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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 15:22

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

Agriculture

Comment le coton OGM de Monsanto s’est transformé en fléau pour les paysans du Burkina Faso

 

par , Mien De Graeve, Wouter Elsen

 

 

Au Burkina Faso, les jours de Monsanto sont comptés. La multinationale se retire du pays. L’introduction de son coton OGM en 2009 ne s’y est pas vraiment passée comme prévu : présentée comme une solution miracle aux attaques de ravageurs, la nouvelle variété a surtout fini par ravager la qualité et la réputation du coton burkinabè. Mais le géant agro-chimique n’est pas seul en cause : à l’heure d’établir les responsabilités, les autorités locales sont en première ligne. Basta ! publie en exclusivité une enquête en trois parties sur la filière du coton transgénique dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. Première étape : comment la firme américaine a-t-elle réussi à y vendre son coton transgénique.

« Monsanto est parti, mais mes problèmes restent. » Mohamed Traoré est cultivateur de coton dans la région de Houndé, dans le sud-ouest du Burkina Faso. Dans son pays, les yeux sont tournés vers la moins appréciée des multinationales : Monsanto. Quelques semaines après la reprise du géant de la chimie par son concurrent allemand Bayer, le magazine Jeune Afrique, au mois d’octobre 2016, publiait un mail interne de la société, annonçant son départ prochain du Burkina Faso. En cause ? Un gigantesque fiasco agro-industriel qui a fait tanguer toute l’économie agricole du pays. Quelques années après son introduction massive, présentée comme une solution miracle aux difficultés de la filière locale, la variété OGM commercialisée par Monsanto a été à l’origine d’une dégradation dramatique de la qualité du coton burkinabè, dont les propriétés – en particulier la longueur de fibre – étaient jusqu’alors très prisées des pays importateurs de cet « or blanc ».

Importé afin de résister aux attaques des insectes, qui avaient coutume de ravager les cultures du pays, le coton OGM a pour effet secondaire d’entraîner, d’année en année, une réduction progressive de la taille de la fibre. Problème : plus la fibre est longue, plus le travail sur les machines de tissage est efficace. Confronté à cette situation, Monsanto semble avoir opté pour un repli stratégique du pays.

La nouvelle du départ de la multinationale n’est cependant pas encore officiellement confirmée, et les responsables du secteur cotonnier burkinabè déclarent que des tractations sont en cours. Mais plusieurs personnes proches de Monsanto confirment que l’entreprise ne veut plus rester. Les groupes d’action locaux et internationaux anti-OGM s’en réjouissent. Ils comparent cet événement aux manifestations de courageux burkinabè qui ont chassé le dictateur Blaise Compaoré, le 31 octobre 2014. Sur les réseaux sociaux, le peuple se congratule d’avoir dit « non » à Monsanto.

 

De la crise du coton à l’introduction des OGM

Pour comprendre les causes de ce fiasco, il faut revenir en 1996. Toute la région de l’Afrique de l’Ouest est alors touchée par une invasion massive de chenilles s’attaquant aux récoltes. Les pesticides que les pays producteurs ouest-africains utilisent depuis des années sont devenus inefficaces. Le secteur lance alors le « Programme fenêtre » pour un traitement plus pointu et plus différencié dans le temps des plants de coton. Le programme semble efficace mais au bout de deux ans, les cultivateurs de coton burkinabè subissent à nouveau un coup dur. En septembre 1998, un insecte jusque-là inconnu, la mouche blanche, provoque des dégâts sévères alors que les champs sont blancs comme neige.

La panique est totale. Le coton est un secteur très stratégique au Burkina Faso, représentant 4 % du produit national brut et environ deux tiers des bénéfices d’exportation. Le secteur crée de manière directe et indirecte au moins 25% des emplois du pays. Il se raconte que l’introduction des cotons OGM au Burkina Faso est liée au fait que l’ancien président, Blaise Compaoré, entretenait une relation difficile avec les États-Unis. En 2000, les américains menace le pays de sanctions parce que Compaoré entretenait un trafic illégal d’armes et de diamants pendant la guerre civile au Sierra Leone. Il aurait accepté les OGM de Monsanto en échange de leur silence vis-à-vis de ces trafics.

 

« Un coton anti-ravageurs, c’était comme un rêve »

Une autre histoire est avancée par le professeur Roger Zangre, responsable à la fin des années 90 de l’Agence nationale de valorisation des résultats de recherche (ANVARR). « En 1999, je participais avec quelques collègues à une conférence au Cameroun. C’est là-bas que nous avons rencontré Monsanto. La démonstration de leur coton contenant le gène Bt (Bacillus thuringiensis) a été pour nous une vraie révélation. Un coton qui pouvait se défendre contre les ravageurs, pour nous c’était comme un rêve. Nous avons invité Monsanto au Burkina Faso ».

Cyr Payim Ouedraogo, journaliste scientifique, affirme lui aussi que les cotons OGM n’ont pas été imposés au Burkina Faso : « A la base, ce sont les cultivateurs de coton qui ont constaté qu’il existait un sérieux problème. Le gouvernement a demandé aux scientifiques de trouver une solution et celle-ci a été trouvée auprès de Monsanto. Nous n’avons pas pris de décision du jour au lendemain : les Burkinabè ont même voulu être prudents, et ils ont également sollicité la société suisse Syngenta. Mais cette dernière a disparu des négociations, parce que leur produit n’était pas assez performant. Finalement ils ont décidé de travailler avec Monsanto. C’est le business, c’est tout. »

La récolte du coton est très intensive et demande beaucoup de main d’œuvre. Ce sont surtout les femmes qui passent des longues journées dans les champs pendant la récolte. Elles gagnent environ 1 000 FCFA (1,5 euros) par jour. © Wouter Elsen

Le coton OGM a probablement été efficace dans un premier temps. Le secteur du coton était sous pression à cause des invasions successives d’insectes. S’il n’avait rien fait, le gouvernement risquait de faire face à des mouvements sociaux, car de nombreuses familles dépendent du coton pour leur survie. Le secteur génère beaucoup d’emplois secondaires : usines d’égrenage, transport, huileries... et a longtemps constitué la seule activité rapportant des devises étrangères au pays [1]. Sur le rôle des États-Unis, Cyr Payim Ouedraogo explique : « Si cela permettait de calmer un peu les tensions entre Washington et Ouagadougou, pourquoi pas ? »

 

Contournement de la réglementation, avec l’appui du gouvernement

Une des conditions pour que Monsanto introduise des OGM dans un nouveau pays est le respect du règlement national sur la biosécurité. Encore faut-il que ce règlement existe. Le professeur Roger Zangre de l’ANVARR était aussi président du Comité provisoire de la biosécurité qui, en 2000, commence à rédiger la loi burkinabè sur le sujet.

Le groupe travaille pendant deux ans sur cette réglementation validée début 2003. Zangre maintient que toutes les étapes légales ont été respectées. Le Burkina Faso a-t-il subi des pressions pour accepter les OGM ? « En juillet 2003, Sofitex, qui était à cette époque la seule société cotonnière nationale, a organisé une conférence internationale sur les biotechnologies. Tout le monde était représenté : les entreprises, les chercheurs, les consommateurs, les chefs coutumiers. Quelqu’un dans le public a raconté qu’il était en mission à Dakar et qu’il avait appris là-bas qu’on cultivait du coton OGM au Burkina Faso. Les gens étaient furieux, ils ont posé des questions et devant tout le monde Monsanto a été obligé de reconnaître qu’on était en effet en train de faire des essais en milieu contrôlé. Moi j’étais le président du Comité, mais je n’étais pas informé », raconte-t-il.

 

Comité de façade

Pourtant Monsanto a bien reçu une autorisation pour réaliser ces essais, un décret présidentiel même. Le journaliste Cyr Payim Ouedraogo tempère : « Les autorités n’ont pas su bien communiquer. Que voulez-vous ? Dans pas mal d’institutions du pays, même aujourd’hui, il n’y a pas de bons communicants. »

Le professeur Zangre a une autre opinion : « A la sortie de la conférence, quelqu’un de Monsanto est venu me demander d’écrire que le Comité était au courant des essais. J’ai refusé, il a insisté. Deux semaines plus tard, j’ai écrit un document que Monsanto n’a pas pu exploiter parce que considéré comme trop superficiel. Depuis, on m’a écarté de la présidence du Comité. » Il semble que ce comité provisoire n’était qu’une opération de façade. Les décisions avaient vraisemblablement déjà été prises au plus haut niveau. Le soi-disant débat démocratique qui aurait dû avoir lieu auparavant a en fait été réalisé en toute hâte par la suite.

 

Détérioration rapide des plants OGM

Bien que Zangre soit un défenseur des OGM, il est globalement d’accord avec son collègue Didier Zongo, également professeur mais opposant notoire aux OGM, lorsqu’il évoque les énormes bévues réalisées suite à l’introduction du coton OGM. 
Pour le professeur Zongo, « le coton OGM est au Burkina Faso le résultat du croisement entre une variété américaine contenant le gène Bt, et une variété locale burkinabè. La caractéristique la plus importante de la variété burkinabè était la fibre longue. La nouvelle variété obtenue après croisement contenait donc le gène Bt et la fibre longue. »

« Tous les chercheurs savent qu’on ne peut pas se contenter de cela. On doit faire des rétro-croisements et à chaque fois sélectionner la plante qui contient les bonnes caractéristiques, c’est-à-dire la fibre longue et le gène Bt [2]. Normalement on doit effectuer jusqu’à sept rétro-croisements afin de fixer à la fois la résistance contre les insectes, que procure le gène Bt, et toutes les caractéristiques de notre variété locale. Dans les faits, la variété commercialisée au Burkina Faso n’était le résultat que de deux rétro-croisements. » La variété a commencé à se détériorer rapidement, alors même que la qualité du coton burkinabè était reconnue comme la meilleure dans le monde du fait de sa fibre exceptionnellement longue​. « Cette négligence a fait que notre pays, qui à l’époque n’avait pas d’égal avec d’autres pays cotonniers, a perdu son label de qualité. »

 

Un ancien employé de Monsanto : « On n’a pas fait ce qu’on aurait dû faire »

Depuis que le Burkina Faso a annoncé un « arrêt provisoire » du coton génétiquement modifié, en avril 2016, Monsanto se refuse à tout commentaire et communiqué officiel. Un ancien employé de la société a pourtant bien voulu parler avec nous. Ses révélations ne sont rien de moins qu’un aveu. « L’analyse sur les rétro-croisements est correcte. On aurait dû continuer. On a commis de grandes erreurs. On n’a pas fait ce qu’on aurait dû faire. »

Il semble que Monsanto ait habilement utilisé le désarroi qui régnait à ce moment-là dans le secteur du coton pour introduire son produit. Le contrat avec Monsanto promettait une solution immédiate aux problèmes des insectes dans les champs de coton, ainsi qu’une augmentation de la production par hectare et du nombre de graines par capsule de coton.

Le coton transgénique a répondu pendant plusieurs années à ces conditions. Mais dans le contrat, rien n’était stipulé sur la longueur de la fibre de coton. Les chercheurs de Monsanto et leurs collègues burkinabè savaient pourtant qu’une négligence dans les rétro-croisements amènerait des problèmes. « Personne n’a réfléchi aux conséquences, confirme l’ancien employé. Il n’y a pas d’excuses pour cela, c’est du laxisme, les acteurs de la filière s’en fichent de l’agriculteur, ils ont un mépris total pour les paysans. C’est pénible mais c’est comme ça. »

 

« Aucune promesse tenue »

A la question de savoir pourquoi les rétro-croisements n’ont pas été poursuivis alors que le raccourcissement de la fibre est constaté dès 2010, et que tout le monde savait que la solution était là, l’ancien employé de Monsanto répond : « Oui, c’est grave. Pour une entreprise comme Monsanto, le marché dans un pays comme le Burkina Faso n’est pas assez important ; il ne représente pas assez de dollars. Ça ne valait pas la peine d’investir encore plus. »

Chez l’INERA (Institut National d’Expérimentation et de Recherche Agricole), l’institut burkinabè qui a travaillé avec Monsanto, personne n’est habilité à faire un commentaire. Même s’ils l’avaient voulu, les scientifiques burkinabè n’auraient pas pu manipuler cette variété. « Quand on a la technologie de quelqu’un, on ne peut pas l’utiliser et la changer à sa guise. Il y a un contrat qui décrit la collaboration et les implications. C’est du business », explique Cyr Payim Ouedraogo.

La déception chez les scientifiques est grande comme en atteste le professeur Roger Zangre : « Ce qui était essentiel dans le contrat avec Monsanto c’était le renforcement des capacités. On pensait que nos chercheurs allaient apprendre comment isoler des gènes et comment les introduire dans d’autres plantes. On aurait pu être les maîtres de la biotechnologie en Afrique de l’Ouest. Aucune de ces promesses n’a été tenue. »

Mien De Graeve, Wouter Elsen, Abdul Razac Napon

Traduction du néerlandais : Jos Mestdagh

Photo de Une : Mohamed Traore contemple le travail de récolte dans son champ. En ce moment le coton est le seul produit agricole qu’il peut commercialiser. Il en dépend pour pouvoir payer la scolarité de ses enfants. Mais s’il avait le choix, il arrêterait la culture de coton. © Wouter Elsen

 

Cette enquête a pu être réalisée grâce au soutien de Journalismfund (Flanders Connecting Continents). Les auteurs remercient chaleureusement les deux jeunes chercheurs, Edouard Idrissa Sanou et Lodewijk van Dycke, pour leurs points de vue précieux et innovants ainsi que pour leurs conseils scientifiques. L’article a été publié initialement en néerlandais sur le site www.mo.be.

 

 

Notes

[1L’exportation de l’or par le Burkina Faso a désormais dépassé celle du coton.

[2En génétique, un rétro-croisement, aussi appelé « croisement en retour », est le croisement d’un hybride avec l’un de ses parents ou avec un individu similaire sur le plan génétique à l’un de ses parents, de manière à obtenir un descendant ayant une identité génétique plus proche de celle du parent.

 

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

 

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 15:07

 

 

Source : http://www.cadtm.org

 

 

Agriculture industrielle : produire à mort #DATAGUEULE 69

8 février par Datagueule , Nicolas Sersiron

 

 

Nous publions cette vidéo #Datagueule numéro 69 dont l’analyse rejoint celles du CADTM.

En effet, l’agriculture industrielle qui s’est développée à un rythme effréné au sortir de la seconde guerre mondiale en 1945 est une des causes majeures de la dette écologique actuelle. Surexploitation des sols, déshumanisation de la production, accaparement des terres et de l’eau, spéculation financière sur le prix des produits alimentaires, distorsion mondiale des marchés alimentaires, accélération du changement climatique, endettement des agriculteurs et des paysans sont autant de conséquences dramatiques de ce mode de production agro-capitaliste.

Rappelons notamment qu’en raison de ce modèle productiviste, ceux qui souffrent de la faim dans le monde sont en majorité des paysans, producteurs de denrées alimentaires et paysan-ne-s sans terre.

En revanche, l’agro-écologie, prend en compte les dynamiques locales, la biodiversité, la vente des produits en circuits court, la non-importation d’intrants et fédère les producteurs locaux, etc. Ce sont quelques-uns des éléments majeurs à mettre en place pour viser une souveraineté alimentaire respectueuse de la terre et capable de nourrir l’ensemble des êtres vivants de la planète.

Pour toute personne voulant approfondir le sujet, plusieurs chapitres du livre d’Olivier Bonfond Il faut tuer TINA, qui sera envoyé avec l’AVP le 20 février 2017, évoquent les alternatives à mettre en place au système agricole et alimentaire industriel. Le prochain numéro de l’AVP qui sortira en avril 2017 sera lui consacré aux dettes privées, et tout un chapitre traitera de l’endettement paysan. Nicolas Sersiron du CADTM France répond également à cette problématique dans son ouvrage Dette et extractivisme.

Retour d’expérience de Nicolas Sersiron (CADTM France) à propos de la vente directe

"Ci dessous la petite histoire que j’ai vécu il y a 40 ans.

 

Moi-même j’ai pu gagner ma vie comme agriculteur-éleveur uniquement parce que je commercialisais moi-même ma production. Si je vendais mes fromages au « coquetier », j’aurais eu beaucoup de mal à m’en sortir. Cet homme passait avec son camion, un tube Citroën dans les vallées de montagne de la Drôme. Il vendait et achetait un peu tout.

 

Pourquoi ? (Chiffres approximatifs car c’était dans les années 70). Le coquetier m’achetait mes « picodons » environ 1 franc français (FF), indépendamment qu’ils soient frais ou affinés.

 

Admettons que mes coûts - que je n’ai jamais calculés précisément en raison de la complexité et de l’absence de salaire versé - aient été de 90 centimes par fromage, j’aurais gagné avec mes 350 fromages par jour en période de pleine production : 350 x 0,1 FF = 35 FF par jour, soit 1000 FF par mois, comme bénéfice/salaire.

 

En les mettant dans ma voiture à 4h du matin le samedi et en les emportant pour les vendre sur le marché de Gap à 2h de route, j’ai multiplié mon/notre bénéfice, ma femme et moi, de façon extraordinaire.

 

Nous les vendions 2,5 FF pièce. Le coût supplémentaire était négligeable en regard du bénéfice. L’essence et le temps passé en une journée pour une personne nous revenait maximum à 0,5 FF par fromage vendu et encore sans doute moins. Nous en vendions plus ou moins un millier dans la matinée, parfois vers 10h nous n’avions plus rien.

 

Le bénéfice était alors de 2,5 - 1 = 1,5 FF par picodon soit 15 fois le bénéfice que le coquetier m’offrait en passant avec son camion devant la ferme. Je ramenais souvent 2500 FF en billet et monnaie chaque samedi de Gap. Le reste de la production était vendu sur place au même prix qu’à Gap.

 

Le chiffre d’affaire total (CA) par mois en pleine production était d’environ :
 CA : 350 fromages x 30 jours x 2,5 FF = 26250 FF
 Frais : 350 x 30 x 0,95 = 9975 FF
 Bénéfice mensuel = 26250 - 9975 = 16275 FF à comparer au 1000 FF, dans le cas de la vente au « coquetier ».

 

Bénéfice multiplié par 16 en faisant de la vente directe"

 


Sources utilisées pour la réalisation de la vidéo  :
 « Nous étions plus de 2.5 milliards d’humains en 1950, presque 3.7 milliards en 1970, 6.1 milliards en 2000. Nous allons dépasser les 7.5 milliards en 2017. Et en 2050 ? Plus de 9.7 milliards d’hommes et de femmes peupleront la planète » : https://is.gd/vkM0DL
 « La production mondiale agricole actuelle pourrait permettre de nourrir 12 milliards de personnes » : https://is.gd/pTaefF + https://is.gd/BHa35C + https://is.gd/L6jtsn
 « En 2014, plus d’un tiers des céréales produites dans le monde étaient destinées à nourrir... nos élevages » : https://is.gd/pTaefF
 « D’après la FAO, 1.6 milliards de tonnes de nourriture seraient perdues chaque année » : https://is.gd/AZggxx
 « En Grande-Bretagne par exemple, 30% des légumes ne sont tout simplement pas récoltés car ils ne correspondent pas aux « standards » du marché » : https://is.gd/2LIjoK
 « En 1940, une calorie d’énergie fossile permettait de produire 2,3 calories de nourriture. En 2014, il faut dépenser plus de 7 calories d’énergie pour produire une calorie de nourriture » : https://is.gd/2LIjoK + https://is.gd/HJe3f4
 "En France, le niveau d’endettement des agriculteurs est passé de 57 900 euros en 1980 à 159 700 euros en 2010. 175% d’augmentation ! : https://is.gd/XHXy7R
 « En 2013, en Europe, les exploitations supérieures à 100 hectares représentaient à peine 3 % de l’ensemble des fermes et pourtant elles s’étendaient sur la moitié des terres agricoles européennes » : https://is.gd/Eqijfx + https://is.gd/LF4SZ3
 « Du coup, les agriculteurs disparaissent. En France, entre 1955 et 2010, leur nombre est passé de 2 millions à 500.000. Une simple division par 4 » : https://is.gd/lgIw7L + https://is.gd/NSYzdf
 « Et ceux qui restent se sont appauvris. Entre 1960 et 2004, le volume de production agricole a doublé mais le revenu net réel des entreprises agricoles a diminué de 56% » : https://is.gd/NSYzdf
 « En 2003 l’Europe adopte une directive sur les agro-carburants (…). Objectif, 2% d’utilisation en 2005 et 5.75% en 2010 » : https://is.gd/AJbY3V + https://is.gd/DvvnX6 « Selon la commission Européenne, entre 2003 et 2008, 6.6 millions d’hectares de terres arables ont été cultivées pour alimenter... nos moteurs » : https://is.gd/111XYK + https://is.gd/JsvQ7m
 « Entre 2000 et 2006, les importations européennes d’huile de palme ont doublé » : https://is.gd/111XYK
 « Ces agro-carburants ont aussi joué un rôle important dans la crise alimentaire mondiale de 2008. D’après une étude de la Banque Mondiale, entre 2002 et 2008, le prix des denrées alimentaires a augmenté de 140%.75% de cette hausse serait imputable aux agro-carburants » : https://is.gd/5Wx1dj + https://is.gd/YvP5R0
 « Aujourd’hui, la terre est un objet de spéculation. En Roumanie par exemple, entre 2002 et 2015, la valeur de l’hectare a été multipliée par 25 » : https://is.gd/lCdIaq + https://is.gd/yBd9gb
 « De quoi attiser les appétits. 7 à 8 % des terres arables du pays - l’équivalent de 12 000 fermes françaises - seraient déjà aux mains d’investisseurs étrangers » : https://is.gd/hmJEut + https://is.gd/rctE9P
 « Depuis 2011, la banque hollandaise Rabobank a acquis 21.000 hectares de terres agricoles en Pologne et en Roumanie. Elle espère bien les revendre d’ici 10 ou 15 ans en multipliant son prix par trois » : https://is.gd/yBd9gb + https://is.gd/rctE9P
 « En 50 ans, notre agriculture est devenue une machine mondialisée. Et qu’importe les 15% d’émission de CO2 dont le secteur est responsable ou les 10 millions de tonnes de phosphore en plus chaque année dans les océans » : https://is.gd/pTaefF
 « Entre 1900 et 2000, la FAO estime que 75% de la diversité des cultures mondiales a été perdue » : https://is.gd/YOwd9Y
 « Désormais, si rien ne bouge, la productivité agricole pourrait baisser de 2% en moyenne tous les 10 ans » : https://is.gd/pTaefF
 « Mais les choses changent. Une « Déclaration des droits des paysannes et des paysans » est actuellement en négociation à l’ONU » : https://is.gd/eD84SJ + https://is.gd/zvSiVS + https://is.gd/YymLUk

Bonus :
 « Le productivisme agricole » : https://is.gd/msbbnO
 « The global Land grab » : https://is.gd/Wz2Bi5
 Terre de liens : https://is.gd/aGwVx6
 Via Campesina : https://is.gd/KCGR45
 « Terres à vendre » : https://is.gd/qPt0dE

 

Source : #DataGueule

 
 

Datagueule

est une émission de télévision et une websérie. Elle propose des vidéos d’animation traitant de l’actualité sur un mode ludique et condensé dans un but didactique. Chaque épisode hebdomadaire tente de révéler et décrypter les mécanismes de la société et leurs aspects méconnus.

 
 
 
 

Nicolas Sersiron

Ex-président du CADTM France, auteur du livre « Dette et extractivisme » Après des études de droit et de sciences politiques, il a été agriculteur-éleveur de montagne pendant dix ans. Dans les années 1990, il s’est investi dans l’association Survie aux côtés de François-Xavier Verschave (Françafrique) puis a créé Échanges non marchands avec Madagascar au début des années 2000. Il a écrit pour ’Le Sarkophage, Les Z’indignés, les Amis de la Terre, CQFD. Il donne régulièrement des conférences sur la dette.

 

Autres articles en français de Nicolas Sersiron (58)

 

 

 

Source : http://www.cadtm.org

 

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 14:51

 

 

Source : http://la-bas.org/les-emissions-258/les-emissions/2016-17/medias-francais-qui-possede-quoi

 

 

Autour du Diplo de décembre PARTIE 4 [RADIO : 26’31]

Médias français : qui possède quoi

Le

 

 

 

Dernière partie de notre rencontre avec l’équipe du Monde diplomatique du mois de décembre, avec Pierre RIMBERT : médias français, qui possède quoi.

Un entretien de Daniel MERMET.

 
00:00
 
26:31
 
04. Pierre RIMBERT : le pouvoir médiatique en France

Une affiche qui prend le parti de la lisibilité plutôt que de l’exhaustivité. Y figurent des médias d’information qui « font l’opinion » et qui dépendent d’intérêts industriels ou financiers, de groupes de presse ou de l’État : publications généralistes nationales, quotidiens régionaux, audiovisuel national (et quelques chaînes de télévision locales). Les journaux départementaux, les titres indépendants (comme Le Canard enchaîné) ainsi que la presse dite alternative ne sont pas représentés. Enfin, on a limité les liens capitalistiques aux principaux actionnaires.

page centrale du Monde Diplo : Le pouvoir médiatique en France, un article de Marie BEYER & Jérémie FABRE
La carte du pouvoir médiatique en France, établie par Le Monde diplomatique et Acrimed (cliquez sur l’image pour l’agrandir) :

PNG

Merci à Pierre RIMBERT.
Merci aussi à Sophie DURAND-NGÔ du Monde Diplomatique.

Pauline BOULET attend vos messages sur le répondeur de Là-bas si j’y suis au 01 85 08 37 37.

journaliste : Daniel MERMET
réalisation : Jérôme CHELIUS
montage : Grégory SALOMONOVITCH
préparation : Jonathan DUONG

(Vous pouvez podcaster cette émission en vous rendant dans la rubrique « Mon compte », en haut à droite de cette page.)

Voir aussi

-  À LIRE :

Le Monde diplomatique du mois de décembre, en kiosques et en ligne sur www.monde-diplomatique.fr

- À ÉCOUTER :

« La déroute de l’intelligentsia », première partie de notre émission autour du Monde diplomatique du mois de décembre, avec Serge HALIMI

« Vieillir au féminin », deuxième partie de notre émission autour du Monde diplomatique du mois de décembre, avec Juliette RENNES

« Il y a le procès, la condamnation… et puis plus rien », troisième partie de notre émission autour du Monde diplomatique du mois de décembre, avec Léa DUCRÉ

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 13:24

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Privatisation

Grande-Bretagne : une prison privatisée confiée à Sodexo fait scandale

 

par

 

 

 

Un reportage réalisé par un journaliste de la BBC à l’intérieur de la prison HMP Northumberland, l’une des plus importantes du Royaume-Uni, met en lumière des conditions de détention chaotiques. La prison a été privatisée en 2013 et sa gestion confiée à l’entreprise française Sodexo, qui a immédiatement supprimé 200 emplois de gardiens. Le reporter s’est fait embaucher pendant deux mois comme gardien dans la prison, située dans le nord de l’Angleterre, et a pu filmer en caméra cachée la situation sur place.

Les images qu’il a collectées suggèrent que la réduction drastique du nombre des gardiens par Sodexo au moment de la privatisation, ajoutés à des problèmes endémiques de surpopulation carcérale, a fait basculer la prison dans une situation chaotique. Le reportage met notamment en lumière un trafic et une consommation incontrôlés de drogues, ainsi que des problèmes sérieux de sécurité. Quant aux services de réinsertion proposés par la prison, le journaliste évoque une formation à l’« employabilité » où il était demandé aux détenus de colorier des images du dessin animé Peppa Pig...

Voir la vidéo ci-dessous :

« Nous sommes fiers des personnels du centre pénitentiaire de Northumberland qui accomplissent leur tâche avec professionnalisme dans des circonstances difficiles », a réagi Sodexo – qui gère quatre prisons dans le pays – après la diffusion du reportage. Ce n’est pas la première fois que la gestion par Sodexo de prisons privatisées au Royaume-Uni attire l’attention de l’opinion (lire notre article). L’affaire a provoqué un scandale outre-Manche, et le ministère de la Justice a annoncé une enquête.

Photo : BBC

 

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 18:36

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Les ex-Pages jaunes mises à sac par des créanciers insatiables

Par martine orange
 
 

Depuis que l’ancienne filiale de France Télécom a été rachetée, elle a reversé 5 milliards d’euros à ses actionnaires-créanciers. Mais c’est encore insuffisant, semble-t-il, pour les fonds. Après avoir épuisé toutes les réserves financières de l’entreprise, ils ont engagé une machination pour ruiner les actionnaires minoritaires. En attendant de s’attaquer aux salariés.

Les salariés de SoLocal (ex-Pages jaunes) espéraient en avoir fini avec la guerre financière qui mine leur entreprise depuis des mois. Ils sont en train de découvrir qu'elle se poursuit par d’autres moyens.

Ils pensaient pourtant que la société allait retrouver un rythme plus normal, après l’assemblée générale surréaliste du 16 décembre. La restructuration financière imposée par les créanciers et la direction avait fini par être adoptée grâce au soutien des salariés. Les actionnaires minoritaires, appelés à être totalement ruinés par l’opération, semblaient renoncer. La société spécialisée dans l’édition des annuaires et des annonces électroniques (Pages jaunes, Mappy) allait peut-être pouvoir repartir. Erreur.

Jean-Pierre Remy, directeur de SoLocal © DR

Jean-Pierre Remy, directeur de SoLocal © DR

Dès le début de l’année, la direction s’est tournée vers les salariés pour leur demander, à leur tour, des efforts. Le plan « Conquérir » impose aux salariés de nouveaux objectifs de chiffre d’affaires toujours plus élevés, « intenables ». Les modes de calcul des frais techniques et des frais de démarchage ont été modifiés : les salariés, essentiellement des commerciaux, vont devoir travailler beaucoup plus pour espérer conserver la même rémunération. Les contrôles se sont accrus, la pression managériale se fait plus forte. La menace du licenciement plane partout.

 

« Voilà comment la direction remercie ses salariés commerciaux du terrain et de la télévente qui ont apporté leur soutien lors de la dernière AG de SoLocal pour la restructuration financière », tonne le syndicat FO de la société, dans une pétition qui circule depuis la fin de la semaine dernière. « Pour la direction, il fallait absolument que la restructuration financière passe. Elle a appelé les salariés à la soutenir, en incitant même certains à prendre des actions pour pouvoir voter à l’assemblée générale. Une fois qu’elle a obtenu ce qu’elle voulait, elle a cru avoir un blanc-seing auprès des salariés », raconte Frédéric Gallois, délégué syndical central FO chez SoLocal. « Mais là, ce n’est plus possible. Les gens sont épuisés et on nous demande toujours plus », dit-il.

Pourtant, l’ancienne filiale de France Télécom a versé 5 milliards d’euros à ses actionnaires et ses créanciers, sous forme de dividendes, de frais financiers et de remboursements de dettes depuis qu’elle s’est séparée de sa maison mère en 2006. Mais manifestement, ce n’est pas suffisant pour les fonds d’investissement devenus créanciers de l’entreprise. Appelés à devenir les principaux actionnaires avec la restructuration capitalistique, ils sont insatiables. SoLocal dégage une marge brute opérationnelle de 28 %, une marge nette de 6 %, mais ils réclament du rendement, jusqu’à épuisement...

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

 

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 17:59

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

A Paris, des tailleurs de pierre solidaires des migrants

Par Carine Fouteau
 
 
 

Des tailleurs de pierre organisent samedi 25 février à Paris une action symbolique à la porte de la Chapelle, pour dénoncer la présence de blocs de pierre empêchant l'installation de migrants à proximité du centre d'hébergement aujourd'hui saturé. 

Une action symbolique contre une violence symbolique. Des tailleurs de pierre se sont donné rendez-vous samedi 25 février sous le pont porte de la Chapelle à Paris, pour « bouger » la quarantaine de blocs de pierre que la mairie de Paris a installés le 10 février 2017, alors qu’il ventait et pleuvait, empêchant les migrants de se mettre à l’abri. Au cours des dernières semaines, beaucoup d’exilés avaient investi cet espace public, l’un des seuls susceptibles de les protéger des intempéries à proximité du centre de premier accueil de 400 places, aujourd’hui saturé. Ouvert en novembre 2016, ce lieu d’hébergement censé les accueillir est plein, si bien que les nouveaux arrivants n’ont d’autre choix que de dormir à la rue.

Le projet des tailleurs de pierre est né de la lecture d’un billet de blog publié sur Mediapart le 12 février, intitulé La cruauté qui vient et signé de Marie Cosnay. L’enseignante et écrivaine y décrivait l’horreur qu’avait suscitée en elle la découverte de ces pierres. « Ainsi les personnes sans refuge ne pourront plus s’allonger, s’allonger les uns contre les autres, pour se tenir un peu chaud, sous ce pauvre abri qu’est le pont. Même pas un pont. Même pas les corps contre les corps. Des pierres au lieu des corps », écrivait-elle. Dans les jours qui ont suivi, plusieurs personnes se sont rassemblées sur place de manière spontanée pour dénoncer cette installation dont la mairie conteste qu’elle ait pour but d’empêcher l’apparition d’un campement.

Sculpteur sur pierre depuis vingt ans, Frédéric a lui aussi écrit et diffusé sur les réseaux sociaux plusieurs textes pour exprimer son indignation. « Quand j’ai vu ces blocs, j’ai pensé à un cimetière de pierres. J’ai vu des gens essayer de les déplacer, mais ils n’y arrivaient pas tellement c’était lourd. L’idée a commencé à circuler que, nous, les pierreux, ne pouvions pas ne rien faire. Les cailloux, c’est notre métier. Nous savons comment leur donner du sens, comment transformer l’hostilité en accueil », explique-t-il. Ses écrits ont rencontré un certain écho auprès de ses confrères qui, comme lui, travaillent dans la restauration du patrimoine.

https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2017/02/24/capture-d-ecran-2017-02-24-a-16-52-09.png?width=236&height=235&width_format=pixel&height_format=pixel

Un groupe Facebook, Cœurs de Pierre et Solidaires, a été créé. Après avoir rencontré des migrants, dont certains occupent les interstices laissés vacants entre les pierres, et les collectifs de soutien qui interviennent dans les alentours en distribuant des couvertures et des repas, certains d’entre eux ont décidé d’organiser une action symbolique. Munis de leurs outils, une dizaine de tailleurs de pierre ont prévu d’être présents. Leur projet est d’intervenir samedi toute la journée, à l’aide de barres de fer et de morceaux de bois, afin de « bouger » ces blocs de 500 kilos à une tonne chacun pour « faire de la place ». « Nous verrons avec les migrants comment les disposer pour qu’ils puissent se mettre à l’abri. De fait, les pierres ont une certaine utilité : elles coupent le vent », indique-t-il. Puis, avec leurs massettes et leurs ciseaux, ils ont l’intention de graver les pierres afin d’y sculpter des messages d’hospitalité. « Nous avons pensé aux paroles de la chanson des Bérurier noir, "Salut à toi le Somalien, salut à toi le Soudanais" », indique-t-il.

 

« Ces pierres en calcaire d’un coût de 100 euros la pièce proviennent des carrières de Saint-Maximin dans l’Oise, elles servent habituellement à rénover les façades des immeubles et des grands monuments de la capitale. Nous devons leur redonner leur fonction première, qui est celle d’abriter, de protéger », insiste-t-i...

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

 

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

 

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Source : http://www.lexpress.fr

 

 

Paris: des tailleurs de pierres s'attaquent aux "blocs anti-migrants"

 

Par Amandine Seguin avec AFP, publié le , mis à jour à

 

 

De grosses pierres sont posées sous le pont de la Chapelle, boulevard Ney, dans le 18e arrondissement de Paris a deux pas du centre d'hébergement pour migrants pour empêcher l'installation d'un campement.

 

 

 

De grosses pierres sont posées sous le pont de la Chapelle, boulevard Ney, dans le 18e arrondissement de Paris a deux pas du centre d'hébergement pour migrants pour empêcher l'installation d'un campement.

Nguyen Van Hai-Barbi / MAXPP/MAX

 

Une dizaine de tailleurs de pierres ont déplacé des blocs mis en place par la mairie de Paris, ce samedi matin sous un pont situé à côté de la porte de la Chapelle, dans le nord de Paris.

 

Ils sont venus de toute la France. Ce samedi matin, une dizaine de tailleurs de pierres se sont donnés rendez-vous à la porte de la Chapelle, dans le nord de Paris. Depuis deux semaines, la mairie a placé des blocs de pierre, sous un pont. Un lieu où des réfugiés avaient l'habitude de passer la nuit aux abords du centre humanitaire pour les migrants

Paris: des tailleurs de pierres s'attaquent aux "blocs anti-migrants"

Jane Sautière

"Nous étions douze à quinze tailleurs de pierres, venus de Paris et de province. Nous sommes arrivés vers 9 heures", explique Fred Thibault, à L'Express. En deux heures, ces professionnels ont eu le temps de faire du "bardage", une technique qui consiste à déplacer les pierres pour "faire de la place" aux migrants, explique le tailleur de pierres. 

 
 

"Donner du sens à ce tas de cailloux"

L'objectif? "Nous souhaitions intervenir sur ces blocs afin de laisser de l'espace aux personnes sur place mais aussi de les sculpter pour le symbole", précise-t-il. "L'idée était de graver les pierres pour donner du sens à ce tas de cailloux en inscrivant par exemple des noms de personnes décédées en mer ou des citations", poursuit Fred Thibault. 

Paris: des tailleurs de pierres s'attaquent aux "blocs anti-migrants"

Jane Sautière

 

Ces blocs ont été mis en place début février. La mairie de Paris a mis en avant l'imminence de travaux de voirie pour justifier l'installation, dénoncée par les associations comme un harcèlement des migrants. Le 15 février dernier, Anne Hidalgo s'est défendue de d'avoir dressé un "dispositif anti-migrants". 

Une nouvelle opération?

Reste que ces blocs empêchent les personnes de s'installer pour passer la nuit. Une situation qui a révolté les tailleurs de pierres. "Notre objectif était d'alerter et de pointer du doigt la situation", assure Fred Thibault. L'arrivée des forces de l'ordre a stoppé leur action. "Nous avons préféré partir avant que la police n'intervienne pour éviter de nuire aux migrants", témoigne le tailleur de pierres. Cependant il n'est pas impossible qu'ils renouvellent l'expérience. "Nous allons contacter la mairie de paris pour leur demander une autorisation de sculpter ces blocs. Si la réponse est négative, on y retournera peut-être en mode pirate", assure-t-il. 

Plus de 5000 personnes ont été prises en charge dans le centre humanitaire pour les migrants en trois mois de fonctionnement, dont 3740 hommes, essentiellement afghans et soudanais. Le climat s'est toutefois tendu depuis plusieurs semaines en raison d'un afflux de migrants: selon plusieurs sources, 400 d'entre eux dorment autour du centre, le long des grilles ou sur le terre-plein du boulevard Ney. 

 

 

Source : http://www.lexpress.fr

 

 

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 17:33

 

 

Source : https://feriadulivre.jimdo.com/et-2017/

 

 

Les partis politiques sont-ils utiles pour l'émancipation ?

 

En 2017, un premier partenariat s'est noué avec l'UCCN (Univ. populaire de Nimes), Mediapart et Attac afin d'organiser un évènement en commun, le 21 janvier 2017, sous la forme d'un forum.

Vous trouverez ICI une retransmission des débats et une présentation complète de l'initiative à partir de la page consacrée par Mediapart à cet évènement.

 

 

 

Forum 2 pour l’émancipation de Nîmes

 

« Sortir du capitalisme ? Luttes locales, nationales, mondiales »

 

Co-organisés par l'Université Critique et Citoyenne de Nîmes, la Féria du livre de la critique sociale et des émancipations de Nîmes et Attac Nîmes

 

Soutenus par Mediapart

 

Samedi 4 mars 2017 - 10h30-12h30 et 14h30-17h30

 

Foyer Maurice Albaric (27 rue Jean Reboul - Nîmes)

 

 

 

Présentation

 

 

 

Le capitalisme est un système socio-économique générateur d’inégalités sociales, de dégâts écologiques et de désordres existentiels pour les individus. Sa logique actuelle de globalisation néolibérale et sécuritaire détricote les quelques acquis démocratiques gagnés de hautes luttes antérieurement. Par ailleurs, le capitalisme se nourrit d’autres formes de domination, autonomes par rapport à sa logique de profit : sexisme, racisme, etc. Il faut donc sortir du capitalisme. Mais comment ? C’est sur ce comment que les ami-e-s des émancipations buttent aujourd’hui dans une sorte de panne stratégique après les espoirs, les déceptions et les impasses du XXe siècle. Comment relier les combats revendicatifs et les expérimentations alternatives, les résistances sociales et les initiatives culturelles ? Comment sortir du poids des xénophobies à travers l’extrême droitisation en cours en promouvant un peuple multicolore, pluriculturel, ouvert sur le monde ? Comment éviter l’attraction du repli national en trouvant des articulations entre luttes locales, nationales et mondiales ? Lors de ce second Forum de l’émancipation de Nîmes, il ne s’agira pas de prétendre proposer des réponses définitives à ces questions difficiles, mais d’ouvrir un chantier d’interrogations.

 

 

 

Cette journée du 4 mars 2017 sera aussi l’occasion de rendre un hommage à José Blat, né le 22 août 1951 à Palma de Majorque et décédé trop tôt ce 22 février à Nîmes. Militant politique, syndical et associatif, José est à l’origine de ces deux Forums pour l’émancipation de Nîmes. Que sa famille et ses proches reçoivent nos profondes condoléances. Et surtout que continue à vivre son message émancipateur, par-delà la tristesse qui nous serre la gorge !

 

 

 

Programme

 

 

 

10h30 : Ouverture du Forum

 

 

 

11h-12h30 : Conférence de Andreu Coll (militant de Podemos) sur « Ils nous gouvernent mais nous représentent-ils ? »

 

 

 

14h30-17h30 : Table-ronde avec Carmen Castillo, Andreu Coll, Philippe Corcuff et Gustave Massiah

Animée par un-e journaliste de Mediapart

 

 

Source : https://feriadulivre.jimdo.com/et-2017/

 

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 21:59

 

 

Source : http://blogyy.net/2017/02/23/operation-macron/

 

 

Opération Macron

 

 

http://blogyy.net/wp-content/uploads/2017/02/macron-melenchon-hamon-fillon-le-pen-youlountas-france-insoumise-abstention-medias-manipulation.jpg

 

Désintox.

 

OPÉRATION MACRON

 

Jamais les mass-médias français n’ont à ce point matraqué nos petites cervelles. À côté de ça, la campagne pour l’adoption du Traité Constitutionnel Européen en 2005, c’était pinuts — d’ailleurs, ça n’a pas marché. La propagande pour aller envahir l’Irak et je ne sais quelle autre région lointaine, c’était vintage, mou du genou, téléphoné. On en aurait même rigolé si des milliers de gosses n’étaient pas morts dans les ruines sous les frappes chirurgicales libératrices. Mais tout ça, c’était avant.

Nous voilà maintenant de plein-pied dans l’ère du message au millimètre, de la mise en scène huilée, du calendrier méticuleusement préparé, de l’orchestre symphonique des éditocrates et des chroniqueurs à l’unisson — excepté quelques dissonnances tolérées pour donner l’apparence du pluralisme. Ce n’est plus un matraquage médiatique, c’est un bombardement publicitaire au napalm. Et cette opération a un nom : Macron.

 

« le petit Jésus de la finance descendu sur Terre pour expier nos pêchés »

Qui aurait cru, il y a quelques années, que ces médias à la botte, avec leurs grosses ficelles minables et leurs répétitions abrutissantes, parviendraient à nous vendre un nouveau venu en quelques mois, à peine sorti du chapeau, avec ses dents longues, ses amphétamines ras-la-gueule et sa coke ras-les-narines ? Qui aurait pu imaginer que le capital parviendrait à nous servir sur un plateau la caricature même de ce que les Français prétendent le plus détester : un énarque doublé d’un banquier d’affaire triplé d’un communicant politique ?

Macron, c’est tout ça à la fois : le fils prodigue du pouvoir, le petit Jésus de la finance descendu sur Terre pour expier nos pêchés, la petite voix à l’oreille des dirigeants politiques et économiques qui sort finalement de l’ombre pour venir nous parler directement en pleine lumière. Plus besoin d’intermédiaires. Le capitalisme décomplexé, libéral jusqu’à l’os, euphorique et sûr de lui, a choisi, cette fois, de nous la jouer brut de décoffrage : après la langue de bois, l’heure est à la langue de fer, et cette heure, c’est l’heure Macron.

 

« Hamon et Fillon sont les parfaits contrefeux de sa campagne »

Parachutés de chaque côté, par des primaires du PS et de la droite sous forte influence médiatique, Hamon et Fillon sont les parfaits contrefeux de sa campagne, positionnés aussi près que possible de ses principaux concurrents : Mélenchon et Le Pen.

Adoubé par Cambadélis et Valls en personne, le preux chevalier Hamon a carrément repris les armoiries du Mélenchon de 2012 : même couleurs du logo, cravate et veste à l’identique, copié-collé de phrases entières, racolage idéologique à grands renforts de mots valises et d’un vrai-faux rapprochement qui a fait pschitt.

Même chose de l’autre côté, avec un Fillon carrément positionné dans le jardin de Le Pen. Plus réac que moi, tu meurs ! Des sorties médiatiques à séduire les pires dévots de la Manif pour tous. Des petites phrases à susciter l’orgasme onaniste des plus chastes gardiennes de l’intégrisme catholique. Travail Famille Patrie versus 2017. Pétain, le retour.

 

« Le petit chéri du capital commence déjà à distribuer les portefeuilles »

Oui, mais cette petite musique de nuit (et brouillard) étant particulièrement à la mode dans la France de la seconde génération Le Pen, Fillon a dépassé les espérances des stratèges sans vraiment affaiblir sa cible. La copie Fillon n’a fait que renforcer l’original Le Pen, lui donnant, au contraire, une légitimité de plus.

Qu’à cela ne tienne, quelques jours après ce constat, la baudruche Fillon a été dégonflée illico presto par quelques petites affaires sous le coude. Et hop ! Quelques points de moins pour Fillon, dont une bonne partie reportée sur Jésus Macron. Du coup, en position de force, à nouveau favori dans les sondages fabriqués par ses soutiens, le petit chéri du capital commence déjà à distribuer les portefeuilles et à rallier les politicards en mal de gamelle.
— Et pour Monsieur Bayrou, qu’est-ce que ce sera ? L’éducation ou l’agriculture ? L’aile ou la cuisse ?
— Ce que vous voulez, mon cher Emmanuel, puissiez-vous me permettre de savourer à nouveau les joies du protocole, les délices du pouvoir et le salaire de la fonction.

Tout est prêt. La messe est dite. There is no alternative.
— Ce sera Macron et personne d’autre, nous répètent les éditocrates.
— A moins que Le Pen continue à monter, menacent certains.
— Pour éviter l’extrême-droite, il n’y a qu’un moyen : rassembler au centre, concluent-ils à l’unisson.

Bingo ! Revoilà la vieille rengaine du vote utile, dès le premier tour, pour faire barrage au sempiternel danger du parfait épouvantail. Si le FN n’existait pas, il faudrait l’inventer.

 

« Jésus Macron contre Juda Le Pen »

Les autres candidats n’existent plus. Poutou fait campagne devant son usine. Mélenchon crée son propre média sur youtube. Qu’importent la légitimité ouvrière du premier et le succès populaire du second qui a hissé son mouvement politique, France Insoumise, loin devant tous les partis traditionnels avec plus de 250 000 adhérents. Qu’importent également tous les autres, ici ou là. La télé et la presse ont déjà choisi : ce sera Jésus Macron contre Juda Le Pen. Un partage des rôles bien connu entre capitalisme et fascisme, les frères siamois du pouvoir, tellement utiles l’un pour l’autre.

Pendant ce temps, dans le silence médiatique, les mouvements de protestation se multiplient partout dans l’hexagone. Celles et ceux qui considèrent que la lutte est d’abord et avant tout dans la rue essaient de mettre le feu aux poudres et tentent de faire redescendre le débat dans la vraie vie : actions contre l’impunité policière, marche pour la justice et la dignité, blocus contre les violences d’État, journées de soutien aux inculpés, concerts pour les prisonniers, Perturbe ta Ville, Génération Ingouvernable, manifs, entartages, farine-party, émeutes, occupations, assemblées spontanées… Rien n’y fait ! Les mass-médias n’ont rien vu, rien entendu et ne diront rien. Malgré des centaines d’actions par semaine d’un bout à l’autre du pays, rien ne filtre à la télé, exceptés une poignée de vitres cassées et quelques gros plans sur des blessés triés sur le volet : policiers victimes de bavures révolutionnaires.

 

« Sommes-nous vraiment si stupide ? »

Quelles que soient les formes de résistances choisies par les uns ou les autres, au moyen d’une alternative électorale ou d’une abstention active, on entend la même petite voix qui nous répète que l’avenir est déjà tracé et que nous ferions mieux de retourner à de saines occupations plutôt que de perdre inutilement notre temps à lutter.

Février 2017 se termine. L’opération Macron bat son plein, avec ses ralliements, ses contrefeux et son épouvantail. Jusqu’à quand ?

Sommes-nous vraiment si stupides pour tomber par millions dans cet énorme panneau, ou bien le pouvoir, trop sûr de lui, va-t-il faire face à une grosse, très grosse surprise ?

Yannis Youlountas

 

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 21:58

 

 

Source : http://www.lefigaro.fr

 

 

70 salariés d'ING apprennent leur licenciement par un mail envoyé... par erreur

 

 

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Le siège de la banque ING Direct situé aux Pays-Bas.

VIDÉO - Le courrier électronique envoyé par la direction des ressources humaines de la banque en ligne contenait un rapport qui préconisait la fermeture prochaine de trois sites français à Reims, Paris et Lyon.

Un e-mail envoyé par erreur. C'est par cette bourde des ressources humaines que des salariés de la banque en ligne ING Direct ont appris le 28 novembre leur futur licenciements. Selon Le Parisien, le courrier électronique rédigé en anglais était normalement destiné au comité de direction de cette banque, filiale d'un groupe néerlandais. L'e-mail contenait ainsi un rapport de 26 pages annonçant la fermeture prochaine des agences de Reims, Paris et Lyon.

«En lisant ce mail, des collègues se sont mis à pleurer, à crier», raconte l'une des salariées touchées par ce plan social. Malgré de confortables bénéfices (4,65 milliards d'euros en 2016, soit une hausse de 16%), la banque en ligne ING a décidé de fermer trois sites français au printemps 2017 mettant sur la sellette près de 70 postes, soit environ 10% des effectifs français.

Le document détaillait la marche à suivre pour que la direction mène à bien son plan social. Il prévoyait un calendrier des annonces, une liste des embûches à éviter et mettait en garde contre «risques» collatéraux tels que les grèves, la dégradation du service client, la démotivation des équipes ou encore la mauvaise publicité qui nuierait à l'image de la banque.

 

Une grève illimitée sur le site de Reims

«Ce n'est qu'un projet», répond la direction. Cette déclaration correspond au discours préconisé page 4 du document: «Toujours utiliser le conditionnel» puisqu'il ne s'agit que d'un «projet». Contactée par Le Figaro, la direction des ressources humaines n'a pas souhaité s'exprimer. De son côté, la direction rappelle que 25 postes seront créés sur un site parisien.

http://i.f1g.fr/media/figaro/300x200/2017/02/23/XVM0929666c-f9dc-11e6-a915-9c70b2c29c59-300x200.jpg

Pour contrer la mise en place de ce plan social, les salariés de Reims (Marne) - dont le site va fermer- se sont mis en grève pour une durée illimitée. Une vingtaine d'autres ont manifesté munis de pancartes devant une agence du XIIe arrondissement de Paris. Présent sur place, leur avocat, Thomas Hollande, mandaté par les organisations syndicales d'ING, a expliqué que «la direction refusait d'augmenter les indemnités de licenciement à un niveau décent».

Les salariés d' en grève contre un plan social

 

 

 

(Avec AFP)

 

 

Source : http://www.lefigaro.fr

 

 

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 21:50

 

 

Source : http://www.rfi.fr

 

 

Espagne: l’ex-directeur du FMI Rodrigo Rato condamné à 4 ans de prison

media

L'ex-patron du FMI Rodrigo Rato a été décrit par le parquet espagnol comme un «délinquant compulsif». REUTERS/Andrea Comas

En Espagne, deux responsables de la caisse d'épargne Bankia et 65 autres cadres ont été condamnés à des peines de prison ou des amendes pour avoir détourné plus de 12 millions d’euros entre 2003 et 2012. Parmi eux, Rodrigro Rato, ex-directeur du Fonds monétaire international (FMI), ex-banquier, ex-ministre de l'Economie, et l'un des piliers du Parti populaire (PP) de Mariano Rajoy. Condamné ce jeudi à quatre ans et demi de prison, Rodrigo Rato est devenu le symbole des errements de l'establishment.

 

Avec notre correspondant à Madrid,  François Musseau

Rodrigo Rato, c'est tout un symbole. Le symbole d'une époque où l'argent coulait à flots et où la corruption régnait en maître. Celui qui fut le gourou économique du gouvernement d'Aznar dans les années 1990, puis président du Fonds monétaire international, est aujourd'hui un homme voué aux gémonies, détesté dans l'opinion publique.

Il a été condamné pour avoir autorisé et facilité l'usage illimité d'une carte de crédit que pouvaient utiliser tous les dirigeants de Bankia, alors qu'il présidait la caisse d'épargne, qui allait être sauvée de la faillite grâce à de l'argent public. Entre 2003 et 2012, environ 12,5 millions d'euros auraient ainsi été dépensés de façon frauduleuse.

Comme l'affirme le parquet, qui le décrit comme « un délinquant compulsif », Rodrigo Rato aurait aussi détourné près de 7 millions d'euros vers des paradis fiscaux. Une véritable disgrâce pour un homme qui, il y a seulement quelques années, était considéré comme le symbole de la réussite et de l'honnêteté. Il a été condamné ce jeudi à quatre ans et demi de prison, à une amende de 100 000 euros et à l'inéligibilité pour une quelconque fonction publique.

 

 

 

Source : http://www.rfi.fr

 

 

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