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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 11:37

Publié le 26-09-11 à 11:00    Modifié à 12:13     par Le Nouvel Observateur avec AFP   

 

Un groupe d'étudiants a envahi les studios de la chaîne nationale dimanche soir pour contester la réforme des universités.

Un groupe d'étudiants grecs a fait irruption, dimanche soir 25 septembre, au siège de la chaîne de télévision publique, entraînant l'interruption des émissions, a annoncé un porte-parole du gouvernement. Au même moment la police faisait usage de gaz lacrymogènes contre une manifestation d'étudiants à proximité du Parlement.

 


 

 

"Il y a eu occupation de la chaîne de télévision publique NET et nous oeuvrons au rétablissement de la situation", a déclaré à l'AFP le porte-parole du gouvernement Elias Mossialos.

Une cinquantaine d'étudiants a pénétré dans les locaux du siège de la chaîne avec, selon la police, l'intention de diffuser un message s'opposant à la réforme des universités. Cette réforme a provoqué des protestations et des sit-ins dans plusieurs facultés. Mais les responsables de la chaîne ont repoussé leur demande.

Manifestations contre la politique économique du gouvernement.

A l'extérieur du Parlement, dans le centre d'Athènes, la police a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants hostiles à la politique économique du gouvernement, qui bloquaient une avenue du centre de la capitale passant devant le Parlement, a constaté un photographe de l'AFP.

Quelque 2.000 personnes se sont rassemblées sur la place Syntagma, foyer des manifestations organisées contre le gouvernement par le mouvement des "indignés", qui a pris pour modèle celui des manifestants espagnols.

Les manifestants sont plus particulièrement en colère contre une taxe controversée sur les salaires, contre la diminution des pensions et contre l'augmentation de la TVA. L'austérité, réclamée par les bailleurs de fonds de l'UE et du FMI, qui se poursuit pour la deuxième année consécutive, a donné lieu à de nombreuses manifestations.

Le Nouvel Observateur avec l'AFP

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 11:31
Marianne - Laurent Pinsolle - Blogueur associé | Lundi 26 Septembre 2011 à 12:01 | Lu 722 fois


Le gouvernement grec s'est résigné, mercredi 21 septembre, à adopter de nouvelles mesures d'austérité pour 2011 et 2012, sous la pression de l'UE et du FMI, pour combler les trous dans ses comptes publics et écarter un défaut de paiement. Notre blogueur associé Laurent Pinsolle, proche de Debout la République, s'indigne du traitement infligé au peuple grec, et pense que ces plans d'austérité à répétition n'aboutiront qu'à l'effondrement total de l'économie du pays.



( Dessin : Louison )
( Dessin : Louison )

Athènes va dans le mur, en accélérant

On entend tout et son contraire sur ce que fait la Grèce. Certains éditorialistes affirment que le pays ne fait rien et implicitement qu’il faudrait couper le robinet financier et prennent pour preuve de l’inconséquence d’Athènes la persistance d’un fort déficit. D’autres s’indignent du traitement infligé au peuple grec et soulignent que c’est l’effondrement économique du pays (le PIB aura baissé d’environ 12% en trois ans) qui explique la persistance de ces déficits.

Dans la réalité, la Grèce n’a pas fait tout ce qui lui est demandé puisque le programme de privatisation n’a pas vraiment avancé. En même temps, les conditions ne sont pas vraiment réunies sur les marchés financiers. Mais en revanche, Athènes a avancé sur beaucoup de sujets très douloureux en baissant jusqu’à 30% le traitement des fonctionnaires (qui ont perdu leur 13ème et 14ème mois), en augmentant lourdement les impôts et notamment la TVA.

Mais cette cure d’austérité provoque un tel effondrement de l’économie que les économies sont presque intégralement compensées par la contraction des recettes d’une économie profondément anémiée. Après presque trois années de récession, et alors qu’on en prévoit déjà une quatrième en 2012, on pourrait penser que le gouvernement a compris et que l’austérité est en train de tuer l’économie grecque et qu’il faut penser à une autre solution, comme la sortie de l’Euro.

Jusqu’au bout de l’absurde

Le menu de cette énième potion amère n’est pas anodin. Toutes les retraites au-delà de 1200 euros par mois subiront une baisse de 20% de la tranche au-delà de cette somme. 30 000 salariés du secteur public vont être mis au chômage technique dans le cadre de la restructuration de la fonction publique et beaucoup devraient finir par perdre leur emploi. Le seuil d’imposition, qui avait été baissé de douze à huit mille euros, va tomber à cinq mille euros.

Dimanche dernier, le ministre des finances a fait circuler dans tous les ministères une liste de quinze mesures à mettre en place pour satisfaire les demandes de la fameuse troïka. Cette liste comporte des mesures déjà prises et d’autres en cours de validation : des coupes généralisées dans les services publics, une réduction des subventions ou des remboursements des médicaments, une grande marche en arrière de l’ensemble du service public en Grèce.

Bref, alors que le pays traverse sa plus grave crise économique depuis des décennies, les coupes sombres affaiblissent l’Etat et le service de protection sociale, une purge économique qui asphyxie l’économie et ne lui permettra pas de se redresser. D’ailleurs, alors que la toïka persistait à prévoir de la croissance en 2012 (sans expliquer comment elle pourrait advenir si ce n’est par magie), l’année prochaine devrait marquer la 4ème de récession du pays, comme l’Argentine en 2001.

Ce que la Grèce accepte de faire en suivant les injonctions de la troïka technocratique est un véritable scandale économique par-delà l’humiliation politique. Cette saignée sans fin et inefficace ne marche pas et fait souffrir le peuple grec pour rien. Mais cela n’aura qu’un temps.


Encore un plan d'austérité : jusqu'où va-t-on saigner le peuple grec?
Retrouvez les autres billets de Laurent Pinsolle sur son blog.
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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 11:13

La France des réseaux.Les diplômés de la plus cotée des écoles de commerce française HEC ont fait main basse sur l'univers des médias de manière plutôt discrète, mais efficace. Leur omniprésence aux postes de commandes des télés et des journaux intrigue…

Ils ont réussi une OPA silencieuse. Les HEC ont pris progressivement les manettes des grands médias français. Une sorte de révolution dans cette galaxie de saltimbanques qui croyaient faire partie de « l'exception culturelle ».

La montée en puissance des gestionnaires, des publicitaires, des pros de l'audience et des parts de marché a, en réalité, transformé les médias en entreprises comme les autres, au grand dam des journalistes et animateurs télé d'antan.

Pfimlin, Izraelewicz, Dreyfus, Chain, Romatet…

Aujourd'hui, après avoir envahi les agences de pub, les HEC sont bien les rois des médias. La nomination du placide Rémy Pflimlin, ancien président de l'association des diplômés HEC, à la tête de France Télévisions, illustre ce phénomène, tout comme l'arrivée de deux HEC, le journaliste Eric Izraelewicz et le gestionnaire Louis Dreyfus (venu de Libération et du Nouvel Obs), à la tête du groupe Le Monde.

Autres symboles de cette progression : la réussite du présentateur-producteur de télévision HEC Emmanuel Chain (qui a fondé Eléphant & Cie, fournisseur de programmes pour toutes les chaînes), la promotion du HEC Xavier Romatet à la tête de Condé Nast France, l'arrivée du HEC Marc Feuillée à la direction générale du groupe Figaro ou l'ascension d'Alain Weill, le patron de NextradioTV (BFM, RMC), titulaire d'un MBA d'HEC.

Les ex-HEC se mêlent aussi du contenu des programmes

Mais ce n'est que la partie la plus visible de cet iceberg. Car les HEC ne se contentent pas d'être des managers ou des publicitaires, ils veulent aussi s'occuper du contenu des chaînes de télévision, afin que ceux-ci collent aux demandes des téléspectateurs-clients.

Venu du marketing du lessivier Procter & Gamble, puis du conseil chez McKinsey, Rodolphe Belmer dirige ainsi les programmes de Canal Plus depuis 2001. Le patron de TF1, Nonce Paolini, a, lui aussi, choisi en 2008 un HEC formé chez Procter & Gamble, Laurent Storch, pour prendre en charge la grille de programmes de sa chaîne, avant de le remplacer en mai dernier par un autre expert du marketing, Jean-François Lancelier, et de lui confier les rênes de la production des fictions et de TF1 Films Production.

Même si les HEC des médias ne constituent pas une mafia homogène, ils sont liés par une certaine connivence. « On se connaît tous, à force de se côtoyer dans les instances professionnelles et le réseau des anciens », témoigne Xavier Romatet.

Le groupe qui les réunit s'appelle opportunément « Médias et Entertainment ». Rassemblant près de 1 400 diplômés travaillant dans le secteur de la presse, la radio, la TV, l'internet, le cinéma et l'édition, il est dirigé par Louis Vaudeville, le producteur de la série documentaire « Apocalypse » sur la Seconde Guerre mondiale. Ses affidés se croisent régulièrement à des réunions et des cocktails. Certains se retrouvent chaque année pour un voyage, au Japon, en Chine, à Dubaï, ou en juin 2011 à Istanbul.

Ils visitent ensemble des rédactions, rencontrent des publicitaires, décryptent les nouvelles technologies, échangent des tuyaux, des blogs, des emails et des cartes de visites. Une manière de rester branchés. Tout en faisant des affaires.

Découvrez la suite de l'enquête, les photos, les archives, interviews et reportages vidéo sur LaFranceDesReseaux.com.

En partenariat avec La France des réseaux

La France des réseaux.

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 11:07

LEMONDE.FR avec AFP | 26.09.11 | 10h44   •  Mis à jour le 26.09.11 | 10h48

 

 

A l'école primaire, 9 000 postes sur 16 000 devraient être supprimés.

A l'école primaire, 9 000 postes sur 16 000 devraient être supprimés.AFP/DAMIEN MEYER

Signe d'un profond malaise dans l'éducation nationale, un front uni des syndicats du public et, fait exceptionnel, du privé, appelle à une grève, mardi 27 septembre, pour dénoncer la "dégradation" de l'école.

Les organisations syndicales veulent peser sur le projet de budget 2012 qui passe mercredi en conseil des ministres et prévoit la suppression de 14 000 postes dans l'éducation nationale, portant à 80 000 le nombre de postes supprimés entre 2007 et 2012, alors que les effectifs d'élèves augmentent.

La grève doit permettre de "délivrer un message fort pour que l'éducation soit au cœur des priorités de notre pays", a déclaré Sébastien Sihr, du SNUIPP-FSU, principal syndicat du primaire, alors que l'école est devenue l'un des grands enjeux de la présidentielle de 2012.

ENTRE 20 ET 54 % DE GRÉVISTES

La grève sera-t-elle bien suivie? Si Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, se dit "confiante", Patrick Gonthier d'UNSA éducation, prône la prudence "face à un gouvernement qui ne lâche rien" et alors que des enseignants "attendent" la présidentielle.

En primaire, où les grévistes doivent se déclarer quarante-huit heures à l'avance, entre 20,5 % de professeurs selon le ministère et 54 % selon le SNUIPP devraient faire grève, ce qui devrait être "très significatif dans de nombreux départements", selon le syndicat.

Depuis 2008, un service minimum d'accueil (SMA) est obligatoire quand plus de 25 % des enseignants d'une école sont en grève, mais certaines communes refusent toujours de le mettre en place. A Paris, "au moins quatre-vingt-dix écoles seront fermées", selon le SNUIPP-75.

Une centaine de manifestations sont également prévues dans le pays. Dans la capitale, le défilé doit partir à 14 h 30 de Luxembourg.

"PAS RÉVOLUTIONNAIRE"

Le ministre Luc Chatel se veut serein. "Une grève fin septembre dans l'éducation nationale, ce n'est pas révolutionnaire", a-t-il dit, soulignant la proximité des élections professionnelles (13 au 20 octobre).

M. Chatel, qui "assume" les suppressions de postes, assure que "la vraie question aujourd'hui, c'est le sur-mesure" des enseignements et non "la quantité".

Justement, cette communication sur un enseignement "sur-mesure" est mal passée auprès des syndicats, qui constatent que les suppressions de postes détériorent surtout les possibilités de suivi individuel des élèves. "On ne fera pas de la qualité si on n'a pas des personnels formés en nombre suffisant", estime ainsi Bernadette Groison, de laFSU.

BAISSE DES MOYENS DANS LES ÉTABLISSEMENTS DÉFAVORISÉS

Selon une enquête du SNPDEN, principal syndicat des principaux et proviseurs du public, les établissements défavorisés ont été "les plus durement touchés" en cette rentrée : ils ont perdu en moyenne 2,5 % de leurs heures, alors que les favorisés ont vu leurs heures légèrement augmenter.

En outre, selon l'enquête du SNPDEN, le "levier" le plus employé pour supprimer les postes a été de limiter les cours à effectifs réduits, remettant justement en cause l'accompagnement personnalisé et le "sur-mesure".

En cette rentrée, l'école primaire est particulièrement touchée : elle a perdu près de 9 000 postes, sur un total de 16 000.

Dans le secondaire, "on supprime tout ce qui est qualitatif" et "les postes ont été retirés en priorité aux collèges et lycées en difficulté : on prend plus à ceux qui ont moins", selon Philippe Tournier, du SNDPEN.

La scolarisation des tout-petits, les cours à effectifs réduits, les projets éducatifs, les postes de "rased" de lutte contre l'échec scolaire sont des "variables d'ajustement". Classes surchargées, réserve de remplaçants quasi inexistante, bas salaires et réformes contestées, telle celle de la formation des enseignants, sont d'autres motifs de mécontentement.

Le privé, où l'appel à la mobilisation est historique, réclame "zéro retrait d'emploi pour 2012" et met en avant ses spécificités : tous les enseignants sont chaque jour devant une classe (aucun professeur n'est en disponibilité) et il n'y a pas de remplaçants."La suppression de près de 1 500 postes de plus cette année pose d'énormes problèmes. Il a fallu retirer des heures d'accompagnement personnalisé aux élèves", a affirmé le secrétaire général de l'enseignement catholique, Eric de Labarre.

L'ÉCOLE DE LA RÉPUBLIQUE

Pour Mme Groison,"le gouvernement a renoncé à la réussite de tous les jeunes". L'école de la République "relève plus du tri sélectif que de l'ascenseur social", dénonce Christian Chevalier, du SE-UNSA.

"Le poids des inégalités sociales est toujours aussi fort pour expliquer les performances moyennes des élèves à l'âge de 15 ans en France", a aussi constaté l'OCDE dans un rapport récent.

Avec la présidentielle, l'année scolaire 2011-2012 sera celle du "choix" entre un modèle éducatif libéral et un modèle républicain, prévient M. Chevalier.

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 11:02

LEMONDE | 26.09.11 | 10h58   •  Mis à jour le 26.09.11 | 12h41

 
 

Le président et fondateur des laboratoires Servier, Jacques Servier, était entendu par un juge d'instruction, le 21 septembre 2011.

Le président et fondateur des laboratoires Servier, Jacques Servier, était entendu par un juge d'instruction, le 21 septembre 2011.REUTERS/CHARLES PLATIAU

A l'historien Jacques Marseille, à qui il s'est longuement confié en 2007 (Le médicament et la vie, Perrin), Jacques Servier expliquait : "Si j'habite à Paris depuis longtemps, c'est pour la seule raison que, dans notre pays, il faut constamment intriguer dans la capitale, multiplier les pas et les démarches, se débattre toujours." Les documents découverts par les enquêteurs dans le volet parisien de l'affaire du Mediator – une audience se tient lundi 26 septembre dans la procédure ouverte devant le tribunal de Nanterre – en disent long sur les "intrigues" du docteur Servier, le président-fondateur des laboratoires du même nom.

Cet ensemble de lettres et de cartons d'invitation retrouvés dans le secrétariat particulier de Jacques Servier, et que Le Monde a pu consulter, lève le voile sur un monde où les tables sont dressées à Neuilly ou à l'hôtel Meurice, où l'on déjeune avec le groupe Hottinger, "banquier et gérant de fortune", mais aussi avec Eric Woerth, alors ministre UMP du budget, ou l'actuel maire de Neuilly (divers droite) Jean-Christophe Fromantin. Bref, un monde où rien n'est laissé au hasard dans les rapports entretenus avec les décideurs. Il en va de l'avenir de la "Maison", de ses 20 000 salariés et de son chiffre d'affaires (3,7 milliards d'euros, en 2009-2010). Cela s'appelle du lobbying. Toutes les grandes entreprises le pratiquent. Chez Servier, il est minutieusement pensé, organisé.

Pour tisser au mieux ses liens avec le tout-Paris, le patron se fait rédiger des fiches sur les politiques et personnalités du monde du médicament. Celle de Philippe Douste-Blazy, frappée du sceau "confidentiel", et rédigée en 1992 par le docteur Patrice Labardens, un membre du groupe Servier. Elle détaille, à la manière d'un CV, la carrière médicale et politique de ce "très proche de Raymond Barre", qui, le "12 mars 1989, contre toute attente, est élu maire de Lourdes". La troisième rubrique, réservée aux "relations avec nous", juge ces dernières "excellentes". Et pour cause. Le cardiologue rejoint en 1986 le "groupe des consultants" du laboratoire. Il participe à l'expérimentation de l'anti-hypertenseur Coversyl et rédige des articles "sur honoraires".

De nombreux courriers attestent de liens tissés depuis le milieu des années 1980 avec ce jeune cardiologue toulousain, très vite rattrapé par la politique. Le laboratoire a commencé par lui financer (85 392 francs, soit environ 13000 euros) une étude épidémiologique sur l'infarctus du myocarde avant de l'aider, en 1992, à organiser des universités de la santé. A chaque victoire de son poulain dans les urnes, Jacques Servier prend le temps de rédiger un petit mot personnel auquel Philippe Douste-Blazy, qui fut ministre (UMP) de la santé en 2004-2005, répond en retour.

"RIEN D'ILLÉGAL"

Le lobby de Servier s'exerce jusqu'où on ne l'attend pas. Le FC Lourdes, ce club de rugby qui fut présidé par le grand-père de M. Douste-Blazy, fut ainsi très largement financé en 1998 (361 800 francs, soit 55 000 euros). Joint par Le Monde, l'ancien ministre de Jacques Chirac s'étonne d'une telle somme – "je ne sais pas ce qui s'est passé" – mais assure "qu'il n'y a rien eu d'illégal". Au reste, il nie tout "rapport privilégié" avec Servier. "Je n'ai jamais demandé, en tant que ministre, à un directeur d'administration d'augmenter le prix d'un médicament, affirme-t-il. Jamais, le laboratoire n'est venu présenter un amendement servant ses intérêts."

Mais il n'est pas le seul à être approché. Si l'on croit la fiche rédigée par le groupe sur Roselyne Bachelot, les contacts se nouent avec la députée de Maine-et-Loire, en 1992, lors d'un déjeuner avec "Servier, [Jean-Philippe] Seta [l'actuel directeur opérationnel du groupe] au cercle Hippocrate". La ministre a beau avoir assuré, le 21 septembre, n'avoir "jamais déjeuné ni en tête-à-tête ni en cercle restreint avec M. Servier", l'opération semble s'être renouvelée en 1994, 1995 et 1997.

Régulièrement, l'industriel convie politiques et scientifiques dans ce cercle Hippocrate de réflexion sur l'économie de la santé où il a ses habitudes. Il lui arrive aussi de décrocher une invitation à la table même des ministres de la santé. Le compte-rendu rédigé à la sortie de son déjeuner avec Bernard Kouchner, le 22 juillet 1998, alors secrétaire d'Etat (PS) à la santé, en dit long sur ses attentes. C'est Claude Nègre, l'un des collaborateurs de Servier, qui, dans une note de deux pages, rassemble les "impressions [qui] se sont dégagées ou ont été confirmées par ce déjeuner". "Bernard Kouchner m'a paru beaucoup plus calme, modéré, réaliste, voire modeste, que lors de son précédent ministère. Il a mûri", rapporte-t-il. A ce "libéral qui s'ignore", qui, visiblement, "abandonnait un certain nombre de préjugés à [leur] égard", le conseiller du Dr Servier estime qu'il "serait judicieux de profiter du temps que durera son ministère pour lui soumettre des propositions très structurées (…), lui apporter des idées simples, pratiques et efficaces, susceptibles de servir ses intérêts et de ménager les nôtres".

PETITES ATTENTIONS

Les personnalités du monde du médicament, également, sont mises en fiche. A la lecture d'un document d'avril 2001, on apprend ainsi qu'un membre du cabinet Kouchner est considéré comme ayant une "grande influence sur les sujets médicaux généraux". L'ancien patron de l'agence du médicament, Didier Tabuteau, "estimé par Matignon et Elisabeth Guigou, met son nez partout". "C'est l'homme au centre du système", avec ses amis et ses "ennemi(s) intime(s)", également fichés. Selon Servier, le professeur Lucien Abenhaim, qui fut directeur général de la santé de 1999 à 2003, fait pour sa part figure d'"autorité morale" "pour [ses] avis sur les médicaments". D'autres sont considérés comme sans "aucun pouvoir" ou "très antimédicament en général".

Mais il y a aussi les techniques plus classiques de lobbying. Comme inscrire ceux qui comptent (Elisabeth Guigou, qui fut ministre PS de l'emploi et de la solidarité entre 2000 et 2002, et son mari, Jean-Louis Guigou) sur la liste des VIP aux remises de Légion d'honneur. Ou envoyer du champagne de chez Fauchon (à 250 euros la caisse) aux médecins pour Noël.

En retour de ces "petites" attentions, il y aura bien quelque renvoi d'ascenseur… L'intervention du professeur Griscelli, qui a suggéré de nuancer les responsabilités de Servier dans le rapport du Sénat sur le Mediator, pourrait être lue comme telle quand on voit le nom du professeur sur la liste très restreinte des invités du Dr Servier pour son discours devant l'Académie des sciences morales et politiques, le 10 décembre 2007.

Emeline Cazi

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 12:04

spaanserevolutie

Chess

In March on Brussels on 24 September 2011 at 20:07

St. Denis, September 24

Day 61 of the March on Brussels.

Scene from Popular Assembly in St. Denis

Dear people,

I’m at fruit vendor’s stand in St. Denis. The two Moroccans behind the counter look at me suspiciously. They talk to each other in Arab. At a certain point one of them asks: ¿Hablas Español?

I confirm. And I add that I’m with the march of the indignados to Bruxelles. They smile, they fill up a bag with bananas and figs and give it to me. “Here, take this to your comrades.”

 Walking through the streets of St. Denis I realised that this is the world. A truly globalised suburb where you can encounter the colours and the odours of every continent. With it, come all of the problems. The people here fight a daily battle for survival in a society that considers them potentially dangerous outcasts. In this position, they stick together on the base of race, language, religion, but mostly family.

There is a lot of discrimination between them. They don’t trust the white establishment, but neither do they trust each other. It’s too intricate a situation to understand as an outsider, but it’s clear that making revolution here is not as easy as it sounds.

Propaganda in St. Denis

We organised an assembly of the neighbourhoods today in our squat resort, and as far as the attendance went, it was a disappointment. But many of the people who did attend were active members of local organisations fighting for the rights of the sans papiers, or members of grass root trade unions.

For the first time we explicitly reached out to them and we got a very positive response. ‘15M, linking struggles’ was the slogan. The associations are already moving to coordinate themselves, they are planning encounters between the various banlieues and they would be happy if people of the movement were present to share their experiences. This is the place were the next revolution in Paris will take place. If the banlieues rise up, peacefully, the city will be surrounded.

The children unfolding the banner of Liberty

At least once every day, the Intelligence commission gathers in a secure place to exchange internal or external information. Lately, in our effort to classify all the people who are participating in our march, we have decided to use chess pieces.

Christ is king at the moment, the role of queen is vacant since comrade Rosa left for Spain. We have two strong towers which can open a wedge, we have bishops and knights, and the rest are pawns. This goes for the white pieces. There are also black pieces in our movement. They have disintegrated after the seccession, when king Cubano left together with Jose the tower and Felix the bishop. Some of the black pieces have become white pieces. The others might be reassembling.

None of the chess classifications is fixed. Certain events and certain new entries can change the distribution of the pieces. A pawn can become a knight, the arrival of a new tower can cause a bishop to become a pawn. They can also change colour as a result of a new entry. The Intelligence commission is engaged in monitoring and updating the information about the internal situation daily.

Sunset in St. Denis

The art of politics consists in the first place in recognising the pieces on the board, in the second place in understanding how they relate to one and other and how they move, and in the third place in being able to move the right piece at the right moment.

This is how it works in our march, and I’m convinced that this is how politics works on all different levels. From the outside, you can see the pieces, but you can’t see the hand that moves them.

Selling roasted corn

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 11:50

Publié le 24-09-11 à 18:22    Modifié à 18:29     par Le Nouvel Observateur avec AFP     

 

Les pays du G20 ont évoqué la création d'une taxe sur les transactions financières, destinée à aider les pays en voie de développement.

Les ONG invitent le G20 à "transformer l'essai" en adoptant la taxe sur les transactions financières. (Warren Allott / AFP) Les ONG invitent le G20 à "transformer l'essai" en adoptant la taxe sur les transactions financières. (Warren Allott / AFP)

Le G20 des principaux pays riches et émergents doit "transformer l'essai" lors du sommet de Cannes début novembre, en créant notamment une taxe sur les transactions financières, ont estimé samedi 24 septembre des organisations non gouvernementales.

Réclamée par les ONG depuis des années pour compenser les promesses non tenues des pays riches, la création d'une telle taxe a été évoquée par les ministres des Finances et de la Coopération du G20, réunis vendredi à Washington. Celle-ci pourrait servir au développement des pays pauvres.

La France, qui préside le G20, pousse à la création de cette taxe. Mais le ministre français des Finances François Baroin a reconnu qu'il n'y avait "pas de consensus aujourd'hui" pour l'instauration d'une telle mesure au niveau du G20, en raison des "réserves" américaines.

Une taxe soutenue par Bill Gates

Paris espère néanmoins parvenir à Cannes à un "accord de principe" permettant à un groupe de pays pionniers d'instaurer cette taxe - l'Union européenne, ou la zone euro si Londres devait opposer son veto.

Pour l'instant, la France revendique le soutien d'une poignée d'Etats (Allemagne, Espagne, Belgique, Autriche, Norvège) et de la Commission européenne. Cette stratégie a reçu un coup de pouce du milliardaire américain Bill Gates, auquel Paris a demandé un rapport sur les financements innovants du développement.

Jusqu'ici sceptique sur une taxe qui serait boycottée par les Etats-Unis, l'ex-patron de Microsoft juge désormais qu'une adoption par tous les pays ne doit pas être un préalable.

Selon son rapport d'étape présenté vendredi à Washington, la taxe "semble donc faisable même sans adoption universelle" et "peut générer des ressources substantielles" même si seul un groupe d'Etats la met en oeuvre.

"Des milliards de revenus"

Ce rapport "constitue une base de travail intéressante, mais les chefs d'Etat et de gouvernement qui se réuniront début novembre à Cannes devront transformer l'essai", affirme ONE, l'ONG créée par le chanteur irlandais Bono.

"Nous resterons vigilants pour que des sujets aussi fondamentaux que la régulation des prix des matières premières ou les financements innovants pour le développement ne soient pas réduits à la portion congrue", prévient le directeur de ONE France, Guillaume Grosso, regrettant l'absence de toute annonce concrète dans le communiqué final du G20 Développement.

Pour Oxfam, "la taxe sur les transactions financières est maintenant en route pour devenir sans plus tarder une réalité".

"Une telle taxe a le potentiel de générer des milliards de revenus pour lutter contre la pauvreté et les changements climatiques", a affirmé le porte-parole d'Oxfam aux réunions de Washington, Luc Lamprière. "Les pays du G20 ne peuvent plus nier l'énorme potentiel de cette solution ni prétendre qu'il s'agit d'une option irréaliste".

Le Nouvel Observateur - AFP

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 11:47

Publié le 24-09-11 à 12:50    Modifié à 12:47   

TOKYO (AP) — Le gouvernement japonais a annoncé samedi avoir ordonné des analyses complémentaires après avoir relevé des niveaux importants de césium radioactif dans un échantillon de riz de la région de Fukushima (nord-est)

Des taux atteignant le seuil légal de 500 becquerels ont été mesurés dans un échantillon prélevé dans une rizière à Nihonmatsu, à 55km à l'ouest de la centrale nucléaire de Fukushima, accidentée après le tsunami du 11 mars.

Des analyses ont déjà été réalisées en 400 endroits de la préfecture de Fukushima. Les niveaux les plus élevés mesurés jusqu'à présent étaient de 136 becquerels par kilo, selon un responsable de la préfecture. AP

ll/v0154

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 09:56

Le Monde - 24 septembre 2011

J'ai d'abord cru qu'il y avait une énorme coquille dans cet article du Financial Times du 21 septembre. Mais non. Son auteur, Ed Crooks, chef du service industrie aux Etats-Unis, m'a fait part de son propre effarement. Pas d'erreur, son papier contient bien une très grosse bombe, sans doute à fragmentation. 

[FT] Shell chief warns of era of energy volatility, par Ed Crooks

Le pdg de Shell, Peter Voser, déclare :

« La production des champs existants décline de 5 % par an à mesure que les réserves s'épuisent, si bien qu'il faudrait que le monde ajoute l'équivalent de quatre Arabies Saoudites (sic) ou de dix mers du Nord dans les dix prochaines années rien que pour maintenir l'offre à son niveau actuel, avant même un quelconque accroissement de la demande. »

Quatre Arabies Saoudites ? En dix ans ? 40 millions de barils par jour (Mb/j) à mettre en production, soit presque la moitié de la production mondiale actuelle... !?

Bien entendu, Shell ne fournit pas la moindre précision pour étayer cette surenchère... cataclysmique. Peter Voser se contente de rappeler qu'il faut « entre six à huit ans » pour développer tout nouveau projet pétrolier ou gazier important. Tout ça afin de poser que « nous allons vers une grande volatilité inévitable (...) des prix de l'énergie en général. » Peter, tu donnes l'heure.

Et M. Voser d'enfoncer le clou :« Nous allons très probablement voir apparaître des difficultés dans l'équilibre offre-demande, et donc une hausse des prix de l'énergie sur le long terme. Je crois qu'il faut nous y faire. »  Là, las, le clou n'est qu'à moitié enfoncé : le patron de Shell ne donne certainement pas la pleine mesure de ce que risque d'imposer le besoin de remplacer... quatre Arabies Saoudites en dix ans !

Peter Voser, pdg de Shell [DR]

En novembre 2010, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) évoquait discrètement la nécessité de développer l'équivalent de la production de "seulement" deux Arabies Saoudites avant 2020, juste pour compenser le déclin des champs existants. Déjà un défi fantastique, sans doute chimérique d'après de nombreux spécialistes (géologues, ingénieurs, militaires, financiers, etc.)

Voilà maintenant que Shell double la charge : presque la moitié des capacités de production mondiales à remplacer... en dix ans ! (Bon ok, je me calme avec la ponctuation.)

N'empêche : par quel tour de force inouï l'industrie serait-elle capable de compenser en si peu de temps le déclin apparemment plus rapide encore qu'annoncé de bon nombre des régions pétrolifères les plus anciennes et les plus généreuses, et cela avec du pétrole difficile d'accès et lent à produire (en eau très profonde au large du Brésil, avec les schistes fracturées aux Etats-Unis et les sables bitumineux canadiens, peut-être demain en Arctique, ou même avec les agrocarburants et la transformation de gaz naturel en carburant liquide) ?

Les propos tenus par le pdg de la Shell prouvent assez son propre manque d'optimisme...

* Le pourcentage de déclin annuel de la production mondiale existante mis en avant par Shell est bien plus lourd que les 2 % habituellement mentionnés. Mais 5 %, ce n'est pas un rythme invraisemblable : la production de brut européenne (essentiellement la mer du Nord) chute en moyenne de 6 % par an depuis dix ans. [Avec 5 % par an sur 10 ans, on arrive je crois à 33 ou 36 Mb/j, selon qu'on retient la production actuelle de brut, 82 Mb/j, ou la capacité maximale théorique "tous liquides" (pétroles + agrocarburants), 90 Mb/j : ami lecteur, merci de vérifier, suis pas matheux pour un rond. Cela fait bien dix mers du Nord et un peu moins de quatre Arabies Saoudites.]

 

Le discours des compagnies pétrolières occidentales devient vraiment étrange et inquiétant. A croire qu'après avoir feint pendant des années d'ignorer le sérieux du problème posé par le pic pétrolier, plusieurs majors jouent maintenant à qui sera la plus alarmiste.

Pourquoi un tel revirement ?

Les grandes compagnies occidentales sont désormais en manque chronique de réserves fraîches de pétrole. Y compris les firmes américaines, puisque la production des Etats-Unis, ancien premier exportateur et aujourd'hui premier importateur mondial, décroît depuis plus de quarante ans.

Les puissances coloniales ont projeté très loin leurs forces pour accéder à leur fix de brut : d'abord les Britanniques en Perse et en Irak, puis les Américains en Amérique Latine et en Arabie Saoudite (sans 's'), la France, enfin, en Afrique de l'Ouest et du Nord.

Mais depuis une ou deux décennies, ça coince de plus en plus. Même le n°1 américain, Exxon, n'est parvenu à remplacer que 95 % du pétrole qu'il a pompé un peu partout dans le monde au cours des dix dernières années.  

Alors la com' change, de conserve avec la stratégie. (À suivre)

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 09:50

LEMONDE.FR avec AFP | 25.09.11 | 08h03

 
 

 

La police a notamment invoqué des troubles à l'ordre public pour justifier les dizaines d'arrestations des manifestants du mouvement "Occupy Wall Street", samedi 24 septembre à New York.

La police a notamment invoqué des troubles à l'ordre public pour justifier les dizaines d'arrestations des manifestants du mouvement "Occupy Wall Street", samedi 24 septembre à New York.AP/Tina Fineberg

Environ 80 manifestants qui campaient depuis une semaine sur une place au cœur de Wall Street, à New York, pour protester contre les effets de la crise économique mondiale, ont été arrêtés samedi 24 septembre. La police de New York (NYPD) les accuse d'entrave à la circulation et de résistance. Une personne a été inculpée pour agression contre un officier de police et un agent a été légèrement blessé.

Le principal site Internet de ralliement des protestataires, Occupy Wall Street, a confirmé les arrestations, la plupart à Union Square à Manhattan.

Se présentant comme des "[représentants] de syndicats, des étudiants, des enseignants, des familles et des sans-emploi", les manifestants avaient entamé leur mouvement le 17 septembre et ont rivalisé d'inventivité pour se faire entendre. Jusqu'ici les forces de police très présentes surveillaient joueurs de tambours et autres harangueurs dans le calme.

 

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