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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 18:56

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Lobbying

Comment l’industrie pharmaceutique tente d’influencer les étudiants en médecine

par

 

 

 

Universités de médecine et hôpitaux, où officient les internes, sont ciblés par l’industrie pharmaceutique. L’enjeu : créer une proximité pour imposer leurs produits et influencer les choix de ces futurs médecins. Entre nécessaire information sur les traitements et molécules existants et stratégie commerciale agressive, la présence des industries pharmaceutiques et de leurs visiteurs médicaux y est-elle encadrée ? De plus en plus d’étudiants s’en alarment. Un classement des universités françaises, à partir de leur indépendance vis-à-vis des grands labos, pourrait bien venir bouleverser ces pratiques.

C’est un rendez-vous ordinaire, presque routinier. Tous les lundis soir, dans ce service de chirurgie d’un hôpital parisien, le personnel soignant de garde se rassemble pour partager un repas... offert par un laboratoire pharmaceutique. Un « staff », comme on l’appelle dans le milieu. À côté des médecins : un « visiteur médical », un commercial chargé de promouvoir les dernières trouvailles de la marque pharmaceutique pour laquelle il travaille. « Il n’y avait évidemment pas de nouveaux produits hospitaliers à présenter chaque semaine, se rappelle Louise, une externe passée par ce service. Et j’avais l’impression qu’il était parfois difficile de justifier le traiteur ! »

La présence régulière de ce représentant privé dans ce lieu public est presque institutionnalisée. Comme celle des visiteurs médicaux en général, qui parcourent les couloirs, mallette à la main, à la recherche du temps perdu des médecins pour leur présenter le dernier médicament sorti de leur laboratoire. Leur objectif : toucher les prescripteurs d’aujourd’hui, et ceux de demain, internes et externes en formation à l’hôpital. Les visiteurs médicaux leur offrent ainsi des plaquettes qui récapitulent les grandes classes de médicaments – présentés avec leurs noms commerciaux plutôt que le nom de leur molécule (voir plus bas) –, des stylos, des échantillons de médicaments ou du matériel pédagogique pour expliquer les pathologies aux patients. De quoi faciliter la vie de ces étudiants médecins pressés.

 

Intérêts commerciaux contre savoir universitaire ?

L’hôpital est un lieu idéal pour tenter d’influencer les futurs médecins dans la prescription d’un médicament. C’est ici que les premiers liens se tissent, que des sympathies s’esquissent. « On va au staff à 8 heures du matin, on est mal réveillés et on n’y comprend rien, mais il y a des pains aux chocolats, raconte Antoine, un étudiant en cinquième année. Pendant trente minutes, on entendra cinquante fois le nom X de tel médicament. Un jour, lors d’une visite avec des médecins, on se dira : pour cette pathologie, il faut donner le X. » Certains professeurs poussent parfois les étudiants à participer à ces réunions. « On nous dit : vous devez vous rendre à ces staffs pour apprendre, ajoute Louise. Pourtant, les visiteurs médicaux ne sont pas des universitaires, mais des commerciaux qui sont là pour faire de la promotion. »

 

 

C’est aussi à l’hôpital que les noms commerciaux des médicaments – leurs marques – sont souvent utilisés. Il existe pourtant une dénomination commune internationale (DCI) qui vise notamment à ne pas favoriser une marque plutôt qu’une autre [1]. Au sein du personnel soignant et auprès des patients, il est parfois plus simple d’utiliser un nom de marque – par exemple Doliprane, le médicament fabriqué par Sanofi – plutôt que la dénomination de sa molécule – le paracétamol – que l’on peut retrouver dans des médicaments génériques. Par souci de simplicité dans un quotidien bien chargé ? Pas uniquement : cet usage reflète aussi la pénétration des laboratoires pharmaceutiques dans les facultés de médecine.

On retrouve en effet ces marques dans les livres d’externat et les stages, mais aussi dans les cours de certains professeurs. Ces derniers ne sont pour l’instant pas tenus de déclarer leurs conflits d’intérêts. La question de l’influence de l’industrie pharmaceutique ne figure d’ailleurs pas dans les programmes de formation. « On ne nous parle pas assez d’indépendance, explique Louise. Ce n’est pas inscrit dans la culture de nos formateurs. » Des constats qu’établissent plusieurs études menées sur le sujet [2]. Des exercices nommés « Lecture critique d’articles » sont bien au programme de la formation en médecine. Mais ils sont plus techniques – est-ce que les calculs diffusés dans l’étude paraissent bons ? – que réflexifs – l’auteur de l’article a-t-il un lien avec un laboratoire ?

 

Ne pas se priver d’informations sur les médicaments ?

Si les laboratoires portent leur attention sur les étudiants, c’est parce que ces derniers sont les futurs prescripteurs. Pour apprendre à prescrire, il faut être informé sur les médicaments. Ce qui, paradoxalement, n’est pas évident. En dehors des conseils et de l’expérience que partagent médecins et professeurs, l’accès aux particularités des médicaments – posologie, effets secondaires, avantages, inconvénients – n’est pas aisé pour les étudiants et les jeunes médecins. « Les visiteurs médicaux t’amènent des informations sur les nouveaux produits que tu n’as pas le temps d’aller chercher ailleurs, explique Mathilde, jeune médecin généraliste. Entre les recommandations de la Haute Autorité de santé, dont tu sais qu’elles peuvent être influencées [3], celles des visiteurs médicaux et de certaines revues qui ne sont pas non plus indépendantes, tu ne sais parfois pas quel médicament choisir. »

 

 

Parmi les présentations des visiteurs médicaux se trouvent de vraies avancées. « Ils ne nous présentent pas de nouvelles molécules, car les médicaments qui fonctionnent existent depuis de nombreuses années. Mais certaines nouveautés facilitent la vie de tes patients, raconte Manon, qui vient de terminer sa spécialité en gastro-entérologie. On nous propose par exemple un médicament qui permet de ne plus prendre qu’une seule gélule, au lieu de trois auparavant. » Certains étudiants estiment ainsi qu’il faut recevoir ces représentants commerciaux et faire ensuite le tri... Quitte à ouvrir aussi la possibilité d’être influencé.

 

« Très peu informés sur les enjeux économiques de nos choix »

« Les médecins ont besoin de connaître la valeur d’usage du médicament. Et ces connaissances sur les médicaments sont produites par les laboratoires eux-mêmes, qui organisent les essais cliniques et qui sont ainsi juges et parties », pointe le sociologue Quentin Ravelli, qui a travaillé plusieurs mois au siège de Sanofi Aventis. Un cercle vicieux.

Si les étudiants ont des cours de pharmacologie dès la deuxième année, ils complètent par la suite leurs connaissances avec les informations données par l’industrie pharmaceutique. « Ce qui est dit sur les produits présentés par les visiteurs médicaux sont des choses vraies. Mais les points négatifs peuvent être omis !, ajoute Mathilde, la jeune médecin généraliste. Nous sommes très peu informés sur les enjeux économiques qu’il y a derrière les choix que nous faisons. » Nicolas Lechopier, un professeur de la faculté de médecine de Lyon confirme : « Le médicament n’est pas abordé comme un sujet politique, au sens qu’il engage des enjeux de pouvoir et d’argent, qui concernent directement la viabilité de notre système de santé. »

 

Des examens blancs longtemps organisés par Sanofi

Pour mieux comprendre l’intérêt que portent certains laboratoires aux étudiants, il faut rentrer dans le monde de l’industrie pharmaceutique. Lors de son passage chez Sanofi Aventis, le sociologue Quentin Ravelli a été chargé de rédiger un argumentaire pour convaincre les doyens des universités d’organiser systématiquement des concours blancs à l’internat de médecine, en sixième année. Des concours alors financés par Sanofi, en partenariat avec La Revue du praticien.

« À partir de statistiques, l’objectif était de montrer que les facultés qui faisaient appel aux concours blancs avaient de meilleurs résultats que ceux qui n’y recourraient pas et de convaincre ainsi des doyens réticents », raconte aujourd’hui Quentin Ravelli. Pour le laboratoire, ces concours blancs donnaient, d’après le sociologue, « un accès aux listes de candidats, à leurs niveaux respectifs, aux résultats de chaque faculté de médecine […]. Il permet de repérer les futurs médecins influents avant même qu’ils ne se révèlent à eux-mêmes [4]  ». Ce que ne confirme pas l’entreprise : « Sanofi a mis à disposition uniquement des moyens logistiques et financiers permettant aux étudiants de passer ce concours blanc au niveau national dans les conditions optimales de qualité et de coût. » L’entreprise affirme aussi ne pas être intervenue dans le contenu même des épreuves.

 

Repérer les besoins des étudiants

Sanofi a retiré son financement fin 2011, après vingt ans de collaboration, suite aux débats qui allaient déboucher sur la loi relative au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé. « Ces débats avaient clairement émis la volonté de voir l’industrie pharmaceutique ne pas interférer dans le cursus des étudiants en médecine, raconte aujourd’hui une porte-parole de Sanofi. C’est pourquoi Sanofi a estimé que sa légitimité n’étant pas reconnue dans le domaine de la formation initiale des médecins, il était préférable de ne plus financer ce type de projets. »

En finançant ces examens blancs, Sanofi répondait concrètement aux attentes des étudiants : se préparer à un concours exigeant, déterminant pour le reste de leur carrière. Dans cette optique, Sanofi a aussi édité le Guide pratique du thésard pendant plusieurs années qu’elle a abandonné en même temps que le concours blanc. Enfin, des laboratoires peuvent aussi financer des pots de fin de thèse. « L’industrie pharmaceutique est très forte pour repérer les besoins des étudiants qui ne sont pas comblés par le système ou la formation, explique Paul Scheffer, doctorant en sciences de l’éducation, qui travaille sur ces questions d’indépendance de la formation des médecins. Répondre à ces besoins leur permet d’être bien vus, de créer des liens et de faire ensuite des choses ensemble, si possible... »

 

« Offrir un cadeau engendre un climat de proximité et de confiance »

C’est notamment par ce mécanisme de « don » et « contre-don » que fonctionne l’influence des laboratoires sur les étudiants. Une formation, un petit cadeau, des échantillons, un repas ou le remboursement des frais d’un congrès, une plaquette sur une pathologie qui facilite l’explication aux patients, peuvent conduire le futur médecin à se sentir redevable vis-à-vis des visiteurs médicaux. Et à se montrer progressivement enclin à écouter les arguments des laboratoires. C’est en tout cas ce qu’affirment plusieurs études [5].

« Offrir un cadeau engendre un climat de proximité et de confiance, résume la revue indépendante Prescrire. Il est alors plus facile de demander une première petite faveur, quelques minutes d’attention par exemple. D’autres faveurs plus importantes peuvent être ensuite demandées, sans que la personne n’ose refuser. » Mais les étudiants acceptent-ils ces cadeaux ? Dans sa thèse [6] sur le sujet, Stéphanie Baron montre que 99 % des internes interrogés ont déjà accepté au moins une fois un petit cadeau. En 2010, lors d’une étude auprès des internes en cardiologie, Ghassan Moubarak indiquait que 97 % possédaient au moins un objet promotionnel dans leur blouse blanche [7].

 

Conscients mais influencés ?

La plupart des étudiants acceptent les cadeaux. Mais sont-ils pour autant influencés ? Beaucoup disent être conscients de ces tentatives d’influences : ils sauraient détecter le vrai du faux dans les arguments qui leur sont présentés. D’ailleurs, nombreux sont ceux qui pensent que leurs prescriptions ne sont pas influencées [8], tout en affirmant que celles des autres étudiants le sont ! Une situation paradoxale...

« Le professionnalisme n’offre que peu de protections ; même les plus conscients et sincères engagements vers un comportement éthique ne parviennent pas à éliminer des biais non intentionnels, subconscients », soulignent des chercheurs ayant travaillé sur les mécanismes psychologiques des médecins, sur lesquels s’appuient l’industrie pour tenter de les influencer [9]. Il serait ainsi plus efficace de reconnaître la possible influence pour ensuite en tenir compte dans sa pratique.

 

Estime de soi et reproduction des normes

Autre explication, avancée par Benoit Soulié, chef de clinique à la faculté de médecine de Caen [10], pour tenter de comprendre le sentiment d’immunité de certains étudiants en médecine : « Les études de médecine, par leur caractère corporatiste et par la projection fantasmée de la société civile sur ce corps de métier, entretiennent chez certains étudiants une estime d’eux-mêmes élevée. Dans ce contexte, les tensions cognitives peuvent être particulièrement aiguës lorsqu’on explique, par exemple, qu’un cadeau, quelle que soit sa taille, influence le prescripteur. » Face à ces tensions, ces étudiants auraient tendance à justifier a posteriori leurs comportements transgressifs, estime le jeune médecin, renforçant ainsi l’impression de ne pas être influençable.

Si les étudiants sont potentiellement influençables, c’est aussi parce que leur cursus, comme de nombreuses formations, valorise la reproduction des normes et valeurs de leur milieu. « Dans les études de médecine, avance Paul Scheffer, un étudiant qui manifeste des opinions contraires, en particulier lors des stages à l’hôpital, peut être mis de côté » : ne plus être considéré dans le service hospitalier, voire être moqué ou humilié. « Il faut rester dans les clous, confirment Louise et Antoine, étudiants en cinquième année de médecine. Si vous n’allez pas au staff (où sont présents les visiteurs médicaux) pendant un stage, les relations avec les supérieurs peuvent se détériorer, et cela peut avoir des répercussions sur les notes. » La pression du concours et de la réussite peut freiner la remise en cause d’un fonctionnement accepté par la majorité.

 

Bientôt un classement des universités françaises ?

Mais les temps changent. Avec la révélation des nombreux scandales sanitaires, des professeurs et des étudiants font de plus en plus entendre leur voix. « La question n’est pas d’être intelligent ou pas, d’avoir du bon sens ou pas, estime Sébastien Foucher, le président de l’Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf), mais d’avoir des outils pour être indépendants. » Les étudiants du collectif La Troupe du rire ont créé un livret à glisser dans la poche de la blouse de médecin, intitulé « Pourquoi garder son indépendance face aux laboratoires pharmaceutiques ». Son but : exposer les techniques de lobbying des laboratoires et répondre aux idées reçues. « C’est un outil pour en parler entre nous », raconte Antoine, qui a aussi présenté ce travail lors de staffs, sur ses lieux de stage. « On souhaite susciter le débat, en parler entre étudiants et avec les médecins pour pouvoir remettre en cause cette présence [de l’industrie] qui est encore admise. »

 

 

En 2014, l’Anemf a coupé les ponts avec Novartis, qui finançait ses journées d’été. Elle s’est associée au collectif Formindep [11] pour lancer un classement des facultés de médecine selon leurs politiques officielles vis-à-vis de l’industrie pharmaceutique. Une première version devrait être publiée en 2016. Elle mettra en avant les bons élèves... et les moins bons. Un principe qui a été testé aux États-Unis, à partir de 2007, et qui a démontré un certain succès. « En 2007, pratiquement aucune fac n’agissait, précise Paul Scheffer. En 2015, deux tiers des facs ont eu une note A ou B, les meilleures possibles. »

 

Un enjeu de santé publique

Pour soutenir ce mouvement, le rôle des étudiants peut être déterminant. C’est en tout cas ce qui s’est passé à Harvard, en 2009. Les enseignants disposent aussi d’outils comme le manuel d’enseignement pour les formations de médecine et de pharmacie édité par l’Organisation mondiale de la santé et Health Action International [12], et traduit en français par la Haute Autorité de santé en 2013. A partir notamment de ce document, des professeurs de la faculté de Lyon ont construit un cours de deux heures sur le sujet. « Dans la discussion qui a eu lieu pendant ce cours, j’ai été frappé par la surprise des étudiants qui apprenaient que tous les nouveaux médicaments ne sont pas meilleurs que les anciens, raconte Nicolas Lechopier, professeur en Sciences humaines et sociales à Lyon. J’ai senti une sorte d’indignation (ou du scepticisme) découvrant qu’il n’y a pas quelqu’un, là-haut, au niveau de L’État, qui fait le tri. »

Ces initiatives constituent un premier pas avant qu’un véritable programme d’enseignement sur le sujet, et sur l’ensemble du cursus, soit mis en place ? [13]. Enfin, depuis 2011, les cadeaux offerts par l’industrie aux médecins ou aux étudiants en médecine sont répertoriés dans une base de données [14]. Plus de transparence [15], pour mieux contrôler les liens entre laboratoires pharmaceutiques et les professionnels de santé. Et plus d’indépendance entre formation et industrie.

Avec quel impact ? « Des études montrent que les médecins qui sortent des facs qui ont le moins de liens avec l’industrie pharmaceutique prescrivent différemment », précise Paul Scheffer. L’impact est concret [16]. C’est donc la médecine de demain qui est en jeu. « Il est temps de mettre fin aux nombreuses pratiques longtemps acceptées qui créent d’inacceptables conflits d’intérêts, menacent l’intégrité de la profession médicale et érodent la confiance du public tout en fournissant des bénéfices sans intérêts pour les patients et la société », écrivait en 2009 le professeur étasunien Bernard Lo, de l’université de Californie [17]. L’indépendance de la formation des médecins est une question de santé publique, qui va de l’efficacité et de la non-dangerosité des traitements proposés jusqu’au défi du financement de notre système de santé.

Simon Gouin

Photo : CC Orhanozkilic

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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 13:51

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

 

L’abattoir du Pays basque fermé après la découverte d’actes de cruauté

Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par


 

 

C’est un scandale qui jette un peu plus l’opprobre sur le milieu des abattoirs. Un mois après les actes de cruauté filmés dans l’établissement du Vigan (Gard), et cinq mois après ceux perpétrés à Alès, qui avaient suscité l’indignation, l’association L214 dévoile de nouveaux cas de maltraitance animale. Cette fois, les faits se déroulent au sein d’une entreprise de découpe de viande mettant en avant le bio et le Label rouge : l’abattoir intercommunal de Soule, situé dans la petite ville de Mauléon-Licharre (Pyrénées-Atlantiques), au cœur du Pays basque.

 

Lire l’intégralité de l’enquête :   Nouveau scandale dans un abattoir : l’industrie de la cruauté envers les animaux

 

Filmée en caméra cachée en mars, la vidéo, à laquelle Le Monde a eu accès en exclusivité, témoigne de pratiques d’abattage choquantes et manifestement illégales de bovins, de veaux et surtout d’agneaux de lait – des animaux de moins de 45 jours, pas encore sevrés –, au lendemain de la fête de Pâques. L214, qui lutte contre toute exploitation animale, devait déposer une plainte, mardi 29 mars, devant le procureur de Pau pour faits de maltraitance, de sévices graves et d’actes de cruauté, et a lancé une nouvelle pétition pour demander une « transparence effective des abattoirs ».

A la suite à ces révélations, le maire de Mauléon, Michel Etchebest, a fermé l’établissement « pour une durée indéterminée, à titre conservatoire » afin qu’une enquête puisse faire la lumière sur ces pratiques. Il demande en outre à la direction, dans un communiqué, « de prendre sur-le-champ toutes les mesures et sanctions adéquates envers les auteurs de ces actes, sans préjuger des sanctions ou mesures plus importantes à venir, suite aux résultats qui résulteront de l’enquête réalisée ».

Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture a, pour sa part, ordonné aux préfet de procéder d’ici un mois à des « inspections spécifiques sur la protection animale dans l’ensemble des abattoirs » du pays. « En cas de défaut avéré constaté à l’occasion de ces inspections », M. Le Foll demande « la suspension sans délai de l’agrément de ces établissements », précise le ministère dans un communiqué.

 

« Effondré, catastrophé »

Comme dans les abattoirs du Vigan ou d’Alès, la nouvelle vidéo de L214 montre des animaux qui reprennent conscience et se débattent violemment alors qu’ils sont suspendus pour la saignée ; des employés qui commencent les opérations de découpe des pattes et de la tête sur des bêtes encore vivantes ; des salariés qui frappent ou assomment à l’aide de crochets des ovins pas complètement étourdis ; d’autres qui poussent des bovins en leur assénant des coups d’aiguillon électrique sur la tête ; ou encore un agneau écartelé vivant, pris entre deux crochets en l’absence de l’opérateur.

Pourtant, cette fois encore, ces sévices sont perpétrés dans un établissement à taille humaine et en apparence irréprochable : l’abattoir de Mauléon-Licharre emploie trente-trois salariés et se décrit comme « résolument tourné vers l’abattage de qualité ». Il traite chaque année, selon la direction, 3 000 tonnes de viande, dont 40 % proviennent de bêtes élevées dans la vallée de Soule.

Les viandes qui y sont débitées sont pour partie certifiées Label rouge et classées sous le régime européen des Indications géographiques protégées (IGP). L’établissement possède également la certification Ecocert pour l’agriculture biologique. Parmi ses 460 clients, on trouve des particuliers en vente directe, des Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP) et quelques grandes tables parisiennes et chefs étoilés, comme le boucher-star Yves-Marie Le Bourdonnec ou le chef Alain Ducasse.

« Je suis effondré, catastrophé, réagit, après le visionnage des vidéos, Gérard Clémente, directeur de l’abattoir depuis quarante ans, à deux mois de la retraite. Je suis très souvent dans mon abattoir, j’ai essayé d’améliorer les conditions d’abattage depuis des années, et là, on tourne le dos, et des employés frappent les bêtes. On est cuits. » L’homme assure qu’il va congédier les salariés, tout en incriminant les cadences de travail : « Il faut tuer 15 000 agneaux en quinze jours pour Pâques. Si on travaillait plus sereinement, ils ne commettraient pas ce type d’action. »

 

Lire aussi :   L214, la méthode choc pour dénoncer les abattoirs


 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 13:32

 

Info reçue par mail

 

 

URGENT MARDI SOIR Emprunt toxique Nîmes Métropole

Ci-joint et ci-dessous une étude de Patrick Saurin au sujet d'un emprunt toxique concernant Nîmes Métropole.
Ce sujet sera traité ce soir à 18h et il serait bien qu'une délégation de nîmoises et nîmois aille assister au conseil de Nîmes Métropole.
Qui peut se mobiliser à partir de 17h30 devant Colisée, salle du show-room, au rez-de-chaussée ?

 

Pour inspiration voir ce que les habitants de Clermont-Ferrand ont fait :
http://local.attac.org/attac03/vichy/spip.php?article43

 

CAC30

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Appel à un réveil citoyen des habitants de Nîmes Métropole

Mardi soir, dans le plus grand secret, Yvan Lachaud, le président de Nîmes Métropole, va proposer au conseil de cette collectivité le remboursement anticipé d’un emprunt toxique dans des conditions particulièrement préjudiciables pour les 245 000 habitants de Nîmes et de ses environs. Cet emprunt, dont il reste 10 millions d’euros à rembourser, a été souscrit en 2008 et son taux est déterminé à partir d’une formule spéculative construite sur la parité entre l’euro et le franc suisse.

 

Cette opération est scandaleuse à plusieurs titres :

 

- Elle ne respecte pas le droit élémentaire à l’information des élus qui ont reçu des documents incomplets, volontairement confus et même un projet de convention dont les rubriques ne sont pas renseignées, le tout communiqué très tardivement pour essayer d’empêcher toute étude sérieuse.

 

- Les raisons de cette dissimulation se comprennent aisément si l’on expose les conditions de l’opération de remboursement anticipé qu’Yvan Lachaud va proposer aux élus : rembourser l’emprunt de 10 millions d’euros moyennant le paiement d’une indemnité de remboursement anticipé de 57,4 millions d’euros, soit presque 6 fois le montant du prêt, indemnité à régler en plus des 10 millions d’euros. Aujourd’hui, le choix proposé par la banque et l’État à la métropole est soit payer un taux d’intérêts de 25,52 % (taux de l’emprunt calculé le 26 mars 2016), soit payer une pénalité de sortie colossale. C’est cette dernière option qu’a retenu le président de la métropole.

- Le Président justifiera cette opération en disant que si elle est réalisée Nîmes Métropole obtiendra une prise en charge de 36,6 millions d’euros de l’indemnité par le Fonds de soutien de l’État, les contribuables de la métropole nîmoise n’ayant plus à leur charge que la modique ardoise de 20,8 millions d’euros. Mais cette présentation est fallacieuse car le Fonds de soutien est alimenté à hauteur de 55 % par l’État, c’est-à-dire nos impôts, et à hauteur de 45 % par les banques par le biais de la taxe systémique. Or si l’on sait que cette taxe systémique est financée à partir des commissions et des tarifications prélevées sur les comptes des clients, ce sont en définitive les contribuables de la métropole nîmoise qui vont supporter la totalité du paiement des 57,4 millions d’euros, et ce à trois titres, en tant que contribuable local, contribuable national et client bancaire.

Plutôt que d’accepter de faire payer aux contribuables de Nîmes Métropole une indemnité de 57,4 millions d’euros, une autre solution existe : refuser de payer les échéances de l’emprunt et attaquer la banque en justice. Ce choix a été fait par plusieurs collectivités, notamment Saint Cast-le-Guildo et Laval, qui ont fait récemment reconnaître par les tribunaux la responsabilité des banques coupables de ne pas avoir satisfait à leurs obligations en matière d’information et de mise en garde. Même si le dénouement définitif de ces affaires n’est pas intervenu, nous estimons préférable la voie juridique à celle du compromis du Fonds de soutien qui consiste à valider les malversations des banques. En effet, les banques n’auraient jamais dû proposer des emprunts spéculatifs aux collectivités puisque les circulaires du 15                septembre 1992 et du 25 juin 2010 précisent : « L’engagement des collectivités locales dans des opérations de nature spéculative ne relève ni des compétences qui leur sont reconnues par la loi, ni de l’intérêt général précité. Les actes ayant un tel objet sont déférés par le représentant de l’État au juge administratif, sur le fondement notamment de l’incompétence et du détournement de pouvoir. » La métropole doit donc saisir le juge pour demander l’annulation de la clause d’intérêt spéculative du contrat et son remplacement par l’application du taux légal (ce taux est de 1,01 % pour le 1er semestre 2016).

 

Voici quelques chiffres qui font mesurer l’ampleur de la catastrophe, pour Nîmes Métropole et ses contribuables, que représenterait la signature du protocole.
 

Coût de l’opération pour NÎMES Métropole selon la CAFFIL

Capital restant dû du contrat n° 1659242 P  : 10 000 000,00 €
57 417 312,12 € : Total estimé des indemnités par la CAFFIL
36 598 643,49 € : aide du Fonds de soutien (63,74 % des indemnités)
20 818 668,63 € : coût restant à la charge de Nîmes Métropole (36,26 % des indemnités)

 

Coût de l’opération pour les habitants de Nîmes Métropole

20 818 668,63 € : coût supporté par les contribuable locaux (36,26 % des indemnités)
20 129 253,92 € : coût supporté par les contribuables nationaux (35,06 % des indemnités)
16 469 389,57 € : coût supporté par les clients bancaires (28,68 % des indemnités)
57 417 312,12 € : Total estimé des indemnités par la CAFFIL

En définitive, ce sont les habitantes et les habitants de Nîmes Métropole qui vont payer l’ardoise, 36,26 % en tant que contribuable local, 35,06 % en tant que contribuable national, et 28,68 % en tant que client bancaire sous la forme de l’augmentation des frais bancaires.


Au regard du budget 2016 de Nîmes Métropole, l’indemnité de 57,4 millions d’euros représente :

- plus de 4 années de charges annuelles de personnel de la Métropole ;
- plus de 29 années de charges financières de la Métropole ;
- 28,7 % de la dette totale de la Métropole ;
- la totalité du montant de la taxe foncière et d’habitation de la Métropole ;
- 7 fois et demi les dépenses de fonctionnement du budget d’assainissement ;
- 5 fois les dépenses d’investissement du budget d’assainissement ;
- la quasi-totalité des recettes annuelles des impôts et des taxes ;
- plus de 64 années de charges financières du budget d’assainissement ;
- plus d’une fois et demi la dette totale du budget d’assainissement.

 

 

 

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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 12:47

 

Info reçue par mail

 

 

Bonjour à toutes et à tous

Comme nous vous l'avions annoncé quelques jours après la conférence Démocratie&Economie : que peut faire la société civile ? avec André Bellon à Caylus le 23 Novembre dernier, Michel Laloux revient dans la région.

Il fera une conférence « Démocratie : de la désobéissance civile au pouvoir citoyen » à 11h 15 : le Dimanche 3 Avril à la ferme de La Rauze Le bourg 46120

Le programme complet: Fête des Faucheurs 1, 2 et 3 Avril 2016 Ouverture Vendredi 18h
Le Bourg 42120 à la ferme de la Rauze

 

Faucheurs
Programme complet sur le site Lien en pays d'OC http://www.lienenpaysdoc.com/

 

Michel Laloux vient de rejoindre l'association pour une constituante

Adressée à citoyennes et citoyens de France

Présidentielle NON - Constituante OUI
L’élection présidentielle va mobiliser, une fois de plus, avec plus ou moins de bonheur. Or, cette élection est de plus en plus un instrument contre la démocratie. Il est grand temps de sortir de ce piège. La présidentielle n’est pas la solution, elle est le problème.
Le texte ci-dessous propose une solution en posant un principe pour la reconstruction de la démocratie, de la souveraineté populaire. Il est signé par 55 citoyens originaires de nombreux départements français et dont la liste est ci-dessous.
Voter, pour quoi ?
Est-il vraiment raisonnable de consacrer autant d’énergie et d’attention au spectacle de la compétition présidentielle ?
http://www.pouruneconstituante.fr/spip.php?article1194

 

Invitation

Prochain RDV de IéS 82 le mercredi 11 mai  2016 à 18h à l'Etincelle Co Working à Montauban (10 rue de la comédie). Réunion avec le comité de direction d'IES et une délégation du Tarn.
Prévoir des plats pour une auberge espagnole à l'issue de la réunion.Ci-joint le compte rendu de notre dernière réunion à Caussade cliquer ici 

Contact : Christophe TYACK 
              Directeur   
              Maison de l'Emploi Midi Quercy
 
             Adresse de correspondance : 
             Maison de l'emploi Midi Quercy
             1, place de la gare
             82300 Caussade
             Tél direct : 05.63.26.23.35
            Standard : 05.63.26.09.40

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« Avec IéS, j’ai la garantie que mon soutien financier servira à 100% à des entreprises locales, qui font du respect de l’autre et de l’environnement leurs priorités » lire la suite 

 

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 18:32

 

 

 

 

Conseils en manif - mars 2016

 
 

Prenons nos précautions quand on sort pour une manif, une action, ou autre. Face à la police, face à la justice... réduisons les risques !

Quelques conseils...

 

... AVANT LA MANIF

Éviter de venir seul.e. Former des binômes et trinômes (personnes se connaissant et ayant les mêmes objectifs), si possible venir en plus grand groupe et fixer un rencard d’après-manif pour voir si tout le monde va bien.

Éviter d’amener agenda, carnet d’adresses, tracts et papiers compromettants. Les portables sont utiles, mais attention à les éteindre en cas d’arrestation. De l’eau, de la bouffe et un foulard peuvent être utiles, ainsi que du sérum physiologique. Avoir des chaussures adaptées et éviter de porter des vêtements trop amples. Emporter le nom ou le numéro d’un avocat et de la commission anti-répression (si elle existe).

 

... PENDANT LA MANIF

Rester mobile et attentif.ve à « l’environnement » : ’’forces de l’ordre’’ (CRS, BAC, RG...), vidéosurveillance urbaine, téléphones portables, go-pro ... Avec leurs caméras, les flics fichent les manifestant.e.s : se masquer le visage peut être utile.

La première arme de la police c’est la peur. Sirènes, fusées, grenades assourdissantes et intimidations orales sont surtout des techniques de dissuasion. Face à cela, essayer de rester le plus calme possible, même dans les mouvements de foule ; éviter de crier ou de courir inutilement (cela augmente le stress collectif). Ne pas céder à la panique... La peur est naturelle mais on peut apprendre à la canaliser (chanter ensemble, crier des slogans...).

Une charge de police dépasse rarement 50 m donc il est inutile de courir plus loin ; il vaut mieux marcher groupé.e.s et éviter de laisser des personnes isolées derrière le groupe. La BAC est là pour interpeller : ils agissent en roue libre avant de se replier derrière les lignes de CRS/GM, rester groupé.e.s face à elle, former des chaînes si nécessaire, c’est un bon moyen d’éviter les arrestations.

Les lacrymos sont souvent très localisées, il suffit de se décaler de quelques mètres pour les éviter. En cas de gazage, respirer au travers d’un tissu imbibé d’eau (attention ! si le citron fait du bien sur le coup, l’association citron+lacrymos est très nocive). Les lacrymos collent à la peau et aux tissus, il faut donc éviter de se toucher les yeux et les lèvres avec des mains ou des vêtements contaminés. Se rincer la peau avec de l’eau. Pour les yeux, le mieux est le sérum physiologique, sinon on peut utiliser de l’eau (éventuellement mélanger à du Malox). Rester toujours attentif.ve aux autres manifestant.es : l’entraide est essentielle. Si on voit une arrestation, on peut s’y opposer en agrippant la personne et en interpellant les gens autour. Mais attention, ça ne sert à rien de jouer les zorros... et de se faire serrer aussi.

Si rien ne peut être tenté, demander à la personne de crier son nom et son adresse puis donner ces infos à la commission « anti-répression » ; si il n’y en a pas, contactez-nous. Cela aide à accélérer l’aide juridique (préparer un dossier, discuter de la défense...) et l’ami.e incarcéré.e se sentira moins seul.e. Si on est arrêté.e, crier son nom aux témoins, et éviter les insultes et les coups : l’« outrage et rébellion » est l’arme judiciaire préférée des flics pour charger un dossier.

 

... EN CAS DE GARDE A VUE

La durée maximale d’un contrôle d’identité est de 4 h ; une garde-à-vue peut durer 24 h, prolongeables jusqu’à 48 h. Depuis la réforme de la GAV en 2011, il est possible d’exiger la présence d’un avocat dès le début de la GAV et pendant les interrogatoires ; il a 2 h pour arriver. Dans les faits, les flics peuvent insister pour commencer sans lui, sous prétexte qu’il n’est pas joignable, et débuter une audition. Ne pas céder sur ce point. Rester vigilant.e même en présence d’un avocat : un avocat peu soucieux de la situation vous conseillera peut-être de tout dire, ou de donner votre ADN… Demander à voir un médecin (si cette demande n’est pas satisfaite il y a vice de procédure... et ça fait toujours du bien de rencontrer des gens).

Il faut savoir que tout ce que vous direz lors d’une audition sera utilisé ensuite par un juge pour vous condamner. La loi n’oblige qu’à donner ses noms, date de naissance et adresse. Une des techniques policières employées est de vous inciter à reconnaître ce qui vous est reproché pour sortir plus vite de garde à vue. Accepter est un mauvais calcul.

Malgré toutes les pressions des flics on a évidemment le droit de ne rien déclarer. Attention, les flics manipulent souvent les Procès-Verbaux, il faut bien les relire avant d’éventuellement les signer. Il est quasi impossible de revenir, lors d’un procès, sur des déclarations faites au cours d’une garde à vue.

Le fichage génétique (ADN) est un grand pas vers la surveillance totale. Même si refuser de donner son ADN aux flics constitue un délit (un an de prison et 15 000 euros d’amende), les poursuites ne sont pas systématiques, et les condamnations sont souvent légères ( une amende de quelques centaines d’euros...) quand la.e prévenu.e invoque un refus du fichage génétique et est soutenu.e par des associations, syndicats… Là aussi, la Caisse de Solidarité ou - s’il y en a une - la commission « anti-répression » de votre mouvement sont là pour organiser la solidarité en cas de condamnation pour refus ADN.

En règle générale il vaut mieux demander à reporter la comparution immédiate pour préparer sa défense car les condamnations sont en moyenne plus lourdes lors de celles-ci. Il faut que vous jugiez selon la gravité des faits, le contexte de l’arrestation et les garanties de représentation (information qui prouvent que vous ne risquez pas de ne pas vous présenter à votre jugement : attestation de travail, formation, logement...) que vous pouvez fournir, on encourt alors le risque d’une détention préventive (quelques semaines). D’où l’importance aussi de préparer un dossier solide lorsque vos ami.es sont arrêté.es pour confirmer les garanties de représentation.

 

... APRES LA MANIF

Changer ses vêtements si nécessaire, éviter de rentrer seul.e chez soi. C’est souvent bien de trouver un moment pour discuter de la manif et de nos ressentis, et pour s’organiser pour la prochaine !

 

P.-S.

 

Conseil tiré d’un article sur rebellyon

Une caisse d’auto-défense collective sur Paris/banlieue : https://paris-luttes.info/cadecol-caisse-d-auto-defense

 

 

 

Source : https://paris-luttes.info/conseils-en-manif-mars-2016-5083

 

 

 

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 17:12

 

Info reçue par mail

 

 

 

 

                                                         

 

 

 

 

 

Nimes le 25 mars 2016

 

 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

 

 

 

Le DAL, Comité de Nimes et environs, appelle à manifester

 

le jeudi 31 mars 2016

 

 

 

Pas d'expulsion sans relogement, un toit c'est un droit !

 

 

 

Face au chômage et à la précarisation accentuée par la crise

 

économique et sociale,le mal-logement est en France un problème

 

concret pour des millions de personnes:

 

étudiant-e-s, travailleurs-ses pauvres, chomeurs-ses,

 

enfants ou personnes âgées...

 

A l'occasion du 9ème anniversaire de la Loi DALO (Droit Au Logement

 

Opposable), leComité Droit Au Logement

 

(DAL Nimes et environs) renouvelle un certain nombre de

 

demandes, au moment de la fin de la trêve hivernale

 

qui relancera les expulsions :

 

 

- relogement des mal logé(e)s et sans logis;

 

- arrêt des expulsions sans relogement et des coupures de fluides

 

(eau, électricité,gaz...);

 

- application de la loi DALO et DAHO,

 

afin que ce nouveau droit devienne effectif;

 

- réalisation massive de vrais logements sociaux,

 

accessibles aux ménages modestes;

 

- renforcement des moyens de défense des locataires,

 

des mal logés et des sans logis;

 

- le maintien des structures d’hébergement d’urgence,

 

été comme hiver;

 

- une application de la Loi ALUR (Accès au Logement et un Urbanisme

 

Rénové) débouchant sur une véritable baisse des loyers

 

et des charges

 

et un accès au logement des précaires et des jeunes.

 

 

 

Nous appelons les personnesqui sont ou qui se sentent concernées à

 

venir avec leurs oreillers, duvets, tentes, pyjamas...

 

pour camper devant la préfecture,

 

le jeudi 31 mars 2016, à partir de 18h00, avenue

 

Feuchères de Nimes, pour montrer de façon combattive que des gens

 

dorment dehors toute l’année.

 

 

Dormir dehors, une histoire à rester debout!

 

 

 

 

 

DAL Nimes et environs: c/o Solidaires – 6 rue Porte d'Alès – 30000 Nimes

 

Tél 07 68 28 16 51 Courriel

 

: dal30@riseup.net

 

 

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 17:02

 

 

Info reçue par mail

 

 

 

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 16:44

 

 

Communiqué de presse de la Nuit Debout du 31 mars
AUJOURD’HUI · PUBLIC
LE 31 MARS 2016, APRÈS LA MANIFESTATION ON NE RENTRE PAS CHEZ NOUS, ON OCCUPE UNE PLACE !
C’EST LA GOUTTE D’EAU
Si le projet de loi Travail a tant mobilisé, c’est parce qu’en poussant toujours plus loin l’injustice, il fait craquer la digue de ce que nous pouvions supporter. Nos gouvernants sont murés dans l’obsession de perpétuer un système à bout de souffle, au prix de « réformes » de plus en plus rétrogrades et toujours conformes à la logique du néolibéralisme à l’œuvre depuis 30 ans : tous les pouvoirs aux actionnaires et aux patrons, à ces privilégiés qui accaparent les richesses collectives.
Ce système nous est imposé, gouvernement après gouvernement, au prix de multiples formes de déni de démocratie. Le projet de loi Travail pourra bien être retiré, et Valls sauter, nous ne rentrerons pas chez nous pour autant : ce monde qu’ils construisent avec acharnement pour nous mais contre nous, nous n’en voulons pas !
Un élan populaire est en train de naître. Lycéen.ne.s, étudiant.e.s, salarié.e.s syndiqué.e.s ou non, chômeurs en colère, discriminé.e.s en tout genre, syndicalistes réprimé.e.s, paysan.ne.s et écolos zadistes, ça fuse de partout et c’est beau à voir.
NOS RÊVES CONTRE LEURS PRIVILÈGES
Au programme : animation, restauration, concerts, partage d’informations, Assemblée Citoyenne Permanente et plein de surprises. Le 31 mars on se pose, on discute et on décide ensemble des actions à mener pour faire de la Nuit Debout le début d’un mouvement citoyen. Nous porterons nos espoirs avec fierté et fermeté. Des solutions existent, nous avons des sources d’inspiration, des idées, des expériences, des savoirs et des savoir-faire, de l’énergie, de la bienveillance et de la joie. Ce tournant est à notre portée !
Nous invitons tous ceux qui, au-delà de leur opposition à la destruction du Code du Travail, aspirent à construire un projet politique ambitieux, progressiste et émancipateur, à nous rejoindre à l’issue de la manifestation du 31 mars.
Des précisions seront diffusées progressivement sur le site www.convergence-des-luttes.org
NOUS : INITIATEURS DE LA NUIT DEBOUT, FEMMES ET HOMMES DE TOUTES ORIGINES, SIMPLES CITOYEN.NE.S, MILITANT.E.S ASSOCIATIFS OU POLITIQUES, SPONTANÉMENT RÉUNIS AUTOUR DE LA DYNAMIQUE CRÉÉE PAR LE FILM DE FRANÇOIS RUFFIN MERCI, PATRON !, INVITONS LES MANIFESTANTS À OCCUPER UNE PLACE PUBLIQUE LE 31 MARS 2016 POUR INVENTER UNE SOCIÉTÉ JUSTE ET ÉMANCIPATRICE.
 
                                                                        **************************
 
A NÎMES !

 

Retrait du Projet Khomry, ça fera même pas le compte 
 
image.jpeg
 
Parce qu’on en a marre de leur monde flexi-sécuritaire.
Parce que pour leurs profits, pour nous c’est sûr précaires.
Parce qu’on en a marre de bosser pour les banquiers et les rentiers.
Parce qu’on en a marre de les renflouer quand ils se sont plantés.
Parce que pour une poignée de dollars ils tuent Terre et Mer.
Parce que y’en a marre des parle-menteurs représentant leurs intérêts particuliers.
Parce que la démocratie « tous les 5 ans » c’est pas la Démocratie c’est l’Oligarchie.
Parce qu’en 20 ans d’Europe, enrobées sous du TAFTA, on n’a que des Khomry.
Parce qu’il y a d’autres manières d’exister que travailler et consommer.
 
Parce que leur monde s’effondre, ils nous écrasent.
On va pas se coucher!
 
31 Mars 2016 Nuit Debout !
Prenons la rue !
 
Après la manif, on rentre pas, on campe sur place
On occupe !
Plusieurs initiatives se mettent en place en France… à Nîmes aussi, à partir de 18h Avenue Feuchères. 
Tenez vous au courant, préparez vous de votre côté, participez.
Soyez incontrôlables.
 
 
 
 
 
 
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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 16:32

 

Info reçue par mail

 

 

MERCI A TOUTES ET TOUS

PLUS DE 15.000 PERSONNES, PLUS DE 350 ELU(E)S

Nous savions que nous pouvions compter sur vous. Le rassemblement de Barjac, organisé par 125 collectifs anti gaz de schiste, a été une réussite.

Votre détermination, exprimée dans un rassemblement festif et pacifique, confirme l’opposition citoyenne à la fracturation hydraulique et à toute exploration et exploitation des huiles et gaz de schiste ou de couche.

 

ET LA SUITE ... ?

Un courrier, qui présente les revendications du rassemblement et des collectifs, et une demande de rendez-vous au Ministère de l’Environnement, sera envoyé, dans les jours qui viennent, à Ségolène Royal.

A cette occasion nous lui remettrons la pétition papier signée par 5.000 personnes et la pétition numérique qui a recueillie plus de 9.000 signatures.

 

IMPORTANT : Vous pouvez encore signer la pétition numérique pendant quelques jours en vous rendant sur le lien suivant : http://petition.nogazaran.fr/

Signez et faites signer tout autour de vous !

 

Nous vous remercions de diffuser et P-A-R-T-A-G-E-R LARGEMENT ce message autour de vous, à votre famille, vos amis, vos voisins, ... en leur demandant de faire la m ême chose eux-mêmes (carnet d’adresses, réseaux sociaux), en espérant que cela fera boule de neige et que nous serons encore beaucoup plus nombreux.

 

MERCI POUR VOTRE ACTION

No Gazaran - Ni ici, ni ailleurs - Ni aujourd’hui, ni demain

L’inter-collectif Gardéchois

Contact : 06 11 09 79 19



[photo : Pierre Chante]



[photo : Michel Gasarian]



[photo : Pierre Chante]



[photo : Michel Gasarian]

 

======================

 

SITE DE VIGILANCE ET D'ALERTE DES COLLECTIFS « ANTI GAZ ET HUILES DE SCHISTE » GARDOIS

http://www.bassindales.fr/

Twitter: https://www.twitter.com/bassindales

Rejoignez-nous sur Facebook: https://www.facebook.com/bassindales

le site du collectif 07 : http://www.stopaugazdeschiste07.org/

Numéros de vigilance

Véhicules, camions ou travaux suspects? Mouvements sur terrain? Contactez les numéros d'alerte ci-dessous. Notez bien ces numéros et gardez-les précieusement sur vous! Avant tout signalement, précisez: lieu et/ou direction.

Gard: 06 95 60 22 27 - Ardèche: 06 23 66 15 51

 

 

 

 

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 15:57

 

Info reçue par mail

 

 

[COLLECTIF RUPTURE ET TRANSITION] samedi 23 avril 19h00 au cinéma de VERGEZE suivi d'un débat avec Johana de l'équipe de FAKIR.

 

 
 
Merci patron Vergèze bandeau
 
 
MERCI, PATRON!
Fr Bel 2016 1h30 couls
Réal: François Ruffin
 
 

Le propre des films d’action directe, c’est qu’ils propagent leurs effets bien après leur dernière image. De celui-ci, on sort chargé comme une centrale électrique et avec l’envie de tout renverser — puisque, pour la première fois, c’est une envie qui nous apparait réaliste. Ecrasés que nous étions par la félonie de la droite socialiste, par l’état d’urgence et la nullité des boutiques de la gauche, Merci patron ! nous sort de l’impuissance et nous rebranche directement sur la force. Ça n’est pas un film, c’est un clairon, une possible levée en masse, un phénomène à l’état latent. De cet évènement politique potentiel, il faut faire un évènement réel.

Frédéric Lordon

Economiste.
 
 
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       chaque mercredi à 18h

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