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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 13:52

Le nouvel observateur - Publié le 24-09-11 à 07:39    Modifié à 13:38     

Tel est le sentiment de la presse après l'ouverture d'une enquête préliminaire pour "violation du secret professionnel et "recel" visant Brice Hortefeux.

Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux (Sipa) Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux (Sipa)

La "République irréprochable" promise par Nicolas Sarkozy en 2007 "se porte mal" et le président est "directement touché" par les nouvelles révélations sur l'affaire de Karachi mettant en cause un fidèle parmi les fidèles, Brice Hortefeux, estime la presse régionale samedi 24 septembre.

"De rebonds en rebondissements, de révélations en allégations, de dénégations en semi-aveux, l'affaire de Karachi poursuit sa course folle", constate Patrice Chabanet dans son éditorial du Journal de la Haute-Marne.

"L'atmosphère devient irrespirable"

"Au train où vont les choses, dire que l'affaire Karachi est en train de semer la panique à l'Elysée va finir par relever de l'euphémisme", assure Jacques Guyon dans les colonnes de La Charente libre.

"Chaque jour, chaque heure amène son petit lot de révélations, sa rumeur qui est déjà une certitude, la liste ne cessant de s'allonger des copains et des coquins qui se goinfrent sur le ventre de Marianne. L'atmosphère devient irrespirable", s'exaspère L'Union/L'Ardennais sous la plume d'Hervé Chabaud.

Sarkozy directement "touché"

Après la mise en examen de deux proches de Nicolas Sarkozy dans l'enquête sur le volet financier du dossier Karachi, c'est Brice Hortefeux, homme de confiance du chef de l'Etat, qui se retrouve dans la tourmente après la révélation d'une conversation téléphonique avec un protagoniste de l'affaire dans laquelle l'ex-ministre de l'Intérieur s'inquiète de l'enquête du juge.

Pour Olivier Pirot, de La Nouvelle République du Centre Ouest, il ne fait aucun doute que "lorsque c'est Brice Hortefeux qui se fait rattraper par l'affaire Karachi, c'est le président de la République qui par ricochet est directement touché".

"C'est un jeu de massacre autour de Nicolas Sarkozy. Un à un, ceux qui l'ont accompagné tout au long de sa carrière, sont en passe de tomber au champ de déshonneur", commente Jean-Michel Helvig dans La République des Pyrénées.

La République irréprochable que promettait Nicolas Sarkozy se porte mal", juge Patrick Fluckiger dans L'Alsace.

Appel à la transparence

Alors que le parquet de Paris a décidé "d'enquêter sur les fuites qui ont permis à la presse de remonter, par Hortefeux interposé, jusqu'au sommet de l'Etat, où la fébrilité est patente", l'éditorialiste alsacien note amèrement que "cela devient une habitude : ce n'est pas le scandale qui inquiète, c'est sa révélation".

"Désormais, le chantre de la République irréprochable se retrouve disqualifié dans son opération main propre", renchérit Yann Marec dans le Midi libre.

"A vouloir éviter les éclaboussures, la présidence s'est exposée. Il lui faut trouver une nouvelle arme. Pourquoi pas la transparence ?", demande faussement candide Matthieu Verrier dans La Voix du Nord.

Le Nouvel Observateur - AFP

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 13:45

LEMONDE.FR | 23.09.11 | 19h29   •  Mis à jour le 24.09.11 | 15h16

 
 

 

Nicolas Sarkozy a confié à l'ancien Premier ministre Edouard Balladur la mission de mettre en oeuvre le "Partenariat de Deauville", pour favoriser le processus de démocratisation des pays arabes.

Nicolas Sarkozy a confié à l'ancien Premier ministre Edouard Balladur la mission de mettre en oeuvre le "Partenariat de Deauville", pour favoriser le processus de démocratisation des pays arabes.REUTERS/PHILIPPE WOJAZER

Le communiqué de presse quelque peu lapidaire publié jeudi 22 septembre par l'Elysée est l'une des rares communications officielles de la présidence sur l'affaire Karachi, qui empoisonne le pouvoir depuis 2009. Retour sur les expressions de Nicolas Sarkozy et son entourage, qui ont parfois légèrement évolué, même si le message général est resté le même.


- 15 SEPTEMBRE 2008 : PAS DE COMMENTAIRE

La possibilité d'une affaire française de financement politique illégal, développée en parallèle de l'enquête sur l'attentat de 2002 à Karachi, au Pakistan, est évoquée dès 2008. Le site Bakchich publie un rapport de police luxembourgeois, datant de mars 2007, évoquant l'autorisation donnée en 1994 par le ministre du budget, M. Sarkozy, à la création au Luxembourg de la société Heine, destinée à faire transiter les commissions aux intermédiaires des ventes de sous-marins au Pakistan.

>> Voir notre infographie : " Comprendre l'affaire Karachi en trois minutes"

Interrogé par 20minutes suite à cette révélation, l'Elysée se refuse à tout commentaire.

- 19 JUIN 2009 : UNE "FABLE"

La première fois que la question est posée à Nicolas Sarkozy, c'est en marge d'un sommet européen, à Bruxelles. Lors d'une conférence de presse, un journaliste de l'AFP pose la question à M. Sarkozy sur la possibilité qu'il y ait eu des rétrocommissions et un financement illégal de la campagne de M. Balladur.

Derrière l'humour et la moquerie, la réponse est cinglante : "Grotesque", "ridicule", "qui peut croire une fable pareille ?" rétorque Nicolas Sarkozy. "Soit il y a des éléments, donnez-les nous. Grotesque. Raisonnons, alors : pour son financement, M. Balladur aurait accepté des fonds... Qu'est-ce que vous voulez que je réponde là dessus ? On est dans un monde ou tout ce sait, où le secret d'Etat n'existe plus... Respectons la douleur des victimes."

Et le chef de l'Etat de terminer par un trait d'humour : "S'il y a un braquage à Bruxelles aujourd'hui, j'y étais, là c'est certain." Avant de se reprendre : "Non pardon, je ne ris pas, il y a eu Karachi, c'est la douleur des familles, tout ça."

 

- 10 JUILLET 2009 : "PAS DE SECRET DÉFENSE"

L'affaire, complexe, est alors encore peu connue et peu médiatisée. En pointe dans les investigations, Mediapart n'est que très peu, voire pas repris par le reste de la presse pour ses révélations.

Nicolas Sarkozy évoque une nouvelle fois l'affaire de Karachi, cette fois de sa propre initiative. En marge du sommet du G8 à L'Aquila, il est interrogé sur l'affaire du massacre des moines de Tibéhirine. Il explique alors qu'il "n'y aura pas de secret défense" dans cette affaire. "Je veux que la vérité soit faite", demande-t-il. Et il ajoute : "Sur le terrible attentat de Karachi, pareil."

Deux ans plus tard, malgré la réitération de cette promesse, la totalité des documents réclamés par les juges dans l'affaire Karachi n'a toujours pas été déclassifiée,en dépit des demandes de levée du secret défense formulée notamment par les députés PS, dont Bernard Cazeneuve.

- 20 NOVEMBRE 2010 : "EN TEMPS ET HEURE"

A l'automne 2010, l'affaire de Karachi s'emballe. Au fil de l'enquête et des révélations, les soupçons se font plus précis : le versement de rétrocommissions est évoqué par des témoins, les auditions des anciens ministres Charles Millon ou François Léotard apportent de nouveaux éclairages, le financement de la campagne d'Edouard Balladur apparaît de plus en plus comme potentiellement frauduleux.

Interrogé lors d'une conférence de presse en marge du sommet de Lisbonne, Nicolas Sarkozy promet : "Je n'entretiendrai pas une polémique qui n'a pas lieu d'être. La justice est saisie, qu'elle fasse son travail, voilà. Qu'on n'essaie pas de coller dessus des commentaires politiciens qui ne sont vraiment pas à la hauteur de la douleur des familles qui ont perdu leurs proches. C'est ça la seule chose qui compte."


- 23 NOVEMBRE 2010 : LE PRÉSIDENT ET "LES PÉDOPHILES"

Trois jours plus tard, le ton présidentiel n'est plus du tout le même lorsqu'il s'exprime en "off"devant les journalistes présents. Nicolas Sarkozy ne cache plus son agacement. '"On me dit, il y a eu des commissions. Parfait. Personne n'a la moindre preuve de quoi que ce soit, personne. Ah, il y a de l'argent liquide sur la campagne de M. Balladur, très bien, OK, dont les comptes ont été validés par le Conseil constitutionnel."

L'enquête montrera quelques mois plus tard que cet argent liquide représente plusieurs millions d'euros, dont la provenance est suspecte, même si les comptes ont effectivement été validés. Et plusieurs témoins attestent qu'il y a eu non seulement des commissions, mais surtout des rétrocommissions.

Nicolas Sarkozy poursuit : "Est-ce qu'il y en a un seul parmi vous qui a vu un document qui me mette en cause ni de près, ni de loin  (...) Y a-t-il un document qui me mette en cause, un seul ?" Plusieurs documents citant M. Sarkozy dans la procédure seront produits dans les jours qui suivent. M. Sarkozy enchaîne : "Vous voyez le ministre du budget qui va signer un document pour donner son aval à une société luxembourgeoise ?" Là encore, il sera contredit par les faits : plusieurs pièces du dossier, notamment, affirment qu'il avait bel et bien donné son aval à cette société.

Ce jour de novembre, M. Sarkozy dénonce le juge Van Ruymbeke, l'accuse à demi-mots d'être partial, puis s'en prend à Charles Millon, qui a lui aussi évoqué des rétrocommissions. Et tente de faire une démonstration par l'absurde en prenant à partie un journaliste : "Et vous – j'ai rien du tout contre vous –, il semblerait que vous soyez pédophile… Qui me l'a dit ? J'en ai l'intime conviction." (Lire le verbatim du "off")

 

- 22 SEPTEMBRE 2011 : "CALOMNIE ET MANIPULATION POLITICIENNE"

Il faut attendre presque un an pour un nouvelle communication elyséenne sur l'affaire. Elle prend la forme d'un bref communiqué, dont les imprécisions et les manques posent question. Et laissent notamment penser que l'Elysée a connaissance de l'intégralité du dossier de l'instruction, ce qui n'est, en droit, pas normal.

En trois ans, la communication de l'Elysée n'aura donc pas varié sur l'affaire Karachi  : nier, en bloc, l'existence d'un financement occulte de la campagne de M. Balladur, mais aussi tout rôle financier dans cette campagne, et surtout nier toute présence du chef de l'Etat dans le dossier. Quitte à être, depuis trois ans, en partie démenti par les faits.

Samuel Laurent

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 13:42

LEMONDE.FR | 23.09.11 | 14h45   •  Mis à jour le 23.09.11 | 17h12

 
 

En plaçant sur écoute un portable de Thierry Gaubert, la police capte, le 19 juillet, une conversation entre sa fille, Nastasia, et un ami, David C., portant sur les révélations que la femme de M. Gaubert pourrait faire à la police.

- Nastasia : "En fait, ils ont trouvé un compte aux Bahamas, et euh... mon père l'avait mis au nom de ma mère."

- David : "Oui, oui."

- N. : "Donc voilà. Il a dit à ma mère : si tu craques euh..., toute la famille saute, on saute tous (...) Il lui a dit euh... vraiment, on est dans la merde."

- D. : "Putain."

- N. : "Ouais. Et euh... personne pour l'aider parce que euh... Copé est trop dans la merde. Hortefeux est trop dans la merde. Et si euh... Sarko ne... ne passe pas au deuxième tour, euh... lui aussi est (inaudible) dans la merde et personne ne l'aide. Il a dit... Mon père, il a dit à ma mère : personne m'aidera. Parce que tout le monde est dans la merde (...). Sarko, il veut même pas l'aider. Enfin là, ça va encore, mais si... si Sarko il passe pas en 2012 euh..., vraiment, ils sont tous dans la merde."

- D. : "Ah là je crois que si Sarko il passe pas, ils sont morts."

- N. : "Ah ouais. Tous."

Gérard Davet et Fabrice Lhomme

 

 

Affaire Karachi : "L'audition de Nicolas Sarkozy serait logique"

 

Gérard Davet et Fabrice Lhomme, journalistes au "Monde" | LEMONDE.FR | 23.09.11 | 12h51   • 

 Mis à jour le 23.09.11 | 18h26

 
 

 

Nicolas Bazire (à droite), directeur de campagne de l'ex-premier ministre Edouard Balladur en 1995, le 20 juillet 1994.

Nicolas Bazire (à droite), directeur de campagne de l'ex-premier ministre Edouard Balladur en 1995, le 20 juillet 1994.AFP/GERARD FOUET

L'intégralité du débat avec Gérard Davet et Fabrice Lhomme, journalistes au "Monde", vendredi 23 septembre 2011

Suedois : Pourquoi cette affaire met-elle autant de temps à remonter, et quelles pourraient être les conséquences pour Balladur ?

Gérard Davet et Fabrice Lhomme : Elle met du temps à ressortir à la surface pour la bonne et simple raison que la justice n'a été saisie des faits révélés ces derniers mois que très tardivement. Quant à Edouard Balladur, il sera inévitablement convoqué par les juges, qui devront décider s'ils ont ou pas les éléments pour le mettre en examen.

Fulanor : Edouard Balladur a-t-il été entendu dans cette affaire ? Peut-on penser qu'il sera impliqué avant Nicolas Sarkozy (si celui-ci est un jour impliqué…) ?

Pour le moment, Edouard Balladur s'est seulement expliqué devant la mission d'information parlementaire conduite par le député socialiste Bernard Cazeneuve, qui a rendu ses conclusions au printemps 2010. Il est, à l'évidence, pour le moment en tout cas, beaucoup plus impliqué que Nicolas Sarkozy.

Louise : L'affaire peut-elle être "étouffée" à peu près "légalement" ?

Il va être compliqué de museler le juge Renaud Van Ruymbeke. Il est sous le coup d'une procédure disciplinaire. Comme il le raconte dans notre livre Sarko m'a tuer [Stock, 19 euros, 364 pages], il assimile cela à une tentative de déstabilisation, mais cela ne l'arrêtera pas. En revanche, il travaille sous l'étroite surveillance du parquet de Paris, qui examine ses initiatives avec inquiétude. Mais comme il s'agit d'un juge indépendant, et fort heureusement, la réforme [la suppression du juge d'instruction] voulue par Nicolas Sarkozy n'a pas débouché, il est encore maître de ses actes.

Sasha : Pouvez-vous nous expliquer le principe du secret de l'instruction et comment il s'applique aux journalistes ?

Le secret de l'instruction ne s'applique pas aux journalistes. Seules les parties à la procédure sont astreintes à ce secret. Cela signifie qu'elles ne peuvent communiquer à l'extérieur les avancées de l'enquête. Avec une notable exception : les parties civiles, avec l'accord du juge, ont le droit de prendre connaissance des pièces judiciaires. Enfin, le parquet est parfaitement habilité à s'exprimer sur tous les aspects d'une enquête.

Chantal : Les juges peuvent-ils revoir les comptes de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995 ?

De toute façon, les comptes de la campagne d'Edouard Balladur avaient été validés à l'époque par le Conseil constitutionnel. Mais on n'a découvert que très récemment que les rapporteurs chargés d'examiner ces comptes s'étaient prononcés pour un rejet, estimant qu'il y avait des irrégularités. Les juges d'instruction, à défaut de se prononcer sur les comptes de campagne, pourraient peut-être, en revanche, demander au parquet d'étendre leur enquête à l'incrimination de "financement illicite de campagne électorale". Il faut en effet rappeler que pour l'instant, les juges ne sont saisis que d'"abus de biens sociaux".

He : J'ai lu que la justice n'avait pour l'instant pas de "preuves" dans cette affaire, est-ce vrai ?

 Il existe des preuves, bien évidemment. Par exemple, il est avéré, dorénavant, que les comptes de campagne de M. Balladur ont été maquillés. Les enquêteurs ont établi qu'une vingtaine de millions de francs avaient été versés sans justificatifs. Par ailleurs, il est avéré aussi, selon plusieurs documents, que les contrats Agosta et Sawari II (l'achat de frégates par l'Arabie saoudite) ont donné lieu à des versements de commissions illicites. En revanche, il sera très difficile d'établir un lien entre le financement de la campagne Balladur et le versement de ces commissions. Cela étant, le juge a lancé plusieurs commissions rogatoires afin de tracer le circuit de l'argent.

Nicolas : Vous parlez de maquillage de comptes de campagne de M. Balladur. Pourrait-il être poursuivi pour cette fraude ?

Roland Dumas, à l'époque président du Conseil constitutionnel, a validé ces comptes au motif qu'il ne voulait pas déstabiliser la vie politique française. Or il savait pertinemment que le financement de la campagne Balladur était irrégulier. Quant à savoir si M. Balladur pourrait être poursuivi pour fraude, cela paraît difficile. En effet, les décisions du Conseil constitutionnel s'imposent.

Cissou : Que sait-on exactement sur cette société Heine, le rôle de Sarkozy en lien avec elle ?

Cette société offshore a été créée au Luxembourg en 1994 afin de faire transiter, dans le cadre de la signature du contrat Agosta (la vente de sous-marins au Pakistan), des commissions destinées à des intermédiaires. Nicolas Sarkozy, qui était alors ministre du budget, a donné son aval à la constitution de cette société. Divers documents, notamment un rapport de la police luxembourgeoise, en attestent.

Guest : Sarkozy était porte-parole de Balladur. Quel est le rôle d'un porte-parole ? Participe-t-il à l'organisation de la campagne ?

Tous les porte-parole n'ont pas le même rôle. En l'occurrence, en 1995, Nicolas Sarkozy était beaucoup plus que le communicant du candidat Balladur. Il faisait partie du cercle restreint de ses conseillers les plus proches, et à ce titre, n'ignorait rien des dessous de la campagne.

Ender : Peut-on penser que, si Nicolas Sarkozy n'était pas président de la République, il aurait déjà été entendu ?

Je ne suis pas certain qu'il aurait déjà été entendu. En revanche, son audition, au minimum en qualité de témoin, serait logique au vu du dossier. Il faut rappeler qu'en tant que ministre du budget, il a eu à connaître des deux contrats d'armement au cœur de l'enquête judiciaire.

A.N. : Quelle peut être l'origine de la fuite qui a permis à Brice Hortefeux de connaître le témoignage d'Hélène de Yougoslavie ?

Il existe aujourd'hui tout un système bâti autour du chef de l'Etat qui permet de neutraliser d'éventuels gêneurs, mais aussi de freiner des enquêtes gênantes. Les hommes en place sont les mieux renseignés de France. Tout procès verbal sensible est directement transmis à la haute hiérarchie policière, puis à l'autorité politique. Il est aisé d'imaginer qu'en tant qu'ancien ministre de l'intérieur et ami intime de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux a en toute logique pu obtenir des renseignements confidentiels sur une enquête qui menace le chef de l'Etat.

François Roux : S'il y a eu versements de commissions et de rétrocommissions en 1995, c'est évidemment répréhensible. Mais c'est l'arrêt des versements qui a provoqué l'attentat de Karachi. Qui est le plus coupable ? Balladur ou Chirac ?

On ne peut pas dire que c'est l'arrêt des versements qui a débouché sur l'attentat de Karachi. Il s'agit simplement d'une hypothèse de travail. Il y a aujourd'hui deux enquêtes distinctes : l'une porte sur l'attentat de Karachi, et c'est le juge Trévidic qui tente de percer le mystère de ce drame ; l'autre est plus spécialement axée sur le retour éventuel de commissions vers la France à l'occasion de la passation de plusieurs marchés d'armement. Pour l'instant, il est largement prématuré de désigner un coupable.

Guest : J'ai lu un article dans votre journal concernant le remplacement d'une dizaine de procureurs généraux. Quelle pourrait être leur influence dans nos affaires ?

Il est désormais plus compliqué pour le pouvoir de désigner les procureurs généraux présumés conciliants. Cela étant, il y a certains postes, comme à Paris avec l'affaire Karachi ou celle des fadettes, et à Bordeaux avec l'affaire Bettencourt, où l'exécutif a besoin de disposer d'un relais fiable au parquet, qui dépend toujours, en France, de la chancellerie. Il est certain que le vaste mouvement qui s'amorce est scruté de très près en haut lieu. Cela dit, à Paris, il ne semble pas que le procureur général actuel soit sur le départ.

Benoit : Ce type de faits pourraient-ils se reproduire dans le financement de la campagne de 2012, ou a-t-on plus de moyens de contrôle aujourd'hui ?

Malgré les lois successives de financement de la vie politique, il est à craindre que la circulation des valises de billets n'ait jamais cessé. En France, la vie politique souffre d'un mal endémique : le manque d'argent.

Claire : Quels sont les enjeux de cette affaire ?

Ils sont multiples. Sur le plan judiciaire, parvenir à établir plus de quinze ans après les faits qu'une campagne électorale a été financée frauduleusement relève de la gageure. Sur le plan politique, il est certain que cette affaire va alimenter, voire polluer, la campagne présidentielle de 2012.

Steve : Peut-on parler d'affaire d'Etat ? La plus grave de la Ve République ?

On peut parler d'une affaire d'Etat, oui. Pour autant, il est difficile de classer ces dossiers sensibles, a fortiori quand ils sont encore en cours. En revanche, il est certain que cette affaire, au même titre que le cas Bettencourt ou le dossier des fadettes, va empoisonner le climat électoral et la probable campagne présidentielle du chef de l'Etat dans les mois à venir.

Modéré par Clara Georges et Cyril Ouzoulias

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 15:40
Libération -Aujourd'hui à 16h58

54% de grévistes dans les écoles primaires mardi prochain

Selon le syndicat SNUipp-FSU, la participation à la grève contre les suppressions de postes sera «très significative dans de nombreux départements».

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La rentrée scolaire le 2 septembre 2010 au collège Jean de Verrazan de Lyon. (© AFP Jean-Philippe Ksiazek)

Les professeurs des écoles primaires seront 53,75% à faire grève mardi, soit une participation "très significative dans de nombreux départements", a annoncé vendredi dans un communiqué le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, sur la base des remontées de 87 départements.

A Paris, 55% des enseignants du primaire se mettront en grève et "au moins 90 écoles seront fermées", a précisé le SNUipp-75.

Les plus forts taux sont attendus en Aveyron et Meurthe-et-Moselle (80%), en Lozère (78%) et en Haute-Garonne, dans le Gers, en Indre-et-Loire, dans le Loir-et-Cher, les Hautes-Pyrénées et le Tarn-et-Garonne (75%).

La quasi-totalité des syndicats d'enseignants du public et, fait inédit, du privé, ont appelé à la grève contre les 16.000 suppressions de postes de cette rentrée, les 14.000 prévues dans le budget 2012 qui passera mercredi en Conseil des ministres, et certaines réformes éducatives en cours.

Contre les suppressions de postes

Ils ont été rejoints notamment par les parents de la FCPE, les lycéens de l'UNL et les étudiants de l'Unef.

A titres de comparaison, la grève du 7 septembre 2010, avec 60% de grévistes en primaire selon le SNUipp, avait été l'une des plus suivies des dernières années, et celle du 24 juin 2010, avec 52,5%, la plus suivie de 2009-2010.

Depuis 2008, un service minimum d'accueil (SMA) est légalement obligatoire quand plus de 25% des enseignants d'une école primaire (maternelle ou élémentaire) sont en grève, mais certaines communes refusent toujours de le mettre en place.

"Majoritairement suivie, cette journée s'annonce très significative dans de nombreux départements. Malgré le contexte de crise et les difficultés liées au pouvoir d'achat, l'Education reste une préoccupation forte", a écrit le SNUipp dans son communiqué.

"La politique du non remplacement d'un enseignant sur deux partant à la retraite est une impasse. Pire, elle conduit à creuser des inégalités scolaires déjà fortement ancrées dans notre pays", donc le SNUipp demande son "arrêt" et un "plan de rattrapage" de postes pour l'Education nationale.

(Source AFP)

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 15:10

Libération -23 Septembre

Recueilli par Dominique Albertini

Des femmes militaires chinoises défilent sur la place Tiananmen le 1er octobre 2009 à Pékin (© AFP Frederic J. Brown)

Journaliste et économiste, Jean-Michel Quatrepoint vient de publier Mourir pour le yuan? (chez François Bourin Editeur), une analyse de la stratégie de puissance de la Chine face au déclin consenti des puissances occidentales. Il explique les profonds déséquilibres, aggravés par la crise, qui se creusent au détriment de celles-ci.

La question du yuan est au menu des discussions du G20 à Washington. Quel est le problème avec la monnaie chinoise?

Le yuan est la monnaie de la seconde puissance mondiale, du premier pays en termes de détention de réserves de change. Or cette monnaie n'est pas convertible: la Chine exerce un contrôle des changes pour en contrôler strictement la valeur. Le yuan est considérablement sous-évalué. De plus, depuis trente ans, la stratégie de Pékin est d'indexer le yuan sur le dollar, pour que les évolutions de ces deux monnaies soient synchronisées.

Quels sont les avantages de cette stratégie monétaire?

Elle permet d'attirer les multinationales sur le sol chinois. Garder la monnaie sous-évaluée permet de produire moins cher. Les Chinois se souviennent qu'en 1985, Washington avait forcé les Japonais à réévaluer le yen, tordant le cou à l'industrie japonaise. Ils ne laisseront pas la même chose leur arriver.

Par ailleurs, indexer le yuan sur le dollar, c'est garantir aux multinationales qu'elles ne prennent pas de risques de change. En retour, la Chine demande à celles-ci de produire pour l'exportation, pas pour le marché local. C'est une stratégie géniale, un pacte gagnant-gagnant: les multinationales engrangent les bénéfices, et la Chine les excédents commerciaux. Aux dépens de l'industrie et des balances commerciales de l'Europe et des Etats-Unis, qui perdent des emplois et des capitaux.

Quel est l'intérêt pour la Chine d'accumuler ces excédents?

D'abord, le pays ne peut pas basculer brutalement d'un modèle mercantiliste, basé sur l'exportation, à un modèle de consommation intérieure. Ensuite, la Chine vieillit, comme l'Allemagne: dans 20 ou 30 ans, il faudra financer un grand nombre de retraites. D'où le besoin d'engranger des recettes à l'export.

Enfin, celles-ci permettent de racheter des actifs. Par exemple des bons du Trésor américain, c'est-à-dire la dette publique des Etats-Unis. Pékin se tourne aussi de plus en plus vers des actifs tangibles: telle ou telle entreprise qui dispose d'une technologie convoitée, telle autre, point d'entrée pour un marché particulier. On s'attend aussi à une importance croissante de la Chine dans la finance.

Quelles sont les conséquences de cette politique pour les économies occidentales?

Elle entraîne pour l'Europe et les Etats-Unis des déficits commerciaux considérables. Non seulement les emplois, mais aussi les capitaux sont délocalisés en Asie. Les multinationales n'investissent plus en Occident. Qu'est-ce qu'il reste? Des emplois publics, avec lesquels on espère masquer l'hémorragie d'emplois marchands. Tandis que l'on fait des cadeaux fiscaux aux grandes entreprises et aux super-riches.

Est-il impossible de faire pression sur la Chine pour qu'elle infléchisse sa politique monétaire?

L'erreur a été de l'admettre à l'OMC, en 2001, sans leur demander de renoncer au contrôle des changes. Entre 2005 et 2008, la Chine a procédé à une réévaluation par petites touches, 1% de temps de en temps, sous la pression internationale. Avec l'arrivée de la crise, ils se sont complètement réindéxés sur le dollar. Depuis quelques mois, ils ont repris leurs petites réévaluations. Mais pour mettre le yuan à son niveau réel, il faudrait le réévaluer de 30 ou 40%. D'un autre côté, on peut comprendre les Chinois, qui ne veulent pas alimenter l'inflation par une hausse importante.

Mais, en l'absence d'une forte demande intérieure, la Chine n'a-t-elle pas intérêt à la prospérité de ses principaux partenaires commerciaux?

Elle est obligée à un pilotage assez fin. Mais globalement, on est à un moment où la machine économique échappe à ses acteurs. Plus personne ne maîtrise plus rien, et Pékin ne peut pas racheter les dettes de tous les Etats européens. Les Chinois se sont déclarés prêts à aider, mais c'est surtout un effet d'annonce.

Peut-on espérer un front uni des Occidentaux sur le yuan lors du G20 de Cannes, début novembre?

Je crains que les Européens ne soient pas unis. Le principal partenaire de la Chine en Europe, c'est l'Allemagne, qui a adopté la même stratégie mercantiliste en réalisant ses excédents sur la zone euro. Le fait que l'euro soit trop fort par rapport au yuan, les Allemands s'en fichent: ils occupent la niche du haut de gamme. Le taux de l'euro, ça joue peu quand on vend des Mercedes. C'est plutôt nous, Français, qui sommes concernés par la question. Quant aux Américains, qui seraient les seuls à pouvoir faire pression sur la Chine, ils ne remettent pas en cause son adhésion à l'OMC, par attachement au libre-échange. Ils n'ont pas compris les problèmes que pose leur déficit commercial, alors que l'Amérique s'appauvrit.

Il ne faut donc pas trop compter, selon vous, sur les grands changements annoncés?

Non. Les Chinois veulent que leur monnaie devienne à terme la seconde devise mondiale, voire la première. Ils ont déjà suggéré aux autres puissances émergentes de ne plus utiliser le dollar pour leurs échanges entre elles, mais une monnaie commune, et pourquoi pas le yuan...

Que peut faire l'Europe face à cette nouvelle super-puissance chinoise?

L'Europe à 27 est une hérésie. La France doit se mettre à table avec l'Allemagne et discuter d'une nouvelle étape de la construction européenne. Peut-on continuer à vivre ensemble, avec les compromis que cela implique? Il faut alors construire une vraie puissance européenne, avec une vraie géostratégie. Les brésiliens ont créé des taxes à l'importation, obligent Apple à produire sur place, idem pour les voitures. L'Europe doit y venir aussi.

Pourquoi avoir titré votre livre «Mourir pour le yuan»?

A la longue, si rien ne se passe, si on continue à accumuler les déséquilibres, comme au début du XXe siècle, l'issue sera la même: la guerre.

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 14:56

LEMONDE.FR avec AFP | 23.09.11 | 08h30   •  Mis à jour le 23.09.11 | 09h10

 
 

Six mois après la catastrophe de Fukushima au Japon, la plupart des pays industrialisés, et surtout émergents, continuent à plébisciter l'atome, estime l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). C'est du moins l'un des grands enseignements de la 55e assemblée générale de l'agence, qui rassemble jusqu'à vendredi 23 septembre, 151 pays au siège viennois de l'agence onusienne.

 

Les membres de l'AIEA refusent de renoncer à l'énergie nucléaire.

Les membres de l'AIEA refusent de renoncer à l'énergie nucléaire.REUTERS/HERWIG PRAMMER

Même si l'AIEA a légèrement abaissé ses prévisions pour 2030, elle mise toujours sur la construction d'au moins 90 réacteurs dans le monde. Dans son scénario optimiste, elle n'exclut pas que ce chiffre puisse grimper à 350, une croissance essentiellement portée par les pays émergents, a souligné le chef du département statistiques de l'agence, l'Allemand Hans-Holger Rogner.

L'ASIE N'Y RENONCE PAS

"Le rôle de l'énergie nucléaire en tant que source d'approvisionnement en électricité sûre, fiable et propre, et en tant que réponse aux inquiétudes" concernant le "changement climatique ne doit pas être sous-estimé", a souligné le directeur de l'Agence de l'énergie atomique indienne, Srikumar Banerjee. L'Inde, état en pleine croissance et avide d'énergie, prévoit toujours "une forte expansion" dans le nucléaire, a-t-il ajouté, évoquant des études estimant qu'un accident similaire à celui de Fukushima était improbable dans le pays.

La Chine devrait de son côté délivrer des autorisations pour de nouveaux projets début 2012, après les avoir gelées à la suite de la catastrophe, le temps d'inspecter les installations du pays, a indiqué récemment le journal économique Zhongguo Zhengjuan Bao.

La Corée du Sud, qui produit 40 % de son électricité via ses 21 réacteurs, prévoit aussi d'en construire de nouveaux, souligne l'ambassadeur Cho Hyun : "Les gens savent que nous devons conserver cette source d'énergie. La Corée est un pays industrialisé qui a besoin d'une électricité fiable et bon marché", a-t-il indiqué. Un basculement vers des énergies renouvelables, comme le solaire ou l'éolien, "demande des investissements énormes" et n'est pas possible du "jour au lendemain", a-t-il argumenté.

Un autre grand pays émergent, le Brésil, a aussi réaffirmé ses projets de construction de réacteurs, de même que l'Afrique du Sud, non sans avoir au préalable procédé à des tests de sûreté pour tirer les leçons de Fukushima, a déclaré l'ambassadeur sud-africain auprès de l'AIEA, Xolisa Mfundiso Mabhongo. "Comme d'autres, nous étions convaincus que nous ne pouvions pas conserver une approche routinière sur la sûreté nucléaire", a expliqué le diplomate.

DU NUCLÉAIRE OUI, MAIS SÛR

L'assemblée générale de l'AIEA a d'ailleurs entériné jeudi un plan d'action visant à renforcer la sûreté des 432 centrales dans le monde, invitant notamment les pays à accepter davantage de visites d'experts internationaux, mais sans caractère ni calendrier contraignants. Sous la pression en particulier des Etats-Unis et de la Chine, la sûreté reste en conséquence largement une question de souveraineté nationale.

L'énergie atomique reste un pan essentiel de la stratégie énergétique des pays industrialisés, comme les Etats-Unis ou les grands pays européens. La France est ainsi dépendante à 75 % du nucléaire pour son approvisionnement en électricité, un record mondial, la Grande-Bretagne pour 15 %.

Toutefois l'Allemagne, la Suisse et l'Italie se sont prononcées pour une sortie de l'énergie atomique. La plupart des "autres pays ne sont pas aussi riches que l'Allemagne" et ne peuvent pas se permettre de renoncer à l'atome, souligne pour sa part Hans-Holger Rogner.

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 14:47

LEMONDE.FR avec AFP | 23.09.11 | 07h16   •  Mis à jour le 23.09.11 | 15h14

 
 

 

Le RSA est conçu pour que chaque heure travaillée apporte un complément de revenu au bénéficiaire alors que reprendre un travail pouvait faire perdre de l'argent aux Rmistes, selon des simulations de l'Insee.

Le RSA est conçu pour que chaque heure travaillée apporte un complément de revenu au bénéficiaire alors que reprendre un travail pouvait faire perdre de l'argent aux Rmistes, selon des simulations de l'Insee.AFP/JEAN FRANCOIS MONIER

Des contrats aidés de sept heures par semaine rémunérés seront proposés à des allocataires du RSA "dans une quinzaine de départements" dans les prochaines semaines, a indiqué, vendredi 23 septembre, la ministre des solidarités, Roselyne Bachelot, lors d'un déplacement en Savoie.


"Sa durée sera de six mois, renouvelable une fois" et "les conseils généraux pourront le proposer aux personnes rencontrant des difficultés spécifiques pour accéder à un emploi de droit commun", a-t-elle précisé.

 GAIN DE 130 EUROS PAR MOIS

Il s'agira d'un "contrat unique d'insertion" (CUI), aidé à 95% par l'Etat et les conseils généraux. Il sera rémunéré sur la base du smic, soit 214 euros par mois pour sept heures de travail hebdomadaire. En tenant compte de la baisse du RSA induite par la reprise d'un travail, l'allocataire y gagnera environ 130 euros par mois, selon les calculs de l'ancien ministre des solidarités Marc-Philippe Daubresse, qui a proposé la semaine dernière de tester ces contrats de 7 heures.

Les allocataires auxquels on proposera les nouveaux contrats de sept heures devront les accepter, au risque de se voir infliger des sanctions par le conseil général (réduction voire suppression du RSA).

Une évaluation du dispositif sera faite "fin 2012, en vue d'une généralisation", a expliqué  la ministre des solidarités, précisant que le coût pour l'Etat serait de 3 millions d'euros pour 10 000 contrats. Ces contrats s'ajouteront aux 90 000 autres contrats aidés sans s'y substituer.

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 14:45

Libération -le 23 Septembre

Entre Hortefeux qui a prévenu Gaubert et l'Elysée qui déclare que Nicolas Sarkozy n'apparaît jamais dans la dossier, le secret de l'instruction ne semble plus très bien gardé.


Un montage d'une photo de Brice Hortefeux et de Thierry Gaubert. (© AFP Guillot-Demarthon)

L'enquête sur le financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995 suscite une controverse sur le secret de l'instruction, avocats et magistrats accusant l'Elysée et ses proches d'avoir eu accès au dossier.

"Le nom du chef de l'Etat n'apparaît dans aucun des éléments du dossier. Il n'a été cité par aucun témoin ou acteur de ce dossier", a déclaré jeudi l'Elysée dans un communiqué, après la mise en examen, dans l'enquête sur le volet financier du dossier Karachi, de deux proches de Nicolas Sarkozy: Nicolas Bazire, ex-directeur de cabinet et ex-directeur de campagne d'Edouard Balladur en 1995, et Thierry Gaubert, ex-conseiller du président.

Le juge Renaud van Ruymbeke enquête sur l'éventualité d'un financement illégal de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, via des commissions liées à des contrats d'armement.

Hortefeux bavard au téléphone

Vendredi, transcription d'écoutes téléphoniques à l'appui, le Monde.fr a fait état d'une conversation téléphonique entre l'ex-ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux et Thierry Gaubert, le 14 septembre, peu de temps avant le placement en garde à vue de ce dernier. Un coup de fil pour le prévenir que sa femme, Hélène de Yougoslavie, interrogée quatre jours auparavant par le juge van Ruymbeke "balançait beaucoup".

La veille, Me Olivier Morice, l'avocat des familles de victimes de l'attentat de Karachi qui a fait quinze morts dont onze Français en 2002, a directement accusé Brice Hortefeux d'avoir "été en contact" avec Thierry Gaubert lors de sa garde à vue qualifiant cette situation d'"absolument inadmissible et scandaleuse".

Interrogé vendredi par l'AFP, Brice Hortefeux a reconnu avoir eu à deux reprises son ami Thierry Gaubert au téléphone, dont une fois lors de sa garde à vue. Il a en revanche démenti avoir eu accès au dossier, expliquant avoir eu connaissance des propos d'Hélène Gaubert par la presse.

"Je ne sais pas pourquoi il avait son téléphone avec lui en garde à vue, mais il se trouve qu'il a répondu. C'est la preuve que je n'ai jamais eu accès à aucun élément du dossier", a affirmé l'ancien ministre de l'Intérieur.

En général, les personnes placées en garde à vue se voient retirer leurs effets personnels, dont les téléphones portables.

"Je n'ai jamais eu accès au moindre élément sur cette enquête. Si j'avais eu accès au procès-verbal" d'Hélène de Yougoslavie, "j'aurais donné des éléments précis dans la conversation" avec Thierry Gaubert, le 14 septembre, a ajouté Brice Hortefeux, assurant que Le Nouvel Observateur avait déjà affirmé, avant cet appel téléphonique, qu'Hélène Gaubert avait raconté beaucoup de choses aux enquêteurs.

Interrogé par l'AFP, Michel Labro, directeur de la rédaction du Nouvel Observateur, a affirmé que l'hebdomadaire n'avait pas encore fait état du témoignage d'Hélène de Yougoslavie à cette date: "Ce nom, on ne le voit pas apparaître chez nous, à la relecture, avant le 20 septembre, dans le papier de Serge Raffy", publié dans le numéro daté du 22 septembre.

Atteinte au secret de l'instruction

Jeudi, les deux principaux syndicats de magistrats avaient déjà dénoncé une atteinte au secret de l'instruction. Le président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), Christophe Régnard, a jugé "assez incroyable que l'Elysée reconnaisse aussi benoîtement qu'il a eu accès à des pièces".

"Il y a manifestement des incursions scandaleuses de l'exécutif, en particulier de l'Elysée, dans le cours de la justice", s'est indigné Matthieu Bonduelle, secrétaire général du Syndicat de la magistrature (gauche).

Toute personne associée à une instruction est soumise au secret professionnel, le parquet pouvant toutefois décider que certains éléments de la procédure soient rendus publics, par un communiqué ou une conférence de presse.

"Un tel dérapage est proprement irréaliste", a estimé le député Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République), en sommant l'Elysée de s'expliquer.

"Comment la présidence a-t-elle pu obtenir des informations sur un dossier en cours d'instruction? Est-ce le parquet qui a fait remonter des informations? Le Garde des sceaux doit répondre à ces questions", s'est interrogé l'avocat et député PS André Vallini.

(Source AFP)

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 14:41

L'étape parisienne mouvementée des marcheurs indignés

Les Inrocks -  22/09/2011 | 18H28
Crédits photo:  (capture d'écran)

Les marcheurs indignés sont à Paris depuis le 17 septembre. Ils ont souvent trouvé les forces de l'ordre sur leur chemin. Un retour sur quatre jours plutôt animés.

Une cinquantaine de marcheurs a quitté fin juillet la capitale des indignés, Madrid, avec pour objectif de rallier Bruxelles en octobre. Des membres européens du mouvement se sont depuis agrégés au cortège, qui avoisinait les 80 personnes à son arrivée à Paris ce samedi 17 septembre. 

Samedi soir, l’entrée en matière

Dès le premier soir, un rassemblement est organisé à Bastille, au pied des marches de l’opéra. "On essaie d’être le plus transparent possible donc on l'avait déclaré à la préfecture, mais vers minuit, la police est quand même venue nous déloger", raconte Fredéric, un indigné parisien.

Les services de la préfecture sont intervenus quand ils ont compris que les marcheurs et leurs soutiens prévoyaient de camper à Bastille. Les indignés l’avaient bien mis noir sur blanc dans la déclaration, mais du côté de la préfecture, on insiste : "la déclaration ne vaut pas autorisation, il n’est pas possible de camper dans Paris."

Les forces de l’ordre ont donc procédé à la "dispersion" du rassemblement sous une pluie battante, malgré les résistances pacifiques des indignés.

 

 

Les marcheurs se sont ensuite dirigés en RER vers Champigny-sur-Marne, seule municipalité à leur avoir ouvert les portes d’un gymnase pour la nuit.

Toutes les démarches entreprises au début du mois de septembre auprès de la mairie de Paris ont échoué, se désole Sophie, elle-aussi indignée parisienne. Mais là encore, la police (nationale et la BAC, selon un témoin présent sur place) se trouve sur le chemin des marcheurs harassés et trempés.

"Ils nous ont empêché d’accéder au gymnase alors qu’on avait les clés", rapporte Jean-Baptiste, un autre indigné. Avant d’ajouter :

"Ils étaient particulièrement provoquants et agressifs, portant ostensiblement matraque et flashballs, et se moquant de certains d’entre nous, sous-entendant qu’on avait pu voler les clés."

La situation ne sera finalement débloquée qu’après l’intervention d’une ancienne élue de la ville, les forces de l’ordre justifiant leur action par d’énigmatiques "instructions venues d’en haut". A la préfecture de police, aucune trace de cet incident.

Lundi soir, le dérapage

Lundi, en fin d’après-midi, quatre-vingt personnes sont sur les marches de Bercy. Bien que non déclaré, "le rassemblement ne produisait aucune gène, donc n’avait donc aucune raison d’être embêté", explique la préfecture.

Aux alentours de 19h, le groupe se met en branle, avec un important dispositif policier au train. Après plusieurs tergiversations, les marcheurs s’engagent sur le boulevard St-Germain.

"Le but était de chercher un parc qui puisse accueillir un campement pour se reposer et dormir," précise Fredéric.

"L’une de nos revendications est la réappropriation par les citoyens de l’espace public, ajoute-t-il, et jusque là l’ambiance était bon enfant." Plus pour longtemps.

Les services de police décident de stopper la centaine de marcheurs au niveau du 140 boulevard St-Germain, plutôt par la manière forte, à grand renfort de bombes lacrymogène. Si la préfecture n’a relevé qu’un seul tir de gaz lacrymogène et aucun incident, les témoins présents décrivent en revanche des forces de police "sur les dents", et "énervés d’avoir été baladés" depuis Bercy.

 

 

Bilan des opérations : près de 120 interpellations pour "vérifications d’identité", dispatchées entre divers commissariats parisiens (5e, 6e, 11e, 18e). Trois personnes ont par ailleurs dû passer par la case hopital : une jeune fille évanouie et un jeune marcheur espagnol à la suite d’une crise d’asthme, conséquences des gaz lacrymogènes, ainsi qu’un indigné dont l’épaule était déboitée.

Me Breham, l’un des deux avocats du mouvement, s’insurge contre une manoeuvre "illicite" :

"Quand vous avez vos papiers en règles, les agents de police ne peuvent pas vous forcer à venir les vérifier au poste."

Aux environs de 23h, l’immense majorité des personnes embarquées est relachée, cinq d’entre elles avec une convocation pour « dégradations de véhicules publics » (les bus de la police).

Mardi soir, l’accalmie

Les marcheurs souhaitaient passer la nuit de mardi à Bercy. Les membres de l’assemblée générale organisée dans la soirée vont être témoins d’une scène étrange : un policier en civil, qui dit appartenir à la DCRI, tente d’intervenir dans les débats afin de faire valoir le point de vue de la préfecture.

L’homme explique que les marcheurs ont l’autorisation d’établir leur campement dans le parc de Bercy, derrière le Palais Omnisports, ce que refusent ces derniers, de peur d’ "être délogés dans la nuit".

Un accord sera finalement trouvé et le campement toléré devant Bercy, à la vue de tous. Interrogée à ce sujet, la préfecture explique sobrement que la négociation a été conduite par "les services compétents", et l’autorisation  "tout à fait informelle et exceptionnelle."

Ce changement de ton de la préfecture peut surprendre en l’espace de 24h. Dans les rangs des indignés, le bruit circule que l’ambassade espagnole serait intervenue auprès de la préfecture afin que la question des marcheurs indignés, espagnols pour la plupart, soit abordée avec plus de délicatesse.

Si la préfecture reconnaît des "contacts" avec l’ambassade ibère, ses services sont formels : aucune instruction ou mise en garde n’a été transmise par cette dernière. Contactés par Les Inrocks, les services de la chancellerie espagnole confirment "suivre l’affaire de près", mais le ministère des Affaires Etrangères ibère ne confirme pas être intervenu auprès de Paris.

La reprise de la marche vers Bruxelles différée

Les marcheurs devaient continuer leur périple dès ce jeudi matin. Mais l’assemblée générale initialement prévue mercredi soir devant la cathédrale de Notre-Dame, s'est tenue au dernier moment sur la Place de la Bourse.

"Le but était de contourner le dispositif policier qui nous attendait à Notre-Dame, et puis la Bourse c’est aussi un des lieux symboliques des dérives financières", justifie Sophie.

A quelques mètres de l’immeuble de l’AFP, dont des journalistes étaient présents, les services de police entreprennent de déloger les indignés qui s’ "enchaînent" et font des "tortues". De l’aveu d’une indignée présente lors de l’intervention policière du Boulevard St-Germain quelques jours plus tôt, l’atmosphère est "sans commune mesure".

Un des indignés parisiens interpellés affirme qu’il y a eu malgré tout des "violences", et plusieurs autres évoquent un cameraman du mouvement qui s’est fait plaquer violemment au sol, et qui a mis plusieurs minutes à s’en remettre, avant d’être embarqué à son tour.

Près de cinquante personnes seront une nouvelle fois embarquées vers plusieurs commissariats du Nord parisien et onze étaient encore en garde-à-vue ce jeudi en fin de journée pour "dégradation de véhicule public", une vitre du bus qui les transportait ayant été cassée.

Problème : les onze personnes en garde-à-vues ne seraient pas celles qui étaient dans le camion dégradé, selon Me Bréham, qui y voit "la marque de l’impréparation, et de la volonté manifeste de forcer le droit qui ont accompagné cette dernière opération".

Le départ des marcheurs vers la Belgique a donc été décalé et le prochain rassemblement est prévu pour ce samedi.

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 14:36

Les manifestants de l'hôtel Sheraton d'Alger (DR).

(D'Alger) Hafid B. parle l'anglais, l'espagnol, le français et l'arabe. Mais depuis mardi, Hafid B. ne parle plus, il jeûne. Ce réceptionniste employé à l'hôtel Sheraton d'Alger est en grève de la faim en solidarité avec ses collègues en grève tout court.

Il l'a écrit en quatre langues sur un panneau accroché au mur de la réception qu'il ne quitte plus. L'esplanade de l'un des hôtels les plus luxueux d'Alger où la quasi-totalité des employés se relaient pour y camper a des airs de mini-place Tahrir depuis le 14 septembre.

Ce jour-là, trois des cinq porte-parole du personnel ont osé demander à la direction une salle pour la tenue d'une assemblée générale. « Ils ne voulaient pas faire la révolution mais juste créer un syndicat », témoigne une des grévistes jointe par téléphone. Elle fait partie de ceux qui font les 3/8 sur le perron pour assurer une présence permanente.

« Tu peux crever si tu veux crever »

La gréviste poursuit :

« Ils ont été virés sur le champ. Un huissier leur a remis leur lettre de licenciement. Près de 400 employés seraient concernés. Et ils n'ont plus le droit de mettre les pieds à l'hôtel. Aujourd'hui, on a peur qu'ils cherchent à évacuer Hafid par la force.

Le PDG lui a dit : “Tu peux crever si tu veux crever, nous on ne changera pas.” Il nous a dit qu'il était prêt à nous augmenter mais qu'il ne voulait pas de syndicat. Le premier jour, il nous a menacé de tous nous licencier au nom du gouvernement. »

Les salariés trahis par le syndicat UGTA

Le gouvernement ? Le ministère de la Justice, très tôt sollicité par les salariés, n'a toujours pas réagi. Le 15 septembre, le tribunal de Cheraga jugeait la grève illégale. C'est le syndicat UGTA (l'un des principaux du pays, proche du pouvoir) qui est intervenu pour calmer le jeu dès les premières tensions apparues fin juin après un premier licenciement qui avait donné lieu à un premier débrayage de deux heures.

Un gréviste (qui tient à garder l'anonymat depuis que l'avocat de la direction leur exhibe des articles de journaux dans lesquels les employés se sont exprimés) témoigne :

« Depuis, l'UGTA nous a épaulés pour créer une section locale. Elle nous avait demandé de désigner cinq porte-parole. Maintenant ils gardent leur distance, ils nous ont trahis. Ils nous ont menés en bateau pour gagner du temps. »

Sur 800 membres du personnel, 750 suivraient le mouvement selon les grévistes. Le Sheraton Club des Pins (419 chambres) affiche un taux d'occupation de 2% depuis le début du conflit. Ce gréviste raconte :

« Ce sont des étrangers qui, pour la plupart, travaillent en Algérie. Ils nous disent qu'ils sont avec nous à chaque fois qu'ils passent. »

Sollicitée, la direction de l'hôtel n'a pas souhaité répondre.

Des pancartes devant l'hôtel Sheraton (DR).

Photos : les manifestants de l'hôtel Sheraton d'Alger ; des pancartes devant l'hôtel Sheraton (DR).

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