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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 17:04
Posté par SoldatduWeb novembre - 15 - 2011

Puisque la police est inefficace dans les banlieues, incapable de protéger les citoyens face aux agressions sur les personnes, corrompue au plus haut niveau avec l’affaire Neyret, guidée et dirigée par des malfrats eux aussi corrompus, dépassée quand il s’agit de gérer les indignés, pathétique pour déloger 2 bâches invasives, rejoignez la défense et venez avec nous, venez vous rendre compte par vous même, si le pouvoir juge que les indignés sont dangereux, c’est que nous ne sommes pas si loin de la victoire, notre nombre et notre ténacité feront notre force!

SoldatduWeb

 

 
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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 17:03


NEW YORK - Plusieurs centaines de manifestants d'Occupy Wall Street se sont rassemblés mardi matin dans un autre espace public du sud de Manhattan à New York, déterminés à poursuivre leur action après leur éviction du square qu'ils occupaient depuis le 17 septembre.

En milieu de matinée, ils y ont tenu une assemblée générale, à l'angle de la 6e avenue et de Canal Street, a constaté l'AFP.

Des panneaux dénonçaient la brutalité de l'intervention menée en pleine nuit par des centaines de policiers pour déloger les protestataires du square Zuccotti, situé dans le quartier de Wall Street.

Quelque 200 personnes auraient été arrêtées, selon la presse locale. La police a refusé de confirmer ce chiffre dans l'immédiat.

En fin de matinée, Occupy Wall Street (OWS) a annoncé que plusieurs centaines de manifestants retournaient au square Zuccotti, pour faire respecter l'ordre d'une juge qui a temporairement gelé la mesure d'expulsion.

Mais ils n'ont pas pu pénétrer dans le square entièrement nettoyé. Le maire Michael Bloomberg a annoncé dans une conférence de presse qu'il resterait fermé tant que la situation juridique ne serait pas clarifiée.

Nous sommes horrifiés par ce qu'a fait la municipalité, mais nous ne sommes pas découragés. Nous sommes aujourd'hui plus forts que nous l'étions hier, et serons encore plus forts demain, a déclaré OWS dans un communiqué.

Ce mouvement ne peut être limité à un endroit de Manhattan. Il est plus important que cela. Vous ne pouvez pas expulser une idée quand son temps est venu, ont ajouté les protestataires.

Le maire a justifié l'éviction, menée en pleine nuit alors que les protestataires dormaient, en expliquant que la situation dans le square était devenue intolérable.

Malheureusement, le parc devenait un endroit où les gens ne venaient pas pour protester mais pour violer la loi, a-t-il ajouté, mettant également en avant des raisons de sécurité et de santé.

M. Bloomberg a ajouté que les manifestants pourraient revenir une fois le parc entièrement nettoyé, mais a précisé qu'ils devraient en respecter les règles qui interdisent les tentes et sacs de couchage.

C'est cette décision que les manifestants ont immédiatement contesté devant la justice, conduisant à la décision temporaire de la juge Lucy Billings.


(©AFP / 15 novembre 2011 17h55)

Romandie News  
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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 17:01

La police de la ville de Zurich a évacué mardi matin le camp des indignés. Environ 30 militants qui ont résisté pacifiquement à leur expulsion, ont été emmenés au poste avant d'être relâchés. Ils ont trouvé refuge dans une église du centre-ville.

Quelque 80 policiers sont arrivés peu après 08h00 au Lindenhof, le parc où campaient les indignés depuis un mois. Ils ont donné 20 minutes aux activistes pour partir de leur plein gré. Si certains ont saisi l'opportunité, une trentaine de militants se sont assis en cercle fermé en guise de résistance.

Les policiers ont dû les porter vers leurs fourgonnettes. Certains ont été menottés. Les quelque 40 tentes ont été fouillées puis pliées. La voirie a ramassé 3,5 tonnes de déchets.

Facture salée

Le coût de l'intervention n'a pas encore été calculé mais il devrait s'élever à environ 10'000 francs, a indiqué la police. Elle ne sait pas encore qui réglera la note.

L'intervention s'est déroulée "absolument pacifiquement et de manière proportionnée", a souligné la police. Selon une militante, les agents ont usé de spray au poivre et de gaz lacrymogène.

31 dénonciations

En tout, 31 personnes ont été dénoncées pour opposition à un acte d'autorité. Elles ont reçu une amende de 500 francs et une interdiction de se rendre en vieille ville et à la Paradeplatz pendant 24 heures. Une Suissesse de 26 ans a été dénoncée auprès du Ministère public pour violence et menace envers un fonctionnaire.

Les activistes ont prévu de se réunir dans la soirée pour décider s'ils veulent rester en l'église Saint-Jacques. La paroisse leur met à disposition le foyer et le parvis. Le domaine étant privé, la police ne peut pas intervenir.

A Genève, les militants avaient monté une trentaine de tentes devant le Mur des réformateurs, mais ont dû se déplacer de l'autre côté du Parc des Bastions à cause de la préparation de la course de l'Escalade. Pour l'instant, la ville continue de les tolérer.



(ats / 15.11.2011 17h22)

Romandie News  
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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 16:58
france24.com - Dernière modification : 15/11/2011 
- Espagne - José Luis Zapatero

Comment le pays des Indignés s'apprête à élire un gouvernement conservateur

Aux élections de dimanche prochain, le Parti populaire est promis à une large victoire, et bénéficierait du rejet qu’inspirent les insuccès du socialiste Zapatero. Tant pis pour l'idéologie de gauche prônée par les "Indignados".

Par Priscille LAFITTE (texte)
 

Les Espagnols sont-ils devenus schizophrènes ? Ou n’y a-t-il pas d’issue politique immédiate au mouvement des Indignés ? Né à Puerto Del Sol à Madrid et ancré idéologiquement à gauche, le vaste mouvement de contestation, qui prône plus de démocratie, s’est adjoint la sympathie d’une grande majorité de la population. Pourtant, l’électorat s’apprête à porter les conservateurs au pouvoir lors des élections générales de dimanche. D’après les derniers sondages, la droite bénéficie d’une avance d'environ 17 points.

"Ce n’est pas paradoxal", explique Adeline Percept, correspondante de FRANCE 24 à Madrid. "Le mouvement des Indignés est un mouvement de défiance envers le pouvoir en place, donc envers les socialistes". Étant donné la situation politique et économique actuelle, l’aspiration à une alternance toute pragmatique prédomine donc chez les Espagnols.

Ceux qui mènent la fronde dans les rues et défendent les idéaux de gauche auront plutôt tendance à s’abstenir de voter dimanche. Ils n’iront surtout pas soutenir le Parti socialiste, discrédité après sept ans au pouvoir.

"Il faut tout repenser"

Le socialiste José Luis Rodriguez Zapatero, porté à la tête du gouvernement en 2004, puis réélu en 2008, avait senti le vent tourner dès avril dernier, lorsqu’il annonçait qu'il ne se présenterait pas pour un troisième mandat. Puis en juillet, vaincu par la crise économique et par le mécontentement massif de la population, il avait décidé d’avancer de quatre mois les élections législatives et sénatoriales, initialement prévues pour mars 2012.

Le gouvernement de Zapatero est accusé d’avoir mal réagi et trop tard lorsque la tourmente financière de 2008 s’est transformée en crise économique. Le chômage atteint plus de 21 % de la population active en Espagne (30 % en Andalousie), les prévisions de croissance sont faibles (0,8 % pour la fin de l’année), et le secteur de l’immobilier est atone après avoir porté l’économie pendant une décennie.

"Des familles complètes sont au chômage, les gens n’arrivent pas à payer l’électricité", décrit Jose Miguel, l’un des leaders des Indignés à Monte Quinto, près de Séville. "On est fatigués par les problèmes de chômage, de logement, d’éducation… C’est toujours l’argent qui domine tous les gouvernements, qu’ils soient de droite ou de gauche. Or notre ras le bol ne peut être résolu actuellement ni par les socialistes, ni par les conservateurs : il faut tout repenser."

Les Indignés de droite

Depuis le début du mouvement des "Indignados" au mois de mai, une grande majorité d’Espagnols adhère à leurs revendications. Soit en participant aux manifestations, soit en exprimant une sympathie sans sortir de chez eux. Or George Verstrynge, professeur de sciences politiques à l’université de Madrid, distingue deux types d'électeurs : "Ceux qui descendent dans la rue sont plutôt des électeurs de gauche, qui veulent changer le système, en ont assez de l’argent roi et des compromissions du Parti socialiste. Les Indignés qui restent dans leur salon sont plutôt des électeurs de droite, qui veulent surtout se débarrasser du gouvernement socialiste de Zapatero." D’après le politologue, le nombre d’Indignés de droite est aussi important que le nombre d’Indignés de gauche.

Les Indignés de gauche auraient tendance à s’abstenir de se rendre aux urnes, pour ne pas prêter leur voix au "système" et au bipartisme. Ou alors ils pourraient être tentés de voter pour des partis d’ultra-gauche ou régionalistes qui n’ont pas ou peu de représentation à l’Assemblée nationale.

Or la loi électorale en Espagne, inspirée de celle qui existe en Belgique, favorise le bipartisme (le Parti populaire et le Parti Socialiste) et empêche l'émergence des petites formations. "Il faut environ deux fois plus de voix à un petit parti pour décrocher un siège au Parlement, par rapport aux deux grands partis", explique George Verstrynge.

Mariano Rajoy, dit le hérisson

Si le raz-de-marée des conservateurs aux élections de dimanche semble incontournable, les conservateurs de Mariano Rajoy ne font pas rêver l’Espagne pour autant. "Rajoy, qui est surnommé le 'Hérisson', n’est pas très charismatique et n’a pas dit ce qu’il allait faire : si c'est de la rigueur et dans quelle mesure", résume Adeline Percept. Le Parti populaire est cependant réputé partisan du libéralisme (au meeting de Séville, le parti avait pour seul invité français Alain Madelin, chantre du libre-échange économique). Et sur le plan sociétal, le parti soutient des positions conservatrices : il s’est opposé à l’instauration du mariage gay et à la facilitation de l’avortement, permis par le gouvernement socialiste.

Le positionnement politique du Parti populaire va forcément hérisser le poil des "Indignados", et les manifestations post-scrutin promettent d’être houleuses. À défaut de pouvoir construire une représentation politique, les Indignés savent parfaitement se positionner comme force contestataire. "Dès que l’état de grâce sera passé, les manifestations du printemps risquent de reprendre de plus belle", prédit le politologue George Verstrynge.

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 16:56

Ajoutée par SocieteNouvelleTV le 15 nov. 2011

La Société Nouvelle présente aux côtés des Indignés (en la présence de Christopher Guéna, président) dénonce ce 15 novembre 2011 la violence policière sur les Indignés. ''Une démonstration de force disproportionnée selon Christopher Guéna'' (témoin). http://www.societe-nouvelle.fr

 

 

 

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 15:09

 15/11/2011 à 15h50


 

De l'Américain Shepard Fairey au Toulousain Tout Va Bien, les artistes de rue dégainent affiches et pochoirs contre business men, triple A, et monsieur Monopoly.

Le capitalisme a toujours été un des thèmes de prédilection du street art. Mais depuis peu, la banque, l'endettement et les agences de notation fleurissent sur les murs des grandes capitales. L'imagerie de la crise se renouvelle : les thèmes se précisent, les slogans se multiplient.

1

Etats-Unis

Shepard Fairey à New York et Los Angeles, Above à Miami

 

Shepard Fairey

Un des plus grands noms du street art américain se trouve désormais lié au mouvement « Occupy Wall Street ». Après avoir conçu la fameuse affiche « Hope » qui servit d'étendard à Barack Obama lors de sa campagne présidentielle, Shepard Fairey signait, en octobre, l'un des flyers d'invitation du mouvement d'occupation du quartier d'affaires new-yorkais.


Flyer de Shepard Fairey pour « Occupy Wall Street » (Shepard Fairey/Occupy Wall Street)

Fairey milite également pour « Occupy LA » (pour Los Angeles), campagne qui milite en faveur d'une réforme des finances, afin de limiter le lobbying des grandes entreprises auprès de la classe politique.

Above

L'artiste Above, originaire de San Francisco, est lui aussi inspiré par le mouvement « Occupy Wall Street ». Début novembre, il frappe plutôt fort à Miami : avec la complicité du collectif Primary Flight, il dédie un mur de 75 m de long aux banquiers.

Au-dessus de l'inscription « Give a Wall Street banker enough rope and he will hang himself » (donnez une corde assez longue à un banquier de Wall Street et il se pendra », il suspend le mannequin d'un trader, son attaché-case à la main.

Above « Give a Wall St. Banker enough rope, he will hang himelf »
2

Grèce

Bleeps affiche la dette

 

Sur la façade d'un immeuble, Bleeps a peint une série de portraits en pied : une migrante, un homme estropié, une jeune femme brandissant un écriteau « J'attendais l'amour, j'attends maintenant un client ».

Sur un autre mur, les étoiles du drapeau européen s'éparpillent : au centre, une étoile de mer détonne et symbolise la Grèce, devenue le mouton noir de l'Europe.


« Les Etoiles et l'étoile de mer », Bleeps, Grèce (Bleeps.gr)

Bleeps fait partie d'une génération d'artistes que la banqueroute inspire. Récemment, il était au centre d'une enquête du New York Times, montrant comment la dette stimulait toute une nouvelle génération d'artistes, toutes disciplines confondues.

Bleeps et son collectif
3

Italie

Blu et ses murs de monnaie

 


Sur une tour, ruines et monnaie, Blu, Grèce (Blu)

L'Italien Blu a sévi en Grèce en octobre dernier. Un petit tour sur le très beau site internet de cet hyperactif permet de se faire une idée de l'univers.

Après des collaboration avec JR ou David Ellis, Blu détourne le motif un peu cliché des colonnes antiques grecques pour en faire des tas de pièces de monnaie en voie d'effondrement.

4

Grande-Bretagne

La City de Londres : Ronzo et ses croqueurs de livres

 

A Londres, au cœur du quartier d'affaires de la City, Ronzo installe ses « Monster Crunch de crédit » : une série de sculptures représentant une créature dévoreuse de livres sterling.


Installation d'un « Monster Crunch de crédit », rue de Shoreditch, Londres (Ronzo)

Un court film documente l'arrivée de deux autres dévoreurs de monnaie, dans un esprit très « grande dépression ».

« Pity of London »
5

Allemagne

SP-38, un Normand à Berlin

 


« Vive la bourgeoisie », SP-38, Berlin, Allemagne (Francisco J. Gonzalez/Flickr/CC)

Il tire son nom d'une arme et la typo particulière de ce colleur d'affiche est reconnaissable au premier coup d'oeil.

Les slogans ironiques du Français SP-38 ont récemment essaimé dans des grandes capitales européennes et notamment à Berlin, où le Normand vit depuis 1995 :

« Vive la bourgeoisie »

« Vive la crise  

6

Irlande

A Dublin, ADW, obsédé par la banqueroute

 

A Dublin, en octobre, une expo éclair intitulée « Pricks & Mortar » était l'occasion de découvrir l'œuvre d'ADW. L'Irlandais décline une imagerie très riche, hantée par l'effondrement de l'économie mondiale : un banquier, un centre d'affaires transformé en zoo, une police anti-émeute ou monsieur Monopoly coffré par des flics.


Monsieur Monopoly arrêté, pochoir, ADW, Dublin (PhotographerPandora/Flickr/CC)

7

Espagne

Valence : l'escrime, métaphore de la crise pour Escif

 

Originaire de Valence, Escif décline, à travers ses graffitis gigantesques, les thématiques liées au désordre social et à l'émeute.

Invité en octobre 2011 à la première édition du festival Le Quatrième mur à Niort (Deux-Sèvres), il utilisait l'escrime, comme métaphore de la crise.


« Stability, prosperity, recession, crisis » (stabilité, prospérité, récession, crise), Escif, Niort, Deux-Sèvres (Noky/Winterlon Gallery)

Quelques mois plus tôt, Escif estimait que c'était le « bon moment pour une révolution ».

« Good time for a revolution » d'Escif
8

France

Le recensement de The Street Art Blog

 

En France, de nombreux blogs recensent les collages, pochoirs ou graffs qui revisitent l'imaginaire de la banque. The Street Art Blog sillonne Paris et collecte quelques photographies.


« All you need is AAA », Paris (Jocelyn Berthier/ TheStreetArtBlog)


« AAA, what else ? » Paris (Jocelyn Berthier/ TheStreetArtBlog)


La Grèce, un pays en ruine depuis l'Antiquité (Jocelyn Berthier/ TheStreetArtBlog)

Parmi les artistes identifiés, le Toulousain Tout Va Bien expose ses fresques et collages à l'effigie d'un « inactif » sommeillant sur un banc ou d'un homme d'affaires se démultipliant sur une série de façades.


Un SDF allongé sur un banc, collage, Toulouse (Tout Va Bien)


Un homme d'affaires, pochoir, Toulouse (Tout Va Bien)

Au risque de faire bondir les puristes du street art, on laisse Ben conclure, à la faveur d'un slogan immortalisé dans une rue parisienne.


« Bonne crise », Ben, Paris (Chrixcel/Flickr)

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 15:03

 

L'après-Berlusconi 14/11/2011 à 19h42
Zineb Dryef -Journaliste -Rue89

 

Après Mario Draghi à la Banque centrale européenne, la banque d'affaires américaine Goldman Sachs a placé un autre de ses pions, Mario Monti, à la tête de l'Italie.


Dark Vador essaie de conquérir un chat (Kevin Dooley/Flickr/CC)

 

Encore un ! Trois mois après la nomination de Mario Draghi – un ancien de la Goldman Sachs – à la tête de la Banque centrale européenne, Mario Monti, lui aussi italien et passé par la banque d'affaires américaine, prend les manettes de l'Italie. Dans un contexte de crise, cette influence grandissante de la banque dans les capitales européennes inspire de plus en plus la méfiance.

Goldman Sachs « ne peut pas tout faire »

Lorsque Marc Roche, journaliste au Monde et auteur de « La Banque : comment Goldman Sachs dirige le monde », se rend en Grèce où son livre a été traduit, il se rend compte, « effrayé », que son enquête sur le pouvoir de la banque donne lieu à toutes sortes de théories conspirationnistes :

« Il ne faut pas tomber là-dedans. Leurs réseaux ne peuvent pas tout faire, l'efficacité de ce réseau est moindre aujourd'hui. Et Mario Monti, comme Draghi, sont surveillés par la presse, les députés et les ONG. »

La crainte légitime du conflit d'intérêts a été posée dès cet été, avec la nomination de Mario Draghi à la BCE – d'autant que son rôle chez Goldman Sachs n'est pas clair. Auditionné par les eurodéputés le 24 juin dernier, il avait assuré qu'il n'avait rien à voir avec le deal établi entre Goldman Sachs et la Grèce en 2001. La banque américaine avait alors proposé un montage financier permettant de dissimuler l'ampleur de la dette grecque. Le pays aurait déboursé 300 millions d'euros pour bénéficier de ces instruments


Mario Monti à Rome, le 13 novembre 2011 (Stefano Rellandini/Reuters)

Marc Roche explique que si le rôle de Mario Draghi, en tant qu'associé à Goldman Sachs – c'est-à-dire qu'il était un « vrai banquier » – n'a rien à voir avec celui qu'avait Mario Monti, le successeur de Berlusconi, dans le même établissement :

« Monti est un animal différent. Il fait partie des conseillers internationaux de Goldman Sachs. C'est un ouvreur de portes. Ils utilisent Monti, qui ne fait rien d'illégal, pour défendre leurs intérêts mais ça pose des problèmes éthiques. »

De nombreux anciens commissaires recrutés par la banque

Le cas Monti n'est pas isolé. Ancien commissaire européen au Marché intérieur, puis à la Concurrence, l'Italien a précisément le profil dont raffole Goldman Sachs. Marc Roche :

« Alors que les banques françaises recrutent dans leurs conseils d'administration d'anciens diplomates qui connaissent les régions où elles opèrent ou d'anciens dirigeants de grandes institutions internationales, chez Goldman Sachs, plus que toute autre banque, on vise deux profils : les anciens banquiers centraux ou responsables du Trésor et les anciens commissaires européens. »

On retrouve ainsi chez GS :

  • Peter Sutherland (Irlande), président de Goldman Sachs International, ancien commissaire européen à la Concurrence ;
  • Otmar Issing (Allemagne), ancien membre du directoire de la Bundesbank et ancien de la BCE ;
  • Lord Griffiths (Royaume-Uni), ancien conseiller de Margaret Thatcher ;
  • Charles de Croisset (France), ex-patron du Crédit commercial de France ;
  • Petros Christodoulou, ancien de Goldman Sachs devenu responsable des marchés de la National Bank of Greece (NBG)

Ces « ouvreurs de porte » permettent à la banque de pénétrer de façon légale le cœur du pouvoir, c'est-à-dire de bénéficier du carnet d'adresses et des informations détenues par ces hommes discrets mais très influents.

Quels intérêts défendent-ils ?

Si rien n'est illégal dans ce fonctionnement, des problèmes éthiques se posent, relève Marc Roche :

« Dans ces milieux de grande discrétion, les gens parlent. Recruter ces personnalités revient à recueillir ce que disent les “policy makers” [décideurs politiques, ndlr], des informations confidentielles, et à les introduire dans les machines de Goldman Sachs.

Monti comme Draghi dissimulent qu'ils ont travaillé à Goldman Sachs ou rechignent à en parler. Pourquoi ? Sans doute parce qu'ils ont honte, la banque est aujourd'hui très contestée, c'est une institution sur la défensive. »

Quels intérêts défendent les anciens de Goldman Sachs lorsqu'ils sont aux affaires ? Ceux des citoyens ou de leur maison-mère ? « Tous les gens de Goldman Sachs que j'ai rencontrés restent très liés à la banque », note Marc Roche.

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 14:57
| Par Dominique Conil

 

© DR

La mort d'Hubert Nyssen n'est pas seulement celle d'un éditeur au terme d'un parcours très particulier qui l'aura vu créer, avec quelques-unes et quelques-uns, ce qui allait devenir une immense réussite éditoriale, en un temps où on les compte sur les doigts d'une main. C'est aussi, pour ceux qui l'ont côtoyé, ont travaillé avec lui, la fin d'un compagnonnage rare. Et, avant même de revenir sur sa vie, le récit que nous a fait parvenir le traducteur des œuvres complètes de Dostoïevski, André Markowicz, de retour d'Arles, évoque justement cela.

 

J'étais à Arles, aux Assises des traducteurs, et je devais dîner, samedi soir, chez Françoise Nyssen et Jean-Paul Capitani. En arrivant chez eux, Françoise m'a appris qu'Hubert était mort le matin même. Elle n'a pas annulé le dîner. C'est elle qui nous consolait, Marie Desmeures (responsable de Babel) et moi. Nous avons fait ce que j'appelle un "deuil russe" : nous avons mangé, parlé de lui, mais aussi d'autres choses, de la vie, de tout et de rien, des projets et des non-projets, mais avec lui, avec sa présence à lui, légère, vivante, bienfaisante.

Je l'ai connu parce que j'avais traduit, avec ma sœur Irène, le compte-rendu qu'avait fait Nina Berbérova du procès Kravtchenko, sur lequel ma mère avait travaillé. Nous devions voir Berbérova, avant d'établir la version définitive de notre traduction, pour préciser un certain nombre de détails historiques – et Hubert était très inquiet : Nina Berbérova, une vieille dame, pourrait-elle être vexée qu'un jeune homme l'accable de questions ? En fait, tout s'est passé pour le mieux. Non seulement elle était capable d'entendre les critiques, mais il se trouve que j'avais mal aux yeux. C'est elle qui m'a mis du collyre et quand nous sommes ressortis de chez elle, Hubert était non seulement soulagé, mais très content. Il m'a demandé, sur le quai du métro, ce que je voulais faire.

Je lui ai dit que je voulais traduire tout Dostoïevski, il m'a demandé pourquoi, j'ai essayé de lui expliquer, en trois minutes, et il m'a dit : envoie-moi un essai. J'ai passé l'été suivant à traduire la première partie des Carnets du sous-sol. Je lui ai envoyé le texte. Il a répondu tout de suite : c'était dit, nous y allions, mais nous ne commencions pas par les Carnets. "Trouve-moi quelque chose de plus doux", m'a-t-il dit. J'ai proposé Le Joueur. Ce fut le premier titre. Je n'ai pas signé de contrat sur l'intégrale – c'était un contrat sur parole. Nous le faisions. Nous l'avons fait.

Le rythme, c'est lui qui le décidait : je lui avais adressé un plan, et un calibrage : 10.000 pages, je pouvais, travaillant 20 jours par mois, faire 8 pages par jour, et donc, tout traduire en 10 ans. C'est ce que nous avons fait. Il fallait, par an, quatre titres : trois "petits", et un "gros" (à moi de choisir). Chaque manuscrit, après ma mère (qui vérifiait pour le russe), Françoise Morvan (qui a tout relu, pour le français), Sabine Wespieser (qui dirigeait alors Babel), il le relisait lui-même et me renvoyait des corrections, des propositions, me faisait part de ses doutes : "Tu es sûr que c'est comme ça ?"...  Si j'étais sûr, alors, il me défendait jusqu'au bout. Cette nouvelle intégrale a soulevé de nombreuses polémiques, de nombreuses incompréhensions, et le moins que je puisse dire est que nous n'avons pas été aidés par le CNL...

Actes-Sud a publié l'intégrale sans aucune aide, sauf pour les Karamazov, et pour L'Idiot, sauf que, si je me souviens bien, pour L'Idiot, l'aide ne venait pas de la Commission Littérature Etrangère, mais de je ne sais où, sur intervention directe et exceptionnelle d'Hubert auprès de la direction d'alors du CNL. Tous les livres étaient relus, interrogés, soutenus, aimés. Je pourrais parler longtemps, je n'ai pas le temps aujourd'hui. Je garde mille autres souvenirs. Certains sont d'ordre privé, d'autres demandent d'être plus serein, ce qu'aujourd'hui, je ne suis pas du tout. Je voudrais juste dire cela : quand L'Idiot est paru, je n'ai pas reçu que mes exemplaires. J'ai reçu un immense bouquet – des fleurs sublimes. Ce geste-là, c'était Hubert Nyssen.

De la coopérative ouvrière à la SA

Votre coup de foudre Actes Sud, c'est quoi ? Nous en avons tous eu un, un jour, repérant pour la première fois le format allongé, le vergé ivoire. Une certaine idée du livre. Les plus anciens auront sans doute ouvert un Actes Sud à hauteur des tout premiers succès de la maison : Senso, de Camillo Boito, Venise, amour, vengeance ? Ou plus probablement L'Accompagnatrice, de Nina Berberova, succès resté inégalé des années durant dans toute l'édition française, et qui transforma une coopérative ouvrière en maison qui compte ? Et est encore, à ce jour, indépendante de tout groupe ?

Mais le coup de foudre a pu avoir lieu sur un de ces livres à tirage et ventes modestes, auteur inconnu et souvent venu d'ailleurs.

Lorsqu'il fonde Actes Sud en 1978, Hubert Nyssen est déjà installé depuis dix ans au Paradou. Avec un passé de clandestinité en Belgique pendant la guerre, et de publiciste déjà atypique, glissant vers le théâtre, la peinture, la musique ou la radio... Et un présent d'écrivain qui va se trouver un temps marginalisé par la réussite de l'éditeur.

«  Je terminais un doctorat sur Adorno, et il m'a demandé si ça m'intéressait de le rejoindre. Je n'étais pas éditrice, aucun de nous ne  l'était d'ailleurs.. Tout se passait au mas», se souvient Jacqueline Chambon, qui faisait partie du noyau initial, une coopérative ouvrière. «68 n'était pas si loin.» Composée alors de Jean Viard, sociologue, Bertrand Py, aujourd'hui à la tête de la maison côté éditorial, Marc de Gouvenain, découvreur de textes nordiques (ce qui a demandé de l'opiniâtreté, permis la publication de quelques merveilles, sans même mentionner l'immense succès de la série Millénium, plus récent).

Françoise, la fille d'Hubert Nyssen, rejoint très vite le groupe.«On était très contents quand on vendait 3000 exemplaires, on avait tous mis un peu d'argent, quand il fallait en rajouter, on en rajoutait», dit Jacqueline Chambon, qui ainsi va publier, entre autres, Paul Nizon ou Ingeborg Bachmann. Plus tard, quand la maison va grandir et se diversifier, elle préférera –comme Sabine Wiespieser ensuite, ou Marion Hennebert (éditions de l'Aube), opter pour l'aventure en indépendante. Avant de revenir. Dans les accords comme dans les déchirements, il y a toujours quelque chose de familial.

 

Berberova et Khodassevitch Berberova et Khodassevitch© DR
Bien sûr, plus tard, lorsque le succès sera au rendez-vous, on glosera beaucoup sur les rencontres entre François Mitterrand et Hubert Nyssen. Et certes, l'intérêt d'un président de la République ne nuit pas, lorsqu'il s'agit de négocier sa survie. Mais cela n'a jamais fait vendre un million d'exemplaires d'un auteur jusque-là quasi inconnu...

Nina Berberova a 84 ans lorsque le succès lui tombe dessus. Ironie de l'histoire, un petit éditeur, l'année précédente, avait eu l'idée de publier ce roman écrit en... 1935, par une Russe qui avait passé vingt-six ans en France, dans une dèche constante, et à peine nourrie par les textes et articles qu'elle publiait dans la presse émigrée. Echec. Hubert Nyssen se lance à son tour. Il n'a pas été publiciste pour rien, Actes Sud sait se faire remarquer, on visite les libraires, on les connaît, on défend chaque livre. Avec, chevillé au corps, ce souci esthétique, le goût d'un travail quasi artisanal (les premiers livres sont cousus).

«Je n'ai pas cessé de m'indigner»

« Paul Auster, ça ne l'a pas emballé du tout », dit une ancienne éditrice. Mais c'est là l'un des talents d'Hubert Nyssen, s'entourer de lecteurs passionnés qui feront leurs propres choix. Vrai patron toutefois, vigilant, tranchant, coups de gueule et coups de sympathie.. Et donc, 1988, la Trilogie new-yorkaise est un second succès, de ceux qui permettent, aussi, de publier des auteurs (même célèbres, les ventes réelles sont parfois source de stupéfaction) qui, eux, flirtent avec les 1.500 en dix ans.

 

Et « la petite maison », avec son crédit de sympathie, devient franchement grande. On ouvre une librairie, on invente les Assises de la traduction (qui viennent de se tenir et d'où revenait André Markowicz avant d'écrire le texte publié en première page de cet article). On fête les dix, les vingt, les trente ans. Jean-Paul Capitani, époux de Françoise (le côté « famille » perdure) penche pour les Beaux-Livres. Puis les enfants, puis le théâtre, la société, sans compter l'absorption de certains éditeurs, l'association, avec d'autres ...

Hubert Nyssen s'est-il reconnu dans cette entreprise qu'était devenue la coopérative ouvrière qui avait quitté depuis longtemps le mas pour un immeuble compliqué d'Arles, véritable banc-test pour l'esprit d'orientation ? Oui, il était homme des débuts, plus que de routine. Et non, pour la même raison. Il l'a dit lui-même, Actes Sud le dépassait, désormais.

Il avait même, il y a quelques années, créé sa collection à lui, îlot personnel, couverture blanche, joliment nommée « Un endroit où aller ».

Mais surtout, l'éditeur étouffait l'écrivain. Alors, certes, il pouvait retrouver le ton de la commande pour une réunion commerciale, passer au siège (certains des derniers arrivés dans la maison n'auront fait que l'entrevoir, au mieux), l'essentiel était désormais dans l'écriture. Retour au Paradou. Ce qui ne l'empêchait pas d'être là, par écrit ou en personne, lorsqu'il choisissait de s'engager : ainsi, pour Irak, les médias en guerre où il écrivit un texte pessimiste (et lucide), à quelques semaines de l'offensive américaine, en 2003.

Quatorze romans, des poèmes, de nombreux essais, des récits, homme de lecture, et homme d'écriture. L'université de Liège, en 2005, en inaugurant le fonds Nyssen, aura rétabli les priorités selon son désir: «journée d'étude consacrée à l'écrivain, puis à l'éditeur».

Sur le blog qu'il tenait jusqu'au mois de janvier dernier, ces mots, au moment où l'écrivain Nyssen reçoit le dernier livre publié par Nyssen l'éditeur... et Indignez-vous ! : «Mon dernier livre, À l'ombre de mes propos, est arrivé hier ou avant-hier par la poste. Douce illusion que la fin n'est pas pour demain. Nous ne sommes encore qu'à la mi-janvier et je griffonne devant la fenêtre ouverte, conversant avec la ramure du platane dont les bourgeons imprudemment se gonflent. Trop tôt, leur dis-je. Mais ils ne m'entendent pas. Une silencieuse effervescence fait vibrer l'air. Sous mes yeux, le libelle de Stéphane Hessel que Brigitte m'a apporté hier : Indignez-vous !L'injonction n'est pas neuve, je n'ai pas cessé de m'indigner, au point de passer parfois pour un mauvais coucheur. Ah, ces quartiers de vie qui n'ont jamais le même goût... »

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 14:53

 

 

Suite au suicide de cette maman et au meurtre de son enfant autiste, Paroles de femmes tire la sonnette d'alarme et lance un appel d'urgence au gouvernement et notamment à Mme la Ministre Roselyne Bachelot.

Nous avions publié dans l'Express, il y a quelques semaines, une pétition sur les femmes et le handicap portée par Sandrine Bonnaire, Francis Perrin, Thomas Dutronc et Jean Dujardin afin de dénoncer d'une part la discrimination des enfants TED, autistes et dysphasiques et d'autre part l'isolement et la précarisation de ces mamans.

Nous avions parlé de ces enfants discriminés à l'école, faute de la professionnalisation des auxiliaires de vie scolaire.

De ces enfants discriminés dans certains centres sportifs qui refusent de les accueillir.

De ces mères souvent incriminées par les psychanalystes et qui ne bénéficient d'aucun soutien.

Nous adressons un appel solennel au gouvernement et aux ministères concernés pour que ces enfants puissent enfin suivre une scolarisation et une intégration dans de meilleures conditions.

Nous lançons également un appel également à toutes les fédérations sportives afin que ces enfants aient enfin accès à tous les sports.

 Afin de pallier à ce manque d'écoute vis-à-vis de ces mères, paroles de femmes lance une grande campagne de sensibilisation sur ce sujet avec des témoignages.

Donnons la parole aux enfants et aux mères afin de déconstruire les préjugés et les clichés qui entourent ces syndromes.

Brisons l'isolement !

www.parolesdefemmes.org

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 14:42
| Par Michel de Pracontal

 

Masao Yoshida Masao Yoshida© DR

Neuf mois après l'accident, Masao Yoshida, le directeur de la centrale de Fukushima Daiichi, exploitée par la firme Tepco, a donné pour la première fois une conférence de presse samedi 12 novembre. Livrant ses impressions à la presse japonaise rassemblée sur le site nucléaire, Yoshida a reconnu qu'il avait vécu, avec son équipe, des moments très durs. La période la plus difficile a été la première semaine de la crise, déclenchée le 11 mars 2011 par un séisme de magnitude 9 suivi d'un tsunami qui a noyé une partie de l'installation.  

 

«Je n'avais aucune idée du prochain événement qui se produirait, et nous avons fait tout ce qui était imaginable, raconte Yoshida. Pour dire les choses très franchement, à plusieurs reprises nous avons penser que nous allions mourir

 

Les propos de Yoshida sont recueillis par le quotidien Mainichi. Le journal rapporte le récit du directeur de la centrale concernant l'explosion d'hydrogène qui a détruit le bâtiment du réacteur n°1, le 12 mars : «D'abord, nous avons entendu un "boink" et nous nous sommes demandé ce que c'était. Des agents revenant du lieu de l'explosion nous ont dit : "On dirait que le réacteur n°1 a explosé"[...] En voyant des travailleurs blessés revenir du lieu de l'explosion, nous avons pensé que si l'enceinte de confinement avait explosé, il y aurait des rejets radioactifs massifs et que la situation serait hors de contrôle. Il y a eu ensuite une explosion affectant le réacteur n°3 et par ailleurs nous n'arrivions pas à pomper de l'eau dans le réacteur n° 2. On ne voyait aucune amorce de règlement de la crise. Dans le pire scénario, nous pensions que les fusions [de combustible dans les réacteurs] accéléreraient rapidement et échapperait à tout contrôle, signifiant la fin de notre monde.»

 

A en croire le récit de Yoshida, l'équipe sur le site n'avait qu'une perception très incomplète de la situation. Ainsi, les agents de Tepco ont entendu l'explosion qui a touché le réacteur n°3, mais ne l'ont vue qu'à la télévision. Depuis leur quartier général, les agents ont entendu une troisième explosion, sans savoir si elle avait touché le réacteur n°4 ou le n° 2 (en fait, elle s'était produite dans le bâtiment du réacteur n°4).

 

Interrogé sur le moment où il a jugé que la crise était surmontée, Masao Yoshida précise que l'équipe de Tepco a travaillé très dur pour mettre en place un système de traitement de l'eau fortement contaminée qui a commencé à fuir à partir du mois d'avril : «Nous avons vraiment souffert en juin. L'ensemble de la situation s'est stabilisé en juillet-août

 

Selon Yoshida, les réacteurs sont aujourd'hui stabilisés, ce qui ne signifie pas qu'ils soient «super stables». Les niveaux de radiations sont toujours extrêmement élevés et continuent de rendre le travail quotidien dangereux. Yoshida estime qu'il n'y a pas de risque pour les habitants des environs de la centrale. En revanche, selon le directeur de la centrale, la situation des agents sur le site reste très difficile : «L'exposition des travailleurs aux radiations et la rotation des personnels constituent des problèmes épineux.» A la question «Quelle dose de radiation cumulée avez-vous personnellement reçue ?», Masao Yoshida a répondu que cette dose atteignait «un certain niveau», refusant de donner une valeur chiffrée car il s'agit d'une «information personnelle».

 

Son prochain objectif est de parvenir à une situation d'«arrêt à froid» de la centrale, dans laquelle le fluide de refroidissement se trouve dans un état proche des conditions ambiantes de température et de pression. Cet objectif devrait être atteint d'ici la fin de l'année. Mais la suite des opérations prendra beaucoup plus longtemps : on ne pourra pas commencer à retirer les barres de combustible fondu avant une dizaine d'années.

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