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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 14:45

LCI  - le 17 novembre 2011 à 07h33 

Les manifestants anti-Wall Street vont tenter ce jeudi de relancer leur mouvement en marchant sur la bourse de New York, espérant prouver par cette nouvelle journée d'action que leur combat engagé contre les inégalités économiques peut se poursuivre malgré leur expulsion d'un parc new-yorkais.

 
 

Pour marquer ses deux mois d'existence, le mouvement "Occupy Wall Street" a prévu une nouvelle journée d'action ce jeudi. En fonction de la mobilisation, cette journée pourrait marquer un tournant, alors que les militants refusent de se laisser abattre par leur expulsion du square de New York, berceau de la contestation qui s'est étendue dans plusieurs villes américaines. Après l'impressionnante opération policière qui a démantelé mardi leur village de toile en pleine nuit, les manifestants new yorkais ont confirmé qu'il y aurait des manifestations à New York "et dans des centaines de villes". Sur leur site internet, outre New York, des actions sont annoncées à Portland, dans l'Oregon, mais aussi, de l'autre côté de l'Atlantique, à Madrid, Gand en Belgique et dans une dizaine de villes en Allemagne. Les protestataires d'Occupy Washington DC, Atlanta et Detroit, ont également prévu de se mobiliser.

Parmi les opérations les plus spectaculaires, "Occupy Wall Street" a prévu d'organiser une fête populaire devant le New York Stock Exchange pour tenter de le contraindre à la fermeture. Les autorités new-yorkaises s'attendent déjà à de plusieurs milliers de manifestants. "Nous prenons la situation très au sérieux", indique un des adjoints au maire de New York, Howard Wolfson. "Nos forces seront déployées en conséquence."

"Empêcher les banquiers de se rendre au travail"

Les organisateurs ont admis que cette journée d'action risquait, par son côté provocateur, de se traduire par des arrestations massives et d'aggraver les relations déjà tendues avec la municipalité. "L'idée est d'empêcher les banquiers de Wall Street de se rendre au travail et non de blesser quiconque. Nous respectons le principe de non-violence", a commenté Mark Bray, un porte-parole du mouvement contestataire.

Le mouvement "Occupy Wall Street", qui entend dénoncer un système financier profitant essentiellement aux entreprises et aux individus les plus riches (ses membres se présentent eux-mêmes comme les "99% qui ne tolèrent plus l'avidité et la corruption du 1% restant") est parti à l'origine de New York. Mais depuis septembre, le mouvement a essaimé dans de nombreuses villes américaines et donné lieu parfois à de vives échauffourées entre militants et policiers venus les évacuer. L'opération choc de la police new-yorkaise a représenté un brutal coup d'arrêt : après le démantèlement de leur campement par des centaines de policiers dans la nuit de lundi à mardi, les militants ont été autorisés à revenir dans le parc Zuccotti... à condition de respecter les nouvelles règles, notamment l'interdiction d'y déployer des sacs de couchage et des tentes. Résultat : mercredi soir, ils n'étaient qu'une vingtaine de militants sur place.

le 17 novembre 2011 à 07:33
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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 14:38
| Par Martine Orange

Les hommes qui ont participé à un ancien monde, peuvent-ils être ceux qui en imaginent un nouveau ? Sous l'impulsion d'Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy, l'Europe a décidé d'éluder la question. Prétextant l'urgence de la crise, le couple franco-allemand a mis entre parenthèses la démocratie (notre article ici) pour provoquer la constitution de gouvernements d'experts, dispensés de recourir aux urnes.

Lucas Papademos en Grèce, Mario Monti en Italie.... Cela a, aux yeux de Berlin et de Paris, un peu plus de crédibilité que les gouvernements usés et conspués de Georges Papandréou et Silvio Berlusconi. Place donc aux eurocrates. Ils ont le mérite, insiste-t-on, de comprendre à la fois les marchés et les rouages de l'Europe. 

Mario Monti, en Italie, a ainsi décidé de cumuler les fonctions de président du conseil et de ministre de l'économie. Exit les politiques: l'ancien commissaire européen a présenté ce mercredi un gouvernement resserré comptant dix-sept ministres. Ils sont tous technocrates, sauf un qui est banquier! Il s'agit de Corrado Passera, directeur général d'Intesa San Paolo, première banque italienne de détail, qui prend la tête d'un énorme ministère regroupant développement, grandes infrastructures et transports.

Et Mario Monti a eu cette magnifique explication pour justifier la disparition des politiques: «Je suis parvenu à la conclusion que l'absence de responsables politiques dans le gouvernement faciliterait la vie à l'exécutif, enlevant des motifs d'embarras.»

Sont-ils vraiment les hommes de la situation ? Car à y regarder de plus près, ces hommes ont été de toutes les expériences passées de l'Europe. Ils ont eu non seulement un rôle actif dans son évolution mais ont aussi, si ce n'est initié, au moins couvert les trucages, les manipulations, les errements qui se trouvent aujourd'hui au cœur de la crise de l'Europe et de l'euro. 

Avec Mario Draghi, le nouveau président de la Banque centrale européenne, ils ont formé un trio qui a été au cœur des problèmes des dettes souveraines, entretenant une proximité plus qu'étroite avec Goldman Sachs et les banques américaines sur le sujet. Les mêmes banques qui aujourd'hui spéculent contre les Etats européens et l'euro. 

 

© Reuters

Cela fait des années que Goldman Sachs a infiltré les plus hauts sommets de l'Etat américain. Régulièrement, la banque américaine accepte de prêter généreusement ses anciens dirigeants au gouvernement américain, au nom de « l'intérêt général ». Depuis des années également, Goldman Sachs a pris toutes ses aises dans les couloirs de la Commission européenne. Mais jamais jusqu'alors, elle n'avait pratiqué un tel entrisme jusqu'aux rouages les plus élevés de l'Europe.

La proximité de Mario Draghi avec la banque de Wall Street a été soulignée avant même sa nomination à la présidence de la Banque centrale européenne pour succéder à Jean-Claude Trichet. Après son passage à la direction du Trésor italien, il est devenu senior advisor de la banque de 2002 à 2005. 

Aujourd'hui, le réseau Goldman Sachs s'étoffe. Le nouveau premier ministre italien, Mario Monti, est conseiller de Goldman Sachs. Quant à Lucas Papademos, avant de prendre la tête du gouvernement grec, il était gouverneur de la banque centrale grecque de 1994 à 2002, avant de devenir vice-président de la BCE. Il a donc eu un rôle clé au moment du passage de l'euro en Grèce. A ce titre, il est difficile d'imaginer qu'il ait tout ignoré du trucage en règle des comptes du gouvernement grec, organisé justement sous la houlette de Goldman Sachs.

Les yeux fermés de Lucas Papademos

Il faut revenir à cette affaire. Car ces trois hommes se sont retrouvés acteurs ou témoins de cette scène du crime, celle qui a instillé le doute sur l'euro, avant de provoquer une réaction en chaîne sur les dettes des Etats européens.

Tout a commencé en novembre 2009 lorsque Georges Papandréou, tout juste élu, décida de faire une opération vérité sur la gestion de ses prédécesseurs. Tout était faux, devait-il avouer. Le déficit, expliqua-t-il alors, n'était pas de 5,8% mais de 12% du PIB, l'endettement  n'était pas de 90% mais de 120% du PIB. A cette occasion, le gouvernement grec reconnut qu'en fait la Grèce n'avait jamais rempli les critères de convergence exigés dans le cadre du traité de Maastricht. Dès le début, il y avait eu mensonge. Et le truquage avait été organisé par Goldman Sachs.

De longues enquêtes publiées par la suite par le New York Times et le Spiegel ont expliqué comment cela avait été possible. Constatant qu'il n'était pas dans les clous, le gouvernement grec eut recours, sur les conseils de la banque de Wall Street, à des montages pour masquer l'écart. Un prêt d'un milliard de dollars lui fut consenti en 2000, grâce à l'entremise de Goldman Sachs. Mais afin d'éviter de devoir l'inscrire dans les comptes publics et ainsi augmenter l'endettement, l'opération fut montée à travers un véhicule spécial : «Ariane», sans doute pour montrer le caractère labyrinthique et opaque de l'opération.

 

© Reuters
C'est cette entité qui reçut le prêt. Mais grâce à la créativité financière, ce prêt fut transformé en un simple échange de devises. Ainsi nul besoin de l'inscrire comme une dette supplémentaire. En contrepartie, le gouvernement grec gagea ses remboursements sur les recettes futures tirées de la loterie nationale.

L'année suivante, la Grèce réitéra la même opération, à travers une nouvelle entité, toujours aussi bien nommée, «Eole», tant la construction était venteuse. Cette fois, le prêt fut gagé sur les recettes futures des aéroports. Ces montages, qui ne sont pas très éloignés de ceux des partenariats publics-privés, rapporteront 300 millions de dollars à Goldman Sachs.   

En 2005, le nouveau ministre grec des finances, George Alogoskoufis, dénonça ces opérations qui privaient le gouvernement d'importantes recettes, les aéroports et la loterie nationale étant devenus de fait des concessions de Goldman Sachs. La banque, «pour restaurer ses bonnes relations avec la République grecque», accepta de renégocier par la suite les montages et l'essentiel des titres furent revendus à la Banque nationale de Grèce.

Fin 2009, alors que le gouvernement grec luttait déjà contre l'étranglement financier, les dirigeants de Goldman Sachs, qui avait déjà commencé à spéculer allégrement sur la dette grecque au travers du marché des CDS, retournèrent à Athènes pour proposer de renouveler la même opération, en la gageant cette fois sur le système de santé ! Le gouvernement déclina la proposition.

De toute façon, ces montages, déjà très critiqués au moment de leur mise en œuvre, étaient désormais interdits dans la zone euro. Goldman Sachs pouvait difficilement l'ignorer. En 2008, Eurostat, l'agence européenne de statistiques, avait dénoncé ces opérations d'ingénierie financière «qui semblent avoir été conçues à dessein pour faire apparaître un résultat comptable, sans relation avec les mérites économiques de l'opération».

S'il y a une personne qui n'a rien pu ignorer de tous ces truquages, c'est Lucas Papademos. Depuis 1994, ce docteur en économie, diplômé du MIT comme Mario Draghi, était gouverneur de la banque centrale de Grèce. Il a occupé ce poste jusqu'en 2002, avant d'être nommé vice-président de la Banque centrale européenne. Durant cette période, sa principale mission a été d'organiser la transition entre la drachme et l'euro. A ce titre, il avait une connaissance parfaite de la situation financière de la Grèce. Il savait qu'elle ne respectait pas les critères exigés par l'Europe.

En tant que gouverneur de la banque centrale, il est difficile d'imaginer qu'il ait été tenu à l'écart des négociations avec Goldman Sachs sur les opérations de prêts et les truquages des comptes. En tout cas, des échanges en devises portant sur un milliard de dollars échappaient rarement aux autorités de tutelle bancaires à l'époque.

Pourtant, pas une question ne lui a été posée sur son rôle dans cette période. Et aujourd'hui, il est présenté comme le seul personnage rigoureux et intègre, capable de remettre de l'ordre en Grèce et d'imposer les plans d'austérité réclamés par l'Union européenne. Que faudra-t-il en déduire si, à l'issue des réformes exigées, il apparaît que les aéroports, la loterie, le système de santé, manifestement très convoités, sont aux mains de Goldman Sachs ?

Les oublis de Mario Draghi

Avant même d'être nommé président de la BCE, Mario Draghi a aussi été rattrapé par la Grèce. Après son départ de la direction générale du ministère italien des finances en 2002, il est devenu senior advisor chez Goldman Sachs. Le communiqué de Goldman annonçant le recrutement de Mario Draghi indiquait que sa mission serait «d'aider la firme à développer et exécuter des affaires avec les principales entreprises européennes et avec les gouvernements et les agences gouvernementales à l'échelle mondiale».

Le futur président de la banque centrale européenne avait-il joué un rôle dans le truquage de la dette grecque pour le compte de la banque ?

Sur la défensive, Mario Draghi a d'abord répliqué qu'il n'avait commencé à travailler pour la banque de Wall Street qu'en 2002, bien après les montages sur la Grèce. Auditionné par le parlement européen avant sa nomination en juin 2011, le banquier italien compléta sa défense :

« Les opérations entre Goldman Sachs et le gouvernement grec avaient été faites bien avant que j'aie rejoint Goldman Sachs. De plus, je n'avais rien à voir avec ce genre d'opérations, ni avant ni après. Je n'étais pas chargé de vendre des services auprès des gouvernements. En fait, je travaillais pour le secteur privé. Et bien que Goldman Sachs ait attendu de moi que je travaille pour le secteur public quand j'ai été embauché, je leur ai dit franchement que, pour avoir été dans le secteur public auparavant, je n'avais ni intérêt, ni goût pour travailler avec le secteur», expliqua-t-il aux députés européens.

L'explication a laissé les députés européens dubitatifs. Comment croire que Goldman Sachs ait accepté de se passer du carnet d'adresses d'un des hommes les plus introduits dans les gouvernements européens et au sein de la Commission, alors qu'il avait été précisément recruté pour cela, au mépris de toute précaution sur les conflits d'intérêts ?

 

 

© europa TV

Très en pointe sur ce dossier, le député européen vert, Pascal Canfin, n'y a pas cru un instant. « Après son audition, je n'étais pas du tout convaincu par les déclarations de Mario Draghi. Mais maintenant, je sais qu'il a menti. Il n'a pas touché au dossier grec mais il s'est bien occupé de la gestion de la dette européenne quand il était chez Goldman Sachs, contrairement à ce qu'il a affirmé », explique-t-il. 

La preuve est venue avec la publication d'un article fin octobre par le journal espagnol Tiempo à l'occasion de l'arrivée de Mario Draghi à la BCE. Et elle a été apportée au journal de façon inattendue par la banque d'Italie. Maladresse ou règlement de comptes ? Dans ce document, la banque d'Italie affirme : « Mario Draghi a eu à traiter certains aspects en relation avec la gestion financière de la dette : concrètement, une opération de placement avec le gouvernement britannique, une de financiarisation du métro de Madrid avec le gouvernement espagnol, et des opérations de refinancement du déficit avec le gouvernement allemand. » Etrange oubli du président de la BCE. 

Au-delà de ces omissions, le nouveau président de la BCE ne pouvait ignorer ce qui s'était fait en Grèce. Il connaissait très bien ce type d'opération. Avant même que la Grèce n'y ait recours, l'Italie l'avait déjà utilisée.

En 1996, le gouvernement italien dirigé par Romano Prodi, qui deviendra président de la commission européenne par la suite, est à nouveau étranglé par les déficits. La banque américaine JP Morgan propose son aide : elle met en œuvre un  prêt reposant sur une opération d'échange de devises à un taux de change favorable. Miracle : grâce à cet apport d'argent, le budget italien est en ligne. Comme il s'agit officiellement d'une opération de change, rien n'est inscrit dans les comptes publics.

Les silences de Mario Monti

A cette époque, Mario Draghi est directeur général du ministère de l'économie depuis cinq ans. Il ne peut avoir été tenu à l'écart de tels montages. Tout porte à croire même qu'il y a pris une part active. Aujourd'hui, le nouveau président de la BCE s'affiche comme un défenseur intransigeant de l'orthodoxie financière, demandant transparence et rigueur aux gouvernements. Il a bien évidemment participé à la rédaction de la lettre envoyée par la BCE au gouvernement Berlusconi à l'été, dans laquelle la banque centrale dictait ses exigences de réforme et d'abaissements sociaux.

 

© Reuters

C'est Mario Monti qui est chargé de la mise en application. A l'époque de ces montages italiens, il était commissaire européen chargé du marché intérieur. Trop loin pour ne rien savoir ?

Mario Monti est déjà à cette époque un poids lourd de la politique italienne. Présenté comme technicien, il est adoubé aussi bien par la droite que par la gauche. Il n'ignore pas grand-chose de ce qui se passe dans les coulisses du pouvoir à Rome et à Milan. Est-il vraiment passé à côté de ce moment de créativité comptable ?

Durant cette période, Mario Monti s'occupe beaucoup des services publics, prône les privatisations pour assurer « une concurrence libre et non faussée ». Mais il surveille aussi les premiers textes pour la libéralisation des services financiers, la réglementation boursière et bancaire. A ce titre, il est très courtisé par les banques et le monde financier. Il le sera de nouveau quand il deviendra commissaire chargé de la concurrence de 1999 à 2004, ayant droit de vie ou de mort sur les grandes manœuvres de fusions-acquisitions, orchestrées par les plus grandes banques internationales.

C'est juste pour s'attacher un homme de talent que Goldman Sachs l'embauche comme conseiller après son départ de Bruxelles.

Et c'est par simple négligence, comme le rappelle Le Monde, que ce dernier oublie de mentionner sa fonction, quand, en 2010, il se voit confier par le président de la commission européenne, José Manuel Barroso, une mission sur un nouvel approfondissement du marché unique. Il y propose d'accélérer le marché unique, aussi bien pour les biens, les services que la finance. Il met aussi l'accent sur la nécessité d'accentuer la mobilité des citoyens, en mettant en place un alignement de la fiscalité et de la protection sociale. Il n'indique pas dans quel sens devrait se faire cette uniformisation. Mais on le devine : dans le sens qui « rassure les marchés ».

« Le plus grave, c'est ce que ces hommes, malgré la crise, n'ont pas pris leur distance avec le modèle ancien. On voit mal comment ils pourraient imaginer un plan B.  Ils vont continuer à dispenser, chacun dans leur poste, une orthodoxie mortifère », dit Pascal Canfin.

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 14:31
rsr.ch

Jeudi, 17 novembre 2011 à 16:11


La police a empêché tout accès à Wall Street. [Richard Drew - Keystone]

 

La police a empêché tout accès à Wall Street. [Richard Drew - Keystone]

Environ un millier d'indignés américains ont marché en direction de la Bourse de New York dans une ambiance très tendue. Ils ont toutefois été rapidement bloqués par les forces de l'ordre.

Parti dans le froid du square Zuccotti, berceau du mouvement dont les manifestants ont été expulsés dans la nuit de lundi à mardi, le défilé des indignés a été quasi-immédiatement arrêté par les forces de l'ordre à l'entrée de Wall Street, où se trouve la Bourse de New York.

Afin de marquer les deux mois d'existence du mouvement, les indignés new-yorkais avaient décidé de marcher sur le haut lieu de la finance de la ville. Plusieurs autres manifestations se sont tenues dans d'autres villes des Etats-Unis.

Fermer Wall Street

Montés sur des chevaux, des policiers ont bloqué plusieurs rues autour de la Bourse de New York, empêchant le cortège de progresser peu après son départ. Le mouvement "Occupy Wall Street" avait prévu d'organiser une fête populaire devant le New York Stock Exchange pour le contraindre à la fermeture.

Les manifestants savent qu'ils ont peu de chances de s'approcher du symbole du capitalisme américain et que cette journée d'action risque, par son côté provocateur, de se traduire par des arrestations massives et d'aggraver les relations déjà tendues avec la municipalité.

Ils se sont rabattus sur les rues adjacentes, bloquant notamment Broad Street pour empêcher les employés des sociétés du quartier de se rendre dans leurs bureaux aux cris de "Wall Street est fermée".

Les deux mois du mouvement

"Nous voulons faire entendre notre voix et faire connaître notre frustration", a résumé avant le départ du cortège un porte-parole du mouvement Mark Bray. Avant le départ du cortège, les militants se félicitaient, se souhaitant un "bon anniversaire" les uns aux autres.

Le mouvement a été lancé le 17 septembre à New York, avant d'essaimer dans plusieurs autres villes américaines. Depuis l'expulsion des campeurs dans la nuit de lundi à mardi, le square Zuccotti est resté entouré de barrières métalliques, et surveillé de près par d'importantes forces de police et agents de sécurité du propriétaire, Brookfield Properties.

Si son accès a été rouvert au public, son règlement, qui interdit de s'y coucher ou d'y introduire des tentes ou des sacs de couchage est désormais strictement appliqué.

agences/boi

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 14:28

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«Ils ne peuvent pas nous stopper», «Le parc est à nous»… Les scènes de liesse hier soir à Zuccotti Park, pardon «place de la Liberté» comme l’ont rebaptisée les Occupy Wall Street, tranchaient magnifiquement avec les moments de détresse quelques heures plus tôt quand la police de New York était venue les déloger en pleine nuit.

Il est une heure du matin à Manhattan quand les quelque 200 campeurs ayant décidé de passer leur 59e nuit de protestation à deux pas de la capitale de la finance mondiale sont assaillis par la maréchaussée. «On vient nettoyer la place. Prenez vos affaires ou on vous embarque», prévient, c’est bien aimable, le chef des pandores.

Las, les bien nommés Indignés n’en ont cure. «Le parc est à nous», crient-ils en cœur. Malheureusement non. Zuccotti Park appartient en réalité à Brookfield properties, qui gère le gratte-ciel adjacent, où travaillent chaque jour plusieurs milliers d’avocats et de financiers. En échange de l’autorisation de la mairie pour construire ce building, dont la location des 54 étages s’avère très lucrative, les proprios durent «offrir à la communauté» la place de la Liberté.

N’étant pas un parc public, Zuccotti n’est soumis à aucun couvre-feu (comme c’est le cas pour Central Park par exemple), la place est donc ouverte au public 24 heures sur 24. Un vide juridique dans lequel s’engouffrent les OWS le 17 septembre lorsqu’ils décident d’occuper les lieux.

C’est ce jour là que la guerre avec la mairie du millionnaire Michael Bloomberg a donc débuté. Impossible d’interdire l’accès à ces indésirables chevelus, assez organisés pour avoir étudier le droit des parcs de New York?  Voilà qui passait mal à la mairie.

Pire, voilà que les beatniks se mettent sans autorisation, à planter leurs tipis et leurs tentes sous le nez des touristes, poussant même le culot jusqu’à présenter leurs cabanes comme des tabernacles religieux en pleine fête juive de Souccot.

Mais Bloomberg n’est pas homme à se laisser mener par le bout du nez. Lundi soir donc, en pleine nuit, et après avoir soigneusement collecté plusieurs rapports envoyés par les propriétaires des lieux ainsi que par les pompiers et la police (dont il paye les salaires), il décide de faire vider les lieux pour nettoyer.

Malheureusement pour lui, et contrairement à ce que pense le Wall Street Journal, OWS n’est pas composé uniquement d’agitateurs boutonneux et de baba-cool cradocs (n’y voyez là aucune attaque de ma part contre les babacool cradocs). Parmi eux, il y a aussi quelques avocats plutôt rompus à ce genre de combats. Ils ne leur faudra pas longtemps avant d’obtenir du juge la réouverture du parc au public, comme l’exige le règlement des lieux.

Par contre, les tentes elles resteront dehors, tout comme les sacs de couchage, les gros cartons, les bâches… Ils n’étaient donc qu’une trentaine à passer la nuit sur place sous la pluie et dans le froid. Une «sacrée victoire» pour la presse conservatrice, un «traitement inhumain» pour les associations qui soutiennent le mouvement… Mais que l'on se rassure, les élections approchent. Pas sûr que Bloomberg soit le vrai gagnant dans cette affaire…

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 14:23

Slovar sur Marianne2

TVA sociale : Sarkozy ne lâche pas le morceau

Rédigé par J-C Slovar - Blogueur associé le Jeudi 17 Novembre 2011

Depuis l'annonce de la création du Haut-Conseil au financement de la protection sociale, il ne fait plus aucun doute que la mise en place d'une TVA sociale fera partie du programme du Président pas encore candidat. Si elle réjouit le patronat, elle va surtout faire les poches des salariés !

 

TVA sociale : Rêve de patrons et cauchemar de salariés ?

Depuis l'annonce de la création du Haut-Conseil au financement de la protection sociale, il ne fait plus aucun doute que la mise en place d'une TVA sociale fera partie du programme du Président pas encore candidat. Si elle réjouit le patronat, elle va surtout faire les poches des salariés !



TVA sociale : Rêve de patrons et cauchemar de salariés ?

 

Hier aura été un grand jour pour le Medef, l'Afep et la CGPME. En effet, Nicolas Sarkozy leur a transmis le message qu'ils attendaient depuis des décennies, en proposant, d'installer un Haut-Conseil au financement de la protection sociale dont la vocation sera de ... préconiser la mise en place d'une TVA sociale.

Cette décision fait suite aux arguties des organisations d'employeurs : Une hausse de la TVA renchérirait le prix des produits importés et diminuerait le volume des importations. En parallèle, une baisse des cotisations rendrait les productions nationales plus compétitives et permettrait de créer, pourquoi pas, 30 à 50 000 emplois, voir plus !

A condition toutefois qu'il existe une offre de substitution française aux produits importés. Ce qui n'est plus le cas pour nombre de produits désormais fabriqués ailleurs (Textile, électronique, jouets, ...)

Cette solution n'aurait donc de sens que si la France avait fait le choix comme l'Allemagne de l'exportation au détriment de la consommation intérieure. Or, c'est essentiellement la consommation des ménages qui maintient la croissance de notre pays depuis de nombreuses années. Donc prudence extrême !

Néanmoins, comment le Medef conçoit-il cette TVA sociale ?

Le Medef vient de présenter trois scénarios de transfert de certaines cotisations sociales vers l'impôt. Ses propositions vont de 30 milliards en hypothèse basse à 70 milliards dans la plus haute.

En ce qui concerne les consommateurs, dans l'hypothèse de 30 milliards, le Medef propose une baisse de 3,5% des cotisations employeurs, ce qui aurait pour effet de faire passer les taux de 5,5 à 7% et celui de 19,6 à 22% (voir ci-dessous)

 

TVA sociale : Rêve de patrons et cauchemar de salariés ?

 

Pour les salariés le Medef propose une baisse de 1,5% des cotisations compensée par une hausse de la CSG de 0,75%

Dans l'hypothèse à 70 milliards qui aurait selon le Medef comme avantage « d'égaliser le poids des cotisations en la France et l'Allemagne »

Le Medef propose une baisse des cotisations des employeurs de 7,5% ce qui ferait passer la TVA de 5,5% à 10% et celui de 19,6 à 25% (voir ci-dessous )

 

TVA sociale : Rêve de patrons et cauchemar de salariés ?

 

Les salariés de leur côté, verraient leurs cotisations baisser de 4,5% compensées par une augmentation de la CSG de 2%

Et le Medef de mettre en valeur le gain de pouvoir d'achat qui, selon Les Echos pourrait représenter : « environ 15 euros net pour 2.000 euros de salaire brut ». Oubliant au passage d'expliquer que l'augmentation de la TVA et de la CSG, pénaliserait lourdement les salariés.

Car comme l'expliquait Jean-Christophe Le Duigou économiste et syndicaliste dans l'Humanité Dimance du 3 novembre : « Le salarié paierait deux fois, d'abord au travers de la TVA, ensuite par le biais de la CSG. Il risque par contre d'attendre longtemps la hausse du salaire promise ! »

Mais que feraient les entreprises de ces baisses de cotisation. Embaucheraient-elles, en profiteraient-elles pour augmenter les salaires ?

Et bien pas vraiment, puisque nous expliquent Les Echos, selon le Medef : « (...) l'entreprise pourra profiter des baisses de cotisations pour baisser son prix hors taxes, investir, augmenter les salaires... ou conserver sa marge. Pas question, a d'ailleurs prévenu le patronat, de négocier des engagements. « Il faut laisser la liberté d'utiliser les marges de manoeuvre » estime Laurence Parisot

Si on ajoutait à celà la suppression des 35H00 réclamée par l'AFEP, ( exit les heures supplémentaires à partir de la 36 eme heure), vous obtenez le pire scénario pour les salariés français : Travailler plus, gagner moins.

Mais, direz-vous, dans ce cas, pourquoi ne pas en profiter pour supprimer une partie des allègement de cotisations dont bénéficient les entreprises ?

Et bien non, puisque l'AFEP : « (...) ne veut pas entendre parler d'une remise en cause des allègements de charges sur les bas salaires comme contrepartie à l'augmentation du temps de travail : cela risquerait de nuire aux emplois peu qualifiés dans les services (...) »

« Reste à savoir si ces mesures politiquement très sensibles pourront être assumées par un candidat, Quel parti, en effet, prendra le risque d'être accusé de faire un copier-coller des idées du patronat ? » écrit Le Point qui aurait bien fait de prendre connaissance des propositions de l'UMP, publiées par Slovar en juin 2011, qui ressemblent à s'y méprendre à celles du patronat français !

Source graphiques : Medef 

Crédit photo
FlickR CC - Medef 

 

Mercredi 16 Novembre 2011
J-C Slovar
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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 14:16
Marianne - Laviedesidees.fr - Vent des blogs | Jeudi 17 Novembre 2011 à 12:01

Quelles sommes sont cachées dans les paradis fiscaux ? Par qui ? Et comment ? La vie des idées a interrogé Gabriel Zucman de l'Ecole d'Economie de Paris, qui, à l’aide d’une méthodologie originale et de données jusqu’alors sous-exploitées, apporte une lumière nouvelle et crue sur ces questions...



La Vie des Idées : Vous avez effectué un important travail sur ce que vous appelez la « richesse manquante des nations », c’est-à-dire le patrimoine des ménages qui n’apparait pas dans les statistiques nationales et mondiales, parce que caché dans les paradis fiscaux. Est-ce que vous pourriez d’abord nous donner quelques ordres de grandeur : quel serait le montant de cette richesse ? Sa structure ? Quels en sont les principaux détenteurs ? Quels sont les principaux paradis fiscaux ?

Gabriel Zucman : L’étude que j’ai réalisée suggère qu’environ 8 % du patrimoine financier des ménages est détenu dans des paradis fiscaux à l’échelle mondiale. Fin 2008, le patrimoine financier des ménages – c’est-à-dire les dépôts bancaires, les portefeuilles d’action, les placements dans des fonds d’investissement et les contrats d’assurance-vie détenus par les ménages du monde entier – s’élevait à 75 000 milliards de dollars. Les ménages détenaient donc environ 6 000 milliards de dollars dans les paradis fiscaux.

On imagine souvent qu’avoir un compte en Suisse, c’est avoir de l’argent dormant, dans un coffre-fort ou sur un compte courant. En réalité, les ménages fortunés ne vont pas en Suisse pour mettre des millions sur des comptes rapportant 1 % l’an. Depuis leurs comptes suisses, ils font des investissements relativement sophistiqués. La grande majorité des fortunes offshore sont investies dans des titres financiers : actions, parts de fonds d’investissement, obligations. Parmi ces titres financiers, les parts de fonds d’investissement jouent un rôle prépondérant. Cela n’a rien d’étonnant : investir dans un fonds, qui lui-même investit ensuite dans des obligations américaines, des actions brésiliennes, etc., rapporte bien plus qu’accumuler des liquidités sur un compte courant.

Il est bien plus dur de savoir à qui appartiennent les fortunes dans les paradis fiscaux que de connaître le montant total des fortunes offshore et leur composition. En fait, on ne dispose de bonnes données que pour la Suisse. Les banques suisses gèrent environ un tiers des fortunes offshore, donc environ 2 000 milliards de dollars fin 2008. Cela fait de la Suisse le plus important paradis fiscal pour la gestion de fortune transfrontalière.

Sur ces 2 000 milliards, plus de 60 % appartiennent à des Européens, notamment à des Italiens, des Allemands, des Français, des Espagnols, des Portugais et des Grecs. En deuxième position viennent les pays du Golfe – les riches familles du Golfe ont été depuis les années 1970 des clients importants des banques suisses et londoniennes, ce qui n’est guère étonnant au regard du faible développement du système financier des pays du Golfe.

Contrairement à une vision largement répandue, les fortunes des dictateurs africains ou des oligarques russes ne constituent qu’une petite fraction des fortunes gérées par les banques suisses...

 

Visite guidée au coeur des paradis fiscaux
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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 14:13
Fin de la récré 16/11/2011 à 11h22

Marie Kostrz - Rue89

 

Trois ans après la création de Base élèves, des enseignants du primaire refusent toujours de remplir le fichier numérique.


Dans une classe de l'école La Providence à Vincennes, Paris (Charles Platiau/Reuters)

Le 14 novembre, le Collectif national de résistance au fichier Base élèves (CNRBE) a publié un appel. Directeurs et enseignants y réaffirment leur refus de ficher les élèves et encouragent leurs collègues à dénoncer Base élèves. Pour le moment, seuls 68 directeurs et 82 enseignants ont signé le document.

Jérôme Thorel, de l'ONG Privacy International, qui lutte contre la violation de la vie privée par les gouvernements, affirme que les enseignants qui boudent le fichier sont sans nul doute plus nombreux. Aucun outil ne permet néanmoins de connaître précisément le nombre de désobéisseurs. Il consent :

« Beaucoup ont baissé les bras. Si le directeur arrive dans une école où les élèves ont déjà été fichés, il considère parfois que ça ne le regarde plus. »

En 2008, le gouvernement a supprimé de Base élèves certains champs de renseignement jugés dangereux par les instits, entre autres la nationalité, le lieu de naissance et la langue parlée à la maison. La plupart des directeurs sont alors entrés dans le rang.

1

Des sanctions plus sévères

Blâme, retenue sur salaire, mutation et serrure changée...

 

Ceux qui ont été encouragés par la condamnation de l'ONU et l'avis rendu par le Conseil d'Etat continuent à résister. Cet acte de rébellion a un prix. Les sanctions, appliquées depuis 2009, sont désormais plus sévères. Sur le terrain, tous ont observé un durcissement du ton ministériel à la rentrée scolaire 2011. Blâmés, financièrement sanctionnés, ils sont aussi mutés.

Philippe Wain, responsable d'une classe unique de Bauzy dans le Loir-et-Cher, s'est toujours opposé à Base élèves. Il a été « déplacé ». Après de multiples avertissements oraux et écrits, ainsi que des retenues financières, l'instituteur a reçu en avril un appel informel du secrétariat de l'inspectrice d'académie. On lui a alors déclaré qu'il serait souhaitable pour lui de changer d'école. L'enseignant a finalement appris sa mutation le 20 juin, par hasard :

« J'ai consulté la liste des postes vacants dans le département et j'ai eu la surprise d'y trouver celui que j'occupais depuis cinq ans ! »

Le ministère de l'Education nationale ne rate pas une occasion de contourner le refus des enseignants. En octobre, Annelyse Benoit, directrice de l'école Montbrun-Bocage en Haute-Garonne, est partie en congé formation. Une aubaine pour l'inspection académique, qui a convoqué incognito son remplaçant et fiché la totalité des élèves de l'école.

La palme revient cependant à l'inspection des Hauts-de-Seine : en 2009, elle avait fait changer la serrure de la porte de l'école Paul-Bert de Malakoff afin que Fabienne Thomas, désobéisseuse de la première heure, ne puisse plus venir enseigner.

Contacté par Rue89, le ministère de l'Education nationale a décidé de ne pas s'expliquer sur ces méthodes. Au service presse, on dit :

« Il arrive qu'il y ait une volonté du ministère de ne pas répondre à certaines questions. Ce n'est peut-être pas le moment de les poser. »

2

Une pression différente selon les académies

Là où l'opposition est forte...

 

Annelyse Benoit précise cependant que la situation est très différente d'une académie à l'autre :

« Ça dépend aussi de la personnalité des inspecteurs. Il y a des départements où ils font clairement du zèle, comme en Haute-Garonne, en Isère et dans l'Hérault. »

D'autres départements sont au contraire encore peu dans le collimateur du ministère. Véronique Decker, directrice à Bobigny, estime ne pas rencontrer de problèmes majeurs :

« En Seine-Saint-Denis, nous sommes encore plusieurs centaines de directeurs à s'opposer à Base élèves. Le rapport de force change et on nous laisse tranquille. »

Philippe Wain était le dernier chargé de classe de Loir-et-Cher à refuser l'usage du fichier. Il pense lui aussi qu'on l'a évincé afin de « finir ce qui avait été commencé » dans le département.

Plus au Sud, Joseph Ulla est l'un des deux directeurs aveyronnais à ne pas lâcher prise. Pour le moment, les sanctions se limitent à des retenues sur salaire :

« Ici, la population est très influencée par les luttes du Larzac. A chaque sanctions, enseignants comme parents d'élèves se mobilisent. L'administration a moins de marge de manœuvre. »

3

La mobilisation des parents, déterminante

Deux mille courriers, six plaintes en mai

 

Les parents sont souvent les oubliés de la lutte contre Base élèves. Pourtant, ils sont plusieurs milliers à s'y opposer. Avocate, Sophie Mazas défend certains d'entre eux. Elle affirme que leur mobilisation peut faire la différence.

En juillet 2010, le Conseil d'Etat a en effet rendu un avis qui rétablit la possibilité pour les parents de refuser l'entrée dans Base élèves d'informations concernant leur progéniture. La juridiction a déclaré qu'ils pouvaient faire valoir un « motif légitime » dans ce but. Une expression restée indéfinie.

Depuis, environ 2 000 parents ont écrit au ministère pour faire valoir leur veto au fichage de leur enfant. Tous ont été rejeté. Sophie Mazas poursuit :

« En portant plainte pour différentes raisons, les tribunaux administratifs seront obligés de définir ces motifs. Si on obtient un large pannel de jurisprudences, on pourra réussir à faire supprimer le fichier. »

Six parents ont déposé une plainte en mai 2011 devant différents tribunaux. Cinq de plus devraient les rejoindre d'ici à décembre. Une mère d'élève, domiciliée dans l'Aveyron et très impliquée dans la lutte, explique que la mobilisation est tout de même difficile à mettre sur pieds :

« Beaucoup de parents avaient adressé des courriers, mais il y a moins de monde qui suit lorsqu'il s'agit de porter plainte. Ça a un coût et c'est sûr que c'est un frein. »

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 14:07

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Edito 16/11/2011 à 13h24

Pierre Haski - --- Rue89

 

Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale, Paris, le 8 novembre 2011 (Philippe Wojazer/Reuters)

Ça m'ennuie beaucoup d'être d'accord avec Lionnel Luca, le député UMP niçois tendance Droite populaire... Mais le refus des députés, lundi, de suivre sa proposition de loi en faveur d'une baisse de 10% des indemnités des élus de la République est, à mon sens, une faute politique.

Lionnel Luca, suivi par trente autres députés allant du non-inscrit de droite Nicolas Dupont-Aignan à l'élu Europe Ecologie - Les Verts François de Rugy, a déposé un amendement rejeté après un débat décrit par l'AFP comme « bref et dépassionné ».

Les opposants à cette mesure parlent de « démagogie », de « gadget », de « populisme », et font valoir que l'économie réalisée, environ cinq millions d'euros par an, représenterait une goutte d'eau dans le déficit public français qui s'élève cette année à 98,5 milliards d'euros (3 123 euros par seconde, selon le compteur de la dette...).

Certains élus ont même fait valoir qu'ils travaillent beaucoup et méritent bien leurs indemnités (5 200 euros par mois), contrairement à certaines idées reçues, alimentées par l'absentéisme parlementaire et l'hémicycle vide pour certaines séances.

Effort européen

Toutes ces critiques sont sans doute valables, sauf qu'elles ignorent la dimension d'exemplarité de la mesure, et qu'en période de crise, surtout lorsque des sacrifices sont imposés à chacun, les symboles ont un sens.

Il est intéressant que l'initiative ait été prise par un des chefs de file de la Droite populaire, qui laboure sur les mêmes terres que le Front national. Ce dernier trouvera dans ce refus des élus de s'appliquer à eux-mêmes un sacrifice au moment où ils votent chaque semaine de nouvelles mesures de rigueur un argument de poids pour son « tous pourris ».


Capture d'écran du site de Lionnel Luca (DR)

Lionnel Luca faisait valoir, sur son site, que sa mesure constituait « une occasion à ne pas gâcher pour réconcilier les Français avec leurs élus ».

Ce ratage est à rapprocher de la décision démagogique du dernier plan Fillon de « geler » les salaires des ministres et du président de la République. A six mois de la fin de la législature, c'est un geste vide de sens, à comparer avec la décision de nombreux gouvernements européens depuis un an de baisse de 5 à 15% les salaires des ministres et des hauts fonctionnaires. Partout, sauf en France.

Lionnel Luca avait sans doute de bonnes arrières-pensées politiques en prenant son initiative. Mais les députés, de droite comme de gauche qui ont rejeté son amendement, ont fait preuve d'une bonne absence de sens politique dans leur attitude.

Ils risquent de le regretter lorsqu'ils rentreront dans leur circonscription ce week-end, et se frotteront aux réactions de leurs électeurs sur les marchés...

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 14:04
Rue89 - Le Yéti
voyageur à domicile
Publié le 17/11/2011 à 09h08

 

Le 11/11/11, Jaune (alias Jean Thévenin), le fils de ma copine Claire, a rencontré 99 occupant(e)s du parc Zuccotti à New York USA. Caméra au poing, il a demandé à chacun d'eux d'exprimer en un mot le sens du mouvement « Occupy Wall Street » auquel ils/elles participaient.

 

 

 

« Imagination Logos Intelligence Pouvoir Révolution Humanisation Changement Amour Électrique Devoir Égalité Conscience Nécessaire Participation Sensibilisation Personnel Équité Possibilités Paix Diversité Révolution Sans précédent Rassemblement Force Ouverture Égalité Occupation Débordement Corruption Construction Merveilleux Insurrection morale Espoir Élan Passion Logique Irrévérence Compréhension Illumination Déterminé Paix Spirituel Réaliste Inspirant Frères de sang Intéressant Magnifique Exaltés Radicalisme Compromis Nous Responsabilisation Solidarité Révélation Substitution Justice Occupation Soin Paix Outrage Évolution Inspirant Équité Horizontal Sacrifice Égalité Gaîté Organisation Autonomisation Voix Liberté Justice Partage Évolution Motivant Rage Solidarité Humain Compassion Grand Démocratie Amour Reconstruction Changement de paradigme Bonheur Égalité Amour Humain Prospérité Équité Solidarité Responsabilité Voix Révolution Vital Progression Solidarité Unité 99% »

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 14:01

 

« J'suis bidon » 16/11/2011 à 16h51
Nolwenn Le Blevennec
Rue89
 
Infosignalée par
un internaute

Fin octobre, Cora a fait une erreur. Une caissière de l'hypermarché de Mondelange (Moselle), également élue CGT, est menacée de licenciement après avoir ramassé un ticket de caisse au dos duquel figurait une offre promotionnelle McDonald's. Finalement, après une forte mobilisation sur les réseaux sociaux, la procédure est abandonnée : la caissière a été « sauvée par le Web ».

Autre bourde, mais cette fois-ci, ce n'est peut-être pas directement de la faute des hypermarchés. Le 5 septembre, un reportage concernant les hypermarchés Cora passe sur la jeune chaîne régionale Air. Bidonné, le sujet commence par un témoignage faussé.

Le film concerne le nouveau concept « drive » du groupe – les clients font leurs courses sur Internet et viennent ensuite les récupérer en voiture. Il est diffusé dans une rubrique, le « Rendez-vous des entreprises », présenté chaque lundi par Fabrice Genter, vice-président de la chambre du commerce et de l'industrie, qui a pour objectif de faire connaître « les entreprises qui marchent en Moselle ».

Une cliente... aussi assistante de direction

Stéphanie, qui est présentée dans le reportage comme une cliente conquise et régulière du « drive » de Cora, est en réalité (aussi) une assistante de direction de l'hypermarché Cora de Moulins-les-Metz.

Au début du reportage, elle dit, élogieuse, à propos de l'utilisation du service :

« Ça me permet de gagner du temps. Je prépare des listes de courses, j'envoie ça, le matin quand je suis au travail, directement sur le site et puis ça me permet de récupérer mes courses le soir en sortant du travail [...].

Ça me permet de gagner du temps pour m'occuper de mes enfants. »

 

 

« Bienvenue chez vous », AIR TV, 5 septembre 2011

Stéphanie, interviewée à partir de 13 minutes

Joint par Rue89, Stéphanie refuse de répondre à nos questions : « Je ne veux pas. » Au siège, à Paris, on nous explique sereinement :

« Ce film, tourné par Air, a été réalisé pour un usage interne de Cora. Il a un usage interne pour nous et ne devait pas être diffusé.

Par ailleurs, il n'y a rien de bidonné. Les salariés de Cora en sont aussi des clients assidus. Stéphanie en est une. Elle explique dans le reportage de façon personnelle les avantages qu'elle y trouve. Elle a participé en tant que cliente. Il n'y a pas de polémique à chercher ici. »

Le rédacteur en chef : « Je rentre du Cap-Vert »

Mais pourquoi la chaîne Air diffuserait-elle des films « corporate » dans une émission « consacrée à l'actualité de la Lorraine » ? Jean-Luc Bertrand, ex-présentateur vedette de la chaîne RTL9, qui est le rédacteur en chef de l'émission et directeur des programmes nous répond, mal à l'aise :

« Je rentre d'un reportage au Cap-Vert. Je vais revoir tout ça et je vous rappelle tout de suite. Vous vous appelez comment déjà ? »

Il n'a jamais rappelé. Lancée en février 2011, la chaîne généraliste Air TV est diffusée sur le canal 21 de la TNT et concerne le Grand duché du Luxembourg et la région Lorraine. « Air, l'autre télé », dit le slogan. Oui, mais laquelle ?

La chaîne dépend de Mira Services, boîte de production et de conseil. Les films corporate de Mira passent peut-être, de temps en temps, sur Air, se dit-on. Avec une double fonction : remplir les cases éditoriales et faire de la publicité aux clients-annonceurs.

« Une petite erreur déontologique si vous souhaitez »

Alexandre Mensuelle, directeur de Mira Services, nous a dit qu'il allait regarder le film et nous rappeler dès qu'il le pourrait, tout en précisant que « Bienvenue chez vous » n'est pas une « émission d'actualités », « mais un magazine », comme si ce dernier genre journalistique exonérait de toute rigueur.

Puis, il nous a rappelé pour nous dire qu'il n'avait jamais tourné de films d'entreprise – à usage interne – pour Cora (ils ont seulement fait une publicité pour eux, « qui n'a rien à voir avec le drive »).

Ceci était donc bien un reportage, nous dit-il. Et sur le bidonnage, il explique :

« La dame est une cliente réelle de Cora et aussi une collaboratrice, c'est vrai. Mais l'objectif du sujet était d'illustrer un outil, c'était un sujet d'illustration d'un mode de consommation, pas d'information. Il y a peut être eu une petite erreur déontologique si vous le souhaitez. »

Méfiance, les hypermarchés sont remplis de petites erreurs déontologiques. En septembre 2009, Luc Chatel avait croisé des mères de famille exaltées par les prix de la rentrée et qui étaient aussi des sympathisantes UMP.

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