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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 22:58
tv5.org - 18.11.2011Par Pascal Hérard
 
Les manifestants de Occupy Wall Street tentent de reprendre pied sur la place Zuccotti d'où les autorités voulaient les chasser deux mois après le lancement de cet avatar américain des indignés européens. A Londres, ils bravent l'ultimatum de la City. Et si les campement des indignés français ou italiens sont d'assez faibles importances depuis que l'appel du 15 octobre à "occuper les places" a été lancé, il n'en est pas de même partout. Mais au delà du nombre de participants, que représente le mouvement mondial des indignés  aujourd'hui ? Les revendications, les actions sont-elles les mêmes dans les diverses grandes métropoles ? Des propositions, des convergences avec des partis politiques ou des syndicats se déclarent-elles ? Petit tour du monde des indignés de la "#globalrevolution" pour mieux comprendre ce qu'il est et devient.
Zoom:
Campement de Los Angeles (USA, Californie)
18.11.2011Par Pascal HérardL'indignation issue du mouvement espagnol du 15 mai 2011 se manifeste toujours un peu partout dans le monde, sans doute de façon plus massive sur le réseau internet que sur les places des villes. Malgré les interventions des forces de l'ordre dans de nombreuses villes dont Zurich, Paris, New-York, Oakland, Portland, San-Francisco qui ont démantelé les campements des indignés, ceux qui déclarent vouloir "changer de modèle" en Espagne, ou qui s'intitulent les 99% (opposés aux 1% de la finance) en Amérique du nord, ne semblent pas démotivés. Ni inquiets sur la poursuite de leurs actions.
Zoom:
Zuccatti Square, le 15/11, peu de temps avant l'évacuation

USA :
Les réseaux de webcam sont utilisés pour permettre de visionner des enregistrements de manifestations des places occupées. Le mouvement des indignés le plus important a débuté à New York le 15 octobre avec l'occupation du parc Zuccotti à Manhattan appelant à fermer Wall Street. En Californie, à Oakland, Los Angeles, Philadelphie, San-Francisco, des groupes de plus de 100 personnes se réunissent depuis le début du mouvement, certains avec des campements, d'autres sans. Il y a eu jusqu'à 500 villes américaines occupées par des groupes d'indignés. Les revendications principales aux USA sont la dénonciation des inégalités sociales et la cupidité des banques et des marchés financiers.

New-York, #OWS (Occupy WallStreet) : "Nous sommes les 99%, vous ne pouvez pas expulser une idée"

Les forces de police municipales ont délogé dans la nuit du 14 au 15 novembre la centaine de campeurs installée dans le parc Zuccotti. Dès le lendemain des appels étaient lancés pour venir à nouveau occuper le parc, la municipalité ayant indiqué que la réunion de personnes ne pouvait être interdite (respect de l'amendement sur la liberté d'expression) mais qu’en revanche le campement n'était pas légal par décision d'un juge. L'expulsion des campeurs par les forces de l'ordre dans la nuit du 14 au 15 novembre a été mouvementée :

 

 

Les indignés new-yorkais sont revenus dès le lendemain dans le parc, près d'une centaine d'entre eux ont passé la nuit du 16 novembre dans le square, sans tentes. Deux églises ainsi que des habitants du quartier ont ouvert leurs portes pour accueillir les indignés qui le souhaitaient. Une manifestation en direction de la Bourse de New-York a eu lieu le 17 au matin. Les forces de l'ordre ont stoppé les manifestants avant qu'ils n'aient pu atteindre le bâtiment. En revanche, le 17 au soir une manifestation de très grande ampleur s’est déployée sur le pont de Brooklyn réunissant au moins 10 000 personnes. Les syndicats étaient présents, 250 manifestants ont été interpellés par la police.
Oakland :

la manifestation du 3 novembre a été le théâtre de violences importantes, les campeurs ont été expulsés le 14 novembre comme ceux de New-York :

Washington :

Quelque dizaines de  tentes ont été installées dans le square Mc Pherson au centre de la ville depuis le 17 septembre. Plusieurs manifestations ont suivi, dont une d'environ 300 personnes devant la maison Blanche. Une dizaine d'indignés New-Yorkais a débuté une marche jusqu'à Washington pour demander la "taxation des riches". Ils comptent parcourir 30 kilomètres par jour et pensent arriver autour du 23 novembre dans la capitale américaine. Le campement du square Mc Pherson est toujours en place. Collection de photos du camp du 25 octobre au 15 novembre.

 

 

Berkeley :

La manifestation de l'université de Berkeley (baie de San Francisco, Californie) a regroupé 3000 personnes (majoritairement des étudiants). La revendication principale des manifestants portait sur le prix des études qui a doublé en 10 ans. Des heurts avec les forces de police ont été déplorés :

 

 

 

Le campement a été démantelé.

San Francisco, Portland :

des campements ont été montés puis démantelés.

Los Angeles :

le campement est encore en place mais la municipalité commence à communiquer sur "la nécessité de démanteler le campement mais sans confrontation".

Une manifestation de rue a été organisée dans les rues de Los Angeles en réponse à la fermeture du camp de New York, le 15 novembre.

 

 

 


Boston : Le campement de Dewey Square est toujours en place. La police de Boston a indiqué ne pas vouloir déloger les indignés installés dans le square.

Zoom:
Campement de Dewey Square à Boston
Zoom:
Campement de Québec
CANADA :

Une quinzaine de tentes sont installées sur la place de l'Université-du-Québec depuis le 22 octobre comme dans le parc du centre ville à Toronto, Vancouver, Ontario ou Montréal.

Reportage amateur sur le campement à Québec :

 

 

Les camps de London, Halifax ont été démantelés. Des demandes d'expulsion des autres municipalités sont en cours (à l'exception de Montréal), mais n'ont pas encore été mises à exécution. La demande d'expulsion du tribunal d'Ontario du 15 novembre est examinée par un juge qui rendra sa décision le 18 novembre. Ce juge examine si l'expulsion est en accord avec la charte des droits des personnes. Les campements sont de taille modeste, quelques dizaines de tentes. Une vidéo de présentation du mouvement "Occupons Québec" permet de mieux comprendre leur motivation :

 

 

Zoom:
Assemblée générale du mouvement "Occupy London Stock Exchange" Place St Paul
ROYAUME-UNI : "Nous refusons de payer pour la crise bancaire"

A Londres, l'occupation de la place St Paul, symbole de la finance internationale, a débuté le 15 octobre. Des dizaines de tentes sont toujours en place bien que la municipalité ait apposé des ordres d'expulsion sur celles-ci depuis le 16 novembre au matin. Le maire de la ville, Boris Johnson, veut éviter des débordements et l'usage de la violence mais semble décidé à ce que le campement soit démantelé.



Zoom:
Le campement de Occupy LSX
Le mouvement des indignés de Londres est actuellement l'un des plus importants avec celui de New-York. Le mouvement soutient l'action des syndicats qui appellent à une convention nationale le 19 novembre pour préparer la grève générale du 30. Le mouvement "Occupy London Stock Exchange" (OccupyLSX) organise des assemblées générales pour proposer des solutions concrètes de changements de société. Extrait de l'ordre du jour du 18 novembre : "En se basant sur le fait que le système actuel est insoutenable, non-démocratique et injuste, il nous faut proposer des alternatives dont les suivantes sont centrales :
- Participation politique de la société dans son ensemble
- Une nouvelle démocratie populaire et souveraine
- Une structure politique, économique commune qui offre une égalité sociale et un bien-être à tous."

Vidéo d'un meeting sur la place Saint Paul :

 

 


Les organisateurs du camp des indignés de Londres ont aussi envoyé une demande à la municipalité pour qu'elle rende publique la comptabilité de la ville et que certains aspects financiers ou activités de lobbying soient plus transparents. Cette demande des indignés s'appuie sur le "Freedom of Information Act" (loi sur la liberté d'information obligeant les autorités à fournir tous les documents administratifs à ceux qui en font la demande), en vigueur depuis 2005 en Angleterre.

Zoom:
ESPAGNE : "Changer de modèle"

Le cœur du mouvement des indignés, instigateur du principe de "prendre les places" en y installant des tentes pour interpeller les populations et les dirigeants politiques est né en Espagne, suite à la grande manifestation du 15 mai à la Puerta del Sol de Madrid. Les forces de l'ordre ont évacué la place fin juin, mais depuis cette époque, si le mouvement a changé de forme, il ne s'est pas pour autant arrêté. Les indignés espagnols se sont rapprochés des mouvements syndicaux et commencent à s'organiser de façon différente, avec des revendications plus précises. Les mots d'ordre sont désormais la lutte pour pour le maintien du système de santé (empêcher les coupes budgétaires prévues par le gouvernement) du système éducatif ainsi que le droit au logement. Depuis le 11 novembre, plus de 150 indignés ont créé dans le centre de Barcelone un point d'information pour discuter des élections anticipées du 20 novembre. Une manifestation des personnels de santé s'est déroulée le 16 un peu partout dans le pays, suivie de celle des étudiants le 17 novembre.
Le mouvement des indignés espagnol semble converger avec celui des syndicats et même s'il continue de se réclamer apolitique, le scrutin du 20 novembre est au centre des débats. Des campements naissent un peu partout, même dans des villes de faible importance comme ici à Santander :
Zoom:

Une campagne d'information a débuté il y a quelques jours pour que des lieux abandonnés ou inoccupés soient habités. Le dernier en date est une banque. Mais si le mouvement espagnol des indignés est majoritairement celui de la jeunesse universitaire comme la grande manifestation du 17 novembre l'a montré, il est aujourd’hui une sorte de réunion des différents mouvements sociaux de contestation qui enflent en Espagne un peu plus chaque mois.

Clip vidéo sur la manifestation étudiante du 17 novembre :

 

 

ALLEMAGNE : "Nous sommes les 99%"

Depuis le 20 août, date à laquelle les première tentes ont été installées sur la célèbre Alexanderplatz de Berlin pour être démantelées au bout d'une semaine par les forces de l'ordre, de nombreuses actions d'indignés ont été menées. Le 17 septembre, une manifestation devant la Bourse de Berlin, le 12 novembre une chaine humaine autour du Reichstag avec simultanément un cercle de plusieurs milliers de personnes autour de la banque de Francfort. Un campement de quelques tentes est installé à "Bundespressestrand", une esplanade de 3000 mètres carrés sable près du parlement et de la chancellerie. Le mouvement allemand est très proche de celui des 99% américain : contestation du pouvoir de la finance et dénonciation de la précarité générée par les politiques d'austérité.

Manifestation du 15 octobre à Berlin :

 

 

FRANCE : "Nous sommes les 99%, nous refusons que le 1% décide de notre avenir et de l'avenir du monde à notre place"

Depuis le 4 novembre une dizaine de tentes sont installées sur le parvis de la grande arche de la Défense, plusieurs fois démantelées par les forces de l'ordre. Le mouvement a réussi à réunir quelques centaines de personnes par épisodes, comme lors de la soirée du 11 novembre :

 

 


Le campement français qui peine à réunir plus que quelques dizaines "d'indignés permanents" a de nouveau été démantelé dans la nuit du 14 au 15 novembre, les tentes et le matériel de cuisine confisqués une nouvelle fois par les forces de police. Le mouvement des indignés n'a pas vraiment pris en France. La manifestation mondiale du 15 octobre comptait 500 personnes à Paris alors qu'elles étaient de plusieurs dizaines de milliers en Italie, et de près de 500 000 en Espagne. Quelques autres villes de France (Nantes premier campement le 12 novembre, dix tentes, Rennes, Metz, Lyon) voient de petits groupes de quelques dizaines d'indignés se réunir, sans campement la plupart du temps. Un appel à manifester sur le parvis de la défense a été lancé pour le samedi 19 novembre.

Extrait de l'appel citoyen du mouvement "occupons la Défense" :
Nous sommes avant tout des citoyens conscients, et des êtres humains indignés par le monde qui nous entoure. Voilà pourquoi, nous appelons tous les citoyens et citoyennes qui refusent les divisions que l’on nous impose à unir leurs talents et intelligence, à se rencontrer pour œuvrer ensemble à la création d’un nouveau projet, dont l’essence sera le respect des individus et de leur environnement.
Nous pouvons libérer et reprendre l’espace public sous toutes ses formes.
Rejoignez-nous !

Quelques dizaines d’indignés ont installé de nouvelles tentes sur le parvis de la Défense le 18 novembre.

ITALIE : "Nous ne paierons pas la crise"

D'importantes manifestations ont eu lieu un peu partout en Italie le 15 octobre répondant à l'appel mondial du "#15O", celle de Rome ayant réuni  entre 300 000 et 500 000 personnes. Le mouvement des indignés italiens se confond avec le mouvement social qui refuse principalement les mesures de rigueur imposées par le gouvernement suite à la crise de la dette souveraine. L'occupation des indignés italiens ne semble pas se faire pour l'instant par le biais de tentes, sauf de façon exceptionnelle comme par exemple à l'université de Bologne :


Zoom:
Zoom:

Depuis le 10 novembre une salle de cinéma désaffectée de 400 places a été investie par plusieurs centaines d'indignés. Le mouvement a lancé un mot d'ordre pour que ce types de locaux soient investis.

Les manifestations contre la politique du gouvernement ont été jusqu’alors les principales actions du mouvement des indignés italiens, soutenues par les manifestations étudiantes de la même manière qu’en Espagne.
Procession à Bologne, le 11 novembre :

 

 

SUISSE :

Zurich :

Un campement d'indignés s'est installé à Zurich dans le parc Lindenhof, au cœur de la vieille ville, le 17 octobre. L'expulsion des campeurs s'est effectuée le 15 novembre au matin, les 40 tentes ont été retirées par 80 policiers.

Genève :

Un campement a débuté depuis le 15 octobre dans le Parc des Bastions. Le mouvement compte environ environ 300 personnes dont 60 campeurs qui se relayent. Une table des négociations a été organisée avec les autorités de la ville (Conseil administratif) et les chefs de la Police. Les relations semblent bonnes avec les forces de police, les organisateurs estiment que le soutien de la population y est pour beaucoup.

Cet aperçu du mouvement des indignés n'est pas exhaustif... Si l'on trouve des indignés en Belgique, aux Pays-Bas, en Grèce bien entendu, en Israël, au Japon, ce sont des manifestations spontanées qui les rassemblent plus que des campements ou occupations comme dans d'autres pays. Plus étonnant, l'Ukraine compte des indignés actifs...

Le 11 novembre à Kiev :

 

 

 

 

à Athènes, ce vendredi 17 novembre 2011, une manifestation en hommage aux étudiants du 17 novembre 1973 (jour où la dictature des colonels a envoyé les chars contre l'université polytechnique) a réuni une foule considérable de contestataires, plus de 30 000 personnes selon la police. Les "enragés" grecs comme ils se nomment eux-mêmes se confondent désormais avec les syndicats et la population en lutte contre les mesures "anti-crise" du gouvernement. Il est possible qu'ailleurs en Europe comme en Amérique du Nord, ce phénomène devienne la règle. Les indignés seraient alors une force de contestation importante face à des gouvernements de plus en plus impopulaires.

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 22:54

Election Day

In Sol, #globalrevolution on 20 November 2011 at 16:31

Madrid, November 20

Dear people,

Every year old Saint Nicholas comes to Holland. The children love him, because he brings them presents. He is the archetype of Santa Claus. But until recently, just a generation or two ago, the old saint wasn’t only loved. He was feared as well, for he would punish you if you had been bad. He would have you whipped by one of his black helpers, ‘Flagellation Pete’, and then he would tie you up, put you in a bag, and take you back home to Spain.

So here I am. Back in Madrid. I have been a bad boy.

It’s election day today. I wanted to be here to witness what’s going in the capital of the revolution after I had been absent for over three months. A lot has changed. Especially in the rest of the world. It’s November 20th. Since September there have been occupations going on in New York and other American cities. Since October it has been going on world wide.

Occupy Rotterdam

Occupy Utrecht

Five days ago the camp on Liberty Square near Wall Street has been destroyed by police. Resistance is growing stronger as a result of it. In these last few weeks there have also been regime changes in Greece and Italy, after intense pressure from the EU and the financial markets. Now it’s Spain’s turn.

Comrades Roberto and Paulina in front of parliament. The sign reads 'For rent'

When I step out onto the Puerta del Sol, the square is buzzing. Lots of people are gathered in an atmosphere of expectation. It only takes a minute before I hear someone calling my name. It’s a joyful encounter with a group of comrades from the March on Brussels. And it wouldn’t be the last time I came across familiar faces. It went on all evening.

When I first arrived in Sol there was an enormous camp here. This is where it all started. From here the fashion of camping out in public squares began. But this time the most curious thing is that while people are camping on squares all over the world, down to the smallest villages in Holland, there isn’t a single tent here in Puerta del Sol.

There’s not the right spirit for it. And authorities wouldn’t accept it. ‘Been there, done that’, seems to be the prevailing thought. And also, it rains.

At the stroke of midnight a crowd gathered at the statue of the bear starts moving and singing. Even if we’re not camping, something is going to happen anyway. We move a couple of blocks north to the other side of Gran Vía, where a residential building has just been occupied. Banners are attached to the balconies. “Space liberated – For evicted families – An occupation for every eviction”.

My first impression from what I see and hear is that the movement went on to consolidate itself on the local level, in the villages and neighbourhoods. But in Sol there doesn’t seem to be much of the happy revolutionary spirit that characterised this place during the last elections in May.

Instead of camping, the movement has squatted the ‘Hotel Madrid’, close to Sol. I’ve been walking through there today. It made me think of Revolutionary HQ in Brussels. The place is enormous. The hotel rooms have been divided into living spaces for evicted families, working spaces for the commissions, and community spaces. It seems to be working out quite well from the outside, but there are also people willing to deny that.

Hotel Madrid

Map of one of the floors

There’s not much more I can say to you, I’ve only just arrived. Judging from all the manifestos announcing strikes and demonstrations, there certainly is no lack of initiatives. But people have the feeling that everything is going to change from now on. The right wing party will win the elections today. And probably they will not have any patience with the movement. They will deal with it swiftly, people think. And their hope is that repression will further stimulate resistance. They hope that after today, once the Socialist Party is ousted from power, their loyal electorate will take the streets alongside the movement.

We’ll see. ‘Full of expectation, our hearts are beating’, as the old Saint Nicholas song goes. ‘to know who will get sweets, and who’ll get whipped.’

Take care,

Oscar

A room turned into a classroom. The 'blackboard' explains the alphabet and the basics of the German language

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 20:51

Demain matin à 8h30, nous serons quelques militant-es de la CNT 30 à être présent-es au Tribunal de Nîmes aux côtés des ouvriers de Ducros.

L'enjeu du jugement en appel attendu : Fayat, le groupe qui a racheté entreprise Ducros sur Alès, sera-t-il obligé de payer les 12 millions d’indemnités aux salariés licencié-es comme cela avait décidé par le même tribunal au printemps dernier ? 

Vous vous en doutez ces 12 millions (à se partager entre les 350 ouvriers du site) ne serait pas rien pour ces ouvriers à qui on avait promis une reconversion, des départs négociés en pré-retraite mais qui au final n'ont rien vu venir. Pour rappel aussi, Alès et plus généralement le bassin alèsien, est particulièrement sinistré depuis la fermeture des mines au début des années 80 et par la multiplication des plans sociaux depuis dix ans dans la ZI de la ville.

On vous tient au courant de l'issue du jugement en appel...

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 20:43
*Note perso : Je vous invite vivement à écouter la conférence

« Du Sud au Nord : dette et austérité. Quelles alternatives ? » avec Eric Toussaint (CADTM) et Patrick Saurin (Syndicat SUD Banque Populaire-Caisse d’Epargne) qui a eu lieu à Nîmes le 10 novembre. Pour y accéder, appuyer sur la touche "Ctrl" de votre clavier et cliquer sur le lien ci-dessous :  

http://www.cadtm.org/Du-Sud-au-Nord-dette-et-austerite

 

Ainsi qu'à visualiser la vidéo "debtocraty" publiée sur notre  blog le 13 Novembre à 14h09 dans la rubrique "alertes- ce que vous devriez savoir" ou en suivant le lien ci-dessous

http://www.dailymotion.com/video/xik4kh_debtocracy-international-version_shortfilms


 


Pour recevoir directement les infos d'attac Nîmes, merci de nous laisser votre adresse à  nimes@attac.org
%
Pour adhérer à ATTAC %

Lettre d’ATTAC Nîmes


Sommaire :
1/ Infos
2/ Agenda : prochaines dates !

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• Infos :

1/ Dette publique :
Ø  L’appel à signer pour demander un audit citoyen de la dette publique et à diffuser autour de vous : http://www.audit-citoyen.org/
 
Ø  Pour (ré)écouter la conférence « Du Sud au Nord : dette et austérité. Quelles alternatives ? » avec Eric Toussaint (CADTM) et Patrick Saurin (Syndicat SUD Banque Populaire-Caisse d’Epargne) qui a lieu à Nîmes le 10 novembre : http://www.cadtm.org/Du-Sud-au-Nord-dette-et-austerite
 
Ø  Un collectif départemental a été créé suite à cette réunion publique du 10 novembre à Nîmes : contact pour le rejoindre : cac30@laposte.net et plus d’infos prochainement
 
Ø  Pour les personnes qui n’auraient pas encore vu le très bon documentaire DEBTOCRACY : http://www.dailymotion.com/video/xik4kh_debtocracy-international-version_shortfilms (cliquer sur CC pour choisir les sous-titres)
 
Ø  Le livre ATTAC « LE PIEGE DE LA DETTE PUBLIQUE – comment s’en sortir »   http://www.france.attac.org/livres/le-pi-ge-de-la-dette-publique
 
2/ Les banques françaises au banc d’essai : le tout nouveau bilan d’ATTAC et des Amis de la Terre : http://www.france.attac.org/articles/les-banques-francaises-au-banc-dessai 
 
3/ ATTAC interpelle les candidats sur la crise :
 

 
• Agenda : les prochaines dates…de bonnes choses en perspective !

> Lundi 21 novembre 20h30:
Au cinéma Sémaphore, projection-débat du film « octobre à Paris »  avec le collectif « D’ailleurs nous sommes d’ici », à l’occasion de la commémoration du 50ème anniversaire du massacre de centaines d’algériens à Paris le 17 octobre 1961. Avec Jean-Luc Einaudi, historien.
 

> Lundi 28 novembre 18h30 :
« Conférence gesticulée : Exploiter mieux pour profiter plus, une autre histoire du management» par la SCOP le Pavé (initiative du syndicat SUD Conseil Général) à l’auditorium du Conseil Général.
« Quand les résultats d'une action sont définis avant qu'elle n'ait commencée, quand les réunions sont organisées comme des messes, quand la parole est monopolisée par des "experts" qui disent s'appuyer sur la parole des agents de terrain sans que ceux-ci ne soient réellement consultés, c'est qu'on se moque des agents, non ? Non, c'est simplement le résultat d'une politique de management qui sévit dans beaucoup d'administrations, dont la nôtre ».
Du fond et de la forme, car en plus c’est très drôle ! Toutes les infos ici
 

> Jeudi 8 décembre à 20h :
Rencontre-débat avec François RUFFIN, journaliste (Là-bas si j’y suis-France Inter, Monde Diplo et Fakir) « contre le fatalisme, vive le protectionnisme ?!? » avec le Repaire de « là-bas si j’y suis » de Nîmes et avec les Amis du Monde Diplo 30. A l’auditorium du Centre PABLO NERUDA.
En tournée entre le Var et Nîmes, François RUFFIN viendra présenter son nouveau livre : ‘LEUR GRANDE TROUILLE – journal intime de mes « pulsions protectionnistes »’. Un riche débat en perspective !
 

Depuis dix ans, François Ruffin visite des usines, voit des ouvriers manifester, désespérer, et avec, toujours, au bout, la défaite. «Ça lasserait le plus vaillant des soldats, écrit-il, tant de défaites accumulées. Ça m’a lassé. Le dégoût est monté lentement, comme une marée. Mais là, avec les Parisot, il s’est installé, définitif. Il faut préparer la contre-offensive ». Quelle est leur grande trouille ? Il suffit de peu d’analyse. A chaque intervention du Medef, la même rengaine : «Nous attendons des responsables politiques qu’ils écartent toute mesure protectionniste». Tous copains sur un thème ; patrons européens, américains, canadiens, japonais repoussent le spectre du protectionnisme. Voilà leur talon d’Achille. Contre leur libre-échange, des barrières douanières, des taxes aux frontières, des quotas d’importation. C’est notre dernière arme.
A partir de reportages, de rencontres avec des syndicalistes, des patrons, des économistes et des douaniers, François Ruffin explore brillamment cette «hypothèse interdite».
 
*François Ruffin est journaliste, collabore au Monde Diplomatique,
à l’émission « Là-bas si j’y suis » de Daniel Mermet  et est fondateur du journal Fakir.
Il est l’auteur de « Les petits soldats du journalisme » en 2003, de « Quartier Nord » en 2006 et de « La guerre des classes » en 2008.
 
 
A l’issue de la conférence, François Ruffin dédicacera son nouveau livre :
« Leur grande trouille » aux éditions Les Liens Qui Libèrent.
 
François Ruffin sera à Bagnols en Forêt (83) le 5 décembre, à Marseille le 7 décembre
et à Nîmes le 8 décembre 2011.
 



 

%
site ATTAC France : http://france.attac.org site ATTAC Gard : http://local.attac.org/attac30
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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 14:01

franche-comte.france3.f - Publié le 21/11/2011 | 11:46

Par F.P  

 

200 personnes ont manifesté sur le site pour dénoncer les travaux entrepris par le conseil général de Haute-Saône.

Ils ne désarment pas. Mieux : ils s'organisent. Dimanche après-midi, 200 personnes ont tenu à manifester leur ferme opposition aux travaux engagés par le conseil général de Haute-Saône sur le site de la Planche-des-belles-Filles qui doit accueillir une arrivée du Tour de France 2012. 

12 associations de défense de l'environnement et partis politiques ont créé un collectif de protestation : ils dénoncent "la gabegie financière, l'opacité du dossier, (...) l'intolérable atteinte au site et à son environnement, (...) la non prise en compte des aspects humains et l'absence de concertation avec les acteurs locaux, (...), un déni de démocratie préjudiciable."

A suivre dans ce dossier : le 24 novembre, le tribunal administratif examinera le recours déposé par la Commission de Protection des Eaux, du Patrimoine, de l'Environnement, du Sous-Sol et des Chiroptères de Franche-Comté. Son avocat, Etienne Tête, espère obtenir l'interruption des travaux en s'appuyant sur ce qu'il prétend être des irrégularités administratives.

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 13:56

 

/tianplus.blogs.nouvelobs.com - 21.11.2011


Capture d’écran 2011-11-21 à 14.13.21.png

Cette vidéo a été mise en ligne sur de nombreux sites sur InternetUne vidéo où l’on découvre un policier de l’antenne de Davis de l’université de Californie vaporiser abondamment sur le visage, un gaz orange, plusieurs personnes au cours d’une manifestation d’étudiants contre la hausse des frais scolaires.

Deux étudiants avaient été hospitalisés après avoir reçu ce gaz.

Plus légèrement intoxiqués, neuf autres étudiants avaient été soignés sur place par les secours.

Samedi, la présidente de l’université a condamné l’usage "regrettable et inadapté" de ces bombes au poivre.

Une enquête doit être diligentée sur ces faits.


A la suite de ces violences, deux policiers ont été suspendus de leur fonction.


(Source : France24 / TF1News)

 

 

 

 

 

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 13:52

L'Expansion.com avec AFP - publié le 21/11/2011 à 11:35

Le cabinet de lobbying Clark Lytle Geduldig & Cranford offre 850 000 dollars à l'Association des banques américaines pour saper médiatiquement le mouvement Occupy Wall Street.

 

Ces indignés de Wall street protestent contre les financiers à l'origine de la crise, l'inégalité croissante et les défaillances des politiques, qu'ils accusent d'être soumis aux grands patrons de la finance ou des entreprises. Ils affirment représenter les aspirations de 99% des américains, arguant que 1% de la population possède l'essentiel des richesses et est constamment privilégié.
Ces indignés de Wall street protestent contre les financiers à l'origine de la crise, l'inégalité croissante et les défaillances des politiques, qu'ils accusent d'être soumis aux grands patrons de la finance ou des entreprises. Ils affirment représenter les aspirations de 99% des américains, arguant que 1% de la population possède l'essentiel des richesses et est constamment privilégié.
Lucas Jackson / Reuters

Des lobbyistes réputés, liés aux banques, ont proposé un plan de 850.000 dollars pour attaquer le mouvement Occupy Wall Street (OWS) et les hommes politiques qui lui seraient favorables, a rapporté samedi la chaîne de télévision américaine MSNBC. Dans un mémo de quatre pages, la firme de Washington Clark Lytle Geduldig & Cranford (CLGC) propose à l'Association des banques américaines (ABA) de mener une "recherche" sur Occupy Wall Street pour "construire un récit négatif" sur le mouvement, "à placer dans les médias", ainsi que sur "ceux qui les soutiennent", selon ce mémo publié par MSNBC. Si les démocrates soutiennent OWS, "cela voudrait dire davantage qu'une gêne passagère pour Wall Street. Cela peut avoir un impact de très longue durée, politique et financier, pour les compagnies au coeur" de Wall Street, ajoute ce mémo.

"C'est peut-être facile de rejeter OWS comme un groupe de manifestants désordonnés mais ils ont démontré qu'ils devaient plutôt être traités comme des concurrents organisés, très habiles et capables de travailler les médias. Pour contrer cela, nous devons faire de même", écrit CLGC qui s'inquiète également d'un possible terrain d'entente entre le Tea Party et Occupy Wall Street, qui pourrait devenir "explosif".

Deux des associés de CLGC travaillaient précédemment pour John Boehner, le républicain président de la chambre des représentants, selon MSNBC. Un porte-parole de l'ABA a confirmé avoir reçu ce mémo. "Nous ne l'avions pas demandé et nous avons décidé de ne pas y donner suite", a-t-il précisé à "Up w/Chris Hayes", l'émission de MSNBC qui en a fait état.

Le mouvement Occupy Wall Street, né il y a deux mois à New York, dénonce la cupidité du monde de la finance et les 1% les plus riches. Un an avant les élections présidentielles et législatives, il assure vouloir rester indépendant.

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 13:45

Un pays en «état de necessité» est autorisé par le droit international à cesser de rembourser, soulignent Renaud Vivien et Yorgos Mitralias, du Comité pour l'annulation de la dette du tiers-monde (CADTM).



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puceinvite.jpgUn gouvernement d'union nationale vient de se former en Grèce avec comme premier ministre Lucas Papademos, ancien vice-président de la Banque centrale européenne (BCE). La priorité de ce nouveau gouvernement est de défendre le «plan de sauvetage» européen élaboré le 27 octobre à Bruxelles. Cette soumission des autorités grecques à leurs créanciers, en plus de constituer un déni démocratique supplémentaire à l'égard du peuple qui continue à se mobiliser contre les plans d'austérité à répétition, risque bien d'entraîner tout le pays dans un suicide collectif.

Comme le souligne la Commission (citoyenne) grecque d'audit sur la dette publique, l'accord du 27 octobre ne résout pas le problème de la dette, mais au contraire donne lieu à de nouveaux fardeaux. La restructuration de la dette prévue dans le plan de sauvetage entraînera notamment, une fois encore, la réduction des retraites, des allocations sociales et des salaires ainsi que des licenciements massifs de travailleurs du secteur public, appauvrissant encore davantage le peuple grec. L'objectif officiel serait de réduire la dette publique à 120% du PIB à l'horizon 2020, ce qui ne lui enlèvera pas son caractère «insoutenable». En effet, si ce niveau était «soutenable», pourquoi l'Italie, qui affiche le même ratio, est-elle sommée par la Troïka (Banque centrale européenne, Commission européenne et FMI) de réduire sa dette?

Pour la Commission grecque d'audit sur la dette publique, il ne faut rien attendre des créanciers. La suspension unilatérale du paiement de la dette publique combinée à l'audit sont d'une nécessité vitale. Cet audit, qui doit être démocratique (placé sous le contrôle de la population), permettra de faire la lumière sur la partie de la dette illégale, illégitime et non conforme à la Constitution. Rappelons, en effet, que les dettes contractées depuis 2010 à l'égard de la Troïka sont issues d'accords odieux qui violent de façon manifeste la Constitution, notamment en supprimant le salaire minimum légal.

Aujourd'hui, la population grecque est en situation de détresse. En octobre 2011, le taux de demandeurs d'emploi a atteint 22%, culminant à 40% chez les jeunes. Les contrats à temps plein sont convertis en contrat à temps partiel ou soumis au chômage partiel, avec d'importantes réductions de salaire. Sur une période de 1 à 4 mois, un tiers des salariés du privé n'a pas été payé; des dizaines de milliers d'entreprises ont déjà mis la clé sous la porte (14 000 au premier trimestre 2011) tandis que d'autres sont actuellement en procédure de liquidation judiciaire. A cette crise économique et sociale s'ajoute aujourd'hui une crise sanitaire. Selon Médecins sans frontières, 30% des Grecs se soignent dans des cliniques de rue (contre 5% auparavant). Certaines entreprises pharmaceutiques refusent même de livrer certains hôpitaux, de peur de ne pas être payées. Les retraités, les chômeurs, les sans-abri, les personnes touchées par le VIH et la tuberculose sont privées de couverture maladie. A ceux-là s'ajoutent les 22% de la population active non déclarée, qui n'ont donc aucune couverture sociale. Les coupes dans certains budgets liés à la santé comme l'assistance sociale et le traitement de certaines maladies peuvent aller jusqu'à 80% (1) !

Dans ces conditions, refuser de rembourser la dette publique pour donner la priorité aux droits du peuple grec n'est plus un choix mais une nécessité. La députée grecque Sofia Sakorafa l'a d'ailleurs clairement exprimé le 3 novembre dans l'enceinte du Parlement: «Plus que jamais, il est nécessaire de construire un mouvement social avec comme axe principal la survie économique et sociale de notre peuple et comme instrument la cessation des remboursements de cette grande partie de la dette qui est illégitime».

Mais est-ce qu'un gouvernement peut légalement décider de ne pas rembourser sa dette au motif que sa population est en danger? Oui, car l'argument juridique de l'état de nécessité le justifie pleinement. L'état de nécessité correspond à une situation de danger pour l'existence de l'État, pour sa survie politique ou sa survie économique. La survie économique se réfère directement aux ressources dont un État peut disposer pour continuer à satisfaire les besoins de la population, en matière de santé, d'éducation, etc. Le remboursement de la dette, l'application des mesures d'austérité et la perte de souveraineté engendrés par les accords conclus avec la Troïka mettent la Grèce, dont la première obligation en tant qu'État est de respecter les droits humains de sa population, en danger.

En droit international, un des éléments fondamentaux de l'État est sa population. L'État a des obligations vis-à-vis de ses nationaux et des étrangers qui se trouvent sous sa juridiction. Cette obligation l'emporte sur tous les autres engagements pris par l'État comme ceux à l'égard de ses créanciers. Comme le souligne la Commission du droit international de l'ONU à propos de l'état de nécessité: «On ne peut attendre d'un État qu'il ferme ses écoles et ses universités et ses tribunaux, qu'il abandonne les services publics de telle sorte qu'il livre sa communauté au chaos et à l'anarchie simplement pour ainsi disposer de l'argent pour rembourser ses créanciers étrangers ou nationaux. Il y a des limites à ce qu'on peut raisonnablement attendre d'un État, de la même façon que pour un individu.»

Il est de l'intérêt vital de la Grèce d'utiliser l'argument de l'état de nécessité pour se libérer de l'emprise de ses créanciers. Le pays a les moyens de se passer de la prétendue «aide» accordée par ses créanciers en échange de sa docilité. D'une part, les 8 milliards d'euros espérés au titre de la sixième tranche du prêt de 2010 ne resteront pas dans le pays mais serviront directement à rembourser les créanciers de la Grèce; d'autre part, ils ne pèsent pas lourd par rapport aux avoirs grecs placés à l'étranger, qui représentent des centaines de milliards d'euros. En plus du rapatriement de ses capitaux, d'autres mesures pourraient être prises comme la renationalisation (sous le contrôle des travailleurs) des secteurs stratégiques de l'économie, actuellement entre les mains de sociétés transnationales.

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 13:39

Le Monde - 20 novembre 2011

 

Le vendredi, entre 17h30 et 19h30, trente familles de Sucy se retrouvent dans l’enceinte du Fort pour un cérémonial hebdomadaire. Elles sont membres de l’Association pour le maintien de l’agriculture paysanne (Amap).

Pour les non-initiés, en voici, en gros, le principe : les adhérents signent un contrat annuel avec un producteur et s’engagent à lui acheter telle quantité de légumes qu’ils lui payent d’avance. Le maraîcher peut ainsi adapter sa production aux besoins. Il dispose en outre d’un revenu garanti et d'une avance de trésorerie en début de saison. Le système favorise les circuits courts, à tous les sens : proximité géographique et vente directe au consommateur. Il encourage également la consommation de produits de saison.

©Antonin Sabot / Le Monde.fr

L’Amap de Sucy a passé un accord avec une productrice en reconversion bio de Mandres-les-Roses, commune située comme Sucy-en-Brie dans le Val-de-Marne. Chaque semaine, de la mi-avril à la mi-décembre, des membres vont à tour de rôle chercher la cargaison qu’a sélectionnée le maraîcher. C’est une réelle contrainte d’emploi du temps et, chaque fois, une surprise quand le livreur ouvre le coffre de sa voiture : le producteur décide du contenu du panier, en fonction de la météo et de l'avancement de la pousse. Ce vendredi, c’était potimarrons, navets, topinambours, tomates de variétés tardives, céleris raves et bottes de persil.

Les membres de l'association découvrent sur place les légumes proposés. ©Antonin Sabot / Le Monde.fr

"Ca ne fait pas un peu beaucoup de persil ?", s’inquiète une adhérente devant la taille des bottes. "Mais, non, tu le coupes finement et tu le conserves au frais. Tu peux le garder plusieurs semaines", la rassure une autre. Des recettes pour accommoder le topinambour sont échangées, héritées de la grand-mère et sans doute expérimentées par l’aïeule pendant la guerre... Des légumes oubliés, négligés ou méprisés sont ainsi réhabilités, dont on ne sait quel accueil leur réservent les enfants, le soir à table.

Ce vendredi, l'arrivage de légumes de saison se compose de navets, topinambours, tomates tardives, céleris, potimarrons et persil. ©Antonin Sabot / Le Monde.fr

Peggy Mousseau débarque de son coffre des sacs de pain. Elle vient de Réau, en Seine-et-Marne, où un boulanger propose du pain bio, fait avec la farine d’un blé qu’il produit lui-même. Il y a également des œufs sur l’étal, venus d'un autre producteur bio local.

"En cas d’absence, il est possible de donner son panier à quelqu’un d’autre", explique Brian Gallay qui inscrit sur un tableau les quantités de chacun : on peut choisir un panier ou un demi-panier, selon la taille du foyer. D’autres petites mains pèsent et répartissent les légumes qui finissent dans les cabas.

Petit panier ou grand panier sont calibrés pour que chacun emporte la même quantité. ©Antonin Sabot / Le Monde.fr

©Antonin Sabot / Le Monde.fr

La pesée des topinambours. ©Antonin Sabot / Le Monde.fr

L’Amap de Sucy a été lancée il y a quatre ans (il en existe aujourd’hui plusieurs centaines dans toute la France). Un entrefilet dans le journal municipal et le succès a été immédiat. "Nous avons une liste d’attente d’une quinzaine de personnes", explique Catherine Bouriez, membre de l’association depuis deux ans. Les familles ont l’assurance de produits frais et, même si ce n’est pas la motivation première, moins chers.

Tous les produits sont bios. ©Antonin Sabot / Le Monde.fr

©Antonin Sabot / Le Monde.fr

Tout cela fleure bon le militantisme, évidemment. On imagine déjà les salves ironiques contre ces rétrogrades autarciques, ces adversaires de la mondialisation, ces écologistes des villes qui se donnent bonne conscience. Marianne Grange se moque de ces moqueries: "Il y a l’envie d’agir collectivement, de ne pas rester spectateur de notre mode de développement, en se contentant de bla-bla sur l’environnement." L’adhérente convient que cela demande de prendre un peu de temps, ne serait-ce que celui de cuisiner.

Même s'il peut y avoir quelques tiraillements sur qui fait quoi, les participants disent également apprécier comme une vraie richesse la convivialité de ce moment.

©Antonin Sabot / Le Monde.fr

Lire aussi sur le blog de Saint-Pierre-des-Corps, Les épines fortes: des batavias 24h/24

 

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 13:35
| Par Fabrice Arfi et Michel Deléan

Liliane Bettencourt, 89 ans, l'héritière de l'empire L'Oréal, et son mari André, mort en 2007, ont dissimulé pendant des décennies au fisc français l'existence de douze comptes bancaires domiciliés en Suisse et à Singapour, selon les données inédites d'un contrôle fiscal auquel Mediapart a eu accès. La dissimulation des avoirs bancaires étrangers de l'actuelle propriétaire du leader mondial des cosmétiques a été consignée par un agent de la Direction nationale des vérifications de situations fiscales (DNVSF) dans un rapport de synthèse daté du 31 août 2011.

 

L. Bettencourt  
L. Bettencourt© Reuters

Les douze comptes cachés de la milliardaire, sur lesquels dormaient 99.846.498 euros à la fin de l'année 2010 (contre plus de 121 millions d'euros deux ans plus tôt), ont été abrités par six établissements bancaires distincts: la Banque cantonale vaudoise (BCV), l'Union des banques suisses (UBS), Julius Bär, Hyposwiss, la banque genevoise Baring Brothers et, à Singapour, une succursale de la LGT – une banque du Liechtenstein à l'origine.

Cette dissimulation dépasse donc largement ce que laissait entrevoir le contenu des enregistrements clandestins réalisés au domicile de Liliane Bettencourt par son majordome, que Mediapart avait révélés à l'été 2010. Dans les bandes pirates, l'ancien gestionnaire de fortune de la milliardaire, Patrice de Maistre, évoquait en effet l'existence de – seulement – deux comptes en Suisse. Il y en avait, en réalité, dix de plus.

D'après les constatations du fisc, aidé dans ses recherches par les successeurs de M. de Maistre, l'héritière de L'Oréal était la bénéficiaire économique de tous ces comptes au moment de leur rapatriement en France, décidé fin 2010 après la révélation de l'affaire Bettencourt.

Les données bancaires, dont dispose aujourd'hui l'administration fiscale française, laissent apparaître que certains comptes ont connu une existence mouvementée ces trois dernières années, avec de vertigineuses disparitions de capitaux qui restent, pour l'instant, inexpliquées. Ainsi, un compte ouvert à la banque Hyposwiss au nom de la société Noblesse Trading Inc. a vu son solde passer, entre le 31 décembre 2007 et le 31 décembre 2009, de 23.421.267 euros à... zéro euro, sans que ledit compte soit clos.

5 millions de francs suisses pour les bonbons

Un autre compte, ouvert cette fois à la Banque cantonale vaudoise sous le nom de code «Sulki», a vu son solde passer, entre fin 2008 et fin 2009, de 59.709.756 euros à 1.848 euros, peut-on lire dans le rapport de la DNVSF.

 

A. Bettencourt  
A. Bettencourt© Reuters

Le plus fourni des douze comptes offshore des Bettencourt, baptisé «Bora», lui aussi ouvert à la Banque cantonale vaudoise, a été fermé en août 2008. Il était alors crédité de 92.422.137 euros. Or, d'après une quinzaine de virements bancaires auxquels Mediapart a pu avoir accès, ce compte, qui aurait été ouvert au milieu des années 1970 par André Bettencourt à l'époque de l'accord actionnarial passé entre L'Oréal et le groupe suisse Nestlé, n'a jamais cessé d'opérer des versements, suspects par nature.

Certaines sommes en jeu donnent le tournis. Le 11 juillet 2000, un virement de quatre millions de francs suisses (3,2 millions d'euros) est ainsi effectué vers la Discount Bank & Trust Company. Le 2 avril 2001, rebelote: la même somme vers la même banque. Le 11 juin 2003, à nouveau quatre millions de francs suisses qui décollent du compte «Bora» des Bettencourt en direction, cette fois, de la banque Hottinguer & Cie, à Zurich.

Le 1er novembre 2004, un virement de 5 millions de francs suisses (4 millions d'euros) part vers l'Union bancaire privée (UBP). Le libellé du virement indique «Communications: bonbons Boissier». Le 29 novembre 2005, quatre millions de francs suisses repartent vers l'UBP. Et le 2 octobre 2006, deux millions de francs suisses (1,6 million d'euros) sont virés de «Bora» à destination de «1 bénéficiaire», est-il benoîtement indiqué sur le bordereau de la Banque cantonale vaudoise.

Hormis tous ces montants qui se chiffrent en millions d'euros, le compte «Bora» des Bettencourt a également opéré de nombreux virements de moindre ampleur sur la même période, c'est-à-dire entre 2000 et 2008 : 262.000 francs suisses par-ci (janvier 2005), 276.000 par-là (janvier 2006), 314.000, 140.000 et 235.000 pour la seule année 2007, 140.000 en 2008.

Où est passé l'argent et à quoi a-t-il servi? Seule une commission rogatoire internationale diligentée par un juge d'instruction pourrait répondre à ces deux questions cruciales et, donc, identifier les heureux bénéficiaires du trésor caché des Bettencourt. Les juges de Bordeaux, chargés des différents volets de l'affaire Bettencourt, notamment ceux concernant le blanchiment de fraude fiscale et le financement politique, le feront-ils ?

« Ce compte-là, on va le mettre à Singapour »

 

Patrice de Maistre  
Patrice de Maistre© Reuters

Parmi les comptes cachés de Liliane Bettencourt, le fisc français a également appris l'existence de l'un d'entre eux hébergé à Singapour sur un compte de la LGT Bank, avec un solde créditeur de 3,2 millions d'euros au 31 décembre 2009. Il pourrait s'agir du compte évoqué par Patrice de Maistre dans l'une des conversations d'affaires qui ont été surprises grâce au dictaphone-espion du maître d'hôtel de Liliane Bettencourt.  

L'échange est daté du 27 octobre 2009 :

Patrice de Maistre : «Je voulais vous dire que je pars en Suisse tout à l'heure pour essayer d'arranger les choses. Et vous allez voir Me Goguel (ancien avocat fiscaliste de Mme Bettencourt) aujourd'hui ou demain. Et il faut qu'on arrange les choses avec vos comptes en Suisse. Il ne faut pas que l'on se fasse prendre avant Noël.

Liliane Bettencourt : Que l'on se fasse prendre comment ?

PdM : A partir de janvier – c'est M. Woerth qui a fait la loi –, la France peut demander aux Suisses si vous avez un compte là-bas. Je suis en train de m'en occuper et de mettre un compte à Singapour. Parce qu'à Singapour, ils ne peuvent rien demander. Mais Goguel m'a dit que vous aviez un autre compte mais je ne suis pas au courant. (...) J'y vais toutes les semaines en ce moment (en Suisse).

LB : Vous pensez régler le problème?

PdM : Oui. Pour le moment, on est en train de s'en occuper. (...) Ce compte-là, on va le mettre à Singapour où vous aurez la paix.(...) Il est de 12 ou 13 millions, c'est beaucoup d'argent. Et vous en avez un autre, paraît-il, beaucoup plus important.»

Cette discussion est à l'image de nombreuses autres figurant dans les bandes pirates du majordome, où apparaît comme une obsession aux yeux de Patrice de Maistre le fait de ne surtout pas déclarer au fisc français les avoirs cachés des Bettencourt. Sa crainte ? Que « le fisc tire un fil », dira-t-il dans une conversation de novembre 2009.

Grâce aux révélations successives de Mediapart, le fisc a donc tiré le fil. Ce qu'il n'avait jamais fait jusqu'ici, suscitant de légitimes interrogations sur une clémence fiscale surpenante en faveur de Mme Bettencourt. Notamment à l'époque où Eric Woerth, dont la femme a travaillé au service de la milliardaire, a été ministre du budget, entre 2007 et 2010 ; à l'époque où, pendant que Liliane Bettencourt était l'une des plus généreuses donatrices de l'UMP et un soutien inébranlable de Nicolas Sarkozy, le même Eric Woerth était le trésorier du parti présidentiel.

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