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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 13:02

04 décembre 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Contrairement à la perception outre-Atlantique, les banques américaines sont en train de traverser une longue suite de poursuites judiciaires. Celles-ci visent quatre comportements qui ont, collectivement, été à l’origine de la crise financière de 2008 mais continuent encore à se produire.

 

 

  1. L’absence de transparence dans les conditions de crédit : il s’agit d’une série d’offres qui ont appâté les emprunteurs hypothécaires en leur proposant deux années de taux d’intérêt alléchants, qui allaient,  à partir de 2007, hausser en fonction de conditions de marché sur lesquelles l’emprunteur n’avait aucun éclairage ou visibilité. Ce sont ces prêts subprime  qui font l’objet de poursuites judiciaires soit par les autorités de contrôle, soit par les emprunteurs eux-mêmes.
  2. Une fois le drame exposé, la manière dont les banques sont entrées en possession des actifs immobiliers était irrégulière : elles ont engagé des signataires d’ordres de repossession qui ne lisaient pas les documents, obtenaient le soutien d’avocats véreux payés à la repossession, qui obtenaient de juges négligents des arrêtés de  foreclosure , le tout au mépris du droit des débiteurs et d’une manière irrégulière. La semaine passée, c’est le Procureur de l’Etat du Massachussetts qui a entamé une série de poursuites auprès des grandes banques américaines pour avoir adopté des comportements « trompeurs et illégaux ».
  3. Les crédits subprime ont ensuite été rassemblés dans des obligations auxquelles les agences de notation octroyaient négligemment une note AAA qu’elles ont diminuée d’une dizaine de crans après l’explosion de la crise subprime. Diverses actions ont été entreprises par les détenteurs de ces obligations et plusieurs de ces groupes ont obtenu des dédommagements atteignant des centaines de millions de dollars. La semaine dernière, le juge Jed Raskoff, qui s’était fait connaître pour avoir déjà forcé la SEC à augmenter une amende contre Bank of America Merrill Lynch de 30 a 100 millions de dollars, s’en est pris  à la Citibank. Cette dernière avait obtenu un settlement (accord à l’amiable sans reconnaissance de responsabilité) de 285 millions de dollars : le juge a accusé la SEC d’avoir accordé une amende  trop favorable a la Citi, qualifiée de « récidiviste » par le juge.
  4. Enfin, l’affaire Citi s’ajoute à celle du fonds de Goldman Sachs Abacus qui lui a couté 550 millions de dollars:il s'agit de cas où la banque vend des produits structurés à ses clients en se positionnant à la baisse de ces instruments.La banque transfère à une structure de trust des crédits foireux, les vend à ses clients, et puis vend elle-même ces titres à découvert. Ce faisant, elle parie contre ses clients sur base de sa connaissance de la qualité pourrie des actifs concernés.

 

Il s’agit incontestablement d’une tendance lourde qui continuera, et qui amène les banques américaines à prendre des précautions supplémentaires.

Tout cela serait très bien si le patron de MF Global, Jon S. Corzine, ancien président de Goldman Sachs, Sénateur et Gouverneur de l’Etat du New Jersey, n’avait pas commis le crime suprême qu’un broker puisse commettre: prétendre aux régulateurs que sa situation de fonds propres est correcte en « transférant » (en clair : volant) les actifs des comptes de ses clients qui doivent absolument etre séparés des fonds du broker. Tout cela pour cacher un manque de fonds propres provenant de spéculations, notamment sur la dette grecque.

Il pourrait se retrouver en prison tout comme l’ancien patron de Mc Kinsey, Rajat Gupta, qui avait confié à un ami gestionnaire de hedge fund, Galleon, des informations confidentielles obtenues en tant qu’administrateur de Goldman Sachs et Procter & Gamble. Ces délits d’initiés valent à Mr. Rajaratnam, le gestionnaire du fonds Galleon, de croupir en prison pour 14 ans.

Les pratiques de Wall Street ne semblent pas avoir fondamentalement évolué : ce qui change cependant, c’est qu’elles ne sont plus impunies. Cela devrait assagir certains dirigeants peu désireux de se retrouver en prison.

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 12:56

LEMONDE.FR avec AFP | 05.12.11 | 09h02   •  Mis à jour le 05.12.11 | 09h21

 

 

Manifestation d'employées de l'entreprise Hi-P International, à Shangaï, le 2 décembre 2011.

Manifestation d'employées de l'entreprise Hi-P International, à Shangaï, le 2 décembre 2011.REUTERS/CARLOS BARRIA

Un haut responsable communiste chinois appelle les provinces du pays à être mieux préparées à "l'impact négatif" du ralentissement de la croissance économique. Zhou Yongkang, membre du comité permanent du bureau politique, qui réunit les neuf plus puissants dirigeants chinois, a expliqué, vendredi 2 décembre, lors d'un discours devant des responsables de provinces du nord de la Chine que les autorités devaient améliorer leur "gestion sociale". "Face à l'impact négatif de l'économie de marché, nous n'avons pas mis sur pied un système complet de gestion sociale", a commenté M. Zhou, dont les propos ont été rapportés au cours du week-end par l'agence officielle Chine nouvelle.
 

"Il est urgent que nous bâtissions un système de gestion sociale aux caractéristiques chinoises qui soit adapté à notre économie socialiste de marché", a déclaré le haut responsable, sans fournir de précisions, à l'heure où les salariés défendent de plus en plus leurs droits.

La croissance du produit intérieur brut (PIB) chinois, qui avait atteint 10,4 % en 2010, est progressivement tombée à 9,7 % au premier trimestre de cette année, puis à 9,5 % au deuxième et 9,1 % au troisième. L'indice de la production manufacturière est tombé à son plus faible niveau en près de trois ans.

Malgré une forte censure, les blogs ont relayé ces dernières semaines un certain nombre de conflits sociaux, donnant parfois lieu à des heurts avec les forces de police, notamment dans le Sud, où les ouvriers accusent leurs patrons de faire des économies à leurs dépens, alors que les commandes à l'exportation se réduisent et que les coûts de la main-d'œuvre augmentent. La deuxième économie mondiale reste encore fortement dépendante des exportations, qui ont commencé à ressentir les effets de la crise de la dette en Europe, premier débouché des produits chinois, ainsi que d'une situation économique difficile aux Etats-Unis.

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 12:51

LEMONDE.FR avec AFP | 05.12.11 | 07h23   •  Mis à jour le 05.12.11 | 07h26

 
 

 

Les manifestants d'Occupy D.C. attendent leur arrestation, sur McPherson Square, à Washington D.C., le 4 décembre 2011.

Les manifestants d'Occupy D.C. attendent leur arrestation, sur McPherson Square, à Washington D.C., le 4 décembre 2011.REUTERS/JOSE LUIS MAGANA

Trente et un manifestants anti-Wall Street ont été interpellés à Washington, dimanche 4 décembre, par la police, qui a démantelé, après un face-à-face de quelques heures, un chalet de bois "illégal", tout en laissant le campement en place.

Plusieurs dizaines d'éléments de la police des parcs, dont certains à cheval, appuyés par leurs collègues de la police municipale ont encerclé dans la journée une construction de dix mètres de haut environ que les manifestants d'Occupy DC avaient assemblée dans la nuit de samedi à dimanche. Sur place, un policier a indiqué sous couvert de l'anonymat que cette construction était "illégale".

Les manifestants seront poursuivis pour avoir "franchi les lignes" policières et "désobéi" aux ordres de la police, a indiqué David Schlosser, responsable de la police. La structure de bois a été démantelée en fin de soirée et emportée par un camion-benne, alors que la zone était toujours surveillée par une petite dizaine de policiers.

Une soixantaine de protestataires se trouvaient toujours dans les allées du campement mais de nombreux autres étaient partis se coucher sous les tentes. Le chalet avait été assemblé avant d'être transporté sur le campement, situé à deux cents mètres de la Maison Blanche.

Jusqu'à présent, les campements de Washington, de Boston et de Pittsburgh ont échappé à l'expulsion des manifestants anticapitalistes, contrairement à celui de New York, évacué à la mi-novembre, et à ceux de Los Angeles et de Philadelphie, mercredi.

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/12/05/une-trentaine-de-manifestants-d-occupy-washington-arretes_1613267_3222.html

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 12:45

Lettre de Wall Street | LEMONDE | 05.12.11 | 12h57

 
 

 

Des membres de mouvement Occupy Wall Street ont paradé dans les rues de New York pour célébrer la fête d'Halloween, le 31 octobre 2011.

Des membres de mouvement Occupy Wall Street ont paradé dans les rues de New York pour célébrer la fête d'Halloween, le 31 octobre 2011.AFP/EMMANUEL DUNAND

Où vont les OWS, les membres du mouvement Occupy Wall Street ? Pour certains, ils s'étiolent déjà : leur voix est de moins en moins répercutée par les médias mainstream ("dominants") ; sans susciter une grande émotion, les municipalités les expulsent les uns après les autres de leurs lieux publics d'"occupation" - Los Angeles et Philadelphie sont les dernières en date. Pour d'autres, le mouvement ne ressemble à rien de connu. Entre Dada, Debord et Facebook, il se veut novateur, "sans chefs", disparaissant là pour mieux réapparaître demain sous une nouvelle forme. Mais si son avenir reste incertain, en attendant, il est parvenu à imposer sa marque et à refaçonner, l'air de rien, le discours politique.

Tout commence par une formule aiguisée comme un slogan marketing, "Nous sommes les 99 %" ; induisant d'évidence son écho "Ils sont le 1 %". Jusqu'ici, le débat public, de tous bords, était dominé par la colère ; une immense colère contre ceux accusés d'avoir mené l'Amérique vers cet état de décrépitude ; une colère protéiforme, parfois haineuse et surtout diffuse : contre l'Etat fédéral, le Congrès, Wall Street en général ou les banquiers en particulier, les syndicats, les "feignants" (les sans-emploi), les immigrés, les corrompus, les "progressistes", pour le Tea Party, ou les "fascistes", pour la gauche activiste, sans oublier le principal, Barack Obama, perçu, c'est selon, comme un "socialiste" masqué ou, à l'inverse, comme un "suppôt de la finance". Le coup de génie - au diable les outrances - est d'avoir désigné un ennemi unique, unificateur et évident pour tous : le "1 %". Et de l'identifier par un seul sigle : Wall Street.

Pour gérer plus solidairement la résorption de la dette, Barack Obama voudrait taxer un peu plus les 2 % des Américains les plus fortunés. Kalle Lasn, un ex-publicitaire retraité de Vancouver, au Canada, ou plutôt un iconoclaste et un spécialiste assumé du détournement de slogan (pour autant pas plus marxiste que Groucho), a fait encore plus fort : 1 % lui a suffi pour désigner cette nouvelle strate qui continue imperturbablement à s'enrichir quoi qu'il advient et qui vit si loin des 99 % autres. Le succès de la trouvaille est exceptionnel. Les deux notions, 99 % et 1 %, sont quasi entrées dans le lexique public, faisant instantanément sens : le peuple d'un côté, la nouvelle aristocratie de l'autre.

M. Lasn a aussi contribué à trouver le nom du mouvement, le mot "occupy". Lorsque le New York Times organise un chat sur les inégalités, il l'intitule "Le 1 % et les 99 %". Pas besoin d'explications. L'économiste Paul Krugman entend-il pourfendre l'idée républicaine que taxer les super-riches porterait préjudice à la création d'emplois, rappeler que de 1979 à 2005 le revenu d'un Américain moyen, compte tenu de l'inflation, a augmenté de 21 % (avant de régresser depuis), alors que celui du 0,1 % de leurs compatriotes les plus riches a cru de 400 %, il intitule sa chronique : "Nous sommes les 99,9 %."

Mais l'idée n'est pas uniquement entrée dans le lexique de la gauche. Vous souvient-il de Sarah Palin ? Quelque peu oubliée récemment, elle signe un article d'opinion dans le Wall Street Journal. Son thème, la "corruption" des membres du Congrès. Par quel miracle, s'interroge-t-elle, tant de politiciens "arrivent à Washington comme des hommes et des femmes aux moyens modestes et en repartent millionnaires ?" Et d'évoquer les turpitudes des élites politiques pour s'enrichir personnellement. Mme Palin ne cache pas que sa chronique a pour objet de promouvoir le livre d'un de ses conseillers au titre assez mélenchonien de Jetez-les tous dehors.

Mais l'essentiel n'est pas là, il est dans le titre de son article : "Comment le Congrès a occupé Wall Street". L'appel du pied ne saurait être plus clair. D'ailleurs, qu'écrit en conclusion Sarah-la-populiste ? Elle en appelle à réformer un système qu'une minuscule élite se serait approprié : "La base des mouvements de droite comme de gauche devrait pouvoir embrasser ensemble cette ambition."

En réalité, lorsqu'ils prétendent représenter 99 % des Américains, les "occupants" font évidemment preuve d'un certain aplomb. Un nombre de leurs concitoyens au moins égal à celui de leurs sympathisants nourrit des sentiments qui vont de mitigés à virulemment hostiles à leur égard. Il reste que le slogan mobilisateur parle même à ceux-là. Et là réside sa force. N'importe quel Séguéla vous le dirait, un slogan ne doit pas seulement être judicieux, il doit aussi venir au moment idoine. Or, dans le cas présent, l'idée du "1 % = Wall Street", après avoir longtemps cheminé, paraît avoir soudainement trouvé un écho.

Dernière démonstration en date : jeudi, une proposition de loi permettant de financer partiellement la prorogation des allégements fiscaux sur les contributions sociales des employeurs et des salariés par une surtaxe des personnes gagnant plus de 1 million de dollars par an a été mise en échec par la minorité républicaine au Sénat. M. Obama et les démocrates ont eu tôt fait de clamer que leurs adversaires ont préféré sacrifier 160 millions de bénéficiaires pour protéger 350 000 contribuables, soit un peu plus de 1 million avec leurs familles, soit aussi... près de 1 % des Américains imposables sur le revenu. Depuis, les républicains se divisent sur leur refus jusqu'ici imperturbable de toute augmentation d'impôts. Merci qui ?


cypel@lemonde.fr

Sylvain Cypel

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 12:39

LEMONDE.FR avec AFP | 05.12.11 | 09h26   •  Mis à jour le 05.12.11 | 12h10

 

 

Une nouvelle fuite de liquide radioactif se déversant en partie dans l'océan Pacifique a été détectée à la centrale accidentée de Fukushima, a annoncé, lundi 5 décembre, l'opérateur du site Tokyo Electric Power (Tepco). Des techniciens ont été dépêchés sur les lieux pour trouver la cause de cet écoulement qui s'est produit à proximité d'un système de décontamination des eaux usées, a précisé Tepco.

Une nappe de 45 tonnes d'eau polluée a été découverte autour d'un condensateur, et une barrière de sacs de sable a été dressée à la hâte pour empêcher l'eau de s'échapper. La majeure partie du liquide contaminé est restée à l'intérieur du bâtiment abritant le système de décontamination, mais quelque 300 litres auraient coulé vers un caniveau débouchant dans l'océan, a indiqué un responsable de Tepco.

 CÉSIUM 137 ET IODE 131

L'eau contenait des substances radioactives comme le césium 137 et l'iode 131, mais à des niveaux "similaires ou légèrement supérieurs" à ceux détectés dans l'eau de mer près du site nucléaire, a-t-il ajouté. D'autres substances dangereuses, comme le strontium radioactif, qui peut provoquer des cancers des os, seraient également présentes dans l'eau contaminée, mais il faudra deux à trois semaines avant d'en avoir confirmation, selon Tepco. "Nous allons continuer notre enquête sur le problème survenu" au système de décontamination, a indiqué le porte-parole.

Dans les semaines qui ont suivi l'accident atomique du 11 mars, causé par un séisme et un tsunami géants, Tepco a déversé 10 000 tonnes d'eau légèrement radioactive dans l'océan Pacifique. Les tests effectués par la suite ont démontré que la radioactivité s'était dispersée dans la mer sans menacer directement la vie animale ou celle des humains. Tepco a précisé que cette fuite n'allait pas l'empêcher de parvenir d'ici à la fin du mois à un "arrêt à froid" des réacteurs, c'est-à-dire au maintien stable du combustible nucléaire sous la barre des 100 °C.

La catastrophe de la centrale Fukushima Dai-Ichi, la plus grave depuis celle de Tchernobyl, en 1986, n'a fait aucun mort direct, mais a contraint des dizaines de milliers de personnes à fuir les zones contaminées par les rejets hautement radioactifs des réacteurs endommagés.

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 12:35

LEMONDE.FR | 05.12.11 | 07h51   •  Mis à jour le 05.12.11 | 13h07

 

Des militants de Greenpeace se sont introduits lundi 5 décembre au matin dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube). D'autres militants de l'organisation écologique ont également tenté de s'introduire dans les sites de Blaye (Gironde) et de Cadarache (Bouches-du-Rhône), a déclaré la gendarmerie à l'AFP, sans y parvenir. Parallèlement, des banderoles auraient été déployées sur deux autres sites nucléaires, ceux de Chinon en Indre-et-Loire et de Blayais, en Gironde. Greenpeace affirme aussi avoir des militants "dans d'autres installations nucléaires", qui seraient cachés "depuis ce matin" et se déplaceraient "sur ces sites sans être repérés".

Une fouille "approfondie" de toutes les centrales et installations nucléaires, une vingtaine en France, a été diligentée à la suite de cette vaste opération orchestrée par Greenpeace. Cela dit, un porte-parole du ministère de l'intérieur a précisé qu'à "aucun moment, l'intégrité des installations nucléaires n'a été mise en péril" par l'intervention des militants.

Greenpeace a précisé s'être introduit vers 6 heures dans la centrale nucléaire située à 95 km au sud-est de Paris "pour faire passer le message que le nucléaire sûr n'existe pas". Eric Besson, ministre de l'industrie, a aussitôt réagi sur les ondes de France Info : "Si l'enquête confirme [que Greenpeace est entré dans la centrale de Nogent-sur-Seine], cela veut dire qu'il y a eu dysfonctionnement et qu'il faudra prendre des dispositions pour que ça ne se reproduise pas." Irrité par cette opération, Henri Guaino, conseiller spécial du président Nicolas Sarkozy, a estimé que l'agissement des écologistes était "irresponsable", tout en admettant un problème : "On ne peut pas permettre que n'importe qui puisse entrer aussi facilement que ça dans une centrale nucléaire. On peut imaginer ce que certains pourraient en faire." Interrogé par BFMTV-RMC, il a également assuré qu'il faudrait "tirer les conséquences" de cette intrusion et "réfléchir à la sécurisation" de ces sites.

Selon un communiqué diffusé par EDF, les militants avaient été "immédiatement détectés par le dispositif de sécurité et leur cheminement [avaient] été suivi en permanence sur le site, sans qu'il soit décidé de faire usage de la force". Le groupe assure que "cette intrusion n'a eu aucune conséquence sur la sécurité des installations, ni sur la sécurité des personnes présentes sur le site".

"LE NUCLÉAIRE SÛR N'EXISTE PAS"

Neuf militants étaient parvenus à entrer dans la centrale de Nogent-sur-Seine. Ils ont tous été interpellés, a indiqué le ministère de l'intérieur, peu avant midi. "Une partie des militants a réussi à grimper sur le dôme de l'un des réacteurs, où ils vont déployer une banderole : 'Le nucléaire sûr n'existe pas'", a expliqué Axel Renaudin, chargé de communication de Greenpeace.

 

Message publié par Cécile Duflot, secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, sur son compte Twitter.

Message publié par Cécile Duflot, secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, sur son compte Twitter.Twitter

"Le but est de démontrer la sensibilité des installations nucléaires françaises, et à quel point il est facile d'atteindre le cœur d'une centrale", a souligné Sophia Majnoni, chargée des questions nucléaires pour Greenpeace. Elle a dénoncé l'audit lancé par le gouvernement sur la sécurité des centrales nucléaires, y voyant "une opération de communication qui ne prend en compte que les risques déjà identifiés dans le passé et ne tire pas les leçons de Fukushima". La centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine a été choisie par Greenpeace "car elle est la plus proche de Paris", selon l'ONG. 

>> Lire la note de blog Big browser "Nucléaire : êtes-vous à l'abri ?"

Dans son communiqué, Greenpeace rappelle que "le gouvernement, en charge de la sécurité des sites nucléaires, se targue d'avoir des plans à toute épreuve pour sécuriser le parc atomique français, tels que l'intervention d'avions de chasse en maximum quinze minutes sur tous les sites nucléaires, la présence continue d'un peloton spécial de gendarmerie sur chacun des sites, des dispositifs de radar aérien de détection au-dessus de certaines installations, une double clôture électrifiée et une vidéo surveillance autour de chacun des sites, un espace aérien interdit au-dessus des sites, ou encore un accès soumis à 'autorisation spéciale'…"

Le Figaro.fr rappelle que cette opération commando n'est pas la première du genre. En 2007, des militants s'étaient introduits sur le site de Belleville-sur-Loire, en mars, et de Dampierre-en-Burly, en octobre. "Des grimpeurs avaient réussi à monter en haut des tours de refroidissement dans les deux cas. Ils avaient pu écrire 'EPR= danger' dans le premier cas, mais avaient été interpellés avant de dessiner l'ampoule basse consommation qu'ils prévoyaient la deuxième fois," rapporte le quotidien.

 

Le Monde.fr (avec AFP)

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 22:32

Devoirs et obligations du citoyen.

Certes nous sommes des citoyens libres mais l’usage que nous pouvons faire de notre liberté est limité par les modalités d’actions, les habitudes et les procédures qu’utilisent ceux qui parlent à notre place.

Toute une classe politique professionnalisée occupe l’espace laissé au droit d’expression. Cette caste a perverti les lois pour satisfaire une finalité fausse : promouvoir un parti, être élu et réélu, gagner, à n’importe quel prix, la prochaine élection. Les adversaires de la démocratie ont corrompu notre représentation nationale qui croit encore être libre alors qu’elle s’est mise par imprudence et aveuglement, mais de son plein gré, au service du néo libéralisme (4 février 2008). La France (l’Union Européenne aussi) est plongée dans un univers irréel, presque intemporel, totalement vicié. Les finalités partisanes ne sont pas celles des citoyens. Le Peuple a été mis hors jeu. C’est pourtant lui et lui seul qui est détenteur de la légitimité.  La seule justification profonde de la vie politique consiste à tenir compte des réalités qui peuvent être modifiées dans l’intérêt prioritaire des plus faibles. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

En cette fin d’automne 2011 , tout fout le camp.

Chaque citoyen a donc l’obligation de se poser la question de l’usage de sa propre liberté. Comment  accroître celle-ci sans rester prisonnier de la classe politique? Comment donner un contenu réel, tangible, palpable à la démocratie? Comment, en qualité de dépositaire d’une parcelle du pouvoir exercer celui-ci de façon utile? Nous n’avons plus le temps et n’avons pas le droit de baisser les bras. La classe politique est sur le point  de nous ôter la possibilité de choisir notre avenir. Ce qu’on appelle abandon de souveraineté c’est  l’Histoire de notre pays que l’on brade au profit de la finance internationale, au mépris des droits durement conquis par les innombrables sacrifices des générations antérieures.

Aujourd’hui, dire non à la classe politique, c’est s’organiser pour la mettre hors d’Etat de nuire. L’objectif est clair, concret et de très court terme. Il n’est la propriété de personne. Mettons au tapis tous les députés d’un bord comme de l’autre, y compris  ceux qui attendent la place pour ouvrir la route à l’ignominie. Il n’y a pas de solution simple. La radicalité est souvent un trompe l’œil. Le replis ou la peur de l’autre sont  des pièges qui ne nous sauveront pas. C’est maintenant que nous devons réécrire les lois pour les mettre au service du plus grand nombre.

Les exemples venus de Tunisie ou d’Egypte nous montrent  la voie à suivre : aucun régime ne peut résister à la pression de la rue. Notre but doit être d’obtenir la dissolution de l’Assemblée Nationale dans les semaines qui viennent. Si nous laissons faire, la chambre qui sortira des urnes après l’élection présidentielle de 2012 ne sera qu’un pouvoir législatif piètrement prolongé, toujours professionnalisé, toujours subordonné au pouvoir exécutif. Organisons le remplacement de ces députés-là par d’authentiques représentants des citoyens, choisis paritairement par les citoyens, au niveau de chaque comité primaire d’arrondissement. Ce n’est ni une affaire d’argent ni un projet fou. C’est une entreprise que nous pouvons mener à main nue sans l’assentiment de la classe politique. A nous de créer l’évènement dont sera obligé de rendre compte la presse. Dès demain, faisons lien. Les moyens  modernes de communication nous garantissent un résultat positif aujourd’hui non mesurable mais certain.

Chacun est responsable. La victoire est au coin de la rue.

Régis ROQUETANIERE

http://dissoudreassembleenationale.over-blog.com/

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 22:29

Bastamag - Par Sophie Chapelle (2 décembre 2011)

Une nouvelle conférence sur le climat s’ouvre à Durban, en Afrique du Sud, dans l’indifférence quasi générale. Pourtant, cet énième sommet entre États risque d’enterrer pour de bon le protocole de Kyoto, seul accord multilatéral contraignant pour réduire les émissions de CO2. Sans nouveaux objectifs de réduction des pollutions, le thermomètre mondial augmentera de 3 °C à 6 °C d’ici à la fin du siècle. Un cadeau sympa pour les générations futures.

© crédits : Collectif à-vif(s)

Les plans d’austérité ont fait disparaître la question climatique de l’agenda politique. Diverses études confirment pourtant des records d’émissions de gaz à effet de serre en 2010 (+ 6 % par rapport à 2009  [1]). À ce rythme-là, le thermomètre mondial augmentera de 3 à 6 °C d’ici à la fin du siècle [2], bien au-dessus de la limite de 2 °C établie lors de la réunion de Cancún. Des inondations à répétition dans le sud-est de la France à la sécheresse en Éthiopie, la multiplication des évènements climatiques exceptionnels démontre que l’état de la planète ne peut plus attendre un hypothétique compromis.

À quoi est censée servir cette nouvelle conférence de Durban (Afrique du Sud), qui se tient jusqu’au 9 décembre ? Il s’agit de donner une suite au protocole de Kyoto, signé en 1997 par 37 États (les pays de l’Annexe 1). Ils s’étaient engagés à réduire de 5,2 % leurs émissions par rapport à leur niveau de 1990. Cette première période prend fin en décembre 2012. La réunion de Durban doit donc fixer une seconde étape et de nouveaux objectifs. Ce que n’avait pas réussi à faire la conférence de Copenhague il y a deux ans.

Le Canada, premier fossoyeur du protocole de Kyoto ?

Car, entre les 183 pays-membres de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique, les divisions sont profondes. Et les responsabilités difficilement comparables. Le fossé entre les niveaux d’engagements actuels et les objectifs nécessaires de réduction des émissions, pour ne pas laisser s’emballer le réchauffement, est énorme. D’après le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), même si tous les pays atteignent leurs objectifs les plus optimistes, et que les dérogations de toute sorte sont éliminées, 6 gigatonnes de CO2 en trop seront émises en 2020. Soit autant que les émissions des États-Unis.

« Kyoto, c’est le passé. » Ces mots de Peter Kent, ministre canadien de l’Environnement, marquent la volonté de certains de sortir du protocole. Et, à la place, d’installer des engagements volontaires, sans objectifs globaux. En clair : chacun déciderait dans son coin du niveau de pollution qu’il se permet, sans négocier avec les autres États. Pour Kent, « tous les pays doivent jouer leur rôle », visant par là la Chine, l’Inde et le Brésil, non-signataires du protocole de Kyoto.

Les États-Unis se moquent toujours du climat

Non seulement le Canada planifie son retrait de Kyoto, mais il aurait « activement incité d’autres à le faire », accuse Zola Skweyiya, la haute-commissaire d’Afrique du Sud. Le Canada est pourtant bien mal placé pour faire des recommandations au regard de son maigre objectif de réduction de 1 à 3 % d’ici à 2020 par rapport à 1990 [3], qu’il n’est même pas capable de tenir. Ses émissions ont en effet augmenté de 26 % en 2007 (par rapport à 1990), pour moitié en raison de l’exploitation des sables bitumineux.

Sans surprise, les États-Unis traînent aussi les pieds. Alors qu’ils ont refusé de ratifier le protocole de Kyoto en 2001, ils proposent de réduire leurs émissions de 17 % par rapport à 2000, soit 3 % par rapport à 1990. Bien que les États-Unis représentent la moitié des émissions des pays de l’Annexe 1, ils multiplient les exigences envers la Chine et les grands pays émergents. Aux côtés de l’Australie, du Japon et de la Russie, ils restent campés sur le refus de toute mesure de réduction contraignante des émissions de gaz à effet de serre.

Les demi-engagements des pays émergents

Dans les couloirs de la conférence de Durban, les regards se tournent vers l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud et la Chine. Les pays dits « développés », qui ont en grand majorité ratifié Kyoto, leur reprochent l’augmentation trop rapide de leurs émissions de gaz à effet de serre. Les émissions chinoises se rapprochent ainsi de celles de l’Union européenne. Cette comparaison n’a aucun sens pour la ministre indienne de l’Environnement et des forêts, Jayanthi Natarajan, qui rappelle que les taux d’émission par habitant de l’Inde et du Brésil sont parmi les plus faibles du monde.

Pour laisser la porte des négociations ouverte, le gouvernement indien propose de réduire de 25 à 30 % son intensité carbone d’ici à 2020. L’intensité carbone d’une économie se définit comme la quantité moyenne de carbone nécessaire pour produire un point de PIB  [4]. Même stratégie pour la Chine : ses émissions par habitant s’élèvent à 5,8 tonnes contre 10 tonnes pour les pays de l’OCDE. La Chine se dit donc prête à réduire de 40 à 45 % son intensité carbone. Tout cela, de manière uniquement volontaire. L’idée d’engagements contraignants est totalement écartée par ces pays, qui arguent de la responsabilité historique des pays « développés » dans les dérèglements climatiques.

Inertie de l’Union européenne

Quant à l’Union européenne, elle refuse de s’engager sur de nouveaux objectifs de réduction de ses émissions sans un engagement américain et chinois. L’Europe se pare de bien des vertus : il est vrai que le continent a presque atteint ses objectifs, réduisant ses émissions de 17,3 % (chiffre de 2009) par rapport à celles de 1990. Mais les nouvelles échéances qu’elle propose font déchanter : Connie Hedegaard, commissaire européenne du Climat, a déclaré que l’Union européenne prévoit la conclusion d’un accord en décembre 2015 pour une mise en œuvre… en 2020 ! Cela pour, officiellement, permettre à un maximum de pays d’y adhérer. Une première réunion pour discuter de cette feuille de route s’est tenue ce 1er décembre.

Mais cette stratégie a été jugée « irresponsable » par l’alliance des petits États insulaires. « Plusieurs de nos petites îles seront condamnées, au sens propre et au sens figuré », rappellent-ils. Le « G77 », qui représente 132 pays en développement, et la Chine s’agacent également de ces annonces. L’ancien président costaricain, José María Figueres, propose dans le Guardian « d’occuper Durban » avec « un sit-in des délégations des pays les plus touchés par les dérèglements climatiques ». Une chose est certaine : si le protocole de Kyoto risque d’être vidé de sa substance, la partie relative aux marchés carbone sera maintenue. Des marchés auxquels les grandes banques et firmes multinationales sont très attachées.

Face à une Conférence des parties qui s’achemine tout droit vers une Conférence des pollueurs libérée de tout cadre juridique contraignant, faut-il s’étonner que le Qatar, qui détient le triste record du maximum d’émissions de CO2 par habitant (53,4 tonnes, selon les données de l’ONU de 2008), ait été désigné pour accueillir la prochaine conférence sur les changements climatiques en 2012 ? Alors que les enjeux écologiques semblent décidément peser bien peu face aux pétrodollars, une grande journée d’actions est prévue le 3 décembre à Durban. Une ville, située au bord de l’océan Indien, où les impacts potentiels des dérèglements climatiques à moyen et à long termes – désertification, feux de brousse, réduction des nappes phréatiques, insécurité alimentaire – sont potentiellement catastrophiques

Sophie Chapelle

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 22:22

 

Présenté comme un véritable succès lors de la conférence de Cancun, le fonds Vert pour le Climat n'existe toujours pas, un an plus tard. Mais il est l'objet de convoitisesdu secteur privé et financier. Business asusual

 

 

Pas de Banque Mondiale dans les financements climat !
Pas de Banque Mondiale dans les financements climat !© Alter-Echos (www.alter-echos.org)

 

Un Comité de Transition avait été nommé pour faire des propositions de fonctionnement, de représentants et préciser les sources de financement. Lors de la dernière réunion du Cap (Afrique du Sud), les Etats-Unis et l'Arabie Saoudite ont refusé les propositions qui étaient sur la table. Si bien que le comité de transition a présenté à Durban un rapport et des propositions qui ne font pas consensus.

 

 

 

Depuis l'ouverture de la conférence de Durban, les groupes de pays s'opposent sur la marche à suivre. Notamment les pays pouvant en être les bénéficiaires. Le groupe G77 + Chine n'a pas une position commune en la matière. Faut-il rouvrir les négociations et prendre le risque que le fonds ne voit pas le jour à l'issue de la conférence de Durban ? Faut-il en rester aux propositions actuelles ? Par exemple les pays de l'ALBA (Bolivie, Equateur, etc...), soutenus par l'Egypte souhaitent rouvrir les négociations. Selon eux, le document actuel manque clairement de précisions sur la personnalité juridique du fonds, sur son articulation avec le processus de négociations des COP, et sur les garanties d'absence de conflits d'intérêts entre l'organe de décisions du Fonds et le fait que les projets soient menés au niveau national. L'Union Européenne et les Etats insulaires, eux, ne veulent pas rouvrir ce débat.

 

 

 

Boîte de Pandore

 

 

 

Et du côté des ONG, associations et mouvements sociaux ? Eco, la lettre d'infos quotidienne rédigée par le Climate Action Network - coalition des grosses ONG telles que WWF - s'inquiète de voir ouverte une nouvelle boîte de Pandore, et pointe les « risques ». Rappelant l'exigence de sortir de Durban avec un fonds « opérationnel », Eco souhaite que soit décidé « d'où viennent les financements et comment le fond sera abondé au cours du temps ».

 

 

 

C'est justement le sujet qui fait bondir les organisations pour la justice climatique. Le 1er décembre, 163 organisations de 39 pays différents, parmi lesquelles Attac France, l'Aitec et les Amis de la Terre pour la France, ont rendu publique une lettre adressée aux membres du Comité de Transition et aux parties de la COP, s'inquiétant de voir le Fonds Vert pour le Climat transformé en un « Greedy Coporate Fund »1. Rappelant que ce fonds devait être créé « pour soutenir les populations des pays en développement les plus affectées par les dérèglements climatiques et les moins responsables pour cela », ces organisations considèrent qu'en l'état, ce fond servirait « les intérêts des entreprises multinationales et du secteur financier plutôt que de garantir le financement d'activités visant à protéger la planète et à lutter contre la pauvreté dans les pays en développement ».

 

 

 

Détournement de financements

 

 

 

Pour Meena Raman du Third World Network, ce qui se déroule dans ces négociations à Durban est « honteux ». La lettre précise que « l'objectif du FVC n'est pas de subventionner les entreprises multinationales ou les institutions financières ». « Détourner les financements destinés aux pays en développement est proprement scandaleux » selon Kare Orenstein des Amis de la Terre Etats-Unis. Il n'est pas exclu que le fonds utilise des instruments spéculatifs pour lever des capitaux sur les marchés financiers ou qu'ils s'appuient sur les marchés carbone pourtant grandement inopérants et inefficaces à ce jour. Pour Lidy Nacpil, de Jubilee South Asia, « permettre au secteur privé d'émarger directement au Fonds Verts pour le Climat sape toute possibilité pour un processus participatif et démocratique permettant de satisfaire les besoins des populations luttant contre les dérèglements climatiques ». Et tous de dénoncer le rôle donné à la Banque Mondiale dans l'administration de ce fonds.

 

 

 

Dans une lettre du mois de septembre, ces mêmes organisations avaient rappelé leurs exigences de base : « Les contributions au Fonds devraient être prévisibles, additionnelles et publiques » et « leur utilisation devrait être définie par les pays en voie de développement, sur la base de processus de planifications participatives et souveraines ». Autant de critiques et d'exigences qui ont été scandées lors de l'action « Pas de Banque mondiale et de secteur privé dans les Financements Climat » (diaporama ci-dessous) qui s'est déroulé ce jeudi 1er décembre, sur le terre-plein faisant face à la conférence des Nations-Unies. Pas sûr néanmoins que cela soit suffisant pour être entendu de l'intérieur des négociations et éviter que Durban ne se transforme en Conférence des Pollueurs...

 

Maxime Combes, membre de l'Aitec et d'Attac, engagé dans le cadre du projet Echo des Alternatives (www.alter-echos.org)

 

Pour aller plus loin : 

.

1Jeu de mots à partir de la dénomination anglaise du Fonds « Green Climate Fund » : « Greedy Coporate Fund » pourrait être traduit par « Fonds pour Entreprise Avide d'argent ».

 

© Après Occupy Wall Street, Occupy la Terre ?
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Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 22:20

1) L'AG de Nimes, les indignés nimois et des membres de CAC30 se réunissent à 18h ce lundi 5 décembre au café "les Ramblas" sur le boulevard Gambetta (en face de la place St Charles) pour, entre autres,  mettre au point l'action "cadeaux de Noël"


2) Rappel : jeudi 15/12 20h à Pablo Neruda réunion du collectif Gardois "audit citoyen de la dette publique" (cac30).


3) Les indignés lancent un appel pour la participation à l'action "droits de l'homme" le 10/12 à la maison carrée. Ils s'organisent pour un "enterrement" des droits humains, les acquis sociaux et la démocratie. A partir de 12h jusque 16h30 ou plus si affinités. Vous pouvez venir habillés de noir, avec une petite fleur, des éloges funèbres, instrument de musique etc. Amenez le casse croute pour 13h.
Assemblée préparation mercredi 18h à la maison carrée, suivi de pique nique.


L'organisation de l'atelier de mercredi sera décidé ce lundi.

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