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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 18:40

LEMONDE.FR avec AFP | 19.11.11 | 10h31   •  Mis à jour le 19.11.11 | 10h32

 
 

 

Jusqu'ici la loi prévoyait un délai de carence de trois jours en cas d'arrêt maladie, uniquement pour le secteur privé.

Jusqu'ici la loi prévoyait un délai de carence de trois jours en cas d'arrêt maladie, uniquement pour le secteur privé.AFP/FRED DUFOUR

Le tour de vis budgétaire décidé par le gouvernement sur l'indemnisation des arrêts maladie, centré sur l'allongement des jours de carence, est une mauvaise réponse tant sur le plan de la santé publique que de l'absentéisme, estiment médecins et experts. D'après le Dr Claude Leicher, président de MG France, le plus gros syndicat de médecins généralistes, le passage de trois à quatre jours du délai de carence, période non remboursée par l'assurance maladie, va frapper de plein fouet les très petites structures (20 % des entreprises) qui n'ont pas de contrats de complémentaire santé pour couvrir les arrêts de travail de leurs salariés.

D'après le médecin, ces travailleurs exercent souvent des métiers pénibles et vont être doublement pénalisés : financièrement car ils ne seront pas indemnisés et sur le plan de la santé car ils hésiteront à s'arrêter alors que leur état l'exige. "Il ne faut pas oublier que lorsqu'on a mis en place ce système de remboursement des arrêts maladie, un des objectifs était de permettre aux gens de reprendre leur activité le plus vite possible", rappelle-t-il.

"Il y a un certain nombre de situations dans lesquelles si vous vous arrêtez deux ou trois jours, vous allez pouvoir reprendre une activité dans des conditions bien meilleures et avec une productivité améliorée", explique le Dr Leicher."L'exemple le plus simple est celui de la lombalgie aiguë : quand vous avez un bon lumbago, vous n'êtes pas obligé de vous arrêter pendant quinze jours : très souvent un arrêt bref de deux à trois jours permet de passer la phase de douleur intense et de reprendre une activité dans de meilleures conditions", ajoute-t-il.

UN PROBLÈME DE "DÉMOTIVATION"

"Les personnes réagissent de façon très différente devant la maladie", indique pour sa part le Dr Claude Bronner, qui dirige la branche généraliste de la Fédération des médecins de France (FMF). Pour ces dirigeants médicaux, un travailleur non soigné immédiatement peut développer ensuite des pathologies plus graves, qui seront plus coûteuses à traiter ensuite.

Selon les chiffres officiels, les indemnités journalières d'arrêt maladie ont représenté 6,6 milliards d'euros en 2010. Il y a une progression de 5,1 % en 2009 mais de seulement 3,9 % en 2010. Le gouvernement estime que ces dépenses "progressent à un rythme élevé et difficilement justifiable". Les arrêts de travail de courte durée (de un à huit jours) sont les plus nombreux et représentent 37 % du total. Le gouvernement soupçonne que les arrêts abusifs soient plus fréquents dans cette catégorie.

En plus des restrictions au niveau des jours de carence – quatre dans le privé et, désormais, un pour les fonctionnaires –, le ministre de la santé Xavier Bertrand a menacé ceux qui abusent de devoir rembourser les indemnités indues. Mais la répression est-elle la meilleure réponse pour lutter contre l'absentéisme ? Pour les experts d'Alma Consulting Group, qui publie des baromètres de l'absentéisme (14,5 jours par salarié en 2010 dont 85 % pour arrêt maladie), celui-ci "n'est pas une fatalité uniquement liée à un état de santé mais une affaire de management". "Selon notre baromètre, plus de 60 % des racines de l'absentéisme sont relatifs à la démotivation", indique Olivier Gignoux, directeur du pôle social de cette société conseil. Pour lui, mieux vaut un plan de lutte contre l'absentéisme que des sanctions financières sur les arrêts maladie.

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 18:34

LEMONDE.FR avec AFP | 18.11.11 | 19h45

 
 

 

Force ouvrière (FO), qui participait pour la première fois depuis deux ans à cette intersyndicale, a indiqué qu'elle ne signerait pas l'appel commun mais s'associerait à la journée du 13 décembre.

Force ouvrière (FO), qui participait pour la première fois depuis deux ans à cette intersyndicale, a indiqué qu'elle ne signerait pas l'appel commun mais s'associerait à la journée du 13 décembre.AFP/THOMAS COEX

L'intersyndicale a appelé vendredi 18 novembre à une "journée nationale de mobilisation interprofessionnelle, notamment avec des rassemblements" le 13 décembre, pour protester contre les plans d'austérité du gouvernement. Réunis au siège de la CGT à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, cinq syndicats (CGT, CFDT, FSU, Solidaires et UNSA) ont également lancé un "appel commun" aux salariés pour "interpeller le gouvernement, les élus et les responsables d'entreprises dans la période du 1er au 15 décembre".

Dans leur communiqué commun, les cinq confédérations déplorent que "le gouvernement décide de mesures dans le domaine social sans rencontrer ni entendre les organisations syndicales". "Il fait porter les efforts sur les salariés, ce qui creuse les inégalités et plonge des milliers de familles dans les difficultés sociales", ajoute le texte.

 FORCE OUVRIÈRE NE SIGNERA PAS L'APPEL

Force ouvrière (FO), qui participait pour la première fois depuis deux ans à cette intersyndicale, a indiqué qu'elle ne signerait pas cet appel commun mais s'associerait à la journée du 13 décembre. La centrale de Jean-Claude Mailly revendiquera, dans le cadre de cette journée, un appel à la grève, option qui n'a pas été retenue par les autres organisations.

L'intersyndicale a prévu de se réunir à nouveau le 15 décembre, afin de "tirer le bilan" de la journée du 13 décembre et d'envisager "de nouvelles initiatives en janvier".

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 18:29

LEMONDE.FR avec AFP | 18.11.11 | 20h01   •  Mis à jour le 18.11.11 | 21h07

 
 

 

Les ventes de l'Avastin se sont chiffrées à quelque sept milliards de dollars en 2010.

Les ventes de l'Avastin se sont chiffrées à quelque sept milliards de dollars en 2010. AP

L'Agence américaine des médicaments (FDA) a décidé, vendredi 18 novembre, de retirer du marché l'Avastin, anticancéreux le plus vendu au monde, dans le traitement des cancers avancés du sein. Le médicament du laboratoire suisse Roche reste toutefois autorisé pour traiter certains types de cancer du côlon, du poumon, du rein et du cerveau, a précisé la FDA dans un communiqué. L'institution américaine met notamment en cause son inefficacité et des effets secondaires graves.

"Les femmes qui prennent de l'Avastin pour traiter un cancer du sein métastasé s'exposent à des effets secondaires mettant potentiellement en danger leur vie", a déclaré la directrice de la FDA, citant des risques de crise cardiaque, d'hypertension ou d'hémorragie potentiellement fatals. Selon elle, les preuves de l'efficacité de cet anticancéreux pour retarder la croissance de la tumeur des patientes ou pour "prolonger leur vie ou leur confort" ne sont pas suffisantes pour justifier ce risque.

 EXPERTS UNANIMES

La décision de la FDA n'est pas une surprise : un comité d'experts indépendants qu'elle avait consulté s'était prononcé fin juin à l'unanimité contre le maintien sur le marché de l'Avastin pour le cancer du sein, administré en combinaison avec l'anticancéreux Paclitaxel (Taxol).

En décembre 2010, la FDA s'apprêtait déjà à révoquer l'autorisation de prescription de ce médicament, mais Roche et sa filiale américaine Genentech, qui a mis au point l'Avastin, avaient, chose rare, fait appel de cette décision, demandant plus de temps pour que le laboratoire effectue d'autres études.

UN MILLIARD DE DOLLARS DE PERTE PAR AN POUR ROCHE

Roche s'est déclaré vendredi "déçu" de la décision de la FDA, soulignant dans un communiqué qu'elle n'affecte pas le recours à l'Avastin pour traiter des cancers métastasés du sein dans 80 autres pays. La révocation de l'Avastin pour le cancer du sein pourrait potentiellement faire perdre un milliard de dollars par an au groupe helvétique, selon des estimations d'experts.

L'Avastin est un médicament qui empêche les tumeurs cancéreuses de développer des vaisseaux sanguins nourriciers. Combiné au Taxotere, un autre anticancéreux, l'Avastin avait, lors d'un premier essai clinique, permis un ralentissement de la progression de cancers avancés du sein et augmenté les chances de survie

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 18:25

LEMONDE.FR avec Reuters et AFP | 18.11.11 | 14h57   •  Mis à jour le 18.11.11 | 21h31

 
 

 

50 000 Egyptiens rassemblés place Tahrir, vendredi 18 novembre.

50 000 Egyptiens rassemblés place Tahrir, vendredi 18 novembre.REUTERS/MOHAMED ABD EL GHANY

Plus de 50 000 Egyptiens ont afflué vendredi 18 novembre sur la place Tahrir, au Caire, pour exiger que l'armée transfère rapidement le pouvoir à un gouvernement civil. Libéraux et islamistes font front commun contre un texte présenté au début du mois par le Conseil suprême des forces armées (CSFA) accordant à l'armée l'autorité exclusive de la gestion de ses affaires et de son budget. Il ferait de l'armée un potentiel contre-pouvoir.

Une quarantaine d'associations et de partis politiques ont appelé à la manifestation pour "protéger la démocratie et le transfert du pouvoir" après l'échec des négociations entre le CSFA d'une part et les islamistes et libéraux d'autre part. Ce différend menace l'organisation des élections législatives, dont la première phase doit débuter le 28 novembre.

 LA PLACE DIVISÉE

Le rassemblement massif, qui a commencé jeudi soir, rappelait par son ampleur ceux du soulèvement populaire qui a fini par renverser le président Hosni Moubarak le 11 février. "Le gouvernement veut-il humilier le peuple ? Le peuple s'est révolté contre Moubarak et se révoltera contre la Constitution qu'il veut nous imposer", a lancé au micro un membre d'un groupe salafiste. Les partis et mouvements salafistes, partisans d'un islam rigoriste, ont été les premiers à appeler à la manifestation contre le projet du gouvernement militaire. Ils sont arrivés au Caire par milliers, venus de différentes régions du pays.

 

Si l'appel à manifester était unifié, la place Tahrir s'est divisée entre, d'un côté, le parti Liberté et justice des Frères musulmans, favori des futures élections, et de l'autre leurs rivaux salafistes, divisés en plusieurs partis. Chacun avait sa scène, ses discours et ses chants. Seule la prière du vendredi a été l'occasion d'une manifestation d'unité. "Nos objectifs sont les mêmes, mais il y a des différences entre nous en tant que groupes islamistes", faisait remarquer Abdullah Galil, un jeune salafiste. Les libéraux et partis de gauche étaient plus discrets.

Dans le port d'Alexandrie, des milliers d'islamistes et d'organisations de jeunesse ont également manifesté et prévoyaient de se diriger vers une base militaire pour montrer leur opposition à l'armée.

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 18:21

L'air du temps|Chronique | LEMONDE | 19.11.11 | 14h16   •  Mis à jour le 19.11.11 | 16h45

 
 

Il se passe quelque chose d'étrange chez les millionnaires chinois. Alors que le monde entier a les yeux rivés sur la Chine, dont la prodigieuse ascension économique depuis trente ans exerce, à juste titre, une fascination sans bornes sur nos cerveaux engourdis par des statistiques anémiques, les nouveaux riches de l'empire du Milieu ne pensent qu'à une chose : nous rejoindre.

C'est du moins ce que nous laisse entendre une étude publiée début novembre par la Bank of China et le Hurun Report, qui publie chaque année à Pékin la liste des Chinois les plus riches. Les enquêteurs ont sondé 980 millionnaires, tous à la tête d'un patrimoine supérieur à 10 millions de yuans, soit l'équivalent de 1,1 million d'euros. Plus de la moitié d'entre eux ont indiqué qu'ils songeaient à émigrer (46 %), ou bien qu'ils l'avaient déjà fait ou étaient sur le point de le faire (14 %). Il n'est, bien sûr, pas interdit de penser que si la Bank of China réalisait la même enquête en France, elle découvrirait quelques millionnaires français désireux d'émigrer en Suisse, en Belgique ou à Monaco... pour des raisons que l'on devine sans peine.

Les motivations des riches chinois sont différentes. Ce n'est pas le fisc qui les fait fuir, mais l'inadéquation de la qualité de la vie et de l'environnement social aux attentes générées par leurs moyens financiers. Les fruits d'un taux de croissance du PIB encore supérieur, en 2011, à 9 % peuvent être inégaux, mais les enfants des riches respirent le même air pollué que les enfants des pauvres, et les millions que gagnent les parents des premiers n'y changent rien. La politique de l'enfant unique s'applique aussi aux riches, et les exemptions dont ils ont pu jouir en se contentant de payer des amendes sont devenues plus difficiles à obtenir. Parmi les autres facteurs qui incitent au départ les millionnaires sondés, on retiendra la rigidité du système éducatif, les insuffisances du système de santé et l'absence de cadre juridique solide.

Invité par un journal économique chinois à commenter cette enquête - qui confirme une tendance déjà révélée il y a quelques mois -, un universitaire de Tsinghua, Cai Jiming, a, lui, mis l'accent sur l'insécurité. "Avons-nous vraiment installé l'idée que la propriété privée est sacrée et inviolable ?, demande-t-il. Ces dernières années, nous avons assisté à l'expropriation illégale de terrains, à la démolition brutale de maisons individuelles et à d'autres phénomènes qui montrent que ces principes ne sont pas encore respectés." Ces principes, lorsqu'ils sont gravés dans la loi, font partie de ce que l'on appelle l'Etat de droit.

Il n'y a pas, en Chine, d'Etat de droit digne de ce nom, et cela perturbe les millionnaires. Où vont donc ceux qui choisissent de partir ? Par ordre de préférence, aux Etats-Unis, au Canada, à Singapour et en Europe, où ils placent leur argent, achètent de l'immobilier et inscrivent leurs enfants à l'université. Sans, pour autant, rompre les ponts complètement avec leur pays : un pied dedans, un pied dehors.

Président d'une grande puissance dont on déplore aussi abondamment le déclin que l'on célèbre l'ascension de la Chine, Barack Obama achève une tournée de neuf jours en Asie et dans le Pacifique. Sa secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, a décrété dans un article très remarqué, publié par Foreign Policy, que, si le XXe siècle a été le siècle de l'Atlantique, le XXIe serait celui du Pacifique.

D'Honolulu, où il a reçu ses partenaires du Forum de coopération économique Asie-Pacifique et lancé un accord de libre-échange transpacifique, M. Obama s'est rendu en Australie, où il a annoncé le déploiement futur de 2 000 Marines, puis à Bali, où il est le premier président américain à participer au sommet de l'Asie orientale. Ce n'est un mystère pour personne : les Etats-Unis renforcent leur présence dans la région parce qu'un géant, la Chine, s'y est levé et qu'il faut y contrebalancer son influence.

Si l'Amérique est de retour en Asie, c'est aussi parce que plusieurs pays de la région le lui demandent. Appelons cela le paradoxe asiatique : le premier partenaire commercial du Japon, aujourd'hui, n'est pas les Etats-Unis mais la Chine. Le premier partenaire commercial de l'Inde, c'est la Chine, de même que celui de la Corée du Sud et de Taïwan. Très soucieux de profiter du boom chinois, tous ces pays - et le Vietnam n'est pas le dernier - sont tout aussi soucieux de ne pas succomber aux ambitions géostratégiques, supposées ou déclarées, de Pékin. C'est donc au grand frère américain qu'ils demandent d'assurer la sécurité, notamment maritime, dans la région.

Cette rivalité apparente peut paraître digne des plus beaux jours de la guerre froide, qui opposait le bloc soviétique au bloc occidental. Il y a, pourtant, outre la Chine, de nouveaux acteurs dans la région, l'Inde, l'Indonésie, pour ne citer qu'elles. Mais ces acteurs ne veulent pas faire partie d'un bloc. Et il n'y a pas, pour l'instant, de bloc chinois : qui, à part la Corée du Nord, y serait d'ailleurs candidat ? Même la secrète Birmanie est en train de s'émanciper du giron de Pékin, au point qu'Hillary Clinton vient de décider d'y faire, le mois prochain, une visite - qui s'annonce historique.

Pourquoi, malgré tous ses efforts de soft power, la Chine a-t-elle si peu d'amis ? L'ouverture de centaines d'instituts Confucius à travers le monde n'y change rien : les millionnaires ont fourni la réponse. Un milliardaire d'Hongkong qui investit beaucoup en Chine continentale, Ronnie Chan, président de l'empire immobilier Hang Lung Properties, a écrit une très intéressante tribune dans le Financial Times du 15 novembre. Il y explique que l'Occident est aujourd'hui menacé pour avoir laissé la liberté s'exercer sans contrôle. La Chine, dit-il, est encore "trop restrictive", mais elle va dans le bon sens. Pour les deux géants, "la question n'est pas s'il doit y avoir de la liberté, mais combien de liberté".

Le problème, c'est que de même qu'on ne peut pas être à moitié enceinte, il est difficile d'être à moitié libre. Et, tant qu'ils ne seront qu'à moitié libres, les millionnaires chinois continueront à voter avec leurs pieds. Et les Etats-Unis à s'imaginer en puissance du Pacifique.

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 18:17

LEMONDE.FR avec AFP | 19.11.11 | 12h52

 

Les salariés de l'usine de Yucheng, près de Huangjiang, se sont mis en grève après le licenciement le mois dernier de 18 de leurs cadres, interprété par les ouvriers comme un signe de prochaine délocalisation.

Une grève dans une usine chinoise de chaussures Nike et Adidas fait plusieurs blessés

Les salariés de l'usine de Yucheng, près de Huangjiang, se sont mis en grève après le licenciement le mois dernier de 18 de leurs cadres, interprété par les ouvriers comme un signe de prochaine délocalisation.
 

De violents heurts ont opposé la police chinoise et les 7 000 salariés grévistes d'une fabrique de chaussures Adidas, Nike et New Balance du sud de la Chine, a annoncé vendredi 18 novembre le China Labor Watch (CNW), spécialisé dans la défense des droits de l'homme. D'après un communiqué de l'organisation, des dizaines d'ouvriers qui protestaient contre des licenciements et des réductions de salaires ont été blessés jeudi lorsque les forces de l'ordre ont tenté de démanteler un barrage installé sur la rue principale de la ville située près de Dongguan, dans la province de Guangdong.

Les salariés de l'usine de Yucheng, près de Huangjiang, se sont mis en grève après le licenciement le mois dernier de 18 de leurs cadres, interprété par les ouvriers comme un signe de prochaine délocalisation, a ajouté CNW dont le siège est à New York. L'un des personnels licenciés a déclaré au China Business News que son départ faisait partie d'un projet de déménagement de la production dans la province de Jiangxi afin de réduire les coûts qui sont plus élevés dans le vaste pôle manufacturier de Dongguan.

La suppression de primes de rendement et des heures supplémentaires a attisé la colère des ouvriers. "Notre salaire de base mensuel n'est que de  1 100 yuans (130 euros)" et "nous avons vraiment besoin de faire des heures supplémentaires", a déclaré une ouvrière au Yangcheng Evening. Selon le journal, les interventions des autorités locales pour un maintien des heures supplémentaires, sont restées sans réponse de la part de la direction de l'usine qui est la propriété d'un groupe d'investissement de Taïwan.

Cette grève est la dernière d'une série d'incidents et de mouvements sociaux qui ont éclaté dans le Guangdong, une région connue comme le grand atelier du monde et qui attire des dizaines de millions de travailleurs migrants.

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 18:13

LEMONDE | 19.11.11 | 13h59   •  Mis à jour le 19.11.11 | 14h52

 
 

Maintenant l'Europe parle allemand." Maladroit, choquant, le propos du président du groupe parlementaire CDU-CSU, Volker Kauder, au Bundestag, mardi 15 novembre, n'a pourtant fait qu'illustrer le statut que l'Allemagne a officieusement acquis ces derniers mois.

Ce sont les marchés qui l'ont consacrée. Mais aussi l'opinion publique. Désormais, la chancelière allemande, Angela Merkel, peut faire la leçon et imposer ses vues pour résoudre la "pire crise depuis l'après guerre" de l'Union monétaire. Mythe ou réalité ?

Membre du club très fermé des pays notés AAA (l'équivalent d'un 20/20) par les agences de notation, le pays revêt à première vue toutes les qualités - ou presque - dont peut rêver un chef d'Etat. Un déficit public en baisse que le Fonds monétaire international (FMI) voit à moins de 1,7 % du produit intérieur brut (PIB) en 2011. Un stock de dettes, certes élevé à 82,6 % du PIB, mais sur la pente descendante. Un chômage contenu à 6 % de la population active (contre 9,5 % prévu en France). Et, enfin, une balance des paiements courants excédentaire.

Mais, aux yeux des experts, Berlin n'est pas si exemplaire. "Son déficit est honteusement truqué !", dénonce Sylvain Broyer, économiste chez Natixis. Et de développer : après le choc de 2008, le pays a eu recours à une tactique légale, mais peu éthique, pour comptabiliser les dizaines de milliards d'euros déboursés (ou offerts en garanties) afin de relancer son économie et sauver son secteur financier.

Les sommes, poursuit M. Broyer, ont été logées dans un fonds spécial "Sondervermögen" qui a contribué à faire grossir la dette mais n'est pas pris en compte dans le calcul du déficit public. Sans cette astuce le déficit allemand en 2009 n'aurait pas été de 3,2 % mais de 5,1 %, calcule Natixis. Un niveau comparable à celui de la France... De quoi faire écho aux propos de Jean-Claude Juncker, le président luxembourgeois de l'Eurogroupe. "En Allemagne, on fait souvent comme si le pays n'avait aucun problème, comme si l'Allemagne était exempte de dettes tandis que tous les autres auraient des dettes excessives", a-t-il lâché récemment. Une contre-vérité à ses yeux : "L'Allemagne a une dette plus élevée que celle de l'Espagne. Seulement personne ne veut le savoir ici."

RALENTISSEMENT

De fait, selon la Commission européenne, si l'on regarde le ratio dette sur PIB, l'Allemagne fait moins bien que neuf autres pays de la zone euro. Et malgré des recettes fiscales en forte hausse (de 40 milliards d'euros) en 2011 grâce à une croissance dynamique, la dette publique devrait croître, en valeur absolue, cette année de 25 milliards d'euros. La rigueur allemande serait donc toute relative ? D'influents économistes allemands, de sensibilités différentes, partagent l'avis de M. Juncker.

"Le niveau de la dette allemande est inquiétant, si l'on se projette dans l'avenir", juge Henrik Enderlein, dirigeant de la Hertie School of governance. Le déclin démographique du pays, qui contribue à modérer le taux de chômage, se traduira par "une baisse massive des recettes du gouvernement", explique-t-il. Dans le même temps, le vieillissement de la population va faire exploser les coûts de la sécurité sociale et de l'assurance-maladie". En 2010 une étude de la Banque des règlements internationaux (BRI) chiffrait d'ailleurs l'explosion des dépenses de santé en Allemagne à 10 % du PIB en 2035...

"La dette est bien au-dessus des 60 % prévus par le traité de Maastricht. L'Allemagne non plus n'a pas rempli sa tache", déplore Hans-Werner Sinn. Le très influent président de l'Ifo poursuit : "L'endettement déjà élevé montre que l'Allemagne ne peut sauver personne sans perdre elle-même sa notation." Autrement dit, le pays ne serait pas à l'abri, lui non plus, d'une dégradation qui le verrait perdre, un jour, son "AAA", sésame pour emprunter à bon compte sur les marchés financiers. A travers sa participation au Fonds européen de stabilité financière, censé sauver les pays en déroute de l'Union monétaire, "l'Allemagne a déjà mis sa note gravement en danger. Les primes d'assurances sur les emprunts à dix ans de l'Etat allemand ont décuplé par rapport à ce qu'ils étaient avant la crise", précise l'économiste eurosceptique.

Jochen Möbert, économiste à la Deutsche Bank , évoque "trois risques (qui) pourraient menacer la note allemande : une récession, une aide accrue aux pays périphériques et une aversion des marchés pour les emprunts d'Etat". L'Allemagne n'est pas menacée de récession. Mais, comme l'ensemble de la zone euro, elle est promise à un ralentissement en 2012 : les experts tablent sur une croissance de 0,9 % l'an prochain contre 3 % en 2011.

Pour l'heure, les marchés, qui désormais n'hésitent plus à s'attaquer à la Belgique ou à la France, réservent à l'Allemagne un traitement de faveur. Dans la zone euro, d'ailleurs, c'est Berlin qui doit débourser le taux d'intérêt le plus faible pour emprunter.

Mais le "modèle de stabilité allemand", hérité en grande partie des réformes structurelles (marché du travail, système des retraites) menées sous le gouvernement Schröder, soit bien avant la crise, n'est pas non plus un rempart imprenable. A en croire les économistes en tout cas.

Claire Gatinois et Frédéric Lemaître (à Berlin)

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 18:07

LEMONDE.FR avec AFP | 19.11.11 | 19h01   •  Mis à jour le 19.11.11 | 19h15

 
 

 

Cécile Duflot avec François Hollande le 21 aout 2008

Cécile Duflot avec François Hollande le 21 aout 2008AFP/PASCAL PAVANI

Le conseil fédéral d'Europe Ecologie-Les Verts a validé samedi 19 novembre l'accord conclu avec le Parti socialiste pour 2012. La secrétaire nationale du parti écologiste, Cécile Duflot, a annoncé la décision vers 18h15 sur son compte Twitter, à l'issue d'un vote à huis clos.

 

La secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, Cécile Duflot, a annoncé le 19 novembre 2011 sur Twitter la validation de l'accord conclu avec le PS.

La secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, Cécile Duflot, a annoncé le 19 novembre 2011 sur Twitter la validation de l'accord conclu avec le PS.Twitter.com/cecileduflot

 UN ACCORD DANS LA DOULEUR

Mardi, les deux partis étaient parvenus dans la douleur à un "accord de mandature", validé par Martine Aubry (PS) et Cécile Duflot (EE-LV) et prévoyant, en cas de victoire de la gauche, une coalition des deux formations à l'Assemblée nationale.

>> Lire "Les principaux points de l'accord PS-EELV"

Mais mercredi, la cacophonie avait régné après le retrait la veille au soir en bureau national du PS d'un passage du texte sur le combustible nucléaire MOX, sur fond de lobbying d'Areva. Un "caviardage" révélé par Le Monde. Un paragraphe finalement réapparu jeudi après une mise au point des deux camps, calmant le jeu.

>> Lire "Les 24 heures qui ont plongé Verts et socialistes dans la confusion"

UN GROUPE PARLEMENTAIRE ÉCOLOGISTE EN PERSPECTIVE

L'accord programmatique a aussi permis de coucher sur le papier les nombreux points d'accord : retraite à 60 ans à taux plein pour ceux qui ont commencé tôt ou ont eu des métiers pénibles, taxe carbone, réforme fiscale d'ampleur, politique d'immigration, dose de proportionnelle aux futures législatives voulue par EE-LV (pour 15 à 20 % du total des députés), etc.

Le volet électoral de l'accord laisse entrevoir aux écologistes, qui n'ont actuellement que quatre députés, la possibilité de pouvoir former "un groupe parlementaire" à l'Assemblée en 2012. Avec plus de 60 circonscriptions qui lui sont réservées par le PS, EELV peut désormais prétendre à 25 à 30 députés en cas de victoire de la gauche et 15 en cas de défaite.

Mais la question d'une entrée au gouvernement des écologistes, en cas de victoire en mai 2012, reste toujours posée, ces derniers n'ayant pas obtenu l'abandon de l'EPR de Flamanville (Manche) et du projet de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes. Ces deux désaccords sont inscrits dans le document global de 30 pages, désormais validé par les deux partis

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 18:05

Paru dans Le Sarkophage (Journal d’analyse politique), n°27, 12 novembre 2011/14 janvier 2012, p.16

 

De l’émancipation au XXIe siècle et de la critique des médias

 

Philippe Corcuff*

 

Quand il y a un problème, une explication simple et rassurante intervient souvent dans les milieux militants : « C’est la faute aux médias ! » Et si une telle posture nous empêchait de repenser la question de l’émancipation ?

 

Relancer dans une perspective altermondialiste la question de l’émancipation au XXIe siècle s’avère tout à la fois difficile et passionnant. Difficile, car la construction d’une société non-capitaliste durable sur des bases démocratiques et pluralistes a échoué depuis presque deux siècles. Ce qui donne une tonalité mélancolique à nombre d’engagements contemporains. Passionnant, car nous ne sommes plus conduits à circuler automatiquement sur les rails posés par d’autres dans le passé. En puisant de manière critique dans les traditions émancipatrices d’hier, nous avons à forger et à poser au fur et à mesure nos propres rails, de manière tâtonnante et expérimentale. Nous pouvons alors devenir joyeusement mélancoliques, selon l’inspiration du regretté Daniel Bensaïd.

 

Repenser l’émancipation face à la question écologiste

 

Que dire de l’émancipation aujourd’hui ? On entend classiquement l’émancipation, en un sens moderne, comme un détachement individuel et collectif des « tutelles » (selon l’expression du grand philosophe des Lumières allemandes Kant), un arrachement à des dominations, appelant une plus grande autonomie individuelle et collective. Ce sens du mot a été prolongé par les penseurs socialistes à partir du XIXe siècle, en insistant davantage sur les conditions sociales de cette émancipation et sur le passage obligé par une action collective. Or, aujourd’hui, les militants radicaux sont tout particulièrement percutés par la question écologiste, en étant invités à une alliance durable avec l’antiproductivisme. Cela appelle des reformulations de la question de l’émancipation.

Dans la logique du XVIIIe siècle, le thème de l’émancipation a été trop unilatéralement mis du côté du détachement : détachement des préjugés pour se constituer une autonomie personnelle raisonnée et détachement de la nature pour passer vis-à-vis d’elle de la dépendance à l’indépendance. Des Lumières anticapitalistes pour le XXIe siècle, rompant avec un productivisme prométhéen, ne pourraient plus s’inscrire dans une perspective d’exploitation infinie de ressources naturelles supposées illimitées. Il s’efforcerait plutôt de consolider certaines de nos attaches avec des univers naturels finis. Ce n’est cependant pas contraire à l’émancipation des individus dans le cadre de rapports de classes radicalement transformés, mais cela constituerait des conditions de possibilité de cette autonomie, pour nous et pour les générations futures. Le détachement des contraintes sociales hiérarchiques, afin d’asseoir nos autonomies respectives, prendrait appui sur certains attachements, ici des biens communs naturels.

 

Émanciper ou s’émanciper ?

 

Par ailleurs, l’émancipation aujourd’hui doit pouvoir clarifier un problème lexical qui se présente aussi comme un problème éminemment politique. Le meilleur des traditions émancipatrices renvoie au verbe pronominal s’émanciper. Ce qui suppose que les individus et les groupes qui s’émancipent donnent un caractère actif, et non pas passif, au mouvement d’émancipation. Car si l’on renvoie émancipation au verbe transitif émanciper (et non pas à s’émanciper), par exemple dans le geste qui émancipe les esclaves (distinct d’un Spartacus qui s’émancipe), on n’abolit pas les fameuses « tutelles » de Kant !

Or historiquement, tant l’instituteur républicain et socialiste que l’avant-garde révolutionnaire léniniste ont eu tendance à déplacer le s’émanciper vers l’émanciper, faisant apparaître alors de nouvelles « tutelles » vis-à-vis des opprimés. Aujourd’hui encore, dans la campagne qui s’ouvre pour les élections présidentielles de 2012, on a un écho lointain de ces deux figures tutélaires à la gauche de la gauche : d’un côté, le professionnel de la politique Jean-Luc Mélenchon, en « homme providentiel » républicain-socialiste, et, d’un autre côté, la candidate de Lutte Ouvrière Nathalie Arthaud, en figure de l’avant-garde des « travailleuses-travailleurs »…Olivier Besancenot a su rompre avec ces tentations, malgré sa popularité, en récusant une troisième candidature présidentielle, au nom d’une éthique libertaire plus exigeante. La mouvance écologiste n’est pas elle-même à l’écart de telles impasses tutélaires : certains prophètes de la catastrophe supposée imminente ne se préoccupent guère de la prise en charge des problèmes écologiques par les humains eux-mêmes, en préférant s’improviser comme guides moralisateurs conduisant « le troupeau »…

 

De la diabolisation des médias et de l’émancipation

 

            Mais en quoi le fameux « c’est la faute des médias » du début de cet article est en rapport avec l’émancipation ? Les médias occupent une place accrue dans la politique contemporaine, mais une place encore restreinte, souvent exagérée par les journalistes comme leurs critiques les plus manichéens. Par conséquent, critiquer radicalement les médias et diaboliser les médias renvoient à deux postures fort distinctes. Une critique radicale des médias s’efforce de saisir des logiques dominantes, spécifiques (quête des scoops et du « nouveau », circulation circulaire de l’information, privilège accordé aux formats courts, etc.) et générales (types de propriété, logique marchande, rapports de classes, de sexes, discriminations post-coloniales, etc.) qui travaillent la production des informations. Toutefois le champ journalistique, doté d’une autonomie relative, est aussi traversé de conflits et de contradictions.

            Les sciences sociales critiques fournissent dans cette perspective une série de ressources utiles. Une des grandes figures de ce type d’analyse radicale est le penseur britannique d’inspiration marxiste Stuart Hall, car il a associé dans son approche quatre aspects importants : les conditions capitalistes de production des messages médiatiques, le contenu stéréotypé de ces messages, l’autonomie relative des règles professionnelles dans leur production et leur filtrage critique variable par les récepteurs.Dans le sillage de Hall, les études de réception des médias (s’intéressant à la manière dont lecteurs, auditeurs et téléspectateurs reçoivent les messages médiatiques), qui se sont développées à partir des années 1980, nous ont fait découvrir des récepteurs tendant à filtrer les messages qu’ils reçoivent (en fonction de leur groupe social, de leur sexe, de leur génération, etc.) et manifestent des capacités critiques différenciées (mais rarement nulles).

Une telle vision nous éloigne des représentations misérabilistes, si courantes dans les milieux critiques, d’une masse de téléspectateurs « aliénés », voire « abrutis », par « la propagande médiatique ». Les tenants de ce type de discours se demandent rarement pourquoi ce sont « les autres » qui sont ainsi « abrutis » par les médias, et comment ils échappent eux, comme par miracle, à cet abrutissement généralisé. Dans cette perspective, où « les autres » sont appréhendés de manière élitiste et méprisante comme une masse informe et passive, il n’y a plus beaucoup de place pour une émancipation des opprimés par eux-mêmes. D’où le glissement subreptice et fréquent, dans la diabolisation des médias active dans les milieux militants, du s’émanciper à l’émanciper. Partant, cette critique misérabiliste des médias tend à désarmer la critique sociale de ses potentialités émancipatrices, rejoignant l’instituteur républicain-socialiste, l’avant-garde révolutionnaire et le prophète écologiste…

 

 

* Sociologue, membre du Nouveau Parti Anticapitaliste  et du Conseil Scientifique d’ATTAC

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 18:03

LEMONDE.FR avec AFP | 19.11.11 | 15h52   •  Mis à jour le 19.11.11 | 15h53

 
 

Le géant américain de la restauration rapide McDonald's a été contraint de couper tout lien avec un fournisseur d'oeufs après la publication vendredi 19 novembre d'une vidéo choc, filmée par une organisation de défense des animaux, montrant des actes de cruauté envers les volailles.

Ce document vidéo a été réalisé par l'organisation Mercy for Animals (Pitié pour les animaux), qui a pu s'infiltrer à l'intérieur d'un élevage de volailles du Minnesota (nord), Sparboe Egg Farms, qui approvisionne en oeufs un des fournisseurs de McDonald's, Cargill.

Certaines images sont pénibles à regarder : ( *note perso, si vous souhaitez voir la vidéo, appuyer sur "Ctrl" (de votre clavier) et cliquer sur le lien ci-dessous )

McDonald's Cruelty: The Rotten Truth About Egg McMuffins


 

L'une des séquences montre un employé en train de faire tournoyer autour de lui un poulet vivant accroché à une corde. Sur une autre, une personne semble tenter, par jeu, de mettre un animal dans la poche de sa combinaison de travail. La vidéo se poursuit avec d'autres exemples de torture, montrant des cadavres d'animaux abandonnés pendant des jours dans des cages dans lesquelles sont entassés plusieurs volatiles.

"Malheureusement, la plupart des abus que nous avons recensés sont non seulement fréquents, mais aussi tout à fait légaux", a observé le directeur de Mercy for Animals, Nathan Runkle. Il n'existe, selon lui, aucune loi fédérale réglementant la manière dont sont traitées les volailles dans les élevages américains et la plupart des Etats font preuve d'une grande souplesse envers les exploitations.
 

"Les comportements exposés dans cette vidéo sont choquants et inacceptables", a réagi McDonald's dans un communiqué. "McDonald's tient à assurer à nos clients que nous exigeons de nos fournisseurs un traitement décent des animaux. Nous prenons cette responsabilité, de même que la confiance de nos clients, très au sérieux".

Le groupe a affirmé avoir demandé à Cargill de cesser de s'approvisionner chez Sparboe. L'élevage a de son côté indiqué qu'une enquête interne avait été lancée et que quatre employés avaient été licenciés.

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