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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 13:02

LEMONDE.FR avec AFP | 21.09.11 | 18h11

L'enseigne de hard discount ED a été condamnée mercredi 21 septembre par le conseil des prud'hommes de Créteil à verser 40 000 de dommages et intérêts à trois salariés licenciés pour avoir refusé de travailler le dimanche.

 

En 2009, ces trois salariés, employés au magasin ED d'Oyonnax, dans l'Ain, avaient été licenciés pour "non-respect des horaires planifiés et insubordination" après avoir informé leur direction qu'ils ne souhaitaient pas travailler le dimanche matin afin de préserver leur vie familiale. Ils avaient alors saisi le conseil des prud'hommes de Créteil, lieu d'implantation du siège d'ED.

 "CONSÉQUENCES MAJEURES" SUR LEUR VIE FAMILIALE

A l'audience en juin, l'avocat du groupe, Me Jean-Jacques Fournier, avait notamment rappelé que la grande distribution était un secteur où l'ouverture le dimanche matin était "de plein droit" et que les salariés étaient dès lors amenés à travailler ce jour-là. De son côté, l'avocate des plaignants, Me Inès Plantureux, avait plaidé que l'obligation de travailler le dimanche n'était pas prévue dans leur contrat et qu'elle aurait eu des "conséquences majeures" sur la vie familiale de ses clients.

Dans sa décision, le conseil leur donne raison et déclare leur licenciement dénué de "cause réelle et sérieuse". Il leur alloue à chacun 40 000 euros de dommages et intérêts pour préjudice moral et ordonne notamment un rattrapage de l'indemnité de licenciement qui leur a été versée. "Le conseil des prud'hommes a considéré qu'assimiler le refus de travailler le dimanche à une faute était un abus de pouvoir de la part d'ED", a commenté Me Plantureux. "Ces salariés n'étaient pas capricieux. Ils travaillaient déjà le samedi et avaient des plannings chargés mais travailler le dimanche leur empêchait tout simplement d'avoir une vie familiale", a-t-elle fait valoir, ajoutant qu'aucun de ses trois clients n'avaient pour l'heure retrouvé un travail.

Me Fournier a estimé qu'il ne s'agissait que d'une "décision de première instance". Il n'était pas en mesure d'indiquer si la société ED comptait faire appel du jugement. L'enseigne ED appartient au groupe Dia, une ancienne filiale de Carrefour devenue indépendante en juillet.

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 12:59

LEMONDE.FR | 21.09.11 | 18h44   •  Mis à jour le 21.09.11 | 19h03

 
 

 

L'avion d'Air Méditerranée à destination de la Turquie est parti sans ses 22 passagers malentendants dimanche à Marseille.

L'avion d'Air Méditerranée à destination de la Turquie est parti sans ses 22 passagers malentendants dimanche à Marseille.AFP/FRED DUFOUR

"On ne peut laisser passer l'idée qu'une personne sourde ne peut pas voyager toute seule !" La vingtaine de Marseillais, sourds ou malentendants, qui se sont vu refuser d'embarquer sur un vol Air Méditerranée dimanche, dénoncent une "discrimination".


Ce groupe de 22 personnes, membres de l'Association des Sourds de Marseille, devait partir en vacances en Turquie depuis l'aéroport de Marseille-Marignane. Mais c'est après l'enregistrement de leurs bagages dimanche que tout a dérapé.

"Au moment d'embarquer, une personne de la compagnie a dit qu'ils ne pouvaient pas", rapporte Fabienne Guiramand, interprète en langue des signes, dont la mère faisait partie du groupe. Les voyageurs ont tenté de faire valoir que tous avaient déjà volé dans les mêmes conditions pour la Tunisie l'an passé. Pour Michèle Vial, inscrite à ce voyage avec sa sœur sourde, "tout le monde était parfaitement autonome", presque tous "étaient capables de parler et se faire comprendre" et "plusieurs étaient même appareillés [pour entendre]".

Quand, après plus d'une heure de palabres, la compagnie a proposé de les transférer à Lyon où, dimanche soir, un autre avion avec le personnel ad hoc les prendrait en charge, ils ont refusé. "Crevés et blessés, ils avaient l'impression qu'on les prenait pour des débiles mentaux", s'emporte Fabienne Guiramand.

UN IMPÉRATIF DE SÉCURITÉ

Anne Loubet, directrice générale d'Air Méditerranée, a "regretté" mercredi l'incident, évoquant "un impératif de sécurité". "Dans les procédures d'exploitation d'Air Méditerranée, une personne sourde et muette est considérée comme une personne à mobilité réduite", explique-t-elle, précisant qu'à ce titre la compagnie impose "de mettre à disposition un membre d'équipage cabine par tranche de cinq passagers".

Dans Libération, Fabienne Guiramand récuse cet argument : "Les personnes sourdes entendent très bien avec les yeux, et de façon souvent plus attentive que beaucoup d'autres passagers. Par exemple, quand des Chinois voyagent, ils ne comprennent souvent pas mieux les mots dans les cabines. C'est juste un problème de langue, pas de handicap."

DISCRIMINATION

"Le dossier est en cours auprès de l'agence pour être indemnisé. Mais le remboursement est une chose, la discrimination en est une autre", souligne Mme Guiramand, précisant que des démarches ont été initiées auprès du défenseur des droits pour dénoncer une "discrimination".

La ministre des solidarités, Roselyne Bachelot, a pour sa part évoqué un acte discriminatoire. "Dans un vol aérien, une personne sourde est dans la même situation qu'une personne qui ne comprend pas la langue de l'équipage. Devrons-nous désormais réserver l'accès à bord aux seules personnes qui parlent l'anglais ou le français ?", s'est-elle interrogée, annonçant avoir demandé au défenseur des droits "un point sur les discriminations que subissent encore les personnes handicapées dans l'accès aux transports".

Du côté de la compagnie, on concède volontiers une maladresse et "une erreur de communication", on admet que le pilote aurait dû s'adresser directement aux passagers et les informer des règles de sécurité. En revanche, Anne Loubet réfute le terme de "discrimination".

Le Monde.fr avec AFP

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 11:38

Le cirque de Guéant continue encore ce soir contre les Indignados à Paris...
On aurait pu croire que la trêve avait été décrétée, les Indignados ayant été autorisés à camper autour du stade de Bercy hier.

Mais voilà, Samedi les banques ont été huées et aujourd'hui c'était devant la Bourse que les Indignados manifestaient. C'est bien là leur crime, ne pas rester parqués là où ils ne gênent pas. Ils préfèrent agir et mettre le doigt là où ça fait mal.
Pour leur part, ils auront atteints leurs objectifs et essayé de mettre un maximum de foutoir dans la capitale.
Et nous?
Et vous?
Acteur ou spectateur?

 

 

Communiqué, 20.09.2011

 

Depuis Samedi, date de leur arrivée à Paris, les Marches des Indignés d’Espagne et de France qui vont protester à Bruxelles contre les politiques de l’Europe ultra libérale sont en butte à l’intimidation et au provocations policières. Hier au soir, alors qu’ils traversaient simplement le Quartier Latin, sans raisons aucunes, les menaces ont été mises à exécution : coups, injures, gaz, 80 personnes interpellées, 3 blessés graves.

 

A quel jeu jouent donc nos ‘responsables’ politiques ?

 

Face à l’hypocrisie doucereuse et veule de Delanoë, le ‘Socialiste’, qui leur refuse toute assistance ou abri, et à la froide brutalité calculée de Guéant, le ‘Libéral’, qui les fait tabasser, ce mouvement internationaliste, pour la Paix, la Justice, la Démocratie, la Liberté, n’oppose comme défense que ses seules mains vides et sa volonté revendiquée de rester non violent.

 

Les Indignados ne sont cependant pas sans armes. Ils marchent avec la vérité et le droit car ils protestent à juste titre contre la casse sociale, contre la marchandisation généralisée et contre la corruption et la rapacité de ceux qui prétendent nous gouverner et ne font qu’obéir aux ordres des rentiers qui saccagent le monde pour leur seul profit.

 

C’est bien parce qu’ils ont raison de s’indigner, de se lever et de regarder avec espoir vers un autre avenir que les Indignados inquiètent.

 

S’ils sont certes surpris par l’absence de réel soutien massif en France, ils ne sont pas étonnés par les coups qui leurs viennent des gardiens de l’ordre établi. Leur mouvement s’étend partout ailleurs en Europe et dans le monde, gagne en puissance chaque jour. Ils ne reculeront pas et seront nombreux à Bruxelles, en Octobre. Sans travail, sans argent, sans logis ils sont aussi sans peur !

 

Nous, Indignés de Nîmes, appelons tous ceux qui refusent de se résigner à un monde mortifère et carcéral à se rassembler pour décider d’agir contre ce pouvoir illégitime qui prétend nous intimider et nous mater. Devant la crise, face à l’arrogance et l’impunité des puissants, il y a urgence.

 

Qui sème la misère récolte la colère.

 

Les Indignés de Nîmes

Tous les jours, assemblée à 19 h Place de la Maison Carrée

Contacts : reelle.democratie@laposte.net

democratie-reelle-nimes.over-blog.com 

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 11:23

 

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 23:41

spaanserevolutie

Taking the Square

In March on Brussels on 21 September 2011 at 23:14

Paris, September 21

Day 58 of the March on Brussels. Surprise action.

Dear people,

This is what I was talking about yesterday. A surprise action, planned in secret, and executed to perfection by the entire group. We are an army.

Acampadaparis @ Bercy, in the morning.

At ten in the morning the tents at Bercy had to be folded. Police were present in a small number to see to it that we did. After breakfast, people start assembling, most probably for the rest of the day. I go to the Communication squat – more commonly known as ‘Media Center’ – to upload information and to the start planning the road to Brussels with the Route commission.

Media Center

When we’re done, the rest goes back to the assembly in Bercy. Only comrade Roberto and me, the Intelligence commission, we stay around to do some investigative tourism in Paris. We walk towards the Opéra, looking for traces of the Paris that was. We don’t find any of it, but what we do find is much more interesting. La Place de la Bourse.

Yours truly on reconnaissance

The rectangular square is big enough to hold an acampada. It’s dominated by the immense temple of commerce in greco-roman style. On the opposite side there are two major banks and a luxury bar. In an angle there is the seat of the Financial Markets Authority. And on the far side, the headquarters of the Agence France Press. There is not a single police officer to be seen. The site is perfect.

“This is where we must hold our popular assembly”, I say, “it can only be here.”

We hide away in a boulangerie, we tear out the standard tourist map of the city, and we start making a plan. The idea is very simple, it’s brilliant. We decide to return to Bercy to make preparations.

At Bercy, the assembly has reached a decision in less than seven hours. The idea is to hold a popular assembly in Notre Dame, and to go there in silent march, everyone in line, so as to avoid any accusions of us holding an illegal demonstration.

The idea is good. But ours is better. We start talking to the right people, and in short the word gets around that we have a plan B. Four people know the details. The others will have to confide.

Walking off in line to Notre Dame

At six o’ clock people start moving silently in a long line towards the center of town. It’s impressive to see. Unfortunately, many of our communications comrades are absent. At Gare de Lyon, I don’t know from whom, we receive a message saying that Notre Dame is full of police and that the bus is already there to take us away.

This is it. We can act. The game is on again.

Once the entire line has passed the entrance of the Gare de Lyon subway station we stop. In five persons we spread word. We go for plan B. Everybody turns around. The tail becomes the head and starts marching into the subway.

Now all has to go right. We can’t take any wrong turns, we have to keep everyone together, and we have to move fast. Divided over two trains we go to the end of line, the Saint Lazare station. When everyone is out on the platform, we move to take the number three metro line going back. Four stops and we are at Bourse.

When we are all assembled, each of us raising a hand to signal their presence, I head to the exit, a bit worried to find the place crawling with police. But no, the word didn’t get out. The square is ours for the taking. I give a shout of joy as we pour out into the daylight. “Assemblee populaire! Ici! Maintenant! Put the word out on twitter, facebook and whatever! We are here, in front of the Stock Exchange!”

Surprise assembly in front of the Stock Exchange

It takes five minutes, we are getting ready to sit down in a circle, when we hear the police sirens. Two vans drive up. They immediately surround us. Within moments there’s a police officer behind every single one of us. I move to the center of the circle to start filming.

Police arriving

Jesus Christ, one of the four people who knew about the plan, together with me, Roberto and Geraldo, moderates the assembly. He keeps his cool, we all keep our cool. We continue as if nothing is happening. The people at Agence France Press only need to look out of the window to gather news. I’m overjoyed, the move worked out as I planned. The rest is out of my hands.

We are informed that this assembly constitutes an illegal manifestation, because it was not announced to police. We respond that we are peaceful citizens gathering in a public square, not to demonstrate, but to hold an assembly.

Other people start to arrive. They want to join in, so they start to sit down outside the police perimeter, beginning to surround them. The police retreats to break the siege and let the people join in on our assembly. From behind their windows, the people at AFP look down curiously.

As police prepare to clear the square, we all move to the center, locking arms and legs together. It takes time and a lot of effort for them to drag us away. Outside the circle, sympathisers are cheering us one, someone is singing Schillers “Ode to Joy”. Curiously, the police respect the people who are filming. We are allowed to shoot it all from the beginning to the end, close up. We are the last to be rounded up. While they take me away, someone starts singing the “Marseillaise.” I can’t resist. I sing along.

Allons enfants de la patrie / Le jour du gloire est arrivé / Contre nous de la tirranie / L’étendard sanglant est levé

And so, yet again, they take us away in one big bus and various vans. Eighty people in total. But this time they don’t bring us to some vulgar police station. We got a huge promotion in just two days. They take us to an office of the French Intelligence.

In the police bus

They check all they need to check. Hours pass by, they don’t interrogate anyone. At midnight, once again, we’re free.

So what do we do now? We go back to the Stock Exchange for our rendez-vous. We can sleep there if we want, but without tents, or we can go back to Bercy and camp.

We stay. As I put out a piece of cardboard to sleep on, I smile. We conquered the square today, and we will hold it through the night. French intelligence was outsmarted by our own intelligence today, and I’m proud of it. Now we can leave Paris with our head up high.

Reconquest of the Stock Exchange Square after midnight

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 23:18

Libération - le 21 Septembre

 

Plus de deux mille personnes "indignées" par la corruption au sein de la classe politique ont manifesté mardi soir à Rio, répondant à un appel lancé sur les réseaux sociaux après une série de scandales qui ont contraint quatre ministres à la démission en trois mois. ( © AFP Antonio Scorza)

RIO DE JANEIRO (AFP) - Plus de deux mille personnes "indignées" par la corruption au sein de la classe politique ont manifesté mardi soir à Rio, répondant à un appel lancé sur les réseaux sociaux après une série de scandales qui ont contraint quatre ministres à la démission en trois mois.

La police a estimé à "plus de 2.000" le nombre des manifestants, un chiffre décevant pour les organisateurs qui attendaient 30.000 personnes.

"Pourquoi des corrompus notoires peuvent-ils être candidats" à des élections, clamait l'un des organisateurs du haut d'un camion muni de haut-parleurs sur la place Cinelandia, théâtre traditionnel des grandes manifestations.

Sur les marches du Conseil municipal, une centaine de manifestants de tous âges ont empoigné des balais vert et jaune aux couleurs du pays, sous une immense affiche avec le message "Citoyens dans la rue, le nettoyage, c'est (la présidente) Dilma (Rousseff) qui le fait".

Ce rassemblement "Tous ensemble contre la corruption!", sans étiquette politique, a été convoqué via internet après une série de scandales qui ont éclaboussé le gouvernement de la présidente Dilma Rousseff au cours des trois derniers mois.

Une des fondatrices du mouvement, Cristiane Maza, a déclaré à l'AFP qu'après "avoir vu plusieurs personnes poster des messages contre la corruption (sur Facebook), je les ai copiés et postés sur mon mur. Un ami a fait de même, puis un autre et ça a fait boule de neige".

Quatre ministres ont été contraints à la démission à la suite d'accusations d'enrichissement illégal ou de détournements de fonds publics, et nombre de députés et sénateurs sont régulièrement accusés de corruption.

De 2002 à 2008 la corruption a coûté l'équivalent de 23 milliards de dollars au Brésil, selon une étude récente.

"Je suis là parce que cette passivité de la société ouvre la porte à tous les abus des hommes politiques", a déclaré à l'AFP l'ingénieur Claudio Serricchio, 60 ans qui portait un nez de clown.

"Ce nez de clown représente la sensation que nous avons quand nous voyons une députée empocher (un pot de vin) de 50.000 reais (22.000 euros) et ne pas être sanctionnée par le parlement. Si on ne manifeste pas, cette situation ne prendra jamais fin. Les jeunes doivent prendre le relais", a ajouté cet ingénieur qui a participé aux grandes manifestations des "Diretas ja'" dans les années 80 qui réclamaient des "élections directes immédiates" à la fin de la dictature (1964-85).

La présidente Rousseff, qui a assumé le pouvoir en janvier, a commencé à donner un coup de balai inédit contre la corruption au risque de mettre en péril la coalition gouvernementale.

Mais les mouvements citoyens considèrent que c'est encore "insuffisant".

La première Marche contre la corruption a eu lieu le 7 septembre, jour des commémorations de l'Indépendance du Brésil, rassemblant près de 30.000 personnes à Brasilia.

© 2011 AFP

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 14:46

Agoravox - 20 Septembre

 

1 milliard de personnes souffrent de sous-nutrition dans le monde à cause de la spéculation sur les aliments de première nécessité. Combien demain ? Pendant ce temps, l’oligarchie prévoyante verrouille ses réserves alimentaires.

La croissance de la population fait peur aux plus nantis

Quand les maîtres du monde veulent faire dans l’écologie urgentiste et jouer les survivalistes, ils y mettent le prix. Sur l'île du Spitzberg, dans l'archipel du Svalbard, à 1.000 kilomètres du pôle Nord, un coffre-fort abrite plus de 600.000 variétés de graines et de semences. À terme, 4,5 millions d'échantillons pourraient être entreposés dans cette arche de Noé du troisième millénaire, vrai méga grenier de nos agro et écosystèmes en silos bunkérisés. Sans compter les graines sauvages, on évalue à 1,5 million les variétés différentes de graines de culture agricole existant de par le monde. Les premières semences sont parties du port de Lagos (Nigeria) : 7 000 variétés de niébé, maïs, soja et pois de terre, soit 330 kilos répartis dans 21 caisses, qui sont les premières stockées dans le blockhaus au jour de l'inauguration du 26 février 2008.

Le Svalbard Global Seed Vault (littéralement Chambre forte mondiale de graines du Svalbard), est financé par diverses fondations dont celles de Bill et Melinda Gates, de Rockefeller et du semencier transnational Syngenta. Divers pays capitalistes ont complété la mise.

Cette parodie du hamster, revue et corrigée à hauteur d’une pathétique bunkérisation humaine, est constituée en l’hypothèse tangible d’une crise alimentaire. Le projet date déjà de 1980 et la FAO l’intégra en 2001 dans le cadre du traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture. Cette formidable banque mondiale de graines congelées transmettra donc la diversité agricole aux survivants élus des décennies à venir. Faudra-t-il encore qu’ils disposent de terres fertiles et du savoir-faire paysan ! Sous couvert de parer à une crise mondiale, une telle initiative est honteusement élitiste et à l’usage des seuls futurs rescapés les plus riches et qui, dès maintenant, rêvent idéalement de reconstruire un monde au-delà d’un effondrement dont ils auront été les premiers artisans. Si du bon peuple émergent des miraculés de l’an 2100, ils n’auront même pas droit à de mauvaises graines ensilées par Monsanto. N’est pas poulet de grain qui veut.

Le Svalbard Global Seed Vault :

 

 

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 14:35

Agoravox - 20 Septembre

 

De tout temps à la bourse, celui qui gagne de l’argent est celui qui dispose de l’information la plus complète avant les autres. Le développement des cotations en continu assisté par ordinateur a permis l’éclosion d’un nouveau type de marché exclusivement basé sur la vitesse : le High Frequency Trading. Voici comment il fonctionne, et comment il est en train de déraper, entrainant dans sa chute les sociétés de cotation boursières.

Depuis la libéralisation des marchés boursiers et surtout leur informatisation complète, une nouvelle technique de spéculation s’est développée en bourse, le High Frequency Trading, que l’on pourrait traduire par marché à haute fréquence. Par la suite, et par conformité au sabir des salles des marchés, je m’en réfèrerai par l’acronyme HFT.

Les sociétés de bourse se proposent de fournir à qui le demande un prix pour un certain nombre d’action. C’est le principe même de la cotation en continu. Un client (trader) demande un prix pour N actions du groupe trucmuche, reçoit le tarif, et accepte ou annule la vente. Pour connaitre l’ensemble du marché à un moment donné, il suffit donc de demander le prix de toutes les actions du marché, et annuler ensuite l’acte d’achat.

Et voilà pourquoi le HFT est né, comme un système permettant de gagner à tous les coups pour ceux qui ont la capacité et les moyens de mettre en place une infrastructure informatique suffisante le plus près possible des serveurs de cotations (pour gagner quelques fractions de millisecondes). Ils ont avant tout le monde une image de l'ensemble du marché, et peuvent en anticiper les mouvements et donc placer leurs billes sur des actions dont ils connaissent le prix à l'avance. Ayons une pensée émue pour le petit porteur tenté par l’aventure boursière par le truchement de l’un des nombreux sites de trading en ligne : le HFT, ce n’est pas pour lui mais qu'il se rassure : les pertes lui sont réservés.

Revenons à notre sujet. Pour un demandeur, il n’y a virtuellement aucun coût pour demander une cotation. Par contre, pour celui qui fournit cette cotation, il doit stocker, transmettre, analyser les données afin de répondre à la demande de cotation, ce qui engendre un cout supplémentaire en terme d’infrastructure, qui croit bien plus vite que l’augmentation de la quantité de données. Doubler sa capacité de traitement informatique coute bien plus que le double du prix de base, par exemple un routeur réseau de capacité 1 Gb/s coute environ 200 $, un modèle de 10 Gb/s revient à 10.000 $.

En fait, on peut comparer cela aux pourriels (spam) qui inondent votre boite à lettre électronique. Ça ne coute rien à l’expéditeur, par contre le récepteur doit se doter du matériel adéquat pour gérer le flux additionnel, pourtant sans intérêt pour son activité.

Et comme pour les pourriels, le requêtes ne donnant lieu à aucune transaction prennent des proportions propres à saturer les serveurs de cotation en continu. Car c’est le paradoxe succulent de la chose : le HFT est en train de tuer la bourse, tout du moins la profitabilité de ceux qui en fournissent les cotations … En effet, la société boursière étant payée sur les transactions menées à terme, il y a toujours plus de transactions qui seront in fine annulées, donc ne rapportent rien tout en ayant nécessité du matériel et de la bande passante.

La société Nanex, spécialisé dans le développement d'outils financiers fournit tout un ensemble d’études du marché boursier de New-York qui explique et corrobore ce phénomène.

Elle publie le graphique suivant qui représente la quantité moyenne de cotations ayant été nécessaires pour effectuer une transaction d’une valeur de 10000$ :

local/cache-vignettes/L600xH396/2007010120118ed7-d20c0.png

Horizontalement, l’échelle donne l’heure de cotation (de 9H30 à 16H00 à New York). Verticalement, il s’agit du nombre moyen de cotations nécessaires pour générer 10000 $ de transaction. La coloration arc-en-ciel donne la date, du violet pour le plus ancien (1er janvier 2007) au rouge pour le plus récent (14 septembre 2011). Pour établir ce graphique, Nanex a compilé 535 milliards de cotations pour 35 milliards de transactions, sur une durée de 1172 jours de marchés ouvert.

La lecture du graphique permet de s’apercevoir qu’alors qu’en 2007 il fallait entre 5 et 6 cotations pour réaliser une transaction, il en faut maintenant plus de 50, et la densité du graphique en zone rouge montrant lui-même que le phénomène est en augmentation rapide. C’est un signe clair que le système est en train de déraper : Toujours plus de cotations pour autant voire moins de transactions.

Afin de maintenir le volume des échanges - donc leurs finances - les sociétés de bourse sont forcées à augmenter en permanence les capacités en cotations par secondes, qui sont saturées immédiatement sans avoir donné lieu à une augmentation des transactions.

Mais il y a pire : des opérateurs ont déjà testé des algorithmes qui permettent de faire disjoncter les serveurs de cotations par une forme d'attaque par déni de service, en saturant de requêtes de cotations. Cela jette les prémisses d’une guerre boursière, par ordinateur interposé – mais c’est une autre histoire que l'on peut lire en Anglais dans le texte, dans cet autre rapport de Nanex - Overloading the US stock market.

Il y a un an et demi, l'économiste Frederic Lordon proposait dans les colonnes du monde diplomatique : "Et si on fermait la bourse ?". Récemment, l'économiste et anthropologue Paul Jorion a complété cette proposition. "Pas la peine, les ordinateurs s'en chargent !" Ces deux économistes hétérodoxes, qui ont déjà démontré un certain talent analytique vont-ils une fois encore avoir raison ? L'avenir nous le dira, et j'ai l'impression qu'il nous le dira bien vite.

Références :

Frédéric Lordon - Et si on fermait la bourse ?

Paul Jorion – Faut-il fermer la bourse ? Pas la peine, les ordinateurs s’en chargent !

Nanex - And to anyone who might say : "To my knowledge there's been no proof shown that high-frequency trading has been detrimental.", we'd like to submit this paper as Exhibit A. Et à toute personne qui prétends : “A ma connaissance il n’y a aucune preuve qui démontre que le marché à haute fréquence est préjudiciable”, nous aimerions lui soumettre ce papier comme « Pièce A ».

Nanex - Overloading the US Stock Market. Surcharger le marché boursier US. L'illustration "nuke button" est tiré de cet article.

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 14:32

Agoravox - 19 Septembre

 

Une étoile va-t-elle bientôt disparaître du drapeau Européen ?  La solidarité à ses limites… 68% des français réfractaires à une nouvelle aide à la Grèce … À la fin de l’année 2010, il y a moins d’un an, presque 70% des français étaient d’accord pour aider les grecs. En juin 2011 nous étions encore près de 60%. Nous sommes aujourd’hui presque le même pourcentage à avoir une idée totalement contraire. Apparemment cette situation se confirme un  peu partout dans les autres pays européens de la zone euro. Pourquoi ce revirement soudain ?

Le montant de la dette Grecque était estimé à 300 milliards d’euros fin 2010. En 2011, elle devrait gonfler très sensiblement pour atteindre des sommets. 

Pour faire face, les grecs doivent trouver entre 10 et 20 milliards d’euros, tout de suite… mais beaucoup plus, très rapidement et avant la fin de l’année…

Si les français et les autres pays européens de la zone euro n’aident plus la Grèce, que va-t-il se passer ? La Grèce va tout simplement faire faillite et les dettes devraient être rayées d’un coup de plume… 

Mais est-ce aussi facile que ça ? Et après, que va-t-il se passer, pour la Grèce, mais aussi pour la zone euro toute entière ?

Jutta Urpilainen, la ministre Finlandaise des finances est très ferme, plus de prêts sans garanties, mais quoi comme garanties ? Des promesses ça ne marche plus, il faut du concret. Des hypothèques sur les biens de l’état grec ? Je crains qu’il faille passer en deuxième, voire en troisième position ! Des garanties sur les biens des particuliers, et sur ceux des entreprises ?

Après il ne restera pas grand-chose, sauf peut-être une garantie sur tous les avoirs des grecs dans le monde. Là, il y aurait peut-être de quoi se caller une dent et même deux.

Les ministres des Finances de la zone euro, réunis à Wroclaw, en Pologne, renâclent dur. Ils n'ont pas avancé d’un pouce sur la concrétisation d’un éventuel second plan d'aide de 150 milliards d'euros prévu d’accorder à la Grèce. 

Par contre, et là c’est peut-être un signe, poussés par le FMI de madame Lagarde, ils ont très avancé sur le projet de recapitalisation des banques Européennes. Et si les Européens étaient tout simplement en train de lâcher les grecs. Préparent-ils le terrain, en renforçant les banques qui devraient faire face à une attaque en règle des spéculateurs ?

 Je sais, vous allez encore dire que c’est pas juste, que c’est pas de la faute du peuple grec, que ça retombe sur les plus vulnérables, et… . Si la Grèce se retrouve dans cette situation, n’est-ce pas à cause des grecs, de tous les grecs ? Bien sûr on va incriminer les gouvernements successifs, mais la Grèce est un pays démocratique, il revenait donc aux grecs et à l’opposition de faire le ménage.  Croire au Père-Noël, ça ne peut pas toujours durer, dépenser plus qu’on ne gagne, il arrive un moment où ce n’est plus possible. 

Attention à la chute : pour les grecs, c’est l’heure, et pour d’autres, l’échéance n’est pas loin…

Et pour les banques françaises qui sont très engagées dans ce pays ? Leurs difficultés vont-elles se répercuter sur la France et les français ? 

Si une telle situation se présentait en France, comment réagirions-nous ? Les Français et toutes les personnes vivants sur le sol de France ou ayant des intérêts en France, seraient-elles prêtes à accepter une hypothèque sur leurs biens, quels qu’ils soient ? Les français possédant des biens à l’étranger seraient-ils d’accords pour participer ?

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 14:29

Agoravox - 16 Septembre

 

C’est un feuilleton les plus incroyables mais aussi l’un des plus significatifs de la construction européenne : la tentative de Monsanto d’imposer la commercialisation de ses produits à des Etats qui ne le souhaitent pas, avec l’appui des institutions européennes. Nouvel épisode.

Une méfiance légitime

Aujourd’hui, les autorités publiques en Europe suivent globalement leur population dans leur réticence à l’égard des OGM. Même s’il est vrai que les problématiques actuelles de manque de nourriture pour la planète imposent de ne pas se fermer à un progrès scientifique qui a permis au monde de considérablement augmenter sa production agricole, la prudence des gouvernements européens est parfaitement compréhensible sur ce sujet.

En effet, les Organismes Génétiquement Modifiés posent un double problème. Le premier est leur innocuité. Leurs partisans ont tendance à inverser la demande de la preuve en soulignant que leur dangerosité n’a pas été prouvée. Cependant, pour ce qui est de la sûreté alimentaire, il n’est pas difficile de comprendre que c’est bien la preuve de l’innocuité qui doit être apportée, naturellement après une assez longue période pour éviter d’affronter de fâcheuses conséquences à l’avenir.

Les Organismes Génétiquement Modifiées ne sont pas comme les croisements d’espèces existantes, sûres, mais des produits nouveaux qui exigent une certification beaucoup plus prudente, d’autant plus que les phénomènes de pollinisation ont tendance à faire proliférer ces nouvelles espèces avec des conséquences que nous maîtrisons mal. En outre, il ne faut pas oublier que ces OGM sont en général des vaches à lait financières pour les groupes qui les produisent.

Une Europe profondément antidémocratique

En effet, Monsanto a vu son chiffre d’affaire et ses bénéfices exploser avec le lancement de ces produits. En ne permettant pas aux agriculteurs d’utiliser une partie de la récolte pour planter l’année suivante, il s’agit d’un immense jackpot financier. Du coup, il est bien évident que la perspective de profits colossaux amène à porter un regard très critique sur les promesses du groupe étasunien… Leur parole ne peut pas être prise pour argent comptant, tant leur semence en rapporte, de l’argent.

Dans ce contexte, il est assez incroyable que les institutions européennes fassent autant d’effort pour essayer d’imposer la commercialisation des semences Monsanto aux pays européens qui ne le souhaitent pas. Elles utilisent toutes les ficelles les moins démocratiques des traités européens pour le faire. C’est ainsi que la Commission a récemment tenté de faire passer un texte qui n’a du son rejet qu’au fait que plus des deux tiers des voix s’y sont opposées.

En clair, si seulement 65% des voix l’avaient fait, Monsanto aurait gagné. Mais cet échec n’a pas refroidi l’entreprise qui essaie désormais de passer par la Cour de Justice Européenne pour imposer la commercialisation de ses produits aux Etats réticents. Le dernier rebondissement de cette affaire pourrait par conséquent remettre en cause le moratoire français, qui a pourtant été le fruit d’une décision démocratique, soutenue par la majorité.

Ah, elle est belle cette Europe ! Comment croire les fédéralistes qui nous promettent plus de démocratie quand on constate ce que ce dédale bureaucratique et antidémocratique fait : l’Europe pourrait bien imposer par la force la commercialisation des produits Monsanto contre la volonté de 80% des Etats.

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