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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 12:13

 

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 12:11

Contrairement à ce que rapporte LCI qui se charge de relayer la propande de Guéant et ses sbires, ce ne sont pas des heurts qui ont eu lieu  Boulevard St Germain à Paris.

Il s'agit d'une attaque des CRS à l'encontre des marcheurs indignés Espagnols et Français. Ils ont été gazés et tabassés. Le bilan est lourd : 3 blessés dont deux graves et entre 70 et 80 arrestations.

 

un témoignage publié sur Facebook :

"je viens de finir une conversation avec un compagnon qui etait dans le bus de la police.

Voici l'information qu'il m'a donné.. 

les marcheurs ont été encerclé alors qu'ils n'etaient pas en train de bloquer les route ni en train de faire quelque chose d'illegal..

Ils les ont encerclé, gazifié et roué de coup..

ils ont embarqué quelque marcheurs.. c'est l'un d'entre eux qui m'a appelé.

nous avons une compagnon dans un hopital de paris.

il m'a demander de denoncer depuis l'espagne les actions policières française au parlement européen..

à diffuser trés largement svp !!!!"


Plus d'information sur la page fb : http://www.facebook.com/marcheparis

Les videos : http://www.ustream.tv/channel/democracia-real-paris

Carland

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 12:08
Les voilà présenté sous forme d'amendement par la commission action Bastille
Suppression = barré
ajouts en italique.
Le 15 octobre – Tous ensemble
pour un changement mondial
que règne la justice
Le 15 octobre des gens du monde entier descendront dans les rues et sur les places. De l’Amérique à l’Asie, de l’Afrique à l’Europe, ces personnes se mobilisent pour réclamer leurs droits et exiger une vraie démocratie. Maintenant il est temps de nous réunir dans une protestation révolution mondiale non-violente.
Le pouvoir en place travaille au profit de quelques-uns en ignorant aussi bien la volonté de la majorité que le prix humain et environnemental que nous payons. Cette situation intolérable doit cesser.
Unis d’une seule voix, nous allons faire savoir aux politiciens, et aux élites financières qu’ils servent, que c’est à nous, le peuple, de décider de notre avenir.
Nous ne sommes pas des marchandises entre leurs mains, ni entre celles des banquiers, qui ne nous représentent pas.
Le 15 octobre nous nous rencontrerons dans les rues afin d’initier le changement mondial que nous voulons. Nous allons manifester pacifiquement, débattre autour de revendications et nous organiser jusqu’à obtenir satisfaction.
Sont proposées :
Abolition de toutes les formes de violence et de domination :
- sexisme, racisme, discriminations contre les religions, homophobie.
- guerres, occupation, colonisation,
- exploitation
- Abolition des dettes indignes
Contre toutes les discriminations de toutes sortes = égalité des droits pour tous
- Sécurité sociale universelle
- Liberté de circulation
- droit à l'autodétermination des peuples
Démocratie réelle universelle
Il est temps de nous d'unir nos forces autour d'objectifs communs. Il est temps pour eux de nous écouter.
Peuples du monde, mobilisez-vous le 15 Octobre !
 
 

Le 15 octobre – Tous ensemble pour faire régner la justice

Le 15 octobre des gens du monde entier descendront dans les rues et sur les places. De l’Amérique à l’Asie, de l’Afrique à l’Europe, ces personnes se mobilisent pour réclamer leurs droits et exiger une vraie démocratie. Maintenant il est temps de nous réunir dans une protestation mondiale non-violente.
Le pouvoir en place travaille au profit de quelques-uns en ignorant aussi bien la volonté de la majorité que le prix humain et environnemental que nous payons. Cette situation intolérable doit cesser.
Unis d’une seule voix, nous allons faire savoir aux politiciens, et aux élites financières qu’ils servent, que c’est à nous, le peuple, de décider de notre avenir.
Nous ne sommes pas des marchandises entre leurs mains, ni entre celles des banquiers, qui ne nous représentent pas.
Le 15 octobre nous nous rencontrerons dans les rues afin d’initier le changement mondial que nous voulons. Nous allons manifester pacifiquement, débattre et nous organiser jusqu’à l’obtenir.
Il est temps de nous unir autour d'objectifs  communs.
 Il est temps pour eux de nous écouter.

OCTOBER 15TH – UNITED FOR #GLOBALCHANGE

On October 15th people from all over the world will take to the streets and squares. From America to Asia, from Africa to Europe, people are rising up to claim their rights and demand a true democracy. Now it is time for all of us to join in a global non violent protest.
The ruling powers work for the benefit of just a few, ignoring the will of the vast majority and the human and environmental price we all have to pay. This intolerable situation must end.
United in one voice, we will let politicians, and the financial elites they serve, know it is up to us, the people, to decide our future.
We are not goods in the hands of politicians and bankers who do not represent us.
On October 15th, we will meet on the streets to initiate the global change we want. We will peacefully demonstrate, talk and organize until we make it happen.
It’s time for us to unite. It’s time for them to listen.

People of the world, rise up on October 15th!

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 07:19

Les Indignés ont été à nouveau aggressés par la police hier soir à Saint Germain. 60 interpelations 2 blessés hospitalisés.

 

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 20:39
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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 20:15

 

 

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 14:01
Emmanuel Lévy - Marianne | Lundi 19 Septembre 2011 à 12:01 

Marianne s'est procurée une lettre de protestation émanant de la Cour des comptes. La juridiction se plaint de ce qu'une ex-conseillère de Nicolas Sarkozy soit nommée dans ce corps de contrôle passant outre l'avis défavorable que lui a signifié son Président. Une première dans l'histoire de la Veme République



Didier Migaud, Premier président de la Cour des comptes
Didier Migaud, Premier président de la Cour des comptes

« Une nomination sans précédent ». L’intitulé de la lettre de protestation du bureau de la très discrète association des magistrats et anciens magistrats de la Cour des comptes vaut son pesant de cacahuètes. Il s’agit en effet, d’une première dans l’histoire de l'institution de la rue Cambon. C’est dire si les magistrats, qui n’ont d’autre voie que cette association pour se défaire de leur devoir de réserve, ont du mal à avaler la nomination parmi eux de Cécile Fontaine. 

 

En charge des questions de défense au cabinet de Nicolas Sarkozy depuis 4 ans, après d'autres missions dans les divers cabinets ministériels, elle a été nommée Conseillère maître sur décret du Président, malgré l’avis défavorable que Didier Migaud, premier Président de la Cour, a signifié à l’Elysée : « Certes, cet avis n’est que consultatif mais les motifs qui ont conduit le Premier président, après avoir recueilli le point de vue du Procureur général et des huit présidents de chambre, à se prononcer contre la nomination de la personne en cause auraient dû être d’autant plus respectés qu’un tel avis défavorable revêt un caractère exceptionnel. »

 

Exclusif. République irréprochable, saison 5 : Sarko viole la Cour des comptes

Marianne a pu obtenir quelques explication sur les « motifs » qui ont justifié cet avis « défavorable (qui) revêt un caractère exceptionnel ». Cependant qu’il figure clairement sur le décret, comme une tache indélébile. Au bureau de l'association on explique cette décision: « La personne en question a directement été nommée conseiller maître alors qu'elle ne dispose que d'une expérience réduite de l'administration. Surtout c'est la première fois que l'on va outre un avis défavorable.» Le grade, un des plus haut de Conseiller maître ne peut être occupé que par une personne de plus de 40 ans, quand Cécile Fontaine, elle, les a obtenu à quatre jours près. Le nombre d'années n'étant pas le seul garant de la sagesse, la Cour des comptes a également estimé, que pour un magistrat qui sera amené à juger des politique publiques, passer directement du cabinet du chef de l'Etat sans une période de décontamination pouvait poser problème.

 

Pierre Joxe, alors président de la Cour des comptes à la fin des années 90 avait lui aussi rejeté la proposition de nomination d'un membre éminent du cabinet d'Alain Juppé. Patrick Stéfanini, le conseiller en question, avait dû alors se contenter du conseil d'Etat.

 

On est loin de ce 14 janvier 2007 où Nicolas Sarkozy, alors candidat de l’UMP, s’envolait dans une déclaration à l’attention des sans grades dont il chinait les suffrages : « La démocratie irréprochable, ce n’est pas une démocratie où les nominations se décident en fonction des connivences et des amitiés, mais en fonction des compétences. Le fait du Prince n’est pas compatible avec la République irréprochable. » 

 

Cette nomination d’ami n’est pas une première. Le 16 février dernier, à l’Assemblée, François Fillon, laisse le soin à François Baroin, son porte parole, de répondre à une question dérangeante des socialistes. Les députés de l’opposition interrogent le gouvernement sur la nomination de Dominique Tiberi, fils de l’ex maire de Paris, comme « contrôleur général économique et financier de première classe ». 

 

Pire avec les prochaines élections sénatoriales les nominations se sont accélérées : « Après Nicolas About (Union Centriste) nommé au Conseil supérieur de l'audiovisuel, Pierre Fauchon (Union Centriste) au Conseil supérieur de la magistrature, Christian Gaudin (Union Centriste) comme préfet, Jean-Claude Etienne (UMP) au Conseil économique social et environnemental, Alain Lambert (UMP) à la Cour des comptes, c'est maintenant le tour du sénateur Christian Demuynck (UMP), qui menaçait de présenter une liste dissidente en Seine-Saint-Denis, de se voir confier une mission auprès du gouvernement », a récemment déclaré à l’AFP Jean-Pierre Bel, le président du groupe socialiste au Sénat. Autant de postes destinés à mettre de l’huile dans les rouages des négociations au sein de l’UMP. C'est tout bénef : la République irréprochable pourra encore figurer parmi les promesses présidentielles de la campagne 2012 puisqu'elle n'a pas été satisfaite.

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 13:55

L'héritage, copyright General Bye Bye

Grâce au Web, les créateurs disposent d'outils pour diffuser et de promouvoir librement leurs œuvres. Reste à en assurer le financement pour s'affranchir de l'emprise des producteurs. Pourquoi ne pas battre le rappel de ses amis internautes pour financer la création ?

S'il ne garantit pas richesse et gloire, le « crowdfunding » – littéralement « financement par la foule » – est un mode de financement participatif qui permet aux artistes de trouver des mécènes.

Sur Internet, chaque créateur peut présenter son projet et indiquer la somme qui manque pour le réaliser. Les internautes choisissent d'apporter leur obole aux chanteurs, cinéastes, journalistes… Ils donnent à la hauteur de leurs moyens et n'attendent en retour que des contreparties symboliques.

Par leurs recommandations sur les réseaux sociaux, ils peuvent agrandir le cercle des admirateurs et des donateurs. Une communauté de mécènes se crée, les « crowdfunders ».

Sur Kickstarter, 25 000 projets déjà financés

En France, Vincent Ricordeau et deux amis ont lancé, en 2010, le site KKBB pour KissKissBankBank, sur le modèle de l'américain Kickstarter. Il fait les comptes :

« Aux Etats-Unis, 8,7 millions d'euros sont collectés tous les mois sur Kickstarter, et 25 000 projets y ont déjà été réalisés. Environ 45% des projets présentés récoltent la somme nécessaire. »

Pas de risque pour le donateur : le crowdfunding est basée sur la règle du « tout ou rien ». Seul le projet qui atteint la somme escomptée, dans le temps imparti, perçoit les dons. Si la collecte rate, le donateur récupère sa mise.

En 2009, General Bye Bye doit trouver 800 euros pour boucler le budget de sa tournée aux Etats-Unis. Partant du principe que « ce qui fait gagner de l'argent à un groupe, c'est son public », il commence par faire tourner le chapeau sur les sites de crowdfunding.

Le leader du groupe Philippe Beer-Gabbel sait qu'un projet réussi est un projet qui donne envie. « On avait besoin d'une vidéo courte, didactique et drôle pour attirer les gens. » Le groupe poste sur KKBB un petit film décalé.


En quelques semaines, la somme est réunie. KKBB prélève 10% de commission (hors TVA) mais n'exerce aucun droit sur l'utilisation des fonds. General Bye Bye part en tournée. Depuis, son leader est rôdé au crowdfunding :

« Je tiens à jour une mailing list pour rester en contact avec nos fans. Il faut communiquer de manière intelligente et ne pas se sentir gêné d'insister : en général, les gens ne donnent de l'argent qu'au bout du septième message ! »

Si chaque site de crowdfunding a ses règles propres, le principe est de garantir au créateur la propriété intellectuelle de son projet. La participation financière des internautes étant considérée comme un don, elle ne vaut pas royalties mais offre quelques contreparties.

Ainsi, General Bye Bye s'est engagé à composer une chanson « sur mesure » à l'internaute qui a donné 150 euros. Pour le double, le groupe proposait de venir chanter tout son répertoire, chez lui.

Sur Ulule, 5 000 euros levés en trois semaines

La cofondatrice de Black Rabbit Film Adeline Monzier a elle choisi le site Ulule pour soutenir sa première production. Elle fixe l'objectif de collecte à 5 000 euros en trois semaines de temps, pendant lequel la jeune maison de production s'active à faire connaitre son projet, le court-métrage de Michaël Terraz, auteur de BD.

Pour Adeline Monzier, « la magie du cinéma opère toujours » : « Ce qui plait aux internautes, c'est de pouvoir dire qu'ils ont été à l'origine du film. » Ils sont 83 crowdfunders à avoir donné un total de 7 420 euros. La production n'en espérait pas tant. La productrice s'enthousiasme :

« On pense obtenir environ 10% du budget du film par ce moyen. Ce qui nous a impressionnés, c'est que certaines personnes ont mis des sommes considérables : 100 ou 500 euros ! Et nous avons plus d'une centaine de personnes qui attendent la sortie du film et en parleront à leur entourage »

L'opération a permis à Black Rabbit Film de démarcher plus aisément des partenaires institutionnels. La Télévision suisse romande (TSR) vient d'investir 8 000 euros dans le film. Mais hors crowdfunding, la TSR ayant décider d'être coproducteur.

« Il faut bien se dire que ce sont d'abord la famille et les amis, puis les amis d'amis qui financeront un projet, confirme le cofondateur de KKBB, Vincent Ricordeau. Seuls les projets les plus originaux peuvent créer le buzz et obtenir un plus large soutien. »

S'il passe pour la nouvelle tendance du web, le crowdfunding tend à se fondre dans la coproduction, le microcrédit ou l'investissement participatif. Il n'est plus toujours évident de les différencier.

Le chanteur Grégoire est la tête d'affiche de MyMajorCompany, un label musical communautaire adossé à l'industrie du disque. Les internautes qui ont acheté des parts de son projet de disque participent à mutualiser les risques des producteurs. Tous attendent de Grégoire un retour sur investissement plus sonnant qu'un récital à domicile.

Le financement participatif peut sembler utopique à un investisseur aguerri. Mais les crowdfunders ont le goût du mécénat et l'esprit de réseau. Leur plaisir est de faire advenir des projets Triple A – artistiques, alternatifs, atypiques. Ceux-là même qui rebutent les producteurs grand public, parce qu'ils les jugent trop risqués.

Florent Chevallier pour Reporters d'Espoir

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 13:48

Un cercueil blindé, des déchets mystérieux, un blessé soigné par l'armée : un journal espagnol dénonce les silences français.

Un blessé est évacué après l'accident sur le site nucléaire de Marcoule, le 12 septembre 2011 (Stringer France/Reuters).

Selon le quotidien barcelonais Publico, les autorités françaises cherchent à cacher l'origine radioactive de l'accident qui a eu lieu lundi 12 septembre sur le site de Marcoule, faisant un mort et quatre blessés. Selon leurs informations, la victime a été contaminée : le cercueil, mis en terre samedi, est protégé par un blindage spécial et la famille n'a pas pu voir le cadavre.

Le quotidien croit également savoir qu'aucune autopsie n'a été effectuée. Et seuls les gendarmes, équipés de combinaisons de protection, ont eu accès au hangar où a eu lieu l'explosion.

Selon l'ASN, des blessés « pas contaminés »

L'employé mort était d'origine espagnole, âgé de 51 ans et il est mort brûlé par des métaux en fusion alors qu'il tentait d'ouvrir la trappe du four à la barre à mine.

Dans un premier communiqué, l'ASN (Autorité de sureté nucléaire) affirmait qu'il n'y avait pas de rejet à l'extérieur de l'installation. Sans préciser s'il s'agissait du site ou du hangar.

Dans un deuxième communiqué, l'ASN assurait que « aucune contamination n'a été constatée : les blessés ne sont pas contaminés ».

« Un accident industriel, pas nucléaire »

Le jour même de l'accident (qui a eu lieu dans le centre nucléaire Centraco, appartenant à Socodei, une filiale d'EDF), EDF s'était montré rassurant :

« C'est un accident industriel, pas nucléaire. Il n'y a pas de rejet radioactif et a priori, il n'y en aura pas. »

La Criirad (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité) avait confirmé que selon ses relevés, tout était normal.

Mais les gendarmes français auraient raconté aux journalistes espagnols :

« Par chance, notre commandement nous a protégés en nous empêchant de rentrer dans le secteur et d'attendre les unités du risque nucléaire-radiologique-bactériologique-chimique (NRBC). »

Les sources judiciaires qui ont ouvert une information pour « homicide et blessures involontaires » ont indiqué au quotidien espagnol que le cadavre de José Marin est resté 48 heures dans le hangar avec le métal radioactif dans le corps. Ils ont confirmé que le cercueil était équipé d'une « protection anti-radioactive légère ».

Et selon un enquêteur, si le corps n'a pas pu être présenté à la famille, c'est parce qu'il ne pouvait pas être décontaminé.

Des incertitudes qui dérangent

Pour le journal, trois « secrets » posent problème :

  • EDF n'a donné aucune information sur l'état du corps de l'employé décédé ;
  • le deuxième blessé grave, un jeune employé (un apprenti selon Greenpeace) qui lui aussi a été touché par le métal en fusion à 1 300 °C, se trouverait entre la vie et la mort, brûlé au troisième degré sur 85% du corps. Il était soigné dans un hôpital civil (CHU de Montpellier) et a été transféré dans un hôpital militaire, celui de Percy-Clamart, « l'un des meilleurs de France, certes » note le quotidien, « mais qui dépend du ministère de la Défense » ;
  • le refus de Socodei-Centraco de révéler qui étaient les clients dont les déchets radioactifs étaient alors incinérés. Comme le refus des autorités de rendre publics les résultats des analyses des filtres et capteurs situés sur la cheminée du four qui a explosé.

Des déchets provenant d'activités militaires locales ?

Pour les Espagnols, il semble absolument anormal de ne pas pouvoir connaître la nature des métaux qui auraient contaminé les victimes, et notamment savoir s'ils sont d'origine militaire ou civile.

Selon le quotidien, qui cite un rapport de l'Office parlementaire de l'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) datant de 1997, le four accidenté était destiné, lors de sa construction, à incinérer principalement des déchets provenant d'activités militaires locales :

  • trois réacteurs produisant du plutonium pour les bombes G1, G2, G3 ;
  • une usine de retraitement de combustible usé, émanant des réacteurs militaires (UP1) ;

Selon l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, (IRSN) ce n'est pas le four en cause dans l'accident. Thierry Charles, son directeur de la sûreté des installations, nous apporte les informations suivantes :

  • le site de l'accident étant sous scellés de la justice, ils n'ont pas accès à une partie des installations ;
  • la Socodei-Centraco a pour mission de traiter les déchets civils provenant principalement d'EDF et Areva ;
  • la Socodei est tenue de respecter la limitation de becquerels dans les matériaux qu'elle traite et de rejets. Ces informations sont transmises et vérifiées par l'ASN.
  • la radioactivité présente dans les métaux en fusion dans le four était faible, 63 000 becquerels pour 4 tonnes.

L'IRSN ignore encore les raisons de l'accident.

Greenpeace troublé par des contradictions

Sophia Majnoni, en charge du nucléaire à Greenpeace, se montre troublée par ces informations :

« Ou bien le mort n'était pas contaminé et dans ce cas il n'y a aucune raison d'utiliser un cercueil spécial, ou bien seuls les blessés n'ont pas été contaminés et à ce moment-là, la communication de l'ASN est ambiguë en laissant entendre qu'il n'y a eu aucune contamination à l'extérieur du four. »

Dans tous les cas, Greenpeace demande que toute la transparence soit faite sur les circonstances exactes de l'accident. Sur le versant « militaire » de la discrétion des autorités françaises :

« Que les déchets fondus dans le four proviennent d'une zone militaire ou civile ne donne pas d'indication sur leur nature, ça ne signifie notamment pas qu'ils sont forcément plus radioactifs. »

Le four n'aurait pas explosé

Pour Michèle Rivasi, députée européenne Europe Ecologie, professeure agrégée de biologie et fondatrice de la Criirad :

« Les Espagnols sont confrontés au secret qui est la culture et la maladie génétique française. »

Selon les explications fournies par l'Autorité de sureté nucléaire, que nous ont rapportées deux sources, le four n'aurait pas explosé. L'ouvrier qui est mort aurait soulevé la trappe du four, et un geyser de métaux en fusion a jailli, le tuant et blessant son collègue. « Du métal contaminé », rappelle Michelle Rivasi, « et on ne sait pas par quoi. On ne sait pas d'où vient cette ferraille. Si elle provient des bombes, il peut y avoir, par exemple, du plutonium ».

Le Haut comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire (HCTISN) devrait rapidement mettre en ligne le compte-rendu de la réunion qui a porté sur ce sujet. Il y aura aussi des photos du four. La réunion a eu lieu jeudi. Selon son dernier « point », il n'y avait rien à signaler.

Mis à jour le 19/09/2011 à 15h30. Ajout du paragraphe avec le directeur de la sûreté de l'IRSN.

Photo : un blessé est évacué après l'accident sur le site nucléaire de Marcoule, le 12 septembre 2011 (Stringer France/Reuters).

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 13:16

La conversion des socialistes français à la nécessité de réduire le déficit public, manifeste lors du premier débat télévisé qui a opposé le 15 septembre les six candidats à la primaire, a quelque chose de paradoxal. Elle survient en effet à un moment où des voix de plus en plus nombreuses s'élèvent chez les économistes, et au-delà, pour mettre en garde les pouvoirs publics contre un excès de rigueur et/ou une rigueur généralisée.

L'Allemagne, on le sait, a inscrit dans sa Constitution le passage à un déficit structurel quasi nul (0,35% de son produit intérieur brut) à partir de 2016 et elle a d'ores et déjà obtenu que  certains de ses 16 partenaires de la zone euro suivent son exemple.

Or, dans une note diffusée le 7 septembre 2011, Henri Sterdyniak et Catherine Mathieu, chercheurs à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), observent que la règle d'or allemande  n'en est pas une. Et surtout, ils indiquent que la "vraie" règle d'or des finances publiques, énoncée par Paul Leroy-Beaulieu à la fin du XIXème siècle, reconnaît à l'Etat le droit d'avoir un déficit tant qu'il finance l'investissement public.

Il ne va donc pas de soi ni du point de vue de l'économie classique, ni, bien entendu, du point de vue de la théorie keynésienne, qu'il faille se fixer pour objectif d'avoir un solde nul des finances publiques. Le "bon" niveau de déficit structurel dépend de la situation économique.

"Un déficit de 2,3% du PIB correspondait à la vraie règle d’or en 2006 pour la France ; un déficit de 7,5% du PIB  était nécessaire en 2009, compte tenu de la situation économique", précisent les deux auteurs. Et d'ajouter en bons keynésiens : "dans une situation de faible croissance, de fort chômage, où les taux d’intérêt sont déjà très faibles (le 1er septembre, la France s’endettait à 10 ans à 2,9%), la priorité n’est pas de réduire le déficit public mais de soutenir la demande privée".

Ces interrogations ne sont pas limitées aux seuls keynésiens. Ainsi Christian de Boissieu, professeur associé à Paris-I, confesse-t-il ne pas savoir "d'où les Allemands sortent leur chiffre de 0,35% ni à quoi il correspond". "La règle d'or allemande pose des problèmes, en particulier parce qu'elle ne reconnaît pas à l'Etat le droit d'emprunter pour investir  et parce qu'elle implique, à terme, un taux d'endettement public tendant vers zéro, ce qui est absurde",  analyse Patrick Artus, directeur de la recherche économique de Natixis. Et de pointer d'autres règles moins "simplistes", comme l'interdiction de financer par la dette les dépenses publiques courantes.

Autrement dit, il n'y a aucune raison de faire "le concours de celui qui réduira sa dette le plus vite", selon l'expression d'Arnaud Montebourg, et Martine Aubry trouvera dans la littérature économique de solides arguments à opposer à François Hollande sur la nécessité ou pas de se fixer un objectif de zéro déficit des finances publiques en 2017.

Le cas de la Grèce retombée en récession deux ans après un premier plan d'austérité montre que le rétablissement de la soutenabilité des finances publiques exige du temps et un certain doigté. "Lorsque l'on va trop vite et trop loin, on casse la croissance et on aggrave le ralentissement économique ou on accentue la récession", observe Christian de Boissieu.

Si, comme le confirme Philippe Aghion, professeur d'économie à Harvard et à l'école Polytechnique, "il n'existe pas à proprement parler de définition de la rigueur", les pays sinon les plus rigoureux, du moins " les plus vertueux" sont, à ses yeux, "ceux qui ont des faibles niveaux moyens de dette publique ou de déficits publics sur PIB et qui de surcroît mènent des politiques contracycliques (augmentation des déficits en récession, réduction des déficits en période d'expansion), ce qui leur permet de minimiser les conséquences du cycle économique sur l'emploi et les investissements de croissance".

Christian de Boissieu  met pour sa part en avant au moins trois indicateurs utiles pour donner un contenu à la rigueur, ce terme emprunté aux politiques (de Raymond Barre à François Fillon en passant, bien sûr, par le socialiste Pierre Mauroy et son fameux tournant de 1983 ) : la baisse des salaires nominaux et des salaires réels (donc du pouvoir d'achat) , la caractère restrictif des politiques budgétaire et monétaire et leurs coûts d'ajustement économiques et sociaux, qui peuvent être extrêmement élevés (les Irlandais, les Grecs et les Portugais en savent quelque chose).

Si la rigueur peut se retourner contre la croissance et, dans les cas extrêmes, contre le redressement des comptes publics, sa généralisation, au même moment, à l'ensemble des pays de la zone euro, déjà affectés par le ralentissement économique mondial, ne peut qu'engendrer une spirale dépressive, alerte un nombre croissant d'économistes.

Dans son édition du 15 septembre, l'International Herald Tribune rapporte qu'un des membres du comité de politique monétaire de la Banque  d'Angleterre est un économiste américain, Adam Posen. Et que ce spécialiste du Japon et de ce qu'on appelle souvent sa "décennie perdue" met en garde depuis des semaines cette instance et les pouvoirs publics en Europe et aux Etats-Unis contre les risques de répétition des erreurs des années 1930, à savoir amplifier le ralentissement économique par des politiques monétaires encore trop conventionnelles et par des coupes budgétaires.

Que la Banque d'Angleterre tolère semblable énergumène en son sein alors que le premier ministre britannique, le conservateur David Cameron, plaide pour un Etat minimal et fait des coupes claires dans les dépenses publiques, montre bien, s'il en était besoin, à quel point les réponses aux problèmes de l'heure sont peu évidentes

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