils ne se laissent pas déstabiliser pour si peu : « Si on met tant de soins à repousser les Indignés, c’est donc que ce mouvement a un poids et qu’il représente un danger. »  « L’autre soir, un mec est arrivé, il a sauté sur un bout de pain. Ce n’est pas possible de voir ça !Les gens, quand ils auront faim, ils seront là ! »

 

 

 

* Au cœur de leur combat, défendre le bien commun pour tous : eau, énergie, services publics On parle beaucoup de Santé, (la santé aujourd’hui à x vitesses…) , de l’Éducation, priorité au logement, une place de choix doit être donnée à l’Éducation Populaire … Ils sont accueillantspour tous : « il n’est pas question pour eux d’exclure, mais d’inclure » (selon la formule de Jeremy  Rifkin). Les vieux sont sur un pieds d’égalité avec les jeunes, les étrangers avec les natifs.

 

* Au point de vue politique, ils remettent fortement en cause la représentativité des élus et veulent une DémocratieRéelle Maintenant     (c’est un de leurs premiers slogans) 

En France, nous raconte un Indigné Parisien, s’est dessinée  une cause commune autour d’une structure nationale enautogestion avec un fondement de style anarchiste et un slogan « Prends ta place » (qu’onretrouve souvent dans les écrits des marcheurs, de Toulouse à Berlin, en passant par l’Italie et sans oublier Buxelles dont les Indignés   « préparent » l’accueil des marcheurs)

« On ne veut pas un gouvernement, mais une gouvernance, un collectif, pas un homme. » 

Dans cette perspective, il s’agit de promouvoir la prise de parole publique.  L’important, c’est  d’ouvrir la discussion à tous et les décisions sont prises encommun. C’est pour cela aussi qu’ils mettent en avant le dynamisme du  mouvement local (ce fut le cas à Aix oùles Indignés aixois ont préféré travailler sur Aix plutôt qu’aller rejoindre le mouvement de Marseille.) Les Indignés croient en une intelligence collective.Ils aiment le collectif. Ils sont persuadés qu’il y a quelque chose à faire, mais ensemble et en s’organisant. Ils soulignent le grand nombre d’alternatives possibles :« il y a autant de voies que de voix » dit un de nos Aixois.

Les Indignés se voient aussi comme une convergence entre les différentes luttes : « Tous les problèmes sont liés. Aujourd’hui, il y a des gens engagés dans l’écologie, dans la politique, nous, nous faisons convergence, carrefour »   « Il nous faut donner un sens à ces mots-là : Liberté, Égalité, Fraternité. »

 

* C’est ce qu’on retrouve dans les valeurs qu’ils défendent.

La solidarité est,pour les Indignés, une valeur évidente. Pour eux, chacun a droit à l’assistance de la collectivité et ils dénoncent le qualificatif honteux d’ « assistanat ».

 

Une de leurs valeurs essentielles, mais plus encore, une de leurs grandes qualités est l’écoute des autres, de leurs différences, de leurs propositions.

 

Ils ont la concurrence en horreur, tout comme la compétition : ce qui les intéresse,c’est la complémentarité, la complicité, la confiance …Ils affirment qu’ « on doit faire confiance au potentiel des gens, confiance à l’autre » « Les gens sont merveilleux » Les Indignés soulignent, tous, le plaisir qu’ils ont à se retrouver, échangeret découvrir les autres.

Ils sont fondamentalement non-violents et persuadés que

 « Le succès du mouvement tiendra à sa non-violence »

« On n’est pas des agités. On ne hurle pas pour n’importe quoi, on dénonce des choses insupportables, des injustices criminelles. »

Ils ne supportent pas « la légitimisation de l’inacceptable »


 

 

 

 

Comme pendant à leur amour du collectif,  les Indignés mettent en avant la Responsabilité de chacun. Et ils sont tous d’accord là-dessus : « on ne peut compter que sur nous-mêmes ». À la 1 ère question du reporter de knowledge : « vous voulez changer quoi ? » un jeune Indigné répond : « nous-mêmes d’abord. Nous n’avons pas de conseils à donner. Nous sommes, nous faisons. À chacun de faire selon sa conscience »Ainsi ils sont d’avis, que « L’oligarchie, il vaut mieux l’ignorer que la combattre »Il faut « être autonome et essayer de s’émanciper. À chacun ses besoins »

Ils veulent construire « à-côté », « en parallèle ». Ce qui veut dire aussi que chacun essaie de vivre en accord avec les valeurs qu’il défend.

 « Maintenant que la loi ne protège plus le faible, on est obligé de désobéir. »

 

C’est, à mon avis,  ce subtil équilibre entre individuel et collectif, entre détermination et écoute de l’autre (prise en compte de tous les autres et pas seulement de ceux qui pensent comme eux), entre ce qu’ils sont et ce qu’ils font, entre local et global qui faitleur force et leur cohérence.

 

Pour eux s’indigner, c’est réfléchir à ce qui nous entoure et le début de la Révolte. C’est aussi dénoncer : « on va faire de la dénonciation une valeur positive et, dans ce domaine, avec ce qui se passe, on ne manque pas de matière, on a le choix du roi … » «   » Il y a eu beaucoup d’échanges justement autour des mots  Indignation,Révolte, Résistance, (voire Révolution, mais secondairement).

À propos du seul mot « Indigné », il y a déjà beaucoup de choses à dire. En consultant les différents sites, on constate que le mot allemand pour lesIndignés est  : « die Empörten », qui porte aussi la dimension de rébellion et de révolte et que le mot anglais « Outraged » porte davantage la dimension de l’offense subie dans sa dignité, dans sa fierté. Et si on se réfère à la définition du mot français « indigné », on y trouve toutes cescomposantes. Stéphane Hessel savait bien ce qu’il voulait dire et les Indignés l’ont bien compris !

Qui adit que, lorsqu’on était indigné, il suffisait de rester assis sur sa chaise ? Se mettre en route pour faire 1500 Km à pied, c’est rester assis sur sa chaise ? (voir la note 2 en fin d’article)

La Résistance est, pour eux, un droit depuis longtemps (ils en appellent aux Anciens, aux XVIIe, XVIIIe, XIXe siècles) quand le pouvoir devient tyrannique. Quand le pouvoir devient-il tyrannique ? C’est à chacun de le décider par rapport aux valeurs qui sont les siennes. Aux yeux des Indignés français, on a trop longtemps assimilé le mot Résistance à quelque chose d’extrême, au combat total, comme dans les années 40-45.  Du coup on a laissé passer des choses énormes et pris beaucoup de retard et, aujourd’hui, on en est à un point culminant. La grande Résistance, on n’en a plus trop les moyens. On en est plutôt au stade de la Révolte. Mais c’est ce qui fait aussi que chaque petite chose, chaque petite résistance, compte.  Il y a nécessité de résister au pouvoirde l’argent, au féodalisme et à l’oligarchie. Il y a de vraies raisons de résister, car la société est criminelle, « comme les nazis » n’hésitent pas à dire certains.

 

* C’est pour cette raison que, chaque jour, les Indignés réfléchissent à de nouvelles actions, ne serait-ce que « parler à son voisin dans le bus, comme on ne sait plus le faire »

Ou simplement être heureux, alors qu’on nous rend malheureux. Il ne faut pas céder aux passions tristes (ils citent Miguel Benasayag[iii])et se dire qu’on est impuissant. « On veut être des militants joyeux » Sur ce point-là, ils sont tous d’accord.  Tant qu’on n’a pas essayé une action, on ne peut pas savoir si elle est possible ou non. Voici un de leurs autres mots d’ordre favoris : « On ne savait pas que c’était impossible, alors on l’a fait » !!!

 

Ils acceptent que cette démarche prenne du temps « C’est un autre système qu’on veut, une Démocratie, pas du résultat, mais de la Palabre, de la Paroleet ça demande du temps » « On a été trop souvent habitués à répondre à un schéma, qui venait d’en haut, on n’a pas pris de temps pour faire la Démocratie. » Les marcheurs espagnols écrivent aussi que

 « S’ils vont doucement, c’est qu’ils veulent aller loin » D’ailleurs, ils ont comme souci de rencontrer les Indignés locaux surleur passage et d’échanger avec eux, voire de les encourager …et c’est ce qu’ils essaient de faire à chaque étape. « On construira tout le temps le monde de demain » disent-ils encore, « nous n’avons pas la solution, c’est une démarche en cours de construction »

 

*  Les Indignés veulent l’Unité Européenne, mais l’Unité Européenne des révoltes, qui sont partout, parfois encore sourdes ; ils citent en vrac l’Irlande, l’Angleterre, L’Espagne, Le Portugal, « on veut tous plus de justice, ça se mesurera à l’échelle européenne »

« L’Union Européenne d’aujourd’hui est la tête pensante de la globalisation, qui est toutle contraire de la Démocratie ». « Le Parlement n’a pas droit à la parole dans les crises, c’est un alibi pour faire croire à la Démocratie »

« Banque européenne et  FMI  sont dans la conspiration et le dérèglement total »

 

* En ce qui concerne les alternatives, les Indignés ne sont pas à la traîne. Ils se proposent, et nombreux sont ceux qui le font déjà, de promouvoir ce qui sort du système de la valeur marchande pour prendre une valeur d’échange :

AMAP(associations pour le maintien d'une agriculture paysanne) : « à l’AMAP où je fais mes courses, les prix sont compétitifs et ils sont de qualité, etil n’y a ni bip, ni caissière », SEL (système d’échanges local.) « Même si l’URSSAF essaie de dire que c’est du black, non, c’est comme cela qu ‘il  faut résister. »

LesIndignés entendent faire attention à ce qu’on « fait avec leur fric » et veulent privilégier les coopératives, les assurances mutuelles et essayer de vivre le plus possible en autarcie.

 «Quand on veut acheter moins cher,attention aussi à ceux qui sont au bout de la chaîne et qui fabriquent ce produit moins cher ».

 Les Indignés veulent s’indigner enfaisant leurs courses, dans leur boulot, en famille. « On a peut-être plus de pouvoir avec notre argent (en tant que consommateur) qu’avec notre bulletin de vote »

Comme on l’a vu, les Indignés ne manquent pas non plus d’humour :

 « On en a assez qu’au global,ils nous dirigent comme des bœufs et qu’au local, ils nous pompent comme des vaches … »

 

 

*  Comment parlent-ils des futures générations, dans le contexte actuel ?Autant les Indignés ont confiance en l’Homme, autant ils se méfient de notre société actuelle. « Moi, je ne ferai pas de môme, tant que la société ressemblera à ça. L’éducation, la télé reproduisent ce schéma et sont en grandesouffrance. On leur coupe les vivres. Il s’agit de sélectionner des «élites».Il y a des gens qui résistent dans l’Éducation Nationale mais pas assez. »

 

*  Pour ce qui concerne l’avenir du mouvement, on l’a vu, les Indignés sont confiants et déterminés. Mais ils savent aussi que la tâche sera rude :« Quand on veut changer les choses, il y a l’angoisse de la feuille blanche, on en est là, mais le chemin se fera en marchant. »

« Désobéir, c’est  ‘chaud’ ; Il faut que nos idées fassent leur chemin et il faut tenir à nos convictions »

« Notre force c’est aussi l’endurance, c’est la première fois que ça m’arrive : depuis 36 jours, je tiens le pavé. Des germes de ces idées nouvelles sont là, partout. À nous de préparer le terreau. »

 

À la fin des interviews, les reporters de la petite station radio télé knowledge se présentent eux-mêmes comme appartenant à une petite station alternative et résistante, qui interview toutes les résistances. Ils remercient les Indignés de leur avoir montré unvisage de la Résistance : eux, en revanche, leur donnent un conseil :« filmez-vous vous-mêmes, interviewez-vous. Faite-vous connaître et faites-nous passer vos enregistrements : on est là pour vous diffuser. »

CentParoles est là aussi pour parler des Indignés et leur donner la parole.Indignés, lecteurs de Mediapart, n’hésitez pas à mettre votre grain de sel : laissez-nous vos commentaires, vous nous aiderez à mieux informer !

PourCent Paroles

Christiane

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 12:24

LEMONDE.FR avec AFP | 23.08.11 | 07h22   •  Mis à jour le 23.08.11 | 07h31

 
 

 

Greenpeace a fait analyser des échantillons de vêtements de 14 marques, fabriqués notamment en Chine, au Vietnam, en Malaisie et aux Philippines.

Greenpeace a fait analyser des échantillons de vêtements de 14 marques, fabriqués notamment en Chine, au Vietnam, en Malaisie et aux Philippines. AFP/STR

Des traces de substances chimiques toxiques susceptibles de porter atteinte aux organes de reproduction des êtres vivants ont été détectées dans des produits de quatorze grands fabricants de vêtements. C'est ce qu'a annoncé l'ONG de défense de l'environnement Greenpeace, mardi 23 août à Pékin.

Parmi les marques mises en cause figurent Adidas, Uniqlo, Calvin Klein, Li Ning, H&M, Abercrombie & Fitch, Lacoste, Converse et Ralph Lauren.

Greenpeace a acheté dans dix-huit pays des échantillons de vêtements de ces marques, fabriqués notamment en Chine, au Vietnam, en Malaisie et aux Philippines. Puis, elle a soumis ces textiles à des analyses. "Des éthoxylates de nonylphénol (NPE) ont été détectés dans deux tiers de ces échantillons", a expliqué dans une conférence de presse à Pékin Li Yifang, en présentant le rapport Dirty Laundry (linge sale) 2.

PERTURBATEUR HORMONAL

Les éthoxylates de nonylphénol sont des produits chimiques fréquemment utilisés comme détergents dans de nombreux processus industriels et dans la production de textiles naturels et synthétiques. Déversés dans les égouts, ils se décomposent en nonylphénol (NP), un sous-produit très toxique.

"Le nonylphénol est un perturbateur hormonal", a souligné Mme Li, en précisant qu'il pouvait contaminer la chaîne alimentaire et qu'il s'accumulait au sein des organismes vivants, menaçant leur fertilité, leur système de reproduction et leur croissance.

"Ce n'est pas seulement un problème pour les pays en développement où sont fabriqués les textiles, a insisté Li Yifang. Etant donné que des quantités résiduelles de NPE sont relâchées quand les vêtements sont lavés, ils s'insinuent dans des pays où leur usage est interdit."

Le mois dernier, Greenpeace a rendu public Dirty Laundry, un précédent rapport qui montrait comment les fournisseurs des grandes marques textiles empoisonnaient l'eau de certains fleuves chinois avec leurs rejets chimiques. A la suite de cette publication, les marques Puma et Nike se sont engagées à éliminer de leurs processus de fabrication toute substance chimique toxique d'ici à 2020

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 12:18

spaanserevolutie

A Cowboy’s Tale

In March on Brussels on 22 August 2011 at 20:53

Pontenx les Forges, August 22.

Day 28 of the March on Brussels. From Lévignacq, 31 km.

Liberty tree in Lévignac

Dear people,

 

When I published my latest articles on the terrace of Lévignacq last night, many of the marchers had not yet arrived. It was nine o’ clock in the evening. Only when it was already completely dark, and the assembly had long finished, the last of them finally came in. They had lived many adventures, they had been received by sympathisers and treated to coffee, beer and lunch. They had also been soaked by garden hoses, not to scare them away, but to offer them some refreshment on a hot day.

Comrade Smiling Sparrow

The dog cart

As the last people arrived in the silence of the crickets I was talking to our comrade Pana, a true ‘vaquero’, a cowboy from Asturias. He is a romantic hero, a man that spans history. He told about the ‘transumanza’, when he drives the cattle up to the pastures in the mountains in the spring. It’s a ten hour walk. One of the cows has a bell, so that the rest can hear her and the pack stays together when they roam freely along the slopes.

He told me about the descent from the mountains by night at the height of summer, when the fire flies extend the starlit firmament to the sublunar atmosphere of earth. He would put a bit of leaves in a jar, catch two or three of the fire flies and put the lid on. The light they emitted would be just enough for him, Pana the cowboy, to find the path that would lead him safely back home.

Cowboy Pana

This for the romantic side of the cowboy life. He also told me about the European Union. About subsidies to agriculture, about price control. I don’t know hardly anything about this. But I would like to. I think it is very important. Especially because the lion’s share of all EU expenditure goes to agriculture.

The EU, as it seems, subsidises every single cow. They subsidise the production of their food as well. On the other hand they force farmers to sell their livestock at very low prices to immense meat treatment corporations. Of course, it’s possible for farmers to buy food for their livestock on the free market, but then they would pay a price that is many times higher. They could also try to sell their cows on the free market for a normal price, but nobody would buy.

In this way the EU has complete control over the food production in the Union. There doesn’t exist a free market as far as agriculture goes. The hamburgers you eat at McDonald’s and the meat you find at ridiculously low prices in the supermarket are financed by European tax payers’ money.

This system benefits production of food and meat on an industrial scale, to the detrition of small farmers. Cows, pigs and all kind of animals are grown at the least possible cost in the shortest possible time, making maximum use of all possible public financing. It results in unliveable conditions for the animals, and flavourless meat.

But there’s more. All fresh food comes with an expiry date, but this date doesn’t mean that the food has gone bad. It means that it can’t be sold anymore. So it is thrown away.

Supermarkets throw away immense ammounts of perfectly edible food every day, to make place for new loads of food that continue to arrive at a steady rhythm from the industrial agriculture. The dumpsters of the supermarkets can feed entire armies of tramps, and in many places they do. In New York City, certain dumpsters are particularly appreciated by their customers. They haven’t yet received a Michelin star, but they are booked every night.

The production of good and healthy food is at the very base of a good and healthy life style. It’s clear that the revolution will have to address this by stimulating the production of local biological products, and the sustainable use of the earth instead of monocultures dependent on petroleum, insecticides and artificial fertilisers.

Pana’s father was a carpenter, an artisan, someone who made products that lasted more than a lifetime. Those people don’t exist anymore. Almost everything comes from slave labour in China, and nothing is made to last. The revolution will have to succeed, if only to make sure that in the future there will still be cowboys like comrade Pana.

Assembly in Pontenx

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 14:44

Nouvelles des Indignés de Barcelone (et d'ailleurs)

20 Août 2011, par Evelyne (de Paris)

 

J'ai rencontré le 20/8 à Barcelone, avec deux amis français, Miki de la commission internationale des Indignés, et pu discuter en skype avec Hector, de la même commission, qui est en ce moment sur Bruxelles pour organiser l'arrivée des Marches d'abord sur Paris du 17 au 19 septembre, puis à Bruxelles du 8 au 15 octobre. Je vais aussi rencontrer prochainement Barbara.

Les Marches parties de différents points d'Europe s'organisent, certaines sont déjà parties d'Espagne depuis plusieurs jours et arrivées en France (celle de Madrid, celle de Barcelone, et une qui est partie du centre de l'Espagne; celle prévue depuis Saragosse est encore incertaine). En France, des Marches sont parties d'ores et déjà de Bayonne, Toulouse, Marseille et Montpellier. Une Marche partie de Sicile arrivera à Rome le 17 septembre, et une partie de ses marcheurs iront sur Bruxelles pour le 15 octobre. La Marche de Grèce est en attente de confirmation, et sera décidée le 26 août à Thessalonique. Une Marche est espérée du Portugal... Enfin, des marcheurs à la fois israëliens et palestiniens pourraient venir ensemble d'Israël (où démarre le mouvement des Indignés), ce qui aurait une grande portée symbolique.

Ces rendez-vous de convergence des différents mouvements des Indignés en Europe ont un caractère inédit et peuvent constituer, si nous nous y prenons bien, un événement historique, qui change la donne dans la lutte contre les politiques néo-libérales et plus largement pour abolir ce système mortifère.

Aux Etats-Unis, un mouvement similaire semble naître, qui prépare l'occupation de Wall Street le 17 septembre (? à vérifier) et s'appelle « Occupy Wall Street » ou US DAY OF RAGE, avec un appel à apporter sa tente..

A Barcelone et à Madrid, il y a aussi en projet une occupation des places près de la Bourse le 17 Septembre. Enfin, nous apprécions l'appel à soutien des ATTAC  d'Europe qui a été lancé à Fribourg en août.

 

Toute information sur les Marches sur le site: http://www. Takethesquare.org

Pour s'inscrire: squares@lists.takethesquare.net

ou sur walktobrussels@lists.takethesquare.net

Contacts commission internationale:  e

hectorhuerga@gmail.com et en France bernatdry@gmail.com et freduc@live.fr

 

-      à Paris du 17 au 19  septembre

 

Il faut nous organiser, au sein du mouvement social français, mais dans l'indépendance et de façon autonome vis-à-vis des partis politiques, pour que le rendez-vous de ces différents mouvements des Indignés européens à Paris ait un caractère massif et unitaire, pouvant agréger toutes les classes sociales et tous les âges, car nous sommes tous touchés.

Alors que nous allons devoir subir toutes les frustrations, luttes intestines et chausse-trappes de la campagne présidentielle française, ce RDV européen et initié à la base, sans étiquette, nous offre une opportunité unique de nous saisir directement de notre agir politique et de nous approprier notre lutte. Nous pourrions ainsi faire renaître le splendide souffle d'insurrection populaire que nous avons connu pendant le mouvement des retraites de l'automne dernier.

Détails pratiques

C'est l'Assemblée des Indignés de Paris qui va accueillir les différentes Marches européennes le 17 septembre. Il a été créé une commission juridique ( Pépé, Toni..)qui prépare le campement. Tout militant est invité à se joindre à l'accueil et à aider à l'organisation.

 

-      à Bruxelles du 8 au 15 octobre

 

 Les Marcheurs seront à Bruxelles dès le 8 octobre et organiseront des ateliers, des débats, des manifestations, des actions,... Ce sera ainsi une sorte de grand FORUM.

Mais le grand RDV est le 15 OCTOBRE qui sera le départ réel du mouvement européen de contestation populaire du système capitaliste et financier qui nous mène dans le mur.

Nous espérons être plus d'un million le 15 octobre, c'est l'objectif. S'il est atteint, il est certain que les choses changeront. Jusque là, les partis politiques espèrent encore par des promesses totalement hypocrites se refaire une santé lors des prochaines élections, mais même lorsqu'il existe une gauche radicale, nous n'avons plus d'illusion sur sa capacité à changer les choses en profondeur, et nous savons que c'est au peuple de résoudre lui-même ses problèmes, que personne ne le fera à sa place.

L'état de l'opinion n'est pas du tout le même selon les différents pays européens. Il est certain qu'en Espagne, nous sommes déjà très avancés dans la prise de conscience que ce système est insoutenable – socialement et écologiquement – mais qu'il n'y a rien à attendre des politiciens, de droite ou de gauche. En Espagne, les gens ont commencé à ne plus regarder ni croire les médias, mais à se fier à des sources d'information autonomes comme le net. La grande majorité de la population approuve le mouvement des Indignés.

Dans d'autres pays d'Europe, le mouvement rencontre beaucoup plus de difficultés. Malgré les énormes manifestations du 12 mars dans plusieurs villes, les Portugais ne bougent pas beaucoup. Les Britanniques non plus, bien qu'ils aient organisé une manifestation contre le gouvernement à la fin des émeutes de ce mois-ci. En Belgique et notamment à Bruxelles, cela bouge bien. En France, les jeunes qui composent l'essentiel du mouvement se méfient tellement des organisations, qu'ils ont adopté des règles de fonctionnement très compliquées qui les bloquent dans le passage à l'action. Aussi, ils commencent à être débordés par des rebelles...Mais le principal problème en France est que les gens ont certes compris ce qui se passe et l'attaque globale du système contre tous leurs acquis sociaux, mais qu'ils ne croient pas encore en la capacité de gagner par la lutte de tous.

 

-      D'ici là: tâches urgentes

 

Nous appelons les réseaux sociaux et collectifs de lutte contre les plans sociaux, contre la précarité et le chômage, pour un logement décent, pour la régularisation de tous les sans papiers...etc, à prendre contact dès maintenant, si ce n'est déjà fait, avec les Indignés, quelle que soit la commission, pour participer à ce mouvement et à la coordination sur Paris du 17 au 19 septembre et sur Bruxelles du 8 au 15 octobre.

Nous vous invitons à relayer massivement cet appel dans vos réseaux et sur Facebook.

 

-       Informations sur Barcelone

 

En Espagne, la prise de conscience que nous ne vivons plus en démocratie a été très précoce et massive. C'est le principal ciment du mouvement, même si le chômage et en particulier celui des jeunes est massif. Le mouvement, préparé seulement trois mois avant le 15 mai, a démarré très rapidement et a fait boule de neige. Il faut sans doute y voir aussi l'héritage des luttes autonomes et anarchistes qu'ont menées dans l'histoire les Basques et les Catalans. Mais plus largement, les Espagnols ne sont pas coupés ou distants du mouvement alternatif (comme c'est encore le cas en France). Et tout le monde a compris la corruption de la classe politique dans son ensemble.

Lorsque les premiers Indignés se sont mis à dormir sur les places, et se sont fait chasser par la police, les gens l'ont vu à la télé, et ont commencé à en discuter entre eux dans les espaces publics. Or, lorsqu'ils avaient ces discussions en groupes dehors, ils se sont fait chasser par la police. Ils se sont alors dit: « la démocratie ne fonctionne plus ! Si la police ne nous laisse plus discuter, si elle chasse les Indignés des places, alors je vais aller occuper la place la plus proche ». Ils furent peu au début, mais leur intelligence collective fit l'événement, car ils opposèrent à la police la non-violence, en disant: « nous ne faisons rien de mal, nous parlons simplement. Si on nous en empêche, où est la démocratie? ». Et ainsi, le mouvement parti à quelques uns est allé en se renforçant de nuit en nuit, les gens se sont mis à dormir sur la place, en une semaine, ils s'étaient organisés collectivement pour assurer la sécurité, les repas, les soins...

Le samedi précédant les élections, le gouvernement essaya d'interdire les occupations des espaces publics. Il se heurta à un problème: il ne s'agissait pas d'une organisation identifiable, mais de gens, juste des individus, des désobéissants civils...Comment interdire des individus?

Lors du vote par le Parlement Catalan du plan d'austérité, des milliers de gens entouraient le Parlement malgré le barrage établi par la police, ils dormaient sur place, à plus de 2000. La police nous chassa très violemment à 6 heures du matin. Nous avons réagi en chantant et en lançant des fleurs, et ces images ont circulé largement sur Internet, alors que les médias ne montraient que des images de violence. Les gens ont vu les députés arriver en hélicoptère au parlement, ou protégés par la police: ils sont apparus pour ce qu'ils sont, des valets du système, illégitimes. Un sondage a révélé que 60 % des gens approuvaient le mouvement de protestation.

Bien sûr il y a eu au départ essentiellement des jeunes dans le mouvement, des jeunes tous confrontés à un chômage massif et à une précarité multiforme. Ils se sont appelés « Jeunesse sans futur, sans emploi, sans retraite, sans peur ».

Mais rapidement, au fur et à mesure de l'extension du mouvement, ce qui est apparu aux gens est que le premier pas à faire était de changer la façon de prendre des décisions, afin que les plus faibles aient leur voix au parlement et soient représentés.

 

-        Question: Proposez-vous la mise en place d'une Assemblée Constituante?

 

Le mouvement Démocratie réelle y réfléchit, mais nous ne sommes pas là-dessus, sur le nouveau système politique que nous voulons, car à présent, les gens ont d'autres soucis.

Lors des élections, c'est l'aile la plus extrême de la droite qui a gagné. Or, nous n'attendrons pas quatre ans pour revoter. Pour nous, ils (les politiciens) doivent faire ce que le peuple veut. C'est cela la démocratie. Le problème est à la fois national et global.

Ce que nous voulons:

-        abolir le pacte de l'euro

-        annuler la dette

-        utiliser l'argent public pour les tâches d'intérêt général et les besoins sociaux

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 13:29

LEMONDE.FR avec AFP | 22.08.11 | 10h59

 

Une photo aérienne de la centrale de Fukushima montre les dégâts provoqués par le tsunami du 11 mars.

Une photo aérienne de la centrale de Fukushima montre les dégâts provoqués par le tsunami du 11 mars.AP

Certaines zones proches de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, dans le nord-est du Japon, resteront probablement interdites pendant plusieurs décennies. Voilà ce qu'ont rapporté, lundi 22 août, les médias nippons, citant des sources officielles.

Le journal Yomiuri, s'appuyant sur une source gouvernementale non identifiée, a indiqué que les zones se trouvant dans un rayon de trois kilomètres autour de la centrale seront probablement maintenues hors d'accès "pour une longue période, peut-être plusieurs décennies".

Le gouvernement pourrait racheter certains terrains aux habitants afin d'y stocker temporairement les déchets radioactifs, y compris les boues et les débris contaminés de l'usine atomique, a ajouté le plus grand quotidien nippon.

Le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano, n'a pas démenti ces informations. "Je ne peux pas nier le fait qu'il puisse être difficile pour les résidents de certaines régions de revenir chez eux avant longtemps. Je m'en excuse profondément", a-t-il dit.

RADIOACTIVITÉ CINQ FOIS SUPÉRIEURE À LA LIMITE

Le premier ministre nippon, Naoto Kan, qui doit quitter le pouvoir à la fin du mois, devrait se rendre dans la région ce samedi pour présenter des excuses aux habitants évacués après le début de l'accident provoqué par un violent séisme et un tsunami géant le 11 mars.

Après l'éclatement de la crise nucléaire la plus grave depuis celle de Tchernobyl, il y a vingt-cinq ans, les autorités japonaises ont décrété une zone d'évacuation obligatoire dans un rayon de 20 kilomètres autour de la centrale.

Des analyses récentes effectuées par le ministère des sciences et de la technologie ont révélé des taux de radioactivité cinq fois supérieurs à la limite légale de 20 millisieverts par an dans 15 des 50 stations d'observation installées à l'intérieur de ce périmètre.

Plus de 85 000 personnes vivent depuis plus de cinq mois dans des centres d'accueil ou des logements préfabriqués, sans aucune certitude de retrouver un jour leur habitation.

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 12:47

From Catalonia to Berlin

The recent nationalist demonstrations in Catalonia found an echo even in Berlin, where Catalonians organized a spontaneous demonstration at Alexanderplatz. A look at this bull-friendly territory of the Iberian Peninsula from the German capital city.

by Elena Pinto Canellada


Self-determination is a UN Charter consolidated right recognised to all nations.

The obscurity of this simple statement is the interpretation of ¨nation¨. At this point, the recognition of this right may give rise to several definitions. It is usually the case that existing nations tend to restrict this concept in order not to leave open doors for the loss of own sovereignty. A tendency to broaden the problematic concept comes obviously hand in hand with independency aspirations, based on either historical, cultural (such as language and traditions) or economic grounds.

The repression of Catalan territories during Franco regime may be still fresh for some of their people. These are not satisfied with the autonomy regime granted by almost 35 years of Spanish democracy. My experience when I lived in Barcelona is that not only the generation who lived the repression but the new generation is also very pro-independency active.

The recent Constitutional Court ruling against some of the points of the Autonomy Statute of Catalonia (a main institutional code at regional level in Spain) has led to a massive protest.

A demonstration on the 10th July, under the motto ¨Som una nació. Nosaltres decidim¨ [We are a nation, we decide],  gathered together around 1.100.000 people, blocking the streets of Barcelona. The aim of the demo was not the call for independency but the fact that a Court had ruled against a statute voted by Catalan Representatives, hindering the principle of representation and the democratic division of powers. This demonstration found echo here in the Berliner Alexanderplatz congregating 150 people. This was a spontaneous initiative born out of a facebook call and with the support of the ¨Casal Català-Berlin¨.


                       10 of July at Alexanderplatz

Demonstrations are a healthy sign of democracy; will this time Catalan population wills be regarded after this reaction? For the moment, and since the ruling, Catalonia has taken some measures to restructure its territory, new names for its provinces based on historical own division.

Coming to recent events, the best measure (here I express my admiration) to distinguish themselves, is the very recent approval in the Catalan Parliament of the ban on bullfighting. Based either on political reasons, in order to put an end to Spanish-rooted traditions, or based on real ecological grounds, I must admit, Catalonia is persuasively different. 
 
And only to open a philosophical question: how important are borders in this glocalized era? Once, the world of nations of the last century is left far behind, is it really necessary to keep on dividing the world? Waving European flags matching with the yellow-red-yellow-red…from Catalan ones? Even if one sympathises with the rainbow- squares of the indigenous people flags, are all those colours not too flashy?
 
Summing up, the final decision, in pure democracies, is for the people, and one do not see the point in denying a referendum, otherwise the Spanish government would keep on closing its eyes to evidence.


                       Is time on Catalonias side?

 

 

 

 

 

 

 


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