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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 16:00

LEMONDE.FR avec AFP | 27.09.11 | 07h41   •  Mis à jour le 27.09.11 | 13h42

 

Le gazoduc qui livre du gaz égyptien à Israël et à la Jordanie a été touché par une explosion dans la nuit de lundi à mardi 27 septembre. L'explosion a eu lieu dans la région de la ville égyptienne d'Al-Arish, dans le nord de la péninsule du Sinaï, a-t-on appris auprès des services de sécurité égyptiens, qui n'ont fait état d'aucune victime.

L'incendie qui a éclaté à la suite de cet incident était "sous contrôle" mardi matin, a indiqué l'agence officielle égyptienne MENA.

L'origine de cette explosion n'a pas été formellement précisée, mais ce gazoduc a déjà été visé par une série d'explosions criminelles depuis février et plusieurs tentatives d'attentats ont également été déjouées.

Cette nouvelle explosion contre ce gazoduc survient dans un climat difficile entre l'Egypte et Israël, marqué par l'attaque par des manifestants de l'ambassade d'Israël au Caire le 9 septembre.

Le 18 août, huit Israéliens avaient été tués dans une attaque près d'Eilat, dans le sud d'Israël, près de la frontière égyptienne. En prenant les assaillants en chasse, les forces israéliennes avaient tué six policiers égyptiens durant les échanges de tirs, provoquant une crise diplomatique avec Le Caire, qui exige des excuses.

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 15:25

LEMONDE.FR Avec AFP | 26.09.11 | 16h28   •  Mis à jour le 26.09.11 | 17h03

 
 

 

Une vue aérienne de Hongkong, prise le 3 avril 2011, où la pollution de l'air est souvent pointée du doigt.

Une vue aérienne de Hongkong, prise le 3 avril 2011, où la pollution de l'air est souvent pointée du doigt.AFP/Ed Jones

Plus de 2 millions de personnes meurent chaque année dans le monde du fait de maladies causées par la pollution de l'air, selon une étude publiée lundi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Sur ces 2 millions, 1,3 million meurent suite à la pollution dans les villes, qui touche autant les pays développés que les pays en développement. En outre, indique l'OMS, 1,1 million de décès auraient pu être évités si les normes avaient été respectées.

L'air pollué peut "pénétrer dans les poumons, entrer dans la circulation sanguine et provoquer des cardiopathies, des cancers du poumon, des cas d'asthme et des infections respiratoires", indique l'OMS, qui a compilé les données sur la qualité de l'air fournies par 1 100 villes dans 91 pays.

 L'INDE ET LA CHINE, ZONES LES PLUS DANGEREUSES

Selon ces données, 80 des 91 pays ayant transmis des informations à l'OMS ne respectent pas les valeurs de référence de l'organisation internationale en matière de pollution de l'air.

Dans de nombreuses villes, a indiqué lundi devant la presse la docteur Maria Neira, directrice du département santé publique et environnement de l'OMS, "la pollution atmosphérique atteint des niveaux dangereux pour la santé".

Les zones les plus dangereuses sont situées dans les pays à rapide croissance, comme l'Inde et la Chine. Dans certaines villes, indique l'OMS, qui se refuse à dresser un classement des villes les plus touchées, la concentration des particules fines est jusqu'à quinze fois supérieure au seuil maximum fixé par l'OMS.

Cette pollution provient surtout de sources de combustion, comme les centrales électriques et les véhicules à moteur.

Pour la Dr Neira, si les pays "contrôlent et gèrent l'environnement correctement, nous pouvons réduire considérablement le nombre de gens qui souffrent d'affections respiratoires et cardiaques et de cancer du poumon". "De nombreux pays sont dépourvus de réglementation sur la qualité de l'air, et lorsqu'il y en a une, les normes nationales et leur application varient considérablement", a-t-elle ajouté.

LES ENFANTS ET LES PERSONNES ÂGÉES SONT LES PLUS TOUCHÉS

Les premières causes de la pollution de l'air sont les moyens de transports, l'industrie, l'utilisation de biomasse ou de charbon dans les cuisines et pour le chauffage, ainsi que les centrales électriques au charbon.

Selon l'OMS, les effets les plus graves de la pollution de l'air s'observent chez les personnes déjà malades, les enfants et les personnes âgées.

Pour lutter contre la pollution de l'air, l'OMS recommande le développement des transports publics, la promotion de la marche et du vélo, ainsi que la construction de centrales utilisant des combustibles autres que le charbon.

La compilation de données publiée lundi par l'OMS est cependant incomplète, a relevé l'organisation internationale, car il manque les chiffres de nombreux pays, comme la Russie et certains pays africains.

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 15:14

LEMONDE | 27.09.11 | 10h49   •  Mis à jour le 27.09.11 | 12h25

 
 

 

L'Agence française de sécurité sanitaire établit une liste de 60 secteurs d’activité concernés.

L'Agence française de sécurité sanitaire établit une liste de 60 secteurs d’activité concernés.AFP/JOEL SAGET

L'interdiction de fabrication et de commercialisation des biberons contenant du bisphénol A (BPA) dans l'ensemble de l'Union européenne depuis le 1er juin est loin d'avoir clos le dossier de ce perturbateur endocrinien. Les deux rapports rendus publics, mardi 27 septembre, par l'Agence française de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) sont en effet catégoriques sur les dangers de ce produit de synthèse largement utilisé dans la fabrication des plastiques.

Le premier travail consistait à étudier la littérature scientifique existante afin de disposer d'une vision globale des effets sanitaires du BPA. Il conclut notamment à l'existence d'effets "avérés chez l'animal et suspectés chez l'homme, même à de faibles niveaux d'exposition". L'Anses considère dès lors "disposer de suffisamment d'éléments scientifiques" pour affirmer "que l'objectif prioritaire consiste à réduire les expositions au bisphénol A des populations les plus sensibles", c'est-à-dire les femmes enceintes ou allaitant ainsi que les enfants en bas âge.

La deuxième étude avait pour objectif de recenser les utilisations du BPA. "Près d'une soixantaine de secteurs d'activité potentiellement utilisateurs de bisphénol A en France ont été identifiés", indique l'Anses. La liste des produits susceptibles d'en contenir est impressionnante : emballages alimentaires, mais aussi lunettes et lentilles de contact, CD et DVD, câbles, mastics, adhésifs, électroménager, optiques de phare et pare-chocs, articles de sport, appareils médicaux, revêtements de sol, vernis et peintures, bateaux de plaisance, encres d'imprimerie, etc.

En 2010, l'Anses avait émis des recommandations visant notamment à réduire l'exposition au bisphénol A des populations les plus sensibles, à améliorer l'information des consommateurs par un étiquetage systématique et à rechercher des substituts au BPA. Cette fois, il s'agissait d'effectuer l'analyse la plus complète possible des nombreuses publications scientifiques, "afin de les mettre en perspective et de tenter d'objectiver le paysage", selon les termes de Dominique Gombert, directeur de l'évaluation des risques à l'Anses.

Les experts ont retenu trois catégories d'effets "suspectés" sur la santé humaine, touchant à la fertilité féminine, aux pathologies cardiovasculaires et au diabète.Les effets "avérés" chez l'animal sont au nombre de sept, parmi lesquels l'avancement de l'âge de la puberté, l'augmentation de la survenue de kystes ovariens et de lésions sur la glande mammaire, l'altération de la production spermatique… Le rapport conclut également à l'existence de "ces effets à des doses notablement inférieures aux doses de référence utilisées à des fins réglementaires, et plus particulièrement lors de certaines périodes de la vie [grossesse, périodes pré et postnatale]". Dès lors, la dose journalière admissible (DJA), fixée au niveau européen à 0,05 milligramme par kilo de poids corporel et par jour pour le bisphénol A, ne constituerait pas réellement un seuil de protection contre les effets du composé chimique.

 

DEUXIÈME SÉRIE DE TRAVAUX

 

"A partir du moment où il existe des fenêtres de susceptibilité extrêmement fortes pour certaines populations sensibles, la notion de dose de référence a-t-elle encore un sens ? interroge M. Gombert. En tout cas, cela pose la question de l'exposition à la substance dans son ensemble." L'Anses va transmettre "immédiatement" ses conclusions aux instances européennes "en vue d'examiner la pertinence d'une révision des doses de référence". La réaction de l'Autorité européenne pour la sécurité alimentaire (EFSA) sera particulièrement attendue : en septembre 2010, l'EFSA avait estimé qu'aucun élément scientifique ne rendait nécessaire d'abaisser la DJA pour le bisphénolA.

Par ailleurs, une deuxième série de travaux coordonnés par l'Anses est en cours afin d'étudier les mécanismes et voies d'exposition de la population au bisphénol A, sujet sur lequel "on est souvent confronté à un gros déficit de données", selon Dominique Gombert. Leurs conclusions sont attendues pour le premier semestre 2012. L'agence a aussi lancé, le 26 septembre, un appel à contributions "afin de recueillir d'ici au 30 novembre des données scientifiques ou informations sur les produits de substitution [au BPA] disponibles" et de "s'assurer de leur innocuité".

Consulter la liste des articles et préparation ssusceptibles de contenir du bisphénol A

Gilles van Kote

 


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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 23:30

27 septembre : grève et manifestation, 14h, Nîmes

A l’initiative de la FSU, de la FERC-CGT, de l’UNSA-éducation et du SGEN-CFDT


 GREVE NATIONALE DANS L’ÉDUCATION
MARDI 27 SEPTEMBRE

MANIFESTATION DÉPARTEMENTALE

NÎMES, 14h, Maison Carrée

Avec le SNES, (ré)agir pour nos métiers et pour le second degré :
➜ POUR un plan pluriannuel de recrutement massif à la hauteur des enjeux des services publics
➜ POUR le respect de nos métiers et de nos missions
➜ POUR la revalorisation de nos professions et de nos salaires
➜ POUR donner un avenir au collège
➜ POUR construire un lycée démocratique
➜ POUR une réelle relance de l’éducation prioritaire
➜ POUR une autre réforme de la formation des enseignants
➜ POUR développer une véritable orientation scolaire


Communiqués de presse

Journée de grève dans l’éducation le 27 septembre 2011

Communiqué commun des Fédérations de l’Education nationale
FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT et UNSA Education
Paris, le 10 juin 2011

Depuis 4 ans, le Ministère de l’Education nationale a supprimé plus de 52 000 postes.

Le dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux met l’Ecole publique à genoux, ne lui permettant plus d’assurer ses missions de Service public. Ce dogme ne permet plus aux personnels d’exercer leur métier avec sérénité et professionnalisme.

Les personnels de l’Education, les parents et les jeunes se sont mobilisés régulièrement au cours de cette année pour dénoncer les 16 000 nouvelles suppressions de postes effectives à la prochaine rentrée scolaire alors même que plus de 60 000 élèves supplémentaires sont attendus. Ces suppressions associées au manque d’ambition éducative dégradent encore plus les conditions d’apprentissage des élèves et de travail des personnels.

Dans ce contexte, la campagne publicitaire sur les recrutements lancée par le Ministre de l’Education nationale sonne comme une provocation d’autant que la préparation du prochain budget prévoit de nouvelles suppressions d’emplois et n’affiche d’autre objectif pour le système éducatif que la recherche d’économies.

Si le gouvernement cherche à tromper l’opinion en affirmant sans cesse, comme si cela pouvait convaincre, que l’on peut faire « plus avec moins », la France reste un des pays qui investit le moins dans son éducation et donc dans l’avenir.

En plus de la question fondamentale des postes, la politique éducative, l’avalanche de mesures inadaptées, incohérentes et précipitées maintiennent un système éducatif inégalitaire qui ne permet pas de lutter réellement contre l’échec scolaire.

La nécessité d’une toute autre politique éducative passe aussi par un budget plus volontaire. Pour cela, les organisations FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA Education appellent les personnels de l’Education nationale et de l’enseignement agricole public à se mettre en grève le 27 septembre prochain. Elles exigent l’arrêt des suppressions d’emplois, une autre logique pour le prochain budget et une transformation démocratique du système éducatif afin d’assurer la réussite de tous les élèves.

Aujourd’hui plus que jamais, notre pays a besoin d’un système éducatif qui s’attaque réellement aux inégalités scolaires et traite la situation des élèves en grande difficulté. D’autres choix pour la réussite de tous les jeunes sont nécessaires afin que l’École remplisse les objectifs d’une École démocratique, ambitieuse et émancipatrice.

 

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 23:17

spaanserevolutie

Reform

In March on Brussels on 26 September 2011 at 20:14

Ste. Geneviève, September 26

Day 63 of the March on Brussels. From L’Isle Adam, 26 km.

View from my tent this morning

Dear people,

 

It’s good to be walking. I missed the rhythm of footsteps on the stones. And it’s good that we are many. Fresh revolutionary enthusiasm is what we need.

Even if we are stronger than before, we need to adapt to a new situation. And so yesterday we made an effort of internal reform. The commissions were redefined and their members newly appointed themselves.

The Route commission didn’t need any reorganisation. It works like never before, thanks to comrade Abel, who joined us last week from Spain. He is our new knight, replacing our Venezuelan comrade Canario who remained in Paris for the time being.

Comrade Abel preparing the route

Abel knows how to read a map and to take the most interesting roads. He goes ahead on his bike and he attaches signs at every intersection right up to the final square, with countdown in kilometers. He impeccably guided the group through the suburbs of Paris. It’s one less thing to worry about.

Communication is another story. I received a message from an aquaintance at the Communication commission in Sol saying that it is impossible to contact us. Both Madrid and Barcelona urge us to construct reliable channels for the exchange of information, or else it will be impossible for them to support us in any way.

The people which have formed the Communication commission ever the since the march began and of whom no-one really knows what they are doing are being ignored. A new commission is being created, and it can only be better than before. Comrade Getafe is active in its formation. He is one of our stronger pieces, an asiduous walker with enough patience to attend every assembly.

Crossing the Oise river

 

 

The logistical part of our march is an even more impellent problem at the moment. We are more than before, but we are doing less difusion and we count on less popular support. This means that rations are down. Breakfast is reduced from the luscious banquets we enjoyed in Spain to a single piece of bread. Fortunately, there is always coffee.

A very important addition to our food supply comes from the newly created Recycling commission. They recuperate yesterday’s bread at the countless boulangeries. Many of these graciously donate. Sometimes they add some fresh pastries as well.

The French Communications van

Today we did a sunny walk from the woodland hills north of Paris back into the plains. I noticed that people are very much focussed on Brussels and the big cities. They seem to regard the villages on the route only as a place to rest and sleep. I also noticed that there are signs of fever going around. The nights are longer than the days by now, the temperatures plumet when it gets dark and popular interest for our assemblies is reduced.

This is the North, the land where the people who have remained to inhabit these villages, return home at six, and close the curtains.

At Ste. Geneviève

 

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 23:15

spaanserevolutie

Back on Track

In March on Brussels on 25 September 2011 at 22:32

L’Isle Adam, September 25

Day 62 of the March on Brussels. From St. Denis, 29 km.

Dear people,

Finally we are on the road again. Yesterday late in the evening the assembly decided on the three possible routes that were prepared by the Route commission. Before it began I had already measured the spirits in the group and I was pretty confident that people would decide on route number one.

The shortest of the three routes was the number two, which goes direct over Compiègne, St. Quentin and Valenciennes. A daily average of 21 km. The number one route is the long one, with an average of 26 km per day. Most people prefer it, because it takes us to some very interesting cities like Amiens, Arras and Lille.

The third route didn’t gain any popularity. It would go over Reims. There was even a variant which would include a train trip to Reims, and from there a large manoeuvre through the Ardennes to be able to hit Luxemburg and Namur.

Indeed, the number one route was voted by almost everybody from the Meseta and Toulouse marches. Many slackers from the Mediterranean voted for the short route. In the end, this morning, we decided to go together for the moment. I woke up late, I had to run. Some groups had already left.

According to the latest information gathered by the Intelligence commission, there are five cities in Belgium with permanent Popular Assemblies. These are Brussels, Liège, Namur, Mons and Gent. Note that only one of these cities is Flemish.

Once we arrive in Lille there is the possibility for the march to split in a Flemish branch and a Walloon branch. The Flemish branch would pass by Gent, the Walloon branch would pass by Mons and enter Brussels through Waterloo. We would leave the city of Liège and possibly the city of Namur to be touched by the German march departing from Aachen at the beginning of October. I’ve also heard rumours about a Dutch bicycle march from Amsterdam, which could stir things up in Antwerp.

So yes, we start to focus on Brussels, and we walk again. After a week in Paris, we have to get accustomed to it once more.

The city of Paris itself has its strokes of colour, but in general it’s so bourgeois that you can’t count it as a really vital city. Life begins in the suburbs. The dense multicultural matter of St. Denis slowly gets thinner when you march away from the center of gravity. You pass by town after town of middle class homes and gardens. After that, the spaces become bigger and bigger, as do the houses. The final belt around Paris is one of luxury villa’s on the edge of the forest.

The forest we enter represents a very welcome change. It’s sloping, there are some cornfields in between. The roads are small, and some of them are very old. The one we follow straight through the woods seems to be a Roman one. As I look at the autumn light which filters through the yellow foliage of the trees, I imagine encountering Asterix and Obelix chasing a wild boar, or a platoon of Roman legionnaires.

We arrive at L’Isle Adam, a rich village for the well-to-do family man working in the big city.

Paris has given the march an impulse. We are a large group with many new faces. And even though I’m a bit disappointed by the lack of popular support we found there, I’m content about what we did. I think that as a march we grew stronger after Paris, and if all goes well along the route, we will be even stronger when we get to Brussels.

 

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 20:27

Lors de l'épreuve de philo du bac 2011, au lycée Clémenceau à Nantes (Stéphane Mahé/Reuters)

De nombreux proviseurs de lycées, principaux de collège et adjoints s'associent au mouvement de grève de mardi. Didier Laffeach, principal d'un collège à Rouen et secrétaire général adjoint d'Indépendance et direction, leur organisation syndicale, explique leur ras-le-bol.

Mardi matin, dans mon collège, je vais assurer la sécurité des élèves, des personnels et des biens mais sans répondre au téléphone ni aux sollicitations extérieures, puisque c'est notre seule façon de protester.

Comment, pourquoi ces personnels de responsabilité, ces cadres de l'Education nationale en sont-ils arrivés là [principaux et proviseurs s'associent rarement aux mouvements de grève, ndlr] ? Ils ont le spleen ! Le quotidien est devenu infernal, et le sentiment général est que cette école est déboussolée. Elle ne répond plus aux attentes ni de la société, ni des parents.

En quatre ans, depuis les derniers accords professionnels avec le ministère, et en dépit des suppressions de postes de personnels administratifs, ce sont plus d'une trentaine de missions nouvelles que nous devons assumer proviseurs et principaux ; toujours dans des délais plus brefs, toujours avec moins de moyens humains !

Le poids et le nombre des responsabilités augmentent à chaque nouvelle annonce, mais le temps n'y suffit plus. Et la reconnaissance morale ou financière fait cruellement défaut.

Le métier ne se ressemble plus. L'essentiel des tâches quotidiennes tend à détourner les personnels de direction de leurs missions principales de pilotage pédagogique de l'établissement. Nous sommes un peu dans la situation d'un directeur d'hôpital que l'on appellerait chaque fois qu'il y a un problème aux urgences, un malade mécontent ou une fuite d'eau dans une chambre.

Voici quelques éléments concrets qui expliquent notre malaise, et à vrai dire je ne pense pas être dans l'excès puisque les responsables d'établissements privés qui partagent avec nous certaines contraintes manifestent aussi leur mécontentement.

Une journée de grève où le principal est bien seul

Les jours de grève, nous découvrons le matin même qui participe au mouvement, et nous sommes parfois seuls ou quasiment. Il faut être sur tous les fronts pour assurer la sécurité des élèves et la continuité du service public : restauration, contrôle des présences, surveillance des entrées pour éviter les intrusions de manifestants…

Le rectorat, sans même se soucier de savoir si nous avons eu le temps de rentrer dans notre bureau, a pour unique souci de connaître le plus vite possible le nombre de grévistes. Ce qui passe par trois connexions successives à l'intranet du rectorat, dans les quarante-cinq premières minutes d'ouverture de l'établissement, pour compléter une enquête qui, selon un calcul illogique mais imparable, permet au ministère de minimiser la proportion de personnels absents dans sa présentation aux médias.

Une rentrée 2011 bouclée en dernière minute

Elle a été l'une des plus complexes à organiser, les dernières nominations de personnels enseignants aux services parfois partagés entre deux ou trois établissements sont intervenues quarante-huit heures avant la rentrée, obligeant les personnels de direction à travailler jour et nuit pour pouvoir remettre aux enseignants leurs emplois du temps le jour de la rentrée.

Cette réduction des délais sous-estime ou ignore totalement le quotidien d'un personnel de direction.

Des suppressions de postes au détriment des élèves

Depuis plusieurs années, les moyens humains mis à disposition des établissements sont de plus en plus contraints pour atteindre aujourd'hui la limite inférieure :

  • Les allègements d'effectifs pour permettre des travaux pratiques sont supprimés dans les disciplines scientifiques. Tant pis pour les élèves que cela passionnait.
  • Ceux qui étudient l'allemand sont regroupés sur plusieurs niveaux puisqu'ils ne sont plus assez nombreux. Tant pis pour les promesses de soutenir l'enseignement de la langue de la première puissance européenne.
  • Les classes sont chargées au maximum. Tant pis si c'est un frein majeur aux évolutions pédagogiques prônées par ailleurs, comme l'enseignement par compétences.
  • Les professeurs sont tenus de faire des heures supplémentaires au-delà de leurs souhaits. Tant pis s'ils sont moins disponibles pour les dispositifs d'aide individualisée présentés par ailleurs comme LE moyen de faire évoluer le système au profit des élèves rencontrant des difficultés.
  • Des professeurs sont nommés sur deux voire trois établissements parfois distants de plus de 30 km. Tant pis s'ils sont épuisés, si leur disponibilité en pâtit.
  • Il n'y a plus de « marge de manœuvre » pour adapter l'établissement au public accueilli. Tant pis pour les bonnes intentions des discours officiels.

Des remplacement des profs assurés par les heures sup

Les chefs d'établissements souffrent aussi des injonctions paradoxales de la hiérarchie qui demande par exemple d'organiser des remplacements de courte durée, sans donner le pouvoir de les imposer aux personnels ou de distribuer deux fois plus d'heures supplémentaires que ce que prévoit le statut des enseignants !

La gestion du remplacement des professeurs absents est cette année plus sensible que jamais dans un contexte de réduction du nombre de postes d'enseignants au-delà du raisonnable.

Les récentes réformes ayant eu pour effet de réduire les horaires de sciences physiques, au lycée comme au collège, c'est au chef d'établissement de persuader (il ne peut l'y contraindre) le professeur spécialiste de cette discipline de se muer en professeur de mathématiques… ou de technologie, selon les besoins du moment. Au détriment, bien sûr, de la qualité de l'enseignement et donc des élèves !

De telles situations se multiplient, démontrant bien les limites d'un système fondé sur les heures supplémentaires en lieu et place de poste de remplaçants et d'une gestion efficace des moyens de remplacement.

Des sollicitations incessantes du rectorat

Vendredi à 17 heures, la secrétaire se connecte une dernière fois sur la messagerie électronique du rectorat avant d'achever sa journée et découvre un message concernant les élections professionnelles.

Une vingtaine de dossiers compressés, chacun pouvant contenir des dizaines de fichiers qu'il faut imprimer et impérativement afficher dans un ordre précis, pour… la veille dernier délai !

Ce type de séquence, qui peut se répéter plusieurs fois par semaine et tout au long de l'année, illustre parfaitement l'indifférence voire le mépris de notre administration pour notre emploi du temps et donc pour nous.

Le nombre de messages quotidiens et la masse d'informations qu'ils contiennent pourraient à eux seuls mobiliser la totalité de notre temps sur des sujets parfois futiles et très éloignés de nos missions essentielles.

Des tâches en plus : le suivi des les profs stagiaires…

Jusqu'alors, les personnels de direction n'avaient qu'un rôle mineur dans ce dossier, depuis l'année dernière ils ont en charge le suivi de la formation professionnelle de ces personnels.

Avec cinq stagiaires, un
collègue en lycée professionnel doit réaliser deux entretiens d'évaluation pour chacun, soit dix entretiens d'une heure chacun, élaborer deux rapports de stage sans compter les nombreuses rencontres informelles soit avec ces personnels débutants pour leur donner des conseils, soit avec le professeur-tuteur pour le suivi du stagiaire.

Tout cela sans aucune rémunération spécifique quand les professeurs-tuteurs bénéficient d'une indemnité de 2 000 euros pour le suivi de leur stagiaire !

… et le calcul des primes à distribuer pour les CCF

Depuis l'année scolaire dernière, les proviseurs doivent rémunérer les enseignants pour les contrôles en cours de formation (épreuves de contrôle ponctuel tout au long de l'année), ils reçoivent donc une enveloppe en euros qu'ils sont chargés de ventiler par enseignant selon un mode de calcul que chaque chef d'établissement doit inventer (donc forcément différent d'un établissement à l'autre ! ).

Il faut faire vite et bien, pour rester cohérent et équitable en remplissant soigneusement les formulaires informatiques. Encore des heures de travail non rémunérées.

Deux semaines de vacances d'été seulement pour certains

Avant, les opérations liées au baccalauréat ne se télescopaient pas avec les inscriptions et réinscriptions des élèves, ce qui permettait de constituer les classes fin juin-début juillet, pour que les proviseur adjoints puissent commencer à travailler sur l'emploi du temps dès le début du mois.

Aujourd'hui, comme les collégiens ne connaissent leur affectation que vers le 30 juin et que les réaffectations des redoublants de première et terminale ne sont connues qu'après les derniers résultats du bac, les classes ne peuvent être constituées qu'après le 15 juillet, et comme il faut bien une semaine pour arrêter la structure et tous les groupes liés à la réforme du lycée, c'est seulement vers le 25 juillet que les proviseurs adjoints peuvent commencer l'emploi du temps.

Cette opération nécessitant deux bonnes semaines, les adjoints les plus chanceux et les plus performants peuvent espérer deux semaines de congés d'été…. On est loin des deux mois de vacances.

Personnellement, avec l'expérience et une situation moins complexe compte-tenu de la structure de mon collège, j'ai bénéficié de cinq semaines, ce qui est correct. Mais ce n'est pas le cas des adjoints de « gros » lycées.

Jusqu'à quand pourra t-on encore en demander plus aux chefs d'établissements ? Jusqu'à quand le ministère pourra-t-il feindre d'ignorer la nécessaire reconnaissance de leur implication ?

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 13:33

Lis moi avec webReader


Commentaire suite à un article paru dans le journal LE SOIR 

"Des manifestants contre la crise arrêtés à Wall Street". Précisons que cet article n'est qu'une copie pure et simple d’un communiqué de l’AFP.


Le rédacteur en chef du quotidien belge Le Soir, Didier Hamann, aurait-il refusé d'informer explicitement les lecteurs à propos du mouvement des Indignés qui sera à Bruxelles en octobre ? Faut-il y voir le symptôme d’une forme d’omerta au sein du monde bien pensant de la presse généraliste ? Jusqu’à présent en tout cas, force est de constater qu'on n’y trouve quasi aucun écho de l’arrivée de la Marche des Indignés à Bruxelles du 8 au 15 octobre... Manque de professionnalisme ? Incompétences ? Manipulation volontaire ? Volonté de minimiser la réalité pour éviter que le mouvement prenne de l'ampleur ? Nous avons toutes les raisons de nous poser la question ! 
 
Je suis indigné! Le communiqué laconique de l’AFP ne donne pas la pleine mesure de l'événement or c'est loin d'être anodin. 


Je cite :
 

"Cela faisait une semaine qu’ils campaient au coeur de Wall Street. La manifestation, intitulée Occupy Wall Street, a été dispersée, les protestataires arrêtés... Quelque 80 manifestants qui campaient depuis une semaine sur une place au coeur de Wall Street, à New York, pour protester contre les effets de la crise économique mondiale, ont été arrêtés samedi, a-t-on appris de source policière..."

Ce que ce communiqué ne précise pas, c’est qu'il y a eu des milliers de personnes devant Wall Street dès le 17.09 (Anti-Banks day). Ces infos (images & son aussi) sont pourtant accessible sur le web ("Chronyx", "Le Buvard Bavard", "Indignez-vous", "Appel à l'humanité" sur Google, Twitter,  Facebook, etc.).


 Bruxellois, j'étais du 17 au 20 Septembre à Paris au coeur du mouvement pacifique des Indignés, durement réprimé par la police (voyez les vidéos dans les articles "Les Indignés marchent sur Paris" et "La Police, avec nous !" publiés ici sur Le Buvard Bavard) et dont si peu de médias osent correctement se faire l'écho. Nous suivons de près ce qu'il se passe à NY car à l'évidence c'est le pendant de ce qui arrive chez nous.


Dans le même genre et pour que vous puissiez prendre la mesure de l'omerta et de la désinformation qui règne parmi les médias traditionnels, je vous invite à lire cet article édifiant de Holly Crapp publié hier sur AgoraVox "LCI pris en flagrant délit de désinformation


 Informez-vous svp! Les mouvement des Indignés sera à Bruxelles du 8 au 15 octobre, et ça, ce n'est pas de l'intox, venez! Nous appelons à la convergence des mouvements citoyens, l'appel vaut pour tous les hommes et les femmes qui ne se résignent pas!
 
  Dites-le donc autours de vous, Indignés de Wall Street, Paris, Bruxelles et d'ailleurs... rendez-vous du 8 au 15 octobre!



Afin que vous puissiez comparer les informations (dont fait état l'AFP et que le journal Le Soir relaie aveuglément ou intentionnellement) dont on nous abreuvent à longueur de journée avec la réalité, je vous encourage à visionner les vidéos et les photos ci-dessous :

Voici le lien vers le compte Flickr de Paul Weiskel où vous pourrez voir les photos de l'étau policier de New York : 


Et les vidéos des violences policières d'hier à New York :










Voici la vidéo qui circule sur la toile depuis ce soir. N'hésitez pas à la partager avec vos familles, vos amis, vos voisins, vos collègues ! Le 15 Octobre, nous serons tous à Bruxelles.

Littéralement,
Roland Nasky & Badi Baltazar
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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 13:24

MarchestoBrussels - September 25, 2:17 PM

Appel à la Collaboration de toute les Assemblées pour Agora Bruxelles

Appel à la Collaboration de toute les Assemblées pour Agora Bruxelles | The Marches to Brussels | Scoop.it

Le 8 octobre prochain, les marches du mouvement des différents pays arrivent à Bruxelles. Ce même jour commence la première Agora Globale du mouvement, à laquelle sont invitées toutes les assemblées et personnes de la planète.

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 13:21
 

62e étape Saint-Denis 23S

Les indignés se sont réveillés tant bien que mal dans la matinée après une nuit difficile pour certains. Les tentes et couvertures étant arrivées tard dans la nuit, quelques-uns ont connu une nuit courte et fraîche.
Plusieurs groupes de travails se sont organisés. Le premier est parti en direction du tribunal pour aller soutenir les onze indignés incarcérés qui devaient passer en comparution immédiate. Ce groupe a commencé un travail visant à compiler un maximum de témoignage pouvant aider à éclaircir les faits qui se sont déroulé Place de la Bourse et à libérer les compagnons injustement détenus.
Un deuxième groupe est resté sur place pour travailler sur la dynamisation des assemblées et la cohésion du groupe. L’assemblée interne prévue dans la l’après-midi pouvant permettre la création ou la consolidation des différents groupe de travail, l’accent a été mis sur un processus ludique permettant à tous de mieux se connaître et de mieux trouver sa place au sein du groupe.

Un troisème groupe a travaillé sur le projet des Rencontres Populaires des Quartiers. Ces rencontres largement diffusées dans les zones en périphérie de la capitale visent a créer un point de rencontre et de débat sur la situation des quartiers, les formes d'actions violentes et non-violentes.

Vers 11h00, les onze compagnons détenus ont été relâchés et la nouvelle fut accueillie avec des cris de joie. Le jugement semble être reporté au 31 octobre, mais les chefs d’accusation restent encore en place. Les onze ont rejoint le reste du groupe à Saint-Denis après un bon repas.
L’assemblée interne informative s’est tenue en fin d’après-midi. Les différents groupes de travail ont été annoncés et tous ont pu se mettre au travail dès la fin de l’assemblée. Tous ont pu être informés des incarcérations qui avaient eu lieu à New-York devant Wall-Street.  Des nouvelles de Barcelone informaient également que la police procédait à des contrôles d’identité et à une évacuation des indignés qui manifestaient sur place devant le consulat de France.
Cette solidarité au niveau international est la preuve que le mouvement des indignés (ou du 15M) est un mouvement global. Les soutiens reçus par les marcheurs lors des violences policières à Paris leur ont donné beaucoup de force pour continuer la lutte. Les marcheurs avoient eux aussi leurs soutiens à tous ceux qui sont en ce moment dans la lutte pour que la voix du peuple soie écoutée. C’est un seul peuple qui est en train de se lever, et ce sur les cinq continents.
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