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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 15:56

Publié le 30-09-11 à 06:36    Modifié à 09:18     par Le Nouvel Observateur avec AFP     29 réactions

L’homme d’affaires Franco-libanais charge les chiraquiens et justifie ses relations politiques dans l'affaire des contrats Agosta et Sawari II.

L’homme d’affaires Franco-libanais charge les chiraquiens et demande des excuses à Claude Guéant. AFP/Thomas Samson L’homme d’affaires Franco-libanais charge les chiraquiens et demande des excuses à Claude Guéant. AFP/Thomas Samson

L'intermédiaire en armement Ziad Takieddine, mis en examen dans le volet financier de l'affaire Karachi, a exhorté jeudi 29 septembre Nicolas Sarkozy à lever le secret-défense sur les deux contrats au coeur de l'enquête, tout en livrant sa version du degré d'implication de responsables de droite.

"Je dis au président de la République, je lui suggère : Arrêtez tout de suite, puisque vous êtes garant de la Constitution, levez le secret défense sur tous les contrats et notamment sur Agosta, et notamment sur Sawari II", a-t-il déclaré sur BFMTV.

Ziad Takieddine évoque les contrats de vente de sous-marins Agosta et de frégates Sawari II, respectivement au Pakistan et à l'Arabie saoudite en 1994, au centre de l'enquête des juges Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire.

"Qu'on arrête de parler de n'importe quoi sur n'importe quoi !", a plaidé l'homme d'affaires franco-libanais.

Parlant encore du chef de l'Etat français, Ziad Takieddine a lancé : "Franchement, il lui appartient de faire ça tout de suite, dans les 24 heures. C'est digne, il est digne, il le fera".

L'action des juges limitée

Tant le juge Marc Trévidic, qui enquête sur l'attentat de Karachi en 2002, que les juges Van Ruymbeke et Le Loire, chargés d'enquêter sur d'éventuelles malversations financières en marge des deux contrats, se sont heurtés à plusieurs reprises au secret-défense.

En novembre 2010, le juge Van Ruymbeke n'a pu perquisitionner les locaux de la DGSE à Paris et la communication de documents fiscaux classifiés provenant de sociétés de commercialisation d'armement lui a été plusieurs fois refusée.

De tels documents pourraient permettre de retracer le circuit des commissions, légales à l'époque, versées sur ces contrats. Les juges cherchent à savoir si ces commissions ont pu financer, illégalement, la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995.

Ziad Takieddine s'est expliqué sur ses relations avec le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, ainsi que le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, et a chargé Dominique de Villepin.

Guéant devrait s'excuser

"Monsieur Guéant est un ami que j'ai accompagné dans toutes les démarches que j'ai faites, toutes y compris la Libye", a-t-il dit en référence à la libération des infirmières bulgares en juillet 2007, époque à laquelle M. Guéant était secrétaire général de l'Elysée.

De son côté, Claude Guéant a récemment déclaré qu'il n'"y a eu aucune tractation commerciale" en faveur de l'homme d'affaires lors de la libération de ces infirmières à Tripoli.

"Il me donnait des éléments d'ambiance sur ce qui se passait à Tripoli, mais les négociations ont eu lieu directement avec Ziad Kadhafi et son Premier ministre", a affirmé Claude Guéant.

L'homme d'affaires franco-libanais a par ailleurs déclaré qu'il n'avait jamais demandé l'intervention dans son dossier fiscal de Jean-François Copé quand il fut ministre du Budget (novembre 2004 - mai 2007).

"Jean-François Copé, étant ministre du Budget, je n'ai jamais, jamais, et qu'on me le prouve, jamais demandé une quelconque intervention. Je n'ai jamais demandé", a-t-il dit, reconnaissant avec Jean-François Copé "une relation personnelle".

Charge contre les chiraquiens

Il a aussi attaqué Dominique de Villepin, qui a déclaré que Jacques Chirac avait ordonné l'arrêt du versement des commissions sur les contrats après son élection en 1995 en raison de soupçons de rétrocommissions.

"Où est parti l'argent supposé qui a été arrêté ? Je sais que cet argent n'a pas été arrêté", a-t-il dit.

"Cet argent a été transféré à une destination autre, celle que je connais et que je réserverai et au président de la République, et à la justice, c'est tout. Celui qui les a arrêtés va pouvoir répondre, va devoir répondre. Je parle de M. de Villepin !", a-t-il lancé.

BFMTV

 

 

Le Nouvel Observateur - AFP

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 15:53

Publié le 30-09-11 à 09:17    Modifié à 17:49     par Le Nouvel Observateur avec AFP     18 réactions

L'ex-ministre, qui sera vendredi au JT de France 2, a été auditionné comme témoin à la suite de ses conversations téléphoniques avec Thierry Gaubert.

Le proche conseiller de Sarkozy à l’Elysée est entendu par la police suite à ses conversations téléphoniques avec Thierry Gaubert. AFP/Lionel Bonaventure
Le proche conseiller de Sarkozy à l’Elysée est entendu par la police suite à ses conversations téléphoniques avec Thierry Gaubert. AFP/Lionel Bonaventure

L'ex-ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a été entendu comme témoin par la police, vendredi 30 septembre, dans l'enquête ouverte pour violation du secret professionnel après la révélation de ses conversations téléphoniques avec un protagoniste du dossier Karachi, Thierry Gaubert. L'audition auprès de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), chargée de l'enquête, s'est terminée peu avant 11h.

"Je suis soulagé. Ca permet de préciser et de démontrer un certain nombre de choses. Je rappelle que c'est moi qui ai demandé à être entendu comme témoin", a déclaré l'ancien ministre de l'Intérieur.

L’ancien ministre de l’Intérieur est l’invité vendredi soir du journal de 20h de France 2.

"Brice Hortefeux, comme il l'avait souhaité, a été entendu, ce matin, comme témoin, par l'autorité judiciaire. Il a, ainsi, pu préciser et démontrer, en toute transparence, qu'il ne disposait d'aucun élément provenant du dossier de la procédure judiciaire", a ajouté l'ancien ministre dans un communiqué.

"Les policiers ont repris le script de la conversation avec Thierry Gaubert et demandé des explications. C’était une audition normale avec des questions précises et fouillées", a ajouté Brice Hortefeux interrogé par "Le Monde".

"Il y a beaucoup de choses, hein"

Dans l'une de ces conversations téléphoniques, le 14 septembre, Brice Hortefeux avait prévenu Thierry Gaubert, un proche de Nicolas Sarkozy mis en examen dans le dossier Karachi, que sa femme, Hélène de Yougoslavie, de qui il est séparé, "balançait beaucoup" au juge. Elle avait été entendue quatre jours auparavant par le juge.

"Qu'est-ce que tu as comme infos là-dessus, toi, parce qu'elle me dit qu'elle dit rien?", avait répondu Thierry Gaubert. "Ça m'embête de te le dire par téléphone. Il y a beaucoup de choses, hein", avait assuré l'ex-ministre de l'Intérieur.

Après la révélation de ces écoutes, Brice Hortefeux avait déclaré qu'il souhaitait être entendu par la justice. Il avait nié "catégoriquement avoir eu quelque information issue de la procédure judiciaire en cours" sur le volet financier du dossier Karachi, assurant n’avoir eu vent que de "rumeurs journalistiques".

A la date de cette conversation téléphonique, seul "Mediapart" s'était fait l'écho des déclarations d'un témoin, sans dire qu'il s'agissait de madame Gaubert, affirmant que Thierry Gaubert et Ziad Takieddine, également mis en examen dans l'affaire Karachi, allaient chercher de l'argent en Suisse pour le ramener en France dans les années 90.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour violation de secret professionnel et recel à la suite de la révélation de ces écoutes.

Le Nouvel Observateur - AFP

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 15:49

Publié le 30-09-11 à 11:07    Modifié à 14:53     par Le Nouvel Observateur avec AFP     16 réactions

"S'il y a culpabilité, toutes les sanctions adéquates seront prises", prévient le ministre Claude Guéant.

Deux commissaires et un commandant ont été placés en garde à vue suite à l'interpellation de Michel Neyret accusé de trafic international de stupéfiants. AFP/Jean-Philippe Ksiazek Deux commissaires et un commandant ont été placés en garde à vue suite à l'interpellation de Michel Neyret accusé de trafic international de stupéfiants. AFP/Jean-Philippe Ksiazek

Trois autres responsables policiers étaient vendredi 30 septembre en garde à vue, au lendemain de l'interpellation du n°2 de la police judiciaire lyonnaise dans une enquête pour des faits de corruption sur fond de trafic international de stupéfiants, ont annoncé des sources proches de l'enquête.

Deux d'entre eux sont des commissaires: le patron de la brigade de recherche et d'intervention (BRI) de la PJ lyonnaise, et le chef de son antenne grenobloise. Le troisième, un commandant, est l'adjoint de ce dernier.

Dans le cadre de cette enquête menée par deux juges de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Paris, le n°2 de la police lyonnaise, Michel Neyret, 55 ans, a été placé en garde à vue à Paris. Il devrait être déféré en vue d'une mise en examen et d'un éventuel mandat de dépôt.

"Une immense douleur pour la police nationale"

Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a prévenu vendredi que des "sanctions adéquates" seraient prises si des culpabilités de policiers étaient mises au jour dans l'enquête sur des faits de corruption à la PJ lyonnaise.

"S'il y a culpabilité, toutes les sanctions adéquates seront prises", a mis en garde le ministre, en marge d'un déplacement à Strasbourg.

"Je ne sais pas quelles sont les ramifications de cette affaire. Et je ne peux pas préjuger non plus des décisions de la justice", a déclaré le ministre.

"Si la culpabilité était mise en évidence par le travail des magistrats, ce serait une immense douleur pour la police nationale de voir l'un des siens ayant quitté le droit chemin. Ce serait même une très grande peine", selon Claude Guéant.

"La police nationale prête son concours sans réserve à la justice pour que la lumière soit faite", a-t-il conclu.

"Onde de choc"

Plusieurs interpellations ont eu lieu jeudi: celle de la compagne de Michel Neyret, ainsi que celles de trois personnes soupçonnées de trafic de stupéfiants, placées en garde à vue à la brigade des stupéfiants parisienne.

A Cannes, un homme d'une trentaine d'années, connu de la justice pour des faits d'escroquerie, a également été arrêté. Ce Lyonnais d'origine est soupçonné d'avoir mis à la disposition du commissaire Michel Neyret des véhicules de luxe Ferrari ou Rolls Royce lors de ses séjours sur la côte d'Azur, a indiqué une source proche de l'enquête.

Des sources policières évoquent un "scandale" ou une "onde de choc" dans la police. Elles prévenaient dès jeudi que d'autres fonctionnaires de police "voire des magistrats" pourraient être "rapidement mis en cause" dans cette affaire qui a des liens "avérés avec le grand banditisme".

Elle vise un trafic international de stupéfiants, vraisemblablement une filière colombienne de cocaïne qui est au coeur de l'enquête et a été démantelée en région parisienne il y a plusieurs mois.

"Balancés par le milieu du grand banditisme"

Dans cette affaire, des malfaiteurs, soupçonnés d'être les trois hommes interpellés jeudi, avaient échappé aux enquêteurs qui s'en sont émus et ont porté des soupçons sur des policiers, d'où la saisine de la "police des polices".

Au fil de leurs investigations et des écoutes, selon les premiers éléments de l'enquête, les juges parisiens de la Jirs et la "police des polices" ont mis en évidence des "liens entre le grand banditisme" en cause dans cette affaire et des policiers, commissaires et officiers.

Certains ont "été balancés par le milieu du grand banditisme", des "truands français et italiens", selon l'une des sources, qui incitait pour cette raison "à la prudence".

Des comptes bancaires à destination de la Suisse, vraisemblablement alimentés par l'argent de la drogue, ont été découverts, orientant également les investigations vers du possible blanchiment.

Le Nouvel Observateur - AFP

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 15:45

Marianne - Laurent Pinsolle - Blogueur associé | Jeudi 29 Septembre 2011 à 18:00 


C’est un des cadeaux empoisonnés de la financiarisation imbécile de l’économie : plusieurs collectivités locales se retrouvent aujourd’hui étranglées par des emprunts toxiques vendus par des banques, du fait des yoyos monétaires récents. Notre blogueur associé Laurent Pinsolle, proche de Nicolas Dupont-Aignan, revient sur la polémique.



Comme l’explique bien Emmanuel Lévy, c’est la banque Dexia qui est au cœur d’un immense scandale. En effet, de 1995 à 2009, plus de cinq mille collectivités locales et établissements publics ont souscrit à des emprunts toxiques. Le principe était assez simple : baisser les taux d’intérêt d’emprunt par des montages financiers complexes, avec des paris sur l’évolution des taux d’intérêt ou des parités monétaires. Mais ces montages sont devenus toxiques avec la crise.

En effet, si les collectivités locales ont dans un premier temps gagné de l’argent en empruntant à taux réduits, les variations extrêmement fortes des marchés financiers ont déclenché des surcotes extrêmement élevées pour certains emprunts, allant jusqu’à augmenter le coût de 30% pour certaines collectivités. C’est ainsi que la Seine Saint Denis se retrouve contrainte d’annuler la rénovation d’un collège du fait de l’augmentation de ses frais financiers.

L’augmentation du taux de change du franc suisse ou la baisse de la livre ont ainsi affecté le niveau des taux payés par les collectivités locales dans les montages complexes proposés par les cerveaux malades de Dexia aux dirigeants des collectivités locales ou d’établissements publics. Tout cela démontre une nouvelle fois les ravages de la financiarisation excessive de l’économie, dont les montages complexes servent surtout à empocher des primes juteuses en faisant prendre des risques à autrui.

Une responsabilité inégale

Comment la folie financière a contaminé les collectivités locales

Bien sûr, les dirigeants publics portent une part de responsabilités : ce sont eux qui ont signé ces contrats dont le coût a explosé. Et après tout, quand on signe un contrat, on est responsable de ce que l’on signe et il leur revenait de s’assurer que les économies qu’ils réalisaient de la sorte n’étaient pas équilibrées par une prise de risque excessive, contenue dans les petits caractères que devaient comprendre des contrats. Ils auraient du se dire qu’on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre.

Néanmoins, comme pour les crédits subprimes, ainsi que l’explique brillamment Paul Jorion, il y avait sans doute une grande asymétrie d’informations entre les banques qui ont proposé de tels prêts et les organismes qui les ont souscrit. De même que les banques ont fait n’importe quoi en prêtant dans des conditions délirantes à des ménages qui n’en avaient pas les moyens, mais en se protégeant contre leurs défauts, Dexia porte une lourde part de responsabilité.

Car qui peut croire que les personnes chargées de prendre ces décisions avaient les compétences pour évaluer en toute objectivité les risques et opportunités de tels prêts ? De même, qui peut croire que la banque a suffisamment prévenu ses clients des dangers de tels montages et les a suffisamment sensibilisé aux conséquences potentielles ? On imagine plutôt qu’elles ont au mieux minimisé les risques, ou qu’elles les ont délibérément passé sous silence.

Cet épisode démontre une nouvelle fois la folie de la financiarisation de nos économies. Mais il est extrêmement malheureux que les leçons ne soient pas tirées de ces épisodes. Pourquoi n’interdisons-nous pas ce type de prêts pour les collectivités locales et les établissements publics ? 

Retrouvez les articles de Laurent Pinsolle sur son blog.

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 15:40

Le Monde - 29 septembre 2011

L’annonce présidentielle le 19 juin 2011 d’un moratoire sur les fermetures de classes dans le primaire n’empêchera pas les recteurs de devoir couper 5700 postes d’enseignants dans le premier degré. Ce qu’on leur demande, c’est que ça ne se voit pas. Que le solde des fermetures et ouvertures de classe soit égal à zéro sur le territoire, afin que le parti au pouvoir n’ait pas à gérer le mécontentement des maires en dernière ligne droite de la présidentielle.  

Fini le hors la classe
Pour compliquer un peu encore l’équation des économies de postes, les recteurs auront cette année ce paramètre supplémentaire à respecter. Un casse-tête qui va inévitablement passer par un ratissage de tout le « hors la classe ». Adieu les derniers assistants de langues vivantes, les conseillers pédagogiques et autres enseignants spécialisés qui offraient une aide un peu spécialisée aux enfants. Fini aussi les quelques bambins (13%) qui étaient encore accueillis avant d’avoir soufflé trois bougies.

Premier budget
Côté pile, le budget de l’école a un air avenant: l’éducation nationale, 1er budget de l’état disposera de 61, 024 milliards, soit 0,9% de plus qu’en 2011.
Côté face, c’est la pénurie. A la rentrée 2012, hors virage à 180% de l’après présidentielle, 14 000 nouveaux postes auront encore disparu dans l’éducation. La règle du non remplacement de la moitié des partants en retraite, en vigueur depuis 2007, reste de mise. Cela donnera une diminution de 5700 postes dans les écoles maternelles et primaires publiques, de 6550 dans les collèges et lycées publics, de 1350 dans l’enseignement privé et de 400 personnels administratifs.

Recherche postes à couper désespérément

Pas simple de rogner une nouvelle fois sur des effectifs mis à mal depuis 2007. Aujourd’hui, les commentateurs sont partagés. D’un côté il y a ceux qui pensent que le mammouth est à l’os et ceux qui estiment qu’on arrive à la moëlle. Et pourtant, il va falloir encore couper. Où ? « Nous avons commencé le dialogue de gestion avec les académies et allons passer à une deuxième phase début octobre », se rassure, très méthodique, le cabinet de Luc Chatel.

Soustractions sur le terrain

Comme l’an dernier, le ministère donne ses indications et les recteurs font les soustractions sur le terrain. Dans le premier comme le second degré, le premier « levier » cité par l’entourage du ministre Luc Chatel pour récupérer des postes reste la taille des classes. Sachant que le pays compte 518 276 classes tous niveaux confondus de la maternelle au bac, si l’on augmente chaque classe d’un élève, on gagne quelques postes d’enseignants… les mois à venir diront si le « dialogue de gestion » entre le ministère et les recteurs ressemble à du dialogue ou à de la gestion. Les années précédentes, c’est plutôt la seconde proposition qui l’emportait.

Maryline Baumard

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 15:38

LEMONDE.FR avec AFP | 29.09.11 | 14h38

 
 

La substitution du bisphénol A, utilisé pour la fabrication de très nombreux plastiques et omniprésent dans l'environnement quotidien, n'est pas envisageable pour le moment, a affirmé jeudi l'Union des industries chimiques (UIC). Les industriels demandent des études complémentaires sur ses effets chez l'homme.

 

L'Agence de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) a jugé, mardi, nécessaire de remplacer "sans tarder" le bisphénol A (BPA), en priorité dans les matériaux au contact des aliments, à cause d'effets sanitaires "avérés chez l'animal et suspectés chez l'homme, et ce même à de faibles niveaux d'exposition".

Le lendemain, c'est une proposition de loi du député PS Gérard Bapt qui visait à interdire l'usage du BPA dans tout conditionnement alimentaire. Le produit, potentiel perturbateur endocrinien, est suspecté dans un affaiblissement de la fertilité et dans de nombreuses pathologies cardio-vasculaires, diabète, cancers...

PAS DE SUBSTITUT DANS L'IMMÉDIAT

"La substitution du BPA n'est pas une démarche simple dans la mesure où son remplacement par une seule substance n'est techniquement pas envisageable aujourd'hui, en particulier dans les résines au contact des aliments", explique l'UIC dans un communiqué.

En outre, l'organisation professionnelle affirme ne pas pouvoir "accepter le principe de remplacement d'une substance bien évaluée par une substance moins bien évaluée du point de vue de ses impacts sanitaires et environnementaux".

"Face à des préoccupations scientifiques majeures, l'UIC demande aux pouvoirs publics de prendre en compte les incertitudes de l'évaluation et l'absence de substituts immédiatement disponibles pour certaines applications", poursuit le communiqué.

Les industriels de la chimie demandent donc que "les effets à très faible concentration chez l'homme soient confirmés par des études scientifiques complémentaires et fassent l'objet d'un partage de vues au niveau européen".

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 15:30

LEMONDE.FR | 30.09.11 | 11h27

 

La centrale nucléaire d'Areva au Tricastin, entre la Drôme et le Vaucluse.

La centrale nucléaire d'Areva au Tricastin, entre la Drôme et le Vaucluse. AFP/PHILIPPE DESMAZES

La Socatri, une filiale d'Areva, a été reconnue jeudi coupable du délit de "déversement de substances toxiques dans les eaux souterraines ayant entraîné une modification significative du régime normal d'alimentation des eaux", après une fuite d'uranium en juillet 2008.

Dans son arrêt, la cour d'appel de Nîmes a condamné la Socatri à une amende de 300 000 euros ainsi qu'au paiement de 20 000 euros de dommages et intérêts à chacune des associations parties civiles, dont Sortir du nucléaire, Amis de la Terre, Greenpeace ou France nature. Elle devra aussi verser 10 000 euros pour préjudice moral à une dizaine de riverains qui s'étaient eux aussi portés parties civiles.

74 KG D'URANIUM REJETÉS

En octobre 2010, la filiale d'Areva avait été relaxée par le tribunal de Carpentras (Vaucluse) "du délit de pollution des eaux ayant causé un effet nuisible sur la santé ou des dommages à la flore ou à la faune". Mais elle avait été reconnue "coupable du délit d'omission de déclaration sans délai à l'Autorité de sûreté nucléaire et au représentant de l'Etat", écopant d'une amende de 40 000 euros.

Dans la nuit du 7 au 8 juillet 2008, 74 kg d'uranium avait été rejetés dans l'environnement sur le site de la Socatri, usine de traitement des déchets, à la suite du débordement d'une cuve. Ce rejet avait contaminé temporairement les rivières alentour et entraîné la mise en place de mesures de précaution. Cet incident très médiatisé avait été classé au niveau 1 de l'échelle INES, l'échelle internationale des événements nucléaires, qui en compte sept.

AFP

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 15:27

Mardi : Nicolas Sarkosy au MUSÉE du DÉSERT !

 

Nous, habitants des Vallées Cévenoles, appelons à un grand rassemblement

 

LUNDI 3 OCTOBRE

17h30

ÀMIALET(parkingduFoyer)

 

Manifestons notre indignation à l’utilisation du symbole de la résistance cévenole !

Nos valeurs habituelles de fraternité, d’accueil et de résistance s’opposent aux politiques actuelles d’injustice et d’inégalité.

 

À l’issue de ce rassemblement, nous envisagerons les actions à venir.

 

LeshabitantsdesValléesCévenoles

Contact : habitantsdesvalleescevenoles@gmail.com

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 11:28

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Rising Sun

In March on Brussels on 29 September 2011 at 23:43

Amiens, September 29
Day 66 of the March on Brussels. From Breteuil, 32 km.

Acampada this morning in Breteuil

Dear people,

The hot sun felt like summer today, and we enjoy it as long as it lasts. We have advanced to the infamous river Somme, to the city of Amiens. Close to the river, in the more popular neighbourhoods, I have found traces of the low lands to which we are directed. The smell of French fries, and the presence of canals.


After the first few days from Paris, we have had certain problems of convivencia. When the distances become longer, the marchers become fewer. Many go by bus, train or hitch hiking, but they let their backpacks be transported by the comrade Charlie’s van.

When I say that this march seems to go ahead thanks to divine providence, that isn’t completely true. It’s thanks to comrade Charlie. He does logistics, kitchen, and mediation in conflicts. But yesterday, when he arrived and saw that all of the none walkers were drinking beer and didn’t help him unload the van, he was fed up with it.


The Central Committee prepared an internal assembly and announced that everyone will have to carry his own bags as from tomorrow. It was a threat. When people are faced with the necessity to carry their stuff, they start to think about what they really need, and what they can discard. People are used to accumulate, and so they were scared out of their wits.

In the end, according to plan, it was decided that only the people who are actually walking can bring one piece of luggage along in the van. The others will have to arrange themselves.

For the great part of the day I have been walking along with comrade Juan, who joined us in Paris. He is from the Communications commission of Acampada Málaga. We spoke a bit about Spanish history from the War of Succesion at the beginning of the 18th century up until the latest attempt of a military golpe in 1981. Comrade Juan knows his history, and he knows how to synthesise it.

A recurring theme is the existence of two different Spains. You could go back to the middle ages to make to this point, to the seafaring merchants of Catalunia and the feudal warlords of the highlands. The two states of mind have always persisted. On the one hand there is the Spain of the army, the Spain of god, nation, king and order. On the other hand there is the Spain of self determination and freedom, the Spain of the people.

Still, these spirits have never been confined to a specific category. In 1808, the populace rose up in favour of a decrepit monarchy, out of resentment against the French invadors. A few years later the intellectual elite styled the most progressive Constitution of the age, which was duly repressed by the royal establishment. In the century that followed, between one military coup and another, the liberal ideas and the feudal practices flowed and reflowed in Spanish politics.

The civil war in the 1930s was the exemplary expression of this conflict between the dark ages and the enlightenment. It was all the more symbolic because it encompassed all the great political philosophies of the 20th century. The anarchist trade union CNT had over a million members at the time. They formed their own militia’s on the republican side. It was like waging war, real war, in ‘15M-style’. They would take an old truck, paint it red and black, attach a gun to it, if they had one, and call it a tank.

The fascists won the war in the end. And only very recently has the spirit of the other Spain returned to the streets and to the squares.

In front of City Hall, Amiens

'Free massage' from the Massage commission

Another recurring issue, linked to the former, is the question of centralism. Madrid as capital, against the autonomic regions, peoples and villages.

I have noticed this same issue in our movement. Officially, every popular assembly is one hundred percent autonomous. The 15th of May was a nation wide protest in Spain. But the whole history of the acampadas began in Madrid, on Puerta del Sol.

Sol has been an example for many. The first people camping out there in the square, and everyone who assembled in their support, have shown that all those people longing for change are not alone, and that together they can make a difference. As a result, acampadas sprung up in all cities down to the smallest towns of the country. Later, all the Spanish popular marches converged on Sol. But those marches didn’t come to Sol because it was the center, like someone might think. They came to claim the fact that each different assembly was distinct and autonomous. They came to share their experiences on a level of equality. Sol just seemed the appropriate place to meet.

At the moment, there are two assemblies meeting in Puerta del Sol. One is the original Asamblea General de Sol, which represented the acampada in its day, and the other is the Asamblea Popolar de Madrid (APM), which represents the assemblies of the neighbourhoods and the villages of the region.

For some time now, people have been saying that the General Assembly of Sol is no longer necessary. They argue that sovereignty resides in the neighbourhoods, and that the APM is the only representative assembly for Madrid.

We’ve had this discussion in the march as well. When ‘Sol’, asks us to reorganise our Communications, “or else…”, then some of us have the instinctive reaction of saying: “Who do they think they are?” These people generally agree that the Assembly of Sol should be dissolved.

Comrade Getafe and me argue against it. First of all, because Sol is not part of one of the neighbourhoods. Sol is Sol. Second of all, for sentimental reasons. Getafe was one of the Famous Forty, and I have camped in Sol for three weeks. It is our ‘native acampada’. But most important, as for me, Sol is a point of reference, a megaphone, a symbol.

Every revolution needs its symbols. And thanks to Sol, the sun itself has become one of the symbols of our movement.

Acampada in front of City Hall

Popular Assembly in Amiens

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 12:48
Marianne - Eugène - Blogueur associé | Jeudi 29 Septembre 2011 à 05:01


Selon Le Figaro, les derniers chiffres du chômage sont rassurants et stables, et permettent au gouvernement de souffler. Notre blogueur associé Eugène, du blog économique et social, revient sur cette annonce en évoquant une réalité pas aussi rassurante qu'il n'y parait.



En ouvrant le Figaro ce matin nous pouvions lire le titre rassurant suivant « La hausse du chômage a marqué une pause en août ». Connaissant bien la réalité du terrain, la curiosité du lecteur est piquée au vif. Pourtant, le contenu de l’article raconte une toute autre histoire : « Après trois mauvais mois, les effectifs de la catégorie A reculent de 2000 personnes. Mais la progression se poursuit pour les demandeurs d'emploi en activité réduite. Le gouvernement peut souffler un peu. Après trois mois de forte hausse du nombre de chômeurs en catégorie A à Pôle emploi, le compteur est reparti à la baisse en août. »

Pour connaitre la vérité sur le chiffre réel du chômage en août il faut lire la totalité de l’article qui finalement dévoile timidement le pot aux roses : « Cette quasi-stabilisation, intervenue en pleine crise des dettes souveraines, est toutefois à relativiser, car le nombre de demandeurs d'emploi en activité très réduite (catégorie B, moins de 78 heures de travail dans le mois) ou réduite (catégorie C, plus de 78 heures) a continué, quant à lui, son inexorable progression : + 20.200 inscrits en août, + 102.700 depuis le début de l'année et + 172.500 sur un an. Preuve supplémentaire que la reprise balbutiante de l'emploi se fait essentiellement par le biais de petits boulots à temps partiel. Sur un an, le nombre de chômeurs inscrits dans les catégories A, B et C a progressé de 4,3 %, à près de 4,15 millions de personnes. Selon l'Unedic, il devrait encore croitre de 40.000 d'ici au 31 décembre. ». Nous y voilà ! Le chômage, toutes catégories confondues, a en fait progressé de 0,5 % ! Quant à la catégorie A elle n’a baissé que de 2000 personnes soit de 0,1 % ! Il est donc largement préférable de titrer sur une baisse de -0,1 % que sur une hausse de +0,5 % (catégories A, B et C soit +20 200 personnes de plus en un mois)... Sur un an la hausse du chômage est de 4,3% !

Ces mauvais (vrais) chiffres cachent une dure réalité : le chômage continue d’augmenter, mais la précarisation des emplois est de plus en plus forte. Les jeunes et les plus de 50 ans sont en août beaucoup plus durement touchés que les mois précédents. Pire, Le chômage de longue durée touche un plus haut depuis fin 1999 c’est dire si la situation tout sauf stable !

C’est cette dure réalité qui permet au Figaro de titrer que le chômage fait une pause et que le gouvernement peut soufflet un peu ! Quelle mouche a donc piqué le Figaro ? C’est simple, les chiffres ne s’amélioreront pas et comme cette nouvelle n’est pas très agréable a lire, le journal compte que la plupart de ses lecteurs s’arrêteront au titre très rassurant sur l’action gouvernementale.

Problème : le gouvernement depuis 2007 a déjà beaucoup soufflé et il serait grandement temps qu’il se mette au travail. Mais n’y comptons pas trop, les quelques mois qui nous séparent de l’élection présidentielle ne vont certainement pas être ceux du recul du chômage ni, bien sûr, de la prise en compte par le gouvernement d’une réalité sociale qu’il n’a cessé d’ignorer durant des années. C’est bien pour cette raison que nous allons assister à la place à un festival de mauvaise fois et de maquillage de chiffres. Qu’on se le dise, nous serons manipulés !


Quand le Figaro maquille les chiffres du chômage
Retrouvez les autres billets d'Eugène sur le blog économique et social.
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Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
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