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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 11:02

LEMONDE | 26.09.11 | 10h58   •  Mis à jour le 26.09.11 | 12h41

 
 

Le président et fondateur des laboratoires Servier, Jacques Servier, était entendu par un juge d'instruction, le 21 septembre 2011.

Le président et fondateur des laboratoires Servier, Jacques Servier, était entendu par un juge d'instruction, le 21 septembre 2011.REUTERS/CHARLES PLATIAU

A l'historien Jacques Marseille, à qui il s'est longuement confié en 2007 (Le médicament et la vie, Perrin), Jacques Servier expliquait : "Si j'habite à Paris depuis longtemps, c'est pour la seule raison que, dans notre pays, il faut constamment intriguer dans la capitale, multiplier les pas et les démarches, se débattre toujours." Les documents découverts par les enquêteurs dans le volet parisien de l'affaire du Mediator – une audience se tient lundi 26 septembre dans la procédure ouverte devant le tribunal de Nanterre – en disent long sur les "intrigues" du docteur Servier, le président-fondateur des laboratoires du même nom.

Cet ensemble de lettres et de cartons d'invitation retrouvés dans le secrétariat particulier de Jacques Servier, et que Le Monde a pu consulter, lève le voile sur un monde où les tables sont dressées à Neuilly ou à l'hôtel Meurice, où l'on déjeune avec le groupe Hottinger, "banquier et gérant de fortune", mais aussi avec Eric Woerth, alors ministre UMP du budget, ou l'actuel maire de Neuilly (divers droite) Jean-Christophe Fromantin. Bref, un monde où rien n'est laissé au hasard dans les rapports entretenus avec les décideurs. Il en va de l'avenir de la "Maison", de ses 20 000 salariés et de son chiffre d'affaires (3,7 milliards d'euros, en 2009-2010). Cela s'appelle du lobbying. Toutes les grandes entreprises le pratiquent. Chez Servier, il est minutieusement pensé, organisé.

Pour tisser au mieux ses liens avec le tout-Paris, le patron se fait rédiger des fiches sur les politiques et personnalités du monde du médicament. Celle de Philippe Douste-Blazy, frappée du sceau "confidentiel", et rédigée en 1992 par le docteur Patrice Labardens, un membre du groupe Servier. Elle détaille, à la manière d'un CV, la carrière médicale et politique de ce "très proche de Raymond Barre", qui, le "12 mars 1989, contre toute attente, est élu maire de Lourdes". La troisième rubrique, réservée aux "relations avec nous", juge ces dernières "excellentes". Et pour cause. Le cardiologue rejoint en 1986 le "groupe des consultants" du laboratoire. Il participe à l'expérimentation de l'anti-hypertenseur Coversyl et rédige des articles "sur honoraires".

De nombreux courriers attestent de liens tissés depuis le milieu des années 1980 avec ce jeune cardiologue toulousain, très vite rattrapé par la politique. Le laboratoire a commencé par lui financer (85 392 francs, soit environ 13000 euros) une étude épidémiologique sur l'infarctus du myocarde avant de l'aider, en 1992, à organiser des universités de la santé. A chaque victoire de son poulain dans les urnes, Jacques Servier prend le temps de rédiger un petit mot personnel auquel Philippe Douste-Blazy, qui fut ministre (UMP) de la santé en 2004-2005, répond en retour.

"RIEN D'ILLÉGAL"

Le lobby de Servier s'exerce jusqu'où on ne l'attend pas. Le FC Lourdes, ce club de rugby qui fut présidé par le grand-père de M. Douste-Blazy, fut ainsi très largement financé en 1998 (361 800 francs, soit 55 000 euros). Joint par Le Monde, l'ancien ministre de Jacques Chirac s'étonne d'une telle somme – "je ne sais pas ce qui s'est passé" – mais assure "qu'il n'y a rien eu d'illégal". Au reste, il nie tout "rapport privilégié" avec Servier. "Je n'ai jamais demandé, en tant que ministre, à un directeur d'administration d'augmenter le prix d'un médicament, affirme-t-il. Jamais, le laboratoire n'est venu présenter un amendement servant ses intérêts."

Mais il n'est pas le seul à être approché. Si l'on croit la fiche rédigée par le groupe sur Roselyne Bachelot, les contacts se nouent avec la députée de Maine-et-Loire, en 1992, lors d'un déjeuner avec "Servier, [Jean-Philippe] Seta [l'actuel directeur opérationnel du groupe] au cercle Hippocrate". La ministre a beau avoir assuré, le 21 septembre, n'avoir "jamais déjeuné ni en tête-à-tête ni en cercle restreint avec M. Servier", l'opération semble s'être renouvelée en 1994, 1995 et 1997.

Régulièrement, l'industriel convie politiques et scientifiques dans ce cercle Hippocrate de réflexion sur l'économie de la santé où il a ses habitudes. Il lui arrive aussi de décrocher une invitation à la table même des ministres de la santé. Le compte-rendu rédigé à la sortie de son déjeuner avec Bernard Kouchner, le 22 juillet 1998, alors secrétaire d'Etat (PS) à la santé, en dit long sur ses attentes. C'est Claude Nègre, l'un des collaborateurs de Servier, qui, dans une note de deux pages, rassemble les "impressions [qui] se sont dégagées ou ont été confirmées par ce déjeuner". "Bernard Kouchner m'a paru beaucoup plus calme, modéré, réaliste, voire modeste, que lors de son précédent ministère. Il a mûri", rapporte-t-il. A ce "libéral qui s'ignore", qui, visiblement, "abandonnait un certain nombre de préjugés à [leur] égard", le conseiller du Dr Servier estime qu'il "serait judicieux de profiter du temps que durera son ministère pour lui soumettre des propositions très structurées (…), lui apporter des idées simples, pratiques et efficaces, susceptibles de servir ses intérêts et de ménager les nôtres".

PETITES ATTENTIONS

Les personnalités du monde du médicament, également, sont mises en fiche. A la lecture d'un document d'avril 2001, on apprend ainsi qu'un membre du cabinet Kouchner est considéré comme ayant une "grande influence sur les sujets médicaux généraux". L'ancien patron de l'agence du médicament, Didier Tabuteau, "estimé par Matignon et Elisabeth Guigou, met son nez partout". "C'est l'homme au centre du système", avec ses amis et ses "ennemi(s) intime(s)", également fichés. Selon Servier, le professeur Lucien Abenhaim, qui fut directeur général de la santé de 1999 à 2003, fait pour sa part figure d'"autorité morale" "pour [ses] avis sur les médicaments". D'autres sont considérés comme sans "aucun pouvoir" ou "très antimédicament en général".

Mais il y a aussi les techniques plus classiques de lobbying. Comme inscrire ceux qui comptent (Elisabeth Guigou, qui fut ministre PS de l'emploi et de la solidarité entre 2000 et 2002, et son mari, Jean-Louis Guigou) sur la liste des VIP aux remises de Légion d'honneur. Ou envoyer du champagne de chez Fauchon (à 250 euros la caisse) aux médecins pour Noël.

En retour de ces "petites" attentions, il y aura bien quelque renvoi d'ascenseur… L'intervention du professeur Griscelli, qui a suggéré de nuancer les responsabilités de Servier dans le rapport du Sénat sur le Mediator, pourrait être lue comme telle quand on voit le nom du professeur sur la liste très restreinte des invités du Dr Servier pour son discours devant l'Académie des sciences morales et politiques, le 10 décembre 2007.

Emeline Cazi

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 12:04

spaanserevolutie

Chess

In March on Brussels on 24 September 2011 at 20:07

St. Denis, September 24

Day 61 of the March on Brussels.

Scene from Popular Assembly in St. Denis

Dear people,

I’m at fruit vendor’s stand in St. Denis. The two Moroccans behind the counter look at me suspiciously. They talk to each other in Arab. At a certain point one of them asks: ¿Hablas Español?

I confirm. And I add that I’m with the march of the indignados to Bruxelles. They smile, they fill up a bag with bananas and figs and give it to me. “Here, take this to your comrades.”

 Walking through the streets of St. Denis I realised that this is the world. A truly globalised suburb where you can encounter the colours and the odours of every continent. With it, come all of the problems. The people here fight a daily battle for survival in a society that considers them potentially dangerous outcasts. In this position, they stick together on the base of race, language, religion, but mostly family.

There is a lot of discrimination between them. They don’t trust the white establishment, but neither do they trust each other. It’s too intricate a situation to understand as an outsider, but it’s clear that making revolution here is not as easy as it sounds.

Propaganda in St. Denis

We organised an assembly of the neighbourhoods today in our squat resort, and as far as the attendance went, it was a disappointment. But many of the people who did attend were active members of local organisations fighting for the rights of the sans papiers, or members of grass root trade unions.

For the first time we explicitly reached out to them and we got a very positive response. ‘15M, linking struggles’ was the slogan. The associations are already moving to coordinate themselves, they are planning encounters between the various banlieues and they would be happy if people of the movement were present to share their experiences. This is the place were the next revolution in Paris will take place. If the banlieues rise up, peacefully, the city will be surrounded.

The children unfolding the banner of Liberty

At least once every day, the Intelligence commission gathers in a secure place to exchange internal or external information. Lately, in our effort to classify all the people who are participating in our march, we have decided to use chess pieces.

Christ is king at the moment, the role of queen is vacant since comrade Rosa left for Spain. We have two strong towers which can open a wedge, we have bishops and knights, and the rest are pawns. This goes for the white pieces. There are also black pieces in our movement. They have disintegrated after the seccession, when king Cubano left together with Jose the tower and Felix the bishop. Some of the black pieces have become white pieces. The others might be reassembling.

None of the chess classifications is fixed. Certain events and certain new entries can change the distribution of the pieces. A pawn can become a knight, the arrival of a new tower can cause a bishop to become a pawn. They can also change colour as a result of a new entry. The Intelligence commission is engaged in monitoring and updating the information about the internal situation daily.

Sunset in St. Denis

The art of politics consists in the first place in recognising the pieces on the board, in the second place in understanding how they relate to one and other and how they move, and in the third place in being able to move the right piece at the right moment.

This is how it works in our march, and I’m convinced that this is how politics works on all different levels. From the outside, you can see the pieces, but you can’t see the hand that moves them.

Selling roasted corn

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 11:50

Publié le 24-09-11 à 18:22    Modifié à 18:29     par Le Nouvel Observateur avec AFP     

 

Les pays du G20 ont évoqué la création d'une taxe sur les transactions financières, destinée à aider les pays en voie de développement.

Les ONG invitent le G20 à "transformer l'essai" en adoptant la taxe sur les transactions financières. (Warren Allott / AFP) Les ONG invitent le G20 à "transformer l'essai" en adoptant la taxe sur les transactions financières. (Warren Allott / AFP)

Le G20 des principaux pays riches et émergents doit "transformer l'essai" lors du sommet de Cannes début novembre, en créant notamment une taxe sur les transactions financières, ont estimé samedi 24 septembre des organisations non gouvernementales.

Réclamée par les ONG depuis des années pour compenser les promesses non tenues des pays riches, la création d'une telle taxe a été évoquée par les ministres des Finances et de la Coopération du G20, réunis vendredi à Washington. Celle-ci pourrait servir au développement des pays pauvres.

La France, qui préside le G20, pousse à la création de cette taxe. Mais le ministre français des Finances François Baroin a reconnu qu'il n'y avait "pas de consensus aujourd'hui" pour l'instauration d'une telle mesure au niveau du G20, en raison des "réserves" américaines.

Une taxe soutenue par Bill Gates

Paris espère néanmoins parvenir à Cannes à un "accord de principe" permettant à un groupe de pays pionniers d'instaurer cette taxe - l'Union européenne, ou la zone euro si Londres devait opposer son veto.

Pour l'instant, la France revendique le soutien d'une poignée d'Etats (Allemagne, Espagne, Belgique, Autriche, Norvège) et de la Commission européenne. Cette stratégie a reçu un coup de pouce du milliardaire américain Bill Gates, auquel Paris a demandé un rapport sur les financements innovants du développement.

Jusqu'ici sceptique sur une taxe qui serait boycottée par les Etats-Unis, l'ex-patron de Microsoft juge désormais qu'une adoption par tous les pays ne doit pas être un préalable.

Selon son rapport d'étape présenté vendredi à Washington, la taxe "semble donc faisable même sans adoption universelle" et "peut générer des ressources substantielles" même si seul un groupe d'Etats la met en oeuvre.

"Des milliards de revenus"

Ce rapport "constitue une base de travail intéressante, mais les chefs d'Etat et de gouvernement qui se réuniront début novembre à Cannes devront transformer l'essai", affirme ONE, l'ONG créée par le chanteur irlandais Bono.

"Nous resterons vigilants pour que des sujets aussi fondamentaux que la régulation des prix des matières premières ou les financements innovants pour le développement ne soient pas réduits à la portion congrue", prévient le directeur de ONE France, Guillaume Grosso, regrettant l'absence de toute annonce concrète dans le communiqué final du G20 Développement.

Pour Oxfam, "la taxe sur les transactions financières est maintenant en route pour devenir sans plus tarder une réalité".

"Une telle taxe a le potentiel de générer des milliards de revenus pour lutter contre la pauvreté et les changements climatiques", a affirmé le porte-parole d'Oxfam aux réunions de Washington, Luc Lamprière. "Les pays du G20 ne peuvent plus nier l'énorme potentiel de cette solution ni prétendre qu'il s'agit d'une option irréaliste".

Le Nouvel Observateur - AFP

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 11:47

Publié le 24-09-11 à 12:50    Modifié à 12:47   

TOKYO (AP) — Le gouvernement japonais a annoncé samedi avoir ordonné des analyses complémentaires après avoir relevé des niveaux importants de césium radioactif dans un échantillon de riz de la région de Fukushima (nord-est)

Des taux atteignant le seuil légal de 500 becquerels ont été mesurés dans un échantillon prélevé dans une rizière à Nihonmatsu, à 55km à l'ouest de la centrale nucléaire de Fukushima, accidentée après le tsunami du 11 mars.

Des analyses ont déjà été réalisées en 400 endroits de la préfecture de Fukushima. Les niveaux les plus élevés mesurés jusqu'à présent étaient de 136 becquerels par kilo, selon un responsable de la préfecture. AP

ll/v0154

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 09:56

Le Monde - 24 septembre 2011

J'ai d'abord cru qu'il y avait une énorme coquille dans cet article du Financial Times du 21 septembre. Mais non. Son auteur, Ed Crooks, chef du service industrie aux Etats-Unis, m'a fait part de son propre effarement. Pas d'erreur, son papier contient bien une très grosse bombe, sans doute à fragmentation. 

[FT] Shell chief warns of era of energy volatility, par Ed Crooks

Le pdg de Shell, Peter Voser, déclare :

« La production des champs existants décline de 5 % par an à mesure que les réserves s'épuisent, si bien qu'il faudrait que le monde ajoute l'équivalent de quatre Arabies Saoudites (sic) ou de dix mers du Nord dans les dix prochaines années rien que pour maintenir l'offre à son niveau actuel, avant même un quelconque accroissement de la demande. »

Quatre Arabies Saoudites ? En dix ans ? 40 millions de barils par jour (Mb/j) à mettre en production, soit presque la moitié de la production mondiale actuelle... !?

Bien entendu, Shell ne fournit pas la moindre précision pour étayer cette surenchère... cataclysmique. Peter Voser se contente de rappeler qu'il faut « entre six à huit ans » pour développer tout nouveau projet pétrolier ou gazier important. Tout ça afin de poser que « nous allons vers une grande volatilité inévitable (...) des prix de l'énergie en général. » Peter, tu donnes l'heure.

Et M. Voser d'enfoncer le clou :« Nous allons très probablement voir apparaître des difficultés dans l'équilibre offre-demande, et donc une hausse des prix de l'énergie sur le long terme. Je crois qu'il faut nous y faire. »  Là, las, le clou n'est qu'à moitié enfoncé : le patron de Shell ne donne certainement pas la pleine mesure de ce que risque d'imposer le besoin de remplacer... quatre Arabies Saoudites en dix ans !

Peter Voser, pdg de Shell [DR]

En novembre 2010, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) évoquait discrètement la nécessité de développer l'équivalent de la production de "seulement" deux Arabies Saoudites avant 2020, juste pour compenser le déclin des champs existants. Déjà un défi fantastique, sans doute chimérique d'après de nombreux spécialistes (géologues, ingénieurs, militaires, financiers, etc.)

Voilà maintenant que Shell double la charge : presque la moitié des capacités de production mondiales à remplacer... en dix ans ! (Bon ok, je me calme avec la ponctuation.)

N'empêche : par quel tour de force inouï l'industrie serait-elle capable de compenser en si peu de temps le déclin apparemment plus rapide encore qu'annoncé de bon nombre des régions pétrolifères les plus anciennes et les plus généreuses, et cela avec du pétrole difficile d'accès et lent à produire (en eau très profonde au large du Brésil, avec les schistes fracturées aux Etats-Unis et les sables bitumineux canadiens, peut-être demain en Arctique, ou même avec les agrocarburants et la transformation de gaz naturel en carburant liquide) ?

Les propos tenus par le pdg de la Shell prouvent assez son propre manque d'optimisme...

* Le pourcentage de déclin annuel de la production mondiale existante mis en avant par Shell est bien plus lourd que les 2 % habituellement mentionnés. Mais 5 %, ce n'est pas un rythme invraisemblable : la production de brut européenne (essentiellement la mer du Nord) chute en moyenne de 6 % par an depuis dix ans. [Avec 5 % par an sur 10 ans, on arrive je crois à 33 ou 36 Mb/j, selon qu'on retient la production actuelle de brut, 82 Mb/j, ou la capacité maximale théorique "tous liquides" (pétroles + agrocarburants), 90 Mb/j : ami lecteur, merci de vérifier, suis pas matheux pour un rond. Cela fait bien dix mers du Nord et un peu moins de quatre Arabies Saoudites.]

 

Le discours des compagnies pétrolières occidentales devient vraiment étrange et inquiétant. A croire qu'après avoir feint pendant des années d'ignorer le sérieux du problème posé par le pic pétrolier, plusieurs majors jouent maintenant à qui sera la plus alarmiste.

Pourquoi un tel revirement ?

Les grandes compagnies occidentales sont désormais en manque chronique de réserves fraîches de pétrole. Y compris les firmes américaines, puisque la production des Etats-Unis, ancien premier exportateur et aujourd'hui premier importateur mondial, décroît depuis plus de quarante ans.

Les puissances coloniales ont projeté très loin leurs forces pour accéder à leur fix de brut : d'abord les Britanniques en Perse et en Irak, puis les Américains en Amérique Latine et en Arabie Saoudite (sans 's'), la France, enfin, en Afrique de l'Ouest et du Nord.

Mais depuis une ou deux décennies, ça coince de plus en plus. Même le n°1 américain, Exxon, n'est parvenu à remplacer que 95 % du pétrole qu'il a pompé un peu partout dans le monde au cours des dix dernières années.  

Alors la com' change, de conserve avec la stratégie. (À suivre)

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 09:50

LEMONDE.FR avec AFP | 25.09.11 | 08h03

 
 

 

La police a notamment invoqué des troubles à l'ordre public pour justifier les dizaines d'arrestations des manifestants du mouvement "Occupy Wall Street", samedi 24 septembre à New York.

La police a notamment invoqué des troubles à l'ordre public pour justifier les dizaines d'arrestations des manifestants du mouvement "Occupy Wall Street", samedi 24 septembre à New York.AP/Tina Fineberg

Environ 80 manifestants qui campaient depuis une semaine sur une place au cœur de Wall Street, à New York, pour protester contre les effets de la crise économique mondiale, ont été arrêtés samedi 24 septembre. La police de New York (NYPD) les accuse d'entrave à la circulation et de résistance. Une personne a été inculpée pour agression contre un officier de police et un agent a été légèrement blessé.

Le principal site Internet de ralliement des protestataires, Occupy Wall Street, a confirmé les arrestations, la plupart à Union Square à Manhattan.

Se présentant comme des "[représentants] de syndicats, des étudiants, des enseignants, des familles et des sans-emploi", les manifestants avaient entamé leur mouvement le 17 septembre et ont rivalisé d'inventivité pour se faire entendre. Jusqu'ici les forces de police très présentes surveillaient joueurs de tambours et autres harangueurs dans le calme.

 

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 15:01

spaanserevolutie

Prisoners of Peace

In March on Brussels on 22 September 2011 at 22:25

St. Denis, September 22

Day 59 of the March on Brussels. From Paris, 8 km

 

Paris 22S, indignados waking up in front of the Stock Exchange

 

Dear people,

 

After we slept there, we occupied the square of the Stock Exchange for most of the day. We put up signs, we wrote slogans in chalk and we held an internal assembly under the watchful eye of massive police presence. The bus which has taken us away twice already was right around the corner.

It was a great day, especially because there was an event in the stock exchange which attracted many suits and ties. It was priceless to see them parading by the signs accusing the financial system and inviting the people to rise up, while our colourful bunch was holding an assembly.

Internal Assembly at Place de la Bourse

 

Looking back on these days we made great progress. When we arrived we walked straight into a police ambush at the Bastille and had to retreat to the Marne in the early morning. In subsequent days we went on a crazy march through the city, we occupied Bercy, and finally we conquered the Stock Exchange. But the repression has been exhausting for many people, both physically and mentally.

Today, the police would not let us leave the square to walk to St. Denis in group. Some of us managed to break the barrier in small numbers. I walked alone.

When I left the city of Paris, it was like I could breath again. I was back in the real world, with real people of all races and ages leading real lives. The pressure from the authorities on everything different seemed to have lifted.

"If the people would understand the banking system, I think there would be a revolution before the day is over." Henry Ford.

 

 

But that was all imagination. In St. Denis there are half a dozen of police present in civilian outfit. As long as we are in the greater Paris area, the police will not leave us alone. They will continue their repression and their intimidation.

 

Today it turned out that not all the detenidos have been freed. On the contrary. Eleven of them are still in custody. They are almost exclusively French, they are charged with damaging or degrading public property (the police bus), and resistance to arrest. But rumours are also going around that they are accused of ‘terrorism’.

It’s a dirty tactic by the authorities. They catch the French in our movement, and they fry them a couple of days to dissuade other indignés to speak up or to act. We are cooperating with a local lawyer and we have created a working group to have them liberated as soon as possible. This will prolongue our presence in the Paris area even more. Saturday a peaceful concentration has been called for to protest against police repression. Every day that passes, our daily marches to Brussels will grow longer and longer.

 

'Paris, rise up!'

 

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 14:13

Roselyne Bachelot, le 15 novembre 2010, à Paris.

Roselyne Bachelot a confirmé que des contrats aidés de 7 heures par semaine, rémunérés sur la base du Smic, seront proposés aux allocataires du revenu de solidarité active (RSA).

Le Monde - 23.09 | 16h56

 

 

La ministre des solidarités, Roselyne Bachelot, a confirmé, vendredi 23 septembre, à Chambéry (Savoie), que des contrats aidés de sept heures par semaine, rémunérés sur la base du smic, seront proposés aux allocataires du revenu de solidarité active (RSA) dans une quinzaine de départements. L'objectif du gouvernement est d'aboutir à 10 000 contrats de ce type d'ici à la fin 2012, d'évaluer le dispositif et, le cas échéant, de le généraliser.

Ces nouveaux contrats aidés, préconisés par Marc-Philippe Daubresse (député UMP du Nord), seront des contrats unique d'insertion (CUI). Jusqu'à présent, les conseils généraux pouvaient en proposer, mais ils n'étaient pris en charge par l'Etat à 95 % qu'à partir de vingt heures d'activité par semaine. Le surcoût, pour l'Etat, des 10 000 CUI de sept heures hebdomadaires sera de 3 millions d'euros.

Le nouveau dispositif est donc avantageux pour les conseils généraux. Il peut permettre aux personnes percevant le RSA de gagner 130 euros par mois en plus (pour les célibataires). Mais il présente aussi un avantage certain pour le gouvernement : faire sortir des statistiques du chômage ceux qui en bénéficieront.

En effet, les allocataires du RSA sont, dans une proportion importante, inscrits à Pôle emploi. En juillet, 474 400  d'entre eux figuraient dans la catégorie A des demandeurs d'emploi, c'est-à-dire les personnes inscrites à Pôle emploi, sans emploi et n'ayant pas exercé d'activité réduite dans le mois précédant leur inscription.

Ceux qui, sans emploi, prendront un CUI de sept heures par semaine (et ils n'auront pas le choix s'il leur est proposé) sortiront immédiatement de la catégorie A des demandeurs d'emploi, celle qui sert de baromètre officiel du chômage, a précisé au Monde Pôle emploi.

Les chiffres du chômage s'en trouveraient alors améliorés à peu de frais. C'est ce que l'on appelle le « traitement  statistique » du chômage. Les gouvernements sont souvent tentés d'y recourir dans les périodes d'augmentation du nombre des demandeurs d'emploi.

Or, l'Unedic a revu à la hausse, le 22 septembre, ses prévisions de chômage : elle s'attend à 36 700 chômeurs de plus dans la catégorie A en 2011 et à 55 500 de plus en 2012. Le nombre total des chômeurs indemnisés par l'assurance chômage passerait de 2 071 000 en 2010 à 2 092 500 cette année et à 2 139 600 en 2012.

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 14:01

LEMONDE.FR | 23.09.11 | 18h20   •  Mis à jour le 23.09.11 | 19h50

 
 

 

Alors que les indemnités maladie étaient jusqu'ici calculées sur la salaire brut, elles seront calculées en 2012 sur le montant du salaire net, comme pour les indemnités maternité.

Alors que les indemnités maladie étaient jusqu'ici calculées sur la salaire brut, elles seront calculées en 2012 sur le montant du salaire net, comme pour les indemnités maternité.AFP/FRED DUFOUR

Officiellement, il s'agit d'une simple harmonisation. Mais une harmonisation qui doit rapporter 220 millions d'euros au budget de la Sécu a forcément des conséquences. Dans le budget de la Sécurité sociale pour 2012, présenté jeudi 22 septembre, le gouvernement a introduit un nouveau mode de calcul des indémnités journalières pour maladie et accident du travail qui va se traduire par une perte pour un certain nombre de salariés, les plus jeunes et les plus précaires.

Alors qu'elles étaient jusqu'ici calculées sur la salaire brut (50 % du brut pour les indemnités maladie, 60 % pour les accidents du travail), elles seront calculées en 2012 sur le montant du salaire net, comme pour les indemnités maternité. Le taux passera ainsi à 60 % du net pour la maladie, 80 % pour les accidents du travail inférieurs à 29 jours. Pour les salariés qui bénéficient d'un complément de l'employeur dans le cadre de leur convention collective ou de contrats de prévoyance, ce changement devrait être indolore. Selon le gouvernement, plus des trois quarts des salariés seraient dans ce cas.

"MESURE CONCENTRÉE SUR LES SALARIÉS DES TPE"

Mais pour les autres, souvent employés des plus petites entreprises, le droit du travail ne prévoit un complément de l'employeur pour atteindre 90 % du salaire brut qu'au delà de huit jours d'arrêt maladie, et uniquement pour les salariés qui ont plus d'un an d'ancienneté. Au delà de trente jours d'arrêt-maladie, l'indemnité totale n'est plus que de 66 % du brut. "Cette mesure sera concentrée sur les salariés des TPE", critique ainsi la CGT dans un communiqué.

Par ailleurs, les intermittents, les saisonniers, les intérimaires sont déjà exclus du bénéfice de cette loi. Résultat : au cabinet du ministre de la santé, on admet que ce sont les salariés les plus jeunes et les plus précaires qui verront le plus leurs indemnités baisser. Les salariés en arrêt longue maladie sans accord d'entreprise seront aussi lourdement touchés. Mais ceux avec le plus d'ancienneté et les salariés des grandes entreprises devraient voir leur employeur prendre en charge la différence.

Et la perte ne devrait pas être négligeable. "Pour les salariés, en arrêt maladie, cela représenterait une perte d'environ 10 %", assure ainsi  la CFTC dans un communiqué. De son côté, Xavier Bertrand, le ministre du travail, a parlé d'une baisse des indemnités comprise "entre 1 et 1,20 euro par jour d'arrêt pour un smicard". "Un euro par jour pour des gens malades et au smic, c'est déjà beaucoup", tonne la fédération des accidentés de la vie (FNATH).

UNE "SIMPLIFICATION" ADOPTÉE PAR DÉCRET

Selon les calculs du Monde, un salarié au SMIC en arrêt maladie, sans ancienneté et sans convention collective meilleure que la loi ni contrat prévoyance, touchera ainsi uniquement 643,8 euros par mois contre 682,50 actuellement. Selon le ministère, la baisse devrait être de 75 euros par mois pour un cadre qui atteindrait le plafond de la sécurité sociale, fixé à 2 946 euros bruts mensuel.

Cette mesure est officiellement justifiée comme source de simplification pour les employeurs qui n'auront plus qu'à transmettre le salaire net aux régimes de sécurité sociale, alors qu'ils doivent actuellement également transmettre le brut. Une simplification qui devrait entrer en vigueur au 1er janvier et sur laquelle les parlementaires n'auront même pas leur mot à dire : elle sera mise en œuvre par décret, annonce le ministère de la santé.

Jean-Baptiste Chastand

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 13:57

LEMONDE.FR avec AFP | 23.09.11 | 18h10

 

Le document est également émaillé de considérations extra-professionnelles comme "vieux garçon", "chimio depuis deux ans", "a dû avorter [du] deuxième [enfant] pour maladie".

Le document est également émaillé de considérations extra-professionnelles comme "vieux garçon", "chimio depuis deux ans", "a dû avorter [du] deuxième [enfant] pour maladie".AFP/ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

"Santé fragile", "n'est pas valeur d'exemple", "dynamique de merde", "cas social" : c'est ce qu'ont pu lire les salariés d'un entrepôt de Decathlon en Isère dans un fichier nominatif découvert en juillet, a-t-on appris vendredi 23 septembre de source syndicale. Sur sept pages, le document rédigé à la main parle de onze salariés d'une équipe logistique d'un entrepôt de Saint-Quentin-Fallavier. Pour chacun sont indiqués l'ancienneté, le niveau d'études, mais sont délivrées aussi des appréciations lapidaires sur des attitudes telles que : "consciente qu'elle n'a rien à faire ici", "fait des histoires"

Le document est également émaillé de considérations extra-professionnelles comme "vieux garçon", "chimio depuis deux ans", "a dû avorter [du] deuxième [enfant] pour maladie". "Les propos insultants et humiliants font de plus référence à la vie privée des salariés", s'est offusqué le délégué central de la CGT, Frédéric Le Meur, qui a annoncé avec la CFDT et la CFE-CGC son intention de porter plainte.

"MOTS-CLÉS RETENUS MALADROITEMENT, LORS D'UNE PASSATION"

Le fichier, découvert à l'occasion d'un déménagement début juillet sur l'armoire d'un open space, était en fait un "cahier de passation" entre deux responsables d'équipe qui se sont succédé. Ces femmes manageuses, âgées de moins de 30 ans, qui font toujours partie de l'entreprise, ont été mises à pied et devraient suivre une formation maison "valeurs et volonté, qui met l'homme au cœur de l'entreprise". "Il s'agissait de mots-clés retenus maladroitement, lors d'une passation", a déclaré le directeur des ressources humaines du groupe, Jean-Pierre Haemmerlein, qui s'est déplacé le 12 septembre pour rencontrer l'équipe.

Pour le PDG de Decathlon, Yves Claude, "les écrits de ces deux responsables sont très graves et très humiliants pour les personnes concernées". Les syndicats, qui regrettent le manque de réaction de la direction de leur site, ont demandé aux dirigeants de Decathlon de s'expliquer lors du prochain comité central d'entreprise, le 30 septembre, afin que des "sanctions exemplaires" soient prises.

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