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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 13:52

Publié le 09-12-11 à 08:37    Modifié à 09:19     par Le Nouvel Observateur    

 

L’Afssaps refuse de publier un rapport en raison de conflits d'intérêt avec des firmes pharmaceutiques.

 

 (Sipa) (Sipa)

La quasi-totalité d’un groupe d’experts de l’Agence française des produits de santé (Afssaps) a présenté sa démission pour protester contre la décision du directeur de l’agence, Dominique Maraninchi, de ne pas publier un rapport. Motif de la direction de l’Afssaps : "plusieurs experts ayant participé à sa conception ont des liens d’intérêts avec des firmes pharmaceutiques concernées", selon un communiqué de l’agence publié jeudi 8 décembre.

Quelques mois après le scandale du Mediator, Dominique Maraninchi a choisi d’anticiper sur une loi encore en discussion, et qui pourrait invalider le rapport en cas de conflit d’intérêt de ses auteurs.

Une décision qui a mis en colère les experts spécialistes des infections respiratoires . "Tous les membres de ce groupe de travail ont été choisis par l’Afssaps, leurs liens d’intérêts ont été déclarés en suivant les règles en vigueur à l’agence", rappellent-ils. "Nous ne pouvons accepter que les règles appliquées pour évaluer les conflits d’intérêt aient été changées entre le début de l’élaboration de ces recommandations et la fin (quelques mois)."

B.L. – Le Nouvel Observateur

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 13:47
Marianne - Laurent Pinsolle - Blogueur associé | Jeudi 8 Décembre 2011 à 18:01 |

 

Contrairement à ce qu’affirme la doxa néolibérale, les agences de notation ne sont pas que des thermomètres. Une baisse de la note d’un pays, rappelle Laurent Pinsolle, proche de Nicolas Dupont-Aignan, peut se traduire par des baisses de salaires ou des coupes dans les budgets sociaux dont les conséquences sociales peuvent être dramatiques. Une responsabilité grave. « Ce sont nos dirigeants qui se sont livrés pieds et poings liés aux marchés tout puissants et qui doivent donc suivre leur agenda à la lettre », appuie notre blogueur associé.



Il était un temps où le président de la République pouvait dire que « la politique de la France ne se fait pas à la corbeille  ». Aujourd’hui, comme le démontre cet interminable feuilleton qui va nous mener à la perte de notre AAA, c’est bien la corbeille qui dirige notre pays.

Des agences inhumaines, stupides et auto réalisatrices

Il est franchement désolant de voir un premier ministre qui se dit gaulliste se prosterner devant les agences de notation et promettre de « faire tout pour garder son AAA ». Car ces agences sont inhumaines. Leur jugement a des conséquences bien concrètes pour la vie des peuples. Une baisse de la note d’un pays peut se traduire par des baisses de salaires ou des coupes dans les budgets sociaux dont les conséquences sociales peuvent être dramatiques. Une responsabilité grave.
 
 
Mais non seulement ces agences ont une influence importante, mais comme l’a bien démontré la crise de 2008 analysée par Frédéric Lordon, leur jugement est hautement questionnable. Non seulement elles avaient accordé le fameux AAA à des obligations pourries, notamment sur le marché immobilier étasunien, mais ce sont aussi elles qui ont permis à certains Etats de s’endetter dans de trop bonnes conditions. En outre, en quoi la situation des pays change aussi vite que leur note ?
 
C’est que le problème de ces agences, c’est qu’elles ne sont pas qu’un thermomètre, contrairement à ce qu’affirme la doxa néolibérale. Elles sont un thermomètre qui donne la fièvre. L’abaissement d’une note a tendance à dégrader la situation des pays visés, renchérissant leur dette et donc imposant plus d’austérité et cassant la croissance, justifiant a posteriori le premier abaissement et potentiellement en en préparant un second. C’est le miracle auto réalisateur du marché !

Que faut-il faire ?

AAA, ou quand la politique se fait à la corbeille
Ce constat sévère contre les agences de notation pourrait pousser à demander leur interdiction. Mais s’il faut mieux veiller au conflit d’intérêt et encadrer cette profession, il ne faut pas forcément opter pour des solutions trop radicales. En effet, malgré tout, ce ne sont pas les agences qui sont au cœur du problème. A la racine de tout cela vient, comme le répète des personnes comme André-Jacques Holbecq, l’interdiction du financement de l’Etat par la banque centrale.
 
En effet, les Etats-Unis n’en ont rien eu à faire de voir leur note dégradée. La Fed peut racheter autant de bons du trésor qu’elle le souhaite (et dans le climat actuel, ce n’est même pas inflationniste). Idem, la Grande-Bretagne et le Japon bénéficient de taux extrêmement faibles, malgré une situation financière pas meilleure que dans la zone euro… En effet, ce sont les Etats européens qui se sont rendus complètement dépendants du jugement des marchés et des agences.
 
Ce sont nos dirigeants qui se sont livrés pieds et poings liés aux marchés tout puissants et qui doivent donc suivre leur agenda à la lettre. Le Général de Gaulle pouvait envoyer promener les spéculateurs car la création monétaire était encore du ressort de l’Etat et pouvait être mise au service de la collectivité, contre les marchés. Aujourd’hui, les Etats de la zone euro se battent à mains nues. Pas étonnant qu’ils soient devenus des pantins des marchés, cherchant à tout faire pour leur plaire.
 
Les Etats européens pourraient du jour au lendemain briser les chaines qui les lient au marché financier, réquisitionner leurs banques centrales, pour reprendre le mot de Sapir, et monétiser. Ainsi, ils pourraient, comme le Général de Gaulle, traiter avec dédain le clapotis des marchés.

Retrouvez Laurent Pinsolle sur son blog.
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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 13:41
Marianne - Emmanuel Lévy - Marianne | Vendredi 9 Décembre 2011 à 05:01

Le Conseil de la concurrence a annoncé l’existence d’un cartel des lessiviers. L’entente portant sur les prix entre 1997 et 2004 a été dénoncée par l’un des quatre groupes concernés, Unilever, qui échappe à l’amende. Les autres devront payer 361 millions d’euros. L’amende, loin d’être dissuasive, avoisine la moitié des gains indus, que les consommateurs ne récupèreront jamais.



Ariel, Skip, Le Chat, Dash, Mir, Omo, Super Croix, Gama, Persil et X Tra, en poudre, sous forme liquide, ou en tablettes, conditionnés en gros, petit ou moyen format... Qui n’a pas mis l’un de ces produits dans son cabas, hier, la semaine ou le mois dernier ? Avec ce geste, le consommateur a bien acquis un produit utile pour son hygiène quotidienne. En échange de quoi, il aura également fait rémunérer la machine économique (production, distribution et pub). Mais, entre 1997 et 2004, il aura aussi été lésé de quelques centimes sur chaque boîte, suite à l’entente des principaux acteurs du secteur pour réduire la concurrence.

Combien ? Interrogée, l’Autorité de la concurrence qui vient de révéler, ce jeudi 7 décembre, l’entente entre les quatre géants de la lessive, Unilever, Henkel, Procter & Gamble et Colgate Palmolive, n’a pas été en mesure de nous le dire. Elle a cependant considéré les preuves de l’entente, dénoncée par l’un des quatre complice, comme suffisantes pour les mettre à l’amende de 361 millions d’euros. Le caftage d’Unilever, permet au groupe néerlandais de faire « l’économie » de son amende, selon les mots de l’Autorité de la concurrence de 248,5 millions d’euros. Grâce à leur coopération, les trois autres bénéficient eux d’une remise variant de 25% à 15% : Henkel devra in fine lâcher 92,3 millions, 233,6 pour Procter & Gamble, le plus gros des quatre avec 36,5% de parts de marché, et enfin 41,6 millions pour Palmolive.


Tricher c'est gagnant

Justice est faite, donc… Sauf que ce n’est pas la première fois qu’un tel scénario se déroule. En avril dernier, Bruxelles mettait à l’amende les mêmes lessiviers pour une entente cette fois au niveau Européen concernant la France, la Belgique, l'Allemagne, la Grèce, l'Italie, le Portugal, l'Espagne et les Pays-Bas. Dans le rôle du dénonciateur qui échappe aux sanctions, Henkel, et dans le rôle des payeurs, on trouve les trois autres contraints d’acquitter 315,2 millions d’euros….

« C’est terrible. On voit que ces groupes se mettent autour d’une table pour définir une entente sur les prix. Et les deux affaires qui mettent en jeu les même acteurs, montrent qu’il se pourrait tout aussi bien qu’ils se mettent une nouvelle fois autour d’une table pour définir lequel d’entre eux, dénoncera le cartel et ne paiera pas l’amende », décrypte Edouard Bareiro de l’UFC. 

De là à dire que les systèmes de contrôle anti concurrentiel, européen comme français, sont inefficaces et qu’il est gagnant de tricher, il n’y a qu’un pas. « Une chose est sûre, en l’état du droit, les cartels ne sont pas dissuadés. Par exemple les opérateurs de téléphonie mobile ont été condamnés à 534 millions d’euros d’amende en 2005, alors que les marges engendrées par leur entente se comptent en milliards d’euros », poursuit Edouard Barreiro.

Et de fait, si l’amende semble élevée, à quoi correspond-elle pour ces géants ?

Le montant de 361 millions d’€ représente en 2002, au cœur de la période de cartel, moins de 30 % du chiffre d’affaires réalisés par les vendeurs de lessives. « C’est le haut de la fourchette qui a été retenu », se défend-t-on à l’Autorité de la concurrence. Ce n’est pourtant qu’en insistant lourdement auprès de l’Autorité que l’on obtient une estimation du surplus payé par les consommateurs « 6 % environ pour Proctor et Gamble ». Pour l’année 2003, et sous l’hypothèse que ses partenaires du cartel appliquaient la même surfacturation, cela représentait un gain indu de presque 80 millions d’euros. 640 millions au bas mot sur 10 ans. Pas loin de deux fois l'amende...

Et pas question pour les consommateurs de récupérer une partie de leur argent. « La France ne dispose pas dans son droit de l'action de groupe. Dès lors, chaque consommateur doit dans son coin engager une procédure pour récupérer quelques euros », déplore un des juristes de l'Autorité de la concurrence. Et ce n'est pas Edouard Barreiro qui va lui donner tort : « On voit bien que le système n'est en rien dissuasif. Si l'action de groupe existait, les consommateurs seraient plus attentifs aux prix et d'avantage susceptibles d'engager des poursuites bien plus honéreuses pour les entreprises tentées par les pratiques anti-concurrentielles. »

En attendant, Henkel a fait part de sa décision de faire appel. Arguant de sa coopération pleine et entière durant l'enquête, le groupe allemand se dit insatisfait de la ristourne obtenue sur son amende. Saisie, la Cour d'appel de Paris sera amenée à juger du montant des amendes demandées par l'Autorité de la concurrence. Ce n'est pas une première. La justice avait déjà largement réduit la facture pour les aciéristes pris eux aussi la main dans le sac. Initialement condamné à 575,4 millions d'euros en 2008, ils n'auront déboursé que 74 millions.      


Avant même l'option justice, les groupes tentés par le cartel se trouvent dans un jeu assez simple : 

Pile : « Je triche et je ne me fais pas prendre, je gagne 730 millions »
Face : « Je triche, je me dénonce (ou pas), et je rends la moitié de mes gains »

Vous jouez ? 

Article modifié à 8h30 le 09/12/2011

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 13:33

 

Nuit bruxelloise 09/12/2011 à 07h46

Mathieu Deslandes Journaliste Rue89

 

Il n'y aura pas de réforme des traités à 27. Lors des négociations qui se sont déroulées cette nuit à Bruxelles, les dirigeants de l'UE n'ont pas pu se mettre d'accord.

Nicolas Sarkozy a pointé la responsabilité des Britanniques et des « no » à répétition de leur Premier ministre :

« Pour accepter une réforme des traités à 27, David Cameron a demandé, ce que nous avons considéré tous comme inacceptable, un protocole dans le traité permettant d'exonérer le Royaume-Uni d'un certain nombre de règlementations sur les services financiers. »

Les leaders européens ont donc décidé d'acter l'existence d'une Europe à deux vitesses.

L'accord pour renforcer la discipline budgétaire, voulu par l'Allemagne et la France, ne sera adopté que par les 17 membres de la zone euro plus « des pays volontaires ». Sept d'entre eux ont signé l'accord.

Ces pays-là ont accepté :

  • le principe de sanctions quasi-automatiques en cas de déviance budgétaire ;
  • l'adoption, par les pays, d'une « règle d'or » imposant le retour à un l'équilibre budgétaire ;
  • un droit d'intrusion européen accru dans la préparation des budgets nationaux. Les pays qui bénéficient d'une aide extérieure pourront même être placés sous tutelle européenne ;
  • que la Banque centrale européenne (BCE) soit chargée de gérer l'actuel Fonds de secours de la zone euro (FESF) et le futur Mécanisme européen de stabilité (MES) qui doit lui succéder en 2012 ;
  • de renoncer, en cas d'urgence, à la règle de l'unanimité, pour prendre les décisions qui concernent ce MES. Une « majorité surqualifiée » de 85% suffira (et les pays en désaccord devront se soumettre).

Toute l'idée était d'afficher un équilibre :

  • d'un côté une discipline budgétaire accrue (exigence allemande) ;
  • de l'autre l'intervention facilitée de la Banque centrale dans le financement des dettes.

Mais le président de la BCE, Mario Draghi, a tenu des propos extrêment rigides sur le rôle de son institution, fermant la porte à tout assouplissement.

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 13:26

Le Monde - 08 décembre 2011

Mon premier numérise des photos de familles. Ma deuxième nettoie les bureaux. Mon troisième recycle les CD. Mon tout crée de l'emploi dans un quartier populaire où le taux de chômage dépasse les 15 %*.

De gauche à droite : Edouard Haag (Kubosphere), Ndella Diakhate (Nett'Bio), Denis David (Coldisk). © Elodie Ratsimbazafy

De gauche à droite : Edouard Haag (Kubosphere), Ndella Diakhate (Nett'Bio), Denis David (Coldisk).

Edouard Haag, Ndella Diakhate et Denis David ont choisi d'installer leur petites entreprises dans la pépinière de la cité des 4 000 de La Courneuve. La structure a pour vocation d'aider les créateurs d'entreprise, en les accompagnant sur le plan technique (marketing, comptabilité, ...) comme dans la recherche de financements. Les 25 entreprises qui y sont hébergées pour une durée maximale de quatre ans bénéficient également de la proximité du RER B — deux stations pour gagner le centre de Paris — et des exonérations fiscales (sur les charges sociales et l'impôt sur les bénéfices notamment) qu'offre la zone franche urbaine qui couvre tout le quartier. En retour, celles qui comptent plus de trois salariés doivent embaucher 1/3 de leurs effectifs parmi les habitants de la zone urbaine sensible.

Mais ce ne fut une contrainte pour aucun de nos trois entrepreneurs : l'entreprise d'Edouard Haag ne compte que 2 salariés, celle de Denis David, un seul, mais ces trois employés vivent aux 4000. Quant à Ndella Diakhate, la totalité de son personnel vit dans les quartiers populaires de la communauté d'agglomération.

"Un jeune entrepreneur a aussi envie d'apporter quelque chose à la société"

La première fois qu'il est arrivé aux 4000, Édouard Haag a eu la même réaction qu'Annie 40 ans plus tôt : "J'ai ouvert de grands yeux ! Ayant grandi dans un village en Alsace, je n'étais pas habitué à voir de grandes barres HLM." C'était en octobre 2010, il venait alors rencontrer l'équipe de la pépinière d'entreprises pour exposer son projet : "Kubosphere", un nouveau genre de site de partage de photos, qui propose également de numériser les photos papier de ses clients.  

Kubosphere propose de numériser tous travaux photographiques argentiques (photos papier, négatifs, diapositives). © Elodie Ratsimbazafy

Kubosphere propose de numériser les travaux photographiques argentiques (photos papier, négatifs, diapositives).

"Après avoir visité plusieurs pépinières en Île-de-France, à Issy-les-Moulineaux, Sèvres ou Paris, c'est pour La Courneuve qu'on a eu le coup de cœur ! Plusieurs intérêts ont convergé, économiques pour la société, et puis des intérêts peut-être plus spirituels : quand on est jeune entrepreneur, on a aussi envie de s'engager, d'apporter quelque chose à la société". Il s'est rapidement affranchi de la mauvaise réputation du quartier. "Quand on n'y est jamais allé, on a une image un peu construite par les médias, de voitures qui brûlent, de jeunes cagoulés qui veulent vous voler... Ce n'est pas ça, la Courneuve !"

Lancée en janvier "avec un petit scanner dans un coin", l'activité de numérisation connaît un vif succès, si bien que le site de partage est repoussé à 2012. Dès avril, Édouard embauche un premier salarié : Abdel, qui vit au Mail, juste derrière la pépinière. "Ça peut paraître discriminant mais le fait qu'il habite juste à côté a été un critère de sélection. Je trouve malsain de passer trop de temps dans les transports en commun, et en plus la proximité permet plus de flexibilité en cas de besoin." Il y a trois semaines, Édouard a embauché un deuxième salarié, Arphine, également du Mail.

"Si nos clients nous choisissent, c'est qu'ils épousent nos valeurs"

Nett'Bio, l'entreprise de nettoyage de Ndella Diakhaté est installée dans le bureau d'en face. Née au Sénégal, la jeune femme a grandi dans une "autre banlieue", dans le Val-de-Marne. Faire le ménage dans les bureaux, elle sait ce que c'est : c'est comme ça qu'elle a financé son école de commerce. Elle a délibérément installée sa société dans un quartier populaire. "C'est là que vivent la plupart des salariés de ce secteur. Au moins, nous sommes près d'eux, ils peuvent passer, savent où me trouver. Cela crée du lien" explique-t-elle. Tous ses employés habitent dans la communauté d'agglomération, deux aux 4000. Elle accueille également régulièrement des lycéens, comme Sriram, et Joris, en Bac Pro comptabilité qui partagent son bureau ce matin-là : "Je sais combien cela peut-être difficile pour les jeunes de ces quartiers de trouver ces stages en entreprise."

Ndella Diakhate

Ndella Diakhate

Ndella a choisi d'inscrire son entreprise dans une démarche de respect de l'environnement : tous les produits d'entretien qu'utilisent ses employés ont le label écologique européen. Mais son entreprise a une autre particularité : celle d'avoir une réflexion sur les conditions de travail dans ce métier difficile, où l'on commence souvent aux aurores, avant l'ouverture des bureaux, et où l'on finit tard le soir, après leur fermeture. "Chez nous, les salariés ont des horaires de journée. Je trouve que c'est essentiel de leur permettre d'avoir une vie de famille. Pour eux c'est une motivation supplémentaire de travailler chez nous. Et pour nos clients aussi : s'ils nous choisissent c'est qu'ils épousent nos valeurs, parce que justement nous portons quelque chose de plus que les grandes entreprises du nettoyage" explique Ndella.

A Nett'Bio, les produits d'entretien sont écologiques, et très concentrés, d'où un dosage méticuleux (à g.) ; les produits sont répartis selon un code couleur (au centre), accompagné de pictogrammes au dos des bouteilles (à dr.), destinés aux salariés qui ne savent pas forcément lire. © Elodie Ratsimbazafy

A Nett'Bio, les produits d'entretien sont écologiques et très concentrés, d'où un dosage méticuleux (à g.) ; les produits sont répartis dans les bouteilles selon un code couleur (au centre), et différencié par des pictogrammes (à dr.), destinés aux salariés qui ne sauraient pas ou mal lire.

Quand elle devra quitter la pépinière, elle espère pouvoir installer son entreprise dans les environs. De nouvelles embauches sont prévues dans les années à venir. Début novembre, elle a été récompensé du prix "Créatrices d'avenir" dans la catégorie "entreprendre dans nos quartiers" pour sa démarche "sociétale et environnementale". Elle avait reçu en 2010 le prix "France Initatives".

"Je veux redonner de l'importance à l'humain"

L'activité de Denis David commence à peine : ses machines ne sont pas encore arrivées ! Pourtant, il a déjà recruté un salarié, à mi-temps pour le moment, en attendant d'accroître sa charge de travail. Soucieux de la préservation de l'environnement, il a fait un jour un constat simple : il n'existait aucune filière pour recycler les CD et DVD, lesquels nous vous le rappelons, ne sont pas les bienvenus dans les poubelles à plastique. "Pourtant, entre le disque et la boîte, c'est 90 à 100 % de plastique recyclable" explique-t-il. Qu'à cela ne tienne, il fait une étude de marché, et décide d'inventer la filière en France en créant Coldisk.

Installée au rez-de-chaussée de la pépinière, Coldisk collecte CD, DVD et boîtiers pour les recycler. © Elodie Ratsimbazafy

Installée au rez-de-chaussée de la pépinière, Coldisk collecte CD, DVD et boîtiers pour les recycler.

Né dans un village de la banlieue nantaise, il a découvert les zones urbaines sensibles par le biais de ses études d'urbanisme. Il a eu envie de dépasser le "fantasme" qui entoure ces quartiers, travaillant plusieurs années sur le quartier de la dalle, à Argenteuil (Val d'Oise). Quand il crée son entreprise, il choisit de la placer dans le champ de l'économie sociale et solidaire. Il organise toute sa filière dans le respect de l'environnement et pour favoriser le développement des entreprises locales : il commande la fabrication de ses boîtes à collecter les CD au menuisier installé dans l'atelier voisin du sien. Parallèlement, il signe un partenariat avec l'association Jade pour accueillir des salariés en démarche d'insertion. "C'est l'idée que je me fais de ce qu'est une entreprise du XXIe siècle, explique-t-il tranquillement, de sa voix douce. Je veux redonner de l'importance à l'humain. Gagner beaucoup d'argent n'est pas ma priorité n°1".

Avant de partir au recyclage, les matériaux sont triés. © Elodie Ratsimbazafy

Avant de partir au recyclage, les matériaux sont triés. © Elodie Ratsimbazafy

D'ici 2 ans, ce sont 10 à 20 personnes qu'il pourrait employer s'il trouve assez de clients. Canal +, Alsthom, ont déjà commencé à travailler avec lui.

Mais si les collectivités locales le suivent et établissent des contrats durables avec lui, comme elles le font avec les mastodontes Véolia ou Derichebourg pour le ramassage des ordures ménagères, c'est une manne importante d'emplois qui pourraient s'ouvrir dans ces quartiers. "Je discute avec beaucoup de médiathèques qui d'un côté jettent beaucoup de CD, et de l'autre en achètent énormément. Nous leur disons : travaillez avec nous, laissez-nous collecter vos CD et vous fournir des boîtes de CD recyclées. Vous ferez des économies, en argent et en énergie. Et vous créerez de la plus-value : du travail sur vos territoires qui en manquent" développe-t-il. "L'Etat dépense tant d'argent pour payer le chômage. Pourquoi ne pas investir dans une filière verte qui génèrerait des emplois ?"

Il se dit parfois que la pépinière est un peu une bulle dans le quartier, qu'il faudrait plus de lien avec les habitants qui n'y sont pas salariés. "Mais en même temps, ce dont ont d'abord besoin les gens ici c'est de boulot ! Et c'est cela qu'on apporte".

Denis David accueille un livreur qui lui apporte une palette de 600 kilos de CD. La livraison se fait à l'arrière de la pépinière, entre le

A.L & E.R

*Taux pour l'année 2009 - Source : Plaine Commune

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 13:17

LEMONDE | 08.12.11 | 15h23   •  Mis à jour le 08.12.11 | 17h59

 
 

 

La machine climatique s'emballe : les négociateurs restent sourds aux alertes des scientifiques et de la société civile.

La machine climatique s'emballe : les négociateurs restent sourds aux alertes des scientifiques et de la société civile.AP/Torsten Blackwood

Durban (Afrique du Sud) Envoyée spéciale - La machine climatique s'emballe. Le temps qu'il reste pour éviter que le réchauffement ne prenne une tournure dramatique se resserre. Mais la pression de l'urgence - si forte avant la Conférence de Copenhague de 2009 - ne semble plus du tout peser sur le processus de négociations de la 17e Conférence des Nations unies sur le climat, à Durban, en Afrique du Sud. Cela en dépit des appels répétés des représentants des petites îles et des pays les plus vulnérables, pour qui la menace climatique est déjà une réalité.

Mercredi 7 décembre au matin, le texte remis aux ministres sur l'état d'avancement des discussions faisait encore 130 pages, toutes largement "crochetées", c'est-à-dire non approuvées. Or les négociateurs évaluent en moyenne à une heure le temps nécessaire pour trouver un compromis sur une ligne...

Pour tenter d'avancer, la présidence sud-africaine a opté pour de grands conseils informels, prenant modèle sur les indabas pratiqués au moment des négociations sur la sortie de l'apartheid. Faut-il en être rassuré ? Les Sud-Africains ont en tout cas affirmé qu'ils joueraient leur rôle de "chef".

Un projet d'accord n'est pas attendu avant la clôture de la conférence, vendredi 9 décembre. Toutes les options restent à ce stade ouvertes, même si c'est toujours autour de la proposition européenne que chaque pays se détermine. A savoir un nouvel engagement dans le protocole de Kyoto - qui expire en 2012 -, à condition que soit adoptée une feuille de route conduisant à un traité contraignant, qui implique tous les grands pays émetteurs à l'horizon 2020.

La commissaire européenne, Connie Hedegaard, a cependant rappelé, mercredi, qu'il y a d'autres "sujets incontournables" sur lesquels les Etats devront se prononcer avant la fin de la conférence. A commencer par les engagements indispensables pour combler le retard pris dans l'effort qui doit être fait pour limiter le réchauffement à 2 0C. "Nous ne pouvons pas quitter Durban sans avoir progressé sur ce sujet", a averti la commissaire européenne.

Un récent rapport du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) a confirmé que les promesses faites en 2009 ne représentent que 60 % des efforts à réaliser pour contenir la hausse moyenne des températures en dessous de 2 0C, objectif recommandé par le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec).

La trajectoire actuelle des émissions mondiales de gaz à effet de serre, selon que les promesses seront bien ou mal honorées, conduit vers un réchauffement compris entre 2,5 et 5 0C, prévient le PNUE. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a elle aussi mis en garde contre le risque d'une hausse des températures de 6 0C, si les gouvernements ne redressent pas le cap avant 2017.

L'Union européenne (UE) voudrait que soit au moins pris acte, à Durban, du "fossé"existant avec l'engagement pris à Copenhague de "réduire les émissions de gaz à effet de serre de façon à contenir la hausse moyenne des températures en dessous des 2 0C". Les Etats-Unis s'y refusent. Interpellé sur le sujet lors d'une conférence de presse, l'envoyé spécial américain, Todd Stern, a expliqué : "La limite des 2 0C est un objectif sérieux pour guider notre action, mais qu'il ne peut à lui seul déterminer les objectifs nationaux."

Les Etats-Unis ne sont pas les seuls à ne pas vouloir remettre sur la table ce sujet épineux.L'UE elle-même n'a, du reste, toujours pas décidé de porter son objectif de réduction d'émissions de 20 % à 30 % d'ici à 2020. "Les négociateurs sont déconnectés du monde. Ils ignorent ce qui se passe dehors, la récurrence des sécheresses, les inondations, les tempêtes extrêmes", a dénoncé Samantha Smith, du Fonds mondial pour la nature (WWF), faisant écho au sentiment partagé par les représentants de la société civile présents en Afrique du Sud. "Si les pays ne veulent pas relever le niveau de leurs engagements à Durban, ils doivent au moins nous dire quand ils vont le faire, a-t-elle exhorté. Attendre après 2020 est irresponsable."

Laurence Caramel

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 13:09

LEMONDE.FR avec AFP | 09.12.11 | 09h20

 
 

 

Un blindé de l'armée syrienne à Homs.

Un blindé de l'armée syrienne à Homs.AP

Le Conseil national syrien (CNS), qui regroupe la majorité des courants de l'opposition syrienne, accuse le régime du président Bachar Al-Assad de se préparer à commettre une répression violente à Homs, un important foyer de la contestation.

"Toutes les informations, les vidéos, ainsi que les militants sur le terrain affirment que le régime se prépare à commettre un massacre collectif pour faire taire la révolution dans cette ville, et en faire un exemple pour les autres régions" de Syrie, affirme le CNS dans un communiqué. "Le régime prétexte des incidents confessionnels pour justifier son éventuel crime. Il pousse dans cette direction par tous les moyens en incendiant des mosquées, en tuant des jeunes et en les torturant, en enlevant des femmes et des enfants. Hier le régime a mis le feu à un oléoduc dans le quartier de Baba Amro [à Homs], afin d'en accuser ce qu'il appelle 'des groupes armés'", indique le CNS.

 

Un oléoduc a été incendié dans le quartier de Baba Amro, à Homs, indique le Conseil national syrien.

Un oléoduc a été incendié dans le quartier de Baba Amro, à Homs, indique le Conseil national syrien.REUTERS/SANA

"Le régime tente de faire taire les insurgés pacifiques en prétextant vouloir livrer une guerre contre le terrorisme", ajoute le communiqué. Le CNS a enfin fait état de la présence d'"importants renforts militaires qui encerclent actuellement Homs, dont des milliers de soldats, et un nombre incalculable d'engins militaires lourds. Les forces du régime ont érigé plus de soixante barrages à l'intérieur de Homs", a-t-il ajouté.

La ville rebelle de Homs est le théâtre d'opérations sécuritaires depuis plusieurs semaines. Jeudi, au moins dix civils y ont péri, sous les tirs des forces du régime, de francs-tireurs ou dans des attaques à l'artillerie, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Huit autres civils ont été blessés par les agents de sécurité qui "ont tiré aveuglément sur les habitants à Houla", dans la province de Homs, surnommée "capitale de la révolution" et qui compte le plus grand nombre de "martyrs" depuis le début à la mi-mars de la révolte populaire, selon la même source.

Les militants pro-démocratie en Syrie ont annoncé jeudi le lancement d'une campagne de désobéissance civile pour accroître la pression sur le régime Assad.

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 13:03

LEMONDE.FR avec AFP | 09.12.11 | 13h29   •  Mis à jour le 09.12.11 | 13h49

 
 

 

De la Mauritanie au Tchad, les récoltes et les troupeaux souffrent du déficit pluviométrique de 2011.

De la Mauritanie au Tchad, les récoltes et les troupeaux souffrent du déficit pluviométrique de 2011.AFP/ISSOUF SANOGO

Des agences de l'ONU ont lancé un appel à l'aide d'urgence, vendredi 9 décembre, à Genève en faveur du Sahel, où la situation alimentaire ne cesse de se dégrader. "Alors que les craintes d'une crise alimentaire au Sahel en 2012 se confirment, une assistance rapide est aujourd'hui nécessaire", a déclaré une porte-parole de l'OCHA, l'Office des Nations unies chargé de la coordination des affaires humanitaires.

Le problème principal vient de la situation financière des habitants, et donc de leur possibilité d'acheter de la nourriture. Leur situation "s'est beaucoup aggravée", a indiqué l'OCHA. De nombreux migrants qui étaient installés en Libye sont rentrés au pays, et n'envoient donc plus d'argent à leurs familles.

Plusieurs pays de la région, le Niger, la Côte d'Ivoire, le Tchad, le Liberia, la Centrafrique, le Soudan du Sud, et le Soudan se "préparent à lancer leur appel de fonds pour 2012", a encore indiqué l'OCHA.

PLUS D'UN MILLION D'ENFANTS MENACÉS

Pour sa part, l'Unicef a annoncé la préparation d'un grand plan d'intervention dans huit pays du Sahel pour 2012 où plus d'un million d'enfants seront cette année-là menacés par la malnutrition. L'Unicef se prépare à "ce défi majeur" et pour leur venir en aide a lancé un appel pour 65,7 millions de dollars. "Mais ce montant va être augmenté progressivement, pour assurer la fourniture d'une aide sur toute l'année 2012", indique l'organisation.

Cette aide ne comprend pas seulement de la nourriture mais aussi des programmes de santé, la fourniture d'eau potable, ainsi que des aides pour la protection et l'éducation des enfants déplacés avec leurs familles. "La crise touchant les enfants est une énorme défi pour nous, nous ne publions pas ce genre d'alerte à la légère, mais l'ampleur du phénomène demande une réponse appropriée qui doit commencer maintenant", a déclaré David Gressly, directeur de l'Unicef pour cette région.

C'est au Niger, où 330 600 enfants de moins de 5 ans sont menacés, que la situation est la plus grave. Le gouvernement nigérien a déjà indiqué que la moitié des villages du pays sont concernés par l'insécurité alimentaire. D'autres régions et pays sont également touchés, comme le Tchad, le nord du Nigeria, le nord du Cameroun, le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie et le nord du Sénégal.

>> Lire le décryptage "Sahel : quatre mois pour éviter la crise alimentaire" (abonné)

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 12:52

LEMONDE.FR | 09.12.11 | 11h41   •  Mis à jour le 09.12.11 | 12h15

 
 

Le Sénat a adopté jeudi 8 décembre au soir par 173 voix contre 166 la proposition de loi de la majorité de gauche accordant le droit de vote aux municipales aux étrangers non communautaires. L'examen de cette mesure a déclenché les foudres de la droite, lors d'un long débat houleux. Fait exceptionnel, c'est le premier ministre François Fillon, en personne, qui est venu réaffirmer la vive opposition du gouvernement et de la majorité à ce texte.

>> Lire le récit : Droit de vote des étrangers : récit d'un vote au Sénat acquis de justesse

 


 

La mesure votée n'a pourtant qu'une valeur symbolique puisqu'elle n'a aucune chance d'être adoptée dans l'immédiat, sous cette législature. Ayant été amendé, ce texte constitutionnel devra en effet retourner à l'Assemblée nationale pour être voté. Celle-ci étant majoritairement à droite, le texte n'a aucune chance d'être accepté.

Mais le circuit parlementaire ne serait pas terminé pour autant, les députés n'ayant pas le dernier mot pour ce type de texte. En cas de désaccord, il repartira... à nouveau pour le Sénat. S'il est un jour adopté par le Parlement, il devra ensuite être transféré au chef de l'Etat, qui le soumettra à référendum ou le gardera dans un tiroir.

"DÉTOURNEMENT DE PROCÉDURE"

En faisant voter ce texte, la nouvelle majorité de gauche du Sénat a voulu imprimer sa marque politique en inscrivant à son agenda cette mesure qui constituait la 80e des 101 propositions du programme de François Mitterrand et n'avait pu voir le jour du fait de l'opposition du Sénat de droite. La gauche a repris la proposition de loi adoptée par l'Assemblée nationale le 2 mai 2000, sous Lionel Jospin, et que le Sénat, à majorité de droite, avait toujours refusé d'examiner.

L'exécutif a d'ailleurs remis en cause le fait que le Sénat puisse être saisi de ce texte onze ans après avoir été adopté par une Assemblée nationale de gauche sans que le Sénat, alors à droite et passé historiquement à gauche en septembre, n'ait jusque-là suivi. Nicolas Sarkozy a dénoncé un "détournement de procédure", selon Le Figaro. "Cette initiative n'a (...) plus le moindre lien avec la représentation nationale actuelle, ce qui pose un problème au regard de la clarté démocratique", a renchérit François Fillon, jeudi.

Cette mesure symbolique qui, le plus souvent, ne bouleverse pas en profondeur les équilibres politiques locaux, ne permet pas de participer comme grand électeur aux sénatoriales ni d'être élu au poste de maire, contrairement à ce qu'avait affirmé le ministre de l'intérieur, Claude Guéant, avant de revenir sur son argument erroné. Les étrangers pourraient seulement être élus conseillers municipaux.

Une loi organique décidera des modalités d'application, notamment la durée de résidence requise. Les sénateurs socialistes souhaiteraient que cette durée minimale soit fixée à cinq ans, ce qui concernerait près de 1,8 million de personnes.

Le Monde.fr

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 12:48

LEMONDE.FR avec AFP | 09.12.11 | 12h21   •  Mis à jour le 09.12.11 | 12h32

 
 

 

Des ingénieurs de Tepco, le 26 mars 2011.

Des ingénieurs de Tepco, le 26 mars 2011.AFP/-

Tokyo Electric Power (Tepco), opérateur de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, a annoncé, vendredi 9 décembre, une nouvelle version de son plan d'économies sur 10 ans, dont près de la moitié concerne la réduction des frais liés au personnel.

L'opérateur prévoit à présent d'épargner 2 648,8 milliards de yens, soit 25,2 milliards d'euros en une décennie, soit environ 100 milliards de yens de plus que précédemment annoncé. Quelque 1 113,5 milliards de yens, soit 10,6 milliards d'euros proviendront du départ de quelque 7 400 personnes, de la diminution des primes de retraite, et de réductions salariales diverses. "Ce plan va nécessiter des discussions avec les syndicats car les réductions de frais liés à la main-d'oeuvre sont élévés", a reconnu un responsable de Tepco, lors d'une conférence de presse.

GROUPE D'EXPERTS

Par ailleurs, le groupe prévoit de réviser tous ses plans d'investissement, de renégocier des contrats avec ses fournisseurs et autres dispositions pour économiser au total 1 535,3 milliards de yens. Tepco reçoit actuellement des avances de l'Etat pour dédommager les personnes et entreprises affectées par l'accident survenu à la centrale nucléaire de Fukushima à la suite du séisme et du tsunami du 11 mars. Le plan d'économies est la condition sine qua non à l'octroi de fonds étatiques.

En dehors de ces réductions de dépenses, le groupe va vendre pour 700 milliards de yens (6,7 milliards d'euros) d'actifs (sociétés, biens immobiliers et titres financiers), dont plus de la moitié dès cette année. Selon les évaluations d'un groupe d'experts mandatés par le gouvernement, Tepco aurait besoin de quelque 4 540 milliards de yens, ce qui équivaut à 44 milliards d'euros, avant mars 2013 pour les dédommagements, et de plus de mille milliards de yens pour démanteler ensuite les quatre réacteurs condamnés sur les six de Fukushima Daiichi.

Il faudra trente ans au moins pour y parvenir, trois des réacteurs étant si endommagés qu'une extraction du combustible paraît inenvisageable avant 2022, si tant est que la situation soit stabilisée sur le site d'ici à la fin de l'année et les rejets contrôlés.

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