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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 13:13

LEMONDE | 16.11.11 | 14h35   •  Mis à jour le 16.11.11 | 14h56

 
 

D'où vient l'iode radioactif détecté ces derniers jours dans l'air ambiant, en France et dans plusieurs autres pays européens ? Le mystère reste complet. Plus que la radiotoxicité de ces particules, en trop faible concentration pour présenter un quelconque danger, c'est cette énigme qui inquiète.

La présence de ces aérosols, même à l'état de traces, signifie en effet qu'il y a eu - et qu'il y a peut-être toujours - des rejets radioactifs accidentels, vraisemblablement quelque part en Europe centrale. Or aucune déclaration d'accident ou d'incident n'a été faite aux autorités nationales ou internationales compétentes. Les agences de radioprotection en sont donc réduites à remonter, empiriquement, la piste de la contamination.

L'alerte a été donnée la semaine passée , par des échanges informels entre réseaux de surveillance européens. Vendredi 11 novembre, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a indiqué avoir été informée, par l'autorité de sûreté nucléaire de la République tchèque, que "de très faibles niveaux d'iode 131" avaient été mesurés dans l'atmosphère au-dessus de ce pays, au cours des "jours récents".

L'AIEA faisait état de "mesures similaires" dans d'autres régions européennes. Des taux anormaux d'iode 131 auraient notamment été relevés en Hongrie, en Pologne, en Slovaquie, en Autriche et en Allemagne.

"Présence inhabituelle"

En France, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a aussitôt fait analyser, dans son laboratoire d'Orsay (Essonne), les aérosols collectés en permanence par les stations de son réseau de surveillance Opera-Air. Les premiers résultats, issus de prélèvements effectués entre le 4 et le 10 novembre, ont été communiqués mardi. Ils indiquent "la présence de traces d'iode 131 dans l'air à des niveaux ne dépassant pas quelques microbecquerels par mètre cube (µBq/m3)".

Les valeurs mesurées sont de 12 µBq/m3 au Vésinet (Yvelines), 5,7 µBq/m3 à Charleville-Mézières (Ardennes), 4,9 µBq/m3 à Orsay et 0,79 µBq/m3 à Bure (Meuse). Ces quatre stations sont situées dans la moitié nord de la France mais, précise Didier Champion, directeur de l'environnement et de l'intervention à l'IRSN, cela ne signifie pas que l'iode voyageur est absent dans le sud du pays. Les analyses de prélèvements y sont en cours.

"Les niveaux de concentration observés sont sans aucun risque pour la santé des populations", assure l'Institut de radioprotection. Même si elle vient immédiatement à l'esprit, l'analogie avec le "nuage" radioactif de Tchernobyl, qui avait survolé la France entre le 30 avril et le 5 mai 1986, est hors de propos. Dans le cas présent, les concentrations en iode 131 au-dessus de la France sont "plus d'un million de fois inférieures" à celles du panache de Tchernobyl, indique M. Champion. Et cent fois plus basses que celles mesurées sur la France après l'accident de Fukushima.

Pour autant, souligne l'IRSN, "la présence d'iode 131 dans l'air est tout à fait inhabituelle à cette échelle du territoire national, indiquant l'occurrence de rejets radioactifs anormaux dans l'atmosphère".

Les experts ne peuvent qu'avancer des hypothèses sur l'origine de cette pollution. L'iode 131 est un radionucléide généré par la réaction de fission nucléaire. Il peut donc s'être échappé d'un réacteur, même si, pour l'instant, aucun autre produit de fission n'a été détecté. Mais ce radioélément est aussi produit à des fins médicales de diagnostic ou de radiothérapie dans des installations spécialisées où a pu survenir une fuite. Il peut encore avoir été relâché par un site d'entreposage de combustibles nucléaires usés...

"Aucune information"

Toutes les pistes restent ouvertes, à l'exception d'une retombée tardive de l'accident de Fukushima. En raison de la courte vie de ce radioélément, l'iode 131 rejeté dans l'atmosphère au Japon en mars, avant d'être dispersé par les vents, a depuis quasiment disparu.

Pour Didier Champion, il est toutefois probable, au vu des pays affectés, que la source de la contamination se trouve en Europe centrale. Des calculs de "rétrotrajectoires", fondés sur les mouvements des masses d'air, permettront peut-être, espère-t-il, de la localiser. Et de découvrir la nature et la date de l'accident, de la défaillance ou de l'erreur à l'origine d'une contamination qui, localement - c'est-à-dire pour les populations riveraines -, pourrait avoir "un impact non négligeable".

Reste que les failles ainsi mises au jour dans le dispositif de surveillance des activités nucléaires sont pour le moins préoccupantes. Pour Bruno Chareyron, de la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad), "il est grave que les instances de contrôle internationales ne disposent d'aucune information". Et il est urgent que "l'AIEA mette en place un système d'information permettant de déterminer très rapidement l'origine d'une contamination radioactive".

Pierre Le Hir

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 13:09

Le Monde - 16 novembre 2011

Depuis plusieurs semaines, un journaliste d'El Pais, Francisco Peregil Pecellin, traque en Espagne les traces du "despilfarro", le gaspillage, un terme à retenir dans cette campagne électorale tant il revient fréquemment dans la bouche des électeurs. Constructions monumentales, infrastructures inutilisées : le journaliste recherche tout ce qui est trop grand, trop beau et a coûté trop cher pour ce pays en crise.

L'aéroport "international" de Ciudad Real : 500 millions d'euros d'investissement pour un flop, et une fermeture au bout de trois ans. (Flickr/stephenhaworth)

L'aéroport de Ciudad Real par exemple. Inauguré en décembre 2008, moyennant 500 millions d'euros d'investissement, cet aéroport "international" devait désenclaver cette ville de 70 000 habitants, pourtant reliée en une heure de train à Madrid. Trois ans plus tard, l'aéroport a fermé ses portes. Début novembre, Vueling, la dernière compagnie qui y opérait, a décidé d'y cesser ses vols. L'initiative et les fonds venaient du privé, se défendent les politiques locaux. Ils ont toutefois laissé faire.

En Andalousie, le stade olympique de Séville (120 millions d'euros d'investissement), inauguré en 1999 en vue d'une candidature aux JO, affiche un maigre bilan sportif : une finale de la coupe de l'UEFA en 2003, une finale de la Coupe Davis en 2004 (et celle à venir en décembre), deux finales de la coupe du roi de football, aucun club en résidence.
Il a été rebaptisé le "poyaque". Il faut avoir entendu une fois dans sa vie l'accent andalou pour comprendre cette expression. Le "po ya que" est une variante locale de "pues ya que", "et bien puisque". "Et bien puisqu'on est ici, on pourrait le transformer en ceci. Et bien puisqu'il est là, on pourrait en faire cela."

La Cidade da Cultura, en mai 2011 (Flickr/xornalcerto)

A la fin des années 1990, alors que Bilbao inaugurait son musée Guggenheim, la Galice, à l'Ouest du pays, voulait elle aussi son emblème culturel : une cité de la culture au cœur des monts Gaias, aussi vaste que la ville de Saint-Jacques-de-Compostelle elle-même. L'objectif était d'accueillir la bibliothèque et les archives de Saint-Jacques, un musée de l'histoire de Galice, un opéra digne du Lincoln Centre à New York, un bâtiment dédié aux nouvelles technologies...  Des six édifices prévus, seuls quatre ont été construits, après un investissement de 400 millions d'euros. Et les événements, conférences et concerts organisés par la Cité de la culture sont loin d'attirer la foule.

Et vous ? Vous vivez en Espagne et avez constaté dans votre ville des exemples d'investissements démesurés ? Racontez-nous ce "despilfarro", en nous précisant le nom de la ville, le type exact de construction, les dates d'inauguration et pourquoi l'infrastructure est peu ou pas utilisée. Vous pouvez aussi nous envoyer vos photos à photoslemonde@gmail.com.

Retrouvez tous les articles sur le "despilfarro" de Francisco Peregil.

M. G.

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 13:05

LEMONDE | 16.11.11 | 11h28   •  Mis à jour le 16.11.11 | 11h33

 
 

 

A New York, le 15 novembre.

A New York, le 15 novembre.Reuters/JESSICA RINALDI

New York Correspondant - La "place rouge" est vide. Il est 10 heures du matin, mardi 15 novembre, et le square Zuccotti, à deux pas de la Bourse de New York, que les "occupants" de Wall Street squattaient depuis deux mois, a été évacué dans la nuit par la police. "Malheureusement, une minorité [y] avait créé une situation intolérable", a déclaré le maire, Michael Bloomberg, pour justifier son ordre. Il usait de l'argument de salubrité publique brandi depuis trois jours par les édiles d'Oakland (Californie), Portland (Oregon) et Salt Lake City (Utah) pour procéder de même avec leurs propres "occupants".

Il ne s'agit aucunement de faire taire les contempteurs de Wall Street et de ses acteurs, clament-ils tous, mais ce mouvement aurait laissé s'installer en son sein des éléments incontrôlés – sans-abri, délinquants… – qui auraient rendu les lieux à ciel ouvert où ils se sont installés "dangereux sur le plan sécuritaire et sanitaire". Une assertion que les "occupants" contestent vigoureusement.

"Les policiers sont arrivés vers 1heure, raconte Kevin Sheneberger, un jeune cuisinier qui travaille le jour et vient chaque soir dormir ici pour soutenir le mouvement. Ils nous ont dit de laisser l'essentiel de nos affaires, de ne prendre que quelques effets et que nous serions hébergés pour la nuit. Ils disaient n'être là que pour nettoyer les lieux." Résultat, tempête-t-il, une fois les "occupants" sortis, ils ont vu les forces de l'ordre "tout emporter, tentes, livres, matériel de l'infirmerie, ordinateurs privés, et les jeter dans une benne où un compresseur compactait tout".

Un des avocats attitrés du mouvement, Michael Rattner, du Centre des droits constitutionnels, s'insurge pour un autre motif. Ses confrères ont déposé un recours en référé contestant la décision de M. Bloomberg d'autoriser les manifestants à revenir au square après son nettoyage mais leur interdisant d'y camper la nuit. Or, Lucie Billings, juge de permanence de la Cour suprême de l'Etat, leur a donné raison. Avant que la justice ne se prononce sur le fond, elle a intimé aux forces de l'ordre "l'interdiction d'évincer des protestataires légalement sur les lieux (…) et de les empêcher de revenir au square avec leurs tentes et leurs autres biens".

Sur place, les "occupants" brandissent le jugement. Les policiers, imperturbables, leur barrent toujours la route. "Le recours que la ville a déposé n'est pas suspensif. Mais dans ce pays, que vaut la Constitution face au 1 % ? [par opposition aux 99 % que disent représenter les "indignés"]", constate, désabusé, l'avocat. En soirée, M.Bloomberg obtiendra gain de cause: un nouveau juge validera la légalité des expulsions.

Toute la journée, les signes de sympathies se sont multipliés à l'égard des "occupants". Robert Williams, 48 ans, qui travaille à Wall Street chez un important investisseur, dit n'être "absolument pas d'accord avec eux", mais "leur droit à manifester est imprescriptible, ou alors on n'est plus en Amérique". Sur le trottoir, un jeune brandit une pancarte interpellant le président: "Obama, dis quelque chose!". Or, non seulement le président se tait, mais sur place beaucoup le soupçonnent de compromission. "Il est en campagne, il a besoin de l'argent de Wall Street. Que les maires cherchent à nous briser, ça l'arrange", dit l'occupant Jed Brandt.

Si, à l'approche des rigueurs hivernales, le maire a fait le pari du délitement du mouvement par absence de perspective, "il s'est lourdement trompé", assure Michael Levitin, un des éditeurs de The Occupied Wall Street Journal, qui a publié, mardi, 20 pages de posters, slogans et dessins de presse furieusement "Mai 68".

Une manifestation est appelée, jeudi à New York, pour marquer le deuxième mois d'existence du mouvement. Ses dirigeants espèrent voir affluer beaucoup de monde. Un succès, ou un échec, devrait fournir une première indication quant à son avenir.

Sylvain Cypel

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 13:01

LEMONDE.FR Avec AFP | 16.11.11 | 07h07   •  Mis à jour le 16.11.11 | 09h56

 
 

 

Les manifestants d'Occupy Wall Street, le 15 novembre 2011.

Les manifestants d'Occupy Wall Street, le 15 novembre 2011.Reuters/JESSICA RINALDI

La police a rouvert, mardi 15 novembre en fin de journée, le Zuccotti Park à New York, quelques heures après en avoir expulsé les manifestants anti-Wall Street qui y campaient depuis près de deux mois. Les forces de l'ordre ont créé une ouverture dans la clôture entourant le square, autorisant ainsi les manifestants à y retourner un par un, tout en leur expliquant que, selon un jugement rendu mardi après-midi, ils pouvaient se réunir dans le square mais avaient désormais interdiction d'y camper. A l'intérieur, les manifestants qui retrouvaient leur quartier général jusqu'à leur expulsion entonnaient : "Tous les jours, toutes les semaines, occupez Wall Street !"

Dans un communiqué, le maire de New York, Michael Bloomberg, a assuré que les autorités municipales avaient prévu dès le début de journée la réouverture du parc privé, qui appartient à la société Brookfield Properties, après un grand nettoyage des lieux. "Cette réouverture a été retardée par les actions en justice qui ont été intentées contre la municipalité, mais le square est désormais rouvert au public", explique-t-il. Un juge new-yorkais a confirmé, mardi après-midi, l'interdiction faite par les autorités de la ville aux manifestants anti-Wall Street de camper dans le Zuccotti Park.

Cette décision "confirme notre position, qui est que le premier amendement [qui garantit la liberté d'expression] ne garantit pas le droit de mettre en danger le public ou d'empiéter sur les droits d'autrui en s'emparant d'un espace public avec des tentes et des bâches", ajoute M. Bloomberg.
"En dernier recours, la municipalité a la responsabilité de protéger la santé et la sécurité du public et nous continuerons de faire en sorte que tout le monde puisse s'exprimer librement à New York", poursuit-il. Le square Zuccotti "restera ouvert à tous ceux qui veulent en profiter, aussi longtemps qu'ils respectent les règles du square", conclut le maire.

Des évacuations d'autres campements similaires aux Etats-Unis ont eu lieu lundi à Oakland, en Californie, et dimanche à Portland, dans l'Oregon. Mardi, la Maison Blanche a réagi avec prudence, estimant qu'il revenait aux autorités municipales de décider du sort des manifestants anti-Wall Street.

UN MORT À BERKELEY

Des milliers de manifestants anti-Wall Street ont défilé mardi sur le campus de l'université de Berkeley, en Californie, certains réinstallant des tentes là où la police avait démantelé un campement la semaine précédente. Quelques heures plus tôt, la police avait tiré sur un homme armé sur ce même campus, alors que la manifestation avait commencé. Mais les organisateurs du mouvement ont affirmé sur leur compte twitter que cet incident n'avait aucun rapport avec la marche à laquelle, selon eux, quelque 5 000 personnes ont participé. L'école de commerce où se sont déroulés les faits a été évacuée, a indiqué l'université. "Le suspect a été vu avec une arme alors qu'il entrait dans un ascenseur. Quelqu'un de l'université a indiqué cela à la police qui est arrivée immédiatement, a-t-elle relaté dans un communiqué. Le suspect a ensuité quitté l'ascenseur pour entrer dans une salle d'informatique. La police l'a suivi et lui a demandé de lever les mains en l'air. Le suspect a alors sorti son arme et la police l'a tué." Le chef de la police de l'université, Mitchell Celaya, a observé que c'était le premier incident de ce genre sur le campus depuis les années 1980.

Quatre autres personnes ont trouvé la mort dans des incidents avec des armes à feu autour des campements de tentes érigés depuis des semaines par les protestataires anti-Wall Street à travers le pays à Oakland, dans le Vermont, ainsi qu'à La Nouvelle-Orléans et à Salt Lake City.

Quelque trois cents manifestants anti-capitalistes d'Occupy DC ont, par ailleurs, défilé mardi jusqu'à la Maison Blanche, à Washington, et ont appelé le président Barack Obama à se joindre à eux.

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 12:55

Publié le 16 novembre 2011 à 10h15


Dans la nuit de mardi à mercredi, les Indignés de la Défense ont vu leur campement détruit par les forces de l'ordre. Ils ont reconstitué dans la foulée le camp à l'aide de palettes.

Présent depuis une dizaine de jours sous la Grande Arche de la Défense, le mouvement des Indignés fait de la résistance, malgré les forces de l'ordre qui tentent de les déloger
Présent depuis une dizaine de jours sous la Grande Arche de la Défense, le mouvement des Indignés fait de la résistance, malgré les forces de l'ordre qui tentent de les déloger MaxPPP/WOSTOK PRESS

Installé depuis le 4 novembre (fin du sommet du G20 à Cannes) sous la Grande Arche du quartier d'affaires de la Défense, le petit groupe de protestataires du mouvement des Indignés a vu son campement démantelé par la police. Vers 21h50, des policiers et des gendarmes mobiles, au nombre d'une centaine selon la préfecture, ont confisqué les cartons, pancartes et bâches, ce matériel de fortune qui constituait le campement des Indignés. Les manifestants étaient alors au nombre d'une centaine. « L'intervention des forces de l'ordre visait à nettoyer l'esplanade des cartons et des meubles amassés par les Indignés, mais elle ne vise pas à évacuer les personnes, ni à procéder à des interpellations », a indiqué une source préfectorale.

Le mouvement en France mobilise moins qu'ailleurs

Dès l'intervention achevée, les protestataires se sont efforcés de reconstituer leur campement avec des palettes. Selon eux, l'intervention a été « violente ». Dans un communiqué, les Indignés indiquent que le campement a été saccagé avec violence par les forces de l'ordre qui sont allées jusqu'à piétiner la nourriture et les médicaments. Cependant, aucun blessé n'est à déplorer. « Ce harcèlement policier ne fait que renforcer la légitimité de cette occupation par ces citoyens déterminés à prendre leurs responsabilités et à résister de manière non-violente face à un État qui emploie des méthodes fascistes indignes d'une démocratie », est-il aussi ajouté dans le communiqué.

Le mouvement mondial des Indignés en France a du mal à mobiliser autant qu'aux Etats-Unis ou dans d'autres pays européens, le nombre de protestataires oscillant entre plusieurs centaines et quelques dizaines.

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 12:53

 

 

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 12:48

fruncut.org -Posté le 15 novembre 2011 à 23:16:00

 

 

Intervention musclée le 15/11/2011 à Occupons la Défense

Nous avons visité Occupy Amsterdam, nous leur avons raconté notre quotidien à La Défense, les violences policières tous les jours, la précarité du camp, l'interdiction de poser ne serait-ce qu'une tente... Ils n'y croyaient pas, nous demandant même si La Défense était bien en Europe. Nous avons suivi de près Occupy Wallstreet et leur expulsion ce matin, puis le revirement de situation après une décision de justice contre l'action de la Police new-yorkaise. Nous avons regardé Occupy LSX (Londres), nous avons vu Occupy Berlin... Partout des tentes, des camions, des espaces multimédias, des livestreams avec les autres lieux Occupés.

les CRS chargent et chargent encore !

Mais aujourd'hui, en France, nous voyons des occupations stratégiques totalement précarisées, que les interventions policières cherchent à montrer désorganisées et gérées par des squatteurs. La réalité est bien différente : depuis le premier jour de Occupons la Défense, à chaque fois que l'occupation se structure, qu'une tente est montée, qu'une bâche est tendue pour se protéger de la pluie... les brigades chargent et chargent encore ! Tous les jours nous subissons des intimidations policières, nous constatons des vols de biens privés par les forces de l'ordre, nous encaissons des coups de matraque et des gaz lacrymo...

Que se passe-t-il en France ?? Dans quelle démocratie moderne sommes-nous pour que de tels ordres soient donnés par des représentants de l'État élus par les français pour les représenter. Et pour qu'ils puissent être exécutés par des êtres humains ?

Ce soir, un niveau supérieur a été franchi.

50 CRS gardent un tas de carton

Ce soir les "Gardiens de la Paix" sont sortis déchaînés et caparaçonnés comme pour se préparer à une guerre civile. Ils ont détruit à nouveau le camp, tapé sur des citoyens non-violents, volé des couvertures et des duvets, détruit une cuisine collective. C'est ici la dignité humaine qui a été clairement visée. Le seul tort des indignés ? Sans doute celui d'avoir la pertinence de viser clairement l'oligarchie financière qui tient les reines du pouvoir aujourd'hui partout dans le monde, et en France en particulier.

Ce sont des parents en transit vers chez eux, des retraités de passage, des consommateurs du centre commercial voisin qui sont venus apporter leur soutien physique contre les brigades d'intervention. Ce sont aussi des centaines d'inconnus qui, tous les jours, apportent un peu de riz, du sucre, du café chaud, des légumes, etc (dommage que nous n'ayons toujours pas la possibilité d'avoir un réchaud sur place). Merci à eux.

Un message d'espoir, un cri d'alerte

Ce communiqué d'urgence est autant un message d'espoir qu'un cri d'alerte. Beaucoup de médias demandent aux indignés de la Défense et d'ailleurs de réagir sur les violences qui ont eu lieu contre Occupy Wallstreet ce matin (15 novembre). Mais combien diffusent au Journal Télévisé de 20h ou dans les premières pages de leurs journaux la réalité de ce qui se passe en bas de leur tour ?

Nous ne lâchons rien : le camp de La Defense est ruiné, mais nous y dormirons ce soir, comme à Nantes, Lyon et ailleurs.

À vous.

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 12:44

Le Monde - Point de vue | ATTAC | 15.11.11 | 15h58   •  Mis à jour le 15.11.11 | 16h12

par Thomas Coutrot, coprésident d'Attac

 
 

 

Thomas Coutrot, coprésident d'Attac.

Thomas Coutrot, coprésident d'Attac.Attac

Début 2010, la "troïka" (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) impose à la Grèce son premier plan d'austérité. Il apparaît alors qu'on a décidé de profiter de la crise financière pour porter des coups décisifs aux compromis sociaux concédés après la deuxième guerre mondiale. La parenthèse "keynésienne" – consistant à laisser filer temporairement les déficits publics pour éviter que l'effondrement de Lehman Brothers ne se transforme en cataclysme incontrôlable – est refermée, et l'offensive décrétée contre les dépenses publiques et les droits sociaux en Europe.

L'Espagne, le Portugal, l'Italie, la France, la Grande-Bretagne, et même l'Allemagne, suivent ensuite le même chemin : blocage des salaires et/ou réduction du nombre des fonctionnaires, réformes des retraites, de l'assurance-maladie, remise en cause des politiques et prestations sociales, privatisations… Des mesures – qui n'ont qu'un rapport très lointain avec les déficits et la dette – sont imposées avec la même urgence : les patrons grecs et espagnols pourront licencier plus facilement et se débarrasser des conventions collectives, le salaire minimum irlandais est réduit… Dans une incroyable lettre secrète, expédiée le 5 août, M. Trichet enjoint à M. Berlusconi de réformer le système de négociation collective, de réduire la protection des salariés contre les licenciements et de mener "une vaste réforme de l'administration publique afin d'améliorer l'efficacité administrative et la bienveillance à l'égard des entreprises"…

Personne ne pouvait ignorer qu'en présence d'un chômage massif approchant ou dépassant déjà 10 %, réduire partout les dépenses publiques en Europe allait nécessairement provoquer une récession et une crise sociale majeure. Les pays de l'Union ont tous comme principaux clients d'autres pays européens. Si chacun se serre la ceinture, aucun ne peut espérer compenser la chute de sa demande intérieure par une hausse de ses exportations. La récession est désormais une réalité, aggravée par la crise bancaire.

"UN IMPACT RÉCESSIF ÉVIDENT"

Peut-on croire que nos dirigeants n'ont pas vu l'évidence ? L'impact récessif de ces politiques était tellement prévisible que l'hypothèse d'une erreur d'appréciation ne tient pas. S'ils s'acharnent à mener des politiques qui provoquent récession et chômage, c'est pour préserver quelque chose de plus important à leurs yeux que la stabilité économique et le bien-être des populations. Il s'agit de sauver à tout prix l'édifice institutionnel de la zone euro. Celui-ci repose sur deux principes : les capitaux et les marchandises doivent circuler librement dans la zone euro et avec le reste du monde ; les Etats doivent financer leurs déficits en empruntant sur les marchés financiers, sous la férule des agences de notation. Ces deux règles garantissent que les gouvernements et les travailleurs européens demeureront soumis à la discipline exigée par l'industrie financière.

L'union monétaire a été construite sans budget commun, soumise aux marchés, ouverte à tous les vents de la spéculation, et avec interdiction expresse de toute solidarité entre Etats. Cette dernière clause a du être abandonnée par la force des choses, et il va falloir réformer les traités pour pérenniser le Fonds européen de stabilité financière. Mais nos dirigeants veulent conserver l'essentiel : grâce la libre circulation des capitaux et des marchandises, rien ne doit venir limiter la concurrence entre salariés européens, ni entre ceux-ci et les travailleurs des pays du Sud. La crise bancaire et financière qui s'aggrave désormais de façon irrémédiable, la récession et le chaos économique qui va s'ensuivre, pourraient permettre dans les années à venir de réduire d'environ un tiers la protection sociale et les salaires en Europe, comme les Grecs en font déjà l'expérience.

La restauration de la compétitivité de la vieille Europe face à la Chine et aux Etats-Unis se ferait ainsi au prix de convulsions sociales et politiques majeures en revenant sur les droits sociaux existants et en renonçant à toute Europe sociale ; mais il semble que les détenteurs du capital et leurs alliés dans les technocraties européennes jugent que le jeu en vaut la chandelle. Ils sont d'ailleurs prêts, comme en Grèce, à chercher des alliances très à droite pour le faire. Il y a véritablement de quoi s'indigner.

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 12:42

Quand les résultats d'une action sont définies avant qu'elle n'ait commencée, quand les réunions sont organisées comme des messes, quand la parole est monopolisée par des "experts" qui disent s'appuyer sur la parole des agents de terrain sans que ceux-ci ne soient réellement consultés, c'est qu'on se moque des agents, non ?

Non, c'est simplement le résultat d'une politique de management qui sévit dans beaucoup d'administrations, dont la nôtre.

En coopération avec le syndicat SUD du Conseil Général du Gard, la

SCOP Le Pavé organise une conférence gesticulée, objet hybride entre spectacle et conférence pleine d'humour, qui décortique la façon dont le management actuel nous confisque le sens du service public, le sens de nos métiers, pour évoluer vers la privatisation. Et, puisque le management a développé son propre langage et a contaminé non seulement nos directions mais également les agents de terrain, nous proposons en coopération avec la SCOP Le Pavé un atelier de désintoxication à la langue de bois .

En s'appuyant sur l'éducation populaire comme enjeu de transformation sociale, le Pavé prend la parole aux experts pour la rendre...à qui veut la prendre!

Conférence gesticulée

"Exploiter mieux pour profiter plus, une autre histoire du management"

Lundi 28 novembre à 18h30 à l'Auditorium du Conseil Général rue Guillemette à Nîmes

Atelier de désintoxication à la langue de bois

Mardi 29 novembre à 18h Salle Tango Paséo, rue San Lucar, Mas Carbonel à Nîmes

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 17:11
Posté par SoldatduWeb novembre - 15 - 2011 0 Commentaire

No comment...

Stigmatiser les pauvres pendant que les riches vident la caisse, faire des grands gestes et endormir la foule.
Une fois de plus les pauvres vont sentir la nouvelle donne du Président qui comme d’habitude s’emploie à diviser le peuple pour mieux régner.

« D’ici à la fin de l’année, nous expérimenterons dans une dizaine de départements une obligation de travail de 7 heures pour les bénéficiaires du RSA », a-t-il déclaré, confirmant une annonce faite par le gouvernement en septembre. Et d’ajouter : « Qu’on me comprenne bien, ce n’est pas pour punir, c’est au contraire pour respecter, pour redonner de la dignité ; on n’a pas de dignité quand on ne peut survivre qu’en tendant la main. »
Les allocataires auxquels on proposera les nouveaux contrats de sept heures devront les accepter, au risque de se voir infliger des sanctions par le conseil général (réduction voire suppression du RSA).

Mais quelle dignité pour le Président qui vole le peuple d’une main et réprimande le glaneur de l’autre?

En espérant que toi cher lecteur tu ne sois pas déjà lobotomisé par la propagande caricaturale de ce pouvoir, je t’invite s’il te reste encore un peu de colère à rejoindre la #FrenchRevolution avec nous et si tu es de Paris, va faire un petit saut vers la Défense…

SoldatduWeb

 

Commissions de Karachi: pourquoi on sait que Sarkozy est impliqué

Les dernières révélations de Ziad Takieddine à propos d’éventuels détournements de fonds dans le cadre de ventes d’armements conclues par le gouvernement Balladur inquiètent l’Elysée. L’homme d’affaires a décidé de mouiller Jacques Chirac et Dominique de Villepin, les accusant d’avoir récupéré à leur profit de faramineuses commissions occultes. Mais le clan Sarkozy n’a pas envie d’une surenchère de révélations qui risqueraient d’éclabousser trop de monde à droite.

Le commun des citoyens pourrait s’y perdre. Les contrats portent des noms exotiques, les sommes en jeu défient l’entendement, l’ampleur des détournements fait frémir. Des gens sont morts, y compris des innocents. Depuis deux ans, l’affaire dite du Karachigate s’est accélérée.

Commissions de Karachi: pourquoi on sait que Sarkozy est impliqué

Voici quelques clés et une synthèse pour comprendre où nous en sommes de cette affaire d’une mandature.

Sarkozy nie mais s’inquiète
D’un attentat meurtrier commis il y a 9 ans à Karachi, voici que les enquêtes englobent désormais un ensemble bien plus large. Les rares fois où il a été interrogé, Nicolas Sarkozy a toujours botté en touche: en juillet 2009, il s’agaçait contre la « fable ». En juin 2010, Marc Trévidic, le juge en charge de l’enquête sur l’attentat de Karachi lui-même, confirme l’existence de rétrocommissions illicites. En novembre 2010, il s’énervait brutalement contre l’ampleur des soupçons le concernant, insultant au passage un journaliste en marge d’un sommet européen. Le 27 octobre dernier à la télévision, il faisait mine de s’étonner qu’on enquête encore sur cette affaire « vieille de 17 ans ».  « Est-ce que vous imaginez, s’il y avait quoi que ce soit à reprocher à M. Balladur, qu’on ne l’aurait pas trouvé en 17 ans ? »

Les contrats sont faramineux
C’est justement ce jour-là que les juges Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire, initialement chargés de l’enquête sur le volet financier du Karachigate, ont obtenu du parquet de Paris d’élargir leur champ d’instruction à trois nouveaux contrats d’armement : outre le contrat Agosta (la vente de 3 sous-marins au Pakistan pour 825 millions d’euros le 21 septembre 1994), puis Sawari II (la vente de trois frégates Lafayette à l’Arabie Saoudite pour 2,8 milliards d’euros le 19 novembre 1994), les juges ont ajouté le contrat Mouette (le carénage de 2 pétroliers et quatre frégates saoudiens pour 503 millions d’euros le 30 janvier 1994) et les contrats SHOLA et SLBS (la vente de missiles et pièces de rechange pour 647 millions d’euros le 30 janvier 1994).

Ces contrats ont été identifiés dans le cours de l’enquête initiale, après l’audition d’un ancien directeur international de Thomson (Thalès) et d’une perquisition de la Sofresa (société d’Etat spécialisée dans les ventes d’armes).

Des commission balladuriennes…
Quand le contrat Sawari II a été signé, le gouvernement français a eu recours à deux intermédiaires baptisés le « réseau K », Ziad Takieddine et Abdul Rahman El-assir, réputés proches de François Léotard (alors ministre de la Défense) et Renaud Donnedieu de Vabres, son conseiller. Le « réseau K » devait se partager quelques 213 millions d’euros de commissions. C’est ce qu’a affirmé aux enquêteurs le directeur général délégué de la Sofresa de l’époque, Jacques-Yves Gourcuff lors d’une audition le 23 septembre dernier. Grâce un autre témoignage et divers documents saisis lors de perquisitions, les juges ont pu reconstituer qu’au moins une cinquantaine de millions d’euros avaient été payés au réseau K avant l’élection de Jacques Chirac.

… aux commissions chiraquiennes
M. Gourcuff a également affirmé que son patron dès 1995, nommé par Jacques Chirac devenu président, avait remplacé le « réseau K » par un le « réseau des Bugshan, des Saoudiens d’origine yéménite ». Et Gourcuff de préciser aux enquêteurs que les commissions dues au réseau K et bloquées par Jacques Chirac « ont été plus basculées que bloquées pour être encaissée par le réseau Bugshan».

Le témoin confirme ainsi partiellement les précédentes accusations de Ziad Takieddine du 12 octobre dernier.  D’après le Monde, ce dernier avait « désigné nommément Jacques Chirac, Dominique de Villepin, et l’homme d’affaires Alexandre Djouhri comme les maîtres d’œuvre de ce nouveau réseau imposé en 1996, estimant même que les deux premiers auraient bénéficié de rétrocommissions. « Les commissions n’ont pas été arrêtées mais elles ont pris une autre destination après la destruction des contrats, a-t-il assuré aux magistrats. Dès le départ, Bugshan était lié à Djouhri. » »

Qui est soupçonné ?
A l’heure actuelle, trois proches de Nicolas Sarkozy ont été mis en examen: Ziad Takieddine (désormais mis à l’écart), Thierry Gaubert (ancien conseiller d’avant 2007), et Nicolas Bazire (ancien dircab d’Edouard Balladur). Le Monde révèle que ce dernier a été mis sur écoute en septembre, en vain. L’écoute de Thierry Gaubert avait été plus productive: on y avait découvert que ce dernier était informé par Brice Hortefeux en personne !

Les juges van Ruymbeke et Le Loire voudraient pouvoir enquêter sur ce nouveau volet, l’hypothèse de commissions occultes au profit du clan chiraquien.

Sarkozy est cité
Rien de neuf ces derniers jours. Nicolas Sarkozy est impliqué dans l’affaire Karachi à plusieurs titres: contrairement à ce qu’il explique, il a dû valider le montage fiscal permettant le versement des commissions d’intermédiaires dans ces différents contrats. La police luxembourgeoise le cite d’ailleurs nommément: en tant que ministre du Budget, il avait avalisé la création d’une société-écran en 1994 pour le versement des commissions occultes du contrat Agosta, baptisée HEINE. Les mêmes enquêteurs ont d’ailleurs « saisi des courriers à en-tête de Heine échangés entre Nicolas Sarkozy (alors ministre de l’Intérieur) et les administrateurs de la société », rapportait Libération en novembre 2010.

Le jour même de son investiture, Nicolas Sarkozy recevait un courrier de l’ancienpatron de HEINE, Jean-Marie Boivin, déçu de n’avoir reçu la juste compensation qu’il croyait après la dissolution de la société. Deux ans plus tard, il recevait quelques millions d’euros en vertu d’un protocole transactionnel. Sarkozy avait chargé ses conseillers de « négocier avec l’ancien dirigeant d’une société écran de la Direction des constructions navales (DCN) » expliquait Mediapart.

Sarkozy s’inquiète
Mais le parquet « hésite », expliquait Laurent Valdiguié le 13 novembre. Pour mémoire, ce journaliste du JDD revenait de Libye avec Ziad Takieddine quand ce dernier fut arrêté à l’aéroport du Bourget en mars dernier avec 1,5 million d’euros en espèces.

Un « proche »  de Nicolas Sarkozy a livré une stupéfiante confession ce weekend au même JDD : « Pas question pour Sarkozy de partir en campagne avec dans son dos le Villepin déchaîné de l’affaire Clearstream […] Personne n’a intérêt à droite à réveiller ces vieux dossiers de financement », décode un proche du Président.»

Si son gouvernement fait mine de déclassifier les documents secret-défense pour faciliter l’enquête, les obstacles restent au contraire nombreux. A la faveur d’une loi sur-mesure, le secret défense est désormais applicable à l’ensemble d’un bâtiment et non plus seulement un document. C’est bien pratique ! Jeudi dernier, le conseil constitutionnel avait censuré ces règles relatives aux lieux classés secret défense. Mais les familles de victimes de l’attentat de Karachi ont décidé de saisir la Cour européenne des droits de l’homme : « Dans sa décision, le Conseil n’a pas abordé un point contraire au principe de séparation des pouvoirs, à savoir qu’il revient au seul pouvoir exécutif de décider in fine de déclassifier ou non des documents », a annoncé vendredi 11 novembre leur avocat Olivier Morice.

Résumons-nous: officiellement, l’Elysée considère que (1) la justice fait son travail, (2) cette affaire est très ancienne et (3) ne concerne en rien Nicolas Sarkozy sauf à vouloir le salir. Officieusement, le monarque ne veut  pas raviver la guerre des droites et réfléchit à interdire au parquet toute extension de l’instruction. Bref, c’est la panique générale.

http://www.marianne2.fr/sarkofrance/Commissions-de-Karachi-pourquoi-on-sait-que-Sarkozy-est-implique_a634.html

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