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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 22:56

Le Monde - 07 décembre 2011


Photo non datée du champion cycliste français Jacques Anquetil. AFP

La scène se déroule près de Saint-Brieuc, dans les Côtes-d'Armor, rapporte le quotidien breton, Ouest-France. Un groupe d'une vingtaine de cyclistes roule tranquillement, dimanche, sur les routes aux abords d'Hillion quand trois flashs crépitent. Il capte un excès de vitesse de 20 km/h sur une route limitée à 50 km/h.

L'un des cyclistes raconte l'instant de gloire. "La première photo, c’est notre leader, casque vert. La deuxième, un chauffeur de bus, un chirurgien et moi, retourné, l’air ébahi. La troisième, nos glorieux anciens qui, aussi loin que remontent leurs souvenirs vélocipédiques, ne s’étaient jamais fait pincer en excès de vitesse."

Si le coureur cycliste témoigne, c'est "pour plaider la cause des copains". "[Car] on n’était certainement pas en excès de vitesse", dit-il. Le radar aurait simplement dysfonctionné. Au contraire de celui qui a flashé le désormais célèbre Capman, dont la vidéo a été consultée un million de fois sur YouTube, à la sortie d'un pont limité à 50 km/h, à Belfort.

 

 

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 22:55

Le Monde - 07 décembre 2011

 

Une prise d’otages dans une école… pour cause d’enseignant stagiaire

Notre-Dame-de-Caderot : l’école catholique de Berre L’Etang (Bouches-du-Rhône), un établissement privé sous contrat avec l’Etat, a des faux-airs de mas provençal. Une architecture agréable, avec sa façade beige-rosée et ses tuiles orangées. Des effectifs confortables - 160 élèves accueillis sur sept niveaux, de la petite section de maternelle au CM2, par sept enseignants. Un quotidien tranquille… ou presque : depuis hier au soir, mardi 6 décembre, une quinzaine de parents d’élèves séquestrent la directrice, Christine Courtot, une secrétaire, deux professeures ainsi que le président de l’OGEC, une association composée de membres émanant de diverses structures diocésaines et de bénévoles, assurant la gestion économique, financière et sociale de l’école.

Devant la grille restée fermée, une banderole : « Ecole occupée ». Pas de suppressions de postes, ici. La colère des familles a un nom : celui de l'enseignant en charge de la classe de CM1. Ce professeur des écoles stagiaire, 24 ans, arrivé en septembre, n’a visiblement pas su faire ses preuves selon certains parents. « Il y a pire, pourtant, comme première affectation », soutient Bénédicte Marcon, maman d’Ambre, 9 ans, élève de CM1, et qui s’est improvisée « preneuse d’otages ». « Il est peut-être stagiaire, mais il n’a que seize enfants face à lui, dont dix se connaissent depuis le CP, et une équipe enseignante soudée, prête à l’aider. »

Que reprochent exactement les parents au jeune enseignant ? Peu de travail en classe, pas de devoirs, aucune autorité mais des punitions disproportionnées, une ambiance bruyante, angoissante… « Fin septembre, l'enseignant s’était engagé à démarrer, enfin, le programme scolaire, nous assurant qu’il avait procédé aux évaluations diagnostics. Mais après la Toussaint, rien n’a vraiment changé. Les leçons sont un peu plus longues, mais pas mieux structurées. Un exercice par semaine, en français comme en maths, je doute que cela ne suffise », déplore cette mère d’élèves. « Nos enfants s’ennuient, ils s’occupent comme ils peuvent. Beaucoup pleurent, ne veulent plus venir en classe, certains se roulent par terre, perdent un peu les pédales… ». Des enfants en danger ? « Non », reconnait Mme Marcon, « mais en situation d’insécurité. Ils sont livrés à eux-mêmes, parfois exclus de la classe sans surveillance…Ils pourraient faire une bêtise », craint-elle, évoquant « le cas d’un petit garçon puni… sur un balcon ».

Les familles estiment avoir « épuisé tous les recours » avant de « passer à l’acte » d’une manière « médiatique, inédite, mais pacifique », défendent-elles. Leur lettre adressée à l’inspection académique, le 20 octobre, est restée sans réponse. « Il a fallu que la directrice, Mme Courtot, écrive elle aussi à l’administration pour qu’on nous réponde… le 30 novembre », précise Mme Marcon. « On nous dit que l’enseignant est un professeur des écoles stagiaire, qu’il bénéficie à ce titre d’un accompagnement régulier de ses formateurs, que la première ‘régulation’ doit s’effectuer à ce niveau, lors des visites... Bref, on nous recommande de patienter », s’indigne-t-elle, « et entretemps, les enfants perdent leur temps ! ».

Dans la nuit du 6 au 7 décembre, les « preneurs d’otage » ont appris que l'enseignant stagiaire aurait demandé sa mutation, mais ils préfèrent attendre une « réponse officielle » avant de mettre un terme à la séquestration. « On ne bougera pas d’ici tant qu’on n’aura pas reçu l’engagement, officiel, de son départ », prévient Mme Marcon, « et l’assurance de son remplacement. par quelqu’un de compétent. Pas un enseignant stagiaire ! ».

Interrogé sur France Inter, au sujet de la mutation du jeune professeur, ce qui ne ferait que déplacer le problème, le ministre de l’éducation Luc Chatel a relevé qu’il s’agissait « d’un établissement privé sous contrat géré par l’Enseignement catholique ». « Nous sommes en train de regarder cette affaire, mais c’est aussi à la direction diocésaine qui gère l’établissement d’apporter des réponses aux parents d’élèves », a souligné le ministre. Au Secrétariat général de l’enseignement catholique (SGEC), on insiste sur le fait que « ce jeune enseignant effectuait son année de probation avant titularisation ». « Lorsqu’un étudiant passe le concours et signale qu’il veut enseigner dans un établissement privé sous contrat avec l’Etat, il lui faut l’accord du chef d’établissement, accord que ce jeune homme avait obtenu », explique Gilles du Retail, directeur de la communication au SGEC. « Il débutait, était suivi et accompagné… Ce n’est quand même pas aux parents de donner leur verdict sur la composition d’une équipe, et certainement pas ainsi… », lâche-t-il.

Jean-Marc Vincenti, directeur interdiocésain de l’enseignement catholique d’Aix-en-Provence et de Digne, s’est dit « particulièrement choqué par la dimension prise » par cette affaire, et a d’ors et déjà annoncé qu’un suppléant serait nommé à Notre-Dame-de-Caderot. Le 7 septembre vers midi, les parents d'élèves ont permis aux personnes retenues de regagner leur domicile. Le jeune enseignant était, lui, attendu dans l’après-midi à l’inspection académique des Bouches-du-Rhône, pour discuter de sa situation. En septembre, 16 000 enseignants stagiaires ont fait leur rentrée, privés de l’année de stage en alternance qu’ils effectuaient auparavant en Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM). Lâchés dans le grand bain, en somme.

Mattea Battaglia

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 22:49

LEMONDE.FR avec AFP | 07.12.11 | 17h31

 
 

Cinq à six millions de Français ont un accès restreint aux banques ou rencontrent des difficultés dans leur utilisation. Une "exclusion bancaire" à laquelle "il est temps" de s'attaquer, car elle "aggrave l'exclusion sociale", ont alerté associations et élus locaux mercredi.

"Accès refusé à un conseiller", frais en cascade, parfois jusqu'à l'interdit bancaire, "incompréhension des modalités des crédits renouvelables" : "l'exclusion bancaire" touche "entre cinq et six millions de personnes fragiles ou précaires, des bénéficiaires de minima sociaux aux personnes âgées en passant par les chômeurs, les jeunes ou les ménages surendettés".

DROIT À UN COMPTE

"Il est urgent d'agir", alertent mercredi la Croix-Rouge, le Secours catholique et l'Union nationale des centres communaux d'action sociale (Unccas) dans un "Manifeste pour l'inclusion bancaire en France des populations fragiles". Les conséquences de cette forme d'exclusion : un budget réduit par les frais bancaires, des renoncements à financer des frais de santé ou un projet d'emploi, un "mal-être personnel" qui peut aller jusqu'à la "rupture familiale", bref, une aggravation de l'exclusion sociale, explique Jean-François Mattei, président de la Croix-Rouge française.

De fait, la législation n'a cessé d'améliorer l'accès aux services bancaires depuis l'instauration d'un droit à un compte en 1984, mais si 99 % des Français en possèdent désormais un, ils ne sont pas tous égaux lorsqu'il s'agit de l'utiliser, souligne le manifeste.

PROBLÈME DE COMPÉTENCES

"Pour certaines catégories de personnes, il existe un véritable illettrisme de l'argent", a expliqué M. Mattei. La faute aussi à un manque d'information et d'accompagnement de la part des banques : "Le système bancaire est extrêmement performant pour tous ceux qui ont les moyens de rembourser et extrêmement exclusif pour tous ceux qui ne les ont pas", a relevé le président du Conseil économique, social et environnemental, Jean-Paul Delevoye.

Associations et Unccas reconnaissent que les banques font des efforts, certaines même plus que d'autres. C'est notamment le cas de la Banque postale, qui a dit soutenir l'initiative dans un communiqué. Mais cela reste "insuffisant", selon les associations.

PROGRÈS INSUFFISANTS

Le manifeste "ne prend pas en compte les progrès accomplis ces dix dernières années en matière d'accompagnement des personnes fragiles", répond Pierre Bocquet, directeur de la section banque de détail à la Fédération bancaire française. Les banques font déjà beaucoup selon lui : microcrédit accompagné, initiative pédagogique "Les Clés de la banque" avec un site Internet et des dépliants distribués localement…

Elles ont aussi développé une "gamme de moyens de paiement alternatifs" au chèque, avec "des services essentiels" : pour 3 euros en moyenne par mois, le client est informé par SMS de la position de son compte et dispose d'une carte "à autorisation systématique", qui vérifie son solde avant le déblocage du paiement.

Mais pour les associations, il faut aller au-delà. Notamment créer un "institut public indépendant" qui certifierait les banques au regard de leurs actions, afin de les inciter à "améliorer leurs pratiques". Autre piste : "renforcer l'éducation budgétaire et financière" des clients via des plates-formes locales apportant une aide "globale", sociale, budgétaire, juridique et psychologique.

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 22:47

LEMONDE.FR avec AFP | 07.12.11 | 16h26

 
 

 

Un sanglier mort sur la plage de Morieux, dans la baie de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), le 26 juillet 2011.

Un sanglier mort sur la plage de Morieux, dans la baie de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), le 26 juillet 2011.AFP/DAMIEN MEYER

Deux associations écologistes ont porté plainte mercredi au pénal à Saint-Brieuc, notamment contre le préfet des Côtes-d'Armor, après l'hécatombe de sangliers en juillet dans l'estuaire du Gouessant, pollué par les algues vertes, a-t-on appris auprès de leur avocat.

Me Claude Larzul a déposé plainte au nom des associations Sauvegarde du Penthièvre et Sauvegarde du Trégor, devant le procureur de la République de Saint-Brieuc, contre "les représentants de l'Etat et notamment les préfets (successifs) des Côtes-d'Armor, leurs donneurs d'ordre ou supplétifs ou tous autres auteurs, coauteurs ou complices", selon le texte de la plainte.

ABSENCE DE MESURES

La mort de 36 sangliers l'été dernier à cause des gaz toxiques dégagés par des algues vertes en putréfaction implique la violation de textes du Code de l'environnement, selon l'avocat. "Nous avons considéré que l'absence de mesures" prises par le préfet le fait notamment tomber sous le coup de l'article L. 341-20, "qui punit de 45 000 euros d'amende et de trois ans d'emprisonnement le fait de laisser se dégrader un site classé comme la baie de Saint-Brieuc", a-t-il précisé. L'article "impose au préfet de prendre toute mesure pour préserver" ces sites, a-t-il assuré.

La plainte repose également sur l'article L. 216-6, "qui réprime par 75 000 euros d'amende et deux ans d'emprisonnement le fait de laisser s'écouler dans les eaux des substances nuisibles à la santé et à la faune", comme les épandages de lisier et l'excès de nitrates qui créent ces algues vertes, a précisé Me Larzul.

L'ÉTAT JUGÉ RESPONSABLE

Le tribunal administratif de Rennes, en 2007, et la cour administrative d'appel de Nantes, en 2009, avaient déjà jugé "que les algues vertes proviennent d'une politique de laisser-faire" et que "les représentants de l'Etat sont les responsables de cette situation", a rappelé l'avocat. "Dès lors que la responsabilité de l'Etat a été stigmatisée par des juridictions administratives, les représentants de l'Etat doivent répondre de ces infractions devant les tribunaux correctionnels", a-t-il argumenté.

Une plainte concernant la mort en 2009, dans les Côtes-d'Armor, d'un transporteur d'algues vertes, Thierry Morfoisse, est par ailleurs en cours d'instruction au pôle santé de Paris.

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 22:45

LEMONDE.FR avec AFP | 07.12.11 | 15h36   •  Mis à jour le 07.12.11 | 16h11

 
 

La moitié des eaux des bassins Rhône-Méditerranée et Corse sont en mauvais état écologique en raison de la pollution par les pesticides et de l'aménagement excessif des rivières (barrages, digues…), selon l'agence régionale de l'eau. "Des efforts sensibles seront nécessaires dans les années à venir pour garantir un bon état des eaux, dans un contexte de changement climatique où la ressource en eau risque de se raréfier", conclut le rapport 2010 de l'agence de l'eau Rhône-Méditerranée et Corse, un établissement public dépendant du ministère de l'écologie.

Selon ce rapport – le premier dans son genre pour l'agence publique –, 51 % des rivières affichent un bon état écologique, permettant en particulier "le maintien des communautés aquatiques, floristiques et faunistiques". C'est un peu mieux que l'ensemble de la France, qui plafonne à 45 %. Mais on est "loin des 66 % fixés à l'horizon 2015 par le Grenelle de l'environnement", note l'agence, qui a effectué près de 3 millions d'analyses dans quelque 1 500 stations.

DU ROUNDUP DANS TROIS COURS D'EAU SUR QUATRE

"Les pesticides restent l'ennemi numéro un de la qualité des rivières, en particulier le glyphosate, substance active de l'herbicide Roundup, qui se retrouve dans les trois quarts des cours d'eau", dans des quantités parfois non négligeables, souligne le directeur de l'agence, Martin Guespereau.

Vente sur Internet, achat dans des pays frontaliers ou fonds de stocks : les pesticides interdits d'usage depuis plusieurs années – comme les triazines, des désherbants – se retrouvent aussi dans 60 % des rivières, ce qui prouve un usage récent et illicite. Vu le temps que mettent les pesticides à se dégrader, les nappes sont aussi trop souvent "contaminées au-delà des normes de qualité requises".

Les grands cours d'eau – Rhône, Saône et Doubs – sont contaminés aussi par nombre d'hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Des PCB – molécule utilisée comme isolant électrique, dangereux pour la santé – ont été retrouvés dans deux cours d'eau à Aix-les-Bains (Savoie). On trouve aussi des métaux, comme le cuivre à l'aval de zones urbaines et industrielles ou de secteurs viticoles.

DIGUES ET BARRAGES CONTRE POISSONS

Autre message fort et "nouveau", selon M. Guespereau : les deux tiers des rivières en mauvais état écologique sont celles qui ont subi des altérations physiques : débit modifié, seuils ou barrages qui bloquent la circulation des poissons et des sédiments, digues trop étroites qui diminuent les possibilités de reproduction de certaines espèces…

"On a encore beaucoup d'endroits où les responsables voient encore la rivière comme un tuyau d'eau qu'il faut rectifier pour qu'il envoie les crues le plus vite possible en aval", dit M. Guespereau. "On perd toute la valeur que les rivières apportent en termes d'épuration, en se dilatant ou se rétractant en fonction des saisons." "La vie a besoin de ces rythmes", dit le directeur de l'agence, citant notamment le brochet, qui "a besoin des crues pour se nourrir dans les herbes inondées".

Les stations où l'état de l'eau est moyen, voire mauvais, sont principalement situées "sur les cours d'eau nord-alpins impactés par l'énergie hydraulique, dans les zones où prédomine l'agriculture intensive" et dans celles fortement urbanisées, comme le pourtour de la Méditerranée, selon le rapport.

L'agence note cependant quelques progrès pour la qualité chimique de l'eau, particulièrement la division par dix des concentrations en ammonium, grâce à l'amélioration des stations d'épuration.

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 22:41

LEMONDE.FR avec AFP | 07.12.11 | 23h04

 
 

Israël a approuvé la construction de quatorze nouveaux logements de colons dans le quartier palestinien de Ras Al-Amoud à Jérusalem-Est, occupée et annexée.

L'édification de cette nouvelle enclave juive dans le secteur oriental à majorité arabe de Jérusalem a été entérinée par la commission d'urbanisation du conseil municipal de la ville, au risque de déclencher des protestations internationales, a annoncé mercredi 7 décembre au soir la télévision israélienne. Appelée "Maalé David", elle sera située près d'une implantation juive d'un millier de personnes.

"Par cette décision, la commission jette de l'huile sur le feu, en encourageant les colons et leur très problématique et explosive présence dans ce quartier", a déploré Yudith Oppenheimer, militante de l'ONG israélienne Ir Amim, qui plaide pour la coexistence israélo-palestinienne à Jérusalem, interrogée par la télévision.

SAISIR LE CONSEIL DE SÉCURITÉ DE L'ONU

L'Organisation de libération de la Palestine a annoncé mercredi qu'elle allait saisir le Conseil de sécurité de l'ONU de la question de la colonisation israélienne. "La direction palestinienne a décidé, face aux projets de colonisation israéliens de grande ampleur dans l'ensemble de la Cisjordanie, en particulier à Jérusalem-Est, de saisir d'urgence le Conseil de sécurité pour arrêter ces projets, qui visent à empêcher une solution à deux Etats, a déclaré le négociateur palestinien Saëb Erakat. Nous avons décidé de commencer à préparer une résolution au Conseil de sécurité pour faire cesser ces pratiques."

Israël a récemment multiplié les annonces de construction de logements dans les colonies, condamnées par la communauté internationale, qui tente en vain de ressusciter les négociations de paix israélo-palestiniennes.

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 22:39

http://www.youtube.com/watch?v=5QGaakKMmdI

Ajoutée par blackathina le  3 déc. 2011

 

"Vidéo sur les immigrés et les attaques fascistes en Grèce (sous-titré en français)

 

 

 

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 22:37

LEMONDE.FR avec AFP | 07.12.11 | 13h10

 
 

 

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon lors de la conférence de Durban le 6 décembre.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon lors de la conférence de Durban le 6 décembre. AFP/RAJESH JANTILAL

Défendre le protocole de Kyoto : c'était le credo du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui a lancé une mise en garde mardi 6 décembre à Durban, en Afrique du Sud, face au réchauffement climatique qui met "l'avenir de la planète en jeu". Le protocole de Kyoto est "une fondation sur laquelle bâtir", a-t-il insisté. Devant les représentants de plus de 190 pays réunis depuis dix jours et jusqu'à vendredi pour trouver les moyens de faire chuter les émissions mondiales de gaz à effet de serre afin de limiter la hausse de la température de la planète. M. Ban a souligné la "gravité du moment".

Reconnaissant qu'il ne fallait pas s'attendre à des percées spectaculaires à Durban, en raison notamment de la crise économique, il a insisté sur l'importance du protocole de Kyoto, seul outil juridiquement contraignant sur les émissions de gaz à effet de serre, dont l'avenir incertain est au cœur des débats à Durban.  

"Je vous demande de considérer avec attention une deuxième période d'engagement du protocole de Kyoto. Si Kyoto tout seul ne résoudra pas le problème du climat, il constitue une fondation sur laquelle bâtir", a-t-il ajouté, provoquant une vague d'applaudissements nourris, alors que, à l'extérieur de la séance plénière, ont fleuri des messages "I love KP" ("KP" pour "protocole de Kyoto"), imprimés sur des autocollants ou sur les tee-shirts de certains militants.

 JAPON, RUSSIE ET CANADA CONTRE UN NOUVEL ENGAGEMENT

Entrés en vigueur en 2005, les accords de Kyoto imposent à l'ensemble des grands pays industrialisés, à l'exception notable des Etats-Unis qui ne les ont pas signés, des réductions d'émissions de leur gaz à effet de serre, au premier rang desquels le CO2 lié à la consommation d'énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon). Le Japon, la Russie et le Canada ne sont pas favorables à un nouvel engagement à l'issue de la première période, qui s'achève à la fin de 2012.

Les pays en développement tiennent fortement à une nouvelle période au nom, notamment, de la responsabilité "historique" des pays industrialisés dans l'accumulation de CO2 dans l'atmosphère.
L'Union européenne, elle, est prête à s'engager mais insiste pour que soit dans le même temps établi le calendrier d'un nouveau traité qui engloberait tout le monde et entrerait en vigueur à l'horizon 2020.

"On entend certains dire que nous n'avons pas besoin de prendre des décisions sur le futur ici à Durban (...), que nous devrions passer plus d'années à réfléchir, a lancé la commissaire européenne en charge du climat Connie Hedegaard. L'Europe pense que le monde a eu assez de temps pour réfléchir."

L'INDE VEUT PARTAGER LA FACTURE CLIMATIQUE

La Chine avait, depuis quelques jours, laissé entendre qu'elle pourrait adhérer à cette idée, faisant naître l'espoir d'une nouvelle dynamique avec les Etats-Unis, autre acteur central de la diplomatie du climat. Les deux pays sont les deux principaux émetteurs de gaz à effet de serre de la planète. Mais le représentant américain pour le climat, Todd Stern, a douché les espoirs mardi. "Je n'ai pas le sentiment qu'il y ait eu un quelconque changement dans la position chinoise concernant un accord juridiquement contraignant", a-t-il déclaré devant la presse. L'Inde a également pris ses distances vis-à-vis de la "feuille de route" proposée par l'Europe.

D'ici à vendredi, une dizaine de chefs d'Etat et près de 130 ministres sont attendus à Durban, où le centre de conférences s'est largement animé avec l'ouverture de la séquence ministérielle.
Une séquence ouverte mardi par le président sud-africain Jacob Zuma, son homologue du Gabon Ali Bongo Ondimba, le premier ministre éthiopien Meles Zenawi ou encore le prince Albert II de Monaco, qui a martelé à la tribune qu'il n'y avait "aucune excuse à l'inaction"

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 22:33

LEMONDE | 07.12.11 | 13h48   •  Mis à jour le 07.12.11 | 17h25

 
 

 

Pour les ménages, le sacrifice est immédiat : les salaires sont de facto réduits de 30% à 40% à cause de l'euro.

Pour les ménages, le sacrifice est immédiat : les salaires sont de facto réduits de 30% à 40% à cause de l'euro.AFP/LEON NEAL

Personne n'ose y croire, mais tous s'y préparent. L'éclatement de la zone euro "façon puzzle", sa scission en deux parties, l'une au Nord, l'autre au Sud ou l'exclusion d'une poignée de ses membres font partie des scénarios d'économie-fiction que les experts n'hésitent plus à modéliser. Un exercice particulièrement délicat sans toutefois être inconcevable.

Les économistes d'UBS à Londres convoquent ainsi l'histoire, rappelant que "quatre unions monétaires (comparables à la zone euro) de taille et de sophistication diverses ont été brisées au cours du siècle passé. Précisément à la suite de terribles conséquences économiques, sociales et politiques". Et ces derniers de mentionner l'abandon de la couronne de l'empire austro-hongrois en 1919, la fermeture de l'union monétaire aux Etats-Unis en 1932-1933, après que la Réserve fédérale de Chicago eut refusé de prêter de l'argent à celle de New York ou encore l'éclatement de l'ex-Union soviétique en 1992-1993 et la scission entre la République tchèque et la Slovaquie en 1993. L'on peut encore ajouter à la liste la suppression de l'ancrage du peso argentin au dollar en janvier 2002, après la cessation de paiement du pays.

Mais quelle que soit la pertinence de la référence, les experts sont unanimes : une désagrégation de la zone euro serait synonyme de chaos. "Un désastre absolu", résument les équipes d'UBS.

Du plus sombre au moins noir, les scénarios évoquent les faillites en chaîne, les scènes de panique d'épargnants courant au guichet de leur banque à l'image des bank run américains de la crise de 1929, suivie de la banqueroute desdits établissements. Le tout dans un contexte d'appauvrissement général et de récession plus ou moins profonde selon la robustesse des pays. Bref, une catastrophe que l'on ne peut toutefois pas "balayer d'un revers de la main", reconnaît Jean Pisani-Ferry, du cercle de réflexion bruxellois Bruegel.

Comment en arriver là ? Il faudrait un faisceau d'éléments négatifs. Que les dirigeants politiques en Europe tergiversent trop longtemps à résoudre la crise, que la Banque centrale européenne, lassée d'aider les pays financièrement indisciplinés cesse de les soutenir, et que la dette de l'Italie fasse l'objet de violentes attaques spéculatives, par exemple, estime Sylvain Broyer, économiste chez Natixis. A ses yeux, si les taux à dix ans des emprunts italiens se maintiennent à 9 %, la situation serait vite intenable pour le pays, incapable d'éponger davantage que les intérêts de sa dette de 1 900 milliards d'euros.

Ensuite ? C'est le saut dans l'inconnu. Mais l'on peut imaginer que chaque pays retrouve sa devise antérieure, lire, deutsche mark, franc... En théorie, cela signifierait que les grands pays d'Europe du Sud dévaluent leur monnaie de 30 % à 40 % pour redevenir compétitifs face aux pays du Nord, calcule Sylvain Broyer. L'idée étant de réduire le prix des biens exportés et de renchérir celui des importations.

Mais pour les ménages, le sacrifice est immédiat. Leur pouvoir d'achat est amputé : les salaires étant de facto réduits de 30 % à 40 % tandis que les biens importés continuent de circuler. Les épargnants d'Europe du Sud et d'ailleurs voient, de leur côté, leur patrimoine fondre. Pour donner une idée de l'ampleur du cataclysme, Jean Pisani-Ferry rappelle dans son ouvrage Le Réveil des démons. La Crise de l'euro et comment nous en sortir (Fayard, 228 p., 15 euros) qu'à fin 2010, les résidents français (ménages, entreprises et banques) avaient au total 2 000 milliards d'euros placés dans le reste de la zone euro...

Les débiteurs peuvent mieux s'en dépêtrer à condition que leur dette ne soit libellée dans une monnaie plus forte que celle de leur revenu. Auquel cas, ils se retrouvent pris en ciseaux avec, à la clé, de possibles faillites personnelles, industrielles et financières.

L'Allemagne sera peut-être moins pénalisée que d'autres mais verrait disparaître en un clin d'oeil les efforts de compétitivité menés ces dix dernières années. Et l'Etat devra renflouer les banques ruinées par la dépréciation de leurs avoirs investis hors du territoire.

Pour Sylvain Broyer, toute l'Europe traverserait ainsi une récession marquée (de l'ordre de - 3 % du PIB) pendant au moins trois ans, qui affectera aussi les Etats-Unis et le Royaume-Uni deux années durant.

Mais il ne s'agit que de théorie. Comment mesurer la panique qui s'ensuivrait ? Comment endiguer l'inévitable fuite des capitaux de ces pays ? Or un tel phénomène assécherait les économies et accentuerait les désordres monétaires amplifiant les effets d'appauvrissement.

Jean Pisani-Ferry rappelle ainsi que l'Argentine avait fixé la parité de son taux de change à 1,4 peso pour 1 dollar en janvier 2002. Six mois plus tard, la monnaie avait perdu les trois quarts de sa valeur...

Claire Gatinois

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 22:31

Compte rendu | LEMONDE | 05.12.11 | 14h17   •  Mis à jour le 05.12.11 | 18h07

 
 

 

Faut-il sacrifier l'Europe et l'euro pour sortir de la crise ? Selon un sondage Ipsos, le retour au Franc serait souhaité.

Faut-il sacrifier l'Europe et l'euro pour sortir de la crise ? Selon un sondage Ipsos, le retour au Franc serait souhaité.AFP/JEAN-PIERRE MULLER

Faut-il sacrifier l'Europe et l'euro pour sortir de la crise ? La majorité des Français ne le pensent pas, mais ils sont de plus en plus nombreux à être tentés par cette solution, proposée aux deux extrêmes de l'échiquier politique. Selon un sondage Ipsos pour l'association Lire la société, qui sera présenté mercredi 7 décembre à l'occasion de la remise du Prix 2012 du livre d'économie, 44 % des Français pensent que l'euro est un "handicap" pour faire face à la crise actuelle et 45 % qu'il l'est pour l'économie française en général, alors que respectivement 33 % et 34 % pensent que la monnaie unique est un "atout".

"Ce différentiel de 11 points montre qu'il y a incontestablement une fragilisation de l'euro dans l'opinion française", constate Brice Teinturier, directeur général délégué d'Ipsos.

Le fait que 62 % des Français jugent que l'euro est un handicap pour le pouvoir d'achat n'est en revanche pas nouveau, selon lui, l'opinion imputant la hausse des prix à l'euro depuis sa naissance.

Au crible des préférences partisanes, le sentiment que l'euro demeure un atout pour l'économie française est, de très peu, majoritaire dans tout l'éventail politique, y compris au Front de gauche, mais à l'exception du Front national : la position inverse est partagée par les trois quarts des sympathisants du Front national, ce qui suffit à faire basculer le jugement global du côté négatif.

Cette dénonciation des effets de l'euro ne se traduit cependant que partiellement en volonté de revenir au franc. Une majorité souhaite toujours le maintien de la France dans la zone euro. Mais l'opinion inverse a gagné "environ 10 points en six à huit semaines" par rapport aux sondages antérieurs équivalents, pour atteindre 36 %, note M. Teinturier.

On peut aussi interpréter ce souhait de maintien dans l'euro, qui est majoritaire dans tous les partis - y compris au Front de gauche (80 %) - sauf au Front national (22 %), comme la conviction qu'un retour au franc rendrait la situation encore pire.

Un clivage social

Sur cette question, le clivage est moins partisan que social. Ainsi, une majorité d'ouvriers (65 %) et d'employés (53 %) sont favorables au retour au franc, quand les cadres (8 2 %) et les professions intermédiaires (69 %) restent attachés à l'euro. "La fracture sociale est ici beaucoup plus forte que, par exemple, lors du référendum de Maastricht", note M. Teinturier.

Paradoxalement, la défiance vis-à-vis de l'euro ne se traduit pas par une défiance envers les institutions européennes. M. Teinturier se dit même "étonné" de voir 49 % des Français souhaiter un renforcement des pouvoirs de l'Union européenne, contre 37 % un renforcement du pouvoir des Etats, cette position étant cependant majoritaire aux deux bouts "souverainistes" de l'échiquier politique.

De même, les Français se divisent sur une taxation des produits aux frontières de l'Union. Si une majorité, quelle que soit la position partisane, pense que cela permettrait de "protéger" l'économie française, une majorité est également consciente des effets négatifs potentiels sur les exportations françaises, et surtout sur les prix.

Antoine Reverchon

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
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