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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 10:50

Publié le 17-09-11 à 18:19    Modifié à 18:22     par Le Nouvel Observateur avec AFP     

Plusieurs centaines de jeunes européens, dont de nombreux espagnols, doivent rejoindre Bruxelles pour une journée d'action le 15 octobre.

Les Indignés lors d'un rassemblement à Barcelone en août 2011 ALVARADO/EFE/SIPA Les Indignés lors d'un rassemblement à Barcelone en août 2011 ALVARADO/EFE/SIPA

Plusieurs centaines d'"indignés" ont commencé à manifester samedi 17 septembre après-midi à Paris au départ de la cité universitaire (XIVème) et en direction de la place de la Bastille (XIème), exprimant leur rejet du système capitaliste et prônant une révolution pacifique.

"Nous sommes un mouvement pacifique, citoyen, qui a envie de faire bouger les choses. On s'adresse au peuple et on lui demande de se réveiller", explique Pierre-Yves, 29 ans, qui a participé à l'organisation de la journée.

"On demande la paix"

Le cortège est parti vers 16h, derrière une banderole indiquant en espagnol: "Marcha popular a Bruxelas" ("Marche populaire vers Bruxelles"). Il réunit plusieurs groupes d'"indignés" européens, dont de nombreux Espagnols, venus à pied ou en voiture, et qui doivent rejoindre Bruxelles pour une journée d'action le 15 octobre.

"On demande la paix, la paix économique et morale", déclare Rafael, 39 ans, la barbe naissante et le pied droit meurtri par le voyage. A la tête d'une entreprise de peinture, il dit avoir dû licencier ses vingt salariés à cause de la crise économique et se retrouver lui aussi au chômage.

"J'ai décidé de porter à Bruxelles les voix de tous les gens victimes de la crise", explique-t-il.

"Paris, debout, soulève-toi"

Scandant "Paris, debout, soulève-toi" ou encore "petit à petit nous marchons vers Bruxelles", les manifestants devaient rejoindre la place de la Bastille en fin d'après-midi pour une assemblée populaire.

La mobilisation parisienne des "indignés" a débuté le 19 mai, faisant écho au mouvement de contestation spontané né le 15 mai à la Puerta del Sol à Madrid, les jeunes Espagnols exprimant leur ras-le-bol face à la crise économique et au chômage, qui touche près de la moitié des moins de 25 ans.

Le Nouvel Observateur - AFP

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 10:02

TV5

Avant de rejoindre Bruxelles, quelques centaines d'indignés européens ont manifesté à Paris samedi 17 septembre pour réclamer  « une réelle démocratie » et « la fin de la dictature financière ». Certains d'entre eux - entre 100 et 150 -  sont arrivés à pieds. Partis d'Espagne, ils marchent depuis des semaines. Plutôt jeunes, sac sur le dos, ils parcourent jusqu'à 30 km par jour, campent sur les places publiques et organisent des rassemblements populaires. Rencontre.

 

1. Avant de manifester dans les rues de Paris, les indignés européens se sont retrouvés à la Cîté internationale universitaire. 

 

 

Isabel avec sa tente et sa gamelle.

Des propos recueillis par Camille Sarret

17.09.2011Isabel 23 ans -  Espagnole de Valence en recherche d'emploi dans l'audio-visuel

« J'en ai assez du manque d'enthousiasme et du manque d'empathie générale. Les gens travaillent comme des robots. Ils ne voient pas plus loin que leur propre petite vie. L'argent est devenu plus important que les vies humaines. La classe politique et les médias nous mentent. Il est temps d'opérer un grand changement. C'est pour cela que je marche depuis le 8 août avec les indignés de Madrid.

On va d'une ville à l'autre en passant parfois par de petits villages. Le soir, on installe nos toiles de tentes sur la place centrale. Parfois le maire tente de nous faire décamper mais la plupart du temps, nous sommes bien accueillis. Les gens nous donnent à manger, nous apporter de l'eau et nous offre même des vêtements plus chauds avec l'arrivée de l'autonome. Et nous, nous distribuons des tracts, organisons des débats publics. En ce moment, ma phrase préférée, c'est "on va lentement parce qu'on va loin". J'ai vraiment le sentiment de participer à un mouvement historique, révolutionnaire. »
Vincent, 36 ans - Français de Bayonne, artiste

« Depuis longtemps, j'essaie de convaincre mon entourage que notre société va droit dans le mur. Alors dès que j'ai vu qu'un changement de fond était en train d'émerger en Espagne, je m'y suis intéressé. Apprenant sur Internet que des indignés de Madrid passaient par Bayonne, je les ai rejoints et marche avec eux depuis un mois. J'ai l'impression qu'on n'est qu'au début du mouvement. Après Paris, il y aura Bruxelles et d'autres villes encore. C'est un mouvement de fond qui réclame de manière pacifiste un changement radical. Après l'expérimentation de l'individualisme, de la concurrence effrénée et du règne du plus fort, il est temps de construire autre chose en inversant les valeurs sociales. »
Quand la fatigue la gagne après plusieurs jours de marche, Amandine fait du stop pour suivre les indignés.
Amandine, 26 ans - Française de Dijon, en formation coiffeuse

« Dès que j'ai rencontré des indignés de Barcelone après les avoir encouragés à passer par Dijon, je me suis identifiée à leur mouvement. Mes proches sont de plus en plus nombreux à vouloir  voter Marine Le Pen [présidente du Front national, le parti d'extrême droite français,ndlr] à  la présidentielle. Moi je sais que ce n'est pas la solution. Je trouve que les gens sont défaitistes, pessimistes, blasés. On ne sait plus vivre en communauté. On ne tolère plus rien. Avec les indignés, je retrouve de l'entraide et de l'affection. »
Refusant le terme d'indigné, Enrique se définit comme un activiste des droits de l'homme.
Enrique, 32 ans. Espagnole de Barcelone, DJ.

« Depuis quatre ans, je vis sans logement fixe sans rien posséder. C'est un choix personnel. Je ne veux plus faire parti du système capitaliste actuel. A Madrid, j'ai participé aux forums qui invitaient les citoyens à faire des propositions de réformes dans le domaine de la santé, de l'éducation, de l'agriculture. On a tout mis en commun le 25 juillet et le lendemain on a lancé la grande marche jusqu'à Bruxelles pour montrer qu'au-delà des frontières nous partageons les mêmes problèmes : le chômage des jeunes, les banques qui accumulent de l'argent, des hommes politiques qui ne font pas ce qu'ils disent. Il est temps de remodeler la démocratie, de redonner aux citoyens le pouvoir de décider, de remettre le système financier sus la tutelle du pouvoir politique. »

 

Les indignés se préparant à manifester...

2. L'ampleur du mouvement reste limité. Quelques centaines de personnes étaient au rendez-vous.
Photo : Camille Sarret

 

 

 

5. A la pause déjeuner, une grande cantine s'est mise en place.  

 

 

8. Après Paris, les marcheurs ont pour objectif d'atteindre Bruxelles où siège le parlement européen. 

Photo : Camille Sarret

8. Après Paris, les marcheurs ont pour objectif d'atteindre Bruxelles où siège le parlement européen.

 

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 00:04

spaanserevolutie

Banana Republic

In March on Brussels on 17 September 2011 at 23:59

Paris, September 17

Day 54 of the March on Brussels. From Bagneux, 7 km.

 

Dear people,

 

The evening before we marched into Paris was like a high school reunion party. Under a dome of blue lights our camp was invaded by familiar faces. Almost all of them were people who participated in the earlier stages of the march, but who couldn’t come along because of personal or professional obligations. “We’ll meet you in Paris”, they said. And here they are. Our march is complete.

 

"It's love, and they call it revolution"

 

 

At breakfast one of our comrades went around painting red hearts on people’s hands, to be waved at bystanders and police. Immediately, a counter alternative was born. The skulls. To differentiate themselves from the love-peace-and-harmony faction, other people started painting skulls and bones on the palms of their hands. There was also an ‘Italian’ with us, who carried both symbols, just to be sure. All the adherences have been diligently noted by the Intelligence commission.

It’s obvious, playfullness has returned to our group. We were longing to have fun with each other after long days and weeks of problems and conflict. We take the streets with flags and banners. This is the great day. We walk down boulevards until we encounter a sign that says ‘Paris’. Photo opportunity.

Just outside the Cité Universitaire we join up with the Mediterranean March and we hold an enormous collective embrace in the middle of the street. Next thing we have to do is organise today’s demonstration. It’s amazing. In the days and weeks before, it had been impossible to coordinate anything, but now that we’re together under direct pressure of time, everything works out. In a quick internal assembly the ideas are collected. Working groups are created immediately. A list of necessities is drawn up, and all things appear out of nowhere. While some comrades are preparing lunch, the others are at work making masks, signs, banners, flags. The scene is invaded by armies of photographers and cameramen.

'Enthusiasm'

 

'We are not merchandise in the hands of politicians and bankers.'

 

 

According to schedule we should have been under way at three to be at the Bastille at six. But we’re Spanish, we take our time. We depart at four and in the end we arrive at the Bastille at nine.

All in all the demonstration was a good one. It wasn’t oceanic, but we were neither just a handful of people. We make a lot of noise. We wave our banners, and every once in a while, small units of four or five indignados detach themselves from the parade to perform the actions we planned. Tapping bank windows and cash dispensers with duck tape, changing the names of the streets with cardboard signs and covering walls and streets with slogans in chalk.

Banker

 

 

 

The police is nervous. They make the big mistake of trying to protect some of the banks. Immediately the indignados are all over them. It makes for a great photo opportunity. When the police officers start running towards the next bank, a group of indignados runs along, shouting and screaming like indian warriors, overtaking them, and lining up to protect to next bank from police.

'Let's reclaim our right to be lazy.'

 

 

So yes, playfulness has returned, also in the parade. We have reached Paris, and the route is marked by names that resonate centuries of history. Le ‘Luxembourg’, the monumental seat of the French Directory after the revolution of 1789, the Sorbonne and the Quartier Latin, which have been barricaded many times, most recently in May 1968. Now, just like the rest of the center of Paris, the neighbourhood has become horribly bourgeois. We cross the Seine, we sit in front of the Notre Dame on the Île de la Cité. On the other side of the river we arrive at the Hôtel de Ville. Once it was the seat of the Paris Commune, now the square has been prostituted to host a commercial event promoting the NBA.

 

 

While we’re advancing towards the Bank of France, voices reach the head of the march. “They have arrested someone! Come one!” Everybody turns around. The whole march gathers in front of the police vans. People sit down and start to shout. “Let our comrade go! Let our comrade go!” Five minutes, and he’s free. Everyone cheers. The march can go on.

 

We arrive at the Bank of France. “Coupables! Coupables!” we are shouting while signs are being attached to the walls and the name of the road is changed into ‘Avenue de la Democratie’.

It’s getting dark. We are already hours late. “To the Bastille! To the Bastille!” people say. It sounds like a battle cry. And so off we go, singing. “Paris, rise up! Paris, rise up!” I’m happy to witness this, I would never have thought. But then, it starts to rain.

 

'The earth gives enough for all'

 

When we arrive at the Bastille, it’s dark and the rain is pouring down. The police presence is massive. Once we have all arrived on the square the cordon slowly starts to straighten like a belt. In the end we are surrounded, a reduced group of soaked indignados on the pavement of the Bastille. When we try to sit down, the police charge immediately, they start to tear us away.

 

Welcome to Paris. Chaos is complete. People are wet, tired and hungry. After various hours of apathy, some food supplies are allowed to enter the square. The rain has stopped. But the organisation of a place to camp or to sleep is zero. The Paris indignados have let us down. They knew that police would be implacable. And they haven’t prepared any plan B, C or D. They left us catch a cold on the pavement until someone turned up with the possibility to sleep in a sports hall in the suburbs.

 

Shivering we march off in tactical retreat. We invade the metro and take the last train to Champigny. But that isn’t the end of it. At the village square we are once again surrounded by thirty police officers, many of them in hooligan outfit. They won’t let us go anywhere until someone from the mayor’s office confirms them that we have authorisation to sleep in the sports center.

 

Finally, in the early hours, authorisation arrives, and we can officially go to sleep. We learned that Paris is different from the rest of France, and we learned it the hard way. Don’t think that you can occupy a public space as a citizen. You have to be a registered trademark to do that, and you have to pay. If you do so, you can even put up your tents in front of city hall.

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 16:53

 

 

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 16:24

Publié le 17-09-11 à 12:46    Modifié à 17:55     par Le Nouvel Observateur avec AFP     

Notre envoyé spécial en Libye, Jean-Paul Mari, raconte la violence qui règne encore dans cette ville toujours aux mains des pro-kadhafistes. Carnet de bord.

Un rebelle libyen combattant pour le CNT à Beni Walid. (JOSEPH EID / AFP) Un rebelle libyen combattant pour le CNT à Beni Walid. (JOSEPH EID / AFP)

Mohammed a été blessé vendredi 16 septembre à Beni Walid. Mohammed Ballout, un ami reporter pour la BBC en arabe, était entré dans la ville de Beni Walid avec les rebelles. Il discutait avec l’un d’eux quand il a vu exploser la tête de son interlocuteur. Une balle de sniper kadhafiste a tué un premier homme, traversé le corps d’un deuxième puis a frappé sous le bras de Mohammed, dans l’interstice de son gilet de protection, a pénétré le poumon pour venir se loger au milieu de la poitrine. Elle y est encore, longue d’un doigt, visible à la radio. C’est une balle de Dragunov, un fusil de précision russe de gros calibre, très puissant. Voilà pourquoi elle a traversé le corps de trois personnes.

Sur son lit d’hôpital hier soir tard, Mohammed m’a dit que, sous le choc, il avait eu le sentiment irréel d’être renversé par une voiture. Il a eu très peur quand les rebelles l’ont évacué en ambulance vers Tripoli, à deux heures de route, en roulant comme des dingues. Mohamed s’en est sorti, son état est stable, reste maintenant à extraire la balle. On respire. Mohammed est un ami de longue date, croisé sur tous les terrains de conflit. C’est un homme charmant, cultivé et fin connaisseur du moyen orient et du Liban où il est né. Il vit à Paris, a travaillé pour toutes chaines de télévision qui utilisent son expérience et écrit pour le journal "Al Safir".

Hier soir, en salle de réanimation, il était calme et précis, comme à l’accoutumée. J’espère qu’il va être évacué d’ici rapidement et opéré à Paris ou à Londres. On s’était retrouvé avec joie dans l’avion de Paris à Djerba et décidé de faire la route ensemble jusqu’à Tripoli. Deux jours plus tôt, nous avions passé toute la journée à Beni Walid. Mohamed a du métier, il connaissait le danger, il n’a pas pu l’éviter. Saleté de sniper !

Les Dragunov ne leur ont laissé aucune chance

Les rebelles n’arrivent pas à prendre cette ville du désert. Une route entre deux parois montagneuses, un petit col, une plongée vers l’oued et un pont, puis la ville, large et surmontée d’un plateau rocheux. Une véritable place forte naturelle. Surnommée le "Château" ou les "Dardanelles". A chaque fois qu’on s’engage au-delà du col, on est sous le feu. Dans la ville, les kadhafistes sont retranchés dans les maisons au milieu des civils qui servent de boucliers humains. Ce sont des troupes d’élite, composés de soldats souvent issus de la ville et qui n’ont plus rien à perdre. Ils matraquent tout ce qui avance, les rebelles en pick-up, à coup de mortiers de 40 mm. Et quand les rebelles entrent dans la ville, c’est le tour des snipers qui abattent d’une balle au cœur ou en plein front les hommes qui essaient de progresser.

J’ai parlé longuement avec des combattants qui avaient réussi à atteindre le centre-ville, ils ont passé une partie de la nuit terrés dans des maisons favorables à la révolution mais n’ont pu faire un pas dehors. Les Fusils Dragunov, maniés par les tireurs d’élite de Kadhafi, ne leur ont laissé aucune chance. A l’aube, ils ont fait retraite en laissant pas mal d’hommes au sol.

Les rebelles piétinent. Et l’aviation de l’Otan ne peut pas écraser les maisons bourrées de civils, même si beaucoup d’entre eux s’échappent, sous le feu, pour arriver par familles entières, hagards mais saufs, jusqu’au premier check-pont des rebelles. Un peu plus loin, l’hôpital est plein. Et les rebelles s’énervent et finissent par se quereller entre eux.

Beni Walid, sa montagne, ses snipers...Mohammed racontait tout cela devant les caméras de la BBC. Il ne suivra pas la fin de la bataille. Mais l’ami est vivant.

Jean-Paul Mari - Le Nouvel Observateur

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 16:19

Publié le 17-09-11 à 12:22    Modifié à 12:29     par Le Nouvel Observateur avec AFP     

"Il est très frustrant de voir que comme on n'a pas de pétrole, personne ne soutien le combat des Syriens", selon le fondateur du Centre de Damas d'étude des droits de l'Homme.

Manifestation pour demander de nouvelles réformes en Syrie à Douma le 16 septembre 2011. AFP Manifestation pour demander de nouvelles réformes en Syrie à Douma le 16 septembre 2011. AFP

L'opposant syrien Radwan Ziadeh appelle les pays occidentaux à "utiliser leur influence" pour faire adopter une résolution à l'ONU, estimant que "personne ne soutient le combat pour la liberté" en Syrie car il n'y a "pas de pétrole", dans un entretien publié samedi 17 septembre dans "Libération".

"Il est très frustrant de voir que comme on n'a pas de pétrole, personne ne soutien le combat des Syriens pour la liberté", déclare Radwan Ziadeh, fondateur du Centre de Damas d'étude des droits de l'Homme, alors que s'ouvre mardi la session annuelle de l'Assemblée générale des Nations unies à New York.

Les pays occidentaux "pourraient davantage utiliser leur influence pour faire enfin adopter une résolution aux Nations unies", affirme Radwan Ziadeh, qui vit à Washington.

"Les Européens devraient davantage travailler avec l'opposition syrienne, l'aider à opérer depuis l'étranger. Américains et Européens peuvent aussi pousser la Ligue arabe pour l'amener à une position plus conséquente: en Libye, la Ligue arabe a été faiseur de roi et en Syrie, elle ne fait rien. Les Occidentaux pourraient également envisager de rompre leurs relations diplomatiques avec la Syrie" et "Paris devrait prendre l'initiative sur la Syrie comme elle l'a fait en Libye", poursuit-il.

"La Turquie ne le fera pas sans couverture"

Radwan Ziadeh indique que les opposants syriens commencent à "envisager le recours à une protection internationale. Ce pourrait être une 'no fly zone' (zone d'exclusion aérienne, ndlr) avec la création d'une zone de sécurité à la frontière avec la Turquie", dont la protection serait assurée par les forces turques et de l'Otan.

"Mais la Turquie ne le fera pas sans couverture: il faudrait une demande de l'opposition syrienne, de la Ligue arabe, du Conseil de sécurité des Nations unies", dit-il. "Nous encourageons les Etats-Unis et l'Europe à pousser Ankara à prendre une position plus dure".

La révolte en Syrie va être au menu des discussions mardi, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, du président américain Barack Obama et du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan.

Face aux protestations de toutes parts et à l'appel du patron de l'ONU Ban Ki-moon à une action internationale "cohérente" en vue de l'arrêt des violences en Syrie, le régime reste inflexible, ses forces de sécurité et son armée poursuivant ratissages, perquisitions et arrestations.

Le Nouvel Observateur – avec AFP

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 15:00

LEMONDE.FR | 16.09.11 | 15h27   •  Mis à jour le 16.09.11 | 17h41

 
 

 

Des dizaines de communes interdisent l'accès à la cantine aux enfants dont les deux parents ne travaillent pas, provoquant des situations compliquées pour les familles.

Des dizaines de communes interdisent l'accès à la cantine aux enfants dont les deux parents ne travaillent pas, provoquant des situations compliquées pour les familles.AFP/MYCHELE DANIAU

Le 13 septembre, Le Monde.fr vous proposait une carte des cantines qui réservent l'accès à la restauration scolaire aux enfants dont les deux parents travaillent, excluant de fait les enfants de chômeurs. Depuis, nous avons reçu de nombreuses contributions qui nous ont permis de mettre à jour la carte avec une quinzaine de villes supplémentaires et de prendre connaissance de témoignages de parents qui n'arrivent pas à inscrire leurs enfants. Sur la carte mise à jour, nous avons identifié 37 communes qui restreignent l'accès de leur cantine.

AUCUN MOMENT DE LIBRE POUR TROUVER UN EMPLOI

Karine a quitté son emploi en Loire-Atlantique pour s'installer avec son mari à Fontainebleau (Seine-et-Marne). Et elle s'est retrouvée confrontée à la mairie et au règlement de la cantine. Comme elle ne travaille pas, ses enfants n'ont droit qu'à un jour de cantine par semaine. "Trois enfants, dans deux écoles différentes." Il fallait pour elle "gérer les quatre allers-retours dans la journée", "organiser le déménagement", "trouver ses marques", ce qui ne lui laisse aucun moment de libre pour trouver un emploi.

Karine a eu l'occasion de trouver un emploi cet été, et depuis cette date, tous ses enfants sont accueillis à la cantine. 25 élèves sur 27 dans la classe de sa fille bénéficient de la restauration scolaire. "Donc la capacité d'accueillir ces enfants est-elle vraiment un problème", se demande-t-elle ?

Jeanne, qui habite dans l'Isère, n'a quant à elle pas hésité. "J'ai dû mentir et tricher afin d'obtenir que mes enfants soient gardés à midi et en fin d'après-midi. (...) J'ai dû tricher pour conserver ce droit d'avoir du temps pour moi et ma recherche d'emploi et je ne le regrette absolument pas. Aujourd'hui, si je retravaille, c'est parçe que j'ai pu me rendre par deux fois aux entretiens de mon employeur actuel en me rendant disponible dans la journée même."

"C'EST PARCE QUE TA MAMAN EST AU CHÔMAGE"

Le cas de Nicolas est aussi problématique. Sa femme effectue des missions d'intérim. Pour que les enfants soient acceptés à la cantine, elle doit, à chaque contrat "donner à l'école un justificatif d'embauche". Il explique qu'en plus, si elle doit se présenter à un rendez-vous, elle ne dispose que de quinze jours par an "et pas un de plus". Il conclut avec une interrogation : "Ce que nous ne comprenons pas, c'est que, quand notre enfant va à la cantine quand nous pouvons le justifier, l'école s'arrange à l'accueillir. Alors pourquoi ne pas pouvoir l'accueillir à temps plein ?"

Il termine son témoignage par ces mots : "Il est difficile de répondre à notre enfant : 'Papa, pourquoi je ne vais pas tous les jours à la cantine ?' C'est sûr que nous ne pouvons pas lui dire : 'Mon enfant, c'est parce que ta maman est au chômage'."

LE CRITÈRE DE SÉLECTION LIÉ À L'ACTIVITÉ DES PARENTS EST DISCRIMINATOIRE

Patrick Mondon, conseiller municipal de Levet (Cher), a lui décidé de saisir le tribunal administratif d'Orléans. Dans sa commune, la majorité au conseil a décidé de voter un réglement en connaissance de cause, privilégiant l'accès à la cantine aux enfants dont les deux parents travaillent. Le tribunal administratif d'Orléans a rendu un jugement qui précise que la délibération du conseil municipal est suspendue. "Le tribunal a retenu comme motif que le critère de sélection lié à l'activité des parents est discriminatoire et sans rapport à l'objet du service de restauration scolaire, justifiant ainsi la suspension du règlement de la cantine scolaire."

IL N'EXISTE PAS DE SOLUTION IDÉALE

Nous avons aussi reçu le témoignage de Pierre, qui a été directeur général des services dans plusieurs communes de la région Rhône-Alpes. Il essaie d'expliquer pourquoi les mairies en viennent à sélectionner ceux qui peuvent ou pas manger à la cantine. Pierre commence par préciser qu'une commune n'a pas l'obligation de proposer une service de restauration scolaire, et que souvent les cantines ont été prévues au siècle dernier, alors qu'il y avait moins d'enfants.

Selon lui, "l'augmentation des effectifs dans les cantines, c'est donc une augmentation des locaux, du personnel de restauration et de surveillance, et au final une augmentation des impôts". Il explique ensuite qu'il existe plusieurs solutions si l'agrandissement des locaux n'est pas possible :

  • Augmenter le nombre de services en respectant pour chaque enfant une "pause méridienne" d'une heure trente.
  • Organiser un self-service, ce qui n'est pas possible en maternelle, mais permet d'augmenter de 10 % les effectifs.
  • Limiter l'accès et donc rompre l'égalité devant le service public. Dans ce cas, plusieurs critères peuvent être pris en considération :
    - les familles dont les deux parents travaillent, en considérant qu'ils n'ont pas le temps de s'occuper de leurs enfants.
    - les familles dont les parents sont en recherche d'emploi ou ayant de faibles revenus, en considérant qu'ils ont moins les moyens de s'occuper de leurs enfants.
    - enfin, ne pas choisir de critères, mais limiter l'accès à deux ou trois jours par semaine.

"Nous aurons compris qu'il n'existe pas de solution idéale", conclut-il.

Alexandre Léchenet

 

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 14:57

Le spectre d'une privatisation à venir inquiète les salariés du mensuel consumériste 60 millions de consommateurs et les associations de consommateurs. Face à la baisse des ventes du magazine, son éditeur, l'Institut national de la consommation (INC), préconise l'entrée d'investisseurs privés. "Aucune décision n'a été prise et tout est encore ouvert à ce stade", a déclaré le président de l'INC, Francis Amand, à la suite d'un conseil d'administration, jeudi 15 septembre. Mais ce scénario semble privilégié, selon un des administrateurs, qui déplore qu'"aucune autre piste n'ait véritablement été proposée ". Une quarantaine de salariés du magazine ont montré leur désaccord en faisant irruption en plein conseil d'administration. 

La direction justifie cette proposition par la nécessité de faire face à une baisse des ventes du titre. Avec moins de 160 000 exemplaires vendus en 2010, contre 180 000 en moyenne les années précédentes, le magazine enregistre un déficit de 268 000 euros. L'avenir n'est guère plus réjouissant avec 400 000 euros de pertes attendues en 2011, selon une étude du Cabinet MBV & associés commanditée par l'Institut. La seule manière de remonter la pente serait de récolter 18,5 millions d'euros d'investissements, un montant qui nécessite un adossement au secteur privé, conclut le rapport.

Perte de crédit La privatisation, même partielle, est perçue comme un véritable couperet pour les salariés du magazine. Depuis sa création en 1975, aucune publicité n'est apparue dans les pages de ce journal de service public, destiné à réaliser des enquêtes, des analyses et des tests comparatifs sur divers produits de consommation. "C'est la réputation et l'objectivité du magazine qui sont engagées", dénonce Valérie Gervais, présidente de l'AFOC (Associations de consommateurs - Force ouvrière). Cette crainte est infondée, selon le président de l'INC, car "un journal consumériste suspect de complaisance ne se vendrait plus. Le marché veillera sur l'indépendance du titre."

La crise de la presse et la concurrence du magazine Que choisir, qui occupe 75 % du marché avec plus de 500 000 exemplaires vendus, a rendu la situation de 60 millions délicate. Le cas d'un duopole dans ce secteur est une exception française, explique le directeur de l'INC, qui prend l'exemple de l'Italie, de l'Allemagne ou encore de la Grande-Bretagne, où seul un acteur occupe le marché. "Il faut changer de stratégie et faire quelque chose de différent pour se maintenir. Et cela nécessite des investissements." Pour le directeur des publications de Que choisir, Alain Bazot, "il n'y a sans doute plus la place pour deux magazines consuméristes indépendants, mais cet adossement au secteur privé est suicidaire. Dans moins de deux ans, 60 millions aura perdu tout son crédit et tous ses clients".

La rédaction de 60 millions de consommateurs suspecte la direction de vouloir privatiser à terme l'activité presse de l'Institut. "La principale raison de la mauvaise tenue du journal est l'arrêt progressif des campagnes de réabonnement depuis 2009, explique un représentant des salariés. En prenant cette décision, la direction a participé à l'asphyxie de la revue."

La rédaction du magazine estime que les enquêtes pointant les hausses des prix à la consommation auraient fini par agacer leur employeur, l'Etat. "La publication, en 2008, de la liste noire des prix qui flambent avait mis le feu dans la classe politique. Le cabinet de Luc Chatelavait d'ailleurs appelé l'institut pour protester", confie un journaliste. Pas étonnant, selon lui, qu'un changement de gouvernance à l'INC en 2010 ait donné une minorité des voix (sept sur dix-sept) aux représentants du personnel et des associations. Le prochain conseil d'administration, le 9 novembre, risque d'être houleux.

Ronan Kerneur

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 14:53

Publié le 17-09-11 à 09:04    Modifié à 12:00     par Le Nouvel Observateur avec AFP     Réagir

Les quatre dirigeants du groupe de transformation d'aluminium, séquestrés depuis vendredi matin, ont profité d'une diversion des gendarmes pour sortir.

Constellium ERIC PIERMONT / AFP Constellium ERIC PIERMONT / AFP

Les responsables de Constellium retenus par des salariés en colère sur le site de Ham (Somme) se sont échappés dans la nuit du vendredi 16 au samedi 17 septembre, a-t-on appris de source syndicale. Le groupe de transformation d'aluminium veut supprimer 127 postes sur 200.

Les dirigeants, séquestrés depuis vendredi matin, "ont pris la fuite", profitant d'une "diversion" au moment de la visite d'un gradé de la gendarmerie vers 2h pour s'engouffrer dans une ouverture taillée dans une grille du site de fabrication de profilés en aluminium, a indiqué Benoît Merelle, délégué syndical CFTC (majoritaire).

Salariés "écoeurés"

Parmi eux se trouvait le président de cette activité pour le monde de Constellium, Paul Warton, le directeur pour la France, Hervé Pelcerf, ainsi que deux dirigeants du site de Ham. Une cinquième personne, responsable des ressources humaines du site, initialement retenue, avait été relâchée entre temps par les salariés, a précisé Benoît Merelle.

"Un commandant de gendarmerie est venu nous voir, on a fait une réunion, et pendant ce temps-là, de l'autre côté de l'usine, ils ont fait une opération en découpant le grillage et en débroussaillant l'accès pour faire le chemin. Ils les ont fait sortir par là", a expliqué le syndicaliste.

"Les salariés sont écoeurés par l'attitude de la direction", a-t-il commenté.

"Il n'y a pas de dialogue. On n'a obtenu aucune avancée concrète" alors que les syndicats demandent la pérennisation du site et soutiennent un projet de réindustrialisation du site, qui a reçu l'intérêt d'un fonds d'investissement, mais a été repoussé par Constellium, a-t-il regretté.

Rencontre houleuse

Les salariés du site de Ham, menacé par un plan social annoncé en février supprimant 127 postes en raison de la mise à l'arrêt d'une des deux presses à aluminium du site, avaient profité d'une visite de Paul Warton vendredi matin pour l'interpeller sur l'avenir de leur usine.

Après une rencontre houleuse, les salariés étaient sortis de l'usine et avaient fermé les grilles à l'aide de cadenas, enfermant les cinq dirigeants qui se trouvaient à ce moment-là dans les bureaux.

Vendredi soir, une tentative de médiation du sous-préfet avait échoué, les salariés estimant que la proposition de la direction, à savoir se retrouver pour négocier lundi dans un hôtel à une trentaine de kilomètres de là, était purement dilatoire.

Le Nouvel Observateur - AFP

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 14:52

Le nouvel observateur-

LE PLUS. Les dettes publiques des pays fragiles ne diminueront pas au cours des dix prochaines années, et l'Allemagne ne pourra pas les payer, comme certains le souhaitent. 

Gaël Giraud

> Par Gaël Giraud chercheur en économie

Edité par Aude Baron   Auteur parrainé par Guillaume Malaurie

Le symbole euro à Francfort en Allemagne, en 2005 (Wikimedia Commons - Lars Aronsson - cc)

Le symbole euro à Francfort en Allemagne, en 2005 (Wikimedia Commons - Lars Aronsson - cc) 

 

Certains espèrent que l'Allemagne pourra in fine financer l'excédent de dette publique des pays fragiles de la zone euro. Cet espoir est insensé. L'Allemagne ne peut pas payer ces dettes. La raison en est simple : elles continueront d'augmenter dans les années à venir, et plus rapidement que ne le permet la croissance allemande (pourtant vigoureuse). Soyons précis : pour pouvoir ne fût-ce que stabiliser sa dette publique aux conditions actuelles du marché ou des prêts du FMI et du Fonds Européen de Stabilité Financière, la Belgique, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, l'Irlande, la France et la Grèce auraient besoin de réaliser des excédents budgétaires totalement hors de portée. Athènes, par exemple, devrait passer en un an de 9% de PIB de déficit à 11% d'excédent budgétaire ! Les plans d'austérité ne serviront à rien : non seulement ils ne permettront pas de réaliser la saignée budgétaire nécessaire, mais encore ils précipitent nos pays dans la récession et, en diminuant davantage encore les trop maigres recettes fiscales, ne font qu'aggraver le mal.

 

Consentons donc à l'évidence : les dettes publiques des pays fragiles (France incluse) ne diminueront pas au cours des dix prochaines années. Si l'on veut ramener ces dettes au niveau de 75% du PIB des pays concernés, cela représente la bagatelle de 1.322,134 milliards d'euros, soit 53% du PIB allemand en 2010. En admettant - hypothèse héroïque ! - que l'Allemagne connaisse pendant dix ans une croissance annuelle de 3% et une inflation de 2%, cela lui coûterait entre 3 et 4 points de PIB chaque année. Soit, davantage que ses gains de croissance. Pendant dix ans ! Serait-ce suffisant pour “calmer les marchés” ? Même pas : l'Espagne est aujourd'hui à 75%, et n'est pas épargnée par les attaques spéculatives. Et nous serions encore très loin des 60% exigés par Maastricht.

 

Il n'y a donc pas d'autre issue au mur des dettes publiques européennes que celle de la restructuration ou de la monétisation des dettes par la planche à billets. Quant aux banques qui seront en faillite en cas de restructuration, il faudra se résoudre à les nationaliser, en sécurisant les avoirs des petits épargnants.

 

 

Cet article a été publié dans "Le + des lecteurs" dans le Nouvel Observateur du 15 septembre 2011.

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