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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 20:01

spaanserevolutie

Secession

In March on Brussels on 10 September 2011 at 23:57

Blois, September 10

Day 47 of the March on Brussels. From Monteaux, 28 km

 

Dear people,

 

Today we held war council. I wasn’t there, because I knew it was going to take all day, and I can’t stand long assemblies.

Right now it’s midnight, most people have only just arrived. They departed from Monteaux at five o’ clock. I had little time to reconstruct things on the basis of their testimonies, and I have little time to write, but this is more or less what happened.

War council in Blois

The Pretorians have gone. It was the end of a long conflict that had already led to the tragic events of Lizant. One thing I noticed, above all, was relief. People have been marching together and singing all the way.

We are left almost without transport and without funds. We depend heavily on support from people who help us move the kitchen and the bags day by day. Up until now, we have been lucky to encounter these people.

As for the treasury, the Pretorians took it with them. It cannot be excused, but I have been trying to explain it. In general, when money is involved, people become wolves. We try to be different, we want a society based on human instead of economic values, but when anger, resentment and distrust are on the rise, people are no longer ashamed to show their weakness.

The Cuban never forgave the group for what happened in Lizant. His tent was plundered and destroyed. He lost a golden chain in the process. The next morning he rightly demanded that it were returned to him. That didn’t happen. I imagine this is his justification for marching off with the other Pretorians and the treasury, but I was surprised to hear that he didn’t defend himself in the internal assembly this morning. Especially because he is a lawyer.

They left for Paris. They pretend to rejoin us there, but the internal assembly will not accept it. In the afternoon the assembly has decided to excommunicate them. A comunicado will be published which states that they do not represent the 15M. The Spanish Inquisition has spoken.

In total, we left a dozen casualties on the battlefield. The French have gone as well, but they will return, thank heaven. We will need them. Our Communications team has also left and gone to Paris. I don’t know what they are going to do there, just like I never understood what they were doing on the march. Our ‘official’ communication has been practically non existent, both towards the outside world, and from the outside world towards the group.

 

 

Today’s march was good. We walked the last bit across the forest, navigating on the sunlight filtering through the trees. It was a most welcome change of environment. When we came out of the woods we walked into the rich old town of Blois, strategically situated on the cliffs along the Loire.

 

Things have changed a lot over the last few weeks. The quality and the quantity of the food being processed in the field kitchen has been declining. The hippies have long gone and also many of the marchers gave forfeit. I think it has to do with comfort. Because of all the comfort offered by western society, people don’t know how to suffer anymore, or how to make sacrifices, to improvise, to be truly generous. We don’t either, because in the end, this march is peanuts compared to what humans have achieved in the past.

I’m sad when I sit down to reflect on things in our camp in Blois. Only when the remaining core of marchers arrive late in the evening the positive spirit returns. For better or worse, a problem has been solved. We aren’t saints – except for Jesus Christ maybe – but we have a strong spirit. We are determined to go on, we can solve greater problems than the ones we have had to overcome, and we will grow stronger.

 

Clocktower of the cathedral in Blois

 

Night view of Blois from over the river

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Les marches des indignés vers Bruxelles
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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 11:50

Pour accéder directement au site, appuyer sur "Ctrl" (clavier)+ clic gauche sur "link" ci-dessous:

link

 

Présentation
La semaine antipub s’est créé à partir des réseaux du mouvement antipublicitaire et se définie comme un moment de partage autour de la cause. A l’occasion du procès en appel de la relaxe historique des déboulonneurs de Paris et du nouveau procès intenté aux 9 des champs Elysées, la semaine de l’antipub propose aux citoyens un ensemble d’événements participatifs dans le but de prendre conscience de l’impacte de la publicité sur nos vies.
Ils nous soutiennent
Les déboulonneurs
RAP (Résistance à l’Agression Publicitaire)
Exemple sur le contenu :

 

Header image

Se debarrasser de la publicité sur internet

septembre 9th, 2011 | Posted by admin in La publicité et ses dangers

Voici un petit billet pour vous aider à comprendre comment s’incruste la publicité  dans votre navigation et comment s’en débarrasser.

 

La publicité sur internet ce n’est pas seulement les pourriels qui vous sont adressés quotidiennement et les petites ou grandes bannières que vous pouvez voir sur les sites. Le plus gros du commerce publicitaire se trouve en fond de navigation et se construit avec le commerce de vos données personnelles.

Ce tutoriel contient trois chapitres. Le premier vous permettra de bloquer la pollution visuelle induite pas la publicité dans votre navigation, le second vous protégera des dispositifs de pistages mis en place par les nouveaux publicitaires et le troisième vous proposera des alternatives aux services des publicitaires. 

Tout d’abord, téléchargez et installez la dernière version de Mozilla firefox.

Ensuite, installez le module grease monkey. Il va vous permettre d’ajouter des scripts qui modifie le comportement de certains sites trop intrusifs.

Anti-publicité visuelle

Retirer la publicité visuelle de votre navigation

Pour cela, vous avez certainement entendu parler de ad block plus. Il s’agit d’une extension firefox qui va bloquer automatiquement un certains nombres d’adresses connues pour diffuser de la publicité. Cette liste est mise à jour régulièrement de façon à s’adapter aux nouvelles régies qui pourraient apparaître.

Télécharger

Bloquer les Pop Up les plus malicieux

Malgré qu’ad block plus et firefox fasse déjà du gros boulot, il y a quelques pop up très malicieux vous sauteront au visage si vous ne prenez garde.

Voici une extension firefox antipopup pour votre plus grande sécurité.

Télécharger

Anti-pistage par la publicité

Configurer votre navigateur

Aller dans option de votre navigateur, puis vie privée et activer « indiquer au site web de ne pas me pister ».

Pourquoi les publicitaires arrêteraient-ils de me pister si je leur demande ?

La directive européenne du paquet telecom prescrivait aux gouvernements d’écrire une lois qui obligerait les sites utilisant des cookies à demander l’accord explicite des utilisateurs. Les associations représentatives des annonceurs ont immédiatement crié à la mort du secteur web et ont convenu avec le ministre Éric Besson d’assouplir la directive. Le ministre a expressément obtempéré et a convenu que la configuration du navigateur de l’internaute ferait office « d’accord explicite ». Ainsi, la fondation mozilla a ajouté l’option anti-pistage désactivée par défaut. Mozilla est actuellement en train de compléter sa base de données avec les annonceurs qui souhaitent coopérer ou qui sont obligés, selon l’état de la législation national. (plus d’informations sur l’affaire)

Retirer les boutons « like » de facebook et « +1 » de google plus

Télécharger

Pourquoi ?
Les boutons permettent à facebook et google d’avoir des données sur le trafic des sites qui les utilisent. Ainsi, lorsque vous vous rendez sur ces sites, vous laissez des traces aux publicitaires que sont facebook et google.

Bloquer les super cookies

Les super-cookies sont la nouvelle génération de cookies publicitaires créés pour durer plus longtemps et récolter d’avantages d’informations sur votre navigation. Le blocage de cette technique récente demande l’installation d’une contre technique tout aussi récente.

Télécharger « Better privacy » (extension firefox)

Utiliser des adresses courriels jetables

De nombreux site requiert une adresse courriel pour être utilisés. Si vous n’avez pas spécialement confiance dans le site en question, vous pouvez ruser en utilisant ce que l’on appelle une adresse courriel jetable. Il vous suffit de faire un clic droit sur le formulaire où vous êtes sensé ajouter votre adresse puis « générer un
courriel ». Ensuite rendez-vous sur www.spamavert.com et entrer l’adresse que vous avez généré dans le champ en haut à gauche si vous avez besoin de valider votre
inscription ou de consulter un message.

Télécharger

Chercher et détruire les logiciels espions

Les spywares ou logiciels espions sont des applications qui se sont installés sur votre ordinateur à votre insu et qui collecte des données qu’ils envoient à des tiers. Il
est possible qu’un de ces logiciels se soit installé par votre action sans y avoir prêté attention ou bien lors de vos navigations antérieurs sur la toile.

Pour les utilisateurs de micro$oft windows :

télécharger spybot

(Des analyses régulières vous permettront de jauger l’efficacité du dispositif de prévention que nous avons mis en place.)

Ne plus utiliser les services des nouveaux publicitaires

Remplacer le moteur de recherche de google ou de yahoo ou de microsoft

Google est le moteur de recherche par défaut de mozilla firefox. Vous pouvez le supprimer et le remplacer par un autre.

Je vous recommande l’utilisation de seeks.fr qui est un moteur de recherche libre. Les serveurs sont les ordinateurs de ses utilisateurs et les données échangées sont entièrement cryptées. En terme de résultat de recherche, il utilise différents algorithmes de moteurs de recherche que nous connaissons bien, ce qui le rend assez pertinent. Son point faible est sa vitesse d’exécution où vous perdrez sans doute quelques millisecondes face à ces concurrents publicitaires. A noter que le logiciel est encore en beta et que son développement est constant.

Pour l’installer dans votre bar des recherches, cliquer ici. Vous pouvez le faire remonter dans la liste en cliquant sur l’icône du moteur de recherche qui est dans la bar en haut à votre droite puis « gérer les moteurs de recherche ».

Remplacer le réseau social facebook ou google plus

Là, ça devient un peu plus difficile. Il n’y a pas vraiment d’alternative pour le moment mais de nombreux projets libres sont en construction, diaspora, jappix, GNUsocial… Si vous lisez la presse du secteur (par exemple numerama),vous serez tenu au courant des avancements.

Remplacer vos services dans les nuages des nouveaux publicitaires

Les services dans les nuages sont des applications web qui stock vos données sur des serveurs distant. Les nouveaux publicitaires en sont friand car cela leur permet de s’accaparer des droits sur vos productions.
Voici quelques équivalents :

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Informations diverses
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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 11:36

Pour accéder directement au site "Recours radiation",  appuyer sur "Ctrl" (clavier) + cliquer gauche sur "link" ci-dessous:

link

 

Exemple du contenu :

 

500 000 radiations Pôle emploi par an

 

Aujourd'hui, Pôle emploi, ex-ANPE, selon ses propres chiffres, procède à plus de 500 000 radiations par an (voir l'avant dernier paragraphe du rapport législatif déposé devant le Sénat en 2008 ou encore l'interview du Directeur Général de Pôle emploi). Afin d'aboutir à un tel résultat, la procédure est largement informatisée, ce qui est bien évidemment source d'erreurs. De plus, depuis quelques années, les agents de Pôle emploi font l'objet de consignes de plus en plus pressantes afin de "gérer de manière plus dynamique leur stock de demandeurs d'emploi", ce qui peut parfois entraîner le déclenchement de procédures de radiation plus ou moins justifiées.

Des décisions potentiellement dramatiques

Or ces décisions de radiation peuvent avoir des conséquences humaines dramatiques pour les demandeurs d'emploi qui en sont victimes. En effet, aujourd'hui les radiations sont quasiment automatiquement prononcées pour une durée minimum de 2 mois. Cela signifie donc très concrètement que la personne qui en est victime sera privée de toutes ressources financières pendant 2 mois pleins même après une seule et unique absence par exemple...

L'impossibilité pratique d'annuler cette décision par contestation orale

Tout citoyen pourrait naturellement penser que dans le cas de décision de radiation abusive, il suffit de simplement téléphoner ou de se rendre à Pôle emploi afin d'annuler la décision. Mais la pratique montre que l'administration restera le plus souvent sourde à toute plainte orale et répondra quasi invariablement : "si vous n'êtes pas content, vous n'avez qu'à former un recours". Or rédiger un tel recours est toujours décourageant pour la personne fragilisée par une décision de radiation, voire impossible pour les personnes ayant des difficultés à écrire. Et on peut facilement imaginer que de telles personnes ne sont pas rares dans le "portefeuille" des agents de Pôle emploi.

Faciliter l'accès au droit

Ce site a donc pour objectif de présenter, le plus clairement et précisément possible, la procédure à suivre afin de contester une décision de radiation abusive adoptée par Pôle emploi ou la DIRECCTE (ex DDTEFP). Ce site s'adresse tant aux demandeurs d'emploi qui disposent des ressources nécessaires afin d'effectuer personnellement ces démarches qu'aux associations et collectifs oeuvrant pour la défense des droits des chômeurs et précaires.

Avec le soutien de la Région Rhône-Alpes

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Se protéger
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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 11:19

Un lien incontournable !

 

Pour accéder directement au site, appuyer sur "Ctrl" (clavier)+ clic gauche sur le link ci-dessous:

link  

Ou "Ctrl" + l'un des liens ci-dessous :

 

 

Quelques exemples sur le contenu:

 

 

Ces expériences qui changent le monde

  • Habitat

    Vauban, l’écoquartier du futur écologiquement exemplaire, mais socialement discutable

    05/09/2011 - Sophie Chapelle

    Construit sur une base militaire désaffectée, le quartier Vauban, près de Fribourg en Allemagne, est devenu la vitrine européenne des écoquartiers. Entre maisons passives et positives, toits végétalisés et solaires, ce quartier de 5.500 habitants concentre d’innombrables innovations écologiques. Pensé par les résidents comme un « quartier des courtes distances », Vauban a progressivement réduit l’empreinte de l’automobile pour laisser la rue aux enfants. L’exemplarité pèche néanmoins par son manque de mixité sociale.

    [Lire la suite]
  • Logement

    Habitats autogérés et immeubles coopératifs, un remède à la crise immobilière

    21/07/2011 - Rachel Knaebel

    Et si pour échapper au marché spéculatif de l’immobilier, les habitants se regroupaient en coopérative ? C’est le pari que font une partie des Berlinois face à l’envolée des prix des loyers. Parce qu’il est de moins en moins facile de se loger dans la capitale allemande, des coopératives investissent dans des constructions communautaires accessibles aux habitants qui ne disposent pas d’apport financier. Des projets qui proposent une alternative à la propriété individuelle.

    [Lire la suite]
  • Syndicalisme

    La caisse de grève : un outil financier au service du bien-être social

    17/06/2011 - Ivan du Roy

    C’est probablement le plus long conflit social en Europe : trois années de grève ininterrompue menée par une centaine de salariées espagnoles dans le secteur des services à la personne. Si elles ont obtenu gain de cause, c’est grâce à la « caisse de résistance » mise en place depuis 1976 par leur syndicat, l’atypique organisation basque ELA, qui vient de fêter ses 100 ans. Une arme financière qui a permis de nombreuses avancées et qui se révèle cruciale en ces temps de recul social.

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  • Énergie

    Combien coûte la sortie du nucléaire : l’exemple allemand

    06/06/2011 - Rachel Knaebel

    Le gouvernement allemand présente ce 6 juin son projet de loi pour sortir de l’énergie nucléaire en 2022. Après un recul l’automne dernier, la chancelière Angela Merkel veut finalement avancer la transition énergétique du pays. Combien coûtera cette transition ? Rendra-t-elle l’Allemagne dépendante du charbon ou des importations d’électricité ? Combien d’emplois l’essor des énergies renouvelables va-t-il créer ? Réponses à quelques lieux communs véhiculés sur la sortie du nucléaire.

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  • Décroissance

    Près de Pau, des compagnons d’Emmaüs réalisent leurs utopies

    26/05/2011 - Sophie Chapelle

    À Lescar, les 125 membres de la communauté Emmaüs ont de l’énergie et des idées. Professionnels de la récupération, ils se sont lancés dans l’éco-construction, convaincus que l’intégration passe par le bien-être dans l’habitat. Chaque compagnon est invité à construire la maison dont il rêve. Lieu d’accueil pour tous ceux qui le souhaitent, sans condition, la communauté Emmaüs Lescar-Pau expérimente au quotidien décroissance et solidarité.

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  • Espagne

    Puerta del Sol : le village des « indignés » fait de la résistance

    24/05/2011 - Rédaction

    Les manifestants qui occupent la Puerta del Sol, célèbre place de Madrid, ont décidé de rester une semaine supplémentaire. Alors que les élections du 22 mai se sont conclues par une débâcle inédite pour les socialistes et José Luis Zapatero, la mobilisation continue en Espagne, contre les mesures d’austérité, les partis politiques, les banquiers. Sur la place de Madrid, le camp autogéré s’organise, entre assemblées générales, repas collectifs, et mini-potager urbain. Visite en images du campement des « Indignados ».

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  • Énergies

    Et si on construisait des parcs éoliens coopératifs ?

    21/04/2011 - Nolwenn Weiler

    Et si la production d’énergie était écologique, démocratique, et participative ? Dans le Pays de Redon, entre Bretagne et Pays de la Loire, une aventure unique en France est menée : celle de la construction d’un parc éolien coopératif. Ce projet, fondé sur des savoir-faire nouveaux, pourrait aujourd’hui être diffusé et transféré sur d’autres territoires. Se réapproprier les questions énergétiques, confisquées par l’État et les experts d’EDF, c’est possible. C’est ce qu’on apprend, depuis 10 ans, dans le pays de Redon. Reportage.

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  • Économie

    Et si on faisait la révolution... des indicateurs de richesse !

    03/03/2011 - Nolwenn Weiler

    Dans son nouveau documentaire Indices, le réalisateur Vincent Glenn s’attaque au sacro-saint Produit intérieur Brut (PIB), l’indicateur devenu LA référence d’évaluation de la richesse des nations. Et pour cause, cette mesure arbitraire et faussée de la croissance cache misère sociale et dégâts environnementaux, en se focalisant sur les biens produits, vendus et consommés. Face à ces limites, les sociétés entreprennent de trouver d’autres thermomètres. Enquête sur ces nouveaux indicateurs de richesse.

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  • Simplicité volontaire

    Une journée à Gaia, écovillage argentin

    14/01/2011 - Sophie Chapelle

    Mener une vie « soutenable » : c’est le choix fait par les habitants de l’écovillage de Gaia, en Argentine. Respecter la biodiversité, inventer des échanges économiques alternatifs, créer l’autosuffisance énergétique, repenser l’architecture… Les membres de la communauté de Gaia expérimentent une vie différente, fondée sur une simplicité volontaire. Reportage.

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  • Agriculture urbaine

    En Argentine, les habitants cultivent pour sortir de la crise

    02/01/2011 - Sophie Chapelle

    En Argentine, la crise économique de 2001 a généré un chômage et une désespérance sociale sans précédent. Pour y faire face, la municipalité de Rosario a jeté les fondements d’une véritable politique d’agriculture urbaine. Jardins communautaires installés en périphérie, pratiques agricoles en biodynamie ou encore livraisons de paniers de légumes : c’est une révolution alimentaire au cœur de la ville, qui fait vivre désormais des centaines de familles. Reportage.

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  • Transition écologique

    Ces villes qui tentent de se libérer du pétrole

    25/11/2010 - Sophie Chapelle

    Tout le monde n’attend pas que gouvernements et chefs d’État s’entendent sur un hypothétique accord pour sauver le climat. Loin de Cancún, où se tiendra le prochain sommet sur le réchauffement climatique, des réseaux associatifs et des municipalités se lancent dans d’ambitieux programmes pour libérer leurs villes de la dépendance pétrolière. Comment font ces « villes en transition » ? Exemple à Boulder, près de Denver, aux États-Unis.

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  • Expérimentation sociale

    L’hôtel de luxe qui accueillait ouvriers, paysans et militants

    05/11/2010 - Sophie Chapelle

    Le Bauen, à Buenos Aires, est un grand hôtel atypique. Fermé en 2001 pour cause de mauvaise gestion et de crise financière, il a rouvert sous l’impulsion d’une poignée d’anciens employés licenciés. Décidés à se réapproprier leur ancien outil de travail, ils se lancent dans l’aventure de l’autogestion et se regroupent en coopérative. Pari réussi pour un lieu d’hébergement qui accueille touristes et militants solidaires.

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 11:05

Par Emmanuel Haddad  (8 septembre 2011)

Le combat des Indignés espagnols se poursuit, de manière moins visible, mais plus ancré dans le quotidien difficile de la population. Dans tout le pays, des plateformes des « affectés de l’hypothèque » ont vu le jour. A cause de la crise et des plans d’austérité, 150.000 familles seraient menacées d’expulsion ! Reportage à Barcelone auprès de militants qui se battent contre les expulsions et l’endettement à vie.

Près de 200 personnes armées de panneaux « Stop expulsion » ou « Le logement est un droit fondamental » sont venues ce 12 juillet défendre Nancy, Angel et leurs trois enfants contre l’expulsion demandée par la banque Caixa Cataluña. Dans l’appartement à moitié vidé de son mobilier, la quinquagénaire résume : « Tout était trop facile. La banque nous a fait un prêt de 300.000 euros et, une semaine plus tard, on était ici. Maintenant, ils ont racheté l’appartement, et ce n’est pas avec mon travail de nettoyage de banques que je vais réussir à tout rembourser. » Nancy vit dans un immeuble de Santa Coloma de Gramenet, une ville de la banlieue de Barcelone connue pour sa forte densité de population (120.000 habitants sur 7 km2), sa diversité culturelle et la corruption de son ancien maire. Arrivée d’Équateur avec sa famille dans les années 2000, elle est la dernière à ramener un salaire : la crise a emporté les emplois de son mari et de son fils aîné.

150.000 familles menacées d’expulsion

« D’après nos calculs, il y aurait 150.000 familles sous le coup d’une expulsion, précise José María Fernández Seijó, membre de l’association Juges pour la démocratie. La plupart sont des travailleurs qui vivent en périphérie des grandes villes. » Ce ne sont donc pas les nouveaux riches qui ont acquis une résidence secondaire en bord de mer dans les années 1990. Car l’Espagne s’est goinfrée de béton armé. On compte deux fois plus de maisons que d’habitants, et presque 700.000 logements neufs cherchent acheteur. Mais les citoyens réunis sous la fenêtre de Nancy ne voient pas pourquoi les plus vulnérables paieraient le prix de ces excès.

Humeur festive, saillies sagaces à coups de haut-parleur, contre l’État corrompu et le capitalisme aliénant, mélange des générations et des origines socialesLes lève-tôt décidés à empêcher l’expulsion portent la marque du mouvement des Indignés. Pourtant, ce ne sont pas leurs couleurs qui s’affichent, mais celles d’un autre collectif : la Plateforme des affectés de l’hypothèque (PAH). L’association en est déjà à sa 59e interruption d’expulsion. Et déjà 58 victoires. Depuis que les Indignés ont quitté le campement de la Plaza Cataluña à Barcelone, ils se sont disséminés en 23 assemblées de quartier. Chacune tente de s’attaquer à des problèmes locaux et concrets, et parfois avec l’aide et l’expérience des associations préexistantes. Quand il a vu Nancy et Angel arriver sur la place avec leur avis d’expulsion sous le bras, Carlos, membre de la commission logement, les a orientés vers la PAH, spécialiste des cas comme le leur.

Les Indignés, créateurs de vocation

Le capital sympathie des Indignés a porté un coup de projecteur sur les combats de la PAH. « Les deux premières plateformes des "affectés de l’hypothèque" ont été créées à Barcelone et à Llobregat en 2008, raconte Rosa Maria, une militante grisonnante. Mais depuis le début du mouvement des Indignés, une cinquantaine de plateformes ont été créées dans toute l’Espagne ! »

Carlos fait partie de ces Indignés qui se sont vite spécialisés dans une cause sociale. Et il n’a pas choisi la question du logement par hasard. Entre 2007 et 2010, ce quarantenaire – qui « doit actuellement vivre chez une amie » – a lutté contre la Caja Burgos pour que ses parents ne soient pas expulsés de la maison qu’ils habitaient depuis quarante ans. S’enchaîner autour de la banque, organiser des protestations... Il n’a reculé devant rien pour que ses parents ne soient pas déplacés dans un logement éloigné, avec un loyer plus élevé. « Mes parents ne recevaient que 400 euros de retraite, ils n’auraient jamais pu payer le loyer d’un nouveau logement, explique-t-il. Finalement, sur 123 personnes concernées par le processus de relogement imposé par la banque, 23 ont obtenu gain de cause, dont mes parents, qui se sont même fait offrir une belle maison. »

Carlos est conscient de s’être fait acheter. Mais c’était ça ou le drame qu’ont vécu de nombreux seniors dont les logements ont été détruits pour construire des bureaux : « Ces murs, c’était leur vie. La plupart étaient des gens âgés. Sept personnes sont mortes dans les six mois qui ont suivi, d’autres sont devenues méconnaissables et ont été placées dans des centres gériatriques. Un véritable crime social. » On est en 2007, en pleine « frénésie de construction » . 700.000 nouveaux logements étaient construits chaque année. Plus que la France, l’Allemagne et l’Italie réunies !

Perte de logement et remboursement d’emprunt à vie : la double peine

Dans le café qui jouxte la maison d’Angel et Nancy, Carlos est « l’avocat des pauvres ». On prend son numéro en cas de problème. Mais les avocats doivent faire avec la loi. Et celle-ci n’a pas prévu de bouée de sauvetage pour les familles qui ont hypothéqué leur maisons auprès des caisses d’épargne en faillite. Les pertes des banques et caisses d’épargne sont immenses, en grande partie à cause des emprunts contractés par les sociétés immobilières qui ont fait faillite. Les banques ramassent donc l’argent où il se trouve : chez les particuliers. Les logements hypothéqués sont vendus aux enchères, à 50 % de leur prix initial. Et les familles doivent ensuite continuer de rembourser leur emprunt, même après la vente de leur maison.

Perte de logement et endettement à vie, une double peine qui en indigne plus d’un. D’autant que se multiplient les cas de « mobbing immobilier » : des pratiques de harcèlement moral qui vont des appels téléphoniques aux coupures d’eau et d’électricité, en passant par l’absence d’entretien du logement pour le déclarer en ruine. Des pratiques récemment médiatisées.

Une réglementation inadaptée

Pour José María Fernández Seijó, il y a un vide juridique à combler en Espagne : l’absence de seconde chance pour les « endettés de bonne foi ». « L’article 1911 du code civil permet au créancier de se dédommager avec la totalité du patrimoine de l’endetté, ce qui le rend lié à vie à la dette qu’il a contractée », explique le magistrat du tribunal de commerce de Barcelone sur le blog de l’avocat Carlos Guerrero. Dans des pays voisins, existent des systèmes plus flexibles « qui donnent à quiconque s’est endetté sans possibilité de remboursement une seconde chance ». Comme la loi Borloo – Surendettement en France.

Pas question de se laisser expulser à cause d’une réglementation inadaptée. Les arguments de Luis, le fondateur du PAH de Barcelone, sont sans équivoque : « Je dois 300.000 euros à la banque. Quand on me parle de ces chiffres, je ne peux pas m’empêcher de sourire… Comment veulent-ils que je rembourse une somme pareille ? » Ce chômeur bon vivant explique patiemment à Nancy et à Angel qu’il a déjà résisté à cinq expulsions, qu’ils ne doivent pas se laisser faire. Lui attend sa prochaine expulsion, le 19 octobre, avec la sérénité du désespoir. À la suite d’une plainte déposée par les Mossos d’Esquadra – les CRS catalans –, 13 personnes ont été condamnées en juillet pour résistance à l’autorité et désobéissance, à des amendes de 120 à 300 euros. Ils s’étaient opposés en février à l’expulsion d’un couple de Ghanéens. De quoi refroidir les sympathisants, qui n’avaient jusqu’ici souffert aucune poursuite.

Sauver les banques ou les citoyens surendettées par la crise ?

À moins que la loi n’évolue. Juges pour la démocratie, PAH et Indignés se mobilisent tous derrière le même slogan : « Dación en pago ». Il s’agit d’un accord entre la banque et le client permettant que la vente du logement hypothéqué règle définitivement sa dette. Si cette formule s’appliquait, Nancy et Angel n’auraient plus à rembourser la banque après la vente de leur appartement. Les Indignés multiplient les communiqués en faveur de l’instauration de ce procédé juridique. Les Juges pour la démocratie militent pour « une évolution législative vers les modèles français et allemand, qui donnent une seconde chance aux personnes endettées ». José María se félicite que « le climat social espagnol soit à la pression sur le gouvernement pour réclamer ce type de réformes ». En attendant, les militants attendent patiemment 14 h pour être sûrs que les représentants de la Caixa Cataluña ne viendront pas, escortés par des Mossos, pour déloger Nancy et sa famille.

La vague d’indignation est-elle en train de se transformer en lobby citoyen auprès du Parlement ? Face à la pression sociale, une sous-commission parlementaire – à laquelle participe la PAH – étudie actuellement la possibilité d’améliorer le sort des affectés par l’hypothèque. Elle rendra son rapport en décembre. Mais la « "dación en pago" mettrait en danger le système bancaire », a d’ores et déjà précisé José Luis Zapatero. Toutefois, les arguments avancés par les Indignés à Santa Coloma ressortent dans les rangs du Parlement : « Le gouvernement a déjà versé 100.000 millions d’euros d’argent public pour sauver les banques, dont les cinq plus grandes d’Espagne, qui ont fait un bénéfice cumulé de 15 millions d’euros l’an dernier. Curieusement, la même somme que celle des hypothèques réalisées en 2010 », a lancé Joan Ridao, député d’ERC (Parti de gauche catalan). José María Fernández Seijó rappelle que les partis de gauche sont plus sensibles aux arguments des indignés. Mais c’est plutôt une victoire du PP, le parti de la droite traditionnelle, qui se profile lors des prochaines élections, le 20 novembre.

Restent les victoires ponctuelles. Au 43 carrer Sicilia, l’expulsion de la famille de Nancy a finalement été repoussée jusqu’à nouvel ordre. 59e victoire de la PAH. Mais devant la mairie de Santa Coloma, où Carlos, Luis et les plus motivés ont accompagné Nancy et Angel, l’avocate bénévole est loin de tout triomphalisme : « Il va falloir trouver un appartement à louer pour Angel et Nancy, car ils ne pourront pas rester dans leur maison. Même si la mairie s’est engagée à les accompagner dans leur recherche. » Luis refuse de baisser les bras : « Ils reviendront, et on résistera encore une fois. Il suffit de savoir dire non. » En attendant, Nancy continuera de frotter le sol des banques. Et les militants de la Plateforme des affectés par l’hypothèque préparent une manifestation le 25 septembre prochain.

Emmanuel Haddad

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 21:49

spaanserevolutie

Open Revolt

In March on Brussels on 9 September 2011 at 23:59 Monteaux, September 9

Day 46 of the March on Brussels. From Tours, 34 km.

 

Dear people,

Today’s walk through the Loire valley was very pleasant. To describe it, I could talk about the villa’s contrasting with the cave houses in the rocks, I could talk about the picturesque vegetable gardens and the fruit trees. But I won’t do that. Instead I will talk about the chaos I found when we arrived.

Open revolt, and civil war. It couldn’t have been more symbolic. We settled on a small meadow with a canal running through it. The different factions were camping on the opposite banks.

People camping on different banks of the canal. To the right the tent of the Pretorians

I’ve been talking to all sides, I’ve been trying to understand what’s going on, and even though the picture is not a hundred percent clear yet, I think I grabbed the basic idea.

In general there are three factions. The ‘Assemblyists’, the ‘Pretorians’ and the ‘French’.

The Assemblyists are the majority, they are mainly Spanish, they come from various acampadas and popular marches, and they try to decide things together in assembly

The Pretorians – no historic comparison – are the tough guys with a combat background. They are a small minority, consisting mainly of comrade Cubano, comrade Legionario, and comrade Felix, who drives the small van. With the exception of the Cubano, they do not usually participate in the assemblies.

The French operate the communications van and the information point. Because of the language barrier, they are not fully integrated.

 

Now, when we arrived today, comrade Felix was drunk. He came stumbling out of the bar shouting that the chicken was his own private property, and that the kitchen should give it back. He added insults, and said he was marching off. “You can take your own bags and walk!”

It almost got out of hand. Some of the assemblyists proposed emergency measures which included the renegation of our pacifist principles and the relocation of the Pretorians from the meadow into the canal.

Most people kept their calm, fortunately. And it ended with some of us shouting “Fine! Go! We’re better off without you!”

The French were desperate with this situation, and it seemed they too were preparing to abbandon the march first thing in the morning.

 

The root of the problem, I think, is that the internal assembly doesn’t work. We lose hours and hours in methods, and we don’t get to speak about the real problems. And if we can’t talk things over all together, people start whispering among themselves.

This way comrade Felix has been object of covert criticism for weeks. People say he does little else but drink and waste gasoline funds. Today, he made three trips, loading and unloading the kitchen and the bags. There were still people and bags left in Tours when he was done. He had asked the French communications van to help out, and he went to the bar to grab a beer. One of the comrades found him there and said to him bluntly that they needed help in the kitchen. At that point comrade Felix snapped.

“To hell with you all, and your fucking assemblies! All you do is talk, talk, talk. But other than that you don’t do shit!”

 

Felix has his own way of saying things. With the exception of Cubano, he and the other Pretorians are not the intellectuals of the group. They cannot be bothered with deciding what should be done. They do things without talking about it first.

The Assemblyist group is very ideological, they pretend that all of the group participate on equal terms. But in practice it’s only the people who are skilled in the dialectics of the assembly who dominate the meetings. Most people abbandon it long before it ends, myself included. Only the die-hards remain to take decisions when the rest has already gone to sleep.

It’s society all over again. People appreciate what they do themselves, but have difficulty to understand and appreciate what others are doing. This is what I mean when I say that at the moment the whole is less than the sum of its parts.

 

Strangely, after I talked to all the different groups, I’m more optimistic than I was this morning. Everyone says the same in the end. “We’re going on. This is our fucking revolution, and we ain’t going to have it ruined by a bunch of gilipollas.”

Even the French say this. No way they are going to abbandon the march. They are not communicating much with the assemblyist group about what they are doing, but they are busy creating a network, preparing the arrival in Paris and spreading information. They are up to something, and they’re working like professionals.

A bit of empathy is all we need. We have one common goal, and all of us – minus one or two possible infiltrados – are playing a part in this. Some parts are bigger than others, but that is no reason to accuse the rest, or to boast about oneself.

 

Comrade Vera has seen all these problems before. She has been working with people in New Orleans in the aftermath of hurricane Katrina, trying to rebuild one of the devastated neighbourhoods. Over there they formed an assembly which was supposed to give shape to a community center where all the different people from the neighbourhood, black and white, rich and poor, could feel represented.

It took them five years. They had to overcome countless problems and conflicts, but they succeeded.

“This is a learning process”, Vera says while people are shouting against each other over the canal, “we need time, but we’ll be okay.”

 

Boat in the Loire

 

Along the river

 

Cave houses in the Loire valley

 

Investment opportunity

 

Goat, from a cheesemaker's logo

 

 

"Pietà", 15th century, safely locked down

 

Comrade Charlie

 

Mill, 19th century

 

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 16:37
 

samedi 10 septembre 2011

47e étape Mer - Meung-sur-Loire

Après la nuit catastrophique vécue par le groupe de marcheurs la veille, tous ont choisi de reprendre la route et de faire l’étape en marchant, malgré la fatigue et l’énervement général. La journée a quand même commencé par un bon petit déjeuner proposé par le personnel du supermarché devant lequel les marcheurs avaient trouvé refuge après l’inondation du campement par l’arrosage automatique.
Trois éclaireurs sont partis avec le matériel directement sur place et le reste de la troupe composée d’une douzaine de personnes a pris la route en milieu de matinée.
Après une visite à la mairie afin d’établir un premier contact avec la municipalité, les éclaireurs ont reçu rapidement la visite de la police municipale pour leur signifier l’interdiction totale de s’installer sur la place des Halles sans apporter aucun document officiel permettant de légalement soutenir cette interdiction. Ce lieu central offrait une visibilité bonne visibilité, ainsi qu’un abri couvert permettant aux marcheurs de passer la nuit au sec.  La police devenait comme la veille  l’organe de négociation de la mairie qui proposait quand même un autre site qui s’est révélé  inapproprié.
Après examen des documents officiels, la possibilité de rester sur place sans monter le matériel de campement s’est révélée possible, et les marcheurs ont opté pour cette solution. Comme depuis quelques jours, commerçants et habitants ont apporté leur soutien à la marche en venant à leur rencontre ou en leur offrant de quoi se restaurer.
La marche a également accueilli deux nouveaux marcheurs équipés d’un grand véhicule en provenance de la Marche Méditerranée. Après avoir tenu une assemblée interne pour préparer l’arrivée sur Orléans et l’itinéraire entre Orléans et Paris, les marcheurs ont pu enfin se reposer.
L’itinéraire entre Orléans et Paris reste encore à travailler et sera probablement ajusté en accord avec la Marche Meseta et les groupes de travail de Paris.
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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 11:31

LEMONDE.FR | 09.09.11 | 21h08   •  Mis à jour le 10.09.11 | 12h21

 
 

 

Les ruines du World Trade Center après les attentats du 11 septembre 2001 à New York.

Les ruines du World Trade Center après les attentats du 11 septembre 2001 à New York.AFP/ALEX FUCHS

Souvenez-vous. Il fut un temps où aucun militaire ne patrouillait, Famas en bandoulière, sur le parvis de Notre-Dame de Paris, un temps où vos e-mails avaient peu de risques d'être interceptés, où votre mine déconfite sur le trajet du bureau n'était pas immortalisée chaque jour par des dizaines de caméras, une époque révolue où embarquer un flacon de shampoing à bord d'un avion était encore un geste anodin... C'était avant le 11 Septembre 2001.


Ce jour-là, lorsque les tours jumelles du World Trade Center tombent en poussière, la puissance symbolique des Etats-Unis est ébranlée, ainsi qu'une certaine idée de la liberté. Un mois plus tard, le Patriot Act est signé par George W. Bush. Au nom de la sécurité, quelques unes des libertés fondamentales si chères aux Américains sont sacrifiées.

Au "pays de la liberté", une brèche vient de s'ouvrir. La plupart des Etats de la planète vont s'y engouffrer. En 2002, l'Union européenne emboîte le pas à l'administration Bush et produit une Décision cadre, qui incite les États membres à rapprocher leurs législations et établit des règles pour lutter contre la menace terroriste. La France, "initiée" aux attentats dès les années 80, s'était déjà engagée sur cette voie en adoptant une première loi antiterroriste en 1986. L'ère qui vient de s'ouvrir avec le 11-Septembre va accélérer cette dynamique, généralisant les mesures d'exception qui transformeront le paysage urbain et le code pénal.

"La guerre contre le terrorisme est une guerre à durée indéterminée contre un ennemi inconnu. Elle a permi d'introduire des lois d'exception dans le droit commun avec l'assentiment de la population, souligne Dan van Raemdonck, vice-président de la FIDH. On a banalisé la notion de contrôle. Les gens ont fini par accepter d'être tracés, contrôlés, sous prétexte qu'ils n'ont rien à cacher. On est entré dans l'ère du soupçon".

Petit tour d'horizon, non exhaustif, de quelques mesures "temporaires" qui ont durablement transformé votre quotidien :

  • L'armée dans la ville

 

Patrouille de l'armée dans le cadre du plan Vigipirate à la gare du Nord, à Paris, le 4 octobre 2010.

Patrouille de l'armée dans le cadre du plan Vigipirate à la gare du Nord, à Paris, le 4 octobre 2010.AFP/THOMAS COEX

Des soldats patrouillant en rangers, l'arme au poing, dans les gares, les aéroports et les lieux touristiques. L'image est devenue banale. Elle est l'une des conséquences les plus visibles de la lutte contre le terrorisme, incarnée par le plan Vigipirate.

Conçu en 1978 alors que l'Europe était confrontée à une vague d'attentats, ce plan est entièrement repensé au lendemain du 11 septembre 2001 et sera maintenu en "niveau rouge" de façon continue à partir des attentats de Londres en 2005. La dernière version du plan, en vigueur depuis janvier 2007, est fondée sur un postulat clair : "la menace terroriste doit désormais être considérée comme permanente". Vigipirate définit dès lors un socle de mesures appliquées en toutes circonstances, "même en l'absence de signes précis de menaces".

Un millier de militaires des trois armées sont donc mobilisés en permanence pour appuyer les forces de gendarmerie et de police. Ils effectuent des patrouilles dans les gares, les aéroports, les ports, ainsi qu'un certain nombre de points sensibles comme les sites touristiques.

  • Internet sous surveillance

 

En 2001, 2003 et 2006, trois lois vont successivement entériner le principe de la surveillance des internautes.

En 2001, 2003 et 2006, trois lois vont successivement entériner le principe de la surveillance des internautes.REUTERS/STOYAN NENOV

La France, championne d'Europe de la surveillance des télécommunications ? C'est la Commission européenne qui le dit dans l'annexe d'un rapport datant d'avril 2011. En 2009, le "pays des droits de l'homme" a procédé à pas moins de 514 813 demandes d'accès aux "logs" (qui a téléphoné ou envoyé un mail à qui, quand, d'où, pendant combien de temps ?) conservées par les opérateurs de téléphonie fixe ou mobile, et les fournisseurs d'accès à Internet (FAI). La surveillance des télécommunications est encadrée au niveau communautaire. Mais à titre de comparaison, le pays le plus peuplé de l'UE, l'Allemagne, n'en a réalisé que 12 684, soit 42 fois moins que la France.

La volonté de surveiller les internautes se concrétise deux mois à peine après les attentats du 11-Septembre. Le 15 novembre 2001, le gouvernement Jospin modifie dans l'urgence son projet de loi relative à la sécurité quotidienne (LSQ), qui intègre divers moyens de lutte contre le terrorisme. Parmi eux, l'amendement 2, qui donnera naissance au fameux article 29, invite les fournisseurs d'accès à Internet à stocker pendant un an les "logs", c'est-à-dire les données de connexion de leurs abonnés.

En raison de son caractère exceptionnel, la mesure était censée durer jusqu'au 31 décembre 2003, avant d'être éventuellement prolongée après un rapport d'évaluation. Mais un amendement déposé par Christian Estrosi au projet de Loi sur la sécurité intérieure (LSI), le 21 janvier 2003, la rendra définitive. Censée prévenir les menaces d'attentats, la surveillance des internautes est aujourd'hui totalement séparée de l'existence ou non d'une menace terroriste.

Un pas de plus est franchi en 2006 : la loi relative à la lutte contre le terrorisme (LCT) présentée par le ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, élargit l'obligation de conservation des "données de trafic" aux cybercafés. Elle permet en outre aux services antiterroristes de pouvoir y accéder en dehors de tout contrôle de l'autorité judiciaire, après avis d'une personnalité qualifiée "placée auprès du ministre de l'intérieur". La surveillance d'Internet échappe désormais à toute procédure judiciaire pour se placer sous le contrôle direct de l'Etat.

A lire : Une chronologie des lois instaurant la surveillance d'internet

  • Les "fadettes"

 

Les "données de connexions" téléphoniques (qui appelle qui, où, quand, combien de temps) peuvent aujourd'hui être stockées pendant un an.

Les "données de connexions" téléphoniques (qui appelle qui, où, quand, combien de temps) peuvent aujourd'hui être stockées pendant un an.AFP/SPENCER PLATT

Les communications téléphoniques ont subi le même traitement. Jusqu'à récemment, la communication par les opérateurs de téléphonie des factures détaillées (les "fadettes") de leurs clients aux services de police était encadrée par l'article 22 de la loi du 10 juillet 1991. Elle imposait notamment à la police une procédure d'autorisation, soit par un juge, soit par la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS).

La loi contre le terrorisme de 2006 a tout changé : une simple réquisition permet désormais au parquet de consulter les "fadettes", sans que la CNCIS ait son mot à dire. Le texte prévoit en outre que ces "données de connexions" téléphoniques (qui appelle qui, où, quand, combien de temps) puissent être stockées pendant un an.

En conséquence, une "avalanche de réquisitions s'abat, sans contrôle, sur les opérateurs", rapporte le Canard enchaîné du 7 septembre 2011. Interrogé par l'hebdomadaire, le porte-parole du CNCIS admet que ces demandes lui "échappent totalement". "Seul le législateur peut changer cet état de fait", ajoute-t-il. "La loi de 1991 était jugée trop lente. On a accéléré les procédures dérogatoires au nom de l'antiterrorisme en maintenant un niveau minimum de légalité", souligne Christophe André, maître de conférence à Sciences Po et auteur de Droit pénal spécial. "Le problème, c'est que ces procédures finissent par devenir la norme..."

Peter Hustinx, contrôleur européen à la protection des données, n'est pas loin de partager cet avis. Qualifiant la conservation des "logs" d'"atteinte massive à la vie privée",  il estime que la directive européenne ayant généralisé cette surveillance des télécommunications constitue "sans aucun doute l'instrument le plus préjudiciable au respect de la vie privée jamais adopté par l'Union européenne eu égard à son ampleur et au nombre de personnes qu'elle touche".

  • Transport aérien

 

Image produite par un scanner de nouvelle génération, prise en mars au Ronald Reagan National Airport de Washington.

Image produite par un scanner de nouvelle génération, prise en mars au Ronald Reagan National Airport de Washington.AFP/PAUL J. RICHARDS

Sans surprise, le transport aérien a été le secteur le plus touché par les mesures de sécurité prises au lendemain du 11-Septembre. Et à chaque nouvelle tentative d'attentat, une nouvelle mesure de sécurité a été inventée :

- Objets tranchants : Les terroristes ayant détournés les quatre avions du 11-Septembre étaient armés de simples cutters. Couteaux, tondeuses, coupe-ongles et autres pinces à épiler sont donc désormais proscrits en cabine.

- Chaussures : Depuis l'attentat raté de Richard Reid, l'homme aux "chaussures explosives", qui avait caché 250 grammes de Pentrite dans ses souliers sur un vol en décembre 2001, tout voyageur peut être amené à devoir se déchausser avant d'embarquer.

- Liquides : En août 2006, les autorités britanniques découvrent qu'un groupe d'hommes auraient eu l'intention de faire exploser des avions en dissimulant des explosifs liquides dans des biberons et des flacons de shampoing. L'embarquement en cabine de produits liquides sera dorénavant strictement encadré. Ils peuvent être emportés en cabine sous réserve d'être conditionnés dans des contenants ne dépassant pas 100 mL, et doivent ensuite être contenus dans des sacs plastiques transparents et fermés ne dépassant pas 20 cm sur 20 cm. Exit donc : parfum, crèmes solaires, dentifrice, mousse à raser, déodorant en spray, shampoing, sodas, alcools, confiture, produits laitiers...

Scanners corporels : En décembre 2009, un passager du vol Lagos-Amsterdam-Detroit tente de faire exploser un bloc de penthrite artisanale collée sur sa jambe. Plusieurs aéroports européens s'équipent aussitôt de scanners corporels. Le 6 juillet, le Parlement européen se prononce pour une utilisation très encadrée de cette technologie dans les aéroports. La Commission européenne doit proposer un projet d'ici à la fin de l'année pour que les Etats s'équipent avant la levée des restrictions sur les liquides fin 2013.

  • Transfert de données

 

A l'aéroport de Bruxelles, le 19 décembre.

A l'aéroport de Bruxelles, le 19 décembre.REUTERS/THIERRY ROGE

Après les attentats du 11-Septembre, l'administration Bush exige des compagnies européennes qu'elles lui transmettent les données personnelles de leurs passagers en partance vers les Etats-Unis. En cas de refus, ces dernières se verraient interdire d'atterrissage sur le territoire américain. Bruxelles négocie aussitôt un accord, que la cour de justice européenne s'empresse de juger illégal. Le superviseur européen pour la protection des données fait lui aussi part de ses "doutes sérieux quant à [sa] compatibilité avec les droits fondamentaux" en vigueur en Europe.

Ces fichiers, dits PNR (Personal Name Record), seront pourtant diffusables à toutes les agences associées au Département de la sécurité intérieure, comme la CIA et le FBI, qui pourront les conserver pendant quinze ans. Les données en question peuvent comprendre : votre nom, votre adresse, votre numéro de carte de crédit, ainsi que vos habitudes alimentaires...

  • Biométrie

 

Le passeport biométrique, obligatoire pour se rendre aux Etats-Unis, a été lancé officiellement par un décret paru le 4 mai 2006 au Journal officiel.

Le passeport biométrique, obligatoire pour se rendre aux Etats-Unis, a été lancé officiellement par un décret paru le 4 mai 2006 au Journal officiel. AFP/PHILIPPE HUGUEN

Les attentats de Londres en 2005 accélèrent la mise en oeuvre des projets internationaux de contrôle électronique des flux migratoires. Dès le lendemain de l'attaque, le gouvernement français annonce la généralisation progressive du visa biométrique. Un fichier comportant les données biométriques des passagers des aéroports (Parafes) est créé par un décret paru le 7 août 2007. Désormais, les voyageurs désireux d'éviter l'attente à la douane pourront communiquer librement les empreintes digitales de huit de leurs doigts, leur état civil, leur lieu de naissance, leur nationalité et leur adresse.

Dans un premier avis, la CNIL identifie des risques pour la protection des données. Elle dénonce également un "champ d'application (...) potentiellement beaucoup plus large que la population officiellement visée" puisqu'il n'est pas "précisément défini dans le projet de décret". Dans un deuxième avis, elle estime qu'"un sujet d'une telle importance devait passer devant le Parlement et nous n'avons pas obtenu les éléments qui permettent de justifier la création de cette banque de données". La CNIL note que la France va plus loin que la réglementation européenne, et juge que le dispositif français comporte "des risques d'atteintes graves à la vie privée et aux libertés individuelles".

Ces réserves n'ont pas empêché une proposition de loi sur la mise en place d'une nouvelle carte d'identité biométrique. Si cette nouvelle carte d'identité est validée, elle devrait conduire à la constitution d'un vaste "fichier central biométrique" contenant toutes les données des titulaires, soit "potentiellement 45 à 50 millions de personnes".

  • Vidéosurveillance

 

Le gouvernement parle de "vidéoprotection", un terme jugé moins agressif que celui de vidéosurveillance.

Le gouvernement parle de "vidéoprotection", un terme jugé moins agressif que celui de vidéosurveillance.AFP/MARTIN BUREAU

Les caméras de vidéosurveillance ne datent pas d'hier, puisque l'installation des systèmes de vidéosurveillance dans les lieux ouverts au public est encadré par la loi du 21 janvier 1995. Mais avec l'augmentation de la menace terroriste, leur nombre a explosé depuis dix ans.

La loi contre le terrorisme de 2006 prévoit explicitement de "développer la vidéosurveillance" en facilitant l'implantation de caméras et l'enregistrement des images. L'adoption en 2010 de la loi de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi 2), va plus loin : l'Etat pourra  désormais imposer aux municipalités l'installation de caméras dans trois cas : "La prévention des actes de terrorisme, les sites d'importance vitale, ou les intérêts fondamentaux de la nation". L'Etat ambitionne de multiplier par trois le nombre de caméras, qui passeront de 20 000 à 60 000 d'ici à 2011, dont un millier à Paris.

Au fil des années, un changement sémantique s'opère : le gouvernement parle de "vidéoprotection", un terme jugé moins agressif que celui de vidéosurveillance.

Le collectif Démocratie et libertés publie des cartes des implantations de caméras prévues d'ici fin 2011 à Paris :

  • La procédure pénale

 

La loi Perben II étend le régime de garde à vue des présumés terroristes à d'autres crimes, comme les affaires de délinquance organisée, de proxénétisme aggravé ou de trafic de stupéfiants.

La loi Perben II étend le régime de garde à vue des présumés terroristes à d'autres crimes, comme les affaires de délinquance organisée, de proxénétisme aggravé ou de trafic de stupéfiants.AFP/FRED DUFOUR

- Mandat d'arrêt : C'est la principale révolution juridique des dix dernières années. Le 11 juin 2002, une décision cadre de l'UE instaure le "mandat d'arrêt européen", qui sera transcrit en droit français en 2004. Ce mandat remplace une vieille tradition, la procédure d'extradition, en imposant à chaque autorité judiciaire nationale de reconnaître, ipso facto, la demande de remise d'une personne formulée par l'autorité judiciaire d'un autre État membre.

L'objectif affiché est la construction d'un espace de " liberté, de sécurité et de justice " au sein de l'UE, à travers une procédure plus simple, plus efficace et plus rapide. Pour ses détracteurs, loin d'unifier le droit au niveau de l'UE, il étend au contraire à toute l'UE le champ d'application des procédures d'exception et lois liberticides, spécifiques à chaque Etat membre.

Le cas d'Aurore Martin, une militante basque de 32 ans sous le coup d'un mandat d'arrêt européen émis par l'Espagne, illustre cette ambiguité : cette jeune femme est poursuivie en Espagne pour "participation à une organisation terroriste", en raison de son appartenance à Batasuna, une organisation politique interdite au-delà des Pyrénées. Le problème est le suivant : en France, une telle activité, qui relève du militantisme politique, est parfaitement licite, et Batasuna présente même des candidats aux élections locales. Aurore Martin pourrait donc être expulsée vers l'Espagne, et y être jugée, pour une activité relevant de l'exercice des libertés fondamentales en France.

Depuis 2004, 1 567 personnes ont été remises à la France, qui en a de son côté remis 1 950, dont 400 Français, précise le ministère de la justice.

- Garde à vue : En droit commun, la garde à vue dure 24 heures, renouvelable une fois sur autorisation du ministère public. Seuls les suspects de terrorisme "bénéficient" d'un régime spécial depuis 1986, avec une garde à vue de quatre jours maximum. Mais cette mesure dérogatoire va progressivement gagner du terrain, l'exception devenant peu à peu la norme. En 2004, la loi Perben II étend le régime de garde à vue des présumés "terroristes" à d'autres crimes, comme les affaires de délinquance organisée, de proxénétisme aggravé ou de trafic de stupéfiants. Depuis 2006, lorsqu'"il existe un risque sérieux de l'imminence d'une action terroriste", la garde à vue des suspects peut a été portée à six jours.

"Le problème, c'est que toutes ces procédures dérogatoires introduites au nom de l'antiterrorisme ont fini par devenir la norme, souligne Christophe André, l'auteur de Droit pénal spécial. Puisqu'elles se révèlent efficaces contre ce monstre qu'est le terrorisme, elles sont donc employées pour combattre d'autres monstres et ont fini par contaminer l'ensemble du droit pénal".

Soren Seelow

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 11:29

NOUS CITOYENS DE LA PLAZA DEL SOL ET DE SYNTAGMA MANIFESTONS NOTRE INDIGNATION ET INVITONS TOUS LES INDIGNES DE TOUTES LES PLACES A NOUS REJOINDRE.

 

Des USA à Bruxelles, de Grèce en Bolivie, d’Espagne en Tunisie, la crise du capitalisme s’approfondit. Responsables en sont ceux qui nous imposent des recettes pour la dépasser. Celles-ci sont : Transfert des ressources publiques à des institutions financières privées  tandis qu’ils font payer la facture aux peuples avec des plans d’ajustement qui ne nous font pas sortir de la crise mais nous y enfoncent davantage.

 

Dans l’UE, les attaques des marchés financiers contre les dettes publiques font chanter les gouvernements et prennent en otage les parlements, lesquels adoptent des mesures injustes dépourvues de toute légitimité démocratique et derrière le dos de leurs peuples. Les institutions européennes, au lieu de prendre des décisions politiques  fortes face aux attaques des marchés financiers, elles s’alignent à ceux-ci.   

 

Dès le début de cette crise, nous assistons a une tentative de convertir la dette privée en dette publique. Il s’agit de  socialiser impunément des pertes après avoir privatisé scandaleusement les profits.

 

Les taux d’intérêt élevés imposés afin d’obtenir le financement, ne sont pas dus aux doutes concernant notre solvabilité, mais  aux manœuvres spéculatives que réalisent pour s’enrichir les grandes entreprises financières, en connivence avec les Agences de Notation.

 

Les coupes économiques sont accompagnées par des restrictions des libertés démocratiques.  Citons parmi celles-ci, des mesures de contrôle et d’expulsion de la population immigrée ainsi que des limitations à la libre circulation des Européens dans l’UE. Seuls l’euro et la libre circulation des capitaux spéculatifs ont les frontières ouvertes.

 

Dans l’Etat Espagnol, nous sommes soumis à un processus d’arnaque collective. La dette publique (60% du PIB) N’EST PAS UN PROBLEME et pourtant ils l’utilisent comme prétexte pour nous faire croire que nous sommes dans une situation grave, qui justifie les dures attaques contre nos droits et notre patrimoine qui sont en cours et menacent de croitre. Au contraire, la dette privée (240% du PIB) est un vrai problème, mais au lieu d’appliquer aux banques les mesures d’austérité ils leur accordent des aides et des privilèges de toute espèce aux dépens du trésor public. La plus grande « aide » est la cession à des prix imbattables de presque la moitié du système de nos Caisses d’Epargne,  ainsi que des entreprises et activités rentables.

Pendant ce temps, contrevenant à plusieurs droits fondamentaux, l’accès à la Puerta del Sol, épicentre du mouvement du 15 mai (15M) est resté interdit.

 

En Grèce, ils nous ont imposé des Memoranda.  Ils nous ont dit que les coupes, l’austérité et les nouveaux impôts sont des sacrifices nécessaires pour faire sortir le pays de la crise et diminuer la dette.  Ils nous ont menti !

 

Jour après jour des nouvelles mesures sont prises, les salaires sont amputés, le chômage monte en flèche, la jeunesse émigre.  Et la dette n’arrête pas de gonfler, parce que les nouveaux emprunts sont destinés à payer les énormes intérêts de nos créanciers. Les déficits  de la Grèce et des autres pays du Sud européen deviennent les surplus des banques de l’Allemagne et des autres pays riches du Nord.

 

Les responsables pour le gonflement de la dette ne sont pas les salaires et les pensions de retraite. Les responsables sont les grands allégements fiscaux et les subventions en faveur du capital, la grande bouffe des armements des produits pharmaceutiques. Ils nous mettent en faillite afin d’appliquer des mesures et des coupes catastrophiques, afin de vendre la terre et les biens publics à des prix défiant toute concurrence.

 

Nous disons :

 

·       Qu’ils retirent leurs memoranda ! Qu’ils s’en aillent ! Nous ne voulons pas le gouvernement du FMI et de la Troïka.

·       Nationalisation des banques. Avec ses plans de sauvetage, l’Etat les a déjà payées bien au-dessus de leur valeur boursière pour qu’elles continuent à spéculer.

·       Ouvrir au peuple les livres de la dette pour que nous sachions où est allé l’argent. 

·       Redistribuer radicalement les richesses  et changer la politique fiscal pour faire payer les possédants : les banquiers, le capital et l’Eglise.

·       Nous voulons le contrôle populaire démocratique sur l’économie et la production.

 

Pour tout ca, les deux places ensemble NOUS DECLARONS que :

 

LES POLITIQUES D’AJUSTEMENT QU’ILS APPLIQUENT NE NOUS FERONS PAS SORTIR DE LA CRISE, MAIS NOUS ENFONCERONT PLUS PROFONDEMENT DANS CELLE-CI. ILS NOUS ENTRAINENT DANS UNE SITUATION LIMITE AFIN D’APPLIQUER DES MESURES DE SAUVETAGE, QUI EN REALITE SAUVERONT LES BANQUES CREANCIERES, QUI VONT SE CONCRETISER EN GRAVES ATTAQUES CONTRE NOS DROITS, NOS ECONOMIES FAMILIALES ET NOTRE PATRIMOINE PUBLIC.

Nous devons NOUS INDIGNER et NOUS REVOLTER contre pareilles attaques. C’est ce que nous faisons avec le mouvement 15M dans la Place de la Puerta del Sol  et à partir de l’Assemblée Populaire de Syntagma. Nous invitons tous les indignés de toutes les places à s’y joindre.

 

·       Stop aux plans d’ajustement et de sauvetage

·       Non au paiement de la dette illégitime. Cette dette n’est pas la notre ! Nous ne devons rien, nous ne vendons rien, nous payerons rien !

·       Pour une démocratie directe et réelle MAINTENANT.

·       Défendre le public. Pas une vente de propriété ou de services publiques.

 

Pour la coordination de tous les indignés de toutes les places.

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 11:13

vendredi 9 septembre 2011- 46e étappe Blois - Mer ( le baptème)

 
Une dizaine de marcheurs et trois éclaireurs étaient au départ de l'étape à Blois. Les marcheurs ont pu aprecier une dernière fois la solidarité blésoise, trouvant une lettre très touchante déposée pendant la nuit au pied d'une tente par un sympatisant, partgeant le petit déjeuner offert par les blésois.

Plusieurs personnes intégraient le groupe pour la première fois lors cette étape, le chemin a permis a tout le monde de faire conaissance Le groupe s'etoffant d'étape en étape, la bonne humeur générale a permis de rallier l'arrivée sans trop puiser dans les réserves malgré un détour imprévu.

Le contraste avec l'accueil chaleureux reçu à Blois a été saisissant lors de notre arrivée à Mer. Les éclaireurs qui étaient arrivés quelques heures plus tôt sur place n'étaient pas attendus par le même comité d'accueil puisque se sont le maire et la police municipale qui étaient présents pour les informer de l'interdiction de camper sur place. Un dialogue a pu quand même s'établir afin de trouver une solution, la municialité proposant d'installer le camp sur un terrain de sport plus à l'écart, donc moins visible. Après de longues négociations, les marcheurs ont préféré rester sur la place, démonter le materiel de campement et se sont donc préparés à passer la nuit à la belle étoile malgré une méteo mitigée.
Les marcheurs ont quand même reçu la visite et le soutien de plusieurs habitants, certain apportant de quoi se restaurer.Certains commerçants ont participé à l'entraide. La presse locale était aussi présente.




Tout semblait paisible, la crainte d'une averse était loin  derrière et les marcheursdormainet presque tous à poings fermés lorsque ils ont eu le plaisir d'être réveillés par l'arrosage automatique qui s'est déclenché vers 01h00 du matin.Hazard ou coincidence, ce moment restera dans les mémoire de tous !! La panique était générale, et cinq longues minutes ont été nécéssaires pour permettre d'avacuer tout le materiel ( heureusement la nourriture était à l'abris dans une voiture). Trempés jusque aux os, matelas, duvet, sacs innondés, les marcheurs ont trouvé refuge devant l'entrée d'un supermarché. La nuit s'est terminée difficilement et fraîchement, certains ne pouvant pas fermer l'oeil jusqu'au matin.
Le seul qui a pu rester au sec était Indiqui va très bien et qui continue son petit bonhomme de chemin.

mercredi 7 septembre 2011- 45è étape Onzain - Blois

Dix marcheurs et un éclaireur ont pris le départ à Onzain. Les marcheurs avaient décidé d'avancer l'horaire du réveil la veille afin d'avoir une meilleure gestion de leur temps. A 7h certains avaient les yeux qui collaient, mais cela a permis de prendre un départ plus tôt.



L'étape a été avalée en peu de temps, et l'arrivée à Blois s'est faite en début d'après-midi. Les marcheurs sont entrés dans la ville en chanson, accompagnés par les klaxons des voitures qui les croisaient. Les Blésois surpris par l'avance prise par la marche sont venus rencontrer en masse les marcheurs. Eux qui avaient fait le trajet sans pause déjeuner ont pu être abondamment  ravitaillés en nourriture. Merci à tous ceux qui se sont mobilisés pour que la marche puisse repartir avec de bonnes réserves de nourriture.

Les marcheurs ont également été accueillis par le maire de Blois. Un lieu pour prendre une douche leur a été proposé par la municipalité. Les marcheurs sont ensuite allés installer leur campement sur la place Louis XII. Enfin la Marche Toulousaine est sur la place publique !! Une assemblée d’une quarantaine de personne s’est tenue sur la place. Les marcheurs ont pu présenter le mouvement, la marche, leurs objectifs. Tous les sujet et thématiques d’indignation ont été abordés et partagés.

 

 


De nouveaux marcheurs ont rejoint la troupe en provenance de Toulouse, d’Angers et  d’autres marches...

L’idée du campement à Orléans fait toujours débat au sein des marcheurs. Ce point sera mis à l’ordre du jour de la prochaine assemblée.
Plusieurs véhicules de soutien ont été mis à la disposition de la marche pour l’étape suivante. Mais le problème de transport se représentera dès jeudi.

Programme de la suite.

07/09 : Mer, Place de l'Eglise, 19h00.
08/09 : Meung-sur-Loire, La Halle , 19h00.
09/09 : Orléans, Place du Martroi à 19h
10/09 : Orléans, Place de la Loire à 19h

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