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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 13:23

LEMONDE.FR | 16.11.11 | 09h39   •  Mis à jour le 16.11.11 | 15h00

 
 

 

La centrale nucléaire d'Areva au Tricastin, entre la Drôme et le Vaucluse.

La centrale nucléaire d'Areva au Tricastin, entre la Drôme et le Vaucluse. AFP/PHILIPPE DESMAZES

Ce ne sont que quelques lignes mais leur disparition pourrait s'avérer tout sauf fortuite : le "contrat de mandature" signé dans la douleur, mardi 15 novembre à 15h30 entre EELV et PS, comportait un point précis : "La reconversion, à emploi constant, de la filière de retraitement et de fabrication du MOX", un type de combustible nucléaire. Cette phrase figure en toutes lettres en page 16 de l'accord, que Le Monde s'est procuré :

 

Accord PS-EELV, 1e version

Accord PS-EELV, 1e versionLe Monde


L'abandon de la filière MOX est également annoncé dans une dépêche AFP datant de 19 h 30 mardi et détaillant les principaux points d'accord entre écologistes et socialistes.

Mais cette phrase a tout bonnement disparu de la version finale de l'accord présenté à la presse après son vote par le Bureau national du PS, dont voici le fac-similé.

 

Accord EELV-PS distribué à la presse mardi 15 novembre au soir

Accord EELV-PS distribué à la presse mardi 15 novembre Le Monde

Comme on le voit, le texte est en tout point identique à celui présenté plus tôt, à l'exception d'un paragraphe, tout bonnement disparu.

 AREVA EST INTEVENU AUPRÈS DU PS

La disparition de la mention de ce point d'accord dans le texte distribué par le conseil national du PS est tout sauf innocente : le MOX (pour "mélange d'oxydes") est un combustible "recyclé", fabriqué à partir d'uranium ou de plutonium déjà consommé dans des centrales, et une spécialité du géant français du nucléaire Areva, qui produit 95% du MOX dans le monde.

Il est employé dans 20 réacteurs en France, et notamment pour le fameux réacteur à eau pressurisée (EPR) de Flammanville (même si celui-ci pourrait fonctionner sans). Ce combustible est dénoncé par les écologistes, notamment parce qu'il est beaucoup plus radioactif que le combustible courant.

L'abandon d'une telle filière constituait donc un signe fort d'une volonté de réduire fortement la part du nucléaire, mais aussi un très mauvais signal pour le groupe Areva, qui a fait du Mox et de son exploitation l'un de ses paris stratégiques.  Le groupe AREVA indique "être intervenu" auprès du PS au sujet de l'accord PS-EELV, pour le prévenir des "des conséquences économiques, sociales, industrielles, environnementales très graves, qui conduiraient aussi à la disparition du leadership de la France dans le nucléaire civil".

CONFUSION

Selon les informations du Monde, le paragraphe sur le MOX aurait été ajouté, dans le cadre des négociations, par Michel Sapin, chargé de superviser le projet de M. Hollande.Mais c'est le candidat socialiste lui-même qui aurait tiqué en découvrant ce passage après la signature de l'accord, et aurait donc refusé qu'il figure dans le texte, et fait part de ce point de vue à Cécile Duflot. La dirigeante des Verts n'a cependant pas réagi publiquement à ce désaccord nouveau.

En fin de matinée, Pascal Durand, porte-parole d'EELV, a dit "attendre que Martine Aubry appelle Cécile Duflot" pour l'informer de la situation. "Des textes modifiés après accord, on a rarement vu ça", a-t-il ajouté. L'accord doit être ratifié samedi par le conseil fédéral des écologistes.

En fin de matinée mercredi, le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a indiqué que le paragraphe avait été "retiré provisoirement" afin de "clarifier" une "différence d'interprétation" entre socialistes et écologistes. "Ce point ne fait pas l'objet d'un désaccord" entre les deux partis, selon lui, mais "d'une différence d'interprétation". Il a souligné que les négociateurs PS allaient "en reparler avec leurs partenaires d'EELV". De quoi laisser planer l'impression d'une certaine confusion.

Anne-Sophie Mercier et Samuel Laurent

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 13:21

Médiapart - | Par Stéphane Alliès et Jade Lindgaard

 

Cela semble trop gros pour être vrai. C'est Gérard Collomb qui a vendu la mèche, en sortant du bureau national (BN) du PS de ce mardi soir. Irrité par les concessions électorales faites aux écolos, il lâche: «Je ne suis pas sûr qu'à l'heure actuelle, il y ait un vrai accord programmatique.» S'il est sorti le premier et une heure avant les autres membres du BN, certains des camarades du maire de Lyon évoqueront ensuite vaguement «un problème sur La Hague».

Intrigué par quelques autres silences gênés, bottages en touche et maladresses sur le sujet, Mediapart s'est rendu compte, en marge du BN ayant acté l'accord parlementaire avec Europe-Ecologie/Les Verts (lire notre article ici), de la disparition d'un paragraphe hautement sensible. Il concerne la reconversion de la filière MOX, ce combustible de centrale nucléaire fabriqué à l'usine de retraitement de La Hague et jugé particulièrement dangereux par de nombreux experts et écologistes.

Contrairement à l'habitude, le texte voté par le BN n'a pas été envoyé par mail ni publié sur le site internet du parti à l'issue du vote, mais seulement distribué sous format papier aux journalistes présents, barré du terme "Projet".

Or Mediapart s'est procuré le texte original de l'accord (ici en PDF), tel qu'il a été bouclé par Cécile Duflot et Martine Aubry à 15h30 dans un hôtel parisien du VIIe arrondissement. Et, par comparaison avec la version communiquée par le PS, dont on ne sait plus du coup si elle est officielle, il apparaît que le paragraphe suivant, au début de la page 12, a bel et bien disparu:

 


Deux sources socialistes ayant participé aux négociations nous ont confirmé que le texte a été volontairement «trappé» durant le BN socialiste. Et d'expliquer qu'il s'agirait d'une intervention forte téléguidée par Henri Proglio, président d'EDF, et acteur de pointe du lobby nucléaire. «Nous avons tous reçu des textos en plein BN, nous demandant de retirer le texte. On n'a pas réussi à se mettre d'accord, donc on a retiré le paragraphe à la hussarde, après le vote…», nous confirme même un secrétaire national, pour qui «il est bien d'être ferme avec les partenaires, mais il serait bien aussi de l'être avec les lobbies».

Contacté par Mediapart, Henri Proglio affirme n'être «absolument pas intervenu de quelque manière que ce soit dans la rédaction du programme EELV/PS». Une autre source à EDF explique: «On n'en a rien à foutre du MOX, c'est le problème d'Areva…»

A la mi-journée, mercredi, une dépêche AFP indique qu'Areva reconnaît «avoir appelé le responsable socialiste Bernard Cazeneuve pour lui faire part "des conséquences économiques, sociales, industrielles, environnementales très graves, qui conduiraient aussi à la disparition du leadership de la France dans le nucléaire civil"».

Le même député Cazeneuve, nommé ce mercredi matin porte-parole de François Hollande, explique dans le quotidien La Presse de la Manche (article non disponible en ligne) qu'on lui avait donné «l'assurance qu'il n'y a pas d'engagement concernant le retraitement dans cet accord».

Proglio avait toutefois déjà alerté, via son prédécesseur François Roussely (ainsi que Le Monde l'a écrit), François Hollande des inquiétudes des industriels du nucléaire. Mardi, il a été joint par un député proche de François Hollande juste après la conclusion de l'accord. Le président d'EDF et Areva ont alors organisé l'offensive pour faire retirer cet engagement qui concerne l'avenir de l'usine de retraitement de La Hague et l'usine Melox dans le Gard, gérées par Areva. Un participant au BN, pas informé par les sous-textes de l'histoire, nous raconte: «Je ne comprenais pas. A la fin du BN, au moment de voter, Stéphane Le Foll (lieutenant historique de Hollande - ndlr) a fait irruption dans la salle en disant: "Attendez, attendez, il faut enlever…" et Aubry l'a coupé en lui disant: "Oui, oui, c'est bon, on vote…"» Tout ce beau monde espérait-il que cela passe inaperçu?

«Erreur d'impression» et «retrait temporaire»

Du côté de chez Europe-Ecologie, on assure qu'il n'est pas question de lâcher. «Cet accord parlementaire n'est pas un “projet”, mais un texte sur lequel on travaille depuis presque six mois, explique un dirigeant écologiste. On ne doute pas que c'est le texte conclu par Aubry et nous, dans son bureau, que le BN a évidemment voté. Et c'est ce texte que, bien évidemment, on soumettra au vote de notre conseil fédéral ce week-end.»

Par texto mercredi matin, Denis Baupin, l'un des négociateurs écolos, se veut catégorique: «Un accord est un accord, aucune des parties n'est habilitée à le détricoter.» Cécile Duflot a appelé mercredi matin le socialiste Michel Sapin pour une explication de texte.

Interrogé par Mediapart à la fin de la réunion de présentation de l'équipe de campagne du candidat, le négociateur socialiste nous a d'abord expliqué qu'il s'agissait «d'une erreur d'impression»... Avant de donner quelques explications plus crédibles: «Il n'y a aucune divergence entre les gens sérieux qui étaient autour de la table. Après, il peut y avoir volonté de tirer l'accord dans un sens ou dans un autre de la part de gens pas sérieux qui n'étaient pas autour de la table.»

De son côté, Benoît Hamon a indiqué à la mi-journée qu'il ne s'agirait que d'«un retrait temporaire». Le porte-parole du PS a ainsi déclaré à l'AFP: «Ce paragraphe faisant l'objet de deux interprétations différentes, on l'a retiré de l'examen du Bureau national. On l'a provisoirement mis de côté, le temps d'en rediscuter, de clarifier l'interprétation qu'on en faisait avec nos partenaires.»

Alors, ce fameux paragraphe sera-t-il rétabli? «Puisqu'on ferme des centrales, on va donc produire de moins en moins de MOX, c'est ce qui est dit dans ce paragraphe», ajoute Michel Sapin. Donc, sera-t-il rétabli? Rien n'est moins sûr. L'affaire pourrait-elle aller jusqu'à faire capoter l'accord obtenu au forceps mardi? Car cette promesse de «reconversion à emploi constant de la filière du retraitement et de fabrication du MOX » marquerait un tournant historique dans le nucléaire français.

Un combustible particulièrement dangereux

Utilisé en France depuis 1987, mais surtout développé à partir du milieu des années 1990, ce mélange d'oxydes de plutonium et d'uranium (d'où son nom – MOX) est un combustible nucléaire désormais répandu dans les centrales françaises (on en trouve dans vingt et une d'entre elles). Sa particularité est d'être fabriqué à partir d'éléments déjà utilisés dans les réacteurs, ce qui permet de «recycler» ainsi une petite partie des déchets générés par la filière.

Mais c'est justement l'un des éléments «qui posent le plus de problèmes à la filière de retraitement, compte tenu de ses caractéristiques qui le rendent très dangereux», expliquait il y a quelques mois l'Autorité environnementale. Les écologistes dénoncent ses dangers pour l'environnement et pour les hommes depuis des années.

En France, deux sites se sont spécialisés dans la fabrication et le traitement du MOX: l'usine Melox sur le site de Marcoule, dans le Gard, et le centre de traitement des déchets de La Hague, dans la Manche. Tous deux appartiennent au groupe Areva, qui, mardi soir, dénonçait la mise en péril de 14.000 emplois (10.000 directs et indirects pour La Hague, 1.300 pour Marcoule). En réalité, l'usine de La Hague et les autres filiales en Basse-Normandie représentent à peine 5.000 emplois, plus environ 1.800 emplois parmi les sous-traitants. L'usine Melox emploie environ 700 personnes.

De plus, l'utilisation de combustible MOX dans les réacteurs français arrive de toute façon à son terme : d'après l'Autorité environnementale, il ne reste plus que les tranches 3 et 4 de la centrale du Blayais à équiper. Pour sortir du MOX, il suffirait donc de progressivement remplacer ce combustible par de l'uranium, ce qui peut se faire au bout de trois ans. Par ailleurs, l'EPR permet un fonctionnement avec 30% de MOX dans le cœur, voire jusqu'à 100%. Cette caractéristique a été dénoncée par Eva Joly, mardi matin sur France Inter. Mais il peut aussi fonctionner avec de l'uranium – l'utilisation de MOX n'est pas prévue pour l'EPR finlandais.

La production mondiale de MOX est dominée à 95% par Areva, dont le premier client est EDF. Depuis 2009-2010, on en trouve dans quatre réacteurs japonais, dont les tranches 3 et 4 de la centrale de Fukushima Daiichi. Sans MOX dans les centrales françaises, cette activité d'Areva perdrait donc sa raison d'être. Elle pèse 1,7 milliard d'euros, pour un chiffre d'affaires global d'Areva de plus de 9 milliards d'euros.

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 13:17

LEMONDE.FR | 16.11.11 | 13h29   •  Mis à jour le 16.11.11 | 14h25

 
 

Un frelon asiatique à Fargues-Saint-Hilaire, en Gironde, en décembre 2009.

Un frelon asiatique à Fargues-Saint-Hilaire, en Gironde, en décembre 2009.REUTERS/© Regis Duvignau / Reuters

Les apiculteurs sont désemparés. Le ministre de l'agriculture, Bruno Le Maire, cherche donc à les rassurer. "La préservation des populations d'abeilles en France fait partie des sujets importants," a-t-il déclaré, mercredi 16 novembre, à des professionnels qui s'inquiètent des dégâts provoqués par les frelons asiatiques sur leurs ruches.

Le frelon asiatique (Vespa velutina) est un tueur d'abeilles entré en France, dans le Lot-et-Garonne, en 2004, dans des poteries importées de Chine. Il sévit désormais dans plus de la moitié des départements de l'Hexagone, ceux situés à l'ouest d'une ligne Marseille-Saint-Malo (hormis deux département bretons encore épargnés). Et Vespa velutina pourrait "envahir toute la France si les pouvoirs publics ne font rien", déclarent les apiculteurs en colère.

"SCÈNES DE MASSACRE"

"Les frelons se postent en vol stationnaire devant la ruche, attaquent les abeilles qui en sortent, leur coupent la tête, puis se nourrissent de leur thorax. En quelques jours, la colonie de butineuses décline et les frelons pénètrent alors dans le rucher pour tuer les survivantes," explique Olivier Belval, président de l'Union nationale de l'apiculture française, dans le Parisien. Des "scènes de massacre" qui se produisent chaque été, précise le quotidien.

"Plus de la moitié des départements sont plus ou moins envahis et le frelon, présent dans tous les départements du sud de la Loire, a désormais franchi le fleuve pour se retrouver en Bretagne et en Normandie," poursuit Olivier Belval. Un nid a même été découvert et détruit en 2009 au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) près de Paris, et des frelons ont été observés en Côte-d'Or, dans les Alpes-Maritimes et dans le Nord.

 

 

Autre problème soulevé par les apiculteurs, l'utilisation du pesticide Cruiser. Sur ce point M. Le Maire a réaffirmé qu'il n'existait pas "pour l'instant (...) les éléments techniques scientifiques d'un lien" entre ce pesticide et la disparition des abeilles. Certains apiculteurs, soutenus par les organisations de défense de l'environnement, demandent la suppression de ce pesticide.

Le Conseil d'Etat a annulé début octobre l'autorisation de mise sur le marché du pesticide Cruiser 350, accordée pour 2010 par le ministère de l'agriculture.

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 13:13

LEMONDE | 16.11.11 | 14h35   •  Mis à jour le 16.11.11 | 14h56

 
 

D'où vient l'iode radioactif détecté ces derniers jours dans l'air ambiant, en France et dans plusieurs autres pays européens ? Le mystère reste complet. Plus que la radiotoxicité de ces particules, en trop faible concentration pour présenter un quelconque danger, c'est cette énigme qui inquiète.

La présence de ces aérosols, même à l'état de traces, signifie en effet qu'il y a eu - et qu'il y a peut-être toujours - des rejets radioactifs accidentels, vraisemblablement quelque part en Europe centrale. Or aucune déclaration d'accident ou d'incident n'a été faite aux autorités nationales ou internationales compétentes. Les agences de radioprotection en sont donc réduites à remonter, empiriquement, la piste de la contamination.

L'alerte a été donnée la semaine passée , par des échanges informels entre réseaux de surveillance européens. Vendredi 11 novembre, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a indiqué avoir été informée, par l'autorité de sûreté nucléaire de la République tchèque, que "de très faibles niveaux d'iode 131" avaient été mesurés dans l'atmosphère au-dessus de ce pays, au cours des "jours récents".

L'AIEA faisait état de "mesures similaires" dans d'autres régions européennes. Des taux anormaux d'iode 131 auraient notamment été relevés en Hongrie, en Pologne, en Slovaquie, en Autriche et en Allemagne.

"Présence inhabituelle"

En France, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a aussitôt fait analyser, dans son laboratoire d'Orsay (Essonne), les aérosols collectés en permanence par les stations de son réseau de surveillance Opera-Air. Les premiers résultats, issus de prélèvements effectués entre le 4 et le 10 novembre, ont été communiqués mardi. Ils indiquent "la présence de traces d'iode 131 dans l'air à des niveaux ne dépassant pas quelques microbecquerels par mètre cube (µBq/m3)".

Les valeurs mesurées sont de 12 µBq/m3 au Vésinet (Yvelines), 5,7 µBq/m3 à Charleville-Mézières (Ardennes), 4,9 µBq/m3 à Orsay et 0,79 µBq/m3 à Bure (Meuse). Ces quatre stations sont situées dans la moitié nord de la France mais, précise Didier Champion, directeur de l'environnement et de l'intervention à l'IRSN, cela ne signifie pas que l'iode voyageur est absent dans le sud du pays. Les analyses de prélèvements y sont en cours.

"Les niveaux de concentration observés sont sans aucun risque pour la santé des populations", assure l'Institut de radioprotection. Même si elle vient immédiatement à l'esprit, l'analogie avec le "nuage" radioactif de Tchernobyl, qui avait survolé la France entre le 30 avril et le 5 mai 1986, est hors de propos. Dans le cas présent, les concentrations en iode 131 au-dessus de la France sont "plus d'un million de fois inférieures" à celles du panache de Tchernobyl, indique M. Champion. Et cent fois plus basses que celles mesurées sur la France après l'accident de Fukushima.

Pour autant, souligne l'IRSN, "la présence d'iode 131 dans l'air est tout à fait inhabituelle à cette échelle du territoire national, indiquant l'occurrence de rejets radioactifs anormaux dans l'atmosphère".

Les experts ne peuvent qu'avancer des hypothèses sur l'origine de cette pollution. L'iode 131 est un radionucléide généré par la réaction de fission nucléaire. Il peut donc s'être échappé d'un réacteur, même si, pour l'instant, aucun autre produit de fission n'a été détecté. Mais ce radioélément est aussi produit à des fins médicales de diagnostic ou de radiothérapie dans des installations spécialisées où a pu survenir une fuite. Il peut encore avoir été relâché par un site d'entreposage de combustibles nucléaires usés...

"Aucune information"

Toutes les pistes restent ouvertes, à l'exception d'une retombée tardive de l'accident de Fukushima. En raison de la courte vie de ce radioélément, l'iode 131 rejeté dans l'atmosphère au Japon en mars, avant d'être dispersé par les vents, a depuis quasiment disparu.

Pour Didier Champion, il est toutefois probable, au vu des pays affectés, que la source de la contamination se trouve en Europe centrale. Des calculs de "rétrotrajectoires", fondés sur les mouvements des masses d'air, permettront peut-être, espère-t-il, de la localiser. Et de découvrir la nature et la date de l'accident, de la défaillance ou de l'erreur à l'origine d'une contamination qui, localement - c'est-à-dire pour les populations riveraines -, pourrait avoir "un impact non négligeable".

Reste que les failles ainsi mises au jour dans le dispositif de surveillance des activités nucléaires sont pour le moins préoccupantes. Pour Bruno Chareyron, de la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad), "il est grave que les instances de contrôle internationales ne disposent d'aucune information". Et il est urgent que "l'AIEA mette en place un système d'information permettant de déterminer très rapidement l'origine d'une contamination radioactive".

Pierre Le Hir

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 13:09

Le Monde - 16 novembre 2011

Depuis plusieurs semaines, un journaliste d'El Pais, Francisco Peregil Pecellin, traque en Espagne les traces du "despilfarro", le gaspillage, un terme à retenir dans cette campagne électorale tant il revient fréquemment dans la bouche des électeurs. Constructions monumentales, infrastructures inutilisées : le journaliste recherche tout ce qui est trop grand, trop beau et a coûté trop cher pour ce pays en crise.

L'aéroport "international" de Ciudad Real : 500 millions d'euros d'investissement pour un flop, et une fermeture au bout de trois ans. (Flickr/stephenhaworth)

L'aéroport de Ciudad Real par exemple. Inauguré en décembre 2008, moyennant 500 millions d'euros d'investissement, cet aéroport "international" devait désenclaver cette ville de 70 000 habitants, pourtant reliée en une heure de train à Madrid. Trois ans plus tard, l'aéroport a fermé ses portes. Début novembre, Vueling, la dernière compagnie qui y opérait, a décidé d'y cesser ses vols. L'initiative et les fonds venaient du privé, se défendent les politiques locaux. Ils ont toutefois laissé faire.

En Andalousie, le stade olympique de Séville (120 millions d'euros d'investissement), inauguré en 1999 en vue d'une candidature aux JO, affiche un maigre bilan sportif : une finale de la coupe de l'UEFA en 2003, une finale de la Coupe Davis en 2004 (et celle à venir en décembre), deux finales de la coupe du roi de football, aucun club en résidence.
Il a été rebaptisé le "poyaque". Il faut avoir entendu une fois dans sa vie l'accent andalou pour comprendre cette expression. Le "po ya que" est une variante locale de "pues ya que", "et bien puisque". "Et bien puisqu'on est ici, on pourrait le transformer en ceci. Et bien puisqu'il est là, on pourrait en faire cela."

La Cidade da Cultura, en mai 2011 (Flickr/xornalcerto)

A la fin des années 1990, alors que Bilbao inaugurait son musée Guggenheim, la Galice, à l'Ouest du pays, voulait elle aussi son emblème culturel : une cité de la culture au cœur des monts Gaias, aussi vaste que la ville de Saint-Jacques-de-Compostelle elle-même. L'objectif était d'accueillir la bibliothèque et les archives de Saint-Jacques, un musée de l'histoire de Galice, un opéra digne du Lincoln Centre à New York, un bâtiment dédié aux nouvelles technologies...  Des six édifices prévus, seuls quatre ont été construits, après un investissement de 400 millions d'euros. Et les événements, conférences et concerts organisés par la Cité de la culture sont loin d'attirer la foule.

Et vous ? Vous vivez en Espagne et avez constaté dans votre ville des exemples d'investissements démesurés ? Racontez-nous ce "despilfarro", en nous précisant le nom de la ville, le type exact de construction, les dates d'inauguration et pourquoi l'infrastructure est peu ou pas utilisée. Vous pouvez aussi nous envoyer vos photos à photoslemonde@gmail.com.

Retrouvez tous les articles sur le "despilfarro" de Francisco Peregil.

M. G.

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 13:05

LEMONDE | 16.11.11 | 11h28   •  Mis à jour le 16.11.11 | 11h33

 
 

 

A New York, le 15 novembre.

A New York, le 15 novembre.Reuters/JESSICA RINALDI

New York Correspondant - La "place rouge" est vide. Il est 10 heures du matin, mardi 15 novembre, et le square Zuccotti, à deux pas de la Bourse de New York, que les "occupants" de Wall Street squattaient depuis deux mois, a été évacué dans la nuit par la police. "Malheureusement, une minorité [y] avait créé une situation intolérable", a déclaré le maire, Michael Bloomberg, pour justifier son ordre. Il usait de l'argument de salubrité publique brandi depuis trois jours par les édiles d'Oakland (Californie), Portland (Oregon) et Salt Lake City (Utah) pour procéder de même avec leurs propres "occupants".

Il ne s'agit aucunement de faire taire les contempteurs de Wall Street et de ses acteurs, clament-ils tous, mais ce mouvement aurait laissé s'installer en son sein des éléments incontrôlés – sans-abri, délinquants… – qui auraient rendu les lieux à ciel ouvert où ils se sont installés "dangereux sur le plan sécuritaire et sanitaire". Une assertion que les "occupants" contestent vigoureusement.

"Les policiers sont arrivés vers 1heure, raconte Kevin Sheneberger, un jeune cuisinier qui travaille le jour et vient chaque soir dormir ici pour soutenir le mouvement. Ils nous ont dit de laisser l'essentiel de nos affaires, de ne prendre que quelques effets et que nous serions hébergés pour la nuit. Ils disaient n'être là que pour nettoyer les lieux." Résultat, tempête-t-il, une fois les "occupants" sortis, ils ont vu les forces de l'ordre "tout emporter, tentes, livres, matériel de l'infirmerie, ordinateurs privés, et les jeter dans une benne où un compresseur compactait tout".

Un des avocats attitrés du mouvement, Michael Rattner, du Centre des droits constitutionnels, s'insurge pour un autre motif. Ses confrères ont déposé un recours en référé contestant la décision de M. Bloomberg d'autoriser les manifestants à revenir au square après son nettoyage mais leur interdisant d'y camper la nuit. Or, Lucie Billings, juge de permanence de la Cour suprême de l'Etat, leur a donné raison. Avant que la justice ne se prononce sur le fond, elle a intimé aux forces de l'ordre "l'interdiction d'évincer des protestataires légalement sur les lieux (…) et de les empêcher de revenir au square avec leurs tentes et leurs autres biens".

Sur place, les "occupants" brandissent le jugement. Les policiers, imperturbables, leur barrent toujours la route. "Le recours que la ville a déposé n'est pas suspensif. Mais dans ce pays, que vaut la Constitution face au 1 % ? [par opposition aux 99 % que disent représenter les "indignés"]", constate, désabusé, l'avocat. En soirée, M.Bloomberg obtiendra gain de cause: un nouveau juge validera la légalité des expulsions.

Toute la journée, les signes de sympathies se sont multipliés à l'égard des "occupants". Robert Williams, 48 ans, qui travaille à Wall Street chez un important investisseur, dit n'être "absolument pas d'accord avec eux", mais "leur droit à manifester est imprescriptible, ou alors on n'est plus en Amérique". Sur le trottoir, un jeune brandit une pancarte interpellant le président: "Obama, dis quelque chose!". Or, non seulement le président se tait, mais sur place beaucoup le soupçonnent de compromission. "Il est en campagne, il a besoin de l'argent de Wall Street. Que les maires cherchent à nous briser, ça l'arrange", dit l'occupant Jed Brandt.

Si, à l'approche des rigueurs hivernales, le maire a fait le pari du délitement du mouvement par absence de perspective, "il s'est lourdement trompé", assure Michael Levitin, un des éditeurs de The Occupied Wall Street Journal, qui a publié, mardi, 20 pages de posters, slogans et dessins de presse furieusement "Mai 68".

Une manifestation est appelée, jeudi à New York, pour marquer le deuxième mois d'existence du mouvement. Ses dirigeants espèrent voir affluer beaucoup de monde. Un succès, ou un échec, devrait fournir une première indication quant à son avenir.

Sylvain Cypel

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 13:01

LEMONDE.FR Avec AFP | 16.11.11 | 07h07   •  Mis à jour le 16.11.11 | 09h56

 
 

 

Les manifestants d'Occupy Wall Street, le 15 novembre 2011.

Les manifestants d'Occupy Wall Street, le 15 novembre 2011.Reuters/JESSICA RINALDI

La police a rouvert, mardi 15 novembre en fin de journée, le Zuccotti Park à New York, quelques heures après en avoir expulsé les manifestants anti-Wall Street qui y campaient depuis près de deux mois. Les forces de l'ordre ont créé une ouverture dans la clôture entourant le square, autorisant ainsi les manifestants à y retourner un par un, tout en leur expliquant que, selon un jugement rendu mardi après-midi, ils pouvaient se réunir dans le square mais avaient désormais interdiction d'y camper. A l'intérieur, les manifestants qui retrouvaient leur quartier général jusqu'à leur expulsion entonnaient : "Tous les jours, toutes les semaines, occupez Wall Street !"

Dans un communiqué, le maire de New York, Michael Bloomberg, a assuré que les autorités municipales avaient prévu dès le début de journée la réouverture du parc privé, qui appartient à la société Brookfield Properties, après un grand nettoyage des lieux. "Cette réouverture a été retardée par les actions en justice qui ont été intentées contre la municipalité, mais le square est désormais rouvert au public", explique-t-il. Un juge new-yorkais a confirmé, mardi après-midi, l'interdiction faite par les autorités de la ville aux manifestants anti-Wall Street de camper dans le Zuccotti Park.

Cette décision "confirme notre position, qui est que le premier amendement [qui garantit la liberté d'expression] ne garantit pas le droit de mettre en danger le public ou d'empiéter sur les droits d'autrui en s'emparant d'un espace public avec des tentes et des bâches", ajoute M. Bloomberg.
"En dernier recours, la municipalité a la responsabilité de protéger la santé et la sécurité du public et nous continuerons de faire en sorte que tout le monde puisse s'exprimer librement à New York", poursuit-il. Le square Zuccotti "restera ouvert à tous ceux qui veulent en profiter, aussi longtemps qu'ils respectent les règles du square", conclut le maire.

Des évacuations d'autres campements similaires aux Etats-Unis ont eu lieu lundi à Oakland, en Californie, et dimanche à Portland, dans l'Oregon. Mardi, la Maison Blanche a réagi avec prudence, estimant qu'il revenait aux autorités municipales de décider du sort des manifestants anti-Wall Street.

UN MORT À BERKELEY

Des milliers de manifestants anti-Wall Street ont défilé mardi sur le campus de l'université de Berkeley, en Californie, certains réinstallant des tentes là où la police avait démantelé un campement la semaine précédente. Quelques heures plus tôt, la police avait tiré sur un homme armé sur ce même campus, alors que la manifestation avait commencé. Mais les organisateurs du mouvement ont affirmé sur leur compte twitter que cet incident n'avait aucun rapport avec la marche à laquelle, selon eux, quelque 5 000 personnes ont participé. L'école de commerce où se sont déroulés les faits a été évacuée, a indiqué l'université. "Le suspect a été vu avec une arme alors qu'il entrait dans un ascenseur. Quelqu'un de l'université a indiqué cela à la police qui est arrivée immédiatement, a-t-elle relaté dans un communiqué. Le suspect a ensuité quitté l'ascenseur pour entrer dans une salle d'informatique. La police l'a suivi et lui a demandé de lever les mains en l'air. Le suspect a alors sorti son arme et la police l'a tué." Le chef de la police de l'université, Mitchell Celaya, a observé que c'était le premier incident de ce genre sur le campus depuis les années 1980.

Quatre autres personnes ont trouvé la mort dans des incidents avec des armes à feu autour des campements de tentes érigés depuis des semaines par les protestataires anti-Wall Street à travers le pays à Oakland, dans le Vermont, ainsi qu'à La Nouvelle-Orléans et à Salt Lake City.

Quelque trois cents manifestants anti-capitalistes d'Occupy DC ont, par ailleurs, défilé mardi jusqu'à la Maison Blanche, à Washington, et ont appelé le président Barack Obama à se joindre à eux.

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 12:55

Publié le 16 novembre 2011 à 10h15


Dans la nuit de mardi à mercredi, les Indignés de la Défense ont vu leur campement détruit par les forces de l'ordre. Ils ont reconstitué dans la foulée le camp à l'aide de palettes.

Présent depuis une dizaine de jours sous la Grande Arche de la Défense, le mouvement des Indignés fait de la résistance, malgré les forces de l'ordre qui tentent de les déloger
Présent depuis une dizaine de jours sous la Grande Arche de la Défense, le mouvement des Indignés fait de la résistance, malgré les forces de l'ordre qui tentent de les déloger MaxPPP/WOSTOK PRESS

Installé depuis le 4 novembre (fin du sommet du G20 à Cannes) sous la Grande Arche du quartier d'affaires de la Défense, le petit groupe de protestataires du mouvement des Indignés a vu son campement démantelé par la police. Vers 21h50, des policiers et des gendarmes mobiles, au nombre d'une centaine selon la préfecture, ont confisqué les cartons, pancartes et bâches, ce matériel de fortune qui constituait le campement des Indignés. Les manifestants étaient alors au nombre d'une centaine. « L'intervention des forces de l'ordre visait à nettoyer l'esplanade des cartons et des meubles amassés par les Indignés, mais elle ne vise pas à évacuer les personnes, ni à procéder à des interpellations », a indiqué une source préfectorale.

Le mouvement en France mobilise moins qu'ailleurs

Dès l'intervention achevée, les protestataires se sont efforcés de reconstituer leur campement avec des palettes. Selon eux, l'intervention a été « violente ». Dans un communiqué, les Indignés indiquent que le campement a été saccagé avec violence par les forces de l'ordre qui sont allées jusqu'à piétiner la nourriture et les médicaments. Cependant, aucun blessé n'est à déplorer. « Ce harcèlement policier ne fait que renforcer la légitimité de cette occupation par ces citoyens déterminés à prendre leurs responsabilités et à résister de manière non-violente face à un État qui emploie des méthodes fascistes indignes d'une démocratie », est-il aussi ajouté dans le communiqué.

Le mouvement mondial des Indignés en France a du mal à mobiliser autant qu'aux Etats-Unis ou dans d'autres pays européens, le nombre de protestataires oscillant entre plusieurs centaines et quelques dizaines.

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 12:53

 

 

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 12:48

fruncut.org -Posté le 15 novembre 2011 à 23:16:00

 

 

Intervention musclée le 15/11/2011 à Occupons la Défense

Nous avons visité Occupy Amsterdam, nous leur avons raconté notre quotidien à La Défense, les violences policières tous les jours, la précarité du camp, l'interdiction de poser ne serait-ce qu'une tente... Ils n'y croyaient pas, nous demandant même si La Défense était bien en Europe. Nous avons suivi de près Occupy Wallstreet et leur expulsion ce matin, puis le revirement de situation après une décision de justice contre l'action de la Police new-yorkaise. Nous avons regardé Occupy LSX (Londres), nous avons vu Occupy Berlin... Partout des tentes, des camions, des espaces multimédias, des livestreams avec les autres lieux Occupés.

les CRS chargent et chargent encore !

Mais aujourd'hui, en France, nous voyons des occupations stratégiques totalement précarisées, que les interventions policières cherchent à montrer désorganisées et gérées par des squatteurs. La réalité est bien différente : depuis le premier jour de Occupons la Défense, à chaque fois que l'occupation se structure, qu'une tente est montée, qu'une bâche est tendue pour se protéger de la pluie... les brigades chargent et chargent encore ! Tous les jours nous subissons des intimidations policières, nous constatons des vols de biens privés par les forces de l'ordre, nous encaissons des coups de matraque et des gaz lacrymo...

Que se passe-t-il en France ?? Dans quelle démocratie moderne sommes-nous pour que de tels ordres soient donnés par des représentants de l'État élus par les français pour les représenter. Et pour qu'ils puissent être exécutés par des êtres humains ?

Ce soir, un niveau supérieur a été franchi.

50 CRS gardent un tas de carton

Ce soir les "Gardiens de la Paix" sont sortis déchaînés et caparaçonnés comme pour se préparer à une guerre civile. Ils ont détruit à nouveau le camp, tapé sur des citoyens non-violents, volé des couvertures et des duvets, détruit une cuisine collective. C'est ici la dignité humaine qui a été clairement visée. Le seul tort des indignés ? Sans doute celui d'avoir la pertinence de viser clairement l'oligarchie financière qui tient les reines du pouvoir aujourd'hui partout dans le monde, et en France en particulier.

Ce sont des parents en transit vers chez eux, des retraités de passage, des consommateurs du centre commercial voisin qui sont venus apporter leur soutien physique contre les brigades d'intervention. Ce sont aussi des centaines d'inconnus qui, tous les jours, apportent un peu de riz, du sucre, du café chaud, des légumes, etc (dommage que nous n'ayons toujours pas la possibilité d'avoir un réchaud sur place). Merci à eux.

Un message d'espoir, un cri d'alerte

Ce communiqué d'urgence est autant un message d'espoir qu'un cri d'alerte. Beaucoup de médias demandent aux indignés de la Défense et d'ailleurs de réagir sur les violences qui ont eu lieu contre Occupy Wallstreet ce matin (15 novembre). Mais combien diffusent au Journal Télévisé de 20h ou dans les premières pages de leurs journaux la réalité de ce qui se passe en bas de leur tour ?

Nous ne lâchons rien : le camp de La Defense est ruiné, mais nous y dormirons ce soir, comme à Nantes, Lyon et ailleurs.

À vous.

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