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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 11:13

Restaurateur, Xavier Denamur*, est un « citoyen concerné par la défense de l'intérêt général ». Il a découvert avec effroi, à l'occasion de l'accident de Marcoule, ce qui advenait des déchets faiblement radioactifs. Dans cette lettre, il interpelle le président de la République.

Monsieur le Président,

L'explosion le 12 septembre 2011 d'un four servant à brûler des déchets à faible et très faible activité, dans une usine appartenant à la société Socodei, filiale des groupes EDF, sur la commune de Codolet (Gard) m'a interpelé.

Combien de personnes savaient que l'on brûlait des déchets radioactifs en France ? Je pensais comme la majorité de mes concitoyens que ces déchets de faible et très faible activités étaient enfûtés et stockés dans un centre de stockage de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (l'Andra).

Comme vous aviez montré aux Français pendant la campagne présidentielle de 2007 que vous ne maîtrisiez pas vraiment ce dossier, je me permets à nouveau de vous prodiguer quelques conseils de bon sens.

Dans le cas qui nous préoccupe aujourd'hui, si on ne peut que déplorer un décès et quatre blessés, dont un grave, parmi les salariés de l'entreprise et chercher à comprendre les causes de l'accident principalement pour la sécurité du personnel, on devrait surtout se demander pourquoi on brûle des déchets radioactifs et quelle conséquence cela a-t-il en terme de santé public ?

Des émissions chroniques inquiétantes

Je m'interroge sur une telle stratégie industrielle :

  • Peut-être les opérateurs de la filière nucléaire ont t-ils voulu faire quelques économies ou l'Andra a t-elle des problèmes de place pour stocker les déchets faiblement ou très faiblement actifs ?
  • Est-ce également pour des raisons économiques que la ministre de l'Environnement de l'époque a signé l'autorisation d'incinérer des déchets radioactifs étrangers ? Je comprends pourquoi dans sa tribune, Corinne Lepage ne s'interroge que sur le dépassement « des limites » en se référant l'autorisation en date du 7 mai 1998 sans remettre en cause cette activité.
  • Même si une enquête a été ouverte pour déterminer les cause de l'accident du 12 septembre, une autre enquête indépendante approfondie sur la stratégie du traitement des déchets nucléaires ne devrait-elle pas être envisagée rapidement ?
  • En effet, quelle est cette manie de vouloir brûler des déchets pour s'en débarrasser ou tout du moins pour en réduire le volume, de surcroît des déchets radioactifs ? En effet, c'est plus sur les émissions chroniques, à savoir notamment les fumées rejetées quotidiennement, que sur une situation accidentelle qui présente un risque ponctuel principalement pour les salariés d'une telle activité industrielle, que mes interrogations se portent contrairement à ce que l'ensemble des médias rapportent sur cette histoire.

Vous ne pouvez ignorer monsieur le Président que la radioactivité n'est pas éliminée par l'incinération mais est au contraire disséminée dans l'atmosphère pour partie, et concentrée pour le restant dans les cendres, les mâchefers, les filtres et les installations elles-mêmes.

En outre, le nombre de déchets est augmenté par la contamination de ces installations, fours et accessoires, alors que les déchets incontournables pour faire fonctionner les centrales nucléaires ont déjà du mal à être traités, et le mot est faible.

Des effets sur la santé encore mal connus

Les effets du cumul de faibles doses radioactives reçues par les êtres vivants ne sont pas encore appréhendés. Vous pourrez même lire sur Wikipédia dans une fiche particulièrement bien documentée que « Globalement, l'effet exact de ces faibles doses d'irradiations, ainsi que la relation dose-effet associée, sont encore des questions ouvertes. »

Alors pourquoi autoriser même de faibles rejets dans l'air qui contribuent à un risque sanitaire non quantifiable à ce jour, puisqu'il peut être fait autrement avec un enfouissement au sein d'un confinement localisé ? Déjà pour les incinérateurs de déchets ménagers, nous avons pu voir le seuil réglementaire de rejet en dioxines diminuer au fil de la compréhension de leur impact sanitaire.

Sans être expert en la matière mais simplement en cherchant sur internet, on peut découvrir en quoi consiste le Centre nucléaire de traitement et de conditionnement de Codolet, et les autorisations auxquels il est soumis. Une enquête publique et un avis du Conseil départemental de l'environnement, des risques sanitaires et Technologiques (CODERST) ont bien entendu validé ces autorisations. Mais nous, citoyens, avons-nous perçu le moindre débat chez nos politiques sur une telle stratégie d'élimination de déchets radioactifs ? Avez-vous monsieur le Président déjà pris face aux Français la parole sur ce sujet ? Je n'en ai pas souvenir.

Ce sujet mérite un vrai débat, monsieur le Président

Monsieur le Président, la première question n'est plus de savoir si ce type de traitement est un gain pour l'environnement mais d'arrêter cette activité mal maîtrisée. La seconde question à laquelle vous ou les candidats à la présidentielle devraient répondre sans attendre n'est plus de savoir si l'on sort ou pas du nucléaire mais à quelle échéance on en sera sorti.

Puisque le CEA s'appelle désormais Commissariat à l'énergie atomique aux énergies alternatives (sic), ses grosses têtes du pourraient être recyclées pour nous trouver des moyens de stocker l'électricité produite par les énergies renouvelables. Des progrès formidables ont été réalisées pour les batteries de nos téléphones en quelques années, alors pourquoi pas à plus grande échelle ?

Maintenant que vous êtes informé, je saurais gré monsieur le Président de prendre toutes les dispositions afin que les industriels de la filière nucléaire cessent de brûler certains de leurs déchets et que vous initiez un véritable débat sans a priori idéologique sur l'avenir de la filière nucléaire en France

Je vous prie, monsieur le président de croire en l'expression de mes salutations distinguées.

*Xavier Denamur est actionnaire minoritaire de Rue89

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 11:05

Au début, certains télespectateurs se sont demandés si la BBC s'était fait avoir, si Alessio Rastani était un vrai trader cynique, ou un faussaire de génie ? Voire même un membre des célèbres Yes Men qui ont trompé jusqu'à des chefs d'Etat… Il fait dire que ce trader américain a donné une interview très provocatrice sur BBC-TV, trop crue pour être vraie.

Les raisons de la méfiance ? Présenté comme un « trader indépendant », Rastani a tenu des propos d'un cynisme rare, qui correspondent peut-être à ce que beaucoup d'acteurs du monde de la finance pensent, mais ne diraient pas à l'antenne :

  • il y a de l'argent à gagner dans une récession : « je rêve la nuit d'une récession »…
  • peu importe le sauvetage de l'euro, de la Grèce ou de l'économie mondiale du moment qu'on gagne de l'argent ;
  • « ce ne sont pas les gouvernements qui conduisent le monde, c'est Goldman Sachs qui gouverne le monde… »

Et cette prévision apocalyptique :

« Dans quelques mois, les économies de millions de personnes se seront évaporées. »

 


 

« Il suscite tellement d'intérêt que le site des Yes Men est down »

Depuis la diffusion de cette interview, lundi, au cours de laquelle le trader n'a pas non plus impressionné par son élocution ou ses qualités intellectuelles, les blogueurs sont partis en chasse : Alessio Rastani est-il un « fake », comme on surnomme les imposteurs sur la Toile ? Ou simplement, la BBC a-t-elle interviewé un trader arrogant et répugnant ?

Le chef du service économique de la BBC, Robert Preston, a « tweeté » mardi qu'il maintenait qu'Alessio Rastani était un vrai trader :

« Nous avons parlé ce matin de nouveau au trader. Et selon nos informations, il est vraiment un trader indépendant, et pas un Yes Man ».

Un peu plus tard, c'est la direction de la BBC qui publiait un communiqué pour dire qu'après enquête, il n'y avait aucune raison de douter de l'identité du trader.

Capture d'écran du communiqué de la BBC.

Les Yes Men ont eux aussi démenti, après une déferlante de requêtes sur leur site devenu injoignable, comme le fait observer sur Twitter Fabrice Pelosi, du site Yahoo Finance :

« @alessiorastani suscite tellement d'intérêt que le site des Yes Men est down, lien vers le démenti http://t.co/zhIZmeIJ »

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 10:59
Florine Bristaud - Marianne | Mardi 27 Septembre 2011 à 15:30


Seulement trois semaines après la rentrée, les enseignants sortent dans la rue pour dénoncer une rentrée scolaire « calamiteuse » et des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader...



(flickr - manuel | MC - cc)
(flickr - manuel | MC - cc)
« Fidèles aux postes », voici ce qu'on peut lire sur la pancarte d'un professeur d'école participant cet après-midi aux manifestations des enseignants du primaire et du secondaire.
Selon le ministère de l’Education, environ 20% des enseignants du primaire participeraient à cette grève. Des estimations, basées sur les déclarations d’intention de grève obligatoires pour les profsseurs des écoles, annoncées par le ministère vendredi 23 septembre, alors même que les enseignants avaient jusqu’à samedi minuit pour se déclarer gréviste. Un chiffre, de fait, bien en-dessous de la réalité selon le SNUIPP-FSU, principal syndicat du premier degré, dont l’estimation fait état de 53,75 % de grévistes parmi les enseignants du premier degré. 

Une grève « pas révolutionnaire »

Luc Chatel minimise la situation : « Une grève fin septembre dans l’éducation nationale, ce n’est pas révolutionnaire ». Oui mais les grèves de cette année diffèrent bien des précédentes dans le sens où, pour la première fois, les enseignants du privé font cause commune avec leurs collègues du public : six des sept syndicats du privé appellent à se joindre à la grève pour dénoncer les suppressions de postes. Une première pour l’enseignement privé, qui présente habituellement un taux de grévistes proche de zéro. Les anciennes oppositions entre les enseignants du public et du privé sont aujourd'hui mises au placard, devant la dégradation des conditions d’enseignement.  Si les revendications diffèrent quelque peu entre les deux institutions, les enseignants du privé et du public se heurtent aux mêmes difficultés : sureffectifs dans les classes, multiplication des tâches, baisse de la scolarisation des plus jeunes, fermetures incessantes de classes, manque de reconnaissance, impossibilité de prendre en charge les élèves en grande difficultés, suppression des formations faites aux jeunes enseignants… La liste est longue. Il faut dire que l’enseignement privé, qui accueille un cinquième des élèves, a souffert lui aussi des suppressions massives de postes : depuis 2008, 5000 départs à la retraite n’ont pas été remplacés alors que le privé voit son nombre d’élèves sans cesse augmenter.

Luc Chatel « entend » les enseignants

« Mon rôle est d’entendre », a déclaré Luc Chatel sur France 3 dans le journal TV du 18 septembre. Les profs demandent bien plus que d’être entendus, ils veulent être écoutés, et surtout, ils demandent à ce que des mesures soient prises. Chatel « assume » les suppressions de postes, et rajoute que «  la vraie question aujourd’hui c’est le sur-mesure » des enseignements, et non « la quantité». Depuis les réformes de 2010, Luc Chatel ne cesse d'asséner son refrain du « sur mesure », comme une réponse à toutes les revendications des enseignants. Le ministre voudrait faire mieux avec moins d’enseignants. Et les profs se demandent bien comment. Du « sur mesure » face à trente élèves de maternelle, cela paraît bien illusoire. La suppression des 16000 postes va justement à l’encontre de cet enseignement personnalisé selon bon nombre d’enseignants : les cours à effectifs réduits ont été limités, empêchant le suivi individuel des élèves.

Le ministre s’était pourtant attelé à démontrer que la situation allait en s’améliorant : « En septembre 2011, il y a 35000 professeurs de plus qu’au début des années 90, alors que l’on compte 500 000 élèves de moins ». Oui mais, comme l’a fait remarquer un journaliste de Libération, l’école a évolué depuis les années 1980, rallongeant la durée d’étude des élèves, et incitant une plus grande proportion d’étudiants à poursuivre en lycée général ou professionnel. La comparaison, qui arrange bien notre ministre, n'est pas recevable, opposant deux systèmes éducatifs dont les objectifs diffèrent.

Selon une note du Centre d’Analyse stratégique, organisme rattaché à Matignon, notre pays est celui qui possède le plus faible nombre de professeurs par élève parmi les 34 membres de l'OCDE, et c’est l’enseignement primaire qui souffre le plus : à peine 5 enseignants pour 100 élèves. Et pourtant, l’enseignement en primaire a encore été rogné de 9000 postes en cette rentrée 2011. D’une manière générale, la France compte 6,1 enseignants pour 100 élèves ou étudiants seulement, tandis que le Portugal, la Grèce, le Danemark, la Suède ou l'Italie comptent plus de huit enseignants pour le même nombre d'élèves. Alors les déplacements du ministre de l’éducation dans d’autres pays, visant à s’imprégner de leurs systèmes éducatifs sont bien beaux, mais si on se refuse à y mettre les moyens, c’est peine perdue.

Notons que la date choisie pour cette grève n’est pas anodine : le projet de budget 2012 passe ce mercredi en conseil des ministres. Il prévoit d’ores et déjà une suppression de 14000 postes supplémentaires dans l’éducation nationale. Les enseignants comptent bien se faire entendre à la veille de cette décision qui sonne comme un énième couperet pour la profession. Espérons qu'une forte mobilisation rendra cette grève un peu plus « révolutionnaire » aux yeux de Monsieur Chatel.
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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 10:56

LEMONDE.FR avec AFP | 27.09.11 | 20h51

 
 

Redoutant la remise en cause de l'obligation de rendre accessibles avant 2015 tous les bâtiments publics, des handicapés ont manifesté mardi 27 septembre, au son de la Marche funèbre, contre les lobbies et les parlementaires qualifiés de "fossoyeurs" de la loi Handicap. Tout de noir vêtus, environ 200 personnes ont symboliquement résisté, à Paris devant l'entrée du Sénat fraîchement passé à gauche, à "l'enterrement" de la loi Handicap de 2005.

"Cette loi mettait fin à une situation de discrimination évidente. L'effort enfin avait été fait pour un accès plus adapté pour les personnes fragiles", a résumé en guise d'éloge funèbre Jacky Decobert, représentant pour l'Ile-de-France de l'Association des paralysés de France (APF), appelant à cette mobilisation. "Mettons des bâtons dans les roues de cet enterrement", lançaient les manifestants, brandissant des pancartes : "Accéder c'est exister".

Le Parlement a voté au printemps une proposition de loi UMP introduisant la possibilité de déroger à l'obligation de rendre accessibles les bâtiments publics neufs aux handicapés. La disposition a toutefois été censurée fin juillet par le Conseil constitutionnel. Mais l'APF s'inquiète d'un nouveau texte basé sur le rapport du sénateur UMP Eric Doligé qui prévoit de nouvelles dérogations pour les bâtiments publics existants, parce que le coût des travaux serait trop élevé pour les collectivités locales.

"C'est un recul social, l'isolement des personnes, l'exclusion pour nous de la société. Nous ne pouvons accepter que le délai de 2015 soit vidé de son sens, car nous attendons depuis trente-six ans de vivre dans un pays accessible pour tous", a déclaré Jean-Marie Barbier, président de l'APF. "Les arguments avancés pour justifier les dérogations sont fallacieux : selon la Banque mondiale, l'éventuel surcoût des travaux d'accessibilité n'excède pas 1 % du prix de la construction", a-t-il ajouté.

"L'ÉCHÉANCE DE 2015 EST NON NÉGOCIABLE"

Dans la matinée la ministre des solidarités Roselyne Bachelot avait voulu "rassurer l'APF", déclarant sur Europe 1 que "l'échéance de 2015 est non négociable" et que "le gouvernement ne donnera pas son accord" à d'éventuelles dérogations. La secrétaire d'Etat aux solidarités, Marie-Anne Montchamp, a elle aussi "exprimé son opposition aux dérogations nouvelles à l'accessibilité portées par l'article 1" de la PPL, après avoir reçu au ministère M. Barbier.

L'accessibilité est une obligation nationale depuis 1975. La loi de 2005 a rendu obligatoire la mise en accessibilité de tous les bâtiments recevant du public d'ici 2015. Des dérogations sont possibles pour les bâtiments existants, en cas d'impossiblité technique par exemple.

Outre quelques élus, la maire de Lille Martine Aubry était présente. Interrogée sur le délai de 2015, la candidate aux primaires du PS a déclaré : "Tout ne peut être fait en même temps", il faut "aider les collectivités (…), il ne faut pas renoncer", souhaitant "une loi beaucoup plus globale". Elle a plaidé pour la création d'une agence nationale pour l'accessibilité universelle. "Bien sûr il y a le bâti, c'est majeur, mais aussi le transport, la culture, la scolarisation, les communications : tous les domaines doivent être pris en compte (…)", a-t-elle ajouté, exprimant l'espoir de "faire au niveau national ce qu'on a fait à Lille [où] on a avancé très fortement".

Des manifestations étaient prévues dans une quarantaine de villes, comme à Rouen où une centaine de personnes ont bloqué temporairement un pont.

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 10:54

LEMONDE pour Le Monde.fr | 27.09.11 | 20h24   •  Mis à jour le 28.09.11 | 08h05

 
 

 

Les enseignants du privé, pourtant peu enclins à la contestation, ont répondu mardi massivement à l'appel à la grève et aux manifestations contre les suppressions de postes dans l'éducation, emboîtant le pas aux enseignants du public.

Les enseignants du privé, pourtant peu enclins à la contestation, ont répondu mardi massivement à l'appel à la grève et aux manifestations contre les suppressions de postes dans l'éducation, emboîtant le pas aux enseignants du public.AFP/ÉRIC CABANIS

"Une grève à la fin du mois de septembre, dans l'éducation nationale, je n'ai pas le sentiment que ce soit révolutionnaire", se rassurait Luc Chatel à la veille de cette journée du 27 septembre. Le ministre de l'éducation a raison. Et il a tort. C'est vrai que traditionnellement les syndicats aiment se dégourdir les jambes à la rentrée… et qu'en plus les élections professionnelles approchent. Ce qui donne forcément envie de se compter.

Pourtant, la journée du 27 ressemble aussi à une petite révolution. Situation totalement inédite donc que cette grève conjointe et ces défilés communs aux laïcards et aux cathos, dans un pays où 80 % des enfants sont dans le public, 20 % dans le privé, et où les deux systèmes se sont construits l'un contre l'autre. Voir ces frères ennemis de l'école derrière les mêmes revendications est une vraie première.

La politique scolaire menée par Nicolas Sarkozy aurait-elle réussi à réconcilier école privée et école publique ? Entendre des syndicats du public expliquer que l'enseignement catholique, qui représente 95 % de l'enseignement privé en France, assure une mission de service public, est une vraie délectation pour les responsables de l'enseignement catholique qui le répètent depuis des lustres. Pour les syndicats de l'enseignement public, le renfort du privé a donné du poids à la mobilisation.

Et qui est l'acteur de ce rapprochement ? C'est le parti de la majorité. Le quinquennat, qui s'était plutôt engagé sur un renforcement des clivages entre privé et public, a pris là un virage. Dans Main basse sur l'école publique, un livre à succès sorti à la rentrée 2008, Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi montraient que l'école privée était instrumentalisée pour concurrencer et démanteler le service public. Aujourd'hui les voilà toutes deux côte à côte dans la rue pour demander la fin de la coupe des postes, dire à la veille de la présentation du budget 2012, que la saignée ne peut continuer.

Autre petite révolution, ce sont des électeurs de droite que la politique Chatel a mis dans la rue. Il existe peu d'études sur les opinions politiques des enseignants des établissements catholiques. Ces enseignants qui passent les mêmes épreuves de concours et sont évalués par les mêmes jurys que leurs confrères du public ne sont pas toujours catholiques. En 2007, Le Monde de l'éducation avait réalisé un sondage sur leur intention de vote au 1er tour de l'élection présidentielle, avec l'institut IFOP. Un sondage qui faisait le distinguo entre les enseignants du privé et ceux public. Les premiers avaient l'intention de voter à 29 % Sarkozy, à 24 % Ségolène Royal et à 28 % François Bayrou. Dans le public, 17 % souhaitaient voter pour l'UMP, 33 % pour la candidate PS et 28 % pour le candidat MoDem. L'enseignement catholique qui avait alors le cœur plus à droite que le public afficherait-il les mêmes penchants aujourd'hui ? La question reste entière. La réponse sortira des urnes en mai 2012.

Reportage dans le cortège parisien, mardi 27 septembre.

Sur le fond, les acteurs de l'école ont choisi de faire bloc car ils sentent monter leur sujet, celui de l'école. Si les dernières journées de mobilisation n'avaient pas été très suivies, celle-ci l'a été plus car le dossier de l'école est en train de revenir sur le devant de la scène. A plusieurs titres. D'abord, l'école est en train de descendre en flèche dans l'opinion des Français. Ce qui ne peut laisser indifférents ceux qui la font chaque jour. Et c'est souvent difficile à vivre pour ces professionnels qui se battent au quotidien pour faire réussir leurs élèves. Ensuite, la rentrée 2011 a été particulièrement éprouvante. Tous n'ont pas apprécié d'entendre Luc Chatel se gargariser de sa rentrée — techniquement — réussie, enchaîner les visites pendant deux semaines, quand il leur fallait boucher les trous ici en acceptant des heures supplémentaires ou trouver un vacataire pour assurer des cours là.

Sur ce terreau sont venus se greffer les prémices d'un discours de campagne. Les candidats à la primaire socialiste font de l'école un sujet majeur. François Hollande a occupé le terrain avec son retour des 60 000 postes supprimés. Martine Aubry a annoncé une grande concertation sur le sujet. Bruno Le Maire, chargé de concocter le programme de l'UMP, a aussi fait quelques annonces qui laissent présager de l'importance du dossier dans le programme du candidat de la majorité. Quant au MoDem, aux Verts ou à la gauche du PS, c'est pour eux aussi un sujet majeur. Quand on a un espoir d'être écouté, voire entendu, on manifeste plus volontiers. Pas si révolutionnaire comme raisonnement…

Maryline Baumard

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 10:24
Midi Libre - AGATHE BEAUDOUIN
28/09/2011, 06 h 00

Ils étaient près de 1 000 à battre le pavé nîmois hier après-midi.
Ils étaient près de 1 000 à battre le pavé nîmois hier après-midi. (Photo FABRICE ANDRÈS)

Trois semaines après la rentrée scolaire, les enseignants ont mené hier une journée de grève et d’action contre les suppressions de postes dans l’Education nationale. A Nîmes, sur les coups de 14 heures, près de mille personnes (700 selon la police et 1 500 disent les syndicats) se sont réunies devant Carré d’art pour manifester en ville. Sans être la grosse affluence, le nombre de participants a doublé par rapport aux dernières actions du genre.

"C’est plutôt satisfaisant", estime Bertrand Humeau, responsable du Snes, alors que défilent devant lui des parents d’élèves (FCPE et Peep) et, signe d’un profond malaise, des chefs d’établissement. Hier aussi, les enseignants des écoles, collèges et lycées privés ont manifesté, suscitant la curiosité du jour : "Où sont-ils ? Et combien ?"

"On trouve extraordinaire que l’on découvre que nous faisons le même métier, rapporte avec une pointe d’ironie Elisabeth Rivas, présidente du syndicat national des enseignants chrétiens, le Snec 30. Mais public ou privé, nous sommes tous à la même enseigne. Nous n’avons pas l’habitude de manifester mais ça ne va pas durer !" Les adhérents du Fep-CFDT, autre syndicat de l’enseignement catholique, disent aussi leur colère : "Nous nous sommes de tous les combats, de toutes les manifestations !"

Les témoignages relatent des "classes surchargées", des réductions de moyens, des "profs de maths qu’on remplace par des profs de physique", mais le défilé n’est pas très revendicatif. Les enseignants paraissent "désabusés". "C’est fini le temps où tout le monde se mobilisait", commentent deux instituteurs de Valdegour. Régine Francal, inscrite au Sgen, l’avoue : "Nous sommes encore asphyxiés, sous une avalanche de nouvelles missions. Nous sommes fatigués, à bout." Pour preuve : les manifestants se dispersent une heure plus tard, devant la préfecture, sans une seule prise de parole.

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 23:20

spaanserevolutie

The Phantom of the Black Pieces

In March on Brussels on 27 September 2011 at 20:43

Beauvais, September 27

Day 64 of the March on Brussels. From Ste. Geneviève, 22 km.

Dear people,

We had a magnificent walk today, through a sunny shire that awoke silently out of the morning fog. It was only twenty-two kilometers, we did it without a lunch stop, and it was enchanting right to the end.

We arrive in Beauvais, a rich little town, but friendly. We are allowed to camp in the public square, we can hold our assembly, and people are curious.

Popular Assembly in Beauvais

The Information Point

Near Beauvais there is one of Paris’ major airports. I arrived there myself one day, and while I think about it I wonder about the concept of distance. As an air traveller you can arrive here from anywhere on the planet in less than a day, and you would consider yourself already in Paris if it weren’t for a cab ride of at most 45 minutes.

For us, the distance between Paris and one of her airports has been three days marching.

At the assembly in front of the town hall, an association fighting for the rights of the sans papiers had been present. They denounced the persecution of ‘illegal’ immigrants, and their mass expulsion. They also denounced the state in which some immigrants are forced to live, out in the open, under bridges, without any solidarity from the authorities at all. He called for society to be civilized, and to treat human beings with dignity.

Jumping a ditch

Our camp here in Beauvais is packed together on a part of the central parking place. This makes for interesting urban planning. Little squares are created, closed in by tents, where people get together for jamming purposes. The kitchen, as always, is the center of our town.

In this urban density, it is easy to gather information. And that is what we do, as Intelligence commission. But we also selectively diffuse it. At the moment we are studying the way our internal information flow actually works. Because obviously there are different ways, apart from the internal assembly and the workgroups, of spreading information, depending on the people whom you talk to.

Some of us will spread it on indiscriminately, others have a confidential web of people with whom they share it first. Others can be trusted to keep a secret. Knowing these communication links gives you the possibility to create certain reactions by reaching specific targets with specific messages, without revealing the original source.

For this to work it’s completely irrevelant if the information you spread is true or false, or heavily biased. It only needs to be credible.

The spreading of false information can be very important, especially when you are faced with infiltrators. But it is just as important to be able to discredit false information spread by others. Alarming voices about police actions have been circling on the social webpages in moments when there was absolutely nothing to worry about.

The skyline of Beauvais

In the meantime, and without any apparent link, the phantom of the black pieces is hovering over the march again. Cubano, Legionario and Felix were present in Paris at Bercy. They sat high on the stairs above the assembly, and they watched. These days on the road they catched up with us in their blue van, they circled around us, but they were ignored by most.

One of the few people whom Cubano spoke to was me. I have always maintained the distance of the observer in all the shit that happened before Paris. It seems someone communicated to them our route, and their presence makes some people nervous.

Information and rumours are going around and transforming. We have to keep up with it, and we need to emit our own propaganda where needed. As long as we ourselves are able to distinguish true from false there is no need to worry.

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 16:32

LEMONDE.FR avec AFP | 27.09.11 | 08h48   •  Mis à jour le 27.09.11 | 08h50

 
 

 

Des scientifiques de l'université de Berkley ont fait un pas de plus dans le décryptage de notre cerveau, s'approchant du rêve de lire dans les pensées d'autrui.

Des scientifiques de l'université de Berkley ont fait un pas de plus dans le décryptage de notre cerveau, s'approchant du rêve de lire dans les pensées d'autrui.AFP/EMMANUEL DUNAND

Armés d'un scanner et d'un ordinateur, des scientifiques ont pu décoder des signaux cérébraux et reconstruire les images d'un film visionné par trois sujets, pour les convertir en modèle informatique. Shinji Nishimoto, principal auteur de cette étude parue dans la revue américaine Current Biology, et ses collègues ont regardé deux extraits de film. Pendant ce temps, un scanner mesurait les flux sanguins dans leur cortex visuel, la zone du cerveau qui traite les images. Ces mesures ont été enregistrées dans un ordinateur qui, seconde après seconde, a pu lier les images vues par les sujets à une activité cérébrale correspondante. A l'issue de l'expérience, l'ordinateur a pu reconstruire des images, floues, des extraits de films visionnés auparavant par les trois sujets.


 

Jusqu'à présent, cette technique, qui combine l'imagerie par résonance magnétique (IRM) et des modèles informatiques, peut seulement reconstruire des extraits de films que les volontaires de l'expérience ont déjà vus auparavant. Mais "notre expérience visuelle naturelle est similaire à la vision d'un film", relève Shinji Nishimoto. Elle ouvre donc potentiellement la voie à une technologie capable de voir des images à l'intérieur de notre tête – comme des rêves ou le "film" de la mémoire –, estiment ces scientifiques de l'université de Californie, à Berkeley, aux Etats-Unis.

"C'est un pas important vers la reconstruction de l'imagerie interne du cerveau", juge le Pr Jack Gallant, neurologue de cette université et coauteur de ces travaux. Selon lui, "nous ouvrons une fenêtre sur les films projetés dans notre esprit".

DANS LA TÊTE D'UNE PERSONNE PLONGÉE DANS LE COMA

Cette avancée pourrait permettre un jour, parmi ses applications possibles, de communiquer avec des personnes incapables de le faire verbalement. Ou encore, de mieux comprendre ce qui se passe dans la tête de victimes d'attaque cérébrale, de personnes plongées dans le coma ou atteintes de neuro-dégénérescence, incapables de communiquer.

Cette technique pourrait aussi faciliter la mise au point d'une machine capable de communiquer directement avec le cerveau, permettant à des personnes atteintes d'infirmité motrice cérébrale ou paralysées de commander un ordinateur avec la seule force de leur esprit, selon le Pr Gallant.

Pour Shinji Nishimoto toutefois, "pour que cette technologie puisse avoir des applications étendues, nous devons comprendre le traitement de ces expériences visuelles par le cerveau". Ainsi, après cette avancée significative, il faudra encore des décennies pour qu'une telle technologie puisse lire une intention ou des sensations dans l'esprit des gens, comme cela a pu être imaginé dans des œuvres de science-fiction, soulignent ces scientifiques.

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 16:30

LEMONDE.FR | 26.09.11 | 17h07   •  Mis à jour le 26.09.11 | 18h09

 
 

 

La page d'accueil du réseau social Facebook.

La page d'accueil du réseau social Facebook.AFP/KAREN BLEIER

Se déconnecter ne suffit pas : d'après les observations de l' Australien Nik Cubrilovic, spécialiste en sécurité informatique, Facebook continue d'enregistrer des informations sur ses utilisateurs après leur déconnexion du service. Selon M. Cubrilovic, lorsque l'utilisateur clique sur le bouton "se déconnecter" de Facebook, le site laisse sur son ordinateur un fichier qui contient des informations personnelles et continue à communiquer à Facebook des éléments sur la navigation de l'internaute.


Pour personnaliser les pages de sites Web, Facebook, comme de nombreux sites ou services, utilise un petit fichier, dit "cookie", déposé sur le disque dur de l'ordinateur, et dans lequel sont stockées des informations sur l'identité et la navigation de l'internaute. Ce fonctionnement est normal : ce qui l'est moins, note M. Cubrilovic, c'est que lorsque l'internaute se déconnecte, le cookie n'est pas effacé, mais simplement modifié. L'utilisateur qui continue à surfer transmet ainsi, sans le savoir, des informations à Facebook ; et le cookie, qui reste sur la machine, conserve des informations à son sujet.

"Si vous vous connectez à Facebook depuis un ordinateur public, et que vous cliquez sur 'se déconnecter', vous laissez malgré tout derrière vous des empreintes digitales. D'après ce que je constate, ces empreintes restent présentes jusqu'à ce que quelqu'un supprime manuellement tous les cookies Facebook de l'ordinateur", écrit M. Cubrilovic.

En réponse à l'article de M. Cubrilovic, Gregg Stefancik, un ingénieur de Facebook, explique que "les cookies de Facebook ne sont pas utilisés pour espionner les internautes. Ce n'est tout simplement pas leur rôle. En revanche, nous utilisons ces cookies pour fournir du contenu personnalisé (...), améliorer notre service (...) ou protéger nos utilisateurs et notre service (par exemple pour nous protéger d'attaques par déni de service ou en demandant une deuxième authentification lorsque l'utilisateur se connecte depuis un endroit inhabituel)."

CONTROVERSES SUR LES NOUVELLES FONCTIONNALITÉS

Ce débat sur l'utilisation des cookies par Facebook intervient quelques jours après la présentation de nouvelles fonctionnalités par Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, lors de la conférence F8 du réseau social. Parmi ces nouvelles fonctionnalités, la possibilité pour certains services de publier automatiquement des informations sur le profil des utilisateurs – par exemple, les morceaux qu'ils sont en train d'écouter sur des services comme Deezer ou Spotify.

Le chercheur Dave Winer extrapole dans un exemple imaginaire, celui d'un mafioso qui utiliserait Facebook : "'Bull Mancuso vient de lire un article expliquant comment tuer un autre mafieux'. Bull n'a pas commenté l'article. Il n'a pas cliqué sur le bouton j'aime. Il s'est juste rendu sur une page Web. Et une annonce a été faite en son nom à toutes les personnes qui le suivent sur Facebook."

"Ces applications demandent explicitement la permission des utilisateurs avant de publier des informations, rétorque, sur Hacker News, un autre ingénieur de Facebook. Je comprends que vous puissiez être inquiet si, par exemple, vous avez installé cette application sans savoir qu'elle pourrait publier des messages. Mais si cela vous pose des problèmes par rapport à votre vie privée, vous pouvez toujours changer les permissions accordées à cette application dans les paramètres de votre compte."

Le Monde.fr

Un message viral qui ajoute à la confusion

"SVP rendez-moi (et à vous aussi) service : passez la souris sur mon nom, attendez de voir la petite fenêtre s'afficher, passez la souris sur le bouton " abonné(e) " (subscribed) et décochez " Commentaires et mentions j'aime ", que mes commentaires privés ne soient pas rendus publics ! Merci ! (et copiez ceci dans votre statut si vous ne voulez pas que le moindre de vos mouvements soit visible pour tous !)."

Depuis la semaine dernière et les nouvelles annonces de Mark Zuckerberg, ce message se diffuse sur Facebook, en anglais comme en français. Il est pourtant faux : le fait de suivre les mises à jour d'un tiers ne rend pas ces dernières publiques. Le seul résultat de la modification proposée est de rendre les mises à jour de "l'ami" concerné invisibles dans le flux de l'utilisateur.

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 16:25
Mark Zuckerberg, PDG de Facebook
(Justin Sullivan / AFP) Mark Zuckerberg, PDG de Facebook

Facebook a annoncé, mardi 13 septembre, la nomination de l'ancienne eurodéputée allemande Erika Mann à la tête des nouveaux bureaux bruxellois du réseau social.

Officiellement, celle-ci sera chargée de faire la liaison avec les institutions européennes.

Entre les lignes, Erika Mann va mener une intense action de lobbying auprès des institutions européennes pour Facebook en vue de la révision de la directive européenne de 1995, élément clef de la législation sur internet. Le réseau social aux 800 millions de membres voudrait éviter que l'Union européenne l'oblige à s'investir plus en matière de protection de la vie privée, avec des restrictions sur ses services contestés.

 

Erika Mann, en juin 2000 (DERRICK CEYRAC / AFP) "Pour que l'UE se cale sur la législation américaine"

Erika Mann n'est pas étrangère aux activités de lobbying, puisqu'elle a été la présidente du Réseau politique transatlantique (Transatlantic Policy Network) qui plaide pour la création d'un espace de libre échange entre l'Union européenne et les Etats-Unis aux niveaux économique, mais aussi politique et militaire.

Selon un député européen, "ce lobby plaide notamment pour que l'Union européenne se cale sur la législation américaine". Ainsi, l'ex-eurodéputée SPD s'est souvent placée en contradiction avec les positions des socialistes européens, soutenant notamment le traité anti-contrefaçon (Acta).

 

550.000 dollars annuels en lobbying

Parallèlement, Facebook a déposé, ce lundi, une demande pour former, aux Etats-Unis, un "comité d'action politique" baptisé "FB PAC".

"FB PAC donnera à nos employés le moyen de faire entendre leur voix dans le processus politique en soutenant les candidats qui partagent nos objectifs de promouvoir la valeur de l'innovation pour notre économie tout en donnant aux gens le pouvoir de partager et de rendre le monde plus ouvert et connecté", a déclaré un porte-parole du réseau social au journal "Hill".

Facebook aurait dépensé 550.000 dollars (403.000 euros) en lobbying en 2011, contre 350.000 dollars (257.000 euros) l'année précédente, selon le journal. Le réseau social vise à peser sur les futures législations.

Désormais, avec Erika Mann, Facebook étend son activité de lobbying outre-Atlantique.

 

Boris Manenti - Le Nouvel Observateur

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