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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 17:20

 

 

Source : http://www.midilibre.fr

 

 

Nîmes : 200 personnes ont manifesté contre l’expulsion de migrants

Nîmes : 200 personnes ont manifesté contre l’expulsion de migrants

 

L e préfet reste inflexible sur l'application de la directive de Dublin qui permet  de renvoyer les migrants vers le premier pays par lequel ils sont entrés en Europe.

Plus deux cents personnes ont manifesté leur soutien jeudi 30 mars au soir, de la Maison carrée à la préfecture en passant par les arènes, à une quarantaine de migrants accueillis depuis novembre dernier dans deux centres d'accueil et d'orientation nîmois après le démantèlement de la "Jungle de Calais". 

 
 

Retour en Italie

Ces personnes, dans la grande majorité des Soudanais, pourraient être renvoyées pour la plupart en Italie si le préfet du Gard applique la directive de Dubin qui oblige toute personne à revenir dans le premier pays européen où ses empreintes digitales ont été relevées. Depuis février dernier, par deux fois, une quinzaine d'associations ont sollicité le préfet du Gard pour éviter tout départ de France, de crainte d'expulsions de migrants vers le Soudan par les autorités italiennes. 

"D'autres préfets comme celui de l'Hérault et de la Somme n'ont pas suivi cette directive. Quand Bernard Cazeneuve était encore ministre de l'Intérieur, il avait promis de ne pas appliquer ce "Dublinage'", a précisé Roger Mathieu, l'un des cinq membres de la délégation reçue jeudi en début de soirée durant une heure par le directeur de cabinet du préfet et le secrétaire général en préfecture du Gard.

 

Un hommage aux migrants noyés

Un entretien qui a ponctué cette manifestation dont le point d'orgue a été ce moment où les manifestants ont été invités à s'allonger sur le parvis des arènes et à observer une minute de silence en hommage aux migrants noyés dans la mer Méditerranée. L'ampleur de la mobilisation n'a pas pour autant infléchi la position préfectorale.

La délégation a juste indiqué jeudi soir que la préfecture n'allait pas appliquer la procédure à l'un des migrants arrivé au CAO avant le 27 octobre. Toutefois, une quinzaine d'autres risquent rapidement de devoir prendre un billet d'avion pour revenir dans le premier pays européen où ils ont été enregistrés. L'un des migrants doit d'ailleurs s'envoler vers la Suède dès lundi prochain. C'est pour éviter ce cas de figure et permettre aux autres de pouvoir demander l'asile en France que la délégation a demandé à rencontrer le préfet dans les prochains jours.

 

 

 

Source : http://www.midilibre.fr

 

 

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 14:31

 

 

Source : http://www.francetvinfo.fr

 

Chômage: les seniors bientôt moins indemnisés

FRANCE 2
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France 2France Télévisions

Mis à jour le
publié le

 

Ce mercredi 29 mars marque la signature d'un nouvel accord pour une nouvelle assurance chômage. Les seniors seront pénalisés et seront indemnisés moins longtemps.

Actuellement, les seniors ont droit à trois ans d'allocations. Mais la règle va changer, à partir du 1er septembre, les nouveaux chômeurs âgés de 50 ans n'auront plus droit qu'à 2 ans d'indemnisation, comme les autres demandeurs d'emploi. "Si on a un an de plus, ça ouvre d'autres perspectives, surtout si on veut faire d'autres formations", explique une demandeuse d'emploi de plus de 50 ans. Désormais, seuls les plus de 55 ans auront le droit à 3 ans d'indemnisation. Les plus de 53 ans auront, eux, droit à 30 mois d'indemnisation et à 6 mois de formation.

 

Des syndicats en désaccord

"C'est 40 000 personnes qui vont se retrouver en fin de droit plus tôt dans les 50-53 ans qui vont perdre un an. Et 40 000 personnes qui vont perdre 6 mois", explique Denis Gravaouil de la CGT. Les autres syndicats ne partagent pas ces critiques. "C'étaient les ajustements nécessaires pour pouvoir produire un peu d'équité et d'égalité entre les demandeurs d'emploi", indique Michel Beaugas de Force ouvrière. Les 55-59 ans sont ceux qui ont le plus de mal à retrouver un emploi.

 

 

 

Source : http://www.francetvinfo.fr

 

 

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 14:22

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Fiscalité

Comment récupérer 200 milliards d’euros sans imposer aux Français une cure d’austérité

 

par

 

 

 

 

Exonérer ici, supprimer des postes là, taxer davantage le plus grand nombre... Les candidats de droite et du centre ne font guère preuve d’inventivité en matière de politique fiscale. Pourtant, des recettes existent pour financer des politiques volontaristes au service de l’intérêt général, sans obliger chacun, en premier lieu les non riches, à « se serrer la ceinture », ni mettre au chômage des dizaines de milliers de fonctionnaires. Entre 130 et 200 milliards d’euros pourraient être facilement récupérés, estime « Rendez l’argent ! », un rapport publié par Attac et un collectif d’organisations et de syndicats. Mais cela signifie s’attaquer vraiment aux délinquants en col blanc.

Les candidats à l’élection sont régulièrement sommés de chiffrer leurs programmes. Entre promesses de réductions d’impôts ou de revenu universel, de nouvelles exonérations de cotisations pour les employeurs ou de hausse de la TVA pour l’ensemble des consommateurs, de sécurité sociale intégrale ou de suppression massive de postes de fonctionnaires, chaque proposition passe désormais sous les fourches caudines des gardiens de la rigueur budgétaire et de la réduction de la dette. Le bien-être des générations futures dépendrait davantage de lignes comptables bien équilibrées plutôt que du contenu des politiques menées.

L’association altermondialiste Attac et le collectif « Nos droits contre leurs privilèges », qui rassemble plusieurs organisations de la société civile et des syndicats de l’administration fiscale, se sont livrés à un petit exercice de chiffrage un peu différent. Leur rapport, rendu public ce 28 mars et intitulé « Rendez l’argent ! », chiffre à 200 milliards d’euros la somme qui peut être récupérée en menant des politiques fiscales plus justes. De quoi, selon ces organisations, financer des centaines de milliers de créations d’emplois utiles à la transition écologique, relancer la recherche publique, favoriser l’accès à l’éducation et à la santé, ou ressusciter l’aide publique au développement.

 

Renforcer la lutte contre la fraude fiscale : 60 à 80 milliards

La fraude fiscale représente un manque à gagner de 60 à 80 milliards d’euros par an, soit l’équivalent du déficit public annuel (75,9 milliards en 2016). Cette fraude prend plusieurs formes : le travail dissimulé, la fraude à la TVA, la sous-estimation de la valeur du patrimoine, le paiement de sommes en liquide non déclarées constituent les principales pratiques frauduleuses quand l’argent en question ne sort pas du pays. À l’échelle internationale, c’est encore plus complexe : l’administration fiscale doit au quotidien identifier les sociétés écrans, comprendre des montages sophistiqués, repérer des manipulations de prix. Qui sont ces fraudeurs ? Les deux tiers de ces délinquants en col blanc sont des entreprises, l’autre tiers sont des particuliers.

« La liberté de circulation des biens et des capitaux, les « paradis fiscaux et judiciaires », le numérique, l’ingénierie financière et fiscale ou le manque de coopération constituent des facteurs qui favorisent [cette fraude] », estime le syndicat Solidaires finances publiques, qui a participé à l’élaboration du rapport et publié en parallèle son « bilan fiscal du Quinquennat ». Un contournement de l’impôt parfois réalisé avec la complicité des autorités : l’UEFA, qui a organisé le championnat d’Europe des nations en 2016, n’a payé aucun impôt en France. « C’est en quelque sorte une double peine en termes de finances publiques : les investissements réalisés par les pouvoirs publics français pour l’organisation du tournoi auraient coûté 2 milliards d’euros (1,4 pour les stades et 600 millions pour les transports). Mais les bénéfices réalisés, estimés à 900 millions d’euros, sont exonérés », pointe le syndicat des personnels de Bercy.

Pour récupérer ces milliards « qui échappent à l’impôt », le collectif propose une série de mesures : obliger les multinationales à rendre des comptes sur leurs activités et filiales dans chaque pays pour sanctionner celles qui pratiquent un « shopping fiscal », en premier lieu les banques françaises et européennes. Un calcul de l’organisation Oxfam révèle que les vingt premières banques européennes réalisent en moyenne un quart de leur bénéfice de 2016 au sein de paradis fiscaux. Sur le podium des banques qui contournent le plus les impôts de leurs pays respectifs : la britannique HSBC (57 % des bénéfices au sein des paradis fiscaux), l’italienne Unicredit (36%) et la néerlandaise ING (34%). BNP Paribas arrive en 4ème position (32%), la Société générale est 6ème (22%), loin devant les autres banques hexagonales (voir le rapport d’Oxfam).

Les auteurs de « Rendez l’argent ! » proposent aussi de créer un statut de lanceur d’alerte, avec « aide financière et protection contre les représailles et intimidations ». Aujourd’hui ces lanceurs d’alerte sont, au mieux, harcelés et bannis de leur métier, telle Stéphanie Gibaud, ancienne comptable d’UBS France ; au pire condamnés à des peines de prison ou des amendes par leur employeur, comme Antoine Deltour et Raphaël Halet, les anciens employés du cabinet de conseil luxembourgeois PricewaterhouseCoopers, à la source du scandale Luxleaks (lire ici).

Indispensable à cette lutte contre la fraude fiscale, le renforcement « des effectifs et des moyens des administrations impliquées dans la traque des délinquants financiers ». Des efforts ont certes été accomplis sous ce quinquennat. Les redressements et régularisations fiscales ont ainsi rapporté 2,7 milliards d’euros en 2015. Le syndicat des finances publiques tire pourtant la sonnette d’alarme : 3100 emplois ont été supprimés en six ans, une baisse d’effectifs qui frappe également l’ensemble des pays de l’Union européenne.

« Au nom de la rigueur budgétaire, on a créé ainsi les conditions d’un maintien à haut niveau de la fraude fiscale : un choix économiquement, socialement et budgétairement totalement contre-productif », écrit Solidaires finances publiques. Pour l’instant, seuls deux des principaux candidats abordent le renforcement de la lutte contre l’évasion fiscale dans leur programme : Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon. Marine Le Pen l’évoque sans en détailler les aspects concrets. Et parmi les dizaines de milliers de postes de fonctionnaires que promettent de supprimer Emmanuel Macron (120 000 postes) et François Fillon (500 000), nul ne sait combien concernent Bercy et ses services anti-fraudes.

 

Taxer les transactions financières : entre 10 et 36 milliards

Une taxe sur les transactions financières (TTF) existe déjà en France. Adoptée en 2012, elle rapporte un peu moins d’un milliard d’euros par an. S’appliquant principalement aux échanges d’actions des sociétés cotées en bourse, elle a été renforcée fin 2017, avec un taux passant de 0,2 % à 0,3 %. Cette taxe réajustée prend davantage en compte les échanges spéculatifs, quand les achats et les ventes d’actions se déroulent sur une même journée. La mise en œuvre de cette TTF renforcée, prévue en 2018, dépendra de la nouvelle majorité. Un projet de taxe similaire est également en discussion entre dix pays européens, mais les négociations sont sans cesse repoussées.

Les propositions de « Rendez l’argent ! » souhaitent aller plus loin, en promouvant une taxe de 0,1 % sur toutes les transactions financières, et de 0,01 % sur certains produits dérivés, qui servent à spéculer sur la valeur d’une matière première ou d’un bien immobilier. Les recettes d’une telle taxe « sont estimées à 36 milliards d’euros à l’échelle européenne et 10,8 milliards d’euros par an pour la France », dit Attac. Si cette taxe était étendue à l’ensemble des produits dérivés – plusieurs centaines de milliards d’euros échangés chaque année –, elle pourrait rapporter « jusqu’à 36 milliards d’euros par an rien qu’en France ». Quid de la mise en œuvre technique d’une telle taxation ? « On peut tout d’abord prélever la taxe sur le lieu de négociation, c’est-à-dire dans les salles de marché des banques. On peut aussi décider de la prélever dans les chambres de compensation et les centrales de règlement-livraison nationales et internationales (comme Clearstream ou Euroclear, ndlr) qu’utilisent les banques pour effectuer les règlements d’espèces et les livraisons de titres. »

Qu’en disent les candidats à l’élection présidentielle ? Jean-Luc Mélenchon propose, dans son programme, d’« instaurer une taxe réelle sur les transactions financières ». Benoît Hamon l’étend à l’Europe « afin de doter la zone euro d’un budget et d’une Assemblée propres ». Emmanuel Macron demeure flou sur ses intentions : « La TTF est un totem pour les uns, un tabou pour les autres. Pour moi, ce n’est ni l’un ni l’autre. Il faut d’abord savoir comment on gère la sortie du Royaume-Uni, première place financière du continent », explique-t-il. En clair : le candidat d’En marche ! se garde la possibilité d’attirer banques et fonds d’investissement en France, quitte à ne pas réguler la finance spéculative, alors que Londres a instauré une taxe similaire à la TTF française, mais légèrement plus élevée (0,5%). De leur côté, ni François Fillon, ni le programme du FN ne l’évoquent. Fillon s’était, en tant que député, prononcé contre le renforcement de la TTF. L’ensemble des parlementaires LR et UDI avaient voté contre.

 

Réformer les niches fiscales : 10 à 15 milliards

La France compte... 451 niches fiscales ! Elles constituent un manque à gagner total de 89,9 milliards d’euros pour les finances publiques. Certaines d’entre-elles coûtent très cher : celles qui permettent des réductions d’impôt, sous certaines conditions, en cas d’achat d’un bien immobilier pèsent 1,5 milliard d’euros (lire : Logement : ces niches fiscales coûteuses, inutiles et contre-productives) ; le crédit impôt recherche accordé aux entreprises dépasse 5 milliards d’euros, « alors que son efficacité n’a pas été démontrée et qu’il sacrifie la recherche publique ».

Le rapport propose de revoir l’ensemble de ces niches afin d’étudier leur efficacité au regard de leur coût. « Une telle revue permettrait de définir celles qui doivent être supprimées ou réformées, de dégager des ressources et également de procéder à une réforme fiscale de fond. » Renforcer la progressivité de l’impôt pour que les ménages très aisés y contribuent davantage permettrait de dégager entre 5 et 10 milliards. Ré-équilibrer l’imposition entre PME, qui paient pleinement l’impôt sur les sociétés, et les grands groupes qui délocalisent leurs bénéfices grâce à leurs filiales, permettrait de dégager un montant similaire, soit 10 à 20 milliards pour ces deux mesures.

 

Conditionner les exonérations du CICE : 40 milliards pour l’emploi

Pour compléter ces recettes, les associations altermondialistes suggèrent d’octroyer sous conditions une nouvelle forme de crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). Celui-ci coûte actuellement 40 milliards d’euros par an et n’a contribué à créer ou sauvegarder – au mieux – que 100 000 emplois. Soit une subvention indirecte de… 400 000 euros par emploi ! Pourtant, 40 milliards, c’est l’équivalent de 600 000 emplois au salaire moyen (un salarié payé 2200 euros nets), cotisations salariales et patronales comprises. À la place du CICE, les entreprises pourraient bénéficier d’aides directes et de crédits fléchés en échange de « la création d’emplois utiles, en particulier dans le secteur de la transition écologique ». Si François Fillon et Emmanuel Macron annoncent d’importantes baisses de cotisations et de prélèvements en faveur des entreprises au nom de leur « compétitivité », aucun n’a fixé de contreparties à ces cadeaux.

 

Supprimer les aides aux énergies fossiles : 10 milliards

Là encore, il s’agit de s’attaquer à un étrange paradoxe fiscal : alors que la lutte contre les dérèglements climatiques et la mise en œuvre d’une transition écologique semblent faire consensus, les énergies fossiles, issues du pétrole et les plus polluantes, demeurent allègrement subventionnées. « Exemption de TVA pour le pétrole en Outre-mer, TVA réduite sur l’essence en Corse, défiscalisation du kérosène, taux réduit pour le fioul utilisé comme carburant, défiscalisation des carburants pour les chauffeurs de taxis et les agriculteurs »… La liste de ces exemptions laissent perplexe au regard de la multiplication des pics de pollution.

Ces subventions à la consommation d’hydrocarbures coûtent 3,4 milliards d’euros par an. Attac y ajoute l’abattement fiscal sur le prix du diesel à la pompe, soit 5 à 6 milliards supplémentaires. Un avantage fiscal que Ségolène Royal a décidé d’étendre progressivement à l’essence. « Rendez l’argent ! » souhaite au contraire leur suppression progressive. Une question demeure : comment remplacer ces aides indirectes à des professions sinistrées ou en difficulté, comme les agriculteurs et les taxis, ou à des populations défavorisées, telles celles d’Outre-Mer.

Au total, ce sont donc entre 130 et 200 milliards de recettes fiscales qui sont potentiellement récupérables, au service d’une fiscalité plus juste et d’une meilleure répartition des richesses, sans alourdir les impôts et taxes acquittés par les classes populaires et moyennes, ni mettre au chômage des dizaines de milliers de fonctionnaires. Reste à observer quels seront les candidats les plus favorables à cette justice fiscale. Nul besoin d’être devin pour cela.

Ivan du Roy

 La campagne « Rendez l’argent ! »

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 14:07

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Inégalités

En France, le travail tue 1200 personnes chaque année

par

 

 

Le 1er octobre 2016, un ouvrier est mort sur le chantier de l’Opéra, à Paris, écrasé par plusieurs plaques de verres pensant chacun 250 kilos. Six jours plus tard, dans la Drôme, c’est un apprenti bûcheron qui a perdu la vie écrasé par un arbre. À la fin de ce même mois d’octobre, trois autres travailleurs sont morts, dans le secteur du bâtiment et de l’automobile : deux après des chutes de plusieurs mètres, l’autre écrasé par un camion....

Chaque année en France, on déplore 500 accidents du travail mortels. Et ce décompte macabre stagne depuis 15 ans, après avoir beaucoup diminué – on était à plus de 2000 accidents du travail mortels en 1970 [1]. « Malgré cette hécatombe de décès depuis de nombreuses années, les employeurs et les pouvoirs publics refusent de réagir de manière efficace et choisissent l’indifférence », proteste l’Union syndicale Solidaires dans son dernier bulletin d’information « Et voilà ». « Ces derniers tentent parfois de minimiser la réalité dramatique qui se cache derrière ces données chiffrées en expliquant que la population active a légèrement augmenté sur cette période et donc que la fréquence de ces décès n’est pas si importante tout compte fait… »

Davantage que la démographie, ce qui semble en cause sont bien les défaillances de la prévention des risques professionnels par les employeurs. « Tout accident de travail est évitable », assure Pascal Jacquetin, directeur adjoint des risques professionnels à la Caisse nationale d’Assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts) [2]. L’analyse des causes de ces drames professionnels démontre qu’ils suivent tous des scénarios identifiables, souvent prévisibles. Mis à part les malaises, tous auraient pu être évités. Le Code du travail, quoiqu’en disent ses détracteurs, fixe les grands principes que doivent respecter les employeurs « pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ».

Les personnes décédées des suites d’un accident ne sont pas les seules à mourir à cause de leur travail. Il faut y ajouter ceux et celles qui sont, chaque année, emportés par une maladie professionnelle, cancers en premier lieu, ou qui meurent lors d’un accident de trajet lié au travail. On arrive alors à un total de plus de 1200 décès de travailleuses et de travailleurs par an, soit plus de 20 000 morts au travail depuis 2000 !

 

Lire aussi : Pourquoi la réforme du code du travail met en péril la sécurité et la santé des salariés

 

Notes

[1Ces données valent uniquement pour le régime général puisque les données pour la fonction publique sont soit inexistantes, soit non publiques, soit incomplètes

 

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 12:39

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Le groupe Engie se perd dans la transition énergétique

Par martine orange

 

 

Pour la troisième fois en quatre ans, Engie (ex-GDF-Suez) est en perte. Le groupe a décidé de changer de stratégie pour devenir le leader de la transition énergétique. Les salariés sont déboussolés et regardent, navrés, brader les actifs historiques. Au sommet, la guerre continue entre Gérard Mestrallet, président, et sa directrice générale, Isabelle Kocher. Sous l’œil impassible de l’État actionnaire.

 

Cela fait des mois qu’ils se rongent. Ils le savent : la branche exploration-production internationale (EPI) d’Engie (ex-GDF-Suez) va être vendue. La direction du groupe l’a annoncé au printemps 2016. Elle ne leur a rien dit de plus. Depuis, les 500 personnes de l’activité s’inquiètent, se demandent quel sera leur avenir, si même il y a encore un avenir pour eux comme ingénieurs pétroliers, géologues, sismologues. « Les gens n’en peuvent plus. Certains sont en dépression, d’autres en burn-out. Beaucoup ont commencé à regarder ailleurs », raconte Arnaud (le prénom a été changé). En racontant cette vie de travail qui se délite, il a les mains qui tremblent.

À la fin de l’année 2016, ils redoutaient que l’affaire ne soit conclue très rapidement. Ils avaient découvert le nom de leur potentiel repreneur au hasard d’une dépêche Bloomberg : Neptune Oil & Gas. En fait, il s’agit d’un véhicule financier dans l’énergie créé par les fonds d’investissement Carlyle et CVC Capital Partners. Il serait intéressé par les actifs gaziers qu’Engie détient au Royaume-Uni, en Norvège, en Algérie, en Égypte, en Allemagne et en Asie. Le groupe espérerait en tirer au moins 4 milliards d’euros.

En dépit d’un marché pétrolier catastrophique, la branche a enregistré un excédent brut d’exploitation (Ebitda) de 1,2 milliard d’euros en 2016. Cela ne semble pas suffire pour les éventuels repreneurs. Une restructuration a été engagée pour rendre l’activité plus présentable en diminuant les coûts. 40 % des postes sont appelés ou sont en train d’être supprimés.

Isabelle Kocher, directrice générale, et Gérard Mestrallet, président du conseil d'Engie © DR

Isabelle Kocher, directrice générale, et Gérard Mestrallet, président du conseil d'Engie © DR

Les rumeurs de vente rapide sont reparties en février. Cela allait être annoncé au moment de la présentation des résultats d’Engie le 2 mars, prédisaient certains. La conférence est passée et rien n’est venu. Un porte-parole de la direction se refuse au moindre commentaire sur le dossier. Mais les échéances semblent s’approcher, inexorablement. Lundi 20 mars, un comité d’entreprise d’Engie s’est terminé sur un clash. La direction a refusé de donner les éléments que les représentants du personnel demandaient avant de se prononcer sur le sort de la branche exploration-production. Le comité d’entreprise a décidé d’engager une procédure judiciaire afin d’obtenir les informations que la direction lui refuse. Ultime tentative de résistance sans doute vouée à l’échec.

Car la direction ne reviendra pas sur son projet de cession. Il en va du sort d’Isabelle Kocher, la directrice générale d’Engie. Elle s’est engagée sur ce programme auprès des analystes boursiers. Elle doit “délivrer”, selon le jargon financier utilisé dans le groupe. Cela s’inscrit dans la nouvelle stratégie du groupe. Une de plus.

Cinq stratégies en neuf ans

« Combien de stratégies avons-nous eues depuis la fusion entre Suez et GDF ? » La question laisse Éric Buttazzoni, coordinateur CGT d’Engie, silencieux pendant un moment. Il a beau suivre la vie du groupe par le menu, il lui faut un peu de temps pour se remémorer toutes les étapes par lesquelles est passé le groupe depuis la fusion entre GDF et Suez en 2008. Il y a en eu tellement en dix ans. Les salariés en ont le tournis.

D’abord, il y a eu GDF-Suez, leader mondial du gaz et du GNL (gaz naturel liquéfié) juste après la fusion. C’était l’époque où Gérard Mestrallet, PDG du groupe, voyait le groupe exporter massivement du gaz vers les États-Unis. Le leader mondial du gaz avait juste omis un détail : la production massive de gaz de schiste aux États-Unis à partir de 2005. D’importateurs, les États-Unis sont devenus autosuffisants et désormais exportateurs de gaz américain. Deux ans plus tard, le groupe change d’orientation. Il rachète en deux fois son concurrent International Power. Ce dernier est valorisé à prix d’or (28 milliards d’euros) mais GDF-Suez paie une partie en papier. Grâce à cette acquisition, le groupe va devenir le leader de l’électricité et du gaz, en particulier dans les pays émergents, annonce triomphant Gérard Mestrallet.  

Trois ans plus tard, la stratégie est à l’eau. La révolution des énergies renouvelables est passée par là, brisant tous les équilibres énergétiques passés. GDF-Suez ne l’a pas vue venir. Le groupe a dû fermer plusieurs centrales thermiques pour faire face aux surcapacités. Gérard Mestrallet annonce alors qu’il « abandonne le monde ancien » pour se tourner vers le monde nouveau. L’avenir désormais pour GDF-Suez passe par les énergies renouvelables en Europe et les marchés à forte croissance. Il promet de devenir le grand énergéticien du monde, de développer les infrastructures gazières dans le monde.

En 2016, nouveau changement de cap. Le groupe a changé de nom : il s’appelle désormais Engie. Gérard Mestrallet, devenu président, et Isabelle Kocher, directrice générale appelée à lui succéder, tirent un nouveau trait sur le passé. Ils ne croient plus à la mondialisation des marchés de l’énergie, aux grandes structures verticales. Plus question de se battre sur les marchés, de spéculer sur les différences du prix du gaz sur les marchés asiatiques, et notamment au Japon, d’exploiter des centrales à charbon. Le nouvel avenir du groupe est dans la transition énergétique, les énergies renouvelables, les services, les marchés régulés.

Pour accélérer cette transformation, le groupe prévoit de céder 15 milliards d’euros d’actifs, d’investir 22 milliards d’euros et de réaliser 2,8 milliards d’économie – qui viennent s’ajouter aux 5 milliards déjà réalisés entre 2012 et 2015 – sur trois ans. Cette transformation doit être un premier pas vers un groupe du monde futur de l’énergie. L’ambition stratégique est résumée sous la forme d’un sigle : Objectif 3D pour décarbonisation, décentralisation, digitalisation.

À chaque fois, les administrateurs de l’État, qui est actionnaire à hauteur de 29,1 %, entérinent tout, sans semble-t-il s’inquiéter de ces changements incessants. Pourtant ces faux pas, ces revirements, ces erreurs stratégiques ont un coût. Le groupe a été en déficit sur trois des quatre dernières années. En 2013, le groupe a affiché une perte de 9,7 milliards d’euros. Après avoir redressé la situation en 2014 (3,1 milliards d’euros de bénéfice), le groupe replonge en 2015 (5,1 milliards de perte). En 2016, il est à nouveau dans le rouge, affichant une perte de 400 millions. Mais selon la direction d’Engie, ces résultats sont quasiment sans signification : ce ne sont que des pertes comptables, sans effet sur la santé du groupe. L’essentiel, il est vrai, est lié à des dépréciations d’actifs. Mais celles-ci ont atteint des proportions gigantesques : le groupe a déprécié pour 29 milliards d’euros d’actifs en quatre ans, soit plus du quart de ses actifs corporels et des goodwill (survaleurs) inscrits au bilan. Pour parler dans le langage du monde financier, le seul que nombre de dirigeants acceptent, rarement il y a eu une telle destruction de valeur dans un groupe.

 

Mouvements perpétuels

« Engie n’a pas fait plus mal que ses concurrents européens. Regardez E.ON ou RWE. Ils sont dans une situation aussi difficile. Tous les énergéticiens européens se retrouvent laminés par la montée en puissance des énergies renouvelables », analyse un connaisseur du groupe. Prenant la défense de la direction, il pointe un doigt accusateur vers la Commission européenne. Selon lui, c’est elle la grande responsable des défaillances en série des acteurs historiques de l’énergie sur le marché européen. C’est elle, accuse-t-il, qui a organisé une concurrence effrénée sur les marchés traditionnels de l’énergie, tout en autorisant dans le même temps les subventions massives et les prix fixes pour les énergies renouvelables. « Il n’y a plus aucune rentabilité possible dans un marché aussi faussé. Tous les électriciens et les gaziers ont été pris en étau », conclut-il.

L’Europe de l’énergie a incontestablement tourné au fiasco. Mais cela dédouane-t-il pour autant la direction d’Engie de toute responsabilité ? En dépit de ses acquisitions multiples de ces dernières années, le groupe réalise un Ebitda inférieur à celui accompli au moment de la fusion (10,7 contre 13,8 milliards au moment de la fusion). La chute des prix du pétrole et du gaz a incontestablement pénalisé le groupe, tout comme la révolution des énergies renouvelables. Mais pas seulement.

Depuis neuf ans, il semble avoir laissé de côté tout repère industriel pour une gestion purement financière. Par certains côtés, Engie ressemble à un hedge fund. Toutes les infrastructures gazières – stockage, distribution – qui faisaient l’unité industrielle de GDF et qui assurent encore une bonne partie du résultat du groupe, ont été filialisées après avoir été délestées de leur trésorerie et de leurs moyens de financement. Les actifs valsent à toute vitesse, selon les modes du moment. Une grande partie des dépréciations réalisées au cours des quatre dernières années sont liées à des sociétés ou des actifs qui avaient été achetés il y a moins de cinq ans. Cette année, celles-ci portent essentiellement sur les productions d’électricité en Europe, y compris des champs éoliens. Certaines installations ont à peine été achetées, souvent au prix fort, qu’elles sont revendues, parfois à prix bradé. D’une année sur l’autre, rien n’est comparable, ce qui permet de masquer des réalités parfois dérangeantes.

Ces mouvements perpétuels, cette recherche incessante de la maximisation des profits à court terme finissent par déboussoler les salariés du groupe. On leur a tenu tous les discours. Et à chaque fois, cela se traduit par des réorganisations (la troisième en quatre ans au siège), des changements de périmètre et de métier, des dysfonctionnements...

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 12:28

 

 

Source : https://gard.demosphere.eu/rv/3945

 

 

 

ce soir 30 mars 18h SOUTIEN AUX DEMANDEURS D'ASILE !
 
 
Manifestation de soutien aux demandeurs d’asile
ce soir jeudi 30 mars - 18 heures -

Départ Maison carrée et arrivée Préfecture, avenue Feuchères.

Après le démantèlement de la « Jungle de Calais », de nombreuses personnes, pour la plupart originaires du Soudan, ont été accueillies dans les deux CAO (Centre d’Accueil et d’Orientation) mis en place à Nîmes.

Ces personnes sont convoquées par la Préfecture dans les semaines qui viennent pour être renvoyées dans le premier pays par lequel elles sont entrées en Europe, et notamment en Italie.

Cette procédure dite de « Dublin », permettant à un pays de renvoyer les migrants vers le premier pays d’Europe par lequel ils sont entrés en Europe et où ils ont été enregistrés, n’est pas obligatoire. Il est du ressort du préfet de ne pas l’appliquer et de permettre ainsi que les demandes d’asile soient faites en France, particulièrement quand on suspecte des mauvais traitements dans l’État de l’Union européenne dans lequel on veut renvoyer les personnes concernées. 

De nombreux préfets, notamment celui de l’Hérault, ont pris cette décision qui est conforme à la promesse faite par Bernard CAZENEUVE, alors ministre de l’Intérieur, lors du démantèlement de la « Jungle de Calais » (« Je ne souhaite pas qu'à partir des CAO on procède à des opérations de 'dublinage' » cité dans un article de Ouest-France du 28 octobre 2016).

La situation en Italie, un des pays où le nombre des migrants qui arrivent en Europe est le plus important, est actuellement très difficile. De nombreuses associations sur place (dont Amnesty International) dénoncent les conditions de vie et d’accueil. Des expulsions illégitimes sans étude de la demande d’asile sont réalisées, même vers des pays comme le Soudan dont nous connaissons la dramatique situation de guerre. Renvoyer les personnes en demande d’asile vers l’Italie c’est prendre le risque de les renvoyer directement vers le Soudan qu’elles ont dû fuir.


Exigeons que la procédure Dublin ne soit pas appliquée !

 

 

Manifestation de soutien aux demandeurs d’asile

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 21:41

 

 

Grenoble : un cabinet dentaire pour les sans-abris et les sans-papiers

 

Par Véronique Pueyo, France Bleu Isère et France Bleu mercredi 29 mars 2017 à 19:23

 

 

 

 

Alexandre Sage, dentiste et créateur de "Solident".

Alexandre Sage, dentiste et créateur de "Solident". - Solident

Solident, c'est un cabinet dentaire pour les plus démunis, ceux qui n'ont aucune couverture sociale et pas d'argent pour payer des soins bucco-dentaires, même pas la CMU. Il a ouvert en novembre dernier en plein centre ville, à Grenoble. Le Docteur Sage recherche des dentistes bénévoles.

C'est le docteur Alexandre Sage, dentiste "altruiste" à Meylan, qui a eu l'idée voici un an d'ouvrir un cabinet solidaire, baptisé Solident. Il a obtenu une aide financière de l'Agence régionale de santé (ARS), des dons de deux associations, une subvention de la député socialiste Geneviève Fioraso, financée grâce à sa réserve parlementaire. Il est soutenu par le conseil de l'Ordre des dentistes. Il a récupéré du matériel chez des confrères partant à la retraite. Deux salariés ont été embauchés, une assistante dentaire et un médiateur sanitaire.

 

Solident lance un appel aux dentistes pour qu'ils donnent un peu de leur temps

Le médiateur dentaire, c'est Boris Roche. C'est lui qui reçoit les patients avant qu'ils ne passent sur le fauteuil du dentiste. Ce sont des demandeurs d'asile, des SDF, des clandestins. Boris dédramatise ce moment, explique comment ça va se passer, que tout est fait pour qu'ils n'aient pas mal. "Beaucoup de ces personnes ont eu de mauvaises expériences. Souvent, dans leur pays d'origine, ils n'ont connu que des "arracheurs de dents" ! Il faut qu'ils aient confiance, pour qu'ils reviennent et qu'on les soigne complètement."

Sandrine et Boris, l'assistante et le médiateur dentaires de Solident-Grenoble. - Radio France

Sandrine et Boris, l'assistante et le médiateur dentaires de Solident-Grenoble. © Radio France - Véronique Pueyo

Il y a déjà trois semaines d'attente pour les rendez-vous. Les patients sont envoyés chez Solident par des prescripteurs, c'est-à-dire des associations qui s'en occupent et qui sont garantes que ces personnes n'ont aucun revenu.

"Pour faire de l'humanitaire, pas de besoin d'aller à l'autre bout du monde. c'est au coin de la rue, ici, à Grenoble."

— Alexandre Sage, dentiste.

Le problème aujourd'hui pour Solident, victime de son succès, c'est de trouver des dentistes bénévoles, prêts à donner un peu de leur temps. Pour l'instant, ils ne sont que deux, le docteur Sage et un confrère, jeune retraité, à tourner sur le planning. Mais d'autres se sont dits prêts à rejoindre l'équipe. Car si certains sont intéressés par l'humanitaire : " Pas besoin de partir à l’étranger" explique le Docteur Sage. "La grande précarité est au coin de la rue. On voit des bouches dans des états déplorables mais on peut soigner les gens. On ne va pas leur poser des prothèses mais déjà faire les soins de base, dans des conditions optimales, comme dans un vrai cabinet. On n'offre pas de soins au rabais !"

"Le sourire d'un patient à la fin de ses soins, c'est notre plus beau cadeau!"

— Sandrine Pourcelot, assistante-dentaire

Sandrine Pourcelot est l'assistante dentaire. "C'est très enrichissant, très humain. Mon travail prend tout son sens auprès de ces patients, laissés pour compte. Je me souviens de cette femme, frappée par son mari, qui avait les dents cassées... Quand on ne comprend pas la langue, on trouve des traducteurs. Quand le patient repart avec le sourire et nous montre son cœur pour nous dire merci, c'est le plus beau cadeau qu'il peut nous faire !"

Le cabinet est ouvert les lundis, mercredis et jeudis matin.

 

 
 

Dans le cabinet de Solident, à Grenoble

 

Grenoble, France

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 21:38

 

Source : http://www.lemonde.fr/les-decodeurs

 

Les chiffres-clés pour comprendre la situation en Guyane

 

Un appel à la grève générale a été lancé dans le département d’outre-mer où les habitants réclament des investissements pour répondre aux défis socio-économiques.

 

 

LE MONDE | • Mis à jour le | Par

 

 

Chômage record, insécurité chronique, accès aux soins limité… la tension en Guyane, région d’outre-mer située en Amérique du Sud, a conduit le principal syndicat local, l’Union des travailleurs guyanais (UTG), à lancer un appel à la grève générale à compter de lundi 27 mars. Tour d’horizon de la situation économique et sociale.

 

Lire aussi :   La Guyane paralysée par les mouvements sociaux

 

Une population plus jeune et plus pauvre qu’en métropole

Avec 250 000 habitants pour 83 534 km², la Guyane est la région française la moins peuplée après Mayotte. Elle a également l’une des densités de population les plus faibles de France (3 habitants au kilomètre carré). En revanche, elle est la région où la population croît le plus rapidement : 2,4 % en moyenne. Elle n’augmente que de 0,5 % dans l’Hexagone, et diminue en Guadeloupe et Martanique. Les Guyanais sont ainsi deux fois plus nombreux qu’en 1990.

12 % des jeunes ont le bac

Conséquence du nombre élevé de naissances (plus de 3,5 enfants par femme contre 1,98 en métropole), les moins de 20 ans représentent 43 % de la population (24 % en métropole). Ils sont aussi les plus touchés par la précarité économique : 40 % des 15-24 ans sont au chômage. Pour ces jeunes, les grévistes réclament surtout des mesures en faveur de l’accès à l’éducation : la moitié seulement des 15-24 ans est scolarisée (60 % en métropole), seuls 12 % d’entre eux ont le baccalauréat et ils sont plus d’un quart à présenter de graves difficultés de lecture (4 % en métropole).

22,3 % de chômage

La population guyanaise se caractérise également par sa précarité, supérieure à celle observée en métropole. Selon l’Office de l’eau en Guyane, 46 000 personnes n’ont pas d’accès direct à un service d’eau potable. Le taux de chômage global est de 22,3 %, soit plus de deux fois plus que sur le territoire métropolitain, mais également plus qu’en Martinique (19,4 %, chiffre de 2014) ou à Mayotte (19,6 %, chiffre de 2014). Le revenu annuel moyen du département d’outre-mer est inférieur de plus de 44 % à celui de l’Hexagone et on compte près de quatre fois plus de bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) et de la couverture maladie universelle (CMU) complémentaire. Cette dernière permet un remboursement intégral des dépenses de santé pour les foyers disposant, par exemple, de moins de 2 000 euros mensuels pour 5 personnes.

.

Les bénéficiaires des minima sociaux sont trois fois plus importants en Guyane
Pourcentage de bénéficiaires dans la population totale
0 %5 %10 %15 %20 %25 %30 %GuyaneMétropoleBénéficiaires du RSABénéficiaires de la CMU-C
Bénéficiaires de la CMU-C
Guyane: 29 %

Un coût de la vie plus élevé que dans l’Hexagone

Les produits alimentaires 45 % plus chers

Outre des mesures pour lutter contre cette précarité, les Guyanais manifestent contre le coût élevé de la vie. D’après un rapport de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publié en 2015, les prix à la consommation y sont supérieurs de près de 12 % à ceux de la métropole (12,5 % en Guadeloupe, 12,3 % en Martinique). Cet écart s’est réduit depuis 2010 mais il reste considérable sur les produits alimentaires (45 % plus chers en Guyane qu’en France métropolitaine) et sur les logements (20 % plus chers).

Pour les biens de consommation, ce « surcoût » s’explique principalement par deux facteurs : un marché local peu développé et la taxation des produits importés. Ces derniers sont notamment soumis à la taxe de « l’octroi de mer », qui vise à protéger le marché local contre la concurrence des productions extérieures mais renchérit le coût de la vie.

 

Lire aussi :   Guyane : « Il faudra réduire la division sociale et ethnique »

 

Deux fois moins de médecins qu’en métropole

Sur le plan social, les Guyanais réclament une amélioration de l’offre de soins. L’espérance de vie dans le département est de deux ans inférieure à celui de la métropole et certaines causes de décès y sont surreprésentées, comme la mortalité infantile et la mortalité liée au VIH. Par ailleurs, le département ultramarin est très touché par la dengue, le chikungunya et le Zika, qui nécessitent une prise en charge médicale importante.

24 médecins spécialistes pour 100 000 habitants

Or, la Guyane compte moitié moins de médecins généralistes que la métropole ; près de 4 fois moins pour les médecins spécialistes. Le département dispose de deux centres hospitaliers et de deux maternités, mais les disparités sont fortes. Un cinquième de la population est à plus de trente minutes d’un service d’urgence. Un rapport de l’Insee de 2014 soulignait que certaines femmes étaient à plus de 400 kilomètres d’une maternité, et devaient parfois s’y rendre en pirogue. En effet, les inégalités sont amplifiées par le mauvais état de nombreuses infrastructures routières : 7 communes sur 22 sont inaccessibles par la route et leurs habitants ne peuvent se rendre aux urgences que par hélicoptère.

que par hélicoptère.

La Guyane compte moins de personnel de santé que la métropole
Nombre de professionnels de santé pour 100 000 habitants.
0 100 25 50 75 125 150 1…Guyane Métropole Médecins généralistes pour100 000 habitantsMédecins spécialistes pour100 000 habitantsInfirmiers diplômés d'État etautorisés pour 100 000habitantsChirurgiens-dentistes pour100 000 habitantsPharmaciens pour 100 000habitants
Médecins généralistes
Guyane : 47

Des taux de délinquance importants

13,5 fois plus de vols avec arme qu’en métropole

La région est particulièrement touchée par l’insécurité et le problème est à l’origine du mouvement social en Guyane. Les chiffres témoignent notamment d’une violence plus importante qu’en métropole : en 2016, le ministère de l’intérieur y a recensé près de 3 fois plus de violences volontaires, 4 fois plus de vols violents sans arme et 13,5 fois plus de vols avec arme. Les chiffres sont également parmi les plus élevé de tout l’outre-mer. En janvier, le procureur de Cayenne, Eric Vaillant, estimait qu’avec 42 homicides en 2016 pour une population de 250 000 habitants, la Guyane était le « département le plus meurtrier de France en valeur relative », c’est-à-dire rapporté au nombre d’habitants.

En octobre 2016, Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’intérieur, avait promis de renforcer les effectifs de police et gendarmerie pour tenter d’endiguer la délinquance et la criminalité.

 

Une situation migratoire difficile

La situation migratoire s’ajoute à ces difficultés. La Guyane est le seul DOM-COM français habité à ne pas être une île, et le seul territoire de la France et de lUnion européenne à avoir une frontière terrestre avec des pays d’Amérique latine. Elle exerce ainsi une forte attractivité économique et sociale, notamment pour les Haïtiens, les Brésiliens et les Surinamais.

35 % de la population de nationalité étrangère

En conséquence, le département a enregistré plus de 40 % des demandes d’asile reçues par la France dans l’outre-mer en 2013, et ces demandes ont considérablement augmenté en 2015. La population de nationalité étrangère représente 35 % de la population totale. C’est moins qu’à Mayotte (40 %) mais beaucoup plus qu’en métropole (6,4 %), qu’en Martinique (1,9%) ou en Guadeloupe (4,7%). Parmi eux, le ministère de l’intérieur estimait le nombre d’étrangers en situation irrégulière sur le territoire entre 30 000 et 60 000 en 2012. La présidente du Front national, Marine Le Pen, a ainsi soutenu le 26 mars que « l’immigration massive » en Guyane était à l’origine de la criminalité, argument simpliste que rien ne permet de confirmer.

Si plus de la moitié des détenus en Guyane était de nationalité étrangère en 2012, le bilan statistique du ministère de l’intérieur pour 2016 souligne que 88 % des mis en cause (personnes auditionnées par la police et signalées aux autorités judiciaires car des indices graves ou concordants indiquent qu’elles ont pu participer à la commission d’un crime ou d’un délit) en Martinique, Guadeloupe et Guyane sont français. Par ailleurs, l’Insee relevait en 2013 que le solde migratoire pour la région, positif durant des décennies, était négatif depuis 2012.

 
 

 

 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr/les-decodeurs

 

 

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 21:19

 

 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=ZL3wRobsDIM

 

 

Comment le PS assassine Hamon

 

Par Osons Causer

 

 

COMMENT LE PS ASSASSINE HAMON

 

Ajoutée le 28 mars 2017

Comment le PS flingue Hamon. Le PS ne sanctionne pas ceux qui font les yeux doux à Macron et lâchent Hamon, pourtant vainqueur de la primaire PS aux 2 millions de votants. Une belle trahison de ses électeurs ! Mais quand y’a des places à négocier…
[NEWS] Juste après la sortie de la vidéo on apprend que Valls a carrément officialisé son soutien à Macron !
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► Les sources : http://www.osonscauser.com/ps-assassi...
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Source : https://www.youtube.com/watch?v=ZL3wRobsDIM

 

 

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 21:15

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Palestine

Ces banques et assurances françaises qui financent l’expansion coloniale israélienne

 

par

 

 

 

Une enquête menée par un collectif de syndicats et d’organisations de défense des droits humains françaises et palestiniennes, révèle comment les principales banques françaises soutiennent l’expansion coloniale israélienne aux dépens des territoires palestiniens, et de la construction de la paix. Pourtant, la France a officiellement condamné cette colonisation et soutenu les résolutions des Nations Unies en la matière. Les auteurs du rapport espèrent que ces banques hexagonales imiteront les grands fonds d’investissements européens et états-uniens qui excluent tout financement de la colonisation israélienne.

La colonisation israélienne de la Palestine dure depuis cinquante ans. Le blocus de la bande de Gaza depuis dix ans. « Les colonies israéliennes en territoire palestinien occupé ne font pas partie d’Israël comme défini par les frontières de 1967 et sont illégales au regard du droit international », rappelle la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU du 23 décembre 2016. Une position soutenue officiellement par l’Union européenne et le gouvernement français. Pourtant, les gouvernements israéliens poursuivent et intensifient l’occupation et la colonisation, rendant ainsi impossible toute résolution du conflit. Et ce, avec l’appui de plusieurs banques françaises, comme le révèle un rapport intitulé "Les liaisons dangereuses des banques françaises avec la colonisation israélienne", réalisé par huit organisations françaises et palestiniennes, dont le CCFD, la Ligue des droits de l’homme, la CGT, Solidaires ou l’ONG palestinienne Al-Haq [1].

Rien que pour 2016, la construction de 1823 habita­tions supplémentaires a été programmée par le gouvernement israélien dans les colonies de Jérusalem-Est et de la zone C, une zone qui s’étend sur 60 % de la Cisjordanie placée sous contrôle militaire israélien. 6000 nouveaux logements de colons viennent d’être planifiés en janvier 2017. En parallèle, 986 maisons et autres structures palestiniennes – écoles, citernes, enclos d’éleveurs, installations sanitaires… – ont été détruites. Ces démolitions se sont fortement intensifiées et « ont entraîné le déplacement forcé de nombreux civils palestiniens », précise le rapport.

 

Le système bancaire israélien : « Un outil essentiel de la politique de colonisation »

Viabiliser les terres accaparées, bâtir des colonies et mettre en place les infrastructures qui les accompagnent nécessitent des financements. Cette colonisation, et la violation des droits fondamentaux des Palestiniens qui en découle, bénéficie du soutien de banques israéliennes. En 2013, une mission d’enquête des Nations unies sur l’impact des colonies israéliennes a montré le rôle capital de plusieurs banques du pays dans la colonisation [2]. « Le système bancaire israélien constitue un outil essentiel de la politique de colonisation », écrivent les auteurs du rapport.

Les banques israéliennes se sont pas les seules en cause : « Les principales institutions financières françaises contribuent indirectement au maintien et au développement de cette situation illégale au regard du droit international », dénonce le rapport. Elles « gèrent des participations financières ou détiennent des actions auprès de banques et entreprises israéliennes qui contribuent au financement des colonies dans le territoire palestinien occupé et fournissent des services vitaux au maintien et au développement des colonies, comme la construction d’habitations ou d’usines, la connexion aux réseaux téléphoniques et internet ou encore l’aménagement en équipements de surveillance », déplore l’enquête.

 

Crédit agricole et BPCE particulièrement impliqués

Le Crédit agricole et sa filiale LCL détiennent ainsi des participations financières dans neuf banques et entreprises israélienne directement impliquées dans l’expansion coloniale. Le groupe BCE et sa filiale Natixis en détiennent six, la Société générale et AXA quatre (voir le tableau ci-dessous). Autre exemple : un prêt de 288 millions d’euros a été accordé par un consortium de banques – dont BNP Paribas, Société Générale, Crédit Lyonnais et Natixis – à la société Israel Electric Corporation qui pourvoit en électricité les colonies. Et les travaux sont réalisés par… Alstom, dont l’Etat français, qui dénonce par ailleurs la colonisation, est actionnaire à hauteur de 20 %. Pour les auteurs, les groupes français impliqués violent les lois et résolutions françaises et internationales tout comme leurs engagements et directives en matières de droits humains – le pacte mondial des Nations unies, les lignes directrices de l’OCDE et les principes directeurs des Nations unies.

« Se conformer aux principes internationaux »

Des entreprises étrangères ont pourtant déjà mis fin à leur collaboration avec des partenaires israéliens. Le premier fonds de pension mondial, le fonds souverain norvégien, ainsi que le fonds de pension néerlandais PGGM ont placé plusieurs de ces entreprises israéliennes sur leur liste d’exclusion. « En 2014, le fonds de pension luxembourgeois FDC s’est désinvesti à son tour de ces cinq banques israéliennes pour les mêmes raisons. La même année, la banque danoise Danske Bank et la banque allemande Deutsche Bank Ethical Fund ont mis Hapoalim Bank sur une liste noire. Plus récemment, en janvier 2016, le fonds de pension de l’Église méthodiste aux États-Unis, estimé à 20 milliards de dollars, s’est désengagé des banques Hapoalim et Leumi et a ajouté les cinq banques sur sa liste d’exclusion en raison de leur contribution directe à la colonisation israélienne ».

Les huit organisation signataires du rapport demandent en conséquence à l’État français de respecter ses engagements et responsabilités, notamment en faisant pression sur les entreprises ; et aux banques et assurances « de se conformer aux principes internationaux en cessant tout financement de la colonisation israélienne ». Les acteurs cités ont pour la plupart reconnu que ces accusations étaient fondées, indique le rapport, mais n’ont pas donné suite. En 2016, Orange et l’entreprise israélienne ont résilié leur contrat après la publication d’un rapport similaire [3]. Les auteurs de cette nouvelle alerte espèrent le même impact, pour que les États et entreprises ne rendent plus possible la colonisation illégale de la Palestine.

Warda Mohamed

Lire aussi :
 Ces entreprises françaises qui profitent de la colonisation israélienne
 En Israël, la Cour suprême conforte les partisans de la colonisation

 

Notes

[1L’Association France Palestine Solidarité (AFPS), CCFD–Terre Solidaire, Fair Finance France, la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH), la Ligue des droits de l’homme (LDH), Solidaires, CGT et Al-Haq.

[2Bank Hapoalim, Bank Leumi, First International Bank of Israel, Israel Discount Bank, ou Mizrahi Tefahot Bank.

[3"Les liaisons dangereuses d’Orange dans le Territoire Palestinien Occupé", à lire ici.

 

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

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