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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 13:15

 

 

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 13:07

actuchomage.org - Dimanche, 27 Novembre 2011 14:10

En Grèce, où 70% de la population est propriétaire de son logement, le gouvernement a instauré une nouvelle taxe foncière payable avec la facture d'électricité. Variant de 0,5 à 16 euros par m2 en fonction de l'usage et de la localisation du bien immobilier ainsi que de critères sociaux, cette taxe a été imposée en septembre à la demande des créanciers du pays : l'UE et le FMI.

A Athènes, employés de la compagnie publique d’électricité, usagers et élus s’élèvent contre cette taxe exceptionnelle imposée sous peine de coupure du courant alors que les ministères ne paient pas leur facture.

La police anti-émeute les a évacués jeudi matin, arrêtant au passage quinze personnes qui seront jugées le 30 novembre. Depuis quatre jours, des employés de la compagnie nationale d’électricité grecque (DEI, l’équivalent d’EDF) occupaient un bâtiment de l’avenue Mesogeion, dans le nord de la capitale. En fin de matinée, une cinquantaine de policiers bloquent toujours les issues, pas tranquilles. Les syndicalistes du GENOP restent rassemblés devant l’immeuble, sans essayer de le reprendre.

De cet endroit sont expédiés les avis de coupure destinés aux habitants qui n’ont pas payé leur facture. Depuis peu, ils peuvent aussi être privés de courant s’ils ne règlent pas la nouvelle taxe foncière exceptionnelle mise en place pour renflouer en urgence le budget de l’Etat. 70% des Grecs sont propriétaires.

Yanis, 36 ans, rencontré la veille à Athènes, nous avait donné son exemple. Il habite un appartement de 90 m2 dans un quartier pauvre, pour 350 euros par mois : “Alors que j’ai déjà payé ma taxe d’habitation et ma propriétaire la taxe foncière, elle doit régler la taxe exceptionnelle : 610 euros dans mon cas. Sinon, on me coupe l’électricité.”

En Grèce, où les prix s'approchent du niveau français pour des revenus bien inférieurs, le consentement à l’impôt est une donnée de moins en moins évidente. Contre les “taxes injustes”, le mouvement Den plirono “Je ne paie pas” se développe. L’accès à l’électricité cristallise l’énergie des habitants, des syndicalistes et même de certains élus qui appellent, à l’échelle d’un quartier ou d’une ville, à boycotter la nouvelle taxe. Des avocats montent des dossiers pour prouver son inconstitutionnalité.

Yanis parle d’employés de DEI qui “remettent le courant” après le passage des compagnies privées dépêchées pour le couper, de “groupes d’habitants qui empêchent les coupures ou expliquent comment rétablir l’électricité”. Le gouvernement a promis d’exonérer les plus démunis de la taxe exceptionnelle.

Des dizaines d’usagers font la queue dans tout le pays aux guichets de DEI pour tenter d’expliquer leur situation et obtenir un dégrèvement. Pour l’instant, l’Etat a cédé sur les invalides à 80%. “Mais les retraités, les chômeurs doivent payer !”, s’exclame Irina, prof de yoga du PAME (syndicat lié au Parti communiste grec) venue en renfort.

Georgis, employé de la compagnie et ex-occupant de l’immeuble, dénonce une “punition collective” adressée à des familles entières. “Nous refusons de payer pour une dette qui n’est pas à nous. Moi, je n’ai rien signé.” Il fait le geste de la main, dans l’autre secoue un komboloï. Pour lui, la troïka ressemble à “une force d’occupation”, et mieux vaudrait sortir de l’Union européenne.

Au 1er janvier 2012, les tarifs de l’électricité grecque (troisièmes plus bas de l’UE selon Eurostat) augmenteront de 10 à 19%. Pendant ce temps, les administrations publiques affichent 141 millions d’euros de factures d’électricité impayées. Le ministère de la Santé, à lui seul, doit 4 millions d’euros à DEI. Les électriciens lui ont coupé la lumière pendant quatre heures le 16 novembre.

(Source : Les Inrocks)

 

                                                                         ********************************************

 

lesinrocks.com

En Grèce, la guerre de l’électricité aura bien lieu

25/11/2011 | 16H17
Crédits photo:  Camille Polloni

Employés de la compagnie publique d’électricité, usagers, élus s’élèvent contre une taxe exceptionnelle imposée sous peine de coupure de courant, alors que les ministères ne paient pas leur facture.

(D'Athènes) La police anti-émeute les a évacués jeudi matin, arrêtant au passage quinze personnes qui seront jugées le 30 novembre. Depuis quatre jours, des employés de la Compagnie nationale d’électricité grecque (DEI, l’équivalent d’EDF) occupaient un bâtiment de l’avenue Mesogeion, dans le nord d’Athènes. En fin de matinée, une cinquantaine de policiers bloquent toujours les issues, pas tranquilles. Les syndicalistes du GENOP restent rassemblés devant l’immeuble, sans essayer de le reprendre.

De cet endroit sont expédiés les avis de coupure, destinés aux habitants qui n’ont pas payé leur facture. Depuis peu, ils peuvent aussi être privés de courant s’ils ne règlent pas la nouvelle taxe foncière exceptionnelle mise en place pour renflouer en urgence le budget de l’Etat. 70% des Grecs sont propriétaires.

Yanis, 36 ans, rencontré la veille à Athènes, nous avait donné son exemple. Il habite un appartement de 90 m2 dans un quartier pauvre, pour 350 euros par mois :

“Alors que j’ai déjà payé ma taxe d’habitation et ma propriétaire la taxe foncière, elle doit régler la taxe exceptionnelle : 610 euros dans mon cas. Sinon, on me coupe l’électricité.”

En Grèce, où les prix s'approchent du niveau français pour des revenus bien inférieurs, le consentement à l’impôt est une donnée de moins en moins évidente. Contre les “taxes injustes”, le mouvement “je ne paie pas” se développe. L’accès à l’électricité cristallise l’énergie des habitants, des syndicalistes et même de certains élus qui appellent, à l’échelle d’un quartier ou d’une ville, à boycotter la nouvelle taxe. Des avocats montent des dossiers pour prouver son inconstitutionnalité.

Yanis parle d’employés de DEI qui “remettent le courant après le passage des compagnies privées dépêchées pour le couper, de “groupes d’habitants qui empêchent les coupures ou expliquent comment rétablir l’électricité”. Le gouvernement a promis d’exonérer les plus démunis de la taxe exceptionnelle.

Des dizaines d’usagers font la queue dans tout le pays aux guichets de DEI, pour tenter d’expliquer leur situation et obtenir un dégrèvement. Pour l’instant, l’Etat a cédé sur les invalides à 80%. “Mais les retraités, les chômeurs doivent payer!”, s’exclame Irina, prof de yoga du PAME (syndicat lié au Parti communiste grec) venue en renfort.

Georgis, employé de la compagnie et ex-occupant de l’immeuble, dénonce une “punition collective” adressée à des familles entières. “Nous refusons de payer pour une dette qui n’est pas à nous. Moi, je n’ai rien signé.” Il fait le geste de la main, dans l’autre secoue un komboloï. Pour lui, la troïka ressemble à “une force d’occupation” et mieux vaudrait sortir de l’Union européenne.

Au 1er janvier 2012, les tarifs de l’électricité grecque (troisièmes plus bas de l’UE selon Eurostat) augmenteront de 10 à 19%. Pendant ce temps, les administrations publiques affichent 141 millions d’euros de factures d’électricité impayées. Le ministère de la Santé, à lui seul, doit 4 millions d’euros à DEI. Les électriciens lui ont coupé la lumière pendant quatre heures le 16 novembre.

Camille Polloni

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 12:59
Publié le 27/11/2011 10:27 | La Dépêche du Midi

manifestation

A l'appel du colectif pour les réfugiés, et malgrè le froid , une trentaine de personnes sont venues soutenir les sans-papiers./ Photo DDM JJ
A l'appel du colectif pour les réfugiés, et malgrè le froid , une trentaine de personnes sont venues soutenir les sans-papiers./ Photo DDM JJ
A l'appel du colectif pour les réfugiés, et malgrè le froid , une trentaine de personnes sont venues soutenir les sans-papiers./ Photo DDM JJ

C'est pour réagir tant qu'il est encore temps ils se sont retrouvés une petite trentaine, à l'appel du Collectif pour les réfugiés, sur le marché de Rodez hier matin avec baluchons et autres valises, des bagages sur lesquels on pouvait lire des destinations qui ne font pas vraiment rêver : Tchétchénie, Comores, Irak, Afghanistan ou Géorgie. Et pourtant c'est dans ces pays souvent désorganisés ou en totale déconfiture économique et sociale, quelquefois même en guerre, où la corruption fait office de loi, qu'ils sont renvoyés de plus en plus souvent, ces demandeurs d'asile ou ces réfugiés sans-papiers dont le seul tort est d'avoir voulu fuir ces zones pour retrouver un peu d'espoir pour eux et leurs familles.

Malgré les nombreuses conventions internationales adoptées depuis des décennies comme la charte des Nations Unies ou la Déclaration des Droits de l'Homme, on refuse à ces personnes la fraternité, le respect et la dignité qu'ils réclament.

Le Conseil de l'Europe a condamné ainsi la France ce mois-ci pour l'expulsion collective des Roms comme « contraire à la dignité humaine » et « violation aggravée des Droits de l'Homme ». Le Comité Européen des Droits Sociaux en a même rajouté une couche fustigeant « une démarche sécuritaire discriminatoire » et « touchant expressément des groupes vulnérables »…Pour ses raisons les manifestants se sont retrouvés hier matin, mais aussi pour protester contre la nouvelle loi sur l'immigration de juin 2011 qui augmente la durée de la rétention et la mise à l'écart du juge des libertés qui produit ses effets néfastes permettant la multiplication des arrestations et des gardes à vue. Des familles peuvent ainsi dormir dans les rues pendant de longues périodes, être même séparées, car on expulse certains de leurs membres, et autres…

Dénoncer encore et encore ces situations qui sont aux antipodes du message de solidarité que devrait porter haut et fort la France comme patrie des Droits de l'Homme, voilà ce qui a réuni ces personnes de tous âges et de tous horizons.

Ce défilé haut en couleurs ne laissait pas indifférent les nombreuses personnes croisées sur les marchés des places du Bourg ou de la Cité.

 

J-J

 
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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 12:51

Information transmise par "Réelle démocratie maintenant" :

 

http://actualutte.info/indignes/?page_id=11

 

Cette nuit (de samedi 26/11/2011 à dimanche 27/11/2011) les CRS ont démoli le dôme fabriqué pas les indignés présents à la Défense .

 

IMG_20111126_234153.jpg

 

 

 

AfQMMEcCIAAHjQs.jpg

 

état du camp après le passage des CRS...

 

 

"2h50 : Paris : Campement en cours de reconstruction. L’indigné blessé dans la nuit a un bras cassé. Les personnes sur place notent que les forces de l’ordre sont beaucoup plus violentes que les précédentes « violence gratuite »"

 

 Pour ceux qui sont inscrits à Facebook : http://www.facebook.com/reelle.democratie.maintenant

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 12:48

Publié le 27-11-11 à 13:39    Modifié à 13:51     par Le Nouvel Observateur avec AFP     

Le ministre de l'Intérieur se dit d'accord avec Marine Le Pen  : accueillir "chaque année 200.000 étrangers en situation régulière", "c'est trop".

 

Claude Guéant (WITT/Sipa) Claude Guéant (WITT/Sipa)

La France accueille chaque année 200.000 étrangers en situation régulière, et c'est "trop", a estimé dimanche 27 novembre le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, en rappelant son objectif de diminuer en un an de 10% cette immigration.

"Nous acceptons sur notre sol chaque année 200.000 étrangers en situation régulière. C'est l'équivalent d'une ville comme Rennes, c'est deux fois Perpignan", a dit le ministre lors de l'émission Le Grand rendez-vous Europe 1/I-télé/Le Parisien.

"Moi aussi je trouve que c'est trop", a dit Claude Guéant alors qu'on lui rappelait le point de vue de la présidente du Front national, Marine Le Pen, à cet égard.

"Pourquoi est-ce trop ? Parce que je souhaite comme le gouvernement, comme le président de la République, que les étrangers qui viennent chez nous soient intégrés, adoptent nos lois, adoptent notre mode de vie", a dit le ministre.

Il a rappelé son "objectif de diminuer en un an de 10% - de 20.000 - (cette immigration légale) et nous allons tenir cet objectif", a-t-il ajouté.

"La France n'est pas un pays xénophobe"

"La France n'est pas fermée, la France n'est pas un pays xénophobe", a martelé Claude Guéant.

Par ailleurs, il a dit être opposé à des élections de maires étrangers, en citant notamment la Seine-Saint-Denis. Le ministre a critiqué "l'accord du Parti socialiste et des Verts" qui "devient le programme du Parti socialiste" (et) va plus loin que la proposition de loi qui va être discutée au Sénat puisque cet accord prévoit l'éligibilité".

"Cela veut dire que nous pourrions avoir des maires étrangers. Très franchement, je n'ai pas envie de voir dans le département de la Seine-Saint-Denis qui a une forte population étrangère, la majorité des maires devenir étrangers", a-t-il dit.

Sur le droit de vote des étrangers, Claude Guéant a rappelé que ce droit était "depuis 1789 indissociable de la nationalité".

"J'ai une autre raison pour être contre ce doit de vote (des étrangers) qui est de circonstance: il y a des sujets plus importants aujourd'hui que celui-là qui se posent à notre pays", a-t-il dit.

"C'est un sujet qui peut diviser et le Parti socialiste joue avec le feu", a ajouté le ministre.

Le Nouvel Observateur - AFP

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 12:40
Marianne - Elisabeth Matheu-Cambas - Tribune | Dimanche 27 Novembre 2011 à 12:01 

 

« Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage ». Pas toujours, et surtout pas au Pôle emploi. Dans un témoignage très personnel mais très significatif, ELisabeth Matheu nous raconte ses tribulations lors de son inscription au chômage. QUI ont dû arriver à bien d'autres personnes !




S’il vous est arrivé, dans votre carrière, d’être licencié, d’avoir votre CDD non renouvelé, de partir en retraite anticipée, d’être en reconversion professionnelle ou encore d’être jeune diplômé, bref de vous retrouver, à un moment ou à un autre, sans emploi, vous avez sûrement eu affaire à l’ANPE, appelée depuis quelques années, Pôle Emploi. Même si votre passage à Pôle Emploi a été de courte durée, vous avez probablement vous aussi quelques anecdotes ubuesques, plus drôles à raconter qu’à vivre !
 
Quelques conseils pour les futurs « polemploistes »... Ne tardez pas à vous inscrire ! Dès que votre dernier employeur vous remet votre feuillet Assedic, le 31 mars par exemple, précipitez-vous dès le 1er avril au Pôle Emploi le plus proche (évitez les blagues potaches du jour, ce n’est ni le lieu ni le moment !)  afin d’effectuer votre préinscription. Là-bas, c’est assez simple, vous avez juste besoin de composer un numéro unique, une personne vous convoquera à un premier rendez-vous qui fera office d’inscription. C’est presque trop simple pour être vrai ! Si jusque là tout s’est bien passé, ne criez pas victoire. Pôle emploi est plein d’embûches. Si vous avez été rapide, n’attendez pas autant d’efficacité du côté de Pôle Emploi, le délai peut être long, voire très long, assez long pour finalement retrouver du boulot (par vos propres moyens)!
 
Si ce n’est pas le cas, armez-vous de patience, de courage et ouvrez grands vos oreilles ! Les informations que vous recevrez pourront être contradictoires. Si vous n’êtes convoqué que le vendredi 23 avril au Pôle Emploi X, c’est normal ! Vous n’êtes pas le seul à chercher du travail ! Si entre temps, le jeudi 8 vous recevez un courrier qui vous annonce que vous êtes convoqué le lendemain (le 9 donc) mais au Pôle Emploi Y, pas d’inquiétude. Un petit coup de fil... ah ! Mais pas le jeudi a-midi, Pôle Emploi est fermé ! Si votre courrier est arrivé vers midi voire 13h, il sera trop tard pour appeler. Le 9 au matin, vous appellerez- vous sentant presque coupable- pour comprendre pourquoi vous êtes convoqué à deux endroits différents deux jours différents pour faire UNE et UNE SEULE inscription. Une personne très sympathique tentera d’élucider votre problème et finira par vous rassurer, vous n’avez pas à vous présenter le 9 au Pôle Emploi Y, c’est une erreur ! Ouf ! Par contre le Pôle Emploi X, où vous êtes convoqué le 23 avril, c’est aussi une erreur ! Parce que ce que vous ne saviez pas, « c’est que vous dépendez du Pôle Emploi Y au niveau administratif et du Pôle Emploi X pour votre suivi » (?!?) et la personne sympathique à l’autre bout du téléphone vous interdit de vous présenter le 23 avril au Pôle Emploi X, sous peine de vous faire jeter ! Il vous donne donc un nouveau rendez-vous, cette fois le 29 au Pôle Emploi Y, pour faire l’inscription.

Allez plus que 20 jours ! Et en attendant, faudra manger des nouilles et privilégier la marche à pied.
Ponctuel, vous vous présentez au Pôle Emploi Y le 29 avril avec tous les papiers nécessaires : votre dossier, votre CV à jour...pas question d’oublier une pièce, ça pourrait retarder votre inscription( !)

Pas de doute, vous n’êtes pas le seul demandeur d’emploi. La file d’attente est interminable !!!! « On est tous convoqués à 8h30 ou quoi ? » Vous ne saviez pas que Pôle Emploi organisait des speed dating. On vous fait patienter, vous êtes reçu assez vite, et par curiosité vous tentez d’en savoir plus sur cette histoire « alors, il paraîtrait que je dépends de deux Pôle Emplois... »La femme, surprise, vous redemande votre adresse et après avoir tapé sur son ordinateur, elle vous regarde droit dans les yeux et tranche en vous informant que vous dépendez du Pôle Emploi le plus proche de votre domicile en l’occurrence le Pôle Emploi Z !!! 

Vous comprenez donc que vous n’êtes pas au bon Pôle Emploi pour l’inscription ! Peut-être est-ce de l’agacement, de la colère ou de l’incompréhension qu’elle lit sur votre visage, mais très vite elle vous propose de faire « quand même » l’inscription « puisque vous êtes là ». Et bien, oui, on va plutôt faire ça ma petite dame, il ne manquerait plus qu’elle refuse l’inscription et qu’elle vous donne un autre rendez-vous, et pourquoi pas le 25 décembre ? Entre la dinde et la bûche vous pourrez toujours vous libérer (à moins que le 25 ne soit un jeudi !). Non, elle vous assure, à la fin de l’entretien qu’elle transférera votre dossier au Pôle Emploi Z, dans les plus brefs délais. Vous sortez de là, avec une seule pensée en tête, c’est quand même une sacrée pagaille chez eux ! Enfin, ça s’est fait. Il ne reste plus qu’à vite retrouver du travail pour sortir de ce panier de crabes.

Vous ne savez toujours pas quand vous toucherez vos indemnités ni combien mais, patience ! Maintenant vous en avez la certitude, Pôle Emploi va s’en charger au plus vite !
Quelques jours plus tard, vous recevez (dans votre boîte aux lettres) un courrier de Pôle Emploi, vous pensez que votre dossier a été traité avec rapidité (vous avez été mauvaise langue, quand même...) et qu’on vous informe du montant de vos indemnités. En ouvrant l’enveloppe, vous découvrez un dossier d’inscription vierge envoyé par le Pôle Emploi Z (dossier que vous avez déjà reçu 2 fois en 1 mois, que vous avez rempli et déposé au Pôle Emploi Y). Et là, vous pétez les plombs !  Vous attrapez votre téléphone, et vous avez juste envie de savoir si on ne se moquerait pas un peu de vous.... voire plus si affinités !!!

Une illustre inconnue vous répond et vous conseille de jeter le document en question. « Ah bon ? Mais qui me dit que vous ne racontez pas n’importe quoi ? Si je le jette et qu’il ne fallait pas ? Si finalement mon inscription n’a pas été validée ? » Le ton monte, enfin surtout de votre côté, peut-être perdez-vous patience ? Vous avez juste envie d’avoir des garanties et vous demandez à votre interlocutrice son nom, juste au cas où ce qu’elle vous conseille de faire soit complètement faux, que vous puissiez expliquer à la énième inconnue du numéro unique, que c’est Madame Machin qui vous a dit de jeter le courrier. Bref...elle refuse en bloc, et vous explique  « qu’elle n’est pas habilitée à le faire ». « A mon avis, il n’y a pas que pour donner votre nom que vous n’êtes pas habilitée...Et pourquoi ne pouvez-vous pas me donner votre nom ? Vous avez le mien, vous avez mon adresse et tout mon pedigree sauf peut-être la radio de mes dents de sagesse et le petit nom de ma belle-mère ! Vous avez peur de quoi ? D’être incompétente ou de ne pas assumer une éventuelle erreur ? » Elle finira par vous donner son prénom (la belle affaire !) n’insistez pas ! De toute façon, la pauvre n’y est pour rien. Elle n’a sûrement pas choisi que le système soit celui-là, elle n’est pas responsable des dysfonctionnements de Pôle Emploi. Elle est juste la 4ème interlocutrice  de cette histoire...sans fin !

Vous finirez par jeter le dossier. Suspendu à votre écran d’ordinateur, vous naviguez entre le site du Pôle emploi et d’autres sites à la recherche d’un emploi. Un œil sur votre dossier « en cours de validation ». Et puis, un jour vous aurez le montant de vos indemnités journalières qui apparaîtront sur votre écran. Attention ! Ce n’est qu’à titre d’information, il faudra encore attendre quelques jours pour le paiement. Quand finalement, vous découvrez le 17 mai que vous percevrez moins que ce qu’ils annonçaient précédemment, vous vous rendez au Pôle Emploi Z (celui dont vous dépendez) pour avoir un visage et un nom quand vous poserez votre question ! On vous explique qu’ « il y a 7 jours de carence à compter de la préinscription ». Pas de soucis, mais personne ne vous l’avez encore dit.« Et comptez encore quelques jours pour avoir l’argent sur votre compte. » Vous n’êtes plus à quelques jours près !

Le 23 mai c’était Noël ! Enfin pas longtemps...à peine le montant de vos indemnités s’affichaient en crédit, que votre solde lui s’affichait en négatif ! Un certain découvert, creusé par le temps qui passe, par les erreurs qui s’accumulent...
Allez, ne vous découragez pas ! Il y a toujours pire, n’est-ce pas ? Le mois prochain, ça ira mieux sauf si entre temps Pôle Emploi vous radie par erreur parce que vous ne vous êtes pas présenté à un entretien où on avait oublié de vous convoquer !

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 12:37

 

Rue89 - Révolution 27/11/2011 à 10h51

Sid Ahmed Hammouche et Pierre-André Sieber

 

 

Un manifestant blessé est transporté vers un centre médical de fortune près de la place Tahrir (Amr Dalsh/Reuters)

 

Dans l'atmosphère de guerre urbaine qui a régné ces derniers jours au Caire, des médecins égyptiens ont dressé de vrais hôpitaux de fortune sur la place Tahrir. Nous avons pu les joindre au téléphone.

Au cœur de l'affrontement, Mohamed Hassan, responsable de l'hôpital de la révolution du Maydan-al-Tahrir, a joué les Henri Dunand. Un croissant rouge sur le dos, il organisait le ballet des blessés :

« Nous avons quitté nos cabinets pour sauver des vies. La situation est catastrophique. Il y a trop de blessés. L'armée commet un véritable massacre. Volontairement, les policiers visent la tête et les yeux.

Ils provoquent les jeunes en leur disant qu'ils veulent les aveugler pour qu'ils ne voient jamais cette liberté au grand jour.

Certains blessés refusent de rester à l'hôpital. Dès qu'ils se sentent en forme, ils repartent à l'assaut, de peur que les forces de l'ordre ne gagnent du terrain. »

Au cœur de la place Tahrir, Asmaa, femme médecin, énumèrait de son côté les besoins. Valium, analgésiques, compresses :

« Chaque dix secondes, on enregistre une nouvelle victime. Le gaz employé par l'armée est très toxique. Il provoque des paralysie du système nerveux qui peuvent durer de trois à vingt-quatre heures ! C'est démentiel.

Nous avons également des gens qui sont touchés par des balles réelles. »

Les blessés sont privés de soins

Mais ce qui inquiètait les médecins contactés, c'est le nombre de victimes qui ne cessait d'augmenter. Selon un recensement non officiel, on parlait d'une soixantaine de morts en quatre jours. Du côté officiel, l'Etat dénombre 41 victimes et plus de 3 000 blessés.

Pour Hiba, médecin bénévole, l'Etat ne recense que les victimes qu'il a enregistrées, et certains corps sont toujours dans des morgues improvisées. Reste à établir leur identité.

Face à cette réalité macabre, un élan de solidarité a mis un peu de baume dans ce climat de violence urbaine.

Les gens ont transporté les blessés, offert des médicaments, des couvertures, de la nourriture, de l'eau. Certains ont même formé un mur humain pour protéger les blessés jonchant le cœur de la place.

Pourquoi les blessés n'ont pas été transportés vers les hôpitaux de la capitale ? Hiba répond :

« Si vous le faites, les forces de sécurité arrêtent les gens et les mettent en détention. »

Une unité de soins dans une église

Les réseaux sociaux à la rescousse

Sur Twitter, le groupe Spincairo livrait les contacts pour les dons de sang. Une autre internaute annonçait sa venue sur la place Tahrir avec des fournitures, demandant de sécuriser le passage. Une autre encore organisait une collecte de matériel médical de base, indiquant les points de livraison.

Eman Yousry lançait un appel : « Devant le McDonald de Merghany maintenant, nous réunissons des dons et du matériel médical. Nous avons besoin de véhicules pour les transporter. » Ailleurs, on apprend que l'hôpital dans la mosquée Omar Karam cherche un médecin anesthésiste, un chirurgien et un neurologue de toute urgence.

Dans les abords de la place, un fast-food américain a été transformé en dispensaire.

Dina, une infirmière, enregistrait les nouveaux blessés tout en jetant un coup d'œil à son Blackberry pour coordonner les opérations entre les quatre points de secours :

« Il y a deux unités au cœur de la place. Il y a un centre à côté du fast-food Hardees, un autre dans les locaux de KFC, un autre encore dans la mosquée Omar Karam où sont opérés les cas les plus graves.

Aujourd'hui, on a ouvert une unité dans l'église anglicane à deux pas de la mosquée. »

De la mosquée Omar Karam, Amir, un ophtalmologue, criait au téléphone pour couvrir les cris « des martyrs d'Al Tahrir », quand nous l'avons joint :

« Beaucoup de blessés au visage et dans les yeux. Je travaille depuis bientôt trois jours sans dormir.

J'ai le patient dans une main et mon smartphone dans l'autre. Je lance des appels sur Twitter et Facebook pour recevoir des fournitures médicales. »

Ce qui touche le plus le praticien, ce sont les gens pauvres vidant leurs pharmacies pour aider les victimes. Combien sont-ils, ces blessés ? Des milliers, confirme Mohamed Hassan, débordé :

« Non seulement les révoltés, mais aussi les habitants des quartiers alentour qui, depuis quatre jours, reçoivent une pluie de gaz et sont touchés par des balles perdues. On recense plus de 2 000 blessés dans un état critique. »

Et soudain le médecin de s'écrier au téléphone : « Du sang ! On a besoin de donneurs ! »

« On nous fait passer pour des anarchistes »

Activiste de la révolution, Mahmoud Al Rakhm souhaite la chute du maréchal Tantaoui et le retour du pays aux mains des civils :

« La télévision de l'Etat nous fait passer pour des anarchistes et des ennemis de l'Egypte et nous accuse de saboter les législatives. »

Avec une répression qui dépasse celle de Moubarak, le militant se demande comment faire confiance à l'armée et comment elle peut garantir dans ce climat de terreur des élections démocratiques. Qui croit à ce régime qui veut confisquer la révolution ?

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 12:30
Rue89 - Tribune 26/11/2011 à 17h28

M. et Mme Patricot

Parents d'un enfant handicapé
 

Pour ce couple à la recherche d'un centre pour leur fils polyhandicapé, l'Etat peut profiter de l'engouement du public pour mieux livrer les familles à elles-mêmes.

Nous, parents d'un jeune homme polyhandicapé et sourd, avons obtenu, il y a quelques jours, une audience auprès d'un membre du cabinet de Monsieur Dominique Baudis, Défenseur des droits.

Nous étions reçus suite à un courrier que nous avions envoyé dénonçant le manque de structure d'accueil pour les jeunes polyhandicapés sourds, mais aussi le manque d'accompagnement des familles.

Après un entretien d'une heure et quart, nous avons compris que nous n'avions rien à faire là, que des droits, nous n'en avions pas.

En effet, la démonstration a été faite sous nos yeux d'un désengagement assumé et volontaire de l'Etat sur les questions du handicap. Voici ce que nous avons entendu : que nous étions seuls responsables – voir coupable – de ce jeune homme handicapé.

Nous avons entendu que dans les années 80, les mères des handicapés ne travaillaient pas et montaient les structures d'accueil nécessaires car, à cette époque, les parents étaient plus entreprenants. Ce qui était sous-entendu, c'est que nous ne faisons rien, et que nous attendons tout des autres (voir de l'Etat).

La langue des signes moins pratiquée

Certes, cela ne nous a pas vraiment étonnés. Depuis deux ans, nous cherchons un lieu d'accueil susceptible de recevoir notre fils. Il n'y a aucune place nulle part (et, en plus, la langue des signes est rarement pratiquée dans les centres de jour pour polyhandicapés).

Depuis deux ans, nous sommes témoins du désengagement progressif de l'Etat et d'un désintérêt de tous les politiques pour la question. Les crédits disparaissent ou, mieux, sont transférés vers des causes plus lucratives que le handicap : la vieillesse ou la maladie d'Alzheimer.

D'ailleurs, à l'occasion de la primaire socialiste, nous avons adressé un courrier à tous les candidats et à des dizaines de députés de gauche comme de droite... Ce courrier n'a reçu aucune réponse.

A la fin de l'entretien, et alors que nous allions partir, notre interlocutrice nous a tendu un article du quotidien Aujourd'hui sur le succès du film « Intouchables ». C'est sur cela que nous nous sommes quittés.

Ce film est un merveilleux filtre de la réalité

L'engouement pour ce film, qui sert même de modèle dans les plus hautes sphères de l'Etat, pose quelques questions que nous voudrions aborder ici.

Pourquoi ce film a-t-il autant de succès ? Avançons quelques hypothèses.

Tout d'abord le film raconte l'histoire d'un homme riche, travaillant dans le luxe, qui se retrouve arrêté dans sa course et paraplégique. Le public adore. Il peut s'identifier, se dire que cela peut arriver à tout le monde...

Inutile de vous dire que jamais ce film n'aurait pas eu autant de succès si l'handicapé l'avait été de naissance (ça, ça n'arrive qu'aux autres).

Ensuite il est riche, donc il peut se payer l'aidant qu'il veut, celui qui le fera vibrer et lui permettra toutes les folies dont il rêve. Là aussi, sa richesse plaît, elle soulage. Car, qui voudrait voir ou savoir que les handicapés sont, dans la réalité, maintenus en dessous du seuil de pauvreté ?

Pour conclure, il nous semble, sans pour autant nier le plaisir que certains peuvent y prendre, que ce film est un merveilleux filtre de la réalité. Une ode aux « soignants-naturels » que l'Etat rêve de voir proliférer pour mieux se désengager. Un filtre qui donne bonne conscience et qui permet au spectateur de ne pas voir ce qui se trame en coulisse.

Car, même si le film raconte une partie d'une histoire vraie (j'imagine que cet homme a souffert, même si cela n'est guère montré) la réalité d'un très grand nombre de personnes handicapées est tout autre : précarisation, absence de structure d'accueil, isolation, dépression.

 

 

« Intouchables », un monde irréel pour une France fatiguée

Le battle Rue89 - Causeur 10/11/2011 à 09h00

Pascal Riché

Redchef Rue89

 

Inspiré d'une histoire vraie, ce conte moderne, interprété par François Cluzet et Omar Sy, remporte un grand succès dans les salles de l'Hexagone.

« Intouchables » est une excellente comédie. J'ai ri, j'ai apprécié le jeu des acteurs, la drôlerie d'Omar Sy, et la tendresse qu'elle déverse à grands flots sur les spectateurs... J'en suis ressorti heureux. Mais tout en m'interrogeant : pourquoi ce film marche-t-il si bien, au point d'être applaudi dans les salles ? Déjà près de deux millions d'entrées ! Quelle corde touche-t-il donc dans la France de 2011 ?

Rue89 - Causeur, le Battle : septième round

Chaque semaine pendant la campagne, Yahoo confronte les éditos de Rue89 et Causeur sur un même thème. Cette semaine, Pascal Riché contre Elisabeth Lévy répondent à la question : peut-on toucher à « Intouchables » ?

 

L'explication ne saute en effet pas aux yeux. Il s'agit d'une comédie simple, avec une vague toile de fond sociale : l'histoire d'une amitié entre un « jeune chômeur des banlieues » (Omar Sy, du « Service après-vente des émissions » de Canal +, plus si jeune, en fait) et un quinqua milliardaire tétraplégique (François Cluzet, impeccable dans le film).

Le tétraplégique et le paralysé social sont deux parias, chacun à leur manière : intouchables, donc, et évidemment touchants. Le jeune Driss a connu une réalité dure (abandon par ses parents, trafic de drogue, prison...) mais c'est du bon pain. On ne sait pas trop comment l'autre, Philippe, est devenu ultra-riche – probablement un héritier – mais c'est un type ouvert et épris de liberté.

Histoire vraie et conte de fées

Tout cela ne tient pas debout, évidemment. Mais la ruse des réalisateurs Eric Toledano et Olivier Nakache, c'est d'avoir bâti ce scénario sur une histoire vraie. Impossible de crier à la caricature, pensez ! Cette histoire a vraiment eu lieu entre Philippe Pozzo di Borgo, ancien directeur des champagnes Pommery et Abdel Sellou, un ex-délinquant élevé dans une cité en banlieue.

En réalité, si ce film plaît tant, c'est parce qu'il présente une histoire aussi éloignée que possible de notre réalité concrète. Elle se passe dans un univers parallèle : un monde qui n'existe pas.

Il y a certes une crise, qui ressemble à la nôtre, mais elle est simplifiée, caricaturée, sublimée. Il y a certes des classes (avec des très-très riches et des très-très pauvres), mais ne cherchez pas de lutte les confrontant...

La vie chez Philippe le riche est douce et enviable : chacun des employés de maison est plutôt sympa. Le spectateur, finalement, y est bien. On sourit, lové dans cet univers ouaté.

Le jeune Driss, employé par l'autre, ne se révolte jamais (le vol d'un œuf de Fabergé, qu'il rendra, n'est qu'un larcin atavique). Il apprécie la douceur de la baignoire en nacre et se contente de se moquer tendrement du bourgeois et de ses codes culturels. Ouvert, ce dernier le prend très bien. On est dans un conte de fée.

Le parler « cash » de Driss

A y repenser, les « comédies sociales » à succès, ces temps-ci, sortent de la même matrice : on confronte deux faux mondes sociaux qui s'ignorent habituellement, et ce « choc » se passe merveilleusement. C'est « Bienvenue chez les Ch'tis » de Dany Boon (le monde des Ch'tis est pour le coup sans classes, sans entreprises privées, sans modernité... complètement fantasmé) ; c'est encore « Les Femmes du 6e étage » de Philippe Le Guay (où un riche, joué par Fabrice Luchini, retrouve le goût de la vie au contact de femmes de ménage espagnoles)...

Dans ces mondes parallèles, tout le monde est gentil, ce qui permet de se parler franchement, un vrai luxe. Qui dans le monde réel peut parler « cash » sans susciter agressivité ou dégoût ?

Dans « Intouchables », Driss parle cette langue magique qu'est le « non-politiquement correct », et cela fait tellement de bien. Par exemple, nous sommes (moi compris) ravis d'entendre Driss dire que telle femme est « bonne », ou se moquer des handicapés bavant du Téléthon ou encore hurler de rire, au début d'un opéra ( »Der Freischütz »), en découvrant un arbre qui chante (et en allemand).

L'espoir timide de Philippe

La France d'aujourd'hui, pour rire, n'a besoin de rien d'autre. Cette France qui applaudit aux « Intouchables » est fatiguée. Elle se désintéresse des « Indignés » qui tentent d'occuper La Défense. Aux « primaires citoyennes », elle choisit de voter « gauche molle ».

C'est une France à l'image de Philippe, le tétraplégique du film : immobile, impuissante, vieillissante. Et accrochée au rêve improbable qu'un jour, quelqu'un ou quelque chose viendra sans brutalité la réveiller.

 

 

 

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 11:46

L’interdiction de fouiller dans les poubelles annulée

Le tribunal administratif a cassé l’arrêté municipal en mettant à l’index son caractère « disproportionné ». Le maire a annoncé hier qu’il faisait appel de cette décision.

 

 

leparisien.fr - Elsa Marnette | Publié le 23.11.2011, 07h00
NOGENT, OCTOBRE dernier. Plusieurs associations et partis de gauche s’étaient donné rendez-vous au marché pour glaner, en signe de protestation.

NOGENT, OCTOBRE dernier. Plusieurs associations et partis de gauche s’étaient donné rendez-vous au marché pour glaner, en signe de protestation. | (LP/L.P.)


  
«Une mauvaise plaisanterie », pour Jacques J.P. Martin, maire (UMP) de Nogent-sur-Marne, « une décision pleine de bon sens », selon Annie Lahmer, du collectif Respect pour tous à Nogent-sur-Marne*. Le 17 novembre, le tribunal administratif de Melun a suspendu l’interdiction de fouiller les poubelles, relevant « le caractère disproportionné de l’interdiction par rapport au trouble à l’ordre public ».
Il s’agissait de l’article 1er d’un arrêté municipal qui précisait : « Le chiffonnage est interdit à toutes les phases de la collecte des déchets, notamment dans les récipients à ordures. »

A l’automne, Jacques J.P. Martin avait provoqué la colère d’élus, militants et simples habitants en menaçant d’une amende de première catégorie, soit 38 €, ceux qui « vident les poubelles par terre à la recherche de métaux ou de vêtements à revendre ». Il affirmait ne pas viser les personnes à la recherche de nourriture. La Ligue des droits de l’homme (LDH) avait saisi le tribunal.

L’arrêté antimendicité aussi dans le collimateur


Hier après-midi, malgré cette décision, le maire est resté droit dans ses bottes : « Cette décision est ubuesque, c’est une mauvaise plaisanterie. L’article visé reprend mot pour mot un article du chapitre IV du règlement sanitaire départemental qui date de 1985. Ce n’est donc pas moi que l’on sanctionne. Je voulais régler un problème local, ça fait une affaire planétaire. »

Et il ne compte pas s’arrêter là : « Je vais me pourvoir en cassation dans les jours qui viennent. Hors de question que je me replie en rase campagne. La gestion de la salubrité et de la propreté de la ville, cela ne regarde pas la LDH. »

Du côté du collectif, on jubile. « Nous sommes ravis! triomphe Annie Lahmer. Cela pourrait arrêter la mise en place de cette politique d’exclusion et de stigmatisation. » L’ancienne élue (EELV) espère que « cela aura des répercussions sur tous les arrêtés de ce type en France (NDLR : en août, un maire UMP du Nord avait pris un arrêté du même type, le faisant traduire en bulgare et roumain) ».

Regonflé par cette décision du tribunal administratif de Melun, le collectif entend désormais s’attaquer à l’arrêté antimendicité, lui aussi pris par le maire de Nogent. « Cette année, dès qu’il sera affiché, on l’attaquera. »

* Le collectif regroupe la Ligue des droits de l’homme, Europe Ecologie-les Verts, le Front de gauche, le Parti socialiste…

Le Parisien

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 11:42

 

Rue89 - Témoignage 27/11/2011 à 10h25 -
Julie Owono - consultante en relations internationales

 

L'amphi Z du Conservatoire national des arts et métiers à Paris (Eric Lefevre-Ardant/Flickr/CC)

 

Je suis étrangère et je prépare l'examen d'avocat en France. Ce que l'Education nationale m'a apprise depuis mon enfance – j'ai été scolarisée dans un lycée français à l'étranger –, c'est qu'apprendre est une chance qui devrait être offerte à tous.

Mais depuis quelques années, ce sacro-saint principe du droit à l'éducation pour tous semble voler en éclats, non seulement pour les Français, mais aussi pour ceux qui ne le sont pas et ont choisi d'étudier en France.

Pourtant, l''inégalité d'éducation est, en effet, un des résultats les plus criants et les plus fâcheux, au point de vue social, du hasard de la naissance », comme le déclamait Jules Ferry il y a cent quarante et un ans.

Moins de 410 € ? Allez étudier ailleurs

Il y a peu, le centre de réception des étudiants étrangers de la préfecture de police de Paris a sursis à statuer sur ma demande de renouvellement de titre de séjour « étudiant ». Je disposais de moins de 450 euros sur mon compte bancaire ce jour-là.

Comprenez qu'après avoir payé mon loyer, mes frais de scolarité et être allée au cinéma, il est difficile pour moi de disposer de cette somme à la fin du mois.

En fait, l'agent de la préfecture s'est trompée : depuis un décret signé par le ministre français de l'Intérieur le 6 septembre 2011, il me faut justifier désormais d'au moins... 615 euros par mois pour pouvoir prétendre obtenir le précieux sésame.

Parions que la prochaine fois le même agent administratif me demandera de revenir avec la preuve que je dispose de cette somme exacte, qu'il y avait méprise.

Le message est donc clair, la France veut des étudiants issus de pays considérés aujourd'hui comme émergents ou non, pour assurer son rayonnement. Mais elle les veut riches de naissance.

Une rupture avec la tradition française

Le décret de Claude Guéant augmente de 30% le montant minimum de ressources mensuelles exigé pour les étudiants étrangers, et revient sur une tradition datant d'un décret de la IVe République, qui faisait correspondre cette somme au maximum alloué aux boursiers français sur critères sociaux. Ce qui garantissait une égalité réelle, dans la tradition française d'accès à l'éducation pour tous.

Pendant mes dernières années d'études, je justifiais de 430 euros mensuels de ressources. Cette année, il m'en faut au moins 200 de plus.

Tout comme ces milliers d'étudiants qui se sont engagés auprès des consulats français de leur pays d'origine, sous une condition de ressources de 430 euros par mois en août, et qui ont du être bien surpris de constater à leur arrivée sur place qu'ils allaient devoir trouver plus d'argent pour pouvoir rester étudier.

Notons enfin la cacophonie incroyable dans l'information délivrée aux étudiants sur la question du montant mensuel minimum nécessaire aux étudiants pour bénéficier de ce titre de séjour ;

  • Le site du ministère des Affaires étrangères avance un total de 430 euros,
  • Le site de Campus France, établissement public chargé de promouvoir l'éducation supérieure française à l'étranger, donne le chiffre de 455 euros minimum.
  • Le décret Guéant de septembre précise quant à lui que ce montant varie entre 615 et 770 euros, en fonction de l'État d'origine de l'étudiant.
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