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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 13:30

LEMONDE.FR Avec AFP | 15.11.11 | 08h12   •  Mis à jour le 15.11.11 | 13h19

 
 

La direction du constructeur automobile PSA Peugeot Citroën devrait annoncer la suppression de la moitié de ses effectifs en recherche et développement.

La direction du constructeur automobile PSA Peugeot Citroën devrait annoncer la suppression de la moitié de ses effectifs en recherche et développement.AFP/SEBASTIEN BOZON


C'est à l'occasion d'un comité central d'entreprise extraordinaire, organisé mardi 15 novembre, que les salariés de PSA Peugeot Citroën ont découvert en détail le plan d'économie de l'entreprise, "le contexte économique et la stratégie du groupe". D'ores et déjà, 6 000 suppressions de postes sont annoncées, dont 5 000 en France.

En tout, PSA supprime 1 900 emplois parmi ses effectifs permanents : 1 000 postes dans les chaînes de production, 500 en recherche et développement et 400 dans les autres divisions. Les autres suppressions interviendront parmi les prestataires extérieurs et les intérimaires.

C'est la recherche et le développement qui paie le plus lourd tribut, avec 2 100 postes en moins : 500 postes en interne, 1 600 emplois perdus chez les prestataires extérieurs.

"PSA A LES MOYENS DE GARDER CES EMPLOIS EN FRANCE"

Selon la CGT, le site de Sochaux serait particulièrement touché et perdrait à lui seul un millier de salariés, internes ou externes. "C'est écœurant et révoltant. (...) PSA a les moyens de garder ces emplois en France", a commenté Jean-Pierre Mercier, délégué CGT.

La direction de PSA semble vouloir faciliter les départs à la retraite, la mobilité interne et réduire son appel à la main-d'œuvre intérimaire pour éviter les licenciements secs. Sauf dans le magasin de pièces de rechange de Melun-Sénart, qui ferme ses portes avec comme conséquence la mise au chômage de 67 personnes.

Pour Ricardo Madeira, délégué central CFDT, "ce plan est déplorable quand on voit la rémunération de nos dirigeants et les dividendes de 200 millions d'euros qui ont été versés".

LES SITES D'AULNAY ET DE SEVELNORD MENACÉS

En supprimant 6 000 emplois, PSA espère économiser 800 millions d'euros, dont 400 millions sur les frais fixes dans un marché européen dégradé, où le constructeur réalise 60 % de ses ventes.

 

Des employés de PSA se sont rassemblés devant le siège du constructeur, à Paris, pour protester contre les milliers de licenciements annoncés, le 15 novembre 2011.

Des employés de PSA se sont rassemblés devant le siège du constructeur, à Paris, pour protester contre les milliers de licenciements annoncés, le 15 novembre 2011. AFP/MARTIN BUREAU


Les syndicats de l'usine PSA Peugeot Citroën d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) appellent à un rassemblement devant le siège du groupe, à Paris. Outre les suppressions de postes, les syndicats s'inquiètent pour l'avenir des sites d'Aulnay et de Sevelnord (Nord) depuis la publication, en juin, d'une note de travail évoquant l'hypothèse de leur fermeture.

Au niveau mondial, le groupe, qui se développe beaucoup dans les pays émergents, notamment en Chine et au Brésil, emploie près de 200 000 personnes toutes activités confondues, dont 80 000 en France.

 

Appel à témoignages

Vous travaillez chez PSA, comment réagissez-vous aux suppressions de postes ?

PSA Peugeot-Citroën compte supprimer 6 000 postes, dont plus de 4 000 en France en 2012, notamment dans les filières de production et de recherche et développement. Vous travaillez pour le groupe Peugeot-Citroën, comme salarié ou en tant que prestataire extérieur, dans quelle mesure serez-vous concerné par ce plan d'économies, comment y réagissez-vous ? Une sélection de vos témoignages sera publiée sur LeMonde.fr.

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 13:26

 

 


Constat


Les raisons de la remise en cause du modèle énergétique français sont nombreuses :


- Manque de démocratie et de transparence ;
- Doutes permanents sur la sécurité et le potentiel économique du nucléaire ; dépendance fortes aux énergies fossiles malgré le besoin de réduction drastique des émissions de Gaz à effets de serre ; Pollutions des eaux, des sols, de l’air…
- Blocage du secteur des énergies renouvelables et de la maitrise de l’énergie malgré leur fort potentiel d’emploi ; Précarité énergétique ;
- Des investissements qui vont à l’encontre des enjeux climatiques : nouveaux gisements d’hydrocarbures, nouvelles centrales nucléaires, nouveaux aéroports…


Les citoyens doivent retrouver un rôle central dans le choix du modèle énergétique.

 


Libérons L’énergie


Libérons l'Énergie est un appel large et citoyen:


- C’est libérer la France des énergies polluantes et dangereuses (nucléaire et fossiles) ;
- C’est libérer les investissements de Énergies renouvelables ;
- C’est libérer la production d'énergie des politiques centralisatrices ;
- C’est se libérer de la logique économique de surconsommation d'énergie ;
- C’est se libérer des lobbies ;
- C’est une revendication politique !


Et surtout...,
C’est libérer la parole et l'énergie des citoyens!

 


Le tour des régions « Libérons l’Energie »


Des points de convergence régionale ;
- Des mobilisations citoyennes pour la transition énergétique ;
- Des associations locales et nationales qui portent ensemble l’exigence de transition énergétique ;
Ce sont des évènements inter-associatifs autour de la T.E. :
- La Transition énergétique doit être abordées comme une thématique transversale : alternatives de production, économies d’énergie, gestion de la biomasse, agriculture, sûreté et santé, emplois, précarité énergétique et accès aux besoins fondamentaux, responsabilité sociale des entreprises…


- Une mise en avant des initiatives petites et grandes, locales et nationales pour la transition énergétique ;


De janvier à avril, 11 capitales régionales


1. Nantes – du 12 au 14 janvier 2012
2. Bordeaux – du 19 au 21 janvier 2012
3. Toulouse – du 26 au 28 janvier 2012
4. Montpellier – du 2 au 4 février 2012
5. Marseille – du 16 au 18 février 2012
6. Clermont Ferrand– du 23 au 25 février 2012
7. Lyon – du 1 au 3 mars 2012
8. Strasbourg – du 15 au 17 mars 2012
9. Lille – du 22 au 24 mars 2012
10. Rennes – du 29 au 31 mars 2012
11. Paris – du 5 au 7 avril 2012

 


Programme : 3 jours, 3 temps


1. Vendredi Soir, Evènement Culturel :
Pour inviter des publics moins familiers avec la Transition Energétique.
Exemples envisagés : Conférence Gesticulée de Mathieu Doray (Nantes), Pièce de théâtre « Avenir Radieux » par la compagnie Un pas de côté (Bordeaux, Marseille, Clermont Ferrand et Lyon)…


2. Vendredi et Samedi : Espace inter-associatif Libérons l’Energie dans l’espace public :
Points fixes dans l’espace public où les associations, réseaux et collectifs invitent le public à échanger sur les problématiques et les solutions énergétiques.


3. Samedi 14h30 : Mobilisation citoyenne
Tout public / fresque humaine, flash mob, …


Comment participer ?


Greenpeace fournit des moyens logistiques et organisationnels pour la tenue de ces évènements. Les trois « temps » dans chaque ville ne sont cependant pas complètement figés et permettent une certaine souplesse. Nous avons initié les démarches administratives pour ces évènements (espace public, salles…).
Au-delà, l’organisation doit rester assez souple. Chaque organisation ou collectif qui souhaite participer au point fixe peut : venir et faire venir ses militants, apporter du matériel militant (tracts, T-shirts, drapeaux, bannière légère, …), proposer des animations (ludiques, artistiques, éducatives, démonstratives…), suggérer et aider à l’organisation des évènements culturels, relayer l’information sur les évènements, organiser la mobilisation du samedi après-midi (Greenpeace travaille actuellement à une base de quatre scénarios visuels de mobilisations citoyennes).
Des évènements en amont sur plusieurs semaines (village des possibles, mobilisation citoyenne locale, expositions, conférences) peuvent être organisées par les participants et s’inscrire dans un travail préparatoire aux dates du tour des régions… Bref, les initiatives ont largement leur place….
Enfin, des rencontres interassociatives pourront être organisées en amont du weekend (jeudi et/ou vendredi) afin de préparer une interpellation des représentants locaux des candidats sur l’exigence des citoyens de voir s’engager la Transition Energétique.

 


Points importants :

 

Ces évènements inter-associatifs n'ont pas vocation à mettre en avant Greenpeace.


Nous avons souhaité, et c'est le sens de la signature "Libérons l'énergie" que l'ensemble des associations/collectifs qui souhaiteraient investir cette plateforme le puissent, sans que cela prenne la forme d'une association avec Greenpeace.


Greenpeace fournit des moyens logistiques et organisationnels pour la tenue de ces évènements.

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 00:06
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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 13:12

 

Watch live streaming video from occupyfrance at livestream.com

 

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 13:07

occuponsladefense.net -Posted on 13 novembre 2011

La solidarité internationale au sein du mouvement est importante.
Ci-dessou.occuponsladefense.nets, un message du 15M Madrilène:

From the 15M International group of Sol in Madrid;

Compagnons français!

Aujourd’hui est un jour spécial à Paris. Face au froid et à la pression policière, ce soir un nouveau flot d’indignation converge vers la Défense.

Aujourd’hui, nous, les citoyens, qui ne supportons plus de vivre dans une Europe de fiction économique et de trahison démocratique, sommes très attentifs à ce qui se passe sur votre place, et sommes touchés par votre enthousiasme et votre détermination.

Parce que c’est Votre Place, comme le sont des citoyens toutes les Places que nous avons récupérées et à partir desquelles nous avons commencé à contruire le monde dans lequel nous souhaitons vivre.

Dans le monde entier, sur de plus en plus de Place, nous sommes chaque jour plus nombreux à prendre part à ce mouvement imparable.

Depuis Madrid nous vous faisons parvenir toute notre chaleur et notre force. Bien que nous ne puissions être à vos côtés, nous sommes avec vous, unis, plus que jamais, dans cette révolution globale!

Prenons la Défense!!!

- International outreach group of Sol, Madrid -

 

 

Watch live streaming video from occupyfrance at livestream.com

 

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 12:59
Mise à jour le dimanche 13 novembre 2011 à 22 h 15 HNE
  Radio-Canada avec Associated Press et BBC
Les policiers et les protestataires du mouvement Occupons Portland s'affrontent en Oregon. Les policiers et les protestataires du mouvement Occupons Portland s'affrontent en Oregon.   © AFP/NATALIE BEHRING

Les protestataires du mouvement Occupons Portland et les forces de l'ordre se sont affrontés dimanche, en Oregon, après que des centaines d'indignés eurent défié l'ordre d'évacuation du maire de la Ville, Sam Adams.

Les policiers antiémeutes ont rapidement envahi le parc du centre-ville de Portland, où les contestataires tenaient leur assemblée générale pour discuter des actions à entreprendre face à l'ordre d'évacuation du maire.

Les policiers ont utilisé des matraques et des porte-voix pour avertir les manifestants qu'ils risquaient d'être arrêtés s'ils résistaient aux ordres. Ils ont également menacé d'utiliser des produits chimiques pour les disperser, alors que les indignés ont clamé qu'ils prenaient part à « une protestation pacifique ».

« Nous étions en train de discuter sur ce que nous allions faire et ils [les policiers] ont juste commencé à frapper les gens », a indiqué un manifestant de 27 ans, cité par Associated Press,

Le maire de Portland avait ordonné aux protestataires d'évacuer le campement avant minuit samedi, dénonçant la précarité des conditions sanitaires, la consommation de drogue et l'augmentation de la criminalité.

À un moment de la nuit de samedi à dimanche, plus de 1000 manifestants ont convergé vers le parc où le campement a été érigé, faisant la sourde oreille aux pressions des autorités. À l'aube, la police antiémeute a réussi à disperser la foule, mais les indignés qui campent sur place depuis le 6 octobre sont demeurés sur les lieux.

Une quinzaine de personnes ont été arrêtées, selon les policiers. Un homme a notamment été aperçu se faisant transporter sur une civière. Les forces de l'ordre ont indiqué qu'un agent de police a également été blessé à la jambe par un objet qui lui a été lancé. Malgré tout, la confrontation a tout de même été pacifique, selon les témoins.

Vendredi, les autorités ont saisi des blocs de ciment, disant avoir été informées que les protestataires comptaient les utiliser comme une arme contre les policiers. Certains indignés projetaient aussi de se fabriquer des boucliers et de dénicher des masques à gaz, ont-elles ajouté.

Ailleurs aux États-Unis

Les affrontements à Portland surviennent alors que les ordres d'évacuation se multiplient dans les différentes villes américaines.

Pour la troisième fois en trois jours, les autorités d'Oakland, en Californie, ont exigé le départ des indignés, sans quoi ils risquaient d'être évacués de force. Un homme a été tué par balle jeudi après qu'une dispute eut éclaté dans l'un des campements de la Ville.

Le même jour, un vétéran de 35 ans se serait suicidé avec une arme à feu dans une tente d'un campement de Burlington, au Vermont. Le lendemain, un homme de 42 ans a été retrouvé mort sur le site d'Occupons Salt Lake City, dans l'État de l'Utah.

Au cours de la fin de semaine, des dizaines d'arrestations sont survenues à San Francisco, à Denver, à Albany et à Salt Lake City.

Le mouvement de contestation contre les inégalités économiques et la cupidité du capitalisme a pris naissance il y a deux mois dans la capitale financière des États-Unis. Depuis, les manifestations ont fait des émules dans des centaines de villes américaines et aux quatre coins de la planète. Toutefois, les autorités municipales multiplient de plus en plus les ordres d'évacuation dans les campements.
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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 12:56

rsr.ch - Lundi, 14 novembre 2011 à 11:50

 

L'ultimatum a expiré à minuit. Les indignés qui campent depuis plus de trois semaines au Lindehof, en vieille ville de Zurich, avaient reçu l'ordre de lever le camp, ce qu'ils n'ont pas fait. Ils se préparent donc à une évacuation forcée. Par Rouven Gueissaz.

 

Les Indignés zurichois. [Keystone]

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 12:52

letelegramme.com - 14 novembre 2011 à 14h25 

 

Installés depuis vendredi Place Royale, en plein coeur de Nantes, plusieurs dizaines d'Indignés réclament un chalet dans le cadre du marché de Noël qui doit s'installer sur cette même place d'ici quelques jours. Ce lieu le permettrait de faire entendre leurs revendications.

 

Arrivés à environ une centaine vendredi, les "Indignés bretons" étaient encore une cinquantaine ce week-end mais lundi matin ils n'étaient qu'un peu plus d'une dizaine à émerger des tentes installées Place Royale à Nantes, rebaptisée pour l'occasion "Place du Peuple". 

Fabriquer les cadeuax plutôt que les acheter
Ils souhaitent désormais que la mairie mette à leur disposition un des chalets de Noël qui doivent prochainement s'installer là où ils ont mis leur campement pour "sensibiliser les gens au fait qu'on peut fabriquer les cadeaux au lieu de les acheter", explique un jeune qui se veut "anonymous".

Il a un logement, un travail, deux enfants (qui sont restés au chaud) mais il participe au mouvement et arbore la barbichette taillée en pointe qui symbolise certains "Indignés". Damien, 30 ans, a lui quitté son logement pour se joindre aux "Indignés" "car j'en avais marre de mon confort sans avoir de projet idéal et politique en commun". Il est sans travail et n'a pas d'activité régulière.

Un marché organisé par une société privée
Mais l'espoir des "Indignés" d'obtenir un chalet ne sera sans doute pas réalisable car "tous les chalets ont été réservés par des commerçants depuis longtemps, à une société privée qui organise le marché de Noël", a indiqué à l'AFP Alain Robert, adjoint au maire de Nantes.

Des représentants de tout le Grand Ouest
Le "QG des Indignés bretons" affirme compter des représentants venus de tout le Grand Ouest : Brest, Lorient, Rennes, Nantes, Quimper, Saint-Brieuc, Saint-Nazaire ou Vannes. Une banderole "Place du Peuple" a été tendue sur la statue qui domine la fontaine de la place et un ensemble de cinq vieux canapés et d'une dizaine de tentes igloo délimitent le campement.



 

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 12:45

cyberpresse.ca -

Publié le 14 novembre 2011 à 07h54 | Mis à jour à 07h54

Serge Fortier, porte-parole du comité interrégional de vigilance... (Photo: Ève Guillemette)

 Serge Fortier, porte-parole du comité interrégional de vigilance sur les gaz de schiste de la vallée du Saint-Laurent.

Photo: Ève Guillemette

 

(Trois-Rivières) Les occupants du carré Victoria à Montréal et de la place de l'Université-du-Québec à Québec ont vu leur troupe se gonfler, samedi après-midi, alors que des représentants de plusieurs comités de vigilance sur les gaz de schiste de la vallée du Saint-Laurent se sont joints à eux dans leur manifestation.

«Si on a appuyé le mouvement, c'est simplement pour montrer qu'il y a un dénominateur commun entre nos revendications et celles que font les indignés», indique Serge Fortier, porte-parole du comité interrégional.

«Ce pourquoi ils s'indignent, nous, on le vit concrètement dans le dossier des gaz de schiste, cet espèce de pouvoir abusif sur la population par un groupe de décideurs et de financiers qui veulent tout privatiser et faire le plus de profits possible au détriment de l'environnement et de la collectivité.»

Au départ, Serge Fortier avait eu l'idée d'aller camper une nuit avec les indignés, mais le mauvais temps de samedi et la fatigue accumulée l'ont découragé. Une vingtaine de personnes ont tout de même pris la route avec lui vers «la place du peuple» à Montréal, de même qu'une dizaine d'autres qui ont débarqué au camp des indignés dans le quartier Saint-Roch à Québec.

Pas question toutefois de se joindre au mouvement ou d'en créer une «filiale» en région. «On se bat pour les mêmes raisons, mais les moyens qu'on prend sont différents. C'est tout», précise M. Fortier, conscient que l'opinion publique n'est pas toujours favorable envers cette vague d'occupation.

Le comité inter-régional sur les gaz de schiste de la vallée du Saint-Laurent a plutôt l'intention de poursuivre son porte-à-porte afin de récolter un maximum de signatures pour sa pétition «N'entrez pas chez nous», pour empêcher les industries gazières de pratiquer la fracturation hydraulique.

 

Marie-Pier Duplessis
Le Nouvelliste

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 12:42
| Par Lénaïg Bredoux

Dimanche matin, dans un hôtel parisien. Le co-président des Grünen allemands, Cem Özdemir, plaisante sur les derniers amendements en discussion au congrès du Parti vert européen, réuni depuis vendredi. «On a demandé à rajouter une phrase sur notre soutien à l'obstination d'Angela Merkel à lutter contre la crise...», dit-il, avant d'éclater de rire. Une manière d'ironiser sur les préjugés –et les différences culturelles– entre les Verts français et allemands, qui se sont longtemps divisés sur leur analyse de la crise.

Cette fois, ils sont parvenus à un accord avec leurs homologues européens en votant dimanche à la quasi-unanimité une «Déclaration de Paris», qui décline douze propositions contre la crise et pour relancer le projet européen. Les écologistes veulent renforcer le Fonds européen de solidarité financière, pour en faire à terme un Trésor européen, annuler au moins 60% de la dette grecque, recapitaliser les banques, «rééquilibrer l'approche unique d'austérité», réguler la finance, et une nouvelle convention européenne, assortie d'un référendum pour davantage de fédéralisme.

«Les Allemands ont fait adopter un amendement qui précise qu'il faut faire attention à la soutenabilité des finances publiques, précise Stéphane Sitbon, codirecteur de campagne d'Eva Joly et membre de la direction du Parti vert européen. Mais c'est la première fois qu'on parvient, au niveau européen, à se mettre d'accord sur autant de mesures précises avec une orientation à gauche. C'est vraiment une politique commune contre les plans d'austérité.»  

 

Eva Joly, lors du congrès du parti vert européen.  
Eva Joly, lors du congrès du parti vert européen.© L. B.

Au départ, pourtant, le Parti vert européen reflétait largement les dissensions entre pays «riches» et pays «pauvres» de l'Union européenne; entre ceux qui ont des finances publiques à l'équilibre et ceux qui étouffent sous des déficits et un endettement abyssaux. «Entre nous, on sentait les différences culturelles entre l'aire germanique et scandinave empreinte de rigueur budgétaire et une aire méditerranéenne où la question de la justice sociale est prédominante», résume l'eurodéputé belge Philippe Lamberts, vice-président du Parti vert européen. Lui y est tout particulièrement habitué: «Au sein des écologistes belges, on est entre les deux, avec le discours sur le nord riche qui contribue au sud pauvre et clientéliste!» A l'échelle européenne, cela donnait, chez les écologistes, une vive opposition entre Français, Espagnols, Italiens d'un côté et Allemands, Hollandais, Finlandais de l'autre.

«Au départ, les Verts allemands nous ressortaient les clichés de Merkel sur la Grèce. Ils nous disaient: "Mais on peut même pas avoir une facture quand on prend le taxi à Athènes!"», se souvient un eurodéputé français. En septembre, lors d'un séminaire franco-allemand, les écologistes se sont encore «engueulés», raconte Alain Lipietz. «Les Grünen voulaient obtenir de nous qu'on dise qu'il fallait revenir à un déficit de 3% en 2013 (l'objectif fixé par Nicolas Sarkozy à Bruxelles)... On s'est un peu fâché. On leur a expliqué que c'était irréaliste et que la stratégie pour y parvenir allait conduire à une récession... Finalement, ils ont lâché beaucoup de choses», détaille l'ancien porte-parole des Verts français.

Au terme de longues semaines de discussion, et grâce au travail commun du groupe vert au parlement européen, les Allemands ont accepté une condamnation claire des plans d'austérité en Europe et les Français ont intégré la nécessité d'un contrôle budgétaire en échange de la solidarité européenne. «Les Grünen se sont gauchis et Europe Ecologie-Les Verts ne peuvent plus dire "y'a qu'à, faut qu'on"», résume l'eurodéputé français Pascal Canfin. Le tout sur fond de quasi-unanimisme sur l'attachement à la construction européenne, qui fait, plus que dans d'autres familles politiques, partie du code génétique des écologistes.

«Pas deux fois la tartine sans beurre»

Les Verts ont ainsi trouvé un compromis sur le rôle que doit endosser la Banque centrale européenne. Le sujet cristallisait les désaccords: en Allemagne, remettre en cause l'indépendance de la BCE en lui permettant de prêter directement aux Etats-membres est un véritable tabou. En cause: la crainte d'une inflation non maîtrisée en faisant tourner à plein la planche à billets. Au bout du compte, les écologistes proposent que ce soit le Fonds de soutien (FESF) qui puisse emprunter, tout en étant garanti par la BCE. «Quand on rentre en Allemagne, on doit pouvoir expliquer qu'on a des propositions efficaces, mais sans jeter l'argent par les fenêtres», explique Cem Özdemir, le co-président des Grünen. Son camarade français, Alain Lipietz, compatit: «Dire qu'on va monétiser les dettes des pays du Sud sonne hyperinflation pour certains. L'Allemagne et l'Autriche sont les seuls à l'avoir vécue... Nous, on ne sait pas ce que c'est!»

Sans compter que plusieurs partis écologistes européens sont déjà en campagne électorale. C'est bien sûr le cas d'EELV et de sa candidate Eva Joly. Les Verts allemands, eux, se préparent pour 2013. «Les Allemands nous expliquent qu'ils ont assez payé, y compris électoralement, pour s'être mis dans les clous européens... Ils ne veulent pas deux fois la tartine sans beurre!», témoigne Lipietz. Les Grünen avaient été sanctionnés dans les urnes après leur coalition avec le SPD de Gerhard Schröder jusqu'en 2005, qui avait mis en place d'importantes réformes (connues sous le nom de Hartz IV) de démantèlement du système de protection sociale. Aller de nouveau (cette fois en sens inverse) contre une opinion publique massivement opposée aux plans d'aide aux pays du sud de l'Europe est un choix particulièrement risqué.

 

Eva Joly lors de son discours samedi.
Eva Joly lors de son discours samedi. © L. B.

Eva Joly, à l'inverse, axe son discours économique sur la dénonciation des plans d'austérité et de la mainmise de la finance, y compris face à un François Hollande qui prône la «crédibilité» au sens de la rigueur budgétaire, depuis qu'il a repris à son compte l'engagement de Sarkozy de revenir à un déficit de 3% dès 2013. Samedi, devant plusieurs centaines de délégués européens, réunis à Paris, l'ancienne magistrate a de nouveau appelé à la révision du plan d'austérité imposé à la Grèce, «avec des objectifs et un échéancier plus réalistes, et une meilleure répartition des efforts, en particulier de la part du plus grand propriétaire terrien de ce pays, l'Eglise orthodoxe», et a défendu un «grand emprunt européen» pour engager la transition écologique.

Mais, veulent croire les écologistes, il n'est plus de désaccord majeur entre eux, juste une question de hiérarchie. Exemple avec la BCE: si tous sont donc tombés d'accord, «dans le débat allemand, ce n'est pas la première revendication que les Grünen mettront en avant», explique le Français Pascal Canfin. «Il y a un apprentissage, une approche verte européenne qui n'est pas la somme des sensibilités nationales, abonde Monica Frassoni, la co-présidente italienne du groupe vert au parlement européen. La question de la nécessité d'avoir des finances publiques plus saines est devenue une valeur pour nous. Après, on la module selon des hiérarchies différentes en fonction d'où l'on vient.»

Il n'empêche, si les écologistes ont fait «leur saut fédéral à eux», selon leur expression, la réalité militante des partis nationaux diverge encore. «C'est plus facile avec les Grünen au parlement européen... Avec le groupe vert au parlement allemand, il y a encore des différences», admet Michael Scharfschwerdt, un des collaborateurs d'Özdemir. Mais, plaide le Belge Philippe Lamberts, «je défie n'importe quelle autre famille politique européenne de se mettre d'accord comme nous le faisons aujourd'hui, avec un discours à la fois convergent et précis». 

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