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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 21:05

LEMONDE.FR | 25.06.11 | 08h44   •  Mis à jour le 27.06.11 | 08h54


 

Parmi les hommes et femme politiques cramponnés à un logement de la ville de Paris, la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP) signale Jean-Pierre Chevènement.

Parmi les hommes et femme politiques cramponnés à un logement de la ville de Paris, la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP) signale Jean-Pierre Chevènement.AFP/SEBASTIEN BOZON

Ils sont députés, sénateurs, maires ou anciens ministres, ils disposent de confortables revenus... et d'un logement social à Paris. Une situation " éthiquement intenable" juge Jean-Yves Mano, élu socialiste, adjoint au maire de Paris chargé du logement, alors que la ville reçoit, chaque année 120 000 demandes pour un appartement à loyer modéré du parc de la capitale, dont seulement 10 % obtiennent une réponse favorable.

Un récent rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC)  juge que "le taux de rotation structurellement faible à Paris" est en parti dû à des occupants "'aisés" que "le coût des logements sur le marché privé" incite "à ne pas quitter leur logement social", laissant des demandeurs plus modestes chercher un logement dans le privé. Et parmi ces "aisés", on trouve nombre d'élus.

OPÉRATION "TRANSPARENCE"

En 2008, la mairie de Paris a lancé une opération "transparence" à la suite de la révélation de l'"affaire Bolufer" du nom du directeur de cabinet de la ministre du logement de l'époque, Christine Boutin, qui occupait, boulevard du Port-Royal, un logement de 190 m2 pour un loyer très "social". L'initiative de l'hôtel de ville visait à encourager "députés, sénateurs ou membres du gouvernement" à évacuer le parc social de la ville pour aller se loger dans le privé. Mais tous n'ont pas suivi ce conseil.

Parmi les hommes et femme politiques cramponnés à un logement de la ville de Paris, la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP) signale Jean-Pierre Chevènement. L'ancien ministre de l'intérieur et sénateur socialiste dispose d'un appartement de 120 m² dans le 5e arrondissement de Paris pour 1 271 € par mois, et ce malgré les 7 000 euros de revenus pour son seul mandat de parlementaire. Le tarif pour un appartement similaire dans cet arrondissement prisé tourne, dans le parc privé, autour de 3 000 € par mois.

Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres et proche de Ségolène Royal , bénéficie également d'un logement du parc de la RIVP : 108 m² dans le 19e arrondissement, qu'elle paye 1 524 euros par mois, un loyer là encore majoré, à sa demande selon elle, mais qui reste 20 % au-dessous des prix du marché. Son collègue de l'UMP, Alain Cousin, député de la Manche, occupe pour sa part un logement de l'Office public de l'habitat de la capitale, Paris-Habitat.

"Depuis que nous sommes aux affaires, nous avons voulu faire le ménage" assure Pierre Aïdenbaum, président de la RIVP depuis 2008. "Mais il a, encore, à Paris, des personnalités politiques qui n'ont rien à faire dans du logement social" témoigne-t-il. "Nous n'avons pas de levier juridique qui nous permet de retirer un appartement à une personne qui a légalement obtenu un logement conventionné sous prétexte qu'il est élu ou que ses revenus ont grimpé" explique Jean-Yves Mano. "Ils paient un surloyer" poursuit Pierre Aïdenbaum; mais même dans ce cas , la location dans le parc social demeure avantageuse.

L'AFFAIRE BOLUFER

Encouragés par la Mairie de Paris, plusieurs dizaines de parlementaires ont libéré des appartements, d'autres ont choisis de rester. Benoist Apparu, secrétaire d'Etat chargé du logement, occupait un logement social alors qu'il était député de la Marne. Il en a discrètement rendu les clefs lorsque l'affaire Bolufer a éclaté. Ce n'est pas le cas de son ex-collègue Fadela Amara ; l'ancienne secrétaire d'Etat chargée de la politique de la ville a conservé un logement social lors de son passage au gouvernement. Un petit appartement du 13e arrondissement (50 m², pour 525 euros par mois)  qu'elle cumulait avec un logement de fonction de 120m2 dans le 7e arrondissement. Elle est aujourd'hui nommée Inspectrice générale des affaires sociales (Igas) mais conserve le logement de la RIVP.

Brigitte Kuster, élue UMP du 17e arrondissement, occupait également un logement de la ville de Paris jusqu'en 2008. Elle a rendu cet appartement pour occuper un logement privé lorsqu'elle a été élue maire d'arrondissement. Un mandat qui lui assure 4 808 euros de revenus ainsi que 1 208 euros de frais de représentation. Un choix que n'a pas partagé Michèle Bluemental, retraitée de l'éducation nationale et maire socialiste du 12e arrondissement depuis 2001, qui occupe toujours, avec son seul mari, un appartement familial de 70 m2, situé à un jet de pierre de sa mairie.

MINISTRES, PARLEMENTAIRES EN LOGEMENT SOCIAL

Le premier adjoint de Michèle Bluemental, Alexis Corbière, élu front de gauche, est également locataire d'un appartement de la RIVP. Il explique occuper un logement de la ville du fait de la précarité de son statut d'élu et du prix de l'immobilier parisien. "Aujourd'hui je reçois de la ville 4 000 euros par mois, mais mon mandat sera-t-il renouvelé en 2014 ? Ma famille et moi aurons alors toujours besoin d'un toit."

Une explication proche de celle fournie par l'UMP Jean-Jacques Gianesinni, élu au conseil de Paris du 19e et locataire d'un appartement de la ville dans le quartier de la Porte de Pantin : "Je n'ai pas le choix, les prix exorbitants des logements parisiens m'empêchent de faire autrement. J'ai obtenu cet appartement dans les années 1990 alors que j'étais chômeur (il est aujourd'hui collaborateur de Chantal Jouanno au ministère des sports) ; je n'ai pas l'impression de voler quoi que ce soit", déclare-t-il.

Les plafonds de revenus, pour être éligible à un logement social à Paris, se situent, pour un couple, entre  19 614 euros et 42 962 euros selon la catégorie de logement . Néanmoins, du côté de la mairie de Paris, on estime qu'il est nécessaire de ne pas faire d'amalgame entre ancien-ministres, ministres, parlementaires, d'un côté, et élus locaux dont les revenus sont jusqu'à cinq fois inférieurs.

D'autant plus que la chasse aux parlementaires ne serait maintenant que la partie immergée du scandale. "Plusieurs personnalités, au plus haut-niveau de l'Etat, ont obtenu et conservent un logement conventionné", souligne Jean-Yves Mano.

Eric Nunès

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 20:54

Le Monde - 09 novembre 2011

L’arithmétique au service du vote utile

(Flickr/Alvaro Herraiz San Martin)

Comment faire quand on est en rébellion contre le système politique pour faire entendre son point de vue, sans être récupéré politiquement ? C'est le dilemme auquel sont confrontés les indignés espagnols depuis le début de la campagne électorale. Il y a un mois, le Parti du mouvement citoyen du 15-Mai (date de la première grande manifestation qui a lancé le mouvement des "indignados") a tenté de se présenter sous les couleurs des protestataires dans plusieurs régions espagnoles. Aussitôt, les partisans du #nolesvotes (ne votez pas pour eux) se sont désolidarisés du mouvement, rappelant que le mouvement était non partisan.

Mais alors que la date du scrutin législatif du 20 novembre approche à grand pas, les indignés s'interrogent : faut-il s'abstenir ou bien chercher, par les urnes, un moyen de contrecarrer les caciques au pouvoir, notamment les trois partis PP, PSOE et CiU (le puissant parti catalan Convergencia i Unio) ? Pour contrer l'hégémonie de ces trois partis, un groupe d'indignés a pensé que dans chaque province, il fallait voter utile, pour le candidat le plus à même de leur piquer des sièges. C'est là que les mathématiques entrent en scène. Pour définir le profil de ce candidat idéal, rien de mieux que l’arithmétique : en conjuguant les résultats des dernières élections législatives et les dernières enquêtes sur les intentions de vote, la table de calcul #AritmEtica20N, issue d'un séminaire organisé il y a un mois par l'Universitat Oberta de Catalunya, indique, ville par ville, pour qui voter.

"Game is over"

L'éventail de partis est très large, d'UPyD – Union, progrès et démocratie, parti lancé en 2007 par Rosa Díez, dissidente du PSOE et pour lequel il faudra voter, selon AritmEtica20N, à Saragosse et à Tolède –, au parti nationaliste basque Amaiur – à qui les électeurs de Navarre devront donner leurs voix. Les électeurs de Jaén ou Málaga auront intérêt quant à eux de voter pour le Partido andalucista et ceux de Santa Cruz de Tenerife pour le tout nouveau parti écologiste EQUO.

Le point commun de toutes ces formations politiques : s'être opposées à la loi Sinde (la loi contre le piratage sur Internet, qui a focalisé les frustrations politiques en début d’année) et avoir manifesté un intérêt plus ou moins appuyé aux revendications du 15-Mai. La plateforme AritmEtica20N ne propose nullement d'adhérer aux idées véhiculées par ces partis. L'objectif est simplement de rompre le monopole du PP, du PSOE et de CiU. "Game is over : utilisons le vote pour qu'ils n'obtiennent pas les bons numéros", indique en exergue le site Internet AritmEtica20N, lancé mardi matin et qui, en 24 heures, connaît un succès fulgurant. 

L'initiative ne plait cependant pas à tout le monde, y compris au sein des indignés. Le blog Madrid me mata souligne ainsi que l'appel au vote utile favorise trop les partis du pouvoir, comme Izquierda unida, la coalition menée par le Parti communiste, ou UPyD. Elle montre en tout cas que le dilemme de la participation politique des indignés est loin d'être résolu.

Mathilde Gérard

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 20:48

LEMONDE.FR avec AFP | 09.11.11 | 17h34   •  Mis à jour le 09.11.11 | 17h50

 

 

Sur les pancartes, les slogans inspirés par le mouvement des "Indignés" côtoyaient ceux qui dénonçaient la hausse des frais universitaires.

Sur les pancartes, les slogans inspirés par le mouvement des "Indignés" côtoyaient ceux qui dénonçaient la hausse des frais universitaires.AP/Sang Tan

Des milliers d'étudiants londoniens – 10 000 selon les organisateurs, 2 000 selon la police – ont manifesté mercredi dans la capitale du Royaume-Uni contre la hausse des frais de scolarité à l'université. Le Comité national contre les frais et les coupes budgétaires dénonce les plans du gouvernement, qui souhaiterait "privatiser" ses universités.

"C'est un cabinet de millionnaires qui nous dit que l'on va devoir payer trois fois plus de frais universitaires", s'insurge sur le site de la BBC Michael Chassum, le leader de la contestation. Depuis des mois, le gouvernement britannique tente de faire passer sa réforme des universités et de leur financement, inspirée du modèle américain. Cette réforme signifie un doublement voire un triplement des frais d'entrée : dès 2012 il en coûterait près de 10 000 euros par an à chaque étudiant.

Ce que réfute David Willetts le ministre des universités. "La plupart des nouveaux étudiants ne paieront pas d'avance, indique-t-il à la BBC. Il y a aura plus d'aide financières pour les familles défavorisées et tout le monde remboursera des crédits moindres, une fois entré dans la vie active".

UN IMPORTANT DISPOSITIF POLICIER

En Angleterre, tout le monde a en mémoire les débordements des manifestations étudiantes de l'année dernière, sans parler des récentes émeutes du mois d'août. Du coup, les autorités ont prévu un important dispositif de sécurité. Quatre mille policiers encadraient la manifestation de mercredi. En cas de débordements, consigne leur a été donnée de tirer avec des balles en caoutchouc.

 
  • Les étudiants manifestaient mercredi pour dénoncer la hausse des frais universitaires, qui devrait entre en vigueur en 2012. Si le projet va jusqu'au bout, une inscription à l'université pourrait coûter près de 10 000 euros. AP/Sang Tan  

    Les étudiants manifestaient mercredi pour dénoncer la hausse des frais universitaires, qui devrait entre en vigueur en 2012. Si le projet va jusqu'au bout, une inscription à l'université pourrait coûter près de 10 000 euros.

  • Le cortège était encadré par un important dispositif policier. Les autorités, qui ont encore en tête les émeutes de l'été 2011, voulaient éviter les débordements de l'an dernier. AP/Sang Tan

    Le cortège était encadré par un important dispositif policier. Les autorités, qui ont encore en tête les émeutes de l'été 2011, voulaient éviter les débordements de l'an dernier.

  • Les policiers n'ont pas eu besoin d'utiliser des balles en caoutchouc, exceptionnellement autorisées. L'important dispositif a été dénoncé par Michael Chassum, le leader de la contestation, qui parle "d'une irresponsable et inexcusable intimidation". AP/Sang Tan

    Les policiers n'ont pas eu besoin d'utiliser des balles en caoutchouc, exceptionnellement autorisées. L'important dispositif a été dénoncé par Michael Chassum, le leader de la contestation, qui parle "d'une irresponsable et inexcusable intimidation".

  • En marge de la manifestation, le nouveau mouvement "Occupy London stock exchange" a brièvement installé une vingtaine de tentes à Trafalgar Square. En vain, la police les a délogés dans la foulée. REUTERS/ANDREW WINNING

    En marge de la manifestation, le nouveau mouvement "Occupy London stock exchange" a brièvement installé une vingtaine de tentes à Trafalgar Square. En vain, la police les a délogés dans la foulée.

En marge de la manifestation, quelques "Indignés" du mouvement "Occupy London Stock Exchange" ont appliqué un concept cher aux manifestations étudiantes : la convergence des luttes. Pour relier le mouvement étudiant avec celui des "Indignés", ils sont parvenus à planter une vingtaine de tentes sur Trafalgar Square, en plein cœur de Londres, pendant quelques minutes. En vain, les policiers les ont immédiatement délogés.

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 22:43

 

 

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 22:40

 

 

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 22:37

Actualutte

 Vendredi 4 novembre, les indignés Parisiens ont débuté l’occupation de la Défense pour une durée indéterminée ! Suivant l’exemple d’Occupy Wall Street, c’est donc le quartier d’affaire qui est concerné. Dès les premières heures, une violente répression s’est abattue sur le petit campement d’une 40 ène de tentes. 1 blessé grave et plusieurs autres blessés suite aux 8 charges policières. Les tentes, la nourriture, les bâches et les couvertures de survie ont été saisies.. De plus, les lumières ont été éteintes.. Suivez le direct, mise à jour régulière de cette page.

 

Mardi 8 novembre – Jour 5 (ci dessous)

20h40 : Livraison de pizza sur le campement. Vous aussi internautes, n’hésitez pas à leur envoyer des  pizzas.

19h48 : Le commissaire qui a demandé la charge contre les baches dit « C’est votre faute. Il ny a pas de responsables dans votre mouvement »

19h47 : « On vous appelle à nous rejoindre à #occupydefense. Il n´y a plus de charge mais on a besoin de relève et de monde. »

19h46 :  »resistance ! » « resistance ! » crient les indignés sous la pluie après 5 jours !

19h45 :  Les indignés font une chaîne pour les stopper les crs. « Les occupants ont dû appeler eux-mêmes les pompiers, et appellent leurs sympathisants à venir les soutenir. »

19h45 : Évacuation du blessé par les pompiers.

19h40 : Les véhicules de la police braquent leurs feux sur les occupants pour les aveugler.

19h35 : « les indignés crient à la police « libere toi » et des gens disent que les médias sont sur le point d´arriver. » (twitter)

19h25 : Une photo de la charge :

19h20 : Alors que les campeurs ont mis en place une bâche, la police leur a demandé de la retirer, devant leur refus, elle vient de charger le campement. Il y a un blessé selon les personnes sur place.

10h : « Nuit humide pour nos campeurs! On a besoin de boissons chaudes, couvertures, duvets, chaleur. » (twitter)

0h10 : Les lumières de la Défense se sont éteintes alors que débute le 5 ème jour d’occupation. Bonne nuit aux indignés et courage à eux :-)

Lundi 7 novembre – Jour 4 (ci dessous)

23h55 : Quelques photos pour terminer ce 4 ème jour d’occupation :

23h50 : Une procédure juridique s’établit pour défendre les droits du camp, avec un avocat. Toute assistance est bienvenue. (twitter)

21h45 : Une petite centaine de personne est encore présente à l’Assemblée.

20h45 : Message des campeurs :

1/ Restez à l’écoute, tout risque de se jouer après que les travailleurs soient partis.
2/ Nous avons clairement besoin de renforts.
3/ Si vous venez et même si vous ne restez pas dormir, voilà ce dont nous avons besoin en urgence: d parapluies, d journaux pour s’isoler du sol et du carton, d vêtements chauds, d gants/bonnets/écharpes, d couvertures……café et thé seraient également les bienvenus!
ON LACHE RIEN MAIS ON A BESOIN D’ETRE SOUTENUS!!!!!

20h20 : Gros débat sur le choix du lieux pour l’action du 11novembre . Rester à la défense ou mur de la paix ?

19h50 : Intervention de l’ex sénateur d’Alaska Mike Gravel : « vous êtes à l’avant garde de la transformation sociale. Persévérez, ça ne sera pas facile. C’est une sorte de miracle « 

19h40 : Début d’Assemblée Générale.

19h35 : « L’ex-sénateur de l’Alaska de passage à La Défense soutient le mouvement, qu’il qualifie de « miracle ». » (twitter)

19h30 :   »Je suis sur le parvis de La Défense. Bruine. Calme. Les occupants ont pu installer deux tables, des cartons et des bâches. » (twitter)

18h45 : Les campeurs se restaurent et préparent leur 4 ème nuit sur place.

17h15 : Un indigné est bloqués sur le parvis car il a une tente. Et la police empêche de filmer. C’est interdit! réelle démocratie? » (twitter)

16h55 : Une photo du campement aujourd’hui :

16h50 : Assemblée Générale en cours à la Défense, calme.

16h45 : « à Oakland des agences bancaires ont été détruites par des manifestants ! Et le port a été fermé » Article à venir sur le site.

16h40 : Proposition à tous les indignés de France de venir vendredi 11 sur le parvis de la défense Pour un vrai campement.

11h20 : Message des occupants :

Bonjour à tous!!!!!!!
JOUR 4, et nous sommes toujours là! De 40 personnes la première nuit nous sommes passés à 80 qui ont dormi sur place hier, la nuit a été froide, courte, mais quel bonheur de se réveiller sur place, au milieu des passants éberlués allant au travail! Pas le temps de se reposer sur nos lauriers, nous devons nous organiser afin de faire passer au mieux notre message, go go go!!!!!!!!
Dès 6h des gens nous ont rejoints, apportant thermos de café, de thé, et même petits pains, aussi étonnés et ravis que nous de nous trouver sur place!
Rejoignez-nous!!!!!!!!!!

11h15 : Le programme du soir à la Défense :

19h :  rédaction d’une déclaration ayant à vocation de représenter les personnes « occupant » la défense.
19h30 : relance de la commission réseau pour activer un maximum de soutien autour du camp.

8h30 : Suivez le réveil en direct vidéo ci dessus.

8h25 : Nuit calme sur le campement, environ 80 personnes ont dormi sur place.

8h20 : Reprise du direct écrit.

1h00 : Suspension du direct écrit jusqu’à 8h environ. Bonne nuit à tous :-)

0h55 : Actions collectives prévues de 7 à 10h avec pancartes pour être visibles.

0h50 : Toujours une bonne ambiance sur le camp. Beaucoup se couchent pour prendre des forces.

0h10 : On campe aussi à Montpellier ! Ils n’étaient que 2 vendredi soir, beaucoup plus en cette nuit de dimanche à lundi.

0h05 : Comme vous l’avez peut être entendu, le caméraman a des problèmes de charge ;)

0h00 : Des renforts de police sont arrivée, pour l´instant tt continue dans le calme. On attend de voir. Drapeau blanc à #occupydefense (twitter)

Dimanche 6 novembre – Jour 3 (ci dessous)

23h55 : Bonne ambiance, les campeurs dansent et chantent, en espérant ne pas être embêtés dans les prochaines minutes.

23h45 : URGENT ! Probable intervention des CRS imminente !!!

22h40 : Des renforts de police sont en train d´arriver à #occupydefense. Pour l´instant tout est calme. On vous informe. (twitter)

19h55 : Nouvelle intervention de la police pour récupérer.. des cartons !

19h50 : Petite formation juridique en cours.

19h45 : Les CRS sont toujours là, mais en présence moins importante que les deux derniers jours.

17h50 : L’Assemblée est toujours en cours. Les campeurs demandent du soutien pour la nuit, notamment des photographes et équipes télé pour éviter une nouvelle intervention policière.

16h05 : L’Assemblée a repris dans le calme :

15h50 : Regain de tension alors que des CRS viennent d’intervenir pour saisir une tente :

15h35 : Message des campeurs ce matin :

Une nuit bien froide pour nos libertés, sous la Défense, entourés par des CRS en nombre qui fouillent nos sacs à la recherche de tentes ou de baches… Des fois qu’on puisse se mettre au chaud… La répression que l’on nous fait subir pèse des tonnes sur nos épaules fatiguée ce matin. Mais autour de nous les tours Total, Areva, EDF et autres brillent de leurs plus belles lumières et le chauffage habite leurs luxueux locaux vides de toutes âmes… La démocratie au sens noble a perdu toute essence aux mains des financiers et des gouvernements actuels… Nous sommes encore trop peu nombreux pour défier le pouvoir. Mais la lutte continue, nous ne lâchons rien !

15h25 : Début de l’Assemblée, un direct vidéo est disponible ci dessus !

13h40 : Photo de la Défense vers midi.

13h30 : « Ne venez plus avec vos tentes a #occupydefense sinon confisquées. Des vêtement chauds et des duvets suffisent . » (twitter)

13h20 : Nouvelle Assemblée Générale à 15h.

13h : La campement à tenu toute la nuit, voici une photo du réveil :

LIRE LES ARCHIVES DE L’OCCUPATION DEPUIS LE 4 NOVEMBRE

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 17:03

Mouvement des indignés: Les indignés montréalais se préparent pour l'hiver
(Source: Radio-Canada) Alors qu'à Québec le maire Labeaume demande toujours aux indignés de quitter leur camp, à Montréal, des manifestants doivent rencontrer des dirigeants municipaux pour leur présenter des plans afin de mettre en place des abris pour l'hiver.

Alors qu'à Québec le maire Labeaume demande toujours aux indignés de quitter leur camp, à Montréal, des manifestants doivent rencontrer des dirigeants municipaux pour leur présenter des plans afin de mettre en place des abris pour l'hiver.

À l'issue de cette rencontre, prévue mardi matin, on devrait savoir si les règlements municipaux permettent la construction de tels abris pour l'hiver au square Victoria. Déjà, les manifestants ont commencé à se préparer à la saison froide en mettant des planches et de la laine isolante sous leurs tentes.

Par ailleurs, la Ville de Montréal continue d'appliquer sa politique de tolérance avec l'appui de l'opposition. La municipalité n'exigera pas des protestataires qu'ils quittent le square Victoria, si tant est qu'ils se conforment aux règles de sécurité en matière d'incendie.

« Les militants ont toujours respecté les demandes pour améliorer la sécurité du camp, et aucun incident majeur n'y a été rapporté », a expliqué Gonzalo Nunez, un porte-parole de la Ville. Le campement, qui affiche complet, est inspecté quotidiennement, a-t-il signalé.

La pression s'accentue à Québec

Lundi soir, au conseil municipal de la Ville de Québec, le maire Régis Labeaume a répété qu'il espérait voir les indignés partir d'eux-mêmes de la place de l'Université-du-Québec.

La municipalité ne souhaite pas utiliser la force ni envoyer les policiers pour déloger les manifestants. Le maire a néanmoins indiqué qu'il était de la responsabilité de la Ville de faire respecter les règlements et de s'assurer qu'il n'y a pas de risque d'incendie.

« Vous pouvez manifester tous les jours à la place St-Roch jusqu'à 23 heures, il n'y a pas de problème. Ce qu'on dit, c'est que ce n'est pas un terrain de camping », a déclaré le maire devant le conseil.

En outre, le maire Labeaume estime qu'il y a un problème avec le message véhiculé par les manifestants.

De leur côté, les indignés résistent aux pressions de la Ville, qui leur a demandé jeudi dernier de démanteler leur camp. Reprochant à la ville de les harceler, une trentaine d'entre eux ont fait valoir leur message en soirée devant le conseil municipal.

Loin d'envisager d'abandonner leur campement, ils ont plutôt demandé au maire Régis Labeaume d'améliorer leurs conditions de vie, réclamant même une place permanente pour faire valoir leurs droits.

En entrevue à Radio-Canada, la manifestante Marie-Christine Aubin a estimé que le maire ne comprenait pas ce que faisaient les manifestants. « Il n'a pas compris que nous incarnons une solution, qu'on essaie de faire un forum permanent. Il traite ça de camping, c'est complètement réducteur, c'est une preuve d'ignorance de notre cause, et c'est une preuve de l'ignorance de la cause à travers le monde », a déclaré la manifestante.

Ailleurs au pays, les autorités ont entamé lundi des procédures judiciaires pour faire démanteler le campement des indignés à Vancouver. Dans les Maritimes, les dizaines de manifestants qui campaient devant l'hôtel de ville d'Halifax ont accepté de déménager temporairement dans le parc Victoria afin de laisser la place aux festivités du jour du Souvenir.

Radio-Canada.ca

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 15:51

Publié le 07-11-11 à 23:19    Modifié le 08-11-11 à 17:26     par Céline Lussato     1 réaction

La militante yéménite, prix Nobel de la paix, Tawakkol Karman, de passage à Paris, balaye l'idée d'une confiscation possible des révolutions et appelle Paris à peser contre le régime de Saleh. Par Céline Lussato.

Tawakkol Karman (AHMAD GHARABLI / AFP) Tawakkol Karman (AHMAD GHARABLI / AFP)

"Saleh ne gouverne pas, il tue." La prix Nobel de la paix Tawakkol Karman, coordinatrice des jeunes de la révolution Yéménite dénonce avec une constance inébranlable le régime au pouvoir. De passage à Paris, la jeune femme de 32 ans est venue défendre deux demandes qu'elle adresse à la communauté internationale : "le gel des avoirs d'Ali Abdallah Saleh et de ses proches, et le transfert du dossier Saleh devant la Cour pénale internationale pour mettre fin au carnage", dit-elle, soulignant qu'"avec cet argent Saleh achète les armes et les mercenaires qui tuent les manifestants".

"Jusqu'où va couler le sang ?" demande-t-elle. "Nous sommes prêts à mourir pour la liberté et la justice" souligne la prix Nobel. "La communauté internationale ne doit pas, elle, perdre ses valeurs. Paris est la capitale des libertés, elle peut être fière des positions qu'elle a prises sur les révolutions arabes. Elle a maintenant le devoir d'agir sur ces deux points", a insisté Tawakkol Karman, affirmant avoir reçu des assurances d'Alain Juppé dans la matinée à ce sujet.

Le ministre des Affaires étrangères a en effet annoncé un peu plus tôt lors d'un point presse que "le gel des avoirs devrait être effectivement étudié dans de brefs délais (...). Nous allons regarder cela lundi prochain à Bruxelles", a-t-il ajouté.

Tunisie/Libye/Yemen

La féministe balaye d'un revers de main les inquiétudes de certains de voir la révolution yéménite volée par les islamistes comme certains redoutent que ce soit le cas en Tunisie avec la victoire du parti Ennahda ou en Libye avec les propos sur la Charia.

"Au contraire je suis convaincue que le changement le plus important a été la chute des régimes. Les révolutions ne font que commencer. Elle n'a fait que commencer avec la chute des régimes. Il y aura plusieurs tours d'élections dans les mois à venir. Mais quand le peuple est descendu dans la rue soyez certains qu'il s'accrochera à la liberté et ne la lâchera pas" garantit la jeune femme.

"Les jeunes voulaient simplement s'approprier leurs rêves de liberté. Nous au Yémen nous savons que quiconque sortirait des valeurs de justice ou d'égalité que nous prônons nous lui demanderions de partir. Les jeunes des révolutions devront redescendre dans les rues si nécessaires", affirme Tawakkol Karman soulignant toutefois que les jeunes ont demandé le pluralisme lors des manifestations et que, pour cette raison, "ce serait une erreur d'écarter les partis islamistes". "Et cela s'applique également aux salafistes. Même les plus radicaux, s'ils participent aux processus démocratiques, peuvent évoluer" souligne la jeune femme par ailleurs membre du parti islamiste Al-Islah (la réforme).

Droit des femmes

La place de la femme? "Je ne pense pas que les femmes qui ont mené les révolutions accepteraient un recul de leurs droits. Nous voulons tous un seul monde, une seule citoyenneté", souligne la prix Nobel de la paix.

Cette figure de proue du mouvement révolutionnaire yéménite en cours depuis le mois de janvier semble n'avoir peur de rien, si ce n'est du manque de soutien international. "La seule chose que nous craignons c'est que la communauté internationale ne réponde pas à nos aspirations de liberté", affirme cette militante. "Sur le plan intérieur nous avons confiance. Des millions de Yéménites sont dans les rues en train de dire "notre objectif est un Etat civil libre". Parfois nous craignons un vol de notre révolution mais c'est impossible car elle embrasse le peuple dans sa totalité et pas simplement une élite".

Gouvernement de transition

Celle dont les jeunes souhaiteraient qu'elle devienne un jour leur présidente propose une solution de gouvernance intérimaire. "Les jeunes refusent la proposition du Conseil de coopération du Golfe qui prévoit l'immunité pour Saleh et sa famille. La solution de rechange nous l'avons", assure la militante. "Nous demandons la constitution d'un gouvernement de transition composé de seize membres et d'un Conseil national des forces de l'opposition qui jouera le rôle de Parlement", dit-elle.

"Nous défendons les valeurs de la modernité, des Lumières, des droits de l'homme et de la démocratie. Notre objectif c'est la création d'un état civil et démocratique. Quiconque ne s'engagera pas à respecter ces valeurs, le peuple lui dira de partir," assure Tawakkol Karman.

Céline Lussato – Le nouvel Observateur

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 15:43

Le nouvel observateur - Publié le 08-11-11 à 13:31    Modifié à 17:04     par Donald Hebert

   

Pour combler les déficits, le gouvernement prévoit de faire entrer 7 milliards d'euros dans les caisses de l'Etat et de la Sécu l'année prochaine. Qui va régler l'addition ?

 

 (c) Reuters (c) Reuters

Pour combler les déficits, le gouvernement prévoit un durcissement de son plan de rigueur. Objectif : faire entrer 7 milliards d'euros dans les caisses de l'Etat et de la Sécu l'année prochaine, et monter en puissance jusqu'à 17,4 milliards en 2016. Pour cela, l'exécutif opte pour des hausses d'impôts, des coupes budgétaires supplémentaires, et une réduction des prestations sociales. Qui règle l'addition ? Quelle sont les enjeux économiques de chaque mesures ? Combien rapportent-t-elles ?

 

Les salariés

Jusqu'au retour du déficit public en dessous de 3%, prévu en 2013, le gouvernement propose le gel du barème de l'impôt sur le revenu, de celui de l'Impôt de solidarité sur la fortune et des successions. "On va taxer les citoyens qui créent de la richesse", dénonce Jean-Marc Daniel, économiste de l'Institut de l'entreprise.

Jusqu'ici, les tranches d'imposition étaient revalorisées en fonction de l'inflation. Les bloquer revient à taxer tous les salaires qui augmentent. "Les salaires augmentent en moyenne d'environ 3% par an", souligne Vincent Drezet, porte parole du Syndicat national unifié des impôts (SNUI).

Le gel du barème ne touchera pas uniformément les salariés. "Les personnes en début de tranche sont désavantagées", explique Michel Taly, spécialiste de la fiscalité à l'Institut de l'entreprise.

Par ailleurs, des petits salaires vont devenir imposables. "Or, certains ne touchent pas la prime pour l'emploi, ou seulement partiellement", explique Vincent Drezet, porte-parole du Syndicat national unifié des impôts (SNUI), qui pointe l'injustice du dispositif : "En parallèle, la réforme de l'ISF est maintenue, alors qu'elle coûte 2 milliards d'euros!"

> Gain pour l'Etat : 1,7 milliard d'euros la première année, 3,4 milliards les années suivantes

 

Les ménages

François Fillon a annoncé un coup de rabot transversal supplémentaire sur les niches fiscales, la fin du très controversé dispositif Scellier sur l'immoblier, le recentrage du prêt à taux zéro sur le neuf, et la diminution de 20% du crédit d'impôt développement durable.

"Le dispositif Scellier était coûteux et inefficace, reconnait Jean-Marc Daniel. Bercy demande sa peau depuis longtemps". La fin du crédit d'impôt développement durable confirme en revanche la suppression de la politique verte défendue par Nicolas Sarkozy en début de mandat. "Le budget s'adapte désormais à la conjoncture. C'est une rupture avec le début du quinquennat. Il n'est plus question de dépenses d'avenir", ajoute l'économiste.

> Augmentation des recettes : 2,6 milliards d'euros

 

Le consommateur

La majorité souhaite revenir - très partiellement - sur la TVA réduite, qui passerait de 5,5% à 7%, sauf pour les produits de première nécessité. Conséquence : les prix dans la restauration vont augmenter, de même que certaines prestations profitant aux plus modestes, comme les services d'avocat dans le cadre de l'aide juridictionnel.

"Cette mesure va affecter le pouvoir d'achat de personnes modestes. Par exemple les agriculteurs, certains aliments pour le bétail bénéficiant actuellement d'une TVA réduite", proteste Vincent Drezet. La hausse va aussi toucher les livres, les médicaments, les fleurs, de nombreux produits culturels, etc.

> Gain pour le fisc: 1,8 milliard d'euros par an

 

Les futurs retraités

La majorité souhaite accélérer la réforme des retraites de 2010 en avançant d'un an le passage de l'âge légal de 60 à 62 ans. Ainsi, les personnes nées entre 1952 et 1955 et voulant partir à la retraite dès que possible devront travailler entre un et quatre mois de plus que ce qui était prévu. "Les premiers touchés sont ceux qui ont eu une carrière partielle (femme au foyer, période de chômage, etc.), ceux qui n'ont pas tout leur trimestre", souligne Michel Taly.

Plus largement, "on se sert d'une question qui concerne la société à long terme pour régler un problème à court terme : les finances publiques", dénonce Eric Heyer, économiste à l'OFCE.

Les prévisions de croissance étant revues à la baisse, le scénario médian du Conseil d'orientation des retraites se retrouve démenti. "Si les prévisions de croissance à moyen ou long termes sont à revoir, c'est l'ensemble du dispositif qu'il faut repenser", répond Eric Heyer.

> Dépenses économisées : 100 millions d'euros la première année, 500 la deuxième, 1,3 milliard en 2016

 

Les grandes entreprises

Version professionnelle de la taxe exceptionnelle sur les très hauts revenus, une majoration de 5% du montant de l'impôt sur les sociétés est instaurée pour les entreprises faisant plus de 250 millions d'euros de chiffre d'affaires.

"Une concession à l'humeur du temps", dénonce Jean-Marc Daniel. Pour l'économiste de l'Institut de l'entreprise, l'impôt sur les sociétés devrait être harmonisé au niveau européen au taux de 20%. "De toute façon, les grandes entreprises françaises peuvent facilement faire des bénéfices à l'étranger et afficher des pertes en France", précise-t-il. "La mesure étant temporaire, les grands groupes ne vont pas se réorganiser pour quelques années", tempère Michel Taly, ancien conseiller de Michel Rocard pour la fiscalité.

Appliquée jusqu'au retour du déficit en-dessous de 3%, cette mesure ne devrait pas inquiéter les grands groupes : ils pourront continuer à optimiser leur fiscalité grâce à "de nombreuses niches maintenues par le plan", regrette Vincent Drezet, porte-parole du SNUI. Par exemple, l’intégration fiscale permet à un groupe dont une filiale perd 100 et une autre gagne 100 de ne déclarer aucun bénéfice, et ainsi de ne pas payer d'impôt sur les sociétés. Grâce à ce type de dispositifs les grandes entreprises paient en moyenne un taux d'impôt sur les bénéfices bien inférieur au taux de 33,3% en vigueur.

> Gain espéré par Bercy : 1,1 milliard d'euros par an

 

Les bénéficiaires de prestations sociales

Le gouvernement propose de revaloriser les allocations familiales et les aides au logement de 1%, soit moins que l'inflation. Il affirme que cette indexation correspond à la prévision de croissance pour l'année prochaine. Mais attention, cela ne signifie pas que les bénéficiaires reçoivent une part de la croissance.

"C'est une politique qui ne peut être intéressante qu'en haut de cycle", explique Eric Heyer. Selon l'économiste de l'OFCE, la réduction des dépenses sociales peut éventuellement être appliquée en période de croissance. "Mais ce n'est pas logique de réduire les stabilisateurs économiques (qui compensent le ralentissement de l'économie en venant en aide aux personnes en difficulté) en pleine crise, au moment où l'on en a le plus besoin."

La natalité est considérée comme une des conditions essentielles de la croissance dans une société vieillissante. "On touche à la politique familiale qui, bien que peu redistributive (parce qu'elle récompense la naissance d'un enfant indépendamment du revenu des parents), est une des rares choses qui fonctionnent bien en France", explique Jean-Marc Daniel.

> Gain attendu : 500 millions d'euros

 

Le capital

Le plan Fillon prévoit une augmentation du prélèvement forfaitaire libératoire sur les dividendes et les intérêts de 19% à 24%. Une façon d'aligner la fiscalité des dividendes sur les revenus du travail.

"La situation actuelle était un cadeau de Nicolas Sarkozy aux plus riches", explique Michel Taly, pour qui ce rétablissement est un juste retour des choses.

Outre la question de justice fiscale, taxer l'épargne est aussi un moyen de la réduire au profit de la consommation.

> Recette attendue : 600 millions d'euros

 

L'Etat et la Sécurité sociale

Le gouvernement souhaite alourdir de 500 millions d'euros les coupes budgétaires ce qui porte l'effort à 1,5 milliard en 2012. "Les dépenses de l'Etat ne représentent que le tiers de la dépense publique", rappelle Eric Heyer.

Or, avec la politique de non remplacement d'un fonctionnaire sur deux menée par le gouvernement, les services de l'Etat commencent à être un peu contraints. "Il aurait fallu s'interroger sur les missions de l'Etat et faire des choix", ajoute Jean-Marc Daniel. "On aurait pu, par exemple, poursuivre la réflexion sur la suppression d'un échelon administratif au niveau local."

Le gouvernement souhaite notamment accélérer le programme de cessions immobilières de l'Etat pour atteindre 500 millions par an. Des cessions qui ont pu poser des problèmes, comme l'illustre l'affaire de l'Hôtel de la Marine, place de la Concorde à Paris, patrimoine historique qui a failli être cédé au privé. "Le patrimoine immobilier de l'Etat est estimé entre 45 et 50 milliards d'euros. Ce n'est pas ainsi qu'on va résoudre le problème de la dette, qui est de 1600 milliards d'euros."

Côté Sécu, l'exécutif vise une baisse des dépenses de 700 millions en réduisant la progression de l'Ondam, qui fixe les dépenses de la Sécurité sociale, de 2,8% à 2,5%. "Le gouvernement s'était fixé un objectif crédible en contenant son augmentation, et il l'avait tenu. Pourra-t-il respecter cet engagement ?", s'interroge Jean-Marc Daniel. Difficile de répondre sans connaître les modalités de réduction des coûts. Est-ce que le gouvernement va opter pour des déremboursements, la réduction des prix de génériques, ou la diminution des budgets des hôpitaux ?

"La sécurité sociale représente 45% des dépenses publiques", rappelle Eric Heyer. "Mais économiser sur les dépenses maladies revient une nouvelle fois à les considérer comme du gaspillage et non comme un investissement. Or, c'est aussi parce que les salariés sont en bonne santé que la France a l'une des plus fortes productivités au monde. Et il est difficile de ne pas affecter la qualité des services lorsque l'on touche aux dépenses."

> Gain pour l'Etat et l'assurance maladie : 1,2 milliard en 2012, 7,2 milliards en rythme de croisière

 

Les politiques

Deux mesures symboliques : une baisse de la contribution publique aux partis politiques pour leur fonctionnement et leurs campagnes, et le gel des salaires des membres du gouvernement et du président de la République. Chose étonnante, ce gel est déjà effectif depuis deux ans, comme l'explique nos confrères du Monde.fr.

 

Le compte est bon ?

Au final, le plan de rigueur annoncé par le gouvernement vise à réduire les déficits. Afin de répondre aux demandes européennes et d'éviter une dégradation de la note de la dette française par les agences.

En révisant sa prévision de croissance de 1,75% à 1%, le gouvernement a fait un calcul simple : 0,75% de croissance revient à une perte de 15 milliards d'euros pour l'économie. Les prélèvements obligatoires étant d'environ 50%, le gouvernement doit trouver environ 8 milliards d'euros.

En additionnant les recettes et les coupes dans les dépenses prévues par le plan, le gouvernement parvient à renflouer les caisses de 7 milliards d'euros en 2012, de 11 milliards l'année suivante, jusqu'à un rythme de croisière de 17,4 milliards d'euros en 2016.

Pour Eric Heyer, c'est "une vision comptable, car cela consiste à considérer que les mesures prises aujourd'hui n'auront pas d'impact sur l'économie". En réalité, ce plan occasionnera une perte de croissance qui coutera "8 milliards d'euros au Produit intérieur brut français, soit 4 milliards d'euros de recettes en moins".

Le passage en revue des mesures d'austérité souhaitées par le gouvernement permet en effet de présager de leur impact négatif sur le pouvoir d'achat et sur l'investissement.

Il faudra alors mettre en place un autre plan de réduction de 4 milliards d'euros, qui créera à son tour une diminution de la croissance du PIB, etc. "Au total, la réduction des déficits de 8 milliards aura coûté 16 milliards d'euros", estime l'économiste.

Selon les calculs de l'OFCE, en poussant la logique comptable jusqu'au bout, il faudrait "un plan de réduction des déficits de 27 milliards d'euros pour satisfaire les agences de notation". Le résultat serait une récession.

"Les libéraux considèrent que la politique économique n'a pas vraiment d'impact sur la croissance. Mais les plans précédents ont montré le contraire", reprend Eric Heyer. Ils ont d'autant plus d'impact sur l'économie quand l'économie est en bas de cycle, quand il y a une simultanéité des plans avec d'autres pays, et lorsqu'il y a un problème de liquidité sur le marché interbancaire." Ce qui est le cas en ce moment.

Comment dans ces conditions concilier les exigences à court terme des marchés financiers et des agences de notation d'une part, et d'autre part les investissements à plus long terme, nécessaires pour un retour de la croissance ? Existe-t-il une autre solution politique qui permettrait d'assainir les finances publiques tout en créant les conditions du retour de la croissance, et cela en épargnant les classes sociales les plus touchées ? Peut-elle se faire sans la renégociation des engagements pris par les européens ?

Donald Hebert – Le Nouvel Observateur

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 15:42
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