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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 15:36

 

 

 

 

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Comprendre la dette
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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 14:57

La centrale de Tchernobyl et son sarcophage, le 24 février 2011 (Gleb Garanich/Reuters).

C'est officiellement la fin du long épilogue entourant le fameux nuage radioactif de Tchernobyl en France. Enfin, du moins, la fin que l'Etat souhaiterait nous faire accepter comme vérité historique. Après dix ans de lutte judiciaire, c'est la désillusion de troppour l'Association française des malades de la thyroïde (AFMT) et la Criirad. Les associations se pourvoiront en cassation, et, en dernier recours, nous ne pourrons que saisir la Cour européenne des droits de l'homme.

Alors que le procès du professeur Pierre Pellerin (seul responsable désigné de ce célèbre mensonge d'Etat) finit par un non-lieu, il convient de s'intéresser de près à cet évènement majeur disculpant l'énergie nucléaire et les méfaits de la radioactivité, pourtant bien connus. Ce procès devait faire date, mais l'Histoire ne retiendra qu'une chose : là où s'implante le nucléaire, la démocratie s'efface.

Une réaction française bien différente de celles de nos voisins

Si j'ai créé la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad), c'est bien parce que j'ai pu constater – en tant que scientifique – que les retombées radioactives étaient bien plus lourdes que ne l'avançait l'Etat français, et dépassaient les normes fixées par l'Union européenne.

En Europe, la France a fait figure d'exception, sûrement parce qu'en avril 1986, 23 réacteurs nucléaires étaient en construction, ou en projet de construction.

Alors que nos voisins ont interdit la consommation d'aliments contaminés aux populations les plus vulnérables, alors que le mois d'avril connaissait une météo propice à la fixation des retombées radioactives (bruines et brouillards), alors que la production laitière battait son plein…

L'Etat français n'a rien fait pour protéger les premières victimes de ce mensonge : les enfants en bas âge. Si ceux-ci n'avaient pas consommé d'aliments contaminés et avaient été confinés chez eux, ils seraient aujourd'hui en parfaite santé.

Simulacre de procès, influence de l'oligarchie nucléaire

En 2006, pourtant, une étude épidémiologique de l'Institut national de veille sanitaire (INVS) aurait dû tous nous rassurer. Mais quand on s'intéresse de près à ce document, avec un œil d'expert, on remarque que la méthode employée n'est pas valide : l'espace de temps utilisé par l'étude est trop court et le questionnaire employé insignifiant.

En réponse à cette étude déclarée officielle, et dans le cadre du procès Pellerin, la juge Bertella-Geoffroy a mandaté les professeurs Pierre-Marie Bras et Gilbert Mouthon afin de vérifier si l'on pouvait démontrer un lien de cause à effet entre le nuage radioactif et l'augmentation des troubles thyroïdiens.

Cette étude a pu s'effectuer grâce au travail réalisé par le premier et seul endocrinologue installé en Corse (le docteur Fauconnier, que la France entière devrait saluer), qui a permis de comparer les troubles avant et après le 24 avril 1986. Sur un échantillonnage de 2096 dossiers, ce rapport, révélé en août dernier a démontré une hausse de 44% à 100% des troubles thyroïdiens après le passage du nuage radioactif.

La Corse va lancer une vraie étude épidémiologique

Mais voilà, la cour d'assises ne s'est que contentée de suivre les recommandations du ministère public, qui estimait en mars dernier que les scientifiques n'avaient mis en évidence aucune conséquence sanitaire mesurable. Selon une source proche du dossier, le rapport d'août dernier n'a été ni étudié, ni pris en considération par le magistrat qui a rendu la décision de mercredi.

Rien de bien étonnant, puisque la juge Bertella-Geoffroy avait été dessaisie de son travail sur Tchernobyl quatre jours après la catastrophe de Fukushima et quinze jours avant le renvoi du procès de mercredi. Inquiétant. La population corse rejette ces conclusions, et l'Assemblée territoriale corse s'apprête à débloquer le mois prochain 400 000 euros pour lancer un appel d'offre afin de réaliser une véritable étude épidémiologique.

Au Japon, mères inquiètes, médecins écœurés

L'Etat japonais est allé loin dans le cynisme pour éviter l'affolement de la population : les pastilles d'iodure de potassium qui évitent la fixation d'iode radioactif sur la thyroïde n'ont pas été distribuées automatiquement à tous ceux qui auraient dû en prendre.

Face à des autorités empêtrées dans des déclarations douteuses et minimisant l'impact réel des retombées de Fukushima, des mères inquiètes, des médecins écœurés par la désinformation et de jeunes militants s'engagent pour contrer la fatalité qui leur est imposée.

Tout comme dans le cas français, l'Etat n'a pas souhaité indemniser les agriculteurs afin de les dissuader de revendre leur production contaminée. La radioactivité se retrouve ainsi dans la chaîne alimentaire, sans qu'aucun contrôle sérieux ne soit effectué.

Des bénévoles japonais en formation en France

Avec le soutien technique de la Criirad (qui a notamment effectué un don de matériel à hauteur de 10 000 euros), une équipe de bénévole japonais est venu suivre une formation de quatre jours en France, afin d'être formés dans le domaine des techniques de mesure de contamination et de radioprotection. En effet, les autorités japonaises ont effectué une évacuation forcée dans un périmètre trop restreint et n'offrent aucune possibilité de relogement à ceux qui vivent dans des zones pourtant bien contaminées.

Regroupés au sein du CRMS (Citizen's Radioactivity Measuring Station) les militants du « Projet 47 » (du nom des 47 préfectures japonaises) et le Réseau citoyen pour sauver les enfants de Fukushima cherchent à collecter des fonds pour acheter du matériel de détection. Leur but principal est de minimiser l'exposition des habitants de la préfecture de Fukushima jusqu'à leur évacuation des zones contaminées en avril prochain (début de l'année fiscale et scolaire au Japon).

Encore une fois, le cynisme des autorités empêchera de parvenir à la création d'une véritable étude épidémiologique, à partir de laquelle nous pourrions tirer des enseignements primordiaux en cas de nouvelle catastrophe nucléaire. L'Histoire se répète…

Photo : la centrale de Tchernobyl et son sarcophage, le 24 février 2011 (Gleb Garanich/Reuters).

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 14:53

Le procès des 60 Faucheuses et Faucheurs de la vigne OGM de l'INRA en 2010 aura lieu à Colmar les 28, 29, 30 septembre 2011.
Au programme : Procès, manifestations, informations diverses, dégustations vins sans OGM.
Nous affrétons un bus au départ de Nîmes (gare routière) le mardi 27 septembre départ à 23h.
Arrivée à Colmar à 7h30
Retour le mercredi 28 septembre départ à 19h30
Arrivée à Nîmes à 4h00.
Participation aux frais entre 40 à 50 euros, le prix ne doit pas être un frein pour les volontaires désargentés (caisse de solidarité).
Ceux qui ne peuvent s'y rendre mais soutiennent peuvent faire un geste financier.
Inscriptions avec vos noms et coordonnées téléphoniques. Réservez vos places car les inscriptions seront effectuées par ordre chronologique.

Nous comptons sur vous !

  
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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 14:08

http://www.rue89.com/2011/09/09/au-coeur-de-la-censure-un-webdocumentaire-rsf-et-rue89-221224

 

Chaque jour, combien de journalistes subissent une entrave à leur métier ? Combien meurent dans l'exercice de leur fonction ou sont injustement emprisonnés ?

La censure de l'information est une réalité quotidienne au Mexique, en République démocratique du Congo, en Russie, en Iran comme en Chine. Cinq nations où le silence médiatique fait force de loi, par le muselage systématique des canaux de l'information. La censure s'y opère par des voies spécifiques à chaque pays : presse mexicaine, radio africaine, TV russe, Internet iranien et chinois y subissent de graves atteintes à leur liberté d'expression.

Ce webdocumentaire de 45 minutes s'articule en cinq parties (une par pays, déclinées en trois sous- parties) et propose pour chacune éclairages et liens complémentaires. Ces quinze modules photo-vidéo-son exposent la réalité de l'omerta médiatique dans ces cinq pays.

Pour chacun, le point de vue des censeurs, des journalistes comme des citoyens est abordé, sous forme de témoignages de journalistes en exil ou de victimes, de données chiffrées et de récits multimédias montés.

A chaque pays, sa problématique :

  • assassinats au Mexique et en RDC,
  • violences et intimidations en Russie,
  • exil et emprisonnement abusifs en Iran,
  • verrouillage d'Internet et condamnation de cyberdissidents en Chine.

Etats et mafias locales ont tout pouvoir dans ces nations d'où il devient extrêmement difficile de rapporter une information fiable.

La France, 44e en matière de liberté de la presse

A l'heure où Reporters sans frontières classe la France en 44e position en matière de liberté de la presse, l'éclairage porté sur ces cinq pays fait sens : qu'en serait-il de notre accès à l'information si nos propres médias subissaient une telle censure ?

Au Mexique, les assassinats de journalistes sont systématiques. Plus d'une centaine y ont disparu ou trouvé la mort depuis 2000. Avec plus de 15 000 morts violentes en 2010, le pays se classe 136e sur 179e au palmarès Reporters sans frontières des pires nations en terme d'atteintes à la liberté d'expression. En témoigne le meurtre en plein reportage du journaliste américain Brad Will : cette exécution, filmée en direct, est un exemple du genre.

En République démocratique du Congo, les journalistes sont victimes des milices, de l'état et du silence de l'ONU. Malgré la fin officielle des combats, l'est de la RDC est encore le théâtre de nombreuses violences. Cibles privilégiées, les journalistes ne peuvent compter sur aucune protection. Didace Namujimbo, journaliste à Radio Okapi, a été assassiné en 2008. Depuis son exil en France, son frère, également journaliste, raconte les menaces et l'isolement que doivent affronter ses confrères encore sur place.

En Russie, depuis l'arrivée de Poutine au pouvoir en 2000, la pression qui pèse sur les journalistes s'est considérablement accrue. En ligne de mire, les journalistes de télévision, même si les autres médias ne sont pas épargnés : l'assassinat en 2006 d'Anna Politkovskaia, journaliste à Novaia Gazeta, est devenu l'emblème de cette impunité. Certains sujets journalistiques restent tabous comme la guerre en Tchétchénie. Les médias subissent un contrôle d'état insidieux, direct ou via des entreprises que possèdent les potentats locaux. La liberté d'expression se cherche du côté d'Internet qui laisse entrevoir une petite marge de manœuvre.

En Iran, depuis l'échec de la Révolution verte du printemps 2009, une terrible répression s'exerce envers les manifestants, les opposants politiques et les journalistes. Plus de cinquante journalistes iraniens ont dû fuir leur pays, le plus grand exode depuis la Révolution islamique de 1979. Les correspondants étrangers ont été expulsés et travaillent depuis Beyrouth. Grâce aux net-citoyens, photos et vidéos circulent et traversent les frontières. Le gouvernement, conscient de la menace, a formé une « cyber-armée » chargée d'infiltrer les réseaux sociaux et d'identifier les blogueurs. Malgré les risques, dont celui de la peine de mort, la blogosphère iranienne reste l'une des plus dynamiques du monde. La cyber-guerre a commencé.

En Chine, les autorités on fait du contrôle d'Internet une de leurs priorités : 30 000 cyber-policiers veillent sur les informations mises en ligne. En 2010, 77 Net-citoyens, souvent créateurs de blogs, étaient emprisonnés. D'autres sont assignés à résidence, sans moyen de communiquer. Malgré les contrôles, Internet s'impose comme le vecteur principal des débats sociaux. Internautes et blogueurs parviennent parfois à déjouer la censure.

Equipe et réalisation

Stage et atelier de production réalisés à l'Ecole des Métiers de l'Information (EMI) en partenariat avec :

  • Reporters sans frontières,
  • Honkytonk,
  • Rue89
  • l'AFP.

Sous la direction pédagogique et de production de :

  • Wilfrid Estève,
  • Gérald Holubowicz,
  • Guillaume Urjewicz.

Les auteurs :

  • Marco Astolfi,
  • Cyril Bitton,
  • Sabine Chevrier,
  • Olivier Danrey,
  • Laurence Dupont,
  • Gaëlle Girard-Marchandise,
  • Franck Henry,
  • Julie Mayer,
  • Elodie Ratsimbazafy,
  • Bénédicte Topuz,
  • Olivier Touron,
  • Antoine Veteau,
  • Raquel Villaécija Ruiz.

Remerciements  :

  • Cédric Delport (Woow),
  • Maria Gemayel (Honkytonk),
  • Marc Mentré (Emi),
  • Jean Stern (Emi).

Ainsi qu'aux personnes interviewées :

  • Iran (L.Morillon, K.Ramezani),
  • Chine (journaliste),
  • RDC (P.Moreira, D.Namujimbo, T.Tshivuadi),
  • Russie (A.Kabikova, D.Velibokova).
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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 13:38

Marianne- Roland Hureaux - chroniqueur associé | Jeudi 8 Septembre 2011 à 18:01

 

Roland Hureaux s'insurge de la réception à l'Elysée, le 11 septembre, du président rwandais Paul Kagame, qu'il juge comme l'un des plus odieux criminels de l’histoire du XXe siècle et du XXIe naissant. Notre chroniqueur associé étaye son accusation en donnant sa vérité sur le génocide de 1994.



A quand l’inculpation de l’actuel président rwandais pour crimes contre l’humanité ? Imaginons que Hitler, responsable du massacre de 6 millions de juifs, ait réussi à faire croire à l’opinion mondiale et à la postérité, par une habile politique de communication, que c’étaient les juifs qui avaient commis le génocide et lui qui y avait mis fin et puni les coupables. Monstrueux ?

C’est pourtant ce qui s’est, à peu près, passé au Rwanda entre 1990 et 2005. Paul Kagame, l’homme que le président Sarkozy s’apprête à recevoir à l’Elysée le 12 septembre prochain est un des plus odieux criminels de l’histoire du XXe siècle – et du XXIe naissant.

Pour comprendre les événements complexes qui constituent la toile de fond de cette tragédie, rappelons qu’au Rwanda (comme au Burundi), les Tutsis représentaient 10 % de la population, le Hutus 90 %. Moins que deux tribus, il s’agissait de deux castes : une minorité guerrière et pastorale qui dominait depuis le Moyen-âge une majorité cultivatrice, laquelle a pris le pouvoir à l’indépendance en 1962.

Le président Habyarimana, qui n’était ni meilleur ni pire que le reste des dirigeants africains, soutenu par la France, s’appuyait sur la majorité hutu. Un groupe d’exilés tutsi, dirigé par Paul Kagame, ayant entrepris à partir de l’Ouganda, de reconquérir le pouvoir (1). Ceux qui défendent une thèse différente, telle Colette Braeckmann, Histoire d’un génocide, 1996, ont pour la plupart révisé leur position, au bénéfice de la minorité, entre dans le pays à partir de 1990, et s’approche de la capitale, Kigali, en 1994.

C’est à ce moment que commencent les massacres de masse. Tout le monde connaît le « génocide » d’avril–mai 1994 lequel, selon la version désormais consacrée, aurait été commis par les Hutus à l’intérieur du Rwanda et eu pour victimes près d’un million de Tutsis. Ce génocide aurait pris fin à la prise de pouvoir par le Tutsi Kagame, arrivé comme un sauveur. Or il faut savoir au sujet de ce premier massacre :

  • Qu’il a fait sans doute plus de victimes hutus que tutsis ;
  • Que, pendant la guerre civile consécutive à l’invasion du Rwanda en 1990 et surtout en 1994, des massacres de masse ont eu lieu des deux côtés de la ligne de front entre Hutus et Tutsis ;
  • Que les plus grands massacres de 1994 ont été déclenchés par l’attentat contre les présidents hutus du Rwanda et du Burundi commis le 6 avril 1994 et dont, selon les investigations du juge Bruguière – et d’autres, la responsabilité incombe à Kagame. Il a fallu un singulier aveuglement de l’opinion internationale pour attribuer sur le moment cet attentat commis contre deux personnalités hutues à des Hutus !
  • Que les massacres commis contre les Tutsis, l’ont été en raison de l’affolement de la population hutu qui savait que l’armée du FPR (tutsie, dirigée par Kagame), à mesure qu’elle pénétrait dans le Rwanda, procédait à des massacres de Hutus ;
  • Que c’est en toute connaissance de cause que, tout à sa faim de pouvoir, Kagame a ainsi sacrifié les Tutsis de l’intérieur, côté hutu de la ligne de front - en envahissant le pays et en y commettant des massacres ; il n’avait d’ailleurs que le plus grand mépris pour ses congénères qui avaient accepté de courber l’échine devant le pouvoir hutu ;
  • Que, selon une technique expérimentée quelques années plus tôt en Ouganda, il est même arrivé à Kagame de massacrer tous les habitants d’une région et d’inviter ensuite la presse internationale, toujours naïve, à contempler des méfaits qu’il imputait à son adversaire ;
  • Qu’en tout état de cause, rien de tout cela ne serait arrivé si Kagame n’avait entrepris, avec l’aide de l’Ouganda et des Anglo-Saxons de reconquérir le Rwanda pour y établir le pouvoir d’une minorité tutsie exilée (50 000 personnes à peine pur une population de 8 millions d’habitants), et, pour cela, de renverser un pouvoir hutu lequel, même s’il n’était pas parfait, représentait, lui, la grande majorité de la population.

Réception plus honteuse que celle de Kadhafi en 2007

Parfaitement illégitime, cette entreprise de conquête est la cause finale de tous les massacres intervenus à partir de 1994. Largement responsable, quoique pas toujours directement, du premier massacre, Kagame l’est directement du second commis au Kivu et dans le reste du Congo – Kinshasa au cours des années qui ont suivi et dont le nombre de victimes s’élève, selon un rapport confidentiel du Haut-Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies à 4 millions.

Car, après avoir pris le pouvoir à Kigali, capitale du Rwanda, Kagame a envoyé son armée dans la province congolaise limitrophe du Kivu pour y massacrer systématiquement le million de réfugiés hutus qui y avaient fui le nouveau régime ; ces réfugiés furent qualifiés de « génocidaires », y compris les femmes et les enfants ; cette deuxième invasion, qui se produit en 1995-1996 a en outre fait plusieurs millions de victimes dans la population congolaise de la région.

Elle a permis à Kagame, de prendre, de fait, le contrôle des principales richesses minérales du Congo. Non seulement les alliés de Kagame (Etats-Unis, Royaume-Uni, Belgique, Israël, Afrique du Sud) l’ont aidé à remporter la victoire sur le terrain, la France n’ayant que le tort d’avoir lâché ses alliés hutus en 1993, à la suite des accords d’Arusha, mais ils l’ont aussi aidé a couvrir ses massacres par des mensonges, puisque le nouvel homme fort du Rwanda est allé jusqu’à accuser l’armée française, venue s’interposer entre les parties lors de l’opération Turquoise (été 1994) de complicité de génocide, une accusation qui ne résiste à aucun examen sérieux mais qui a cependant été reprise par les organes de presse les plus en vue en France et en Belgique.

Que Kagame ait une tête d’intellectuel a sans doute servi cette politique de communication dont il est, au moins autant que ses mentors, l’artisan diabolique. Voilà le personnage que Nicolas Sarkozy s’apprête à recevoir à l’Elysée : non seulement un des pires monstres de la fin du XXe siècle, mais aussi un ennemi de la France qui, non content de l’éliminer de la région des Grands Lacs, a chargé d’opprobre son armée, sans que le gouvernement français ait daigné la défendre contre ces accusations injustes.

Au moment où le président français ne songe qu’à sa réélection, une telle visite ne peut que le desservir. Alors que sa stratégie électorale commence par la consolidation de l’électorat traditionnel de la droite – les catholiques, les agriculteurs, cette visite ne manquera pas de lui aliéner le corps militaire, profondément humilié, qui, dans son ensemble, constitue lui aussi un des fondamentaux de la droite. Pour l’association France-Turquoise, recevoir Kagame revient pour la France à « brader l'honneur de ses soldats et à couvrir un tissu de mensonges. » Question : quels puissants motifs peuvent pousser Sarkozy à cette réception honteuse – encore plus que celle de Kadhafi en 2007 – contre son intérêt électoral le plus évident ?

(1) Cf. les ouvrages de Pierre Péan, Noires fureurs, blancs mensonges (2005) et Carnages (2010)
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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 13:33

Publié le 09-09-11 à 10:33    Modifié à 14:48     par Le Nouvel Observateur     10 réactions

Dès 1977, la revue médicale "Pratiques" dénonçait l'escroquerie sur la nature du Mediator. Comment Servier pouvait-il ignorer ce que des médecins écrivaient déjà noir sur blanc ? Par Anne Crignon.

Molécule du Mediator dans "Pratiques" de février 1977. (Scan "Pratiques" - DR) Molécule du Mediator dans "Pratiques" de février 1977. (Scan "Pratiques" - DR)

A l’hiver 1977,  "Pratiques ou les cahiers de la médecine utopique", la revue du Syndicat de la médecine générale, publie un article de trois pages sur une pilule inconnue nommée Mediator, présentée  comme une nouveauté. Nouveau, ce médicament ? Pas vraiment, à en croire les rédacteurs de "Pratiques" qui - déjà - flairent l’arnaque.

"Mediator nous a demandé dix ans de recherche", annonce le laboratoire Servier. A d’autres,  répliquent en substance les médecins de la revue : "Pourquoi Servier ne nous dit-il pas que son Mediator est, sur le plan chimique, un dérivé de l’amphétamine et un dérivé d’un autre produit de son laboratoire, l’anorexigène Pondéral ?",  écrivent-ils. En d’autres mots, c’est un coupe faim, et non pas un simple antidiabétique, dénoncent-ils plus de trente ans avant qu'éclate le scandale Servier.

 

L'article de la revue "Pratiques" de février 1977 intitulé : "les laboratoires Servier pour le Médiator" :

 

Et c’est cette vérité, dissimulée pendant trente ans, qui sera rétablie en 2008 par Irène Frachon au CHU de Brest, et ce malgré les mensonges réitérés du fabriquant.

Tout aussi stupéfiante, la clairvoyance du rédacteur de "Pratiques" qui redoute des complications sanitaires à venir : "Pour un  produit à vocation internationale qui se veut être prescrit des années en continu, écrit-il, il est indispensable que les prescripteurs soient prévenus de ce tout petit détail [le Mediator est une amphétamine et un coupe-faim: NDLR]. Pour mieux surveiller les réactions des malades par exemple. Les laboratoires Servier sont trop expérimentés en matière de lancement de produit pour ne pas y avoir pensé.  Alors… dissimulation volontaire ?"

Ainsi, la question à laquelle s’efforcent de répondre aujourd’hui trois juges d’instruction parisiens est posée dès 1977 par la revue on ne peut plus sérieuse d’un syndicat de généralistes.

Concernant la valeur thérapeutique du Mediator, "Pratiques" est tout aussi  sceptique. Le journal  incite les généralistes à ne pas se laisser embobiner par le baratin de Servier et ses longs argumentaires étayés de références biochimiques. "Ca fait sérieux ça fait honnête, poursuit le rédacteur. Mais il ne faut pas se laisser impressionner par la grandeur des mots. Les malades ne sont pas traités par des démonstrations chimiques, sur leur luxueux papier mais par des produits efficaces. "La revue estime que les généralistes ne disposent pas d’éléments nécessaires pour savoir si le médicament est efficace ou non. Et surtout, ils se méfient beaucoup d’un laboratoire  "champion de la promotion médicale,  c’est à dire de la publicité, de la relance postale, des courriers luxueux sur papier glacé, de la visite médicale". Servier est - déjà - en 1975 au premier rang parmi les laboratoires pour le budget alloué aux visiteurs médicaux. Et l’article de "Pratiques" s’achève ainsi : "Et dans quelques années,  quand on commencera à avoir un petit bout de vérité, ça en fera des millions de boites de Médiator vendues. Et avec cet argent, les laboratoires Servier auront bien vécu." CQFD.   

Anne Crignon - Le Nouvel Observateur

Exhumée par Irène Frachon, la parenté entre la structure chimique de l'amphétamine et celle du Mediator.
Exhumée par Irène Frachon, la parenté entre la structure chimique de l'amphétamine et celle du Mediator. (Irène Franchon - DR)
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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 13:28

Publié le 09-09-11 à 13:58    Modifié à 15:19     par Le Nouvel Observateur     

Dans Le Nouvel Observateur du 8 septembre, un grand dossier sur le président et ses flingueurs. Comment Nicolas Sarkozy élimine un à un ceux qui osent lui résister. Acte 2, par Véronique Groussard et Caroline Michel.

Alain Genestar, ancien directeur de la rédaction de "Paris-Match" (AFP) Alain Genestar, ancien directeur de la rédaction de "Paris-Match" (AFP)

(Lire l'intégralité du dossier "Sarkozy, le président flingueur" dans Le Nouvel Observateur du 8 septembre 2011).

> Le zapping du président

Alain Genestar s'apprête à lancer le quatorzième numéro de "Polka", ce bimestriel de photojournalisme qu'il a créé après son licenciement, en 2006, de "Paris Match". Le portfolio du Cartier-Bresson turc, Ara Güler, ou les saisissants clichés de Robert Clark sur le 11-Septembre ont ceci de reposant qu'ils ne lui vaudront pas l'ire de Nicolas Sarkozy.

Pas comme "la" photo de "Match", publiée en août 2005, où l'infidèle Cécilia était shootée avec son amant, le publicitaire Richard Attias. Dans "Expulsion" (Grasset), Genestar raconte le coup de fil qui s'ensuivit : "Il ne s'agissait pas d'une "engueulade", mais d'une menace glaçante sur mon avenir. [ ...] "Tu seras responsable d'un drame. Jamais je n'oublierai ce que tu as fait." Il faisait chaud et j'avais froid. "Promesse tenue. Sarkozy a armé, Arnaud Lagardère, propriétaire de "Match", a tiré.

Disgrâce présidentielle

Avec Genestar, Sarkozy a fait un exemple. Mesurer précisément l'impact de la disgrâce présidentielle dans un limogeage reste complexe. "Le JDD" période Jacques Espérandieu ne plaisait pas, c'est certain, à l'Elysée. Sur le plateau du site Arrêt sur images, l'ancien directeur de la rédaction raconte Sarkozy, l'énervement contre ce "journal d'opposition", et cette confidence d'un conseiller à un journaliste maison : "Votre patron, dans deux mois, il sera débarqué." Bien vu ! Mais, dans le même temps, Espérandieu s'était retrouvé hiérarchiquement coiffé par son ennemi intime, Christian de Villeneuve.

Impossible de jurer non plus que le président a "tué" Arlette Chabot, qui entretenait des relations tendues avec la rédaction de France Télévisions. Mais, en réclamant un autre interlocuteur lors des interviews présidentielles et en fustigeant violemment l'absence (fausse) d'émissions politiques, le chef de l'Etat l'a plombée.

Même chose pour Patrick Poivre d'Arvor, prêt à se draper dans la toge du martyr sarkozyste. L'assassinat le plus évident demeure celui du mode de nomination des patrons de l'audiovisuel public. En s'octroyant ce droit, Sarkozy a pu se débarrasser - en douceur - du duo Patrick de Carolis-Patrice Duhamel et de Jean-Paul Cluzel, respectivement dirigeants de France Télévisions et de Radio-France. Une exécution de plus, mais avec un silencieux.

Véronique Groussard – Le Nouvel Observateur

> Des patrons remerciés

Nicolas Sarkozy a beau en compter un certain nombre dans son entourage personnel, il peut se montrer impitoyable à l'endroit des patrons. Car le président a la rancune tenace. Prenez Anne Lauvergeon, ex-patronne d'Areva : sa chute a été scellée le jour où elle a refusé un maroquin ministériel. Le couperet a mis quatre ans à tomber, mais il a bel et bien fini par l'exécuter.

Voyez aussi Daniel Bouton, à la Société générale : le Château ne lui a jamais pardonné les trois jours qu'il avait mis avant d'avertir le chef de l'Etat du tsunami Kerviel. Certes, Bouton n'apparaissait pas franchement comme une victime innocente et pouvait être considéré comme fautif. Il n'empêche que le banquier avait été absous de ses fautes par ses pairs. Alors, il s'est accroché à son poste pendant un an. Mais Nicolas Sarkozy l'a gardé dans le collimateur. Et il a fini par obtenir sa démission.

Pour Charles Milhaud, ex-baron des Caisses d'Epargne, la sanction a été plus rapide. Deux jours après la découverte d'un trou de 752 millions d'euros, et la confidence furibarde faite par le chef de l'Etat, qui avait jugé cette perte "inacceptable" auprès de plusieurs journalistes, son conseil d'administration l'a congédié.

Alors Nicolas Sarkozy est-il un "tueur" lorsqu'il se mêle du monde des affaires ? Avec le sauvetage d'Alstom en 2004, l'ex-ministre de l'Economie avait découvert tout le bénéfice politique qu'il pouvait tirer d'une - bonne - action économique. Depuis, à cause des privatisations, les opportunités de s'illustrer pour le chef de l'Etat ne concernent plus qu'une poignée d'anciens monopoles publics (La Poste, la SNCF) et les domaines stratégiques de l'énergie (EDF, Areva) et de la Défense (EADS, Thales).

Implication personnelle du chef de l'Etat

Quel mal y aurait-il, après tout, à voir l'Etat actionnaire sanctionner les patrons qu'il emploie ? Comment s'étonner, par exemple, de l'éviction de France Télécom d'un Didier Lombard complètement dépassé ? Rien de bien neuf dans ce mode de gestion des patrons par rapport aux pratiques de ses prédécesseurs, Jacques Chirac ou François Mitterrand.

La vraie nouveauté du sarkozysme en affaires tient à l'implication personnelle du chef de l'Etat. Pour imposer ses décisions, le président n'hésite pas à ignorer les recommandations des comités de sélection internes, dont il a lui-même renforcé les pouvoirs en 2010. Ainsi, chez Areva, l'avis rendu par Jean-Cyril Spinetta, président du conseil de surveillance et membre dudit comité, en faveur de Lauvergeon est resté lettre morte.

Même Bercy, tutelle officielle des entreprises publiques, est relégué au rang de figurant. "En 2004, le choix de nommer Pierre Gadonneix à EDF avait été le fruit d'un arbitrage entre Matignon et Bercy", rappelle un syndicaliste de la maison. A-t-on entendu l'un ou l'autre s'élever contre son remplacement cinq ans plus tard ? "La prolongation de son mandat, ce n'est même pas la peine que Gadonneix y pense", répétait Sarkozy à ses proches.

Caroline Michel – Le Nouvel Observateur

09 09 11 Anne Lauvergeon
Anne Lauvergeon, ex-patronne d'Areva (AFP)
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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 13:13

LEMONDE.FR avec AFP | 08.09.11 | 21h26

 

L'alourdissement controversé de la taxation sur les complémentaires santé, mutuelles ou assureurs privés, a été adopté définitivement jeudi 8 septembre par le Parlement après un ultime vote du Sénat. Le Sénat a adopté par 170 voix contre 154, sans la modifier, cette mesure du plan de rigueur gouvernemental annoncé le 24 août, qui avait déjà été votée mercredi par l'Assemblée nationale.

Le taux de la Taxe spéciale sur les conventions d'assurance (TSCA) sur les "contrats solidaires et responsables", qui représentent désormais la quasi-totalité des contrats proposés par les complémentaires santé, va passer de 3,5 % à 7 %.

La gauche a vivement combattu cette disposition dont elle a demandé en vain la suppression et qu'elle considère comme "injuste" et "pénalisante pour les classes populaires et moyennes". Seule voix discordante à droite, le sénateur UMP Alain Fouché, qui avait déposé un amendement demandant l'annulation de cette hausse, l'a finalement retiré.

Cette taxation accrue va rapporter à l'Etat 100 millions d'euros dès 2011 puis 1,1 milliard en année pleine, selon les calculs du gouvernement. Le gouvernement fait valoir que ces contrats, qui bénéficiaient jusqu'ici d'une fiscalité dérogatoire, doivent être plus lourdement taxés puisqu'ils représentent environ 90 % des contrats santé.


La taxation des complémentaires santé devrait rapporter 1,1 milliard d'euros au gouvernement.

http://actualites.senego.com/les-mutuelles-ne-veulent-pas-etre-taxees

Les mutuelles ne veulent pas être taxées


La taxation des complémentaires santé devrait rapporter 1,1 milliard d’euros au gouvernement.AFP/JEAN-PIERRE MULLER

Plan anti-déficit ou pas, la taxe ne passe pas. Après les heures supplémentaires, les sodas, les cigarettes et les parcs d’attraction, les mutuelles entrent à leur tour dans le débat. Le monde mutualiste est très remonté contre les mesures d’austérité annoncées mercredi 24 août par François Fillon prévoyant d’alourdir la taxation des complémentaires santé.

Le gouvernement espère économiser 1,1 milliard d’euros en 2012 en doublant la taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA) appliquée aux « contrats solidaires et responsables », qu’il avait introduite en 2010 alors que ces contrats étaient auparavant exonérés. Ces contrats représentent la quasi-totalité de ceux proposés par les complémentaires santé. Ils seront désormais taxés à 7 % contre 3,5 % en 2010, selon le projet gouvernemental.

GROGNE OFFICIALISÉE

Les mutuelles ont demandé « solennellement » lundi au président Nicolas Sarkozy que soit abandonné le projet, dans une lettre au chef de l’Etat.

Le président de la Mutualité française, Etienne Caniard, souligne l’important accroissement, en l’espace de trois ans, de la fiscalité sur les complémentaires santé, en particulier sur les mutuelles, organismes à but non lucratif qui, il y a encore quelques années, n’étaient pas taxées. « Depuis 2008, les taxes frappant les organismes d’assurance-maladie complémentaires (…) ont été multipliées par vingt », insiste-t-il, passant en valeur absolue de 177 millions à 3,5 milliards.

« Cet alourdissement de la pression fiscale contraindra des familles modestes à renoncer, pour des raisons financières, à une couverture complémentaire santé ou, comme nous le constations déjà, à choisir des garanties beaucoup moins protectrices », écrit-il.

La critique est d’autant plus vive que la taxe survient au moment où les complémentaires santé sont sollicitées pour prendre en charge une partie des dépassements d’honoraires des médecins spécialistes de bloc opératoire.

RESTRICTION DE L’ACCÈS AUX SOINS

Les associations de consommateurs partagent le mécontentement et s’inquiètent également des répercussions que pouirraient avoir les directives gouvernementales sur les particuliers. Pour l’UFC-Que choisir, la taxation des mutuelles promet une « facture salée » aux usagers du système de santé. L’association critique une directive déséquilibrée et refuse « que la maîtrise des comptes publics soit réalisée au détriment des Français les plus fragiles, financièrement ou physiquement ».

Le plan d’austérité de François Fillon annonçait viser les plus hauts revenus. Pour Etienne Caniard, la taxe sur les complémentaires santé va concerner pas moins de 94 % de la population. « Ce n’est pas une taxe sur les mutuelles, c’est une taxe sur les Français ». En effet, à couverture égale, le contrat de complémentaire santé – dont le prix risque d’augmenter pour l’assuré, du fait de la taxation –, coûtera aussi cher pour un salarié moyen que pour une personne aisée.

Didier Tabuteau, responsable de la chaire santé à Sciences Po, considère que cette mesure aura « des effets préjudiciables à la santé publique » si le renchérissement du prix des contrats pousse les assurés les moins aisés à souscrire une couverture santé réduite. S’ils conservent les mêmes contrats, c’est leur pouvoir d’achat qui sera atteint.

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 23:18

spaanserevolutie

Cynicism

In March on Brussels on 8 September 2011 at 21:48

Tours, September 8
Day 45 of the March on Brussels. From Ste. Catherine, 30 km

Tent view

 

 

 

Dear people,

Near the bank of the river Loire I have been talking to a man from Tours. A Frenchman who wanted to practice his English, no kidding. He was very interested in our expedition, he wanted to know everything about our goals and methods, and he agreed that something should be done. But in the beginning, and in the end, he said, “it’s not possible.”

Jeanne d'Arc in the morning

I think that cynicism could be our worst enemy. This man has told me a bit about the French problems. About privatisation of health care for example, where hospitals become enterprises. About politicians governing in their own interest, about democracy being nothing more than an empty slogan, about all the people living on the streets and all the money spent on unnecessary infrastructure.

Everybody knows about these things, and almost everybody knows instinctively that something is not right, but only very few people are convinced that things can change.

Leaving Ste. Catherine

I was pretty cynical myself, not so long ago. But I was cured, hallelujah, the moment I entered the acampada in Sol, and saw with my own eyes what people are capable of creating through cooperation.

Public cynicism is bad, but what’s worse is when it enters in the group. I start to notice this these last few days. Sometimes it looks like people are no longer convinced that we can solve our internal problems, so we carry on, complaining about one and other, united only by the will to reach Brussels. It seems as though at the moment the whole is less than the sum of its parts.


All of us are raised with the values of the society we want to change, and this makes it extra difficult for us to step out of the dominant mentality and begin all over. It’s much easier for us to fall back in habit. And cynicism is part of that habit.

So today, we arrived in Tours, a city blessed by two rivers, the Chère and the Loire. In the assembly that we held here, we received a lesson. There were people present from various organisations which have been fighting for the rights of immigrants, for the right to housing, against police repression, against privatisation of water etc. They might not be a majority, but they have been active for years, against all odds.

Manifesto. Worth to read.

We have to learn from their perseverance. We have to look at ourselves and realise what we are capable of and what we have already achieved. Marching to Brussels is not enough. We have to be convinced of what we’re doing and saying.

In the end we are, I know that. There are always moments of doubt, but they come and go. This world is going to change. And if it’s not us humans who will change it, it will be nature. And nature knows no mercy.

The first thing we have to do is fight cynicism. The rest will naturally follow. Once people are convinced that change is really possible, that change will come about.

Camping in Tours

Assembly in Tours

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 14:47

Pêcheur du golfe de Bohai (163.com).

Aujourd'hui la Chine(De Pékin) Dimanche 4 septembre, la société pétrolière américaine ConocoPhillips a suspendu sur injonction des autorités les opérations d'extraction de brut sur le champ pétrolifère qu'elle exploitait dans le golfe de Bohai, au nord-est de la Chine, théâtre de la plus grande marée noire de l'histoire de la Chine.

Trois mois auparavant, le 4 juin, des fuites s'étaient déclarées sur l'une des plate-formes pétrolières. Ce champ pétrolier est exploité par la compagnie américaine, mais détenu à 51% par la société d'Etat chinoise China National Offshore Oil Corporation (Cnooc).

1Quelle est l'ampleur de la marée noire ?

Carte du golfe de Bohai (Wikimedia Commons/CC).Il est très difficile de connaître précisément l'étendue la marée noire. Le pétrole provient en effet de fuites souterraines survenues lors de forages effectuées par ConocoPhillips. Or celui-ci ne remonte pas en entier à la surface car il est en partie retenu sous l'eau par de la « boue de forage », un mélange d'argile d'eau et de produits chimiques extrêmement nocif pour l'environnement, qui a également été relâchée en masse.

L'étendue de la pollution est d'autant plus difficile à constater que le champ Penglai 19-3 se trouve à 43 miles nautiques (80 km) de la côte. Il n'est donc pas facile d'y accéder.

Pour toutes ces raisons, il n'y a pas eu pour le moment d'expertise indépendante. Mais les chiffres dont on dispose sont néanmoins inquiétants.

Selon ConocoPhillips, les fuites ont occasionné la dispersion dans la mer de Bohai d'une quantité de produits équivalente à 3 200 barils (512 m3), dont 700 de brut et 2 500 de boue de forage.

L'administration nationale des océans de Chine estime quant à elle que ce sont près de 5 500 km2, soit 7% de la mer de Bohai, qui sont touchés par la pollution.

Les côtes environnantes ont été largement touchées par la pollution. Même les plages de la grande ville portuaire de Qingdao ont été « colorées en noir », selon l'expression du Quotidien du peuple.

Plage de Qingdao (site du Quotidien du peuple).

Les pêcheurs et les aquaculteurs sont les premières victimes de la pollution. Pour le moment, seules 200 familles de deux comtés du Hebei se sont regroupées pour faire une estimation des pertes occasionnées.

Selon l'agence Xinhua, ces aquaculteurs, qui élèvent principalement des coquilles Saint-Jaques et des concombres de mer, ont perdu près de 70% de leur production. Les 30% restants sont plus petits qu'à la normale, et sont de toutes façons invendables car les consommateurs n'en veulent pas.

Quant aux dégâts environnementaux, ils sont difficilement mesurables dans l'immédiat, mais pour Li Yan, directrice de la campagne climat et énergie à Greenpeace Chine, « cela aura un impact non négligeable et de long terme sur l'écosystème de la mer de Bohai ». A l'heure actuelle, rien ne prouve que les fuites soient vraiment colmatées, précise l'activiste.

2Que s'est il passé ?

Comment cet accident s'est-il produit ? Selon ConocoPhillips, le problème provient du fait que le champ se trouve sur une faille sismique, qui s'est ouverte de façon « inattendue » lors d'un forage. Un accident que l'entreprise juge « extrêmement rare » et imprévisible.

Mais pour la plupart des experts, il s'agit bel et bien d'une erreur humaine. Les fuites auraient été causées par des forages mal préparés, qui auraient ruiné la stabilité des strates géologiques.

Résultat : selon Wen Zhenhe, chercheur à l'Institut de géologie marine de Qingdao interrogé par le Quotidien du peuple, le champ pétrolifère 19-3 de Penglai « ressemble à une tasse fêlée » menaçant de casser.

La semaine dernière, l'administration nationale des océans a suivi l'avis de ces experts, et a par conséquent ordonné l'arrêt de l'exploitation de ce gisement.

Le cas de ConocoPhillips est par ailleurs aggravé par sa gestion opaque de la crise, à commencer par le fait que l'accident n'a été révélé au public que le 1er juillet, soit 26 jours après la constatation des fuites.

D'autant que par la suite, l'exploitant a à deux reprises affirmé avoir repris entièrement le contrôle des fuites et nettoyé tous les dégâts, ce qui s'est avéré être totalement faux. « Ils n'ont pas été transparents, et le public a perdu toute confiance en ConocoPhillips », assure Li Yan.

Une crise de confiance qui a connu son apogée la semaine dernière, lorsqu'une personne se présentant comme un employé de l'entreprise a confirmé à un journaliste de CCTV que les déclarations de ConocoPhillips, qui affirmait avoir fini de nettoyer la marée noire, étaient tout bonnement des mensonges.

Mais ConocoPhillips n'est pas la seule en cause, et les autorités sont également l'objet de critiques, pour la lenteur avec laquelle elles ont réagi à cet accident.

3Comment ConocoPhillips va-t-elle s'en tirer ?

L'administration nationale des océans a annoncé qu'elle allait lancer une procédure en justice contre ConocoPhillips, pour obtenir des compensations pour la dégradation de l'environnement occasionnée par la marée noire.

Dans le Hebei, les 200 familles d'aquaculteurs ont obtenu l'aide de 30 avocats qui ont accepté de les représenter gratuitement pour obtenir des compensations. Mais ils doivent d'abord monter un dossier, ce qui prendra du temps, bien qu'ils soient également aidés par des ONG locales. Plusieurs de ces ONG réfléchissent à mener elles aussi des actions en justice.

De son côté, ConocoPhillips a annoncé aujourd'hui son intention de créer un fonds d'indemnisation, mais l'entreprise n'a pour le moment pas donné plus de détails.

Pour Li Yan, de Greenpeace :

« Le dénouement de cette affaire est extrêmement important, car je pense qu'elle constituera un précédent. Si dans ce genre de cas, la justice laisse les entreprises s'en tirer, alors elles continueront à opérer ainsi, n'hésitant pas à se mettre dans des situations risquées.

Nous devons mettre en place un cadre juridique précis, car il y a beaucoup d'autres plate-formes pétrolières en Chine, en mer de l'Est et en mer du Sud notamment, et je pense que cette fuite n'est ni la première, ni la dernière. »

La situation est en effet préoccupante, si l'on en croit un rapport gouvernemental sur la situation environnementale des océans publié en 2010, qui a recensé 718 accidents du genre entre 1998 et 2008. Au total, sur cette période, ce seraient 11 749 tonnes de pétrole qui auraient été déversées dans les mers chinoises.

Illustrations : pêcheur du golfe de Bohai (163.com) ; carte du golfe de Bohai (Wikimedia Commons/CC) ; plage de Qingdao (site du Quotidien du peuple).

En partenariat avec Aujourd'hui la Chine

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