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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 20:33

occuponsladefense.net - Posted on 3 décembre 2011

Mouvement Démocratie Réelle Paris, Indigné-e-s de la Défense.


Après l’occupation du temple de la finance et de la spéculation, les Indigné-e-s se tournent à présent vers la question des Droits de l’Homme : diverses actions sont prévues ce 10 décembre.

Premier bilan : malgré des conditions climatiques difficiles, le blocus et le harcèlement permanent des forces de l’ordre, cette action dépasse les espérances. Un grand nombre de personnes nous ont apporté un fort soutien logistique et moral ; le campement a permis de considérables échanges avec des habitués du quartier d’affaire et des sympathisants de toute la région parisienne, de France et d’Europe.

Il a aussi été un espace au sein duquel beaucoup de personnes, jusqu’alors exclues, ont pu trouver de quoi manger, partager avec les autres et retrouver simplement des raisons d´avoir de l’espoir en l’avenir. Cette expérience artisanale et humaine a été possible grâce à la contribution de milliers d’anonymes solidaires que nous tenons à remercier, notamment par l’intermédiaire des médias.

Un mois après le début de ce campement,  l’Assemblée des indigné-e-s a décidé d’y maintenir symboliquement une occupation avec un nombre de personnes plus réduit sur place. Des points d’accueil et de participation sont en création dans différents endroits de la capitale.

Les Indigné-e-s en appellent désormais à une nouvelle mobilisation le samedi 10 décembre à 14 heures, place de Clichy.

Lors de cet événement mondial des indigné-e-s, à l’occasion du 63ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme nous rappellerons qu’ils n’ont jamais été appliqués à l’échelle planétaire. Et nous réfléchirons tous ensemble à une « Déclaration des Droits de l’Humain applicable à tous ».

La marche partira à 14 heures de la place de Clichy pour aller jusqu’à la place de Stalingrad où aura lieu une Assemblée Populaire. Trajet prévu : Place de Clichy, Boulevard de Clichy, Boulevard de Rochechouart, Boulevard de la Chapelle, Boulevard de la Villette, Place de la Bataille de Stalingrad.

Nous allons lentement parce que nous allons loin !

Cordialement.

Les indigné-e-s de la Défense, Mouvement Démocratie Réelle Maintenant.

Web: http://paris.reelledemocratie.com / http://occuponsladefense.net

Twitter: @acampadaparis / @occupydefense

Publié le 3 décembre 2012.

English and spanish translations available on http://paris.reelledemocratie.com/node/810

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 20:26

rtbf.be -  SOCIETE | samedi 3 décembre 2011 à 11h56


Les Indignés espagnols (ici à Barcelone le 15 juin dernier) ont décidé de passer à l'action.

Les Indignés espagnols (ici à Barcelone le 15 juin dernier) ont décidé de passer à l'action.

Quinze jours après la victoire de la droite espagnole, le mouvement des Indignés change de tactique. Et se mobilise pour venir en aide aux familles sans revenus, expulsées de leur logement. Elles sont 30 000 à avoir été délogées depuis le début de l'année 2011.

Nous sommes à Barcelone.

Avec ses boucles d'oreille fantaisistes, ses cheveux longs et sa cigarette au coin des lèvres, Pol n'a pas vraiment le look d'un concierge ou d'un gérant d'hôtel. Pourtant, depuis un mois et demi, c'est lui qui s'occupe du fonctionnement quotidien de l'immeuble.

Grâce au mouvement des Indignés dont il fait partie, 12 familles se sont installées dans ce bâtiment neuf et inoccupé depuis cinq ans.

"Je crois que désormais, ce n'est pas suffisant de parler et de manifester", indique Pol. "Avec cet immeuble, on veut montrer qu'on a des solutions radicales pour résoudre les problèmes! Ici, on reloge des familles expulsées à cause des banques. On voit déjà le résultat concret de nos actions."

Victoire morale et victoire judiciaire

Et dans l'immeuble, on ne manque de rien. L'eau et l'électricité ont été détournées. Une vraie vie communautaire s'est organisée entre les Indignés et ces familles sans ressources.

Au chômage depuis deux ans et sous la menace d'une expulsion, Pablo s'est installé ici avec sa femme et ses deux enfants en bas-âge. "Vous n'imaginez pas comme ces jeunes nous ont aidés", assure-t-il. "Ils nous trouvent de la nourriture et des vêtements, ils s'occupent de nos enfants. Je ne peux que remercier les Indignés."

Et ces Indignés ont d'ailleurs enregistré une première victoire puisque la Justice a rejeté la plainte de la banque propriétaire de cet immeuble: puisque ses appartements sont vides depuis trop longtemps, les familles ont le droit d'y rester.

PIAB, avec Henry de la Guérie

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 20:19

lunion.presse.f

 

 

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 20:14
radio-canada.ca
Mise à jour le samedi 3 décembre 2011 à 8 h 38 HNE
 
Des indignés de partout au Québec sont dans la vielle capitale pour discuter des grands enjeux du mouvement Occupons. Des indignés de partout au Québec sont dans la vielle capitale pour discuter des grands enjeux du mouvement Occupons.

Une quarantaine d'indignés de partout au Québec sont réunis dans la Vieille Capitale pour discuter de leurs revendications.

Vendredi après-midi, les policiers ont dispersé une quinzaine de manifestants, venus de Québec, de La Pocatière, de Rimouski et de Victoriaville, qui souhaitaient ériger leurs tentes devant l'Assemblée nationale, sur le parc de l'Esplanade.

Des bâches et des grandes toiles ont été confisquées, et une clôture a été érigée pour éviter tout débordement.

Le porte-parole de la Ville, Jacques Perron, a rappelé aux indignés vendredi qu'ils n'avaient pas l'autorisation d'établir un campement.

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a indiqué qu'il n'empêcherait pas les indignés de manifester pendant la fin de semaine et qu'il n'avait pas l'intention de procéder à des arrestations.

Les manifestants doivent se réunir dès 10 h pour discuter des grands enjeux et des revendications du mouvement Occupons, lors de divers ateliers.

Ils entendent également profiter d'un rassemblement citoyen à Québec pour dénoncer le démantèlement des différents campements dans le monde.

Le campement des indignés à la place de l'Université-du-Québec dans la capitale a été démantelé le 22 novembre, après un mois d'occupation.

Les indignés promettent d'être de retour le printemps prochain.

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 20:11

LEMONDE.FR avec AFP | 03.12.11 | 10h24   •  Mis à jour le 03.12.11 | 10h32

 

Vue aérienne du réacteur n° 1 de Fukushima, le 10 avril.

Vue aérienne du réacteur n° 1 de Fukushima, le 10 avril.AFP/HO

La compagnie japonaise Tepco qui exploite la centrale de Fukushima a publié, samedi 3 décembre, le récit d'employés racontant les instants de désespoir qui ont suivi le tremblement de terre et le tsunami sur la côte est du Japon, à l'origine de la catastrophe nucléaire de la centrale.

Lors d'une audience sur la catastrophe, un chef opérateur qui exerçait dans une salle de contrôle a décrit la façon dont les lumières sur les tableaux de bord avaient vacillé avant de s'éteindre le jour de l'accident, le 11 mars, alors que l'éclairage principal de la pièce disparaissait également, selon un rapport intérimaire rendu public vendredi par Tepco.

"NOUS NE POUVONS RIEN FAIRE POUR CONTRÔLER LES RÉACTEURS"

"Je me suis rendu compte qu'un tsunami avait frappé le site au moment où l'un des employés s'est précipité dans la pièce en hurlant : 'De l'eau de mer est en train d'arriver !'", a déclaré le chef opérateur. "J'étais complètement perdu après la coupure de courant", a-t-il dit. "D'autres employés avaient l'air anxieux. Ils se sont disputés et l'un d'entre eux a demandé : 'Y a-t-il une seule raison de rester alors que nous ne pouvons rien faire pour contrôler les réacteurs ?' Je me suis courbé et je les ai suppliés de rester."

Le tremblement de terre de magnitude 9 ainsi que le tsunami qui a suivi ont paralysé les systèmes électriques et de refroidissement de la centrale, provoquant la plus grave crise nucléaire mondiale depuis Tchernobyl, il y a 25 ans. L'accident nucléaire a fait des milliers de déplacés et a rendu des villes entières inhabitables probablement pour des décennies, à cause de la radioactivité. Le tremblement de terre et le tsunami ont fait 27 000 morts et disparus.

"NIVEAUX DE RADIATION TRÈS ÉLEVÉS"

Le rapport intérimaire, le premier à livrer des témoignages d'employés, a également décrit des tentatives de relâcher la pression de l'enceinte de confinement d'un réacteur en ouvrant manuellement une valve de ventilation pour éviter une fusion aux conséquences catastrophiques.

"Nous avons mis tout l'équipement de protection mais nous ne pouvions en aucun cas laisser les jeunes employés faire le travail, étant donné que nous devions nous rendre dans une zone où les niveaux de radiation étaient très élevés", se souvient un employé. Les opérateurs ont également évoqué les conditions de travail déplorables dans lesquelles ils ont tenté de stabiliser la centrale accidentée.

"Nous avons subi de nombreuses répliques, et plusieurs fois nous avons dû courir en haut d'une colline en désespoir de cause, avec nos masques sur le visage", craignant un tsunami, a aussi raconté un employé.

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 20:02
| Par Martine Orange

 

Ce devait être le grand discours sur l'Europe. Reprenant les méthodes qui lui avaient réussi en septembre 2008 à Toulon, et qui lui avaient permis de se poser comme le grand timonier face à la crise financière, Nicolas Sarkozy entendait récidiver. En revenant trois ans plus tard dans la même ville, il espérait cette fois s'ériger en défenseur de l'euro, de l'Europe, face à la crise. Pourtant, il fallut attendre plus de quarante minutes de discours avant d'entendre prononcer pour la première fois le mot Europe.

 

© Reuters

Au moment où l'effondrement de la monnaie unique n'est plus un scénario impensable, alors que l'Elysée depuis des mois se tait, n'y avait-il pas urgence de parler enfin ?

Nicolas Sarkozy avait sans doute rêvé annoncer le premier le grand projet de réforme de l'Europe. Mais les différends entre Berlin et Paris sont si grands qu'il n'avait plus rien à annoncer. Alors, Nicolas Sarkozy s'est tu.

Le grand discours qui devait marquer la détermination des gouvernements à endiguer la crise de l'euro s'est transformé en un ressassement de mesures connues, exigées par l'Allemagne et acceptées par la France. Sous leur égide, l'Europe se décline sous son seul aspect punitif : les pays de la zone euro devront à l'avenir renoncer à tout déficit budgétaire, s'imposer la même discipline. Il y aura plus de procédures d'alerte, plus de sanctions automatiques et coûteuses. Pour quelles contreparties ?

Nicolas Sarkozy passa vite sur tous les sujets qui fâchent : du rôle de la BCE aux euro-bonds en passant par le soutien à la croissance, les allusions furent on ne peut plus brèves, voire inexistantes. La France attend la visite d'Angela Merkel lundi... « Ensemble, nous ferons des propositions », a-t-il expliqué.

Le chef de l'Etat n'ignore pas les critiques venant de tous horizons y compris de l'Allemagne, reprochant à la France son silence, son alignement systématique sur les positions du gouvernement allemand de droite. En réplique, il s'est essayé d'avancer quelques concepts, censés illustrer la politique française. Il parla de politique industrielle, de politique agricole, au détour d'une phrase. Il insista surtout sur la nécessité d'un nouveau traité européen. Projet lointain et complexe qui ne répond pas à l'urgence du moment.

Entre les lignes, Nicolas Sarkozy a, toutefois, dessiné son projet européen : la tentation autoritaire n'est jamais très loin. Pour lui, l'Europe se résume à l'Allemagne, au couple franco-allemand érigé en super directoire européen. Pas une seule fois, il n'a fait référence aux autres Etats membres de la zone euro ou de l'Union. Ou plutôt si. Il mentionna bien l'Irlande, l'Espagne, la Grèce, l'Italie le Portugal, mais juste pour souligner leur faillite. Dans un raccourci stupéfiant, ignorant tout des spécificités de chaque pays, ils furent désignés comme responsables de leurs propres tourments, pour ne pas avoir «pris assez tôt la mesure de la crise et adopté les réformes qui s'imposent ».

Sous un directoire franco-allemand

Sous la direction du couple franco-allemand, seul habilité à parler, l'Europe doit revenir sur les accords de Schengen, considérés comme trop permissifs puisqu'ils permettent une libre circulation des personnes. L'obsession sécuritaire de Nicolas Sarkozy n'a pas cédé d'un pouce, en dépit des piètres résultats enregistrés depuis dix ans.

De même, le chef de l'Etat, dans un détournement de sens, propose un renforcement démocratique, en coupant court avec toutes les institutions européennes. Légitimant le coup de force, qui a abouti au fil des années à l'exclusion de toutes les instances européennes communautaires, il préconise la reconnaissance des seuls lieux de pouvoirs démocratiques légitimes à ses yeux : le pouvoir des chefs des Etats européens. Invoquant la crise, il ne conçoit l'Europe qu'au travers d'un « intergouvernemental », de préférence sur le modèle des institutions de la Ve République qui « ont prouvé leur solidité ». Il est vrai que Nicolas Sarkozy n'a guère à s'embarrasser du Parlement dans la gestion de la crise, ni de l'opinion publique d'ailleurs.

« Ce sont les gouvernements qui décident », soutient Nicolas Sarkozy. Il n'est ni question du parlement européen, ni des instances européennes, renvoyés aux oubliettes de l'histoire. Dans la vision de l'Elysée, il s'agit moins de sauver l'Europe et ses valeurs que l'euro et sa puissance financière. « L'Europe n'est plus un choix mais une nécessité », affirme-t-il. Quant au problème de souveraineté, tel qu'il est posé par un contrôle supranational du Parlement, il n'existe même pas. La souveraineté du peuple, telle que l'ont définie les philosophes des Lumières et la Révolution n'est pas un sujet. Il n'y a pas de contrat social. « La souveraineté ne s'exerce qu'avec les autres », dit-il, dans une définition toute personnelle.

Comme lors du premier discours de Toulon, la stratégie de la confusion règne en maître. En 2008, Nicolas Sarkozy avait affirmé sa détermination de venir à bout des puissances de l'argent, de réguler le capitalisme, d'en finir avec les paradis fiscaux. Il s'est félicité, dans son deuxième discours, d'avoir accompli sa mission. La dernière réunion de G20 à Cannes, selon lui, a acté toutes ces réalisations. Même s'il reconnaît que quelques progrès restent encore à faire.

Aujourd'hui, il réutilise les mêmes ficelles. Brouillant tous les concepts et tous les principes, il cherche à construire une Europe, sans la démocratie, sans les peuples. La peur est censée être bonne conseillère : « L'Europe peut être balayée », insiste-t-il, après avoir rappelé qu'il dit toujours la vérité. Au nom de ce danger, les peuples doivent abdiquer tout pouvoir de contrôle. Les principes constitutionnels ne sont que des obstacles encombrants en temps de crise, dont il convient de se débarrasser au nom de l'efficacité. L'ennui est que contre ce renoncement, rien de concret n'a été avancé pour enrayer la spéculation immédiate, ni construire le futur.

« Travailler plus ou gagner moins »

Le même brouillage des repères sous-tend le discours économique de Nicolas Sarkozy. Cette fois-ci, il n'osa pas citer Jaurès. Mais c'est tout comme. Sa diatribe contre le libéralisme à l'œuvre depuis les années 1970 – la dévastation engendrée par la globalisation financière, les ravages de la mondialisation – fut un modèle du genre. On en oubliait l'homme politique nous vantant les mérites du thatchérisme, ceux de l'endettement hypothécaire personnel sur le modèle des subprimes, et les bienfaits du bouclier fiscal. Non, la démonstration fut parfaite. Pour aboutir à des remèdes inattendus. Ainsi l'exonération des heures supplémentaires, l'allégement des charges sur le travail, seraient dans la droite ligne de la résistance à la financiarisation de l'économie, à suivre son discours. Tout cela pour aboutir à « une nécessaire réforme du financement du système social et du travail » que Nicolas Sarkozy entend discuter dès le mois de janvier. Pas un mot, en revanche, n'a été prononcé sur la fiscalité, considérée pourtant par tous les parlementaires comme injuste et inefficace.

© dr

Cette stratégie de la confusion conduit à une ultime question : d'où parle Nicolas Sarkozy ? Est-il président ou est-il candidat ? En s'adressant avec tous les moyens de l'Etat à un parterre composé uniquement de membres de l'UMP, arrivés par cars entiers et triés sur le volet, Nicolas Sarkozy s'est installé dans la fonction de candidat dénoncant une fois de plus la retraite à 60 ans, les 35 heures et l'immigration, et taclant dès qu'il était possible le parti socialiste. Au « travailler plus pour gagner plus », il a substitué le « travailler plus ou gagner moins ». Ce fut tout. Face au péril encouru par l'Europe, Nicolas Sarkozy, en dépit de sa gestion survoltée, de ses velléités d'autoritarisme, a surtout fait la démonstration de son impuissance.

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 19:55
| Par La rédaction de Mediapart

Des milliers de personnes ont manifesté samedi à Durban, en Afrique du Sud, où se tient jusqu'à vendredi la conférence de l'ONU sur le climat. Avec des banderoles clamant «Arrêtez de tuer notre Terre», près de 10.000 personnes selon la police étaient venues réclamer «une justice climatique, (...) pas un apartheid climatique».

 

«Nous sommes ici pour porter la voix des gens d'Afrique du Sud et de la société civile du monde entier et dire aux gens qui négocient dans ce centre de conférences qu'ils doivent vraiment prendre des décisions sérieuses sur la changement climatique», a expliqué Lubna Nadvi, l'une des porte-parole du mouvement qui rassemble des ONG environnementales, des mouvements sociaux, agricoles, politiques et des syndicats.

 

Les négociations climatiques sont en panne depuis le sommet de Copenhague, fin 2009, et doivent notamment permettre, à Durban, de dessiner un avenir au protocole de Kyoto, seul traité international imposant des réductions de gaz à effet de serre à une quarantaine de pays industrialisés.

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 19:53
| Par Thomas Cantaloube

 

De notre envoyé spécial à Santiago (Chili)

Ils arrivent par grappes de trois ou cinq, sourire aux lèvres. Certains sont déguisés, beaucoup portent des survêtements à capuche noirs. Ils se rassemblent dans un coin de la Plaza Italia, au cœur de la capitale chilienne, jusqu'à être deux ou trois milliers. Ils sont tous lycéens ou étudiants. Un peu après onze heures du matin, en cette belle journée de printemps austral, ils se mettent en marche le long d'une large avenue de Santiago.

Il y a peu de banderoles, mais des chants : « Elle va tomber, elle va tomber l'éducation de Pinochet ! » ou encore « Notre éducation n'est pas à vendre ! ». Probablement un peu de lassitude aussi. Ce 27 octobre est un jeudi comme un autre dans les rendez-vous hebdomadaires qu'organisent les élèves chiliens de l'enseignement secondaire et supérieur depuis plus de six mois. Il n'y a pas de mot d'ordre particulier aujourd'hui, pas de mobilisation exceptionnelle. Juste l'ordinaire d'une lutte contre le gouvernement qui dure encore et encore.

Le cortège s'ébranle donc calmement, suivi par des véhicules de sécurité et des dizaines de carabineros harnachés façon tortues ninjas. Les manifestants ont à peine parcouru trois cents mètres que les guanacos se mettent à cracher leurs jets d'eau à haute pression. Il n'y a eu aucune provocation ni aucune déprédation de la part des jeunes, mais les fuerzas especiales ont décidé ou, plus probablement ont reçu l'ordre, de disperser la manifestation au plus vite.

 

Carabineros contre étudiants le 27 octobre dernier à Santiago  
Carabineros contre étudiants le 27 octobre dernier à Santiago© Thomas Cantaloube

Le ballet des canons à eau et des véhicules pulvérisant du gaz lacrymogène démarre. Ils avancent sur les protestataires, les traquent dans les ruelles perpendiculaires. De nouveaux chants fusent : « Nous voulons étudier pour ne pas devenir force de sécurité ! » En une demi-heure, l'affaire est pliée. Les jeunes s'égayent après avoir balancé sans grande conviction quelques pierres et boules de peinture sur les véhicules blindés.

Cela fait maintenant plus de six mois que cela dure. Six mois de mobilisation étudiante et lycéenne, avec des journées où des centaines de milliers de personnes – des étudiants mais aussi leurs parents et des fonctionnaires – descendent battre le pavé, et d'autres où seuls quelques milliers répondent à l'appel. Six mois de blocage gouvernemental. Six mois pour rattraper vingt ans d'inertie et finir de défaire dix-sept ans de dictature Pinochet.

Vu de loin, c'est-à-dire d'Europe, le mouvement de protestation des étudiants chiliens a été assimilé aux « Indignés » ou autres « Occupy... ». C'est une erreur. En fait, il est bien plus proche du « printemps arabe » : le soulèvement d'une jeunesse lasse des compromis de ses aînés, et qui entraîne dans son sillage une majorité de la population. Il vaut mieux, pourtant, se garder des comparaisons. Ce qui se passe au Chili est proprement chilien, le résultat des évolutions d'un pays qui, vingt et un ans après la fin d'une longue et sanglante tyrannie, n'a toujours pas su inventer les institutions de la post-dictature. Et qui, aujourd'hui, craque.

Attablé autour d'un café dans un mall de la grande banlieue de Santiago qui rappelle les métropoles nord-américaines, l'économiste Andres Solimano, la cinquantaine barbue, explique : « La dictature de Pinochet, de 1973 à 1990, a été une révolution conservatrice ultralibérale très violente. Si on la compare à la dictature argentine, elle a été plus longue et elle a changé les structures en profondeur : le Chili, qui a toujours été un pays insulaire, a adopté les idées de l'école de Chicago (Milton Friedman et consorts) en bloc et les a appliquées à 100%. »

L'essayiste canadienne Naomi Klein, entre autres, a très bien raconté ce processus dans son ouvrage La Stratégie du choc (Actes Sud, 2008), comment les militaires chiliens ont imposé, sur une société traumatisée par le coup d'Etat et l'assassinat de son président Salvador Allende, un ensemble de dogmes néo-libéraux concoctés par les Chicago Boys : privatisations, dérégulation, primauté du marché.

 

Carabineros contre étudiants le 27 octobre dernier à Santiago  
Carabineros contre étudiants le 27 octobre dernier à Santiago© Thomas Cantaloube

«Nous sommes une anomalie en Amérique latine»

« Nous sommes un pays néo-libéral total, souligne Victor de la Fuente, ancien opposant à la dictature et aujourd'hui directeur de l'édition chilienne du Monde diplomatique. Et le problème, c'est que ni la Concertation, l'alliance de la démocratie chrétienne et des sociaux-démocrates qui a gouverné le pays de 1990 à 2010, ni la droite, qui est au pouvoir depuis 2011, ne sont disposées à remettre en cause le système. »

Quand Augusto Pinochet s'est effacé en 1990, il a laissé derrière lui un héritage politico-économique aussi enraciné qu'un plan de semence de Monsanto. Après la catastrophe économique de la fin des années 1970-début des années 1980, la croissance du PIB chilien est en moyenne de plus de 5% par an à partir de 1985 (et ce jusqu'à aujourd'hui), les entreprises se développent et la pauvreté commence à reculer. Ceux qui ne regardent que les indicateurs macro-économiques vantent le « modèle chilien ». Mais les syndicats sont laminés et muselés.

Le système politique demeure verrouillé par un scrutin dit « binominal » qui favorise les grandes coalitions et assure aux pinochétistes de continuer à peser au Parlement. De plus, Augusto Pinochet lui-même demeure sénateur à vie et commandant en chef des armées (jusqu'en 1998), laissant planer son ombre mortifère sur la transition démocratique.

L''imagination et le dynamisme du mouvement étudiant évoquent le mai 1968 français. Cliquez pour lancer le diaporama.

Pendant vingt ans, les présidents tour à tour démocrates-chrétiens (Patricio Alwyn, Eduardo Frei) ou sociaux-démocrates (Ricardo Lagos, Michelle Bachelet) sont tous issus de la Concertation, que l'on a l'habitude de qualifier de coalition de centre gauche. Ce qui fait rire amèrement les Chiliens qui se réclament de la gauche.

« La Concertation est au centre-centre, ou alors centre droit, commente Andres Solimano en faisant de grands gestes de la main le long d'un axe imaginaire. La Concertation n'a pas remis en cause le modèle néo-libéral hérité de Pinochet. Elle s'est focalisée sur la réduction de la pauvreté et les investissements publics, mais elle n'a pas touché à la concentration dans les médias, la santé, les banques... et elle a laissé prospérer les inégalités. Elle a suivi un modèle modernisateur sans altérer les structures sociales ni la répartition des richesses. » Aujourd'hui, selon les critères de mesures des inégalités socio-économiques de l'ONU, le Chili est l'un des quinze pays les plus inégalitaires au monde (parmi les 125 qui publient leurs statistiques).

« Nous sommes une anomalie en Amérique latine », se désole Victor de la Fuente, depuis son petit bureau borgne du centre-ville de Santiago. Alors que la plupart des pays du cône sud du continent ont élu des dirigeants de gauche qui ont entrepris, de manière plus ou moins pragmatique, de nombreuses réformes sociales et redistributrices, le Chili n'a pas remis en cause les monopoles résultant de la dictature. Les gouvernements successifs ne sont pas revenus sur la libéralisation des services publics, à commencer par l'éducation. Un autre exemple? Les deux grands quotidiens, El Mercurio et La Tercera, sont les mêmes que ceux qui avaient appuyé le coup d'Etat du 11 septembre 1973 et avaient été les seuls autorisés à paraître par la junte. Aujourd'hui ils sont devenus de grands conglomérats médiatiques.

Comme de nombreux autres secteurs, l'enseignement chilien est passé sous les fourches caudines des Chicago Boys et de leurs relais pinochétistes qui ont désengagé l'État et favorisé le privé. « Sous la dictature, nous sommes passés d'un enseignement gratuit à un modèle payant et cher, raconte Guillermo, un des militants de la Fech (la fédération des étudiants de l'Université du Chili). Le résultat, c'est que nous avons un système coûteux, médiocre, éclaté, avec des diplômes dont les entreprises ne veulent pas. »

Aujourd'hui, n'importe qui avec des fonds suffisants peut ouvrir un établissement d'enseignement primaire, secondaire ou supérieur, avec quasiment aucun contrôle de l'État sur les programmes ou les qualifications des enseignants. Sombre ironie, l'organisme censé veiller à un minimum de qualité et de sérieux des programmes a été privatisé...

Même dans ce qui reste d'enseignement public, l'État s'est complètement désengagé : les universités publiques ne sont financées qu'à hauteur de 10 à 15% de leur budget par l'Etat, alors que ce chiffre s'élevait dans les années 1980 à 90%. « C'est simple, poursuit Guillermo, on a transféré le coût des études de la collectivité nationale sur les familles et les étudiants. » Un membre du gouvernement a ainsi pu déclarer récemment que « l'éducation est un bien de consommation comme un autre ; il est donc normal de devoir payer cher pour recevoir une bonne éducation »...

 

Une affiche sur le mur de l'Université du Chili  
Une affiche sur le mur de l'Université du Chili© Thomas Cantaloube

Un étudiant chilien finit ses études avec 30.000 euros de dette en moyenne

Parallèlement à cette privatisation, les aspirations des Chiliens à recevoir une éducation se sont accrues. Avec l'augmentation du niveau de vie et le recul de la pauvreté, « n'importe quel Chilien désire aujourd'hui que ses enfants aillent à l'école et fassent des études supérieures, de la même manière qu'il aspire à avoir une voiture et être propriétaire de sa maison », expose l'historien Juan Carlos Gomez Leyton. « Pour satisfaire leurs aspirations, les familles chiliennes n'ont pas d'autres choix que de s'endetter et de se mettre la pression, celle de la réussite de leurs enfants. »

En dix ans, le nombre d'étudiants accédant à l'université est passé de 200.000 à plus d'un million, ce qui a permis aux établissements privés qui ont surgi d'en faire leurs choux gras.

Toutes les enquêtes sociologiques menées ces dernières années au Chili soulignent qu'il y a une relation directe entre les revenus des parents et le résultat de l'examen d'entrée à la fac. Grosso modo, les enfants de familles riches vont, dès la crèche, dans de bonnes écoles privées et continuent ainsi, ou alors basculent éventuellement dans les meilleures universités publiques. Tous les autres vont soit dans des établissements privés de moindre qualité, soit dans les écoles publiques mal financées.

« Ce système marchait tant que ceux qui n'avaient pas d'éducation ne voyaient pas le besoin d'en avoir », résume la sociologue de l'Université du Chili, Emmanuelle Barozet. Aujourd'hui, cela ne fonctionne plus et l'enseignement est devenu une machine à produire du mécontentement. « Je sais que je vais dans un lycée médiocre parce que mes parents n'ont pas les moyens de payer plus et que, si jamais je réussis le concours d'entrée à la fac, ce sera pour aller dans une université de troisième ordre pour les mêmes raisons », peste Manuel, 17 ans, venu manifester avec sa petite amie dans les rues de Santiago fin octobre.

« Le système chilien est un système de reproduction sociale qui ne donne pas sa chance aux gens et qui les broie dans l'endettement en même temps », continue celui qui n'a pourtant pas encore lu Bourdieu. Aujourd'hui, un étudiant chilien finit ses études au niveau master avec en moyenne 30.000 euros de crédits à rembourser sur vingt-cinq ans, ce qui conditionne le reste de sa vie : mariage, achat d'une propriété, le type d'emploi qu'il accepte pour rembourser et la nécessité de préserver son job à tout prix...

 

Des lycéens manifestent à Santiago fin octobre 2011.  
Des lycéens manifestent à Santiago fin octobre 2011.© Thomas Cantaloube

En 2006, la « révolte des pingouins » (du nom que se donnent les élèves du secondaire qui portent l'uniforme) avait propulsé des dizaines de milliers de lycéens dans les rues pour protester (déjà) contre le coût et la médiocrité de l'éducation. Mais, à l'époque, le gouvernement de la sociale-démocrate Michelle Bachelet était parvenu à canaliser le mécontentement en se déclarant ouvert au dialogue et en instaurant des commissions de travail sur les réformes à mener.

Rien n'a abouti, sauf une augmentation des systèmes de crédits et de bourses, et c'est une des raisons pour lesquelles le mouvement actuel a redémarré et se montre aujourd'hui plus vindicatif : il ne veut pas, de nouveau, se faire rouler dans la farine. Il veut, et il le répète suffisamment fort depuis le mois de mars, « mettre fin à l'éducation de Pinochet » et instaurer un enseignement « démocratique, gratuit, laïque, égalitaire et de qualité » (chaque mot compte et tous les étudiants les répètent pour bien souligner que tout est lié).

Outre la rancœur à l'égard de la manière dont la « révolte des pingouins » a été enterrée, l'autre raison qui a déclenché cette mobilisation sans précédent depuis les manifestations anti-dictature des années 1980, c'est l'arrivée d'un gouvernement de droite au pouvoir en 2010.

« Il y a tout d'abord un facteur générationnel. Les jeunes qui ont 20 ans aujourd'hui n'ont pas connu Pinochet au pouvoir. Pour eux, cela a toujours été un vieillard et ils n'ont plus l'appréhension, voire la peur, que pouvaient avoir leurs aînés même après la fin de la dictature, analyse Emmanuelle Barozet, chercheuse française travaillant au Chili. Ensuite, il est évident que c'est beaucoup plus facile psychologiquement pour les jeunes, mais aussi pour leurs parents qui les soutiennent, de manifester contre un gouvernement de droite, une droite héritière du pinochétisme, que contre la Concertation qui incarnait la sortie de la dictature. »

La contestation est devenue celle de tout le système chilien

Le président Sebastian Piñera, frère d'un des ministres les plus néo-libéraux de Pinochet, n'a pas arrangé ses affaires en nommant comme ministre de l'Éducation le responsable d'une grande université privée (liée à l'Opus Dei). Il a ensuite refusé tout dialogue avec les étudiants au début du conflit. Puis, quand il s'est enfin décidé à faire des propositions cet été, il a offert comme seule recette l'augmentation du nombre de bourses et des facilités de crédit.

Mais, entre-temps, le mouvement avait fait boule de neige et les revendications des étudiants ont débordé le simple cadre de l'enseignement. La plupart des sondages réalisés depuis plusieurs mois indiquent que 70% à 80% des Chiliens soutiennent les manifestants et, lors d'une grande journée d'action à la fin août, des centaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue. Le mouvement des étudiants est aussi un mouvement des familles endettées et inquiètes pour l'avenir de leurs enfants.

 

La station de métro Université du Chili à Santiago.  
La station de métro Université du Chili à Santiago.© Thomas Cantaloube

Mais le vrai basculement, qui fait de ce « printemps chilien » bien plus qu'un simple prurit estudiantin c'est que, du fait de l'intransigeance gouvernementale et de la détermination des jeunes, la contestation est devenue celle de tout le système chilien. « Leur démarche est vraiment radicale et révolutionnaire », s'exclame l'historien Gomez Leyton, « car leur victoire signifierait la fin du système chilien actuel. »

C'est bien ce qu'ont compris les étudiants eux-mêmes. Ainsi, Fabian, un autre membre de la Fech, explique de manière limpide et synthétique ce qui s'est passé ces derniers mois : « Quand le gouvernement nous a dit que l'éducation ne pouvait pas être gratuite parce que le Chili n'avait pas les ressources nécessaires, nous avons proposé de nationaliser complètement l'industrie du cuivre (la principale ressource du pays). On nous a répondu que la Constitution de 1980 interdisait l'intervention de l'État dans l'économie. Changeons donc la Constitution ! »

De la même manière, les leaders étudiants, dans leurs négociations avec le gouvernement, ont proposé de réformer le code des impôts, qui sont très bas, pour dégager les ressources nécessaires à l'éducation. « Très vite, les étudiants ont été au cœur du système », se réjouit Victor de la Fuente. « Nous sommes passés de demandes sur l'éducation à un projet d'assemblée constituante et de référendum populaire pour savoir dans quelle société nous voulons vivre. » Le tout en quelques mois.

C'est ainsi que le mouvement étudiant est devenu le levier par lequel la société chilienne a entrepris de se débarrasser de dix-sept années de dictature et de vingt et une années de co-gestion libérale qui a préservé le statu quo et les inégalités. Mais c'est aussi un fardeau extrêmement lourd à faire porter sur les épaules de jeunes de 15 à 25 ans. Les grandes vacances scolaires démarrent ce mois-ci dans l'hémisphère Sud, et c'est déjà un semestre d'études qui s'est envolé. Piñera joue la montre et parie sur l'essoufflement. Mais, en face, tout le monde semble convaincu que l'enjeu est trop important pour laisser tomber.

 

L'Université du Chili occupée. Sur la banderole : “Cette lutte est celle de la société entière. Tous pour l'éducation gratuite”  
L'Université du Chili occupée. Sur la banderole : “Cette lutte est celle de la société entière. Tous pour l'éducation gratuite”©
Thomas Cantaloube

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 19:42
Marianne - Rédigé par Gérard Filoche - Blogueur associé le Samedi 3 Décembre 2011

Il a le culot de nous redire à Toulon : « il faut travailler plus » et « c’est le travail qui crée le travail », pour sortir de la crise il faudrait soi disant travailler plus longtemps...

 

C’est l’homme du record historique du chômage toutes catégories confondues : 5 millions, Sarkozy est allé les chercher avec ses dents. 5 millions qui ne peuvent pas travailler dans le monde de Sarkozy.

C’est l’homme qui en pleine crise, en 2009 a contraint 600 000 salariés a du chômage partiel forcé, il ne les a pas fait travailler plus mais moins et en gagnant moins, bien sur. Il a permis, par la loi, du chômage partiel contraint, forcé, à 1000 h par an et il payé 300 millions d’euros de l’état pour faire travailler moins ces 600 000 salariés...

Surtout, surtout que Sarkozy ne vienne pas dire que « ce n’est pas sa faute » ou qu’il « lutte contre le chômage » ! Comment  ose t il faire campagne et aller se faire prendre en photo en serrant les mains d’o...
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Comment ça bosse ?

Gérard Filoche sur Marianne2

 

Toulon : travailler plus ? Sarkozy est LE fauteur de chômage. Nouvelle hausse massive en octobre. Record historique absolu.

 

Il a le culot de nous redire à Toulon : « il faut travailler plus » et « c’est le travail qui crée le travail », pour sortir de la crise il faudrait soi disant travailler plus longtemps...



C’est l’homme du record historique du chômage toutes catégories confondues : 5 millions, Sarkozy est allé les chercher avec ses dents. 5 millions qui ne peuvent pas travailler dans le monde de Sarkozy.

C’est l’homme qui en pleine crise, en 2009 a contraint 600 000 salariés a du chômage partiel forcé, il ne les a pas fait travailler plus mais moins et en gagnant moins, bien sur. Il a permis, par la loi, du chômage partiel contraint, forcé, à 1000 h par an et il payé 300 millions d’euros de l’état pour faire travailler moins ces 600 000 salariés...

Surtout, surtout que Sarkozy ne vienne pas dire que « ce n’est pas sa faute » ou qu’il « lutte contre le chômage » ! Comment  ose t il faire campagne et aller se faire prendre en photo en serrant les mains d’ouvriers pour se faire ré élire ? Rarement président sortant n’aura eu un bilan aussi catastrophique et haïssable. La honte devrait le pousser à démissionner et à passer la main. Mais non, il plastronne. Car il espère, d’ici 2012, avec ses cinq grands patrons de presse complices, Dassault, Pinault, Arnaud, Lagardère, et Bouygues réussir à tromper, à mentir, à tricher sur ses vraies responsabilités.

 

Huit millions de pauvres. Trois millions de précaires. Trois millions de temps partiels. Cinq millions de chômeurs. 50 % des 23 millions de salariés occupés gagnent moins de 1580 euros.

Et une inégalité voulue, orchestrée, avide, sans précédent : la France n’a jamais été aussi riche, au 3e rang mondial des millionnaires. La richesse par adulte en France a triplé mais, en dépit ou grâce à la « crise », ces gains ont été concentrés en 2009, entre les patrons du CAC 40 qui ont gagné en moyenne 190 fois le Smic, les grandes entreprises françaises qui ont surmonté la crise avec  une explosion de leurs profits dés 2010, les 10 plus grosses fortunes amies de Sarkozy qui possèdent à elles seules 14,2 millions d’années de Smic, les 100 plus gros contribuables qui se partagent 3 milliards d’euros par an, les 5 % de la population qui possèdent 50 % du patrimoine. Et pas besoin de travailler pour les amis parasites de Sarkozy :  les 100 Français les plus riches se sont partagés, sans rien faire, en  2010 un revenu fiscal de 2,8 milliards d’euros, constitué à 94 % de  revenus de leur capital.

Sarkozy, c’est un concentré vivant de la haine des riches exacerbée contre le peuple. Il est le serviteur le plus dévoué et le plus féroce des actionnaires. C’est pour leur plaire qu’il a oeuvré à dépasser le record de chômeurs. Non seulement il a donné 110 milliards de cadeaux fiscaux aux plus fortunés, aux rapaces du Fouquet’s, chaque jour à ses amis les banquiers et du CAC 40, mais il a organisé l’économie de telle façon qu’il a réussi à augmenter le nombre de chômeurs officiels à  4 459 000 (+ 500 000 de sans droits). Délibérément car il sait que c’est la meilleure façon de faire pression sur l’emploi et les salaires.

Sarkozy attise le cancer du chômage par toutes les mesures qu’il prend, puis ensuite, il s’attaque aux chômeurs eux-mêmes à leurs droits, à leur dû, à leur assurance. Et il en profite pour développer comme Le Pen la haine des « étrangers » comme si c’étaient eux qui prenaient le boulot des Français. Il cultive autant qu’il peut avec TF1 l’insécurité qui résulte de 45 % de chômage provoqué, attisé, dans les banlieues.

C’est Sarkozy, dans sa campagne électorale de 2007, qui voulait la déréglementation boursière, qui militait pour les subprimes, les prêts hypothécaires, et c’est ce monde, le sien, qui nous a entraîné dans la crise de la dette.  Ce sont les centaines de milliards donnés aux banques dés 2008 plutôt qu’aux salaires et à l’emploi qui ont abreuvé les spéculateurs jusqu’à l’effondrement d’aujourd’hui. La façon dont Sarkozy et Merkel, année après année, 2009, 2010, 2011 mois après mois, cèdent aux banksters, aboutit aujourd’hui à mettre en grave péril l’Europe et l’euro.

 

Toutes les réponses de Sarkozy aggravent la crise : il développe la rigueur tout azimut, détruit le droit du travail, casse la protection sociale, la retraite, la santé, les écoles, les équipements collectifs, brade l’électricité, le gaz, la fonction et la sécurité publique. Il va même y avoir des « trains privés » bientôt, le comble de la bêtise archaïque absurde. Les services privés sont plus couteux que les services publics car ils « siphonnent » le fric pour les actionnaires, comme en témoignent les « ententes » entre les différents groupes « piranhas » du téléphone, les cliniques et laboratoires privés, les maisons de retraite privées…

Avec Fillon, Bertrand chaque jour, ils enlèvent des droits, rognent les congés maladies, diminuent les indemnités, le remboursement des médicaments, ils désorganisent les durées du travail. Ce sont eux qui ont fait une loi TEPA pour pousser aux heures supplémentaires ceux qui avaient un boulot au détriment de ceux qui n’en ont pas. Ce sont eux qui ont de facto poussé à une durée du travail réelle moyenne de 42 h au lieu de la durée légale à 35 h. Ce sont qui poussent l’Europe à adopter la semaine de 65 h. Ce sont eux qui imposent ainsi un partage féroce du travail inégal, injustifié entre sans travail, sous travail à temps partiels et sur travail.  Comment Sarkozy ose t il s’en prendre aux 35 h alors que la durée réelle de ceux qui travaillent est en moyenne dans la vie réelle de 41/42 h en France ? Il y a 1 milliard d‘heures supplémentaires impayées, non déclarées, non majorées, et c’est l’équivalent de 600 000 emplois. C’est trop, beaucoup trop, avec 5 millions de chomeurs, il faudrait 32 h. On ne fera JAMAIS reculer le chômage de masse sans réduire la durée du travail ! Ceux qui ont un boulot travaillent évidemment trop au détriment de ceux qui n’en ont pas.

Comment Sarkozy ose t il s’en prendre à la retraite à 60 ans quand 25 % de jeunes sont au chômage ? Quand 2 « seniors » sur 3 sont au chômage, licencieés, inaptes, malades ? Quand la durée réelle dans la vie réelle des annuités cotisées est en moyenne de 36 annuités ? Il prétend qu’il « choisit de faire travailler plus longtemps plutôt que de baisser les retraites » alors que c’est justement le fait de fixer la durée du travail à 41,5 annuités au delà de 60 ans et le fait que les salariés ne peuvent pas atteindre ces annuités, dans deux cas sur trois, qui aboutit à ce qu’il y ait des « décotes » et à ce que les retraites baissent ! Quel menteur, quel manipulateur !

Ce sont eux encore, Sarkozy Fillon, qui bloquent les salaires bruts et nets, le SMIC, paralysant l’économie, taxant n’importe quoi, les boissons sucrées et les mutuelles de santé, les indemnités des accidentés du travail, et les jours de maladie rendus non indemnisés dorénavant inéquitablement. Les salariés ne peuvent plus consommer même des produits de base et l’économie se délite de ne pouvoir trouver de consommateurs pour ce qui se fabrique encore. Dans notre fabuleux pays riche, cinquième puissance du monde, le 10 du mois, des millions de gens n’ont plus que des pâtes à manger.

Voilà qu’ils veulent encore plus de flexibilité, alors qu’elle règne déjà de façon meurtrière dans le travail : suicides au travail, burn out, accidents, maladies professionnelles augmentent. Il refuse tout contrôle sur les licenciements boursiers, spéculatifs, abusifs. Il a même inventé la sinistre « rupture conventionnelle » qui a fait perdre leur emploi, sans motif, à 600 000 salariés en trois ans.

 

Du travail, il y en a pour tout le monde, il faut des infirmières, des médecins, des professeurs, des ingénieurs, des informaticiens, des chercheurs, des ouvriers d’industrie, du bâtiment, du transport, des services de toutes sortes… Mais Sarkozy raréfie le travail exprès, il supprime les indispensables fonctionnaires, asphyxie les associations, restreint tous les investissements et crédits en laissant les banques continuer sur notre dos à jouer à l’économie casino, à spéculer, à dilapider dans les îles Caïman.

Au lieu de s’en prendre à la gigantesque fraude fiscale il s’en prend à la dérisoire « fraude sociale ». Au lieu d’imposer les fortunes accumulées, les 5 % de riches qui possèdent 50 % du patrimoine, il envisage une « TVA sociale » à payer par les salariés. Au lieu d’augmenter les cotisations sociales, il envisage de les supprimer. Au lieu d’augmenter massivement les salaires, il persiste à « baisser le coût du travail » (qui a déjà perdu de façon insensé 10 points en faveur des profits). Sarkozy refuse de contrôler les échanges, supprime les services de douanes, il refuse de lutter contre le dumping social en Europe. Il est opposé à tout SMIC européen. Il refuse de séparer banques de dépôts et d’affaires, il refuse d’interdire les ventes d’actions à découvert. Il laisse se désertifier le pays, il a livré nos industries métallurgiques Arcelor à Mittal, il laisse fermer les entreprises les plus performantes, et même les PME pourvu que ça arrange banques et spéculateurs, il n’a fait que baisser l’impôt sur les sociétés, la taxe professionnelle, il laisse Total empocher 14 milliards de bénéfices, jamais les dividendes n’ont été aussi grassement versés.

Il n’y a pas de pardon pour pareil bilan, Sarkozy « de Toulon 1 à Toulon 2 », n’est pas un homme qui lutte contre la crise, il fait semblant, c’est un bonimenteur, il a crée « la crise », il la nourrit, il l’aggrave, il essaie sciemment de s’en servir au mieux pour décourager, faire peur, et se ré imposer, Sarkozy c’est à la fois le fléau du chômage incarné, de la pauvreté, de la misère, la sangsue des riches et des rentiers.

 

Vendredi 2 Décembre 2011
Gérard Filoche - Blogueur associé
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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 19:35

Marianne

Régis Soubrouillard - Marianne | Vendredi 2 Décembre 2011 à 18:12

 

Engagé dans une chasse tous azimuts à la fraude sociale, et malgré les promesses présidentielles de faire disparaître les paradis fiscaux, force est de constater que l'exil fiscal reste très en vogue chez les grandes fortunes hexagonales. Dans son classement des 300 plus riches exilés fiscaux en Suisse, on retrouve 44 français. Et l'inventaire n'est en rien exhaustif.



La France, médaille d'argent de l'exil fiscal
A l’heure où Nicolas Sarkozy, endossant les habits du parfait candidat UMP, lance la chasse à la fraude sociale, l’exil fiscal suisse montre qu’il n’a rien perdu se son attrait. Et pourrait même retrouver de sa vigueur à la « faveur » d’une élection du candidat socialiste. Ceux qui redoutaient de voir les chars de l’armée rouge descendre les Champs-Elysées n’en ont pas fini avec les fantômes soviétiques.

Actuellement 44 français, dont La Tribune publie la liste, figurent sur les 300 suisses répertoriés par le magazine Bilan. Parmi les événements qui pourraient modifier la configuration future du classement, le magazine cite notamment « les incertitudes liées à l’élection présidentielle française avec un possible changement de majorité, lequel peut s’accompagner d’un nouvel afflux de réfugiés fiscaux comme lorsque François Mitterrand était arrivé au pouvoir. Pour l’heure, les ressortissants français représentent 12,5% des plus riches de  Suisse ».

Ces 44 français de l’étranger fiscal représente un patrimoine fiscal de près de 30 milliards d’euros. Et le classement n’est pas exhaustif. Bilan ne comptabilise que les patrimoines d’au moins 100 millions de francs suisses (81,5 millions d'euros) et estime que le nombre total de personnnes concernées, toutes nationalités confondues est supérieur à 1000.
Il y a 10 ans, il n’y avait que 17 familles françaises dans le classement des Suisses le plus riches, mais aujourd’hui, les Français sont la 3e communauté expatriée présente en Suisse, selon ce même classement.

On retrouve les héritiers de grandes maisons comme Chanel, Lacoste, Taittinger, Peugeot ou Bic ainsi que quelques grands patrons français comme le coiffeur Jean-Louis David, Roger Zannier ainsi que Serge Kampf qui a fondé la société informatique CapGemini.

L'évasion fiscale, une priorité ?

Petit rappel : la fameuse liste d’expatriés fiscaux en Suisse dérobée en 2007 par Hervé Falciani, un cadre-informaticien de la HSBC Private Bank à Genève comportait 3000 noms et la moyenne des sommes dissimulées en Suisse par les exilés fiscaux était de 20 millions d'euros selon une estimation du Ministère du Budget. Quatre mois après l'ouverture de la cellule de régularisation, qui permettait aux repentis de négocier leur amende fiscale. Les inspecteurs de Bercy se disaient alors étonnés par les montants évoqués par leurs interlocuteurs.

A l’époque Nicolas Sarkozy s’était fait remarquer lors d’un G20 à Londres assurant que les paradis fiscaux seraient supprimés de la surface du globe. Un « running gag » dans la bouche de Sarko.
De nouveaux outils tels EvaFisc, un fichier de comptes bancaires détenus hors de France par les contribuables, mais aussi une « police fiscale », ont bien été mis en place pour favoriser la traque des évadés fiscaux mais les résultats se font attendre : 16  milliards d’euros recueillis en 2010 et une tendance à la stagnation par manque de coopération des…paradis fiscaux. C’est la quadrature du cercle fiscal.

Le Figaro que l’on a connu plus modéré avec le président Sarkozy se devait de constater lors du G20 de Cannes que « la lutte contre l’évasion fiscale ne fait pas partie des priorités de la présidence française ».
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