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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 12:38

LEMONDE.FR avec AFP | 14.11.11 | 08h34   •  Mis à jour le 14.11.11 | 09h35

 
 

 

La loi prévoit un délai de carence de trois jours en cas d'arrêt maladie, mais uniquement pour le secteur privé.

La loi prévoit un délai de carence de trois jours en cas d'arrêt maladie, mais uniquement pour le secteur privé.AFP/FRED DUFOUR

Alors que l'Etat cherche toujours des pistes pour réduire ses dépenses, le gouvernement serait en train de préparer l'instauration d'une journée de carence pour les fonctionnaires en cas d'arrêt maladie afin de réaliser des économies supplémentaires, a rapporté dimanche 13 novembre le quotidien La Tribune sur son site.

Le délai de carence dans le cadre des arrêts maladie ne s'applique aujourd'hui qu'au secteur privé, où il est de trois jours. Il correspond à la période au terme de laquelle le salarié peut prétendre à indemnisation journalière de sa caisse d'assurance maladie.

Dans un article publié lundi, Les Echos confirment que le gouvernement envisage d'instaurer un quatrième jour de carence non pris en charge par la Sécurité sociale, afin de réduire les dépenses de 220 millions d'euros. Un décret en ce sens serait en préparation, d'après le quotidien économique. Le gouvernement doit présenter ce lundi à l'Assemblée un amendement au projet de loi de finances qui modifiera le mode de calcul des indemnités, précise encore Les Echos.

Annonçant lundi un deuxième plan de rigueur – de 7 milliards d'euros l'an prochain – en moins de trois mois après une révision en baisse de la croissance pour 2012, le premier ministre François Fillon a déclaré que les dépenses de l'Etat seraient réduites de 500 millions d'euros supplémentaires en 2012.

PROJET D'AMENDE POUR LES SALARIÉS EN CAS D'ARRÊT MALADIE ABUSIF

Le gouvernement prévoit également de restreindre ses dépenses de communication et de représentation, de raboter davantage les crédits de chaque ministère (à quelques exceptions) et d'"intensifier son programme immobilier", croit savoir La Tribune. En matière immobilière, il s'agit d'accélérer les cessions "mais aussi de rationaliser les dépenses", indique-t-on de même source.

Par ailleurs, le gouvernement envisage de renforcer la lutte contre la fraude sociale dans le secteur privé, en infligeant des amendes aux salariés ayant bénéficié d'un arrêt maladie injustifié, a annoncé jeudi le ministère du travail.

>> Lire : Le gouvernement envisage une amende contre les arrêts maladie abusifs

"Les contrôles vont être beaucoup plus importants et, en plus, si vous êtes pris, vous rembourserez (...) Le médecin qui a signé devra aussi répondre", a déclaré lundi sur RTL le ministre de la santé, Xavier Bertrand.

L'officialisation de cette mesure devrait intervenir dès mardi, à l'occasion d'un déplacement de Nicolas Sarkozy à Bordeaux sur le thème de la lutte contre la fraude sociale.

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 12:31

LEMONDE | 13.11.11 | 16h21   •  Mis à jour le 13.11.11 | 17h08

 
 

 

REUTERS/JIM YOUNG

Washington, correspondante - L'Amérique est-elle devenue ingouvernable ? Ses Pères fondateurs "se sont-ils plantés", comme le suggérait, fin septembre, le magazine American Prospect ? L'incapacité des responsables américains à répondre à la crise, la paralysie institutionnelle à Washington, l'omniprésence de l'argent dans le système politique ont propagé d'angoissantes questions aux Etats-Unis sur le modèle lui-même - un phénomène assez rare dans un pays qui s'enorgueillit d'avoir donné au monde les "checks and balances", le savant système d'équilibre des pouvoirs entre le président, le Congrès et la Cour suprême qui régit la démocratie américaine depuis 1787.

La Constitution a rang de "religion", comme le disent eux-mêmes les Américains. Quand George Washington et ses amis Benjamin Franklin, James Madison et autres Pères fondateurs (Thomas Jefferson était retenu par son ambassade à Paris) se sont enfermés à l'été 1787 à Philadelphie, ils avaient conscience de faire oeuvre historique. Personne n'avait jamais remplacé la monarchie par une république.

Rédigée alors pour un pays de 4 millions d'habitants, la Constitution est aujourd'hui la plus ancienne du monde, et la plus courte - 4 400 mots. Ce qui ne l'empêche pas de faire autorité pour 300 millions de personnes. Composée d'un préambule et de sept articles, auxquels se sont ajoutés au fil des ans 27 amendements, elle définit le rôle du président et du Congrès, leur mode d'élection, et pose les grands principes sur lesquels est fondée la nation américaine : la liberté d'expression et de religion, le droit de porter des armes à feu, la présomption d'innocence...

Depuis deux siècles, les écoles de pensée s'affrontent sur l'interprétation des formules évasives dont le texte est émaillé ("châtiment cruel et inhabituel", "fouilles déraisonnables"). Et régulièrement, les tensions s'exacerbent entre le pouvoir fédéral et les Etats, que ce soit sur l'éducation, les moeurs, la peine de mort, ou les aides sociales.

"NOUS SOMMES DEVENUS L'ANGLETERRE, OU ROME"

Mais depuis l'apparition du Tea Party, mouvement radical anti-Etat et contre Barack Obama, le débat sur la Constitution est sorti des prétoires. Rarement le système a été autant questionné qu'aujour-d'hui. Rarement les Américains ont autant douté de leurs institutions. La Charte de 1787 est devenue "un document assiégé", comme l'a titré Time Magazine. Le Tea Party aurait réussi à imposer sa lecture, "l'idée que les Fondateurs ont établi un gouvernement central faible", selon Elizabeth Wydra, juriste au Constitutional Accountability Center.

Dans un livre qui vient de paraître, Republic, Lost, le professeur de droit de Harvard Lawrence Lessig résume le climat actuel : "De trop nombreux Américains ont aujourd'hui l'impression que nous n'allons pas y arriver, écrit-il. Ce n'est pas que la fin soit proche mais il semble que ce sentiment si américain de notre grandeur inévitable - culturelle, économique ou politique - s'est évanoui. Nous sommes devenus l'Angleterre, ou Rome ou la Grèce."

Ce n'est pas la première fois que la morosité atteint les Américains et il suffit de relire le discours de Jimmy Carter, en 1979, sur le "malaise" de ses compatriotes pour relativiser. Mais selon le professeur Lessig, le mal d'aujourd'hui n'affecte pas les individus mais les structures : "Notre capacité à gouverner, le produit d'une Constitution que nous avons révérée depuis plus de deux siècles, est arrivée à son terme. Le gouvernement a perdu sa capacité à prendre les décisions les plus essentielles. Lentement, nous commençons à en prendre conscience : un navire qui n'est plus dirigé est un navire qui finira par couler."

 

Rassemblement du Tea Party, fin octobre à Reno dans le Nevada.

Rassemblement du Tea Party, fin octobre à Reno dans le Nevada.AFP/SPENCER PLATT

La classe politique a atteint des records d'impopularité : 89 % des Américains n'ont pas confiance en leur gouvernement. 75 % d'entre eux pensent que l'argent "achète des résultats" au Congrès. Comme le note le professeur Sanford Levinson, auteur d'un livre sur les failles de la Constitution (Our Undemocratic Constitution, Oxford University Press), le système politique souffre d'un "sérieux problème de légitimité".

"LES ETATS-UNIS ONT-ILS BESOIN D'UN PREMIER MINISTRE ?"

Comment en est-on arrivé là, trois ans après l'élection de Barack Obama ? D'abord, par un phénomène purement politique : depuis que les démocrates ont perdu leur super-majorité au Sénat, en février 2010, Washington est paralysé par un affrontement titanesque avec les républicains. Dans le Washington du gridlock ("blocage"), 51 voix sur 100 ne suffisent pas pour gouverner. Il en faut 60 pour briser les manoeuvres d'obstruction des républicains - selon une règle de procédure qui n'est d'ailleurs pas inscrite dans la Constitution. Résultat : la première puissance du monde fonctionne d'une mesure budgétaire à la suivante sans qu'aucune loi de finances ait été votée.

En plein bras-de-fer avec les républicains sur le relèvement du plafond de la dette, en août, Barack Obama a mis ses compatriotes en garde. A l'heure de la mondialisation, les systèmes politiques n'échappent pas à la compétition : "Le monde entier nous observe, a-t-il prévenu. Montrons que les Etats-Unis sont toujours la plus grande nation de la planète." Mais l'accord a minima qui est intervenu entre la Maison Blanche et le Congrès n'a pas renforcé la crédibilité de Washington. Après la dégradation de la note des Etats-Unis, le politologue Fareed Zakaria a noté que seuls les pays à régime parlementaire bénéficiaient encore du triple A des trois agences de notation (la France étant une exception car un cas hybride, selon lui). "Les Etats-Unis ont-ils besoin d'un premier ministre ?", s'est-il interrogé.

Au-delà de la conjoncture politique actuelle, les structures sont en cause. Si le Tea Party estime que la Constitution est la solution, certains en viennent à penser qu'elle fait plutôt partie du problème. "Le système de "checks and balances" avait du sens au XVIIIe siècle, quand les problèmes se développaient beaucoup plus lentement, estime Larry Sabato, professeur à l'université de Virginie. Aujourd'hui, il rend difficile la possibilité de prendre des décisions rapides." Harold Meyerson, du magazine American Prospect, rappelle que le gridlock est inscrit, de fait, dans le système d'équilibre des pouvoirs : les Fondateurs voulaient se prémunir contre tout retour à la monarchie. L'Amérique "paie", selon lui, le fait qu'elle a rédigé sa Constitution la première, un demi-siècle avant que le règne de la majorité et du suffrage universel se soit propagé. "Des institutions inspirées par les phobies antiaristocratiques de l'Amérique et ses intérêts esclavagistes - le collège électoral, le Sénat - ont survécu à des principes qui ont été oubliés. Pourtant ils nous gouvernent toujours", regrette-t-il.

Sans aller jusqu'à déclarer la Constitution obsolète, Time a fait une liste de ce que l'Amérique de 1787 ignorait : les avions, l'ADN, les virus, les ordinateurs, Lady Gaga... George Washington ne pouvait pas imaginer qu'un homme traverserait un jour l'océan dans un engin volant, rappelle l'hebdomadaire. Et pourtant on l'interroge, parmi les auteurs de la Constitution, sur la légalité des frappes de drones en Libye...

 

Le président américain, le 3 novembre, lors d'une conférence de presse.

Le président américain, le 3 novembre, lors d'une conférence de presse.REUTERS/KEVIN LAMARQUE

"Il est clair qu'il y a un échec. Mais une partie de notre problème vient de notre difficulté à identifier où il réside", déclare Peter Alexander Meyers, spécialiste de Jean-Jacques Rousseau et auteur d'un livre sur la démocratie à l'âge du terrorisme (Civic War and the Corruption of the Citizen). A gauche, il est devenu presque banal de relever que le capitalisme autoritaire à la chinoise n'a pas que des inconvénients quand il s'agit de répondre aux défis multinationaux tels que le changement climatique. Au point que certains progressistes plaident pour un renforcement des pouvoirs du président, comme Bruce Ackerman, constitutionnaliste à la faculté de droit de Yale, ou Peter Orszag, le premier directeur du budget de Barack Obama. Dans l'hebdomadaire de gauche The Nation, Orszag a rédigé mi-septembre une chronique qui en a fait sursauter plus d'un : "Aussi radical que cela puisse paraître, nous devons répondre à la paralysie de nos institutions politiques en les rendant un peu moins démocratiques", avance-t-il. Ou quand les démocrates plaident pour moins de démocratie...

ARCHITECTURE INSTITUTIONNELLE

D'autres trouvent au contraire que c'est la démocratie qui manque et qu'il faut un mécanisme pour limiter les tentations présidentielles. Le chercheur Chris Phillips, qui vient de sortir un livre (Constitution Café), pense que le problème est moins dans le texte lui-même que dans les pouvoirs supplémentaires que se sont arrogés les branches exécutive et législative : le président, en engageant les forces armées sans approbation du Congrès, comme en Libye, ou en signant des décrets qui précisent l'interprétation qu'il fait des lois ; ou la Cour suprême, par un pouvoir de "révision judiciaire" qui ne figure pas dans la Constitution.

Pour son livre, Chris Phillips a organisé des "discussions citoyennes" autour de l'idée de réforme. Les participants ont émis des propositions iconoclastes : rédiger une "déclaration des responsabilités", qui accompagnerait la Déclaration des droits (Bill of Rights) ; mettre fin au pouvoir de n'importe quel juge fédéral de statuer sur la constitutionnalité des lois - ce qui aboutit in fine à ce que ce soit la Cour suprême, plutôt que le Congrès, qui ait à décider de sujets hautement contentieux comme l'avortement ; ou encore limiter la pratique du secret d'Etat en incluant un membre de la presse dans toutes les délibérations confidentielles. L'heureux journaliste n'aurait pas le droit de divulguer ses scoops sur-le-champ, "mais au moins on n'aurait pas besoin d'attendre trente ans pour savoir la vérité sur l'attaque du Tonkin" (qui a donné le prétexte à la guerre du Vietnam), dit Chris Phillips.

L'architecture du système institutionnel lui-même est en question, mais plus rarement, parce que c'est l'aspect le plus émotionnel. Les Etats-Unis sont "une république et pas une démocratie", selon la formule que répète à l'envi le Tea Party : le principe "un homme une voix" ne s'applique pas uniformément (les Fondateurs voulaient contrebalancer le poids du peuple). Comme le dit Laurence Tribe, ex-mentor de Barack Obama à Harvard, cette originalité est partie intégrante de l'""exceptionnalisme" américain", ce sentiment qu'ont les Américains d'avoir un destin particulier.

L'énoncé de ces dispositions est connu. Chaque Etat gros ou petit possède deux sénateurs. La Californie, avec 35 millions d'habitants, a donc autant de sénateurs que le Wyoming, 560 000 habitants. En vertu de cette représentation, un quart du Sénat est contrôlé par des Etats qui ne représentent que 5 % de la population. Le président n'est pas élu au suffrage universel direct mais par des grands électeurs choisis dans chaque Etat. Depuis la fin de la guerre, ce système a installé à la Maison Blanche cinq hommes qui n'avaient pas remporté 50 % des voix (Harry Truman, John Kennedy, Richard Nixon, Bill Clinton et George W. Bush), critique le professeur Levinson, le doyen des constitutionnalistes américains. Le héraut de l'écologie Al Gore a été déclaré perdant en 2000 alors qu'il avait 500 000 voix d'avance sur George W. Bush. Si le système avait été différent, les Etats-Unis n'en seraient peut-être pas à se désoler de l'avance prise par la Chine dans la fabrication de panneaux solaires...

Larry Sabato est l'un des politologues réputés du pays. Avec sa "boule de cristal" de l'université de Virginie, il donne régulièrement les prévisions les plus fiables sur les résultats électoraux. Quand il a publié un livre (A More Perfect Constitution) sur la réforme de la Constitution, en 2008, les médias ne s'en sont pas souciés. "La presse américaine est surtout orientée vers l'événementiel, excuse-t-il. Pas sur le débat d'idées."

Dans son livre, il fait 23 propositions pour moderniser le système politique. Augmenter le nombre d'élus, par exemple : Au lieu de 100, le Sénat comprendrait 136 membres, ce qui permettrait de diluer le poids des petits Etats. La chambre comprendrait 1 000 membres - contre 435 actuellement -, ce qui rapprocherait les élus de leurs administrés et limiterait les coûts des campagnes électorales. Les juges fédéraux ne pourraient plus être nommés à vie. Le mandat du président serait de six ans, non renouvelable, sauf à obtenir par référendum une extension de deux ans. Cela permettrait de limiter l'effet de campagne permanente : deux ans après l'élection de 2008, Barack Obama était déjà en campagne. Il n'aura finalement pleinement gouverné que deux ans.

Larry Sabato a eu la surprise de recevoir une lettre de soutien d'un descendant de James Madison, l'architecte de la Constitution. Lequel lui a rappelé que son ancêtre avait lui-même acquiescé à l'idée de Thomas Jefferson de rafraîchir le texte tous les vingt ans. Mais les Fondateurs, s'ils n'étaient pas fermés aux aménagements, ont fait en sorte qu'il soit difficile de défaire leur oeuvre. Pour réviser le texte (il n'y a eu que 17 modifications, outre les 10 amendements de la Déclaration des droits, pour quelque 11 000 propositions), il faut une majorité de deux tiers dans les deux chambres du Congrès et une ratification dans trois quarts des Etats dans les sept ans. "Pour changer, il faudrait une crise massive, dit le professeur Sabato, une situation extrême comme une catastrophe naturelle terrible, une épidémie, une chute de météorite." Et, aux yeux de la plupart des experts, l'époque est trop agitée pour ouvrir la boîte de Pandore de la Constitution.

Corine Lesnes

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 12:26

LEMONDE.FR avec AFP | 14.11.11 | 09h56

 
 

 

Le mur, composé notamment de sacs de sable de 2 tonnes chacun spécialement conçus pour lutter contre le désastre, est considéré comme un outil majeur pour la défense du centre commercial et financier de la ville, que le pouvoir a réussi à ménager depuis le début de la crise.

Le mur, composé notamment de sacs de sable de 2 tonnes chacun spécialement conçus pour lutter contre le désastre, est considéré comme un outil majeur pour la défense du centre commercial et financier de la ville, que le pouvoir a réussi à ménager depuis le début de la crise.AP/Str


Une brèche dans une digue qui protège des inondations le centre de Bangkok a été ouverte par des habitants à bout de nerfs, contraints de vivre dans l'eau, alors que le centre-ville restait à sec, a-t-on appris, lundi 14 novembre, de sources policières.

Des résidents du district de Don Mueang, dans le nord de la mégalopole, ont percé une digue longue de 15 kilomètres pour faire baisser le niveau d'eau. Un responsable de la police locale a indiqué qu'un trou peu profond mais de sept mètres de large avait été percé ces derniers jours. Mais la brèche a été encore élargie d'un mètre dimanche par une centaine de manifestants.

Les autorités devaient tenter de la combler malgré l'opposition des manifestants, qui "ont dit que si le gouvernement réparait la brèche, ils bloqueraient l'autoroute", a indiqué le colonel de police Rangsan Praditphol tout en précisant que la situation était calme dans la matinée.

CINQ CENT SOIXANTE-DEUX MORTS

Le mur, composé notamment de sacs de sable de 2 tonnes chacun spécialement conçus pour lutter contre le désastre, est considéré comme un outil majeur pour la défense du centre commercial et financier de la ville, que le pouvoir a réussi à ménager depuis le début de la crise.

Les inondations touchent la Thaïlande depuis plus de trois mois et sont les pires depuis un demi-siècle dans le royaume. Elles ont déjà fait 562 morts, selon le bilan officiel, et ont affecté des millions de personnes, notamment dans le nord et le centre du pays.

Certaines régions du Nord désormais au sec ont commencé le nettoyage, notamment la province d'Ayutthaya, qui abrite des temples séculaires et plusieurs zones industrielles. Le second aéroport de la capitale, affecté aux vols intérieurs et situé dans le district de Don Mueang, est fermé depuis trois semaines. L'aéroport principal n'a, quant à lui, jamais cessé de fonctionner normalement.

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 12:22

Le Monde - 14 novembre 2011

Des ‘urnes indignées’ pour peser sur le débat politique

Plusieurs centaines de personnes ont participé, dimanche 13 novembre, à une manifestation convoquée par les "indignés". (S.M./Lemonde.fr)

 

Plusieurs centaines de personnes ont défilé dans la capitale espagnole, dimanche 13 novembre, "pour un changement du modèle productif et pour la défense des services publics, la participation citoyenne et contre la corruption", à l'appel des "indignés".

Dans le cortège, on entendait les slogans habituels : "C'est pas qu'on manque d'argent, c'est qu'on a trop de voleurs", "Non ! Que nos banques ne paient pas leur dette avec la santé et l'éducation", "la crise, que les capitalistes la paient"...

A une semaine des élections, les indignés ont voulu montrer qu'ils entendaient bien jouer un rôle dans la campagne. A cet effet, ils ont lancé samedi l'opération "urnes indignées" dans le but de rassembler les propositions électorales des citoyens.

 

Les "urnes indignées" récupéraient les propositions électorales des citoyens. (S.M./Lemonde.fr)

 

En plein centre de la Puerta des Sol, des tables ont permis à tous ceux qui le souhaitent de déposer dans une urne transparente leurs idées. "Beaucoup de gens demandent le changement de la loi électorale et la possibilité de faire des référendums inaliénables, obligeant le parlement à prendre en compte le résultat", souligne Elie Romani, 31 ans, qui prépare une thèse en biochimie sur l'immunologie.

Devant l'urne, beaucoup de jeunes, de familles et personnes âgées complétaient le bulletin mis à disposition par les indignés. José-Maria Arrero, 66 ans, pédiatre, a demandé des listes électorales ouvertes et la prise en compte du vote en blanc. Laura Fernandez, professeur de dessin de 31 ans, a souhaité que soient pénalisées par une amende les promesses de campagne non respectées "pour augmenter les revenus de l'Etat et réduire le déficit, parce que les politiciens mentent beaucoup..."

Dans les prochains jours, les propositions électorales citoyennes seront comptabilisées dépouillées et reportées sur le site Internet Propongo, où elle serviront de "lignes de réflexion pour le mouvement et de moyen de pression sur le gouvernement," souligne Elie.

En attendant, à partir de mardi, les indignés installeront sur la célèbre place madrilène un stand d'information sur les différentes options de vote, les conséquences du vote blanc, nul et de l'abstention ainsi que des résumés des programmes de tous les partis. "Nous ne donnerons aucune préférence à aucun parti, insiste Rita Fernandez, 45 ans, écrivaine et cuisinière pour gagner sa vie, membre de la commission des élections générales du 20 novembre. Nous voulons juste informer les citoyens."

Sandrine Morel

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 12:19

Notre Grèce en ruine

 

Point de vue | LEMONDE | 12.11.11 | 14h22   •  Mis à jour le 14.11.11 | 13h11

par Takis Théodoropoulos

 
 

 

Pour le romancier et essayiste Takis Théodoropoulos, les Grecs paient le prix de l'incurie et du clientélisme de leur classe politique, sur fond de violence sociale endémique.

Pour le romancier et essayiste Takis Théodoropoulos, les Grecs paient le prix de l'incurie et du clientélisme de leur classe politique, sur fond de violence sociale endémique.AFP/ARIS MESSINIS


Les symptômes du malaise ont fait leur apparition bien avant l'aveu de la faillite. En décembre 2008, le centre d'Athènes a été incendié après le meurtre d'un adolescent de 16 ans par un policier dans le quartier étudiant de la capitale. Alors que la police suivait le spectacle sans vouloir intervenir, les médias parlaient d'une jeunesse révoltée contre un système qui la condamnait à la précarité et à la misère des 700 euros mensuels.

On n'a pas signalé que, sous les cagoules des lycéens qui lançaient les cocktails Molotov se cachaient les enfants d'une classe moyenne grecque qui fut la clientèle privilégiée de la classe politique. Dans une certaine mesure, ils faisaient ce que leurs parents auraient bien voulu, mais ne pouvaient faire : s'attaquer à un système dont ils avaient joui et qui ne pouvait plus les satisfaire. Après les dépenses mégalomaniaques des Jeux olympiques de 2004, l'argent manquait, les ménages étaient accablés par les prêts et les cartes de crédit offerts par les banques sur un simple coup de téléphone, l'avenir semblait court et peu tentant. Les jeunes, eux, avaient une raison de plus pour se révolter. Ils sentaient que l'éducation qui leur était offerte les trahissait.

Les émeutes de 2008 ont légué à la société grecque un capital de violence qui est loin d'être dépensé. C'est cette violence qui a coûté le 1,5 million d'euros que la mairie d'Athènes, en faillite, doit verser pour réparer les dégâts des manifestations de cet été. C'est la même violence qui se libère dans le quotidien par les groupes qui bloquent les artères du centre-ville en scandant des mots d'ordre contre le "traître" Papandréou, la "nazie" Merkel, et les "forces d'occupation" de la troïka. Le lyrisme n'est pas très original, mais il est caractéristique des spasmes provoqués par un corps social déprimé qui se retrouve devant une situation inédite.

Le syndicaliste du secteur public qui a vécu pendant trente ans sous la tutelle de la classe politique se sent orphelin quand cette même classe politique l'abandonne aux sables mouvants des privatisations nécessaires pour payer les dettes du pays. C'est la même chose pour le propriétaire de taxi ou de la pharmacie du coin qui a vécu pendant trente ans sous la protection d'un système qui lui permettait de contrôler la distribution des licences.

Le vandalisme dans les lycées occupés, les menaces et les violences physiques contre les professeurs qui insistent pour assurer leurs cours dans les universités fermées depuis le début de l'année ne sont que les symptômes de la banalisation de cette violence endémique. Mélangée à un nationalisme primaire, souvent récupérée par quelques laudateurs de l'Eglise orthodoxe, attisée par la rhétorique d'une partie de la gauche parlementaire, elle menace d'implosion une société déjà à genoux et indignée. C'est la peur des vandalismes et des rixes sanglantes qui n'a pas permis jusqu'à présent la mobilisation d'une grande partie de la population.

Vu les commerces fermés, les 900 000 chômeurs de la dernière statistique officielle et la baisse dramatique des salaires au mois de septembre, quand il y a eu l'appel à la grève générale, on aurait dû s'attendre à une manifestation aussi massive que celle qui a eu lieu à Lisbonne en mars.

Mais à la différence de Lisbonne, à Athènes, il n'y avait que 100 000 personnes dans la rue, qui se sont précipitées hors de la place de la Constitution quand les jeunes encagoulés ont commencé à lancer des pierres contre les militants du Parti communiste. La guerre de tous contre tous n'est plus une menace. Elle est une réalité.

Si M. Papandréou, en lançant l'idée d'un référendum qui aboutirait à un oui ou un non à l'Europe, avait voulu détendre, ne serait-ce que provisoirement, la situation explosive qui mine le quotidien dans la capitale et les grandes villes, nous devons admettre qu'il a réussi son coup. La population, prise d'une peur panique devant le gouffre que représentent le retour à la drachme et, par conséquent, l'abandon de l'Europe, abasourdie, accrochée à son poste de télévision, suivait le déroulement des négociations à Bruxelles et au G20.

Sous l'emprise d'un sentimentalisme tout aussi profond que flottant, le oui à l'Europe fit l'unanimité dans les sondages des journaux du dimanche. Mgr Anthimos, l'archevêque de Thessalonique, champion du nationalisme primaire, celui qui a voulu rejoindre les "indignés" il y a quelque mois, a prié pour la santé de la monnaie unique.

Le gouvernement Papandréou a démissionné, un autre gouvernement d'union nationale a pris sa place, la troïka reviendra à Athènes, la sixième tranche du prêt de sauvetage sera éventuellement versée, mais aucun problème n'est résolu. L'incertitude provoquée par le coup de dés du référendum n'a fait qu'attiser la méfiance envers une classe politique déjà fortement discréditée, la longue marche vers les élections anticipées annoncées pour le mois de février 2012 ne fera qu'aggraver la paralysie d'une administration qui marginalise tout fonctionnaire qui refuse de ramper dans les ruines du clientélisme et de la corruption.

Le sentiment d'injustice, fondé sur l'immunité de la classe politique et de sa clientèle privilégiée, renforcé par une magistrature paresseuse, souvent corrompue et perdue dans le labyrinthe d'une production inflationniste de lois et de décrets, menace le contrat social déjà miné par l'appauvrissement violent de la classe moyenne.

Un certain populisme européen attribue l'évasion fiscale en Grèce à une sorte de déterminisme culturel, en négligeant le poids du contrat d'infidélité que tout citoyen était obligé de signer avec l'Etat et sa classe politique.

Certains d'entre nous parlent d'humiliation nationale. Il est vrai qu'une grande partie de la société grecque se sent humiliée par la cacophonie de sa classe politique, par la bravoure mesquine de ses chantres qui ont depuis longtemps perdu tout sens du ridicule. Une classe politique qui fait semblant de ne pas comprendre que depuis deux ans la majorité de la population a fait preuve de patience, malgré l'indignation, malgré la colère, malgré l'incertitude, malgré le sentiment d'injustice et d'insécurité qui mine le quotidien.

L'implosion n'est pas loin. La société est à bout de souffle. Ses dirigeants lui demandent de faire des efforts pour pouvoir payer les dettes du pays tout en oubliant qu'une entreprise qui ne fonctionne que pour payer ses dettes est une entreprise qui a déjà fait faillite. Mais à la différence des entreprises, les sociétés humaines ne peuvent pas déposer le bilan.

On a tendance à oublier que, à la différence des Français ou des Allemands, et même des Italiens, pour qui la construction européenne était un sens unique qui permettrait à la vieille civilisation de sortir des ruines de la seconde guerre mondiale, pour les Grecs cette même Europe représentait une option. Une option qu'ils ont eu le courage de suivre parce qu'ils espéraient que cette voie permettrait au petit pays méditerranéen de former un paradigme national en dehors de son charme folklorique. Ça n'a pas été le cas.

L'Union européenne, trop préoccupée par les directives sur la longueur des préservatifs ou la couleur des concombres, s'est très peu souciée de l'éducation de sa société multinationale, multiethnique et multiculturelle. Et le pauvre Zorba a été aveuglé par les premiers 4×4 qu'il a vus débarquer sur son île.

La classe politique grecque n'a jamais ouvert de débat public sur l'Europe, celle avec laquelle les élites grecques et la partie la plus dynamique de sa population n'ont cessé de dialoguer, celle qu'elles considèrent comme l'aboutissement naturel du trajet que la Grèce contemporaine a suivi depuis deux siècles. La classe politique, toute-puissante dans les années qui ont suivi la dictature des colonels, n'a rien fait pour programmer le nouveau paradigme dont la Grèce avait besoin.

Elle n'a cessé de ménager sa clientèle en lui assurant que la perspective européenne pour la société grecque était une affaire traitée par des gens sérieux lors des sommets, à Maastricht, à Lisbonne ou ailleurs. Elle a été bonne élève. Elle a tout signé, même feu le projet de Constitution européenne. C'était sa façon de laisser carte blanche pour gérer le flot des subventions. Par mesquinerie ou par naïveté, ou les deux à la fois, on ne le saura jamais.

Ce que l'on sait par contre c'est qu'au moment où la construction européenne traverse une grande crise existentielle, la société grecque est profondément déboussolée.

Périclès, l'original, avait ruiné économiquement Athènes. Mais il avait construit le Parthénon qui, aujourd'hui encore, continue de rayonner. La Grèce contemporaine, elle, a gagné sa place en Europe grâce, entre autres raisons, aux ruines de son Antiquité. Elle risque aujourd'hui de la perdre à cause de ses ruines modernes qui ne rayonnent même pas pour les Grecs. Sans jamais oublier, bien sûr, que ces ruines-là seront les ruines d'un pays européen.


 

 

Romancier et essayiste

Né à Athènes en 1954, il a travaillé dans l'édition et tient une chronique dans le quotidien d'Athènes "Ta Nea" ("Les Nouvelles"). Il a été jusqu'en octobre président du Centre national du livre grec.

Son dernier ouvrage traduit en français est "L'Invention de la Vénus de Milo" (Sabine Wespieser éditeur, 2008). Son prochain roman "Le Va-nu-pieds de nuages", paraîtra chez le même éditeur en mars 2012.

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 12:15
Libération - Aujourd'hui à 10h16

Les «Indignés» de la place de la Bourse relaxés

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Un homme participe à une manifestation d'"indignés" devant l'ancien bâtiment de la Bourse à Paris le 15 octobre 2011.. (© AFP Joel Saget)

Onze "Indignés" poursuivis pour dégradation de biens publics après une manifestation en septembre à Paris ont été relaxés lundi par le tribunal correctionnel.

A l'audience, le 31 octobre, les débats s'étaient avérés surréalistes, tournant autour d'une vitre de fourgon de police "décollée" par les manifestants alors embarqués par les forces de l'ordre, le 19 septembre place de la Bourse (IIe).

Selon les prévenus - tous Français à l'exception d'une Vénézuélienne vivant en Espagne - la vitre du fourgon, qui tenait mal, ne s'était pas brisée, mais simplement décollée quand certains d'entre eux s'étaient appuyés dessus, sans aucune violence.

«Action concertée»

La procureure avait décrit un tout autre scénario puisque, selon elle, la situation avait "dégénéré" et les prévenus avaient "poussé cette vitre de leurs mains dans une action collective et concertée".

Elle avait requis trois mois de prison ferme contre une manifestante, qui avait reconnu avoir posé ses mains sur la fameuse vitre et a déjà quatre condamnations à son casier judiciaire pour conduite en état d'ivresse et/ou violences. Une peine de 100 jours amende à cinq euros (soit 500 euros d'amende) avait été requise contre les autres.

La décision du tribunal annoncée lundi matin a tenu en un mot de la présidente : "Relaxe".

«Vigilants»

Quatre des prévenus étaient venus assister à la lecture du délibéré, soutenus par quelques sympathisants. "C'est très positif, et en même temps étonnant...", a réagi Frédéric, l'un des prévenus, estimant que "cette affaire n'aurait jamais dû dépasser le stade de la garde à vue".

"Je continue à faire partie des Indignés", a-t-il assuré, considérant simplement que cette affaire conduirait peut-être les manifestants à être plus "organisés", plus "vigilants".

Au total, plus de 80 manifestants avaient été interpellés place de la Bourse, où les Indignés, multipliant les actions contre le système capitaliste, s'étaient rassemblés en vue d'une "assemblée populaire". La plupart n'avaient fait l'objet que d'une vérification d'identité, mais onze d'entre eux avaient été placés en garde à vue pour dégradation d'un véhicule de police.

(Source AFP)

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 12:12

spaanserevolutie

A History of Acampada Sol

In Sol on 13 November 2011 at 20:56

Acampada Sol in the third week

Dear people,

I have been emptying my summer jacket’s right inside pocket, the one that I marked as ‘archive’. A whole lot of material from the Acampada Sol came out of it, including the original maps.

I also went through some of my oldest dispatches. I have been covering the 15M movement since the beginning, but until after the end of the acampada I was exclusively reporting in Dutch.

So I translated my initial reports. It’s a first hand history of what happened in Sol. If you want the guided tour of the place, be sure to check out the June 11 entry: Acampada Soul.

Soon I’ll be back on revolutionary road. And if I find anything interesting, you will be sure to hear from me.

Oscar

 

*POUR ACCEDER AUX LIENS, APPUYER SUR "Ctr" (de votre clavier) + CLIQUER SUR LA LIGNE DU LIEN

 

May 21 – “The Key is in Sol”

About a goat sheperd who suddenly finds himself in the midst of a revolution.

May 25 – Portrait of an Acampada

General sketch after ten days of occupation.

May 27 – Comisión Comunicación

Your truly walks into the Communications office. He never left since.

May 27 – Catalonia is not Alone

Police clears the square in Barcelona by force to make room for football celebrations.

May 28 – A Visit from the East

A girl from China comes by at Communications. We discover we have more in common than we think, if only we found the right words for it.

May 29 – La Bastille

The movement expands into the neighbourhoods and villages. The first General Popular Assembly of Madrid convenes in Puerta del Sol.

May 30 – “¡Sol Resiste!

Our comrades in Paris have been evicted from the Bastille. We march in solidarity to the French embassy. There’s a tempest in the air.

May 31 – Extending the Field of Battle

At Extension the echoes of our movement are coming in from all over the world.

June 1 – The Times of Puerta del Sol

Trying to capture a day of acampada, and to make a newspaper out it.

June 1 – Ye Olde Clocke

A homage to Puerta del Sol.

June 2 – 21st Century Revolution

On audiovisuals and contemporary urban guerilla. Sol is under threat of eviction.

June 2 – The Summer of 2011

On the daily business of revolution. On Walt Disney.

June 3 – Web 3.0

On social media and liberty of action.

June 4 – Democracy from the Bottom Up

The interacampadas or National Assembly convenes in Sol.

June 5 – Murcia Mon Amour

On the press. On alternative roads to democracy, the Murcia case.

June 6 – Buy Tear Gas!

On sedition. Some free investment advice.

June 7 – Angel of the Revolution

On discouragement. On a girl with a camera who saves the day.

June 8 – The End of the Beginning

The assembly decides on lifting the acampada on June 12 with a great happening.

June 9 – “To Parliament!”

Parliament is besieged by surprise. It turns into a happy celebration.

June 10 – Respect!

A friend of mine comes to visit the acampada from Holland. On libertarianism and anarchism. On reasons for joining the revolution.

June 11 – Acampada Soul

A guided tour of the acampada, the day before it disappears, ‘for the history books’. Original maps included.

June 12 – Darth Vader

The new city council is sworn in. And we don’t let it pass by without making some noise.

June 13 – Brand New Day

On the final day of the acampada, and the day after. On a square that is polished to shine.

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 19:26

LEMONDE.FR avec AFP | 13.11.11 | 13h14   •  Mis à jour le 13.11.11 | 17h19

 
 

Les citoyens finiront par se révolter contre la "dictature de fait" des marchés financiers depuis le début de la crise de la dette en zone euro, a déclaré le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF), Jean-Pierre Jouyet, dans un entretien au Journal du dimanche.

Les marchés "ont fait pression sur le jeu démocratique", a-t-il expliqué, soulignant qu'avec le départ du président du conseil italien, Silvio Berlusconi, "c'est le troisième gouvernement qui saute à leur initiative pour cause de dette excessive".

Avant le renoncement de M. Berlusconi, son homologue grec Georges Papandréou en avait fait de même, mercredi soir. En novembre 2010, le Premier ministre irlandais Brian Cowen avait lui aussi été contraint d'annoncer son départ en février 2011, après la mise en place d'un plan d'aide d'urgence à son pays.

 "SARKOZY EST PLUTÔT BIEN NOTÉ"

"Pour les marchés, Silvio Berlusconi n'était plus l'homme de la situation et l'envolée des taux d'intérêt de la dette italienne a été leur bulletin de vote", a analysé M. Jouyet, observant que "Nicolas Sarkozy, à l'inverse, est plutôt bien noté pour le moment".

Interrogé sur l'envoi jeudi, par erreur, d'un avis de dégradation de la note de la France par l'agence Standard and Poor's, M. Jouyet a estimé que, pour les grandes agences de notation, "la dette souveraine est devenue un produit d'appel et de notoriété". L'AMF a annoncé jeudi soir avoir ouvert une enquête sur l'erreur de Standard and Poor's.

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 19:24

Rue89 - Sur le terrain 13/11/2011 à 18h54

Nicolas Robert Journaliste


 

Jusqu'ici tolérés, ces artisans, salariés, maraîchers... qui dormaient sur l'esplanade du bois de Vincennes ont été menacés de fourrière par les forces de l'ordre.

Ce mardi-là, le début de la nuit prend des reflets orangés au-dessus du château de Vincennes. L'air est plutôt frais : l'hiver arrive doucement au bout du XIIe arrondissement.

 


Les quatre travailleurs, sur le parking de l'esplanade du bois de Vincennes (Nicolas Robert)

 

Les mains dans les poches de vestes épaisses, Manu, Sarah, Stéphane et Ludo – les prénoms ont été changés – regardent les véhicules stationnés sur le parking de l'esplanade. Ici, un break ; là-bas, un utilitaire ; plus loin, un camion dont les vitres sont calfeutrées – « C'est le camion de prostituées », selon Manu.

D'habitude, sa voiture est garée là. Mais pas ce soir, pas depuis plusieurs jours. Artisan sur la région parisienne une partie de l'année, il l'a aménagée pour passer la nuit dedans.

« C'est plus pratique pour mon boulot. Et puis, vu le prix des loyers dans le coin... »

Il avait donc pris l'habitude de s'installer sur cette aire, coincée entre le château et le bois de Vincennes.

« Depuis plusieurs années, c'était toléré », raconte Stéphane, quinqua qui bosse dans le transport. Jusqu'à la deuxième quinzaine d'octobre, précisément.

« Un dimanche soir, après une manifestation pendant laquelle le site était fermé, les forces de l'ordre nous ont dit qu'on ne pouvait pas se garer là : il n'y avait pas de lumière. On a quand même passé la nuit. Et la soirée d'après, ils nous ont menacé de fourrière. Alors on est partis. »

« On sait qu'on peut compter sur les habitués »

  • Manu a 32 ans, il fait partie d'une entreprise spécialisée dans les travaux en hauteur. Il s'est aménagé ce qu'il appelle un « petit espace douche » dans un camion « qui fait la taille d'un engin de livraison ». Il passe plusieurs semaines dans le coin avant de reprendre un job de saisonnier en station dans les Alpes.
  • Sarah, elle, a 28 ans et travaille dans le même secteur d'activité. Elle passe ses semaines dans un camion équipé, dans lequel elle a mis une partie de ses économies, histoire d'avoir « ce qu'il faut de confort », notamment pour ce qui est de la toilette et du lit. Le week-end, elle rentre dans sa région d'origine, où elle a un logement.
  • Stéphane, 57 ans, vivait dans le XIIe arrondissement de Paris, partageant sa vie entre ses activités dans la capitale et ses rendez-vous en province. Aujourd'hui, il vit à plein temps dans son véhicule. Cela fait plusieurs années qu'il vient sur le parking de l'Esplanade de Vincennes : il bouge à intervalles réguliers, notamment quand le parking est fermé six à huit fois dans l'année.
  • Ludovic a 54 ans. Il dit qu'il touche « le RMI » et c'est avec ça qu'il essaie de s'en sortir. Depuis qu'il est dans cette situation, il a lui aussi pu aménager son véhicule... sans trop dire comment il se débrouillait pour tout ce qui fait partie de la vie quotidienne.

« Il est arrivé qu'avec certaines personnes de passage, il y ait une ou deux histoires mais sinon, on sait qu'on peut compter sur les habitués en cas de besoin », explique Ludovic.

« Je peux dire que quand vous êtes une femme seule avec un camion, ce n'est pas rien de savoir qu'ils sont là. Une fois, mes proches sont venus avec moi. Ce qu'ils ont vu les a rassurés », ponctue Sarah.

« Avec la crise, on voit s'installer de plus en plus de monde »

Direction le lac Daumesnil : deux jours après, on les dégageait à nouveau. « On ne comprend pas », lâche Manu.

« Jusqu'ici, ça arrangeait pas mal de gens : des jeunes en galère, des gens qui bossent mais dorment dans leur voiture, des SDF... et quand le parking était fermé ponctuellement, on n'a jamais forcé le passage ».

Des gars qui se garent, puis qui redémarrent... « mais c'est vrai qu'avec la crise, on voit s'installer de plus en plus de monde », remarque Stéphane, qui avait un logement pas loin, avant.


L'affichette interdisant caravaning et camping en véhicule dans le bois de Vincennes (Nicolas Robert)

 

Du coup, la dizaine d'habitués a essayé de savoir pourquoi tout ça avait changé. Mairie du XIIe (« à laquelle le bois est administrativement rattaché »), préfecture (qui n'a pas répondu à nos sollicitations). Les coups de fil s'enchaînent, les réponses pour savoir avec qui discuter beaucoup moins. Stéphane s'emporte :

« Le 1er novembre, on a découvert de petites affiches annonçant que le caravaning et le camping-caring seraient systématiquement verbalisés dans tout le bois. Mais nous, on n'était pas dans le bois ! »

« Je ne suis pas prostituée, je suis SDF »

Après avoir quitté le parking (et récolté une prune de 375 euros), Manu a mis les voiles. Comme les autres.

« Le problème, c'est qu'on ne fait pas partie de la communauté des gens du voyage et on n'a pas les moyens d'aller dans un camping payant comme celui de Champigny-Joinville. »

« Là-bas, c'est jusqu'à 30 euros la nuit pour mon camion. En un mois, ça fait 900 euros. Moi, je peux pas », glisse Sarah, qui se sentait protégée sur l'esplanade de Vincennes. Ludo poursuit :

« Ça me changeait de l'époque où j'avais un panneau “Je ne suis pas une prostituée, je suis un SDF” sur mon camion pour que les flics me laissent dormir. »

A l'incompréhension se mêle les regrets. « On était entre habitués », dit Stéphane.

« Une fois, j'ai donné un coup de main à Ludo quand il s'est retrouvé enfermé dehors en pyjama, en plein hiver. »

Le groupe rigole. Pas longtemps. Manu conlut :

« Les gens ont de plus en plus de mal à se loger mais on nous laisse de moins en moins de solutions pour nous débrouiller. Moi, je pourrais plus bosser dans le coin si je peux pas dormir ici. Je me mettrais au chômage dans le Sud... »

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 19:24

lavantage.qc.ca - Publié le dimanche, 13 novembre 2011 13:53 - par Laurent Leblond


Le mouvement « Occupons-Rimouski » a tenu son assemblée générale de suivi, dimanche, aux alentours de midi, et la décision des quelque 40 personnes présentes a été de lever le campement pour la semaine et de revenir occuper le Parc de la Gare, vendredi. C"était la décision dévoilée vers 12 h 30, dimanche.


Les membres du mouvement en assemblée générale, dimanche midi. (Photo Laurent Leblond)

Les membres du mouvement en assemblée générale, dimanche midi. (Photo Laurent Leblond)


Vers 13 h, c’était donc le moment de démonter les tentes du campement (il y en avait une quinzaine) et de se préparer à retourner au chaud (la température était plus clémente, dimanche), alors que les membres en assemblée discutaient des choses à faire pour la semaine qui vient.

Chaque membre d’« Occupons Rimouski » est porte-parole du mouvement, en a décidé l’assemblée, et le groupe entend mettre sur pied des activités spécifiques au  moment de  l’occupation du même Parc de la Gare, à compter de vendredi, et pour la fin de semaine prochaine. Il a  aussi été question des activités à mettre de l’avant afin de sensibiliser la population aux revendications du mouvement, le partage du pouvoir et de la richesse.

Le campement est démonté, au moins jusqu'à vendredi. (Photo Laurent Leblond)

Le campement est démonté, au moins jusqu'à vendredi. (Photo Laurent Leblond)


Il semble que tout s’est bien passé samedi et dimanche, les autorités municipales n’ayant pas initié d’interventions. Et, au moment où nous sommes allés, ce dimanche, on s’affairait à préparer le dîner et au démontage du campement, tout en se chargeant du nettoyage des lieux, nullement encombrés.

Au kiosque, se déroulait l’assemblée générale, dans le calme.

Samedi, une quarantaine de personnes ont participé à l’événement, alors que la projection en plein air du film « République: un abécédaire populaire » d’Hugo Latulippe a attiré au moins 110 personnes, sous un ciel nuageux et par temps très froid, surtout venteux.

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