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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 12:29

Le Nouvel Observateur-

Modifié le 07-09-11 à 13:03

La Cour d'appel de Paris a décidé de la fermeture de l'enquête sur le nuage de Tchernobyl, dont le ministère public requiérait la clôture. Et tant pis pour les victimes et les citoyens qui réclament une transparence sur le nucléaire.
Sélectionné et édité par Amandine Schmitt

 

Le non-lieu qui vient d’être prononcé sur l’attitude des autorités sanitaires françaises lors de la catastrophe de Tchernobyl est inquiétant.

Manifestation anti-nucléaire pour les 25 ans de Tchernobyl à Nicosie (Chypre) / 26 avril 2011 / Petros Karadjias/AP/SIPA
Manifestation anti-nucléaire à l'occasion des 25 ans de la catastrophe de Tchernobyl, le 26 avril 2011 à Nicosie (Chypre) / Sipa.

 

Pour qu’une bonne justice soit administrée, encore faut-il ne pas lui mettre des bâtons dans les roues. Or tout au long de la procédure de dix ans menée par le juge Marie-Odile Bertella-Geoffroy, l’accès aux documents primaires de mesure de la radioactivité dans le sud-est de la France et en Corse, a été savamment brouillé et entravé.

Rétention d'information

Alors que dans le même temps, un rapport de l’Académie des sciences puis un autre de l’IIRSN, venaient relativiser les retombées, notamment du césium, dans les jours qui suivaient le 26 avril 1986. Ces mêmes retombées que le Professeur Pellerin, alors patron de du Service Central de Protection contre les Rayons ionisants (SCPRI), avait d’autorité minoré en évoquant "l’élévation relative de la radioactivité".

 

On pourrait se rassurer en estimant qu’il s’agit d’une vieille histoire, que la sensibilité de l’opinion française aux risques nucléaires était alors moindre, que la connivence entre l’appareil d’État et l’establishment nucléaire était en revanche maximal et que le SCPRI, qui n’existe plus, a été remplacé par l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire auquel son directeur, Jacques Repussard, ambitionne de donner une autonomie réelle.

Des victimes du nucléaire avérées

 

Oui, on pourrait. Sauf que l’ennui avec la radioactivité, c’est son effet retard. La preuve de l’iode 131, c’est la maladie. Les traces qu’on ne discerne pas dans les expertises officielles, on les retrouve peu à peu dans les organismes selon des experts − le docteur Pierre-Marie Bras, expert près la cour d’appel de Toulouse, le professeur Gilbert Mouthon, expert près les cours administratives d’appel de Paris et le Dr Laurence Gabrielli, endocrinologue à Bastia −, qui ont dénombré des affectations thyroïdiennes sur quelque 2096 patients suite au passage du nuage radioactif de 1986.

Auto-tamponneuses abandonnées à Pripyat, proche Tchernobyl / 25 avril 2011 / CATERS NEWS AGENCY/SIPA

 

Auto-tamponneuses abandonnées à Pripiat (Ukraine), ville située à 3 km de la centrale de Tchernobyl (Sipa).

 

Ces hommes et ces femmes se retrouvent aujourd’hui devant un mur. Un mur d’État. Car il n’a échappé à personne que le parquet, théoriquement garant de l’intérêt général, avait appelé la Cour d’appel à un non-lieu général.

 

Bonne nouvelle pour M. Pellerin, pour le ministre alors en charge, Alain Carignon, et le chef du gouvernement Jacques Chirac. Pas pour les citoyens qui ne cessent d’exiger sur le nucléaire une transparence absolue de l’expertise et de la prévention publique.

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 12:04
nuage tchernobyl 200x150 Nuage Tchernobyl
Où étiez-vous entre le 26 avril et le 9 mai 1986 ? L'animation ci-dessous vous permettra, de vous faire une idée assez réaliste de ce qui nous est tombé dessus en ce printemps-là. Pourtant nos dirigeants de l'époque nous ont affirmé que le nuage n'avait pas franchi nos frontières. On nous aurait menti ????  

 

 

 

Nuage de Tchernobyl: le non-lieu provoque colère et incompréhension en Corse 

libératon -Aujourd'hui à 13h18

Le non-lieu prononcé mercredi par la cour d’appel de Paris sur l’impact du nuage radioactif de Tchernobyl en 1986 en France a provoqué la colère en Corse, où l’augmentation du nombre des malades de la thyroïde avait explosé dans les années suivant la catastrophe.

«Avec ce non-lieu, on s’est moqué de nous», a déclaré le Dr Denis Fauconnier, généraliste aujourd’hui retraité, qui avait le premier souligné les retombées de la catastrophe sur la population insulaire.

«Les dégâts provoqués, a-t-il ajouté, étaient connus au plus haut niveau de l’Etat. Je n’ai cessé depuis 1986 de réunir les preuves de la répercussion du passage du nuage radioactif sur la Corse, elles sont irréfutables».

Le Dr Fauconnier, alerté en mai 1986 par des patients revenant d’Italie où les consignes de non-consommation de produits frais étaient strictes, avait souligné que les analyses de lait de chèvre et brebis faisaient apparaître «des taux souvent supérieurs à 10.000 becquerels d’iode 131 par litre de lait et jusqu’à 100.000».

Troubles de la thyroïde

Une forte augmentation des troubles de la thyroïde a été observée en Corse, selon un rapport d’experts co-signé par les professeurs Pierre-Marie Bras et Gilbert Mouthon, sur la base d’un échantillonnage tiré de 2.096 dossiers du Dr Jean-Charles Vellutini, premier endocrinologue installé en Corse.

Ces experts ont observé «une augmentation importante à très importante après 1986 dans l’espèce humaine de la proportion des troubles thyroïdiens par rapport aux autres affections endocriniennes (ndlr: touchant d’autres glandes), le pourcentage moyen étant de 44% et pouvant atteindre plus de 100%».

La présidente à l’Assemblée de Corse de la commission Tchernobyl chargée d’établir une carte épidémiologique en Corse, montrant le lien entre la catastrophe de Tchernobyl et l’augmentation des cas de cancers et de maladies de la thyroïde dans l’île, a indiqué que les travaux continueraient.

«Nous n’acceptons pas le mensonge d’Etat et notre enquête doit permettre à des victimes d’aller en justice», a déclaré Mme Risterucci.

La cour d’appel de Paris a estimé que la catastrophe nucléaire de 1986 n’a pas eu de conséquence sanitaire mesurable en France. Elle a notamment mis hors de cause l’ancien directeur du Service central de protection contre les rayons ionisants, le Pr Pierre Pellerin, seul mis en examen, pour «tromperie aggravée», en 2006, dans ce dossier.

«L’association qui regroupe les victimes va se pourvoir en cassation contre cet arrêt pour avoir épuisé toutes les voies de recours», a annoncé l’avocat des parties civiles, Me Bernard Fau.

(Source AFP)

 

 

Non-lieu général dans l'enquête sur le nuage de Tchernobyl

 Publié le 07-09-11 à 07:22    Modifié à 11:37     par Le Nouvel Observateur avec AFP   

  

La Cour d'appel de Paris a décidé de la fermeture de l'enquête sur le nuage de Tchernobyl, dont le ministère public requiérait la clôture.

En 1986, le réacteur n°4 de la centrale de Tchernobyl explose peu après 1h du matin au cours d'un exercice visant à relancer l'activité de la centrale. Pour les besoins de l'exercice, certaines procédures de sécurité avaient été désactivées. (Sipa) En 1986, le réacteur n°4 de la centrale de Tchernobyl explose peu après 1h du matin au cours d'un exercice visant à relancer l'activité de la centrale. Pour les besoins de l'exercice, certaines procédures de sécurité avaient été désactivées. (Sipa)

La Cour d'appel de Paris a décidé mercredi 7 septembre d'un non-lieu général dans l'enquête ouverte en 2001 sur l'impact du nuage de Tchernobyl en France, comme le requierait le ministère public, qui estimait que les scientifiques n'avaient mis en évidence aucune conséquence sanitaire mesurable.

Elle accorde donc un non-lieu à l'ancien patron du Service central de protection contre les rayons ionisants (SCPRI) le Pr Pierre Pellerin, qui était le seul mis en examen dans cette affaire.

L'enquête s'est concentrée sur les informations communiquées en termes de radioactivité sur l'Hexagone au moment du passage du nuage au printemps 1986, en particulier sur une minimisation des risques encourus.

Seul mis en examen pour "tromperie aggravée" en 2006, l'ancien patron du Service central de protection contre les rayons ionisants (SCPRI), le Pr Pierre Pellerin, était soupçonné d'avoir masqué l'ampleur de la radioactivité au passage du nuage de Tchernobyl au printemps 1986.

Cinq ans après sa mise en examen, le Pr Pellerin a demandé un non-lieu et le parquet, qui soutient sa demande, a requis un non-lieu général et une clôture de l'enquête lors de l'audience le 31 mars.

Selon le ministère public, les analyses scientifiques versées au dossier s'accordent pour établir que la catastrophe nucléaire de 1986 n'a pas eu de conséquence sanitaire mesurable en France, en particulier aucun lien n'a été fait avec des maladies de la thyroïde.

"Mon optimisme n'est pas très grand"

Parallèlement, dans l'attente de la décision de la cour d'appel, la juge chargée de l'enquête, Marie-Odile Bertella-Geffroy, avait été priée d'interrompre ses investigations.

Les parties civiles regrettent que l'enquête ne puisse être menée à son terme, jugeant en outre qu'il manque peu d'éléments pour la clôturer. "Mon optimisme n'est pas très grand" sur la poursuite de l'enquête, déclarait Me Bernard Fau, avocat de l'Association française des malades de la thyroïde (AFMT), à l'issue de l'audience.

Un récent rapport d'experts, dévoilé cet été, a établi qu'une augmentation importante de la proportion des troubles de la thyroïde a été observée en Corse après l'accident de Tchernobyl.

Chronologie de l'accident nucléaire de Tchernobyl et des mesures prises pour isoler le réacteur accidenté (AFP)

Le Nouvel Observateur - AFP

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 11:58
Libération- Aujourd'hui à 0h00

Les Italiens dénoncent le plan d’austérité et les Espagnols le retour obligatoire à l’équilibre budgétaire. 7 commentaires

Par Éric Jozsef (à Rome) et François Musseau (à Madrid)

A Rome hier. (© AFP Andreas Solaro)

La rigueur annoncée commence à mobiliser Italiens et Espagnols. Hier, malgré la division syndicale, plusieurs centaines de milliers de travailleurs italiens ont répondu à l’appel à la grève générale lancé par Susanna Camusso, à la tête de la CGIL, la principale organisation syndicale du pays. «L’Italie ne mérite pas ce correctif budgétaire, car il est irresponsable. Il n’y a pas de mesures pour la croissance», a-t-elle dénoncé, alors que le gouvernement a annoncé 45,5 milliards d’euros d’économies budgétaires supplémentaires pour les deux prochaines années.

Dans le détail, le plan de mesures, pas encore définitif, devrait notamment peser très fortement sur les collectivités locales et sur les retraites. «On fait payer ceux qui n’ont pas d’argent et pas ceux qui en ont», a estimé le secrétaire du Parti démocrate (PD), Pier Luigi Bersani, qui a participé à la journée d’action malgré des réticences au sein de sa formation, certains estimant une cure d’austérité incontournable vu l’endettement de l’Italie et la défiance des marchés.

«Honte». Mais la décision du gouvernement de faciliter le droit de licenciement a décidé la direction du PD à descendre dans la rue aux côtés de Susanna Camusso. «C’est une honte», s’est indignée celle-ci, menaçant «d’utiliser toutes les formes possibles pour parvenir au retrait de la mesure». Près de 200 vols ont été annulés à Rome et Milan. La moitié des trains ont été supprimés, et de nombreux fonctionnaires ont défilé dans toutes les grandes villes de la péninsule. «C’est une protestation minoritaire», a minimisé le ministre du Travail, Maurizio Sacconi. Pour accélérer l’adoption du plan de rigueur, le gouvernement veut recourir d’ici la fin de la semaine à un vote de confiance au Parlement.

Pression. Une mobilisation bien moins suivie en Espagne. A l’appel des deux syndicats majoritaires (UGT, et CCOO), des milliers de gens ont protesté à Madrid contre l’approbation de la «règle d’or», selon laquelle le déficit public est prohibé par la Constitution. Cette règle d’or, votée par une écrasante majorité à la Chambre des députés la semaine dernière, doit être ratifiée aujourd’hui au Sénat.

Si le rassemblement n’a pas été massif hier, c’est surtout parce que le mouvement des Indignados refuse de s’aligner sur la convocation syndicale. Jaloux de leur indépendance, ils ne contestent pas la règle d’or en soi, mais le caractère antidémocratique de son approbation expresse, ficelée par les socialistes au pouvoir et l’opposition conservatrice. Les Indignados recommandent à chacun de faire pression pour que 35 députés ou 26 sénateurs (le minimum requis) prennent l’initiative d’un référendum. En cas d’échec, plus que probable, ils appellent à une marche massive ce samedi sur la Puerta del Sol de Madrid, le cœur de leur révolte.

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 11:36
Libération- Aujourd'hui à 0h00 (Mis à jour à 07:19)

Alors que les juges pourraient mettre en examen les responsables impliqués dans le dossier du Mediator, «Libération» révèle de nouvelles défaillances graves à propos d’un autre médicament.

 

Par YANN PHILIPPIN, ERIC DECOUTY

Le siège du laboratoire Servier à Neuilly-sur-Seine. (Thomas Samson / AFP)

Servier a rendez-vous avec la justice. Les trois juges d’instruction parisiens en charge de l’enquête sur le Mediator ont convoqué les laboratoires, en vue de leur mise en examen. C’est Me Hervé Temime, l’avocat de Servier, qui a lui-même annoncé la convocation. Sans en préciser la date, afin d’offrir un «minimum de sérénité» à son client, pris dans la «tourmente médiatique».

La mise en cause de Servier fait suite aux nouvelles découvertes des juges, révélées hier par Libération. Ils ont recueilli le témoignage de Jean Charpentier, un médecin affirmant que, dès 1973, ses expertises auraient été falsifiées par Servier afin d’obtenir l’autorisation de mise sur le marché (AMM) du Mediator. Le laboratoire est accusé d’avoir modifié ses propres études scientifiques pour que le Mediator soit reconnu comme antidiabétique. Et d’avoir pour ce faire ôté toute référence à l’effet coupe-faim (anorexigène) de sa molécule et à sa parenté avec l’amphétamine.

Relais. «Servier n’a pas trompé les autorités et il n’y a pas eu d’obtention indue de l’autorisation», réagissait à l’aube Me Temime. Alors que, la veille, Servier n’avait pas donné suite aux questions de Libération, le groupe a pris cette fois le relais de son avocat. «L’ensemble des données scientifiques et des études communiquées à l’administration […] n’ont jamais traduit la moindre volonté d’obtenir frauduleusement une autorisation de mise sur le marché», affirmait-il dans un communiqué. Et le labo de renvoyer la responsabilité sur le Dr Charpentier, le signataire des expertises caviardées, devenu son accusateur. «Aucune étude du professeur Charpentier n’a été modifiée. Elles [les études] ont toujours été signées par lui et sous sa responsabilité», indique le communiqué.

Le témoignage de Charpentier, s’il demeure à confirmer, renforce le soupçon de tromperie à l’égard du laboratoire. D’autant qu’un ancien chercheur de Servier qui a travaillé sur le Mediator, Jacques Duhault, a confirmé que la molécule était un coupe-faim. Ce que dément Servier depuis près de quarante ans. Duhault estime aussi que Servier «aurait pu retirer le Mediator [du marché] dès 1999».

Servier va donc avoir l’occasion de s’expliquer devant les magistrats dans le cadre de l’ensemble de l’enquête ouverte «pour tromperie aggravée, homicides et blessures involontaires, et escroquerie».

Irène Frachon, la pneumologue à l’origine de l’affaire du Mediator, a dénoncé la stratégie «diabolique» de Servier : «C’est terrifiant d’apprendre ça et de le lire de la bouche des […] premiers chercheurs du Mediator.»«Ça ne fait que confirmer ce que nous savions. Qu’il y ait eu tromperie, j’en suis persuadé depuis le premier jour», a réagi Dominique Michel Courtois, président de l’association de victimes Avim, qui va déposer «300 nouvelles plaintes» en septembre.

«Confiance». Les politiques ne sont pas en reste. Le socialiste Jean-Marie Le Guen, soutien de François Hollande et médecin, a demandé la «mise sous tutelle du groupe», ainsi que «la mise sous séquestre des biens de M. Servier et de la fondation qu’il a créée», pour garantir l’indemnisation des victimes. De son côté, Eva Joly (EELV) a souhaité que cette mise en examen «permettre de faire toute la lumière sur les conflits d’intérêts qui minent la confiance des Français et des Européens dans leur système de santé».

Le député UMP Arnaud Robinet a appelé Servier «à dire la vérité une bonne fois pour toutes. Nous avons attendu trente-trois ans pour prendre conscience de la catastrophe sanitaire du Mediator, nous ne pouvons perdre plus de temps !»

Un autre front judiciaire menace le laboratoire Servier. Libération révèle les conclusions d’un rapport d’inspection de l’Agence européenne des médicaments sur le système de pharmacovigilance du labo (lire ci-dessous). Il conclut que Servier a caché aux autorités de santé des cas d’effets secondaires du Protelos, médicament contre l’ostéoporose. Ce document accablant est aujourd’hui entre les mains des juges.

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 11:34

LEMONDE.FR | 06.09.11 | 21h18   •  Mis à jour le 07.09.11 | 11h48

 

Selon l'Insee, la synchronisation des plans de rigueur au niveau européen aurait d'ores et déjà coûté 0,6 point de croissance à la France cette année.

Selon l'Insee, la synchronisation des plans de rigueur au niveau européen aurait d'ores et déjà coûté 0,6 point de croissance à la France cette année.AFP/PEDRO ARMESTRE

Le Parlement a commencé à examiner, mardi 6 septembre, le plan de rigueur annoncé le 24 août par le gouvernement. Une partie des mesures de ce plan d'économie, comme la taxe sur les revenus des ménages les plus aisés, seront discutées à l'automne dans le cadre du budget 2012.

Confronté à une croissance en baisse (1,75 % attendu cette année), l'exécutif compte sur ce train de mesures pour rassurer les marchés sur sa détermination à tenir ses engagements de réduction du déficit (5,7 % du PIB en 2011, 4,6 % en 2012 et 3 % en 2013).

En cette année préélectorale, la France est un des derniers pays européens à s'engager sur la voie de l'austérité, et le gouvernement rechigne encore à en prononcer le nom. Un petit tour d'horizon des politiques annoncées chez ses voisins européens, ces derniers mois, donne néanmoins une idée du vent de rigueur qui souffle sur le continent et de ce qui attend, peut-être, la France en 2012.

  • France : 12 milliards (0,6 % du PIB) sur deux ans

Pour réduire son déficit malgré une croissance en berne, le gouvernement entend économiser 12 milliards d'euros (1 milliard en 2011, 11 milliards en 2012), essentiellement grâce à une hausse des impôts et des taxes. Ces recettes supplémentaires correspondent à 0,6 point de PIB (1 932,8 milliards d'euros). Or l'effort nécessaire pour ramener le déficit à 4,6 % du PIB l'an prochain équivaudrait à 1,1 point de PIB. Outre les 12 milliards de recettes supplémentaires annoncées, une somme équivalente devra donc être dégagée du côté des dépenses si Paris veut tenir ses engagements.

D'autant plus que les tours de vis budgétaires décidés en 2011 à travers toute l'Europe ne manqueront pas d'affaiblir la croissance, ce qui fera mécaniquement chuter les recettes, rendant nécessaires de nouvelles mesures de rigueur, souligne Mathieu Plane, du département analyse et prévisions de l'OFCE. "Ce qui est annoncé est purement comptable. On fait comme si la croissance n'était pas affectée par la rigueur. En réalité, on perdra en croissance une partie de ce qu'on gagnera sur le déficit structurel. Et nous serons donc repartis pour un nouveau tour de vis…" En d'autres termes, la rigueur appelle la rigueur.

Selon une étude de l'Insee, qui rejoint l'OFCE sur ses conclusions, la synchronisation des plans de restrictions au niveau européen en 2011 aurait d'ores et déjà coûté 0,6 point de croissance à la France cette année.

  • Allemagne : 86 milliards (3,5  % du PIB) sur quatre ans

Eternel "bon élève" du continent, l'Allemagne a été parmi les premiers à annoncer, en juin 2010, un plan de rigueur drastique – le plus rigoureux de l'après-guerre – qui prévoit des économies budgétaires de 86 milliards d'euros jusqu'en 2014. Le leader de la zone euro entend montrer l'exemple et compte ramener d'ici à 2013 son déficit public à 3 % (contre 6 % en 2010) et sa dette à 60 % du PIB.

Ce plan repose essentiellement sur la maîtrise des dépenses : gel des salaires des fonctionnaires, suppressions de postes dans la fonction publique, limitation des indemnités de chômage,  réduction des effectifs militaires et du budget de l'armement... Côté recettes, plusieurs nouvelles taxes ont été créées, sur les combustibles et les billets d'avion, notamment.

  • Royaume-Uni : 91 milliards d'euros (5,3 % du PIB) sur cinq ans

Le gouvernement de David Cameron a lancé après son arrivée au pouvoir l'an dernier un plan d'économies sans équivalent parmi les grands pays européens, qui vise à venir à bout d'ici à quatre ans de son déficit public. Un plan si drastique que l'opposition et certains économistes plaident pour son assouplissement, lui reprochant de "tuer" la croissance britannique.

A terme, le Royaume-Uni, qui a une dette comparable à celle de la France, entend ramener son déficit budgétaire de 11,1 % du PIB en 2010 à 1,5 % en 2016, ce qui porte l'effort total à 9,6 points de PIB sur six ans. Pour ce faire, un vaste plan d'économies de 80 milliards de livres (91 milliards d'euros) a été adopté, qui prévoit notamment la suppression de trois cent mille postes dans la fonction publique d'ici à 2015.

  • Italie : 93,5 milliards d'euros (6 % du PIB) sur trois ans

Sous la pression spéculative des marchés, l'Italie a adopté en août dernier un nouveau plan de rigueur de 45,5 milliards d'euros sur deux ans, pour revenir à l'équilibre dès 2013 et réduire son énorme dette (120 % du PIB). Ce plan fait suite à une première cure d'austérité de 48 milliards d'euros sur trois ans votée à la mi-juillet.

L'augmentation escomptée des recettes repose essentiellement sur des rentrées fiscales supplémentaires ou des réductions de déductions fiscales (20 milliards d'euros). La lutte contre l'évasion fiscale a été érigée comme objectif numéro un du gouvernement de Silvio Berlusconi. Côté dépenses, les collectivités locales et le système public de santé seront les plus touchés.

  • Espagne : 70 milliards (6,4 % du PIB) sur trois ans

L'Espagne a adopté fin août un nouveau plan d'économies de 5 milliards d'euros afin d'abaisser son déficit public à 6 % en 2011 contre 9,2 % en 2010. Ce plan est basé sur la réduction des dépenses de santé et sur une réforme du paiement de l'impôt sur les sociétés dont le chiffre d'affaires dépasse 20 milliards d'euros.

Ce nouveau tour de vis vient compléter un premier plan drastique adopté en 2010 pour économiser 65 milliards d'euros sur trois ans. Le traitement de choc comprend une réduction de l'investissement public, une baisse des salaires des fonctionnaires de 5 % en 2010 et leur gel en 2011. La plupart des retraités devront faire face au gel de leur pension l'an prochain.

Le gouvernement espagnol a également décidé d'adopter une procédure d'urgence pour inscrire la "règle d'or" de stabilité budgétaire dans la Constitution. Les députés espagnols ont approuvé la réforme vendredi 2 septembre et le Sénat devrait suivre mercredi. Une loi organique devrait être votée avant le 30 juin 2012 pour imposer une limite de 0,4 % du déficit budgétaire d'ici à 2020.

  • Grèce : 28,4 milliards (12,7 % du PIB) sur cinq ans

La Grèce fait partie, avec l'Irlande et le Portugal, des trois pays actuellement sous perfusion de l'Union européenne et du FMI. Elément déclencheur de la crise de la dette, Athènes a adopté fin juin un plan d'austérité sévère prévoyant des économies de 28,4 milliards d'euros d'ici à 2015. Un remède de cheval pour une petite économie qui représente à peine 2,5 % du PIB de la zone euro. Ce plan est partagé également entre des hausses d'impôt et des baisses de dépenses publiques. Il prévoit aussi une vague de privatisations ­devant rapporter 50 milliards d'euros.

Cette cure d'austérité était la condition posée par le FMI et les partenaires européens pour débloquer leur aide. Or, jusqu'ici, plutôt que d'améliorer ses finances, cette cure d'austérité a peu ou prou contribué à "fabriquer" de la récession. En 2011, le PIB grec devrait se contracter de 4,5 %... au risque de réduire les recettes fiscales dont le pays a tant besoin et d'alimenter un cercle vicieux avec des plans de rigueur qui s'empilent et empêchent la croissance de redémarrer.

  • Portugal : 10 milliards (6,1 % du PIB) sur trois ans

Le gouvernement portugais de centre-droit a annoncé le 31 août un rigoureux programme de réformes pour ramener le déficit à 5,9 % cette année, contre 9,1 % en 2010, et parvenir à 3 % en 2013. Condition nécessaire pour que l'UE donne son feu vert au versement d'une deuxième tranche de 11,5 milliards d'euros, dans le cadre d'une aide globale de 78 milliards d'euros.

Pour assainir les finances, Lisbonne a notamment annoncé une nouvel impôt de "solidarité" qui consistera à augmenter de 2,5 % l'imposition des revenus supérieurs à 153 000 euros par an. Par ailleurs, le nombre de fonctionnaires diminuera de 2 % par an sur la période allant de 2012 à 2014.

Le Monde.fr

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 10:49

 

Le 17 septembre, les marches des indignés arriveront à Paris et quelques bourses mondiales seront occupées. Les collectifs nés des mouvements sociaux et démocratiques en Espagne, en Grèce ou dans les pays arabes, occuperont les bourses de New-York et Madrid 1. C’est aussi le jour de l’arrivée des marches des indignés à Paris, commencées en Espagne au mois de juillet dernier, avant l’ultime étape bruxelloise le 8 octobre.

C’est dans ce contexte que nous vous faisons découvrir le collectif espagnol d’artistes street-art, Luz Interruptus, qui avait créée littéralement, un envol de 80 doubles pages des sections économiques des grands quotidiens nationaux, illuminées, sur les marches du palais de la Bourse de Madrid en pleine crise financière en 2009: le vent nous amène la crise.

 

 

Du recyclage à la surveillance en passant par le nucléaire ou la crise économique, Luz Interruptus se déploie à la tombée de la nuit, allumant ça et là des petites lumières à l’intention de leurs concitoyens en réaction à un thème de société ou à une actualité qui leur tient à coeur.

La police est partout ? Qu’à cela ne tienne, ils collent, en l’espace de quelques heures, de faux gyrophares fabriqués avec des verres en plastique, de la cellophane bleue et des lumières intermittentes, sur tous les toits des voitures d’une place du quartier de Malasaña. Le nom de l’installation? Tant de police, pour si peu de gens…

 

 

Ce collectif street-art a récemment monté des installations inspirées par les mouvements démocratiques du 15 mai en Espagne et dont la dernière en date, réalisée pour le festival Dockville de Hambourg, porte sur les conséquences de l’explosion de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon. On peut s’attendre à ce qu’il réagissent aux prochains évènements, et embellissent des éclats de leurs créations, phosphorescentes, luminescentes et féériques les rues de Madrid ou d’autres villes d’Europe.

http://resistanceinventerre.wordpress.com/2011/09/06/une-lumiere-crue-dans-la-nuit-de-la-finance/

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 23:58

spaanserevolutie

The Monastery of Poitiers

In March on Brussels on 4 September 2011 at 21:44

Poitiers, September 4

Day 41 of the March on Brussels. From La Ferrière-Airoux, 34 km.

 

Dear people,

There is no feasible alternative over the small roads this time, we march straight to Poitiers. I walk along with comrade Abdullah, the old man with the grooved face and the long white hair. He has nominated himself the ‘Analysis commission’.

“We are going to take Poitiers”, he says, “and this time we’re not going to turn back.”

I look at him from the side, and I begin to suspect that he is lying about his age.

 

The mayor's house of Smarves

 

At Poitiers, in the eigth century, the muslim advance was brought to a halt by a christian army under Charles, ‘the Hammer’. Abdullah sighs. “The Arab intellectuals were very disappointed that civilization hadn’t advanced any further.”

 

He speaks out of experience, I know it. So I ask, “civilization?”

He starts to speak about Moses as if they had been brothers in arms. “Moses, for the jews, signified freedom. Jesus brought the message of brotherly love, and Mohammed gave people a social structure. Take away the religion, and that is what is left, the social structure.”

Catholic priests preached the future kingdom of heaven, and that way they more or less justified the misery on earth. European society at the time was based on the exploitation of the farmers by noble warlords.

The muslim society was based on families and clans, Abdullah explains. Money was a means and not an end. Demanding interest on a loan was forbidden and the price of bread was fixed. It was a sacred obligation for every muslim to open his door and to feed people who were in need. Rich people were not only celebrated for their succes, but also judged on their gifts in charity. If they didn’t they were considered social outcasts, however rich they were.

The land was divided among big estates and small farms. A landless farmer could offer his work to a landowner and take care of a cow or a goat. The milk and the offspring would be shared equally. After years a farm boy could have his private herd and settle on a piece of land of his own.

Most notably, while Europe was in the darkest of the dark ages, the muslim society stimulated research and speculation. They read Aristoteles while the European nobles boasted about their ignorance as if it were a virtue.

A French village

 

Just outside of Poitiers we are welcomed by groups of local indignados. They point us the road through the forest which will lead us to the old city along the river.

I like the city from the start. It’s like a big big village. The houses have an air of real old, not just renovated old. The medieval streets invite you to lose yourself deep in the entrails of the city.

When we come out into the open we stand next to the Notre Dame du Marché, our Lady of the Market. There are small groups of locals observing our travelling tribe and waiting for the assembly. They are most hospitable. They come to offer shopping bags full of food and coffee to the kitchen.

Our Lady of the Market

 

 

As I prepare to look for internet to send my daily communication, comrade Roberto comes by to speak to me in a conspiratory tone. “Have you heard the story of the showers?”

No, I didn’t, so he explains. Everything was already settled. On a secret mission, comrade Roberto had gone ahead to Poitiers the other day, he had pretended to be a pilgrim and got access to the local monastery. Today, he has been shipping people there back and forth in groups of five, to take a shower. “It’s a risk,” he says. “Just be quiet, and follow me.”

So there we go, off to take the monastery of Poitiers under the cover of darkness…

 

Scenes from an assembly in Poitiers

 

 

 

Colour projection on the church

 

 

“We are all Individuals!”

In March on Brussels on 5 September 2011 at 22:13

Naintré, September 5

Day 42 of the March on Brussels. From Poitiers, 26 km.

View from my tent this morning

Dear people,

 

Autumn is approaching, and for us, people marching North, it’s approaching twice as fast. We start to notice it, the nights are becoming colder and our daily rhythm is changing.

It’s no longer reasonable for us to aim at getting up at six. People are usually on their feet around seven thirty, and we start to march between eight thirty and nine. Also, we have to schedule our assemblies earlier than we used to, in order for them to finish before nightfall.

In the meantime, we can do little else but march.

Minaret of the mosque in Poitiers

 

'Behind the wall'

Today, again, I rebelled against the official route. The road was too big on the map, and there was a small parallel route which followed the river. This time, not surprisingly, a group of about ten people followed me, blindly trusting my navigational skills. They were very happy with my guide through the small villages along the water. Only during the last ten kilometres or so, people became grumpy with me, because the road was too long.

“It’s because I don’t have the faintest idea where we are or where we’re going.” With a straight face. But they didn’t believe me.

Castle near Poitiers

 

Our expedition is just over half way, and I start to notice signs of exhaustion. I also have the idea that the social structure of our tribe is taking a more static form by the day. People know each other more or less and they have developed certain sympathies or antipathies. On the base of that, little groups have formed. And because the internal assembly is neither held regularly, nor very effective even if things are decided, the organisation comes down to the interaction of all different persons or groups, or the lack of it.

This is not necessarily negative. We are all individuals. And that’s how it should be. But with a heavy daily routine, recurring frictions and still a long way to go, people can get irritable. This can lead to a kind of laissez-fare where we confide in things to go ahead, without us as individuals being prepared to take an extra step for the benefit of the group.

On the top of that the white van has broken down. “It’s a complete disaster”, says comrade Alexis. I have my doubts, because we’re still here, and we will reach Brussels on foot, there’s no doubt about it. It’s the common goal that unites us. But the coming days are going to be critical for the logistical support team, to see if we can keep on going as before, or if we have load the kitchen and the bags on our shoulders.

Statue in Naintré

 

Monsieur le maire in popular assembly

While on the one hand we are faced with all our daily social and practical problems, the popular interest and support for our march keeps growing. In the small town where we arrived, a lot of mainly middle aged locals took part in our assembly. For the first time the mayor of a village sat down in our circle, beneath the banner which incites the peoples of Europe to rise up. It’s not completely illogical, because it’s mainly these villages in decline which have a lot to gain from a citizens’ revolution.

But also in the assembly political differences within our group keep surfacing. You have the partisans of horizontal assemblyism. They stress the fact that the 15M movement is open to private citizens and not linked to political parties, workers’ unions or associations of any kind. There are comrades who look for cooperation on the base of common objectives, and there are others who mainly speak about the love-peace-and-harmony side of the movement.

 

The great challenge of anarchism is to make sure that every single member of society can do his or her own thing, and to make it work out for all. We can do that, because we are good people, and we are conscient of the fact that as humans we have many things, the most important things, in common.

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 15:06
http://www.facebook.com/notes/lorette-grison/mon-fr%C3%A8re-%C3%A0-disparue/2056113165687

Mon frère à disparu!!!!!

par Lorette Grison, vendredi 2 septembre 2011, 20:45

Nous recherchons mon petit frère REMI GRISON disparue depuis trois semaines!!!!!!!!!!il a été vu pour la derniere fois à la gare d'Avignon il aurait apparament dit à un copain qu'il partait voir sa famille dans le maine et loire!!!!!Mais là c'est le vide totale depuis trois semaines après des recherches de notre coté il y a rien pas d'indices,pas de preuve tout simplement pas un signe de vie!!!!!Jeudi 1er septembre c'était le jour de la reprise pour sa formation qui avait l'air poutant de lui plaire, mais rien Rémi n'a pas été en cours!!!!!!!!!Mon frère fesait également partit du groupe des indignées de Nimes de se coté la pas de nouvelle non plus!!!!!!!!!!Aujourd'hui je fait appelle à vous j'ai vraiment besoin que sa photo et mon article soit diffusés aux plus grand nombre de personnes possible faites tourner à tout vos contacts et à tout les contacts de vos contacts possible!!!!!!!!!On veut tout simplement savoir si tout va bien pour lui et juste avoir un signe de vie  de sa part!!!!si vous l'apercevez,si vous l'avez vu , si vous avez le moindre indice merci de me tenir au courant en me laissant un commentaire ou msg privés et je vous ferez part de mes coordonées téléphonique!!!!c' est vraiment très important pour nous alors commentaires déplacés s'abstenir!!!!!!!Tous le monde s'inquiète petit frère alors dit nous que tout va bien pour toi c'est la seul chose qu'on veut savoir!!!!!!!!

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 14:54
Midi Libre
06/09/2011, 10 h 15 | Mis à jour le 06/09/2011, 10 h 39

Sur un des panneaux est écrit "L’inspecteur campe sur ses positions... Nous aussi".
Sur un des panneaux est écrit "L’inspecteur campe sur ses positions... Nous aussi". (VINCENT DAMOURETTE)

Après deux mois de combat pour tenter de faire plier l’inspection académique, qui refuse leurs demandes de dérogation, des parents d’élèves ont planté, ce matin, leurs tentes sur le parvis de la cité scolaire Paul-Valéry.

"L’inspecteur campe sur ses positions... Nous aussi", peut-on lire sur un panneau dressé au milieu de quelques tentes. Neuf familles, dont les enfants entrent en sixième, ont demandé des dérogations pour rapprochement de fratrie ou pour domiciliation en limite de secteur.

Mais toutes ces dérogations ont été refusées, d’autant plus qu’une classe de sixième a été supprimée au collège Paul-Valéry fin juin, contre toute attente.

Plus d’informations dans votre édition locale, demain.

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 13:07

Pacte Euro+ : dégage !

 

Le parlement européen s’apprête à voter le 15 septembre six propositions législatives qui durciront le Pacte pour l’Euro, pour sauver une fois de plus les banques.

 

Cela renforcera les plans d’austérité au mépris de la volonté populaire.

 

Les conséquences seront :

 

-      affaiblissement des protections sociales,

-      destruction des Services Publics,

-      appauvrissement des populations

-      souveraineté démocratique muselée 

 

Le processus par lequel ces mesures sont adoptées est antidémocratique. Ainsi le président de la Commission européenne parlait en 2010 d’une « révolution silencieuse ».

 

Nous, Indigné-e-s de la Bastille (+…), disons non à cette contre-révolution, au pacte euro+ et à la nouvelle gouvernance économique ! Il faut mettre fin aux politiques d’austérité. Cette dette n’est pas la nôtre !

 

Ensemble, nous pouvons construire une autre Europe, un autre monde,

et mettre en œuvre une réelle démocratie

par la mobilisation internationale 

è le 15 septembre, contre le pacte euro+

è le 17 septembre contre les banques

è le 15 octobre dans le cadre de la journée mondiale d’action.

 

 

INDIGNONS-NOUS, REJOINGEZ-NOUS !

 

Assemblée Générale de Paris

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