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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 23:21

 

 

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 14:45

  Après un accueil des marches convergentes vers Bruxelles qui semblait s'être relativement bien passé,

  Les forces de l'ordre se montrèrent un peu plus violentes...

  Un accrochage qui heureusement n'a duré que quelques minutes.

  Pas de bléssé ni d'interpellation. L'AG a eu lieu,  normalement, ensuite, à la Bastille...Ouf!

 

 

 

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 12:07

Publié le 13-09-11 à 19:03    Modifié le 14-09-11 à 23:19     par Le Nouvel Observateur     

Le "Nouvel Observateur" publie en exclusivité des extraits du "Manifeste pour une santé égalitaire et solidaire" (Odile Jacob) rédigé par cinq professeurs de médecine et experts et co-signé par 123 personnalités.

Le service de réanimation médicale de l'hôpital central de Nancy (HUMBERT NICOLETTE/SIPA) Le Le service de réanimation médicale de l'hôpital central de Nancy (HUMBERT NICOLETTE/SIPA)

 

(Cet article est publié dans l'hebdomadaire daté du 14 septembre 2011)

 C’est un formidable pavé dans la mare électorale. Cinq éminents professeurs de médecine et experts en politique de santé publient un "Manifeste pour une santé égalitaire et solidaire" (Odile Jacob), co-signé par 123 personnalités du monde médical et de la société civile. Leur diagnostic est sévère : le modèle français est malade ; faute d’un traitement de choc, il est condamné. En exclusivité, l’"Obs" publie les extraits de cet appel.

Après la création de la Sécurité sociale en 1945 en application du programme du Conseil national de la résistance, les générations de l’après-guerre ont fait le choix de la solidarité et d’un investissement collectif exceptionnel pour protéger la santé de la population.(…) Cet investissement financé pour l’essentiel par les cotisations sociales et l’impôt a permis d’établir un système de santé classé premier par l’Organisation mondiale de la santé en 2000, avec un niveau de prise en charge de 80% en 1980, des prestations en fonction des besoins de chacun, et la création de la couverture médicale universelle (CMU) en 1999. Pourtant, depuis les années 1980, ce bien collectif auquel la population est particulièrement attachée est confronté à des crises sans précédent.

- Une crise économique et un ralentissement de la croissance. (…)

- Des crises de santé publique (le sang contaminé, (…) les récentes crises de la grippe H1N1, et du médicament à la suite de l’affaire Mediator).

- Des crises d’identité professionnelle. Les différents professionnels de santé, à l’hôpital comme en ville, expriment un malaise profond. (…) Ils dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail. Les médecins généralistes, médecins de premier recours, vivent une crise sans précédent. (…) Il existe une authentique crise des vocations des étudiants pour la médecine générale.

- Des crises démographiques. Les mauvais choix politiques de régulation de la démographie médicale, ayant entraîné une réduction du nombre de médecins formés chaque année - de 8500 dans les années 1970 à 3.500 dans les années 1990 -, font apparaitre aujourd’hui des situations de pénurie dans certaines spécialités et sur certains territoires. Cette pénurie relative, qui va s’aggraver jusqu’en 2020, invite à une redéfinition de l’organisation du système de santé et notamment de la place respective des différents professionnels, d’autant plus que dans le même temps la population française augmente et vieillit. (…)

Confronté à de tels bouleversements, le secteur de la santé dépend plus que jamais des choix politiques. (…) Pendant la phase de croissance du système de santé, le débat public sur la politique de santé a occupé une place modeste lors des grandes échéances électorales. (…) Cette dépolitisation relative (…) a permis (…) d’entrer insidieusement dans une logique de déconstruction des services publics concourant à la protection de la santé.

C’est tout d’abord la volonté affichée depuis peu de ne plus distinguer hôpitaux publics, établissements privés à but non lucratif et cliniques commerciales. Cette confusion a conduit à la suppression de la notion de service public hospitalier dans la loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires (HPST). (…) Dans le même temps, la généralisation à marche forcée de la tarification à l’activité (T2A) - la Sécurité sociale verse, pour chaque malade hospitalisé, une somme forfaitaire en fonction de sa pathologie - déstabilise le cadre budgétaire des établissements publics, sous couvert d’une convergence tarifaire entre les cliniques commerciales et les hôpitaux. (…) Cette politique se nourrit également d’une "idéologie gestionnaire" convaincue des bienfaits de la rentabilité et de la concurrence à tout prix. Dans le même temps, de nombreux opérateurs privés, notamment des groupes internationaux, investissent massivement le champ de la santé, jugeant qu’il y est possible de faire du profit. (…)

C’est ensuite la lente dérive des dépassements d’honoraires non régulés et les lacunes de la démographie professionnelle. (…) C’est aussi (…) une politique qui hésite entre avancées et renoncements sur la sécurité routière, sur la lutte contre le tabagisme ou l’alcoolisme. (…) C’est la diminution des moyens attribués aux centres d’interruption volontaire de grossesse (IVG). C’est l’instauration d’un forfait annuel d’entrée pour bénéficier de l’aide médicale d’Etat (AME), rendant encore plus hasardeux l’accès aux soins pour les plus démunis. C’est la baisse effective des financements de la lutte contre le sida. C’est le renoncement au développement de la promotion de la santé. C’est la remise en cause de l’autonomie de la médecine du travail ou le désengagement de la médecine scolaire et de la protection maternelle et infantile. (…) C’est, en matière de démocratie sanitaire, la timidité à reconnaître leur place aux associations de patients. (…) C’est enfin, pour l’assurance-maladie, le choix, sous couvert de "responsabilisation" des patients, d’augmenter le reste à charge par le biais de l’institution de forfaits et franchises, de l’accroissement du ticket modérateur et du développement de dépassements d’honoraires.

Le débat actuel sur la prise en charge de la dépendance pourrait confirmer la logique à l’œuvre en proposant le développement d’assurances privées au lieu de créer un cinquième risque au sein de la protection sociale. (…)

Notre système de santé, construit historiquement sur les valeurs de solidarité et d’égalité, doit reposer aujourd’hui sur six principes essentiels : la solidarité, l’égalité, la prévention, la qualité des soins, l’éthique médicale, la démocratie sanitaire. (…) Ces valeurs clés doivent se traduire concrètement dans une politique visant à renforcer les services publics de santé pour répondre aux besoins de la population contre la logique actuelle de privatisation et de marchandisation. (…)

Sous des formes diverses, une entreprise de déconstruction des services publics de santé paraît engagée. Le refus de toute augmentation des prélèvements obligatoires, quel qu’en soit le motif, est la clé de cette entreprise de privatisation de la santé. (…)

Pour répondre aux défis de la santé publique des prochaines décennies, il faut conforter et développer résolument les services publics et donc :

- Améliorer le remboursement par la Sécurité sociale des soins courants (au-delà des 55% actuels), à côté de la prise en charge dite à 100% des affections de longues durées.

- Reconstruire le système conventionnel pour la médecine libérale (…) en garantissant notamment l’égalité d’accès à des soins aux tarifs de la Sécurité sociale, (…) développer la médecine de proximité de premier recours dans les centres de santé , des maisons médicales pluri-professionnelles et multidisciplinaires ou des pôles de santé et de soins correspondant à des bassins de vie. Le paiement à l’acte exclusif doit être remplacé par un paiement mixte comportant des paiements forfaitaires pour la prise en charge des patients atteints de maladie chronique et la réalisation de missions de service public.

- Refonder le service public hospitalier en redéfinissant ses missions, ses moyens et ses perspectives dans un partenariat renouvelé et organisé entre les établissements publics et les établissements privés à but non lucratif et en revoyant la répartition des tâches entre l’hôpital et la ville.

- Instituer un véritable service public de sécurité sanitaire et de prévention collective intégrant notamment la santé scolaire, la PMI et la médecine du travail. (…)

- Les signataires se prononcent pour un financement de l’augmentation des dépenses de santé médicalement justifiées par l’accroissement des recettes de l’assurance-maladie solidaire (et non par un transfert aux assurances complémentaires et une augmentation du reste à charge). Cela suppose de réviser le "panier de soins" financé par la solidarité, en ne payant plus les fausses nouveautés et en ne remboursant plus les prescriptions inutiles.

 

Olivier Lyon-Caen, professeur de neurologie (Pitié-Salpêtrière).

André Grimaldi, professeur de diabétologie (Pitié-Salpêtrière).

Didier Tabuteau, responsable de la chaire santé à Sciences Po.

François Bourdillon, médecin de santé publique

Frédéric Pierru, sociologue chercheur au CNRS

© Odile Jacob 2011

 

Le Nouvel Observateur

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 11:47

Publié le 16-09-11 à 12:23    Modifié à 17:59     par Celine Rastello     9 réactions

Parmi les 160 policiers, 80 CRS, qui ne sont pas tous rodés aux déplacements à l'étranger. Par Céline Rastello.

La compagnie republicaine de securite (CRS) 9 de Rennes lors d'un exercice de maintien de l'ordre (SIPA) La La compagnie republicaine de securite (CRS) 9 de Rennes lors d'un exercice de maintien de l'ordre (SIPA)

 

"Pourquoi ne pas faire confiance à l'expérience de nos mobiles ??" s'interroge un participant au forum Gendarmes et Citoyens dans la discussion intitulée "160 CRS en Libye. Qu'en pensez-vous ?" Si les 160 policiers qui ont accompagné le déplacement de Nicolas Sarkozy en Libye, jeudi 15 septembre, ne sont pas tous CRS, l'annonce de leur envoi en nombre a surpris. Les CRS en premier lieu, comme l'explique au "Nouvel Observateur" le secrétaire national d'Alliance police Eric Mildenberger : "ça a étonné beaucoup de monde. Les CRS, assez surpris, se sont demandé 'pourquoi nous ?'"

En civils, armés, sans carte professionnelle ni téléphone

Pour assurer cette mission de sécurisation, 80 CRS ont fait le déplacement, accompagnés, selon plusieurs syndicats policiers, de collègues du Raid et du SPHP (service de protection des hautes personnalités). Ils sont partis dans la nuit de mercredi à jeudi, selon "Marianne2", qui a précisé qu'un avion Transall de l'armée française avait été réquisitionné pour l'occasion. Ils n'ont appris leur destination qu'au dernier moment, et ont reçu la consigne de s'habiller en civils, de se munir d'un gilet par balles et d'un sac à dos avec "trois litres d'eau, une ration de combat et six barres de céréales." Pas d'uniforme, ni carte professionnelle, appareil photo ou téléphone portable. Leurs armes, selon "Ouest-France", ont transité via un vol spécial.

Des CRS de plusieurs compagnies

"Une bonne part des CRS vient de la première compagnie, qui s'occupe particulièrement des déplacements officiels de personnalités en France et à l'étranger" explique au "Nouvel Observateur" le responsable CRS pour le syndicat SGP Unité Police FO Didier Mangione. Les autres, assurant habituellement des missions de maintien de l'ordre, viennent essentiellement de région parisienne, ajoute-t-il, notamment des compagnies de Quincy-sous-Sénart (Essonne) ou de Deuil-la-Barre (Val-d'Oise).

"Nous ne sommes pas des militaires"

"Normalement, ce sont les escadrons de gendarmes mobiles, qui ont l'habitude de ce type de mission, qui sont envoyés à l'étranger" rappelle Didier Mangione. "Nous ne sommes pas des militaires" renchérit son confrère. Jeudi 15 septembre, le mensuel "L'Essor de la gendarmerie" a également fait part à l'AFP de son "étonnement" de l'envoi de policiers plutôt que de gendarmes, arguant "qu'on aurait pu prendre le GIGN, l'unité d'élite de la gendarmerie, "déjà à Benghazi" et "envoyer un escadron de gendarmes mobiles".

"Le chef de l'Etat décide seul de sa protection"

Pourquoi alors, ne pas avoir envoyé de gendarmes ? Sur le forum Gendarmes et citoyens, toujours, un autre participant à la discussion sur la Lybie croit avoir trouvé la réponse : c'est selon lui "sans doute dû au simple fait qu'aucun militaire ne doit être engagé sur le territoire lybien." Ce qu'indique le point 4 du volet "protection des civils" de la résolution 1973 adoptée le 17 mars dernier par le Conseil de sécurité de l'ONU : "(...) tout en excluant le déploiement d'une force d'occupation étrangère sous quelque forme que ce soit et sur n'importe quelle partie du territoire libyen."

Questionné à ce sujet par "Le Nouvel Observateur", l'Etat-major des armées, que l'envoi de CRS ne surprend pas particulièrement, pense que ce n'est pas lié : "le chef de l'Etat décide seul de sa protection". Et renvoie vers le ministère de l'Intérieur et l'Elysée.

"Pas simple" de réunir tous les volontaires

Si tous se sont portés volontaires, les rassembler "n'a pas été si simple" rapporte Eric Mildenberger : "beaucoup se sont interrogés, c'est la première fois que les unités de maintien de l'ordre sont utilisées pour une mission de protection dans un pays étranger." Ils devaient être volontaires, poursuit le policier, "car les textes ne leur permettent pas d'intervenir à l'étranger". Et le syndicaliste d'indiquer que la zone d'intervention des unités de maintien de l'ordre "se limite au territoire métropolitain et aux DOM-TOM."

Son collègue Didier Mangione relève toutefois qu'un déplacement à l'étranger n'est pas impossible "sous réserve d'accords internationaux". Selon "Marianne2", cependant, les nouvelles autorités libyennes auraient donné leur aval pour accueillir les policiers français.

Le bruit d'un déplacement a commencé à circuler cet été

Chaque CRS devrait être dédommagé à hauteur de 500 euros. Les syndicats ne confirment pas, mais ne semblent pas non plus surpris, dans la mesure "où les forces mobiles touchent une indemnité journalière."

Didier Mangione tient à préciser que son syndicat a tenu le dispositif et le déplacement secrets "pour ne mettre en danger ni les collègues ni les personnalités à accompagner." Cet été, le bruit d'un déplacement à l'étranger nécessitant des CRS a commencé à courir, et une réunion "de cadrage" avec les volontaires s'est tenue la semaine dernière en région parisienne, explique le syndicaliste. Si Eric Mildenberger reconnaît que les policiers sont par ailleurs "assez fiers d'avoir été choisis par le président", il aurait trouvé "plus judicieux" d'envoyer des gendarmes mobiles et "d'utiliser les CRS en Seine-Saint-Denis, où ils ne sont pas assez nombreux."

"Recadrer ce genre de mission"

Les policiers sont rentrés la nuit dernière. En quoi ont précisément consisté leurs missions ? Ont-ils rencontré des difficultés particulières ? Recontacté vendredi 16 septembre, Eric Mildenberger n'avait pas encore eu "de retour" sur la mission. Le syndicat SGP Unité police FO a d'ores déjà prévu, de son côté, de réunir rapidement son comité technique paritaire en vue de "recadrer ce genre de mission et mettre en place des textes", notamment pour y "intégrer l'aspect formation" car les CRS "ne sont pas  habitués" à ce genre de mission.

Contacté par "Le Nouvel Observateur" jeudi 15 et vendredi 16 septembre, l'Elysée n'a pas donné suite à nos appels. Egalement interrogé sur le dispositif, le ministère de l'Intérieur, quant à lui, a répondu qu'il n'était "pas exceptionnel" et "proportionnel aux risques au vu de la situation d'un pays qui n'est pas encore complètement stabilisé."

Céline Rastello – Le Nouvel Observateur

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 11:40

Par Pierre Haski | Rue89 | 17/09/2011 | 21H55

Capture_decran_2011-09-17_a_21.07.14_0.png

Les Indignés font parler d'eux ce samedi. A New York d'abord, où des milliers de personnes se sont rassemblées à proximité de Wall Street, le temple du capitalisme américain protégé par d'importantes forces de l'ordre. Et à Paris où la « marche des indignés » venus d'Espage est arrivée dans la capitale française, avant de poursuivre son chemin vers Bruxelles, le coeur de l'Europe.

L'événement le plus spectaculaire, et le mieux organisé, est assurément celui qui se déroule ce samedi à New York. Relayé par live streaming sur plusieurs sites, comme on le voit sur la capture d'écran ci-dessus. A l'appel d'une coalition d'organisations, ce rassemblement, popularisé sur le réseau Twitter par le hashtag (mot-clé) #occupywallstreet, est le premier écho outre-Atlantique aux mouvements qui traversent le monde arabe, l'Europe du sud et Israël.

WallStreet1.jpg

Capture_decran_2011-09-17_a_21.14.17.png

Un mouvement original ainsi résumé sur Twitter par un participant dont le message a été massivement rediffusé :

« OccupyWallStreet n'est pas un mouvement anarchiste mais c'est la classe moyenne américaine qui crie son rejet d'un système qui la marginalise ».

Capture_decran_2011-09-18_a_11.04.38.png

A Paris, plus modestement, quelques centaines de personnes ont manifesté jusqu'à l'opéra de la Bastille en compagnie des marcheurs venus d'Espagne et qui sont en route pour Bruxelles afin de porter leur message auprès des institutions européennes.


Mais pas plus qu'avant l'été, lorsque des « indignés » français ont tenté de reproduire place de la Bastille l'occupation de rue de Madrid, il n'y avait, samedi à Paris, les prémices d'un mouvement de masse. Session de rattrapage le 15 octobre à Bruxelles, avec un rassemblement pan-européen : « Indignés de tous les pays, unissez-vous !

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 11:21

Par Pierre Haski | Rue89 | 18/09/2011 | 12H45

Siemens, l'ex-partenaire allemand d'Areva, tourne définitivement la page du nucléaire. Le géant allemand se contentera d'être un sous-traitant en fabriquant des pièces détachées, tirant ainsi les conséquences de la décision allemande d'abandonner totalement la filière énergétique nucléaire après la catastrophe de Fukushima.

Cette décision spectaculaire, de la part d'une entreprise qui était au cœur de cette industrie, est assurément un nouveau signe de l'« effet Fukushima », à peine six mois après la catastrophe qui a touché la centrale nucléaire japonaise après le tsunami.

Elle a été annoncée dans l'hebdomadaire Der Spiegel par son PDG, Peter Löscher, qui a précisé :

« Nous ne nous impliquerons plus dans la gestion totale de la construction de centrales nucléaires ou dans leur financement. Ce chapitre est clos pour nous. »

Siemens enterre son projet d'alliance avec le russe Rosatom

Siemens avait « divorcé » avec le français Areva en 2009, et avait annoncé la création d'une coentreprise avec le russe Rosatom, faisant redouter aux industriels français l'émergence d'un puissant pôle concurrent russo-allemand sur les marchés internationaux. Le PDG de Siemens a indiqué que ce projet allait être annulé.

Fukushima, et la décision allemande de renoncer au nucléaire, ont changé les plans de Siemens, qui sait qu'il n'a guère d'avenir dans une industrie condamnée dans son propre pays d'origine. C'est Siemens qui avait construit les 17 centrales nucléaires allemandes.

L'Allemagne fermera sa dernière centrale nucléaire en 2022, après la valse hésitation d'Angela Merkel, qui a finalement du se résigner, après Fukushima, à tirer un trait sur cette énergie. L'atome ne fournit toutefois que 22% de l'électricité allemande. La chancelière avait tenté, avant la catastrophe, de faire voter la prolongation de la durée de vie des centrales allemandes.

Le nucléaire sera l'un des enjeux de la présidentielle

Ce coup de tonnerre de Siemens va contribuer à alimenter le débat en France, dont on a vu, lors de la confrontation des candidats à la primaire socialiste jeudi, qu'il serait l'un des plus difficiles de la présidentielle.

  • Réduction de la part du nucléaire dans la production électrique ou sortie totale ?
  • Finir la construction de l'EPR français ou pas ?
  • Quelles énergies de substitution privilégier ?
  • Et quid de l'emploi et des entreprises concernées ?

Les enjeux industriels et les enjeux environnementaux et sécuritaires sont en effet en contradiction, dans un pays qui a tout misé sur le nucléaire et détient le record mondial de la part d'électricité produite par des centrales nucléaires.

Là où Siemens, premier employeur d'Allemagne, a une activité diversifiée dans toutes les filières énergétiques et dans la santé, l'industrie nucléaire française n'est pas prête à une éventuelle reconversion. Les énergies renouvelables ont été largement sacrifiées en France au profit du tout-nucléaire, et les espoirs entretenus notamment par Nicolas Sarkozy depuis son arrivée à l'Elysée, de développer les exportations de centrales, ont accentué cette tendance lourde.

Cécile Duflot, la patronne d'Europe Ecologie Les Verts, n'a pas tardé à voir l'importance de l'annonce allemande. Dès dimanche matin, elle tweetait l'information à ses fidèles.

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 11:20

Publié le 17.09.2011, 21h05 | Mise à jour : 21h10

PARC DE LA COURNEUVE, HIER APRÈS-MIDI. Carla, Roberto et Juliette, trois jeunes Indignés espagnols, ont occupé la Puerta del Sol à Madrid de mai à août. Aujourd’hui, ils sont des invités de marque de la Fête de l’Humanité.

PARC DE LA COURNEUVE, HIER APRÈS-MIDI. Carla, Roberto et Juliette, trois jeunes Indignés espagnols, ont occupé la Puerta del Sol à Madrid de mai à août. Aujourd’hui, ils sont des invités de marque de la Fête de l’Humanité. | (LP/E.B.)


Plusieurs centaines d'«indignés» ont manifesté, samedi après-midi, à Paris, au départ de la cité universitaire (XIVème) et en direction de la place de la Bastille (XIème). Ils ont exprimé leur rejet du système capitaliste et prônent une révolution pacifique.

Les manifestants -300 selon la police- s'en sont pris à plusieurs banques sur leur passage, taguant les vitrines et apposant du scotch sur les distributeurs.
Arrivés en fin d'après-midi devant la Banque de France, quelques-uns ont accroché une pancarte proclamant «Mort aux banques» tandis que d'autres scandaient «Coupable».

«Nous sommes un mouvement pacifique, citoyen, qui a envie de faire bouger les choses. On s'adresse au peuple et on lui demande de se réveiller», explique Pierre-Yves, 29 ans, qui a participé à l'organisation de la journée.

Le cortège est parti vers 16h00, derrière une banderole indiquant en espagnol: «Marcha popular a Bruxelas (Marche populaire vers Bruxelles)». Cette marche réunit plusieurs groupes d'«indignés» européens, dont de nombreux Espagnols, venus parfois à pied, et qui doivent rejoindre Bruxelles pour une journée d'action le 15 octobre.

«On demande la paix, la paix économique et morale», déclare Rafael, 39 ans, la barbe naissante et le pied droit meurtri par le voyage. A la tête d'une entreprise de peinture, il dit avoir dû licencier ses vingt salariés à cause de la crise économique et se retrouver lui aussi au chômage. «J'ai décidé de porter à Bruxelles les voix de tous les gens victimes de la crise», explique-t-il.

Scandant «Paris, debout, soulève-toi» ou encore «Petit à petit nous marchons vers Bruxelles», les manifestants devaient rejoindre la place de la Bastille samedi soir pour une assemblée populaire.

La mobilisation parisienne des «indignés»a débuté le 19 mai, faisant écho au mouvement de contestation spontané né le 15 mai à la Puerta del Sol, en plein coeur de Madrid, les jeunes Espagnols exprimant leur ras-le-bol face à la crise économique et au chômage, qui touche près de la moitié des moins de 25 ans.
Plusieurs «indignés» espagnols, ont, d'ailleurs, été des invités de marque du Front de Gauche à la Fête de l’Humanité dès vendredi à la Courneuve.



LeParisien.fr

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 11:09
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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 11:04

AFP | Société Hier 21:55

Plusieurs centaines d'"indignés" ont manifesté samedi après-midi à Paris au départ de la cité universitaire (XIVème) et en direction de la place de la Bastille (XIème), exprimant leur rejet du système capitaliste et prônant une révolution pacifique.

Les manifestants -300 selon la police- s'en sont pris à plusieurs banques sur leur passage, taguant les vitrines et apposant du scotch sur les distributeurs. Arrivés en fin d'après-midi devant la Banque de France, quelques-uns ont accroché une pancarte proclamant "Mort aux banques" tandis que d'autres scandaient "Culpable" (Coupable").

"Nous sommes un mouvement pacifique, citoyen, qui a envie de faire bouger les choses. On s'adresse au peuple et on lui demande de se réveiller", explique Pierre-Yves, 29 ans, qui a participé à l'organisation de la journée.

Le cortège est parti vers 16h00, derrière une banderole indiquant en espagnol: "Marcha popular a Bruxelas" ("Marche populaire vers Bruxelles"). Il réunit plusieurs groupes d'"indignés" européens, dont de nombreux

Espagnols, venus parfois à pied, et qui doivent rejoindre Bruxelles pour une journée d'action le 15 octobre.

"On demande la paix, la paix économique et morale", déclare Rafael, 39 ans, la barbe naissante et le pied droit meurtri par le voyage. A la tête d'une entreprise de peinture, il dit avoir dû licencier ses vingt salariés à cause de la crise économique et se retrouver lui aussi au chômage.

"J'ai décidé de porter à Bruxelles les voix de tous les gens victimes de la crise", explique-t-il.

Scandant "Paris, debout, soulève-toi" ou encore "Petit à petit nous marchons vers Bruxelles", les manifestants devaient rejoindre la place de la Bastille samedi soir pour une assemblée populaire.

A leur arrivée Place de la Bastille, vers 21H, un important dispositif policier contenait les manifestants sur un trottoir devant l'Opéra, a constaté une journaliste de l'AFP.

Une manifestante, Marie-Ange a déclaré par téléphone à l'AFP que la manifestation avait été "très mouvementée" place de la Bastille, tandis que "ça s'était bien déroulé jusqu'à présent".

Selon la préfecture de police, jointe en début de soirée, il n'y a eu ni confrontation avec les manifestants, ni interpellation.

La mobilisation parisienne des "indignés" a débuté le 19 mai, faisant écho au mouvement de contestation spontané né le 15 mai à la Puerta del Sol à Madrid, les jeunes Espagnols exprimant leur ras-le-bol face à la crise économique et au chômage qui touche près de la moitié des moins de 25 ans.

 

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 10:52
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