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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 11:03

LEMONDE.FR | 18.11.11 | 11h08   •  Mis à jour le 18.11.11 | 12h38

 

Les "Sages" du Conseil constitutionnel ont validé la réforme de la garde à vue, estimant la requête des avocats infondée.

Les "Sages" du Conseil constitutionnel ont validé la réforme de la garde à vue, estimant la requête des avocats infondée.AFP/BERTRAND GUAY

Le Conseil constitutionnel a validé, vendredi 18 novembre, l’essentiel de la loi sur la garde à vue contestée par cinq questions prioritaires de constitutionnalité (QPC), transmises par le Conseil d’Etat et la Cour de cassation et n’a émis qu’une "réserve" sur les auditions de témoins. Réserve qui entérine, en fait, le retour de "l’audition libre" que le gouvernement avait lui-même abandonné devant le tollé au parlement.

Le Conseil avait estimé, le 30 juillet 2010, que le régime français de garde à vue n’était pas suffisamment protecteur des droits de la défense. Il avait donné un an au gouvernement pour revoir la loi, garantir le droit au silence et la présence d’un avocat. La loi a été finalement adoptée le 14 avril 2011, mais elle n’avait pas été soumise à un contrôle a posteriori du Conseil. La haute juridiction l’a jugé vendredi globalement conforme à la Constitution, en dépit des protestations des avocats qui estimaient qu’elle ne leur permettait pas une assistance effective de leurs clients.

Les avocats réclamaient un accès au dossier pendant les gardes à vue, le droit de s’entretenir librement avec leur client, d’assister à tous les actes, comme les perquisitions ou les reconstitutions, et ils contestaient au procureur le droit de retarder leur arrivée au commissariat. Le Conseil constitutionnel estime, lui, que la loi assure, "entre le respect des droits de la défense et l’objectif de valeur constitutionnelle de recherche des auteurs d’infractions, une conciliation qui n’est pas déséquilibrée".

LE CONSEIL ÉMET UNE RÉSERVE

Restait le point un peu aveugle de l’audition sans avocat. Les enquêteurs ont le droit d’entendre librement et sans avocat une personne, pendant moins de quatre heures, s’il "n’existe aucune raison plausible de soupçonner qu’elles ont commis ou tenté de commettre une infraction". (article 62 du code pénal). Si pendant l’audition, le témoin devenait suspect, il était alors placé en garde à vue.

C’est la seule réserve qu’émet le Conseil. Si "la personne soupçonnée ne fait l’objet d’aucune mesure de contrainte et consent à être entendue librement", l’avocat n’est pas obligatoire. En revanche, dit le Conseil, "le respect des droits de la défense exige qu’une personne à l’encontre de laquelle il apparaît, avant son audition ou au cours de celle-ci, qu’il existe des raisons plausibles de soupçonner qu’elle a commis ou tenté de commettre une infraction pour laquelle elle pourrait être placée en garde à vue" ne peut plus être entendue librement par les policiers, sauf si "elle a été informée de la nature et de la date de l’infraction qu’on la soupçonne d’avoir commise et de son droit de quitter à tout moment les locaux de police ou de gendarmerie".

En clair, on peut être entendu comme témoin – pendant moins de quatre heures, sans avocat ni garde à vue. Si le policier a tout à coup un soupçon, il se doit d’interrompre l’audition et dire clairement de quoi on est soupçonné et rappeler qu’on a le droit de partir. Le choix risque d’être cornélien : si le suspect veut partir, on peut le coller en garde à vue pendant au moins vingt-quatre heures mais il pourra bénéficier de la présence d’un avocat. S’il accepte de rester, il sera entendu sans avocat, mais moins de quatre heures.

AMERTUME DES AVOCATS

Le Conseil va encore plus loin : on peut entendre un suspect sans avocat même si on a des soupçons "avant son audition", et pas seulement si le soupçon est survenu pendant l’interrogatoire, comme le précisait la loi, à condition que la personne entendue soit d’accord. C’est le retour de "l’audition libre" que le gouvernement n’avait pu sauver en faisant voter le texte.

Evidemment le ministre de la justice est satisfait. Michel Mercier s’est félicité de la décision du Conseil et "constate que les travaux parlementaires ont permis de trouver un juste équilibre entre les deux exigences constitutionnelles qu’il avait constamment rappelées".  Les avocats, en revanche, sont consternés. "Le Conseil a voulu ménager la sécurité juridique et la recherche des infractions, analyse Me Patrice Spinosi, qui défendait une QPC déposée par le barreau de Marseille. Il est même en recul sur la loi en réinstallant l’audition libre. Tout est parti, pour la garde à vue, de la Cour européenne des droits de l’homme. Tout finira là-bas."

Franck Johannès

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 11:01
| Par Jade Lindgaard

Après l'accident de Fukushima, les experts en sûreté ont annoncé un changement radical de leur « doctrine » : il leur faut désormais « imaginer l'inimaginable ». En clair, imaginer des inondations, des séismes ou des accidents industriels a priori improbables, et regarder l'effet que ces aléas pourraient produire sur les centrales nucléaires françaises. C'est chose faite. 

L'IRSN, appui technique de l'autorité de sûreté nucléaire (ASN), après l'analyse des rapports rendus par les exploitants du nucléaire (EDF, Areva, CEA...) dans le cadre des évaluations complémentaires de sûreté commandées à la suite de la catastrophe japonaise, a rendu ce jeudi ses conclusions (rapport, avis et résumé sont à lire ici). Le résultat est sans appel : les centrales, dans ces conditions, sont défaillantes.

Ces « stress tests » révèlent en effet que, dans « un certain nombre de scénarios extrêmes » (inondations, séismes...), les dispositifs « assurant tout ou partie des fonctions de sûreté essentielles pourraient être mis en échec du fait de la survenue d'agressions extérieures de grande ampleur ». Et en particulier si ces aléas entraînent une perte prolongée des sources d'énergie électrique – c'est ce qui s'est produit à Fukushima – ou des sources froides, indispensables au refroidissement du réacteur et de la piscine de combustible usagé.

« La protection de ces équipements de sauvegarde vis-à-vis des aléas environnementaux est dans certains cas insuffisante », écrit l'IRSN. Par exemple, les « filtres à sable », dispositifs de dépressurisation et de filtration de l'enceinte des réacteurs, qui doivent retenir le césium, un élément radioactif, en cas de rejet dans l'environnement, par exemple s'il y a fusion du cœur, « ne sont pas actuellement conçus » pour faire face à un séisme d'intensité imprévue.

 

Affiche anti nucléaire, village Avignon mon amour, 15 octobre 2011 (JL)
Affiche anti nucléaire, village Avignon mon amour, 15 octobre 2011 (JL)

Concrètement, s'il se produisait aujourd'hui en France un aléa naturel aussi improbable que le fut la conjonction du tsunami et du séisme au Japon en mars dernier, le système électronucléaire hexagonal ne serait pas en meilleure capacité de réagir que l'ont fait Tepco et les autorités japonaises. Pourquoi ? Parce qu'il est toujours régi par le postulat qu'« un accident grave ne peut être engendré par un phénomène naturel externe à l'installation », écrit le rapport. C'est ce principe historique que l'INRS veut bousculer en conduisant les exploitants à s'adapter à une nouvelle philosophie du risque autour de « noyaux durs » permettant se surprotéger un petit nombre d'équipements jugés essentiels.

« La sûreté n'est pas statique, on ne peut pas dire, parce que l'on demande des dispositions nouvelles, que les installations n'étaient pas sûres auparavant », précise Jacques Repussard, directeur-général de l'IRSN, avant d'ajouter: « Elles sont raisonnablement sûres mais il ne faut pas s'interdire de faire encore mieux. » Pour André-Claude Lacoste, président de l'ASN, « on est face à des investissements massifs » qui vont « prendre des années ».

Aujourd'hui, aucune installation hexagonale ne présente de danger imminent. Mais toute une série de fragilités ont été identifiées. Les problèmes se situent à plusieurs niveaux : non-respect du référentiel de sûreté, sous-estimation de certains risques naturels (crues de fleuves, séisme), et surtout : le vaste impensé du risque a priori « inimaginable ».

Or, c'est l'une des premières leçons qui semblent pouvoir être tirées de Fukushima, ajoute Jacques Repussard : « Les petits défauts apparamment anodins peuvent avoir des conséquences très graves. » Par exemple, les générateurs diesel, indispensables pour assurer l'alimentation électrique en cas de coupure d'accès au réseau, énergie elle-même indispensable au refroidissement du réacteur – pour éviter qu'il ne s'emballe –, ne disposent pas d'assez de réserve de fioul pour fonctionner longtemps.

«Les petits défauts peuvent avoir des conséquences très graves»

Autre exemple : les batteries de secours des réacteurs ne sont pas étanches, ce qui pose un problème en cas d'inondation. Pour Jean-Christophe Niel, directeur-général de l'ASN, la nouveauté, c'est d'insister sur les risques de cumul d'écarts, plutôt que de les envisager indépendamment. « Ce ne sont pas des défauts majeurs mais en cas de situation grave, cela fragilise l'installation » car « cela réduit les marges disponibles », ajoute Jacques Repussard. C'est ce que les initiés appellent l'« effet falaise » : il suffit de pas grand-chose pour qu'une situation bascule. 

De façon significative, cette critique du petit défaut pouvant contribuer, par accumulation, à la catastrophe, c'est exactement ce que dénoncent ces derniers mois certains agents EDF (voir notamment la tribune de Laurent Dubost sur un incident en salle des machines à la centrale de Belleville-sur-Loire). 

L'IRSN publie ainsi ce graphique très intéressant : en vert, c'est le domaine de dimensionnement actuel pour lequel un bon niveau de défense contre les aléas est établi. En rouge, les zones à redéfinir. On y voit que plus la crise est grave, moins bonne est la protection contre les aléas.

 

 Ce que les experts mettent en cause, c'est à la fois le manque de certains matériels et de réactivité, et la mauvaise remontée de certaines informations. Les sous-traitants sont-ils assez bien formés à la culture de sûreté ? En capacité de réagir comme il le faut en cas de problème ? Pour l'IRSN, la réponse n'est pas claire. Des agents de la centrale de Belleville-sur-Loire signalent à Mediapart la présence de personnel non francophone sur le chantier de leur dernier arrêt de tranche, et l'absence de traducteurs. Comment les uns se coordonneraient-ils aux autres en cas de problème ?

Pour Philippe Saint-Raymond, président du groupe permanent d'experts pour les laboratoires et les usines auprès de l'ASN, « sur toutes les installations, on constate des problèmes de conformité, petits ou plus importants ». Autre exemple, les salles de contrôle des centrales nucléaires « ne tiennent pas au séisme », et « le risque de toxicité chimique n'est pas pris en compte de façon suffisante ». Le risque terroriste n'a lui-même pas été envisagé par ces évaluations de sûreté. Quant aux sites d'Areva (dont La Hague et Melox, où se fabrique le désormais fameux Mox), s'ils sont bien dotés de moyens de gestion de crise, ils ne sont pas assez « robustes », explique Philippe Saint-Raymond.

Face à ses analyses critiques, l'observatoire du nucléaire, association fondée par l'ancien porte-parole de Sortir du nucléaire, Stéphane Lhomme, considère que « pour l'IRSN, les centrales nucléaires peuvent continuer à fonctionner... malgré leur sûreté défaillante ». C'est la règle du jeu de ces évaluations de « faire ressortir les points faibles majeurs », répond Jacques Repussard. Tous les yeux se tournent maintenant vers l'ASN qui doit rendre ses conclusions à partir des analyses de l'IRSN d'ici le début de 2012. Seules ses conclusions pourraient revêtir un caractère de contrainte. Au niveau européen, les autorités de sûreté doivent rendre un rapport commun pour juin 2012.

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 10:59

LEMONDE | 18.11.11 | 11h08

 
 

 

La centrale de Gravelines (Nord), un des sept sites nucléaires visés par l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire).

La centrale de Gravelines (Nord), un des sept sites nucléaires visés par l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire).FLICKR

Le Monde - Aucune des installations nucléaires françaises ne présente de risque justifiant sa fermeture. Mais leur sûreté doit être renforcée sans délai. Telle est, en substance, la conclusion du rapport de 500 pages rendu public le 17 novembre par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), à la suite des "évaluations complémentaires de sûreté" (stress tests) demandées aux exploitants, à la fois par l'Europe et par le gouvernement, après l'accident de Fukushima.

Certes, l'IRSN souligne que "les installations dont l'exploitation est autorisée en France peuvent être légitimement considérées comme sûres". Le président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), André-Claude Lacoste, ajoute : "Si nous avions jugé qu'il y avait un danger imminent sur une installation, nous aurions demandé son arrêt." Pour autant, le diagnostic dressé par la centaine d'experts qui ont rédigé ce rapport est loin d'être totalement rassurant. Cela, sans même se placer dans l'hypothèse d'une catastrophe naturelle (séisme, inondation ou tempête) d'une ampleur exceptionnelle, face à laquelle les tests visaient à déterminer, en priorité, la résistance des 58 réacteurs en activité d'EDF, ainsi que de l'EPR en construction à Flamanville (Manche).

Par rapport au "référentiel de sûreté" en vigueur – c'est-à-dire aux aléas naturels considérés lors de la conception des centrales –, "un certain nombre d'écarts de conformité ont été relevés", note l'IRSN. Exemple : l'insuffisance des réserves d'eau destinées à l'alimentation de secours des générateurs de vapeur. Ou encore l'absence de prise en compte du risque sismique pour des systèmes de ventilation des générateurs électriques de secours, ainsi que pour les systèmes d'ancrage de certains tuyaux. "Il ne s'agit pas de défauts majeurs, mais de facteurs de fragilisation en cas d'un accident qu'il faut corriger rapidement", estime Jacques Repussard, directeur général de l'IRSN.

METTRE EN PLACE UNE "DÉFENSE RENFORCÉE"

Ce n'est pas tout. "Sur certains sites, les référentiels de sûreté ne sont pas en concordance avec les connaissances actuelles sur les risques naturels", poursuit M. Repussard. Autrement dit, les normes de sécurité appliquées vis-à-vis des séismes et des inondations sont obsolètes et il faut les "faire évoluer sans tarder".

Sept sites nucléaires sont plus particulièrement visés. Pour le risque de tremblement de terre, Fessenheim (Haut-Rhin), Bugey (Ain) et Civaux (Vienne). Pour le risque de crue, Fessenheim à nouveau, le Tricastin (Drôme et Vaucluse), Cruas (Ardèche), Chinon (Indre-et-Loire) et Saint-Laurent (Loir-et-Cher). Pour les centrales de Fessenheim et du Tricastin, l'ASN avait déjà demandé à EDF, en juillet, d'"examiner les conséquences de la rupture des digues du Grand Canal d'Alsace et du canal de Donzère".

Qu'en serait-il, alors, en cas de catastrophe dépassant en intensité les marges de sécurité retenues lors de la construction des réacteurs ? La réponse est simple : leur sauvegarde n'est pas garantie. "Il n'est pas possible d'évaluer avec un degré de confiance suffisant la robustesse des installations pour ces niveaux d'aléas", juge l'IRSN. Ses experts préconisent donc de mettre en œuvre une "défense renforcée" des équipements cruciaux, ceux qui forment le "noyau dur" assurant les fonctions vitales de sûreté des réacteurs.

"DES INVESTISSEMENTS MASSIFS" SONT NÉCESSAIRES

Parmi les équipements à sécuriser figurent les salles de contrôle, où se trouvent les opérateurs. Aujourd'hui, elles ne résisteraient pas à un séisme, ni à un accident – tel qu'une explosion dans une usine chimique – survenant sur un site industriel voisin.

Les réacteurs les plus exposés à ce risque sont ceux du Tricastin, de Gravelines (Nord) et de Saint-Alban (Isère). Autres composants vulnérables, les "filtres à sable" empêchant les rejets de produits de fission en cas de fusion du cœur d'un réacteur, ou encore les réservoirs de fioul des générateurs de secours. Ni les uns ni les autres ne sont actuellement "parasismiques".

Cette exigence de protection renforcée vaut aussi pour l'EPR de Flamanville, indique l'IRSN. La mise en conformité du parc avec ces nouvelles normes "va prendre des années", prévient le président de l'ASN. Et elle nécessitera "des investissements massifs". Toutefois, ce n'est qu'après la remise de son propre rapport au gouvernement français et à la Commission européenne, début 2012, que l'Autorité de sûreté fera des prescriptions aux exploitants.

Les conclusions et les recommandations de l'IRSN vont évidemment peser dans le débat en cours sur l'avenir de la filière nucléaire française. Ancien porte-parole du réseau Sortir du nucléaire et ancien candidat à la primaire d'Europe Ecologie-Les Verts, Stéphane Lhomme, président de l'Observatoire du nucléaire, s'étonne d'un rapport qui "se prononce pour la continuation de l'exploitation de tous les réacteurs… tout en reconnaissant que leur sûreté est gravement défaillante".

Pierre Le Hir

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 10:56
| Par La rédaction de Mediapart

En Grèce, plus de 40.000 personnes ont manifesté pour refuser les mesures d'austérité que compte appliquer le gouvernement de coalition de Lucas Papademos. 27.000 manifestants à Athènes selon la police, 15.000 à Thessalonique.

Les manifestants rassemblés par le parti communiste (KKE) et la gauche radicale (Syriza) – l'opposition de gauche qui a refusé de participer au gouvernement – relevaient opportunément que l'extrême droite est revenue au pouvoir pour la première fois depuis la dictature des colonels en Grèce, défilaient sous les banderoles clamant que «la junte ne s'est pas terminée en 1973, soulèvement contre le gouvernement UE-FMI!» et «A bas le gouvernement fascisant».

Cependant, Lucas Papademos recevait le vote de confiance de 255 députés sur 300 pour engager le nouveau plan d'austérité afin d'obtenir la mise en place du nouveau prêt de 100 milliards concédé lors du sommet de la zone euro du 27 octobre et, plus rapidement, le déblocage d'une tranche de 8 milliards d'euros issue du précédent plan d'aide à la Grèce.

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 10:48

 

 

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 10:45

Le Monde - 18 novembre 2011

Capture d'écran d'une vidéo du "bat-signal" d'Occupy Wall Street

Nous ne sommes pas à Gotham City mais bien à New York le 17 novembre 2011. Alors qu'une pluie d'arrestations est venue ponctuer une nouvelle marche des "indignés" d'Occupy Wall Street célébrant les deux mois du mouvement, voilà que les manifestants s'inspirent des méthodes de communication du héros de comics Batman.

 

Certains d'entre eux ont en effet réussi à projeter à l'entrée du pont de Brooklyn, sur la façade d'un gratte-ciel hébergeant le siège de l'entreprise de télécommunication Verizon, de nombreux slogans du mouvement. Voilà le message diffusé.

"99 % / MIC CHECK! / LOOK AROUND / YOU ARE A PART / OF A GLOBAL UPRISING / WE ARE A CRY / FROM THE HEART / OF THE WORLD / WE ARE UNSTOPPABLE / ANOTHER WORLD IS POSSIBLE / HAPPY BIRTHDAY / #OCCUPY MOVEMENT / OCCUPY WALL [suit une longue liste de villes où a essaimé le mouvement] OCCUPY EARTH / WE ARE WINNING / IT IS THE BEGINNING OF THE BEGINNING / DO NOT BE AFRAID / LOVE."

 

 

Le site Boingboing a retrouvé l'un des auteurs du "bat-signal". Mark Read, 45 ans, explique qu'il a travaillé pendant deux semaines pour mettre l'opération au point. Aidé d'autres membres du mouvement et d'une femme habitant en face du building, l'opération n'aura pas été troublée par les forces de polices. Et Occupy Wall Street occupa la Skyline.

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 10:41

LEMONDE.FR Avec AFP | 18.11.11 | 06h31   •  Mis à jour le 18.11.11 | 08h01

 
 

 

Manifestants du mouvement "Occupy Wall Street" sur le pont de Brooklyn, le 17 septembre 2011.

Manifestants du mouvement "Occupy Wall Street" sur le pont de Brooklyn, le 17 septembre 2011.REUTERS/EDUARDO MUNOZ

Des centaines de manifestants ont été arrêtés jeudi aux Etats-Unis, dont la plupart à New York, lors d'une journée d'action nationale marquant les deux mois du mouvement Occupy Wall Street.
A New York, où des escarmouches parfois violentes ont émaillé la journée, la police omniprésente a procédé à 250 arrestations. Soixante-quatre d'entre elles ont eu lieu dans la soirée, lors d'une manifestation de plusieurs milliers de personnes — protestataires d'Occupy wall Street, syndicalistes et étudiants — qui, partis de la place Foley, ont ensuite marché sur la piste cyclable du pont de Brooklyn, sans interrompre la circulation.

"On ne peut pas nous arrêter, un autre monde est possible. Nous sommes les 99 %", scandaient les manifestants dans la soirée sur le pont de Brooklyn, dont certains tapaient sur des seaux en plastique ou des casseroles. Les manifestants ont réussi à projeter à l'entrée du pont, sur la facade d'un gratte-ciel, la liste des villes où le mouvement a essaimé, comme Oakland, Seattle ou Dallas, certains de leurs slogans dont le désormais célèbre "nous sommes les 99 %", ou encore un grand "Joyeux anniversaire" en lettres blanches, pour célébrer les deux mois du mouvement. Occupy wall Street a parlé de 30 000 personnes, la police s'est refusée à toute estimation.

Sur la côte Ouest, 73 personnes ont été arrêtées à Los Angeles, dont une infirmière retraitée de 81 ans. Sur le campus de l'université de Berkeley, près de San Francisco, une vingtaine de tentes ont été enlevées par les forces de l'ordre. A Portland, 34 personnes ont également été arrêtées lors d'incidents avec la police qui a utilisé des gaz lacrymogènes contre les manifestants. A Chicago, des milliers de manifestants ont bloqué le trafic à l'heure de pointe. La police a verbalisé 46 personnes. Des manifestations ont également eu lieu à Seattle et Dallas, et dans la capitale, Washington, plus de 300 personnes ont défilé, sans incident.

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 10:36

LEMONDE.FR avec AFP | 18.11.11 | 08h05

 
 

 

Le ministre de l'éducation nationale, Luc Chatel, juge "possible" de continuer à réduire le nombre de poste dans l'éducation après 2012.

Le ministre de l'éducation nationale, Luc Chatel, juge "possible" de continuer à réduire le nombre de poste dans l'éducation après 2012.AFP/MARTIN BUREAU

Le ministre de l'éducation nationale, Luc Chatel, juge "possible" de continuer à réduire le nombre de poste dans l'éducation après 2012, dans un entretien publié jeudi sur le site des Echos, et n'écarte pas pour la première fois de recourir "à un organisme indépendant" pour l'évaluation des élèves.

"Je pense que si l'on fait des réformes d'organisation et de structures du système éducatif, oui, il sera possible de réduire encore le nombre de postes en ne remplaçant pas un certain nombre de départs en retraite", déclare M. Chatel.

"Ma conviction, c'est qu'il faudra continuer à baisser la part des dépenses publiques. Ce sera au candidat soutenu par l'UMP à la présidentielle de choisir la méthode", a-t-il précisé à ce sujet. Le projet de budget 2012 prévoit 14 000 nouvelles suppressions de postes dans l'éducation, ce qui ferait près de 80 000 suppressions de 2007 à 2012.

"PAS CONTRE LE RECOURS À UN ORGANISME INDÉPENDANT" POUR L'ÉVALUATION DES ÉLÈVES

Concernant les évaluations des élèves, le ministre se dit "surpris par certaines critiques". "Maintenant, je suis ouvert à toute discussion sur la méthodologie et je ne suis pas contre le recours à un organisme indépendant. Mais notre direction générale de l'enseignement scolaire n'est pas la moins bien placée pour contribuer à ces évaluations", ajoute-t-il.

Dans un rapport de septembre (voir en PDF), le Haut conseil de l'éducation (HCE) avait critiqué les évaluations de CE1 et CM2, voulues par le gouvernement et pilotées depuis 2008 par cette direction, en réclamant de "créer un dispositif nouveau" confié à "une agence indépendante".

Concernant la réforme de la formation des enseignants, ou "masterisation", critiquée dans de nombreux rapports institutionnels, le ministre dit: "Je crois que nous sommes sur la bonne voie". A la question de savoir s'il fallait revenir en profondeur sur cette réforme, M. Chatel a répondu "non, car en confiant aux universités de former les enseignants au niveau bac+5, la France s'est mise au standard international".

Sur les rythmes scolaires, il affirme que des décisions seraient prises "avant l'élection présidentielle, s'il y a un consensus" et que "sinon, cela sera un très bon sujet de débat".

"UNE PROVOCATION DE PLUS" DU "CANCRE CHATEL"

Vincent Peillon, chargé de l'éducation dans l'équipe de campagne de François Hollande, a dénoncé jeudi "une provocation de plus du cancre Chatel" après les déclarations du ministre jugeant "possible" de nouvelles réductions de postes dans ce secteur.

"Un sauvageon bouffi de morgue et de suffisance : tel apparaît celui qui prétend au titre de ministre de l'éducation nationale, qui se livre à une provocation de plus en annonçant que d'autres suppressions de postes sont possibles dans l'éducation nationale", estime M. Peillon dans un communiqué.

Selon lui, Luc Chatel "veut poursuivre son oeuvre de destruction méthodique et opiniâtre de l'éducation nationale" après "avoir désorganisé les rythmes scolaires avec la semaine de quatre jours, détruit la formation des enseignants, réduit à peau de chagrin la scolarisation des jeunes enfants, supprimé 70 000 postes en 5 ans et plus de 100 000 postes depuis 2003...".

De son côté, M. Hollande propose notamment d'embaucher 60 000 personnes dans l'éducation, lors du prochain quinquennat. Une proposition vivement critiquée à l'UMP.

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 15:35

Publié le 17 novembre 2011 à 07h02 | Mis à jour à 07h02

Gérald Tremblay a la cote auprès des indignés


De Madrid à New York, en passant par Montréal et Toronto, le mouvement des «indignés» qui dénonce la main-mise de la finance sur l'économie et l'attitude du 1% de la population qui représente les plus riches s'étend désormais à l'échelle planétaire. »

Les indignés

Alors que la Ville leur demande de démanteler leurs structures en bois d'ici les prochains jours pour des raisons de sécurité, les indignés du mouvement Occupons Montréal ont souligné mercredi qu'ils continuent d'apprécier l'attitude du maire Gérald Tremblay, qu'ils invitent même à prendre la parole lors d'une de leurs assemblées.

«Nous tenons à adresser une invitation au maire Gérald Tremblay à venir parler lors de notre Assemblée générale. Son soutien a été très apprécié par les occupants et nous aimerions entendre ses réflexions sur les questions susmentionnées ainsi que sur le mouvement en général», ont déclaré les occupants réunis au Square Victoria, dans un communiqué distribué aux médias.

Les participants au mouvement ont tenu une assemblée mercredi soir pour discuter de la réponse à donner aux demandes de la Ville sur les structures en bois.

Selon ce qu'ils ont expliqué, la Ville leur donnerait jusqu'à dimanche pour démanteler une quinzaine de structures jugées dangereuses pour la sécurité du public, dont quelques tipis et maisons longues, et des habitations comme «la tente à Jason», «le tempo de la milice» et «la maison au toit en pente».

«De nombreux occupants sont contrariés que la ville ne leur donne pas une chance de prouver que des abris peuvent être construits en toute sécurité, malgré le fait que nous ayons les moyens d'assurer leur sécurité et que nous ayons pleinement coopéré avec la Ville sur toutes les autres questions à ce jour», précise le communiqué du groupe.

Par ailleurs, alors que les autorités municipales s'inquiètent du risque d'incendie dans les structures solides, une tente a pris feu et fondu au campement de Occupy Calgary. Deux protestataires ont été blessés dans l'incident.

À Régina, des employés municipaux ont enlevé les tentes et autres articles laissés à Victoria Park par une foule d'indignés qui avait déjà abandonné le campement.

Le mouvement Occupy Wall Street a prévu une nouvelle journée d'action aujourd'hui pour marquer ses deux mois d'existence, refusant de se laisser abattre par son expulsion du square de New York, berceau de la contestation qui s'est étendue dans plusieurs villes américaines. Après l'impressionnante opération policière qui a démantelé mardi leur village de toile en pleine nuit, les manifestants new-yorkais ont confirmé qu'il y aurait des marches à New York «et dans des centaines de villes». Sur leur site web, des actions sont annoncées aujourd'hui à Portland (Oregon), Madrid, Gand en Belgique et dans une dizaine de villes en Allemagne. Les protestataires d'Occupy Washington DC, Atlanta et Detroit ont également prévu de se mobiliser. À New York, ils sont notamment invités à se rassembler à 7h au square Zuccotti. Le mot d'ordre reste vague: «avant la cloche d'ouverture de la Bourse», pour «confronter Wall Street à des histoires de personnes vivant l'injustice économique».

 

Vincent Larouche
La Presse

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 15:28

 

 

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            et pendant l'été

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       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



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